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Historique
14 avr. 2021 : ⚡Urgence dĂ©clarĂ©e par 🧭Gouvernement Castex



7 mai 2021 - 20 mai 2021 : 805 amendements en Assemblée nationale (15Úme législature)

18 mai 2021 : 15:00-19:35 Discussion ‱ 21:00-00:00 Discussion
19 mai 2021 : 15:00-19:40 Discussion ‱ 21:00-00:00 Discussion
20 mai 2021 : 09:00-13:00 Discussion ‱ 15:00-19:35 Discussion ‱ 21:00-00:00 Discussion


29 sept. 2021 : 09:00 Discussion
29 sept. 2021 : modifié par Sénat




16 nov. 2021 : 15:00-20:20 Discussion ‱ 21:30-23:55 Discussion
16 nov. 2021 : 6 amendements en Assemblée nationale (15Úme législature)

18 nov. 2021 : 09:00 Discussion
18 nov. 2021 : adopté, dans les conditions prévues à l'article 45, alinéa 3, de la Constitution par Sénat

19 nov. 2021 : Confiée au Conseil Constitutionnel, par Premier Ministre

17 déc. 2021 : Conforme pour le Conseil Constitutionnel

v1v2v3v4v5v6
📜Loi pour la confiance dans l'institution judiciaire
14 avr. 2021 ‱
Jean Castex

Amendements examinĂ©s : đŸ–‹ïž100%
207 AdoptĂ©s
249 RejetĂ©s
106 Irrecevables
25 TombĂ©s
Article 1
đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Stéphane Mazars

Après l’alinéa 1, insérer trois alinéas suivants :

« 1° A Les troisième à antépénultième alinéas de l’article 35 sont remplacés par deux alinéas ainsi rédigés :

« « La vérité des faits diffamatoires peut toujours être prouvée, sauf lorsque l’imputation concerne la vie privée de la personne.

« « Le troisième alinéa ne s’applique pas lorsque les faits sont prévus et réprimés par les articles 222‑23 à 222‑32 et 227‑22 à 227‑27 du code pénal et ont été commis contre un mineur. La preuve contraire est alors réservée. Si la preuve du fait diffamatoire est rapportée, le prévenu sera renvoyé des fins de la plainte. » ; ».

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Benjamin Dirx

À l’alinéa 4, après le mot :

« préalable »

insérer les mots :

« et écrit ».

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Alexandra Louis

Compléter l’alinéa 4 par la phrase suivante :

« Lorsqu’un majeur bénéficiant d’une mesure de protection juridique est partie à l’audience, l’enregistrement est subordonné à l’accord préalable du majeur, apte à exprimer sa volonté, ou à défaut de la personne en charge d’une mesure de protection juridique avec représentation à la personne ; lorsqu’un mineur est partie à l’audience, l’enregistrement est subordonné à l’accord préalable du mineur capable de discernement ainsi que de celui de ses représentants légaux ou de l’administrateur ad hoc désigné en application de l’article 706‑50 du code de procédure pénale ou de l’article 388‑2 du code civil. »

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Pascal Brindeau

À la fin de la seconde phrase de l’alinéa 5, supprimer les mots :

« pour l’un de ces motifs ».

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Stéphane Mazars

À l'alinéa 6, après le mot :

« partielle »,

insérer les mots :

« de l’enregistrement ».

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Laetitia Avia

Compléter l’alinéa 7 par la phrase suivante : 

« Cette diffusion est accompagnée d’éléments de description de l’audience et d’explications pédagogiques et accessibles sur le fonctionnement de la justice. »

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Pascal Brindeau

À la seconde phrase de l’alinéa 8, substituer aux mots : 

« jugées et plaignantes ainsi que les témoins entendus », 

le mot : 

« enregistrées ».

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Laetitia Avia

À la seconde phrase de l’alinéa 8, substituer aux mots : 

« jugées et plaignantes ainsi que les témoins entendus », 

le mot : 

« enregistrées ».

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Laetitia Avia

Compléter l’alinéa 8 par la phrase suivante :

« Les personnes enregistrées peuvent rétracter ce consentement dans d’un délai de 15 jours après l’audience. »

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Stéphane Mazars

À l’alinéa 10, substituer aux mots :

« être diffusé plus de cinq ans à compter de la première diffusion, ni plus de dix ans à compter de »

les mots :

« plus être diffusé cinq ans après la première diffusion de l’enregistrement ou dix ans après ».

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Stéphane Mazars

Substituer aux alinéas 11 et 12 l’alinéa suivant :

« II. ‒ Après recueil de l’avis des parties, les audiences publiques devant le Conseil d’État et la Cour de cassation peuvent également être diffusées le jour même sur décision de l’autorité compétente au sein de la juridiction et dans des conditions fixées par décret en Conseil d’État. »

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Stéphane Mazars

Rédiger ainsi le début de l’alinéa 13 :

« III. – Le présent article est également applicable, par dérogation à l’article 11... (le reste sans changement). ».

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Stéphane Mazars

Après l’alinéa 13, insérer l’alinéa suivant :

« III bis. – Le fait de diffuser un enregistrement réalisé en application du I du présent article sans respecter les conditions de diffusion qu’il prescrit est puni d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende. »

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Stéphane Mazars

À l'alinéa 14, après le mot :

« et »,

insérer le mot :

« les ».

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Stéphane Mazars

À l’alinéa 14, substituer aux mots :

« de l’audience »,

les mots :

« prévu au I ».

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Stéphane Mazars

Substituer à l’alinéa 15 les trois alinéas suivants :

« 2° L’article 39 est ainsi modifié :

« a) À la première phrase du premier alinéa, les mots : « les cas prévus aux paragraphes a, b et c » sont remplacés par les mots : « le cas prévu au troisième alinéa » ;

« b) Avant le dernier alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé : ».

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Stéphane Mazars

Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« II. – Au a de l’article L. 221‑2 du code du patrimoine, le mot : « vice-président » est remplacé par le mot : « président ». »

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Benjamin Dirx

Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« II. – Au a de l’article L. 221‑2 du code du patrimoine, le mot : « vice-président » est remplacé par le mot : « président ». »

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 29 avr. 2021 ‱
Marine Brenier

Supprimer cet article.

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 29 avr. 2021 ‱
Emmanuel Maquet

Supprimer cet article.

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 30 avr. 2021 ‱
Emmanuelle Ménard

Supprimer cet article.

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 30 avr. 2021 ‱
Marie-France Lorho

Supprimer cet article.

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Pascal Brindeau

Supprimer cet article.

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 30 avr. 2021 ‱
Ugo Bernalicis

Rédiger ainsi cet article :

« I. – À titre expérimental et pendant une durée de cinq ans à compter de la promulgation de la présente loi, l’enregistrement sonore ou audiovisuel d’une audience peut être autorisé pour un motif d’intérêt public en vue de sa diffusion dans les conditions prévues par le présent article.

« L’enregistrement est subordonné à l’accord préalable des parties au litige, que l’audience soit publique ou non publique.

« Les modalités de l’enregistrement ne doivent porter atteinte ni au bon déroulement de la procédure ou des débats ni au libre exercice de leurs droits par les parties et les personnes enregistrées. Le président de l’audience peut, à tout moment, suspendre ou arrêter l’enregistrement pour l’un de ces motifs.

« La diffusion, intégrale ou partielle, n’est possible au plus tôt un an après que l’affaire a été définitivement jugée. Elle est réalisée sur le site internet du ministère en charge de la Justice. Ce dernier veille à la diffusion d’une variété d’audiences, tant civiles que pénales.

« La diffusion est réalisée dans des conditions ne portant atteinte ni à la sécurité, ni au respect de la vie privée des personnes enregistrées, ni au respect de la présomption d’innocence.

« Sans préjudice de l’article 39 sexies, l’image et les autres éléments d’identification des personnes enregistrées ne peuvent être diffusées qu’avec leur consentement donné par écrit avant la tenue de l’audience. Les personnes jugées et plaignantes ainsi que les témoins entendus lors de l’audience peuvent rétracter ce consentement après l’audience.

« La diffusion ne peut, en aucun cas, permettre l’identification des mineurs et des majeurs bénéficiant d’une mesure de protection juridique.

« Aucun élément d’identification des personnes enregistrées ne peut être diffusé plus de trois ans à compter de la première diffusion, ni plus de sept ans à compter de l’autorisation d’enregistrement.

« Devant le Conseil d’État et la Cour de cassation les audiences publiques peuvent aussi faire l’objet d’un enregistrement sonore ou audiovisuel après accord préalable des parties au litige La diffusion, intégrale ou partielle, n’est possible au plus tôt un an près que l’affaire a été définitivement jugée.

« II. – Les conditions et modalités d’application du présent article, notamment l’autorité compétente au sein des juridictions pour décider l’enregistrement de l’audience, sont précisées par décret en Conseil d’État.

« III. – Au plus tard trois mois avant l’expiration du délai de fin de l’expérimentation, le Gouvernement remet au Parlement un rapport procédant à l’évaluation de l’expérimentation prévue au présent article. »

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 30 avr. 2021 ‱
Emmanuelle Ménard

Supprimer l’alinéa 3.

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 29 avr. 2021 ‱
Stéphanie Do

À l’alinéa 3, substituer aux mots :

« pour un motif d’intérêt public »

les mots :

« , lorsqu’il présente un intérêt pour l’amélioration de la connaissance des citoyens aux missions et au fonctionnement de la justice, ».

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Stéphane Peu

Compléter l’alinéa 3 par les mots :

« sur une chaîne du service public ».

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 30 avr. 2021 ‱
Emmanuelle Ménard

Compléter l’alinéa 3 par les mots : 

« , dans la limite d’un procès par an filmé avec les mêmes magistrats ».

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Laurence Vichnievsky

Au début de l’alinéa 4, ajouter la phrase suivante :

« Lorsque l’audience est publique, la décision d’autorisation n’est donnée qu’après recueil préalable de l’avis des parties au litige. »

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 30 avr. 2021 ‱
Emmanuelle Ménard

À l’alinéa 4, après le mot 

« préalable » 

insérer les mots :

 « et explicite ».

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 30 avr. 2021 ‱
Stéphanie Do

I. – À la fin de l’alinéa 4, substituer aux mots :

« des parties au litige »

les mots :

« de toute personne enregistrée lors de l’audience ».

II. – En conséquence, au début de la seconde phrase de l’alinéa 8, substituer aux mots :

« Les personnes jugées et plaignantes ainsi que les témoins entendus lors de l’audience peuvent »

les mots :

« Toute personne enregistrée lors de l’audience peut ».

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Bertrand Bouyx

À la fin de l’alinéa 4, substituer aux mots : 

« des parties au litige » 

les mots :

« de toutes les personnes présentes ».

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Stéphane Peu

À la fin de l’alinéa 4, substituer aux mots : 

« des parties au litige » 

les mots :

« de toutes les personnes présentes ».

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Pascal Brindeau

Compléter l’alinéa 4 est complété par les mots :

« et de l’ensemble des personnes filmées ».

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 30 avr. 2021 ‱
Marie-France Lorho

Compléter l’alinéa 4 par les mots :

« et de leurs conseils ».

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 30 avr. 2021 ‱
Ugo Bernalicis

I. – À l’alinéa 6 substituer au mot :

« qu’ »

les mots

« au plus tôt un an ».

II. – En conséquence, compléter le même alinéa par les deux phrases suivantes :

« Elle est réalisée sur le site internet du ministère en charge de la Justice. Ce dernier veille à la diffusion d’une variété d’audiences, tant civiles que pénales. »

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 30 avr. 2021 ‱
Ugo Bernalicis

Après l’alinéa 6, insérer les deux alinéas suivants :

« La diffusion n’est autorisée qu’après un traitement de l’image et de l’audio afin de ne pas pouvoir identifier le visage des personnes ou leurs voix.

« Ce traitement est réalisé par les services du ministère de la justice. »

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 30 avr. 2021 ‱
Cécile Untermaier

À la seconde phrase de l’alinéa 8, substituer aux mots :

« Les personnes jugées et plaignantes ainsi que les témoins entendus lors de l’audience peuvent rétracter ce consentement »

les mots :

« Ce consentement peut être rétracté ».

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Bertrand Bouyx

À la seconde phrase de l’alinéa 8, substituer aux mots :

« Les personnes jugées et plaignantes ainsi que les témoins entendus lors de l’audience peuvent rétracter ce consentement »

les mots :

« Ce consentement peut être rétracté ».

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Stéphane Peu

À la seconde phrase de l’alinéa 8, substituer aux mots :

« Les personnes jugées et plaignantes ainsi que les témoins entendus lors de l’audience peuvent rétracter ce consentement »

les mots :

« Ce consentement peut être rétracté ».

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 30 avr. 2021 ‱
Emmanuelle Ménard

À la fin de la seconde phrase de l’alinéa 8, substituer aux mots :

« après l’audience » 

les mots :

« à tout moment ».

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Jean Terlier

Compléter la seconde phrase de l’alinéa 8 par les mots :

« , dans les mêmes conditions et selon les mêmes modalités que celles exigées pour le recueil du consentement ».

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Benjamin Dirx

Après l’alinéa 9, insérer l’alinéa suivant : 

« Lors d’une audience criminelle, la diffusion ne peut, en aucun cas, permettre l’identification des jurés. »

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 30 avr. 2021 ‱
Emmanuelle Ménard

Supprimer l’alinéa 10.

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 30 avr. 2021 ‱
Marie-France Lorho

I. – Après le mot :

« identification »

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 10 :

« ne peut être diffusé ou conservé plus d’un an à compter de la première diffusion. » 

II. – En conséquence, compléter le même alinéa par la phrase suivante :

« La violation de ces dispositions est puni d’un an emprisonnement et de 15 000 euros d’amende. »

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 30 avr. 2021 ‱
Marie-France Lorho

I. – À l’alinéa 10, substituer aux mots : 

« de cinq ans » 

les mots : 

« d’un an ». 

II. – En conséquence, après le mot :

« diffusion »

supprimer la fin du même alinéa.

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 30 avr. 2021 ‱
Ugo Bernalicis

Supprimer l’alinéa 13.

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Pascal Brindeau

À l’alinéa 13 supprimer les mots :

« d’une enquête ou ».

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 29 avr. 2021 ‱
Antoine Savignat

Compléter l’alinéa 13 par les mots :

« sauf lorsque la procédure se termine par un non-lieu ou un arrêt des poursuites ».

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 25 avr. 2021 ‱
Éric Pauget

Compléter cet article par les quatre alinéas suivants : 

« II. – Le fait de contrevenir aux dispositions prévues par le présent article sont passible d’une peine de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende. Ces peines sont doublées en cas de récidive ou dès lors qu’elles sont commises en bande organisée.

« III. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle aux droits mentionnés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts.

« IV. – La perte de recettes pour les collectivités territoriales est compensée à due concurrence par la majoration de la dotation globale de fonctionnement et, corrélativement pour l’État, par la création d’une taxe additionnelle aux droits mentionnés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts.

« V. – La perte de recettes pour les organismes de sécurité sociale est compensée à due concurrence par la majoration des droits mentionnés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts. »

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Dimitri Houbron

Compléter cet article par les deux alinéas suivants :

« II. – Les dispositions du présent article sont applicables à titre expérimental dans au moins deux départements et au plus dix départements déterminés par un arrêté du ministre de la justice, pendant une durée de trois ans à compter de la date fixée par cet arrêté.

« Six mois au moins avant le terme de l’expérimentation, le Gouvernement adresse au Parlement un rapport procédant à son évaluation. L’ensemble des acteurs judiciaires est associé à cette évaluation. Cette évaluation est étendue, sur le fondement du principe de bonne administration de la justice, aux modalités d’accès à l’information et  au respect de la vie privée. »

đŸ–‹ïž ‱ Irrecevable ‱ 23 avr. 2021 ‱
Alice Thourot
AprÚs l'article premier, insérer l'article suivant:
đŸ–‹ïž ‱ TombĂ© ‱ 29 avr. 2021 ‱
Stéphanie Do

Après l’alinéa 8, insérer l’alinéa suivant :

« Le consentement à la diffusion peut être rétracté pendant un mois après l’audience. La rétractation doit être faite par lettre recommandée avec demande d’avis de réception adressée à la personne ou au service qui a reçu le consentement à la diffusion. »

đŸ–‹ïž ‱ TombĂ© ‱ 30 avr. 2021 ‱
Ugo Bernalicis

Substituer aux alinéas 11 et 12 l’alinéa suivant :

« II. – Devant le Conseil d’État et la Cour de cassation les audiences publiques peuvent aussi faire l’objet d’un enregistrement sonore ou audiovisuel après accord préalable des parties au litige. La diffusion, intégrale ou partielle, n’est possible au plus tôt un an après que l’affaire a été définitivement jugée. »


Article 2
đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Stéphane Mazars

À l'alinéa 4, substituer aux mots :

« peut toutefois se prolonger à l’issue de ce délai pour une durée maximale d’un an »

les mots :

« préliminaire peut toutefois être prolongée pour une durée maximale d'un an à l'issue du délai mentionné au premier alinéa ».

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 29 avr. 2021 ‱
Antoine Savignat

À l’alinéa 4, après le mot :

« écrite »,

insérer les mots :

« et motivée ».

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Stéphane Mazars

Rédiger ainsi l’alinéa 5 :

« Les enquêteurs clôturent leurs opérations et transmettent leur procédure au procureur de la République conformément à l’article 19 avant l’expiration du délai de deux ans ou, en cas de prolongation, du délai de trois ans, afin de permettre à ce magistrat soit de mettre en mouvement l’action publique, le cas échéant en ouvrant une information, soit de mettre en œuvre une procédure alternative aux poursuites, soit de classer de sans suite la procédure. Tout acte d’enquête après l’expiration de ces délais est entaché de nullité, sauf s’il concerne une personne qui n’avait pas été préalablement été mise en cause au cours de la procédure. »

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Stéphane Mazars

À l'alinéa 6, substituer aux mots:

« et un an prévus par le présent article sont portés à trois ans et »

les mots :

« ans et d'un an prévus au présent article sont respectivement portés à trois ans et à ».

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Stéphane Mazars

À l'alinéa 7, substituer aux mots :

« du procureur de la République puis a repris ultérieurement sur décision de ce magistrat »

les mots :

« puis a repris ultérieurement sur décision du procureur de la République ».

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 4 mai 2021 ‱
Stéphane Mazars

Compléter l’alinéa 7 par la phrase suivante :

« Lorsqu’il est procédé au regroupement de plusieurs enquêtes dans le cadre d’une même procédure, il est tenu compte, pour la computation des délais prévus par le présent article, de la date de commencement de l’enquête la plus ancienne. »

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Stéphane Mazars

À l'alinéa 11, substituer aux mots :

« l’une au moins »

les mots :

« au moins l'une ».

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Stéphane Mazars

À l’alinéa 12, substituer aux mots :

« Cette personne a été interrogée dans le cadre d’une audition libre ou d’une garde à vue depuis au moins »

les mots :

« Si cette personne a été interrogée dans le cadre d’une audition libre ou d’une garde à vue qui s’est tenue il y a plus d’ ».

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Stéphane Mazars

À l’alinéa 13, substituer aux mots :

« Il a été procédé chez cette personne à une perquisition depuis au moins »

les mots :

« S’il a été procédé à une perquisition chez cette personne il y a plus d’ ».

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Laetitia Avia

Rédiger ainsi l’alinéa 14 :

« 3° Il a été gravement porté atteinte à la présomption d’innocence de la personne par un moyen de communication au public ; les dispositions du présent alinéa ne sont pas applicables lorsque les révélations émanent de la personne elle‑même ou de son avocat, directement ou indirectement, ou que l’enquête porte sur des faits relevant des articles 706‑73 et 706‑73‑1 du présent code. »

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Stéphane Mazars

Rédiger ainsi l’alinéa 16 :

« Par dérogation au cinquième alinéa du présent II et pour une durée maximale de six mois à compter de la réception de la demande, le procureur de la République peut refuser à cette personne la communication de tout ou partie de la procédure, si l’enquête est toujours en cours et si cette communication risque de porter atteinte à l’efficacité des investigations. Il statue dans un délai d’un mois à compter de la réception de la demande par une décision motivée versée au dossier. À défaut, le silence vaut refus. La personne à l’origine de la demande peut contester un refus devant le procureur général qui statue également, dans le délai d’un mois à compter de sa saisine, par une décision motivée versée au dossier. Lorsque l’enquête porte sur des crimes ou délits mentionnés aux articles 706‑73 et 706‑73‑1, le délai de six mois prévu au présent alinéa est porté à un an. »

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Stéphane Mazars

À l'alinéa 17, après la première occurrence du mot :

« la »,

insérer les mots :

« réception de la ».

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Stéphane Mazars

À l’alinéa 18, substituer aux mots :

« permettre la mise à disposition de la personne de »

les mots :

« mettre à la disposition de la personne ».

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Stéphane Mazars

Rédiger ainsi l’alinéa 19 :

« III. – Lorsqu’une enquête préliminaire fait l’objet d’une demande de communication dans les conditions prévues au II du présent article, la victime, si elle a porté plainte, est avisée par le procureur de la République qu’elle dispose des droits prévus au I dans les mêmes conditions que la personne à l’origine de la demande. »

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Stéphane Mazars

Après l’alinéa 19, insérer l’alinéa suivant :

« III bis. – Les observations formulées en application du présent article sont versées au dossier de la procédure. Le procureur de la République apprécie les suites à apporter à ces observations. Il en informe les personnes concernées. S’il refuse de procéder à un acte demandé, sa décision peut être contestée devant le procureur général. »

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 4 mai 2021 ‱
Stéphane Mazars

À l’alinéa 20, substituer au mot :

« lesquelles »

le mot :

« desquelles ».

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 30 avr. 2021 ‱
Marie-France Lorho

À l’alinéa 20, substituer au mot :

« lesquelles »

le mot :

« desquelles ».

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Stéphane Mazars

À l'alinéa 20, supprimer les mots :

« des dispositions ».

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Stéphane Mazars

Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« 3° À la première phrase de l’article 77‑3, la référence : « premier alinéa du I » est remplacée par la référence : « II ». »

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Alexandra Louis

Après l’alinéa 1, insérer les trois alinéas suivants :

« 1° A Après le premier alinéa de l’article 63‑4‑3, sont insérés deux alinéas ainsi rédigés :

« « Lors de l’audition ou de la confrontation, l’officier de police judiciaire communique les pièces du dossier, en l’état de rédaction et de mise en forme, qui sont utilisées au cours de l’audition et qui sont nécessaires à l’exercice des droits de la défense. 

« « Lorsque cette communication ne peut être effectuée en raison d’une impossibilité matérielle, il en est fait mention dans le procès-verbal d’audition qui précise la nature de cette impossibilité. » ; »

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Alexandra Louis

Après l’alinéa 1, insérer les deux alinéas suivants :

« 1° A Après le premier alinéa de l’article 63‑4‑3, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« « Lors de l’audition ou de la confrontation, l’officier de police judiciaire peut communiquer les pièces du dossier, en l’état de rédaction et de mise en forme, qui sont utilisées au cours de l’audition et qui sont nécessaires à l’exercice des droits de la défense. » ; ».

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 30 avr. 2021 ‱
Marie-France Lorho

Supprimer les alinéas 2 à 7.

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 30 avr. 2021 ‱
Emmanuelle Ménard

Supprimer l'alinéa 3.

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 30 avr. 2021 ‱
Ugo Bernalicis

Substituer aux alinéas 3 à 7 l’alinéa suivant :

« Art. 75‑3. – Dans un délai d’un an à compter du premier acte d’enquête, tout acte réalisé dans le cadre d’une enquête préliminaire fait l’objet d’un contrôle de proportionnalité exercé par le juge des libertés et de la détention. »

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Pierre Morel-À-L'Huissier

I. – À l’alinéa 3, substituer aux mots :

« deux ans »

les mots :

« un an ».

II. – En conséquence, après le mot :

« prolonger »

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 4 :

« des délais de recours éventuels lorsque le suspect ou le plaignant éventuel auront exercé des recours contre un refus de demande d’acte ou le suspect une demande de nullité d’un acte. À l’issue de ce délai, faute pour le procureur de la République de classer sans suite ou de prendre une décision de renvoi devant une juridiction de jugement ou une mesure alternative aux poursuites, une information judiciaire est ouverte. »

III. – En conséquence, supprimer les alinéas 5 à 7.

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Paul Molac

I. – À l’alinéa 3, substituer aux mots :

« deux ans »

les mots :

« un an ».

II. – En conséquence, après le mot :

« prolonger »

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 4 :

« des délais de recours éventuels lorsque le suspect ou le plaignant éventuel auront exercé des recours contre un refus de demande d’acte ou le suspect une demande de nullité d’un acte. À l’issue de ce délai, faute pour le procureur de la République de classer sans suite ou de prendre une décision de renvoi devant une juridiction de jugement ou une mesure alternative aux poursuites, une information judiciaire est ouverte. »

III. – En conséquence, supprimer les alinéas 5 à 7.

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 30 avr. 2021 ‱
Cécile Untermaier

I. – À l’alinéa 3, substituer aux mots: 

« deux ans » 

les mots : 

« un an ».

II. – En conséquence, à l’alinéa 4, après le mot:

« an, »

insérer les mots : 

« renouvelable une fois, ».

III. – En conséquence, à l’alinéa 5, substituer aux mots :

« de deux ans » 

les mots :

« d’un an ».

IV. – En conséquence, au même alinéa, après la troisième occurrence du mot :

« de », 

insérer les mots : 

« deux ans ou ».

V.  – En conséquence, à l’alinéa 6, substituer aux mots: 

« les délais de deux et un an prévus » 

les mots :

« le délai d’un an, renouvelable deux fois prévu ».

VI. – En conséquence, à la fin du même alinéa, substituer aux mots: 

« trois ans et deux ans »

les mots : 

« deux ans, renouvelable une fois ».

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Nicole Dubré-Chirat

I. – À l’alinéa 3, substituer au mot :

« deux »

le mot :

« trois ».

II. – En conséquence, procéder à la même substitution à l’alinéa 5.

III. – En conséquence, à l’alinéa 6, substituer à la première occurrence du mot :

« deux »

le mot :

« trois ».

IV. – En conséquence, à l’alinéa 20, substituer au mot :

« deux »

le mot :

« trois ».

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Didier Paris

À l’alinéa 3, substituer au mot :

« deux »

le mot :

« trois ».

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Séverine Gipson

À l’alinéa 3, substituer au mot :

« deux »

le mot :

« trois ».

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Didier Paris

À l’alinéa 6, substituer aux références :

« 706‑73 et 706‑73‑1 »

les références :

« 705, 706‑73, 706‑73‑1 et 706‑74 ».

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Laurence Vichnievsky

I. – À l’alinéa 6, après le mot :

« articles »

insérer la référence :

« 705, ».

II. – En conséquence, procéder à la même insertion à l’alinéa 14 et à la dernière phrase de l’alinéa 16.

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Pascal Brindeau

À l’alinéa 6, après le mot :

« articles »

insérer la référence :

« 705, ».

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 30 avr. 2021 ‱
Emmanuelle Ménard

Après la référence :

« 706‑73‑1, » 

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 6 : 

« le délai raisonnable est appliqué. »

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 27 avr. 2021 ‱
Éric Pauget

I. - À l’alinéa 6, après la référence :

« 706‑73‑1 »,

insérer les mots :

« et à l’exception des actes terroristes dont la durée de l’enquête ne peut excéder cinq ans ».

II. – En conséquence, compléter cet article par les trois alinéas suivants :

« II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle aux droits mentionnés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts.

« III. – La perte de recettes pour les collectivités territoriales est compensée à due concurrence par la majoration de la dotation globale de fonctionnement et, corrélativement pour l’État, par la création d’une taxe additionnelle aux droits mentionnés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts.

« IV. – La perte de recettes pour les organismes de sécurité sociale est compensée à due concurrence par la majoration des droits mentionnés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts. »

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 29 avr. 2021 ‱
Marine Brenier

Compléter l’alinéa 6 par les mots :

« à l’exception des crimes et délits constituant des actes de terrorisme mentionnés aux articles 421‑1 à 421‑6 du code pénal, pour lesquels aucun délai n’est imposé ».

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Benjamin Dirx

Après l’alinéa 6, insérer l’alinéa suivant :

« Deux mois avant l’expiration des délais de l’enquête préliminaire, le service d’enquête concerné en informe le procureur de la République. »

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 30 avr. 2021 ‱
Cécile Untermaier

Après l’alinéa 8, insérer l’alinéa suivant :

« Art. 77‑2. – I. – Dans le cadre d’une convocation en vue d’une audition libre ou d’une garde à vue, le dossier, expurgé des éléments risquant de porter atteinte à l’efficacité des investigations, est mis à la disposition du suspect et de son avocat. »

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Stéphane Peu

Après l’alinéa 8, insérer l’alinéa suivant :

« Art. 77‑2. – I. – Dans le cadre d’une convocation en vue d’une audition libre ou d’une garde à vue, le dossier, expurgé des éléments risquant de porter atteinte à l’efficacité des investigations, est mis à la disposition du suspect et de son avocat. »

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Pierre Morel-À-L'Huissier

Après l’alinéa 8, insérer l’alinéa suivant :

« Art. 77‑2. – I. – Dans le cadre d’une convocation en vue d’une audition libre ou d’une garde à vue, le dossier, expurgé des éléments risquant de porter atteinte à l’efficacité des investigations, est mis à la disposition du suspect et de son avocat. »

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Aurélien Taché

Après l’alinéa 8, insérer l’alinéa suivant :

« Art. 77‑2. – I. – Dans le cadre d’une convocation en vue d’une audition libre ou d’une garde à vue, le dossier, expurgé des éléments risquant de porter atteinte à l’efficacité des investigations, est mis à la disposition du suspect et de son avocat. »

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Paul Molac

Après l’alinéa 8, insérer l’alinéa suivant :

« Art. 77‑2. – I. – Dans le cadre d’une convocation en vue d’une audition libre ou d’une garde à vue, le dossier, expurgé des éléments risquant de porter atteinte à l’efficacité des investigations, est mis à la disposition du suspect et de son avocat. »

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 30 avr. 2021 ‱
Ugo Bernalicis

À l’alinéa 9, après le mot :

« investigations »,

insérer les mots :

« ou que l’importance des charges accumulées ou critère intrusif de l’enquête préliminaire le justifie ».

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Aurélien Taché

I. – À l’alinéa 9, après le mot :

« observations »

insérer les mots :

« ou demandes d’actes ».

II. – En conséquence, compléter le même alinéa 9 par la phrase suivante :

« Une décision de refus de demande d’acte est susceptible de recours devant le juge des libertés et de la détention avec la possibilité d’un appel devant la chambre de l’instruction selon des modalités définies par décret pris en Conseil d’État. »

III. – En conséquence, après l’alinéa 10, insérer l’alinéa suivant :

« Le suspect et son avocat peuvent formuler des requêtes en nullité d’actes devant le juge des libertés et de la détention avec la possibilité d’un appel devant la chambre de l’instruction selon des modalités définies par décret pris en Conseil d’État. »

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 30 avr. 2021 ‱
Ugo Bernalicis

À l’alinéa 10, supprimer le mot :

« notamment ».

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Stéphane Peu

I. – À la fin de l’alinéa 12, substituer aux mots :

« un an »

les mots :

« six mois ».

II. – En conséquence, procéder à la même substitution à la fin de l’alinéa 13.

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Pierre Morel-À-L'Huissier

I. – À la fin de l’alinéa 12, substituer aux mots :

« un an »

les mots :

« six mois ».

II. – En conséquence, procéder à la même substitution à la fin de l’alinéa 13.

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Paul Molac

I. – À la fin de l’alinéa 12, substituer aux mots :

« un an »

les mots :

« six mois ».

II. – En conséquence, procéder à la même substitution à la fin de l’alinéa 13.

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 30 avr. 2021 ‱
Cécile Untermaier

À le fin de l’alinéa 12, substituer aux mots : 

« un an », 

les mots :

« six mois ».

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 30 avr. 2021 ‱
Cécile Untermaier

À la fin de l’alinéa 13, substituer aux mots :

« un an », 

les mots :

« neuf mois ».

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 30 avr. 2021 ‱
Ugo Bernalicis

Supprimer l’alinéa 14.

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 30 avr. 2021 ‱
Marie-France Lorho

Supprimer l’alinéa 14.

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Didier Paris

Supprimer l’alinéa 14.

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Stéphane Peu

Supprimer l’alinéa 14.

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Pascal Brindeau

Supprimer l’alinéa 14.

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Dimitri Houbron

Supprimer l’alinéa 14.

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Laurence Vichnievsky

Supprimer l’alinéa 14.

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Sacha Houlié

Supprimer l’alinéa 14.

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Sylvia Pinel

Supprimer l’alinéa 14.

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Aurélien Taché

À l’alinéa 15, après la référence :

« au I »

insérer les mots : 

« ainsi que des demandes d’actes utiles à la manifestation de la vérité dans un délai d’un mois ».

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 30 avr. 2021 ‱
Marie-France Lorho

Supprimer l’alinéa 17.

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Benjamin Dirx

I. – À l’alinéa 18, après le mot :

« victimes, »

le mot :

« sur ».

II. – En conséquence, au même alinéa 18, supprimer les mots :

« , leurs avocats, les témoins, les enquêteurs, les experts ».

đŸ–‹ïž ‱ Irrecevable ‱ 3 mai 2021 ‱
Sylvia Pinel
AprÚs l'article 2, insérer l'article suivant:
đŸ–‹ïž ‱ Irrecevable ‱ 3 mai 2021 ‱
Sylvia Pinel
AprÚs l'article 2, insérer l'article suivant:
đŸ–‹ïž ‱ Irrecevable ‱ 3 mai 2021 ‱
Sylvia Pinel
AprÚs l'article 2, insérer l'article suivant:
đŸ–‹ïž ‱ TombĂ© ‱ 30 avr. 2021 ‱
Thomas Rudigoz

Au début de l’alinéa 5, ajouter les mots : 

« À peine de nullité, ».

đŸ–‹ïž ‱ TombĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Séverine Gipson

À l’alinéa 5, substituer au mot :

« deux »

le mot :

« trois ».

đŸ–‹ïž ‱ TombĂ© ‱ 30 avr. 2021 ‱
Cécile Untermaier

Compléter l’alinéa 5 par la phrase suivante :

« En l’absence d’une décision du procureur de la République, une information judiciaire est ouverte. »

đŸ–‹ïž ‱ TombĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Didier Paris

À l’alinéa 6, substituer au mot :

« trois »

le mot :

« quatre ».

đŸ–‹ïž ‱ TombĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Sacha Houlié

Après le mot :

« innocence »,

supprimer la fin de l’alinéa 14. 

đŸ–‹ïž ‱ TombĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Dimitri Houbron

À l’alinéa 14, après les mots :

« elle-même »,

insérer les mots :

« ou de son conseil ».

đŸ–‹ïž ‱ TombĂ© ‱ 30 avr. 2021 ‱
Marie-France Lorho

I. – À la première phrase de l’alinéa 16, supprimer les mots : 

« et pendant une durée maximale de six mois à compter de la demande ».

II. – En conséquence, supprimer la dernière phrase du même alinéa.

đŸ–‹ïž ‱ TombĂ© ‱ 30 avr. 2021 ‱
Cécile Untermaier

Après la première phrase de l’alinéa 16, insérer la phrase suivante :

« À l’issue de ce délai, l’accès au dossier par la personne ayant formulé la demande est de droit. »

đŸ–‹ïž ‱ TombĂ© ‱ 30 avr. 2021 ‱
Ugo Bernalicis

À la troisième phrase de l’alinéa 16, substituer aux mots :

« le procureur général »

les mots :

« une formation collégiale de juges des libertés et de la détention ».

đŸ–‹ïž ‱ TombĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Stéphane Peu

Après le mot :

« enquête »,

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 19 : 

« et après un délai de six mois à compter du premier acte de l’enquête, elle et son avocat ont accès au dossier de l’enquête. L’avocat du plaignant peut demander une copie du dossier de l’enquête et la transmettre au plaignant sous réserve de l’autorisation préalable du procureur de la République. »

đŸ–‹ïž ‱ TombĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Pierre Morel-À-L'Huissier

Après le mot :

« enquête »,

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 19 : 

« et après un délai de six mois à compter du premier acte de l’enquête, elle et son avocat ont accès au dossier de l’enquête. L’avocat du plaignant peut demander une copie du dossier de l’enquête et la transmettre au plaignant sous réserve de l’autorisation préalable du procureur de la République. »

đŸ–‹ïž ‱ TombĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Aurélien Taché

Après le mot :

« enquête »,

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 19 : 

« et après un délai de six mois à compter du premier acte de l’enquête, elle et son avocat ont accès au dossier de l’enquête. L’avocat du plaignant peut demander une copie du dossier de l’enquête et la transmettre au plaignant sous réserve de l’autorisation préalable du procureur de la République. »


Article 3
đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 29 avr. 2021 ‱
Antoine Savignat

I. – À l’alinéa 3, substituer aux mots :

« la défense »

les mots :

« l’avocat, tel que prévu à l’article 66‑5 de la loi n° 71‑1130 du 31 décembre 1971 portant réforme de certaines professions judiciaires et juridiques, ».

II. – En conséquence, au même alinéa, après le mot :

« procédure »,

insérer le mot :

« pénale ».

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 30 avr. 2021 ‱
Cécile Untermaier

I. – À l’alinéa 3, substituer aux mots :

« la défense »

les mots :

« l’avocat, tel que prévu à l’article 66‑5 de la loi n° 71‑1130 du 31 décembre 1971 portant réforme de certaines professions judiciaires et juridiques, ».

II. – En conséquence, au même alinéa, après le mot :

« procédure »,

insérer le mot :

« pénale ».

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Didier Paris

I. – À l’alinéa 3, substituer aux mots :

« la défense »

les mots :

« l’avocat, tel que prévu à l’article 66‑5 de la loi n° 71‑1130 du 31 décembre 1971 portant réforme de certaines professions judiciaires et juridiques, ».

II. – En conséquence, au même alinéa, après le mot :

« procédure »,

insérer le mot :

« pénale ».

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Marie-George Buffet

I. – À l’alinéa 3, substituer aux mots :

« la défense »

les mots :

« l’avocat, tel que prévu à l’article 66‑5 de la loi n° 71‑1130 du 31 décembre 1971 portant réforme de certaines professions judiciaires et juridiques, ».

II. – En conséquence, au même alinéa, après le mot :

« procédure »,

insérer le mot :

« pénale ».

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Pierre Morel-À-L'Huissier

I. – À l’alinéa 3, substituer aux mots :

« la défense »

les mots :

« l’avocat, tel que prévu à l’article 66‑5 de la loi n° 71‑1130 du 31 décembre 1971 portant réforme de certaines professions judiciaires et juridiques, ».

II. – En conséquence, au même alinéa, après le mot :

« procédure »,

insérer le mot :

« pénale ».

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Constance Le Grip

I. – À l’alinéa 3, substituer aux mots :

« la défense »

les mots :

« l’avocat, tel que prévu à l’article 66‑5 de la loi n° 71‑1130 du 31 décembre 1971 portant réforme de certaines professions judiciaires et juridiques, ».

II. – En conséquence, au même alinéa, après le mot :

« procédure »,

insérer le mot :

« pénale ».

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Ugo Bernalicis

I. – À l’alinéa 3, substituer aux mots :

« la défense »

les mots :

« l’avocat, tel que prévu à l’article 66‑5 de la loi n° 71‑1130 du 31 décembre 1971 portant réforme de certaines professions judiciaires et juridiques, ».

