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Historique
3 mai 2023 : Nouvelle proposition de loi
3 mai 2023 : ⚡Le 🧭Gouvernement Borne déclare l'urgence

13 juin 2023 09:00 : Discussion
13 juin 2023 : Adopté par Sénat ( 5ème République )


20 juin 2023 14:00 : Examen du texte pour avis
20 juin 2023 17:30 : Examen du texte (suite)

21 juin 2023 09:00 : Examen du texte
21 juin 2023 14:30 : Examen du texte
21 juin 2023 21:05 : Examen du texte

22 juin 2023 09:00 : Examen du texte
22 juin 2023 14:35 : Examen du texte
22 juin 2023 22:00 : Examen du texte

27 juin 2023 - 10 juil. 2023 : 1303 amendements en Assemblée nationale de la 16ème législature

3 juil. 2023 16:00 : Discussion
3 juil. 2023 21:30 : Discussion

4 juil. 2023 15:00 : Discussion
4 juil. 2023 21:30 : Discussion

5 juil. 2023 15:00 : Discussion
5 juil. 2023 21:30 : Discussion

6 juil. 2023 09:00 : Discussion
6 juil. 2023 15:00 : Discussion
6 juil. 2023 21:30 : Discussion

10 juil. 2023 16:00 : Discussion
10 juil. 2023 21:30 : Discussion

11 juil. 2023 15:00 : Discussion
11 juil. 2023 21:30 : Discussion

12 juil. 2023 15:00 : Discussion
12 juil. 2023 21:30 : Discussion

13 juil. 2023 09:00 : Discussion
13 juil. 2023 15:00 : Discussion

18 juil. 2023 : 🗳️Vote sur la loi (première lecture) : 👍Adopté

19 juil. 2023 : Dépôt d'un projet de loi



10 oct. 2023 15:00 : Discussion
10 oct. 2023 : Adopté, dans les conditions prévues à l'article 45, alinéa 3, de la constitution par Assemblée nationale de la 16ème législature
10 oct. 2023 : 9 amendements en Assemblée nationale de la 16ème législature

11 oct. 2023 09:00 : Discussion
11 oct. 2023 : Adopté, dans les conditions prévues à l'article 45, alinéa 3, de la constitution par Sénat ( 5ème République )

16 oct. 2023 : Confiée au Conseil Constitutionnel, par Soixante députés au moins

16 nov. 2023 : Partiellement conforme pour le Conseil Constitutionnel

Originalv2v3v4v5
📜Projet de loi d'orientation et de programmation du ministère de la justice 2023-2027
🖋️Amendements examinés : 100%
276 Adoptés1 En attente366 Rejetés
131 Irrecevables
81 Non soutenus
51 Tombés
Liste des Amendements
Titre
🖋️Non soutenu
Pascale Bordes
15 juin 2023

Au titre du projet, substituer à l’année : 

« 2023 »

l’année : 

« 2024 ».


Annexe : RAPPORT ANNEXÉ
🖋️Adopté
Cécile Untermaier
16 juin 2023

Après l’alinéa 33, insérer l’alinéa suivant :

« La mise en œuvre des procédures prévues dans le code de la justice pénale des mineurs a permis une réduction rapide des délais moyens de jugement des mineurs délinquants. Au 30 juin 2022, le délai de jugement sur la culpabilité est de 2,1 mois et celui sur la sanction de 8,3 mois, contre 18 mois avant la réforme. Le soutien aux juridictions qui connaissent les niveaux d’activité les plus élevés sera renforcé. »

🖋️Adopté
Cécile Untermaier
16 juin 2023

I. – À l’alinéa 76, substituer aux mots :

« non accompagnés, afin d’acquérir ou de développer »

les mots :

« , adaptée aux spécificités de certains publics comme les mineurs non accompagnés, afin d’adapter ».

II. – En conséquence, au même alinéa, substituer aux mots : 

« sur la prise en charge de ces jeunes, en application du »

les mots :

« aux évolutions prévues par le ».

🖋️Adopté
Perrine Goulet
19 juin 2023

Après l’alinéa 76, insérer l’alinéa suivant :

« Par ailleurs, l’intérêt supérieur de l’enfant et la prise en compte de leurs besoins fondamentaux occuperont une place croissante dans les modules de formation de l’École nationale de la magistrature. »

🖋️Adopté
Perrine Goulet
19 juin 2023

I. – À la première phrase de l’alinéa 99, supprimer les mots :

« , particulièrement dans les grandes agglomérations ».

II. – En conséquence, à la fin de l’alinéa 101, supprimer les mots :

« , particulièrement en Île-de-France ».

🖋️Adopté
Cécile Untermaier
16 juin 2023

Compléter l’alinéa 176 par la phrase suivante :

« Dans les juridictions, la dématérialisation des dossiers uniques de personnalité (DUP) des mineurs sera poursuivie et adaptée pour améliorer la coordination entre les prises en charge pénale et civile. »

🖋️Adopté
Mathieu Lefèvre
16 juin 2023

À l’alinéa 201, après le mot :

« permettra »,

insérer les mots :

« de renforcer l’effectivité de la réponse pénale et ».

🖋️Adopté
Perrine Goulet
20 juin 2023

Compléter l’alinéa 240 par la phrase suivante :

« Par ailleurs, une réflexion sur l’implantation de nouveaux quartiers dédiés aux femmes radicalisées pourrait être engagée afin de mieux les répartir sur le territoire. »

🖋️Adopté
Perrine Goulet
19 juin 2023

À la première phrase de l’alinéa 312, après le mot :

« répressive »,

insérer les mots :

« vis-à-vis des auteurs d’infraction ».

🖋️Adopté
Perrine Goulet
19 juin 2023

À l’alinéa 314, après les mots :

 « ad hoc, »,

insérer les mots :

« la possibilité accrue de recourir à un tiers digne de confiance, ».

🖋️Adopté
Perrine Goulet
19 juin 2023

Après l’alinéa 314, insérer l’alinéa suivant :

« Une réflexion pourra par ailleurs être engagée afin d’identifier les mesures à mettre en œuvre pour garantir la présence systématique d’un avocat auprès des enfants en assistance éducative. »

🖋️Adopté
Erwan Balanant
19 juin 2023

À l’alinéa 2, substituer au mot :

« est »

le mot :

« représente ».

🖋️Adopté
Davy Rimane
17 juin 2023

Compléter l’alinéa 3 par les mots :

« , et se fonde notamment sur l’impératif d’un accès de toutes et tous à une justice de qualité sur l’ensemble du territoire français, hexagonal comme ultramarin. »

🖋️Adopté
Erwan Balanant
19 juin 2023

À l’alinéa 5, après le mot :

« consultation »,

insérer le mot :

« inédite ».

🖋️Adopté
Erwan Balanant
19 juin 2023

À la première phrase de l’alinéa 6, substituer au mot :

« poursuivant »

les mots :

« dans la continuité de ».

🖋️Adopté
Erwan Balanant
19 juin 2023

À la première phrase de l’alinéa 17, substituer à la troisième occurrence du mot :

« la »

le mot :

« l’administration ».

🖋️Adopté
Erwan Balanant
19 juin 2023

À la deuxième phrase de l’alinéa 19, substituer au mot :

« prioriser »

les mots :

« classer par priorité »

🖋️Adopté
Pascale Bordes
15 juin 2023

À l’alinéa 24, substituer à la deuxième occurrence du mot :

« et »

les mots :

« ainsi que ».

🖋️Adopté
Jean Terlier
16 juin 2023

Après l’alinéa 33, insérer l’alinéa suivant :

« La mise en œuvre des procédures prévues dans le code de la justice pénale des mineurs a permis une réduction rapide des délais moyens de jugement des mineurs délinquants. Au 30 juin 2022, le délai de jugement sur la culpabilité était de 2,1 mois et celui sur la sanction de 8,3 mois, contre 18 mois avant la réforme. Le soutien aux juridictions qui connaissent les niveaux d'activité les plus élevés sera renforcé. »

🖋️Adopté
Cécile Untermaier
15 juin 2023

Après l’alinéa 33, insérer l’alinéa suivant :

« La mise en œuvre des procédures prévues dans le code de la justice pénale des mineurs a permis une réduction rapide des délais moyens de jugement des mineurs délinquants. Au 30 juin 2022, le délai de jugement sur la culpabilité était de 2,1 mois et celui sur la sanction de 8,3 mois, contre 18 mois avant la réforme. Le soutien aux juridictions qui connaissent les niveaux d'activité les plus élevés sera renforcé. »

🖋️Adopté
Caroline Abadie
17 juin 2023

Après l’alinéa 33, insérer l’alinéa suivant :

« La mise en œuvre des procédures prévues dans le code de la justice pénale des mineurs a permis une réduction rapide des délais moyens de jugement des mineurs délinquants. Au 30 juin 2022, le délai de jugement sur la culpabilité était de 2,1 mois et celui sur la sanction de 8,3 mois, contre 18 mois avant la réforme. Le soutien aux juridictions qui connaissent les niveaux d'activité les plus élevés sera renforcé. »

🖋️Adopté
Perrine Goulet
20 juin 2023

Après l’alinéa 33, insérer l’alinéa suivant :

« La mise en œuvre des procédures prévues dans le code de la justice pénale des mineurs a permis une réduction rapide des délais moyens de jugement des mineurs délinquants. Au 30 juin 2022, le délai de jugement sur la culpabilité était de 2,1 mois et celui sur la sanction de 8,3 mois, contre 18 mois avant la réforme. Le soutien aux juridictions qui connaissent les niveaux d’activité les plus élevés sera renforcé. »

🖋️Adopté
Erwan Balanant
19 juin 2023

À l’alinéa 35, supprimer le mot :

« -cible ».

🖋️Adopté
Erwan Balanant
19 juin 2023

À la dernière phrase de l’alinéa 42, après le mot :

« pénale »,

insérer les mots :

« , à son intelligibilité, à son accessibilité par les justiciables ».

🖋️Adopté
Erwan Balanant
19 juin 2023

À la deuxième phrase de l’alinéa 43, substituer au mot :

« usitées »

le mot :

« utilisés ».

🖋️Adopté
Erwan Balanant
19 juin 2023

À l’alinéa 51, supprimer les mots :

 « sur le quinquennat ».

🖋️Adopté
Erwan Balanant
19 juin 2023

À l’alinéa 61, substituer aux mots :

« leur fidélisation »

les mots :

« la fidélisation des agents ».

🖋️Adopté
Erwan Balanant
19 juin 2023

À la première phrase de l’alinéa 63, substituer au mot :

« du »

le mot :

« le ».

🖋️Adopté
Erwan Balanant
19 juin 2023

À la dernière phrase de l’alinéa 63, substituer au mot :

« pérenne »

les mots :

« à long terme ».

🖋️Adopté
Caroline Abadie
17 juin 2023

Après l’alinéa 63, insérer l’alinéa suivant :

« Les directeurs pénitentiaires d’insertion sont des acteurs incontournables du service public pénitentiaire dans sa mission d’insertion ou de réinsertion. Le ministère de la Justice doit valoriser davantage leur rôle et leur métier et s’inscrire dans une politique volontariste s’agissant de leur statut, de leur rémunération et de leur parcours. »

🖋️Adopté
Erwan Balanant
19 juin 2023

I. – À l’alinéa 64, substituer aux mots : 

« le numérique »

les mots :

« les métiers du numérique ».

II. – En conséquence, au même alinéa, substituer au mot :

« identifier »

le mot :

« répertorier ».

🖋️Adopté
Erwan Balanant
19 juin 2023

I. – À la première phrase de l’alinéa 68, substituer au mot :

« sur »

le mot :

« dans ».

II. – En conséquence, à la même phrase du même alinéa, supprimer les mots :

« en son sein ».

III. – En conséquence, à la dernière phrase du même alinéa, après le mot :

« ou »,

insérer les mots :

« qu’il met en œuvre par divers ».

🖋️Adopté
Erwan Balanant
19 juin 2023

I. – À la première phrase de l’alinéa 70, substituer au mot :

« elle »

le mot :

« il ».

II. – En conséquence, à la deuxième phrase du même alinéa, supprimer les mots : 

« A, B et C ».

III. – En conséquence, à la même phrase du même alinéa, substituer au mot :

« recandidater »

les mots :

« présenter une nouvelle candidature ».

🖋️Adopté
Jean Terlier
16 juin 2023

I. – À l’alinéa 76, substituer aux mots :

« non accompagnés, afin d’acquérir ou de développer »

les mots :

« , répondant aux spécificités de certains publics comme les mineurs non accompagnés, afin d’adapter ».

II. – En conséquence, au même alinéa, substituer aux mots : 

« sur la prise en charge de ces jeunes, en application du code de »

les mots :

« aux évolutions prévues par le code de la ».

🖋️Adopté
Cécile Untermaier
15 juin 2023

I. – À l’alinéa 76, substituer aux mots :

« non accompagnés, afin d’acquérir ou de développer »

les mots :

« , répondant aux spécificités de certains publics comme les mineurs non accompagnés, afin d’adapter ».

II. – En conséquence, au même alinéa, substituer aux mots : 

« sur la prise en charge de ces jeunes, en application du code de »

les mots :

« aux évolutions prévues par le code de la ».

🖋️Adopté
Perrine Goulet
20 juin 2023

I. – À l’alinéa 76, substituer aux mots :

« non accompagnés, afin d’acquérir ou de développer »

les mots :

« , répondant aux spécificités de certains publics comme les mineurs non accompagnés, afin d’adapter ».

II. – En conséquence, au même alinéa, substituer aux mots : 

« sur la prise en charge de ces jeunes, en application du code de »

les mots :

« aux évolutions prévues par le code de la ».

🖋️Adopté
Erwan Balanant
19 juin 2023

À l’alinéa 76, substituer à la deuxième occurrence du mot :

« sur »

le mot :

« concernant ».

🖋️Adopté
Perrine Goulet
20 juin 2023

Après l’alinéa 76, insérer l’alinéa suivant :

« Par ailleurs, l’intérêt supérieur de l’enfant et la prise en compte de ses besoins fondamentaux occuperont une place croissante dans les modules de formation de l’École nationale de la magistrature. »

🖋️Adopté
Erwan Balanant
19 juin 2023

À la seconde phrase des alinéas 81 et 82, supprimer le mot : 

« coaching ».

🖋️Adopté
Erwan Balanant
19 juin 2023

À l’alinéa 87, substituer au mot :

« où »

le mot :

« dont ».

🖋️Adopté
Erwan Balanant
19 juin 2023

I. – À la première phrase de l’alinéa 95, substituer aux mots :

« des recrutements à intervenir dans les cinq ans »

les mots :

« dans lesquelles des recrutements sont prévisibles au cours des cinq prochaines années ».

II.  – En conséquence, à la deuxième phrase du même alinéa, supprimer le mot : 

« identifiées ».

🖋️Adopté
Erwan Balanant
19 juin 2023

À l’alinéa 98, supprimer les mots : 

« mis en place ».

🖋️Adopté
Erwan Balanant
19 juin 2023

Après le mot :

« justice »,

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 99 :

« répond à un réel besoin et est maintenu. »

🖋️Adopté
Perrine Goulet
20 juin 2023

I. – À la première phrase de l’alinéa 99, supprimer les mots :

« , particulièrement dans les grandes agglomérations ».

II. – En conséquence, à la fin de l’alinéa 101, supprimer les mots :

« , particulièrement en Île-de-France ».

🖋️Adopté
Erwan Balanant
19 juin 2023

À la première phrase de l’alinéa 104, substituer au mot :

« interfonctions »

les mots :

« commun aux trois fonctions ».

🖋️Adopté
Erwan Balanant
19 juin 2023

I. – À la deuxième phrase de l’alinéa 106, substituer au mot :

« porteur »

le mot :

« comprenant ».

II. – En conséquence, à la même phrase du même alinéa, substituer au mot :

« emporte »

le mot :

« entraîne ».

🖋️Adopté
Erwan Balanant
19 juin 2023

A l’alinéa 113, après le mot :

« référents »

insérer les mots :

« en matière de ».

🖋️Adopté
Erwan Balanant
19 juin 2023

À la fin de l’alinéa 115, substituer au mot :

« dédiées »

le mot :

« spécifiques ».

🖋️Adopté
Erwan Balanant
19 juin 2023

A l’alinéa 119, substituer aux mots :

« des employeurs autres »

les mots :

« d’autres employeurs ».

🖋️Adopté
Erwan Balanant
19 juin 2023

A l’alinéa 122, substituer aux mots :

« d’impact »

les mots :

« de conséquences ».

🖋️Adopté
Erwan Balanant
19 juin 2023

A l’alinéa 129, substituer au mot :

« fort »

les mots :

« à partir ».

🖋️Adopté
Erwan Balanant
19 juin 2023

Compléter la dernière phrase de l’alinéa 129 par les mots :

« tout en permettant de prendre en compte les spécificités de chaque juridiction. »

🖋️Adopté
Erwan Balanant
19 juin 2023

A l’alinéa 134, substituer aux mots :

« permettant de mieux prendre en compte l’impact de cette équipe »

les mots :

« , pour mieux prendre en compte les conséquences de ces équipes ».

🖋️Adopté
Erwan Balanant
19 juin 2023

I. – À la deuxième phrase de l’alinéa 137, substituer au mot :

« pérenne »

le mot :

« permanent ».

II. – En conséquence, à la fin de l’avant-dernière phrase du même alinéa, substituer au mot :

« pérenne »

le mot :

« permanente ».

🖋️Adopté
Erwan Balanant
19 juin 2023

À l’alinéa 144, substituer au mot :

« système »

le mot :

« de systèmes ».

🖋️Adopté
Erwan Balanant
19 juin 2023

À l’alinéa 145, substituer aux mots :

« open-data »

les mots :

« données ouvertes ».

🖋️Adopté
Clara Chassaniol
16 juin 2023

Après l’alinéa 145, insérer l’alinéa suivant : 

« 4 bis – Garantir l’utilisation d’outils permettant de préserver la souveraineté des données personnelles, en particulier grâce à des solutions technologiques développées par des entités françaises ou dans l’Union européenne ».

🖋️Adopté
Erwan Balanant
19 juin 2023

À l’alinéa 152, après le mot :

« équipements »,

insérer le mot :

« des ».

🖋️Adopté
Erwan Balanant
19 juin 2023

À l’alinéa 152, après le mot :

« accès »,

insérer le mot :

« au ».

🖋️Adopté
Erwan Balanant
19 juin 2023

À la dernière phrase de l’alinéa 154, substituer aux mots :

« au sein des »

les mots :

« dans les ».

🖋️Adopté
Erwan Balanant
19 juin 2023

À la dernière phrase de l’alinéa 165, après la dernière occurrence du mot :

« de »

insérer les mots :

« la chaîne applicative ».

🖋️Adopté
Erwan Balanant
19 juin 2023

À l’alinéa 169, substituer au mot :

« éditique »

les mots :

« d’édition de documents en masse ».

🖋️Adopté
Erwan Balanant
19 juin 2023

À la première phrase de l’alinéa 170, substituer aux mots :

« portés par le »

le mot :

« du ».

🖋️Adopté
Erwan Balanant
19 juin 2023

À la fin de la première phrase de l’alinéa 172, substituer au mot :

« spécialisés »

le mot :

« spécialisées ».

🖋️Adopté
Jean Terlier
16 juin 2023

Compléter l’alinéa 176 par la phrase suivante :

« Dans les juridictions, la dématérialisation des dossiers uniques de personnalité (DUP) des mineurs sera poursuivie et adaptée pour améliorer la coordination entre les prises en charge pénale et civile. »

🖋️Adopté
Perrine Goulet
20 juin 2023

Compléter l’alinéa 176 par la phrase suivante :

« Dans les juridictions, la dématérialisation des dossiers uniques de personnalité (DUP) des mineurs sera poursuivie et adaptée pour améliorer la coordination entre les prises en charge pénale et civile. »

🖋️Adopté
Cécile Untermaier
15 juin 2023

Compléter l’alinéa 176 par la phrase suivante :

« Dans les juridictions, la dématérialisation des dossiers uniques de personnalité (DUP) des mineurs sera poursuivie et adaptée pour améliorer la coordination entre les prises en charge pénale et civile. »

🖋️Adopté
Erwan Balanant
19 juin 2023

À la dernière phrase de l’alinéa 181, après le mot :

« prises »,

insérer le mot :

« à ».

🖋️Adopté
Erwan Balanant
19 juin 2023

À l’alinéa 187, substituer au mot :

« sur »

le mot :

« dans ».

🖋️Adopté
Erwan Balanant
19 juin 2023

À l’alinéa 187, substituer aux mots :

« web radio »

les mots :

« radio par internet ».

🖋️Adopté
Raphaël Gérard
17 juin 2023

Après l’alinéa 198, insérer l’alinéa suivant :

« Une réflexion sera conduite afin de tenir compte du vieillissement de la population carcérale et de la nécessaire adaptation des infrastructures à la prise en charge de la perte d’autonomie liée à l’âge des détenus. »

🖋️Adopté
Perrine Goulet
20 juin 2023

À l’alinéa 201, après le mot :

« permettra »,

insérer les mots :

« d’assurer l’effectivité de la réponse pénale et ».

🖋️Adopté
Erwan Balanant
19 juin 2023

À la première phrase de l’alinéa 202, substituer au mot :

« détentions »

les mots :

« lieux de détention ».

🖋️Adopté
Erwan Balanant
19 juin 2023

I. – À la première phrase de l’alinéa 202, substituer aux mots :

« d’améliorer »,

les mots :

« pour améliorer ».

II. – En conséquence, à la même phrase du même alinéa, substituer à la cinquième occurrence du mot :

« de »,

le mot :

« pour ».

🖋️Adopté
Erwan Balanant
19 juin 2023

À la deuxième phrase de l’alinéa 203, substituer aux mots :

« l’impact »

les mots :

« les conséquences ».

🖋️Adopté
Erwan Balanant
19 juin 2023

À la dernière phrase de l’alinéa 207, substituer au mot :

« identifiés »

le mot :

« sélectionnés ».

🖋️Adopté
Erwan Balanant
19 juin 2023

Rédiger ainsi l’alinéa 228 :

« En parallèle, la construction de 12 unités éducatives d’activités de jour (UEAJ) est prévue pour compléter le maillage territorial, augmenter les capacités de placement et développer l’insertion dans le cadre du nouveau code de la justice des mineurs. »

🖋️Adopté
Erwan Balanant
19 juin 2023

I. – À la deuxième phrase de l’alinéa 240, substituer au mot :

« dédiée »

le mot :

« réservée ».

II. – En conséquence, à la dernière phrase du même alinéa, substituer aux mots :

« dédiée aux »

les mots :

« pour les ».

🖋️Adopté
Perrine Goulet
20 juin 2023

Compléter l’alinéa 240 par la phrase suivante :

« Par ailleurs, une réflexion sur l’implantation de nouveaux quartiers dédiés aux femmes radicalisées pourra être engagée afin de mieux les répartir sur le territoire. »

🖋️Adopté
Erwan Balanant
19 juin 2023

À l’alinéa 243, substituer au mot :

« smartphone »

les mots :

« téléphone mobile ».

🖋️Adopté
Jean Terlier
20 juin 2023

Après la cinquième phrase de l’alinéa 251, insérer la phrase suivante :

« Ces missions consisteraient principalement en des missions de soutien aux côtés des surveillants en détention, des opérations de fouilles, sectorielle et de cellule, sous la responsabilité d’un surveillant titulaire, la garde des murs, par exemple lors d’opérations de travaux), le suivi des écoutes téléphoniques autorisées au sein de l’établissement, le suivi de la vidéosurveillance, l’accueil des familles ou la surveillance des parloirs, la conduite de véhicules ou encore le soutien des greffes pénitentiaires. Par principe, elles devraient être systématiquement réalisées en binôme avec un surveillant pénitentiaire titulaire lorsqu’elles impliquent un contact direct avec la population carcérale au sein des lieux de détention. »

🖋️Adopté
Jean Terlier
20 juin 2023

Après la sixième phrase de l’alinéa 251, insérer la phrase suivante :

« Les surveillants adjoints pourraient bénéficier d’une formation d’une durée de 18 semaines comprenant 2 périodes : une période de 16 semaines qui se déroulerait dans un établissement de formation et aboutirait à la délivrance d’une attestation d’aptitude à l’emploi, puis une période de 2 semaines effectuée dans un établissement pénitentiaire dans le département du lieu d’affectation de l’intéressé. »

🖋️Adopté
Jean Terlier
20 juin 2023

Compléter la sixième phrase de l’alinéa 251 par les mots :

« , afin d’encourager et de favoriser leur titularisation dans le corps des surveillants pénitentiaires ».

🖋️Adopté
Erwan Balanant
19 juin 2023

À la première phrase de l’alinéa 253, substituer au mot :

« déployant »

les mots :

« à travers le déploiement ».

🖋️Adopté
Erwan Balanant
19 juin 2023

À la première phrase de l’alinéa 254, substituer au mot :

« axes »

le mot :

« éléments ».

🖋️Adopté
Erwan Balanant
19 juin 2023

À la troisième phrase de l’alinéa 255, substituer au mot et au signe :

« investissement/ »

les mots :

« entre investissement et ».

🖋️Adopté
Erwan Balanant
19 juin 2023

Après l’alinéa 255, insérer la phrase suivante :

« Poursuivant la démarche de données ouvertes déjà engagée par le ministère, le service statistique ministériel met à disposition, à des fins de recherche, les données issues des logiciels de gestion des juridictions anonymisées. »

🖋️Adopté
Erwan Balanant
19 juin 2023

À la deuxième phrase de l’alinéa 260, substituer aux mots :

« portées par le vecteur »

les mots :

« de niveau ».

🖋️Adopté
Erwan Balanant
19 juin 2023

À la deuxième phrase de l’alinéa 260, substituer aux mots :

« en la présentant »

les mots :

« par une présentation du Gouvernement ».

🖋️Adopté
Philippe Pradal
17 juin 2023

I. – À la première phrase de l’alinéa 262, substituer aux mots :

« acteurs de la justice » 

les mots :

« professionnels du droit ».

II. – En conséquence, à la même phrase du même alinéa, avant le mot :

« magistrat »,

insérer le mot : 

« notamment ».

III. – En conséquence, après le mot :

« juge »,

insérer les mots : 

« notaires, commissaires de justice ».

IV. – En conséquence, à la seconde phrase du même alinéa, après les mots :

« avocats »

insérer les mots :

« entre autres ».

🖋️Adopté
Jean Terlier
19 juin 2023

I. – À la première phrase de l’alinéa 262, substituer aux mots :

« acteurs de la justice » 

les mots :

« professionnels du droit ».

II. – En conséquence, à la même phrase du même alinéa, avant le mot :

« magistrat »,

insérer le mot : 

« notamment ».

III. – En conséquence, après le mot :

« juge »,

insérer les mots : 

« notaires, commissaires de justice ».

IV. – En conséquence, à la seconde phrase du même alinéa, après les mots :

« avocats »

insérer les mots :

« entre autres ».

🖋️Adopté
Emmanuel Mandon
16 juin 2023

Après l’alinéa 263, insérer l’alinéa suivant :

« La création d’un magistrat référent MARD, qui sera chargé au sein de chaque juridiction de veiller à l’effectivité de la mise en œuvre du recours obligatoire aux modes alternatifs de règlement des différends. »

🖋️Adopté
Philippe Pradal
17 juin 2023

Après l’alinéa 265, insérer l’alinéa suivant :

« Le Conseil national de la médiation, dont les membres ont été nommés par arrêté le 25 mai 2023, sera, dans l’exercice des fonctions qui lui sont dévolues, pleinement associé au développement d’une véritable politique de l’amiable et participera, à travers des actions de formation, en renforcement de la culture de l’amiable. »

🖋️Adopté
Jean Terlier
20 juin 2023

Après l’alinéa 265, insérer les alinéas suivants : 

« 2.4.1.1.1 Audience de règlement amiable

« L’audience de règlement amiable sera introduite tant dans le cadre de la procédure écrite ordinaire que de la procédure de référé devant le tribunal judiciaire.

« Le président de l’audience d’orientation, le juge de la mise en état, le juge du fond et le juge des référés pourront désigner, à la demande des parties ou d’office après avoir recueilli leur avis, par une mesure d’administration judiciaire, un juge extérieur à la formation de jugement chargé de tenir une audience de règlement amiable.

« La désignation d’un juge chargé de l’audience de règlement amiable constituera une nouvelle cause d’interruption de l’instance et d’interruption du délai de péremption de l’instance.

« Le décret précisera les conditions dans lesquelles l’audience de règlement amiable se déroule, le rôle du juge et des parties ainsi que l’issue de cette audience.

« L’audience de règlement amiable doit avoir pour finalité la résolution amiable du différend entre les parties, par la confrontation équilibrée de leurs points de vue, l’évaluation de leurs besoins, positions et intérêts respectifs, ainsi que la compréhension des principes juridiques applicables au litige.

« Le juge désigné pourra prendre connaissance des conclusions et des pièces échangées par les parties.

« Il pourra procéder aux constatations, évaluations, appréciations ou reconstitutions qu’il estime nécessaires, en se transportant si besoin sur les lieux.

« Il pourra décider d’entendre les parties séparément.

« Sauf accord contraire des parties, ou raisons impérieuses d’ordre public, tout ce qui sera dit, écrit ou fait au cours de l’audience de règlement amiable, par le juge et par les parties, doit demeurer confidentiel.

« À l’issue de l’audience, les parties pourront demander au juge désigné, assisté du greffier, de constater leur accord, total ou partiel.

« 2.4.1.1.2 La césure du procès civil

« La césure du procès civil sera introduite dans le cadre de la procédure écrite ordinaire devant le tribunal judiciaire.

« Elle permettra à la juridiction de ne trancher, dans un premier temps, que certaines des prétentions dont elle est saisie.

« Le décret précisera les conditions dans lesquelles les parties peuvent demander au juge de la mise en état une clôture partielle aux fins de jugement partiel.

« En cas de clôture partiel décidée par le juge de la mise état, il sera prévu :

« - que la formation de jugement est saisie des seules prétentions qui font l’objet de la césure et statue par un jugement partiel ; 

« - que ce jugement est susceptible d’appel immédiat ;

« - et que la mise en état se poursuit à l’égard des prétentions qui n’ont pas fait l’objet de la clôture partielle.

« Les parties pourront tirer les conséquences du jugement partiel notamment en recourant à une médiation ou une conciliation de justice pour rechercher un accord amiable sur les prétentions restant en discussion. »

🖋️Adopté
Erwan Balanant
19 juin 2023

À la deuxième phrase de l’alinéa 268, substituer au mot :

« identifiés »

le mot :

« considérés ».

🖋️Adopté
Erwan Balanant
19 juin 2023

À l’alinéa 285, après les mots :

« exception de »,

insérer les mots :

« celles concernant ».

🖋️Adopté
Philippe Pradal
16 juin 2023

À la fin de l’alinéa 285, substituer aux mots :

« de territoires expérimentateurs (9) »

les mots : 

« de neuf à douze territoires expérimentateurs ».

🖋️Adopté
Philippe Pradal
20 juin 2023

Après l’alinéa 286, insérer l’alinéa suivant :

« Dans le but de renforcer leurs compétences, le ministère de la justice mettra à la disposition des magistrats du corps judiciaire une offre de formations, incluant des modules pratiques, sur les enjeux économiques et financiers de la vie des entreprises. »

🖋️Adopté
Erwan Balanant
19 juin 2023

À l’alinéa 293, substituer au mot :

« assemblée »

le mot :

« comité ».

🖋️Adopté
Erwan Balanant
19 juin 2023

À la première phrase de l’alinéa 296, supprimer les mots :

« ce dernier »,

les mots :

« celui d' ».

🖋️Adopté
Erwan Balanant
19 juin 2023

À la première phrase de l’alinéa 296, substituer aux mots :

« ce dernier »,

les mots :

« la personne placée sous ce statut ».

🖋️Adopté
Erwan Balanant
19 juin 2023

Après l’alinéa 298, insérer les six alinéas suivants :

« En quatrième lieu, une nouvelle forme de mise en place de l’assignation à résidence sous surveillance électronique doit permettre de limiter le recours à la détention provisoire. Plutôt que de placer la personne sous le régime de la détention provisoire puis d’étudier l’éventualité d’une ARSE, le juge pourra désormais inverser l’approche en ordonnant immédiatement le placement sous ARSE tout en plaçant la personne sous un régime d’incarcération provisoire à la durée très limitée dans l’attente de la mise en place effective de cette mesure de sûreté.

« En cinquième lieu, la procédure de comparution immédiate sera simplifiée, par exemple grâce à l’harmonisation des délais de renvoi.

« En sixième lieu, le juge des libertés et de la détention sera désormais compétent pour statuer sur les demandes relatives aux modifications du contrôle judiciaire des personnes prévenues. Cela permettra d’alléger la procédure et de décharger le tribunal correctionnel.

« En septième lieu, afin de faire gagner un temps précieux aux enquêteurs, il sera recouru chaque fois que nécessaire aux technologies de communication audiovisuelle pour l’exercice du droit à un examen médical et à l’assistance d’un interprète.

« En huitième lieu, l’autorisation par un juge d’utiliser les micros, les caméras et les dispositifs de localisation intégrés aux matériels numériques utilisés par un ou plusieurs mis en cause permettra de réduire les difficultés liées à l’installation, souvent risquée et dangereuse pour les agents en charge de cette mission, de caméras et de micros à des fins de captation et d’enregistrements d’images ou de paroles prononcées ou de balises à des fins de localisation en temps réel. Pour permettre à la police judiciaire d’accroître son efficacité grâce à ces technologies, des protections supplémentaires sont en outre apportées aux échanges avec les avocats afin de garantir le droit de la défense. En outre, dans la continuité du rapport de la Commission relative aux droits de la défense dans l’enquête pénale et au secret professionnel de l’avocat, présidée par Dominique Mattei, et de sa recommandation n° 16 touchant aux écoutes téléphoniques, une réflexion sera engagée pour développer des moyens techniques permettant d’assurer la confidentialité des échanges entre l’avocat et son client. 

« Enfin, les dispositions sur le travail d’intérêt général seront modifiées, afin de favoriser le recours à cette peine. »

🖋️Adopté
Erwan Balanant
19 juin 2023

À l’alinéa 305, après le mot :

« stabilité »,

insérer les mots :

« du droit ».

🖋️Adopté
Erwan Balanant
19 juin 2023

I. – À l’alinéa 306, substituer aux mots :

« portées par le »

le mot :

« du ».

II. – En conséquence, à l’alinéa 307, substituer au mot :

« portées »

le mot :

« définies ».

III. – En conséquences, à l’alinéa 311, substituer au mot :

« portées »

les mots :

« mises en œuvre ».

IV. – En conséquence, à l’alinéa 312, substituer au mot :

« porter »

le mot :

« promouvoir ».

V. – En conséquence, à l’alinéa 316, substituer au mot :

« portera »

les mots :

« mettra en œuvre ».

🖋️Adopté
Naïma Moutchou
17 juin 2023

Après l’alinéa 312, insérer l’alinéa suivant :

« À ce titre, le ministère s’engagera dans une démarche d’accélération du développement des programmes de justice restaurative. Formidable outil de réparation du préjudice subi par les victimes mais aussi de responsabilisation et de rédemption des auteurs d’infraction, la justice restaurative constitue une mesure complémentaire au système de justice pénale mais non moins essentielle. Au 31 décembre 2021, 47 conventions de partenariat en matière de justice restaurative ont été conclues, couvrant 46 tribunaux judiciaires. Le ministère s’engage à accompagner la conclusion d’un plus grand nombre de conventions locales conclues entre les associations d’aide aux victimes, les tribunaux, les barreaux, les SPIP et les services de la protection judiciaire de la jeunesse afin qu’à l’horizon 2027, l’ensemble des 164 tribunaux judiciaires soient couverts par une telle convention. En outre, le ministère se fixe comme objectif de nommer un référent dédié par tribunal judiciaire sur l’ensemble du territoire. Enfin, l’information et la formation sont incontournables dans la réussite et le développement de ce type de programme. Un module de formation dédié sera intégré aux programmes des auditeurs de justice à l’Ecole Nationale de la Magistrature, aux élèves avocats au sein des écoles de formation des avocats mais également aux élèves greffiers au sein de l’Ecole Nationale des Greffes. »

🖋️Adopté
Perrine Goulet
20 juin 2023

À la première phrase de l’alinéa 312, après le mot :

« répressive »,

insérer les mots :

« vis-à-vis des auteurs d’infraction ».

🖋️Adopté
Erwan Balanant
19 juin 2023

I. – À l’alinéa 313, substituer aux mots :

« le poids »

les mots :

« l'importance ».

🖋️Adopté
Clara Chassaniol
16 juin 2023

Compléter l’alinéa 313 par la phrase suivante : 

« Figurent également la prévention et la répression des actes de cyberharcèlement, afin de sanctionner plus efficacement les auteurs et de mieux protéger et accompagner les victimes, en particulier les mineurs. »

🖋️Adopté
Perrine Goulet
20 juin 2023

À la seconde phrase de l’alinéa 314, après les mots :

 « ad hoc, »,

insérer les mots :

« la possibilité accrue de recourir à un tiers digne de confiance, ».

🖋️Adopté
Perrine Goulet
20 juin 2023

Après l’alinéa 314, insérer l’alinéa suivant :

« Une réflexion pourra par ailleurs être engagée afin d’identifier les mesures à mettre en œuvre pour garantir la présence systématique d’un avocat auprès des enfants en assistance éducative. »

🖋️Adopté
Erwan Balanant
19 juin 2023

A l’alinéa 319, substituer au mot :

« identifiées »

le mot :

« spécifiques ».

🖋️Adopté
Erwan Balanant
19 juin 2023

I. – À la première phrase de l’alinéa 320, supprimer le mot :

« utilement ».

II. – En conséquence, à la seconde phrase du même alinéa, substituer au mot :

« dédiée »

le mot :

« spécifique ».

🖋️Adopté
Erwan Balanant
19 juin 2023

À la dernière phrase de l’alinéa 333, substituer aux mots :

« l’issue »

les mots :

« leur issue ».

🖋️Adopté
Erwan Balanant
19 juin 2023

À l’alinéa 335, substituer au mot :

« dédiés »

le mot :

« consacrés ».

🖋️Adopté
Erwan Balanant
20 juin 2023

À l’alinéa 338, substituer au mot :

« visant »

les mots :

« , qui vise ».

🖋️Adopté
Erwan Balanant
19 juin 2023

À la première phrase de l’alinéa 339, substituer aux mots :

« s’est noué sur tout le territoire national »,

les mots :

« couvrant l’ensemble du territoire national s’est noué ».

🖋️Adopté
Erwan Balanant
19 juin 2023

À l’alinéa 365, substituer aux mots :

« dont les »

les mots :

« notamment à l’occasion des ».

🖋️Adopté
Erwan Balanant
19 juin 2023

Compléter l’alinéa 366 par la phrase suivante :

« Dans le cadre de ce passeport Educdroit, des interventions de professionnels du droit sont programmées dans les collèges et les lycées, pour sensibiliser les élèves sur leurs droits et les inciter à les exercer. »

🖋️Adopté
Erwan Balanant
19 juin 2023

À la première phrase de l’alinéa 375, substituer aux mots :

« harmonisé au plan national et rapide »

les mots :

« rapide et harmonisé au plan national ».

🖋️Adopté
Erwan Balanant
19 juin 2023

À l’alinéa 376, substituer à la seconde occurrence du mot :

« personnes »

le mot :

« justiciables ».

🖋️Adopté
Erwan Balanant
19 juin 2023

À la troisième phrase de l’alinéa 380, substituer au mot :

« smartphones »

les mots :

« téléphones mobiles ».

🖋️Adopté
Erwan Balanant
19 juin 2023

À l’alinéa 382, substituer aux mots :

« : fiches thématiques, renseignement sur les tribunaux (coordonnées, horaires, renseignements divers) »

les mots :

« (grâce à des fiches thématiques ou encore des renseignements sur les tribunaux tels que leurs coordonnées et leurs horaires) ».

🖋️Adopté
Erwan Balanant
19 juin 2023

À l’alinéa 385, substituer au mot :

« porte »

le mot :

« héberge ».

🖋️Adopté
Erwan Balanant
19 juin 2023

Au début de la première phrase de l’alinéa 387, supprimer les mots :

« À titre liminaire, ».

🖋️Adopté
Guillaume Gouffier Valente
17 juin 2023

Après la deuxième phrase de l’alinéa 388, insérer la phrase suivante :

« Il entend ainsi étendre le dispositif du « Téléphone grave danger » pour les victimes dans les cas où se présente un risque de réitération des violences à la fin de la peine de l’auteur. »

🖋️Adopté
Erwan Balanant
19 juin 2023

À la fin de l’alinéa 389, substituer à la référence :

« 2.4.3.2 »

la référence :

« 2.4.3.3 ».

🖋️Adopté
Sarah Tanzilli
17 juin 2023

Compléter l’alinéa 389 par la phrase suivante : 

« À cet égard, le ministère travaillera à une réforme de la mission, du statut et de la tarification des administrateurs ad hoc. »

🖋️Rejeté
Cécile Untermaier
16 juin 2023

Après l’alinéa 120, insérer les deux alinéas suivants :

« 2.1.3.4 La liberté syndicale des magistrats

« La liberté syndicale et la liberté d’expression des magistrats ne souffrent d’aucune restriction. Les obligations déontologiques des magistrats, telles que l’impartialité, l’indépendance, la dignité, la loyauté, le devoir de réserve, s’appliquent aux juges dans leur prise de décision dans les affaires individuelles qu’ils ont à traiter. La notion d’impartialité ne peut être utilisée comme un levier pour encadrer la liberté syndicale ou la liberté d’expression. »

🖋️Rejeté
Cécile Untermaier
16 juin 2023

Compléter l’alinéa 131 par la phrase suivante :

« Des critères d’affectation des attachés de justice auprès des différentes juridictions sont fixés par la Chancellerie et sont rendus publics. »

🖋️Rejeté
Cécile Untermaier
16 juin 2023

Compléter l’alinéa 131 par la phrase suivante :

« Le juge des libertés et de la détention bénéficie en priorité de l’affectation à ses côtés d’un attaché de justice. »

🖋️Non soutenu
Charles de Courson
16 juin 2023

À la première phrase de l’alinéa 137, après le mot :

 « mois »,

insérer les mots :

« ,renouvelable une fois, »

🖋️Rejeté
Cécile Untermaier
16 juin 2023

Après l’alinéa 149, insérer l’alinéa suivant :

« 9 – Des mesures sont mises en œuvre afin de préserver le monde de la justice de l’influence des intelligences artificielles. »

🖋️Rejeté
Cécile Untermaier
16 juin 2023

Après l’alinéa 154, insérer l’alinéa suivant :

« Il sera rendu compte chaque fin d’année aux juridictions et aux différents acteurs de la justice et de la police, ainsi qu’au Parlement, des améliorations obtenues dans l’usage du numérique, et en particulier des différents logiciels. »

🖋️Rejeté
Cécile Untermaier
16 juin 2023

Après l’alinéa 159, insérer l’alinéa suivant :

« À horizon 2025, sauf impossibilité liée à la particularité du dossier ou volonté expresse de l’auteur, toute transmission au tribunal par voie numérique est exclusive d’une transmission papier, que ce soit par les avocats, les services d’enquête, la protection judiciaire de la jeunesse, ou tout autre acteur œuvrant dans le domaine de la justice. »

🖋️Rejeté
Philippe Schreck
16 juin 2023

Après l’alinéa 198, insérer l’alinéa suivant :

« Un plan pluriannuel d’investissement, détaillant, pour les années 2024 à 2027, une programmation des autorisations d’engagement, des crédits de paiement et des opérations immobilières, sera communiqué au Parlement d’ici le 1er mars 2024. »

🖋️Rejeté
Cécile Untermaier
16 juin 2023

Après l’alinéa 307, insérer l’alinéa suivant :

« La réforme de la police nationale conduite par le ministère de l’Intérieur aura des conséquences importantes pour les services d’investigation spécialisés qui sont indispensables aux enquêtes judiciaires. Les moyens consacrés à la répression des atteintes à la probité et à la délinquance économique et financière doivent en conséquence être garantis. La nouvelle organisation policière ne doit en aucun cas constituer une entrave au libre choix du service enquêteur par les magistrats. Pour protéger l’indépendance de certaines enquêtes judiciaires, l’échelon zonal de la police judiciaire doit être doté de moyens humains et budgétaires. »

🖋️Rejeté
Cécile Untermaier
16 juin 2023

Après l’alinéa 315, insérer l’alinéa suivant :

« La lutte contre la corruption et le blanchiment doit bénéficier de moyens clairement identifiés inscrits dans une stratégie nationale anticorruption ambitieuse animée dans un cadre interministériel. La détection, la prévention et la répression de la corruption publique et privée doivent mobiliser l’ensemble des décideurs politiques et administratifs, l’agence française anticorruption (AFA) et les juridictions spécialisées à l’échelle nationale (Parquet national financier) ou régionale (Juridictions interrégionales spécialisées). »

🖋️Rejeté
Cécile Untermaier
16 juin 2023

Après l’alinéa 390, insérer les deux alinéas suivants :

« 2.6.5. Le développement de la justice restaurative

« Dans un délai de deux ans, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur les modalités de fonctionnement de la justice restaurative, les mesures proposées tant d’un point de vue législatif et réglementaire, que financier pour développer ce dispositif. »

🖋️Non soutenu
Timothée Houssin
17 juin 2023

Avant l’alinéa 1, insérer l'alinéa suivant :

« Les lois d’orientation et de programmation du ministère de la justice sont actualisées tous les cinq ans. L’actualisation est effectuée dans le respect des orientations fixées par les lois de programmation antérieures et des orientations pluriannuelles de politique générale définies par le Gouvernement. »

🖋️Rejeté
Ugo Bernalicis
16 juin 2023

Substituer aux alinéas 1 à 391 les 53 alinéas suivants :

« 1. Notre constat : un service public à la dérive

« La justice, qui devrait être le cœur battant du pacte républicain fondé sur l’exigence d’égalité et sur la garantie des libertés, est abandonnée. Pire, elle est maltraitée. Son fonctionnement est dicté par une rationalité froide qui la prive de ses moyens autant qu’elle la dépossède de sa mission d’intérêt général. Cette logique purement gestionnaire implique une simplification des procédures pénales par le recul des droits de la défense et une complexification des procédures civiles pour tarir le flux des recours des justiciables.

« Ses agent·es, trop peu nombreux, sont soumis·es à une charge de travail intenable et à une obsession du chiffre qui répond à une politique néolibérale délétère. Les justiciables, dans leur recherche de reconnaissance et de dignité, sont trop souvent abandonné·es à leur sort.

« Ce constat, nous le partageons avec les milliers de magistrat·es, greffier·es et avocat·es qui dénoncent avec force leurs conditions de travail et la souffrance de toute l’institution judiciaire.

« Les chiffres sont sans appel : alors que les pays du Conseil de l’Europe comptent en moyenne 21 juges professionnel·les pour 100 000 habitant·es, la France n’en dénombre que 11. Son budget moyen, de 69 euros par habitant·e, est en dessous de la moyenne européenne (72 euros) et presque deux fois moindre qu’en Allemagne. Son parc immobilier est vétuste, le matériel informatique obsolète, les dossiers s’empilent et les délais s’allongent déraisonnablement.

« Les établissements pénitentiaires insalubres et surpeuplés font l’objet de rapports alarmants et de condamnations régulières par la Cour européenne des droits de l’homme, qui souligne l’indignité des conditions « inhumaines et dégradantes » d’incarcération. La cause de ce surpeuplement est connue : deux décennies d’une politique pénale répressive inique, inepte, irrationnelle, qui méconnaît la délinquance et ses racines, avant tout sociales. En miroir, les infractions en « col blanc » sont encore trop peu poursuivies, par manque de moyens autant que de volonté politique, créant une justice à deux vitesses en rupture avec la promesse républicaine d’égalité devant la loi.

« C’est donc une justice injuste que nous lègue l’incurie libérale : une justice de classe, faible avec les forts, féroce contre les faibles.

« Au surplus, la Ve République abandonne à la tutelle monarchique du chef de l’État l’institution judiciaire et l’improbable garantie de son indépendance. Le rétablissement de cette dernière, autant que le bon fonctionnement et la dignité d’une justice par et pour le peuple appellent une République nouvelle.

