Serge Papin,
Ministère des petites et moyennes entreprises, du commerce, de l’artisanat, du tourisme et du pouvoir d’achat •
3 févr. 2026Par l'article 16 de la loi du 5 juillet 1996, que complète le décret n° 98-246 du 2 avril 1998, le législateur a entendu garantir la compétence professionnelle des personnes exerçant des activités économiques pouvant présenter des dangers pour ceux qui les exercent ou pour ceux qui y ont recours, notamment « les soins esthétiques à la personne autres que médicaux et paramédicaux et modelages esthétiques de confort sans finalité médicale ». A ce jour, l'activité de « prothésie ongulaire » ou de « stylisme ongulaire » n'entre pas dans le champ de l'article mentionné dès lors que la prestation n'implique aucune intervention sur le corps humain. En effet, les prestations de modelage et de manucure réalisées directement sur la main ou l'ongle sont, elles, réservées aux professionnels titulaires d'une qualification en esthétique. Néanmoins, le Gouvernement reste attentif à la prévention des risques sanitaires et professionnels de ce secteur, d'autant plus au regard de la forte demande et de son évolution croissante (outils, techniques, produits). Ainsi, même s'il n'existe pas d'obligation de qualification, le Gouvernement encourage les professionnels du secteur à suivre une formation spécifique à la prothésie ongulaire, notamment en se référant au répertoire national des certifications professionnelles. Aussi, un travail des services de l'Etat est engagé plus largement sur la définition du périmètre de l'esthétique qui permettra, à cette occasion, une nouvelle étude de la question de la qualification des prothésistes ongulaires.