II. – En conséquence, au même alinéa, après le mot :

« procédure »,

insérer le mot :

« pénale ».

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Aurélien Taché

I. – À l’alinéa 3, substituer aux mots :

« la défense »

les mots :

« l’avocat, tel que prévu à l’article 66‑5 de la loi n° 71‑1130 du 31 décembre 1971 portant réforme de certaines professions judiciaires et juridiques, ».

II. – En conséquence, au même alinéa, après le mot :

« procédure »,

insérer le mot :

« pénale ».

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Paul Molac

I. – À l’alinéa 3, substituer aux mots :

« la défense »

les mots :

« l’avocat, tel que prévu à l’article 66‑5 de la loi n° 71‑1130 du 31 décembre 1971 portant réforme de certaines professions judiciaires et juridiques, ».

II. – En conséquence, au même alinéa, après le mot :

« procédure »,

insérer le mot :

« pénale ».

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
NaĂŻma Moutchou

I. – À l’alinéa 3, substituer aux mots :

« la défense »

les mots :

« l’avocat, tel que prévu à l’article 66‑5 de la loi n° 71‑1130 du 31 décembre 1971 portant réforme de certaines professions judiciaires et juridiques, ».

II. – En conséquence, au même alinéa, après le mot :

« procédure »,

insérer le mot :

« pénale ».

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Philippe Latombe

I. – À l’alinéa 3, substituer aux mots :

« la défense »

les mots :

« l’avocat, tel que prévu à l’article 66‑5 de la loi n° 71‑1130 du 31 décembre 1971 portant réforme de certaines professions judiciaires et juridiques, ».

II. – En conséquence, au même alinéa, après le mot :

« procédure »,

insérer le mot :

« pénale ».

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 4 mai 2021

Après l’alinéa 4, insérer l’alinéa suivant :

« aa) À la première phrase du premier alinéa, après le mot : « prise », sont insérés les mots : « par le juge des libertés et de la détention saisi » ; ».

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
NaĂŻma Moutchou

Après l’alinéa 4, insérer l’alinéa suivant :

« « aa) À la fin de la première phrase du premier alinéa, les mots : « et l’objet de celle-ci » sont remplacés par les mots : « , l’objet de celle-ci et sa proportionnalité au regard de la nature et de la gravité des faits » ; ».

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Stéphane Mazars

À l'alinéa 5, substituer aux mots :

« Après la première »

les mots :

« Avant la dernière ».

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Laurence Vichnievsky

I. – Compléter l’alinéa 5 par les mots :

« ou une infraction connexe au sens de l’article 203 ».

II. – En conséquence, compéter l’alinéa 11 et la première phrase de l’alinéa 18 par les mêmes mots.

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 4 mai 2021

Après l’alinéa 5, insérer l’alinéa suivant :

« bis) Le deuxième alinéa est complété par les mots : « et à ce qu’aucun document relevant de l’exercice des droits de la défense et couvert par le secret professionnel de la défense, y compris si cette défense s’est exercée avant que la personne ne soit mise en cause par l’autorité judiciaire, ne soit saisi et placé sous scellés. » ; ».

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Stéphane Mazars

À l'alinéa 10, substituer aux mots :

« liées à l’utilisation d’un réseau ou d’un service de communications électroniques, qu’il s’agisse de données de trafic ou de données de localisation, qui sont émises par un avocat »

les mots :

« émises par un avocat liées à l’utilisation d’un réseau ou d’un service de communications électroniques, qu’il s’agisse de données de trafic ou de données de localisation ».

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Stéphane Mazars

À l'alinéa 11, substituer aux mots :

« doit faire »

le mot :

« fait ».

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Stéphane Mazars

À l’alinéa 11, substituer aux mots :

« une infraction »

les mots :

« l’infraction ».

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
NaĂŻma Moutchou

Compléter l’alinéa 11 par les mots :

« et de la proportionnalité de la mesure au regard de la nature et de la gravité des faits ».

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Stéphane Mazars

Rédiger ainsi l’alinéa 14 :

« 4° À la fin de l’avant-dernier alinéa de l’article 77‑1-1, les mots : « est également applicable » sont remplacés par les mots : « et l’article 60‑1-1 sont également applicables » ; ».

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Stéphane Mazars

À l'alinéa 16, substituer aux mots :

« relevant de »

les mots :

« mentionnées à ».

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Stéphane Mazars

À la première phrase de l’alinéa 18, substituer aux mots :

« celui‑ci »

les mots :

« l’avocat ».

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
NaĂŻma Moutchou

Compléter la première phrase de l’alinéa 18 par les mots :

« et à la condition que la mesure soit proportionnée au regard de la nature et de la gravité des faits ».

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 29 avr. 2021 ‱
Antoine Savignat

Après l’alinéa 18, insérer l’alinéa suivant :

« 6° bis Le troisième alinéa de l’article 100‑5 est complété par les mots : « et de l’activité de conseil » ; ».

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 30 avr. 2021 ‱
Cécile Untermaier

Après l’alinéa 18, insérer l’alinéa suivant :

« 6° bis Le troisième alinéa de l’article 100‑5 est complété par les mots : « et de l’activité de conseil » ; ».

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Stéphane Peu

Après l’alinéa 18, insérer l’alinéa suivant :

« 6° bis Le troisième alinéa de l’article 100‑5 est complété par les mots : « et de l’activité de conseil » ; ».

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Pierre Morel-À-L'Huissier

Après l’alinéa 18, insérer l’alinéa suivant :

« 6° bis Le troisième alinéa de l’article 100‑5 est complété par les mots : « et de l’activité de conseil » ; ».

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Constance Le Grip

Après l’alinéa 18, insérer l’alinéa suivant :

« 6° bis Le troisième alinéa de l’article 100‑5 est complété par les mots : « et de l’activité de conseil » ; ».

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Ugo Bernalicis

Après l’alinéa 18, insérer l’alinéa suivant :

« 6° bis Le troisième alinéa de l’article 100‑5 est complété par les mots : « et de l’activité de conseil » ; ».

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Aurélien Taché

Après l’alinéa 18, insérer l’alinéa suivant :

« 6° bis Le troisième alinéa de l’article 100‑5 est complété par les mots : « et de l’activité de conseil » ; ».

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Philippe Latombe

Après l’alinéa 18, insérer l’alinéa suivant :

« 6° bis Le troisième alinéa de l’article 100‑5 est complété par les mots : « et de l’activité de conseil » ; ».

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Séverine Gipson

Après le mot :

« par »,

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 5 :

« le soupçon ou la preuve de la mise en cause d’un avocat qui aurait commis ou tenté de commettre une infraction qui découlerait de l’infraction objet de la procédure ou dont il aurait facilité la commission, telles les infractions de recel, de blanchiment ou d’entrave aux investigations. »

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 19 avr. 2021 ‱
Brigitte Kuster

À l’alinéa 5, substituer aux mots :

« raisons plausibles »

les mots :

« éléments de preuve permettant ».

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Aurélien Taché

I. – À l’alinéa 5, substituer aux mots :

« raisons plausibles »

les mots :

« indices précis et préexistants ».

II. – En conséquence, procéder à la même substitution à l’alinéa 11.

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Erwan Balanant

À l’alinéa 5, substituer aux mots :

« raisons plausibles »

les mots :

« indices précis et préexistants ».

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Pierre Morel-À-L'Huissier

I. – À l’alinéa 5, substituer aux mots :

« raisons plausibles »

les mots :

« indices précis et concordants ».

II. – En conséquence, procéder à la même substitution à l’alinéa 11.

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 30 avr. 2021 ‱
Marie-France Lorho

À l’alinéa 5, substituer aux mots :

« des raisons plausibles »

les mots :

« un faisceau d’indices précis et concordants permettant ».

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 30 avr. 2021 ‱
Cécile Untermaier

À l’alinéa 5, substituer aux mots :

« raisons plausibles de »

les mots :

« indices précis tendant à ».

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 30 avr. 2021 ‱
Emmanuelle Ménard

À l’alinéa 5, substituer au mot :

« plausibles »

le mot :

« objectives ».

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Laurence Vichnievsky

À la première phrase de l’alinéa 8, avant le mot :

« suspensif »

insérer le mot :

« non ».

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 30 avr. 2021 ‱
Marie-France Lorho

À l’alinéa 11, substituer aux mots :

« raisons plausibles »

les mots :

« indices précis et concordants permettant ».

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 30 avr. 2021 ‱
Cécile Untermaier

À l’alinéa 11, substituer aux mots :

« raisons plausibles de »

les mots :

« indices précis tendant à ».

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Éric Ciotti

À l’alinéa 11, substituer au mot :

« plausibles »

le mot :

« sérieuses ».

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 30 avr. 2021 ‱
Emmanuelle Ménard

À l’alinéa 11, substituer au mot :

« plausibles »

le mot :

« objectives ».

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 19 avr. 2021 ‱
Brigitte Kuster

Après l’alinéa 11, insérer l'alinéa suivant :

« Cette ordonnance fixe les conditions d’utilisation d’un réseau ou d’un service de communications électroniques, notamment en l’encadrant dans le temps. La durée de collecte de ces informations d’origine téléphonique ou électronique ne peut dépasser six mois. Elle peut être renouvelée dans les conditions prévues au présent article. »

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 19 avr. 2021 ‱
Brigitte Kuster

Après l’alinéa 11, insérer l’alinéa suivant :

« Cette ordonnance fixe les conditions d’utilisation d’un réseau ou d’un service de communications électroniques, notamment en l’encadrant dans le temps. La durée de collecte de ces informations d’origine téléphonique ou électronique ne peut dépasser un an. Elle peut être renouvelée dans les conditions prévues au présent article. »

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 19 avr. 2021 ‱
Brigitte Kuster

Après l’alinéa 11, insérer l'alinéa suivant :

« Les éléments de preuve éventuellement collectés dans le cadre d’une surveillance des communications téléphoniques ou électroniques ne peuvent servir que dans le cadre de l’enquête dans le cadre de laquelle cette surveillance a été ordonnée. »

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Laurence Vichnievsky

Supprimer l’alinéa 12.

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 30 avr. 2021 ‱
Cécile Untermaier

À la première phrase de l’alinéa 18, substituer aux mots :

« raisons plausibles de »

les mots :

« indices précis tendant à ».

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Matthieu Orphelin
AprÚs l'article 3, insérer l'article suivant:

I. – Le titre II du livre Ier du code de procédure pénale est ainsi modifié :

1° L’article 56 est ainsi modifié :

a) À la deuxième phrase du premier alinéa, les mots : « biens dont la confiscation est prévue à l’article 131‑21 » sont remplacés par les mots : « choses dont la confiscation est prévue aux articles 131‑21 et 131‑21‑1 » et les mots : « de ces biens » sont remplacés par les mots : « de ces choses » ;

b) À la fin du septème alinéas, les mots : « biens dont la confiscation est prévue à l’article 131‑21 » sont remplacés par les mots : « choses dont la confiscation est prévue aux articles 131‑21 et 131‑21‑1 ».

2° L’article 76 est ainsi modifié :

a) Au premier alinéa, les mots : « biens dont la confiscation est prévue à l’article 131‑21 » sont remplacés par les mots : « choses dont la confiscation est prévue aux articles 131‑21 et 131‑21‑1 » ;

b)° Au troisième alinéa, les références : « 56 et 59 » sont remplacés par les références : « 56 à 57 et 59 » ;

c) À la première phrase du quatrième alinéas, les mots : « biens dont la confiscation est prévue à l’article 131‑21 » sont remplacés par les mots : « choses dont la confiscation est prévue aux articles 131‑21 et 131‑21‑1 » ;

d) À la première phrase du dernier alinéa, après le mot : « laquelle », sont insérés les mots :« la visite domiciliaire ou ».

II. – L’article 131‑39 du code pénal est ainsi modifié :

1° À la fin du 8° , la référence : « à l’article 131‑21 » est remplacée par la référence : « aux articles 131‑21 et 131‑21‑1 » ;

2° Le 10° est abrogé.

đŸ–‹ïž ‱ TombĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Pascal Brindeau

À l’alinéa 3, substituer aux mots :

« la défense »

les mots :

« l’avocat, tel que prévu à l’article 66‑5 de la loi n° 71‑1130 du 31 décembre 1971 portant réforme de certaines professions judiciaires et juridiques, ».

đŸ–‹ïž ‱ TombĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Erwan Balanant

À l’alinéa 3, substituer aux mots :

« la défense »

les mots :

« l’avocat, tel que prévu à l’article 66‑5 de la loi n° 71‑1130 du 31 décembre 1971 portant réforme de certaines professions judiciaires et juridiques, ».

đŸ–‹ïž ‱ TombĂ© ‱ 19 avr. 2021 ‱
Brigitte Kuster

À l’alinéa 3, supprimer les mots :

« au cours de la procédure ».


Article 4
đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Stéphane Mazars

I. – À l'alinéa 2, substituer aux mots :

« à la victime »

les mots :

« des droits des victimes ».

II. – En conséquence, procéder à la même substitution à l'alinéa 3.

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Didier Paris

Après l’alinéa 4, insérer l’alinéa suivant : 

« I bis. – À la fin de l’article 114‑1 du code de procédure pénale, les mots : « 10 000 euros d’amende » sont remplacés par les mots : « 3 ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende ». »

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Stéphane Mazars

À l'alinéa 6, substituer au mot :

« de »

les mots :

« prévues à ».

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Didier Paris

Après l’alinéa 6, insérer l’alinéa suivant :

« 1° bis Au troisième alinéa, après le mot : « public », sont insérés les mots : « ou lorsque tout autre impératif d’intérêt public le justifie » ; ».

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Stéphane Mazars

Supprimer l’alinéa 8.

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Stéphane Peu

Supprimer cet article.

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Paul Molac

Supprimer cet article.

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 30 avr. 2021 ‱
Ugo Bernalicis

Supprimer l’alinéa 7.

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Benjamin Dirx

Après l’alinéa 7, insérer l’alinéa suivant :

« 3° Au même troisième alinéa, les mots : « procureur de la République » sont remplacés par les mots : « ministère public ». »

đŸ–‹ïž ‱ Irrecevable ‱ 3 mai 2021 ‱
Éric Ciotti
AprÚs l'article 4, insérer l'article suivant:

Article 5
đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Stéphane Mazars

À l’alinéa 1, supprimer les mots :

« mobile anti‑rapprochement ».

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Stéphane Mazars

Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« 3° Au dernier alinéa, les mots : « quatrième et avant-dernier » sont remplacés par les mots : « quatrième à septième ». »

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 30 avr. 2021 ‱
Marie-France Lorho

Supprimer cet article.

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Éric Ciotti

Supprimer cet article.

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 30 avr. 2021 ‱
Ugo Bernalicis

À l’alinéa 1, substituer aux deux occurrence du mot :

« huit »

le mot :

« quatre ».

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Erwan Balanant

À l’alinéa 1, substituer aux deux occurrence du mot :

« huit »

le mot :

« six ».

đŸ–‹ïž ‱ Irrecevable ‱ 4 mai 2021
đŸ–‹ïž ‱ Irrecevable ‱ 3 mai 2021 ‱
Matthieu Orphelin
AprÚs l'article 5, insérer l'article suivant:
đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 30 avr. 2021 ‱
Ugo Bernalicis
AprÚs l'article 5, insérer l'article suivant:

L’article préliminaire du code de procédure pénale est complété par un IV ainsi rédigé :

« IV. – Toute autorité judiciaire prononçant une peine privative de liberté du type détention provisoire ou emprisonnement ferme, doit expressément motiver sa décision au regard de toute autre mesure pouvant être effectuée en milieu ouvert.

« Cette règle est d’ordre public. »

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 30 avr. 2021 ‱
Ugo Bernalicis
AprÚs l'article 5, insérer l'article suivant:

Le 3° du I et le IV de l’article 464‑2 du code de procédure pénale sont abrogés. »


Article 6
đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Stéphane Mazars

Après l’alinéa 1, insérer les quatre alinéas suivants :

« 1° A L’article 249 est ainsi modifié :

« a) Au premier alinéa, les mots : « du tribunal judiciaire du lieu de la tenue des » sont remplacés par les mots : « affectés dans l’un des tribunaux judiciaires du département du siège de la cour d' »;

« b) Au second alinéa, après le mot : « être », sont insérés les mots : « un magistrat exerçant à titre temporaire ou » ;

« c) Le même second alinéa est complété par les mots : « affecté dans l’un des tribunaux judiciaires du département du siège de la cour d’assises. » ; ».

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Dimitri Houbron

À la première phrase de l’alinéa 3, supprimer les mots :

« , et sauf si le ministère public et les avocats de l’ensemble des parties sont d’accord pour y renoncer ».

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Yaël Braun-Pivet

I. – Après la première phrase de l’alinéa 3, insérer la phrase suivante :

« Si l’accusé est en détention provisoire, le président de la cour d’assises sollicite la communication d’une copie de son dossier individuel de détention. »

II. – En conséquence, au début de la seconde phrase du même alinéa, substituer aux mots :

« Celle-ci »,

les mots :

« Cette audition ».

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Stéphane Mazars

À la seconde phrase de l’alinéa 3, après la deuxième occurrence du mot :

« et »,

insérer le mot :

« des ».

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Stéphane Mazars

À la seconde phrase de l’alinéa 4, substituer aux mots :

« selon les »

les mots :

« dans les conditions prévues aux ».

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Stéphane Mazars

Après l’alinéa 4, insérer les quatre alinéas suivants :

« 1° bis Après l’article 304, il est inséré un article 304‑1 ainsi rédigé :

« « Art. 304‑1. – Lorsque la cour d’assises statuant en appel doit se prononcer uniquement sur la peine, le discours aux jurés prévu par l’article 304 est ainsi modifié :

« « 1° Les mots : « les charges qui seront portées contre X » sont remplacés par les mots : « les éléments de preuves retenus contre X…, qui ont conduit à sa déclaration de culpabilité » ;

« « 2° Les mots : « de vous rappeler que l’accusé est présumé innocent et que le doute doit lui profiter ; de vous décider d’après les charge et les moyens de défense » sont remplacés par les mots : « de vous prononcer sur la peine d’après les charges et les moyens de défense » ; ».

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 4 mai 2021

Après l’alinéa 4, insérer l’alinéa suivant :

« 1° bis Après les mots :« qu’ils », la fin du deuxième alinéa de l’article 327 est ainsi rédigée : « résultent de l’information, y compris, s’il y a lieu, les éléments à décharge mentionnés par les observations de l’avocat déposées en application du III de l’article 175, même si ces éléments ne figurent pas dans la décision de renvoi prise conformément à l’article 184. » ; ».

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Stéphane Mazars

À l’alinéa 5, substituer aux mots :

« À l’article 359, le »,

les mots :

« Aux articles 359, 888 et 923, la première occurrence du ».

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 4 mai 2021 ‱
Stéphane Mazars

I. – Après l’alinéa 6, insérer l’alinéa suivant :

« aa) Au deuxième alinéa, après la première occurrence du mot : « cas », sont insérés les mots : « , si l’accusé est condamné à une peine de réclusion criminelle » ; ».

II. – En conséquence, à l’alinéa 7, supprimer le mot :

« Toutefois, ».

III. – En conséquence, au même alinéa, substituer au mot :

« doit »

le mot :

« peut ».

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Stéphane Mazars

À l’alinéa 8, substituer aux mots :

« les mots »

les mots :

« une phrase ainsi rédigée ».

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Stéphane Mazars

À l’alinéa 8, substituer aux mots :

« ; si la peine »

les mots :

« Si la peine prononcée ».

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Stéphane Mazars

À l’alinéa 8, substituer aux mots :

« elle »

les mots :

« la cour ».

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 4 mai 2021 ‱
Stéphane Mazars
AprÚs l'article 6, insérer l'article suivant:

Le code de procédure pénale est ainsi modifié :

1° Les quatrième et cinquième alinéas de l’article 52‑1 sont ainsi rédigés :

« « Les juges d'instruction composant un pôle de l'instruction sont seuls compétents pour connaître des informations donnant lieu à une cosaisine conformément aux articles 83-1 et 83-2.

« Ils sont également seuls compétents pour connaître des informations en matière de crime et le demeurent en cas de requalification des faits en cours d'information ou lors du règlement de celle-ci. Toutefois, s’il s’agit d’un crime relevant de la compétence de la cour criminelle départementale et que le procureur de la République considère qu’il résulte des circonstances de l’espèce et de son absence de complexité que le recours à la cosaisine, même en cours d’instruction, paraît peu probable, il peut requérir l’ouverture de l’information auprès du juge d’instruction du tribunal judiciaire dans lequel il n’y a pas de pôle de l’instruction. »

2° Au premier alinéa du II de l’article 80, après le mot : « criminelle », sont insérés les mots : « , lorsque la gravité ou la complexité de l’affaire le justifie » ;

3° Au dernier alinéa de l’article 118, les mots : « , se dessaisit » sont remplacés par les mots : « et lorsque la gravité ou la complexité de l’affaire le justifie, peut se dessaisir, d’office ou sur réquisition du procureur de la République, » ;

4° À la dernière phrase du dernier alinéa de l’article 397‑2, les mots : « les faits relèvent de la compétence d’un pôle de l’instruction » sont remplacés par les mots : « la gravité ou la complexité de l’affaire justifie que le tribunal commette un juge du pôle de l’instruction compétent » ;

5° À la première phrase de l’article 397‑7, après le mot : « objet », sont insérés les mots : « , en raison de leur gravité ou de leur complexité, ».

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Buon Tan

À la seconde phrase de l’alinéa 3, après le mot :

« audiovisuelle »,

insérer le mot :

« sécurisé ».

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Buon Tan

À la seconde phrase de l’alinéa 3, après le mot :

« audiovisuelle »,

insérer les mots :

« agréé par le ministère de la Justice ».

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 30 avr. 2021 ‱
Marie-France Lorho

Supprimer l’alinéa 5.

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Séverine Gipson

Supprimer l’alinéa 5.

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Éric Ciotti

Supprimer l’alinéa 5.

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 30 avr. 2021 ‱
Ugo Bernalicis

I. – À l’alinéa 7, supprimer les mots :

« ou différé ».

II. – En conséquence, supprimer l’alinéa 8.

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 30 avr. 2021 ‱
Ugo Bernalicis
AprÚs l'article 6, insérer l'article suivant:

« I. – À titre expérimental, les juridictions judiciaires mentionnées aux articles 381 et 521 du code de procédure pénale, ainsi qu’à l’article L. 721 du code du commerce, peuvent être composées partiellement de jurés populaires. Ces jurés populaires sont des justiciables tirés au sort. Ce dispositif est mis en œuvre dans les conditions prévues au II.

« II. – En application de l’article 37‑1 de la Constitution et pour une durée maximale de trois ans, le ministre en charge de la justice peut expérimenter, dans les départements et régions volontaires, pour un ressort maximal de deux régions et de six départements, la mise en place du dispositif mentionné au I. Cette expérimentation fait l’objet d’un bilan transmis au Parlement par le Gouvernement, évaluant l’opportunité d’une généralisation de ce dispositif. »

đŸ–‹ïž ‱ TombĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Laurence Vichnievsky

À la première phrase de l’alinéa 3, substituer aux mots :

« et sauf si le ministère public et les avocats de l’ensemble des parties sont d’accord pour y renoncer »

les mots :

« s’il le juge utile au bon déroulement de la procédure ou si le ministère public et les avocats de l’ensemble des parties en font la demande ».

đŸ–‹ïž ‱ TombĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Pascal Brindeau

À la première phrase de l’alinéa 3, substituer au mot :

« organise »

les mots :

« peut organiser ».


Article 7
đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Stéphane Mazars

À l’alinéa 2, supprimer les mots :

« des dispositions ».

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Stéphane Mazars

I. – Rédiger ainsi le début de l’alinéa 4 :

« Art. 181‑1. – S’il existe à l’issue de l’information des charges suffisantes contre la personne d’avoir commis... (le reste sans changement). »

II. – En conséquence, au même alinéa 4, substituer aux mots :

« sont, selon les modalités prévues à l’article 181, mises en accusation par le juge d’instruction »

les mots :

« , elle est mise en accusation par le juge d’instruction, selon les modalités prévues à l’article 181, ».

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Stéphane Mazars

À l’alinéa 5, substituer au mot :

« réduit »

le mot :

« porté ».

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Stéphane Mazars

Après l’alinéa 6, insérer les deux alinéas suivants :

« « Si l’affaire est renvoyée devant la cour d’assises, les délais d’audiencement prévus à l’article 181 sont alors applicables.

« « Si l’affaire est renvoyée devant la cour criminelle départementale, les délais applicables sont ceux prévus au deuxième alinéa de l’article 181‑1 à compter de la décision prévue au premier alinéa du présent article, sans pouvoir dépasser les délais prévus à l’article 181. » ; ».

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Stéphane Mazars

Substituer à l’alinéa 9 les trois alinéas suivants :

« 5° L’article 214 est ainsi modifié :

« a) Le premier alinéa est complété par les mots : « ou devant la cour criminelle départementale » ;

« b) Au deuxième alinéa les mots : « cette juridiction » sont remplacés par les mots : « la juridiction criminelle compétente » ; ».

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Stéphane Mazars

À la première phrase de l’alinéa 18, après la seconde occurrence du mot :

« appel »,

insérer les mots :

« exerçant ou ayant exercé les fonctions de président de la cour d’assises ».

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 30 avr. 2021 ‱
Ugo Bernalicis
Avant l'article 7, insérer l'article suivant:

Les II et III de l’article 63 de la loi n° 2019‑222 du 23 mars 2019 de programmation 2018‑2022 et de réforme pour la justice sont abrogés.

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 19 avr. 2021 ‱
Brigitte Kuster

Supprimer cet article.

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 28 avr. 2021 ‱
Fabien Di Filippo

Supprimer cet article.

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 29 avr. 2021 ‱
Emmanuel Maquet

Supprimer cet article.

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 30 avr. 2021 ‱
Ugo Bernalicis

Supprimer cet article.

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 30 avr. 2021 ‱
Marie-France Lorho

Supprimer cet article.

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 30 avr. 2021 ‱
Cécile Untermaier

Supprimer cet article.

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Marie-George Buffet

Supprimer cet article.

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Pascal Brindeau

Supprimer cet article.

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Aurélien Taché

Supprimer cet article.

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Paul Molac

Supprimer cet article.

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Emmanuelle Anthoine

Supprimer cet article.

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Pierre Morel-À-L'Huissier

I. – À l’alinéa 4, après la référence :

« article 181 »,

insérer les mots :

« et après accord des parties ».

II. – En conséquence, compléter le même alinéa par les deux phrases suivantes :

« À défaut d’accord avec les parties, le juge d’instruction statue sur le renvoi de l’affaire devant la juridiction compétente selon des critères objectifs définis par décret pris en Conseil d’État. Cette décision est susceptible de recours devant la chambre de l’instruction selon des modalités définies par décret pris en Conseil d’État. »

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Aurélien Taché

I. – À l’alinéa 4, après la référence :

« article 181 »,

insérer les mots :

« et après accord des parties ».

II. – En conséquence, compléter le même alinéa par les deux phrases suivantes :

« À défaut d’accord avec les parties, le juge d’instruction statue sur le renvoi de l’affaire devant la juridiction compétente selon des critères objectifs définis par décret pris en Conseil d’État. Cette décision est susceptible de recours devant la chambre de l’instruction selon des modalités définies par décret pris en Conseil d’État. »

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Sylvia Pinel

Supprimer les alinéas 13 à 28.

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Sylvia Pinel

I. – Après la première occurrence du mot :

« président »,

rédiger ainsi la fin de la première phrase de l’alinéa 18 :

« , quatre assesseurs et un jury. »

II. – En conséquence, après la même première phrase, insérer la phrase suivante :

« Les assesseurs sont choisis par le premier président de la cour d’appel parmi, pour le président, les présidents de chambres et les conseillers du ressort de la cour d’appel et, pour les assesseurs, les conseillers et les juges de ce ressort. »

đŸ–‹ïž ‱ TombĂ© ‱ 29 avr. 2021 ‱
Antoine Savignat

À la première phrase de l’alinéa 18, après la première occurrence du mot :

« président »,

insérer les mots :

« , présidant ou ayant présidé une cour d’assises ».


Article 8
đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Stéphane Mazars

À la seconde phrase de l’alinéa 1, après le mot :

« juridictionnelles »,

insérer les mots :

« ou un magistrat exerçant à titre temporaire ».

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Stéphane Mazars

À la première phrase de l’alinéa 2, substituer aux mots :

« mêmes conditions »

les mots :

« conditions prévues au I ».

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Stéphane Mazars

À l’alinéa 4, substituer au mot :

« adresse »

le mot :

« remet ».

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Stéphane Mazars

À la fin de l’alinéa 4, substituer aux mots :

« procédant à son évaluation »,

les mots :

« d’évaluation de cette expérimentation ».

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 29 avr. 2021 ‱
Marine Brenier

Supprimer cet article.

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 29 avr. 2021 ‱
Emmanuel Maquet

Supprimer cet article.

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 30 avr. 2021 ‱
Marie-France Lorho

Supprimer cet article.

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Didier Paris

Supprimer cet article.

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Éric Ciotti

Supprimer cet article.

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Pascal Brindeau

Supprimer cet article.

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Dimitri Houbron

Supprimer cet article.

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Laurence Vichnievsky

Supprimer cet article.

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Laurence Vichnievsky

I. – Supprimer l’alinéa 1.

II. – En conséquence, après le mot :

« désigné »,

rédiger ainsi la fin de la première phrase de l’alinéa 2 :

« par ordonnance du premier président de la cour d’appel, peut être un avocat honoraire exerçant des fonctions juridictionnelles dans les conditions prévues par l’article 3 de la loi organique n°      du      pour la confiance dans l’institution judiciaire. »

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Cécile Untermaier

Supprimer l’alinéa 1.

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Dimitri Houbron

I. – À la première phrase de l’alinéa 1, après le mot :

« honoraire »,

insérer les mots :

« ou tout officier ministériel ».

II. – En conséquence, procéder à la même insertion à la première phrase de l’alinéa 2.

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Séverine Gipson

Supprimer l'alinéa 2.

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Aurélien Taché
AprÚs l'article 8, insérer l'article suivant:

L’article 689‑11 du code de procédure pénale est ainsi rédigé :

« Art. 689‑11. – Hors les cas prévus au sous-titre Ier du titre Ier du livre IV pour l’application de la convention portant statut de la Cour pénale internationale, ouverte à la signature à Rome le 18 juillet 1998, peut être poursuivie et jugée par les juridictions françaises, si elle se trouve en France, toute personne soupçonnée d’avoir commis à l’étranger l’une des infractions suivantes :

« 1° Le crime de génocide défini au chapitre Ier du sous-titre Ier du titre Ier du livre II du code pénal ;

« 2° Les autres crimes contre l’humanité définis au chapitre II du même sous-titre Ier ;

« 3° Les crimes et les délits de guerre définis aux articles 461‑1 à 461‑31 du même code.

« Lorsque, en application de l’article 40‑3 du présent code, le procureur général près la cour d’appel de Paris est saisi d’un recours contre une décision de classement sans suite prise par le procureur de la République antiterroriste, il entend la personne qui a dénoncé les faits si celle-ci en fait la demande. S’il estime le recours infondé, il en informe l’intéressé par une décision écrite motivée. »


Article 9
đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 4 mai 2021 ‱
Stéphane Mazars

Après l’alinéa 2, insérer l’alinéa suivant :

« 1° bis Après la première occurrence du mot : « pénitentiaire », la fin du premier alinéa de l’article 712‑4‑1 est ainsi rédigée : « , d’un représentant du service pénitentiaire d’insertion et de probation et d’un représentant du corps de commandement ou du corps d’encadrement et d’application du personnel de surveillance. ».

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 4 mai 2021 ‱
Stéphane Mazars

À l’alinéa 11, substituer à la quatrième occurrence du mot :

« de »

les mots :

« prévues à ».

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 4 mai 2021 ‱
Stéphane Mazars

À l’alinéa 11, supprimer la dernière occurrence du mot :

« et ».

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 4 mai 2021 ‱
Stéphane Mazars

À l’alinéa 20, après les mots :

« application des peines »,

insérer les mots :

« , après avis de la commission de l’application des peines, ».

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 4 mai 2021 ‱
Stéphane Mazars

À l’alinéa 20, substituer à la seconde occurrence du mot :

« ou »

le mot :

« et ».

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 28 avr. 2021 ‱
Raphaël Schellenberger

À l’alinéa 20, substituer à la seconde occurrence du mot :

« ou »

le mot :

« et ».

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Didier Paris

À l’alinéa 20, substituer à la seconde occurrence du mot :

« ou »

le mot :

« et ».

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Laetitia Avia

À l’alinéa 20, substituer à la seconde occurrence du mot :

« ou »

le mot :

« et ».

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 4 mai 2021 ‱
Stéphane Mazars

Après l’alinéa 21, insérer l’alinéa suivant :

« Les preuves suffisantes de bonne conduite sont appréciées en tenant compte notamment de l’absence d’incidents en détention, du respect du règlement intérieur de l’établissement ou des instructions de service, de l’implication dans la vie quotidienne, ou du comportement avec le personnel pénitentiaire ou exerçant à l’établissement, les autres personnes détenues et les personnes en mission ou en visite. »

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Laetitia Avia

Après l’alinéa 21, insérer l’alinéa suivant :

« Les preuves suffisantes de bonne conduite sont appréciées en tenant compte notamment de l’absence d’incidents en détention, du respect du règlement intérieur de l’établissement ou des instructions de service, de l’implication dans la vie quotidienne, ou du comportement avec le personnel pénitentiaire ou exerçant à l’établissement, les autres personnes détenues et les personnes en mission ou en visite. »

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Laetitia Avia

À l’alinéa 22, substituer aux mots :

« de la réussite à un examen »

les mots :

« du suivi avec assiduité d’une formation ».

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Laetitia Avia

À l’alinéa 22, supprimer le mot :

« réels ».

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Benjamin Dirx

Après la seconde occurrence du mot :

« lecture »,

insérer les mots :

« , de la participation à des activités sportives encadrées ».

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 4 mai 2021 ‱
Stéphane Mazars

À l’alinéa 22, substituer à la seconde occurrence du mot :

« engagement »

les mots :

« investissement soutenu ».

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 4 mai 2021 ‱
Stéphane Mazars

Après les mots :

« ou des »,

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 22 :

« versements volontaires des sommes dues aux victimes et au trésor public. »

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 4 mai 2021 ‱
Stéphane Mazars

Après l’alinéa 24, insérer l’alinéa suivant :

« Lorsque la personne condamnée à un suivi socio-judiciaire comprenant une injonction de soins ne suit pas le traitement qui lui a été proposé en application des articles 763‑7 et 717‑1, elle ne peut bénéficier de la réduction de peine prévue au présent article qu’à hauteur de trois mois par année d’incarcération et sept jours par mois pour une durée d’incarcération inférieure à un an. Il en est de même lorsque la personne condamnée dans les circonstances mentionnées à la première phrase du second alinéa de l’article 122‑1 du code pénal refuse les soins qui lui sont proposés. »

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 4 mai 2021 ‱
Stéphane Mazars

Après l’alinéa 24, insérer l’alinéa suivant :

« Le présent article s’applique également aux personnes condamnées qui bénéficient d’un aménagement de peine sous écrou. »

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 4 mai 2021 ‱
Stéphane Mazars

Après l’alinéa 25, insérer l’alinéa suivant :

« Lors de sa mise sous écrou, le condamné est informé par le greffe des règles afférentes à la réduction de peine prévue au présent article, des critères d’appréciation et d’attribution de cette réduction, ainsi que des possibilités de retrait de tout ou partie de cette réduction. »

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Jean-Michel Fauvergue

Après l’alinéa 30, insérer trois alinéas suivants :

« 8° bis Après le même article 721‑1‑1, sont insérés des articles 721‑1‑2 et 721‑1‑3 ainsi rédigés :

« « Art. 721‑1‑2. – Les personnes condamnées à une peine privative de liberté pour une ou plusieurs infractions mentionnées aux articles 221‑4, 222‑3, 222‑8, 222‑10 et 222‑12 du code pénal au préjudice d’une personne investie d’un mandat électif public, d’un magistrat, d’un militaire de la gendarmerie nationale, d’un militaire déployé sur le territoire national dans le cadre des réquisitions prévues à l’article L. 1321‑1 du code de la défense, d’un fonctionnaire de la police nationale, des douanes ou de l’administration pénitentiaire, d’un agent de police municipale, d’un sapeur-pompier professionnel ou volontaire, ou de toute autre personne dépositaire de l’autorité publique, ne peuvent bénéficier des réductions de peine mentionnées à l’article 721 du présent code qu’à hauteur de quatre mois par année d’incarcération et neuf jours par mois pour une durée d’incarcération inférieure à un an.

« « Art. 721‑1‑3. – Lorsque plusieurs peines privatives de liberté sont confondues et qu’elles sont soumises à plus d’un des régimes de réduction de peine prévus aux articles 721, 721‑1‑1 et 721‑1‑2, le régime qui s’applique est celui de la plus longue peine encourue ou, en cas de peines encourues égales, le régime le plus strict. » ; ».

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Laetitia Avia

À la première phrase de l’alinéa 35, après le mot :

« personnels »,

insérer les mots 

« ou des détenus ».

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 4 mai 2021 ‱
Stéphane Mazars

À la seconde phrase de l’alinéa 35, substituer au mot :

« pouvant »,

les mots :

« dont le quantum peut ».

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 4 mai 2021 ‱
Stéphane Mazars

À l’alinéa 36, supprimer la première occurrence du mot :

« la ».

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 4 mai 2021 ‱
Stéphane Mazars

À l’alinéa 36, supprimer le mot :

« et ».

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 30 avr. 2021 ‱
Cécile Untermaier

À l’alinéa 37, après le mot :

« accordées »,

insérer les mots :

« , après avis de la commission d’application des peines, ».

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 4 mai 2021 ‱
Stéphane Mazars

À l’alinéa 37, supprimer la première occurrence du mot :

« la ».

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 30 avr. 2021 ‱
Emmanuelle Ménard
Avant l'article 9, insérer l'article suivant:

À la fin du deuxième alinéa de l’article 132‑1 du code pénal, le mot : « individualisée » est remplacé par le mot : « appliquée ».