« 2. Notre projet : la justice de la VIe République

« L’État de droit est une force. Rempart face à un exécutif aux inclinations absolutistes, il assure à toutes et tous le respect indérogeable de ses droits fondamentaux. C’est une conquête historique de la République. La justice doit en être la gardienne.

« La justice ne doit pas rester qu’un idéal ; la défense des libertés fondamentales en sera la boussole. Elle devra être à la hauteur des nouveaux défis de l’humanité, notamment ceux de la justice climatique autant que de la justice fiscale et des enjeux du quotidien en prenant toute sa place dans les sphères du travail, de la lutte contre les discriminations, et de la lutte contre les violences sexistes et sexuelles.

« Une révolution judiciaire est nécessaire. Celle-ci offrira les garanties d’une justice revalorisée et suffisamment dotée, indépendante du pouvoir exécutif, traitant les justiciables avec dignité et équité.

« La convocation de l’Assemblée constituante permettra de réinventer une justice rendue véritablement au nom du peuple. Elle décidera souverainement des nouvelles institutions capables de la reconnecter avec l’intérêt général.

« Nos propositions sont articulées autour de trois idées forces : un service public assurant la défense de l’intérêt général et l’égalité entre les justiciables, une politique pénale plus humaine et garante des libertés, une justice indépendante et conforme aux principes républicains.

« 3. Nos propositions : garantir le service public, défendre les libertés

« 3.1 Organiser et financer un véritable service public de la justice

« Nous devons permettre à la justice de mener à bien ses missions. Pour cela, nous souhaitons :

« Adopter une nouvelle loi de programmation pluriannuelle fixant l’objectif d’une nette augmentation du budget afin de parvenir au niveau des principaux pays de l’Union européenne (UE) en matière de moyens consacrés à la justice, et augmenter les effectifs des services judiciaires afin de parvenir au nombre approprié de magistrat·es et de fonctionnaires par habitant·e. Une attention particulière devra être portée sur la diversité des parcours et des profils. Les services de médecine du travail du ministère de la Justice seront renforcés.

« Notre politique de recrutement doit être à la hauteur des besoins. Nous prévoyons ainsi un grand plan de formation et de créations de postes dans l’ensemble des métiers de la justice et du droit avec :

- 13 000 magistrat·es ;
- 20 000 greffier·es ;
- 10 000 personnels administratifs ;
- 2 000 greffier·es de l’administration pénitentiaire ;
- 5 000 conseiller·es pénitentiaires d’insertion et de probation (CPIP) ;
- 3 000 personnels administratifs de l’administration pénitentiaire ;
- 4 000 personnels administratifs de la Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) ;
- 6 000 agent·es de la Protection judiciaire de la jeunesse ;
- 2 000 personnels dédiés à l’accès au droit, à l’aide aux victimes et à l’Aide Juridictionnelle ;

« Il faut revenir sur l’intégration de l’École nationale de la magistrature (ENM) aux formations de tronc commun de l’Institut national du service public (anciennement ENA) et rapprocher les professions judiciaires par la facilitation de passerelles entre magistrat·es et avocat·es, greffier·es. Nous garantirons l’accès à des préparations aux carrières juridiques auprès de tous les milieux sociaux pour ouvrir la magistrature à tous les segments de la société, notamment en renforçant les moyens et en instaurant la gratuité des préparations publiques que sont les instituts d’études judiciaires (IEJ). La mise en œuvre d’un plan de numérisation et de dotation en matériel informatique de l’ensemble des juridictions doit être mis en oeuvre. La crise du Covid et le piratage informatique ont révélé, s’il en était encore besoin, combien les tribunaux et les personnels sont sous-dotés. Enfin, nous souhaitons que soit mis en place un plan de rénovation des juridictions. Pour la création de tout nouveau bâtiment, sa conception sera pensée avec l’ensemble des professions judiciaires et les usager·es. Ce plan devra systématiquement intégrer les impératifs d’accessibilité aux personnes en situation de handicap.

« La justice civile : revaloriser une justice du quotidien

« Divorce, affaires familiales, ou encore contentieux de copropriété, la justice civile, qui représente 75 % du volume de l’activité judiciaire est avant tout la justice du quotidien. Si elle n’occupe pas autant le débat public que la justice pénale, elle n’est en revanche pas moins en souffrance. Là aussi règne la gestion de la pénurie, une approche comptable qui défigure la procédure civile pour, quoi qu’il en coûte, traiter le stock, y compris en asséchant le flux. Derrière les notions feutrées de stock et de flux, c’est en réalité l’éloignement des justiciables que l’on organise implacablement, quitte à faire de la procédure civile un véritable parcours d’obstacles, tout entier organisé au service de ce qui devient un véritable déni du droit d’accès à un juge.

« Nous abrogerons en conséquence le décret Magendie, qui a ajouté des contraintes à la procédure d’appel, et nous réformerons la procédure civile avec comme préoccupation première la clarté et la simplicité au bénéfice des justiciables.

« Nous donnerons également toute sa place à l’audience, moment essentiel d’un véritable débat contradictoire et d’un procès équitable. Toutes les parties doivent pouvoir être réellement entendues, le plus souvent possible en formation collégiale. À cette condition, et en disposant du temps et des moyens qui sont indispensables pour dépasser l’obsession du rendement, les juridictions civiles retrouveront la qualité d’écoute et de jugement que les justiciables sont en droit d’attendre. Il sera par conséquent indispensable d’y affecter une part majeure des nouveaux greffier·es et magistrat·es dont nous organiserons le recrutement.

« Améliorer le fonctionnement des juridictions

« Pour cela, nous devons redéfinir la carte judiciaire à partir d’une analyse approfondie des besoins des populations. Nous reviendrons sur la loi de programmation 2018‑2022 et de réforme pour la justice de Nicole Belloubet qui a fait fusionner les tribunaux d’instance de proximité avec les tribunaux de grande instance, pour créer des tribunaux judiciaires. Nous réouvrirons des dizaines de tribunaux de proximité.

« Nous reviendrons par ailleurs au principe de collégialité de toutes les formations de jugement. Enfin, nous réformerons les tribunaux de commerce en instaurant l’échevinage (au moins un juge professionnel par formation de jugement), en accroissant la présence du Parquet, en renforçant la formation des juges consulaires, en renforçant la déontologie et la prévention des conflits d’intérêts et, parallèlement, en fonctionnarisant les greffes de ces tribunaux.

« La justice prud’homale : entre manque de moyens et lutte des classes

« Les conseils de prud’hommes sont aujourd’hui les parents pauvres de la justice française. Alors qu’ils remplissent la mission essentielle de faire appliquer les règles du Code du travail, celles qui protègent les salarié·es face aux employeurs, ils sont structurellement sous-dotés en moyens financiers et humains depuis plusieurs quinquennats.

« Conséquence : les salarié·es, parties faibles au contrat de travail, ne peuvent faire valoir leurs droits dans des délais raisonnables et finissent trop souvent par se résigner à ne plus porter le fer au contentieux. Ainsi, en dix ans, le nombre de saisines des conseils de prud’hommes a été divisé par deux, créant un déni de justice massif.

« Il est manifeste que les mauvais employeurs ont tout à gagner d’une justice prud’homale dysfonctionnelle. S’attaquer à ce chantier est donc primordial si l’on souhaite inverser le rapport de force dans les entreprises, cesser de voir le recul de nos droits et en gagner de nouveaux. Nous restaurerons donc les prud’hommes pour assurer aux salarié·es un véritable recours effectif lorsque leurs droits sont en cause, avec les mesures suivantes :

- Procéder au remaillage territorial des juridictions pour les rapprocher des justiciables ;
- Faciliter et simplifier la saisine des conseils de prud’hommes et les règles de procédure pour permettre au plus grand nombre de faire valoir leurs droits. Nous favoriserons également l’organisation d’audiences foraines (se déplacer dans une localité dépourvue de palais de justice pour y rendre la justice) ;
- Augmenter substantiellement les effectifs (magistrat·es et greffier·es) et les budgets de fonctionnement pour assurer cette grande mission de service public et donner ainsi plus de temps aux magistrat·es pour instruire les dossiers ;
- Revenir au délai de prescription de 3 ans (au lieu de 1 an actuellement) dans les cas de rupture du contrat de travail ;

« Nous engagerons une réflexion sur la place des magistrat·es professionnel·les au sein de cette juridiction paritaire afin de proposer, dans le cadre d’une conférence sociale, la mise en place de l’échevinage dès le bureau de jugement (juridiction mixte composée de magistrat·es professionnel·les et non-professionnel·les).

« Renforcer l’accès au(x) droit(s) :

« La révovation de l’ensemble des structures pénitentiaires doit être mise en oeuvre, pour les conformer aux exigences de la dignité humaine, en mettant en œuvre une véritable politique de rattrapage pour les structures ultramarines. Par ailleurs, le principe de l’encellulement individuel doit être appliqué. Pourtant adopté en 1875, ce principe, essentiel à des conditions dignes de détention, est resté depuis lettre morte. Ainsi, un système de régulation carcérale doit être mis en place, de manière à ce que les conditions de détention ne soient plus la variable d’ajustement du système pénal.

« L’État doit s’engager à renforcer les droits des personnes détenues, en favorisant l’exercice du droit d’expression et de participation en détention ainsi que le droit au recours contre l’indignité, en alignant le droit du travail des détenu·es sur le droit commun, en combattant l’isolement linguistique des détenu·es non-francophones, et en favorisant le maintien des liens familiaux. Porter une attention particulière aux conditions d’incarcération des personnes transgenres. Dans cette lignée, la prise en charge psycho-sociale en milieu fermé comme en milieu ouvert doit être renforcée. En effet, la prise en charge médicale notamment psychiatrique, indispensable au bien-être des personnes concernées, ne doit pas être entravée par les seules considérations sécuritaires.

« Nous nous engageons par ailleurs à autoriser les communications téléphoniques et numériques entre l’avocat·e et la personne détenue, en garantissant leur confidentialité, créer un service interministériel pour la réinsertion, la formation et l’emploi des détenu·es et donner plus de moyens au Contrôleur général des lieux de privation de libertés (CGLPL). Finalement, un égal accès aux droits, aux aménagements de peines, à la formation, etc., doit être assuré pour les femmes en détention.

« Protection de l’enfance : un enjeu majeur

« À rebours de la contre-réforme de la politique pénale des mineur·es du ministre Dupond-Moretti, mise en oeuvre à marche forcée et contre l’avis de l’ensemble des professions concernées, nous entendons réaffirmer les principes de l’ordonnance de 1945 : la primauté des mesures éducatives contre le tout-répressif, la spécialisation de la justice, l’excuse de minorité. Nous voulons :

- Abroger le nouveau code de justice pénale des mineur·es de Dupond-Moretti et créer un Code de l’Enfance unifié, qui reprendra l’ensemble des dispositions civiles et pénales applicables aux mineur·es. Un·e mineur·e qui entre en conflit avec la loi est bien souvent un·e enfant en danger. Ce code visera à mettre en place une politique globale autour de la protection de l’enfance et de l’accompagnement éducatif et judiciaire des mineur·es ;
- Remettre à plat la prise en charge des enfants en difficulté. Nous revaloriserons la prévention spécialisée et nous rendrons plus efficients les liens de celle-ci avec la Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ), qui verra ses moyens et effectifs augmenter. Nous réaffirmons la double compétence du juge des enfants et de tous les services pour agir sur les plans civil et pénal. Concernant l’Aide sociale à l’enfance (ASE), nous repenserons véritablement le système de protection de l’enfance autour de l’intérêt supérieur de l’enfant pour en finir avec la maltraitance institutionnelle ;
- Prendre en charge inconditionnellement les mineur·es isolé·es étranger·es par l’État, et garantir l’intervention systématique d’un·e avocat·e à leurs côtés et supprimer le recours aux tests osseux ;
- En finir avec la rétention des mineur·es non accompagnés, en CRA comme en zone d’attente, ainsi que, pour l’ensemble des mineur·es, le placement en hôtel, en augmentant la capacité d’accueil et d’accompagnement des établissements et services du médico-social ;
- En finir avec l’enfermement des mineur·es. Parce que l’éducation et l’insertion sont de meilleures réponses que l’incarcération, nous redonnerons toute leur place aux mesures éducatives et mettrons fin aux établissements pénitentiaires pour mineur·es ainsi qu’aux centres éducatifs fermésAssurer la désignation systématique d’un·e avocat·e formé·e assistant le ou la mineur·e en matière d’assistance éducative ;
- Pour tou·tes les jeunes, rétablir une possibilité de protection judiciaire civile jusqu’à 21 ans ;
- Restaurer la compétence de l’État dans l’exécution des décisions des juges des enfants en matière de protection de l’enfance, pour éviter les inégalités actuelles de traitement d’un département à l’autre, en renationalisant l’ASE ;

« 4. Affirmer une justice républicaine :

« 4.1 Assurer une justice indépendante du pouvoir exécutif

« Sans attendre de modifier la Constitution, nous proposons de :

- Mettre en œuvre une loi d’orientation de politique judiciaire, pénale et civile, restreignant les actuelles circulaires de politique pénale et civile à de la stricte déclinaison de la volonté du Parlement ;
- Rattacher l’Inspection générale de la justice auprès du Conseil supérieur de la magistrature (CSM) pour garantir l’indépendance de l’Inspection vis-à-vis du Ministère ;
- Limiter la possibilité pour les magistrat·es de passer entre parquet et siège tout au long de leur carrière, en fixant des règles strictes garantissant au maximum l’impartialité ;
- Redéfinir et encadrer strictement les conditions de mobilité des magistrat·es en administration centrale ou en fonction de cabinet ministériel ;
- Renforcer l’indépendance des juges d’instruction par la collégialité et le rattachement de la police judiciaire au ministère de la Justice ;
- Encadrer et limiter le recours aux magistrat·es placé·es (affecté·es de manière temporaire pour combler un manque). Parce que nous refusons la logique de gestion de la pénurie qui prévaut, ainsi que l’atteinte à l’inamovibilité et à l’indépendance des juges, le recours à la délégation sera strictement limité aux remplacements ponctuels (arrêts maladie, congés…) et, sous réserve de consentement du ou de la magistrat·e placé·e, pour sa seule mais entière durée. Les contrats d’objectifs associés à la délégation seront donc supprimés ;
- Interdire les remontées d’informations individuelles sauf lorsqu’elles appellent une intervention directe de l’exécutif en matière d’ordre public (par exemple en matière de terrorisme) ;
- Permettre au CSM de rendre un avis non contraignant sur le budget alloué à la mission budgétaire justice avant transmission au Parlement ;

« Nous proposons, dans le cadre de l’Assemblée constituante pour une 6ème République, de :

- Renforcer le CSM de nombreux·ses membres issu·es de la société civile pour assurer un contrôle démocratique respectueux de la séparation des pouvoirs. Il sera responsable devant le Parlement auquel il rendra compte annuellement de la mise en œuvre de la loi d’orientation de politique judiciaire qui sera votée ;
- Aligner les règles de nomination au parquet sur celles du siège ;
- Rendre contrôlable le principe d’opportunité des poursuites dont jouissent les procureur·es, par l’instauration d’un recours spécifique et le contrôle régulier de l’application de ce principe par le Parlement ;
- Clarifier les rôles du Conseil d’État. Donner le statut de magistrat·e aux conseiller·es d’État au contentieux et assurer la mobilité avec les autres juridictions administratives ;
- Interdire la possibilité d’être à la fois sur des fonctions de conseil et de contentieux ;
- Supprimer la Cour de justice de la République, juridiction d’exception chargée de juger de la responsabilité pénale des ministres (pour les actes commis dans le cadre de leurs fonctions) ;

« Rendre la justice au nom du peuple :

- Redonner leur place aux jurys populaires, supprimer les cours criminelles sans juré·es et expérimenter les juré·es dans les tribunaux correctionnels ;
- Rétablir la compétence des juridictions de droit commun en matière de terrorisme, afin d’assurer l’égalité des citoyen·nes devant la justice, avec comme préalable d’assurer la protection des juré·es populaires ;
- Garantir des sessions de formation (histoire, géographie et enjeux locaux) pour les magistrat·es non originaires dans les Outre-mer, pour leur permettre une meilleure appréhension du contexte socioculturel dans lequel elles et ils doivent rendre la justice ;
- Voter une loi d’amnistie pour toutes celles et ceux qui ont été condamné·es en raison de leur engagement politique ou syndical ;

« Finalement, nous devons mettre fin aux états d’urgence permanents. Depuis deux quinquennats, l’exécutif en place nous impose, dans un semblant de débat démocratique, des états d’urgence antiterroristes et sanitaires, tant et si bien que ces dispositions prévues pour être exceptionnelles sont devenues permanentes, portant atteinte aux fondements même de notre État de droit. Stéphanie Hennette-Vauchez, professeure de droit public, a donné une formule éclairante : « La banalisation de ce régime d’exception dilue les frontières entre des catégories aussi fondamentales que la démocratie et l’autoritarisme ». Cette accoutumance doit cesser.

Dans les faits, de nombreuses dispositions législatives ont permis une répression judiciaire sans précédent des mouvements sociaux et des militant·es politiques, associatif·ves et syndicalistes, ainsi qu’un contrôle aussi inepte que discriminatoire exercé sur les personnes issues des quartiers populaires.

« Nous reviendrons sur toutes les dispositions liberticides récemment adoptées, et au premier chef la transposition de l’état d’urgence antiterroriste dans le droit commun avec la loi SILT ou encore les dernières lois supposées renforcer la sécurité (la loi responsabilité pénale et sécurité intérieure, la loi renseignement de 2015 et la loi prévention d’actes de terrorisme et renseignement de 2021 qui lui a succédé). Ceci afin de prémunir nos concitoyen·nes contre les atteintes illégitimes et disproportionnées à leur vie privée et contre une surveillance généralisée.

« De plus, nous garantirons le contrôle par les juges judiciaires des opérations de lutte contre le terrorisme, permettant de garantir le respect des libertés fondamentales.

« Par ailleurs, nous lutterons contre la société du fichage permanent, en supprimant les fichiers de police et de gendarmerie inutiles. L’inscription au fichier national automatisé des empreintes génétiques sera réservée aux auteur·es d’atteintes aux personnes. Les mentions inutiles ou préventives, attentatoires à la vie privée et à la présomption d’innocence, seront supprimées et interdites. »

🖋️Rejeté
Andrée Taurinya
16 juin 2023

Substituer aux alinéas 2 à 5 l’alinéa suivant :

« La justice, qui devrait être le cœur battant du pacte républicain fondé sur l’exigence d’égalité et sur la garantie des libertés, est abandonnée. Pire, elle est maltraitée. Son fonctionnement est dicté par une rationalité froide qui la prive de ses moyens autant qu’elle la dépossède de sa mission d’intérêt général. Cette logique purement gestionnaire implique une simplification des procédures pénales par le recul des droits de la défense et une complexification des procédures civiles pour tarir le flux des recours des justiciables. »

🖋️Rejeté
Andrée Taurinya
16 juin 2023

Après le mot :

« République »,

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 2 :

« , la démocratie et garantissent des droits et libertés des citoyens, mais aussi et avant tout un service public dont l’objectif doit être de préserver les intérêts de ses agents comme de ses usagers. »

🖋️Rejeté
Émeline K/Bidi
16 juin 2023

À la fin de l’alinéa 5, substituer aux mots :

« d’une justice sous tension, parfois en difficulté pour remplir pleinement son rôle »

les mots :

« de la crise majeure de l’institution judiciaire et de la nécessité d’une réforme systémique » .

🖋️Rejeté
Davy Rimane
17 juin 2023

Après l’alinéa 5, insérer l’alinéa suivant :

« Prenant acte du constat issu du rapport du comité des États généraux de la justice selon lequel « les départements, régions et collectivités d’outre-mer présentent des caractéristiques démographiques et socio-économiques qui les distinguent significativement de la métropole et pèsent sur l’activité des juridictions et des services déconcentrés », le fonctionnement de la justice outre-mer fera l’objet d’un rapport spécifique qui sera remis au Parlement dans les six mois suivant la promulgation de la présente loi. »

🖋️Rejeté
Philippe Schreck
16 juin 2023

Après l’alinéa 7, insérer les deux alinéas suivants :

« La justice française doit encore rattraper son retard budgétaire pour se rapprocher des moyennes européennes, qui doivent constituer des objectifs à l’horizon 2027. Les données de la Commission européenne pour l’efficacité de la justice (CEPEJ) démontrent un retard historique et structurel de notre justice.

 Dépenses de justice par habitantDépenses de justice par rapport au PIBNombre de juges pour 100 000 habitantsNombre de procureurs pour 100 000 habitants
Moyenne en Europe79,00 euros0,35%17,6 juges11,8 procureurs
Justice en France72,50 euros0,21%11,2 juges3,2 procureurs

Source : rapport de la CEPEJ cycle 2022.

🖋️Rejeté
Gisèle Lelouis
17 juin 2023

À l’alinéa 13, supprimer le mot : 

« transpartisanes ».

🖋️Rejeté
Philippe Schreck
16 juin 2023

Après l’alinéa 34, insérer l’alinéa suivant :

« Cette réduction des délais moyens n’a été rendue possible que par une politique de déjudiciarisation. Ainsi, ne sont plus soumis aux juges les divorces par consentement mutuel, les adoptions et les changements de régime matrimonial ou de prénom. Cette réduction des délais est aussi engendrée par la complexification des procédures, notamment en appel, qui aboutissent à des nullités ou caducités faisant mécaniquement baisser les délais. »

🖋️Non soutenu
Timothée Houssin
17 juin 2023

Après l’alinéa 36, insérer les quatre alinéas suivants : 

« Ces difficultés d’accessibilité et de délais ont conduit à un délitement du lien Justice-Nation. En témoigne l’enquête détaillée de l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales du mois d’avril 2019, montrant l’image que les Français ont de leur justice :

« – 20 % des sondés se déclarent »pas du tout satisfaits »

« – 44 % se déclarent »peu satisfaits »

« – 1 % seulement se déclare »très satisfaits. »

🖋️Rejeté
Philippe Schreck
16 juin 2023

I. – À la fin de la première phrase de l’alinéa 40, substituer aux mots : 

« l’ensemble des acteurs »

les mots : 

« le ministère de la Justice ».

II. – En conséquence, compléter l’alinéa 40 par la phrase suivante :

« Pour autant, force est de constater que les juridictions commerciales ont des délais de traitement des contentieux acceptables et des taux de réformation analogues aux autres juridictions. »

🖋️Rejeté
Ugo Bernalicis
16 juin 2023

Après l’alinéa 40, insérer les trois alinéas suivants :

« Le siège et le ressort du tribunal de grande instance, ainsi que le nombre de juges aux affaires familiales qui y sont affectés doivent garantir aux justiciables que dans chaque ressort il ne peut y avoir un nombre de juge aux affaires familiales par habitant inférieur à un seuil défini par décret en Conseil d’État. Ce seuil doit en outre garantir aux justiciables et aux officiers publics et ministériels du ministère de la Justice concernés l’accès en un délai maximal moyen de 30 minutes par transport en commun ou privé entre le lieu de travail ou de résidence dans le ressort de celle-ci et le siège de cette juridiction.

« Les délais mentionnés au premier alinéa peuvent être diminués pour certains départements ou communes fixés par arrêté du ministre de la Justice, dans les conditions fixées par un décret en Conseil d’État, ce en prenant en compte les critères démographiques eu égard notamment au caractère rural ou urbain de la zone, afin notamment de ne pas engendrer des difficultés d’accès en zone urbaine.

« Ce dispositif est mis en œuvre dans les conditions prévues au II ci-dessous. »

🖋️Rejeté
Ugo Bernalicis
16 juin 2023

Après l’alinéa 40, insérer les deux alinéas suivants :

« Dans un délai de trois mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur la situation du contentieux de la protection.

« Le rapport s’attache à décrire précisément la charge de travail au regard du nombre de magistrats, de personnels des greffes, de mandataires judiciaires et d’associations partenaires concernés. Il porte également une attention particulière sur les moyens et les délais de traitement. »

🖋️Rejeté
Philippe Schreck
16 juin 2023

À la seconde phrase de l’alinéa 43, après le mot : 

« pénitentiaires », 

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 43 : 

« . Au regard de l’expérience et des failles constatées, les peines de travail d’intérêt général feront l’objet de contrôles effectifs et renforcés de l’exécution des sanctions et d’un encadrement plus strict des personnes morales de droit public ou de droit privé habilitées à mettre en œuvre des travaux d’intérêt général. Ces dernières seront évaluées sur les taux de réitération ou de récidive de 1 à 5 ans qui seront rendus publics. »

🖋️Rejeté
Émeline K/Bidi
16 juin 2023

Compléter l’alinéa 43 par la phrase suivante : 

« La peine de travail d’intérêt général est une peine restauratrice d’un lien social qui ne saurait être étendue au secteur privé marchand. »

🖋️Rejeté
Ugo Bernalicis
16 juin 2023

Au début de l’alinéa 45, ajouter les phrases suivantes :

« Au 1er mai, la France battait son quatrième record en quelques mois, avec 73 162 personnes enfermées derrière les barreaux. Parmi elles, plus de 49 000 sont incarcérées en maison d’arrêt où la surpopulation carcérale frôle une moyenne de 143 %. 2241 détenus dorment sur un matelas au sol. »

🖋️Rejeté
Davy Rimane
17 juin 2023

À l'alinéa 45, après les mots :

« maisons d’arrêt »,

insérer les mots :

« et dans les dits Outre-mer, où la densité carcérale appelle des mesures d’urgence ». 

🖋️Rejeté
Yoann Gillet
17 juin 2023

À l’alinéa 45, après le mot :

« carcérale »,

insérer les mots :

« alimentée pour une large part par l’immigration irrégulière ».

🖋️Rejeté
Julie Lechanteux
17 juin 2023

Compléter l'alinéa 45 par la phrase suivante :

« Enfin, l’insécurité grandissante à laquelle sont confrontés les agents de l'administration pénitentiaire fera également l’objet d’une prise en compte et d'actions des services du ministère pour y remédier. »

🖋️Rejeté
Ugo Bernalicis
16 juin 2023

Après l’alinéa 45, insérer l'alinéa suivant :

« La rénovation de l’ensemble des structures pénitentiaires doit être entreprise, pour les conformer aux exigences de la dignité humaine, en mettant en œuvre une véritable politique de rattrapage pour les structures ultramarines. Le principe de l’encellulement individuel sera appliqué. Pourtant adopté en 1875, ce principe, essentiel à des conditions dignes de détention, est resté depuis lettre morte. Enfin, les droits des personnes détenues seront renforcés, en favorisant l’exercice du droit d’expression et de participation en détention ainsi que le droit au recours contre l’indignité, en alignant le droit du travail des détenu·es sur le droit commun, en combattant l’isolement linguistique des détenu·es non-francophones, et en favorisant le maintien des liens familiaux. Une attention particulière aux conditions d’incarcération des personnes transgenres. En conséquences, la prise en charge psycho-sociale en milieu fermé comme en milieu ouvert sera renforcée elle aussi. En effet, la prise en charge médicale notamment psychiatrique, indispensable au bien-être des personnes concernées, ne doit pas être entravée par les seules considérations sécuritaires. »

🖋️Rejeté
Philippe Schreck
16 juin 2023

Rédiger ainsi l’alinéa 49 :

« Inscrite dans la présente loi de programmation, la progression des crédits, de 12 % à l’horizon 2027 par rapport au projet de loi de finances pour l’année 2023, constitue un début de rattrapage budgétaire pour financer la justice française. »

🖋️Rejeté
Philippe Schreck
16 juin 2023

À l’alinéa 51, après le mot :

« supplémentaires »,

insérer les mots :

« , inflation comprise, ».

🖋️Rejeté
Philippe Schreck
16 juin 2023

Rédiger ainsi l’alinéa 53 :

« Cette trajectoire budgétaire comprend un programme de recrutement de 9395 emplois nets sur la période 2023‑2027, dont à minima 1500 magistrats, 1800 greffiers, 600 conseillers de probation et d’insertion, et un nombre non défini d’assistants du magistrat. En 5 ans, cette stratégie de recrutement permettra de commencer à réduire l’écart important entre la France et la moyenne européenne en termes de personnel judiciaire. La réussite de ce recrutement dépendra néanmoins de la mise en place de mesures additionnelles visant à mettre fin aux difficultés de recrutement que connaissent depuis de nombreuses années les métiers de la justice, et qui ont entraîné en 2022 une sous-exécution budgétaire en matière de recrutement. »

🖋️Rejeté
Pascale Bordes
15 juin 2023

Supprimer la seconde phrase de l'alinéa 53.

🖋️Rejeté
Pascale Bordes
15 juin 2023

À l'alinéa 54, supprimer le mot :

« sécurisée ».

🖋️Non soutenu
Mansour Kamardine
16 juin 2023

Après l’alinéa 58, insérer l’alinéa suivant :

« En matière d’institution, d’infrastructure, de personnel et de fonctionnement, un effort particulier sera consacré à la justice civile et pénale, ainsi qu’à l’administration pénitentiaire, à Mayotte, eu égard à la situation de l’institution judiciaire et de l’administration pénitentiaire dans ce département d’outre-mer. »

🖋️Rejeté
Gisèle Lelouis
17 juin 2023

Compléter l’alinéa 62 par la phrase suivante :

« Pour autant, les exigences d’excellence et de compétences seront préservées dans le recrutement des magistrats. »

🖋️Rejeté
Cécile Untermaier
15 juin 2023

Compléter l’alinéa 63 par la phrase suivante :

« Elle se traduira également par une réflexion menée par la Chancellerie sur le relèvement du métier de greffier dans le cadre de la fonction publique en catégorie A. »

🖋️Rejeté
Ugo Bernalicis
16 juin 2023

Après l’alinéa 64, insérer les deux alinéas suivants :

« Dans un délai de trois mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur les leviers permettant la mise en place d’une déflation pénale en France.

« Par typologie pénale, le rapport s’attache dans une approche sociologique et de droit comparé à préciser la méthodologie à déployer. »

🖋️Rejeté
Andrée Taurinya
16 juin 2023

Après l’alinéa 66, insérer l’alinéa suivant :

« Dans un délai de trois mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur les conditions d’attribution des congés bonifiés au sein de l’administration pénitentiaire au cours des 10 dernières années. Le rapport présente l’ensemble des données statistiques dont il dispose sur ses personnels selon chaque échelon régional, en distinguant les statuts et les grades. »

🖋️Rejeté
Philippe Schreck
16 juin 2023

Compléter l’alinéa 69 par les mots :

« et respecter l’obligation d’emploi de 6% de personnes en situation de handicap prévue par la loi. »

🖋️Rejeté
Andrée Taurinya
16 juin 2023

Substituer à la deuxième phrase de l’alinéa 70 les deux phrases suivantes : 

« Ainsi, les agents contractuels A, B et C recrutés dans ce cadre, s’ils exercent toujours leurs fonctions et sans qu’ils aient besoin de recandidater, seront titularisés. Proposer un contrat à durée indéterminée à des agents si précieux reviendrait à pérenniser des emplois précaires. »

🖋️Rejeté
Philippe Schreck
16 juin 2023

À la deuxième phrase de l’alinéa 70, après le mot : 

« proposer »,

insérer les mots :

« sur avis conforme de leur hiérarchie ».

🖋️Rejeté
Edwige Diaz
17 juin 2023

Compléter la première phrase de l’alinéa 70 par les mots : 

« , considérées comme l’une des grandes causes du quinquennat ». 

🖋️Rejeté
Jordan Guitton
16 juin 2023

Compléter l’alinéa 74 par les mots :

« en veillant à respecter les prérogatives principales des magistrats qui sont entre-autres d’enquêter, de juger et de veiller à la bonne application de la loi et de la sanction ».

🖋️Rejeté
Yoann Gillet
17 juin 2023

À la première phrase de l’alinéa 75, après le mot :

« violences », 

insérer les mots :

« , le développement de l’idéologie islamiste, ».

🖋️Non soutenu
Émeline K/Bidi
15 juin 2023

Rédiger ainsi l'alinéa 83 :

« 2.1.2.5. Les Outre-mer ».

🖋️Rejeté
Ugo Bernalicis
16 juin 2023

Après l’alinéa 83, insérer l'alinéa suivant :

« Le Gouvernement crée une ligne dans le budget de l’aide juridictionnelle dédiée à l’Outre-mer, avec des dotations affectées par territoire en fonction des spécificités institutionnelles et de bassin de vie régissant chaque des collectivités ultramarines. »

🖋️Rejeté
Andrée Taurinya
16 juin 2023

Après l’alinéa 83, insérer les deux alinéas suivants :

« Dans un délai de trois mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport visant à définir un plan d’action détaillé de réinvestissement dans l’accès au droit dans les territoires ultramarins de la France.

« Le rapport présente un calendrier de travail précis et des perspectives rapide d’évolution réglementaire et législative pour chacun des territoires concernés. »

🖋️Non soutenu
Émeline K/Bidi
15 juin 2023

Rédiger ainsi le début de l’alinéa 87 :

« – de favoriser le recrutement de fonctionnaires issus de territoires ultramarins, et de faciliter le retour des fonctionnaires ultramarins dans leur territoire d’origine dans le respect... (le reste inchangé). »

🖋️Non soutenu
Jean-Félix Acquaviva
17 juin 2023

Après l’alinéa 91, insérer les cinq alinéas suivants :

« 2.1.2.6 Assurer la continuité territoriale du service public de la justice dans les juridictions de Corse

« Au cours de la présente programmation pour la justice 2023‑2027, le ministère assurera la mise à disposition de renforts temporaires de magistrats issus des juridictions hexagonales en appui aux juridictions corses.

« Sans remettre en cause le principe d’inamovibilité, qui découle du principe de l’indépendance de l’autorité judiciaire, le ministère mobilise notamment les dispositifs de délégations temporaires de magistrats pour atteindre l’objectif constitutionnel de bonne administration de la justice en Corse.

« Les renforts au profit de la Corse ont vocation à garantir la continuité territoriale de la justice, à pallier les fractures territoriales et à assurer à tous les justiciables un service public de la justice efficace et de qualité.

« Ces mesures ont vocation à être transitoires, en parallèle, le ministère s’engage à assurer des affectations pérennes de magistrats au bénéfice des juridictions corses. »

🖋️Rejeté
Ugo Bernalicis
16 juin 2023

Après l’alinéa 105, insérer l’alinéa suivant :

« Le ministère s’engage à réaliser annuellement un bilan social dans l’administration pénitentiaire, conformément au décret n° 2020‑1493 du 30 novembre 2020 relatif à la base de données sociales et au rapport social unique dans la fonction publique. » 

🖋️Rejeté
Philippe Schreck
16 juin 2023

Compléter l’alinéa 111 par la phrase suivante :

« Afin de favoriser le respect de ce taux d’emploi, le gouvernement remettra chaque année un rapport sur le taux d’emploi des personnes handicapées, ainsi que sur les actions menées pour améliorer leur employabilité, au sein du ministère de la Justice et sur chaque programme de la mission Justice. »

🖋️Rejeté
Yoann Gillet
17 juin 2023

À l’alinéa 136, après le mot :

« œuvre »,

insérer les mots :

« à Fort-de-France, à Basse-Terre, ».

🖋️Non soutenu
Davy Rimane
17 juin 2023

À la première phrase de l’alinéa 137, après les mots :

« 6 mois »,

insérer les mots :

« renouvelable deux fois ». 

🖋️Rejeté
Cécile Untermaier
15 juin 2023

Après l’alinéa 154, insérer l’alinéa suivant : 

« Il sera rendu compte chaque fin d’année aux juridictions et aux différents acteurs de la justice et de la police, ainsi qu’au Parlement, des améliorations obtenues dans l’usage du numérique, et en particulier des différents logiciels. »

🖋️Non soutenu
Elsa Faucillon
16 juin 2023

Après l’alinéa 156, insérer l’alinéa suivant :

 « Le plan de transformation numérique devra s’accompagner du déploiement d’une offre supplémentaire. La relation dématérialisée viendra ainsi non pas remplacer, mais compléter et renforcer d’autres modalités possibles de relations à l’administration. La procédure dématérialisée devra devenir une alternative aux autres modes de communication, au libre choix de l’usager, et non un carcan imposé à tous. » 

🖋️Rejeté
Cécile Untermaier
15 juin 2023

Après l’alinéa 159, insérer l’alinéa suivant : 

« À horizon 2025, sauf impossibilité liée à la particularité du dossier ou volonté expresse de l’auteur, toute transmission au tribunal par voie numérique est exclusive d’une transmission papier, que ce soit par les avocats, les services d’enquête, la protection judiciaire de la jeunesse, ou tout autre acteur œuvrant dans le domaine de la justice. »

🖋️Rejeté
Andrée Taurinya
16 juin 2023

Après l’alinéa 176, insérer l’alinéa suivant :

« Des guichets physiques dans des proportions et répartitions géographiques adéquates (au moins dans le ressort de chaque tribunal judiciaire), et un numéro de téléphone dirigeant la communication des usagers vers un agent devront être mis en œuvre et déployés au service des justiciables. »

🖋️Rejeté
Julie Lechanteux
17 juin 2023

Rédiger ainsi la troisième phrase de l’alinéa 177 :

« Le ministère de la justice contribuera également à étendre le FIJAIS (fichier des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes) aux auteurs de violences intrafamiliales ayant entrainé une ITT supérieure ou égale à 8 jours, dans une action commune avec le ministère de l’intérieur. »

🖋️Non soutenu
Davy Rimane
17 juin 2023

Après l’alinéa 177, insérer l’alinéa suivant :

« Tirant les conséquences du rapport "Rendre justice aux citoyens" établi par le comité des États généraux de la justice, qui indique que, dans les territoires dits d’outre-mer, "l’accès au droit est particulièrement précaire dans un contexte de pauvreté et de fracture numérique largement supérieures à ce qui est observé sur le territoire européen de la France", une attention particulière au maintien du recours au papier sera observé dans ces territoires. »

🖋️Rejeté
Philippe Schreck
16 juin 2023

Après l’alinéa 182, insérer l’alinéa suivant :

« Un plan pluriannuel d’investissement détaillant, pour les années 2024 à 2027, une programmation des autorisations d’engagement, des crédits de paiement et des opérations immobilières, sera communiqué au Parlement d’ici le 1er mars 2024. »

🖋️Rejeté
Pascale Bordes
15 juin 2023

I. – À la fin de l’alinéa 191, supprimer le mot :

« , etc. ».

II. – En conséquence, procéder à la même suppression à la fin des alinéas 192, 193 et 194.

🖋️Rejeté
Pascale Bordes
15 juin 2023

À la fin de l’alinéa 191, supprimer le mot :

« , etc. ».

🖋️Rejeté
Pascale Bordes
15 juin 2023

À la fin de l’alinéa 192, supprimer le mot :

« , etc. »

🖋️Rejeté
Pascale Bordes
15 juin 2023

À la fin de l’alinéa 193, supprimer le mot :

« , etc. ».

🖋️Rejeté
Pascale Bordes
15 juin 2023

À la fin de l’alinéa 194, supprimer le mot :

« , etc. ».
 
 

🖋️Rejeté
Philippe Schreck
16 juin 2023

À l’alinéa 192, après les mots :

« Versailles (cour d’appel, 2023), », 

insérer le mot :

« Toulon ».

🖋️Rejeté
Ugo Bernalicis
16 juin 2023

Rédiger ainsi les alinéas 200 et 201 :

« S’agissant du patrimoine pénitentiaire, il s’agira de construire un projet d’entretien, de rénovation, de démantèlement et de reconstruction du parc existant en tenant compte des exigences d’amélioration des conditions de vie des personnes détenues, tout en engageant la rénovation énergétique.

« Une réflexion sur l’architecture du parc carcéral sera menée, en faveur d’un développement des prisons ouvertes , ​​tournée vers la prévention de la récidive par le biais de l’insertion. »

🖋️Non soutenu
Benjamin Lucas-Lundy
16 juin 2023

Après l’alinéa 200, insérer l’alinéa suivant : 

« Dans un délai de six mois à compter de la publication de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur le choix d’implantation d’un établissement pénitentiaire dans la commune de Magnanville, sur les sites alternatifs proposés par les différents acteurs ainsi que sur les conséquences pour les territoire de l’implantation d’un établissement pénitentiaire à Magnanville ».

🖋️Rejeté
Jordan Guitton
16 juin 2023

Après l’année :

« 2027 », 

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 201 : 

« et l’expulsion des étrangers condamnés permettront de résorber en large partie la surpopulation carcérale. »

🖋️Rejeté
Yoann Gillet
17 juin 2023

Après le mot :

« détenues »,

rédiger ainsi la fin de l'alinéa 201 :

«, la sécurité des personnels pénitentiaires et leurs conditions de travail ».

🖋️Rejeté
Yoann Gillet
17 juin 2023

Après le mot :

« contre »,

rédiger ainsi la fin de la seconde phrase de l’alinéa 202 :

« toute forme de radicalisation. »

🖋️Rejeté
Pascale Bordes
15 juin 2023

À la fin de l’alinéa de la seconde phrase de l’alinéa 202, supprimer le mot :

« violente ».

🖋️Rejeté
Ugo Bernalicis
16 juin 2023

Compléter l’alinéa 204 par la phrase suivante :

« Un mécanisme de régulation carcérale sera adopté le plus tôt possible au cours du quinquennat afin d’atteindre un taux d’encellulement individuel de 100 % avant l’expiration du moratoire prévu le 31 décembre 2027. »

🖋️Rejeté
Romain Baubry
17 juin 2023

Après l’alinéa 204, insérer l’alinéa suivant :

« Parmi les 15 000 places de prisons créées, certaines d’entre elles seront consacrées à la création d’établissements spécialisés pour les détenus radicalisés islamistes. Des établissements pénitentiaires de haute sécurité, spécifiques à ce genre d’individus, doivent absolument voir le jour. Accompagnés d’une gestion et de procédures adaptées, ils permettront au personnel de l’administration pénitentiaire d’exercer leurs missions dans des conditions assurant leur sécurité, tout en évitant que ces individus contaminent par leur radicalité religieuse des détenus de droit commun. »

🖋️Rejeté
Ugo Bernalicis
16 juin 2023

Après l’alinéa 204, insérer l’alinéa suivant :

« Le Gouvernement remet au Parlement chaque année un rapport sur la détention provisoire. Le rapport s’attache à mettre en lumière, par une approche statistique, criminologique et sociologique, les choix d’orientation pénale faits par les juridictions, les conditions et délai d’incarcération, ainsi que les conséquences sur la surpopulation carcérale. »

🖋️Non soutenu
Romain Baubry
17 juin 2023

Après l’alinéa 205, insérer l’alinéa suivant :

« Des établissements ou quartiers seront attribués aux détenus condamnés à de courtes peines de moins d’un an ».

🖋️Rejeté
Philippe Schreck
16 juin 2023

Après l’alinéa 210, insérer l’alinéa suivant :

« Afin de faciliter l’acceptation des programmes pénitentiaires, le ministère de la Justice et les ministères compétents proposeront un plan d’action visant à mettre en œuvre un dispositif d’abondement de la dotation globale de fonctionnement (DGF) des communes concernées. »

🖋️Rejeté
Philippe Schreck
16 juin 2023

Après l’alinéa 210, insérer l’alinéa suivant :

« Afin de faciliter l’acceptation d’un programme pénitentiaire sur le territoire des communes concernées, le ministère de la Justice, en lien avec les autres ministères compétents, présentera un projet de loi afin de pouvoir prendre en compte les surfaces construites, les cellules et les personnes incarcérées dans le calcul du quota de logements sociaux imposé par l’article 55 de la loi SRU. »

🖋️Rejeté
Philippe Schreck
16 juin 2023

Après l’alinéa 210, insérer l’alinéa suivant :

« Il est à noter que le déploiement de ce plan de 15 000 places nettes et la création de nouveaux établissements pénitentiaires sont rendus difficiles par la volonté du ministère de choisir des emplacements ou des sites proches des centres-villes, limitant le choix et augmentant le coût de ces projets. »

🖋️Rejeté
Philippe Schreck
16 juin 2023

Compléter l’alinéa 219 par la phrase suivante :

« Face aux manquements, voire à l’effondrement, que connaît la psychiatrie hospitalière en France, le ministère de la Justice travaillera de concert avec le ministère de la Santé afin de proposer au Parlement un plan d’action relatif à la prise en charge et à la sécurisation des personnes relevant de la psychiatrie et nécessitant d’être placées durablement en milieu fermé ».

🖋️Rejeté
Jordan Guitton
16 juin 2023

Après l’alinéa 228, insérer l’alinéa suivant :

« Il sera prévu de créer au moins un centre éducatif fermé par département afin de lutter contre la hausse de la délinquance des mineurs. La durée de placement possible dans un centre éducatif fermé augmentera de six mois à deux ans. Pour cela, le dispositif légal applicable évoluera afin d’augmenter la durée possible de placement d’un mineur dans un centre éducatif fermé. »

🖋️Rejeté
Jordan Guitton
16 juin 2023

Après l’alinéa 228, insérer l’alinéa suivant :

« La durée maximale de placement des mineurs dans les centres éducatifs fermés sera doublée et elle pourra être renouvelée autant qu’il sera jugé nécessaire, à condition que le juge justifie cette nécessité par ordonnance motivée. »

🖋️Rejeté
Jordan Guitton
16 juin 2023

Après l’alinéa 228, insérer l’alinéa suivant :

« Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur le nombre de mineurs non accompagnés (MNA) pris en charge par les services d’aide sociale et sur le coût de leur prise en charge. »

🖋️Rejeté
Andrée Taurinya
16 juin 2023

Supprimer l’alinéa 236.

🖋️Rejeté
Ugo Bernalicis
16 juin 2023

Rédiger ainsi l’alinéa 236 :

« La dynamique de modernisation des prisons sera poursuivie sur la période 2023‑2027 avec le déploiement et la généralisation de l’accès à internet comme outil phare de réinsertion des détenus. »

🖋️Rejeté
Yoann Gillet
17 juin 2023

Après l’alinéa 236, insérer l’alinéa suivant :

« Dans le cadre de la modernisation et de la sécurisation des établissements pénitentiaires, des scanners corporels seront installés et utilisés pour contrôler toutes les personnes extérieures. »

🖋️Rejeté
Pascale Bordes
15 juin 2023

À l’alinéa 237, supprimer le mot :

« violente ».

🖋️Rejeté
Yoann Gillet
17 juin 2023

À l’alinéa 237, substituer aux mots :

« la radicalisation violente »

les mots :

« toute forme de radicalisation ».

🖋️Rejeté
Yoann Gillet
17 juin 2023

À l’alinéa 237, après le mot :

« violente »,

insérer les mots :

« , de renforcer la sécurité des personnels ».

🖋️Rejeté
Philippe Schreck
16 juin 2023

Compléter l’alinéa 237 par les phrases suivantes :

« À cette fin, il sera créé un indicateur de performance permettant de connaître l’état et l’évolution de la radicalisation en milieu carcéral, d’évaluer les besoins réels et dimensionner les programmes de prévention de la radicalisation violente (PPRV), et d’adapter notre politique pénale et diverses politiques publiques. Cet indicateur figurera dans les documents annexés aux projets de loi de finances. »

🖋️Rejeté
Andrée Taurinya
16 juin 2023

Rédiger ainsi l’alinéa 242 :

« La généralisation de l’équipement du personnel de surveillance en caméra-individuel ne pourra pas avoir lieu avant une réelle phase d’expérimentation évaluant l’utilité de ce dispositif intrusif et facteur de tension au sein des structures pénitentiaires. »

🖋️Non soutenu
Jordan Guitton
16 juin 2023

À la fin de la première phrase de l’alinéa 246, substituer aux mots : 

« se poursuivra » 

le mot : 

« s’intensifiera ».