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 29 avr. 2021 ‱
Emmanuel Maquet

Rédiger ainsi cet article :

« Le chapitre II du titre II du livre V du code de procédure pénale est ainsi modifié :

« 1° À la seconde phrase du cinquième alinéa de l’article 717‑1, la référence : « 721, » est supprimée et les mots : « le retrait des réductions de peines, l’octroi de réductions de peines supplémentaires » sont remplacés par les mots : « l’octroi de réductions de peines » ;

« 2° L’article 721 est abrogé ;

« 3° Aux première, deuxième et dernière phrases du premier alinéa de l’article 721‑1, le mot : « supplémentaire » est supprimé ;

« 4° L’article 721‑1‑1 est abrogé ;

« 5° Au premier alinéa du I et à la première phrase du premier alinéa du II de l’article 721‑2, les mots : « ou plusieurs des réductions de peines prévues aux articles 721 et 721‑1 » sont remplacés par les mots : « réduction de peine prévue à l’article 721‑1 ». »

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 28 avr. 2021 ‱
Fabien Di Filippo

Rédiger ainsi cet article :

« Le chapitre II du titre II du livre V du code de procédure pénale est ainsi modifié :

« 1° À la seconde phrase du cinquième alinéa de l’article 717‑1, la référence : « 721, » est supprimée et les mots : « le retrait des réductions de peines, l’octroi de réductions de peines supplémentaires » sont remplacés par les mots : « l’octroi de réductions de peines » ;

« 2° L’article 721 est abrogé ;

« 3° Aux première, deuxième et dernière phrases du premier alinéa de l’article 721‑1, le mot : « supplémentaire » est supprimé ;

« 4° L’article 721‑1‑1 est abrogé ;

« 5° Au premier alinéa du I et à la première phrase du premier alinéa du II de l’article 721‑2, les mots : « ou plusieurs des réductions de peines prévues aux articles 721 et 721‑1 » sont remplacés par les mots : « réduction de peine prévue à l’article 721‑1 ». »

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Ian Boucard

Rédiger ainsi cet article : 

I. – Le chapitre II du titre II du livre V du code de procédure pénale est ainsi modifié :

« 1° À la seconde phrase du cinquième alinéa de l’article 717‑1, la référence : « 721, » est supprimée et les mots : « le retrait des réductions de peines, l’octroi de réductions de peines supplémentaires » sont remplacés par les mots : « l’octroi de réductions de peines » ;

« 2° L’article 721 est abrogé ;

« 3° Aux première, deuxième et dernière phrases du premier alinéa de l’article 721‑1, le mot : « supplémentaire » est supprimé ;

« 4° L’article 721‑1‑1 est abrogé ;

« 5° Au premier alinéa du I et à la première phrase du premier alinéa du II de l’article 721‑2, les mots : « ou plusieurs des réductions de peines prévues aux articles 721 et 721‑1 » sont remplacés par les mots : « réduction de peine prévue à l’article 721‑1 ». »

« II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle aux droits mentionnés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts. »

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 30 avr. 2021 ‱
Ugo Bernalicis

I. – Supprimer les alinéas 2 à 5.

II. – En conséquence, supprimer les alinéas 19 à 33.

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 30 avr. 2021 ‱
Marie-France Lorho

Supprimer l’alinéa 2.

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Marie-George Buffet

Supprimer l’alinéa 3.

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Sacha Houlié

Supprimer l’alinéa 3.

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Aurélien Taché

Supprimer l’alinéa 3.

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 30 avr. 2021 ‱
Marie-France Lorho

Supprimer l’alinéa 4.

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 30 avr. 2021 ‱
Cécile Untermaier

Supprimer l’alinéa 5.

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 30 avr. 2021 ‱
Cécile Untermaier

Supprimer les alinéas 6 à 18.

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Stéphane Peu

Supprimer les alinéas 6 à 18.

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Pierre Morel-À-L'Huissier

Supprimer les alinéas 6 à 18.

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 19 avr. 2021 ‱
Brigitte Kuster

Supprimer les alinéas 9 à 18.

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 29 avr. 2021 ‱
Antoine Savignat

Supprimer les alinéas 9 à 18.

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Éric Ciotti

Supprimer l’alinéa 10.

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 30 avr. 2021 ‱
Marie-France Lorho

Supprimer l’alinéa 10.

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Cécile Untermaier

À la première phrase de l’alinéa 10, substituer au mot :

« trois »

le mot :

« six ».

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Pascal Brindeau

Après le mot :

« sauf »,

rédiger ainsi la fin de la première phrase de l’alinéa 10 :

« décision motivée du juge d’application des peines. »

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 25 avr. 2021 ‱
Éric Pauget

Après l’alinéa 13, insérer l’alinéa suivant :

« 1° bis Aux condamnés incarcérés pour une ou plusieurs atteintes ou agressions envers des policiers municipaux, des agents de la police ou de la gendarmerie nationales, des douaniers, des militaires, des pompiers, des agents du service hospitalier, ainsi que des enseignants ou des agents de l’éducation nationale ; ».

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Éric Ciotti

Après l’alinéa 13, insérer l’alinéa suivant :

« 1° bis Aux individus détenus présentant des signes de radicalisation religieuse, dans des conditions déterminées par décret pris en Conseil d’État ; ».

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 28 avr. 2021 ‱
Éric Pauget

Après l’alinéa 18, insérer les deux alinéas suivants :

« 5° bis L’article 720‑1 est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« « Le présent article n’est pas applicable aux condamnés incarcérés pour une ou plusieurs atteintes ou agressions envers des policiers municipaux, des agents de la police ou de la gendarmerie nationales, des douaniers, des militaires, des pompiers, des agents du service hospitalier, ainsi que des enseignants ou des agents de l’éducation nationale. » ; ».

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 28 avr. 2021 ‱
Éric Pauget

Après l’alinéa 18, insérer les deux alinéas suivants :

« 5° bis Avant le dernier alinéa de l’article 720‑1‑1, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« « Le présent article n'est pas applicable aux condamnés incarcérés pour une ou plusieurs atteintes ou agressions envers des policiers municipaux, des agents de la police ou de la gendarmerie nationales, des douaniers, des militaires, des pompiers, des agents du service hospitalier, ainsi que des enseignants ou des agents de l’éducation nationale. » ; ».

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Stéphane Peu

Supprimer les alinéas 19 à 33.

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Aurélien Taché

Supprimer les alinéas 19 à 33.

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Sylvia Pinel

Supprimer les alinéas 19 à 33.

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 4 mai 2021 ‱
Cécile Untermaier

Supprimer les alinéas 19 à 33.

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 30 avr. 2021 ‱
Emmanuelle Ménard

Substituer aux alinéas 19 à 26 les six alinéas suivants :

« 6° Le premier alinéa de l’article 721 du code de procédure pénal est ainsi modifié :

« a) Le mot : « bénéficie » est remplacé par les mots : « peut bénéficier » ;

« b) Le mot : « trois » est remplacé par le mot : « deux » ;

« c) Les mots : « de deux » sont remplacés par les mots : « d’un » ;

« d) Les deux occurrences du mot : « sept » sont remplacées par le mot : « trois » ;

« e) La seconde occurrence du mot : « deux » est remplacée par le mot : « un » ; ».

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Éric Ciotti

À l’alinéa 20, substituer au mot :

« suffisantes »

le mot :

« manifestes ».

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 19 avr. 2021 ‱
Brigitte Kuster

I. – À l’alinéa 21, substituer au mot :

« six »

le mot :

« trois ».

II. – En conséquence, au même alinéa, substituer au mot :

« quatorze »

le mot :

« sept ».

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 29 avr. 2021 ‱
Antoine Savignat

I. – À l’alinéa 21, substituer au mot :

« six »

le mot :

« trois ».

II. – En conséquence, au même alinéa, substituer au mot :

« quatorze »

le mot :

« sept ».

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 30 avr. 2021 ‱
Marie-France Lorho

I. – À l’alinéa 21, substituer au mot :

« six »

le mot :

« trois ».

II. – En conséquence, au même alinéa, substituer au mot :

« quatorze »

le mot :

« sept ».

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Éric Ciotti

I. – À l’alinéa 21, substituer au mot :

« six »

le mot :

« trois ».

II. – En conséquence, au même alinéa, substituer au mot :

« quatorze »

le mot :

« sept ».

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 25 avr. 2021 ‱
Éric Pauget

I. – À l’alinéa 21, substituer au mot :

« six »

le mot :

« quatre ».

II. – En conséquence, au même alinéa, substituer au mot :

« quatorze »

le mot :

« sept ».

III. – En conséquence, à l’alinéa 29, substituer au mot :

« trois »

le mot :

« deux ».

IV. – En conséquence, au même alinéa, substituer au mot :

« sept »

le mot :

« trois ».

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 19 avr. 2021 ‱
Brigitte Kuster

I. – À l’alinéa 21, substituer au mot :

« six »

le mot :

« quatre ».

II. – En conséquence, au même alinéa, substituer au mot :

« quatorze »

le mot :

« dix ».

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Sylvia Pinel

Après l’alinéa 21, ajouter l’alinéa suivant :

« Un référentiel de quantum de réduction de peine, sur lequel le juge de l’application des peines s’appuie, est défini par décret. »

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Sacha Houlié

Supprimer l’alinéa 25.

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 28 avr. 2021 ‱
Raphaël Schellenberger

Rédiger ainsi la première phrase de l’alinéa 25 :

« En cas de mauvaise conduite du condamné, la réduction de peine octroyée est supprimée, après avis de la commission de l’application des peines. »

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 20 avr. 2021 ‱
Brigitte Kuster

Après l’alinéa 25, insérer l'alinéa suivant :

« Le présent article n'est pas applicable pour toute personne condamnée pour une infraction prévue aux articles 221‑1 à 227‑33 du code pénal sur un magistrat, un officier public ou ministériel, un militaire de la gendarmerie nationale, un fonctionnaire de la police nationale, des douanes, de l’administration pénitentiaire ou toute autre personne dépositaire de l’autorité publique, un sapeur-pompier professionnel ou volontaire. »

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 25 avr. 2021 ‱
Éric Pauget

Après l’alinéa 25, insérer l’alinéa suivant :

« Le présent article n’est pas applicable aux condamnés incarcérés pour une ou plusieurs atteintes ou agressions envers des policiers municipaux, des agents de la police ou de la gendarmerie nationale, des douaniers, des militaires, des pompiers, des agents du service hospitalier, ainsi que des enseignants ou des agents de l’éducation nationale. »

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 28 avr. 2021 ‱
Raphaël Schellenberger

Après l’alinéa 25, insérer l’alinéa suivant :

« Le présent article ne s’applique pas aux individus condamnés pour un crime commis contre un militaire de la gendarmerie nationale, un fonctionnaire de la police nationale, un sapeur-pompier professionnel ou volontaire ou toute autre personne dépositaire de l’autorité publique. »

đŸ–‹ïž ‱ Irrecevable ‱ 3 mai 2021 ‱
Sylvia Pinel
đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 30 avr. 2021 ‱
Marie-France Lorho

Supprimer l’alinéa 29.

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 28 avr. 2021 ‱
Raphaël Schellenberger

Après la première occurrence du mot :

« mots : »,

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 29 :

« « bénéficient pas des crédits de réduction de peine mentionnés » sont remplacés par les mots : « peuvent pas bénéficier des réductions de peine mentionnées » ; ».

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 25 avr. 2021 ‱
Éric Pauget

Substituer à l’alinéa 30 les deux alinéas suivants :

« c) Il est ajouté un alinéa ainsi rédigé :

« « Le premier alinéa n’est pas applicable aux condamnés incarcérés pour des atteintes ou des agressions envers des policiers municipaux, des agents de la police ou de la gendarmerie nationale, des douaniers, des militaires, des pompiers, des agents du service hospitalier, ainsi que des enseignants ou des agents de l’éducation nationale. » ; ».

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Éric Ciotti

Après l’alinéa 30, insérer les deux alinéas suivants :

« c) Il est ajouté un alinéa ainsi rédigé :

« « Les personnes condamnées à une peine privative de liberté pour une ou plusieurs infractions mentionnées aux articles 221‑4, 222‑3, 222‑8, 222‑10 et 222‑12 du code pénal ne bénéficient pas des crédits de réduction de peine mentionnés à l’article 721 du présent code lorsque ces infractions ont été commises au préjudice d’un magistrat, d’un militaire de la gendarmerie nationale, d’un militaire déployé sur le territoire national dans le cadre des réquisitions prévues à l’article L. 1321‑1 du code de la défense, d’un fonctionnaire de la police nationale, des douanes ou de l’administration pénitentiaire, d’un agent de police municipale ou d’un sapeur-pompier professionnel ou volontaire. » ; ».

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Éric Ciotti

Après l’alinéa 30, insérer les deux alinéas suivants :

« c) Il est ajouté un alinéa ainsi rédigé :

« « Le même dispositif est applicable aux personnes condamnées à une peine privative de liberté pour une ou plusieurs infractions mentionnées aux articles 221‑4, 222‑3, 222‑8, 222‑10 et 222‑12 du code pénal lorsque ces infractions ont été commises au préjudice d’un magistrat, d’un militaire de la gendarmerie nationale, d’un militaire déployé sur le territoire national dans le cadre des réquisitions prévues à l’article L. 1321‑1 du code de la défense, d’un fonctionnaire de la police nationale, des douanes ou de l’administration pénitentiaire, d’un agent de police municipale ou d’un sapeur-pompier professionnel ou volontaire. » ; ».

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Éric Ciotti

À la première phrase de l’alinéa 35, substituer au mot :

« tiers »

le mot :

« quart ».

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 19 avr. 2021 ‱
Brigitte Kuster

Supprimer la seconde phrase de l’alinéa 35.

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 30 avr. 2021 ‱
Cécile Untermaier

À l’alinéa 36, après le mot :

« accordées »,

insérer les mots :

« , après avis de la commission d’application des peines, ».

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 4 mai 2021 ‱
Cécile Untermaier

Supprimer les alinéas 38 à 40.

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Éric Ciotti
AprÚs l'article 9, insérer l'article suivant:

L’article 132‑25 du code pénal est abrogé.

đŸ–‹ïž ‱ TombĂ© ‱ 29 avr. 2021 ‱
Philippe GomĂšs

Après l’alinéa 21, insérer l’alinéa suivant :

« Les preuves suffisantes de bonne conduite sont principalement rapportées par une absence d’incidents au cours de la détention ou de la mesure de placement. »


Article 10
đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Stéphane Mazars

Après l'alinéa 1, insérer les deux alinéas suivants :

« 1° A L’article préliminaire est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« « En matière de crime ou de délit, le droit de se taire est notifié à toute personne suspectée ou poursuivie avant tout recueil de ses observations et avant tout interrogatoire, y compris pour obtenir des renseignements sur sa personnalité ou pour prononcer une mesure de sûreté, lors de sa première présentation devant un service d’enquête, un magistrat, une juridiction ou toute personne ou service mandaté par l’autorité judiciaire. Les déclarations faites à défaut de notification ne peuvent fonder une condamnation. » ; ».

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Séverine Gipson

I. – À l’alinéa 3, substituer à la première occurrence du mot

« , soit »,

le mot :

« et ».

II. – En conséquence, au même alinéa, substituer au mot :

« soit, »,

le mot :

« ou ».

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 4 mai 2021

I. – Après l’alinéa 3, insérer les trois alinéas suivants :

« 1° bis Le premier alinéa de l’article 180‑1 est ainsi modifié :

« a) Les mots : « , du mis en examen et de la partie civile » sont remplacés par les mots : « ou du mis en examen » ;

« b) Sont ajoutés les mots : « ; lorsqu’une partie civile est constituée, cette ordonnance ne peut être prise qu’après mis celle-ci en mesure de faire valoir ses observations ou, en cas de plainte avec Constitution de partie civile, qu’avec son accord » ; ».

II. – En conséquence, substituer à l’alinéa 7 les six alinéas suivants :

« 4° L’article 495‑15 est ainsi rédigé :

« « Art. 495‑15. – Le prévenu qui a fait l’objet, pour l’un des délits mentionnés à l’article 495‑7, d’une citation directe ou d’une convocation en justice en application des dispositions des articles 390 ou 390‑1, d’une convocation par procès-verbal en application de l’article 394 ou d’une ordonnance de renvoi en application de l’article 179 peut, soit lui-même, soit par l’intermédiaire de son avocat, indiquer au procureur de la République qu’il reconnaît les faits qui lui sont reprochés et demander l’application de la procédure prévue par la présente section. Dans ce cas, le procureur de la République peut, s’il l’estime opportun, procéder conformément aux dispositions des articles 495‑8 et suivants, après avoir convoqué le prévenu et son avocat ainsi que, le cas échéant, la victime. L’acte de saisine du tribunal correctionnel est alors caduc, sauf si la personne refuse d’accepter les peines proposées ou si le président du tribunal judiciaire ou le juge délégué par lui refuse de les homologuer lorsque l’un ou l’autre de ces refus intervient plus de dix jours avant la date de l’audience devant sur tenir sur le fond devant le tribunal correctionnel.

« « Le procureur de la République peut également prendre l’initiative de proposer au prévenu de procéder conformément aux dispositions de l’alinéa précédent.

« « Les dispositions du présent article sont applicables tant que le tribunal correctionnel n’a pas examiné l’affaire sur le fond, y compris si celle-ci a fait l’objet d’une décision de renvoi.

« « Lorsque le tribunal a été saisi par une citation directe délivrée par la partie civile, ou que l’ordonnance de renvoi a été prise par le juge d’instruction saisi par une plainte avec Constitution de partie civile, les dispositions du présent article ne peuvent être mises en œuvre qu’avec l’accord de la partie civile.

« « Les dispositions du présent article sont également applicables au prévenu condamné par le tribunal correctionnel qui formé appel en limitant la portée de celui-ci aux peines prononcées, lors de la déclaration d’appel ou ultérieurement, Les attributions confiées au procureur de la République et au président du tribunal ou son délégué par les dispositions de la présente section sont alors respectivement exercés par le procureur général et par le président de la chambre des appels correctionnels ou son délégué. » ; ».

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Stéphane Mazars

Après l’alinéa 7, insérer l’alinéa suivant :

« 4° bis Le second alinéa de l’article 523 est supprimé ; ».

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Stéphane Mazars

À la seconde phrase de l'alinéa 13, substituer au mot :

« troisième »

le mot :

« quatrième ».

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Stéphane Mazars

À la deuxième phrase de l'alinéa 19, substituer aux mots :

« conformément aux dispositions des »

les mots :

« dans les conditions prévues aux ».

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Alexandra Louis
AprÚs l'article 10, insérer l'article suivant:

« Au 8° de l’article 10‑2 et à l’article 10‑4 du code de procédure pénale, après le mot : « choix », sont insérés les mots : « y compris par un avocat, ». »

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
NaĂŻma Moutchou
AprÚs l'article 10, insérer l'article suivant:

Le dernier alinéa du II de l’article 803‑1 du code de procédure pénale est ainsi rédigé :

« Le présent II est applicable lorsque le présent code impose une signification par voie d’huissier de justice à destination des parquets, des parties civiles, des experts et des témoins, selon des modalités prévues par décret en Conseil d’État. »

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 27 avr. 2021 ‱
Éric Pauget

Compléter l’alinéa 4 par les mots :

« mais également que tout ce qu’elle dira pourra être retenu contre elle ».

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Benjamin Dirx

Substituer aux alinéas 15 et 16 l'alinéa suivant :

« 9° Le premier alinéa de l’article 800‑2 est complété par une phrase ainsi rédigée : « Il en est de même, pour la personne civilement responsable, en cas de décision la mettant hors de cause. » »

đŸ–‹ïž ‱ Irrecevable ‱ 3 mai 2021 ‱
Éric Ciotti
đŸ–‹ïž ‱ Irrecevable ‱ 3 mai 2021 ‱
Buon Tan
AprÚs l'article 10, insérer l'article suivant:
đŸ–‹ïž ‱ Irrecevable ‱ 3 mai 2021 ‱
Matthieu Orphelin
AprÚs l'article 10, insérer l'article suivant:
đŸ–‹ïž ‱ Irrecevable ‱ 3 mai 2021 ‱
Matthieu Orphelin
AprÚs l'article 10, insérer l'article suivant:
đŸ–‹ïž ‱ Irrecevable ‱ 28 avr. 2021 ‱
Fabien Di Filippo
AprÚs l'article 10, insérer l'article suivant:
đŸ–‹ïž ‱ Irrecevable ‱ 30 avr. 2021 ‱
Emmanuelle Ménard
AprÚs l'article 10, insérer l'article suivant:
đŸ–‹ïž ‱ Irrecevable ‱ 3 mai 2021 ‱
Éric Ciotti
AprÚs l'article 10, insérer l'article suivant:
đŸ–‹ïž ‱ Irrecevable ‱ 19 avr. 2021 ‱
Guillaume Larrivé
AprÚs l'article 10, insérer l'article suivant:
đŸ–‹ïž ‱ Irrecevable ‱ 29 avr. 2021 ‱
Antoine Savignat
AprÚs l'article 10, insérer l'article suivant:
đŸ–‹ïž ‱ Irrecevable ‱ 20 avr. 2021 ‱
Brigitte Kuster
AprÚs l'article 10, insérer l'article suivant:
đŸ–‹ïž ‱ Irrecevable ‱ 29 avr. 2021 ‱
Marine Brenier
AprÚs l'article 10, insérer l'article suivant:
đŸ–‹ïž ‱ Irrecevable ‱ 29 avr. 2021 ‱
Emmanuel Maquet
AprÚs l'article 10, insérer l'article suivant:
đŸ–‹ïž ‱ Irrecevable ‱ 24 avr. 2021 ‱
Éric Pauget
AprÚs l'article 10, insérer l'article suivant:
đŸ–‹ïž ‱ Irrecevable ‱ 24 avr. 2021 ‱
Éric Pauget
AprÚs l'article 10, insérer l'article suivant:
đŸ–‹ïž ‱ Irrecevable ‱ 24 avr. 2021 ‱
Éric Pauget
AprÚs l'article 10, insérer l'article suivant:
đŸ–‹ïž ‱ Irrecevable ‱ 30 avr. 2021 ‱
Éric Pauget
AprÚs l'article 10, insérer l'article suivant:
đŸ–‹ïž ‱ Irrecevable ‱ 3 mai 2021 ‱
Laurence Vichnievsky
AprÚs l'article 10, insérer l'article suivant:
đŸ–‹ïž ‱ Irrecevable ‱ 3 mai 2021 ‱
Brahim Hammouche
AprÚs l'article 10, insérer l'article suivant:
đŸ–‹ïž ‱ Irrecevable ‱ 19 avr. 2021 ‱
Brigitte Kuster
AprÚs l'article 10, insérer l'article suivant:
đŸ–‹ïž ‱ Irrecevable ‱ 30 avr. 2021 ‱
Emmanuelle Ménard
AprÚs l'article 10, insérer l'article suivant:
đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 19 avr. 2021 ‱
Brigitte Kuster
AprÚs l'article 10, insérer l'article suivant:

« I. – Le code pénal est ainsi modifié : 

« 1° L’article 132‑23 est ainsi modifié : 

« a) À la première phrase du deuxième alinéa, les mots : « de la moitié de la peine » sont remplacés par les mots : « des deux tiers de la peine » et, à la fin, les mots : « de dix huit ans » sont remplacés par le mot : « incompressible » ;

« b) La seconde phrase du même deuxième alinéa est supprimée ;

« c) La dernière phrase du troisième alinéa est supprimée ;

« 2° L’article 221‑3 est ainsi modifié :

« a) À la fin du premier alinéa, il est ajouté le mot : « incompressible » ;

« b) Le second alinéa est supprimé ;

« 3° Au premier alinéa de l’article 221‑4, après le mot : « perpétuité », il est inséré le mot : « incompressible » ;

« 4° La deuxième phrase de l’article 421‑7 est ainsi rédigée : « Toutefois, lorsque le crime prévu au présent chapitre est puni de la réclusion criminelle à perpétuité, aucune mesure de réduction de peine ne peut être accordée. »

« II. – Les deuxième et troisième alinéas de l’article 720‑4 du code de procédure pénale sont supprimés. »

đŸ–‹ïž ‱ Irrecevable ‱ 20 avr. 2021 ‱
Dino Cinieri
AprÚs l'article 10, insérer l'article suivant:
đŸ–‹ïž ‱ Irrecevable ‱ 28 avr. 2021 ‱
Fabien Di Filippo
AprÚs l'article 10, insérer l'article suivant:
đŸ–‹ïž ‱ Irrecevable ‱ 27 avr. 2021 ‱
Éric Pauget
AprÚs l'article 10, insérer l'article suivant:
đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 29 avr. 2021 ‱
Antoine Savignat
AprÚs l'article 10, insérer l'article suivant:

Le paragraphe 3 de la section 3 du chapitre II du titre III du livre IV du code pénal est ainsi modifié :

1° Au premier alinéa de l’article 432‑12, après la première occurrence du mot : « public », sont insérés les mots : « , par un magistrat » et les mots : « ou le paiement » sont remplacés par les mots : « , le paiement ou le jugement des litiges » ;

2° Au premier alinéa de l’article 432‑13, après le mot : « fonctionnaire », il est inséré le mot : « , magistrat ».

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Sacha Houlié
AprÚs l'article 10, insérer l'article suivant:

Le sous-titre III du titre préliminaire du code de procédure pénale est ainsi modifié :

1° Au 8° de l’article 10‑2, les mots : « , à leur demande » sont supprimés et les mots : « leur représentant légal et » sont remplacés par les mots : « un avocat, leur représentant légal ou » ;

2° À l’article 10‑4, les mots : « , à sa demande, » sont supprimés et les mots : « son représentant légal et » sont remplacés par les mots : « un avocat, son représentant légal ou ».

đŸ–‹ïž ‱ Irrecevable ‱ 3 mai 2021 ‱
Olivier Marleix
AprÚs l'article 10, insérer l'article suivant:
đŸ–‹ïž ‱ Irrecevable ‱ 3 mai 2021 ‱
Émilie Cariou
AprÚs l'article 10, insérer l'article suivant:
đŸ–‹ïž ‱ Irrecevable ‱ 3 mai 2021 ‱
Cécile Untermaier
AprÚs l'article 10, insérer l'article suivant:
đŸ–‹ïž ‱ Irrecevable ‱ 3 mai 2021 ‱
Cécile Untermaier
AprÚs l'article 10, insérer l'article suivant:
đŸ–‹ïž ‱ Irrecevable ‱ 3 mai 2021 ‱
Stéphane Peu
AprÚs l'article 10, insérer l'article suivant:
đŸ–‹ïž ‱ Irrecevable ‱ 3 mai 2021 ‱
Cécile Untermaier
AprÚs l'article 10, insérer l'article suivant:
đŸ–‹ïž ‱ Irrecevable ‱ 30 avr. 2021 ‱
Ugo Bernalicis
AprÚs l'article 10, insérer l'article suivant:
đŸ–‹ïž ‱ Irrecevable ‱ 3 mai 2021 ‱
Buon Tan
AprÚs l'article 10, insérer l'article suivant:
đŸ–‹ïž ‱ Irrecevable ‱ 3 mai 2021 ‱
Buon Tan
AprÚs l'article 10, insérer l'article suivant:
đŸ–‹ïž ‱ Irrecevable ‱ 3 mai 2021 ‱
Buon Tan
AprÚs l'article 10, insérer l'article suivant:
đŸ–‹ïž ‱ Irrecevable ‱ 30 avr. 2021 ‱
Ugo Bernalicis
AprÚs l'article 10, insérer l'article suivant:
đŸ–‹ïž ‱ Irrecevable ‱ 22 avr. 2021 ‱
Dino Cinieri
AprÚs l'article 10, insérer l'article suivant:
đŸ–‹ïž ‱ Irrecevable ‱ 30 avr. 2021 ‱
Emmanuelle Ménard
AprÚs l'article 10, insérer l'article suivant:
đŸ–‹ïž ‱ Irrecevable ‱ 22 avr. 2021 ‱
Dino Cinieri
AprÚs l'article 10, insérer l'article suivant:
đŸ–‹ïž ‱ Irrecevable ‱ 30 avr. 2021 ‱
Emmanuelle Ménard
AprÚs l'article 10, insérer l'article suivant:
đŸ–‹ïž ‱ Irrecevable ‱ 22 avr. 2021 ‱
Dino Cinieri
AprÚs l'article 10, insérer l'article suivant:
đŸ–‹ïž ‱ Irrecevable ‱ 30 avr. 2021 ‱
Emmanuelle Ménard
AprÚs l'article 10, insérer l'article suivant:
đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 22 avr. 2021 ‱
Dino Cinieri
AprÚs l'article 10, insérer l'article suivant:

L’article 11‑1 du code de procédure pénale est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Les victimes d’accident de la circulation pourront se voir remettre, selon le 4° de l’article 10‑2 du présent code, des éléments de procédures judiciaires en cours mentionnés au 11° de l’article 10‑2 du même code. »

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Buon Tan
AprÚs l'article 10, insérer l'article suivant:

Le deuxième alinéa de l’article 15‑3 du code de procédure pénale est complété par une phrase ainsi rédigée : « La victime est régulièrement tenue informée des suites données à sa plainte. Elle dispose, dans le respect du principe de secret de la procédure de l’enquête et de l’instruction, d’un droit d’accès aux éléments constitutifs de son dossier. »

đŸ–‹ïž ‱ Irrecevable ‱ 3 mai 2021 ‱
Pierre Morel-À-L'Huissier
AprÚs l'article 10, insérer l'article suivant:
đŸ–‹ïž ‱ Irrecevable ‱ 20 avr. 2021 ‱
Dino Cinieri
AprÚs l'article 10, insérer l'article suivant:
đŸ–‹ïž ‱ Irrecevable ‱ 27 avr. 2021 ‱
Pierre-Alain Raphan
AprÚs l'article 10, insérer l'article suivant:
đŸ–‹ïž ‱ Irrecevable ‱ 1 mai 2021 ‱
Pierre-Alain Raphan
AprÚs l'article 10, insérer l'article suivant:
đŸ–‹ïž ‱ Irrecevable ‱ 27 avr. 2021 ‱
Pierre-Alain Raphan
AprÚs l'article 10, insérer l'article suivant:
đŸ–‹ïž ‱ Irrecevable ‱ 1 mai 2021 ‱
Pierre-Alain Raphan
AprÚs l'article 10, insérer l'article suivant:
đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Anne-Laure Blin
AprÚs l'article 10, insérer l'article suivant:

La section 2 du titre XV du livre IV du code de procédure pénale est complétée par un article 706‑25‑2-2 ainsi rédigé :

« Art. 706‑25‑2-2. – L’individu reconnu définitivement coupable de la commission d’une ou de plusieurs infractions entrant dans le champ d’application de l’article 706‑16 est condamné par l’autorité de jugement au remboursement des frais engagés par l’État afin d’assurer sa défense. À cette fin, lorsque cet individu fait l’objet d’une peine d’emprisonnement, une part des revenus que cet individu perçoit au cours de sa détention est affectée à un pécule. La part prélevée est de 10 %. »

đŸ–‹ïž ‱ Irrecevable ‱ 3 mai 2021 ‱
Ludovic Mendes
AprÚs l'article 10, insérer l'article suivant:
đŸ–‹ïž ‱ Irrecevable ‱ 3 mai 2021 ‱
Matthieu Orphelin
AprÚs l'article 10, insérer l'article suivant:
đŸ–‹ïž ‱ Irrecevable ‱ 23 avr. 2021 ‱
Alice Thourot
AprÚs l'article 10, insérer l'article suivant:

Article 11
đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
NaĂŻma Moutchou
Avant l'article 11, insérer l'article suivant:

« Au premier alinéa de l’article 719 du code de procédure pénale, les mots : « et les sénateurs ainsi que les représentants au Parlement européen élus en France sont autorisés à visiter à tout moment les locaux de garde à vue » sont remplacés par les mots : « , les sénateurs, les représentants au Parlement européen élus en France, les bâtonniers sur leur ressort ou leur délégué spécialement désigné au sein du conseil de l’ordre, sont autorisés à visiter à tout moment les locaux de garde à vue, les lieux de rétention administrative, les zones d’attente ». »

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Christine Le Nabour

À l’alinéa 3, après le mot :

« générale »,

insérer les mots :

« ou une validation d’acquis de l’expérience ».

đŸ–‹ïž ‱ Irrecevable ‱ 3 mai 2021 ‱
Aurélien Taché
Avant l'article 11, insérer l'article suivant:
đŸ–‹ïž ‱ Irrecevable ‱ 3 mai 2021 ‱
Pierre Morel-À-L'Huissier
Avant l'article 11, insérer l'article suivant:
đŸ–‹ïž ‱ Irrecevable ‱ 3 mai 2021 ‱
Aurélien Taché
Avant l'article 11, insérer l'article suivant:
đŸ–‹ïž ‱ Irrecevable ‱ 30 avr. 2021 ‱
Cécile Untermaier
Avant l'article 11, insérer l'article suivant:
đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 30 avr. 2021 ‱
Marie-France Lorho

À l’alinéa 3, après le mot :

« prises »,

insérer les mots :

« , dans la limite des moyens disponibles, ».

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 30 avr. 2021 ‱
Ugo Bernalicis

Après l’alinéa 3, insérer l’alinéa suivant :

« Les relations de travail des personnes incarcérées font l’objet d’un contrat de travail. Il ne peut être dérogé à cette règle. »

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 30 avr. 2021 ‱
Ugo Bernalicis

Après l’alinéa 3, insérer les deux alinéas suivants :

« Les relations de travail des personnes incarcérées font l’objet d’un contrat de travail. Il ne peut être dérogé à cette règle.

« La rémunération du travail effectué au sein des établissements pénitentiaires par les personnes détenues ne peut être inférieure à un taux horaire égal à 50 % du salaire minimum interprofessionnel de croissance quelque soit le type d’activité réalisé. »

đŸ–‹ïž ‱ TombĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Marie-George Buffet
Avant l'article 11, insérer l'article suivant:

Au premier alinéa de l’article 719 du code de procédure pénale, après le mot : « France », sont insérés les mots : « , le président du Conseil national des barreaux, le président de la Conférence des bâtonniers et les bâtonniers et vice-bâtonniers, sur leur ressort, ou leurs délégués spécialement désignés, ».

đŸ–‹ïž ‱ TombĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Pierre Morel-À-L'Huissier
Avant l'article 11, insérer l'article suivant:

Au premier alinéa de l’article 719 du code de procédure pénale, après le mot : « France », sont insérés les mots : « , le président du Conseil national des barreaux, le président de la Conférence des bâtonniers et les bâtonniers et vice-bâtonniers, sur leur ressort, ou leurs délégués spécialement désignés, ».

đŸ–‹ïž ‱ TombĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Aurélien Taché
Avant l'article 11, insérer l'article suivant:

Au premier alinéa de l’article 719 du code de procédure pénale, après le mot : « France », sont insérés les mots : « , le président du Conseil national des barreaux, le président de la Conférence des bâtonniers et les bâtonniers et vice-bâtonniers, sur leur ressort, ou leurs délégués spécialement désignés, ».

đŸ–‹ïž ‱ TombĂ© ‱ 30 avr. 2021 ‱
Cécile Untermaier
Avant l'article 11, insérer l'article suivant:

Au premier alinéa de l’article 719 du code de procédure pénale, après le mot : « France », sont insérés les mots : « , le président du Conseil national des barreaux, le président de la Conférence des bâtonniers et les bâtonniers et vice-bâtonniers, sur leur ressort, ou leurs délégués spécialement désignés, ».


Article 12
đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 4 mai 2021 ‱
Stéphane Mazars

À la première phrase de l’alinéa 7, après le mot :

« administration »,

insérer le mot :

« pénitentiaire, ».

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 4 mai 2021 ‱
Stéphane Mazars

À la première phrase de l’alinéa 7, substituer au mot :

« du »

le mot :

« de ».

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Didier Paris

Compléter l’alinéa 10 par les mots :

« , les personnes morales de droit privé mentionnées au 1° du II de l’article 1er de la loi du 31 juillet 2014 relative à l’économie sociale et solidaire, à l’exception des associations, et poursuivant un but d’utilité sociale au sens de l’article 2 de la même loi, les sociétés commerciales mentionnées au 2° du II de l’article 1er de la même loi, les sociétés remplissant les conditions mentionnées à l’article L. 210‑10 du code de commerce. »

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 4 mai 2021 ‱
Stéphane Mazars

À l’alinéa 13 , substituer au mot :

« et »

le mot :

« ou ».

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 4 mai 2021 ‱
Stéphane Mazars

À la deuxième phrase de l’alinéa 16 , après la deuxième occurrence du mot :

« classement »,

insérer les mots :

« au travail ».

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 4 mai 2021 ‱
Stéphane Mazars

Après la deuxième phrase de l’alinéa 16, insérer la phrase suivante :

« La décision de classement précise les régimes selon lesquels la personne détenue peut être employée : service général, concession, service de l’emploi pénitentiaire, insertion par l’activité économique, entreprise adaptée, établissement et service d’aide par le travail. Une liste d’attente d’affectation est constituée dans chaque établissement pénitentiaire. »

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 5 mai 2021 ‱
Stéphane Mazars

Substituer à la première phrase de l’alinéa 17, les deux phrases suivantes :

« Lorsque la personne détenue est classée au travail et en fonction des régimes selon lesquels elle peut être employée, elle peut adresser à l’administration pénitentiaire une demande d’affectation sur un poste de travail. Au vu de l’avis de la commission pluridisciplinaire unique et, le cas échéant, de la demande d’affectation formulée par la personne détenue, l’administration pénitentiaire organise des entretiens professionnels entre celle-ci et le service, l’entreprise ou la structure chargé de l’activité de travail. »

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 4 mai 2021 ‱
Stéphane Mazars

À la seconde phrase de l’alinéa 17, après le mot :

« entretiens »,

insérer les mots :

« au terme desquels la structure chargée de l’activité de travail opère un choix ».

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 4 mai 2021 ‱
Stéphane Mazars

Substituer à l’alinéa 18 les cinq alinéas suivants :

« « Art. 719‑15. – I. – En cas de faute disciplinaire, le chef d’établissement peut :

« « 1° Mettre fin au classement au travail ;

« « 2° Mettre fin à l’affectation sur un poste de travail ;

« « 3° Suspendre le classement au travail, pour une durée qu’il détermine.

« « Les mesures prévues aux 1° à 3° sont prises à titre de sanction disciplinaire dans les conditions prévues à l’article 726. » »

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 4 mai 2021 ‱
Stéphane Mazars

À la seconde phrase de l’alinéa 20, après le mot :

« peut »,

insérer le mot :

« également ».

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 4 mai 2021 ‱
Stéphane Mazars

À la première phrase de l’alinéa 21, substituer à la seconde occurrence des mots :

« de travail »

les mots :

« d’emploi pénitentiaire ».

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 4 mai 2021 ‱
Stéphane Mazars

À la seconde phrase de l’alinéa 21, supprimer la référence :

« du II ».

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 4 mai 2021 ‱
Stéphane Mazars

À l’alinéa 24, substituer à la seconde occurrence du mot :

« au »

les mots :

« sur un ».

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 4 mai 2021 ‱
Stéphane Mazars

À l’alinéa 25, substituer au mot :

« par »

le mot :

« entre ».

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 4 mai 2021 ‱
Stéphane Mazars

À la première phrase de l’alinéa 26, substituer à la première occurrence du mot :

« par »

le mot :

« entre ».

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 4 mai 2021 ‱
Stéphane Mazars

À la première phrase de l’alinéa 26, substituer aux mots :

« et une »

le mot :

« . Une ».

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 4 mai 2021 ‱
Stéphane Mazars

À la première phrase de l’alinéa 26, substituer aux mots :

« directeur de l' »

les mots :

« chef d' ».

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 4 mai 2021 ‱
Stéphane Mazars

À l’alinéa 32, substituer aux mots :

« lorsque la durée du contrat est supérieure à six mois ou indéterminée »

les mots :

« dans le cas prévu au 2° ».