🖋️Rejeté
Ugo Bernalicis
16 juin 2023

Après la première phrase de l’alinéa 246, insérer la phrase suivante :

« En conséquence, les cabines téléphoniques normalement à disposition des détenus devront faire l’objet d’un entretien plus régulier dans les cellules, les coursives et les cours de promenade. »

🖋️Rejeté
Yoann Gillet
15 juin 2023

Compléter l’alinéa 247 par la phrase suivante : 

« Une coopération accrue sera poursuivie entre le service national du renseignement pénitentiaire (SNRP) et les services du ministère de l’Intérieur pour encadrer la sortie de prison des individus incarcérés pour terrorisme islamiste ou les autres détenus, radicalisés, pour des faits de droit commun. »

🖋️Rejeté
Ugo Bernalicis
16 juin 2023

Après l’alinéa 260, insérer l'alinéa suivant :

« À titre liminaire, une véritable politique de l’amiable impose à ce que l’amiable ne puisse jamais être imposée aux parties. Le Ministère s’engage donc à ne jamais proposer une telle obligation par voie réglementaire. »

🖋️Rejeté
Ugo Bernalicis
16 juin 2023

Après l’alinéa 269, insérer l’alinéa suivant :

« Les travaux engagés en lien avec les instances institutionnelles de la profession d’avocat, ne peuvent conduire à toucher à la structuration des écritures des avocats. »

🖋️Rejeté
Ugo Bernalicis
16 juin 2023

Après l’alinéa 270, insérer l’alinéa suivant :

« Afin de renforcer les dispositions de l’article 906 du code de procédure civile, les pièces versées contradictoirement en première instance sont acquises au débat et ne doivent être communiquées à nouveau que sur demande expresse d’une partie. »

🖋️Rejeté
Gisèle Lelouis
17 juin 2023

Compléter l’alinéa 272 par la phrase suivante :

« L’ensemble de ce dispositif est de nature expérimentale. »

🖋️Non soutenu
Raphaël Gérard
14 juin 2023

Après l’alinéa 277, insérer l’alinéa suivant :

« Conformément aux orientations du plan national de lutte contre le racisme et l’antisémitisme, le ministère chargé de la justice conduira des travaux en vue de créer une amende civile à titre de sanction effective, proportionnée et dissuasive susceptible d’abonder un fonds dédié pour la réparation des victimes de discrimination au civil. »

🖋️Rejeté
Cécile Untermaier
15 juin 2023

Après l’alinéa 277, insérer l’alinéa suivant : 

« L’ordonnance de protection est renforcée. D’une part, sa délivrance est facilitée en permettant au juge aux affaires familiales de n’apprécier que la présence de violences vraisemblables. D’autre part, sa durée maximale est allongée jusqu’à 12 mois afin de protéger la ou les victimes plus longtemps. Il s’agit de solutions de droit simple, tendant à faciliter l’office du juge et offrir davantage de souplesse et d’apaisement chez les victimes. »

🖋️Non soutenu
Timothée Houssin
17 juin 2023

Compléter la dernière phrase de l’alinéa 280 par les mots :

« sans préjudice des garanties de qualité requises ».

🖋️Non soutenu
Timothée Houssin
17 juin 2023

À la seconde phrase de l’alinéa 281, substituer au mot :

« pourraient » 

le mot :

« doivent ».

🖋️Rejeté
Andrée Taurinya
16 juin 2023

Après l’alinéa 282, insérer les cinq alinéas suivants :

« Ainsi, le ministère de la justice veille à restaurer les prud’hommes pour assurer aux salarié·es un véritable recours effectif lorsque leurs droits sont en cause, avec les mesures suivantes :

« - Procéder au remaillage territorial des juridictions pour les rapprocher des justiciables ;

« - Faciliter et simplifier la saisine des conseils de prud’hommes et les règles de procédure pour permettre au plus grand nombre de faire valoir leurs droits. Nous favoriserons également l’organisation d’audiences foraines (se déplacer dans une localité dépourvue de palais de justice pour y rendre la justice) ;

« - Augmenter substantiellement les effectifs (magistrat·es et greffier·es) et les budgets de fonctionnement pour assurer cette grande mission de service public et donner ainsi plus de temps aux magistrat·es pour instruire les dossiers ;

« - Revenir au délai de prescription de 3 ans (au lieu de 1 an actuellement) dans les cas de rupture du contrat de travail. »

🖋️Rejeté
Andrée Taurinya
16 juin 2023

Après l’alinéa 299, insérer l’alinéa suivant :

« En quatrième lieu, afin de limiter la surpopulation carcérale et le recours à la détention provisoire, il sera procédé à une nécessaire réforme de la procédure des comparutions immédiates, afin de ne plus pouvoir permettre le placement en détention provisoire, ni le prononcé de peine d’emprisonnement ferme dans le cadre de ces procédures. »

🖋️Rejeté
Andrée Taurinya
16 juin 2023

Après l’alinéa 303, insérer l’alinéa suivant :

« Dans un délai de trois mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur le fonctionnement des comparutions immédiates et les conséquences sur l’accroissement des incarcérations.

« Le rapport s’attache à interroger le respect des droits de la défense et les conditions de travail judiciaire dans le cadre cette procédure. »

🖋️Rejeté
Ugo Bernalicis
16 juin 2023

Après l’alinéa 311, insérer l’alinéa suivant :

« Mettre en place dans les plus bref délais une cellule psychologique d’urgence pour accompagner les familles à Marseille par le biais d’associations d’aide aux victimes agréées par le ministère de la justice, chargées d’accueillir les victimes d’infractions afin de proposer une aide psychologique, informer la victime sur ses droits, assister et accompagner la victime tout au long de la procédure judiciaire et orienter si nécessaire vers des services spécialisés. »

🖋️Rejeté
Ugo Bernalicis
16 juin 2023

Après l’alinéa 311, insérer l’alinéa suivant 

« Des renforts conséquent de police judiciaire et de magistrats sont déployés pour faire face à l’enracinement profond de la criminalité organisée et du trafic d’arme en France, notamment dans le ressort de la juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Marseille. »

🖋️Irrecevable
Ugo Bernalicis
16 juin 2023

Après l’alinéa 311, insérer l’alinéa suivant :

« Mettre en place dans les plus bref délais une cellule psychologique d’urgence pour accompagner les familles à Marseille par le biais d’associations d’aide aux victimes agréées par le ministère de la justice, chargées d’accueillir les victimes d’infractions afin de proposer une aide psychologique, informer la victime sur ses droits, assister et accompagner la victime tout au long de la procédure judiciaire et orienter si nécessaire vers des services spécialisés. »

🖋️Irrecevable
Ugo Bernalicis
16 juin 2023

Après l’alinéa 311, insérer l’alinéa suivant :

« Des renforts conséquents de police judiciaire et de magistrats sont déployés pour faire face à l’enracinement profond de la criminalité organisée et du traffic d’arme en France, notamment dans le ressort de la juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Marseille. »

🖋️Rejeté
Julie Lechanteux
17 juin 2023

Après la première phrase de l'alinéa 312, insérer la phrase suivante :

« Toutefois la prise en charge des victimes relève d’une politique prioritaire sur celle relative à la prévention de la réitération et la réinsertion. »

🖋️Rejeté
Jordan Guitton
16 juin 2023

Supprimer l’avant-dernière et la dernière phrase de l’alinéa 312.

🖋️Rejeté
Romain Baubry
17 juin 2023

Supprimer la dernière phrase de l’alinéa 312.

🖋️Rejeté
Edwige Diaz
17 juin 2023

Après le mot :

« intrafamiliales »,

rédiger ainsi la fin de la seconde phrase de l’alinéa 313 :

« s'inscrivant dans un ensauvagement généralisé de notre société. »

🖋️Rejeté
Cécile Untermaier
15 juin 2023

Après l’alinéa 313, insérer l’alinéa suivant :

« La lutte contre la corruption et le blanchiment doit bénéficier de moyens clairement identifiés inscrits dans une stratégie nationale anticorruption ambitieuse animée dans un cadre interministériel. La détection, la prévention et la répression de la corruption publique et privée doivent mobiliser l’ensemble des décideurs politiques et administratifs, l’agence française anticorruption (AFA) et les juridictions spécialisées à l’échelle nationale (Parquet national financier) ou régionale (Juridictions interrégionales spécialisées). »

🖋️Non soutenu
Julie Lechanteux
17 juin 2023

Après la première phrase de l’alinéa 315, insérer la phrase suivante :

« La lutte contre les agressions commises à l’encontre de personnes dépositaires de l’autorité publique ou chargées d’une mission de service public constituera également une priorité d’action du ministère de la justice. »

🖋️Rejeté
Yoann Gillet
17 juin 2023

À la seconde phrase de l'alinéa 315, substituer aux mots :

« des filières d'immigration »

les mots :

« de l'immigration ».

🖋️Rejeté
Julie Lechanteux
17 juin 2023

À la seconde phrase de l’alinéa 315, après le mot :

« irrégulière, »,

insérer les mots :

« y compris les réseaux de passeurs, ».

🖋️Rejeté
Julie Lechanteux
17 juin 2023

I. – À la seconde phrase de l’alinéa 316, supprimer les mots :

« et les plus graves ».

II. – En conséquence, à la même phrase du même alinéa, substituer au mot :

« peut »

le mot :

« peuvent ».

III. – En conséquence, à la même phrase du même alinéa, après le mot :

« criminalité »,

insérer les mots :

« et la délinquance ».

🖋️Rejeté
Jérémie Iordanoff
17 juin 2023

Compléter l'alinéa 316 par les deux phrases suivantes :

« Dans chaque tribunal judiciaire, est institué un comité opérationnel départemental de lutte contre la délinquance environnementale, présidé par le procureur de la République et composé des services chargés de la constatation des infractions aux atteintes à l’environnement. Le procureur de la République y expose sa politique pénale et communique ses instructions au titre de sa mission de direction de la police judiciaire. »

🖋️Rejeté
Jérémie Iordanoff
17 juin 2023

Compléter l’alinéa 316 par la phrase suivante :

« Des formations continues, communes aux magistrats de l’ordre judiciaire et aux inspecteurs de l’environnement et pilotées par l’École nationale de la magistrature, seront organisées, dans le ressort des cours d’appels, en lien avec le tissu associatif. »

🖋️Rejeté
Jérémie Iordanoff
17 juin 2023

Après l’alinéa 316, insérer l’alinéa suivant :

« Un groupe de travail commun au ministère de la justice et au ministère de la transition écologique sera institué afin de repenser le rôle de l’Administration dans la répression des atteintes à l’environnement ».

🖋️Non soutenu
Raphaël Gérard
14 juin 2023

Après l’alinéa 324, insérer les huit alinéas suivants :

« 2.4.5. Redynamiser la politique pénale en matière de lutte contre les discriminations, les propos et les comportements haineux

« La lutte contre le racisme, l’antisémitisme, la haine anti-LGBT et tout type de discrimination demeure une priorité constante du ministère de la Justice.

« Dans chaque parquet, un magistrat référent est désigné afin d’animer un pôle anti-discrimination et conduire une politique volontariste en la matière. Il s’efforcera de redynamiser les partenariats locaux avec les pouvoirs publics et les associations de lutte contre les discriminations afin d’améliorer l’identification et le traitement judiciaire des actes inspirées par la haine, notamment la bonne prise en compte des éléments factuels de nature à objectiver la circonstance aggravante à raison du mobile à caractère discriminatoire.

« Un pôle national de lutte contre la haine en ligne au sein du parquet de Paris centralise le traitement des affaires les plus significatives et complexes en la matière. Les moyens alloués à ce pôle seront consolidés afin d’apporter une réponse visible et unifiée contre les infractions à caractère discriminatoire commises sur internet.

« Une attention particulière sera accordée à l’accompagnement des victimes. Elles seront orientées vers les bureaux d’aide aux victimes et vers les associations susceptibles de leur apporter une aide psychologique, juridique et un accompagnement social. Elles seront tenues informées de manière systématique des suites judiciaires réservées à leurs plaintes.

« Les procureurs de la République s’assureront qu’une réponse pénale systématique, adaptée et individualisée soit donnée à chacun de ces actes. En matière de haine en ligne, une peine complémentaire de bannissement temporaire des réseaux sociaux pourra être prononcée. Dans un objectif de prévention de la récidive, le recours aux stages de citoyenneté comme alternative aux poursuites sera renforcé grâce au développement de partenariats entre l’institution judiciaire et les associations spécialisées

« Le ministère de la Justice poursuivra son effort de formation des magistrats, notamment dans le cadre de la formation initiale des élèves de l’école nationale de la magistrature et des plans de plans de formation continue, en partenariat avec les associations de lutte contre les discriminations, la délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT, ou encore, la Commission nationale consultative des droits de l’Homme. Il veillera également à ce que les magistrats référents des pôle anti-discrimination aient participé à une session de formation spécifique aux contentieux liés aux infractions inspirées par la haine préalablement à leur prise de fonction. Des ressources actualisées en lien avec les associations spécialisées seront mises à la disposition des agents pour améliorer la caractérisation et la répression des actes discriminatoires et pour garantir l’exercice des droits des victimes.

« Un Observatoire des discriminations, piloté par les services statistiques ministériels de la sécurité intérieure et de la justice et associant les représentants associatifs sera créé afin d’exploiter et centraliser les données statistiques provenant de la police, de la gendarmerie et de la justice et favoriser une meilleure connaissance des infractions inspirées par la haine. »

🖋️Rejeté
Romain Baubry
17 juin 2023

Supprimer les alinéas 327 et 328.

🖋️Rejeté
Jérémie Iordanoff
17 juin 2023

Compléter la deuxième phrase de l’alinéa 327 par les mots :

« et des permanences seront mises en place dans les juridictions ».

🖋️Rejeté
Jordan Guitton
16 juin 2023

Supprimer la première phrase de l’alinéa 328.

🖋️Rejeté
Pascale Bordes
16 juin 2023

Après l’alinéa 329, insérer l’alinéa suivant :

« Le Gouvernement remet une étude détaillée au Parlement, dans un délai d’un an après la promulgation du présent projet de loi concernant le déploiement du contrôle judiciaire sous placement probatoire (CJPP) visant à évaluer l’efficacité des financements existants et à évaluer l’opportunité de la mesure. »

🖋️Rejeté
Julie Lechanteux
17 juin 2023

Après le mot :

« activités »,

rédiger ainsi la fin de la première phrase de l'alinéa 330 :

« liées au travail et à l’insertion professionnelle ».

🖋️Rejeté
Ugo Bernalicis
16 juin 2023

Après l’alinéa 330 insérer l’alinéa suivant :

« Si la réforme opéré par la loi pour la confiance dans l’institution judiciaire a permis d’apporter quelques améliorations nécessaires à l’encadrement du travail en prison, il est loin de faire entrer le droit du travail en prison : les travailleurs restent privés de nombreux droits sans que cela ne puisse se justifier par des contraintes inhérentes à la détention. Et la relation qui les lie aux donneurs d’ordre reste profondément inégalitaire. Il s’agira en la matière pour les années à venir de revoir de fond en comble le rôle et la conception du travail en prison qui n’ont pas évolué. Les prisonniers restent avant tout une main d’œuvre peu chère, flexible et entièrement dépendante des variations d’activité des donneurs d’ordre, le travail carcéral un instrument de gestion de la détention, bien loin de l’objectif d’émancipation et de réinsertion. Outre l’application du droit du travail et l’augmentation de l’offre de travail, poursuivre cet objectif imposera que le travail soit plus qualifiant et articulé à la formation professionnelle. »

🖋️Non soutenu
Blandine Brocard
17 juin 2023

Après l’alinéa 331, insérer l'alinéa suivant :

« Un effort particulier sera engagé pour l’information des maires et des conseils municipaux sur les possibilités et les modalités pratiques de mise en place du travail d’intérêt général au sein des services municipaux. »

🖋️Non soutenu
Timothée Houssin
17 juin 2023

Après l’alinéa 337, insérer l’alinéa suivant :

« Le ministère de la justice s’emploie à réduire le phénomène de lutte contre les mineurs délinquants multirécidivistes par le renforcement des peines et de leur application, par l’analyse des causes de cette délinquance et de ces récidives, et par la recherche de solutions adaptées. »

🖋️Rejeté
Ugo Bernalicis
16 juin 2023

Après l’alinéa 343, insérer les six alinéas suivants :

« 3.5.3. Protection de l’enfance : des mesures pour répondre à un enjeu majeur

« Un·e mineur·e qui entre en conflit avec la loi est bien souvent un·e enfant en danger. Pour cette raison, le nouveau code de justice pénale des mineur·es sera abrogé, et un Code de l’Enfance unifié, qui reprendra l’ensemble des dispositions civiles et pénales applicables aux mineur·es, est créé. Ce code visera à mettre en place une politique globale autour de la protection de l’enfance et de l’accompagnement éducatif et judiciaire des mineur·es.

« Par ailleurs, la prise en charge des enfants en difficulté sera remise à plat. Le Gouvernement procèdera à la revalorisation de la prévention spécialisée et s’engage à rendre plus efficients les liens de celle-ci avec la Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ), qui verra ses moyens et effectifs augmenter. Le Gouvernement réaffirme la double compétence du juge des enfants et de tous les services pour agir sur les plans civil et pénal. Concernant l’Aide sociale à l’enfance (ASE), le système de protection de l’enfance sera repensé autour de l’intérêt supérieur de l’enfant pour en finir avec la maltraitance institutionnelle.

« La prise en charge inconditionnelle des mineur·es isolé·es étranger·es par l’État sera assurée, de même que l’intervention systématique d’un·e avocat·e à leurs côtés sera garantie. Le recours aux tests osseux est supprimé, de même que la rétention des mineurs non-accompagnés, de quelque manière qu’elle soit.

« L’enfermement des mineurs sera interdit, de même que la possibilité de protection judiciaire civile jusqu’à 21 ans.

« Enfin, la compétence de l’État dans l’exécution des décisions des juges des enfants en matière de protection de l’enfance sera réstaurée, de manière assurer une égalité de traitement. »

🖋️Rejeté
Émeline K/Bidi
15 juin 2023

Supprimer les alinéas 368 à 378.

🖋️Rejeté
Andrée Taurinya
16 juin 2023

Substituer aux alinéas 368 à 378 les deux alinéas suivants :

« 2.6.2. Une aide juridictionnelle revalorisée et renforcée

« L’aide juridictionnelle a vocation à être profondément réformée et renforcée (augmentation et redéfinition des subsides accordés aux avocat·es). Les actes pouvant bénéficier de cette aide seront élargis à la phase de conseil et de pré-contentieux. Les plafonds seront révisés à la hausse et les seuils rendus plus progressifs de manière à assurer une plus grande accessibilité pour tous les justiciables. »

🖋️Rejeté
Ugo Bernalicis
16 juin 2023

Supprimer l'alinéa 377.

🖋️Non soutenu
Guillaume Gouffier Valente
17 juin 2023

Après l’alinéa 378, insérer l’alinéa suivant :

« Enfin, le ministère examinera la possibilité de revaloriser l’indemnité d’aide juridictionnelle pour les avocats et les commissaires de justice concernant les actes relatifs à l’ordonnance de protection prévue à l’article 515‑9 du code de procédure civile. »

🖋️Rejeté
Émeline K/Bidi
15 juin 2023

Compléter l'alinéa 380 par la phrase suivante :

« À cet égard, l’attention aux victimes de violences intrafamiliales et sur mineurs se traduira également par un plan massif de formation de l’ensemble des professionnels de la justice. »

🖋️Rejeté
Edwige Diaz
17 juin 2023

Supprimer la seconde phrase de l’alinéa 387.

🖋️Rejeté
Edwige Diaz
17 juin 2023

Après la deuxième phrase de l’alinéa 388, insérer la phrase suivante :

« Dans le cadre de cette lutte, le ministère augmentera ses capacités matérielles au travers du déploiement de nombreux téléphones "grave danger", afin d’atteindre le chiffre de 10 000 téléphones déployés et d’un nombre suffisant de bracelets anti-rapprochements afin que 3 000 bracelets soient actifs sur le territoire à l’horizon 2027. »

🖋️Non soutenu
Raphaël Gérard
14 juin 2023

Compléter l’alinéa 388 par la phrase suivante :

« Une attention particulière sera portée aux victimes de violences dans les couples de même sexe. »

🖋️Rejeté
Edwige Diaz
17 juin 2023

Compléter l’alinéa 388 par la phrase suivante :

« Elles porteront en premier lieu sur la formation à la prescription et au fonctionnement des bracelets anti-rapprochement. »

🖋️Rejeté
Guillaume Gouffier Valente
17 juin 2023

Après l’alinéa 388, insérer l’alinéa suivant :

« Dans cette même démarche visant à lutter contre les violences intrafamiliales (violences sur mineurs ou violences conjugales), le ministère entend expérimenter auprès des cours d’appel volontaires la mise en place d’un outil informatique permettant de favoriser le suivi transversal et pluridisciplinaire des situations à risque par la juridiction. Cet outil favorise le partage d’information entre toutes les autorités compétentes, permet la prévention du risque de réitération en matière de violences intrafamiliales et l’adaptation en conséquence de la politique de protection. »

🖋️Rejeté
Edwige Diaz
17 juin 2023

Compléter l’alinéa 389 par la phrase suivante : 

« Lorsqu’il est recouru aux chiens d’assistance judiciaire, le Ministère s’engage à augmenter leur nombre au sein de chaque tribunal judiciaire. »

🖋️Rejeté
Andrée Taurinya
16 juin 2023

Après l’alinéa 389, insérer l’alinéa suivant :

« Le ministère examine d’une part la possibilité de revaloriser l’indemnité d’aide juridictionnelle pour les avocats et les commissaires de justice concernant les actes relatifs à l’ordonnance de protection prévue par l’article 515‑9 du code de procédure civile. »

🖋️Non soutenu
Guillaume Gouffier Valente
17 juin 2023

Après l’alinéa 389, insérer l’alinéa suivant :

« De plus, le ministère de la justice entend examiner la possibilité de prévoir l’indemnisation de l’avocat assistant une victime de violences intrafamiliales dans le cadre de l’enquête, et ce dès le dépôt de plainte. »

🖋️Rejeté
Erwan Balanant
19 juin 2023

I. – Au début de l’alinéa 390, substituer au mot :

« Enfin »,

les mots :

« Par ailleurs ».

II. – En conséquence, après l’alinéa 390, insérer l’alinéa suivant :

« Enfin, les services du ministère de la justice et la direction générale des finances publiques engageront des travaux visant à accroître le taux de recouvrement des amendes pénales, en identifiant les freins au recouvrement et les moyens susceptibles de les lever. Afin d’améliorer l’indemnisation des victimes d’infractions, ils engageront également une réflexion sur la création et les modalités de fonctionnement d’un fonds d’indemnisation alimenté par le produit des amendes pénales prononcées à l’encontre des personnes physiques et morales auteures d’infractions contre les personnes et les biens. »


Article 1
🖋️Adopté
Perrine Goulet
20 juin 2023

Après le mot :

« justice »,

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 4 :

« sont fixées à 10 000 équivalents temps plein d’ici 2027, dont 1 500 magistrats et 1 500 greffiers supplémentaires, y compris 605 équivalents temps plein recrutés en gestion 2022 au titre de la justice de proximité. »

🖋️Adopté
Cécile Untermaier
16 juin 2023

Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« Chaque année, le Gouvernement remet au Parlement un rapport présentant l’avancée de la mise en œuvre de la programmation actée par la présente loi, son exécution et en particulier la création nette d’emplois effectuée et leur répartition au sein des différentes juridictions. »

🖋️Adopté19 juin 2023

Après le mot : 

« justice », 

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 4 : 

« sont fixées à 10 000 équivalents temps plein d’ici 2027, dont 1 500 magistrats et 1 500 greffiers supplémentaires, y compris 605 équivalents temps plein recrutés en gestion 2022 au titre de la justice de proximité. »

🖋️Adopté
Perrine Goulet
20 juin 2023

Après le mot :

« justice »,

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 4 :

« sont fixées à 10 000 équivalents temps plein d’ici 2027, dont 1 500 magistrats et 1 500 greffiers supplémentaires, y compris 605 équivalents temps plein recrutés en gestion 2022 au titre de la justice de proximité. »

🖋️Adopté
Perrine Goulet
20 juin 2023

Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« Chaque année avant le 30 avril, le Gouvernement remet au Parlement un rapport présentant l’avancée de la mise en œuvre de la programmation prévue par la présente loi, son exécution et en particulier la création nette d’emplois effectuée et la répartition de ces emplois au sein des différentes juridictions. »

🖋️Rejeté
Andrée Taurinya
16 juin 2023

Supprimer l’alinéa 1.

🖋️Rejeté
Philippe Schreck
16 juin 2023

Supprimer les alinéas 2 à 5.

🖋️Rejeté
Andrée Taurinya
16 juin 2023

Rédiger ainsi les quatrième à dernière colonnes de la seconde ligne du tableau de l’alinéa 3 :

10 49811 09811 10811 165
🖋️Rejeté
Ugo Bernalicis
16 juin 2023

Rédiger ainsi les quatrième à dernière colonnes de la seconde ligne du tableau de l’alinéa 3 :

10 12410 72510 73510 792
🖋️Rejeté
Ugo Bernalicis
16 juin 2023

Rédiger ainsi les quatrième à dernière colonnes de la seconde ligne du tableau de l’alinéa 3 :

10 09610 69610 70610 763
🖋️Rejeté
Andrée Taurinya
16 juin 2023

Rédiger ainsi les quatrième à dernière colonnes de la seconde ligne du tableau de l’alinéa 3 :

10 09210 69210 70210 759
🖋️Rejeté
Ugo Bernalicis
16 juin 2023

Rédiger ainsi les quatrième à dernière colonnes de la seconde ligne du tableau de l’alinéa 3 :

10 08610 68610 69610 753
🖋️Rejeté
Andrée Taurinya
16 juin 2023

Rédiger ainsi les quatrième à dernière colonnes de la seconde ligne du tableau de l’alinéa 3 :

10 08410 68410 69410 751
🖋️Rejeté
Cécile Untermaier
16 juin 2023

Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« Le Gouvernement met en place un comité de suivi, composé des parlementaires des différents groupes représentés au Parlement, afin de suivre activement la mise en œuvre de l’ensemble de la programmation actée par la présente loi. »

🖋️Rejeté
Philippe Schreck
16 juin 2023

Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« Au plus tard le 1er octobre et jusqu’à l’année 2026, le Gouvernement remet chaque année au Parlement un rapport sur l’impact de l’inflation sur les ressources budgétaires programmées sur la mission Justice. »

🖋️Rejeté
Jocelyn Dessigny
16 juin 2023

Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« Dès promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport établissant les sources de crédits supplémentaires, notamment en ce qui concerne les importants investissements immobiliers inscrits, en cas d’inflation haussière et installée dans la durée de la présente loi de programmation. »

🖋️Rejeté
Jocelyn Dessigny
16 juin 2023

Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« Dès promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport, établissant les solutions envisagées face aux prévisions de sous-exécution de la trajectoire de masse salariale. »

🖋️Rejeté
Philippe Schreck
16 juin 2023
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Rédiger ainsi les alinéas 2 à 5 :

« Les crédits de paiement du ministère de la justice, hors charges de pensions, évolueront conformément au tableau suivant :

« (En millions d’euros)

« 

CRÉDITS DE PAIEMENT
hors compte d’affectation spéciale « Pensions »

2022

(pour mémoire)

20232024202520262027
Budget du ministère de la justice8 8629 57910 08110 68110 69110 748

« Les créations nettes d’emplois du ministère de la justice s’élèvent à 9 395 équivalents temps plein, dont 1 500 magistrats, 1 800 greffiers et 600 conseillers de probation et d’insertion supplémentaires.

« Le périmètre budgétaire concerné correspond à celui de la mission « Justice », qui regroupe les programmes « Justice judiciaire », « Administration pénitentiaire », « Protection judiciaire de la jeunesse », « Accès au droit et à la justice », « Conduite et pilotage de la politique de la justice » et « Conseil supérieur de la magistrature ».

🖋️Rejeté
Ugo Bernalicis
16 juin 2023
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport permettant d’étudier la capacité de l’administration pénitentiaire à atteindre un taux d’encellulement individuel de 100 % en suivant un mécanisme de régulation carcérale à l’issue du moratoire sur l’application de ce principe repoussé au 31 décembre 2027.

🖋️Irrecevable
Philippe Schreck
16 juin 2023
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Au plus tard le 1er octobre et jusqu’en 2026, le Haut conseil des finances publiques remet au Parlement un avis sur la programmation et le montant des investissements immobiliers pour la mission Justice du projet de loi de finances de l’année.

🖋️Rejeté
Andrée Taurinya
16 juin 2023

Supprimer l’alinéa 1.

🖋️Rejeté
Philippe Schreck
16 juin 2023

Supprimer les alinéas 2 à 5.

🖋️Rejeté
Jérémie Iordanoff
17 juin 2023

Rédiger ainsi l'alinéa 3 :

« (en millions d’euros)

CRÉDITS DE PAIEMENT
(en millions d'euros)
hors compte d’affectation spéciale « Pensions »

2022
(pour mémoire
20232024202520262027
Budget du ministère de la Justice8 862 9 579 10 081 10 681 
 

10 691 
10 748 
Programme 166 Justice judiciaire3 8494 1494 3664 6264 630 4 655 
🖋️Rejeté
Andrée Taurinya
16 juin 2023

Rédiger ainsi les quatrième à dernière colonnes de la seconde ligne du tableau à l’alinéa 3 :

10 49811 09811 10811 165
🖋️Rejeté
Ugo Bernalicis
16 juin 2023

Rédiger ainsi les quatrième à dernière colonnes de la seconde ligne du tableau à l’alinéa 3 :

10 12410 72510 73510 792
🖋️Rejeté
Andrée Taurinya
16 juin 2023

Rédiger ainsi les quatrième à dernière colonnes de la seconde ligne du tableau à l’alinéa 3 :

10 09610 69610 70610 763
🖋️Rejeté
Ugo Bernalicis
16 juin 2023

Rédiger ainsi les quatrième à dernière colonnes de la seconde ligne du tableau à l’alinéa 3 :

10 09210 69210 70210 759
🖋️Rejeté
Ugo Bernalicis
16 juin 2023

Rédiger ainsi les quatrième à dernière colonnes de la seconde ligne du tableau à l’alinéa 3 :

10 08610 68610 69610 753
🖋️Rejeté
Andrée Taurinya
16 juin 2023

Rédiger ainsi les quatrième à dernière colonnes de la seconde ligne du tableau à l’alinéa 3 :

10 08410 68410 69410 751
🖋️Rejeté
Philippe Schreck
17 juin 2023

Rédiger ainsi l’alinéa 3 :

« (en millions d’euros)

CRÉDITS DE PAIEMENT

hors compte d’affectation spéciale « Pensions »

2024202520262027
Budget du ministère de la Justice10 08110 68110 69110 748
🖋️Rejeté
Philippe Schreck
17 juin 2023

Rédiger ainsi l’alinéa 3 :

« (en millions d’euros)

CRÉDITS DE PAIEMENT

hors compte d’affectation spéciale « Pensions »

2023
(pour mémoire)
2024202520262027
Budget du ministère de la Justice9 57910081106811069110748
🖋️Rejeté
Philippe Schreck
17 juin 2023

Rédiger ainsi l’alinéa 3 :

« (en millions d’euros)

CRÉDITS DE PAIEMENT

hors compte d’affectation spéciale « Pensions »

2023
2024202520262027
Budget du ministère de la Justice9 57910 08110 68110 69110 748
🖋️Rejeté
Philippe Schreck
17 juin 2023

Rédiger ainsi l’alinéa 3 :

« (en millions d’euros)

CRÉDITS DE PAIEMENT

hors compte d’affectation spéciale « Pensions »

2022
(pour mémoire)
2023
(pour mémoire)
2024202520262027
Budget du ministère de la Justice8 8629 57910 08110 68110 69110 748

« 

🖋️Rejeté
Jérémie Iordanoff
17 juin 2023

Après l’alinéa 4, insérer l’alinéa suivant :

« Dès sa publication, le référentiel sur la charge de travail des magistrats, piloté par la direction des services judiciaires (DSJ), servira de base à la répartition des créations nettes d’emplois de magistrats qui fera l’objet d’un rapport remis au Parlement. »

🖋️Non soutenu
Jean-Félix Acquaviva
17 juin 2023

Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« La présente programmation peut faire l’objet d’une actualisation avant la fin de l’exercice 2025. Cette actualisation permettra de vérifier la bonne adéquation entre les objectifs fixés dans la présente loi, les réalisations et les moyens consacrés. »

🖋️Rejeté
Cécile Untermaier
15 juin 2023

Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« Le Gouvernement met en place un comité de suivi, composé des parlementaires des différents groupes représentés au Parlement, afin de suivre activement la mise en œuvre de l’ensemble de la programmation actée par la présente loi. »

🖋️Non soutenu
Philippe Schreck
16 juin 2023
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Au plus tard le 1er octobre et jusqu’à l’année 2026, le Gouvernement remet chaque année au Parlement un rapport sur l’impact de l’inflation sur les ressources budgétaires programmées sur la mission « Justice ».

🖋️Non soutenu
Philippe Schreck
16 juin 2023
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Au plus tard le 1er octobre et jusqu’en 2026, le Haut conseil des finances publiques remet au Parlement un avis sur la programmation et le montant des investissements immobiliers pour la mission « Justice » du projet de loi de finances de l’année.

🖋️Rejeté
Émeline K/Bidi
15 juin 2023
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Le Gouvernement remet un rapport au Parlement six mois à l’issue de la ratification de cette loi étudiant la pertinence et les conditions de mise en place d’un quota au sein de chaque tribunal judiciaire et des cours d’appel, afin de permettre l’ajustement du nombre de magistrat et de greffier en fonction de la charge de travail. 

🖋️Non soutenu
Philippe Schreck
16 juin 2023
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Les crédits de paiement du ministère de la justice, hors charges de pensions, évolueront conformément au tableau suivant :

(En millions d’euros)

CRÉDITS DE PAIEMENT
hors compte d’affectation spéciale « Pensions »
2022 (pour mémoire)20232024202520262027
Budget du ministère de la justice8 8629 57910 08110 68110 69110 748

Les créations nettes d’emplois du ministère de la justice s’élèvent à 9 395 équivalents temps plein, dont 1 500 magistrats, 1 800 greffiers et 600 conseillers de probation et d’insertion supplémentaires.

Le périmètre budgétaire concerné correspond à celui de la mission « Justice », qui regroupe les programmes « Justice judiciaire », « Administration pénitentiaire », « Protection judiciaire de la jeunesse », « Accès au droit et à la justice », « Conduite et pilotage de la politique de la justice » et « Conseil supérieur de la magistrature ».

🖋️Tombé
Jérémie Iordanoff
17 juin 2023

À l’alinéa 4, substituer au nombre :

« 1 500 »

le nombre : 

« 5 000 ».

🖋️Tombé
Jérémie Iordanoff
17 juin 2023

À l’alinéa 4, substituer au nombre :

« 1 500 »

le nombre : 

« 2 500 ».


Article 2
🖋️Adopté
Erwan Balanant
19 juin 2023

À l’alinéa 1, substituer aux mots :

« de nature législative nécessitée »,

les mots :

« relevant du domaine de la loi rendue nécessaire ».

🖋️Adopté19 juin 2023

À l’alinéa 5, substituer au mot : 

« trois »

le mot : 

« six ».

🖋️Rejeté
Émeline K/Bidi
16 juin 2023

 Supprimer cet article.

🖋️Rejeté
Ugo Bernalicis
16 juin 2023

 Supprimer cet article.

🖋️Rejeté
Pascale Bordes
14 juin 2023

À la fin de l’alinéa 1, supprimer les mots :

« , ainsi qu’à la modification de toute autre disposition de nature législative nécessitée par cette réécriture ».

🖋️Non soutenu
Jean-Félix Acquaviva
17 juin 2023

À la fin de l’alinéa 1, supprimer les mots :

« , ainsi qu’à la modification de toute autre disposition de nature législative nécessitée par cette réécriture ».

🖋️Rejeté
Ugo Bernalicis
16 juin 2023

Après le mot : 

« constant », 

supprimer la fin de la seconde phrase de l’alinéa 2. 

🖋️Rejeté
Pascale Bordes
14 juin 2023

À la seconde phrase de l’alinéa 2, supprimer les mots :

« harmoniser l’état du droit, ». 

🖋️Rejeté
Pascale Bordes
14 juin 2023

Compléter cet alinéa par la phrase suivante : 

« Cette codification à droit constant s’oppose à ce que soit réalisée une modification du fond de la procédure pénale telle qu’elle est en l’état codifiée. »

🖋️Rejeté
Pascale Bordes
14 juin 2023

Après l’alinéa 2, insérer l’alinéa suivant :

« Afin d’assurer un parfait respect des conditions et des orientations fixées par le présent article, une assemblée de parlementaires représentant tous les groupes des deux assemblées sera chargée de suivre et de valider les travaux ainsi que de préparer le débat parlementaire nécessaire à la ratification de l’ordonnance. »

🖋️Rejeté
Emmanuel Mandon
16 juin 2023

« Une assemblée comprenant des représentants de tous les groupes parlementaires des deux assemblées est saisie des projets rédactionnels établis en vue de procéder à la réécriture visée au premier alinéa. Elle peut émettre tous avis et propositions qu’elle juge utiles. »

🖋️Rejeté
Jérémie Iordanoff
17 juin 2023

Après l’alinéa 2, insérer l’alinéa suivant :

« A compter de l’entrée en vigueur de la présente loi, un comité composé de parlementaires représentant tous les groupes politiques des deux assemblées sera chargé d’assurer le suivi de ces travaux. Lui seront présentés tous les trois mois l’état d’avancement des travaux et les propositions de clarification et de simplification préconisées par le comité scientifique. »

🖋️Irrecevable
Ugo Bernalicis
16 juin 2023

À l’alinéa 3, après le mot :

« prise »,

insérer les mots :

« après avis contraignant du Conseil supérieur de la magistrature ».

🖋️Non soutenu
Ian Boucard
16 juin 2023

À l’alinéa 3, substituer au mot :

« vingt-quatre »

le mot :

« douze ».

🖋️Rejeté
Cécile Untermaier
15 juin 2023

Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« Des parlementaires représentant tous les groupes constitués au Parlement sont associés à la préparation de cette ordonnance afin de suivre et valider les travaux de codification à droit constant du code de procédure pénale. Chaque groupe veillera autant que possible au respect de la parité entre les femmes et les hommes. »


Article 3
🖋️Adopté
Erwan Balanant
19 juin 2023

I. – Après l’alinéa 1, insérer l’alinéa suivant :

« 1° A Après la troisième phrase du dernier alinéa de l’article 55‑1, sont insérées deux phrases ainsi rédigées : « Si la personne a demandé l’assistance d’un avocat au cours de la garde à vue, celui-ci est avisé par tout moyen de cette opération et peut y assister. Cette opération ne peut intervenir en l’absence de l’avocat avant l’expiration d’un délai de deux heures suivant l’avis qui lui a été adressé. »

II. – En conséquence, après l’alinéa 104, insérer l’alinéa suivant :

« I bis. - Le sixième alinéa de l’article L. 413‑17 du code de la justice pénale des mineurs est complété par une phrase ainsi rédigée : »Cette dernière ne peut intervenir en l’absence de l’avocat avant l’expiration d’un délai de deux heures suivant l’information qui lui a été donnée. »

🖋️Adopté
Erwan Balanant
19 juin 2023

I. – À l’alinéa 3, après le mot :

« pénal »,

insérer les mots :

« autres que ceux relevant des articles 706‑73 et 706‑73‑1 du présent code ».

II. – En conséquence, procéder à la même insertion à l’alinéa 21.

🖋️Adopté
Erwan Balanant
19 juin 2023

I. – À l’alinéa 3, supprimer le mot :

« imminent ».

II. – En conséquence, procéder à la même suppression à l’alinéa 21.

🖋️Adopté
Erwan Balanant
19 juin 2023

I. – À la fin de l’alinéa 3, substituer aux mots :

« de son auteur »,

les mots :

« d’une personne soupçonnée d’avoir participé au crime ».

II. – En conséquence, procéder à la même substitution à la fin de l’alinéa 21.

🖋️Adopté
Danielle Brulebois
15 juin 2023

À la première phrase de l’alinéa 6, supprimer les mots : 

« ayant préalablement fait l’objet d’un examen médical dans les conditions prévues aux premier à troisième alinéas ».

🖋️Adopté19 juin 2023

À la première phrase de l’alinéa 6, supprimer les mots : 

« ayant préalablement fait l’objet d’un examen médical dans les conditions prévues aux premier à troisième alinéas ».

🖋️Adopté
Jérémie Iordanoff
17 juin 2023

Compléter la deuxième phrase de l’alinéa 6 par les mots : 

« au regard notamment des conditions précitées ».

🖋️Adopté
Erwan Balanant
19 juin 2023

Compléter l’alinéa 6 par les deux phrases suivantes :

« Il n’est pas non plus applicable lorsque la personne a été placée en garde à vue pour une ou plusieurs infractions commises contre une ou plusieurs personnes dépositaires de l’autorité publique ou chargées d’une mission de service public ou qu’elle allègue avoir été victime de violences de la part de ces personnes, lorsqu’elle souffre de blessures physiques apparentes, lorsqu’elle est enceinte ou a subi, avant ou pendant la garde à vue, une perte de connaissance, et que son état est apparent ou connu du procureur de la République ou des officiers ou agents de police judiciaire, ou lorsque sa particulière vulnérabilité ou son état de santé physique ou mental n'est manifestement pas compatible avec le recours à un moyen de télécommunication. Ces hypothèses d’exclusion de l’application du présent alinéa sont complétées par décret en Conseil d’État. »

🖋️Adopté
Rémy Rebeyrotte
17 juin 2023

I. – À la fin de l’alinéa 8, supprimer les mots :

« , lorsque cette personne en fait la demande ».

II. – En conséquence, à l’alinéa 9, substituer aux mots :

« formulé la demande prévue »

les mots :

« fait l’objet d’un des actes prévus »

III. – En conséquence, supprimer les alinéas 12 et 13.

🖋️Adopté
Erwan Balanant
19 juin 2023

À l’alinéa 11, après les mots :

« trois ans »,

insérer les mots :

« mentionné au troisième alinéa ».

🖋️Adopté
Erwan Balanant
19 juin 2023

À l’alinéa 11, substituer aux mots :

« , selon les modalités prévues au V de l’article 77‑2, décider de la continuation de l’enquête »

les mots :

« décider de la continuation de l’enquête selon les modalités prévues au V de l’article 77‑2 ».

🖋️Adopté
Erwan Balanant
19 juin 2023

Rédiger ainsi le début de la dernière phrase de l’alinéa 15 :

« Dans le cas prévu au présent alinéa, l’intégralité de la... (le reste sans changement). »

🖋️Adopté
Erwan Balanant
19 juin 2023

À l’alinéa 21, substituer aux mots :

« ouverte pour »,

les mots :

« relative à ».

🖋️Adopté
Erwan Balanant
19 juin 2023

À l’alinéa 21, après le mot :

« flagrant »,

insérer les mots :

« et selon les modalités prévues au premier alinéa de l’article 706‑92 du présent code ».

🖋️Adopté
Caroline Yadan
15 juin 2023

Après l’alinéa 22, insérer les trois alinéas suivants :

« 3° bis BA L’article 114 est ainsi modifié :

« « a) Aux première et seconde phrases du troisième alinéa, après le mot : « examen », sont insérés les mots : « , ou du témoin assisté, » ;

« « b)  Au début de la première phrase du quatrième alinéa, après le mot : « Après », sont insérés les mots : « la réception de la convocation à » ; »

🖋️Adopté
Émeline K/Bidi
16 juin 2023

Après l’alinéa 22, insérer les trois alinéas suivants :

« 3° bis BA L’article 114 est ainsi modifié :

« « a) Aux première et seconde phrases du troisième alinéa, après le mot : « examen », sont insérés les mots : « , ou du témoin assisté, » ;

« « b)  Au début de la première phrase du quatrième alinéa, après le mot : « Après », sont insérés les mots : « la réception de la convocation à » ; »

🖋️Adopté19 juin 2023

Rédiger ainsi les alinéas 27 à 29 :

« Art. 141‑1. – Si la personne renvoyée devant la juridiction de jugement  est placée ou maintenue sous contrôle judiciaire, le juge des libertés et de la détention peut, à tout moment, sur réquisitions du ministère public ou à la demande du prévenu, décider par ordonnance motivée d’imposer à ce dernier une ou plusieurs obligations nouvelles, de supprimer tout ou partie des obligations comprises dans la mesure, de modifier une ou plusieurs de ces obligations ou d’accorder une dispense occasionnelle ou temporaire d’observer certaines d’entre elles. Le juge des libertés et de la détention statue au vu des réquisitions du ministère public et, sauf s’il fait droit à la demande du prévenu, après audition de celui‑ci, assisté le cas échéant par son avocat. Lorsqu’il est saisi par le prévenu, il statue dans les délais prévus par le deuxième alinéa de l’article 148‑2, à défaut de quoi il est mis fin au contrôle judiciaire. L’ordonnance rendue est susceptible d’appel dans un délai de vingt-quatre heures devant la chambre de l’instruction.

« En cas d’appel de la décision de ce juge porté devant la chambre de l’instruction, celle‑ci est composée de son seul président. Celui‑ci peut toutefois, si la complexité du dossier le justifie, décider d’office, à la demande de la personne poursuivie ou sur réquisitions du ministère public de renvoyer le jugement du dossier devant la formation collégiale de la chambre. La décision de renvoi constitue une mesure d’administration judiciaire qui n’est pas susceptible de recours.

« Les demandes prévues au premier alinéa peuvent également être formées à l’occasion d’une audience devant la juridiction de jugement, qui demeure alors compétent pour statuer sur celles-ci. » ;

🖋️Adopté
Erwan Balanant
19 juin 2023

Après les mots :

« oeuvre ou »,

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 34 :

« pour une période de quinze jours au plus ».

🖋️Adopté
Erwan Balanant
19 juin 2023

Compléter l’alinéa 34 par les phrases suivantes :

« Le juge des libertés et de la détention saisit alors immédiatement le service pénitentiaire d’insertion et de probation d’une demande de rapport sur la faisabilité de la mesure. Un décret prévoit les pièces devant être transmises par le juge de l’application des peines dans le cadre de cette saisine. »

🖋️Adopté
Erwan Balanant
19 juin 2023

À l’alinéa 35, substituer au mot :

« conformément »,

les mots :

« dans les conditions prévues »

🖋️Adopté
Erwan Balanant
19 juin 2023

À l’alinéa 35, substituer au mot :

« technique »

le mot :

« électronique »

🖋️Adopté
Erwan Balanant
19 juin 2023

À l’alinéa 36, supprimer les deux occurrences des mots :

« au plus tard ».

🖋️Adopté
Erwan Balanant
19 juin 2023

I. – À la troisième phrase de l’alinéa 36, substituer au mot :

« conformément »

les mots :

« dans les conditions prévues ».

II. – En conséquence, à la quatrième phrase du même alinéa, substituer au mot :

« conformément »

les mots :

« en application de ».

🖋️Adopté
Erwan Balanant
19 juin 2023

À l’alinéa 37, substituer au mot :

« septième »

le mot :

« huitième ».

🖋️Adopté
Erwan Balanant
19 juin 2023

À l’alinéa 37, substituer au mot :

« alinéa »

le mot :

« alinéas ».

🖋️Adopté
Erwan Balanant
19 juin 2023

Rédiger ainsi le début de l’alinéa 38 :

« La durée de l’incarcération provisoire... (le reste sans changement). »

🖋️Adopté
Erwan Balanant
19 juin 2023

Après l’alinéa 40, insérer les alinéas suivants : 

« 5° bis A La première phrase du deuxième alinéa de l’article 145‑1 est complétée par les mots suivants :

« « et la personne détenue avisée au plus tard cinq jours ouvrables avant la tenue du débat contradictoire. »

5° bis AB La deuxième phrase du premier alinéa de l’article 145‑2 est complétée par les mots suivants :

« « et la personne détenue avisée au plus tard cinq jours ouvrables avant la tenue du débat contradictoire. » »

🖋️Adopté
Erwan Balanant
19 juin 2023

I. – À la deuxième phrase de l’alinéa 43, substituer aux mots :

« la personne »

les mots :

« le prévenu ».

II. – En conséquence, à la même phrase du même alinéa, substituer aux mots :

« de l’intéressé »

les mots :

« du prévenu ».

🖋️Adopté
Erwan Balanant
19 juin 2023

Après l’alinéa 45, insérer les deux alinéas suivants :

« 5° quater Le premier alinéa et la première phrase du deuxième alinéa de l’article 153 sont remplacés par un alinéa ainsi rédigé :

« Tout personne contre laquelle il n’existe aucune raison plausible de soupçonner qu’elle a commis ou tenté de commettre une infraction et qui est convoquée comme témoin au cours d’une commission rogatoire est tenue de comparaître, de prêter serment et de déposer. Les dispositions des articles 62 et 78 sont applicables, les attributions confiées au procureur de la République étant alors exercées par le juge d’instruction. »

🖋️Adopté
Erwan Balanant
19 juin 2023

Substituer à l'alinéa 46 les trois alinéas suivants :

« 6° Le premier alinéa de l’article 156 est ainsi modifié :

« a) À la première phrase, après le mot : « parties », sont insérés les mots : « ou du témoin assisté » ;

« b) À la seconde phrase, les mots : « ou la partie » sont remplacés par les mots : « , la partie ou le témoin assisté » ; ».

🖋️Adopté
Erwan Balanant
19 juin 2023

Substituer à l’alinéa 48 les trois alinéas suivants :

« 7° L’article 161‑2 est ainsi modifié :

« a) À la première phrase, après le mot : « parties », sont insérés les mots : « et aux témoins assistés » ;

« b) À la seconde phrase, après le mot : « parties », sont insérés les mots : « et les témoins assistés » ; ».

🖋️Adopté
Philippe Gosselin
15 juin 2023

Après l’alinéa 48, insérer l’alinéa suivant :

« À l’article 165, après le mot : « parties », sont insérés les mots : « et les témoins assistés » ; »

🖋️Adopté
Caroline Yadan
15 juin 2023

Après l’alinéa 48, insérer l’alinéa suivant :

« À l’article 165, après le mot : « parties », sont insérés les mots : « et les témoins assistés » ; »

🖋️Adopté
Erwan Balanant
19 juin 2023

Substituer aux alinéas 49 à 51 les quatre alinéas suivants :

« 8° L’article 167 est ainsi modifié :

« a) Aux deuxième et dernière phrases de l’avant-dernier alinéa, après le mot : « partie », sont insérés les mots : « ou le témoin assisté » ;

« b) Le dernier alinéa est ainsi modifié :

« – à la première phrase, les mots : « peut également notifier » sont remplacés par le mot : « notifie » ;

« – la seconde phrase est supprimée ; ».

🖋️Adopté
Erwan Balanant
19 juin 2023

Substituer à l’alinéa 54 les trois alinéas suivants :

« b) Le second alinéa est ainsi modifié :

« – après le mot : « partie », sont insérés les mots : « ou un témoin assisté » ;

« – les mots : « lorsqu’elle est informée » sont remplacés par les mots :  « lorsque la partie ou le témoin assisté est informé ».

🖋️Adopté
Erwan Balanant
19 juin 2023

I. – Compléter l’alinéa 56 par les mots :

« et les mots : « 167, avant-dernier alinéa, » sont supprimés ».

II. – En conséquence, supprimer les alinéas 57 et 58.

III. – En conséquence, substituer aux alinéas 62 à 64 les quatre alinéas suivants :

« 11° L’article 186‑1 est ainsi modifié :

« a) Après la référence : « 81 », la fin du premier alinéa est ainsi rédigée : « et par l’article 82‑1. »;

« b) Après le premier alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« En outre, les parties et le témoin assisté peuvent interjeter appel des ordonnances prévues par l’article 82‑3, par le deuxième alinéa de l’article 156 et par l’article 167. »

🖋️Adopté
Erwan Balanant
19 juin 2023

À la seconde phrase de l’alinéa 66, après le mot :

« décision »,

insérer les mots :

« est prise dans les formes prévues au dernier alinéa de l’article 230‑33 et ».

🖋️Adopté
Naïma Moutchou
17 juin 2023

Rédiger ainsi l’alinéa 67 : 

« L’activation à distance d’un appareil électronique mentionnée au présent article ne peut concerner les appareils électroniques utilisés par les personnes mentionnées aux articles 100‑7 et 56‑3 du présent code et celles mentionnées au deuxième alinéa de l’article 2 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse. Les dispositions du présent alinéa sont prescrites à peine de nullité. »

🖋️Adopté
Erwan Balanant
19 juin 2023

Après l’alinéa 69, insérer les deux alinéas suivants : 

« 13° bis Au quatrième alinéa de l’article 396, les deuxième et troisième phrases sont remplacées par la phrase suivante :

« « Le prévenu doit alors comparaître devant le tribunal au plus tard le troisième jour ouvrable suivant. » »

🖋️Adopté19 juin 2023

I. – À la dernière phrase de l’alinéa 83, substituer aux mots :

« dix jours »

les mots : 

« vingt-quatre heures ». 

II. – En conséquence, compléter la même phrase du même alinéa par les mots : 

« , composée de son seul président. »

III. – En conséquence, compléter le même alinéa par la phrase suivante : 

« Celui‑ci peut toutefois, si la complexité du dossier le justifie, décider d’office, à la demande de la personne poursuivie ou sur réquisitions du ministère public, de renvoyer le jugement du dossier devant la formation collégiale de la chambre. La décision de renvoi constitue une mesure d’administration judiciaire qui n’est pas susceptible de recours. ».

🖋️Adopté19 juin 2023

Après l’alinéa 86, insérer les sept alinéas suivants :

« 16 bis AB L’article 602 est complété par deux alinéas ainsi rédigés :

« « Lorsque la complexité ou la nature de l’affaire le justifie, le président peut désigner deux rapporteurs parmi les conseillers ou les conseillers référendaires.

« « Si l’affaire nécessite une instruction approfondie, il peut être tenu, avant le dépôt du rapport, une séance d’instruction à laquelle participent le président de la chambre, le ou les doyens de section, le ou les rapporteurs désignés, le ou les conseillers et conseillers référendaires choisis par le président de chambre, et le ou les avocats généraux. » »

« 16 bis AC Après l’article 602, il est inséré un article 602‑1 ainsi rédigé :

« « Art. 602‑1 – La chambre criminelle saisie d’un pourvoi peut solliciter l’avis d’une autre chambre saisie sur un point de droit qui relève de la compétence de celle-ci.

« « L’avocat général et les parties en sont avisés par le président de la chambre criminelle. Ils peuvent présenter des observations devant la chambre appelée à donner son avis.

« « Le ou les rapporteurs de la chambre criminelle assistent au délibéré de la formation chargée de rendre l’avis. Le rapporteur de la formation qui a rendu l’avis assiste au délibéré de la chambre criminelle. » »

🖋️Adopté
Sacha Houlié
20 juin 2023

Après l’alinéa 92, insérer les trois alinéas suivants :

« 16° quater Le chapitre Ier du titre XXV du livre IV du code de procédure pénale est complété par un article 706‑79‑2 ainsi rédigé :

« « Art. 706‑79‑2. – Aux fins de bonne administration de la justice, les magistrats et le procureur de la République relevant de la juridiction spécialisée mentionnée au présent chapitre dont le ressort inclut le ressort des cours d’appel de Basse-Terre, de Cayenne et de Fort-de-France, peuvent, selon des conditions prévues par décret en Conseil d’État, recourir à des moyens de télécommunication audiovisuelle pour les interrogatoires de première comparution mentionnés à l’article 116, les débats relatifs au placement en détention provisoire ou à la prolongation de la détention provisoire mentionnés à l’article 137‑1, et le jugement des personnes libres.

« « La dernière phrase du quatrième alinéa et le sixième alinéa de l’article 706‑71 sont applicables. » »

🖋️Adopté
Naïma Moutchou
17 juin 2023

I. – Supprimer les alinéas 93 et 94.

II. – En conséquence, rédiger ainsi l’alinéa 95 :

« Après l’article 706‑96‑1, sont insérés deux articles ainsi rédigés : »

III. – En conséquence, après l’alinéa 98, insérer les quatre alinéas suivants :

« Art. 706‑96‑3. – À peine de nullité, ne peuvent être transcrites les données relatives aux échanges avec un avocat relevant de l’exercice des droits de la défense et couvertes par le secret professionnel de la défense et du conseil, prévu à l’article 66‑5 de la loi n° 71‑1130 du 31 décembre 1971 portant réforme de certaines professions judiciaires et juridiques, hors les cas prévus à l’article 56‑1‑2 du présent code.

« À peine de nullité, ne peuvent être transcrites les données relatives aux échanges avec un journaliste permettant d’identifier une source en violation de l’article 2 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse.

« À peine de nullité, ne peuvent être retranscrites les données collectées grâce à l’activation à distance d’un appareil prévue par l’article 706‑96‑2 s’il apparaît que cet appareil se trouvait dans l’un des lieux mentionnés aux articles 56‑1, 56‑2, 56‑3 et 56‑5.

« Le magistrat ayant autorisé la technique ordonne, dans les meilleurs délais et dans les conditions prévues par l’article 706‑95‑14, la destruction des données mentionnées au présent article qui ne peuvent être retranscrites. Il ordonne également la destruction des procès-verbaux et des données collectées lorsque les opérations n’ont pas été réalisées conformément à son autorisation ou lorsque les dispositions applicables du présent code n’ont pas été respectées. »

🖋️Adopté
Erwan Balanant
19 juin 2023

I. – Supprimer les alinéas 93 et 94.

II. – En conséquence, rédiger ainsi l’alinéa 95 :

« Après l’article 706‑96‑1, sont insérés deux articles ainsi rédigés : »

III. – En conséquence, après l’alinéa 98, insérer les quatre alinéas suivants :

« Art. 706‑96‑3. – À peine de nullité, ne peuvent être transcrites les données relatives aux échanges avec un avocat relevant de l’exercice des droits de la défense et couvertes par le secret professionnel de la défense et du conseil, prévu à l’article 66‑5 de la loi n° 71‑1130 du 31 décembre 1971 portant réforme de certaines professions judiciaires et juridiques, hors les cas prévus à l’article 56‑1‑2 du présent code.

« À peine de nullité, ne peuvent être transcrites les données relatives aux échanges avec un journaliste permettant d’identifier une source en violation de l’article 2 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse.

« À peine de nullité, ne peuvent être retranscrites les données collectées grâce à l’activation à distance d’un appareil prévue par l’article 706‑96‑2 s’il apparaît que cet appareil se trouvait dans l’un des lieux mentionnés aux articles 56‑1, 56‑2, 56‑3 et 56‑5.

« Le magistrat ayant autorisé la technique ordonne, dans les meilleurs délais et dans les conditions prévues par l’article 706‑95‑14, la destruction des données mentionnées au présent article qui ne peuvent être retranscrites. Il ordonne également la destruction des procès-verbaux et des données collectées lorsque les opérations n’ont pas été réalisées conformément à son autorisation ou lorsque les dispositions applicables du présent code n’ont pas été respectées. »

🖋️Adopté
Caroline Abadie
17 juin 2023

I. – Supprimer les alinéas 93 et 94.

II. – En conséquence, rédiger ainsi l’alinéa 95 :

« Après l’article 706‑96‑1, sont insérés deux articles ainsi rédigés : »

III. – En conséquence, après l’alinéa 98, insérer les quatre alinéas suivants :

« Art. 706‑96‑3. – À peine de nullité, ne peuvent être transcrites les données relatives aux échanges avec un avocat relevant de l’exercice des droits de la défense et couvertes par le secret professionnel de la défense et du conseil, prévu à l’article 66‑5 de la loi n° 71‑1130 du 31 décembre 1971 portant réforme de certaines professions judiciaires et juridiques, hors les cas prévus à l’article 56‑1‑2 du présent code.

« À peine de nullité, ne peuvent être transcrites les données relatives aux échanges avec un journaliste permettant d’identifier une source en violation de l’article 2 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse.

« À peine de nullité, ne peuvent être retranscrites les données collectées grâce à l’activation à distance d’un appareil prévue par l’article 706‑96‑2 s’il apparaît que cet appareil se trouvait dans l’un des lieux mentionnés aux articles 56‑1, 56‑2, 56‑3 et 56‑5.

« Le magistrat ayant autorisé la technique ordonne, dans les meilleurs délais et dans les conditions prévues par l’article 706‑95‑14, la destruction des données mentionnées au présent article qui ne peuvent être retranscrites. Il ordonne également la destruction des procès-verbaux et des données collectées lorsque les opérations n’ont pas été réalisées conformément à son autorisation ou lorsque les dispositions applicables du présent code n’ont pas été respectées. »

🖋️Adopté
Erwan Balanant
19 juin 2023

Rédiger ainsi l’alinéa 98 :

« À peine de nullité, l’activation à distance d’un appareil électronique mentionnée au présent article ne peut concerner les appareils électroniques utilisés par un député, un sénateur, un magistrat, un avocat, un journaliste, un médecin, un notaire ou un huissier. »

🖋️Adopté
Jean Terlier
19 juin 2023

Après l’alinéa 104, insérer les deux alinéas suivants :

« I. bis  – L’article L. 423‑12 du code de la justice pénale des mineurs est complété par un alinéa ainsi rédigé :

 « « En cas de placement en détention provisoire, si le procureur de la République entend avancer la date d’audience ou modifier la juridiction saisie, il fait remettre au mineur et à ses représentants légaux une nouvelle convocation à comparaître devant le tribunal pour enfants. Le juge des enfants en est avisé sans délai. » »

🖋️Adopté
Jean Terlier
19 juin 2023

Après l'alinéa 104, insérer les cinq alinéas suivants :

« I. bis – La section 2 du chapitre Ier du titre II du livre V du code de la justice pénale des mineurs est ainsi modifié :

« 1° Le deuxième alinéa de l’article L. 521‑9 est complété par une phrase ainsi rédigée :

« « Cette citation et la signification du jugement relatif à la culpabilité peuvent intervenir au sein d’un même acte d’huissier. » ;

« 2° Le deuxième alinéa de l’article L. 521‑19 est complété par une phrase ainsi rédigée :

« « Ces citations peuvent intervenir au sein du même acte d’huissier que la signification de l’ordonnance de modification prévue au premier alinéa. » »

🖋️Adopté
Ugo Bernalicis
16 juin 2023
Après l'article 3, insérer l'article suivant:

La dernière phrase du premier alinéa de l’article 2‑1 du code de procédure pénale est complété par les mots : « les destructions ou dégradations de monuments ou les violations de sépultures ».

🖋️Adopté
Jérémie Iordanoff
17 juin 2023
Après l'article 3, insérer l'article suivant:

L’article 41‑1-3 du code de procédure pénale est ainsi modifié :

1° À la fin du 2° , les mots : « sous le contrôle des services compétents du ministère chargé de l’environnement et des services de l’Office français de la biodiversité » sont remplacés par les mots : « dont le suivi est assuré par les services compétents du ministère chargé de l’environnement et des services de l’Office français de la biodiversité, sous la direction du procureur de la République » ;

2° Au 3° , après le mot : « services », sont insérés les mots : « dans les mêmes conditions ».

🖋️Rejeté
Éric Pauget
16 juin 2023

I. – Après l’alinéa 1, insérer les deux alinéas suivants :

« 1° A L’article 1 est complété par un alinéa ainsi rédigé : 

« « Les magistrats de toutes juridictions ne peuvent prononcer de peines pouvant porter atteinte à la confiance publique dans la justice. Cette appréciation tient compte du degré de culpabilité de la personne mise en examen, prévenue ou accusée, de la gravité de l’infraction commise et de ses modalités d’exécution, ainsi que de l’importance de la peine d’emprisonnement encourue. » »

II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

III. – La perte de recettes pour les collectivités territoriales est compensée à due concurrence par la majoration de la dotation globale de fonctionnement et, corrélativement pour l’État, par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

IV. – La perte de recettes pour les organismes de sécurité sociale est compensée à due concurrence par la majoration de l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

🖋️Rejeté
Philippe Gosselin
15 juin 2023

Après l’alinéa 1, insérer l’alinéa suivant :

« 1° A À la première phrase du II de l’article 41‑1‑2, après le mot : « République », sont insérées des phrases ainsi rédigées : « l’informe, si elle n’est pas déjà assistée d’un avocat, qu’elle a le droit à l’assistance d’un avocat de son choix ou commis d’office. La personne ne peut renoncer à son droit d’être assistée par un avocat. L’avocat choisi ou, dans le cas d’une demande de commission d’office, le bâtonnier de l’ordre des avocats en est avisé sans délai. Le procureur de la République ».

🖋️Rejeté
Philippe Gosselin
15 juin 2023

Après l’alinéa 1, insérer l’alinéa suivant :

« 1° A Après le premier alinéa de l’article 56, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« « Sauf dans le cas où elle a été placée en garde à vue, la personne chez qui l’officier de police judiciaire se transporte peut librement prévenir son conseil et être assistée de celui-ci. Les opérations de perquisition peuvent débuter sans attendre la présence de l’avocat. » »

🖋️Rejeté
Caroline Yadan
15 juin 2023

Après l’alinéa 1, insérer l’alinéa suivant :

« 1° A Après le premier alinéa de l’article 56, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« « Sauf dans le cas où elle a été placée en garde à vue, la personne chez qui l’officier de police judiciaire se transporte peut librement prévenir son conseil et être assistée de celui-ci. Les opérations de perquisition peuvent débuter sans attendre la présence de l’avocat. » »

🖋️Rejeté
Philippe Gosselin
15 juin 2023

Après l’alinéa 1, insérer les six alinéas suivants :

« 1° A Après l’article 57‑1, il est inséré un article 57‑2 ainsi rédigé :

« « Art. 57‑2. – Même s’il n’est pas procédé à l’audition de la personne, l’officier de police judiciaire ou le magistrat qui procède à une perquisition ne peut s’opposer à la présence de l’avocat désigné par la personne chez qui il est perquisitionné, si ce dernier se présente sur les lieux des opérations, y compris lorsque la perquisition a déjà débuté.

« « S’il existe contre la personne des raisons plausibles de soupçonner qu’elle a commis ou tenté de commettre un crime ou un délit puni d’une peine d’emprisonnement et qu’il est prévu qu’elle soit entendue au cours de ces opérations, elle est préalablement informée de son droit d’être assistée par un avocat au cours de cette audition conformément au 4° de l’article 61‑1 ou conformément aux articles 63‑3‑1 à 63‑4‑3.

« « L’avocat présent au cours de la perquisition peut présenter des observations écrites qui sont jointes à la procédure ; l’avocat peut également adresser ces observations au procureur de la République. Si l’avocat demande qu’il soit procédé à la saisie d’objets ou documents qu’il juge utile à la défense de son client, l’officier de police judiciaire ou le magistrat ne peut refuser de procéder à la saisie demandée que s’il apparaît que celle-ci n’est manifestement pas utile à la manifestation de la vérité. Dans ce cas, il en est fait mention dans le procès-verbal prévu par l’article 57.

« « Dans les cas prévus aux deux premiers alinéas du présent article, les opérations de perquisition peuvent débuter sans attendre la présence de l’avocat. Dans le cas prévu au deuxième alinéa, si la personne a été placée en garde à vue, son audition ne peut débuter avant le délai prévu par l’article 63‑4‑2.

« « Hors le cas prévu par le deuxième alinéa du présent article, il peut être refusé l’accès de l’avocat sur les lieux de la perquisition pour des motifs liés à la sécurité de celui-ci, de la personne chez qui il est perquisitionné ou des personnes participant aux opérations. Il en est alors fait état dans le procès-verbal prévu par l’article 57. S’agissant des documents mentionnés au deuxième alinéa de l’article 56‑1, il est renvoyé aux dispositions de l’article 56‑1‑1. » »

🖋️Rejeté
Cécile Untermaier
15 juin 2023

Après l’alinéa 1, insérer les six alinéas suivants :

« 1° A Après l’article 57‑1, il est inséré un article 57‑2 ainsi rédigé :

« « Art. 57‑2. – Même s’il n’est pas procédé à l’audition de la personne, l’officier de police judiciaire ou le magistrat qui procède à une perquisition ne peut s’opposer à la présence de l’avocat désigné par la personne chez qui il est perquisitionné, si ce dernier se présente sur les lieux des opérations, y compris lorsque la perquisition a déjà débuté.

« « S’il existe contre la personne des raisons plausibles de soupçonner qu’elle a commis ou tenté de commettre un crime ou un délit puni d’une peine d’emprisonnement et qu’il est prévu qu’elle soit entendue au cours de ces opérations, elle est préalablement informée de son droit d’être assistée par un avocat au cours de cette audition conformément au 4° de l’article 61‑1 ou conformément aux articles 63‑3‑1 à 63‑4‑3.

« « L’avocat présent au cours de la perquisition peut présenter des observations écrites qui sont jointes à la procédure ; l’avocat peut également adresser ces observations au procureur de la République. Si l’avocat demande qu’il soit procédé à la saisie d’objets ou documents qu’il juge utile à la défense de son client, l’officier de police judiciaire ou le magistrat ne peut refuser de procéder à la saisie demandée que s’il apparaît que celle-ci n’est manifestement pas utile à la manifestation de la vérité. Dans ce cas, il en est fait mention dans le procès-verbal prévu par l’article 57.

« « Dans les cas prévus aux deux premiers alinéas du présent article, les opérations de perquisition peuvent débuter sans attendre la présence de l’avocat. Dans le cas prévu au deuxième alinéa, si la personne a été placée en garde à vue, son audition ne peut débuter avant le délai prévu par l’article 63‑4‑2.

« « Hors le cas prévu par le deuxième alinéa du présent article, il peut être refusé l’accès de l’avocat sur les lieux de la perquisition pour des motifs liés à la sécurité de celui-ci, de la personne chez qui il est perquisitionné ou des personnes participant aux opérations. Il en est alors fait état dans le procès-verbal prévu par l’article 57. S’agissant des documents mentionnés au deuxième alinéa de l’article 56‑1, il est renvoyé aux dispositions de l’article 56‑1‑1. » »

🖋️Rejeté
Émeline K/Bidi
16 juin 2023

Après l’alinéa 1, insérer les six alinéas suivants :

« 1° A Après l’article 57‑1, il est inséré un article 57‑2 ainsi rédigé :

« « Art. 57‑2. – Même s’il n’est pas procédé à l’audition de la personne, l’officier de police judiciaire ou le magistrat qui procède à une perquisition ne peut s’opposer à la présence de l’avocat désigné par la personne chez qui il est perquisitionné, si ce dernier se présente sur les lieux des opérations, y compris lorsque la perquisition a déjà débuté.

« « S’il existe contre la personne des raisons plausibles de soupçonner qu’elle a commis ou tenté de commettre un crime ou un délit puni d’une peine d’emprisonnement et qu’il est prévu qu’elle soit entendue au cours de ces opérations, elle est préalablement informée de son droit d’être assistée par un avocat au cours de cette audition conformément au 4° de l’article 61‑1 ou conformément aux articles 63‑3‑1 à 63‑4‑3.

« « L’avocat présent au cours de la perquisition peut présenter des observations écrites qui sont jointes à la procédure ; l’avocat peut également adresser ces observations au procureur de la République. Si l’avocat demande qu’il soit procédé à la saisie d’objets ou documents qu’il juge utile à la défense de son client, l’officier de police judiciaire ou le magistrat ne peut refuser de procéder à la saisie demandée que s’il apparaît que celle-ci n’est manifestement pas utile à la manifestation de la vérité. Dans ce cas, il en est fait mention dans le procès-verbal prévu par l’article 57.

« « Dans les cas prévus aux deux premiers alinéas du présent article, les opérations de perquisition peuvent débuter sans attendre la présence de l’avocat. Dans le cas prévu au deuxième alinéa, si la personne a été placée en garde à vue, son audition ne peut débuter avant le délai prévu par l’article 63‑4‑2.

« « Hors le cas prévu par le deuxième alinéa du présent article, il peut être refusé l’accès de l’avocat sur les lieux de la perquisition pour des motifs liés à la sécurité de celui-ci, de la personne chez qui il est perquisitionné ou des personnes participant aux opérations. Il en est alors fait état dans le procès-verbal prévu par l’article 57. S’agissant des documents mentionnés au deuxième alinéa de l’article 56‑1, il est renvoyé aux dispositions de l’article 56‑1‑1. » »

🖋️Rejeté
Émeline K/Bidi
16 juin 2023

Supprimer les alinéas 2 à 4.

🖋️Rejeté
Andrée Taurinya
16 juin 2023

Supprimer les alinéas 2 à 4.

🖋️Rejeté
Jean-Félix Acquaviva
16 juin 2023

Supprimer les alinéas 2 à 4.

🖋️Rejeté
Jérémie Iordanoff
17 juin 2023

Supprimer les alinéas 2 à 4.

🖋️Rejeté
Jérémie Iordanoff
17 juin 2023

Au début de l’alinéa 3, après la mention :

« Art. 59‑1. », 

insérer les mots : 

« En cas d’urgence, ».

🖋️Rejeté
Jérémie Iordanoff
17 juin 2023

I. – À l’alinéa 3, supprimer les mots : 

« aux premier et troisième alinéas de ». 

II. – En conséquence, au même alinéa, après la première occurrence du mot :

« prévues », 

insérer le mot : 

« à ».

🖋️Rejeté
Cécile Untermaier
15 juin 2023

À l’alinéa 3, substituer aux mots : 

« est nécessaire »

le mot : 

« s’impose ».

🖋️Rejeté
Jérémie Iordanoff
17 juin 2023

À l’alinéa 3, supprimer les mots : 

« pour prévenir un risque imminent d’atteinte à la vie ou à l’intégrité physique ».

🖋️Non soutenu
Raphaël Schellenberger
16 juin 2023

I. – À l’alinéa 3, supprimer le mot :

« imminent ».

II. – En conséquence, à l’alinéa 21, procéder à la même suppression.

🖋️Non soutenu
Raphaël Schellenberger
16 juin 2023

I. – À l’alinéa 3, substituer au mot :

« imminent »

le mot : 

« avéré ». 

II. – En conséquence, procéder à la même substitution à l’alinéa 21.

🖋️Rejeté
Cécile Untermaier
15 juin 2023

I. – À la fin de l’alinéa 3, supprimer les mots : 

« ou pour permettre l’interpellation de son auteur ». 

II. – En conséquence, après le mot : 

« physique », 

substituer au signe : 

« , »

le mot : 

« ou ».

🖋️Rejeté
Jérémie Iordanoff
17 juin 2023

À la fin de l’alinéa 3, supprimer les mots :

« ou pour permettre l’interpellation de son auteur ».

🖋️Non soutenu
Ian Boucard
16 juin 2023

À la fin de l’alinéa 3, substituer aux mots : 

« de son auteur »

les mots : 

« du suspect ».

🖋️Non soutenu
Jean-Félix Acquaviva
16 juin 2023

Compléter l’alinéa 3 par la phrase suivante : 

« Le magistrat qui autorise ces opérations se déplace sur les lieux pour veiller au respect des dispositions légales. »

🖋️Rejeté
Émeline K/Bidi
16 juin 2023

Après l’alinéa 4, insérer l’alinéa suivant : 

« 1° bis Au début de l’avant-dernier alinéa de l’article 61‑1, les mots : « Si le déroulement de l’enquête le permet, lorsqu’ » sont supprimés.

🖋️Rejeté
Jean-Félix Acquaviva
17 juin 2023

Après l’alinéa 4, insérer l’alinéa suivant :

« 1° bis Au début de l'avant-dernier alinéa de l’article 61‑1, les mots : « Si le déroulement de l’enquête le permet, lorsqu’ » sont remplacés par les mots : « Sauf urgence, ».

🖋️Rejeté
Émeline K/Bidi
16 juin 2023

Supprimer les alinéas 5 et 6.

🖋️Rejeté
Andrée Taurinya
16 juin 2023

Supprimer les alinéas 5 et 6.

🖋️Rejeté
Philippe Gosselin
16 juin 2023

Supprimer les alinéas 5 et 6.

🖋️Rejeté
Paul Molac
17 juin 2023

Supprimer les alinéas 5 et 6.

🖋️Rejeté
Jérémie Iordanoff
17 juin 2023

Supprimer les alinéas 5 et 6.

🖋️Rejeté
Naïma Moutchou
17 juin 2023

Supprimer les alinéas 5 et 6.

🖋️Irrecevable
Philippe Gosselin
15 juin 2023

Supprimer l’alinéa 6.

🖋️Rejeté
Andrée Taurinya
16 juin 2023

À la première phrase de l’alinéa 6, après le mot : 

« permet »

insérer les mots :

« sous réserve de l’accord express de l’intéressé qui peut exiger de voir un médecin, ».

🖋️Rejeté
Paul Molac
17 juin 2023

À la première phrase de l’alinéa 6, après le mot :

« permet », 

insérer les mots :

« , sous réserve d’avoir recueilli le consentement libre et éclairé du majeur concerné, ».

🖋️Rejeté
Philippe Schreck
17 juin 2023

Compléter la dernière phrase de l’alinéa 6 par les mots :

« , ou une personne âgée de plus de 70 ans ».

🖋️Rejeté
Philippe Schreck
17 juin 2023

Compléter la dernière phrase de l’alinéa 6 par les mots :

« , une personne âgée de plus de 70 ans ou titulaire d’une carte d’invalidité ».

🖋️Rejeté
Philippe Schreck
17 juin 2023

Compléter la dernière phrase de l’alinéa 6 par les mots :

« , ou une personne titulaire d’une carte d’invalidité ».

🖋️Rejeté
Émeline K/Bidi
16 juin 2023

Après l’alinéa 6, insérer l’alinéa suivant :

« 2° bis Au premier alinéa de l’article 63-3-1, les mots : « peut demander à être » sont remplacés par le mot : « est ».

🖋️Rejeté
Paul Molac
17 juin 2023

Après l’alinéa 6, insérer l’alinéa suivant :

« 2° bis Au premier alinéa de l’article 63-3-1, les mots : « peut demander à être » sont remplacés par le mot : « est ».

🖋️Rejeté
Émeline K/Bidi
16 juin 2023

Après l’alinéa 6, insérer l’alinéa suivant :

« 2 bis ° Au deuxième alinéa de l’article 63‑4-3, les mots : « l’issue de » sont supprimés. »

🖋️Rejeté
Émeline K/Bidi
16 juin 2023

Après l’alinéa 6, insérer les deux alinéas suivants :

« Le premier alinéa du I de l’article 77‑2 est ainsi rédigé : 

« I. – Dans le cadre d’une convocation en vue d’une audition libre ou d’une garde à vue, le dossier, expurgé des éléments risquant de porter atteinte à l’efficacité des investigations, est mis à la disposition du suspect et de son avocat. »

🖋️Rejeté
Jérémie Iordanoff
17 juin 2023

Supprimer les alinéas 7 à 15. 

🖋️Rejeté
Philippe Gosselin
16 juin 2023

I. – Rédiger ainsi l’alinéa 14 : 

« 2° ter L’article 77‑2 est ainsi modifié : »

II. – En conséquence, après l’alinéa 14, insérer les deux alinéas suivants : 

« a) Le I est ainsi rédigé : 

« « I. – Dans le cadre d’une convocation en vue d’une audition libre ou d’une garde à vue, le dossier, expurgé des éléments risquant de porter atteinte à l’efficacité des investigations, est mis à la disposition du suspect et de son avocat. » »

🖋️Rejeté
Philippe Gosselin
16 juin 2023

I. – Rédiger ainsi l’alinéa 14 : 

« 2° ter L’article 77‑2 est ainsi modifié : »

II. – En conséquence, après l’alinéa 14, insérer l’alinéa suivant : 

« a) Après le mot : « plainte », la fin du III est ainsi rédigée : « et après un délai de six mois à compter du premier acte de l’enquête, a accès avec son avocat au dossier de l’enquête. L’avocat du plaignant peut demander une copie du dossier de l’enquête et la transmettre au plaignant sous réserve de l’autorisation préalable du procureur de la République. » 

🖋️Rejeté
Andrée Taurinya
16 juin 2023

Après l’alinéa 15, ajouter les deux alinéas suivants :

« 2° quater Après l’article 78 du code de procédure pénale, il est inséré un article 78‑1 A ainsi rédigé :

« « Art. 78‑1 A. – Avant de statuer sur l’orientation de l’enquête, le procureur de la République entend dans une phase contradictoire de clôture les observations des personnes soupçonnées et des victimes, s’il y a lieux, portant notamment sur la régularité de la procédure, sur la qualification retenue, sur le caractère éventuellement insuffisant de l’enquête, sur la nécessité de procéder à de nouveaux actes qu’ils estiment nécessaires à la manifestation de la vérité ». »

🖋️Rejeté
Philippe Gosselin
16 juin 2023

Après l’alinéa 15, insérer l’alinéa suivant :

« 2° quater Au premier alinéa de l’article 80‑1, après le mot : « examen », sont insérés les mots : « par décision motivée » ; »

🖋️Rejeté
Émeline K/Bidi
16 juin 2023

Après l’alinéa 15, insérer l’alinéa suivant :

« 2° quater Au premier alinéa de l’article 80‑1, après le mot : « examen », sont insérés les mots : « par décision motivée » ; »

🖋️Rejeté
Naïma Moutchou
17 juin 2023

Après l’alinéa 15, insérer l’alinéa suivant :

« 2° quater Au premier alinéa de l’article 80‑1, après le mot : « examen », sont insérés les mots : « par décision motivée » ; »

🖋️Rejeté
Philippe Gosselin
16 juin 2023

Après l’alinéa 19, insérer l’alinéa suivant :

« c) Le quatrième alinéa est complété par les mots : « et les observations de la partie civile » ; »

🖋️Non soutenu
Emmanuelle Anthoine
16 juin 2023

Après l’alinéa 19, insérer l’alinéa suivant :

« c) Le quatrième alinéa est complété par les mots : « et les observations de la partie civile » ; »

🖋️Rejeté
Philippe Gosselin
16 juin 2023

Après l’alinéa 19, insérer l’alinéa suivant :

« 3 ° bis AA Le dernier alinéa de l’article 82‑2 est complété par une phrase ainsi rédigée : « Les avocats des autres parties sont informées dans les mêmes conditions. » »

🖋️Rejeté
Philippe Gosselin
16 juin 2023

Après l’alinéa 19, insérer l’alinéa suivant :

« 3° bis AA Le deuxième alinéa de l’article 85 est supprimé. »

🖋️Non soutenu
Emmanuelle Anthoine
16 juin 2023

Après l’alinéa 19, insérer l’alinéa suivant :

« 3° bis AA Le deuxième alinéa de l’article 85 est supprimé. »

🖋️Rejeté
Philippe Gosselin
16 juin 2023

Après l’alinéa 19, insérer les six alinéas suivants :

« 3° bis AA Le quatrième alinéa de l’article 86 est ainsi modifié :

« a) Après la troisième phrase, est insérée une phrase ainsi rédigée :

« « Les réquisitions de non informer ou de non lieu sont notifiées à la partie civile, laquelle peut formuler des observations auprès du juge d’instruction dans un délai de quinze jours à compter de cette notification. » ; »

« b) À la quatrième phrase, après les mots : « passe outre », sont insérés les mots : « les réquisitions du ministère public » ;

« c) Après la quatrième phrase, il est inséré une phrase ainsi rédigée :

« « Dans tous les cas, le juge d’instruction ne peut statuer avant d’avoir reçu les observations de la partie civile ou avant l’écoulement du délai de 15 jours mentionné au présent alinéa. Faute par le juge d’instruction d’avoir statuer dans le délai d’un mois à compter des réquisitions, le procureur de la République peut, dans les 10 jours suivants, saisir la chambre de l’instruction qui devra statuer dans un délai d’un mois. A défaut de saisine de la chambre de l’instruction, le juge d’instruction reprend son information. » ; »

🖋️Non soutenu
Emmanuelle Anthoine
16 juin 2023

Après l’alinéa 19, insérer les six alinéas suivants :

« 3° bis AA Le quatrième alinéa de l’article 86 est ainsi modifié :

« a) Après la troisième phrase, est insérée une phrase ainsi rédigée :

« « Les réquisitions de non informer ou de non lieu sont notifiées à la partie civile, laquelle peut formuler des observations auprès du juge d’instruction dans un délai de quinze jours à compter de cette notification. » ; »

« b) À la quatrième phrase, après les mots : « passe outre », sont insérés les mots : « les réquisitions du ministère public » ;

« c) Après la quatrième phrase, il est inséré une phrase ainsi rédigée :

« « Dans tous les cas, le juge d’instruction ne peut statuer avant d’avoir reçu les observations de la partie civile ou avant l’écoulement du délai de 15 jours mentionné au présent alinéa. Faute par le juge d’instruction d’avoir statuer dans le délai d’un mois à compter des réquisitions, le procureur de la République peut, dans les 10 jours suivants, saisir la chambre de l’instruction qui devra statuer dans un délai d’un mois. A défaut de saisine de la chambre de l’instruction, le juge d’instruction reprend son information. » ; »

🖋️Rejeté
Philippe Gosselin
16 juin 2023

Après l’alinéa 19, insérer l'alinéa suivant :

« 3° bis AA Le deuxième alinéa de l’article 87 est complété par une phrase ainsi rédigée : « La contestation est notifiée au plaignant, lequel peut formuler des observations. » »

🖋️Non soutenu
Emmanuelle Anthoine
16 juin 2023

Après l’alinéa 19, insérer l'alinéa suivant :

« 3° bis AA Le deuxième alinéa de l’article 87 est complété par une phrase ainsi rédigée : « La contestation est notifiée au plaignant, lequel peut formuler des observations. » »

🖋️Non soutenu
Ian Boucard
16 juin 2023

Supprimer les alinéas 20 à 25.

🖋️Rejeté
Philippe Gosselin
16 juin 2023

Après l’alinéa 22, insérer l'alinéa suivant :

« 3° bis BA Le dernier alinéa de l’article 100 est complété par une phrase ainsi rédigée : « Le bâtonnier ou son délégué peut s’opposer à cette décision s’il estime que cette transcription serait irrégulière, selon les modalités définies par les alinéas 3 à 9 de l’article 56‑1 du code de procédure pénale. » »

🖋️Rejeté
Philippe Gosselin
16 juin 2023

Après l’alinéa 22, insérer l’alinéa suivant :« 3° bis BA Au troisième alinéa de l’article 100‑5, après le mot : « être », sont insérés les mots : « interceptées, enregistrées et ».

🖋️Non soutenu
Ian Boucard
16 juin 2023

Après l’alinéa 22, insérer l’alinéa suivant :« 3° bis BA Au troisième alinéa de l’article 100‑5, après le mot : « être », sont insérés les mots : « interceptées, enregistrées et ».

🖋️Rejeté
Jean-Félix Acquaviva
17 juin 2023

Après l’alinéa 22, insérer l’alinéa suivant :« 3° bis BA Au troisième alinéa de l’article 100‑5, après le mot : « être », sont insérés les mots : « interceptées, enregistrées et ».

🖋️Non soutenu
Philippe Gosselin
16 juin 2023

Après l’alinéa 22, insérer l’alinéa suivant :

« 3° bis BA Le premier alinéa de l’article 115 est complété par une phrase ainsi rédigée : « Le greffer de la juridiction, informé de ce choix, informe tous les avocats précédemment désignés de la désignation d’un ou plusieurs nouveaux avocats. »

🖋️Non soutenu
Emmanuelle Anthoine
16 juin 2023

Après l’alinéa 22, insérer l’alinéa suivant :

« 3° bis BA Le premier alinéa de l’article 115 est complété par une phrase ainsi rédigée : « Le greffer de la juridiction, informé de ce choix, informe tous les avocats précédemment désignés de la désignation d’un ou plusieurs nouveaux avocats. »

🖋️Non soutenu
Philippe Gosselin
16 juin 2023

Après l’alinéa 22, insérer l’alinéa suivant :« 3° bis BA Au début de la dernière phrase du deuxième alinéa de l’article 115, les mots : « Lorsque la partie ne réside pas dans le ressort de la juridiction compétente, la » sont remplacés par le mot : « La ».

🖋️Irrecevable
Caroline Yadan
17 juin 2023

Après l’alinéa 22, insérer l’alinéa suivant :

« 3° bis BA L’article 114 est ainsi modifié :

« « a) À la première phrase du troisième alinéa, après le mot : « examen », sont insérés les mots : « ou du témoin assisté, » ; »

« « b) Au début de la première phrase du quatrième alinéa, après le mot : « Après », sont insérés les mots : « la réception de la convocation à » ; ».

🖋️Non soutenu
Emmanuelle Anthoine
16 juin 2023

Après l’alinéa 22, insérer l’alinéa suivant : 

« 3° bis BA Au début de la dernière phrase du deuxième alinéa de l’article 115, les mots « Lorsque la partie ne réside pas dans le ressort de la juridiction compétente, » sont supprimés.

🖋️Rejeté
Pascale Bordes
16 juin 2023

Supprimer les alinéas 33 à 39.

🖋️Rejeté
Pascale Bordes
16 juin 2023

I. – Après le mot :

« œuvre »,

supprimer la fin de l’alinéa 34. 

II. – En conséquence, à la troisième phrase de l’alinéa 36, supprimer les mots :

« , au plus tard dans un délai de cinq jours, ».

🖋️Rejeté
Philippe Gosselin
15 juin 2023

À la première phrase de l’alinéa 36, après le mot :

« jours », 

insérer les mots : 

« , renouvelable une fois, ».

🖋️Rejeté
Jean-Félix Acquaviva
17 juin 2023

I. – Après le mot : 

« soit », 

rédiger ainsi la fin de la troisième phrase de l’alinéa 36 :

« prononcé la mesure prévue à l’article 138 du code de procédure pénale. »

II. – En conséquence, après la même phrase du même alinéa, insérer la phrase suivante :

« En l’absence d’ordonnance de placement sous contrôle judiciaire prise dans ces délais, la personne est remise en liberté si elle n’est pas détenue pour une autre cause. »

🖋️Rejeté
Émeline K/Bidi
16 juin 2023

Supprimer l'avant-dernière phrase de l'alinéa 36.

🖋️Rejeté
Jean-Félix Acquaviva
17 juin 2023

Supprimer l'avant-dernière phrase de l'alinéa 36.

🖋️Rejeté
Jean-Félix Acquaviva
17 juin 2023

Compléter l’avant-dernière phrase de l’alinéa 36 par les mots : 

« , sous réserve d’avoir recueilli le consentement libre et éclairé de la personne ».

🖋️Rejeté
Éric Pauget
16 juin 2023

Après l’alinéa 40, insérer l’alinéa suivant :

« 5° ter A La troisième phrase du 7° de l’article L. 144 du code de procédure pénale est supprimée. »

🖋️Rejeté
Andrée Taurinya
16 juin 2023

Après l’alinéa 40, insérer les alinéas suivants :

« 5° quater L’article 145-1 du code de procédure pénale est ainsi modifié :

« a) Le premier alinéa est ainsi rédigé :

« « En matière correctionnelle, la détention provisoire ne peut excéder quatre mois si la personne mise en examen encourt une peine correctionnelle d’une durée égale ou supérieure à cinq ans. »

« b) À la fin de la deuxième phrase du deuxième alinéa, les mots : « un an » sont remplacés par les mots : « quatre mois ».

🖋️Rejeté
Émeline K/Bidi
16 juin 2023

Après l’alinéa 46, insérer les sept alinéas suivants : 

« 6° bis A À l’article 165, après les mots : « les parties » sont insérés les mots : « et les témoins assistés » ;

« 6° bis B L’article 167 est ainsi rédigé :

« « Le juge d’instruction donne connaissance des conclusions des experts aux parties et aux témoins assistés et à leurs avocats après les avoir convoqués conformément aux dispositions du deuxième alinéa de l’article 114. Il leur donne également connaissance, s’il y a lieu, des conclusions des rapports des personnes requises en application des articles 60 et 77‑1, lorsqu’il n’a pas été fait application des dispositions du dernier alinéa de l’article 60. Une copie de l’intégralité du rapport est alors remise aux avocats des parties et des témoins assistés ou aux parties et aux témoins assistés si ceux-ci ne sont pas assistés par un avocat, même en l’absence de demande de leur part.

« « L’intégralité du rapport peut également être notifiée par lettre recommandée ou, lorsque la personne est détenue, par les soins du chef de l’établissement pénitentiaire qui adresse, sans délai, au juge d’instruction l’original ou la copie du récépissé signé par l’intéressé. L’intégralité du rapport peut aussi être notifiée par lettre recommandée aux avocats des parties et des témoins assistés ou aux parties et aux témoins assistés si ceux-ci ne sont pas assistés par un avocat. Si les avocats des parties et des témoins assistés ont fait connaître au juge d’instruction qu’ils disposent d’une adresse électronique, l’intégralité du rapport peut leur être adressée par cette voie, selon les modalités prévues au I de l’article 803‑1.

« « S’il s’agit d’une expertise psychiatrique, la copie de l’intégralité du rapport est remise ou adressée aux avocats des parties et des témoins assistés ou aux parties et aux témoins assistés si ceux-ci ne sont pas assistés d’un avocat, même en l’absence de demande de leur part.

« « Dans tous les cas, le juge d’instruction fixe un délai aux parties et aux témoins assistés pour présenter des observations ou formuler une demande, notamment aux fins de complément d’expertise ou de contre-expertise. Cette demande doit être formée conformément aux dispositions du dixième alinéa de l’article 81. Pendant ce délai, le dossier de la procédure est mis à la disposition des conseils des parties et des témoins assistés. Le délai fixé par le juge d’instruction, qui tient compte de la complexité de l’expertise, ne saurait être inférieur à quinze jours ou, s’il s’agit d’une expertise comptable ou financière, à un mois. Passé ce délai, il ne peut plus être formulé de demande de contre-expertise, de complément d’expertise ou de nouvelle expertise portant sur le même objet, y compris sur le fondement de l’article 82‑1, sous réserve de la survenance d’un élément nouveau.

« « Lorsqu’il rejette une demande, le juge d’instruction rend une décision motivée qui doit intervenir dans un délai d’un mois à compter de la réception de la demande. Il en est de même s’il commet un seul expert alors que la partie ou le témoin assisté a demandé qu’il en soit désigné plusieurs. Faute pour le juge d’instruction d’avoir statué dans le délai d’un mois, la partie ou le témoin assisté peut saisir directement la chambre de l’instruction. »

🖋️Irrecevable
Caroline Yadan
17 juin 2023

Après l’alinéa 48, insérer l’alinéa suivant :

« À l’article 165, après le mot : « parties », sont insérés les mots : « et les témoins assistés » ; ».

🖋️Rejeté
Cécile Untermaier
15 juin 2023

Supprimer les alinéas 65 à 69.

🖋️Rejeté
Émeline K/Bidi
16 juin 2023

Supprimer les alinéas 65 à 69.

🖋️Rejeté
Andrée Taurinya
16 juin 2023

Supprimer les alinéas 65 à 69.

🖋️Rejeté
Paul Molac
17 juin 2023

Supprimer les alinéas 65 à 69.

🖋️Rejeté
Sandra Regol
17 juin 2023

Supprimer les alinéas 65 à 69.

🖋️Rejeté
Philippe Schreck
17 juin 2023

À la première phrase de l’alinéa 66, après le mot : 

« délit »,

insérer les mots : 

« contre les personnes ou ».

🖋️Rejeté
Philippe Schreck
17 juin 2023

À la première phrase de l’alinéa 66, substituer aux mots :

 « puni d’au moins dix ans » 

les mots :

« contre les personnes ou puni d’au moins cinq ans ».

🖋️Rejeté
Pascale Bordes
16 juin 2023

À la première phrase de l’alinéa 66, substituer au mot :

« dix »

le mot :

« cinq ».

🖋️Rejeté
Philippe Schreck
17 juin 2023

À la première phrase de l’alinéa 66, substituer au mot :

« dix »

le mot :

« cinq ».

🖋️Rejeté19 juin 2023

À la première phrase de l’alinéa 66, substituer au mot :

« dix »

le mot :

« cinq ».

🖋️Rejeté
Jérémie Iordanoff
17 juin 2023

À l’alinéa 66, substituer aux mots : 

« aux 1° et 2° de »

le mot : 

« à ».

🖋️Rejeté
Cécile Untermaier
15 juin 2023

Compléter l’alinéa 67 par les mots :

« , ainsi que les journalistes tels que définis à l’article 2 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse. »

🖋️Non soutenu
Jean-Félix Acquaviva
17 juin 2023

Compléter l’alinéa 67 par les mots : 

« et les représentants au Parlement européen élus en France ».

🖋️Non soutenu
Paul Molac
17 juin 2023

Compléter l’alinéa 67 par les mots : 

« et les présidents des partis et groupements politiques bénéficiaires de tout ou partie des dispositions des articles 8 à 11‑4 de la loi n° 88‑227 du 11 mars 1988 relative à la transparence financière de la vie politique ».