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
PacĂŽme Rupin

Après l’alinéa 37, insérer l’alinéa suivant :

« Avant qu’il ne soit mis fin au contrat d’emploi pénitentiaire en application du 2°, le chef d’établissement, s’il l’estime approprié et après avoir recueilli l’accord de la personne détenue, sollicite du donneur d’ordre, lorsque que celui-ci est un de ceux mentionnés au 2° de l’article 719‑11, qu’il examine la possibilité de conclure avec la personne détenue, à l’issue de sa détention, un contrat de travail permettant à celle-ci de continuer à exercer le même travail, ou une autre activité pour ce même d’ordre, selon les dispositions du code du travail. »

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
PacĂŽme Rupin

Après l’alinéa 37, insérer les deux alinéas suivants :

« Par dérogation au 2° , lorsque la personne détenue fait l’objet d’une libération sous contrainte, que son donneur d’ordre est un de ceux mentionnés au 2° de l’article 719‑11, et que l’exercice de son travail reste matériellement possible dans le cadre de sa libération sous contrainte, le contrat d’emploi pénitentiaire peut être maintenu en cas de commun accord entre la personne détenue et le donneur d’ordre, et d’avis favorable du chef de l’établissement pénitentiaire.

« Il est mis fin au contrat d’emploi pénitentiaire ainsi maintenu au terme de l’exécution de la peine, ou dans les conditions du présent article. »

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
PacĂŽme Rupin

Après l’alinéa 37, insérer l’alinéa suivant :

« Avant qu’il ne soit mis fin au contrat d’emploi pénitentiaire en application du 3°, lorsque le donneur d’ordre est l’administration pénitentiaire, le chef de l’établissement depuis lequel la personne détenue est transférée, s’il l’estime approprié et après avoir recueilli l’accord de la personne détenue, sollicite du chef du nouvel établissement qu’il examine la possibilité de conclure un nouveau contrat d’emploi pénitentiaire permettant à la personne détenue de continuer à exercer un travail du même ordre que celui qu’elle exerçait dans le premier établissement. »

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
PacĂŽme Rupin

Après l’alinéa 37, insérer les deux alinéas suivants :

« Par dérogation au 3°, lorsque le donneur d’ordre est un de ceux mentionnés au 2° de l’article 719‑11 et que le travail de la personne détenue reste matériellement possible malgré son transfert dans un autre établissement, le contrat d’emploi pénitentiaire peut être maintenu en cas de commun accord entre la personne détenue et le donneur d’ordre, et d’avis favorable du chef de l’établissement depuis lequel la personne détenue est transférée. L’administration pénitentiaire organise alors les conditions d’exercice du travail de la personne détenue dans le cadre de son nouvel établissement.

« La convention annexée au contrat d’emploi pénitentiaire mentionnée au deuxième alinéa de l’article 719‑17 est remplacée par une nouvelle convention signée par la personne détenue, le représentant légal du donneur d’ordre, et par le chef du nouvel établissement pénitentiaire. »

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 4 mai 2021 ‱
Stéphane Mazars

I. – À l’alinéa 40, après le mot :

« classement »,

insérer les mots :

« au travail ».

II. – En conséquence, au même alinéa 40, après le mot :

« détenue »,

supprimer les mots :

« au travail ».

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 4 mai 2021 ‱
Stéphane Mazars

Compléter l’alinéa 47 par les deux phrases suivantes :

« La rémunération du travail des personnes détenues ne peut être inférieure à un taux horaire fixé par décret et indexé sur le salaire minimum de croissance défini à l’article L. 3231‑2 du code du travail. Ce taux peut varier en fonction du régime sous lequel les personnes détenues sont employées. »

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 4 mai 2021 ‱
Stéphane Mazars

À l’alinéa 49, substituer aux mots :

« La durée maximale »

les mots :

« Les durées maximales ».

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 4 mai 2021 ‱
Stéphane Mazars

À l’alinéa 55, après le mot :

« effectuée »,

insérer les mots :

« par la personne détenue ».

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 30 avr. 2021 ‱
Ugo Bernalicis

Au début de l’alinéa 7, insérer la phrase suivante :

« Dans les quarante-huit heures suivant l’arrivée de la personne détenue au sein de l’établissement pénitentiaire dans lequel celle-ci est affectée, cette dernière reçoit un document détaillant la procédure d’accès au travail en détention et l’offre de travail. »

đŸ–‹ïž ‱ Irrecevable ‱ 30 avr. 2021 ‱
Ugo Bernalicis
đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 30 avr. 2021 ‱
Ugo Bernalicis

I. – À la première phrase de l’alinéa 11, substituer aux mots :

« d’emploi pénitentiaire »

les mots :

« de travail ».

II. – En conséquence, procéder à la même substitution aux alinéas 23, 24 et 25, à la première phrase des alinéas 26 et 27 et aux alinéas 28, 29, 33, 38, 39, 40, 41 et 44.

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 30 avr. 2021 ‱
Ugo Bernalicis

Rédiger ainsi l’alinéa 28 :

« Le contrat de travail mentionné à l’article 713‑3 est rédigé dans les conditions prévues par les articles L. 121‑2 à L. 126‑4 du code du travail. Son contenu précise notamment la nature de la mission confiée à la personne détenue, ses droits et obligations, la durée la période d’essai, les conditions de suspension ou de rupture de la relation de travail. »

đŸ–‹ïž ‱ Irrecevable ‱ 30 avr. 2021 ‱
Ugo Bernalicis
đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 30 avr. 2021 ‱
Ugo Bernalicis

Supprimer l’alinéa 42.

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Stéphane Peu

Supprimer l’alinéa 42.

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Laurence Vichnievsky

Supprimer l’alinéa 42.

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Aurélien Taché

Supprimer l’alinéa 42.

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Marie-George Buffet

Supprimer les alinéas 45 à 52.

đŸ–‹ïž ‱ Irrecevable ‱ 30 avr. 2021 ‱
Ugo Bernalicis
đŸ–‹ïž ‱ Irrecevable ‱ 30 avr. 2021 ‱
Ugo Bernalicis
đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 30 avr. 2021 ‱
Ugo Bernalicis

Substituer aux alinéas 48 à 52 l’alinéa suivant :

« La durée minimale du temps de pause du salarié est prévue par l’article L. 3121‑16 du code du travail. »

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 30 avr. 2021 ‱
Ugo Bernalicis

Après l’alinéa 52, insérer l’alinéa suivant :

« Art. 719‑23‑1. – Les agents de contrôle de l’inspection du travail peuvent visiter les établissements pénitentiaires afin de veiller à l’application des dispositions régissant le travail en détention à tout moment. Des visites de l’inspection du travail sur l’ensemble des lieux de travail d’un établissement pénitentiaire sont réalisées périodiquement au minimum trois fois par an. »


Article 14
đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 4 mai 2021 ‱
Stéphane Mazars

I. – À l’alinéa 1, supprimer les mots :

« et, le cas échéant, les étendre et les adapter aux collectivités mentionnées à l’article 72‑3 de la Constitution, ».

II. – En conséquence, après l’alinéa 26, insérer l’alinéa suivant :

« 9° Le cas échéant, d’étendre et d’adapter aux collectivités mentionnées à l’article 72‑3 de la Constitution les mesures prises sur le fondement des 1° à 8° du présent I. »

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 4 mai 2021 ‱
Stéphane Mazars

I. – À l’alinéa 5, après le mot :

« pénitentiaire »,

supprimer les mots : 

« , à l’issue de leur détention, ».

II. – En conséquence, au même alinéa 5, après le mot :

« bénéficier »,

insérer les mots :

« , à l’issue de leur détention, ».

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 4 mai 2021 ‱
Stéphane Mazars

À l’alinéa 9, substituer à la troisième occurrence du mot :

« de »

le mot :

« des ».

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 4 mai 2021 ‱
Stéphane Mazars

À l’alinéa 13, après les mots :

« régimes et »,

insérer les mots :

« les règles ».

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 4 mai 2021 ‱
Stéphane Mazars

À l’alinéa 19, substituer au mot :

« renferme »

le mot :

« comprend ».

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 4 mai 2021 ‱
Stéphane Mazars

Compléter l’alinéa 27 par les mots :

« prévue au I ».

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Fadila Khattabi
AprÚs l'article 14, insérer l'article suivant:

« À partir du 1er janvier 2022, l’État peut autoriser, à titre expérimental, dans trois Régions, pour une durée de trois ans, la mise en œuvre des actions de formation par apprentissage mentionnées à l’article L. 6313‑6 du code du travail dans des établissements pénitentiaires. Cette expérimentation vise à permettre à des détenus âgés au plus de vingt-neuf ans révolus d’obtenir une qualification professionnelle sanctionnée par un diplôme ou un titre à finalité professionnelle, dans les conditions prévues au premier alinéa de l’article 33 de la loi n° 2009‑1436 du 24 novembre 2009 pénitentiaire. Le titre II du livre II de la sixième partie du code du travail ne s’applique pas à cette expérimentation.

« Au plus tard trois mois avant son terme, le Gouvernement présente au Parlement un rapport d’évaluation de cette expérimentation.

« Les conditions de mise en œuvre de cette expérimentation sont déterminées par décret en Conseil d’État. »

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 30 avr. 2021 ‱
Emmanuelle Ménard

Supprimer cet article.

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Marie-George Buffet

Supprimer cet article.

đŸ–‹ïž ‱ Irrecevable ‱ 3 mai 2021 ‱
Christine Le Nabour
đŸ–‹ïž ‱ Irrecevable ‱ 3 mai 2021 ‱
Dimitri Houbron
đŸ–‹ïž ‱ Irrecevable ‱ 3 mai 2021 ‱
Dimitri Houbron
đŸ–‹ïž ‱ Irrecevable ‱ 3 mai 2021 ‱
Dimitri Houbron
đŸ–‹ïž ‱ Irrecevable ‱ 3 mai 2021 ‱
Dimitri Houbron
đŸ–‹ïž ‱ Irrecevable ‱ 3 mai 2021 ‱
Dimitri Houbron
đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 30 avr. 2021 ‱
Marie-France Lorho

Supprimer l'alinéa 14.

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Fadila Khattabi

À l’alinéa 14, après le mot :

« détention »,

insérer les mots :

« , notamment à la formation professionnelle, ».

đŸ–‹ïž ‱ Irrecevable ‱ 26 avr. 2021 ‱
Raphaël Gérard
đŸ–‹ïž ‱ Irrecevable ‱ 3 mai 2021 ‱
Christine Le Nabour
đŸ–‹ïž ‱ Irrecevable ‱ 3 mai 2021 ‱
Dimitri Houbron
đŸ–‹ïž ‱ Irrecevable ‱ 3 mai 2021 ‱
Dimitri Houbron

Article 15
đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 30 avr. 2021 ‱
Emmanuelle Ménard

Supprimer cet article.

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Éric Ciotti

Supprimer cet article.

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Pascal Brindeau

I. – À l’alinéa 2, après le mot :

« organiser »,

insérer les mots :

« à droit constant ».

II. – En conséquence, à l’alinéa 3, après le mot :

« erreurs »

insérer le mot :

« matérielles ».

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 30 avr. 2021 ‱
Marie-France Lorho

Supprimer l’alinéa 3.


Article 16
đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Éric Ciotti
AprÚs l'article 16, insérer l'article suivant:

Le chapitre III du titre Ier de la loi n° 2009‑1436 du 24 novembre 2009 pénitentiaire est ainsi modifié :

1° L’article 35 est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Les visiteurs font l’objet d’une fouille systématique et de toute mesure de contrôle jugée nécessaire à la sécurité et au bon ordre de l’établissement. » ;

2° Le premier alinéa de l’article 57 est complété par une phrase ainsi rédigée : « Le chef d’établissement peut décider de soumettre des détenus à une fouille systématique, avant et après chaque visite. »


Article 18
đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Stéphane Mazars
AprÚs l'article 18, insérer l'article suivant:

L’article L. 126‑14 du code de la construction et de l’habitation, dans sa rédaction résultant de l’ordonnance n° 2020‑71 du 29 janvier 2020 relative à la réécriture des règles de construction et recodifiant le livre Ier du code de la construction et de l’habitation, est ainsi modifié :

1° Le premier alinéa est complété par les mots : « , dans des conditions fixées par décret en Conseil d’État » ;

2° Le second alinéa est ainsi rédigé :

« Les huissiers de justice ont accès aux boîtes aux lettres particulières selon les mêmes modalités que les agents chargés de la distribution au domicile agissant pour le compte des opérateurs mentionnés à l’article L. 126‑12. »

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Nicolas Démoulin
AprÚs l'article 18, insérer l'article suivant:

L’article L. 126‑14 du code de la construction et de l’habitation, dans sa rédaction résultant de l’ordonnance n° 2020‑71 du 29 janvier 2020 relative à la réécriture des règles de construction et recodifiant le livre Ier du code de la construction et de l’habitation, est ainsi modifié :

1° Le premier alinéa est complété par les mots : « , dans des conditions fixées par décret en Conseil d’État » ;

2° Le second alinéa est ainsi rédigé :

« Les huissiers de justice ont accès aux boîtes aux lettres particulières selon les mêmes modalités que les agents chargés de la distribution au domicile agissant pour le compte des opérateurs mentionnés à l’article L. 126‑12. »

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 30 avr. 2021 ‱
Emmanuelle Ménard

I. – À l’alinéa 2, après le mot :

« État »,

insérer les mots :

« et le maire de la commune concernée ».

II. – En conséquence, procéder à la même insertion à l’alinéa 4.

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 29 avr. 2021 ‱
Antoine Savignat
AprÚs l'article 18, insérer l'article suivant:

L’article L. 111‑6‑6 du code de la construction et de l’habitation est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Les huissiers de justice ont accès aux boîtes aux lettres particulières selon les mêmes modalités que les agents chargés de la distribution au domicile agissant pour le compte des opérateurs mentionnés à l’article L. 111‑6‑3. »

đŸ–‹ïž ‱ Irrecevable ‱ 23 avr. 2021 ‱
Alice Thourot
AprÚs l'article 18, insérer l'article suivant:
đŸ–‹ïž ‱ Irrecevable ‱ 3 mai 2021 ‱
Matthieu Orphelin
AprÚs l'article 18, insérer l'article suivant:
đŸ–‹ïž ‱ Irrecevable ‱ 3 mai 2021 ‱
Pierre Morel-À-L'Huissier
AprÚs l'article 18, insérer l'article suivant:
đŸ–‹ïž ‱ Irrecevable ‱ 23 avr. 2021 ‱
Alice Thourot
AprÚs l'article 18, insérer l'article suivant:

Article 19
đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Stéphane Mazars

I. – À la seconde phrase de l’alinéa 2, substituer aux mots :

« du professionnel »

les mots :

« de ces professionnels ».

II. – En conséquence, au même alinéa 2, substituer par trois fois au mot :

« ses »

le mot :

« leurs ».

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Stéphane Mazars

À l’alinéa 3, substituer au mot :

« la »,

le mot :

« sa ».

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Cécile Untermaier
AprÚs l'article 19, insérer l'article suivant:

« Des collèges de déontologie sont institués respectivement auprès du Conseil supérieur du notariat, de la Chambre nationale des commissaires de justice et du Conseil national des greffiers des tribunaux de commerce. Ils participent à l’élaboration du code de déontologie de la profession et émettent des avis et des recommandations sur son application.

« Ils sont composés de quatre professionnels et de trois personnalités extérieures qualifiées dont au moins un membre honoraire du Conseil d’État ou un magistrat honoraire de l’ordre administratif ou de l’ordre judiciaire. Ils sont présidés par le président de l’instance nationale ou par une personne qu’il désigne.

« Un décret en Conseil d’État précise les modalités d’application du présent article. »

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Fabien Matras
AprÚs l'article 19, insérer l'article suivant:

« Des collèges de déontologie sont institués respectivement auprès du Conseil supérieur du notariat, de la Chambre nationale des commissaires de justice et du Conseil national des greffiers des tribunaux de commerce. Ils participent à l’élaboration du code de déontologie de la profession et émettent des avis et des recommandations sur son application.

« Ils sont composés de quatre professionnels et de trois personnalités extérieures qualifiées dont au moins un membre honoraire du Conseil d’État ou un magistrat honoraire de l’ordre administratif ou de l’ordre judiciaire. Ils sont présidés par le président de l’instance nationale ou par une personne qu’il désigne.

« Un décret en Conseil d’État précise les modalités d’application du présent article. »


Article 20
đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Stéphane Mazars

À la fin de la première phrase de l’alinéa 1, substituer aux mots :

« de son ressort »

les mots :

« du ressort de la cour d’appel ».

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
PacĂŽme Rupin

À la dernière phrase de l’alinéa 1, substituer aux mots :

« concurremment avec les autorités de la profession »

les mots :

« à l’égard des commissaires de justice, des greffiers des tribunaux de commerce et des notaires, concurremment avec les autorités de chacune de ces professions ».

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Stéphane Mazars

À l’alinéa 2, supprimer la dernière occurrence du mot :

« par ».


Article 21
đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Stéphane Mazars

À l’alinéa 2, substituer au mot :

« tout »

le mot :

« ce ».

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Stéphane Mazars

Compléter l’alinéa 3 par la phrase suivante :

« Le montant et la durée de l’astreinte sont fixés en considération de la gravité du manquement et des facultés contributives du professionnel mis en cause. »


Article 22
đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Stéphane Mazars

Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« Le président de la juridiction disciplinaire de première instance ou son suppléant peut rejeter les plaintes irrecevables, manifestement infondées ou qui ne sont pas assorties des précisions permettant d’en apprécier le bien-fondé. »

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Laetitia Avia

Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« Le président de la juridiction disciplinaire de première instance ou son suppléant peut rejeter les plaintes irrecevables, manifestement infondées ou qui ne sont pas assorties des précisions permettant d’en apprécier le bien-fondé. »


Article 23
đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Stéphane Mazars

Au début de la seconde phrase de l’alinéa 1, substituer au mot :

« Il »

les mots :

« Ce service ».

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 30 avr. 2021 ‱
Marie-France Lorho

À la fin de la seconde phrase de l’alinéa 2, supprimer les mots :

« , sans pouvoir opposer le secret professionnel ».


Article 24
đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Stéphane Mazars

À la première phrase de l’alinéa 1, substituer aux mots :

« garde des sceaux »

les mots :

« ministre de la justice ».

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 4 mai 2021 ‱
Stéphane Mazars

I. - A la seconde phrase de l'alinéa 1, après le mot :

« appel »,

insérer les mots :

« , en activité ou honoraire ».

II. - A la troisième phrase de l'alinéa 2, après le mot :

« cassation »,

insérer les mots :

« , en activité ou honoraire »

et après le mot :

« judiciaire »,

insérer les mots :

«, en activité ou honoraires, ».

III. - A la seconde phrase de l'alinéa 4, après le mot :

« cassation »,

insérer les mots :

« , en activité ou honoraire ».

3° A la seconde phrase de l'alinéa 6, après le mot :

« cassation »

insérer les mots :

« en activité ou honoraire, ».

4° A la troisième phrase de l'alinéa 9, après le mot :

« judiciaire »,

insérer les mots :

«, en activité ou honoraires, ».

V. - Compléter l'article par l'alinéa suivant :

« V. - Les magistrats honoraires membres des juridictions disciplinaires ne peuvent siéger au-delà de la date de leur soixante-et-onzième anniversaire. »

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Stéphane Mazars

À la fin de la deuxième phrase de l’alinéa 2, substituer aux mots :

« leur profession »

les mots :

« la profession concernée ».

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Stéphane Mazars

À l’alinéa 5, substituer à la première occurrence du mot :

« la »

le mot :

« cette ».

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Stéphane Mazars

À la première phrase de l’alinéa 7, après le mot :

« ou »,

insérer le mot :

« devant ».

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Stéphane Mazars

À l’alinéa 8, substituer aux mots :

« selon le même critère qu’à l’alinéa précédent, devant le Conseil d’État ou la Cour de cassation »

les mots :

« devant le Conseil d’État lorsque les faits en cause ont trait aux fonctions exercées devant le Tribunal des conflits ou les juridictions de l’ordre administratif, ou devant la Cour de cassation, dans les autres cas, ».

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Stéphane Mazars

À la première phrase de l’alinéa 9, après le mot :

« juridictions »,

insérer le mot :

« disciplinaires ».

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Stéphane Mazars

À la première phrase de l’alinéa 9, substituer aux mots :

« garde des sceaux »

les mots :

« ministre de la justice ».

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 30 avr. 2021 ‱
Marie-France Lorho

I. – À la seconde phrase de l’alinéa 1, substituer aux mots :

« d’un magistrat du siège de la cour d’appel, président, et de deux »

les mots :

« de trois ».

II. – En conséquence, à la seconde phrase de l’alinéa 4, substituer aux mots :

« d’un magistrat du siège de la Cour de cassation, président, et de quatre »

les mots :

« de cinq ».

III. – En conséquence, à la seconde phrase de l’alinéa 6, supprimer les mots :

« d’un membre du Conseil d’État, d’un magistrat du siège de la Cour de cassation et ».

IV. – En conséquence, supprimer l’alinéa 7.

V. – En conséquence, substituer aux mots :

« le même critère qu’à l’alinéa précédent »

les mots :

« la nature des faits en cause ».

đŸ–‹ïž ‱ Irrecevable ‱ 4 mai 2021

Article 25
đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Stéphane Mazars

À l’alinéa 1, après le mot :

« professionnel »,

insérer les mots :

« mentionné à l’article 19 ».

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Stéphane Mazars

À la première phrase de l’alinéa 7, substituer au mot :

« du »

les mots :

« d’un ».

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Stéphane Mazars

À l’alinéa 12, substituer aux mots :

« l’instance »

les mots :

« la juridiction ».

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Stéphane Mazars

À l’alinéa 13, substituer aux mots :

« qu’après un délai un délai de cinq ans à compter de »

les mots :

« que cinq ans après ».


Article 26
đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Stéphane Mazars

I. – Compléter l’alinéa 1 par les mots :

« , après avoir recueilli ses observations au terme d’un échange contradictoire ».

II. – En conséquence, à l’alinéa 2, substituer à la seconde phrase les trois phrases suivantes :

« Elle peut, à tout moment, être levée par le président de la juridiction disciplinaire si des éléments nouveaux le justifient. Elle cesse de plein droit à l’expiration d’un délai de deux mois suivant la clôture de l’enquête. Elle cesse également de plein droit lorsque l’action disciplinaire ou l’action pénale s’éteint. »

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Stéphane Mazars

Compléter la première phrase de l’alinéa 3 par le mot :

« concernée ».


Article 27
đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Marie-George Buffet

Supprimer cet article.


Article 28
đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Stéphane Mazars

À la seconde phrase de l’alinéa 8, après le mot :

« général »,

insérer les mots :

« près la cour d’appel ».

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 4 mai 2021 ‱
Stéphane Mazars

I. – À l’alinéa 16, après le mot :

« appel »

insérer les mots :

« , en activité ou honoraire ».

II. – En conséquence, compléter le même alinéa par la phrase suivante :

« Le magistrat honoraire président du conseil de discipline ne peut siéger au-delà de la date de son soixante-et-onzième anniversaire. ».

III. – En conséquence, à la deuxième phrase de l’alinéa 23, après la première occurrence du mot :

« cour »,

insérer les mots :

« , en activité ou honoraires, ».

IV. – En conséquence,compléter le même alinéa par la phrase suivante :

« Les magistrats honoraires membres des juridictions disciplinaires ne peuvent siéger au-delà de la date de leur soixante-et-onzième anniversaire. »

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Stéphane Mazars

Après l’alinéa 21, insérer les deux alinéas suivants :

« 1° bis Après le même premier alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« « Le président de l’instance disciplinaire peut rejeter les réclamations irrecevables, manifestement infondées ou qui ne sont pas assorties des précisions permettant d’en apprécier le bien-fondé. » ; ».

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Laetitia Avia

Après l’alinéa 21, insérer les deux alinéas suivants :

« 1° bis Après le même premier alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« « Le président de l’instance disciplinaire peut rejeter les réclamations irrecevables, manifestement infondées ou qui ne sont pas assorties des précisions permettant d’en apprécier le bien-fondé. » ; ».

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Stéphane Mazars

À la deuxième phrase de l’alinéa 23, substituer aux mots :

« du conseil »

les mots :

« des conseils ».

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 29 avr. 2021 ‱
Antoine Savignat

À la fin de la seconde phrase de l’alinéa 8, supprimer les mots :

« ou de saisir directement la juridiction disciplinaire ».

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 29 avr. 2021 ‱
Philippe GomĂšs

À la fin de la seconde phrase de l’alinéa 8, supprimer les mots :

« ou de saisir directement la juridiction disciplinaire ».

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 30 avr. 2021 ‱
Marie-France Lorho

Supprimer les alinéas 15 et 16.

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Cécile Untermaier

I. – À l’alinéa 16, supprimer les mots :

« le conseil de discipline est présidé par ».

II. – En conséquence, au même alinéa, après le mot :

« président, »,

insérer les mots :

« participe au conseil de discipline ».

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Pierre Morel-À-L'Huissier

Compléter l’alinéa 23 par la phrase suivante :

« Les deux membres du conseil de l’ordre sont désignés par le président du Conseil de discipline mentionnée au premier alinéa de l’article 22, parmi les membres en exercice pour siéger exclusivement dans cette formation d’appel. »

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 30 avr. 2021 ‱
Cécile Untermaier

Après l’alinéa 23, insérer l’alinéa suivant :

« IV bis. – À la première phrase du premier alinéa de l’article 24, après le mot : « bâtonnier », sont insérés les mots : « et après consultation du procureur général ». »

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Pierre Morel-À-L'Huissier
AprÚs l'article 28, insérer l'article suivant:

Au dernier alinéa du I de l’article 52 de la loi n° 2015‑990 du 6 août 2015 pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques, les mots : « tous les deux » sont remplacés par les mots : « au moins tous les cinq ».

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 30 avr. 2021 ‱
Ugo Bernalicis
AprÚs l'article 28, insérer l'article suivant:

« L’article 3 de l’ordonnance royale du 10 septembre 1817 qui réunit, sous la dénomination d’Ordre des avocats au Conseil d’État et à la Cour de cassation, l’ordre des avocats aux conseils et le collège des avocats à la Cour de cassation, fixe irrévocablement, le nombre des titulaires, et contient des dispositions pour la discipline intérieure de l’Ordre est ainsi modifié :

« 1° Le I est abrogé ;

« 2° À la seconde phrase du II, les mots : « accéder à » sont remplacés par le mot : « exercer ». »


Article 29
đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Laurianne Rossi
AprÚs l'article 29, insérer l'article suivant:

À l’article 21‑2 de la loi n° 95‑125 du 8 février 1995 relative à l’organisation des juridictions et à la procédure civile, pénale et administrative, après le mot : « compétence », il est inséré le mot : « , indépendance ».

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Laurianne Rossi
AprÚs l'article 29, insérer l'article suivant:

Au début de l’article 21‑5 de la loi n° 95‑125 du 8 février 1995 relative à l’organisation des juridictions et à la procédure civile, pénale et administrative, sont ajoutés les mots : « Sous réserve du 7° de l’article L. 111‑3 du code des procédures civiles d’exécution, ».

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 4 mai 2021
AprÚs l'article 29, insérer l'article suivant:

La section 1 du chapitre Ier du titre II de la loi loi n° 95‑125 du 8 février 1995 relative à l’organisation des juridictions et à la procédure civile, pénale et administrative, est complétée par des articles 21‑6 et 21‑7 ainsi rédigés :

« Art. 21‑6. – Un Conseil national de la médiation est placé auprès du ministre de la justice. Il est chargé de :

« 1° Rendre des avis dans le domaine de la médiation, telle que définie à l’article 21 et proposer aux pouvoirs publics toutes mesures propres à l’améliorer ;

« 2° Proposer un recueil de déontologie applicable à la pratique de la médiation ;

« 3° Proposer des référentiels nationaux de formation des médiateurs et faire toute recommandation sur la formation ;

« 4° Émettre des propositions sur les conditions d’inscription des médiateurs sur la liste prévue à l’article 22‑1 A.

« Pour l’exercice de ses missions, le Conseil national de la médiation recueille toutes informations quantitatives et qualitatives sur la médiation.

« Un décret en Conseil d’État fixe l’organisation, les moyens et les modalités de fonctionnement du Conseil national de la médiation.

« Art. 21‑7. – Siègent au sein du Conseil national de la médiation des personnalités qualifiées, des représentants des associations intervenant dans le champ de la médiation, des administrations, des juridictions de l’ordre judiciaire et des professions du droit.

« Un décret en Conseil d’État fixe les modalités de composition du Conseil national de la médiation. »

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Laurianne Rossi
AprÚs l'article 29, insérer l'article suivant:

Au premier alinéa de l’article 4 de la loi n° 2016‑1547 du 18 novembre 2016 de modernisation de la justice du XXIe siècle, les mots : « ou est relative à un conflit » sont remplacés par les mots : « , est relative à un conflit de voisinage ou à un trouble anormal ».

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Marie-George Buffet

Supprimer cet article.

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Pierre Morel-À-L'Huissier

Supprimer cet article.

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Cécile Untermaier

À l’alinéa 2, après le mot :

« revêtus »,

sont insérés les mots :

« sans délai ».

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Cécile Untermaier

Compléter l’alinéa 2 par la phrase suivante :

« Une date de fin de médiation, conciliation ou procédure participative est fixée lors de la première réunion. »

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
NaĂŻma Moutchou
AprÚs l'article 29, insérer l'article suivant:

« Au début du titre II de la loi n° 71‑1130 du 31 décembre 1971 portant réforme de certaines professions juridiques et judiciaires, il est ajouté un article 54 A ainsi rédigé :

« « Art. 54 A. – La consultation consiste en une prestation personnalisée tendant, sur une question posée, à la fourniture d’un avis ou d’un conseil fondé sur l’application d’une règle de droit en vue, notamment, d’une éventuelle prise de décision. » »

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Pierre Morel-À-L'Huissier
AprÚs l'article 29, insérer l'article suivant:

« Au début du titre II de la loi n° 71‑1130 du 31 décembre 1971 portant réforme de certaines professions juridiques et judiciaires, il est ajouté un article 54 A ainsi rédigé :

« « Art. 54 A. – La consultation juridique consiste en une prestation intellectuelle personnalisée tendant, sur une question posée, à la fourniture d’un avis ou d’un conseil fondé sur l’application d’une règle de droit en vue, notamment, d’une éventuelle prise de décision. » »

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 30 avr. 2021 ‱
Cécile Untermaier
AprÚs l'article 29, insérer l'article suivant:

« Au début du titre II de la loi n° 71‑1130 du 31 décembre 1971 portant réforme de certaines professions juridiques et judiciaires, il est ajouté un article 54 A ainsi rédigé :

« « Art. 54 A. – La consultation juridique consiste en une prestation intellectuelle personnalisée tendant, sur une question posée, à la fourniture d’un avis ou d’un conseil fondé sur l’application d’une règle de droit, au soutien d’une éventuelle prise de décision. » »

đŸ–‹ïž ‱ Irrecevable ‱ 3 mai 2021 ‱
Pierre Morel-À-L'Huissier
AprÚs l'article 29, insérer l'article suivant:

Article 30
đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 29 avr. 2021 ‱
Antoine Savignat

À l’alinéa 2 après le mot :

« décision »,

insérer les mots :

« portée à leur connaissance dans le mois suivant ».

đŸ–‹ïž ‱ Irrecevable ‱ 30 avr. 2021 ‱
Marie-France Lorho
AprÚs l'article 30, insérer l'article suivant:

Article 31
đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 4 mai 2021 ‱
Stéphane Mazars

Au début, ajouter l’alinéa suivant :

« I A. – Le début de la deuxième phrase du second alinéa de l’article 216 du code de procédure pénale est ainsi rédigé : « Les parties peuvent produire les justificatifs des sommes qu’elles demandent et la chambre tient... (le reste sans changement). » »

đŸ–‹ïž ‱ Irrecevable ‱ 3 mai 2021 ‱
Marie-George Buffet
AprÚs l'article 31, insérer l'article suivant:
đŸ–‹ïž ‱ Irrecevable ‱ 3 mai 2021 ‱
Pierre Morel-À-L'Huissier
AprÚs l'article 31, insérer l'article suivant:
đŸ–‹ïž ‱ Irrecevable ‱ 3 mai 2021 ‱
Sacha Houlié
AprÚs l'article 31, insérer l'article suivant:
đŸ–‹ïž ‱ Irrecevable ‱ 3 mai 2021 ‱
Aurélien Taché
AprÚs l'article 31, insérer l'article suivant:
đŸ–‹ïž ‱ Irrecevable ‱ 30 avr. 2021 ‱
Cécile Untermaier
AprÚs l'article 31, insérer l'article suivant:
đŸ–‹ïž ‱ Irrecevable ‱ 30 avr. 2021 ‱
Ugo Bernalicis
AprÚs l'article 31, insérer l'article suivant:
đŸ–‹ïž ‱ Irrecevable ‱ 30 avr. 2021 ‱
Ugo Bernalicis
AprÚs l'article 31, insérer l'article suivant:

Article 32
đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 4 mai 2021

Compléter l’alinéa 2 par les mots :

« ainsi que pour tirer les conséquences de la décision n° 2021‑899 QPC du Conseil constitutionnel du 23 avril 2021 concernant la peine de confiscation ».

đŸ–‹ïž ‱ AdoptĂ© ‱ 4 mai 2021 ‱
Stéphane Mazars

À la fin de l’alinéa 5, substituer aux mots :

« ces ordonnances »

les mots :

« chacune des ordonnances prévues au présent article ».

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Marie-George Buffet

Supprimer cet article.

đŸ–‹ïž ‱ Irrecevable ‱ 27 avr. 2021 ‱
Éric Pauget
đŸ–‹ïž ‱ Irrecevable ‱ 4 mai 2021
AprÚs l'article 32, insérer l'article suivant:

Article 33
đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 30 avr. 2021 ‱
Ugo Bernalicis

Compléter l’article 33 par les mots :

« et, à la seconde phrase, après le mot : « général », sont insérés les mots : « et accord des parties au litige dans le cas où il s’agit du ressort de la même cour d’appel » ».


Article 34
đŸ–‹ïž ‱ Irrecevable ‱ 3 mai 2021 ‱
Pierre Morel-À-L'Huissier
AprÚs l'article 34, insérer l'article suivant:
đŸ–‹ïž ‱ Irrecevable ‱ 3 mai 2021 ‱
Laurence Vichnievsky
AprÚs l'article 34, insérer l'article suivant:
đŸ–‹ïž ‱ Irrecevable ‱ 3 mai 2021 ‱
Matthieu Orphelin
AprÚs l'article 34, insérer l'article suivant:
đŸ–‹ïž ‱ Irrecevable ‱ 30 avr. 2021 ‱
Cécile Untermaier
AprÚs l'article 34, insérer l'article suivant:
đŸ–‹ïž ‱ Irrecevable ‱ 30 avr. 2021 ‱
Antoine Savignat
AprÚs l'article 34, insérer l'article suivant:
đŸ–‹ïž ‱ Irrecevable ‱ 3 mai 2021 ‱
Laurence Vichnievsky
AprÚs l'article 34, insérer l'article suivant:
đŸ–‹ïž ‱ Irrecevable ‱ 30 avr. 2021 ‱
Cécile Untermaier
AprÚs l'article 34, insérer l'article suivant:

Article 35
đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 30 avr. 2021 ‱
Ugo Bernalicis
Avant l'article 35, insérer l'article suivant:

« L’article 109 de la loi n° 2019‑222 du 23 mars 2019 de programmation 2018‑2022 et de réforme pour la justice est abrogé. »

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 3 mai 2021 ‱
Marie-George Buffet

À la fin de l’alinéa 1, substituer à l'année :

« 2023 »

l'année :

« 2033 ».

đŸ–‹ïž ‱ RejetĂ© ‱ 28 avr. 2021 ‱
Fabien Di Filippo
AprÚs l'article 35, insérer l'article suivant:

« Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur les libérations qui ont eu lieu pour vice de procédure depuis 2001, et sur les moyens à mettre en œuvre pour y mettre fin. »

đŸ–‹ïž ‱ Irrecevable ‱ 30 avr. 2021 ‱
Ugo Bernalicis
AprÚs l'article 35, insérer l'article suivant:
đŸ–‹ïž ‱ Irrecevable ‱ 3 mai 2021 ‱
Stéphane Peu
AprÚs l'article 35, insérer l'article suivant:
đŸ–‹ïž ‱ Irrecevable ‱ 3 mai 2021 ‱
Benjamin Dirx
AprÚs l'article 35, insérer l'article suivant:
đŸ–‹ïž ‱ Irrecevable ‱ 3 mai 2021 ‱
Maud Gatel
AprÚs l'article 35, insérer l'article suivant:
đŸ–‹ïž ‱ Irrecevable ‱ 3 mai 2021 ‱
Sylvia Pinel
AprÚs l'article 35, insérer l'article suivant:
đŸ–‹ïž ‱ Irrecevable ‱ 3 mai 2021 ‱
Buon Tan
AprÚs l'article 35, insérer l'article suivant:
đŸ–‹ïž ‱ Irrecevable ‱ 3 mai 2021 ‱
Buon Tan
AprÚs l'article 35, insérer l'article suivant:
đŸ–‹ïž ‱ Irrecevable ‱ 3 mai 2021 ‱
Buon Tan
AprÚs l'article 35, insérer l'article suivant:
ExposĂ© des motifs ‱ ⏱Lecture 32min.

Les dispositions du titre Ier ont pour objet de faciliter l’enregistrement et la diffusion des audiences pour amĂ©liorer la connaissance par nos concitoyens des missions et du fonctionnement de la justice.

L’article 1er, article unique de ce premier titre, insĂšre Ă  cette fin un article 38 quater dans la loi du 29 juillet 1881 sur la libertĂ© de la presse. L’article prĂ©voit un nouveau rĂ©gime d’autorisation d’enregistrement sonore ou audiovisuel des audiences judiciaires et administratives en vue de leur diffusion fondĂ©e sur un motif d’intĂ©rĂȘt public. Il s’agit d’une nouvelle dĂ©rogation Ă  l’interdiction d’enregistrer les audiences, fixĂ©e par l’article 38 ter.

Une fois l’autorisation accordĂ©e, l’enregistrement des audiences publiques n’est pas conditionnĂ© Ă  l’accord des parties au procĂšs et, plus gĂ©nĂ©ralement, des personnes enregistrĂ©es. En revanche, les audiences non publiques ne peuvent ĂȘtre enregistrĂ©es qu’avec l’accord des parties. Les modalitĂ©s de l’enregistrement doivent par ailleurs respecter le bon dĂ©roulement des dĂ©bats et le libre exercice des droits. Au titre de la police de l’audience, le prĂ©sident de l’audience peut suspendre ou arrĂȘter l’enregistrement pour garantir le bon dĂ©roulement des dĂ©bats et prĂ©server l’exercice des droits des parties.

La diffusion de l’enregistrement ne peut intervenir qu’aprĂšs que l’instance a donnĂ© lieu Ă  une dĂ©cision dĂ©finitive. Par exception, le Conseil d’État et la Cour de cassation peuvent diffuser en direct, aprĂšs recueil prĂ©alable de l’avis des parties, leurs audiences publiques (comme le fait le Conseil constitutionnel). La diffusion doit par ailleurs ĂȘtre rĂ©alisĂ©e dans des conditions ne portant atteinte ni Ă  la sĂ©curitĂ©, ni au droit au respect de la vie privĂ©e des personnes, ni Ă  la prĂ©somption d’innocence.

Les Ă©lĂ©ments d’identification des mineurs, des majeurs protĂ©gĂ©s et des forces de l’ordre dont les missions exigent, pour des raisons de sĂ©curitĂ©, le respect de l’anonymat sont systĂ©matiquement occultĂ©s.