🖋️Non soutenu
Paul Molac
17 juin 2023

Compléter l’alinéa 67 par les mots : 

« ainsi que ceux utilisés par les maires, les présidents des conseils départementaux, les présidents des conseils régionaux, les présidents des organes délibérants des groupements de collectivités territoriales, le président du conseil exécutif de Corse, le président de l’assemblée de Corse, le président de la collectivité territoriale de Guyane, le président de l’assemblée de la Martinique, le président du conseil exécutif de la Martinique, le président du conseil territorial de Saint-Barthélemy, le président du conseil territorial de Saint-Martin, , le président de l’assemblée territoriale des îles Wallis-et-Futuna, le président du conseil territorial de Saint-Pierre-et-Miquelon, le président de la Polynésie française ,le président de l’assemblée de la Polynésie française, le président de l’assemblée de la Polynésie française, le président du Gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, le président du congrès de la Nouvelle-Calédonie, les présidents des assemblées des provinces de la Nouvelle-Calédonie. »

🖋️Rejeté
Elsa Faucillon
16 juin 2023

Supprimer les alinéas 70 à 73.

🖋️Rejeté
Jérémie Iordanoff
17 juin 2023

I. – À la fin de l’alinéa 71, substituer au mot :

« dix » 

le mot :

« huit ».

II. – En conséquence, supprimer l’alinéa 84. 

🖋️Rejeté
Erwan Balanant
19 juin 2023

Rédiger ainsi les alinéas 75 et 76 :

« a) Après le mot : « approfondies », la fin du deuxième alinéa est ainsi rédigée : « dont le ou les objets sont indiqués dans le jugement, renvoyer le dossier au procureur de la République afin que ce dernier soit procède à ces investigations en poursuivant l’enquête, le cas échéant en procédant comme il est dit aux articles 394 t 397‑1‑1, soit requiert l’ouverture d’une information judiciaire. »

« b) La première phrase du dernier alinéa est ainsi rédigée : « Lorsqu’il fait application du deuxième alinéa du présent article et si le procureur de la République le requiert, le tribunal, après avoir entendu les observations de la personne et de son avocat s’il y a lieu, statue au préalable sur le maintien du prévenu en détention provisoire jusqu’à sa comparution devant le juge des libertés et de la détention ou devant le juge d’instruction. » »

🖋️Non soutenu
Ian Boucard
16 juin 2023

Rédiger ainsi l’alinéa 75:

« Le tribunal peut, dans les mêmes conditions, s'il estime que la complexité de l'affaire nécessite des investigations supplémentaires approfondies, renvoyer le dossier au procureur de la République pour qu’il requière l’ouverture d’une information judiciaire. Celui-ci donne alors à l’affaire les suites qu’il estime adaptées. »

🖋️Rejeté
Émeline K/Bidi
16 juin 2023

 Rédiger ainsi l'alinéa 75:

« Le tribunal peut, dans les mêmes conditions, s’il estime que la complexité de l’affaire nécessite des investigations supplémentaires approfondies, renvoyer le dossier au procureur de la République pour qu’il requière l’ouverture d’une information judiciaire ou qu’il abandonne les poursuites. ».

🖋️Rejeté
Émeline K/Bidi
16 juin 2023

Supprimer l'alinéa 84.

🖋️Rejeté
Davy Rimane
17 juin 2023

Après l’alinéa 92, insérer les trois alinéas suivants : 

« 17° L’article 706‑75 est ainsi modifié : 

« a) Le premier alinéa est complété par les mots : « en tenant compte des réalités territoires et bassins de vie en outre-mer ».

« b) Au dernier alinéa, après le mot : « Paris », sont insérés les mots : « et de la Guyane ». »

🖋️Rejeté
Philippe Gosselin
16 juin 2023

Après l’alinéa 86, insérer l’alinéa suivant :« 16 bis B Au premier alinéa de l’article 568, le mot : « cinq » est remplacé par le mot : « dix »

🖋️Rejeté
Laurence Vichnievsky
16 juin 2023

Après l’alinéa 85, insérer les deux alinéas suivants :

« 16° bis A (nouveau) Après l’article 400-1, il est insérer un article 400-2 ainsi rédigé :

« « Art. 400-2. – À peine de nullité d’ordre public, les audiences ne peuvent se poursuivre au-delà de 23 heures. Le président renvoie les affaires alors non examinées à une audience ultérieure. » »

🖋️Non soutenu
Émeline K/Bidi
16 juin 2023

Supprimer les alinéas 93 à 100.

🖋️Non soutenu
Paul Molac
14 juin 2023

Supprimer les alinéas 95 à 100.

🖋️Rejeté
Cécile Untermaier
15 juin 2023

Supprimer les alinéas 95 à 100.

🖋️Non soutenu
Sandra Regol
17 juin 2023

Supprimer les alinéas 95 à 100.

🖋️Rejeté
Andrée Taurinya
19 juin 2023

Supprimer les alinéas 95 à 100.

🖋️Non soutenu
Blandine Brocard
17 juin 2023

I. – Supprimer les alinéas 93 et 94.

II. – En conséquence, rédiger ainsi l’alinéa 95 :

« Après l’article 706‑96‑1, sont insérés deux articles ainsi rédigés : »

III. – En conséquence, après l’alinéa 98, insérer les quatre alinéas suivants :

« Art. 706‑96‑3. – À peine de nullité, ne peuvent être transcrites les données relatives aux échanges avec un avocat relevant de l’exercice des droits de la défense et couvertes par le secret professionnel de la défense et du conseil, prévu à l’article 66‑5 de la loi n° 71‑1130 du 31 décembre 1971 portant réforme de certaines professions judiciaires et juridiques, hors les cas prévus à l’article 56‑1‑2 du présent code.

« À peine de nullité, ne peuvent être transcrites les données relatives aux échanges avec un journaliste permettant d’identifier une source en violation de l’article 2 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse.

« À peine de nullité, ne peuvent être retranscrites les données collectées grâce à l’activation à distance d’un appareil prévue par l’article 706‑96‑2 s’il apparaît que cet appareil se trouvait dans l’un des lieux mentionnés aux articles 56‑1, 56‑2, 56‑3 et 56‑5.

« Le magistrat ayant autorisé la technique ordonne, dans les meilleurs délais et dans les conditions prévues par l’article 706‑95‑14, la destruction des données mentionnées au présent article qui ne peuvent être retranscrites. Il ordonne également la destruction des procès-verbaux et des données collectées lorsque les opérations n’ont pas été réalisées conformément à son autorisation ou lorsque les dispositions applicables du présent code n’ont pas été respectées. »

🖋️Rejeté
Naïma Moutchou
17 juin 2023

Rédiger ainsi la première phrase de l’alinéa 96

« Art. 706‑96‑2. – Lorsque la nature et la gravité des faits le justifient, le juge des libertés et de la détention, à la requête du procureur de la République, ou le juge d’instruction, après avis du procureur de la République, peut autoriser l’activation à distance d’un appareil électronique, à l’insu ou sans le consentement de son propriétaire ou de son possesseur, aux seules fins de procéder aux opérations mentionnées à l’article 706‑96 et pour une durée strictement proportionnée à l’objectif recherché ; »

🖋️Rejeté
Ian Boucard
16 juin 2023

Au début de l’alinéa 96, après la mention : 

« Art. 706‑96‑2. – »,

insérer les mots :

« En cas d’urgence résultant d’un risque imminent de dépérissement des preuves ou d’atteinte grave aux personnes ou aux biens, le juge des libertés et de la détention (le reste sans changement) ».

🖋️Rejeté
Naïma Moutchou
17 juin 2023

Au début de l’alinéa 96, après la mention : 

« Art. 706‑96‑2. – »,

insérer les mots :

« En cas d’urgence résultant d’un risque imminent de dépérissement des preuves ou d’atteinte grave aux personnes ou aux biens, ».

🖋️Rejeté
Philippe Schreck
17 juin 2023

Supprimer les deux dernières phrases de l’alinéa 96.

🖋️Rejeté
Caroline Yadan
15 juin 2023

Après l’alinéa 100, insérer l’alinéa suivant :

« 19° bis Au premier alinéa de l’article 719, les mots : « ou leur délégué spécialement désigné » sont remplacés par les mots : « et ses délégués spécialement désignés ».

🖋️Rejeté
Cécile Untermaier
15 juin 2023

Après l’alinéa 100, insérer l’alinéa suivant :

« 19° bis Au premier alinéa de l’article 719, les mots : « ou leur délégué spécialement désigné » sont remplacés par les mots : « et ses délégués spécialement désignés ».

🖋️Rejeté
Philippe Gosselin
16 juin 2023

Après l’alinéa 104, insérer l'alinéa suivant :« 22° Au premier alinéa de l’article 719, après les mots : « zones d’attente », sont insérés les mots : « , les hôpitaux psychiatriques ». »

🖋️Rejeté
Émeline K/Bidi
16 juin 2023

Après l’alinéa 104, insérer l'alinéa suivant :« 22° Au premier alinéa de l’article 719, après les mots : « zones d’attente », sont insérés les mots : « , les hôpitaux psychiatriques ». »

🖋️Rejeté
Paul Molac
17 juin 2023

Après l’alinéa 104, insérer l'alinéa suivant :« 22° Au premier alinéa de l’article 719, après les mots : « zones d’attente », sont insérés les mots : « , les hôpitaux psychiatriques ». »

🖋️Rejeté
Émeline K/Bidi
16 juin 2023

Supprimer les alinéas 101 à 103.

🖋️Rejeté
Andrée Taurinya
16 juin 2023

Supprimer les alinéas 101 à 103.

🖋️Rejeté
Jean-Félix Acquaviva
17 juin 2023

Supprimer les alinéas 101 à 103.

🖋️Rejeté
Jean-Félix Acquaviva
17 juin 2023

À l’alinéa 102, après la référence : 

« 706‑71 »,

insérer les mots : 

« , sous réserve d’avoir obtenu le consentement expresse, libre et éclairé de la personne ».

🖋️Rejeté
Philippe Gosselin
15 juin 2023

Supprimer l’alinéa 104.

🖋️Rejeté
Émeline K/Bidi
16 juin 2023

Supprimer l’alinéa 104.

🖋️Rejeté
Jean-Félix Acquaviva
17 juin 2023

Supprimer l’alinéa 104.

🖋️Rejeté
Cécile Untermaier
15 juin 2023

Après l’alinéa 104, insérer les cinq alinéas suivants : 

« III – L’article 803‑8 est ainsi modifié :

« 1° Le cinquième alinéa du I est ainsi modifié :

« a) La deuxième phrase est ainsi rédigée : « Le juge peut enjoindre à l’administration pénitentiaire de prendre des mesures déterminées afin de mettre fin aux conditions indignes de détention. » ;

« b) Est ajoutée une phrase ainsi rédigée : « Si une situation d’indignité a été constatée dans une cellule, cette dernière ne pourra être à nouveau occupée que si la situation d’indignité y a définitivement cessé. » ;

« 2°  Le 1° du II est complété par les mots : « , dans ce cas, le requérant doit être assuré que cette situation ne se renouvellera pas dans le nouvel établissement pénitentiaire ».

🖋️Rejeté
Cécile Untermaier
15 juin 2023

Après l’alinéa 104, insérer les quatre alinéas suivants :

« 3° Le II de l’article 803‑8 est ainsi modifié :

« a) Le 1° est abrogé ;

« b) Après le 3° , il est inséré un 4° ainsi rédigé :

« « 4° Soit il ordonne le transfèrement de la personne dans un autre établissement pénitentiaire après un examen approfondi de la sauvegarde de la vie privée et familiale, du respect de ses droits à la réinsertion, à la santé et à la défense. » »

🖋️Rejeté
Jean-Félix Acquaviva
17 juin 2023

Après l’alinéa 104, insérer les quatre alinéas suivants :

« 21 bis ° L’article 803‑8 est ainsi modifié :

« a) La dernière phrase du cinquième alinéa est supprimée ;

« b) Le septième alinéa est supprimé ;

« c) Le dixième alinéa est supprimé. »

🖋️Rejeté
Jérémie Iordanoff
17 juin 2023

Après l’alinéa 104, insérer les cinq alinéas suivants :

« 22° L’article 803‑8 du code de procédure pénale est ainsi modifié :

« « a) La dernière phrase de l’alinéa 5 est supprimée ; 

« « b) Le 1° du II est abrogé ;

« « c) Le dernier alinéa du II est abrogé ;

« « d) Le 3° du IV est abrogé. » »

🖋️Irrecevable
Philippe Gosselin
15 juin 2023

Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« III. – À l’article L. 3222‑4‑1 du code de la santé publique, les mots : « et les sénateurs ainsi que les représentants au Parlement européen élus en France » sont remplacés par les mots : « , les sénateurs, les représentants au Parlement européen élus en France et les bâtonniers sur leur ressort ou leurs délégués spécialement désignés au sein du conseil de l’ordre ». »

🖋️Irrecevable
Emmanuelle Anthoine
16 juin 2023
🖋️Irrecevable
Emmanuelle Anthoine
16 juin 2023
🖋️Irrecevable
Emmanuelle Anthoine
16 juin 2023
🖋️Irrecevable
Caroline Yadan
15 juin 2023

Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« III. – À l’article L. 3222‑4‑1 du code de la santé publique, les mots : « et les sénateurs ainsi que les représentants au Parlement européen élus en France » sont remplacés par les mots : « , les sénateurs, les représentants au Parlement européen élus en France et les bâtonniers sur leur ressort ou leurs délégués spécialement désignés au sein du conseil de l’ordre ». »

🖋️Irrecevable
Cécile Untermaier
15 juin 2023

Après l’alinéa 107, insérer un alinéa ainsi rédigé :

« III. – À l’article L. 3222-4-1 du code de la santé publique, les mots : « et les sénateurs ainsi que les représentants au Parlement européen élus en France » sont remplacés par les mots : « , les sénateurs, les représentants au Parlement européen élus en France et les bâtonniers sur leur ressort ou leurs délégués spécialement désignés au sein du conseil de l’ordre ». »

🖋️Irrecevable
Ian Boucard
16 juin 2023

Après l’alinéa 107, insérer un alinéa ainsi rédigé :

« III. – À l’article L. 3222-4-1 du code de la santé publique, les mots : « et les sénateurs ainsi que les représentants au Parlement européen élus en France » sont remplacés par les mots : « , les sénateurs, les représentants au Parlement européen élus en France et les bâtonniers sur leur ressort ou leurs délégués spécialement désignés au sein du conseil de l’ordre ». »

🖋️Irrecevable
Emmanuelle Anthoine
16 juin 2023
🖋️Irrecevable
Emmanuelle Anthoine
16 juin 2023
🖋️Non soutenu
Raphaël Gérard
14 juin 2023
Après l'article 3, insérer l'article suivant:

Au dernier alinéa de l’article 41 du code de procédure pénale, le mot : « agréée » est remplacé par les mots : « ayant fait l’objet d’un agrément de compétence générale ou spécialisée ».

🖋️Rejeté
Cécile Untermaier
15 juin 2023
Après l'article 3, insérer l'article suivant:

Après l’article 142‑6 du code de procédure pénale, il est inséré un article 142‑6-1 ainsi rédigé :

« Art. 142‑6-1. – Sur décision du juge d’application des peines statuant sur proposition du directeur du service pénitentiaire d’insertion et de probation, toute personne détenue, ayant donné des preuves suffisantes de bonne conduite, condamnée à une peine d’emprisonnement d’une durée inférieure ou égale à cinq ans, à laquelle il reste à subir un emprisonnement d’une durée égale ou inférieure à trois mois, exécute le reliquat de sa peine en étant assignée à son domicile, avec l’interdiction d’en sortir, sous réserve des déplacements justifiés par des besoins familiaux, professionnels ou de santé impérieux. Le condamné peut également être soumis à tout ou partie des obligations et interdictions prévues par les 7° à 14° de l’article 132‑45 du code pénal. Cette mesure entraîne la levée d’écrou.

« Sont exclus du bénéfice de la mesure les condamnés incarcérés pour l’exécution d’une ou de plusieurs peines dont l’une au moins a été prononcée pour une infraction qualifiée de crime, une infraction prévue par les articles 421‑1 à 421‑6 du code pénal, une infraction prévue au titre II du livre II du code pénal lorsqu’elle a été commise sur la personne d’un mineur de moins de quinze ans, ou une infraction commise avec la circonstance aggravante définie par l’article 132‑80 du code pénal.

« Sont également exclues les personnes détenues ayant initié ou participé à une action collective, précédée ou accompagnée de violences envers les personnes ou de nature à compromettre la sécurité des établissements au sens de l’article R. 57‑7-1 du code de procédure pénale.

« Si, pendant la durée de son assignation à résidence, le condamné ne respecte pas les obligations qui ont pu lui être été imposées en application de l’alinéa premier, le juge de l’application des peines peut, selon les modalités prévue à l’article 712‑6 du code de procédure pénale, ordonner le retrait de cette mesure et sa réincarcération pour la durée de la peine qu’il lui restait à exécuter au moment de la décision d’assignation. Les articles 709‑1-1, 712‑17 et 712‑19 du même code sont applicables.

« Si la personne est condamnée à une peine privative de liberté pour un crime ou un délit commis pendant cette durée, la juridiction de jugement peut ordonner le retrait de la mesure et la mise à exécution de l’emprisonnement correspondant, qui n’est pas confondu avec celui résultant de la nouvelle condamnation.

« Avant sa libération, le condamné est informé par le greffe de l’établissement pénitentiaire des dispositions des deux alinéas précédents. »

🖋️Rejeté
Ugo Bernalicis
16 juin 2023
Après l'article 3, insérer l'article suivant:

Les articles 380‑16 à 380‑22 du code de procédure pénale sont abrogés.

🖋️Irrecevable
Christophe Blanchet
15 juin 2023
Après l'article 3, insérer l'article suivant:

I. – Le livre IV du code de procédure pénale est ainsi modifié :

1° Après l’article 706‑1, il est inséré un article 706‑1‑1 A ainsi rédigé :

« Art. 706‑1‑1 A. – Sans préjudice des articles 706‑81 à 706‑87 et aux seules fins de constater les infractions de détention sans motif légitime, d’importation, d’exportation, d’offre à la vente, de vente, de contrefaçons ou de marchandises présentées sous une marque contrefaisante, de reproduction, d’imitation, d’utilisation, d’apposition, de suppression, de modification d’une marque, d’une marque collective ou d’une marque de garantie en violation des droits conférés par son enregistrement et des interdictions qui découlent de celui-ci, visées aux articles L. 335‑2, L. 335‑3, L. 335‑4, L. 343‑4, L. 521‑10, L. 615‑14, L. 716‑9 et L. 716‑10 du code de la propriété intellectuelle d’en identifier les auteurs et les complices et d’effectuer les saisies prévues au présent code, les officiers de police judiciaire et les agents de police judiciaire placés sous leur autorité peuvent, avec l’autorisation du procureur de la République ou du juge d’instruction saisi des faits qui en avise préalablement le parquet, sans être pénalement responsables de ces actes :

« 1° Acquérir des contrefaçons ou des marchandises présentées sous une marque contrefaisante ;

« 2° En vue de l’acquisition de contrefaçons et marchandises présentées sous une marque contrefaisante, mettre à la disposition des personnes se livrant à ces infractions des moyens de caractère juridique ou financier ainsi que des moyens de transport, de dépôt, d’hébergement, de conservation et de télécommunication.

« À peine de nullité, l’autorisation du procureur de la République ou du juge d’instruction, qui peut être donnée par tout moyen, est mentionnée ou versée au dossier de la procédure et les actes autorisés ne peuvent constituer une incitation à commettre une infraction. »

2° Après l’article 706‑1‑1, il est inséré un article 706‑1‑2 A ainsi rédigé :

« Art. 706‑1‑2 A. – Sans préjudice des articles 706‑81 à 706‑87 et aux seules fins de constater les infractions de contrebande, d’importation, d’exportation ou de détention illicite de tabac manufacturé, visées aux articles 414 et 417 du code des douanes, afin d’en identifier les auteurs et les complices et d’effectuer les saisies prévues au présent code, les officiers de police judiciaire et les agents de police judiciaire placés sous leur autorité peuvent, avec l’autorisation du procureur de la République ou du juge d’instruction saisi des faits qui en avise préalablement le parquet, sans être pénalement responsables de ces actes :

« 1° Acquérir des produits du tabac manufacturé ;

« 2° En vue de l’acquisition des produits du tabac manufacturé, mettre à la disposition des personnes se livrant à ces infractions des moyens de caractère juridique ou financier ainsi que des moyens de transport, de dépôt, d’hébergement, de conservation et de télécommunication.

« À peine de nullité, l’autorisation du procureur de la République ou du juge d’instruction, qui peut être donnée par tout moyen, est mentionnée ou versée au dossier de la procédure et les actes autorisés ne peuvent constituer une incitation à commettre une infraction. »

3° Après l’article 706‑2‑2, il est inséré un article 706‑2‑3 A ainsi rédigé :

« Art. 706‑2‑3 A. – Sans préjudice des articles 706‑81 à 706‑87 et aux seules fins de constater les infractions de fabrication, courtage, distribution, publicité, offre de vente, vente, importation, exportation de médicaments falsifiés ou autres produits et substances pharmaceutiques réglementés visées aux articles L. 5421‑2, L. 5421‑13, L. 5426‑1, L. 5432‑1, L. 5432‑2, L. 5432‑3, L. 5438‑4, L. 5438‑6, L. 5439‑1, L. 5439‑2, L. 5442‑10, L. 5442‑14, L. 5461‑3 et L. 5462‑3 du code de la santé publique, afin d’en identifier les auteurs et les complices et d’effectuer les saisies prévues au présent code, les officiers de police judiciaire et les agents de police judiciaire placés sous leur autorité peuvent, avec l’autorisation du procureur de la République ou du juge d’instruction saisi des faits qui en avise préalablement le parquet, sans être pénalement responsables de ces actes :

« 1° Acquérir des médicaments falsifiés ou autres produits et substances pharmaceutiques réglementés ;

« 2° En vue de l’acquisition de médicaments falsifiés ou autres produits et substances pharmaceutiques réglementés, mettre à la disposition des personnes se livrant à ces infractions des moyens de caractère juridique ou financier ainsi que des moyens de transport, de dépôt, d’hébergement, de conservation et de télécommunication.

« À peine de nullité, l’autorisation du procureur de la République ou du juge d’instruction, qui peut être donnée par tout moyen, est mentionnée ou versée au dossier de la procédure et les actes autorisés ne peuvent constituer une incitation à commettre une infraction. »

II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

III. – La perte de recettes pour les collectivités territoriales est compensée à due concurrence par la majoration de la dotation globale de fonctionnement et, corrélativement pour l’État, par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

IV. – La perte de recettes pour les organismes de sécurité sociale est compensée à due concurrence par la majoration de l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

🖋️Irrecevable
Christophe Blanchet
16 juin 2023
Après l'article 3, insérer l'article suivant:

I. – Après l’article 706‑1 du code de procédure pénale, il est inséré un article 706‑1‑1 A ainsi rédigé :

« Art. 706‑1‑1 A. – Sans préjudice des articles 706‑81 à 706‑87 et aux seules fins de constater les infractions de détention sans motif légitime, d’importation, d’exportation, d’offre à la vente, de vente, de contrefaçons ou de marchandises présentées sous une marque contrefaisante, de reproduction, d’imitation, d’utilisation, d’apposition, de suppression, de modification d’une marque, d’une marque collective ou d’une marque de garantie en violation des droits conférés par son enregistrement et des interdictions qui découlent de celui-ci, visées aux articles L. 335‑2, L. 335‑3, L. 335‑4, L. 343‑4, L. 521‑10, L. 615‑14, L. 716‑9 et L. 716‑10 du code de la propriété intellectuelle d’en identifier les auteurs et les complices et d’effectuer les saisies prévues au présent code, les officiers de police judiciaire et les agents de police judiciaire placés sous leur autorité peuvent, avec l’autorisation du procureur de la République ou du juge d’instruction saisi des faits qui en avise préalablement le parquet, sans être pénalement responsables de ces actes :

« 1° Acquérir des contrefaçons ou des marchandises présentées sous une marque contrefaisante ;

« 2° En vue de l’acquisition de contrefaçons et marchandises présentées sous une marque contrefaisante, mettre à la disposition des personnes se livrant à ces infractions des moyens de caractère juridique ou financier ainsi que des moyens de transport, de dépôt, d’hébergement, de conservation et de télécommunication.

« À peine de nullité, l’autorisation du procureur de la République ou du juge d’instruction, qui peut être donnée par tout moyen, est mentionnée ou versée au dossier de la procédure et les actes autorisés ne peuvent constituer une incitation à commettre une infraction. »

II. – Après l’article 706‑1‑1 du code de procédure pénale, il est inséré un article 706‑1‑2 A ainsi rédigé :

« Art. 706‑1‑2 A. – Sans préjudice des articles 706‑81 à 706‑87 et aux seules fins de constater les infractions de contrebande, d’importation, d’exportation ou de détention illicite de tabac manufacturé, visées aux article 414 et 417 du code des douanes, afin d’en identifier les auteurs et les complices et d’effectuer les saisies prévues au présent code, les officiers de police judiciaire et les agents de police judiciaire placés sous leur autorité peuvent, avec l’autorisation du procureur de la République ou du juge d’instruction saisi des faits qui en avise préalablement le parquet, sans être pénalement responsables de ces actes :

« 1° Acquérir des produits du tabac manufacturé ;

« 2° En vue de l’acquisition des produits du tabac manufacturé, mettre à la disposition des personnes se livrant à ces infractions des moyens de caractère juridique ou financier ainsi que des moyens de transport, de dépôt, d’hébergement, de conservation et de télécommunication.

« À peine de nullité, l’autorisation du procureur de la République ou du juge d’instruction, qui peut être donnée par tout moyen, est mentionnée ou versée au dossier de la procédure et les actes autorisés ne peuvent constituer une incitation à commettre une infraction. »

III. – Après l’article 706‑2‑2 du code de procédure pénale, il est inséré un article 706‑2‑3 A ainsi rédigé :

« Art. 706‑2‑3 A. – « Sans préjudice des articles 706‑81 à 706‑87 et aux seules fins de constater les infractions de fabrication, courtage, distribution, publicité, offre de vente, vente, importation, exportation de médicaments falsifiés ou autres produits et substances pharmaceutiques réglementés visées aux articles L. 5421‑2, L. 5421‑13, L. 5426‑1, L. 5432‑1, L. 5432‑2, L. 5432‑3, L. 5438‑4, L. 5438‑6, L. 5439‑1, L. 5439‑2, L. 5442‑10, L. 5442‑14, L. 5461‑3 et L. 5462‑3 du code de la santé publique, afin d’en identifier les auteurs et les complices et d’effectuer les saisies prévues au présent code, les officiers de police judiciaire et les agents de police judiciaire placés sous leur autorité peuvent, avec l’autorisation du procureur de la République ou du juge d’instruction saisi des faits qui en avise préalablement le parquet, sans être pénalement responsables de ces actes :

« 1° Acquérir des médicaments falsifiés ou autres produits et substances pharmaceutiques réglementés ;

« 2° En vue de l’acquisition de médicaments falsifiés ou autres produits et substances pharmaceutiques réglementés, mettre à la disposition des personnes se livrant à ces infractions des moyens de caractère juridique ou financier ainsi que des moyens de transport, de dépôt, d’hébergement, de conservation et de télécommunication.

« À peine de nullité, l’autorisation du procureur de la République ou du juge d’instruction, qui peut être donnée par tout moyen, est mentionnée ou versée au dossier de la procédure et les actes autorisés ne peuvent constituer une incitation à commettre une infraction. »

🖋️Rejeté
Jérémie Iordanoff
17 juin 2023
Après l'article 3, insérer l'article suivant:

Après l’article 706-2-3, il est inséré un article 706-2-4 ainsi rédigé :

« Art. 706-2-4. – L’article 216-13 du code de l’environnement s’applique aux affaires relevant des pôles régionaux spécialisés en matière d’atteinte à l’environnement. »

🖋️Rejeté
Paul-André Colombani
17 juin 2023
Après l'article 3, insérer l'article suivant:

Le premier alinéa de l’article 706‑63‑1 du code de procédure pénale est ainsi modifié : 

1° Après le mot : « font », la fin de la première phrase est ainsi rédigée : « sans délai l’objet d’une protection destinée à assurer leur sécurité, sauf opposition expresse et écrite de leur part. » ; 

2° À la deuxième phrase, les mots : « peuvent également bénéficier » , sont remplacés par les mots :« bénéficient de plein droit, à leur demande, ».

🖋️Rejeté
Paul-André Colombani
17 juin 2023
Après l'article 3, insérer l'article suivant:

L’article 706‑63‑2 du code de procédure pénale est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Le huis clos ou la comparution dans des conditions de nature à réserver l’anonymat de leur apparence physique mentionné à l’alinéa précédent est obligatoire pour les personnes mentionnées à l’article 132‑78 du code pénal. »

🖋️Rejeté
Ugo Bernalicis
16 juin 2023
Après l'article 3, insérer l'article suivant:

Le chapitre II du titre XXV du livre IV du code de procédure pénale est ainsi modifié :

1° Au premier l’alinéa de l’article 706‑81, les mots : « de l’enquête ou » et les mots : « le procureur de la République ou, après avis de ce magistrat, » sont supprimés ;

2° Les articles 706‑95, 706‑95‑1, 706‑96 et 706‑102‑1 sont abrogés.

🖋️Non soutenu
Emmanuelle Anthoine
16 juin 2023
Après l'article 3, insérer l'article suivant:

L’article 706‑106‑3 du code de procédure pénale est ainsi modifié :

1° Après le premier alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« S’il n’est pas à l’origine de la demande, le procureur de la République près un tribunal judiciaire autre que celui ou ceux mentionnés à l’article 706‑106- 1 doit requérir dans un délai de 3 mois à compter de la réception de la requête des parties. » ;

2° Le troisième alinéa est complété par les mots : « ou, à défaut, à compter de l’expiration du délai visé au deuxième alinéa » ;

3° Après le quatrième alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« L’ordonnance rendue en application du présent article est susceptible d’un appel des parties dans les conditions et selon les modalités prévues par les articles 502 et 503, dans les dix jours qui suivent la notification de la décision. »

🖋️Non soutenu
Caroline Abadie
17 juin 2023
Après l'article 3, insérer l'article suivant:

Après l’article 707 du code de procédure pénale il est inséré un article 707‑1 A ainsi rédigé :

« Art. 707‑1 A. – I. – L’ensemble des maisons d’arrêt et des quartiers maison d’arrêt des centres pénitentiaires a l’obligation de respecter une densité carcérale, définie comme le rapport entre le nombre de personnes détenues et le nombre de places opérationnelles de l’établissement ou du quartier, de 100 % ou moins d’ici le 1er juillet 2027, en cohérence avec le principe fixé aux articles L. 213‑2 et L. 213‑3 du code pénitentiaire.

« Toute maison d’arrêt ou tout quartier maison d’arrêt dont la densité carcérale dépasse 100 % au 1er juillet 2024 devra réduire progressivement la part des personnes détenues en surnombre. À cette fin, la part des personnes détenues en surnombre à la date du 1er juillet 2024, doit avoir été réduite d’un tiers au 1er juillet 2025 et de deux tiers au 1er juillet 2026.

« Dans le ressort de chaque juridiction, une convention est signée entre le président du tribunal judiciaire, le procureur de la République, les établissements pénitentiaires concernés et le service pénitentiaire d’insertion et de probation afin de déterminer les orientations relatives à l’exécution des peines permettant de respecter les objectifs prévus aux deux alinéas précédents. À cette fin, l’administration pénitentiaire transmet aux signataires de la convention, chaque semaine, les données chiffrées correspondant à l’occupation des places opérationnelles des établissements.

« II. – Si les objectifs prévus aux deux premiers alinéas du I ne sont pas respectés, ils sont atteints par l’octroi, par le juge de l’application des peines, d’une réduction supplémentaire de la peine d’un quantum maximum de quatre mois, liée aux circonstances exceptionnelles de surpopulation carcérale, aux condamnés écroués en exécution d’une ou plusieurs peines privatives de liberté à temps. Ces réductions de peine ne sont octroyées que dans la proportion nécessaire à l’atteinte des taux prévus au I. Elles peuvent être ordonnées sans que soit consultée la commission de l’application des peines en cas d’avis favorable du procureur de la République. À défaut d’un tel avis, le juge peut statuer au vu de l’avis écrit des membres de la commission, recueilli par tout moyen.

« Sont exclues du bénéfice de la réduction supplémentaire de peine prévue à l’alinéa précédent :

« 1° Les personnes condamnées et écrouées pour des crimes, des faits de terrorisme ou pour des infractions relevant de l’article 132‑80 du code pénal ;

« 2° Les personnes détenues ayant initié une action collective, précédée ou accompagnée de violences envers les personnes ou de nature à compromettre la sécurité des établissements au sens de l’article R. 57‑7-1 du code de procédure pénale, ou y ayant participé.

« III. – À compter du 1er juillet 2027, aucune détention ne peut ni être effectuée ni mise à exécution dans une maison d’arrêt ou un quartier maison d’arrêt au-delà du nombre de places disponibles.

« Pour permettre l’incarcération immédiate des personnes écrouées dans le respect de l’alinéa précédent, des places libres sont réservées dans chaque établissement concerné, dans des proportions fixées par décret.

« Lorsque l’admission d’une personne écrouée oblige à utiliser l’une de ces places réservées, une personne détenue condamnée ou placée en détention provisoire doit être libérée selon les procédures prévues par le présent code. 

« Au 1er juillet de chaque année, si le principe fixé au premier alinéa du I du présent l’article, le II du présent article est applicable. »

🖋️Rejeté
Elsa Faucillon
16 juin 2023
Après l'article 3, insérer l'article suivant:

Après l’article 707 du code de procédure pénale il est inséré un article 707‑1 A ainsi rédigé :

« Art. 707‑1 A. – I. – L’ensemble des maisons d’arrêt et des quartiers maison d’arrêt des centres pénitentiaires a l’obligation de respecter une densité carcérale, définie comme le rapport entre le nombre de personnes détenues et le nombre de places opérationnelles de l’établissement ou du quartier, de 100 % ou moins d’ici le 1er juillet 2027, en cohérence avec le principe fixé aux articles L. 213‑2 et L. 213‑3 du code pénitentiaire.

« Toute maison d’arrêt ou tout quartier maison d’arrêt dont la densité carcérale dépasse 100 % au 1er juillet 2024 devra réduire progressivement la part des personnes détenues en surnombre. À cette fin, la part des personnes détenues en surnombre à la date du 1er juillet 2024, doit avoir été réduite d’un tiers au 1er juillet 2025 et de deux tiers au 1er juillet 2026.

« Dans le ressort de chaque juridiction, une convention est signée entre le président du tribunal judiciaire, le procureur de la République, les établissements pénitentiaires concernés et le service pénitentiaire d’insertion et de probation afin de déterminer les orientations relatives à l’exécution des peines permettant de respecter les objectifs prévus aux deux alinéas précédents. À cette fin, l’administration pénitentiaire transmet aux signataires de la convention, chaque semaine, les données chiffrées correspondant à l’occupation des places opérationnelles des établissements.

« II. – Si les objectifs prévus aux deux premiers alinéas du I ne sont pas respectés, ils sont atteints par l’octroi, par le juge de l’application des peines, d’une réduction supplémentaire de la peine d’un quantum maximum de quatre mois, liée aux circonstances exceptionnelles de surpopulation carcérale, aux condamnés écroués en exécution d’une ou plusieurs peines privatives de liberté à temps. Ces réductions de peine ne sont octroyées que dans la proportion nécessaire à l’atteinte des taux prévus au I. Elles peuvent être ordonnées sans que soit consultée la commission de l’application des peines en cas d’avis favorable du procureur de la République. À défaut d’un tel avis, le juge peut statuer au vu de l’avis écrit des membres de la commission, recueilli par tout moyen.

« Sont exclues du bénéfice de la réduction supplémentaire de peine prévue à l’alinéa précédent :

« 1° Les personnes condamnées et écrouées pour des crimes, des faits de terrorisme ou pour des infractions relevant de l’article 132‑80 du code pénal ;

« 2° Les personnes détenues ayant initié une action collective, précédée ou accompagnée de violences envers les personnes ou de nature à compromettre la sécurité des établissements au sens de l’article R. 57‑7-1 du code de procédure pénale, ou y ayant participé.

« III. – À compter du 1er juillet 2027, aucune détention ne peut ni être effectuée ni mise à exécution dans une maison d’arrêt ou un quartier maison d’arrêt au-delà du nombre de places disponibles.

« Pour permettre l’incarcération immédiate des personnes écrouées dans le respect de l’alinéa précédent, des places libres sont réservées dans chaque établissement concerné, dans des proportions fixées par décret.

« Lorsque l’admission d’une personne écrouée oblige à utiliser l’une de ces places réservées, une personne détenue condamnée ou placée en détention provisoire doit être libérée selon les procédures prévues par le présent code. 

« Au 1er juillet de chaque année, si le principe fixé au premier alinéa du I du présent l’article, le II du présent article est applicable. »

🖋️Non soutenu
Mansour Kamardine
16 juin 2023
Après l'article 3, insérer l'article suivant:

L’article 884 du code de procédure pénale est abrogé.

🖋️Irrecevable
Emmanuelle Anthoine
16 juin 2023
Après l'article 3, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Raphaël Gérard
14 juin 2023
Après l'article 3, insérer l'article suivant:

Après l’article 52 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse, il est inséré un article 52‑1 ainsi rédigé :

« Art. 52‑1. – Dans les cas visés aux cinquième, septième et huitième alinéas de l’article 24 et aux premier et deuxième alinéas de l’article 24 bis, le tribunal peut, par décision spéciale et motivée, lorsque les éléments de l’espèce justifient une mesure particulière de sûreté, décerner un mandat d’arrêt contre le prévenu afin d’assurer l’exécution d’une peine d’emprisonnement. »

🖋️Irrecevable
Ugo Bernalicis
16 juin 2023
Après l'article 3, insérer l'article suivant:

I. – À titre expérimental, les juridictions judiciaires mentionnées aux articles 381 et 521 du code de procédure pénale, ainsi qu’à l’article L. 721 du code du commerce peuvent être composées intégralement ou partiellement de jurés populaires. Ces jurés populaires sont des justiciables tirés au sort sur le rôle de l’impôt sur le revenu et des prélèvements sociaux mentionné à l’article L252 A du livre des procédures fiscales. Le dispositif prévu à cet alinéa est mis en œuvre dans les conditions prévues au II ci-dessous.

II. – Conformément à l’article 37 1 de la Constitution et pour une durée maximale de trois ans, le ministre de la Justice peut expérimenter, dans les départements et régions volontaires, pour un ressort maximal de deux régions et de six départements, la mise en place des dispositions du I. Cette expérimentation fait l’objet d’un bilan transmis au Parlement évaluant l’opportunité d’une généralisation de ce dispositif.

🖋️Rejeté
Cécile Untermaier
15 juin 2023
Après l'article 3, insérer l'article suivant:

Le ministère de la justice publie annuellement des statistiques sur le recours aux techniques d’enquête. Ce rapport retrace le nombre de perquisitions et de garde-à-vue, ainsi que des données sur le recours aux différentes techniques spéciales d’enquête, notamment d’interceptions, de captations, de géolocalisation, de sonorisations et de recueil de données de connexion ainsi que le nombre d’activations à distance. Le rapport donne également des éléments statistiques sur le nombre de personnes concernées par les différents fichiers judiciaires.

Le rapport est transmis au Parlement.

🖋️Tombé
Julie Lechanteux
17 juin 2023

I. – À l’alinéa 3, après le mot : 

« pénal », 

insérer les mots : 

« ou à l’un des délits prévus à la section 7 du chapitre II du titre II du même livre ». 

II. – En conséquence, au même alinéa, après le mot :

 « crime »,

insérer les mots :

« ou des délits ».

🖋️Tombé
Cécile Untermaier
15 juin 2023

À la fin de l’alinéa 3, substituer aux mots : 

« permettre l’interpellation de son auteur »

les mots : 

« éviter la fuite de son auteur ».

🖋️Tombé
Philippe Gosselin
15 juin 2023

À la fin de l’alinéa 3, substituer aux mots : 

« de son auteur »

les mots : 

« du suspect ».

🖋️Tombé
Erwan Balanant
19 juin 2023

À la première phrase de l’alinéa 29, substituer aux mots :

« de ce juge »,

les mots :

« du juge des libertés et de la détention ».

🖋️Tombé
Erwan Balanant
19 juin 2023

À la deuxième phrase de l’alinéa 29, substituer aux mots :

« de la personne poursuivie »,

les mots :

« du prévenu ».

🖋️Tombé
Jérémie Iordanoff
17 juin 2023

I. – À l’alinéa 34, substituer au mot :

« quinze »

le mot :

« dix ».

II. – En conséquence, à la première phrase de l’alinéa 36, substituer au mot :

« dix »

le mot :

« neuf ».

III. – En conséquence, à la troisième phrase du même alinéa, substituer aux mots :

« au plus tard dans un délai de cinq jours »

les mots : 

« le lendemain au plus tard » .

IV. – En conséquence, après le mot :

« soit »,

rédiger ainsi la fin de la même phrase du même alinéa :

« prononcé la mesure prévue à l’article 138 du code de procédure pénale. »

V. – En conséquence, au même alinéa, substituer aux deux dernières phrases la phrase suivante :

« En l’absence d’ordonnance de placement sous contrôle judiciaire prise dans ces délais, la personne est remise en liberté si elle n’est pas détenue pour une autre cause. »

🖋️Tombé
Cécile Untermaier
15 juin 2023

À l’alinéa 34, substituer au mot : 

« quinze »

le mot : 

« dix ».

🖋️Tombé
Jean-Félix Acquaviva
17 juin 2023

À l’alinéa 34, substituer au mot : 

« quinze »

le mot : 

« dix ».

🖋️Tombé
Elsa Faucillon
16 juin 2023

À l’alinéa 34, substituer au mot :

« quinze »

le mot :

« cinq ».

🖋️Tombé
Ugo Bernalicis
16 juin 2023

À l’alinéa 34, substituer au mot :

« quinze »

le mot :

« cinq ».

🖋️Tombé
Jean-Félix Acquaviva
17 juin 2023

À l’alinéa 34, substituer au mot :

« quinze »

le mot :

« cinq ».

🖋️Tombé
Erwan Balanant
19 juin 2023

À l’alinéa 67, après le mot :

« par »,

insérer les mots :

« les journalistes et ».

🖋️Tombé
Jérémie Iordanoff
17 juin 2023

À l’alinéa 67, après le mot :

« par »,

insérer les mots :

« les journalistes et ».

🖋️Tombé
Ian Boucard
16 juin 2023

Rédiger ainsi l’alinéa 98 :

« L’activation à distance d’un appareil électronique, et précisément la collecte des données au moyen de cette activation, mentionnée au présent article, ne peut concerner les appareils électroniques se trouvant dans l’un des lieux mentionnés aux articles 56-1,56-2,56-3 et 56-5, ni les appareils électroniques utilisés par les personnes mentionnées à ces articles et à l’article 100-7, ni les appareils électroniques se trouvant dans les véhicules et domiciles de ces mêmes personnes. S’il apparaît que des données collectées au moyen de cette activation proviennent d’un appareil se trouvant dans l’un des lieux mentionnés aux articles 56-1, 56-2, 56-3 et 56-5, ou d’un appareil utilisé par les personnes mentionnées aux articles précités et à l’article 100-7, celles-ci ne peuvent en aucun cas être retranscrites. Les dispositions du présent alinéa sont d’ordre public prescrites à peine de nullité. »

🖋️Tombé
Naïma Moutchou
17 juin 2023

Rédiger ainsi l’alinéa 98 :

« L’activation à distance d’un appareil électronique, et précisément la collecte des données au moyen de cette activation, mentionnée au présent article, ne peut concerner les appareils électroniques se trouvant dans l’un des lieux mentionnés aux articles 56-1,56-2,56-3 et 56-5, ni les appareils électroniques utilisés par les personnes mentionnées à ces articles et à l’article 100-7, ni les appareils électroniques se trouvant dans les véhicules et domiciles de ces mêmes personnes. S’il apparaît que des données collectées au moyen de cette activation proviennent d’un appareil se trouvant dans l’un des lieux mentionnés aux articles 56-1, 56-2, 56-3 et 56-5, ou d’un appareil utilisé par les personnes mentionnées aux articles précités et à l’article 100-7, celles-ci ne peuvent en aucun cas être retranscrites. Les dispositions du présent alinéa sont d’ordre public prescrites à peine de nullité. »

🖋️Tombé
Philippe Gosselin
15 juin 2023

I. – Rédiger ainsi la première phrase de l’alinéa 98 :

« L’activation à distance d’un appareil électronique mentionnée au présent article, et précisément la collecte des données au moyen de cette activation, ne peut concerner les appareils électroniques se trouvant dans l’un des lieux mentionnés aux articles 56‑1, 56‑2, 56‑3 et 56‑5, ni les appareils électroniques utilisés par les personnes mentionnées à ces articles et à l’article 100‑7, ni les appareils électroniques se trouvant dans les véhicules et domiciles de ces mêmes personnes. »

II. – En conséquence, à la deuxième phrase du même alinéa, après la référence :

« 56‑5 », 

insérer les mots :

« ou d’un appareil utilisé par les personnes mentionnées aux articles précités et à l’article 100‑7 du code de procédure pénale ». 

III. – En conséquence, à la même phrase du même alinéa, après le mot : 

« peuvent »,

insérer les mots : 

« en aucun cas ».

IV. – En conséquence, à la dernière phrase du même alinéa, après le mot :

« sont », 

insérer les mots :

« d’ordre public ».

🖋️Tombé
Cécile Untermaier
15 juin 2023

Compléter la première phrase de l’alinéa 98 par les mots : 

« , ou par les personnes mentionnées à l’article 100‑7 ou au deuxième alinéa de l’article 2 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse. »

🖋️Tombé
Jérémie Iordanoff
17 juin 2023

À la deuxième phrase de l’alinéa 98, substituer aux mots : 

« mentionnés aux articles 56‑1, 56‑2, 56‑3 et 56‑5 »

le mot : 

« précités ».


Article 3 A
🖋️Adopté
Raphaël Gérard
17 juin 2023
Après l'article 3 a, insérer l'article suivant:

Le code de procédure pénale est ainsi modifié :

1° Au premier alinéa de l’article 2‑1, avant le mot : « race », il est inséré le mot : « prétendue » ;

2° Au 3° de l’article 695‑9‑17, avant le mot : « race », il est inséré le mot : « prétendue » ;

3° Au 5° de l’article 695‑22, avant le mot : « race », il est inséré le mot : « prétendue » ;

4° Au 4° de l’article 713‑20, avant le mot : « race », il est inséré le mot : « prétendue » ;

5° Au 4° de l’article 713‑37, avant le mot : « race », il est inséré le mot : « prétendue » ;

6° Au 11° de l’article 728‑32, avant le mot : « race », il est inséré le mot : « prétendue ».

🖋️Rejeté
Jean-Félix Acquaviva
17 juin 2023

I. – À l’alinéa 2, supprimer les mots :

« , sixième, huitième, ».

II. – En conséquence, après l’alinéa 2, insérer l’alinéa suivant : 

« 1° bis À la fin de la sixième phrase du même premier alinéa, les mots : « , sauf si le procureur de la République en prescrit le maintien, auquel cas elles font l’objet d’une mention » sont supprimés ;

« 1° ter Au même premier alinéa, les septième et huitième phrases sont supprimées. »

🖋️Irrecevable
Raphaël Gérard
14 juin 2023
Après l'article 3 a, insérer l'article suivant:

Le code de procédure pénale est ainsi modifié :

1° Au premier alinéa de l’article 2‑1, avant le mot : « race », il est inséré le mot : « prétendue » ;

2° Au 3° de l’article 695‑9-17, avant le mot : « race », il est inséré le mot : « prétendue » ;

3° Au 5° de l’article 695‑22, avant le mot : « race », il est inséré le mot : « prétendue » ;

4° Au 4° de l’article 713‑20, avant le mot : « race », il est inséré le mot : « prétendue » ;

5° Au 4° de l’article 713‑37, avant le mot : « race », il est inséré le mot : « prétendue » ;

6° Au 11° de l’article 728‑32, avant le mot : « race », il est inséré le mot : « prétendue ».