Les Ă©lĂ©ments d’identification des autres personnes enregistrĂ©es sont Ă©galement occultĂ©s sauf si elles ont donnĂ© leur accord prĂ©alable par Ă©crit pour leur diffusion. Par ailleurs, les parties et les tĂ©moins, bĂ©nĂ©ficient d’un droit Ă  rĂ©tractation.

Enfin, afin de garantir le droit Ă  l’oubli, aucun Ă©lĂ©ment d’identification des personnes enregistrĂ©es ne peut ĂȘtre diffusĂ© Ă  l’expiration d’un dĂ©lai de cinq ans Ă  compter de la premiĂšre diffusion sans excĂ©der dix ans Ă  compter de l’autorisation d’enregistrement.

Un nouvel alinĂ©a est par ailleurs insĂ©rĂ© au sein de l’article 39 pour permettre d’enregistrer, avec l’accord des parties, des audiences en matiĂšre de diffamation, de filiation, actions Ă  fins de subsides, procĂšs en divorce, sĂ©paration de corps et nullitĂ©s de mariage.

Les dispositions du titre II ont pour objet de renforcer la confiance des justiciables en améliorant le déroulement des procédures pénales.

Celles de son chapitre Ier renforcent les garanties judiciaires au cours de l’enquĂȘte et de l’instruction.

Directement inspirĂ©es par les propositions de la commission relative aux droits de la dĂ©fense dans l’enquĂȘte pĂ©nale et au secret professionnel de l’avocat, prĂ©sidĂ©e par Dominique Mattei, avocat, ancien bĂątonnier du barreau de Marseille, les dispositions des articles 2 et 3 modifient le code de procĂ©dure pĂ©nale afin de mieux encadrer, dans le temps et au regard des droits des personnes suspectĂ©es et des victimes, le dĂ©roulement des enquĂȘtes prĂ©liminaires, et de mieux protĂ©ger le secret de la dĂ©fense.

L’article 2 insĂšre ainsi dans ce code un article 75‑3 qui encadre la durĂ©e des enquĂȘtes, en prĂ©voyant que la durĂ©e d’une enquĂȘte prĂ©liminaire ne pourra excĂ©der deux ans, sous rĂ©serve d’une prolongation possible par le procureur de la RĂ©publique pour une durĂ©e maximale d’un an. A l’issue de ces dĂ©lais, le procureur de la RĂ©publique devra soit mettre en mouvement l’action publique, soit mettre en Ɠuvre une procĂ©dure alternative aux poursuites, soit classer sans suite la procĂ©dure. Les dĂ©lais de deux ans et un an sont augmentĂ©s d’un an en matiĂšre de dĂ©linquance ou de criminalitĂ© organisĂ©es et en matiĂšre de terrorisme : ainsi, pour ces enquĂȘtes, les dĂ©lais sont respectivement de trois ans et deux ans.

Cet article réécrit par ailleurs l’article 77‑2 du mĂȘme code, prĂ©voyant les cas d’ouverture de l’enquĂȘte au contradictoire, afin de renforcer les garanties prĂ©vues par cet article. Outre la possibilitĂ© pour le procureur de dĂ©cider Ă  tout moment de mener une enquĂȘte contradictoire, en communiquant la copie du dossier au suspect et Ă  la victime et en leur permettant de faire des observations, le cas Ă©chĂ©ant par l’intermĂ©diaire d’un avocat, cet article Ă©tend les possibilitĂ©s pour les suspects de demander l’exercice de ce droit non seulement un an aprĂšs leur audition, mais Ă©galement un an aprĂšs une perquisition, ou lorsqu’ils sont mis en cause par des mĂ©dias. Le procureur devra alors leur communiquer le dossier et recevoir leurs observations. Afin de garantir l’équilibre de la procĂ©dure, il pourra toutefois refuser de faire droit Ă  cette demande si l’enquĂȘte est toujours en cours et la communication du dossier de la procĂ©dure risquerait de porter atteinte Ă  l’efficacitĂ© des investigations, mais uniquement pendant une durĂ©e de six mois, et il devra alors prendre une dĂ©cision motivĂ©e et versĂ©e au dossier qui pourra ĂȘtre contestĂ©e devant le procureur gĂ©nĂ©ral. Enfin, en tout Ă©tat de cause, aprĂšs un dĂ©lai de deux ans aprĂšs une audition ou une perquisition, l’enquĂȘte ne pourra se poursuivre Ă  l’encontre d’un suspect que de façon contradictoire. Les dĂ©lais prĂ©vus par l’article 77‑2 sont par ailleurs adaptĂ©s en matiĂšre de dĂ©linquance ou de criminalitĂ© organisĂ©es et de terrorisme. L’ouverture au contradictoire suite Ă  la mĂ©diatisation de l’affaire est exclue dans ces matiĂšres.

Les dispositions des articles 75‑3 et 77‑3 du code de procĂ©dure pĂ©nale seront applicables aux enquĂȘtes commencĂ©es Ă  compter de la publication de la rĂ©forme.

L’article 3 renforce sur plusieurs points le secret professionnel de la dĂ©fense qui constitue en effet dans tout État de droit une garantie essentielle au bon fonctionnement de la justice et Ă  son caractĂšre Ă©quitable, qui participe directement de la confiance des citoyens dans l’institution judiciaire.

Il complĂšte ainsi l’article prĂ©liminaire du code de procĂ©dure pĂ©nale afin d’affirmer de façon solennelle que « le respect du secret professionnel de la dĂ©fense est garanti au cours la procĂ©dure ».

Il amĂ©liore les garanties en matiĂšre de perquisition au cabinet ou au domicile d’un avocat, en ne permettant ces perquisitions que s’il existe contre l’avocat des raisons plausibles de le soupçonner d’avoir commis ou tentĂ© de commettre l’infraction qui fait l’objet de la procĂ©dure, en exigeant que ces raisons soient mentionnĂ©es dans une dĂ©cision motivĂ©e portĂ©e Ă  la connaissance du bĂątonnier, et en prĂ©voyant que la dĂ©cision du juge des libertĂ©s et de la dĂ©tention compĂ©tent pour statuer sur des contestations de validitĂ© des saisies que peut soulever le bĂątonnier pourront faire l’objet d’un recours suspensif dans un dĂ©lai de 24 heures devant le premier prĂ©sident de la cour d’appel.

Il encadre Ă©galement les rĂ©quisitions portant sur des donnĂ©es de connexion correspondant Ă  la ligne tĂ©lĂ©phonique d’un avocat, en exigeant, en enquĂȘte comme Ă  l’instruction, une dĂ©cision motivĂ©e du juge des libertĂ©s et de la dĂ©tention, faisant Ă©tat de raisons plausibles de soupçonner l’avocat et devant ĂȘtre communiquĂ©e pour information au bĂątonnier.

Il renforce enfin les garanties existant en cas d’interception de communications portant sur la ligne professionnelle ou privĂ©e d’un avocat, en exigeant dans tous les cas, au cours de l’enquĂȘte comme de l’instruction, une dĂ©cision motivĂ©e du juge des libertĂ©s et de la dĂ©tention faisant Ă©tat des raisons plausibles de soupçonner l’avocat.

Les dispositions de l’article 4 amĂ©liorent la protection de la prĂ©somption d’innocence en clarifiant et renforçant la rĂ©pression de la violation du secret de l’enquĂȘte et de l’instruction, qui sera dĂ©sormais uniquement prĂ©vue par l’article 434‑7‑2 du code pĂ©nal.

Les peines encourues, qui ne s’appliqueront Ă©videmment pas si la rĂ©vĂ©lation portant sur une procĂ©dure en cours est faite pour l’exercice des droits de la dĂ©fense reconnus Ă  la personne suspectĂ©e ou poursuivie ou Ă  la victime, seront ainsi de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende, alors qu’actuellement seules sont encourues les peines rĂ©primant la violation du secret professionnel, prĂ©vue par l’article 226‑13 du code pĂ©nal, qui sont d’un an d’emprisonnement et 15 000 euros d’amende.

Lorsque la rĂ©vĂ©lation sera faite Ă  des personnes susceptibles d’ĂȘtre impliquĂ©es comme auteurs, coauteurs, complices ou receleurs, dans la commission de ces infractions, et qu’elle sera rĂ©alisĂ©e dans le dessein d’entraver le dĂ©roulement des investigations ou la manifestation de la vĂ©ritĂ©, les peines seront portĂ©es Ă  cinq ans d’emprisonnement et Ă  75 000 euros d’amende et, si la procĂ©dure concerne des faits de dĂ©linquance ou de criminalitĂ© organisĂ©e, comme notamment des actes de terrorisme, Ă  sept ans d’emprisonnement et Ă  100 000 euros d’amende.

Elles amĂ©liorent Ă©galement les modalitĂ©s d’information, lorsque nĂ©cessaire, sur les enquĂȘtes en cours, en permettant une communication par un officier de police judiciaire sur autorisation et sous le contrĂŽle du procureur de la RĂ©publique.

Le chapitre II vise à limiter le recours à la détention provisoire.

L’article 5 favorise Ă  cette fin le recours Ă  l’assignation Ă  rĂ©sidence sous surveillance Ă©lectronique (ARSE) ainsi qu’au nouveau dispositif Ă©lectronique mobile anti‑rapprochement applicable en cas de violence au sein du couple. L’article complĂšte l’article 137‑3 du code de procĂ©dure pĂ©nale afin d’exiger une motivation spĂ©ciale Ă©nonçant les considĂ©rations de fait sur le caractĂšre insuffisant de ces mesures aprĂšs huit mois de dĂ©tention provisoire, ainsi que l’article 142‑6 de ce code pour prĂ©voir la saisine obligatoire du service pĂ©nitentiaire d’insertion et de probation sur la faisabilitĂ© de l’ARSE en cas de deuxiĂšme prolongation de la dĂ©tention provisoire pour les dĂ©lits punis d’une peine d’emprisonnement infĂ©rieure ou Ă©gale Ă  cinq ans.

Le chapitre III comporte plusieurs dispositions améliorant la procédure de jugement des crimes.

Son article 6 institue dans un nouvel article 276‑1 du code de procĂ©dure pĂ©nale une audience prĂ©paratoire criminelle, menĂ©e par le prĂ©sident de la cour d’assises avec le reprĂ©sentant du parquet et les avocats de toutes les parties, destinĂ©e Ă  rechercher un accord sur les tĂ©moins et experts Ă  citer et la durĂ©e de l’audience, conformĂ©ment Ă  une proposition de la mission relative aux cours d’assises et cours criminelles dĂ©partementales, prĂ©sidĂ©e par M. Jean‑Pierre Getti, magistrat honoraire, ancien prĂ©sident de cour d’assises.

L’article 6 modifie aussi l’article 359 du code de procĂ©dure pĂ©nale, afin de rĂ©tablir la minoritĂ© de faveur devant la cour d’assises statuant en premier ressort, supprimĂ©e en 2011 lors de la diminution du nombre des jurĂ©s, afin de garantir Ă  nouveau le respect de la souverainetĂ© populaire. Un accusĂ© ne pourra ainsi ĂȘtre condamnĂ© qu’à la majoritĂ© de sept voix au moins, au lieu de six, donc avec les voix d’au moins quatre des six jurĂ©s.

Il modifie enfin les rĂšgles de l’article 367 de ce code sur l’incarcĂ©ration Ă  l’audience de l’accusĂ© condamnĂ© qui comparaissait libre, en exigeant la dĂ©livrance d’un mandat de dĂ©pĂŽt en cas de prononcĂ© d’une peine d’emprisonnement.

L’article 7 prĂ©voit, Ă  titre expĂ©rimental pour une durĂ©e de trois ans, la participation d’un avocat honoraire dans la composition de la cour d’assises ou de la cour criminelle. Les modalitĂ©s de dĂ©signation de cet avocat sont prĂ©cisĂ©es afin de garantir sa compĂ©tence et son impartialitĂ©.

Enfin, l’article 8 procĂšde Ă  la gĂ©nĂ©ralisation des cours criminelles dĂ©partementales instituĂ©es Ă  titre expĂ©rimental par la loi n° 2019‑222 du 23 mars 2019 de programmation 2018‑2022 et de rĂ©forme pour la justice.

Cette expĂ©rimentation a en effet dĂ©montrĂ© l’utilitĂ© de cette juridiction composĂ©e de cinq magistrats professionnels, qui permet de juger en premier ressort, plus rapidement que les cours d’assises, mais selon des modalitĂ©s garantissant de façon Ă©quivalente et satisfaisante le respect des droits de la dĂ©fense et des droits des victimes, les crimes commis par des majeurs et punis de quinze ou vingt ans de rĂ©clusion.

Le chapitre IV vise Ă  amĂ©liorer les dispositions relatives Ă  l’exĂ©cution des peines, instituant notamment un nouveau rĂ©gime de rĂ©duction des peines.

L’article 9 procĂšde ainsi, en premier lieu, Ă  une rĂ©forme en profondeur des rĂšgles relatives aux rĂ©ductions de peine en mettant fin au dispositif du crĂ©dit de rĂ©duction de peine prĂ©vu par l’article 721 du code de procĂ©dure pĂ©nale instituĂ© par la loi du 9 mars 2004 portant adaptation de la justice aux Ă©volutions de la criminalitĂ©.

Ce systĂšme Ă©tait en effet incomprĂ©hensible pour nos concitoyens en aboutissant Ă  une rĂ©duction automatique, immĂ©diate et systĂ©matique portant sur l’ensemble de la peine prononcĂ©e, et s’appliquant en mĂȘme temps que les rĂ©ductions supplĂ©mentaires de peine accordĂ©es, de façon personnalisĂ©e, par le juge de l’application des peines en application de l’article 721‑1 aux condamnĂ©s ayant manifestĂ© des efforts sĂ©rieux de rĂ©adaptation sociale.

Il est dĂ©sormais prĂ©vu dans une nouvelle rĂ©daction de l’article 721 un dispositif unique de rĂ©duction de peine que pourra octroyer le juge de l’application des peines, aprĂšs avis de la commission des peines, au fur et Ă  mesure de l’exĂ©cution de la peine, lorsque le condamnĂ© aura donnĂ© des preuves suffisantes de bonne conduite et aura manifestĂ© des efforts sĂ©rieux de rĂ©insertion sociale, comme la rĂ©ussite Ă  un examen ou le remboursement de la victime. Le montant maximum de ces rĂ©ductions sera Ă©gal aux montants cumulĂ©s des anciennes rĂ©ductions pour bonne conduite qui existait avant 2004 (trois mois par an pour les peines supĂ©rieures ou Ă©gales Ă  un an, sept jours par mois pour les peines infĂ©rieures Ă  un an) et celui des rĂ©ductions supplĂ©mentaires de peine (trois mois par an pour les peines supĂ©rieures ou Ă©gales Ă  un an, sept jours par mois pour les peines infĂ©rieures Ă  un an), soit six mois par an pour les peines supĂ©rieures ou Ă©gales Ă  un an et quatorze jours par mois pour les peines infĂ©rieures Ă  un an.

Comme actuellement, le montant total des rĂ©ductions de peines pouvant ĂȘtre accordĂ©es sera rĂ©duit lorsque la personne est condamnĂ©e pour un acte de terrorisme (art. 721‑1‑1 du code de procĂ©dure pĂ©nale).

Ce nouveau rĂ©gime des rĂ©ductions de peines s’appliquera Ă  compter du 1er janvier 2023.

Ce nouveau rĂ©gime de rĂ©duction de peine vĂ©ritablement personnalisĂ© est complĂ©tĂ© par l’ajout d’une rĂ©duction spĂ©cifique de peine pouvant aller jusqu’au deux tiers de celle‑ci en cas de comportement exceptionnel Ă  l’égard de l’institution pĂ©nitentiaire, par exemple une personne dĂ©tenue s’interposant en cas d’agression d’un personnel pĂ©nitentiaire (article 721‑4 du code de procĂ©dure pĂ©nale).

L’article 9 amĂ©liore Ă©galement la libĂ©ration sous contrainte instituĂ©e par la loi du 23 mars 2019 de programmation 2018‑2022 et de rĂ©forme pour la justice, et prĂ©vue par l’article 720 du code de procĂ©dure pĂ©nale, en rendant celle‑ci plus systĂ©matique lorsqu’il reste aux condamnĂ©s exĂ©cutant une ou plusieurs peines privatives de libertĂ© d’une durĂ©e totale infĂ©rieure ou Ă©gale Ă  deux ans, un reliquat de peine Ă  exĂ©cuter qui est infĂ©rieur ou Ă©gale Ă  trois mois. Dans ce cas, la libĂ©ration devra en effet intervenir de plein droit, sauf en cas d’impossibilitĂ© matĂ©rielle rĂ©sultant de l’absence d’hĂ©bergement, le juge de l’application des peines devant alors, aprĂšs avis de la commission d’application des peines, dĂ©terminer la mesure applicable. Cette libĂ©ration sous contrainte de plein droit ne sera cependant pas applicable aux personnes condamnĂ©es pour crime, pour acte de terrorisme, violences sur mineur de quinze ans ou violences au sein du couple, ou aux personnes ayant fait l’objet de sanctions disciplinaires pendant la durĂ©e de leur dĂ©tention.

Enfin, l’article 9 Ă©tend les possibilitĂ©s pour le juge de l’application des peines de recourir Ă  une ordonnance d’incarcĂ©ration provisoire (article 712‑19 du code de procĂ©dure pĂ©nale) et corrige une erreur lĂ©gistique relative au dĂ©bat contradictoire de rĂ©vocation d’une dĂ©tention Ă  domicile sous surveillance Ă©lectronique (article 713‑43 du mĂȘme code).

Le chapitre V du titre II apporte enfin, par son article 10, diverses améliorations au code pénal, au code de procédure pénale ou au code de la justice pénale des mineurs, notamment pour préciser des réformes récentes ou tirer les conséquences de plusieurs censures prononcées par le Conseil constitutionnel dans le cadre de questions prioritaires de constitutionnalité.

Il modifie l’article 41 du code de procĂ©dure pĂ©nale afin de prĂ©ciser les cas dans lesquelles une enquĂȘte sociale rapide est obligatoire en cas de poursuites, pour Ă©viter que ces enquĂȘtes ne soient systĂ©matiques dans le cadre de la procĂ©dure de comparution prĂ©alable de culpabilitĂ©.

Il modifie l’article 495‑15 de ce code relatif Ă  cette procĂ©dure afin de simplifier la possibilitĂ© pour un prĂ©venu faisant l’objet d’une citation directe ou d’une convocation en justice de demander au procureur d’y recourir.

Il complĂšte l’article 656‑1 de ce code permettant l’anonymisation des enquĂȘteurs des services de renseignement nationaux afin d’étendre ses dispositions aux agents Ă©trangers affectĂ©s dans des services de police judiciaire spĂ©cialement chargĂ©s de la lutte contre le terrorisme.

Il complĂšte l’article 706‑74 de ce code afin de permettre la crĂ©ation de juridictions interrĂ©gionales qui seront spĂ©cialisĂ©es pour connaĂźtre les crimes de meurtres, tortures et actes de barbarie, viols, enlĂšvement et sĂ©questration, lorsque ces faits sont susceptibles d’avoir Ă©tĂ© commis de façon rĂ©pĂ©tĂ©e, afin de renforcer l’efficacitĂ© de la rĂ©pression contre les criminels en sĂ©rie.

Il tire les consĂ©quences d’une dĂ©cision QPC du Conseil constitutionnel du 5 avril 2019 relative Ă  l’indemnisation du civilement responsable lorsque celui‑ci est mis hors de cause dans une procĂ©dure pĂ©nale, d’une dĂ©cision QPC du 15 janvier 2021 relative aux perquisitions rĂ©alisĂ©es chez des majeurs protĂ©gĂ©s, et d’une dĂ©cision QPC du 4 mars 2021 relative Ă  la notification au prĂ©venu de son droit au silence par le juge des libertĂ©s et de la dĂ©tention lors de la procĂ©dure de comparution immĂ©diate, dĂ©cision qui impose Ă©galement de prĂ©voir cette notification devant la chambre de l’instruction.

Il modifie enfin l’article L. 423‑11 du code de la justice pĂ©nale des mineurs, afin de permettre au juge des enfants de dĂ©livrer un mandat de comparution, ou un mandat d’amener ou d’arrĂȘt en cas de violation des obligations du contrĂŽle judiciaire ou de l’assignation Ă  domicile sous rĂ©sidence Ă©lectronique, ce qui comble une lacune de cet article.

Ce projet de loi vise Ă©galement Ă  donner une traduction lĂ©gislative, en matiĂšre de confiance dans le service public pĂ©nitentiaire, aux engagements pris par le PrĂ©sident de la RĂ©publique Ă  l’occasion de son discours prononcĂ© Ă  l’Ecole nationale d’administration pĂ©nitentiaire (ENAP) le 6 mars 2018. Le PrĂ©sident de la RĂ©publique souhaitait Ă  cette occasion que « le droit du travail, en Ă©tant adaptĂ© Ă©videmment Ă  la rĂ©alitĂ© et aux contraintes de la prison, puisse s’appliquer aux dĂ©tenus et, Ă  tout le moins, que le lien qui unit l’administration pĂ©nitentiaire et le dĂ©tenu travaillant en son sein soit un lien contractuel avec des garanties qui s’y attachent, et non plus un acte unilatĂ©ral avec la nĂ©gation de tous les droits ». Par le rapprochement avec le droit du travail qu’il opĂšre, ce projet de loi permet de mieux prĂ©parer les personnes dĂ©tenues, majoritairement dĂ©pourvues de toute expĂ©rience Ă  caractĂšre professionnel, Ă  redevenir des citoyens autonomes et responsables mais Ă©galement de revaloriser l’image du travail pĂ©nitentiaire Ă  l’extĂ©rieur pour attirer des entreprises en recherche d’une dĂ©marche de responsabilitĂ© sociĂ©tale.

L’article 11 crĂ©e un contrat d’emploi pĂ©nitentiaire en lieu et place de l’acte unilatĂ©ral d’engagement qui reliait jusque‑lĂ  la personne dĂ©tenue Ă  l’administration pĂ©nitentiaire. Le lien contractuel pourra unir, en fonction du rĂ©gime de travail, la personne dĂ©tenue Ă  l’administration pĂ©nitentiaire et/ou Ă  une entreprise, une association ou un service chargĂ© de l’activitĂ© de travail. Cet article vient Ă©galement prĂ©ciser que le rĂ©gime du contrat d’emploi pĂ©nitentiaire s’étendra au travail effectuĂ© en dehors de la zone de dĂ©tention, sur le domaine pĂ©nitentiaire et aux abords immĂ©diats et au travail effectuĂ© pour le compte d’un donneur d’ordre dont une partie s’effectue en dehors du domaine pĂ©nitentiaire.

L’article 12 vient prĂ©ciser les rĂšgles relatives Ă  la durĂ©e du travail en dĂ©tention ainsi que les modalitĂ©s de formation et de cessation de la relation de travail. Il prĂ©voit que le contrat d’emploi pĂ©nitentiaire pourra ĂȘtre conclu Ă  durĂ©e dĂ©terminĂ©e ou indĂ©terminĂ©e pour une durĂ©e de travail Ă  temps plein ou Ă  temps partiel. Les dispositions du code du travail relatives au temps de repos, Ă  la durĂ©e du travail, aux heures supplĂ©mentaires et aux jours fĂ©riĂ©s sont reprises dans cet article. Le processus de recrutement est scindĂ© en deux Ă©tapes, une premiĂšre Ă©tape de classement au travail par le chef d’établissement et une seconde Ă©tape d’affectation oĂč l’entreprise, l’association ou le service chargĂ© de l’activitĂ© de travail joue un rĂŽle premier. Les motifs de dĂ©classement ou de dĂ©saffectation seront Ă©largis pour se rapprocher du droit commun. Par ailleurs, Ă  l’exception du motif disciplinaire, la dĂ©cision de dĂ©saffectation sera prise par l’entreprise, le service ou l’association donneur d’ordre. L’article 12 prĂ©voit Ă©galement les motifs de suspension du contrat d’emploi pĂ©nitentiaire.

L’article 13 vient abroger l’article 33 de la loi pĂ©nitentiaire dont les dispositions utiles sont reprises Ă  l’article 12.

L’article 14 comprend une habilitation Ă  prendre par voie d’ordonnance des dispositions lĂ©gislatives permettant d’ouvrir des droits sociaux aux travailleurs dĂ©tenus dĂšs lors qu’ils sont utiles Ă  leur rĂ©insertion.

L’habilitation doit permettre de prĂ©parer au mieux la sortie de dĂ©tention, Ă  travers notamment l’extension des droits Ă  l’assurance‑vieillesse, l’ouverture de droits Ă  l’assurance‑chĂŽmage et au compte personnel d’activitĂ© Ă  l’exclusion du compte professionnel de prĂ©vention. Elle vise Ă©galement la couverture de nouveaux risques dans le cadre de leurs activitĂ©s de travail tels que les accidents et les maladies professionnelles ou encore les congĂ©s maternitĂ©, invalidĂ© et dĂ©cĂšs. En revanche, l’ouverture de droits Ă  l’assurance‑maladie est exclue. L’habilitation permettra Ă©galement de favoriser l’accĂšs des femmes dĂ©tenues aux activitĂ©s en dĂ©tention et de lutter contre la discrimination et le harcĂšlement au travail pour dĂ©velopper l’égal accĂšs aux activitĂ©s des femmes et des hommes mais aussi permettre de crĂ©er des conditions d’activitĂ©s proches de celles connues en milieu libre. L’article 14 a Ă©galement pour objet de permettre la crĂ©ation d’établissements et services d’aide par le travail en dĂ©tention. Il vise Ă©galement Ă  Ă©tudier la possibilitĂ© d’une intervention des services interentreprises de santĂ© au travail et d’adapter la compĂ©tence de l’agent de contrĂŽle de l’inspection du travail. Enfin, il permet d’intĂ©grer les opĂ©rateurs Ă©conomiques implantĂ©s en dĂ©tention dans le code de la commande publique afin qu’ils puissent bĂ©nĂ©ficier des dispositions relatives aux marchĂ©s rĂ©servĂ©s.

L’article 15 autorise le Gouvernement Ă  procĂ©der par voie d’ordonnance pour l’adoption de la partie lĂ©gislative d’un code pĂ©nitentiaire regroupant et organisant les rĂšgles relatives Ă  la prise en charge des personnes dĂ©tenues, au service public pĂ©nitentiaire et au contrĂŽle des Ă©tablissements pĂ©nitentiaires afin de rendre plus accessible et plus lisible les dispositions qui rĂ©gissent les droits et obligations des personnes dĂ©tenues ainsi que la structure et les missions du service public pĂ©nitentiaire.

L’article 16 a pour objet de placer sous l’autoritĂ© du ministre de la justice (administration pĂ©nitentiaire) le service public pĂ©nitentiaire existant sur le territoire des Ăźles de Wallis et Futuna. Les dispositions de cet article mettront fin Ă  une situation exorbitante du droit commun. Rien ne justifie aujourd’hui que les Ăźles de Wallis et Futuna demeurent le seul territoire de la RĂ©publique oĂč le service public pĂ©nitentiaire n’est pas pleinement assurĂ© par et sous l’autoritĂ© de l’administration pĂ©nitentiaire.

Le titre IV regroupe plusieurs simplifications procĂ©durales destinĂ©es Ă  renforcer l’efficacitĂ© de l’action du juge administratif dans certains litiges, au profit du justiciable.

L’article 17 prĂ©voit d’allonger la durĂ©e de l’expĂ©rimentation de la mĂ©diation prĂ©alable obligatoire dans certains litiges de la fonction publique et litiges sociaux. Cette expĂ©rimentation, prĂ©vue par le IV de l’article 5 de la loi n° 2016‑1547 du 18 novembre 2016 de modernisation de la justice du XXIe siĂšcle, a Ă©tĂ© une premiĂšre fois prolongĂ©e au 31 dĂ©cembre 2021 par l’article 34 de la loi n° 2019‑222 du 23 mars 2019 de programmation 2018‑2022 et de rĂ©forme pour la justice. Or, il apparaĂźt nĂ©cessaire, pour permettre un bilan complet et efficace de cette expĂ©rimentation, de la prolonger d’un an, jusqu’au 31 dĂ©cembre 2022.

L’article18 prĂ©voit de modifier l’article L. 441‑2‑3‑1 du code de la construction et de l’habitation afin d’accĂ©lĂ©rer le traitement des dossiers des justiciables bĂ©nĂ©ficiant d’une dĂ©cision les reconnaissant prioritaires pour ĂȘtre logĂ©s d’urgence et n’ayant pas reçu de proposition adaptĂ©e.

Il s’agit de ne rĂ©server la tenue d’une audience pour le traitement du contentieux dit de « DALO injonction » que lorsque le dossier prĂ©sente une difficultĂ© sĂ©rieuse. En permettant ainsi au juge administratif de faire droit Ă  la demande du justiciable sur la base des seules piĂšces du dossier (ce qui est le cas dans 90 % des cas), le traitement des recours se trouvera accĂ©lĂ©rer au bĂ©nĂ©fice des demandeurs, et dans le respect du contradictoire. L’article 19 prĂ©voit ainsi de pĂ©renniser le dispositif mis en place durant l’état d’urgence sanitaire.

La confiance des citoyens dans leur justice passe Ă©galement par la confiance placĂ©e dans les professionnels du droit qui les assistent. Renforcer la confiance dans l’action de ces professionnels est l’objet des dispositions du titre V.

Les dispositions du chapitre Ier du titre V portent d’abord sur les conditions d’intervention des professions du droit et traite successivement, en deux sections, de la discipline des officiers ministĂ©riels et de la discipline des avocats.

Un rĂ©cent rapport de l’inspection gĂ©nĂ©rale de la justice, remis au garde des sceaux le 15 dĂ©cembre 2020, constate la diversitĂ© et la complexitĂ© des rĂ©gimes disciplinaires des professions du droit. Il en rĂ©sulte un traitement insatisfaisant des rĂ©clamations des usagers et un contrĂŽle disciplinaire parfois dĂ©faillant.

Le projet de loi met en Ɠuvre les principales orientations recommandĂ©es par le rapport d’inspection qui rejoignent certaines des rĂ©flexions menĂ©es par les professions sur cette thĂ©matique. Il concerne les officiers ministĂ©riels (notaires, commissaires de justice, greffiers des tribunaux de commerce et avocats au Conseil d’État et Ă  la Cour de cassation) et les avocats.

Dans un premier temps, le texte vise Ă  doter ces professionnels de codes de dĂ©ontologie, Ă  assurer le traitement des rĂ©clamations des particuliers en amont de la discipline et Ă  mettre en place des services d’enquĂȘte indĂ©pendants. Il confie aux parquets gĂ©nĂ©raux le contrĂŽle et la discipline des officiers ministĂ©riels. En outre, ce projet crĂ©e de nouvelles juridictions disciplinaires, composĂ©es de maniĂšre Ă©chevinale, et modernise l’échelle des peines. Le projet crĂ©e ainsi un tronc commun de rĂšgles applicables Ă  la dĂ©ontologie et la discipline des officiers ministĂ©riels. Toutefois, compte tenu de la spĂ©cificitĂ© des rĂšgles statutaires, organisationnelles et de fonctionnement applicables Ă  chaque profession, il renvoie Ă  une ordonnance le soin d’adapter les modalitĂ©s d’application de ces rĂšgles pour chaque profession.

     Sur la discipline des officiers ministĂ©riels (section 1)

L’article 19 prĂ©cise le champ d’application de ces dispositions (les professions du droit qui ont la qualitĂ© d’officier ministĂ©riel, soit les avocats au Conseil d’État et Ă  la Cour de cassation, les greffiers des tribunaux de commerce, les commissaires de justice et les notaires). Il Ă©nonce les finalitĂ©s de la dĂ©ontologie et de la discipline et il prĂ©voit, pour chaque profession, l’adoption d’un code de dĂ©ontologie prĂ©parĂ© par l’instance nationale de la profession.

L’article 20 confie aux parquets gĂ©nĂ©raux la compĂ©tence en matiĂšre de contrĂŽle et de discipline des officiers ministĂ©riels. Les procureurs de la RĂ©publique et les tribunaux judiciaires ne seront plus compĂ©tents en cette matiĂšre. Les procureurs gĂ©nĂ©raux pourront saisir les services d’enquĂȘte, demander des explications aux professionnels comme aux instances reprĂ©sentatives et exercer l’action disciplinaire. Le contrĂŽle des professionnels du droit, officiers ministĂ©riels comme avocats, se trouve donc unifiĂ© au niveau des cours d’appel. Pour les avocats aux Conseils, cette compĂ©tence sera exercĂ©e par le vice‑prĂ©sident du Conseil d’État, le premier prĂ©sident de la Cour de cassation et le procureur gĂ©nĂ©ral prĂšs la Cour de cassation.

L’article 21 institue une procĂ©dure de traitement des rĂ©clamations adressĂ©es par les particuliers aux instances de la profession. Le public aura la garantie d’un traitement de ces rĂ©clamations. L’autoritĂ© compĂ©tente de la profession pour recevoir ces rĂ©clamations (qui sera diffĂ©rente selon les professions) accusera rĂ©ception des rĂ©clamations et les instruira contradictoirement. Elle devra organiser une conciliation entre les parties, sauf si elle juge la plainte abusive ou mal fondĂ©e, ou si le litige ne s’y prĂȘte pas. L’auteur de la rĂ©clamation sera systĂ©matiquement informĂ© des suites donnĂ©es Ă  sa rĂ©clamation et de la possibilitĂ© de saisir de sa plainte le procureur gĂ©nĂ©ral ou la juridiction disciplinaire. Ces dispositions visent Ă  renforcer la protection du public et Ă  favoriser la rĂ©solution amiable des diffĂ©rends.

L’article 22 du projet de loi confie aux instances de la profession la responsabilitĂ© de traiter les questions « infra‑disciplinaires » et les investit de pouvoirs qui n’ont pas un caractĂšre rĂ©pressif ou disciplinaire mais qui sont destinĂ©s Ă  imposer Ă  un professionnel qui manquerait Ă  ses obligations de s’y conformer. L’instance compĂ©tente pourra recueillir les observations du professionnel, le convoquer, lui adresser un rappel Ă  l’ordre ou une injonction, le cas Ă©chĂ©ant sous une astreinte qu’elle pourra liquider. Les dĂ©cisions de rappel Ă  l’ordre et d’astreinte seront susceptibles de recours devant le prĂ©sident de la juridiction disciplinaire de premiĂšre instance ou son supplĂ©ant.

L’article 23 institue des services d’enquĂȘtes indĂ©pendants, situĂ©s au mĂȘme niveau que les nouvelles juridictions disciplinaires de premiĂšre instance. Ces services pourront ĂȘtre saisis soit par le procureur gĂ©nĂ©ral, soit par l’instance de la profession compĂ©tente pour engager les poursuites disciplinaires, soit par la juridiction disciplinaire.

Ces services d’enquĂȘte seront gĂ©rĂ©s par l’instance reprĂ©sentative situĂ©e au niveau de l’échelon disciplinaire compĂ©tent : niveau interrĂ©gional pour les notaires et les commissaires de justice, niveau national pour les greffiers des tribunaux de commerce et les avocats au Conseil d’État et Ă  la Cour de cassation. Ils disposeront de pouvoirs d’instruction Ă©tendus et feront rapport de leurs conclusions aux autoritĂ©s disposant du pouvoir de saisine de la chambre de discipline. Le professionnel sera tenu de rĂ©pondre aux convocations et de transmettre tous documents nĂ©cessaires au bon dĂ©roulement de l’enquĂȘte. Il ne pourra opposer le secret professionnel.

En l’état du droit, en premiĂšre instance, le rĂ©gime disciplinaire de ces professions est dĂ©doublé : les peines les plus symboliques sont attribuĂ©es aux instances ordinales et les peines les plus lourdes (suspension, destitution) sont laissĂ©es aux juridictions de l’ordre judiciaire.

L’article 24 du projet supprime cette dualitĂ© et institue des juridictions disciplinaires siĂ©geant dans une formation Ă©chevinale et compĂ©tentes pour connaĂźtre des poursuites disciplinaires contre ces professionnels.

S’agissant des notaires et des commissaires de justice, cet article crĂ©e, au niveau interrĂ©gional, une chambre de discipline par profession. Les ressorts de ces nouvelles juridictions sont fixĂ©s par arrĂȘtĂ© du garde des sceaux. Le secrĂ©tariat et l’organisation matĂ©rielle de ces juridictions sont confiĂ©s Ă  l’instance professionnelle situĂ©e dans le ressort de la cour d’appel dĂ©signĂ©e.

Les appels formĂ©s contre les jugements des chambres de discipline sont portĂ©s devant une cour nationale de discipline dont le siĂšge se situe auprĂšs de l’instance nationale de chaque profession (conseil supĂ©rieur du notariat et chambre nationale des commissaires de justice). Les dĂ©cisions de la cour nationale de discipline pourront faire l’objet d’un pourvoi devant la Cour de cassation.

S’agissant des avocats au Conseil d’État et Ă  la Cour de cassation, il est instituĂ© une cour nationale de discipline qui connaĂźtra des poursuites disciplinaires en premier ressort. Compte tenu de la spĂ©cificitĂ© de cette profession, la cour sera prĂ©sidĂ©e, selon le motif de la poursuite, soit par un membre du Conseil d’État, soit par un magistrat du siĂšge de la Cour de cassation. Elle sera en outre composĂ©e de quatre assesseurs membres de la profession. Les recours contre les dĂ©cisions de cette cour nationale de discipline seront portĂ©s devant le Conseil d’État ou la Cour de cassation (selon le mĂȘme critĂšre) qui statuera en fait et en droit.

S’agissant des greffiers des tribunaux de commerce, il est instituĂ© une cour nationale de discipline qui connaĂźtra des poursuites disciplinaires en premier ressort. Cette cour sera prĂ©sidĂ©e par un magistrat du siĂšge de la Cour de cassation et composĂ©e de quatre assesseurs membres de la profession. Les recours contre les dĂ©cisions de cette cour nationale de discipline seront portĂ©s devant la Cour de Cassation qui statue en fait et en droit.

L’article 25 du projet de loi confie au prĂ©sident de la chambre de discipline ou Ă  son supplĂ©ant la facultĂ© de suspendre provisoirement le professionnel pendant la durĂ©e de l’enquĂȘte ou de la procĂ©dure, disciplinaire ou pĂ©nale. Le prĂ©sident ou son supplĂ©ant seront saisis Ă  la demande de l’autoritĂ© de la profession habilitĂ©e Ă  exercer l’action disciplinaire ou Ă  la demande du procureur gĂ©nĂ©ral. À l’exception des avocats au Conseil d’État et Ă  la Cour de cassation, le dispositif de suspension provisoire existe dĂ©jĂ  pour l’ensemble des professions concernĂ©es par le projet de loi.

L’article 26 unifie et simplifie les peines disciplinaires applicables aux officiers ministĂ©riels. Il supprime deux des quatre peines symboliques prĂ©vues par le droit positif actuel pour les notaires, les huissiers et les commissaires‑priseurs judiciaires et renomme celles qui sont conservĂ©es en « avertissement » et « blĂąme ». Cette dĂ©nomination est celle retenue par les rĂ©gimes disciplinaires des avocats, des administrateurs judiciaires et mandataires judiciaires, des commissaires aux comptes, des opĂ©rateurs de vente volontaires ou des mĂ©decins.

Le surplus de l’échelle des peines est conservé : l’interdiction temporaire d’exercer, la destitution et le retrait de l’honorariat. Contrairement Ă  l’état actuel du droit, la loi vient fixer une durĂ©e maximale pour la suspension temporaire (dix ans). Elle prĂ©cise Ă©galement que la destitution emporte interdiction d’exercer Ă  titre dĂ©finitif. La peine de retrait de l’honorariat permet ainsi de sanctionner le professionnel pour des faits commis soit aprĂšs, soit pendant l’exercice de ses fonctions, mais jugĂ©s alors que celui‑ci n’a plus la qualitĂ© d’officier ministĂ©riel. L’existence de cette sanction rappelle, d’une part que la juridiction disciplinaire ne perd pas sa compĂ©tence du seul fait que le professionnel a cessĂ© d’exercer et, d’autre part, que l’honorariat implique le maintien d’un lien avec le corps d’origine car il constitue non seulement un titre honorifique mais Ă©galement une habilitation Ă  exercer certaines fonctions.

L’article 26 introduit Ă©galement la facultĂ© d’assortir la peine d’interdiction temporaire d’un sursis. En l’état du droit positif, le rĂ©gime disciplinaire des officiers ministĂ©riels est un des rares Ă  ne pas prĂ©voir cette facultĂ© de modulation de la peine. Tel est le cas par exemple des rĂ©gimes disciplinaires des avocats, des administrateurs et mandataires judiciaires, des commissaires aux comptes, des experts comptables ou des mĂ©decins. Par souci de simplification et de cohĂ©rence, la formulation retenue est celle prĂ©vue au quatriĂšme alinĂ©a de l’article 184 du dĂ©cret n° 91‑1197 du 27 novembre 1991 organisant la profession d’avocat.

L’article 26 introduit la peine d’amende dans l’échelle des sanctions disciplinaires. Le montant maximal de l’amende est plafonnĂ© en fonction d’un triple critĂšre. L’amende pourra ĂȘtre prononcĂ©e pour un montant qui ne pourra excĂ©der le plus haut des montants suivants : un montant forfaitaire (10 000 euros), un montant correspondant Ă  un pourcentage du chiffre d’affaires du professionnel (5 %) ou un montant Ă©quivalent au double du profit que le manquement a permis de rĂ©aliser. Cette peine peut ĂȘtre prononcĂ©e Ă  titre principal ou complĂ©mentaire. Elle est donc susceptible de se cumuler avec les peines principales. En l’état, les salariĂ©s sont exclus de cette peine.

L’article 27 habilite le Gouvernement Ă  tirer les consĂ©quences de la rĂ©forme et Ă  prĂ©voir les adaptations nĂ©cessaires en raisons des particularitĂ©s de chaque profession.

L’ensemble de la rĂ©forme entrera en vigueur le 1er juillet 2022, soit concomitamment Ă  l’entrĂ©e en vigueur de la rĂ©forme crĂ©ant la profession de commissaire de justice qui regroupe les huissiers de justice et les commissaires‑priseurs judiciaires.

     Sur la discipline des avocats (section 2)

L’article 28 du projet de loi modifie le titre Ier de la loi n° 71‑1130 du 31 dĂ©cembre 1971 portant rĂ©forme de certaines professions judiciaires et juridiques.

Il modifie d’abord l’article 21 de cette loi, relatif aux pouvoirs du bĂątonnier de l’ordre, afin d’organiser les conditions dans lesquelles les rĂ©clamations formĂ©es par des particuliers seront instruites. Il en sera accusĂ© rĂ©ception, une conciliation sera en principe organisĂ©e et l’intĂ©ressĂ© sera informĂ© des suites donnĂ©es Ă  sa rĂ©clamation. En cas d’absence de conciliation et si aucune poursuite n’est engagĂ©e Ă  la suite de la rĂ©clamation, l’intĂ©ressĂ© sera informĂ© qu’il peut saisir le procureur gĂ©nĂ©ral et qu’il peut lui‑mĂȘme engager les poursuites. Les conditions dans lesquelles ces plaintes directes seront examinĂ©es sera dĂ©terminĂ©e par dĂ©cret.

Il modifie l’article 22‑1 de la mĂȘme loi pour faire du conseil de discipline, visĂ© Ă  l’article 22 de la mĂȘme loi, une juridiction. Cette juridiction sera prĂ©sidĂ©e par un magistrat du siĂšge de la cour d’appel et non plus un organe de la profession prĂ©sidĂ© par un Ă©lu du conseil de l’ordre dans deux cas : lorsque la poursuite disciplinaire fera suite Ă  une rĂ©clamation formĂ©e par un tiers (c’est‑à‑dire une personne qui n’est pas avocat) et lorsque l’avocat en fera la demande. La prĂ©sidence en premiĂšre instance de la juridiction disciplinaire des avocats par un magistrat ne revĂȘtira donc pas un caractĂšre systĂ©matique mais interviendra comme une garantie des parties.

L’article 28 du projet de loi prĂ©voit un Ă©chevinage pour l’examen en appel des dĂ©cisions du conseil rĂ©gional de discipline. Il modifie ainsi l’article 23 de la loi du 31 dĂ©cembre 1971 en prĂ©voyant que la formation de jugement de la cour d’appel sera composĂ©e de trois magistrats du siĂšge de cette cour et de deux membres du conseil de l’ordre du ressort de la cour d’appel.

Enfin, l’article 26 modifie le 2° de l’article 53 de la loi du 31 dĂ©cembre 1971 en prĂ©voyant la crĂ©ation d’un code de dĂ©ontologie des avocats prĂ©parĂ© par le Conseil national des barreaux et Ă©dictĂ© sous la forme d’un dĂ©cret en Conseil d’État.

Les dispositions du chapitre II du titre V visent Ă  amĂ©liorer les conditions d’intervention des professions du droit.

Afin de favoriser le recours aux modes alternatifs de rĂ©solution des litiges, l’article 29 renforce l’efficacitĂ© juridique des actes contresignĂ©s par des avocats. Il complĂšte Ă  cette fin la liste des titres exĂ©cutoires Ă  l’article L. 111‑3 du code des procĂ©dures civiles d’exĂ©cution. Il permet ainsi au greffe d’apposer directement la formule exĂ©cutoire sur l’acte contresignĂ© par les avocats de chacune des parties constatant une transaction ou un accord issu d’une mĂ©diation, d’une conciliation ou d’une procĂ©dure participative.

Par ailleurs, afin de renforcer l’adĂ©quation des montants allouĂ©s par le juge au titre des frais irrĂ©pĂ©tibles, qui sont essentiellement constituĂ©s des honoraires d’avocat, avec la rĂ©alitĂ© des sommes supportĂ©es par les clients des avocats, l’article 30 permet aux parties, devant toutes les juridictions civiles, pĂ©nales et administratives, de produire les justificatifs des sommes qu’elles demandent au titre des frais exposĂ©s non compris dans les dĂ©pens. Le juge pourra continuer Ă  tenir compte de l’équitĂ© ou de la situation Ă©conomique de la partie condamnĂ©e.

     Sur le titre exĂ©cutoire du conseil national des barreaux

L’article 31 du projet de loi, qui complĂšte l’article 21‑1 de la loi n° 71‑1130 du 31 dĂ©cembre 1971, permet au conseil national des barreaux de prendre, dans un dĂ©lai d’un mois Ă  compter d’une mise en demeure de payer, une dĂ©cision, qui, Ă  dĂ©faut d’opposition du dĂ©biteur devant la juridiction compĂ©tente, produit les effets d’un jugement au sens du 6° de l’article L. 111‑3 du code des procĂ©dures civiles d’exĂ©cution, Ă  l’encontre d’un avocat qui n’a pas payĂ© sa cotisation annuelle due par les avocats inscrits au tableau du conseil national des barreaux.

Le titre VI contient des dispositions diverses et transitoires.

L’article 32 habilite le Gouvernement Ă  lĂ©gifĂ©rer par ordonnance afin de modifier le code de procĂ©dure pĂ©nale en matiĂšre d’entraide internationale, pour tirer les consĂ©quences de diverses normes de l’Union europĂ©enne (rĂšglement, directive et instruments europĂ©ens), concernant notamment la reconnaissance mutuelle des dĂ©cisions de gel et des dĂ©cisions de confiscation, l’unitĂ© EUROJUST et le systĂšme ECRIS (systĂšme europĂ©en d’interconnexion des casiers judiciaires nationaux).

L’article 33 modifie l’article L. 124‑2 du code de l’organisation judiciaire afin d’introduire plus de souplesse dans la tenue des procĂšs hors normes pour permettre Ă  une juridiction de tenir ses audiences dans une commune situĂ©e dans le ressort de la cour d’appel dont elle relĂšve.

L’article 34 introduit au sein du mĂȘme code un nouvel article L. 211‑21 ayant pour objet de permettre d’attribuer compĂ©tence Ă  un ou plusieurs tribunaux judiciaires pour connaĂźtre des actions fondĂ©es sur les articles L. 225‑102‑4 et L. 225‑102‑5 du code de commerce, relatifs au devoir de vigilance des sociĂ©tĂ©s mĂšres et des entreprises donneuses d’ordre, instaurĂ© par la loi n° 2017‑399 du 27 mars 2017 relative au devoir de vigilance des sociĂ©tĂ©s mĂšres et des entreprises donneuses d’ordre.

L’article 35 du projet reporte l’entrĂ©e en vigueur de la crĂ©ation de la juridiction nationale des injonctions de payer au 1er septembre 2023. En effet, la centralisation du traitement de l’impayĂ© au sein d’une juridiction unique s’avĂšre, en l’état de la crise sanitaire et Ă©conomique que traverse le pays, peu compatible avec le renforcement souhaitĂ© de la justice de proximitĂ© pour laquelle sont mobilisĂ©s, dans l’immĂ©diat, les moyens nouveaux. Par ailleurs, la mise en Ɠuvre de cette rĂ©forme s’est heurtĂ©e Ă  des difficultĂ©s techniques majeures en lien notamment avec la performance des outils informatiques.

Aux termes de l’article 36, par exception, les dispositions du chapitre Ier du titre V entreront en vigueur le 1er juillet 2022.

L’article 37 prĂ©voit l’application outre‑mer de la rĂ©forme, en modifiant les articles 804 du code de procĂ©dure pĂ©nale, 711‑1 du code pĂ©nal, 69 de la loi du 29 juillet 1881 sur la libertĂ© de la presse, et L. 531‑1, L. 551‑1 et L. 561‑1 du code de l’organisation judiciaire.

Le Premier ministre,

Sur le rapport du garde des sceaux, ministre de la justice,

Vu l’article 39 de la Constitution,

DécrÚte :

Le prĂ©sent projet de loi pour la confiance dans l’institution judiciaire, dĂ©libĂ©rĂ© en conseil des ministres aprĂšs avis du Conseil d’État, sera prĂ©sentĂ© Ă  l’AssemblĂ©e nationale par le garde des sceaux, ministre de la justice, qui sera chargĂ© d’en exposer les motifs et d’en soutenir la discussion.

Fait Ă  Paris, le 14 avril 2021.

Signé : Jean CASTEX

Par le Premier ministre :

Le garde des sceaux, ministre de la justice

Signé : Éric DUPOND‑MORETTI

TITRe Ier

Article 1

La loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse est ainsi modifiée :

I. – AprĂšs l’article 38 ter, il est insĂ©rĂ© un article 38 quater ainsi rĂ©digé :

« Art. 38 quater. – I. – Par dĂ©rogation au premier alinĂ©a de l’article 38 ter, l’enregistrement sonore ou audiovisuel d’une audience peut ĂȘtre autorisĂ© pour un motif d’intĂ©rĂȘt public en vue de sa diffusion.

« Lorsque l’audience n’est pas publique, l’enregistrement est subordonnĂ© Ă  l’accord prĂ©alable des parties au litige.

« Les modalitĂ©s de l’enregistrement ne doivent porter atteinte ni au bon dĂ©roulement de la procĂ©dure ou des dĂ©bats ni au libre exercice de leurs droits par les parties et les personnes enregistrĂ©es. Le prĂ©sident de l’audience peut, Ă  tout moment, suspendre ou arrĂȘter l’enregistrement pour l’un de ces motifs.

« La diffusion, intĂ©grale ou partielle, n’est possible qu’aprĂšs que l’affaire a Ă©tĂ© dĂ©finitivement jugĂ©e.

« La diffusion est rĂ©alisĂ©e dans des conditions ne portant atteinte ni Ă  la sĂ©curitĂ©, ni au respect de la vie privĂ©e des personnes enregistrĂ©es, ni au respect de la prĂ©somption d’innocence.

« Sans prĂ©judice de l’article 39 sexies, l’image et les autres Ă©lĂ©ments d’identification des personnes enregistrĂ©es ne peuvent ĂȘtre diffusĂ©es qu’avec leur consentement donnĂ© par Ă©crit avant la tenue de l’audience. Les personnes jugĂ©es et plaignantes ainsi que les tĂ©moins entendus lors de l’audience peuvent rĂ©tracter ce consentement aprĂšs l’audience.

« La diffusion ne peut, en aucun cas, permettre l’identification des mineurs et des majeurs bĂ©nĂ©ficiant d’une mesure de protection juridique.

« Aucun Ă©lĂ©ment d’identification des personnes enregistrĂ©es ne peut ĂȘtre diffusĂ© plus de cinq ans Ă  compter de la premiĂšre diffusion, ni plus de dix ans Ă  compter de l’autorisation d’enregistrement.

« II. ‒ Devant le Conseil d’État et la Cour de cassation les audiences publiques peuvent aussi, aprĂšs recueil prĂ©alable de l’avis des parties, ĂȘtre diffusĂ©es le jour mĂȘme.

« L’autoritĂ© compĂ©tente au sein de la juridiction pour le dĂ©cider et les conditions dans lesquelles les audiences publiques du Conseil d’État et de la Cour de cassation peuvent, aprĂšs recueil prĂ©alable de l’avis des parties, ĂȘtre diffusĂ©es le jour mĂȘme sont fixĂ©es par dĂ©cret en Conseil d’État.

« III. – Les dispositions du prĂ©sent article sont Ă©galement applicables, par dĂ©rogation aux dispositions de l’article 11 du code de procĂ©dure pĂ©nale, aux audiences intervenant au cours d’une enquĂȘte ou d’une instruction.

« IV. – Les conditions et modalitĂ©s d’application du prĂ©sent article, notamment l’autoritĂ© compĂ©tente au sein des juridictions pour dĂ©cider l’enregistrement de l’audience, sont prĂ©cisĂ©es par dĂ©cret en Conseil d’État. »

II. – AprĂšs le quatriĂšme aliĂ©na de l’article 39, il est insĂ©rĂ© un alinĂ©a ainsi rĂ©digé :

« Les interdictions du premier alinéa ne sont pas applicables lorsque les parties ont donné leur accord. »

Titre II

Dispositions amÉliorant le dÉroulement
des procÉdures pÉnales

Chapitre Ier

Dispositions renforçant les garanties judiciaires au cours
de l’enquĂȘte et de l’instruction

Section 1

Dispositions renforçant le respect du contradictoire et des droits
de la défense

Article 2

I. – Le code de procĂ©dure pĂ©nale est ainsi modifié :

1° AprĂšs l’article 75‑2, il est insĂ©rĂ© un article 75‑3 ainsi rĂ©digé :

« Art. 75‑3. – La durĂ©e d’une enquĂȘte prĂ©liminaire ne peut excĂ©der deux ans, Ă  compter du premier acte de l’enquĂȘte, y compris si celui‑ci est intervenu dans le cadre d’une enquĂȘte de flagrance.

« L’enquĂȘte peut toutefois se prolonger Ă  l’issue de ce dĂ©lai pour une durĂ©e maximale d’un an, sur autorisation Ă©crite du procureur de la RĂ©publique qui est versĂ©e au dossier de la procĂ©dure.

« Avant l’expiration du dĂ©lai de deux ans ou, en cas de prolongation, du dĂ©lai de trois ans, le procureur de la RĂ©publique soit met en mouvement l’action publique, le cas Ă©chĂ©ant en ouvrant une information, soit met en Ɠuvre une procĂ©dure alternative aux poursuites, soit classe sans suite la procĂ©dure.

« Lorsque l’enquĂȘte porte sur des crimes ou dĂ©lits mentionnĂ©s aux articles 706‑73 et 706‑73‑1, les dĂ©lais de deux et un an prĂ©vus par le prĂ©sent article sont portĂ©s Ă  trois ans et deux ans. 

« Pour la computation des dĂ©lais prĂ©vus par le prĂ©sent article, il n’est pas tenu compte, lorsque l’enquĂȘte a donnĂ© lieu Ă  une dĂ©cision de classement sans suite du procureur de la RĂ©publique puis a repris ultĂ©rieurement sur dĂ©cision de ce magistrat, de la durĂ©e pendant laquelle l’enquĂȘte a Ă©tĂ© suspendue. » ;

2° L’article 77‑2 est remplacĂ© par les dispositions suivantes :

« Art. 77‑2. – I. – A tout moment de l’enquĂȘte prĂ©liminaire, le procureur de la RĂ©publique peut, s’il estime que cette dĂ©cision ne risque pas de porter atteinte Ă  l’efficacitĂ© des investigations, indiquer Ă  la personne mise en cause, Ă  la victime ou Ă  leurs avocats, qu’une copie de tout ou partie du dossier de la procĂ©dure est mise Ă  la disposition de leur avocat, ou d’elles‑mĂȘmes si elles ne sont pas assistĂ©es par un avocat, et qu’elles ont la possibilitĂ© de formuler toutes observations qui leur paraĂźtraient utiles.

« Ces observations peuvent notamment porter sur la rĂ©gularitĂ© de la procĂ©dure, sur la qualification des faits pouvant ĂȘtre retenue, sur le caractĂšre Ă©ventuellement insuffisant de l’enquĂȘte, sur la nĂ©cessitĂ© de procĂ©der Ă  de nouveaux actes qui seraient nĂ©cessaires Ă  la manifestation de la vĂ©ritĂ© et sur les modalitĂ©s d’engagement Ă©ventuel des poursuites ou le recours Ă©ventuel Ă  la procĂ©dure de comparution sur reconnaissance prĂ©alable de culpabilitĂ©.

« II. – Sans prĂ©judice des dispositions du I, toute personne Ă  l’encontre de laquelle il existe une ou plusieurs raisons plausibles de soupçonner qu’elle a commis ou tentĂ© de commettre une infraction punie d’une peine privative de libertĂ© peut demander au procureur de la RĂ©publique, par lettre recommandĂ©e avec demande d’avis de rĂ©ception ou par dĂ©claration au greffe contre rĂ©cĂ©pissĂ©, de prendre connaissance du dossier de la procĂ©dure afin de formuler ses observations lorsque l’une au moins des conditions suivantes est remplie :

« 1° Cette personne a Ă©tĂ© interrogĂ©e dans le cadre d’une audition libre ou d’une garde Ă  vue depuis au moins un an ;

« 2° Il a été procédé chez cette personne à une perquisition depuis au moins un an ;

« 3° La personne a Ă©tĂ© publiquement prĂ©sentĂ©e dans des mĂ©dias comme coupable de faits faisant l’objet de l’enquĂȘte dans des conditions portant atteinte Ă  sa prĂ©somption d’innocence ; les dispositions du prĂ©sent alinĂ©a ne sont pas applicables lorsque les rĂ©vĂ©lations Ă©manent de la personne elle‑mĂȘme, ou que l’enquĂȘte porte sur des faits relevant des articles 706‑73 et 706‑73‑1 du prĂ©sent code.

« Lorsqu’une telle demande lui a Ă©tĂ© prĂ©sentĂ©e et qu’il estime qu’il existe Ă  l’encontre de cette personne une ou plusieurs raisons plausibles de soupçonner qu’elle a commis ou tentĂ© de commettre une infraction punie d’une peine privative de libertĂ©, le procureur de la RĂ©publique avise la personne ou son avocat, de la mise Ă  la disposition de son avocat, ou d’elle‑mĂȘme si elle n’est pas assistĂ©e par un avocat, d’une copie de la procĂ©dure et de la possibilitĂ© de formuler les observations prĂ©vues au I, selon les formes mentionnĂ©es au premier alinĂ©a du II.

« Par dĂ©rogation et pendant une durĂ©e maximale de six mois Ă  compter de la demande, le procureur de la RĂ©publique peut refuser la communication de tout ou partie de la procĂ©dure, si l’enquĂȘte est toujours en cours et si cette communication risque de porter atteinte Ă  l’efficacitĂ© des investigations. Le cas Ă©chĂ©ant, il informe la personne de ce refus par une dĂ©cision motivĂ©e qui est versĂ©e au dossier, au plus tard dans un dĂ©lai d’un mois Ă  compter de la rĂ©ception de la demande. La personne peut alors contester cette dĂ©cision devant le procureur gĂ©nĂ©ral, qui statue Ă©galement par dĂ©cision motivĂ©e et versĂ©e au dossier, dans le dĂ©lai d’un mois Ă  compter de sa saisine. Le procureur gĂ©nĂ©ral peut ĂȘtre directement saisi Ă  dĂ©faut de rĂ©ponse du procureur dans le dĂ©lai d’un mois. Lorsque l’enquĂȘte porte sur des crimes ou dĂ©lits mentionnĂ©s aux articles 706‑73 et 706‑73‑1, le dĂ©lai de six mois prĂ©vu par le prĂ©sent alinĂ©a est portĂ© Ă  un an.

« Pendant un dĂ©lai d’un mois Ă  compter de la demande, le procureur de la RĂ©publique ne peut prendre aucune dĂ©cision de poursuites, hors l’ouverture d’une information, l’application de l’article 393 ou le recours Ă  la procĂ©dure de comparution sur reconnaissance de culpabilitĂ© prĂ©vue aux articles 495‑7 à 495‑13.

« Le procureur de la RĂ©publique peut dĂ©cider de ne pas permettre la mise Ă  disposition de la personne de certaines piĂšces de la procĂ©dure au regard des risques de pression sur les victimes, les autres personnes mises en cause, leurs avocats, les tĂ©moins, les enquĂȘteurs, les experts ou toute autre personne concourant Ă  la procĂ©dure.

« III. – Lorsqu’une victime a portĂ© plainte dans le cadre de cette enquĂȘte et qu’une demande de consultation du dossier de la procĂ©dure a Ă©tĂ© formulĂ©e par la personne mise en cause, le procureur de la RĂ©publique avise la victime qu’elle dispose des mĂȘmes droits dans les mĂȘmes conditions que celles prĂ©vues au I.

« IV. – Lorsqu’un dĂ©lai de deux ans s’est Ă©coulĂ© aprĂšs l’un des actes mentionnĂ©s aux 1° et 2° du II, l’enquĂȘte prĂ©liminaire ne peut se poursuivre Ă  l’égard des personnes ayant fait l’objet de l’un de ces actes et Ă  l’encontre lesquelles il existe une ou plusieurs raisons plausibles de soupçonner qu’elles ont commis ou tentĂ© de commettre une infraction sans que le procureur de la RĂ©publique ne fasse application des dispositions du I, Ă  leur profit ainsi qu’à celui du plaignant. »

Article 3

Le code de procédure pénale est ainsi modifié :

1° L’article prĂ©liminaire du code de procĂ©dure pĂ©nale est complĂ©tĂ© par un alinĂ©a ainsi rĂ©digé :

« Le respect du secret professionnel de la défense est garanti au cours de la procédure dans les conditions prévues par le présent code. » ;

2° L’article 56‑1 est ainsi modifié :

a) AprĂšs la premiĂšre phrase du premier alinĂ©a, est insĂ©rĂ©e une phrase ainsi rĂ©digĂ©e : « Lorsque la perquisition est justifiĂ©e par la mise en cause de l’avocat, elle ne peut ĂȘtre autorisĂ©e que s’il existe contre celui‑ci des raisons plausibles de le soupçonner d’avoir commis ou tentĂ© de commettre l’infraction qui fait l’objet de la procĂ©dure. » ;

b) Au quatriÚme alinéa, les mots : « non susceptible de recours » sont supprimés ;

c) AprÚs le septiÚme alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« La dĂ©cision du juge des libertĂ©s et de la dĂ©tention peut faire l’objet d’un recours suspensif dans un dĂ©lai de 24 heures, formĂ© par le procureur de la RĂ©publique, l’avocat ou le bĂątonnier ou son dĂ©lĂ©guĂ©, devant le premier prĂ©sident de la cour d’appel. Celui‑ci statue dans les cinq jours ouvrables suivant sa saisine, selon la procĂ©dure prĂ©vue au cinquiĂšme alinĂ©a. » ;

3° AprĂšs l’article 60‑1, il est insĂ©rĂ© un article 60‑1‑1 ainsi rĂ©digé :

« Art. 60‑1‑1. – Lorsque les rĂ©quisitions prĂ©vues par l’article 60‑1 portent sur des donnĂ©es de connexion liĂ©es Ă  l’utilisation d’un rĂ©seau ou d’un service de communications Ă©lectroniques, qu’il s’agisse de donnĂ©es de trafic ou de donnĂ©es de localisation, qui sont Ă©mises par un avocat, elles ne peuvent ĂȘtre faites que sur ordonnance motivĂ©e du juge des libertĂ©s et de la dĂ©tention, saisi Ă  cette fin par le procureur de la RĂ©publique.

« Cette ordonnance doit faire Ă©tat des raisons plausibles de soupçonner que l’avocat a commis ou tentĂ© de commettre une infraction qui fait l’objet de la procĂ©dure.

« Le bĂątonnier de l’ordre des avocats en est avisĂ©.

« Les formalités prévues par le présent article sont prescrites à peine de nullité. » ;

4° L’avant‑dernier alinĂ©a de l’article 77‑1‑1 est complĂ©tĂ© par les mots : « ainsi que les dispositions de l’article 60‑1‑1 » ;

5° L’article 99‑3 est complĂ©tĂ© par un alinĂ©a ainsi rĂ©digé :

« Lorsque les rĂ©quisitions portent sur des donnĂ©es relevant de l’article 60‑1‑1 et Ă©mises par un avocat, elles ne peuvent ĂȘtre faites que sur ordonnance motivĂ©e du juge des libertĂ©s et de la dĂ©tention saisi Ă  cette fin par le juge d’instruction et les dispositions des deuxiĂšme Ă  quatriĂšme alinĂ©as de cet article sont applicables. » ;

6° L’article 100 est complĂ©tĂ© par un alinĂ©a ainsi rĂ©digé :

« Aucune interception ne peut porter sur une ligne dĂ©pendant du cabinet d’un avocat ou de son domicile, sauf s’il existe contre celui‑ci des raisons plausibles de le soupçonner d’avoir commis ou tentĂ© de commettre l’infraction qui fait l’objet de la procĂ©dure. La dĂ©cision est alors prise par ordonnance motivĂ©e du juge des libertĂ©s et de la dĂ©tention, saisi Ă  cette fin par ordonnance motivĂ©e du juge d’instruction, et prise aprĂšs avis du procureur de la RĂ©publique. » ;

7° Au premier alinĂ©a de l’article 706‑95 les mots : « les articles 100, deuxiĂšme alinĂ©a, 100‑1 » sont remplacĂ©s par les mots : « les deuxiĂšme et quatriĂšme alinĂ©as de l’article 100 ainsi que les articles 100‑1 ».

Section 2

Dispositions relatives au secret de l’enquĂȘte et de l’instruction
et renforçant la protection de la prĂ©somption d’innocence

Article 4

I. – L’article 434‑7‑2 du code pĂ©nal est remplacĂ© par les dispositions suivantes :

« Art. 434‑7‑2. – Sans prĂ©judice des droits de la dĂ©fense reconnus Ă  la personne suspectĂ©e ou poursuivie ou Ă  la victime, le fait, pour toute personne qui, en raison de ses fonctions, a connaissance, en application des dispositions du code de procĂ©dure pĂ©nale, d’informations issues d’une enquĂȘte ou d’une instruction en cours concernant un crime ou un dĂ©lit, de rĂ©vĂ©ler sciemment ces informations Ă  des tiers est puni de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende.

« Sans prĂ©judice des droits de la dĂ©fense reconnus Ă  la personne suspectĂ©e ou poursuivie ou Ă  la victime, lorsque la rĂ©vĂ©lation par une personne mentionnĂ©e au premier alinĂ©a est faite Ă  des personnes qu’elle sait susceptibles d’ĂȘtre impliquĂ©es comme auteurs, coauteurs, complices ou receleurs, dans la commission de ces infractions, et qu’elle est rĂ©alisĂ©e dans le dessein d’entraver le dĂ©roulement des investigations ou la manifestation de la vĂ©ritĂ©, les peines sont portĂ©es Ă  cinq ans d’emprisonnement et Ă  75 000 euros d’amende.

« Dans le cas prĂ©vu par le deuxiĂšme alinĂ©a, lorsque l’enquĂȘte ou l’instruction concerne un crime ou un dĂ©lit puni de dix ans d’emprisonnement relevant des dispositions de l’article 706‑73 du code de procĂ©dure pĂ©nale, les peines sont portĂ©es Ă  sept ans d’emprisonnement et Ă  100 000 euros d’amende. »

II. – L’article 11 du code de procĂ©dure pĂ©nale est ainsi modifié :

1° Au deuxiĂšme alinĂ©a, les mots : « des articles 226‑13 et 226‑14 » sont remplacĂ©s par les mots : « de l’article 434‑7‑2 » ;

2° Au troisiĂšme alinĂ©a, aprĂšs les mots : « des parties », sont insĂ©rĂ©s les mots : «, directement ou par l’intermĂ©diaire d’un officier de police judiciaire agissant avec son accord et sous son contrĂŽle ».

III. – Les conditions d’application du II du prĂ©sent article sont prĂ©cisĂ©es par dĂ©cret.

Chapitre II

Dispositions tendant à limiter le recours à la détention provisoire

Article 5

I. – Le premier alinĂ©a de l’article 137‑3 du code de procĂ©dure pĂ©nale est complĂ©tĂ© par une phrase ainsi rĂ©digĂ©e : « En matiĂšre correctionnelle, les dĂ©cisions prolongeant la dĂ©tention provisoire au‑delĂ  de huit mois ou rejetant une demande de mise en libertĂ© concernant une dĂ©tention de plus de huit mois doivent Ă©galement comporter l’énoncĂ© des considĂ©rations de fait sur le caractĂšre insuffisant des obligations de l’assignation Ă  rĂ©sidence avec surveillance Ă©lectronique mobile prĂ©vue par le troisiĂšme alinĂ©a de l’article 142‑5 et par l’article 142‑12‑1, ou du dispositif Ă©lectronique mobile anti‑rapprochement prĂ©vu par l’article 138‑3, lorsque cette mesure peut ĂȘtre ordonnĂ©e au regard de la nature des faits reprochĂ©s. »

II. – L’article 142‑6 du mĂȘme code est ainsi modifié :

1° AprÚs le troisiÚme alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« En matiÚre correctionnelle, cette saisine est obligatoire dans les cas suivants :

« 1° Si elle est demandĂ©e par une personne dĂ©tenue ou son avocat un mois avant la date Ă  laquelle la dĂ©tention peut ĂȘtre prolongĂ©e, sauf dĂ©cision de refus spĂ©cialement motivĂ©e du juge d’instruction ;

« 2° Avant la date Ă  laquelle la dĂ©tention peut ĂȘtre prolongĂ©e lorsque la personne encourt une peine d’emprisonnement infĂ©rieure ou Ă©gale Ă  cinq ans, sauf dĂ©cision de refus spĂ©cialement motivĂ©e du juge ;

« 3° Avant la date de la seconde prolongation de la dĂ©tention lorsque la personne encourt une peine d’emprisonnement infĂ©rieure ou Ă©gale Ă  cinq ans. Sauf s’il envisage un placement sous contrĂŽle judiciaire, le juge ne peut refuser le placement de la personne sous assignation Ă  rĂ©sidence sous surveillance Ă©lectronique qu’en cas d’impossibilitĂ© liĂ©e Ă  la personnalitĂ© ou Ă  la situation matĂ©rielle de la personne. » ;

2° Les quatriÚme et cinquiÚme alinéas sont supprimés.

Chapitre III

Dispositions améliorant la procédure de jugement des crimes

Article 6

Le code de procédure pénale est ainsi modifié :

1° AprĂšs l’article 276, il est insĂ©rĂ© un article 276‑1 ainsi rĂ©digé :

« Art. 276‑1. – AprĂšs avoir procĂ©dĂ© Ă  l’interrogatoire de l’accusĂ© en application de l’article 272, et sauf si le ministĂšre public et les avocats de l’ensemble des parties sont d’accord pour y renoncer, le prĂ©sident de la cour d’assises organise en chambre du conseil une audience prĂ©paratoire criminelle. Celle‑ci se tient en prĂ©sence du ministĂšre public et des avocats de l’ensemble des parties, le cas Ă©chĂ©ant par un moyen de tĂ©lĂ©communication audiovisuelle, afin de rechercher un accord sur la liste des tĂ©moins et experts qui seront citĂ©s Ă  l’audience et sur leur ordre de dĂ©position, ainsi que sur la durĂ©e de l’audience, notamment lorsqu’il a Ă©tĂ© fait application de l’article 380‑2‑1‑A.

« Si un accord intervient, il ne fait pas obstacle, en cas de nĂ©cessitĂ©, Ă  la possibilitĂ© pour le ministĂšre public et les parties de citer d’autres tĂ©moins ou experts que ceux qui avaient Ă©tĂ© prĂ©vus, ni Ă  une modification de leur ordre de dĂ©position. À dĂ©faut d’accord, il est procĂ©dĂ© selon les articles 277 à 287. » ;

2° À l’article 359, le mot : « six » est remplacĂ© par le mot : « sept » ;

3° L’article 367 est ainsi modifié :

a) Le deuxiĂšme alinĂ©a est complĂ©tĂ© par une phrase ainsi rĂ©digĂ©e : « Toutefois, si l’accusĂ© n’est pas dĂ©tenu au moment oĂč l’arrĂȘt est rendu et qu’il est condamnĂ© Ă  une peine d’emprisonnement, la cour doit, par dĂ©cision spĂ©ciale et motivĂ©e, dĂ©cider de dĂ©cerner mandat de dĂ©pĂŽt, Ă  effet immĂ©diat ou diffĂ©rĂ©, si les Ă©lĂ©ments de l’espĂšce justifient une mesure particuliĂšre de sĂ»reté » ;

b) Le troisiÚme alinéa est complété par les mots : « ; si la peine est supérieure à six mois, elle peut également prononcer un mandat de dépÎt à effet différé ».

Article 7

Le code de procédure pénale est ainsi modifié :

1° Le premier alinĂ©a de l’article 181 est complĂ©tĂ© par les mots : « sous rĂ©serve des dispositions de l’article 181‑1 » ;

2° AprĂšs l’article 181, sont insĂ©rĂ©s deux articles 181‑1 et 181‑2 ainsi rĂ©digĂ©s :

« Art. 181‑1. – Les personnes contre lesquelles il existe Ă  l’issue de l’information des charges suffisantes d’avoir commis, hors rĂ©cidive, un crime puni de quinze ans ou de vingt ans de rĂ©clusion criminelle sont, selon les modalitĂ©s prĂ©vues Ă  l’article 181, mises en accusation par le juge d’instruction devant la cour criminelle dĂ©partementale, sauf s’il existe un ou plusieurs co‑accusĂ©s ne rĂ©pondant pas aux conditions prĂ©vues par le prĂ©sent alinĂ©a.

« Le dĂ©lai d’un an prĂ©vu au huitiĂšme alinĂ©a de l’article 181 est alors rĂ©duit Ă  six mois, et il ne peut ĂȘtre procĂ©dĂ© qu’à une seule prolongation en application du neuviĂšme alinĂ©a de cet article 181.

« Art. 181‑2. – Lorsqu’une ordonnance de mise en accusation du juge d’instruction qui n’est plus susceptible d’appel a, au regard des qualifications criminelles retenues, renvoyĂ© par erreur l’accusĂ© devant la cour d’assises au lieu de la cour criminelle dĂ©partementale ou inversement, le prĂ©sident de la chambre de l’instruction peut, sur requĂȘte du procureur de la RĂ©publique ou d’une partie, procĂ©der par ordonnance motivĂ©e Ă  la rectification de cette erreur en renvoyant l’accusĂ© devant la juridiction criminelle compĂ©tente. » ;

3° Au premier alinĂ©a de l’article 186, aprĂšs la rĂ©fĂ©rence : « 181 », est insĂ©rĂ©e la rĂ©fĂ©rence : « 181‑1 » ;

4° Le premier alinĂ©a de l’article 186‑3 est complĂ©tĂ© par les mots : « ou devant la cour criminelle dĂ©partementale » ;

5° Le premier alinĂ©a de l’article 214 est complĂ©tĂ© par les mots : « ou devant la cour criminelle dĂ©partementale » ;

6° L’intitulĂ© du titre Ier du livre II est complĂ©tĂ© par les mots : « et de la cour criminelle dĂ©partementale » ;

7° AprĂšs ce titre, est insĂ©rĂ©e une division intitulĂ©e : « Sous‑titre Ier : De la cour d’assises » ;

8° Au dĂ©but de l’article 231, sont insĂ©rĂ©s les mots : « Sous rĂ©serve des dispositions de l’article 380‑16, (le reste sans changement) » ;

9° AprĂšs l’article 380‑15, est insĂ©rĂ©e une division ainsi rĂ©digĂ©e :

« Sous‑titre II : De la cour criminelle dĂ©partementale

« Art. 380‑16. – Par dĂ©rogation aux chapitres Ier à V du sous‑titre Ier du prĂ©sent titre, les personnes majeures accusĂ©es d’un crime puni de quinze ans ou de vingt ans de rĂ©clusion criminelle, lorsqu’il n’est pas commis en Ă©tat de rĂ©cidive lĂ©gale, sont jugĂ©es en premier ressort par la cour criminelle dĂ©partementale.

« Cette cour est également compétente pour le jugement des délits connexes.

« Elle n’est pas compĂ©tente s’il existe un ou plusieurs co‑accusĂ©s ne rĂ©pondant pas aux conditions prĂ©vues par le prĂ©sent article.

« Art. 380‑17. – La cour criminelle dĂ©partementale, qui siĂšge au mĂȘme lieu que la cour d’assises, est composĂ©e d’un prĂ©sident et de quatre assesseurs, choisis par le premier prĂ©sident de la cour d’appel parmi, pour le prĂ©sident, les prĂ©sidents de chambres et les conseillers du ressort de la cour d’appel et, pour les assesseurs, les conseillers et les juges de ce ressort. Le premier prĂ©sident de la cour d’appel peut dĂ©signer deux assesseurs au plus parmi les magistrats exerçant Ă  titre temporaire ou les magistrats honoraires exerçant les fonctions juridictionnelles dans les conditions prĂ©vues Ă  la section II du chapitre V bis de l’ordonnance n° 58‑1270 du 22 dĂ©cembre 1958 portant loi organique relative au statut de la magistrature.

« Art. 380‑18. – Sur proposition du ministĂšre public, l’audiencement de la cour criminelle dĂ©partementale est fixĂ© par son prĂ©sident ou, Ă  la demande du procureur gĂ©nĂ©ral, par le premier prĂ©sident de la cour d’appel.