🖋️Non soutenu
Raphaël Gérard
14 juin 2023
Après l'article 3 a, insérer l'article suivant:

Le code de procédure pénale est ainsi modifié : 

1° Le premier alinéa de l’article 2‑1 est ainsi rédigé : 

« Toute association régulièrement déclarée depuis au moins cinq ans à la date des faits, se proposant par ses statuts de combattre le racisme ou d’assister les victimes de discrimination fondée sur leur origine nationale, ethnique, raciale ou religieuse, peut exercer les droits reconnus à la partie civile en ce qui concerne, d’une part, une infraction précédée, accompagnée ou suivie de propos, écrits, images, objets ou actes de toute nature qui soit portent atteinte à l’honneur ou à la considération de la victime ou d’un groupe de personnes dont fait partie la victime à raison de son origine, de son appartenance ou de sa non-appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie, à une prétendue race ou une religion déterminée, soit établissent que les faits ont été commis contre la victime pour l’une de ces raisons, et d’autre part, l’établissement ou la conservation de fichiers réprimés par l’article 226‑19 du code pénal. » ;

2° L’article 2‑6 est ainsi modifié :

a) Le premier alinéa est ainsi rédigé :

« Toute association régulièrement déclarée depuis au moins cinq ans à la date des faits, se proposant par ses statuts de combattre les discriminations fondées sur le sexe, sur les mœurs, sur l’orientation sexuelle ou sur l’identité de genre, peut exercer les droits reconnus à la partie civile en ce qui concerne d’une part, une infraction précédée, accompagnée ou suivie de propos, écrits, images, objets ou actes de toute nature qui soit portent atteinte à l’honneur ou à la considération de la victime ou d’un groupe de personnes dont fait partie la victime à raison de son sexe, de son orientation sexuelle ou de son identité de genre, vraie ou supposée, soit établissent que les faits ont été commis contre la victime pour l’une de ces raisons, et d’autre part, l’établissement ou la conservation de fichiers réprimés par l’article 226‑19 du code pénal. » ;

b) Le troisième alinéa est supprimé.

🖋️Non soutenu
Raphaël Gérard
14 juin 2023
Après l'article 3 a, insérer l'article suivant:

Le code de procédure pénale est ainsi modifié :

1° Le deuxième alinéa de l’article 2‑1 est ainsi rédigé :

« Toutefois, lorsque l’infraction aura été commise envers une personne considérée individuellement, l’association ne sera recevable dans son action que si elle justifie avoir reçu l’accord de la victime ou, si celle-ci est un mineur ou un majeur protégé, celui de son représentant légal ou si elle justifie que ces personnes ne s’opposent pas aux poursuites. » ;

2° L’article 2‑6 est ainsi modifié :

a) Le deuxième alinéa est ainsi rédigé : 

« Toutefois, lorsque l’infraction aura été commise envers une personne considérée individuellement, l’association ne sera recevable dans son action que si elle justifie avoir reçu l’accord de la victime ou, si celle-ci est un mineur ou un majeur protégé, celui de son représentant légal ou si elle justifie que ces personnes ne s’opposent pas aux poursuites. » ;

b) À la fin du troisième alinéa, les mots : « dès lors qu’elle justifie avoir reçu l’accord de la victime ou, si celle-ci est un mineur ou un majeur protégé, celui de son représentant légal » sont supprimés.

🖋️Non soutenu
Raphaël Gérard
16 juin 2023
Après l'article 3 a, insérer l'article suivant:

Le code de procédure pénale est ainsi modifié :

1° Le premier alinéa de l’article 2‑1 est ainsi rédigé :

« Toute association régulièrement déclarée depuis au moins cinq ans à la date des faits, se proposant par ses statuts de combattre le racisme ou d’assister les victimes de discrimination fondée sur leur origine nationale, ethnique, raciale ou religieuse, peut exercer les droits reconnus à la partie civile en ce qui concerne, d’une part, les discriminations réprimées par les articles 225‑2 et 432‑7 du code pénal, l’établissement ou la conservation de fichiers réprimés par l’article 226‑19 du même code,  les atteintes volontaires à l’intégrité de la personne réprimées par l’article 222‑13 du code pénal lorsque les faits ont été commis à raison de l’appartenance ou de la non-appartenance, vraie ou supposée, à une prétendue race, une ethnie, une nation ou une religion déterminée de la victime et d’autre part, les crimes et délits commis avec la circonstance aggravante prévue par l’article 132‑76 du code pénal. » ;

2° L’article 2‑6 est ainsi modifié :

a)  Le premier alinéa est ainsi rédigé :

« Toute association régulièrement déclarée depuis au moins cinq ans à la date des faits, se proposant par ses statuts de combattre les discriminations fondées sur le sexe, sur les mœurs, sur l’orientation sexuelle ou sur l’identité de genre, peut exercer les droits reconnus à la partie civile en ce qui concerne, d’une part,  les discriminations réprimées par les articles 225‑2 et 432‑7 du code pénal, l’établissement ou la conservation de fichiers réprimés par l’article 226‑19 du même code et les articles L. 1146‑1 et L. 1155‑2 du code du travail, les atteintes volontaires à la vie et à l’intégrité de la personne réprimées par les article 222‑13 et 222‑33‑1-1, 222‑33 et 225‑4-13 du code pénal lorsque les faits ont été commis en raison du sexe, de l’orientation sexuelle, de l’identité de genre, vraie ou supposée, ou des mœurs de la victime et d’autre part, les crimes et délits commis avec la circonstance aggravante prévue par l’article 132‑77 du code pénal. » ;

b)  Le troisième alinéa est supprimé.

🖋️Rejeté
Andrée Taurinya
16 juin 2023
Après l'article 3 a, insérer l'article suivant:

L'article 495-18 du code de procédure pénale est abrogé.

🖋️Irrecevable
Raphaël Gérard
14 juin 2023
Après l'article 3 a, insérer l'article suivant:

Le deuxième alinéa de l’article 48‑4 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse est ainsi rédigé :

« Toutefois, quand l’infraction est commise envers des personnes considérées individuellement, l’association n'est recevable dans son action que si elle justifie avoir reçu l’accord de ces personnes ou si elle justifie que ces personnes ne s’opposent pas aux poursuites. »

🖋️Irrecevable
Raphaël Gérard
14 juin 2023
Après l'article 3 a, insérer l'article suivant:

À l’article 21 de la loi n° 2010‑769 du 9 juillet 2010 relative aux violences faites spécifiquement aux femmes, aux violences au sein des couples et aux incidences de ces dernières sur les enfants, après le mot : « intrafamiliales », sont insérés les mots : « , notamment les violences au sein des couples ».

🖋️Irrecevable
Éric Pauget
16 juin 2023
Après l'article 3 a, insérer l'article suivant:

I. – Le début du troisième alinéa de l’article 3 de la loi n° 91‑647 du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique est ainsi rédigé : « À l’exception des personnes en situation irrégulière ou faisant l’objet d’une interdiction définitive de territoire français ou d’une obligation définitive de quitter le territoire français, l’aide juridictionnelle peut... (le reste sans changement) ». 

II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

III. – La perte de recettes pour les collectivités territoriales est compensée à due concurrence par la majoration de la dotation globale de fonctionnement et, corrélativement pour l’État, par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

IV. – La perte de recettes pour les organismes de sécurité sociale est compensée à due concurrence par la majoration de l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.


Article 3 bis
🖋️Adopté
Ugo Bernalicis
16 juin 2023

Supprimer cet article.

🖋️Adopté19 juin 2023

Supprimer cet article.


Article 3 bis A
🖋️Adopté
Erwan Balanant
19 juin 2023

À l’alinéa 2, substituer aux mots :

« d’affaires criminelles non résolues, telles qu’elles sont définies »

les mots :

« de crimes non élucidés, tels qu’ils sont définis »

🖋️Irrecevable
Christophe Blanchet
15 juin 2023
Après l'article 3 bis a, insérer l'article suivant:

I. – Au cinquième alinéa de l’article 131‑21 du code pénal, le mot : « cinq » est remplacé par le mot : « trois ».

II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

III. – La perte de recettes pour les collectivités territoriales est compensée à due concurrence par la majoration de la dotation globale de fonctionnement et, corrélativement pour l’État, par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

IV. – La perte de recettes pour les organismes de sécurité sociale est compensée à due concurrence par la majoration de l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

🖋️Irrecevable
Christophe Blanchet
16 juin 2023
Après l'article 3 bis a, insérer l'article suivant:

Au cinquième alinéa de l’article 131‑21 du code pénal, le mot : « cinq » est remplacé par le mot : « trois ».


Article 3 bis C
🖋️Adopté
Erwan Balanant
19 juin 2023

Substituer aux alinéas 3 et 4 les trois alinéas suivants : 

« 2° Le premier alinéa de l'article 706‑106‑1 est ainsi modifié :

« a) Les références : « et 382 » sont remplacées par les références : « , 382 et 693 » ;

« b) Après le mot : « tous », sont insérés les mots : « les crimes et ». »


Article 4
🖋️Adopté
Erwan Balanant
19 juin 2023

À l’alinéa 2, substituer aux mots :

« un but d’ »,

le mot :

« une ».

🖋️Adopté
Erwan Balanant
19 juin 2023

À l’alinéa 8, substituer au mot :

« enfants »

le mot :

« mineurs ».

🖋️Adopté
Erwan Balanant
19 juin 2023

À l’alinéa 8, substituer aux mots :

« conformément aux »,

les mots :

« en application des ».

🖋️Adopté
Erwan Balanant
19 juin 2023

I. – À l’alinéa 11, substituer à la seconde occurrence des mots :

« à une peine »

les mots :

« fait l’objet d’une mesure ».

II. – En conséquence, avant la première occurrence des mots :

« à une peine »

insérer le mot :

« ou ».

🖋️Adopté
Erwan Balanant
19 juin 2023

Après l’alinéa 12, insérer les huit alinéas suivants :

 « 2° bis L’article 702‑1 est ainsi modifié :

 a) Dans la première phrase du premier alinéa, les mots : « à la juridiction qui a prononcé la condamnation ou, en cas de pluralité de condamnations, à la dernière juridiction qui a statué », sont remplacés par les mots : « au tribunal correctionnel », et la seconde phrase de cet alinéa est supprimée ;

 b) La première phrase du dernier alinéa est ainsi rédigée : « Pour l’application du présent article, le tribunal correctionnel compétent est celui ayant prononcé la condamnation ou celui se trouvant au siège de la juridiction ayant prononcé cette condamnation, ou celui du lieu de détention du condamné ; en cas de pluralité de condamnations, est compétent le tribunal correctionnel ayant prononcé la dernière condamnation visée par la requête ou celui se trouvant au siège de la juridiction l’ayant prononcée. » ;

 c) La troisième phrase du dernier alinéa est supprimée.

 d) Le dernier alinéa est complété par une phrase ainsi rédigée : « Si la peine a été prononcée par une juridiction criminelle, le renvoi à la formation collégiale du tribunal est de droit s’il est demandé par le condamné ou le ministère public. » ;

 2° ter L’article 703 est ainsi modifié :

 a) Au deuxième alinéa, les mots : « , selon le cas, » et : « ou au procureur général » sont supprimés ;

 b) La dernière phrase du quatrième alinéa est remplacée par la phrase : « Elle peut faire l’objet d’un appel porté devant la chambre des appels correctionnels, qui est composé de son seul président sous réserve des dispositions du dernier alinéa de l’article 702‑1. ».

🖋️Adopté
Erwan Balanant
19 juin 2023

Après l’alinéa 13, insérer les deux alinéas suivants : 

« 3° bis Le premier alinéa de l’article 712‑13 est ainsi rédigé :

« « L’appel des jugements mentionnés aux articles 712‑6 et 712‑7 est porté devant la chambre de l’application des peines de la cour d’appel, qui statue par arrêt motivé après un débat contradictoire au cours duquel sont entendues les réquisitions du ministère public et les observations de l’avocat du condamné. Le condamné n’est pas entendu par la chambre, sauf s’il en fait la demande ou si celle-ci en décide autrement. Le président de la chambre de l’application des peines peut refuser la comparution personnelle du condamné par une décision motivée qui n’est susceptible d’aucun recours. Son audition est alors effectuée, en présence de son avocat ou celui-ci régulièrement convoqué, soit selon les modalités prévues par l’article 706‑71, soit, par un membre de la juridiction, dans l’établissement pénitentiaire où il se trouve détenu. » »

🖋️Adopté
Erwan Balanant
19 juin 2023

À l’alinéa 14, substituer au mot :

« conformément, »

les mots :

« en application de ».

🖋️Adopté
Jérémie Iordanoff
17 juin 2023

Après l’alinéa 17, insérer l’alinéa suivant :

« 6° Après le 3° de l’article 747‑1-1 du code de procédure pénale, il est inséré un 4° ainsi rédigé : « 4° De convertir une peine d’amende en une peine de travail d’intérêt général. »

🖋️Adopté
Erwan Balanant
19 juin 2023

À la première phrase de l’alinéa 31, supprimer les mots :

« précédemment ordonnée ».

🖋️Adopté
Erwan Balanant
19 juin 2023

À la dernière phrase de l’alinéa 31, substituer aux mots :

« autre chose »,

les mots :

« un autre motif ».

🖋️Adopté
Erwan Balanant
19 juin 2023

I. – À l’alinéa 32, substituer aux mots :

« période d’ »,

les mots :

« durée de l’ ».

II. – En conséquence, au même alinéa, substituer à la seconde occurrence du mot :

« période »,

le mot :

« durée ».

🖋️Adopté
Erwan Balanant
19 juin 2023

À l’alinéa 34, substituer au mot :

« période »

le mot :

« phase ».

🖋️Rejeté
Pascale Bordes
16 juin 2023

Supprimer cet article.

🖋️Irrecevable
Andrée Taurinya
16 juin 2023

Après l’alinéa 1, insérer les 5 alinéas suivants :

« 1° A L’article 131‑3 est ainsi rédigé :

« « Art. 131‑3. – Les peines correctionnelles encourues par les personnes physiques sont :

« « 1° L’emprisonnement ; 

« « 2° La peine de probation ; 

« « 3° L’amende. » »

🖋️Rejeté
Ugo Bernalicis
16 juin 2023

Supprimer les alinéas 2 et 32 à 35.

🖋️Irrecevable
Paul-André Colombani
17 juin 2023

Après l’alinéa 5, insérer l’alinéa suivant : 

« 3° Au cinquième alinéa de l’article 131‑21, le mot : « cinq », est remplacé par le mot : « trois » 

🖋️Rejeté
Jérémie Iordanoff
17 juin 2023

Après l’alinéa 5, insérer alinéa suivant :

« 3° Le premier alinéa de l’article 131‑22 du code pénal est complété par la phrase suivante : « Il peut également être prolongé d’une durée ne pouvant excéder une nouvelle période de douze mois sur décision du juge de l’application prise selon les formes prévues à l’article 712‑6 du code de procédure pénale, en cas d’inexécution du travail d’intérêt général ou de non-respect des obligations de la mesure. »

🖋️Non soutenu
Ian Boucard
16 juin 2023

Supprimer les alinéas 9 à 17.

🖋️Non soutenu
Paul-André Colombani
17 juin 2023

Le code de procédure pénale est ainsi modifié :

« 1° À la fin de la première phrase du deuxième alinéa de l’article 41‑5, les mots : « ,lorsque le maintien de la saisie serait de nature à diminuer la valeur du bien » sont supprimés ;

« 2° En conséquence, à la fin de la première phrase du deuxième alinéa de l’article 99‑2, les mots : « , lorsque le maintien de la saisie serait de nature à diminuer la valeur du bien » sont supprimés. »

🖋️Irrecevable
Jérémie Iordanoff
17 juin 2023
Après l'article 4, insérer l'article suivant:

« I. – À titre expérimental et pour une durée de trois ans à compter de la publication de la présente loi, il est institué, sur l’ensemble du territoire national, un mécanisme de césure du procès pénal comportant deux audiences successives rapprochées :

« – Une audience correctionnelle portant sur la culpabilité, le choix du type de peine et son quantum.

« – Une audience du juge d’application portant sur l’aménagement de la peine

« II. – Le délai entre les deux audiences ne peut pas excéder trois mois. 

« III. – Au plus tard, six mois avant la fin de l’expérimentation, le Gouvernement remet au Parlement un rapport d’évaluation de l’expérimentation afin de déterminer les conditions d’une éventuelle généralisation. Le rapport évalue notamment les effets de l’expérimentation sur la réinsertion des auteurs et la prévention de la récidive. Il évalue également son impact sur la surpopulation carcérale. »

🖋️Irrecevable
Romain Baubry
17 juin 2023
Après l'article 4, insérer l'article suivant:

Après l’article 132‑19 du code pénal, il est inséré un article 132‑19‑1 ainsi rédigé :

« Art. 132‑19‑1. – Pour les délits mentionnés aux 4° et 4° bis des articles 222‑12 et 222‑13 commis en état de récidive légale, la peine d’emprisonnement ne peut être inférieure à un an d’emprisonnement, et pour ceux mentionnés au I de l’article 222‑14‑5, commis en état de récidive légale, la peine d’emprisonnement ne peut être inférieure à deux ans d’emprisonnement assortie d’un mandat de dépôt. »

🖋️Irrecevable
Jérémie Iordanoff
17 juin 2023
Après l'article 4, insérer l'article suivant:

À l’article 132‑25 du code pénal, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Lorsque la juridiction de jugement prononce une peine égale ou inférieure à deux ans d’emprisonnement ou, pour une personne en état de récidive légale, une peine égale ou inférieure à un an, elle peut décider, avec son accord, que la peine sera exécutée en tout ou partie sous le régime du placement sous surveillance électronique à l’égard du condamné si sa situation professionnelle, familiale, médicale ou ses efforts de réadaptation sociale le justifient ».  

🖋️Irrecevable
Raphaël Gérard
14 juin 2023
Après l'article 4, insérer l'article suivant:

L’article 132‑77 du code pénal est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Toutefois, la circonstance aggravante mentionnée au 5° ter de l’article 222‑13 du présent code est constituée dans les mêmes conditions que celles prévues au présent article ».

🖋️Irrecevable
Raphaël Gérard
14 juin 2023
Après l'article 4, insérer l'article suivant:

Au dernier alinéa de l’article 132‑77 du code pénal, après la référence : « 222‑33 », est insérée la référence : « , 222‑33‑1-1 ».

🖋️Irrecevable
Raphaël Gérard
14 juin 2023
Après l'article 4, insérer l'article suivant:

Après l'article 222-5 du code pénal, il est inséré un article 222‑5-1 ainsi rédigé :

« Art. 222‑5-1. – Lorsque les faits sont commis par une personne dépositaire de l’autorité publique ou chargée d’une mission de service public dans l’exercice ou à l’occasion de l’exercice de ses fonctions ou de sa mission, les peines prévues en cas d’injure, de diffamation ou de la provocation à la haine, à la violence ou à la discrimination non publique envers une personne ou un groupe de personnes à raison de leur origine, de leur sexe, de leur orientation sexuelle ou identité de genre, de leur handicap ou de leur appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie, une nation, une prétendue race ou une religion déterminée sont portées à un an d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende. »

🖋️Irrecevable
Naïma Moutchou
17 juin 2023
Après l'article 4, insérer l'article suivant:

Après l’article L. 222-13 du code pénal, il est inséré un article L. 222-13-1 ainsi rédigé :

« Lorsqu'il a connaissance de faits susceptibles de constituer l'infraction prévue aux articles 222-7 à 222-13, ou 222-15 du code pénal, et lorsque cette infraction est commise sur une personne chargée d’une mission de service public ou un professionnel de santé, à l'occasion de l'exercice ou en raison de ses fonctions ou de sa mission, le représentant de l'administration ou de la personne de droit public ou de droit privé qui l’emploie peut déposer plainte avec l’accord de la victime, recueillie par tout moyen ».

🖋️Irrecevable
Romain Baubry
17 juin 2023
Après l'article 4, insérer l'article suivant:

Après l’article 222‑14‑5 du code pénal, il est inséré un article 222‑14‑6 ainsi rédigé :

« Art. 222‑14‑6. – Lorsqu’elles sont commises sur une personne dépositaire de l’autorité publique ou chargée d’une mission de service public dans l’exercice ou du fait de ses fonctions et lorsque la qualité de la victime est apparente ou connue de l’auteur, les violences prévues à la présente section sont punies d’une peine d’emprisonnement qui ne peut être inférieure à un an d’emprisonnement assortie d’un mandat de dépôt. »

🖋️Irrecevable
Romain Baubry
17 juin 2023
Après l'article 4, insérer l'article suivant:

Après l’article 222‑14‑5 du code pénal, il est inséré un article 222‑14‑6 ainsi rédigé :

« Art. 222‑14‑6. – Lorsqu’elles sont commises sur une personne dépositaire de l’autorité publique ou chargée d’une mission de service public dans l’exercice ou du fait de ses fonctions et lorsque la qualité de la victime est apparente ou connue de l’auteur, les violences prévues à la présente section sont punies d’une peine d’emprisonnement qui ne peut être inférieure à un an d’emprisonnement assortie d’un mandat de dépôt.

« Toutefois, la juridiction peut prononcer, par une décision spécialement motivée, une peine inférieure à ce seuil ou une peine autre que l’emprisonnement en considération de la personnalité de son auteur et des garanties d’insertion ou de réinsertion présentées par celui.

« Les dispositions du présent article ne sont pas exclusives d’une peine d’amende et d’une ou plusieurs peines complémentaires. »

🖋️Irrecevable
Raphaël Gérard
14 juin 2023
Après l'article 4, insérer l'article suivant:

Le III de l’article 222‑33 du code pénal est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« 9° En raison de l’orientation sexuelle ou de l’identité de genre, vraie ou supposée, de la victime. »

🖋️Irrecevable
Romain Baubry
17 juin 2023
Après l'article 4, insérer l'article suivant:

Le chapitre II du titre II du livre II du code pénal est ainsi modifié :

1° Le premier alinéa de l’article 222‑34 est ainsi rédigé : 

« Le fait de diriger ou d’organiser un groupement ayant pour objet la production, la fabrication, l’importation, l’exportation, le transport, la détention, l’offre, la cession, l’acquisition ou l’emploi illicites de stupéfiants est puni de la réclusion criminelle à perpétuité, de 7 500 000 euros d’amende et d’une interdiction de séjour d’une durée de 10 ans sur le territoire du département de commission de ces faits. » ;

2° Les deux premiers alinéas de l’article 222‑35 sont ainsi rédigés : 

« La production ou la fabrication illicites de stupéfiants sont punies de vingt ans de réclusion criminelle, de 7 500 000 euros d’amende et d’une interdiction de séjour d’une durée de 5 ans sur le territoire du département de commission de ces faits.

« Ces faits sont punis de trente ans de réclusion criminelle, de 7 500 000 euros d’amende et d’une interdiction de séjour d’une durée de 10 ans sur le territoire du département de commission de ces faits lorsqu’ils sont commis en bande organisée.« ;

3° Les deux premiers alinéas de l’article 222‑36 sont ainsi rédigés :

« L’importation ou l’exportation illicites de stupéfiants sont punies de dix ans d’emprisonnement, de 7 500 000 euros d’amende et d’une interdiction de séjour d’une durée de 2 ans sur le territoire du département de commission de ces faits.

« Ces faits sont punis de trente ans de réclusion criminelle, de 7 500 000 euros d’amende et d’une interdiction de séjour d’une durée de 10 ans sur le territoire du département de commission de ces faits lorsqu’ils sont commis en bande organisée.« ;

4° Le premier alinéa de l’article 222‑37 est ainsi rédigé :

« Le transport, la détention, l’offre, la cession, l’acquisition ou l’emploi illicites de stupéfiants sont punis de dix ans d’emprisonnement, de 7 500 000 euros d’amende et d’une interdiction de séjour d’une durée de 2 ans sur le territoire du département de commission de ces faits. » ;

5° Les deux premiers alinéas de l’article 222‑39 sont ainsi rédigés :

« La cession ou l’offre illicites de stupéfiants à une personne en vue de sa consommation personnelle sont punies de cinq ans d’emprisonnement, de 75 000 euros d’amende et d’une interdiction de séjour d’une durée d’un an sur le territoire du département de commission de ces faits.

« La peine d’emprisonnement est portée à dix ans et la peine d’interdiction de séjour à 2 ans lorsque les stupéfiants sont offerts ou cédés, dans les conditions définies à l’alinéa précédent, à des mineurs ou dans des établissements d’enseignement ou d’éducation ou dans les locaux de l’administration, ainsi que, lors des entrées ou sorties des élèves ou du public ou dans un temps très voisin de celles-ci, aux abords de ces établissements ou locaux.« ;

6° Le premier alinéa de l’article 222‑47 est ainsi rédigé :

« Dans les cas prévus par les articles 222‑1 à 222‑15 et 222‑23 à 222‑30, peut être prononcée à titre de peine complémentaire l’interdiction de séjour, suivant les modalités prévues par l’article 131‑31. »

🖋️Irrecevable
Romain Baubry
17 juin 2023
Après l'article 4, insérer l'article suivant:

Le chapitre Ier du titre II du livre IV du code pénal est complété par un article 421‑9 ainsi rédigé :

« Art. 421‑9. – Pour les infractions définies aux articles 421‑1 à 421‑6, la peine d’emprisonnement ne peut être inférieure à deux ans.

« Les dispositions du présent article ne sont pas exclusives d’une peine d’amende et d’une ou plusieurs peines complémentaires. »

🖋️Irrecevable
Romain Baubry
17 juin 2023
Après l'article 4, insérer l'article suivant:

Le Gouvernement remet au Parlement, dans l’année qui suit la promulgation de la présente loi, un rapport procédant à l’évaluation de la récidive en matière d’infraction à la législation sur les stupéfiants. Cette évaluation porte notamment sur le taux de récidive selon que l’auteur des faits a continué de séjourner dans le même département ou non.


Article 5
🖋️Adopté
Erwan Balanant
19 juin 2023

À la première phrase de l’alinéa 3, substituer aux mots :

« lorsqu'ils sont »,

les mots :

« ont été ».

🖋️Adopté
Erwan Balanant
19 juin 2023

À la première phrase de l’alinéa 3, après la quatrième occurrence du mot :

« ou »,

insérer le mot :

« par ».

🖋️Adopté
Erwan Balanant
19 juin 2023

À la seconde phrase l’alinéa 4, substituer aux mots :

« commence à courir à »,

les mots :

« ne court qu'à ».

🖋️Adopté
Erwan Balanant
19 juin 2023

I. - Substituer à l’alinéa 9 les deux alinéas suivants :

« Art. 706‑14‑2. - Toute personne physique de nationalité française ayant subi un préjudice résultant de faits volontaires ou non, commis à l’étranger, présentant le caractère matériel d’une infraction et répondant aux conditions prévues à l’article 706‑3 du présent code, peut obtenir du fonds de garantie des victimes des actes de terrorisme et d’autres infractions une aide financière au titre des frais de voyage, de l’indemnité de comparution et de l’indemnité journalière de séjour pour répondre à une convocation à l’audience de jugement d’un procès pénal tenu à l’étranger, selon des modalités et conditions prévues par voie réglementaire.

« Les personnes de nationalité française victimes à l’étranger d’actes de terrorisme, ainsi que leurs ayants droit, quelle que soit leur nationalité, et répondant aux conditions prévues à l’article L. 126‑1 du code des assurances, peuvent également obtenir cette aide, selon les mêmes modalités et dans les mêmes conditions. »

II. - En conséquence, à l’alinéa 12, substituer aux mots :

« au premier alinéa »,

les mots :

« aux premier et deuxième alinéas »

🖋️Adopté
Erwan Balanant
19 juin 2023

À l’alinéa 10, substituer aux mots :

« répondant à »,

les mots :

« relevant de ».

🖋️Adopté
Erwan Balanant
19 juin 2023

À l’alinéa 14, substituer au mot :

« ressource »,

le mot :

« ressources ».

🖋️Irrecevable
Émeline K/Bidi
16 juin 2023

Après l’alinéa 1, insérer l’alinéa suivant :

« Au premier alinéa de l’article 706‑3 est ainsi complété : après le mot :  « militaire », sont insérés les mots :  « ou toutes victimes d’accidents du travail ». »

🖋️Irrecevable
Caroline Yadan
17 juin 2023

À la première phrase de l'alinéa 3, après la seconde occurrence du mot :

« solidarité »,

insérer les mots :

« ou sur un ascendant légitime ou naturel ou sur les père ou mère adoptifs ».

🖋️Irrecevable
Caroline Yadan
15 juin 2023

À la première phrase de l’alinéa 3, après la seconde occurrence du mot : 

« solidarité », 

insérer les mots :

« , ou un ascendant légitime ou naturel ou sur les père ou mère adoptifs ».

🖋️Irrecevable
Jean-Félix Acquaviva
17 juin 2023

À la première phrase de l’alinéa 3, après la seconde occurrence du mot :

« solidarité »,

insérer les mots :

« ou sur un ascendant légitime ou naturel ou sur les père ou mère adoptifs, ».

🖋️Irrecevable
Philippe Gosselin
15 juin 2023

À la première phrase de l’alinéa 3, après les mots :

« sont prévus et réprimés »,

insérer les mots :

« par l’article 222‑11 ou ».

🖋️Irrecevable
Ian Boucard
16 juin 2023

À la première phrase de l’alinéa 3, après le mot :

« réprimés »,

insérer les mots :

« par l’article 222‑11 ou ».

🖋️Irrecevable
Émeline K/Bidi
16 juin 2023

À la première phrase de l’alinéa 3, après le mot :

« réprimés »,

insérer les mots :

« par l’article 222‑11 ou ».

🖋️Irrecevable
Émilie Chandler
17 juin 2023

À la première phrase de l’alinéa 3, après le mot :

« réprimés »,

insérer les mots :

« par l’article 222‑11 du code pénal ou ».

🖋️Irrecevable
Philippe Gosselin
15 juin 2023

I. – Supprimer la seconde phrase de l’alinéa 3. 

II. – La perte de recettes pour l’État résultant de I est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle aux droits prévus aux articles 575 et 575 A du code général des impôts.

🖋️Irrecevable
Caroline Yadan
15 juin 2023

I. – Supprimer la seconde phrase de l’alinéa 3. 

II. – La perte de recettes pour l’État résultant de I est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle aux droits prévus aux articles 575 et 575 A du code général des impôts.

🖋️Irrecevable
Émeline K/Bidi
16 juin 2023

Supprimer la dernière phrase de l'alinéa 3.

🖋️Irrecevable
Émilie Chandler
14 juin 2023

Supprimer la seconde phrase de l’alinéa 3.

🖋️Irrecevable
Naïma Moutchou
17 juin 2023

Supprimer la seconde phrase de l’alinéa 3.

🖋️Irrecevable
Ian Boucard
16 juin 2023

I. – Supprimer la seconde phrase de l’alinéa 3.

II. – La perte de recettes pour l’État résultant de I est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle aux droits prévus aux articles 575 et 575 A du code général des impôts.

🖋️Irrecevable
Caroline Yadan
17 juin 2023

I. – Supprimer la seconde phrase de l’alinéa 3. 

II. – La perte de recettes pour l’État résultant de I est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle aux droits prévus aux articles 575 et 575 A du code général des impôts.

🖋️Irrecevable
Émilie Chandler
14 juin 2023

À la première phrase de l’alinéa 3, après le mot :

« réprimés »,

insérer les mots : 

« par l’article 222‑11 du code pénal ou ».

🖋️Irrecevable
Émilie Chandler
14 juin 2023

À la première phrase de l’alinéa 3, après la seconde occurrence du mot :

« solidarité »,

insérer les mots :

« ou sur un ascendant légitime ou naturel ou sur les père ou mère adoptifs ».

🖋️Irrecevable
Raphaël Gérard
14 juin 2023

À la première phrase de l’alinéa 3, après le mot :

« pénal »,

insérer les mots : 

« , par le 1° de l’article 225‑4‑13 du même code »

🖋️Irrecevable
Émilie Chandler
16 juin 2023

À la première phrase de l’alinéa 3, après le mot :

« réprimés »,

insérer les mots :

« par l’article 222‑11 ou ».

🖋️Irrecevable
Raphaël Gérard
14 juin 2023

Après l’alinéa 3, insérer l’alinéa suivant :

« 1° bis A Au troisième alinéa du 2° de l’article 706‑3 du code pénal, après le mot : « articles », est insérée la référence :« 222‑10, » ; ».

🖋️Irrecevable
Ian Boucard
16 juin 2023

Après l’alinéa 3, insérer l'alinéa suivant :

« 1° bis A Au premier alinéa de l’article 706‑3 du même code, après les mots « tout agent public ou tout militaire », ajouter les mots « ou toutes victimes d’accidents du travail ». »

🖋️Irrecevable
Émilie Chandler
17 juin 2023

Rédiger ainsi la seconde phrase de l’alinéa 4 : « Lorsque l’infraction est commise à l’encontre d’un mineur ou d’un majeur protégé, le délai de forclusion commence à courir à compter de sa majorité ou de la fin de sa mesure de protection. »

🖋️Irrecevable
Émilie Chandler
14 juin 2023

Substituer à la seconde phrase de l’alinéa 4 la phrase suivante :

« Lorsque l’infraction est commise à l’encontre d’un mineur ou d’un majeur protégé, le délai de forclusion commence à courir à compter de sa majorité ou de la fin de sa mesure de protection. »

🖋️Irrecevable
Philippe Gosselin
15 juin 2023

Après l’alinéa 15, insérer l’alinéa suivant :

« I bis A. – Au premier alinéa de l’article 706‑3 du code de procédure pénale, après le mot : « militaire », sont insérés les mots : « ou toutes victimes d’accidents du travail ».

🖋️Irrecevable
Émilie Chandler
14 juin 2023

Après l’alinéa 4, insérer l’alinéa suivant :

« 1° ter Au premier alinéa de l’article 706‑3 du même code, après le mot : « militaire », insérer les mots : « ou toute victime d’accident du travail. » ; ».

🖋️Irrecevable
Philippe Schreck
17 juin 2023

Après le mot :

« pénal »,

supprimer la fin de l'alinéa 14.

🖋️Irrecevable
Philippe Schreck
17 juin 2023

À l’alinéa 14, après le mot :

« matérielle »,

insérer les mots :

« ou personnelle ».

🖋️Irrecevable
Émilie Chandler
16 juin 2023

Après l’alinéa 24, insérer l’alinéa suivant : 

« I bis. – Au premier alinéa de l’article 706‑3 du même code, après le mot : « militaire », sont insérés les mots suivants : « ou toutes victimes d’accidents du travail ». »

🖋️Rejeté
Gisèle Lelouis
17 juin 2023

Après l’alinéa 14, il est ajouté un alinéa ainsi rédigé :

« Le Gouvernement remet un rapport au Parlement, dans les 6 mois après la promulgation de la présente loi, sur le taux de recouvrement, par les victimes de faits de violations de domicile, de l’indemnisation mise à la charge des auteurs de ces faits. »

🖋️Irrecevable
Émilie Chandler
17 juin 2023

Après l’alinéa 4, insérer l’alinéa suivant : « 1° ter Au premier alinéa de l’article 706‑3 du même code, après le mot : « militaire », sont insérés les mots : « ou toute victime d’accident du travail » ; ».

🖋️Irrecevable
Andrée Taurinya
16 juin 2023

Après l’alinéa 24, insérer l’alinéa suivant :

« I ter. – Au premier alinéa de l’article 149, les mots : « à sa demande » sont supprimés. » 

🖋️Irrecevable
Émilie Chandler
14 juin 2023

Au début de l’alinéa 25, après la mention :

« II. – »,

insérer les mots :

« À l’exception des modifications apportées à l’article 706‑5 du code de procédure pénale qui n’ont qu’un caractère interprétatif, ».

🖋️Irrecevable
Émilie Chandler
14 juin 2023

À l’alinéa 25, substituer aux mots :

« commis à compter »

les mots :

« non forclos au jour ».

🖋️Irrecevable
Philippe Gosselin
15 juin 2023

À l’alinéa 25, substituer aux mots :

« commis à compter »

les mots :

« non forclos au jour ».

🖋️Irrecevable
Sarah Tanzilli
17 juin 2023

I. – À l’alinéa 25, substituer aux mots : 

« à compter de »

les mots :

« non forclos au jour ». 

II. – Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services. »

🖋️Irrecevable
Émilie Chandler
16 juin 2023

À l’alinéa 25, substituer aux mots :

« commis à compter » 

les mots :

« non forclos au jour ».

🖋️Irrecevable
Cécile Untermaier
15 juin 2023
Après l'article 5, insérer l'article suivant:

« À la première phrase du premier alinéa de l’article 515‑11 du code civil, le mot : « vraisemblables » est remplacé par le mot : « vraisemblable », et les mots : « et le danger auquel la victime ou un ou plusieurs enfants sont exposés » sont remplacés par les mots : « à l’encontre de la victime ou un ou plusieurs enfants. »

🖋️Irrecevable
Cécile Untermaier
15 juin 2023
Après l'article 5, insérer l'article suivant:

À la première phrase du premier alinéa de l’article 515‑11 du code civil, le mot : « vraisemblables » est remplacé par le mot : « vraisemblable » et, à la fin, les mots : « et le danger auquel la victime ou un ou plusieurs enfants sont exposés » sont remplacés par les mots : « exposant la victime ou un ou plusieurs enfants à un potentiel danger ».

🖋️Irrecevable
Cécile Untermaier
15 juin 2023
Après l'article 5, insérer l'article suivant:

À la première phrase de l’article 515-12 du code civil, le mot : « six » est remplacé par le mot : « douze ».

🖋️Irrecevable
Julie Lechanteux
17 juin 2023
Après l'article 5, insérer l'article suivant:

« Titre VIII

« Lutter efficacement contre la récidive

Art. 29 bis.

I. – L’article 132‑18‑1 du code pénal est rétabli dans la rédaction suivante :

« Art. 132‑18‑1. – Pour les crimes commis en état de récidive légale, la peine d’emprisonnement, de réclusion ou de détention ne peut être inférieure aux seuils suivants :

« 1° Cinq ans, si le crime est puni de quinze ans de réclusion ou de détention ;

« 2° Sept ans, si le crime est puni de vingt ans de réclusion ou de détention ;

« 3° Dix ans, si le crime est puni de trente ans de réclusion ou de détention ;

« 4° Quinze ans, si le crime est puni de la réclusion ou de la détention à perpétuité. »

II. – L’article 132‑19‑1 du code pénal est rétabli dans la rédaction suivante :

« Art. 132‑19‑1. – Pour les délits commis en état de récidive légale, la peine d’emprisonnement ne peut être inférieure aux seuils suivants :

« 1° Quinze jours, si le délit est puni de deux mois d’emprisonnement ;

« 2° Deux mois, si le délit est puni de six mois d’emprisonnement ;

« 3° Quatre mois, si le délit est puni d’un an d’emprisonnement ;

« 4° Huit mois, si le délit est puni de deux ans d’emprisonnement ;

« 5° Un an, si le délit est puni de trois ans d’emprisonnement ;

« 6° Deux ans, si le délit est puni de cinq ans d’emprisonnement ;

« 7° Trois ans, si le délit est puni de sept ans d’emprisonnement ;

« 8° Quatre ans, si le délit est puni de dix ans d’emprisonnement.

« La juridiction ne peut prononcer une peine autre que l’emprisonnement lorsque est commis une nouvelle fois en état de récidive légale un des délits suivants :

« 1° Violences volontaires ;

« 2° Délit commis avec la circonstance aggravante de violences ;

« 3° Agression ou atteinte sexuelle ;

« 4° Délit puni de dix ans d’emprisonnement.

« Les dispositions du présent article ne sont pas exclusives d’une peine d’amende et d’une ou plusieurs peines complémentaires. »

🖋️Irrecevable
Nicolas Turquois
16 juin 2023
Après l'article 5, insérer l'article suivant:

« Titre VI bis

« Précisions sur l’homicide involontaire commis par un conducteur de véhicule terrestre à moteur

« Art. 26 bis

« Au premier alinéa de l’article 221‑6‑1 du code pénal, après le mot : « involontaire », insérer les mots : «, qualifié dans ce cas d’homicide routier, ».

🖋️Irrecevable
Christophe Blanchet
15 juin 2023
Après l'article 5, insérer l'article suivant:

I. – L’article L. 716‑10 du code de la propriété intellectuelle est ainsi modifié :

1° Au début du premier alinéa, est ajoutée la mention : « I. – » ;

2° Au même premier alinéa, après le mot : « puni », sont insérés les mots : « d’une amende civile ou » ;

3° Sont ajoutés des II et III ainsi rédigés :

« II. – Pour la détention, l’offre ou la vente de marchandises présentées sous une marque contrefaisante, l’amende civile prévue au I est proportionnée à la gravité de la faute commise, aux facultés contributives de l’auteur de l’infraction et aux profits qu’il en a retirés. L’action publique peut être éteinte dans les conditions prévues aux articles 495‑17 à 495‑25 du code de procédure pénale, y compris en cas de récidive, par le versement d’une amende forfaitaire d’un montant de 200 euros. Le montant de l’amende forfaitaire minorée est de 150 euros et le montant de l’amende forfaitaire majorée est de 450 euros.

« III. – Les peines réprimant les infractions prévues aux a à d du I peuvent être assorties de la peine complémentaire de confiscation des avoirs tirés de ces infractions. »

II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

III. – La perte de recettes pour les collectivités territoriales est compensée à due concurrence par la majoration de la dotation globale de fonctionnement et, corrélativement pour l’État, par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

IV. – La perte de recettes pour les organismes de sécurité sociale est compensée à due concurrence par la majoration de l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

🖋️Irrecevable
Christophe Blanchet
15 juin 2023
Après l'article 5, insérer l'article suivant:

I. – L’article L. 716‑10 du code de la propriété intellectuelle est ainsi modifié :

1° Il est ajouté un II ainsi rédigé :

« II. – Les peines réprimant les infractions prévues aux a à d du I peuvent être assorties de la peine complémentaire de confiscation des avoirs tirés de ces infractions. » ;

2° En conséquence, au début du premier alinéa, est ajoutée la mention : « I. – ».

II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

III. – La perte de recettes pour les collectivités territoriales est compensée à due concurrence par la majoration de la dotation globale de fonctionnement et, corrélativement pour l’État, par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

IV. – La perte de recettes pour les organismes de sécurité sociale est compensée à due concurrence par la majoration de l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

🖋️Irrecevable
Christophe Blanchet
16 juin 2023
Après l'article 5, insérer l'article suivant:

L’article L. 716‑10 du code de la propriété intellectuelle est ainsi modifié :

1° Au début du premier alinéa, est ajoutée la mention : « I. – » ;

2° Au même premier alinéa, après le mot : « puni », sont insérés les mots : « d’une amende civile ou » ;

3° Sont ajoutés des II et III ainsi rédigés :

« II. – Pour la détention, l’offre ou la vente de marchandises présentées sous une marque contrefaisante, l’amende civile prévue au I est proportionnée à la gravité de la faute commise, aux facultés contributives de l’auteur de l’infraction et aux profits qu’il en a retirés. L’action publique peut être éteinte dans les conditions prévues aux articles 495‑17 à 495‑25 du code de procédure pénale, y compris en cas de récidive, par le versement d’une amende forfaitaire d’un montant de 200 euros. Le montant de l’amende forfaitaire minorée est de 150 euros et le montant de l’amende forfaitaire majorée est de 450 euros.

« III. – Les peines réprimant les infractions prévues aux a à d du I peuvent être assorties de la peine complémentaire de confiscation des avoirs tirés de ces infractions. »

🖋️Irrecevable
Christophe Blanchet
16 juin 2023
Après l'article 5, insérer l'article suivant:

1° L’article L. 716‑10 du code de la propriété intellectuelle est complété par un II ainsi rédigé :

« II. – Les peines réprimant les infractions prévues aux a à d du I peuvent être assorties de la peine complémentaire de confiscation des avoirs tirés de ces infractions. » ;

2° En conséquence, au début du premier alinéa du même article, est ajoutée la mention : « I. – ».

🖋️Irrecevable
Guillaume Gouffier Valente
17 juin 2023
Après l'article 5, insérer l'article suivant:

« Par voie d’expérimentation, en redéployant les moyens existants, et pour une durée de six ans, les cours d’appel volontaires peuvent expérimenter en leur sein la mise en place d’un outil informatique permettant de favoriser le suivi transversal et pluridisciplinaire des situations à risque par la juridiction. Cet outil permet la prévention du risque de réitération en matière de violences intrafamiliales, et l’adaptation en conséquence de la politique de protection des victimes de ces violences. »

🖋️Rejeté
Naïma Moutchou
17 juin 2023
Après l'article 5, insérer l'article suivant:

Le Gouvernement remet au Parlement, dans un délai d'un an à compter de la promulgation de la présente loi, un rapport faisant état de l'ensemble des fonctions juridictionnelles ayant à connaître du contentieux de l'indemnisation et évaluant l'opportunité de la création d'un juge de l'indemnisation.


Article 6
🖋️Adopté
Philippe Pradal
19 juin 2023

I. – Après la seconde occurrence du mot :

« commerce »,

rédiger ainsi la fin de la première phrase de l’alinéa 2 :

« et d’un greffier ».

II. – En conséquence, supprimer la seconde phrase du même alinéa.

III. – En conséquence, compléter les alinéas 6, 8 et 10 par les mots :

« , à l’exception des professions visées par le deuxième alinéa de l’article L. 722‑6‑1 ».

IV. – En conséquence, à l’alinéa 13, supprimer les mots :

« de désignation et de nomination des juges du tribunal des activités économiques, ».

🖋️Adopté
Philippe Pradal
19 juin 2023

Après le mot :

« suffisants »,

supprimer la fin de l’alinéa 9.

🖋️Adopté
Danielle Brulebois
15 juin 2023

Après le mot :

« suffisants »,

supprimer la fin de l’alinéa 9.

🖋️Adopté
Philippe Pradal
19 juin 2023

À l’alinéa 11, supprimer les mots :

« , à titre expérimental, ».

🖋️Adopté
Philippe Pradal
19 juin 2023

À la première phrase de l’alinéa 12, substituer au mot : 

« adresse »

 le mot : 

« remet ». 

🖋️Adopté
Philippe Pradal
19 juin 2023

À la dernière phrase de l’alinéa 12, substituer au mot : 

« repose »

le mot : 

« porte ».

🖋️Irrecevable
Christophe Blanchet
15 juin 2023
Avant l'article 6, insérer l'article suivant:

I. – À titre expérimental et pour la période 2023‑2027, une chambre juridictionnelle dédiée aux litiges relatifs au commerce en ligne est mise en place au sein de trois tribunaux judiciaires. 

Au plus tard douze mois avant le terme de l’expérimentation, le Gouvernement dépose sur le bureau de l’une ou l’autre assemblée un rapport dressant le bilan de cette expérimentation.

II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

III. – La perte de recettes pour les collectivités territoriales est compensée à due concurrence par la majoration de la dotation globale de fonctionnement et, corrélativement pour l’État, par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

IV. – La perte de recettes pour les organismes de sécurité sociale est compensée à due concurrence par la majoration de l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

🖋️Rejeté
Christophe Blanchet
16 juin 2023
Avant l'article 6, insérer l'article suivant:

À titre expérimental et pour la période 2023‑2027, une chambre juridictionnelle dédiée aux litiges relatifs au commerce en ligne est mise en place au sein de trois tribunaux judiciaires.

Au plus tard douze mois avant le terme de l’expérimentation, le Gouvernement dépose sur le bureau de l’une ou l’autre assemblée un rapport dressant le bilan de cette expérimentation.

🖋️Non soutenu
Thibault Bazin
15 juin 2023

Supprimer cet article.

🖋️Rejeté
Sébastien Jumel
15 juin 2023

Supprimer cet article.

🖋️Rejeté
Cécile Untermaier
15 juin 2023

Supprimer cet article.

🖋️Non soutenu
Emmanuelle Anthoine
16 juin 2023

Supprimer cet article.

🖋️Rejeté
Ugo Bernalicis
16 juin 2023

Supprimer cet article.

🖋️Rejeté
Ugo Bernalicis
16 juin 2023

Rédiger ainsi l’alinéa 2 :

« Le tribunal des activités économiques, qui siège en lieu et place du tribunal de commerce, est composé des juges élus du tribunal de commerce. Les formations de jugement dudit tribunal peuvent comprendre un magistrat du siège en qualité d’assesseur. Ces magistrats du siège sont désignés chaque année par ordonnance du président du tribunal judiciaire dans le ressort duquel est situé le siège du tribunal des activités économiques, après avis du président du tribunal des activités économiques. Cet avis porte uniquement sur la répartition de ces magistrats dans les différentes formations de jugement de la juridiction. »

🖋️Non soutenu
Valérie Bazin-Malgras
16 juin 2023

Rédiger ainsi l’alinéa 2 :

« Le tribunal des activités économiques, qui siège en lieu et place du tribunal de commerce, est composé des juges élus du tribunal de commerce et d’un greffier. »

🖋️Non soutenu
Paul Molac
17 juin 2023

Après la seconde occurrence du mot :

« commerce »,

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 2 :

« . Les formations de jugement dudit tribunal peuvent comprendre un magistrat du siège en qualité d’assesseur. Ces magistrats du siège sont désignés chaque année par ordonnance du président du tribunal judiciaire dans le ressort duquel est situé le siège du tribunal des activités économiques, après avis du président du tribunal des activités économiques. Cet avis porte uniquement sur la répartition de ces magistrats dans les différentes formations de jugement de la juridiction. »

🖋️Non soutenu
Cécile Untermaier
15 juin 2023

I. – À la fin de la première phrase de l’alinéa 2, supprimer les mots : 

« , à défaut nationales, des professions réglementées mentionnées au second alinéa de l’article L. 722‑6‑1 du même code ».

II. – En conséquence, supprimer la seconde phrase du même alinéa.

III. – En conséquence, compléter les alinéas 6, 8 et 10 par les mots : 

« à l’exception des professions visées par le deuxième alinéa de l’article L. 722‑6-1 ».

🖋️Irrecevable
Andrée Taurinya
16 juin 2023

Rédiger ainsi l’alinéa 2 :

« Le tribunal des activités économiques, qui siège en lieu et place du tribunal de commerce, est composé des juges élus du tribunal de commerce. Les formations de jugement dudit tribunal comprennent un magistrat du siège en qualité d’assesseur. Ces magistrats du siège sont désignés chaque année par ordonnance du président du tribunal judiciaire dans le ressort duquel est situé le siège du tribunal des activités économiques, après avis du président du tribunal des activités économiques. Cet avis porte uniquement sur la répartition de ces magistrats dans les différentes formations de jugement de la juridiction. »

🖋️Rejeté
Andrée Taurinya
16 juin 2023

Après la première phrase de l’alinéa 2, insérer la phrase suivante :

« Le président de la formation de jugement est désigné parmi ces derniers magistrats professionnels. »

🖋️Rejeté
Ugo Bernalicis
16 juin 2023

Après la première phrase de l’alinéa 2, insérer la phrase suivante :

« Le président de la formation de jugement est désigné parmi ces derniers magistrats professionnels. »

🖋️Non soutenu
Cécile Untermaier
15 juin 2023

Compléter l’alinéa 2 par la phrase suivante :

« Les formations de jugement dudit tribunal comprennent un magistrat du siège en qualité d’assesseur. Ce magistrat du siège est désigné par ordonnance du président du tribunal judiciaire dans le ressort duquel est situé le siège du tribunal des activités économiques. »

🖋️Irrecevable
Cécile Untermaier
15 juin 2023

I Supprimer les mots "parmi les membres élus et sur la proposition des chambres d’agriculture départementales et des instances représentatives départementales, à défaut nationales,"

II Supprimer les alinéas 7 et 8. 

🖋️Non soutenu
Thibault Bazin
15 juin 2023

Après l’alinéa 12, insérer l’alinéa suivant :

« Le tribunal des activités économiques ainsi expérimenté n’a pas compétence pour traiter des procédures collectives agricoles, notamment mentionnées au titre V du livre III du code rural et de la pêche maritime. »

🖋️Irrecevable
Emmanuelle Anthoine
16 juin 2023
🖋️Irrecevable
Christophe Blanchet
15 juin 2023
Après l'article 6, insérer l'article suivant:

Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement dépose sur le bureau de l’une ou l’autre assemblée un rapport sur les formations initiale et continue des magistrats en matière de contentieux des atteintes portées aux droits de propriété intellectuelle, en particulier sur internet, et sur les moyens d’améliorer ces formations notamment pour ce qui concerne la connaissance des enjeux économiques liés à la protection de ces droits.

🖋️Tombé
Danielle Brulebois
15 juin 2023

I. – À la première phrase de l’alinéa 2, supprimer la première occurrence des mots : 

« au second alinéa de l’article L. 722‑6‑1 et ». 

II. – En conséquence, à la fin de la même phrase du même alinéa, supprimer les mots : 

« et des instances représentatives départementales, à défaut nationales, des professions réglementées mentionnées au second alinéa de l’article L. 722‑6‑1 du même code ». 

III. – En conséquence, supprimer la seconde phrase du même alinéa. 

IV. – En conséquence, compléter les alinéas 6, 8 et 10 par les mots : 

« , à l’exception des professions visées par le deuxième alinéa de l’article L. 722‑6‑1. »

🖋️Tombé
Andrée Taurinya
16 juin 2023

I. – À la première phrase de l’alinéa 2, supprimer les mots :

« des chambres d’agriculture départementales et des »

II. – En conséquence, compléter les alinéas 6, 8 et 10 par les mots :

« , à l’exception des personnes exerçant une activité agricole définie à l’article L. 311‑1 du code rural et de la pêche maritime, y compris en tant qu’associé exploitant ».

III. – En conséquence, supprimer l’alinéa 7.

🖋️Tombé
Danielle Brulebois
15 juin 2023

I. – Compléter l’alinéa 6 par les mots :

« , à l’exception des personnes exerçant une activité agricole définie à l’article L. 311‑1 du code rural et de la pêche maritime, y compris en tant qu’associé exploitant ».

II. – En conséquence, supprimer l’alinéa 7.

III. – En conséquence, compléter l’alinéa 8 par les mots :

« , à l’exception des personnes exerçant une activité agricole définie à l’article L. 311‑1 du code rural et de la pêche maritime, y compris en tant qu’associé exploitant ».

IV. – En conséquence, compléter l’alinéa 10 par les mots :

« , à l’exception des personnes exerçant une activité agricole définie à l’article L. 311‑1 du code rural et de la pêche maritime, y compris en tant qu’associé exploitant ».

🖋️Tombé
Véronique Louwagie
16 juin 2023

I. – Compléter l’alinéa 6 par les mots :

« , à l’exception des personnes exerçant une activité agricole définie à l’article L. 311‑1 du code rural et de la pêche maritime, y compris en tant qu’associé exploitant ».

II. – En conséquence, supprimer l’alinéa 7.

III. – En conséquence, compléter l’alinéa 8 par les mots :

« , à l’exception des personnes exerçant une activité agricole définie à l’article L. 311‑1 du code rural et de la pêche maritime, y compris en tant qu’associé exploitant ».

IV. – En conséquence, compléter l’alinéa 10 par les mots :

« , à l’exception des personnes exerçant une activité agricole définie à l’article L. 311‑1 du code rural et de la pêche maritime, y compris en tant qu’associé exploitant ».

🖋️Tombé
Philippe Gosselin
16 juin 2023

Compléter les alinéas 6, 8 et 10 par les mots :

« , à l’exception des professions visées par le deuxième alinéa de l’article L. 722‑6‑1 ».

🖋️Tombé
Sarah Tanzilli
17 juin 2023

Compléter les alinéas 6, 8 et 10 par les mots :

« , à l’exception des professions visées par le deuxième alinéa de l’article L. 722‑6‑1 ».

🖋️Tombé
Naïma Moutchou
17 juin 2023

Compléter les alinéas 6, 8 et 10 par les mots :

« , à l’exception des professions visées par le deuxième alinéa de l’article L. 722‑6‑1 ».


Article 7
🖋️Adopté
Philippe Pradal
20 juin 2023

À l’alinéa 6, substituer aux mots :

« les personnes morales de droit public »

les mots :

« l’État, les collectivités territoriales et leurs groupements ».

🖋️Adopté
Philippe Pradal
22 juin 2023

Après l’alinéa 6, insérer l’alinéa suivant :

« 4° Par les entreprises de moins de 250 salariés. »

🖋️Adopté
Philippe Pradal
19 juin 2023

À la première phrase de l’alinéa 12, substituer au mot : 

« adresse » 

le mot : 

« remet ». 

🖋️Adopté
Philippe Pradal
19 juin 2023

À la dernière phrase de l’alinéa 12, substituer au mot : 

« repose »

le mot : 

« porte ». 

🖋️Rejeté
Cécile Untermaier
15 juin 2023

Supprimer cet article. 

🖋️Rejeté
Émeline K/Bidi
16 juin 2023

Supprimer cet article. 

🖋️Rejeté
Andrée Taurinya
16 juin 2023

Supprimer cet article. 

🖋️Rejeté
Pascale Bordes
16 juin 2023

Supprimer cet article. 

🖋️Non soutenu
Valérie Bazin-Malgras
17 juin 2023

Supprimer cet article. 

🖋️Rejeté
Sandra Regol
17 juin 2023

Supprimer cet article. 

🖋️Rejeté
Philippe Schreck
17 juin 2023

Supprimer cet article. 

🖋️Non soutenu
Ian Boucard
16 juin 2023

Après les mots :

« justice économique »,

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 1 :

« sera fixée par le tribunal aux termes de son jugement sur le fond et sera mise à la charge de la partie qui succombe. »

🖋️Rejeté
Philippe Schreck
17 juin 2023

I. – À la première phrase de l’alinéa 2, substituer au taux :

« 5 % »

le taux :

« 1 % ».

II. – En conséquence, à la fin de la même phras du même alinéa, substituer au montant :

« 100 000 euros » 

le montant :

« 10 000 euros ».

🖋️Rejeté
Philippe Schreck
17 juin 2023

À la première phrase de l’alinéa 2, substituer au taux :

« 5% » 

le taux :

« 1% ».

🖋️Rejeté
Philippe Schreck
17 juin 2023

À la première phrase de l’alinéa 2, substituer au taux :

« 5% » 

le taux :

« 2% ».

🖋️Rejeté
Philippe Schreck
17 juin 2023

À la première phrase de l’alinéa 2, substituer au taux :

« 5% » 

le taux :

« 3% ».

🖋️Rejeté
Philippe Schreck
17 juin 2023

À la première phrase de l’alinéa 2, substituer au taux :

« 5% » 

le taux :

« 4% ».

🖋️Rejeté
Philippe Schreck
17 juin 2023

À la fin de la première phrase de l’alinéa 2, substituer au montant :

« 100 000 euros » 

le montant :

« 5 000 euros ».

🖋️Rejeté
Philippe Schreck
17 juin 2023

À la fin de la première phrase de l’alinéa 2, substituer au montant :

« 100 000 euros » 

le montant :

« 10 000 euros ».

🖋️Rejeté
Philippe Schreck
17 juin 2023

À la fin de la première phrase de l’alinéa 2, substituer au montant :

« 100 000 euros » 

le montant :

« 15 000 euros ».

🖋️Rejeté
Philippe Schreck
17 juin 2023

À la fin de la première phrase de l’alinéa 2, substituer au montant :

« 100 000 euros » 

le montant :

« 20 000 euros ».

🖋️Rejeté
Philippe Schreck
17 juin 2023

À la fin de la première phrase de l’alinéa 2, substituer au montant :

« 100 000 euros » 

le montant :

« 25 000 euros ».

🖋️Rejeté
Philippe Schreck
17 juin 2023

À la fin de la première phrase de l’alinéa 2, substituer au montant :

« 100 000 euros » 

le montant :

« 50 000 euros ».

🖋️Rejeté
Philippe Schreck
17 juin 2023

À la fin de la première phrase de l’alinéa 2, substituer au montant :

« 100 000 euros » 

le montant :

« 75 000 euros ».

🖋️Non soutenu
Ian Boucard
16 juin 2023

Après la première phrase de l’alinéa 2, insérer la phrase suivante :

« Seuls les litiges dans lesquels le montant total des demandes est supérieur à 500 000 euros sont assujettis à la contribution mentionnée au présent alinéa. »

🖋️Non soutenu
Philippe Gosselin
15 juin 2023

Après l’alinéa 6, insérer l’alinéa suivant :

« 4° Par les entreprises de moins de 250 salariés. »

🖋️Rejeté
Philippe Schreck
17 juin 2023

Après l’alinéa 9, insérer l’alinéa suivant :

« La contribution est remboursée au demandeur placé en situation de procédure collective en cours d’instance. »

🖋️Tombé
Philippe Schreck
17 juin 2023

Après l’alinéa 6, insérer l’alinéa suivant :

« 4° Par les sociétés de moins de 50 salariés. »

🖋️Tombé
Philippe Schreck
17 juin 2023

Après l’alinéa 6, insérer l’alinéa suivant :

« 4° Par les sociétés de moins de 25 salariés. »

🖋️Tombé
Philippe Schreck
17 juin 2023

Après l’alinéa 6, insérer l’alinéa suivant :

« 4° Par les sociétés de moins de 20 salariés. »

🖋️Tombé
Philippe Schreck
17 juin 2023

Après l’alinéa 6, insérer l’alinéa suivant :

« 4° Par les sociétés de moins de 15 salariés. »

🖋️Tombé
Emmanuel Mandon
16 juin 2023

Après l’alinéa 6, insérer l’alinéa suivant :

« 4° Par les entreprises de moins de 10 salariés. »

🖋️Tombé
Philippe Schreck
17 juin 2023

Après l’alinéa 6, insérer l’alinéa suivant :

« 4° Par les sociétés de moins de 10 salariés. »

🖋️Tombé
Sandra Regol
17 juin 2023

Après l’alinéa 6, insérer l’alinéa suivant :

« 4° Par les personnes morales dont le chiffre d’affaires annuel moyen sur les trois dernières années est inférieur ou égal à 50 millions d’euros. »

🖋️Tombé
Philippe Schreck
17 juin 2023

Après l’alinéa 6, insérer l'alinéa suivant :

« 4° Par les sociétés réalisant moins de deux millions d’euros de chiffre d’affaires. » 

🖋️Tombé
Philippe Schreck
17 juin 2023

Après l’alinéa 6, insérer l'alinéa suivant :

« 4° Par les sociétés réalisant moins d’un million d’euros de chiffre d’affaires. » 

🖋️Tombé
Philippe Schreck
17 juin 2023

Après l’alinéa 6, insérer l'alinéa suivant :

« 4° Par les sociétés réalisant moins de 500 000 euros de chiffre d’affaires. » 

🖋️Tombé
Philippe Schreck
17 juin 2023

Après l’alinéa 6, insérer l'alinéa suivant :

« 4° Par les sociétés réalisant moins de 250 000 euros de chiffre d’affaires. » 

🖋️Tombé
Philippe Schreck
17 juin 2023

Après l’alinéa 6, insérer l’alinéa suivant :

« 4° Par les sociétés réalisant moins de 100 000 euros de chiffre d’affaires. » 

🖋️Tombé
Philippe Schreck
17 juin 2023

Après l’alinéa 6, insérer l’alinéa suivant :

« 4° Par les sociétés réalisant moins de 50 000 euros de chiffre d’affaires. » 

🖋️Tombé
Philippe Schreck
17 juin 2023

Après l’alinéa 6, insérer l’alinéa suivant :

« 4° Par les sociétés réalisant moins de 25 000 euros de chiffre d’affaires. » 

🖋️Tombé
Philippe Schreck
17 juin 2023

Après l’alinéa 6, insérer l’alinéa suivant :

« 4° Par les exploitations agricoles employant moins de 20 salariés. » 

🖋️Tombé
Philippe Schreck
17 juin 2023

Après l’alinéa 6, insérer l’alinéa suivant :

« 4° Par les exploitations agricoles employant moins de 15 salariés. » 

🖋️Tombé
Philippe Schreck
17 juin 2023

Après l’alinéa 6, insérer l'alinéa suivant :

« 4° Par les exploitations agricoles employant moins de 10 salariés. » 

🖋️Tombé
Philippe Schreck
17 juin 2023

Après l’alinéa 6, insérer l'alinéa suivant :

« 4° Par les exploitations agricoles employant moins de 5 salariés. » 

🖋️Tombé
Philippe Schreck
17 juin 2023

Après l’alinéa 6, insérer l’alinéa suivant :

« 4° Par les sociétés ayant moins de 5 ans d’ancienneté. » 

🖋️Tombé
Philippe Schreck
17 juin 2023

Après l’alinéa 6, insérer l’alinéa suivant :

« 4° Par les sociétés ayant moins de 3 ans d’ancienneté. » 

🖋️Tombé
Philippe Schreck
17 juin 2023

Après l’alinéa 6, insérer l’alinéa suivant :

« 4° Par les exploitations agricoles ayant moins de 5 ans d’ancienneté. » 

🖋️Tombé
Philippe Schreck
17 juin 2023

Après l’alinéa 6, insérer l’alinéa suivant :

« 4° Par les exploitations agricoles ayant moins de 3 ans d’ancienneté. » 

🖋️Tombé
Philippe Schreck
17 juin 2023

Après l’alinéa 6, insérer l’alinéa suivant :

« 4° Par les sociétés bénéficiant d’un plan de redressement ou de sauvegarde. » 


Article 8
🖋️Adopté
Philippe Pradal
20 juin 2023

À l’alinéa 5, substituer aux mots :

« les ressorts »

les mots :

« l’un des conseils de prud’hommes ».

🖋️Adopté
Philippe Pradal
20 juin 2023

À l’alinéa 10, après le mot :

« fonctions »,

insérer les mots :

« d’un conseiller prud’homme ».


Article 8 bis
🖋️Adopté
Philippe Pradal
19 juin 2023

I. – À l’alinéa 2, substituer au mot :

« deux »

le mot :

« six ».

II. – En conséquence, au même alinéa, substituer aux mots :

« prise de fonctions »

le mot :

« installation ».


Article 9
🖋️Adopté
Philippe Pradal
19 juin 2023

À l’alinéa 4, substituer aux mots :

« d’un an à compter de son élection »

les mots :

« fixé par décret ».


Article 11
🖋️Adopté
Jean Terlier
19 juin 2023

À l’alinéa 3, après le mot :

« et ,

insérer le mot :

« des ».

🖋️Adopté
Jean Terlier
19 juin 2023

À l’alinéa 4, après le mot :

« contractuel »,

insérer les mots :

« qui sont titulaires d’un diplôme sanctionnant une formation juridique au moins égale à cinq années d’études supérieures après le baccalauréat ».

🖋️Adopté
Jean Terlier
19 juin 2023

À l’alinéa 6, substituer aux mots :

« dans les autres matières »

les mots :

« en matière civile et en matière commerciale ».

🖋️Adopté
Jean Terlier
19 juin 2023

À l’alinéa 18, substituer au mot :

« ces »

le mot :

« leurs ».

🖋️Adopté
Jean Terlier
19 juin 2023

À l’alinéa 25, substituer aux mots :

« en application de »

les mots :

« lorsqu’ils accomplissent les missions confiées par les magistrats mentionnées à  ».

🖋️Rejeté
Andrée Taurinya
16 juin 2023

Supprimer les alinéas 1 à 14.

🖋️Rejeté
Pascale Bordes
16 juin 2023

I. – À l’alinéa 6, après le mot :

« signature »,

supprimer la fin de l’alinéa 6.

II. – En conséquence, supprimer les alinéas 22 et 23.

🖋️Rejeté
Jérémie Iordanoff
17 juin 2023

Après le mot :

« signature », 

supprimer la fin de l’alinéa 6.

🖋️Rejeté
Cécile Untermaier
15 juin 2023

À l’alinéa 8, après le mot : 

« siège »,

insérer le mot :

« ne ».

🖋️Rejeté
Cécile Untermaier
15 juin 2023

À la dernière phrase de l’alinéa 9, après la première occurrence du mot : 

« justice », 

insérer les mots :

« , dont le fait d’être titulaire d’un diplôme de master, ».

🖋️Rejeté
Cécile Untermaier
15 juin 2023

Compléter l’alinéa 14 par la phrase suivante :

« Ce décret précise également les conditions dans lesquelles les attachés de justice peuvent être issus du corps des greffiers et des juristes assistants. » 

🖋️Rejeté
Cécile Untermaier
15 juin 2023

Après la référence :

« 60‑1 »

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 23 :

« et 77‑1-1. »


Article 12
🖋️Adopté
Jean Terlier
21 juin 2023

Substituer aux alinéas 5 et 6 l’alinéa suivant :

« Art. L. 212‑9. – Le conseil de juridiction est un lieu d’échanges et de communication entre la juridiction et la cité, dont les missions, la composition, l’organisation et le fonctionnement, sont fixés par décret en Conseil d’État. Les parlementaires élus dans des circonscriptions situés dans le ressort de la juridiction sont invités à participer au conseil de juridiction. »

🖋️Adopté
Cécile Untermaier
15 juin 2023

Substituer aux alinéas 5 et 6 l’alinéa suivant :

« Art. L. 212‑9. – Le conseil de juridiction est un lieu d’échanges et de communication entre la juridiction et la cité, dont les missions, la composition, l’organisation et le fonctionnement, sont fixés par décret en Conseil d’État. Les parlementaires élus dans des circonscriptions situés dans le ressort de la juridiction sont invités à participer au conseil de juridiction. »

🖋️Adopté
Jean Terlier
19 juin 2023

Au début des alinéas 7 et 13, supprimer les mots :

« À l’exception des cas où sa consultation est requise par des dispositions législatives ou réglementaires, ».

🖋️Adopté
Jean Terlier
19 juin 2023

À la fin de la première phrase de l’alinéa 7, substituer aux mots :

« de la juridiction »

les mots :

« du tribunal judiciaire ».

🖋️Adopté
Jean Terlier
21 juin 2023

Substituer aux alinéas 11 et 12 l’alinéa suivant :

« Art. L. 312‑9. – Le conseil de juridiction placé auprès de la cour d’appel, dont les missions, la composition, l’organisation et le fonctionnement, sont fixés par décret en Conseil d’État, est un lieu d’échanges et de communication entre la juridiction et la cité. Les parlementaires élus dans des circonscriptions situés dans le ressort de la juridiction sont invités à participer au conseil de juridiction. »

🖋️Adopté
Jean Terlier
19 juin 2023

À l’alinéa 13, substituer au mot :

« juridiction »

le mot :

« cour ».

🖋️Adopté
Jean Terlier
19 juin 2023

Supprimer les alinéas 14 à 39.

🖋️Non soutenu
Alexandre Vincendet
16 juin 2023
Après l'article 12, insérer l'article suivant:

Un référentiel annuel d’évaluation des besoins par juridiction est à la disposition des Chefs de cour. Ce référentiel doit permettre de faire remonter aux conseils de juridictions les besoins matériels et financiers des juridictions avant d’être transmis au Garde des Sceaux. 

Ce référentiel normalisé à l’échelle nationale doit reposer sur des critères objectifs d’évaluation des besoins.

Le contenu de ce référentiel est précisé par décret.

🖋️Tombé
Ugo Bernalicis
16 juin 2023

I. – Compléter l’alinéa 5 par la phrase suivante :

« La composition doit comprendre notamment les représentants syndicaux, les parlementaires, les représentants des collectivités territoriales, les représentants des professionnels du droit, les associations partenaires régulières des juridictions et les citoyens jurés du ressort, dont les pouvoirs seront également élargis ».

II. – Après l’alinéa 5, insérer l’alinéa suivant :

« L’ordre du jour est arrêté par les chefs de juridiction ou de cours, après concertation avec l’ensemble des acteurs et un compte rendu des débats doit être publié obligatoirement. »


Article 12 bis
🖋️Irrecevable
Philippe Gosselin
15 juin 2023
Après l'article 12 bis, insérer l'article suivant:

Le Gouvernement remet au Parlement, dans les six mois à compter de la promulgation de la loi n°   du   d’orientation et de programmation du ministère de la justice 2023‑2027, un rapport sur le périmètre d’action du juge précisant la valeur ajoutée de son intervention dans les contentieux de masses.

🖋️Irrecevable
Caroline Yadan
15 juin 2023
Après l'article 12 bis, insérer l'article suivant:

Le Gouvernement remet au Parlement, dans les six mois à compter de la promulgation de la loi, un rapport sur le périmètre d’action du juge, précisément sur la valeur ajoutée de son intervention dans les contentieux de masses.


Article 13
🖋️Adopté
Jean Terlier
19 juin 2023

I. –  Après l’alinéa 2, insérer les quatre alinéas suivants :

« 1° bis L’article 11 est ainsi modifié :

« a) aux premier et deuxième alinéas du I et à la seconde phrase du premier alinéa du II, les mots : « , en activité ou honoraire, président » sont remplacés par le mot : « , président » ;

« b) À la dernière phrase du deuxième alinéa du I, les mots : « , en activité ou honoraires, et » sont remplacés par le mot : « et » ;

« c) À la seconde phrase du premier alinéa du III, les mots : « , en activité ou honoraire, et » sont remplacés par le mot : « et » ;

II. – En conséquence, rédiger ainsi le début de l’alinéa 9 :

« 1° À la première phrase du premier alinéa de l’article 22‑3, les mots : « , en activité ou honoraire, » sont supprimés et la seconde... (le reste sans changement). »

III. – En conséquence, à l’alinéa 13, après la référence :

« article 23, »,

insérer les mots :

« les mots : « , en activité ou honoraires, » sont supprimés et ».

🖋️Adopté
Jean Terlier
19 juin 2023

Après l’alinéa 4, insérer l’alinéa suivant :

« Après la première phrase du quatrième alinéa du III de l’article 16, est insérée une phrase ainsi rédigée : « Si, dans le délai de cinq ans à compter du prononcé de la peine, le professionnel a commis un manquement ayant entraîné le prononcé d’une nouvelle peine d’amende, celle-ci entraîne, sauf décision motivée, l’exécution de la première peine d’amende sans confusion avec la seconde. »

🖋️Adopté
Jean Terlier
19 juin 2023

À l’alinéa 8, après le mot :

« membres »,

insérer les mots :

« des conseils de l’ordre en activité ou ».

🖋️Adopté
Jean Terlier
19 juin 2023
Après l'article 13, insérer l'article suivant:

A l’article L. 3172‑2 du code du travail, les mots : « de discipline » sont remplacés par les mots : « régionales des commissaires de justice et les conseils régionaux des notaires ».

🖋️Rejeté
Ugo Bernalicis
16 juin 2023

Supprimer cet article.

🖋️Rejeté
Davy Rimane
17 juin 2023

Après l’alinéa 5, insérer les deux alinéas suivants :

1° AA Après le premier alinéa de l’article 22, sont insérées deux phrases ainsi rédigées : « Par exception et afin de garantir les principes d’indépendance et d’impartialité, un conseil de discipline commun est institué dans le ressort des cours d’appel de Cayenne, de Fort-de-France et de Basse-Terre pour connaître des infractions et fautes commises par les avocats relevant des barreaux de la Guyane, de la Martinique et du barreau de la Guadeloupe, Saint-Martin et Saint-Barthélemy. Il siège dans le ressort de la cour d’appel dont relève l’avocat faisant l’objet de poursuites. » ;

2° AB Après le premier alinéa de l’article 22‑1, il est inséré un alinéa ainsi rédigé : « Le conseil de discipline spécial mentionné au deuxième alinéa de l’article 22 est composé de représentants de l’ordre appartenant à chaque cour d’appel. Aucun conseil de l’ordre ne peut désigner plus de la moitié des membres au conseil de discipline commun et chaque conseil de l’ordre désigne au moins un représentant. Des membres suppléants sont nommés dans les mêmes conditions. »


Article 14
🖋️Adopté
Jean Terlier
20 juin 2023

À l’alinéa 4, substituer au mot :

« fixe »

le mot :

« définit ».

🖋️Adopté
Jean Terlier
20 juin 2023

À l’alinéa 8, substituer aux mots :

« , dans la limite de »

les mots :

« jusqu’à ».

🖋️Adopté
Jean Terlier
20 juin 2023

I. – À l’alinéa 12, avant le mot :

« pour »,

insérer la mention :

« I. –  ».

II. – En conséquence, au début de l’alinéa 13, insérer la mention :

« II. –  ».

III. – En conséquence, au début de l’alinéa 17, insérer la mention :

« III. –  ».

IV. – En conséquence, au début de l’alinéa 21, insérer la référence :

« IV ».

🖋️Adopté
Jean Terlier
20 juin 2023

À l’alinéa 14, supprimer les mots :

« et la pédagogie ».

🖋️Adopté
Jean Terlier
20 juin 2023

À la dernière phrase de l’alinéa 16, substituer aux mots :

« au sein des »

les mots :

« dans les ».

🖋️Adopté
Jean Terlier
20 juin 2023

A la seconde phrase de l’alinéa 17, substituer aux mots :

« les personnels auxquels les caméras individuelles sont fournies »

les mots :

« ces personnels ».

🖋️Adopté
Jean Terlier
20 juin 2023

À l’alinéa 23, substituer aux mots :

« placée en détention provisoire ou exécutant une peine privative de liberté »

le mot :

« détenue ».

🖋️Adopté
Jean Terlier
20 juin 2023

À l’alinéa 23, substituer au mot :

« défini »,

le mot :

« mentionné ».

🖋️Rejeté
Ugo Bernalicis
16 juin 2023

Supprimer cet article.

🖋️Rejeté
Jordan Guitton
16 juin 2023

Supprimer les alinéas 2 à 4.

🖋️Rejeté
Ugo Bernalicis
16 juin 2023

Supprimer les alinéas 2 à 4.

🖋️Non soutenu
Romain Baubry
17 juin 2023

Supprimer les alinéas 2 à 4.

🖋️Irrecevable
Raphaël Schellenberger
16 juin 2023

À l'alinéa 3, substituer au mot :

« trente »

le mot :

« quarante ».

🖋️Non soutenu
Jean-Félix Acquaviva
17 juin 2023

Après l’alinéa 3, insérer l’alinéa suivant :

« Ces surveillants adjoints sont placés sous la responsabilité hiérarchique des personnels de directions et des personnels de surveillance mentionnés à l’article L. 113‑1. »

🖋️Irrecevable
Ian Boucard
16 juin 2023

Compléter l’alinéa 6 par les mots :

 « , de la police nationale et de la gendarmerie. »

🖋️Rejeté
Andrée Taurinya
16 juin 2023

Supprimer les alinéas 7 et 8.

🖋️Rejeté
Émeline K/Bidi
16 juin 2023

Supprimer les alinéas 9 à 21.

🖋️Rejeté
Ugo Bernalicis
16 juin 2023

Supprimer les alinéas 9 à 21.

🖋️Irrecevable
Jordan Guitton
16 juin 2023

Rédiger ainsi l'alinéa 12 :

« Art. L. 223‑20. – Les personnels de surveillance de l’administration pénitentiaire individuellement désignés sont équipés en permanence de caméras individuelles, et peuvent procéder à un enregistrement audiovisuel de leurs interventions lorsque se produit ou est susceptible de se produire un incident, eu égard aux circonstances de l’intervention ou au comportement des personnes concernées. »

🖋️Non soutenu
Jean-Félix Acquaviva
17 juin 2023

Rédiger ainsi le début de l’alinéa 12 :

« Art. L. 223‑20. – Sous réserve du respect de la dignité de la personne humaine, pour... (le reste sans changement). »

🖋️Rejeté
Roger Vicot
15 juin 2023

Après l’alinéa 13, insérer l’alinéa suivant :

« L’enregistrement est déclenché dans toutes les situations où les personnels pénitentiaires sont susceptibles d’entrer en contact physique avec les personnes détenues. »

🖋️Non soutenu
Jean-Félix Acquaviva
17 juin 2023

I. – À la fin de l’alinéa 14, supprimer les mots : « ainsi que la formation et la pédagogie des agents ».

II. – En conséquence, supprimer l’alinéa 15.

🖋️Rejeté
Philippe Gosselin
16 juin 2023

Compléter l’alinéa 14 par la phrase suivante :

« Le déclenchement de l’enregistrement fait l’objet d’une information spécifique à destination des mineurs enregistrés. »

🖋️Rejeté
Cécile Untermaier
15 juin 2023

Après la troisième phrase de l’alinéa 16, insérer la phrase suivante :

« Dans ce dernier cas, l’information sera délivrée dès que possible, et au plus tard au terme de l’intervention. »

🖋️Rejeté
Jordan Guitton
16 juin 2023

Après le mot :

« est »,

rédiger ainsi la fin de la dernière phrase de l’alinéa 16 :

« effectuée par l’insertion d’une mention spécifique au sein des règlements intérieurs des établissements pénitentiaires. »

🖋️Rejeté
Sandra Regol
17 juin 2023

Supprimer la seconde phrase de l’alinéa 17.

🖋️Rejeté
Ugo Bernalicis
16 juin 2023

Après l’alinéa 17, insérer l’alinéa suivant :

« Sur leur demande, les personnes détenues présentes sur les images enregistrées et leurs avocats peuvent avoir accès aux enregistrements. »

🖋️Rejeté
Jordan Guitton
16 juin 2023

À la première phrase de l’alinéa 18, substituer aux mots :

« peuvent être »

le mot :

« sont ».

🖋️Rejeté
Jordan Guitton
16 juin 2023

I. – Après le mot :

« intervention »,

supprimer la fin de la première phrase de l’alinéa 18.

II. – En conséquence, supprimer la seconde phrase du même alinéa.

🖋️Non soutenu
Sandra Regol
17 juin 2023

Compléter l’alinéa 19 par la phrase suivante :

« Une traçabilité des consultations de l’enregistrement est également assurée lorsqu’elles sont effectuées hors du cadre de l’intervention. »

🖋️Rejeté
Jordan Guitton
16 juin 2023

À l’alinéa 20, substituer au mot :

« trois »

le mot :

« douze ».

🖋️Rejeté
Jordan Guitton
16 juin 2023

À l’alinéa 20, substituer au mot :

« trois »

le mot :

« six ».

🖋️Rejeté
Sandra Regol
17 juin 2023

À l’alinéa 20, substituer aux mots :

« de trois »

les mots : 

« d’un ».

🖋️Rejeté
Romain Baubry
17 juin 2023

I. – À l’alinéa 23, après les mots :

« procédure alternative »

insérer le mot :

« simplifiée ».

II. – En conséquence, après le même alinéa, insérer l’alinéa suivant : 

« Un détenu qui aurait déjà été sanctionné dans les 6 derniers mois pour manquement au règlement intérieur ne peut prétendre à une procédure alternative. En cas de refus du détenu, les poursuites disciplinaires sont engagées automatiquement. »

🖋️Rejeté
Jérémie Iordanoff
17 juin 2023

Compléter l’alinéa 23 par la phrase suivante : 

« Ce décret précise notamment le contenu des manquements, les différentes alternatives aux poursuites mobilisables, la composition de la commission disciplinaire qui doit comprendre au moins un membre extérieur à l’administration pénitentiaire et la procédure applicable au cours de laquelle la personne peut être assistée d’un avocat choisi ou commis d’office, en bénéficiant le cas échéant de l’aide de l’État ». 

🖋️Rejeté
Ugo Bernalicis
16 juin 2023

Après l’alinéa 24, insérer les deux alinéas suivants :

« Dans un délai de trois mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur le fonctionnement des comparutions immédiates et les conséquences sur l’accroissement des incarcérations.

« Le rapport s’attache à interroger le respect des droits de la défense et les conditions de travail judiciaire dans le cadre cette procédure. »

🖋️Irrecevable
Ugo Bernalicis
16 juin 2023
Après l'article 14, insérer l'article suivant:

I. – Le titre Ier du livre II du code pénitentiaire est complété par un chapitre III bis ainsi rédigé :

« Chapitre III bis

« Mécanisme de régulation carcérale et de prévention de la surpopulation pénitentiaire

« Art. L. 213‑10. – L’administration pénitentiaire définit un seuil de criticité pour chaque établissement, correspondant à un taux d’occupation à partir duquel les services des établissements ne sont plus en mesure de fonctionner sans affecter durablement la qualité de la prise en charge et les droits fondamentaux des personnes écrouées.

« Le dépassement de ce seuil entraîne la saisine de la commission de l’application des peines, qui doit envisager des mesures de régulation et de prévention.

« Un décret précise les modalités de définition de ce seuil de criticité pour chaque établissement.

« Art. L. 213‑11. – Aucune détention ne peut ni être effectuée, ni mise à exécution dans un établissement pénitentiaire ou dans un quartier le composant, au-delà de la capacité d’accueil.

« Pour permettre l’incarcération immédiate des personnes écrouées lorsqu’elle est ordonnée par l’autorité judiciaire, des places sont réservées dans chaque établissement, afin de mettre en œuvre le mécanisme de régulation carcérale de la surpopulation pénitentiaire prévu au premier alinéa.

« L’incarcération d’une personne condamnée ne peut conduire à la libération d’une personne prévenue et inversement l’incarcération d’une personne prévenue ne peut conduire à la libération d’une personne condamnée.

« Un décret précise les modalités de calcul du nombre de places réservées au sein de chaque établissement pénitentiaire, ce nombre étant fixé en proportion de la capacité d’accueil de celui-ci.

« Lorsque l’arrivée en détention d’une personne écrouée conduit un établissement pénitentiaire à utiliser l’une des places réservées prévues au présent article, une personne détenue condamnée ou prévenue au sein du même établissement doit être libérée selon les procédures prévues aux articles L. 213‑12 et L. 213‑13 dès que le seuil de criticité est atteint.

« Art. L. 213‑12. – Lorsque le mécanisme de libération prévu à l’article L. 213‑11 doit être mis en œuvre au sein d’un établissement pénitentiaire, la libération d’une personne condamnée est décidée, dans le cadre d’une mesure de libération conditionnelle, de semi-liberté, de placement à l’extérieur, de détention à domicile sous surveillance électronique, de suspension ou de fractionnement de peine ou d’une libération sous contrainte.

« Lorsqu’il s’agit d’une mesure de libération conditionnelle, de semi-liberté, de placement à l’extérieur, de détention à domicile sous surveillance électronique, de suspension ou de fractionnement de peine, le juge de l’application des peines octroie la mesure dans les conditions prévues aux articles 712 6 à 712‑10 du code de procédure pénale.

« Lorsqu’il s’agit d’une libération sous contrainte, le juge de l’application des peines octroie la mesure dans les conditions prévues à l’article 720 du code de procédure pénale.

« La décision prise en application des deuxième et troisième alinéas du présent article doit intervenir dans un délai de quinze jours à compter de la date d’écrou de la personne détenue entrée en surnombre, après avoir recueilli le consentement des intéressés . Elle est mise en œuvre sans délai.

« À défaut de décision du juge de l’application des peines dans le délai de quinze jours, une réduction de peine exceptionnelle d’un quantum égal au reliquat de la peine restant à subir, liée aux circonstances exceptionnelles de surpopulation carcérale, est accordée par le juge de l’application des peines après avis de la commission de l’application des peines, recueilli par tous moyens, à une personne détenue condamnée en exécution d’une ou plusieurs peines privatives de liberté dont le reliquat de peine est inférieur ou égal à six mois. Cette réduction de peine peut être ordonnée sans que soit consultée la commission de l’application des peines en cas d’avis favorable du procureur de la République. À défaut d’un tel avis, le juge peut statuer au vu de l’avis écrit des membres de la commission, recueilli par tout moyen.

« Art. L. 213‑13.– Lorsque le mécanisme de libération prévu à l’article L. 213‑11 doit être mis en œuvre au sein d’un établissement pénitentiaire, la libération d’une personne mise en examen placée en détention provisoire est accordée dans les conditions prévues au second alinéa de l’article 147 du code de procédure pénale.

« La mise en liberté peut être assortie de mesures de contrôle judiciaire. Elle peut également prendre la forme d’une assignation à résidence avec surveillance électronique en application de l’article 142‑6 du même code.

« La décision de mise en liberté doit intervenir dans un délai de vingt jours à compter de la date d’écrou du détenu entré en surnombre. Elle est mise en œuvre sans délai.

« À défaut de décision du juge d’instruction ou du juge des libertés et de la détention dans le délai de vingt jours, une mise en liberté immédiate, liée aux circonstances exceptionnelles de surpopulation carcérale, est ordonnée par le juge des libertés et de la détention à une personne mise en examen placée en détention provisoire pour des faits relevant des juridictions correctionnelles.

« Art. L. 213‑14. – L’administration pénitentiaire fournit une information hebdomadaire présentant la situation et le taux d’occupation des établissements pénitentiaires à tous les magistrats du ressort et, le cas échéant, des ressorts limitrophes.

« Art. L. 213‑15. – Les modalités d’application du présent chapitre sont fixées par décret en Conseil d’État. »

II. – Les dispositions du I entrent en vigueur six mois après la promulgation de la présente loi.

🖋️Irrecevable
Andrée Taurinya
16 juin 2023
Après l'article 14, insérer l'article suivant:

I. – Après le chapitre III du titre Ier du livre II du code pénitentiaire, il est inséré un nouveau chapitre ainsi rédigé :

« Chapitre III bis

« Mécanisme de régulation carcérale et de prévention de la surpopulation pénitentiaire

« Art. L. 213‑10. – L’administration pénitentiaire définit un seuil de criticité pour chaque établissement, correspondant à un taux d’occupation à partir duquel les services des établissements ne sont plus en mesure de fonctionner sans affecter durablement la qualité de la prise en charge et les droits fondamentaux des personnes écrouées.

« Le dépassement de ce seuil entraîne la saisine de la commission de l’application des peines, qui doit envisager des mesures de régulation et de prévention.

« Un décret précise les modalités de définition de ce seuil de criticité pour chaque établissement.

« Art. L. 213‑11. – Aucune détention ne peut ni être effectuée, ni mise à exécution dans un établissement pénitentiaire ou dans un quartier le composant, au-delà de la capacité d’accueil.

« Pour permettre l’incarcération immédiate des personnes écrouées lorsqu’elle est ordonnée par l’autorité judiciaire, des places sont réservées dans chaque établissement, afin de mettre en œuvre le mécanisme de régulation carcérale de la surpopulation pénitentiaire prévu au premier alinéa.

« L’incarcération d’une personne condamnée ne peut conduire à la libération d’une personne prévenue et inversement l’incarcération d’une personne prévenue ne peut conduire à la libération d’une personne condamnée.

« Un décret précise les modalités de calcul du nombre de places réservées au sein de chaque établissement pénitentiaire, ce nombre étant fixé en proportion de la capacité d’accueil de celui-ci.

« Lorsque l’arrivée en détention d’une personne écrouée conduit un établissement pénitentiaire à utiliser l’une des places réservées prévues au présent article, une personne détenue condamnée ou prévenue au sein du même établissement doit être libérée selon les procédures prévues aux articles L. 213‑12 et L. 213‑13 dès que le seuil de criticité est atteint.

« Art. L. 213‑12. – Lorsque le mécanisme de libération prévu à l’article L. 213‑11 doit être mis en œuvre au sein d’un établissement pénitentiaire, la libération d’une personne condamnée est décidée, dans le cadre d’une mesure de libération conditionnelle, de semi-liberté, de placement à l’extérieur, de détention à domicile sous surveillance électronique, de suspension ou de fractionnement de peine ou d’une libération sous contrainte.

« Lorsqu’il s’agit d’une mesure de libération conditionnelle, de semi-liberté, de placement à l’extérieur, de détention à domicile sous surveillance électronique, de suspension ou de fractionnement de peine, le juge de l’application des peines octroie la mesure dans les conditions prévues aux articles 712 6 à 712‑10 du code de procédure pénale.

« Lorsqu’il s’agit d’une libération sous contrainte, le juge de l’application des peines octroie la mesure dans les conditions prévues à l’article 720 du code de procédure pénale.

« La décision prise en application des deuxième et troisième alinéas du présent article doit intervenir dans un délai de quinze jours à compter de la date d’écrou de la personne détenue entrée en surnombre, après avoir recueilli le consentement des intéressés . Elle est mise en œuvre sans délai.

« À défaut de décision du juge de l’application des peines dans le délai de quinze jours, une réduction de peine exceptionnelle d’un quantum égal au reliquat de la peine restant à subir, liée aux circonstances exceptionnelles de surpopulation carcérale, est accordée par le juge de l’application des peines après avis de la commission de l’application des peines, recueilli par tous moyens, à une personne détenue condamnée en exécution d’une ou plusieurs peines privatives de liberté dont le reliquat de peine est inférieur ou égal à six mois. Cette réduction de peine peut être ordonnée sans que soit consultée la commission de l’application des peines en cas d’avis favorable du procureur de la République. À défaut d’un tel avis, le juge peut statuer au vu de l’avis écrit des membres de la commission, recueilli par tout moyen.

« Art. L. 213‑13. – Lorsque le mécanisme de libération prévu à l’article L. 213‑11 doit être mis en œuvre au sein d’un établissement pénitentiaire, la libération d’une personne mise en examen placée en détention provisoire est accordée dans les conditions prévues au second alinéa de l’article 147 du code de procédure pénale.

« La mise en liberté peut être assortie de mesures de contrôle judiciaire. Elle peut également prendre la forme d’une assignation à résidence avec surveillance électronique en application de l’article 142‑6 du même code.

« La décision de mise en liberté doit intervenir dans un délai de vingt jours à compter de la date d’écrou du détenu entré en surnombre. Elle est mise en œuvre sans délai.

« À défaut de décision du juge d’instruction ou du juge des libertés et de la détention dans le délai de vingt jours, une mise en liberté immédiate, liée aux circonstances exceptionnelles de surpopulation carcérale, est ordonnée par le juge des libertés et de la détention à une personne mise en examen placée en détention provisoire pour des faits relevant des juridictions correctionnelles.

« Art. L. 213‑14. – L’administration pénitentiaire fournit une information hebdomadaire présentant la situation et le taux d’occupation des établissements pénitentiaires à tous les magistrats du ressort et, le cas échéant, des ressorts limitrophes.

« Art. L. 213‑15. – Les modalités d’application du présent chapitre sont fixées par décret en Conseil d’État. »

II. – Les dispositions du I entrent en vigueur six mois après la promulgation de la présente loi.

🖋️Irrecevable
Caroline Abadie
17 juin 2023
Après l'article 14, insérer l'article suivant:

L’article L. 411‑1 du code pénitentiaire est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Toute personne détenue doit pouvoir bénéficier des ressources utiles à la réalisation de ses démarches administratives, à la recherche d’un emploi ou d’une formation, y compris par voie numérique. »

🖋️Irrecevable
Caroline Abadie
16 juin 2023
Après l'article 14, insérer l'article suivant:

À l‘article L. 521‑1 du code pénitentiaire, le mot : « peuvent » est remplacé par le mot : « doivent ».

🖋️Rejeté
Ugo Bernalicis
16 juin 2023
Après l'article 14, insérer l'article suivant:

Le Gouvernement remet au Parlement, dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, un rapport permettant d’étudier la capacité de l’administration pénitentiaire à atteindre un taux d’encellulement individuel de 100 % en suivant un mécanisme de régulation carcérale à l’issue du moratoire sur l’application de ce principe repoussé au 31 décembre 2027.

🖋️Rejeté
Ugo Bernalicis
16 juin 2023
Après l'article 14, insérer l'article suivant:

Le Gouvernement remet au Parlement, dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, un rapport sur la décroissance pénale. Ce rapport compare le système français par rapport aux autres modèles européens.

🖋️Irrecevable
Andrée Taurinya
16 juin 2023
Après l'article 14, insérer l'article suivant:

Le Gouvernement remet au Parlement, dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, un rapport sur la dépénalisation de délits selon leur gravité. Ce rapport recense les infractions susceptibles d'être supprimées ou redéfinies.


Article 15
🖋️Rejeté
Cécile Untermaier
15 juin 2023

Supprimer cet article.

🖋️Rejeté
Émeline K/Bidi
16 juin 2023

Supprimer cet article.

🖋️Rejeté
Andrée Taurinya
16 juin 2023

Supprimer cet article.

🖋️Non soutenu
Paul Molac
17 juin 2023

Supprimer cet article.

🖋️Rejeté
Jérémie Iordanoff
17 juin 2023

Supprimer cet article.

🖋️Rejeté
Ugo Bernalicis
16 juin 2023

Rédiger ainsi l’article 15 :

« Un comité de pilotage est mis en place pour proposer les modalités de mise en oeuvre et d’entrée en vigueur d’une équipe autour du juge des libertés et de la détention. Il s’agira de définir le besoin en ressources humaines à affecter à ce magistrat spécialisé afin qu’il puisse remplir l’ensemble des missions qui lui sont confiées, et notamment celles relative au contentieux du droit des étrangers et à l’hospitalisation sous contrainte. »

🖋️Irrecevable
Ugo Bernalicis
16 juin 2023

Rédiger ainsi l’article 15 :

« Un comité de pilotage est mis en place pour proposer les modalités de mise en oeuvre et d’entrée en vigueur d’une équipe autour du juge des libertés et de la détention. Il s’agira de définir le besoin en ressources humaines à affecter à ce magistrat spécialisé afin qu’il puisse remplir l’ensemble des missions qui lui sont confiées, et notamment celles relative au contentieux du droit des étrangers et à l’hospitalisation sous contrainte. »

🖋️Rejeté
Jérémie Iordanoff
17 juin 2023

Supprimer les alinéas 2 à 11.