« Art. 380‑19. – La cour criminelle dĂ©partementale applique les dispositions du sous‑titre Ier du prĂ©sent titre sous les rĂ©serves suivantes :

« 1° Il n’est pas tenu compte des dispositions qui font mention du jury ou des jurĂ©s ;

« 2° Les attributions confiĂ©es Ă  la cour d’assises sont exercĂ©es par la cour criminelle dĂ©partementale, et celles confiĂ©es au prĂ©sident de la cour d’assises sont exercĂ©es par le prĂ©sident de la cour criminelle dĂ©partementale ;

« 3° La section 2 du chapitre III du mĂȘme sous‑titre Ier, l’article 282, la section 1 du chapitre V du titre Ier du livre II, les deuxiĂšme et dernier alinĂ©as de l’article 293 et les articles 295 à 305 ne sont pas applicables ;

« 4° Pour l’application des articles 359, 360 et 362, les dĂ©cisions sont prises Ă  la majorité ;

« 5° Les deux derniers alinĂ©as de l’article 347 ne sont pas applicables et la cour criminelle dĂ©partementale dĂ©libĂšre en Ă©tant en possession de l’entier dossier de la procĂ©dure.

« Art. 380‑20. – Si la cour criminelle dĂ©partementale estime, au cours ou Ă  l’issue des dĂ©bats, que les faits dont elle est saisie constituent un crime puni de trente ans de rĂ©clusion criminelle ou de la rĂ©clusion criminelle Ă  perpĂ©tuitĂ©, elle renvoie l’affaire devant la cour d’assises. Si l’accusĂ© comparaissait dĂ©tenu, il demeure placĂ© en dĂ©tention provisoire jusqu’à sa comparution devant la cour d’assises ; dans le cas contraire, la cour criminelle dĂ©partementale peut, aprĂšs avoir entendu le ministĂšre public et les parties ou leurs avocats, dĂ©cerner, par la mĂȘme dĂ©cision, mandat de dĂ©pĂŽt ou mandat d’arrĂȘt contre l’accusĂ©.

« Art. 380‑21. – L’appel des dĂ©cisions de la cour criminelle dĂ©partementale est examinĂ© par la cour d’assises dans les conditions prĂ©vues au sous‑titre Ier du prĂ©sent titre pour l’appel des arrĂȘts rendus par les cours d’assises en premier ressort.

« Art. 380‑22. – Pour l’application des dispositions relatives Ă  l’aide juridictionnelle, la cour criminelle dĂ©partementale est assimilĂ©e Ă  la cour d’assises. »

Article 8

I. – Un des assesseurs de la cour d’assises, y compris en appel, dĂ©signĂ© par ordonnance du premier prĂ©sident de la cour d’appel, peut ĂȘtre un avocat honoraire exerçant des fonctions juridictionnelles dans les conditions prĂ©vues par l’article 3 de la loi organique n°       du         pour la confiance dans l’institution judiciaire. Dans cette hypothĂšse, le premier prĂ©sident de la cour d’appel ne peut dĂ©signer un magistrat honoraire exerçant des fonctions juridictionnelles comme assesseur Ă  la cour d’assises.

II. – Un des assesseurs de la cour criminelle dĂ©partementale, dĂ©signĂ© dans les mĂȘmes conditions, peut Ă©galement ĂȘtre un avocat honoraire exerçant des fonctions juridictionnelles dans les conditions prĂ©vues par l’article 3 de la loi organique du       susmentionnĂ©e. Dans cette hypothĂšse le premier prĂ©sident de la cour d’appel ne peut dĂ©signer en qualitĂ© d’assesseur Ă  la cour criminelle dĂ©partementale, par dĂ©rogation Ă  l’article 380‑17 du code de procĂ©dure pĂ©nale, qu’un seul magistrat exerçant Ă  titre temporaire ou magistrat honoraire exerçant des fonctions juridictionnelles.

III. – Les dispositions du prĂ©sent article sont applicables Ă  titre expĂ©rimental dans au moins deux dĂ©partements et au plus vingt dĂ©partements dĂ©terminĂ©s par un arrĂȘtĂ© du ministre de la justice, pendant une durĂ©e de trois ans Ă  compter de la date fixĂ©e par cet arrĂȘtĂ©.

Six mois au moins avant le terme de l’expĂ©rimentation, le Gouvernement adresse au Parlement un rapport procĂ©dant Ă  son Ă©valuation.

Chapitre IV

Dispositions relatives Ă  l’exĂ©cution des peines

Article 9

Le code de procédure pénale est ainsi modifié :

1° Le III de l’article 706‑56 est abrogé ;

2° Le premier alinĂ©a de l’article 712‑19 est complĂ©tĂ© par une phrase ainsi rĂ©digĂ©e : « Il en est de mĂȘme lorsque la juridiction de jugement a fixĂ©, en application des dispositions du deuxiĂšme alinĂ©a de l’article 131‑9 ou du deuxiĂšme alinĂ©a de l’article 131‑11 du code pĂ©nal, une durĂ©e maximum d’emprisonnement dont le juge de l’application des peines peut ordonner la mise Ă  exĂ©cution et que le condamnĂ© ne respecte pas les obligations ou interdictions rĂ©sultant de la ou des peines prononcĂ©es. » ;

3° À la derniĂšre phrase du premier alinĂ©a de l’article 713‑43, aprĂšs le mot : « contradictoire », le mot : « public » est supprimé ;

4° Au cinquiĂšme alinĂ©a de l’article 717‑1, les mots : « en application des articles 721, 721‑1 et 729 du prĂ©sent code, sur le retrait des rĂ©ductions de peine, l’octroi de rĂ©ductions de peine supplĂ©mentaires ou l’octroi d’une libĂ©ration conditionnelle » sont remplacĂ©s par les mots : « en application des articles 721 et 729 du prĂ©sent code, sur l’octroi ou le retrait de rĂ©ductions de peine ou l’octroi d’une libĂ©ration conditionnelle » ;

5° L’article 720 est ainsi modifié :

a) Il est inséré un « I » au début du premier alinéa ;

b) Aux cinquiÚme et sixiÚme alinéas, à chacune de leurs occurrences, les mots : « présent article » sont remplacés par les mots : « présent I » ;

c) Il est ajouté un II et un III ainsi rédigés :

« II. ‒ Lorsqu’il reste au condamnĂ© exĂ©cutant une ou plusieurs peines privatives de libertĂ© d’une durĂ©e totale infĂ©rieure ou Ă©gale Ă  deux ans, un reliquat de peine Ă  exĂ©cuter qui est infĂ©rieur ou Ă©gal Ă  trois mois, la libĂ©ration sous contrainte s’applique de plein droit, sauf en cas d’impossibilitĂ© matĂ©rielle rĂ©sultant de l’absence d’hĂ©bergement. Le juge de l’application des peines dĂ©termine, aprĂšs avis de la commission de l’application des peines, la mesure applicable.

« En cas de non‑respect de la mesure et des obligations et interdictions le cas Ă©chĂ©ant fixĂ©es, le juge de l’application des peines peut ordonner, selon les modalitĂ©s de l’article 712‑6, le retrait ou la rĂ©vocation de la mesure et la rĂ©incarcĂ©ration de la personne pour une durĂ©e Ă©gale au plus au cumul de la peine qu’il lui restait Ă  exĂ©cuter au moment de la dĂ©cision, et des rĂ©ductions de peine octroyĂ©es et qui n’avaient pas fait l’objet d’un retrait.

« III. – Le II n’est pas applicable :

« 1° Aux condamnĂ©s incarcĂ©rĂ©s pour l’exĂ©cution d’une ou de plusieurs peines dont l’une au moins a Ă©tĂ© prononcĂ©e pour une infraction qualifiĂ©e de crime, une infraction prĂ©vue par les articles 421‑1 à 421‑6 du code pĂ©nal, une infraction prĂ©vue au titre II du livre II du code pĂ©nal lorsqu’elle a Ă©tĂ© commise sur la personne d’un mineur de moins de quinze ans, ou une infraction commise avec la circonstance aggravante dĂ©finie par l’article 132‑80 du code pĂ©nal ;

« 2° Aux personnes dĂ©tenues ayant fait l’objet, pendant la durĂ©e de leur dĂ©tention, d’une sanction disciplinaire prononcĂ©e pour l’un des faits suivants :

« a) Exercer ou tenter d’exercer des violences physiques Ă  l’encontre d’un membre du personnel de l’établissement ou d’une personne en mission ou en visite dans l’établissement ;

« b) Exercer ou tenter d’exercer des violences physiques Ă  l’encontre d’une personne dĂ©tenue ;

« c) Opposer une rĂ©sistance violente aux injonctions des personnels de l’établissement ;

« d) Participer ou tenter de participer Ă  toute action collective de nature Ă  compromettre la sĂ©curitĂ© des Ă©tablissements ou Ă  en perturber l’ordre. » ;

6° L’article 721 est remplacĂ© par les dispositions suivantes :

« Art. 721. – Une rĂ©duction de peine peut ĂȘtre accordĂ©e par le juge de l’application des peines aux condamnĂ©s exĂ©cutant une ou plusieurs peines privatives de libertĂ© qui ont donnĂ© des preuves suffisantes de bonne conduite ou qui ont manifestĂ© des efforts sĂ©rieux de rĂ©insertion.

« Cette rĂ©duction ne peut excĂ©der six mois par annĂ©e d’incarcĂ©ration et quatorze jours par mois pour une durĂ©e d’incarcĂ©ration infĂ©rieure Ă  un an.

« Les efforts sĂ©rieux de rĂ©insertion sont apprĂ©ciĂ©s en tenant compte notamment de la rĂ©ussite Ă  un examen scolaire, universitaire ou professionnel traduisant l’acquisition de connaissances nouvelles, de progrĂšs rĂ©els dans le cadre d’un enseignement ou d’une formation, de l’engagement dans l’apprentissage de la lecture, de l’écriture et du calcul, de l’exercice d’une activitĂ© de travail, de la participation Ă  des activitĂ©s culturelles, notamment de lecture, du suivi d’une thĂ©rapie destinĂ©e Ă  limiter les risques de rĂ©cidive, de l’engagement dans un programme de prise en charge proposĂ© par le service pĂ©nitentiaire d’insertion et de probation ou des efforts pour indemniser les victimes des infractions.

« Pour l’application du prĂ©sent article, la situation de chaque condamnĂ© est examinĂ©e au moins une fois par an.

« La rĂ©duction de peine est prononcĂ©e en une seule fois si l’incarcĂ©ration est infĂ©rieure Ă  une annĂ©e et par fractions annuelles dans le cas contraire.

« Dans l’annĂ©e suivant son octroi, la rĂ©duction de peine peut ĂȘtre rapportĂ©e en tout ou en partie, aprĂšs avis de la commission de l’application des peines, en cas de mauvaise conduite du condamnĂ©. Le retrait est prononcĂ© par ordonnance motivĂ©e du juge de l’application des peines agissant d’office, sur saisine du chef d’établissement ou sur rĂ©quisitions du procureur de la RĂ©publique. Le condamnĂ© est mis en mesure de faire valoir ses observations, le cas Ă©chĂ©ant par l’intermĂ©diaire de son avocat.

« Les modalitĂ©s d’application du prĂ©sent article sont prĂ©cisĂ©es par voie rĂ©glementaire. »

7° Les quatre premiers alinĂ©as de l’article 721‑1 et la derniĂšre phrase du dernier alinĂ©a de cet article sont supprimĂ©s ;

8° L’article 721‑1‑1 est ainsi modifié :

a) À la premiĂšre phrase, les mots : « ne bĂ©nĂ©ficient pas des crĂ©dits de rĂ©duction de peine mentionnĂ©s Ă  l’article 721 du prĂ©sent code » sont remplacĂ©s par les mots : « ne peuvent bĂ©nĂ©ficier des rĂ©ductions de peine mentionnĂ©es Ă  l’article 721 du prĂ©sent code qu’à hauteur de trois mois par annĂ©e d’incarcĂ©ration et sept jours par mois pour une durĂ©e d’incarcĂ©ration infĂ©rieure Ă  un an » ;

b) La deuxiÚme phrase est supprimée ;

9° L’article 721‑2 est ainsi modifié :

a) Au premier alinĂ©a des I et II, les mots : « d’une ou plusieurs des rĂ©ductions de peines prĂ©vues aux articles 721 et 721‑1 » sont remplacĂ©s par les mots : « de rĂ©ductions de peines prĂ©vues Ă  l’article 721 » ;

b) La derniĂšre phrase de l’avant‑dernier alinĂ©a du I et la derniĂšre phrase du dernier alinĂ©a du II sont remplacĂ©es par la phrase suivante : « Les dispositions des articles 712‑17 et 712‑19 sont applicables. » ;

10° AprĂšs l’article 721‑3, il est insĂ©rĂ© un article 721‑4 ainsi rĂ©digé :

« Art. 721‑4. – Une rĂ©duction de peine exceptionnelle, dont le quantum peut aller jusqu’au tiers de la peine prononcĂ©e, peut ĂȘtre accordĂ©e aux condamnĂ©s ayant permis, au cours de leur dĂ©tention, y compris provisoire, d’éviter ou de mettre fin Ă  toute action individuelle ou collective de nature Ă  perturber gravement le maintien du bon ordre et la sĂ©curitĂ© de l’établissement ou Ă  porter atteinte Ă  la vie ou l’intĂ©gritĂ© physique ou psychique des personnels de l’établissement. Dans le cas des condamnĂ©s Ă  la rĂ©clusion criminelle Ă  perpĂ©tuitĂ©, une rĂ©duction exceptionnelle du temps d’épreuve prĂ©vu au neuviĂšme alinĂ©a de l’article 729, pouvant aller jusqu’à cinq annĂ©es, peut ĂȘtre accordĂ©e.

« Pour les condamnĂ©s exĂ©cutant une ou plusieurs peines privatives de libertĂ© d’une durĂ©e totale supĂ©rieure Ă  sept ans, ces rĂ©ductions exceptionnelles sont accordĂ©es par le tribunal de l’application des peines, sur la demande du condamnĂ©, sur saisine du chef d’établissement, sur rĂ©quisitions du procureur de la RĂ©publique ou Ă  l’initiative du juge de l’application des peines dont relĂšve le condamnĂ© en application de l’article 712‑10, et selon les modalitĂ©s prĂ©vues Ă  l’article 712‑7.

« Pour les condamnĂ©s exĂ©cutant une ou plusieurs peines privatives de libertĂ© d’une durĂ©e totale infĂ©rieure ou Ă©gale Ă  sept ans, ces rĂ©ductions exceptionnelles sont accordĂ©es par ordonnance motivĂ©e du juge de l’application des peines, agissant d’office, sur la demande du condamnĂ©, sur saisine du chef d’établissement ou sur rĂ©quisitions du procureur de la RĂ©publique, et selon les modalitĂ©s prĂ©vues Ă  l’article 712‑4‑1 » ;

11° À l’article 723‑29, les mots : « au crĂ©dit de rĂ©duction de peine et aux rĂ©ductions de peines supplĂ©mentaires » sont remplacĂ©s par les mots : « aux rĂ©ductions de peines » ;

12° Au deuxiĂšme alinĂ©a de l’article 729, les mots : « rĂ©adaptation sociale » sont remplacĂ©s par le mot : « rĂ©insertion » ;

13° À l’article 729‑1, la rĂ©fĂ©rence : « 721‑1 » est remplacĂ©e par la rĂ©fĂ©rence : « 721 ».

Chapitre V

Dispositions diverses

Article 10

I. – Le code de procĂ©dure pĂ©nale est ainsi modifié :

1° Le neuviĂšme alinĂ©a de l’article 41 est remplacĂ© par les dispositions suivantes :

« Ces diligences doivent ĂȘtre prescrites soit avant toute rĂ©quisition de placement en dĂ©tention provisoire lorsque la peine encourue n’excĂšde pas cinq ans d’emprisonnement, soit en cas de poursuites selon la procĂ©dure de comparution immĂ©diate prĂ©vue aux articles 395 à 397‑6, soit, lorsque la personne est dĂ©fĂ©rĂ©e devant le procureur de la RĂ©publique en application de l’article 393, en cas de poursuites  selon la procĂ©dure de comparution sur reconnaissance prĂ©alable de culpabilitĂ© prĂ©vue aux articles 495‑7 Ă  495‑13. » ;

2° Le quatriĂšme alinĂ©a de l’article 199 est complĂ©tĂ© par une phrase ainsi rĂ©digĂ©e : « Lorsque la personne mise en examen comparaĂźt devant la chambre, elle ne peut ĂȘtre entendue qu’aprĂšs avoir Ă©tĂ© informĂ©e de son droit de se taire. » ;

3° Le deuxiĂšme alinĂ©a de l’article 396 est remplacĂ© par les dispositions suivantes :

« Le juge, aprĂšs avoir fait procĂ©der, sauf si elles ont dĂ©jĂ  Ă©tĂ© effectuĂ©es, aux vĂ©rifications prĂ©vues par le huitiĂšme alinĂ©a de l’article 41, statue sur les rĂ©quisitions du ministĂšre public aux fins de dĂ©tention provisoire. AprĂšs avoir informĂ© le prĂ©venu de son droit de se taire, il recueille ses observations Ă©ventuelles ou celles de son avocat. L’ordonnance rendue n’est pas susceptible d’appel. » ;

4° Au premier alinĂ©a de l’article 495‑15, les mots : « avec demande d’avis de rĂ©ception » sont supprimĂ©s ;

5° L’article 656‑1 est complĂ©tĂ© par un alinĂ©a ainsi rĂ©digé :

« Les dispositions du prĂ©sent article sont applicables au tĂ©moignage des agents Ă©trangers affectĂ©s dans des services de police judiciaire spĂ©cialement chargĂ©s de la lutte contre le terrorisme sur des faits dont ils auraient eu connaissance Ă  l’occasion de l’exercice de leurs fonctions. » ;

6° L’article 706‑74 est complĂ©tĂ© par un 3° ainsi rĂ©digé :

« 3° Crimes de meurtre, de torture et d’acte de barbarie, de viol, ou d’enlĂšvement et de sĂ©questration, lorsque ces faits sont susceptibles d’avoir Ă©tĂ© commis de maniĂšre rĂ©pĂ©tĂ©e Ă  des dates diffĂ©rentes par une mĂȘme personne Ă  l’encontre de diffĂ©rentes victimes » ;

7° AprĂšs l’article 706‑112‑2, il est insĂ©rĂ© un article 706‑112‑3 ainsi rĂ©digé :

« Art. 706‑112‑3. – Lorsque les Ă©lĂ©ments recueillis au cours d’une enquĂȘte prĂ©liminaire font apparaĂźtre qu’une personne chez laquelle il doit ĂȘtre procĂ©dĂ© Ă  une perquisition fait l’objet d’une mesure de protection juridique rĂ©vĂ©lant qu’elle n’est pas en mesure d’exercer seule son droit de s’opposer Ă  la rĂ©alisation de cette opĂ©ration, l’officier en avise par tout moyen son curateur ou son tuteur, afin que l’assentiment Ă©ventuel de la personne prĂ©vu par les deux premiers alinĂ©as de l’article 76 ne soit donnĂ© qu’aprĂšs qu’elle a pu s’entretenir avec lui. À dĂ©faut, la perquisition doit ĂȘtre autorisĂ©e par le juge des libertĂ©s et de la dĂ©tention conformĂ©ment au troisiĂšme alinĂ©a de cet article. » ;

8° Au dĂ©but du premier alinĂ©a de l’article 706‑113, sont insĂ©rĂ©s les mots : « Sans prĂ©judice de l’application des dispositions des articles 706‑112‑1 à 706‑112‑3, (le reste sans changement) » ;

9° Au dĂ©but de l’article 800‑2 est ajoutĂ© un alinĂ©a ainsi rĂ©digé :

« À la demande de l’intĂ©ressĂ©, toute juridiction prononçant un non‑lieu, une relaxe, un acquittement ou toute dĂ©cision autre qu’une condamnation ou une dĂ©claration d’irresponsabilitĂ© pĂ©nale peut accorder Ă  la personne poursuivie pĂ©nalement ou civilement responsable une indemnitĂ© qu’elle dĂ©termine au titre des frais non payĂ©s par l’État et exposĂ©s par celle‑ci. Il en est de mĂȘme, pour la personne civilement responsable, en cas de dĂ©cision la mettant hors de cause. »

II. – AprĂšs le premier alinĂ©a de l’article L. 423‑11 du code de la justice pĂ©nale des mineurs, sont insĂ©rĂ©s deux alinĂ©as ainsi rĂ©digĂ©s :

« Le juge des enfants peut, en cas d’incident, dĂ©livrer Ă  l’encontre d’un mineur un mandat de comparution.

« Lorsque le mineur se soustrait aux obligations et interdictions d’un contrĂŽle judiciaire ou d’une assignation Ă  rĂ©sidence avec surveillance Ă©lectronique, le juge des enfants peut Ă©galement ordonner Ă  l’encontre du mineur un mandat d’amener ou, si le mineur est en fuite ou rĂ©side Ă  l’étranger, un mandat d’arrĂȘt. Il est alors procĂ©dĂ© conformĂ©ment aux dispositions des articles 123 à 134 du code de procĂ©dure pĂ©nale. Le mineur retenu en exĂ©cution d’un mandat bĂ©nĂ©ficie des droits prĂ©vus Ă  l’article L. 332‑1 du prĂ©sent code. »

Titre III

Du service public pÉnitentiaire

Article 11

L’article 717‑3 du code de procĂ©dure pĂ©nale est ainsi rĂ©digé :

« Art. 717‑3. – Les activitĂ©s de travail et de formation professionnelle ou gĂ©nĂ©rale sont prises en compte pour l’apprĂ©ciation des efforts sĂ©rieux de rĂ©insertion et de la bonne conduite des condamnĂ©s.

« Au sein des établissements pénitentiaires, toutes dispositions sont prises pour assurer une activité professionnelle, une formation professionnelle ou générale aux personnes incarcérées qui en font la demande.

« Le chef d’établissement s’assure que les mesures appropriĂ©es sont prises, en faveur des personnes handicapĂ©es dĂ©tenues, en matiĂšre d’accĂšs Ă  l’activitĂ© professionnelle.

Article 12

I. – AprĂšs l’article 719‑1 du code de procĂ©dure pĂ©nale, il est insĂ©rĂ© une section 1 bis A ainsi rĂ©digĂ©e :

« Section 1 bis A

« Du travail des personnes détenues

« Sous‑section 1

« Dispositions générales

« Art. 719‑10. – Le travail des personnes dĂ©tenues participe au parcours d’exĂ©cution des peines privatives et restrictives de libertĂ©. Il vise Ă  prĂ©parer l’insertion ou la rĂ©insertion professionnelle de la personne dĂ©tenue en crĂ©ant les conditions de son employabilitĂ© et concourt Ă  la mission de prĂ©vention de la rĂ©cidive confiĂ©e au service public pĂ©nitentiaire.

« Le travail est accompli sous le contrĂŽle permanent de l’administration qui assure la surveillance des personnes dĂ©tenues, la discipline et la sĂ©curitĂ© sur les lieux du travail. Les conditions d’exercice de l’activitĂ© prĂ©parent la personne dĂ©tenue aux relations de travail auxquelles elle pourra participer aprĂšs sa sortie. Elles sont adaptĂ©es Ă  sa personnalitĂ© et aux contraintes inhĂ©rentes Ă  la dĂ©tention. En particulier, des motifs disciplinaires ou liĂ©s au maintien du bon ordre et de la sĂ©curitĂ© des Ă©tablissements pĂ©nitentiaires peuvent conduire Ă  tout moment l’administration pĂ©nitentiaire, dans des conditions dĂ©finies Ă  l’article 719‑15, Ă  suspendre temporairement l’activitĂ© de travail ou y mettre un terme

« Art. 719‑11. – Le travail des personnes dĂ©tenues peut ĂȘtre accompli pour un donneur d’ordre qui est :

« 1° Au service gĂ©nĂ©ral, l’administration pĂ©nitentiaire ;

« 2° Dans le cadre d’une activitĂ© de production, un concessionnaire, une entreprise dĂ©lĂ©gataire, une structure d’insertion par l’activitĂ© Ă©conomique mentionnĂ©e Ă  l’article L. 5132‑4 du code du travail, une entreprise adaptĂ©e mentionnĂ©e Ă  l’article L. 5213‑13 du mĂȘme code ou un service de l’État ayant pour mission de dĂ©velopper le travail et l’insertion professionnelle des personnes placĂ©es sous main de justice.

« Le travail pour un donneur d’ordre est accompli dans le cadre du contrat d’emploi pĂ©nitentiaire rĂ©gi par la sous‑section 3 de la prĂ©sente section. Les relations entre la personne dĂ©tenue et le donneur d’ordre sont rĂ©gies par les dispositions du prĂ©sent code et par celles du code du travail auxquelles les dispositions du prĂ©sent code renvoient expressĂ©ment.

« Art. 719‑12. –  Les personnes dĂ©tenues peuvent travailler pour leur propre compte, aprĂšs y avoir Ă©tĂ© autorisĂ©es par le chef d’établissement. 

« Art. 719‑13. – Les dispositions de la prĂ©sente section sont applicables lorsque le lieu de travail de la personne dĂ©tenue se situe, en tout ou partie, sur le domaine affectĂ© Ă  l’établissement pĂ©nitentiaire et Ă  ses abords immĂ©diats.

« Sous‑section 2

« Classement au travail et affectation sur un poste de travail

« Art. 719‑14. – La personne dĂ©tenue qui souhaite exercer un travail en dĂ©tention pour un donneur d’ordre mentionnĂ© Ă  l’article 719‑11 adresse une demande Ă  l’administration pĂ©nitentiaire. Cette demande donne lieu Ă  une dĂ©cision de classement ou de refus de classement prise par le chef d’établissement aprĂšs avis de la commission pluridisciplinaire unique. La dĂ©cision de refus de classement est motivĂ©e. Cette dĂ©cision est susceptible de recours.

« Lorsque la personne dĂ©tenue est classĂ©e au travail, et au vu de l’avis de la commission pluridisciplinaire unique, l’administration pĂ©nitentiaire organise des entretiens professionnels entre la personne dĂ©tenue et le service, l’entreprise ou la structure chargĂ© de l’activitĂ© de travail. Au vu des rĂ©sultats de ces entretiens, et en tenant compte des possibilitĂ©s locales d’emploi, le chef d’établissement prend, le cas Ă©chĂ©ant, une dĂ©cision d’affectation sur un poste de travail.

« Art. 719‑15. – I. – Le chef d’établissement peut mettre fin au classement au travail ou le suspendre pour une durĂ©e qu’il dĂ©termine, en cas de faute disciplinaire. Cette mesure est prise Ă  titre de sanction disciplinaire dans les conditions prĂ©vues Ă  l’article 726.

« II. – Le chef d’établissement peut suspendre l’affectation sur un poste de travail pour des motifs liĂ©s au maintien du bon ordre, Ă  la sĂ©curitĂ© de l’établissement pĂ©nitentiaire ou Ă  la prĂ©vention des infractions.

« L’affectation peut Ă©galement ĂȘtre suspendue pendant la durĂ©e d’une procĂ©dure disciplinaire ou pour des motifs liĂ©s Ă  la translation de la personne dĂ©tenue ou, en ce qui concerne les prĂ©venus, aux nĂ©cessitĂ©s de l’information. Elle peut ĂȘtre suspendue Ă  la demande de la personne dĂ©tenue.

« III. – L’affectation de la personne dĂ©tenue sur un poste de travail prend fin lorsqu’il est mis fin au contrat de travail en application du II de l’article 719‑19. Elle est suspendue lorsque le contrat est suspendu en application du II de l’article 719‑20.

« Sous‑section 3

« Contrat d’emploi pĂ©nitentiaire

« Art. 719‑16. – La personne dĂ©tenue ne peut conclure un contrat d’emploi pĂ©nitentiaire sans avoir Ă©tĂ© prĂ©alablement classĂ©e au travail et affectĂ©e au poste de travail dans les conditions prĂ©vues Ă  l’article 719‑14.

« Art. 719‑17. – Lorsque le donneur d’ordre est l’administration pĂ©nitentiaire, le contrat d’emploi pĂ©nitentiaire est conclu par le chef d’établissement et la personne dĂ©tenue.

« Lorsque le donneur d’ordre est un de ceux mentionnĂ©s au 2° de l’article 719‑11, le contrat d’emploi pĂ©nitentiaire est conclu par la personne dĂ©tenue et le reprĂ©sentant lĂ©gal du donneur d’ordre et une convention signĂ©e par ces deux personnes et par le directeur de l’établissement pĂ©nitentiaire lui est annexĂ©e. Cette convention dĂ©termine les obligations respectives de l’établissement, du donneur d’ordre et de la personne dĂ©tenue et prĂ©voit notamment les modalitĂ©s de remboursement par le donneur d’ordre des rĂ©munĂ©rations et cotisations avancĂ©es par l’établissement.

« La durĂ©e du contrat d’emploi pĂ©nitentiaire est fixĂ©e en tenant compte de la durĂ©e de la mission ou du service confiĂ© Ă  la personne dĂ©tenue. Le contrat mentionne cette durĂ©e qui peut ĂȘtre indĂ©terminĂ©e.

« Le contenu du contrat d’emploi pĂ©nitentiaire est prĂ©cisĂ© par dĂ©cret en Conseil d’État, en tenant compte des finalitĂ©s de l’activitĂ© de travail des personnes dĂ©tenues prĂ©vues Ă  l’article 719‑10.

« Art. 719‑18. – Le contrat d’emploi pĂ©nitentiaire prĂ©voit une pĂ©riode d’essai dont la durĂ©e ne peut excĂ©der :

« 1° Deux semaines lorsque la durée du contrat est au plus égale à six mois ;

« 2° Un mois lorsque la durée du contrat est supérieure à six mois ou indéterminée.

« Toutefois, lorsque la durĂ©e du contrat est supĂ©rieure Ă  six mois ou indĂ©terminĂ©e, la pĂ©riode d’essai peut ĂȘtre prolongĂ©e pour une durĂ©e maximale de deux mois lorsque la technicitĂ© du poste le justifie.

« Art. 719‑19. – I. ‒ Il est mis fin au contrat d’emploi pĂ©nitentiaire :

« 1° D’un commun accord entre la personne dĂ©tenue et le donneur d’ordre ou Ă  l’initiative de la personne dĂ©tenue ;

« 2° Lorsque la détention prend fin ;

« 3° En cas de transfert définitif de la personne détenue dans un autre établissement ;

« 4° Lorsqu’il est mis fin au classement au travail dans les conditions prĂ©vues au I l’article 719‑15.

« II. – Le donneur d’ordre mentionnĂ© Ă  l’article 719‑11 peut, aprĂšs avoir mis la personne dĂ©tenue en mesure de prĂ©senter ses observations, mettre fin au contrat d’emploi pĂ©nitentiaire en cas d’inaptitude ou d’insuffisance professionnelle ou, lorsque le donneur d’ordre est une structure d’insertion par l’activitĂ© Ă©conomique ou une entreprise adaptĂ©e, en cas de non‑respect de l’accompagnement socioprofessionnel proposĂ©.

« Le donneur d’ordre peut Ă©galement mettre fin au contrat d’emploi pĂ©nitentiaire en cas de force majeure ou pour un motif Ă©conomique ou, lorsque le donneur d’ordre est l’administration pĂ©nitentiaire, pour un motif tenant aux besoins du service.

« Art. 719‑20. – I. – Le contrat d’emploi pĂ©nitentiaire est suspendu de plein droit lorsque le classement de la personne dĂ©tenue au travail ou son affectation sur le poste de travail est suspendu en application du I ou du II de l’article 719‑15.

« II. – Le contrat d’emploi pĂ©nitentiaire peut ĂȘtre suspendu, dans le cadre du service gĂ©nĂ©ral, par le chef d’établissement ou, dans le cadre d’une activitĂ© de production, par le donneur d’ordre mentionnĂ© au 2° de l’article 719‑11 :

« 1° En cas d’incapacitĂ© temporaire de travail pour raison mĂ©dicale ;

« 2° En cas de baisse temporaire de l’activitĂ©.

« Art. 719‑21. – Tout litige liĂ© au contrat d’emploi pĂ©nitentiaire et Ă  la convention mentionnĂ©e au deuxiĂšme alinĂ©a de l’article 719‑17 relĂšve de la compĂ©tence de la juridiction administrative. 

« Sous‑section 4

« Durée du travail, repos, jours fériés et rémunération

« Art. 719‑22. – Le montant minimal de la rĂ©munĂ©ration et les rĂšgles relatives Ă  la rĂ©partition des produits du travail des personnes dĂ©tenues sont fixĂ©s par dĂ©cret. Le produit du travail des personnes dĂ©tenues ne peut faire l’objet d’aucun prĂ©lĂšvement pour frais d’entretien en Ă©tablissement pĂ©nitentiaire.

« Art. 719‑23. – Sont dĂ©finis par dĂ©cret en Conseil d’État :

« 1° La durĂ©e maximale quotidienne et hebdomadaire de travail effectif de la personne dĂ©tenue, ainsi que les conditions dans lesquelles peut ĂȘtre mis en place un dispositif d’amĂ©nagement du temps de travail sur une durĂ©e supĂ©rieure Ă  la semaine ;

« 2° La durée du travail effectif à temps complet ;

« 3° Le régime des heures supplémentaires ;

« 4° Le régime des temps de pause, du repos quotidien et du repos hebdomadaire et des jours fériés dont bénéficient les personnes détenues.

« Sous‑section 5

« Dispositions diverses et disposition d’application

« Art. 719‑24. – Dans les conditions et selon les modalitĂ©s prĂ©vues aux articles L. 5135‑1 Ă  L. 5135‑8 du code du travail, une pĂ©riode de mise en situation en milieu professionnel peut ĂȘtre effectuĂ©e au sein d’une structure d’accueil en milieu libre dans le cadre d’un placement Ă  l’extĂ©rieur, d’une permission de sortir ou selon les modalitĂ©s prĂ©vues pour le travail Ă  l’extĂ©rieur.

« Art. 719‑25. – Sous rĂ©serve des dispositions de l’article 719‑22, les modalitĂ©s d’application de la prĂ©sente section sont fixĂ©es par dĂ©cret en Conseil d’État. »

II. – L’article 718 du code de procĂ©dure pĂ©nale est abrogĂ©.

Article 13

L’article 33 de la loi n° 2009‑1436 du 24 novembre 2009 pĂ©nitentiaire est abrogĂ©.

Article 14

I. – Dans les conditions prĂ©vues Ă  l’article 38 de la Constitution, le Gouvernement est autorisĂ© Ă  prendre par ordonnance, dans un dĂ©lai de dix mois Ă  compter de la publication de la prĂ©sente loi, les mesures relevant du domaine de la loi et, le cas Ă©chĂ©ant, les Ă©tendre et les adapter aux collectivitĂ©s mentionnĂ©es Ă  l’article 72‑3 de la Constitution, aux fins :

1° D’ouvrir ou faciliter l’ouverture des droits sociaux aux personnes dĂ©tenues afin de favoriser leur rĂ©insertion :

a) En prĂ©voyant l’application d’une assiette minimale de cotisations pour l’acquisition de droits Ă  l’assurance vieillesse pour les personnes travaillant sous le rĂ©gime du contrat d’emploi pĂ©nitentiaire ;

b) En prĂ©voyant l’affiliation des personnes travaillant sous le rĂ©gime du contrat d’emploi pĂ©nitentiaire au rĂ©gime de retraite complĂ©mentaire mentionnĂ© Ă  l’article L. 921‑2‑1 du code de la sĂ©curitĂ© sociale ;

c) En permettant aux personnes travaillant sous le rĂ©gime du contrat d’emploi pĂ©nitentiaire, Ă  l’issue de leur dĂ©tention, de bĂ©nĂ©ficier de droits Ă  l’assurance chĂŽmage au titre du travail effectuĂ© en dĂ©tention :

– en adaptant le rĂ©gime de l’assurance chĂŽmage aux spĂ©cificitĂ©s de la situation de ces personnes ;

– en prĂ©voyant les modalitĂ©s de financement de l’allocation d’assurance chĂŽmage ;

– en adaptant la pĂ©riode de dĂ©chĂ©ance des droits Ă  l’assurance chĂŽmage afin de prolonger les droits constituĂ©s au titre d’un travail effectuĂ© avant la dĂ©tention ;

d) En permettant l’ouverture des droits aux prestations en espĂšces, en prenant en compte les pĂ©riodes travaillĂ©es sous le rĂ©gime du contrat d’emploi pĂ©nitentiaire et les pĂ©riodes d’activitĂ© antĂ©rieures Ă  la dĂ©tention pour le respect des conditions d’ouverture de droits, pour l’application des rĂšgles de maintien de droits et de coordination entre rĂ©gimes et de calcul des prestations, pour les prestations :

– de l’assurance‑maternitĂ© prĂ©vues aux articles L. 331‑3 Ă  L. 331‑6 du code de la sĂ©curitĂ© sociale en dĂ©terminant les modalitĂ©s de versement des indemnitĂ©s journaliĂšres en cas de difficultĂ© mĂ©dicale liĂ©e Ă  la grossesse ;

– de l’assurance invaliditĂ© et de l’assurance dĂ©cĂšs, notamment en adaptant la procĂ©dure d’attribution de la pension d’invalidité ;

– de l’assurance maladie, Ă  l’issue de la dĂ©tention ;

e) En permettant l’ouverture d’un droit au versement d’indemnitĂ©s journaliĂšres pendant la dĂ©tention au titre du rĂ©gime d’indemnisation des accidents du travail et des maladies professionnelles en cas d’accident du travail ou de maladie professionnelle survenu soit dans le cadre du contrat d’emploi pĂ©nitentiaire, soit lors de pĂ©riodes d’activitĂ© antĂ©rieures Ă  la dĂ©tention en dĂ©finissant les rĂšgles de coordination entre rĂ©gimes et de calcul des prestations ;

2° De favoriser l’accĂšs des femmes dĂ©tenues aux activitĂ©s en dĂ©tention en gĂ©nĂ©ralisant la mixitĂ© de ces activitĂ©s, sous rĂ©serve du maintien du bon ordre et de la sĂ©curité ;

3° De lutter contre la discrimination et le harcÚlement au travail en milieu carcéral en permettant :

a) De prĂ©venir, poursuivre et condamner les diffĂ©rences de traitement Ă  l’occasion du travail en dĂ©tention, qui ne seraient pas justifiĂ©es par des objectifs lĂ©gitimes et ne rĂ©pondraient pas Ă  des exigences proportionnĂ©es ;

b) De prĂ©venir, poursuivre et condamner des mesures et des comportements de harcĂšlement moral ou sexuel Ă  l’occasion du travail en dĂ©tention ;

4° De favoriser l’accĂšs Ă  la formation professionnelle Ă  la sortie de dĂ©tention et valoriser les activitĂ©s bĂ©nĂ©voles auxquelles les personnes dĂ©tenues participent en dĂ©tention, en permettant :

a) D’ouvrir en dĂ©tention un compte personnel d’activitĂ© prĂ©vu par l’article L. 5151‑1 du code du travail pour les personnes dĂ©tenues susceptibles de bĂ©nĂ©ficier de l’un des comptes qu’il renferme, Ă  l’exception du compte professionnel de prĂ©vention prĂ©vu par l’article L. 4163‑4 du mĂȘme code ;

b) D’ouvrir et d’alimenter le compte personnel de formation prĂ©vu par l’article L. 6323‑1 du mĂȘme code pour les personnes travaillant sous le rĂ©gime du contrat d’emploi pĂ©nitentiaire y compris en prĂ©voyant un dispositif spĂ©cifique de financement et d’alimentation de ce compte et en permettant de mobiliser des droits acquis sur ce compte Ă  la sortie de dĂ©tention ;

c) D’organiser l’ouverture du compte d’engagement citoyen prĂ©vu par l’article L. 5151‑7 du mĂȘme code pour les personnes dĂ©tenues et d’en fixer les modalitĂ©s d’abondement ;

d) De crĂ©er une rĂ©serve civique thĂ©matique prĂ©vue par l’article 1er de la loi n° 2017‑86 du 27 janvier 2017 relative Ă  l’égalitĂ© et la citoyennetĂ© et selon les modalitĂ©s prĂ©vues Ă  cet article ;

5° De dĂ©terminer les personnes et services ayant pour mission de prĂ©venir toute altĂ©ration de la santĂ© des dĂ©tenus du fait de leur travail en dĂ©tention, ainsi que les rĂšgles relatives Ă  l’intervention de ces personnes et services, y compris celles relatives Ă  l’évaluation de l’aptitude des personnes dĂ©tenues et au suivi de leur Ă©tat de santé ; 

6° De confier aux agents de contrĂŽle de l’inspection du travail des prĂ©rogatives et moyens d’intervention au sein des Ă©tablissements pĂ©nitentiaires afin de veiller Ă  l’application des dispositions rĂ©gissant le travail en dĂ©tention ;

7° De permettre l’implantation dans les locaux de l’administration pĂ©nitentiaire d’établissements et services d’aide par le travail en dĂ©tention selon des modalitĂ©s adaptĂ©es aux spĂ©cificitĂ©s de la dĂ©tention ;

8° De prĂ©voir des modalitĂ©s de rĂ©servation de marchĂ©s ou de concessions relevant du code de la commande publique au bĂ©nĂ©fice des opĂ©rateurs Ă©conomiques employant des personnes sous le rĂ©gime d’un contrat d’emploi pĂ©nitentiaire au titre des activitĂ©s qu’ils rĂ©alisent dans ce cadre.

II. – Un projet de loi de ratification est dĂ©posĂ© devant le Parlement dans un dĂ©lai de trois mois Ă  compter de la publication de chaque ordonnance.

Article 15

I. – Dans les conditions prĂ©vues Ă  l’article 38 de la Constitution, et dans un dĂ©lai de dix mois Ă  compter de la publication de la prĂ©sente loi, le Gouvernement est autorisĂ© Ă  prendre par voie d’ordonnance toute mesure relevant du domaine de la loi nĂ©cessaire pour :

1° Rassembler et organiser dans un code pénitentiaire les dispositions relatives à la prise en charge des personnes détenues, à leurs droits et obligations, au service public pénitentiaire et au contrÎle des établissements pénitentiaires ;

2° Assurer le respect de la hiĂ©rarchie des normes et la cohĂ©rence rĂ©dactionnelle des textes ainsi rassemblĂ©s, harmoniser l’état du droit, remĂ©dier aux Ă©ventuelles erreurs et abroger les dispositions, codifiĂ©es ou non, obsolĂštes ou devenues sans objet.

II. – Les dispositions mentionnĂ©es au I sont celles en vigueur Ă  la date de publication de l’ordonnance ainsi que, le cas Ă©chĂ©ant, les dispositions publiĂ©es mais non encore entrĂ©es en vigueur Ă  cette date.

III. – Un projet de loi de ratification est dĂ©posĂ© devant le Parlement dans un dĂ©lai de trois mois Ă  compter de la publication de l’ordonnance.

Article 16

I. – L’article 99 de la loi n° 2009‑1436 du 24 novembre 2009 est ainsi modifié :

1° Le I est remplacé par les dispositions suivantes :

« I. – Sous rĂ©serve des adaptations prĂ©vues au prĂ©sent article, la prĂ©sente loi est applicable, dans sa rĂ©daction rĂ©sultant de la loi n°       du           pour la confiance des citoyens dans la justice, en Nouvelle‑CalĂ©donie, en PolynĂ©sie française et dans les Ăźles Wallis et Futuna. » ;

2° AprÚs le I, il est inséré un I bis ainsi rédigé :

« I bis. – Les deuxiĂšme Ă  quatriĂšme alinĂ©as de l’article 21 et l’article 55 ne sont pas applicables en Nouvelle‑CalĂ©donie, en PolynĂ©sie française et dans les Ăźles Wallis et Futuna. » ;

3° AprÚs le II bis, il est inséré un II ter ainsi rédigé :

« II ter. – Pour l’application de l’article 2‑1 dans les Ăźles Wallis et Futuna, le troisiĂšme alinĂ©a est ainsi rĂ©digé :

« Des conventions entre l’administration pĂ©nitentiaire et les autres services de l’État, le territoire, les circonscriptions territoriales, les associations et d’autres personnes publiques ou privĂ©es dĂ©finissent les conditions et modalitĂ©s d’accĂšs des personnes condamnĂ©es aux droits et dispositifs mentionnĂ©s au deuxiĂšme alinĂ©a en dĂ©tention. » ;

4° Au VI, les mots : « et dans les ßles Wallis et Futuna » sont supprimés ;

5° Au XI, les mots : « dans les ßles Wallis et Futuna, » sont supprimés ;

6° AprÚs le XI, il est inséré un XI bis ainsi rédigé :

« XI bis. – Pour l’application de l’article 46 dans les Ăźles Wallis et Futuna, les mots : “directeur gĂ©nĂ©ral de l’agence rĂ©gionale de santĂ©â€ sont remplacĂ©s par les mots : “directeur de l’agence de santĂ©â€.

II. – AprĂšs le 4 de l’article L. 6431‑4 du code de la santĂ© publique, il est insĂ©rĂ© un 5 ainsi rĂ©digé :

« 5. Elle Ă©value et identifie les besoins sanitaires des personnes en dĂ©tention. Elle dĂ©finit et rĂ©gule l’offre de soins en milieu pĂ©nitentiaire. »

III. – L’article 844‑2 du code de procĂ©dure pĂ©nale est abrogĂ©.

IV. – Le 12° de l’article L. 387 du code Ă©lectoral est abrogĂ©.

Titre IV

SIMPLIFICATIONS PROCÉDURALES

Article 17

Au IV de l’article 5 de la loi n° 2016‑1547 du 18 novembre 2016 de modernisation de la justice du XXIe siĂšcle, la date : « 31 dĂ©cembre 2021 » est remplacĂ©e par la date : « 31 dĂ©cembre 2022 ».

Article 18

I. ‒ AprĂšs le sixiĂšme alinĂ©a du I de l’article L. 441‑2‑3‑1 du code de la construction et de l’habitation, il est insĂ©rĂ© un alinĂ©a ainsi rĂ©digé :

« Lorsqu’il est manifeste au vu de la situation du demandeur que son logement ou relogement doit ĂȘtre ordonnĂ©, le prĂ©sident du tribunal administratif ou le magistrat dĂ©signĂ© peut y procĂ©der par ordonnance, aprĂšs avoir mis le reprĂ©sentant de l’État en mesure de prĂ©senter ses observations en dĂ©fense et clĂŽturĂ© l’instruction. »

II. ‒ AprĂšs le quatriĂšme alinĂ©a du II de l’article L. 441‑2‑3‑1 du code de la construction et de l’habitation, il est insĂ©rĂ© un alinĂ©a ainsi rĂ©digé :

« Lorsqu’il est manifeste au vu de la situation du demandeur que son accueil dans l’une des structures mentionnĂ©es Ă  l’alinĂ©a prĂ©cĂ©dent doit ĂȘtre ordonnĂ©, le prĂ©sident du tribunal administratif ou le magistrat dĂ©signĂ© peut y procĂ©der par ordonnance, aprĂšs avoir mis le reprĂ©sentant de l’État en mesure de prĂ©senter ses observations en dĂ©fense et clĂŽturĂ© l’instruction. »

TITRE V

REnforcer LA CONFIANCE du public DANS L’ACTION DES PROFESSIONNELS DU DROIT

Chapitre 1er

Déontologie et discipline des professions du droit

Section 1

Discipline des officiers ministériels

Article 19

La prĂ©sente section est applicable aux avocats au Conseil d’État et Ă  la Cour de cassation, aux commissaires de justice, aux greffiers des tribunaux de commerce et aux notaires.

Un code de dĂ©ontologie, prĂ©parĂ© par l’instance nationale de chacune de ces professions, est Ă©dictĂ© sous la forme d’un dĂ©cret en Conseil d’État. Il vise Ă  assurer le respect de principes gĂ©nĂ©raux destinĂ©s Ă  guider le comportement du professionnel en toute circonstance, dans ses relations avec le public, ses clients, les services publics, ses confrĂšres et les membres des autres professions.

Toute contravention aux lois et rĂšglements, tout fait contraire aux principes dĂ©ontologiques commis par un professionnel, mĂȘme se rapportant Ă  des faits commis en dehors de l’exercice de la profession, et toute infraction aux rĂšgles professionnelles constitue un manquement disciplinaire.

Article 20

I. ‒ Le procureur gĂ©nĂ©ral exerce une mission gĂ©nĂ©rale de surveillance de la dĂ©ontologie et de la discipline des officiers publics et ministĂ©riels de son ressort. Il peut notamment saisir les services d’enquĂȘte de ces professions et demander toute explication Ă  un professionnel ou aux instances reprĂ©sentatives de la profession. Il exerce l’action disciplinaire concurremment avec les autoritĂ©s de la profession habilitĂ©es Ă  l’exercer.

II. ‒ L’action disciplinaire Ă  l’égard des avocats au Conseil d’État et Ă  la Cour de cassation est exercĂ©e, concurremment avec l’autoritĂ© de la profession habilitĂ©e, par le vice‑prĂ©sident du Conseil d’État quand les faits en cause ont trait aux fonctions exercĂ©es devant le Tribunal des conflits ou les juridictions de l’ordre administratif et, dans les autres cas, par le premier prĂ©sident de la Cour de cassation ou par le procureur gĂ©nĂ©ral prĂšs la Cour de cassation.

Article 21

En cas de manquement d’un professionnel Ă  ses obligations, l’autoritĂ© de la profession peut, mĂȘme d’office, avant l’engagement Ă©ventuel de poursuites disciplinaires :

1° Demander des explications à tout professionnel et, le cas échéant, le convoquer ;

2° Lui adresser, Ă  l’issue d’une procĂ©dure contradictoire, un rappel Ă  l’ordre ou une injonction de mettre fin aux manquements. Elle peut assortir cette injonction d’une astreinte qu’elle est compĂ©tente pour liquider et dont le montant maximal est fixĂ© par dĂ©cret en Conseil d’État.

La dĂ©cision liquidant l’astreinte a les effets d’un jugement au sens du 6° de l’article L. 111‑3 du code des procĂ©dures civiles d’exĂ©cution.

Les dĂ©cisions mentionnĂ©es au 2° peuvent ĂȘtre contestĂ©es devant le prĂ©sident de la juridiction disciplinaire de premier ressort ou son supplĂ©ant.

Article 22

ConformĂ©ment Ă  l’article L. 112‑3 du code des relations entre le public et l’administration, toute rĂ©clamation Ă  l’encontre d’un professionnel, adressĂ©e Ă  l’autoritĂ© de la profession mentionnĂ©e Ă  l’article 21, donne lieu Ă  un accusĂ© de rĂ©ception. L’autoritĂ© en informe le professionnel mis en cause et l’invite Ă  prĂ©senter ses observations.

Lorsque la nature de la rĂ©clamation le permet, et sous rĂ©serve des rĂ©clamations abusives ou manifestement mal fondĂ©es, l’autoritĂ© convoque les parties en vue d’une conciliation. Un membre au moins de la profession concernĂ©e prend part Ă  la conciliation.

L’auteur de la rĂ©clamation et le professionnel mis en cause sont informĂ©s des suites rĂ©servĂ©es Ă  la rĂ©clamation. En l’absence de conciliation ou de poursuite disciplinaire, l’auteur de la rĂ©clamation est informĂ© sans dĂ©lai de la possibilitĂ© de saisir les autoritĂ©s mentionnĂ©es Ă  l’article 20 ou de saisir directement la juridiction disciplinaire.

Article 23

AuprĂšs de chaque juridiction disciplinaire de premier ressort mentionnĂ©e Ă  l’article 24, il est instituĂ© un service chargĂ© de rĂ©aliser les enquĂȘtes sur des agissements susceptibles de constituer un manquement disciplinaire. Il peut ĂȘtre saisi par l’autoritĂ© de la profession habilitĂ©e Ă  exercer l’action disciplinaire, par les autoritĂ©s mentionnĂ©es Ă  l’article 20 ou par la juridiction disciplinaire dans le cadre de ses pouvoirs d’instruction.

L’enquĂȘte est conduite en toute indĂ©pendance. Le professionnel est tenu de rĂ©pondre aux convocations du service d’enquĂȘte, de lui fournir tous renseignements et documents utiles, sans pouvoir opposer le secret professionnel.

Article 24

I. ‒ Des chambres de discipline, instituĂ©es respectivement auprĂšs des conseils rĂ©gionaux des notaires et des commissaires de justice dĂ©signĂ©s par arrĂȘtĂ© du garde des sceaux, connaissent en premier ressort des poursuites disciplinaires contre ces professionnels. Elles sont composĂ©es d’un magistrat du siĂšge de la cour d’appel, prĂ©sident, et de deux membres de la profession concernĂ©e.

Deux cours nationales de discipline sont instituĂ©es, l’une auprĂšs du Conseil supĂ©rieur du notariat, l’autre auprĂšs de la chambre nationale des commissaires de justice. Elles connaissent des appels formĂ©s contre les jugements des chambres de discipline de leur profession. Elles sont composĂ©es d’un magistrat du siĂšge de la Cour de cassation, prĂ©sident, de deux magistrats du siĂšge de l’ordre judiciaire et de deux membres de la profession concernĂ©e.

Les arrĂȘts de ces cours nationales de discipline peuvent faire l’objet d’un pourvoi devant la Cour de cassation.

II. ‒ Une cour nationale de discipline instituĂ©e auprĂšs du Conseil national des greffiers des tribunaux de commerce, connaĂźt des poursuites contre ces professionnels. Elle est composĂ©e d’un magistrat du siĂšge de la Cour de cassation, prĂ©sident, et de quatre membres de la profession.

Les arrĂȘts de la cour peuvent faire l’objet d’un recours devant la Cour de cassation qui statue en fait et en droit.

III. ‒ Une cour nationale de discipline, instituĂ©e auprĂšs de l’ordre des avocats au Conseil d’État et Ă  la Cour de cassation, connaĂźt des poursuites disciplinaires contre ces professionnels. Elle est composĂ©e d’un membre du Conseil d’État, d’un magistrat du siĂšge de la Cour de cassation et de cinq membres de la profession.

La cour est prĂ©sidĂ©e par le membre du Conseil d’État lorsque les faits en cause ont trait aux fonctions exercĂ©es devant le Tribunal des conflits ou les juridictions de l’ordre administratif. Dans les autres cas, elle est prĂ©sidĂ©e par le magistrat du siĂšge de la Cour de cassation.

Les arrĂȘts de la cour peuvent faire l’objet d’un recours, selon le mĂȘme critĂšre qu’à l’alinĂ©a prĂ©cĂ©dent, devant le Conseil d’État ou la Cour de cassation qui statue en fait et en droit.

IV. ‒ Les membres des juridictions instituĂ©es par le prĂ©sent article, ainsi que leurs supplĂ©ants, sont nommĂ©s par arrĂȘtĂ© du garde des sceaux pour une durĂ©e de trois ans, renouvelable une fois. Les membres du Conseil d’État sont nommĂ©s sur proposition du vice‑prĂ©sident du Conseil d’État. Les magistrats du siĂšge de l’ordre judiciaire sont nommĂ©s, selon le cas, sur proposition du premier prĂ©sident de la cour d’appel compĂ©tente ou du premier prĂ©sident de la Cour de cassation. Les membres de la profession sont nommĂ©s sur proposition de l’instance nationale ou, le cas Ă©chĂ©ant, des instances rĂ©gionales de la profession.

Article 25

I. ‒ Sans prĂ©judice des peines qui sont prononcĂ©es en application de l’article L. 561‑36‑3 du code monĂ©taire et financier, les peines disciplinaires qui peuvent ĂȘtre prononcĂ©es contre un professionnel, personne physique ou morale, sont :

1° L’avertissement ;

2° Le blùme ;

3° L’interdiction d’exercer Ă  titre temporaire pendant une durĂ©e maximale de dix ans ;

4° La destitution, qui emporte l’interdiction d’exercice Ă  titre dĂ©finitif ;

5° Le retrait de l’honorariat.

II. ‒ La peine de l’interdiction temporaire peut ĂȘtre assortie, en tout ou partie, du sursis. Si, dans le dĂ©lai de cinq ans Ă  compter du prononcĂ© de la peine, le professionnel a commis un manquement ayant entraĂźnĂ© le prononcĂ© d’une nouvelle peine disciplinaire, celle‑ci entraĂźne, sauf dĂ©cision motivĂ©e, l’exĂ©cution de la premiĂšre peine sans confusion avec la seconde.

III. ‒ La juridiction disciplinaire peut prononcer, Ă  titre principal ou complĂ©mentaire, une peine d’amende dont le montant ne peut excĂ©der la plus Ă©levĂ©e des deux sommes suivantes :

1° Dix mille euros ;

2° 5 % du chiffre d’affaires hors taxes, rĂ©alisĂ© par le professionnel au cours du dernier exercice clos calculĂ© sur une pĂ©riode de douze mois.

La peine d’amende n’est pas applicable aux professionnels salariĂ©s.

IV. – Lorsque dix ans se sont Ă©coulĂ©s depuis une dĂ©cision dĂ©finitive de destitution, le professionnel frappĂ© de cette peine peut demander Ă  l’instance disciplinaire qui a statuĂ© sur l’affaire en premiĂšre instance de le relever de l’incapacitĂ© rĂ©sultant de cette dĂ©cision.

Lorsque la demande mentionnĂ©e Ă  l’alinĂ©a prĂ©cĂ©dent a Ă©tĂ© rejetĂ©e par une dĂ©cision devenue dĂ©finitive, elle ne peut ĂȘtre Ă  nouveau prĂ©sentĂ©e qu’aprĂšs un dĂ©lai de cinq ans Ă  compter de l’enregistrement de la premiĂšre demande.

V. ‒ Les dĂ©cisions sont rendues publiques dans des conditions fixĂ©es par dĂ©cret en Conseil d’État.

Article 26

Lorsque l’urgence ou la protection d’intĂ©rĂȘts publics ou privĂ©s l’exige, le prĂ©sident de la juridiction disciplinaire de premiĂšre instance ou son supplĂ©ant peut, Ă  la demande d’une des autoritĂ©s habilitĂ©es Ă  exercer l’action disciplinaire, suspendre provisoirement de ses fonctions le professionnel qui fait l’objet d’une enquĂȘte ou d’une poursuite disciplinaire ou pĂ©nale.

La suspension ne peut excĂ©der une durĂ©e de six mois, Ă©ventuellement renouvelable. Elle cesse de plein droit dĂšs la clĂŽture de l’enquĂȘte ou, le cas Ă©chĂ©ant, dĂšs que l’action pĂ©nale ou disciplinaire est Ă©teinte.

La dĂ©cision de suspension prise Ă  l’égard d’un notaire ou d’un commissaire de justice peut faire l’objet d’un recours devant la cour nationale de discipline de la profession. Lorsqu’elle est prise Ă  l’égard d’un avocat au Conseil d’État et Ă  la Cour de cassation, la dĂ©cision peut faire l’objet d’un recours, selon la nature des faits en cause, devant le Conseil d’État ou la Cour de cassation. Lorsqu’elle est prise Ă  l’égard d’un greffier des tribunaux de commerce, elle peut faire l’objet d’un recours devant la Cour de cassation.

Article 27

Dans les conditions prĂ©vues Ă  l’article 38 de la Constitution, le Gouvernement est habilitĂ© Ă  prendre par ordonnance, dans un dĂ©lai d’un an Ă  compter de la publication de la prĂ©sente loi, toute disposition relevant du domaine de la loi relative Ă  chaque profession mentionnĂ©e Ă  l’article 19 afin de :

1° RĂ©unir l’ensemble des dispositions destinĂ©es Ă  rĂ©gir la discipline des professions mentionnĂ©es Ă  l’article 19, dans le respect des dispositions de la prĂ©sente section ;

2° Tirer les conséquences des dispositions de la présente section sur les rÚgles statutaires applicables à chacune de ces professions et prévoir toute adaptation rendue nécessaire par leur organisation particuliÚre ;

3° Désigner les autorités compétentes mentionnées aux articles 21 à 23 ;

4° PrĂ©ciser les effets des peines disciplinaires sur l’activitĂ© des professionnels sanctionnĂ©s, les structures d’exercice et les offices ; 

5° PrĂ©voir les dispositions transitoires et les dispositions d’adaptation relatives Ă  l’outre‑mer rendues nĂ©cessaires par la prĂ©sente section.

Un projet de loi de ratification est déposé devant le Parlement dans un délai de six mois à compter de la publication de chaque ordonnance.

Section 2

Discipline des avocats

Article 28

La loi n° 71‑1130 du 31 dĂ©cembre 1971 portant rĂ©forme de certaines professions judiciaires et juridiques est ainsi modifiĂ©e : 

I. ‒ L’article 21 est ainsi modifié :

1° Le premier alinĂ©a est prĂ©cĂ©dĂ©e d’un I ;

2° La seconde phrase du deuxiÚme alinéa est supprimée ;

3° AprÚs le deuxiÚme alinéa, sont insérés quatre alinéas ainsi rédigés :

« II. – Le bĂątonnier instruit toute rĂ©clamation formulĂ©e Ă  l’encontre d’un avocat. Il accuse rĂ©ception de la rĂ©clamation, en informe l’avocat mis en cause et invite celui‑ci Ă  prĂ©senter ses observations.

« Lorsque la nature de la réclamation le permet, et sous réserve des réclamations abusives ou manifestement mal fondées, le bùtonnier peut organiser une conciliation entre les parties. Un avocat au moins prend part à la conciliation.

« L’auteur de la rĂ©clamation et l’avocat mis en cause sont informĂ©s des suites rĂ©servĂ©es Ă  la rĂ©clamation. En l’absence de conciliation ou de poursuite disciplinaire, l’auteur de la rĂ©clamation est informĂ© sans dĂ©lai de la possibilitĂ© de saisir le procureur gĂ©nĂ©ral de sa rĂ©clamation ou de saisir directement la juridiction disciplinaire.

« III. – Le bĂątonnier prĂ©vient ou concilie les diffĂ©rends d’ordre professionnel entre les membres du barreau. » ;

4° Le dernier alinĂ©a est prĂ©cĂ©dĂ© d’un IV.

II. ‒ L’article 22‑1 est ainsi modifié :

1° La premiĂšre phrase de l’alinĂ©a premier est ainsi rĂ©digĂ©e :

« Le conseil de discipline mentionnĂ©e au premier alinĂ©a de l’article 22 est une juridiction composĂ©e de reprĂ©sentants des conseils de l’ordre du ressort de la cour d’appel. » ;

2° Le troisiÚme alinéa est complété par les mots : « parmi ses membres ».

III. ‒ AprĂšs l’article 22‑2, il est insĂ©rĂ© un article 22‑3 ainsi rĂ©digé :

« Art. 22‑3. ‒ Par dĂ©rogation aux articles 22‑1 et 22‑2, le conseil de discipline est prĂ©sidĂ© par un magistrat du siĂšge de la cour d’appel, dĂ©signĂ© par le premier prĂ©sident, lorsque la poursuite disciplinaire fait suite Ă  une rĂ©clamation prĂ©sentĂ©e par un tiers ou lorsque l’avocat mis en cause en fait la demande. »

IV. ‒ À l’article 23 :

1° Au premier alinéa :

a) AprÚs le mot « instituée », est insérée une virgule ;

b) Le mot : « ou » est remplacé par le mot : « par » ;

c) AprĂšs les mots : « le bĂątonnier dont relĂšve l’avocat mis en cause », sont insĂ©rĂ©s les mots : « ou par l’auteur de la rĂ©clamation » ;

2° Le dernier alinéa est ainsi rédigé :

« La dĂ©cision de l’instance disciplinaire peut faire l’objet d’un appel devant la cour d’appel de la part de l’avocat poursuivi, du bĂątonnier dont il relĂšve ou du procureur gĂ©nĂ©ral. La formation de jugement de la cour d’appel comprend trois magistrats du siĂšge de cette cour et deux membres du conseil de l’ordre du ressort de la cour d’appel. Elle est prĂ©sidĂ©e par un magistrat du siĂšge. »

V. – Au troisiĂšme alinĂ©a de l’article 25, les mots : « un dĂ©partement ou un territoire d’outre‑mer ou Ă  Mayotte » sont remplacĂ©s par les mots : « une collectivitĂ© d’outre‑mer ».

VI. ‒ Au 2° de l’article 53, les mots : « Les rĂšgles de dĂ©ontologie » sont remplacĂ©s par les mots : « Le code de dĂ©ontologie des avocats prĂ©parĂ© par le conseil national des barreaux ».

Chapitre II

Conditions d’intervention des professions du droit

Article 29

AprĂšs le 6° de l’article L. 111‑3 du code des procĂ©dures civiles d’exĂ©cution, il est ajoutĂ© un 7° ainsi rĂ©digé :

« 7° Les transactions et les actes constatant un accord issu d’une mĂ©diation, d’une conciliation ou d’une procĂ©dure participative, lorsqu’ils sont contresignĂ©s par les avocats de chacune des parties et revĂȘtus de la formule exĂ©cutoire par le greffe de la juridiction compĂ©tente. »

Article 30

L’article 21‑1 de la loi n° 71‑1130 du 31 dĂ©cembre 1971 portant rĂ©forme de certaines professions judiciaires et juridiques est complĂ©tĂ© par un dernier alinĂ©a ainsi rĂ©digé :

« À dĂ©faut de paiement de la cotisation annuelle due par les avocats inscrits Ă  un tableau dans un dĂ©lai d’un mois Ă  compter d’une mise en demeure de payer, le Conseil national des barreaux rend, Ă  l’encontre des avocats redevables, une dĂ©cision, qui, Ă  dĂ©faut d’opposition du dĂ©biteur devant la juridiction compĂ©tente, produit les effets d’un jugement au sens du 6° de l’article L. 111‑3 du code des procĂ©dures civiles d’exĂ©cution. »

Article 31

I. – Au dĂ©but de la deuxiĂšme phrase des article 375 et 618‑1 du code de procĂ©dure pĂ©nale, de la deuxiĂšme phrase du premier alinĂ©a de son article 475‑1, de la deuxiĂšme phrase de l’article L. 761‑1 du code de justice administrative et de la deuxiĂšme phrase de l’article L. 2333‑87‑8 du code gĂ©nĂ©ral des collectivitĂ©s territoriales, sont insĂ©rĂ©s les mots : « Les parties peuvent produire les justificatifs des sommes qu’elles demandent et ».

II. – La loi n° 91‑647 du 10 juillet 1991 relative Ă  l’aide juridique est ainsi modifiĂ©e :

1° Au dĂ©but de la deuxiĂšme phrase du deuxiĂšme alinĂ©a de l’article 37 et au dĂ©but de la deuxiĂšme phrase du premier alinĂ©a de l’article 75, sont insĂ©rĂ©s les mots : « Les parties peuvent produire les justificatifs des sommes qu’elles demandent et » ;

2° L’article 75 est complĂ©tĂ© par un alinĂ©a ainsi rĂ©digé :

« III. ‒ Les dispositions de l’article 66‑5 de la loi n° 71‑1130 du 31 dĂ©cembre 1971 portant rĂ©forme de certaines professions judiciaires et juridiques ne font pas obstacle Ă  la production en justice de tout Ă©lĂ©ment nĂ©cessaire Ă  la justification des sommes demandĂ©es au titre des frais exposĂ©s et non compris dans les dĂ©pens. »

Titre VI

Dispositions diverses et transitoires

Article 32

Dans les conditions prĂ©vues Ă  l’article 38 de la Constitution, le Gouvernement est autorisĂ© Ă  prendre par ordonnance, dans un dĂ©lai d’un an Ă  compter de la publication de la prĂ©sente loi, les mesures relevant du domaine de la loi qui sont nĂ©cessaires :

1° Pour prendre les mesures d’adaptation nĂ©cessaires Ă  l’application du rĂšglement (UE) n° 2018/1805 du Parlement europĂ©en et du Conseil du 14 novembre 2018 concernant la reconnaissance mutuelle des dĂ©cisions de gel et des dĂ©cisions de confiscation ;

2° Pour prendre les mesures d’adaptation nĂ©cessaires Ă  l’application du rĂšglement (UE) 2018/1727 du 14 novembre 2018 relatif Ă  l’Agence de l’Union europĂ©enne pour la coopĂ©ration judiciaire en matiĂšre pĂ©nale (Eurojust) et remplaçant et abrogeant la dĂ©cision 2002/187/JAI du Conseil et Ă©tendre le recours Ă  l’extradition simplifiĂ©e ;

3° Pour transposer la directive (UE) 2019/884 du Parlement europĂ©en et du Conseil du 17 avril 2019 modifiant le dĂ©cision‑cadre 2009/3115/JAI du Conseil en ce qui concerne les Ă©changes d’informations relatives aux ressortissants de pays tiers ainsi que le systĂšme europĂ©en d’information sur les casiers judiciaires (ECRIS), et remplaçant la dĂ©cision 2009/316/JAI du Conseil et prendre les mesures d’adaptation nĂ©cessaires Ă  l’application du rĂšglement (UE) 2019/816 du Parlement europĂ©en et du Conseil du 17 avril 2019 portant crĂ©ation d’un systĂšme centralisĂ© permettant d’identifier les États membres dĂ©tenant des informations relatives aux condamnations concernant des ressortissants de pays tiers et des apatrides (ECRIS‑TCN), qui vise Ă  complĂ©ter le systĂšme europĂ©en d’information sur les casiers judiciaires, et modifiant le rĂšglement (UE) 2018/1726, tout en permettant l’enregistrement dans le casier judiciaire national automatisĂ© des empreintes digitales des personnes condamnĂ©es.

Un projet de loi de ratification est déposé devant le Parlement dans un délai de trois mois à compter de la publication de ces ordonnances.

Article 33

À l’article L. 124‑2 du code de l’organisation judiciaire, les mots : « dans le ressort d’une juridiction limitrophe » sont remplacĂ©s par les mots : « soit dans le ressort d’une juridiction limitrophe, soit dans le ressort de la mĂȘme cour d’appel ».

Article 34

AprĂšs l’article L. 211‑20 du code de l’organisation judiciaire, il est insĂ©rĂ© un article L. 211‑21 ainsi rĂ©digé :

« Art. L. 211‑21. – Un ou plusieurs tribunaux judiciaires spĂ©cialement dĂ©signĂ©s connaissent des actions relatives au devoir de vigilance fondĂ©es sur les articles L. 225‑102‑4 et L. 225‑102‑5 du code de commerce. »

Article 35

Au IX de l’article 109 de la loi n° 2019‑222 du 23 mars‑2019 de programmation 2018‑2022 et de rĂ©forme pour la justice, la date : « 1er septembre 2021 » est remplacĂ©e par la date : « 1er septembre 2023 ».

Article 36

I. – La prĂ©sente loi entre en vigueur le lendemain de sa publication.

II. – Les dispositions des articles 75‑3 et 77‑2 du code de procĂ©dure pĂ©nale dans leur rĂ©daction rĂ©sultant de l’article 2 de la prĂ©sente loi ne sont applicables qu’aux enquĂȘtes commencĂ©es Ă  compter de la publication de celle‑ci.

III. ‒ Les dispositions de l’article 3 entrent en vigueur le premier jour du troisiĂšme mois suivant celui de la publication de la prĂ©sente loi.

IV. ‒ Les dispositions de l’article 276‑1 du code de procĂ©dure pĂ©nale dans sa rĂ©daction rĂ©sultant de l’article 6 de la prĂ©sente loi sont applicables aux procĂ©dures dans lesquelles la dĂ©cision de renvoi de l’accusĂ© a Ă©tĂ© rendue aprĂšs la date de publication de la prĂ©sente loi. Lorsque la dĂ©cision a Ă©tĂ© rendue avant cette date, le prĂ©sident de la cour d’assises ou de la cour criminelle dĂ©partementale peut cependant organiser une audience prĂ©paratoire dans les conditions prĂ©vues par cet article.

Les dispositions de l’article 359 du code de procĂ©dure pĂ©nale dans sa rĂ©daction rĂ©sultant de ce mĂȘme article 6 sont applicables Ă  compter du premier jour du deuxiĂšme mois suivant la publication de la prĂ©sente loi.

V. – Les dispositions de l’article 7 entrent en vigueur le 1er janvier 2022. Dans les dĂ©partements oĂč est en cours l’expĂ©rimentation prĂ©vue par les dispositions des II et III de l’article 63 de la loi n° 2019‑222 du 23 mars 2019 de programmation 2018‑2022 et de rĂ©forme pour la justice, le terme de cette expĂ©rimentation est fixĂ© Ă  cette mĂȘme date.

Les personnes dĂ©jĂ  mises en accusation devant la cour d’assises avant le 1er janvier 2022 peuvent ĂȘtre renvoyĂ©es devant la cour criminelle dĂ©partementale, avec leur accord recueilli en prĂ©sence de leur avocat, sur dĂ©cision du premier prĂ©sident de la cour d’appel.

À compter de la date d’entrĂ©e en vigueur de la prĂ©sente loi, dans les dĂ©partements oĂč est en cours l’expĂ©rimentation, les personnes sont mises en accusation conformĂ©ment aux dispositions du code de procĂ©dure pĂ©nale rĂ©sultant de l’article 7, Ă  l’exception des personnes ayant fait l’objet d’une ordonnance de mise en accusation devant la cour d’assises intervenue Ă  compter du 13 mai 2021 qui sont, sur dĂ©cision du premier prĂ©sident de la cour d’appel, renvoyĂ©es devant la cour criminelle dĂ©partementale lorsque les faits relĂšvent de la compĂ©tence de cette juridiction.

VI. ‒ Les dispositions de l’article 8 entrent en vigueur le lendemain de la promulgation de la loi organique prĂ©voyant les rĂšgles statutaires applicables aux avocats honoraires appelĂ©s Ă  siĂ©ger comme assesseurs dans les cours d’assises et cours criminelles dĂ©partementales.

VII. ‒ Les dispositions des articles 717‑1, 721, 721‑1, 721‑2 et 729‑1 du code de procĂ©dure pĂ©nale, dans leur rĂ©daction rĂ©sultant de l’article 9 de la prĂ©sente loi, sont applicables aux personnes placĂ©es sous Ă©crou Ă  compter du 1er janvier 2023, quelle que soit la date de commission de l’infraction. Les personnes placĂ©es sous Ă©crou avant cette date demeurent soumises au rĂ©gime dĂ©fini par les articles 717‑1, 721, 721‑1, 721‑1‑1, 721‑2 et 729‑1 du code de procĂ©dure pĂ©nale dans sa rĂ©daction antĂ©rieure Ă  la prĂ©sente loi.

VIII. – Les dispositions du II de l’article 10 et du I de l’article 37 entrent en vigueur le 30 septembre 2021.

IX. ‒ Les dispositions des articles 11 à 13 entrent en vigueur le 1er mai 2022.

X. ‒ Les dispositions de l’article 16 entrent en vigueur Ă  une date fixĂ©e par dĂ©cret et, au plus tard, au 1er juin 2022.

XI. ‒ Les dispositions du chapitre Ier du titre V entrent en vigueur le 1er juillet 2022.

Article 37

I. – Aux articles L. 721‑1, L. 722‑1 et L. 723‑1 du code de la justice pĂ©nale des mineurs, les mots : « la loi n° 2021‑218 du 26 fĂ©vrier 2021 ratifiant l’ordonnance n° 2019‑950 du 11 septembre 2019 portant partie lĂ©gislative du code de la justice pĂ©nale des mineurs » sont remplacĂ©s par les mots : « loi n°      du          pour la confiance dans l’institution judiciaire ».

II. – Aux articles L. 531‑1, L. 551‑1 et L. 561‑1 du code de l’organisation judiciaire, la rĂ©fĂ©rence : « L. 211‑20, » est remplacĂ©e par les rĂ©fĂ©rences : « L. 211‑20, L. 211‑21, » et les mots : « loi n° 2020‑1672 du 24 dĂ©cembre 2020 relative au Parquet europĂ©en, Ă  la justice environnementale et Ă  la justice pĂ©nale spĂ©cialisĂ©e » sont remplacĂ©s par les mots : « loi n°       du           pour la confiance dans l’institution judiciaire ».

III. – L’article 711‑1 du code pĂ©nal est remplacĂ© par les dispositions suivantes :

« Art. 711‑1. – Sous rĂ©serve des adaptations prĂ©vues au prĂ©sent titre, les livres Ier à V du prĂ©sent code sont applicables, dans leur rĂ©daction rĂ©sultant de la loi n°         du          pour la confiance dans l’institution judiciaire, en Nouvelle‑CalĂ©donie, en PolynĂ©sie française et dans les Ăźles Wallis et Futuna. »

IV. – Le premier alinĂ©a de l’article 804 du code de procĂ©dure pĂ©nale est remplacĂ© par les dispositions suivantes :

« Le prĂ©sent code est applicable, dans sa rĂ©daction rĂ©sultant de la loi n°       du            pour la confiance dans l’institution judiciaire, en Nouvelle‑CalĂ©donie, en PolynĂ©sie française et dans les Ăźles Wallis et Futuna, sous rĂ©serve des adaptations prĂ©vues au prĂ©sent titre et aux seules exceptions : ».

V. – L’article 69 de la loi du 29 juillet 1881 sur la libertĂ© de la presse est remplacĂ© par les dispositions suivantes :

« Art. 69. – La prĂ©sente loi est applicable, dans sa rĂ©daction rĂ©sultant de la loi n°      du         pour la confiance dans l’institution judiciaire, dans les Ăźles Wallis et Futuna, en PolynĂ©sie française, en Nouvelle‑CalĂ©donie et dans les Terres australes et antarctiques françaises. »

VI. ‒ L’article L. 641‑1 du code des procĂ©dures civiles d’exĂ©cution est complĂ©tĂ© par un alinĂ©a ainsi rĂ©digé :

« L’article L. 111‑3 est applicable, dans sa rĂ©daction rĂ©sultant de la loi n°      du        pour la confiance dans l’institution judiciaire. »

VII. ‒ Aux III, IV et V de l’article 81 de la loi n° 71‑1130 du 31 dĂ©cembre 1971 portant rĂ©forme de certaines professions judiciaires et juridiques, les mots : « loi n° 2016‑1547 du 18 novembre 2016 de modernisation de la justice du XXIe siĂšcle » sont remplacĂ©es par les mots : « loi n°      du        pour la confiance dans l’institution judiciaire ».

VIII. ‒ À l’article 69‑2 de la loi n° 91‑647 du 10 juillet 1991 relative Ă  l’aide juridique, les mots : « loi n° 2020‑936 du 30 juillet 2020 visant Ă  protĂ©ger les victimes de violences conjugales » sont remplacĂ©s par les mots : « loi n°      du       pour la confiance dans l’institution judiciaire ».

IX. – L’article 75 de la loi n° 91‑647 du 10 juillet 1991 est complĂ©tĂ© par un alinĂ©a ainsi rĂ©digé :

« IV. – Le prĂ©sent article est applicable dans les Ăźles Wallis et Futuna, en PolynĂ©sie française, en Nouvelle‑CalĂ©donie et dans les Terres australes et antarctiques françaises. »

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