🖋️Irrecevable
Julien Bayou
16 juin 2023
Après l'article 15, insérer l'article suivant:

L’article L. 341‑1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Un mineur non accompagné, un étranger accompagné d’un mineur et une femme enceinte ne peut pas faire l’objet d’une mesure de maintien en zone d’attente. »

🖋️Irrecevable
Julien Bayou
16 juin 2023
Après l'article 15, insérer l'article suivant:

L’article L. 741‑5 du code de l’entrée et de séjour des étrangers et du droit d’asile est ainsi modifié :

1° La seconde phrase du premier alinéa ainsi rédigée : « L’étranger accompagné d’un mineur ne peut pas être placé en rétention administrative. » ;

2° Les deuxième à dernier alinéas sont supprimés ;

3° Il est ajouté un alinéa ainsi rédigé :

« Les femmes enceintes ne peuvent faire l’objet d’une décision de placement en rétention. »

🖋️Irrecevable
Ugo Bernalicis
16 juin 2023
Après l'article 15, insérer l'article suivant:

Le Gouvernement remet au Parlement, dans un délai de six mois après la promulgation de la présente loi, un rapport établissant un état des lieux complet sur la santé mentale des étrangers en France et les préconisations afférentes pour remédier à cet état de faits.


Article 17
🖋️Adopté
Jean Terlier
19 juin 2023

I. – À l’alinéa 2, substituer aux mots :

« , après avoir tenté de susciter »

les mots :

« en suscitant, le cas échéant, ». 

II. – En conséquence, supprimer la première phrase de l’alinéa 27.

🖋️Adopté
Jean Terlier
19 juin 2023

I. – À la première phrase de l’alinéa 10, supprimer le mot : 

« en ». 

II. – En conséquence, à la même phrase du même alinéa, après le mot : 

« statistiques », 

insérer les mots : 

« du registre numérique ».

🖋️Adopté
Jean Terlier
19 juin 2023

À l’alinéa 31, supprimer les mots : 

« par requête ».

🖋️Adopté
Jean Terlier
19 juin 2023

À l’alinéa 33, substituer aux mots :

« le mois suivant »

les mots :

« un délai d’un mois à compter de ».

🖋️Adopté
Jean Terlier
19 juin 2023

Au début de l’alinéa 46, substituer au mot :

« Il »

les mots :

« Le commissaire de justice répartiteur ».

🖋️Adopté
Jean Terlier
19 juin 2023

À l’alinéa 56, avant le mot :

« mensongère », 

insérer les mots :

« inexacte ou ».

🖋️Rejeté
Cécile Untermaier
15 juin 2023

Supprimer cet article.  

🖋️Rejeté
Émeline K/Bidi
16 juin 2023

Supprimer cet article.  

🖋️Rejeté
Andrée Taurinya
16 juin 2023

Supprimer cet article.  

🖋️Rejeté
Jérémie Iordanoff
17 juin 2023

Supprimer cet article.  

🖋️Rejeté
Gisèle Lelouis
17 juin 2023

Supprimer cet article.  

🖋️Rejeté
Cécile Untermaier
15 juin 2023

À l’alinéa 32, après le mot :

« contrôler »,

insérer les mots :

« la validité du titre exécutoire et ».

🖋️Rejeté
Ugo Bernalicis
16 juin 2023

Après l’alinéa 46, insérer l’alinéa suivant :

« Le commandement aux fins de saisies des rémunérations délivré par le commissaire de justice au débiteur intervient après que le juge a, sur requête, fixé la créance et vérifié la validité de la procédure de l’exécution forcée. »

🖋️Rejeté
Cécile Untermaier
15 juin 2023

Compléter l’alinéa 67 par la phrase suivante :

« Ce décret précise également l’ordre d’affectation des sommes et la priorité du remboursement en capital. »

🖋️Rejeté
Cécile Untermaier
15 juin 2023

Un rapport sur l’exécution de cette mission par les commissaires de justice est remis au Parlement au terme de 2 ans suivant la promulgation de la présente loi. Est annexé l’avis émis par le collège de déontologie de la profession sur les questions soulevées.

🖋️Irrecevable
Emmanuelle Anthoine
16 juin 2023

Article 18
🖋️Adopté
Jean Terlier
19 juin 2023

Après le mot : 

« administrative », 

supprimer la fin de l’alinéa 5.

🖋️Rejeté
Andrée Taurinya
16 juin 2023

Supprimer cet article.


Article 19
🖋️Adopté
Philippe Gosselin
16 juin 2023

Après l’alinéa 5, insérer les deux alinéas suivants :

« I. bis - Après le premier alinéa de l’article 12 de la loi n° 71‑1130 du 31 décembre 1971 portant réforme de certaines professions judiciaires et juridiques, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« « Cette formation professionnelle peut comprendre, selon des modalités déterminées par décret en Conseil d’État, des stages professionnels faisant l’objet d’une convention entre le bénéficiaire de la formation, l’organisme d’accueil et le centre régional de formation professionnelle. » »

🖋️Adopté
Emmanuel Pellerin
17 juin 2023

Après l’alinéa 5, insérer les deux alinéas suivants :

« I. bis - Après le premier alinéa de l’article 12 de la loi n° 71‑1130 du 31 décembre 1971 portant réforme de certaines professions judiciaires et juridiques, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« « Cette formation professionnelle peut comprendre, selon des modalités déterminées par décret en Conseil d’État, des stages professionnels faisant l’objet d’une convention entre le bénéficiaire de la formation, l’organisme d’accueil et le centre régional de formation professionnelle. » »

🖋️Rejeté
Andrée Taurinya
16 juin 2023

À la fin de l’alinéa 4, substituer aux mots :

« un master »

les mots :

« une licence ».

🖋️Rejeté
Philippe Gosselin
15 juin 2023

À la fin de l’alinéa 4, substituer aux mots : 

« un master » 

les mots : 

« un diplôme ou une attestation d’avoir satisfait aux examens d’une année de second cycle de l’enseignement supérieur ».

🖋️Rejeté
Ian Boucard
14 juin 2023

À la fin de l’alinéa 4, substituer aux mots : 

« un master » 

les mots : 

« un diplôme ou une attestation d’avoir satisfait aux examens d’une année de second cycle de l’enseignement supérieur ».

🖋️Rejeté
Raphaël Schellenberger
16 juin 2023

À la fin de l’alinéa 4, substituer aux mots : 

« un master » 

les mots : 

« un diplôme justifiant d’une année de second cycle de l’enseignement supérieur ».

🖋️Irrecevable
Emmanuelle Anthoine
16 juin 2023
🖋️Rejeté
Ian Boucard
14 juin 2023

Après l’alinéa 4, insérer l’alinéa suivant :

« c) Le 2° est complété par la phrase suivante : « Les étudiants ayant débuté leurs études avant la rentrée universitaire 2024‑2025 peuvent accéder à la profession d’avocat avec un diplôme ou une attestation d’avoir satisfait aux examens d’une année de second cycle de l’enseignement supérieur. » »

🖋️Rejeté
Philippe Gosselin
15 juin 2023

Après l’alinéa 4, insérer l’alinéa suivant :

« c) Le 2° est complété par la phrase suivante : « Les étudiants ayant débuté leurs études avant la rentrée universitaire 2024‑2025 peuvent accéder à la profession d’avocat avec un diplôme ou une attestation d’avoir satisfait aux examens d’une année de second cycle de l’enseignement supérieur. » »

🖋️Irrecevable
Emmanuelle Anthoine
16 juin 2023
🖋️Irrecevable
Philippe Gosselin
16 juin 2023

Après l'alinéa 5, insérer l’alinéa suivant :

« I. bis – Au deuxième alinéa de l’article 21‑2 de la loi n° 71‑1130 du 31 décembre 1971 précitée, après le mot : « bâtonniers » sont insérés les mots : « , des vice bâtonniers ».

🖋️Non soutenu
Emmanuelle Anthoine
16 juin 2023

Après l’alinéa 5, insérer les deux alinéas suivants :

« I. bis - Après le premier alinéa de l’article 12 de la loi n° 71‑1130 du 31 décembre 1971 portant réforme de certaines professions judiciaires et juridiques, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« « Cette formation professionnelle peut comprendre, selon des modalités déterminées par décret en Conseil d’État, des stages professionnels faisant l’objet d’une convention entre le bénéficiaire de la formation, l’organisme d’accueil et le centre régional de formation professionnelle. » »

🖋️Irrecevable
Emmanuelle Anthoine
16 juin 2023

Après l’alinéa 5, insérer les deux alinéas suivants :

« 3° À l’article 13 de la loi n° 71‑1130 du 31 décembre 1971 portant réforme de certaines professions judiciaires et juridiques, la première phrase du troisième alinéa est complétée par les mots : « , dans le respect des missions et prérogatives du Conseil national des barreaux » ;

« 4° À l’article 21‑1 de la loi n° 71‑1130 du 31 décembre 1971 portant réforme de certaines professions judiciaires et juridiques, la deuxième phrase du quatrième alinéa est ainsi rédigée : « Il coordonne et contrôle les actions de formation des centres régionaux de formation professionnelle, coordonne et harmonise les règles de gestion de ces centres et exerce en matière de financement de la formation professionnelle les attributions qui lui sont dévolues à l’article 14‑1 ».

🖋️Non soutenu
Emmanuelle Anthoine
16 juin 2023

Après l’alinéa 5, insérer les trois alinéas suivants :

« I. bis –  L’article 13 de la loi n° 71‑1130 du 31 décembre 1971 portant réforme de certaines professions judiciaires et juridiques est ainsi modifié : 

« 1°  Le 1° est complété par les mots : « et aux épreuves de l’examen de contrôle des connaissances prévus au dernier alinéa de l’article 11 et par les dispositions réglementaires concernant les personnes ayant exercé certaines fonctions ou activités en France ou dans un État membre de l’Union européenne ou partie à l’accord sur l’Espace économique européen » ; 

« 2°  Le 6° est complété par les mots : « et le cas échéant d’autres professionnels ».

🖋️Irrecevable
Emmanuelle Anthoine
16 juin 2023

Après l’alinéa 5, insérer les quatre alinéas suivants :

« 3° L’article 14‑1 de la loi n° 71‑1130 du 31 décembre 1971 portant réforme de certaines professions judiciaires et juridiques est ainsi modifié :

« a) Le deuxième alinéa du 1° est ainsi rédigé : « Le Conseil national des barreaux fixe annuellement cette contribution pour l’exercice à venir en fonction des besoins de financement des centres. Cette contribution ne peut chaque année augmenter de plus de 10 % par rapport à l’année précédente. » ;

« b) La dernière phrase du troisième alinéa du 1° est supprimée ;

« c) Le dernier alinéa est ainsi rédigé : « Les conditions d’application du présent article sont déterminées par décret. »

🖋️Irrecevable
Emmanuelle Anthoine
16 juin 2023

Après l'alinéa 5, insérer l’alinéa suivant :

« I. bis – Au deuxième alinéa de l’article 21‑2 de la loi n° 71‑1130 du 31 décembre 1971 précitée, après le mot : « bâtonniers » sont insérés les mots : « , des vice bâtonniers ».

🖋️Rejeté
Cécile Untermaier
15 juin 2023

Supprimer les alinéas 6 à 8. 

🖋️Irrecevable
Louis Margueritte
16 juin 2023

Compléter cet article par les sept alinéas suivants :

Le code de commerce est ainsi modifié :

1° Les sixième à huitième alinéas de l’article L. 811-5 sont remplacés par deux alinéas ainsi rédigés :

« 5° Être titulaire du diplôme de master en administration et liquidation d’entreprises en difficulté́, avoir accompli le stage professionnel et avoir subi avec succès l’examen du certificat national d’aptitude aux fonctions d’administrateur judiciaire.

« Un décret en Conseil d’État fixe les conditions de compétence et d’expérience professionnelle donnant droit à une dispense de tout ou partie du stage professionnel et de tout ou partie du certificat national d’aptitude aux fonctions d’administrateur judiciaire. Ce décret précise également les conditions d’expérience ou de stage requises pour l’inscription sur la liste mentionnée au premier alinéa du présent article, en complément de la détention du diplôme mentionné au 5°. » ;

2° Les sixième à huitième alinéas de l’article L. 812-3 sont remplacés par deux alinéas ainsi rédigés :

« 5° Être titulaire du diplôme de master en administration et liquidation d’entreprises en difficulté́, avoir accompli le stage professionnel et avoir subi avec succès l’examen du certificat national d’aptitude aux fonctions de mandataire judiciaire.

« Un décret en Conseil d’État fixe les conditions de compétence et d’expérience professionnelle donnant droit à une dispense de tout ou partie du stage professionnel et de tout ou partie du certificat national d’aptitude aux fonctions de mandataire judiciaire. Ce décret précise également les conditions d’expérience ou de stage requises pour l’inscription sur la liste mentionnée au premier alinéa du présent article, en complément de la détention du diplôme mentionné au 5°. »

🖋️Irrecevable
Gilles Le Gendre
17 juin 2023

Compléter cet article par les sept alinéas suivants :

Le code de commerce est ainsi modifié :

1° Les sixième à huitième alinéas de l’article L. 811-5 sont remplacés par deux alinéas ainsi rédigés :

 « 5° Être titulaire du diplôme de master en administration et liquidation d’entreprises en difficulté́, avoir accompli le stage professionnel et avoir subi avec succès l’examen du certificat national d’aptitude aux fonctions d’administrateur judiciaire.

« Un décret en Conseil d’État fixe les conditions de compétence et d’expérience professionnelle donnant droit à une dispense de tout ou partie du stage professionnel et de tout ou partie du certificat national d’aptitude aux fonctions d’administrateur judiciaire. Ce décret précise également les conditions d’expérience ou de stage requises pour l’inscription sur la liste mentionnée au premier alinéa du présent article, en complément de la détention du diplôme mentionné au 5°. » ;

2° Les sixième à huitième alinéas de l’article L. 812-3 sont remplacés par deux alinéas ainsi rédigés :

« 5° Être titulaire du diplôme de master en administration et liquidation d’entreprises en difficulté́, avoir accompli le stage professionnel et avoir subi avec succès l’examen du certificat national d’aptitude aux fonctions de mandataire judiciaire.

« Un décret en Conseil d’État fixe les conditions de compétence et d’expérience professionnelle donnant droit à une dispense de tout ou partie du stage professionnel et de tout ou partie du certificat national d’aptitude aux fonctions de mandataire judiciaire. Ce décret précise également les conditions d’expérience ou de stage requises pour l’inscription sur la liste mentionnée au premier alinéa du présent article, en complément de la détention du diplôme mentionné au 5°. »

🖋️Irrecevable
Rémy Rebeyrotte
17 juin 2023

Compléter cet article par les sept alinéas suivants :

« III. – Le code de commerce est ainsi modifié :

« 1° Les sixième à huitième alinéas de l’article L. 811‑5 sont remplacés par deux alinéas ainsi rédigés :

« « 5° Être titulaire du diplôme de master en administration et liquidation d’entreprises en difficulté́, avoir accompli le stage professionnel et avoir subi avec succès l’examen du certificat national d’aptitude aux fonctions d’administrateur judiciaire.

« « Un décret en Conseil d’État fixe les conditions de compétence et d’expérience professionnelle donnant droit à une dispense de tout ou partie du stage professionnel et de tout ou partie du certificat national d’aptitude aux fonctions d’administrateur judiciaire. Ce décret précise également les conditions d’expérience ou de stage requises pour l’inscription sur la liste mentionnée au premier alinéa du présent article, en complément de la détention du diplôme mentionné au 5° . » ;

« 2° Les sixième à huitième alinéas de l’article L. 812‑3 sont remplacés par deux alinéas ainsi rédigés :

« « 5° Être titulaire du diplôme de master en administration et liquidation d’entreprises en difficulté́, avoir accompli le stage professionnel et avoir subi avec succès l’examen du certificat national d’aptitude aux fonctions de mandataire judiciaire.

« « Un décret en Conseil d’État fixe les conditions de compétence et d’expérience professionnelle donnant droit à une dispense de tout ou partie du stage professionnel et de tout ou partie du certificat national d’aptitude aux fonctions de mandataire judiciaire. Ce décret précise également les conditions d’expérience ou de stage requises pour l’inscription sur la liste mentionnée au premier alinéa du présent article, en complément de la détention du diplôme mentionné au 5° . »

🖋️Irrecevable
Emmanuelle Anthoine
16 juin 2023
🖋️Irrecevable
Emmanuelle Anthoine
16 juin 2023

Article 20
🖋️Irrecevable
Jean Terlier
17 juin 2023
Après l'article 20, insérer l'article suivant:

Après l'article 21, insérer un article ainsi rédigé :

Après l'article L. 213-8 du code de l'organisation judiciaire, il est inséré une sous-section ainsi rédigée :

Sous-section 6 : Le juge en charge de l'audience de règlement amiable

Art- L.213-9. Les fonctions de juge en charge de l'audience de règlement amiable peuvent être exercées par tout magistrat du tribunal judiciaire dans des conditions prévues par décret.

Il a pour mission la conciliation des parties en vue d'une résolution amiable de leur différend.

Il ne peut pas être membre de la formation de jugement en charge de trancher le litige sur le fond.

🖋️Irrecevable
Louis Margueritte
16 juin 2023
Après l'article 20, insérer l'article suivant:

Le 2° des articles L. 811-10 et L. 812-8 du code de commerce est ainsi modifié :

1° Les mots : « de membre du conseil de surveillance ou d’administrateur d’une société commerciale, » sont supprimés ;

2° La dernière phrase est complétée par les mots : « et de membre indépendant du conseil de surveillance ou d’administrateur indépendant d’une société commerciale ».

🖋️Irrecevable
Louis Margueritte
16 juin 2023
Après l'article 20, insérer l'article suivant:

Le titre Ier du livre VIII code de commerce est ainsi modifié :

1° Le cinquième alinéa de l’article L. 811‑10 est ainsi modifié :

a) À la première phrase, après les mots : « ni à l’accomplissement », sont insérés les mots : « de missions de conciliation ou de médiation ou » ;

b) La dernière phrase est supprimée ;

2° Le cinquième alinéa de l’article L. 812‑8 est ainsi modifié :

a) à la première phrase, après les mots : « ni à l’accomplissement » sont insérés les mots : « de missions de conciliation ou de médiation ou » ;

b) La quatrième phrase est supprimée.

🖋️Irrecevable
Rémy Rebeyrotte
17 juin 2023
Après l'article 20, insérer l'article suivant:

Le quatrième alinéa des articles L. 811-10 et L. 812-8 du code de commerce est ainsi modifié :

1° Les mots : « de membre du conseil de surveillance ou d’administrateur d’une société commerciale, » sont supprimés ;

2° La dernière phrase est complétée par les mots : « et de membre indépendant du conseil de surveillance ou d’administrateur indépendant d’une société commerciale ».

🖋️Irrecevable
Rémy Rebeyrotte
17 juin 2023
Après l'article 20, insérer l'article suivant:

Le titre Ier du livre VIII code de commerce est ainsi modifié :

1° Le cinquième alinéa de l’article L. 811‑10 est ainsi modifié :

a) À la première phrase, après les mots : « ni à l’accomplissement », sont insérés les mots : « de missions de conciliation ou de médiation ou » ;

b) La dernière phrase est supprimée ;

2° Le cinquième alinéa de l’article L. 812‑8 est ainsi modifié :

a) à la première phrase, après les mots : « ni à l’accomplissement » sont insérés les mots : « de missions de conciliation ou de médiation ou » ;

b) La quatrième phrase est supprimée.

🖋️Irrecevable
Gilles Le Gendre
17 juin 2023
Après l'article 20, insérer l'article suivant:

Le titre Ier du livre VIII code de commerce est ainsi modifié :

1° Le cinquième alinéa de l’article L. 811‑10 est ainsi modifié :

a) À la première phrase, après les mots : « ni à l’accomplissement », sont insérés les mots : « de missions de conciliation ou de médiation ou » ;

b) La dernière phrase est supprimée ;

2° Le cinquième alinéa de l’article L. 812‑8 est ainsi modifié :

a) à la première phrase, après les mots : « ni à l’accomplissement » sont insérés les mots : « de missions de conciliation ou de médiation ou » ;

b) La quatrième phrase est supprimée.


Article 21
🖋️Adopté19 juin 2023

Rétablir cet article dans la rédaction suivante :

« I. – Dans les conditions prévues à l’article 38 de la Constitution, le Gouvernement est autorisé à prendre par voie d’ordonnance, au plus tard le 1er novembre 2024 les mesures relevant du domaine de la loi pour :

« 1° Améliorer la lisibilité du droit de la publicité foncière, notamment en réunissant et en adaptant, au sein du même livre du code civil, l’ensemble des règles législatives relatives à la publicité foncière ;

« 2° Moderniser le régime de la publicité foncière et renforcer son efficacité, notamment en précisant et en adaptant les conditions de mise en œuvre et les effets du principe de publication du titre antérieur, en affirmant le principe de la préférence au primo-publiant indépendamment de sa bonne ou mauvaise foi, en recentrant la liste des actes soumis à la publicité foncière sur ceux relatifs à des droits réels ou susceptibles d’en faire naître, en améliorant les sanctions des publications, en harmonisant le régime d’opposabilité des actes publiés et en rationalisant le cadre juridique des décisions de refus de dépôt et de rejet de la formalité ;

« 3° Moderniser et clarifier le régime de l’inscription des privilèges immobiliers et des hypothèques, notamment en dégageant les principes directeurs gouvernant cette inscription et en mettant les dispositions du régime de l’inscription des privilèges immobiliers et des hypothèques en cohérence avec les modifications apportées au régime de la publicité foncière par les ordonnances prévues au présent article ;

« 4° Tirer les conséquences, avec, le cas échéant, les adaptations législatives nécessaires, des modifications apportées par les ordonnances prévues au présent article, notamment à la loi du 1er juin 1924 mettant en vigueur la législation civile française dans les départements du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de la Moselle et au livre V du code civil.

« II. – Un projet de loi de ratification est déposé devant le Parlement dans un délai de trois mois à compter de la publication de chaque ordonnance. »


Article 22
🖋️Adopté
Sacha Houlié
17 juin 2023

Après l’alinéa 1, insérer l’alinéa suivant :

« 1°A Au premier alinéa des articles L. 131‑2 et L. 231-1-1, le mot : « exercent » est remplacé par les mots : « prêtent serment publiquement d’exercer » ; »

🖋️Adopté19 juin 2023

Après l’alinéa 8, insérer les deux alinéas suivants :

« 4° Le premier alinéa de l’article L. 234‑2-1 du code de justice administrative est remplacé par les dispositions suivantes :

« « Peuvent être promus au grade de premier conseiller, les conseillers ayant accompli une mobilité statutaire d’une durée d’au moins deux ans et qui justifient de six années de services effectifs en qualité de magistrat des tribunaux administratifs et des cours administratives d’appel. » »

🖋️Adopté
Sacha Houlié
17 juin 2023

Substituer à l’alinéa 9 les trois alinéas suivants :

« II. – Le code des juridictions financières est ainsi modifié :

« 1° Au deuxième alinéa de l’article L. 112‑3-1, après la première occurrence du mot : « État » sont insérés les mots : « , du corps des magistrats des chambres régionales des comptes, du corps des magistrats des tribunaux administratifs et des cours administratives d’appel » ;

« 2° L’article L. 221‑3 est ainsi modifié : »

🖋️Irrecevable
Philippe Latombe
16 juin 2023
Après l'article 22, insérer l'article suivant:

La section 6 du chapitre Ier du titre IV du livre VII est complétée par un article L. 741‑5 ainsi rédigé :

« Art. L. 741‑5. – Sous réserve des dispositions particulières qui régissent l’accès aux décisions de justice et leur publicité, les conclusions du rapporteur public sont mises à la disposition du public à titre gratuit sous forme électronique dans les mêmes conditions que les jugements. »

🖋️Irrecevable
Philippe Latombe
16 juin 2023
Après l'article 22, insérer l'article suivant:

« Chapitre IV 

« Juridictions administratives 

« Après l'article L. 741-4 du code de justice administrative, il est inséré un article L. 741-5 ainsi rédigé :

« Art. L. 741-5. – Sous réserve des dispositions particulières qui régissent l'accès aux décisions de justice et leur publicité, les conclusions du rapporteur public sont mises à la disposition du public à titre gratuit sous forme électronique dans les mêmes conditions que les jugements. »


Article 23
🖋️Adopté19 juin 2023

I. – Rédiger ainsi l’alinéa 4 :

« a) Au quatrième alinéa du I, les mots : « en service détaché » sont remplacés par les mots : « en disponibilité » ; » ;

II. – En conséquence, rédiger ainsi l’alinéa 13 :

« c) A la première phrase de l’avant-dernier alinéa, le mot : « sept » est remplacé par le mot : « cinq » ; » ;

III. – En conséquence, rédiger ainsi l’alinéa 18 :

« II. – Le c du 3° du I du présent article est applicable aux nominations prononcées à compter de la publication de la présente loi. ». 

🖋️Adopté
Jean Terlier
19 juin 2023

I. – À l’alinéa 6, substituer aux mots :

« aux première et avant-dernière phrases »

les mots :

« à la première phrase ».

II. – Après l’alinéa 14, insérer l’alinéa suivant :

« 3° ter Les deux dernières phrases du I de l’article L. 221‑2‑1 sont remplacées par une phrase ainsi rédigée : « Les règles de mobilité statutaire sont précisées par décret en Conseil d’État. » ; ».

🖋️Adopté
Jean Terlier
19 juin 2023

À la première phrase de l’alinéa 12, supprimer la première occurrence des mots :

« de chambre régionale des comptes ».

🖋️Adopté
Jean Terlier
19 juin 2023

Au début de la seconde phrase de l’alinéa 12, substituer aux mots :

« Dans cette position »,

les mots :

« En position de détachement ».

🖋️Rejeté
Ugo Bernalicis
16 juin 2023

Supprimer les alinéas 11 et 12.

🖋️Rejeté
Philippe Schreck
16 juin 2023
Après l'article 23, insérer l'article suivant:

Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur le régime indemnitaire des magistrats financiers.


Article 24
🖋️Adopté
Jean Terlier
20 juin 2023

Après l’alinéa 1, insérer les deux alinéas suivants :

« I bis. – Après le 14° de l’article L. 142‑1‑1 du code des juridictions financières, il est inséré un 15° ainsi rédigé :

« « 15° L’Agence française anticorruption. » »

🖋️Rejeté
Andrée Taurinya
16 juin 2023

Supprimer cet article.

🖋️Rejeté
Philippe Schreck
16 juin 2023

Supprimer l'alinéa 1.

🖋️Rejeté
Philippe Pradal
17 juin 2023

Après l’alinéa 1, insérer les trois alinéas suivants :

« I bis. – Le chapitre III du titre IV de la première partie du livre II du code des juridictions financières est ainsi modifié :

« 1° À la première phrase de l’article L. 243‑2, les mots : « d’un mois » sont remplacés par les mots : « de deux mois » ;

« 2° À la première phrase de l’article L. 243‑5, les mots : « d’un mois » sont remplacés par les mots : « de deux mois ». »


Article 26
🖋️Adopté
Jean Terlier
19 juin 2023

Aux alinéas 2, 3, 4 et 14, supprimer les mots :

« territorialement compétent ».

🖋️Adopté
Jean Terlier
19 juin 2023

À l’alinéa 3, après le mot :

« sociale »,

insérer les mots :

« mentionné l’article L. 351‑1 ».


Article 27
🖋️Adopté
Jean Terlier
19 juin 2023

Substituer aux alinéas 12 et 13 l’alinéa suivant :

« 3° À l’article L. 552‑10, la référence : « et L. 312‑7 » est remplacée par les références : « , L. 312‑6, L. 312‑7 et L. 312‑9 ». »

🖋️Adopté
Jean Terlier
19 juin 2023

Substituer aux alinéas 15 et 16 les alinéas suivants :

« a) Les références : « L. 211‑9, » et « L. 217‑6 » sont supprimées ;

« b) Il est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« « Les articles L. 211‑9 et L. 217‑6 sont applicables en Nouvelle-Calédonie dans leur rédaction résultant de la loi n° du d’orientation et de programmation du ministère de la justice 2023‑2027. » »

🖋️Adopté
Jean Terlier
19 juin 2023

Substituer aux alinéas 17 et 18 l’alinéa suivant :

« 5° À l’article L. 562‑25, la référence : « et L. 312‑7 » est remplacée par les références : « , L. 312‑6, L. 312‑7 et L. 312‑9 ». »

🖋️Adopté
Jean Terlier
19 juin 2023

Après l’alinéa 23, insérer les deux alinéas suivants :

« 2° bis (nouveau) La dernière ligne du tableau constituant le second alinéa de l’article L. 364‑1 est remplacée par trois lignes ainsi rédigées :

« 

L. 351-1 à L. 352-6 
L. 352-7La loi n° du          d’orientation et de programmation du ministère de la justice 2023-2027
L. 352-8 et L. 352-9 

 »

🖋️Adopté
Jean Terlier
19 juin 2023

Supprimer les alinéas 42 et 43.

🖋️Adopté
Jean Terlier
19 juin 2023

Compléter cet article par les sept alinéas suivants :

« X. – Le livre IX du code de commerce est ainsi modifié :

« 1° Le 7° de l’article L. 930‑1 est complété par l’alinéa suivant :

« Les articles L. 722‑6, L. 723‑5, L. 723‑6 et L. 724‑1‑2 sont applicables dans leur rédaction résultant de la loi n° 2023-     du      d’orientation et de programmation du ministère de la justice 2023‑2027 ;

« 2° Le 6° de l’article L. 940‑1 est ainsi modifié :

« a) Les mots : « du deuxième alinéa de l’article L. 723‑7, » sont supprimés ;

« b) Il est ajouté un alinéa ainsi rédigé :

« Les articles L. 722‑6, L. 723‑5, L. 723‑6 et L. 724‑1‑2 sont applicables dans leur rédaction résultant de la loi n° 2023-XXX du XXX d’orientation et de programmation du ministère de la justice 2023‑2027 ».

🖋️En attente
Jean Terlier
29 juin 2023

Après l’alinéa 3, insérer l’alinéa suivant :

« 1° bis Aux articles L. 532‑25, L. 552‑19 et L. 562‑35, les mots : « loi n° 2022‑52 du 24 janvier 2022 relative à la responsabilité pénale et à la sécurité intérieure » sont remplacés par les mots « loi n° du d’orientation et de programmation du ministère de la justice 2023‑2027. ».

🖋️Irrecevable
Émeline K/Bidi
15 juin 2023

Rédiger ainsi l’alinéa 27 :

« L’adaptation de ce projet de loi aux territoires d’Outre-mer donnera lieu à plusieurs projets de loi, un par territoire, afin de s’adapter au mieux à leurs besoins réels. Ces projets de loi seront rédigés en étroite collaboration avec les organisations professionnelles concernées ainsi que les élus de chacun de ces territoires. »


Article 28
🖋️Adopté
Jean Terlier
19 juin 2023

Au début de l’alinéa 4, substituer à la référence :

« Le 1° »

la référence :

« Le b du 1° du I ».

🖋️Rejeté
Ugo Bernalicis
16 juin 2023

Compléter l’alinéa 4 par les mots :

« , ou inscrits à l’examen d’accès à un centre régional de formation professionnelle ».


Article 29
🖋️Adopté
Philippe Pradal
20 juin 2023

Après l'alinéa 1, insérer l’alinéa suivant :

« I bis. – L’article 8 bis entre en vigueur à compter du premier renouvellement des conseillers prud’hommes qui suit la promulgation de la présente loi. »

🖋️Adopté
Jean Terlier
19 juin 2023

À la deuxième phrase de l’alinéa 6, substituer au mot :

« elle »

les mots :

« la procédure ».

🖋️Adopté
Jean Terlier
19 juin 2023

À l’alinéa 9, substituer aux mots :

« Le 1° »

les mots :

« Le b du 1° du I ».

🖋️Irrecevable
Philippe Gosselin
16 juin 2023

Après l’alinéa 9, insérer l’alinéa suivant :

« IV. bis – Le II bis de l’article 19 entre en vigueur le 1er janvier 2024. »

🖋️Irrecevable
Emmanuelle Anthoine
16 juin 2023
🖋️Irrecevable
Emmanuelle Anthoine
16 juin 2023

Après l’alinéa 9, insérer l’alinéa suivant :

« IV. bis – Le II bis de l’article 19 entre en vigueur le 1er janvier 2024. »


Chapitre : TITRE Ier
🖋️Irrecevable
Philippe Schreck
17 juin 2023

I. – Après l’alinéa 1, insérer la mention :

« Article 1er bis ».

II. – En conséquence, après l’alinéa 2, insérer la mention :

« Article 1er ter ».

III. – En conséquence, après l’alinéa 4, insérer la mention :

« Article 1er quater ».


Chapitre : TITRE V
🖋️Adopté
Jean Terlier
19 juin 2023

Compléter l’intitulé du titre par les mots :

« réglementées du droit ».


Chapitre II
🖋️Adopté
Jean Terlier
19 juin 2023

Compléter l’intitulé du chapitre par les mots :

« réglementées du droit ».


Chapitre Ier
🖋️Rejeté
Pascale Bordes
15 juin 2023

Au début de l’intitulé du chapitre Ier, supprimer le mot : 

« Diverses ».

– 1 –

TITRE Ier

OBJECTIFS ET MOYENS DU MINISTÈRE DE LA JUSTICE

Article 1

Le rapport définissant les orientations et la programmation des moyens du ministère de la justice pour la période 2023‑2027, annexé à la présente loi, est approuvé.

Les crédits de paiement du ministère de la justice, hors charges de pensions, évolueront conformément au tableau suivant :

(En millions d’euros)

CRÉDITS DE PAIEMENT

hors compte d’affectation spéciale « Pensions »

2022

(pour mémoire)

2023

2024

2025

2026

2027

Budget du ministère de la justice

8 862

9 579

10 081

10 681

10 691

10 748

Les créations nettes d’emplois du ministère de la justice s’élèvent à 9 395 équivalents temps plein, dont 1 500 magistrats, 1 800 greffiers et 600 conseillers de probation et d’insertion supplémentaires.

Le périmètre budgétaire concerné correspond à celui de la mission « Justice », qui regroupe les programmes « Justice judiciaire », « Administration pénitentiaire », « Protection judiciaire de la jeunesse », « Accès au droit et à la justice », « Conduite et pilotage de la politique de la justice » et « Conseil supérieur de la magistrature ».

TITRE II

Dispositions relatives à LA simplification ET à LA MODERNISATION DE LA PROCÉDURE PÉNALE

Chapitre Ier

Habilitation relative à la réécriture du code de procédure pénale

Article 2

Dans les conditions prévues à l’article 38 de la Constitution, le Gouvernement est autorisé à procéder par voie d’ordonnance à la réécriture de la partie législative du code de procédure pénale afin d’en clarifier la rédaction et le plan, ainsi qu’à la modification de toute autre disposition de nature législative nécessitée par cette réécriture.

Cette nouvelle codification porte sur les dispositions en vigueur à la date de publication de l’ordonnance et, le cas échéant, sur les dispositions publiées mais non encore entrées en vigueur à cette date. Elle est effectuée à droit constant sous réserve des modifications nécessaires pour assurer le respect de la hiérarchie des normes et la cohérence rédactionnelle des textes, harmoniser l’état du droit, remédier aux éventuelles erreurs ou omissions, abroger les dispositions obsolètes ou devenues sans objet et procéder aux adaptations terminologiques utiles, notamment pour revoir les dispositions dont la formulation peut paraître remettre en cause la présomption d’innocence.

L’ordonnance est prise dans un délai de vingt‑quatre mois à compter de la publication de la présente loi.

L’ordonnance entre en vigueur au plus tôt un an après sa publication.

Un projet de loi de ratification est déposé devant le Parlement dans un délai de trois mois à compter de la publication de l’ordonnance.

Article 2 bis (nouveau)

À la première phrase du deuxième alinéa de l’article 367 du code de procédure pénale, après le mot : « criminelle », sont insérés les mots : « ou s’il comparaît détenu devant la cour d’assises ».

Chapitre II

Dispositions améliorant le déroulement de la procédure pénale

Section 1

Dispositions relatives à l’enquête, à l’instruction, au jugement et à l’exécution des peines

Article 3 a (nouveau)

L’article 230‑8 du code de procédure pénale est ainsi modifié :

1° Aux première, sixième, huitième, neuvième et dixième phrases du premier alinéa, après chaque occurrence du mot : « mention », sont insérés les mots : « interdisant l’accès dans le cadre d’une enquête administrative » ;

2° Il est ajouté un alinéa ainsi rédigé :

« S’agissant des décisions rendues par une cour d’appel, le procureur général territorialement compétent dispose des mêmes prérogatives que le procureur de la République. »

Article 3

I. – Le code de procédure pénale est ainsi modifié :

1° Après l’article 59, il est inséré un article 59‑1 ainsi rédigé :

« Art. 591. – Si les nécessités de l’enquête de flagrance relative à l’un des crimes prévus au livre II du code pénal l’exigent, le juge des libertés et de la détention du tribunal judiciaire peut, à la requête du procureur de la République et selon les modalités prévues aux premier et troisième alinéas de l’article 706‑92 du présent code, autoriser par ordonnance spécialement motivée que les perquisitions, visites domiciliaires et saisies de pièces à conviction soient opérées en dehors des heures prévues à l’article 59, lorsque leur réalisation est nécessaire pour prévenir un risque imminent d’atteinte à la vie ou à l’intégrité physique, lorsqu’il existe un risque immédiat de disparition des preuves et indices du crime qui vient d’être commis ou pour permettre l’interpellation de son auteur.

« Ces opérations ne peuvent, à peine de nullité, avoir un autre objet que la recherche et la constatation des infractions mentionnées dans la décision du juge des libertés et de la détention. Le fait que ces opérations révèlent des infractions autres que celles mentionnées dans la décision du juge des libertés et de la détention ne constitue pas une cause de nullité des procédures incidentes. » ;

2° Avant le dernier alinéa de l’article 63‑3, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Sur autorisation du procureur de la République, en cas de prolongation de la garde à vue, l’examen médical d’un majeur ayant préalablement fait l’objet d’un examen médical dans les conditions prévues aux premier à troisième alinéas peut être réalisé par vidéotransmission ou par tout autre moyen de télécommunication audiovisuelle, si la nature de l’examen le permet, dans des conditions garantissant la qualité, la confidentialité et la sécurité des échanges et selon des modalités précisées par décret en Conseil d’État. Le médecin se prononce sur la nécessité éventuelle de réaliser un examen physique direct de la personne gardée à vue. S’il l’estime nécessaire, la personne lui est alors présentée dans les conditions prévues au premier alinéa. Dans le cas où l’examen médical est demandé par la personne ou par un membre de sa famille, le recours à un moyen de télécommunication est subordonné à l’accord exprès de celui qui sollicite cet examen. Le présent alinéa n’est pas applicable lorsque la personne placée en garde à vue est un mineur ou un majeur protégé. » ;

2° bis (nouveau) L’article 75‑3 est ainsi modifié :

a) Après le mot : « acte », la fin du premier alinéa est ainsi rédigée : « d’audition libre, de garde à vue ou de perquisition d’une personne, y compris si cet acte est intervenu dans le cadre d’une enquête de flagrance, lorsque cette personne en fait la demande. » ;

b) La dernière phrase du troisième alinéa est ainsi rédigée : « Tout acte d’enquête concernant la personne ayant formulé la demande prévue au premier alinéa intervenant après l’expiration de ces délais est nul. » ;

c) Après le même troisième alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« À titre exceptionnel, à l’issue du délai de trois ans, le procureur de la République peut toutefois, selon les modalités prévues au V de l’article 77‑2, décider de la continuation de l’enquête pendant une durée d’un an, renouvelable une fois par décision écrite motivée versée au dossier de la procédure. » ;

d) Il est ajouté un alinéa ainsi rédigé :

« La demande prévue au premier alinéa du présent article peut être faite par la personne ou par son avocat à l’issue de son audition ou de la perquisition auprès de l’officier ou de l’agent de police judiciaire ayant procédé à l’acte ou, auprès des mêmes personnes, pendant un délai d’un an à compter de celui‑ci ; le procureur de la République en charge de l’enquête en est alors immédiatement informé. » ;

2° ter (nouveau) Le V de l’article 77‑2 est ainsi rédigé :

« V. – Lorsque l’enquête fait l’objet d’une prolongation en application du quatrième alinéa de l’article 75‑3, les investigations ne peuvent se poursuivre à l’égard des personnes ayant fait l’objet depuis plus de deux ans de l’un des actes mentionnés aux 1° et 2° du II du présent article et à l’encontre desquelles il existe une ou plusieurs raisons plausibles de soupçonner qu’elles ont commis ou tenté de commettre, en tant qu’auteurs ou complices, une infraction sans que le procureur de la République fasse application du I à leur profit ainsi qu’à celui du plaignant ; le délai de deux ans est porté à trois ans si l’enquête porte sur des crimes ou des délits mentionnés aux articles 706‑73 ou 706‑73‑1 ou relevant de la compétence du procureur de la République antiterroriste. Dans ce cas, l’intégralité de la procédure doit alors être communiquée aux intéressés et l’avocat de la personne doit être convoqué au moins cinq jours ouvrables avant toute audition réalisée conformément à l’article 61‑1. » ;

3° L’article 80‑1‑1 est ainsi modifié :

a) Au premier alinéa, les mots : « au cours de l’information, selon les modalités prévues par l’avant‑dernier alinéa de l’article 81 » sont remplacés par les mots : « lorsque ce statut lui est notifié puis au cours de l’information » et, après le mot : « sont », sont insérés les mots : « pas ou ne sont » ;

b) Le deuxième alinéa est ainsi rédigé :

« Cette demande peut être faite lors de la mise en examen et dans un délai de dix jours à compter de celle‑ci. Elle peut également être faite à l’issue d’un délai de six mois après la mise en examen et tous les six mois suivants. Elle est faite par déclaration lors de la comparution au cours de laquelle la mise en examen est notifiée ou selon les modalités prévues à l’avant‑dernier alinéa de l’article 81. » ;

3° bis A (nouveau) Après l’article 97‑1, il est inséré un article 97‑2 ainsi rédigé :

« Art. 972. – Si les nécessités de l’information ouverte pour l’un des crimes prévus au livre II du code pénal l’exigent, le juge d’instruction peut, lorsqu’il s’agit d’un crime flagrant, autoriser par ordonnance spécialement motivée que les perquisitions, les visites domiciliaires et les saisies de pièces à conviction soient opérées en dehors des heures prévues à l’article 59 du présent code lorsque leur réalisation est nécessaire pour prévenir un risque imminent d’atteinte à la vie ou à l’intégrité physique, lorsqu’il existe un risque immédiat de disparition des preuves et des indices du crime qui vient d’être commis ou pour permettre l’interpellation de son auteur.

« Ces opérations ne peuvent, à peine de nullité, avoir un autre objet que la recherche et la constatation des infractions mentionnées dans la décision du juge d’instruction. Le fait que ces opérations révèlent des infractions autres que celles mentionnées dans la décision du juge d’instruction ne constitue pas une cause de nullité des procédures incidentes. » ;

3° bis B (nouveau) L’article 115 est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« L’avocat désigné par la personne mise en examen détenue, ou l’avocat commis d’office à sa demande en application de l’article 116, peut indiquer les noms des associés et des collaborateurs pour lesquels la délivrance d’un permis de communiquer est sollicitée. Le permis de communiquer est alors établi au nom de ces différents avocats. » ;

3° bis (nouveau) Les deuxième et dernier alinéas de l’article 137‑1‑1 sont supprimés ;

3° ter (nouveau) L’article 141‑1 est ainsi rédigé :

« Art. 1411. – Les pouvoirs conférés au juge d’instruction par les articles 139 et 140 appartiennent, en tout état de cause, à la juridiction compétente selon les distinctions de l’article 148‑1.

« Lorsque le prévenu renvoyé devant le tribunal correctionnel par ordonnance du juge d’instruction a été placé sous contrôle judiciaire ou sous assignation à résidence avec surveillance électronique, le juge des libertés et de la détention peut, à tout moment, sur réquisitions du ministère public ou à la demande du prévenu, décider par ordonnance motivée d’imposer à ce dernier une ou plusieurs obligations nouvelles, de supprimer tout ou partie des obligations comprises dans la mesure, de modifier une ou plusieurs de ces obligations ou d’accorder une dispense occasionnelle ou temporaire d’observer certaines d’entre elles. Le juge des libertés et de la détention statue au vu des réquisitions du ministère public et, sauf s’il fait droit à la demande du prévenu, après audition de celui‑ci, assisté le cas échéant par son avocat. L’ordonnance rendue est susceptible d’appel dans un délai de dix jours devant la chambre de l’instruction.

« En cas d’appel de la décision de ce juge porté devant la chambre de l’instruction, celle‑ci est composée de son seul président. Celui‑ci peut toutefois, si la complexité du dossier le justifie, décider d’office ou à la demande de la personne poursuivie ou du ministère public de renvoyer le jugement du dossier devant la formation collégiale de la chambre. La décision de renvoi constitue une mesure d’administration judiciaire qui n’est pas susceptible de recours. » ;

3° quater (nouveau) Le second alinéa de l’article 141‑2 est complété par une phrase ainsi rédigée : « Dans tous les cas prévus au présent article, le juge des libertés et de la détention, s’il estime que la détention provisoire n’est pas justifiée, peut modifier les obligations du contrôle judiciaire ou placer l’intéressé sous assignation à résidence avec surveillance électronique. » ;

3° quinquies (nouveau) À l’avant‑dernier alinéa de l’article 142‑5, les mots : « par l’article 138 » sont remplacés par les mots : « aux articles 138 et 138‑3 » ;

4° Au début du troisième alinéa de l’article 142‑6, sont ajoutés les mots : « Sous réserve de l’article 142‑6‑1, » ;

5° Après le même article 142‑6, il est inséré un article 142‑6‑1 ainsi rédigé :

« Art. 14261. – En matière correctionnelle, lorsque la peine encourue est égale ou supérieure à trois ans d’emprisonnement, s’il n’a pas été procédé à la vérification de la faisabilité technique de la mesure par le service pénitentiaire d’insertion et de probation ou que ces vérifications ne sont pas achevées, le juge des libertés et de la détention peut ordonner le placement conditionnel de la personne mise en examen sous assignation à résidence avec surveillance électronique en décidant de son incarcération provisoire jusqu’à ce que l’assignation puisse être mise en œuvre ou, au plus tard, jusqu’à l’expiration d’une période de quinze jours.

« Cette décision est prise à la suite d’un débat contradictoire tenu conformément aux cinquième et sixième alinéas de l’article 145, la personne étant obligatoirement assistée par un avocat, par une ordonnance motivée mentionnant les raisons pour lesquelles, au regard des éléments précis et circonstanciés résultant de la procédure et des objectifs énumérés à l’article 144, la personne ne peut être libérée sans que soit préalablement mis en place ce dispositif technique.

« Le service pénitentiaire d’insertion et de probation transmet au juge des libertés et de la détention, au plus tard dans un délai de dix jours à compter de la décision, un rapport sur la faisabilité de la mesure. En l’absence d’impossibilité technique, il est procédé à la pose du dispositif électronique et à la libération de la personne. Si le rapport constate une impossibilité technique, ou si aucun rapport ne lui a été transmis dans le délai de dix jours, le juge des libertés et de la détention fait comparaître à nouveau la personne devant lui, au plus tard dans un délai de cinq jours, pour qu’il soit à nouveau procédé à un débat contradictoire conformément à l’article 145. Ce débat peut être réalisé en recourant à un moyen de télécommunication conformément à l’article 706‑71. En l’absence de débat dans le délai de cinq jours et de décision de placement en détention provisoire, la personne est remise en liberté si elle n’est pas détenue pour une autre cause.

« L’incarcération provisoire ordonnée en application des septième ou neuvième alinéa de l’article 145 est, le cas échéant, imputée sur la durée de l’incarcération provisoire prévue au présent article.

« L’incarcération provisoire ordonnée en application du premier alinéa est, le cas échéant, imputée sur la durée de la détention provisoire pour l’application des articles 145‑1 et 145‑2. Elle est assimilée à une détention provisoire au sens des articles 149 et 716‑4.

« L’ordonnance mentionnée au premier alinéa du présent article peut faire l’objet du recours prévu à l’article 187‑1. » ;

5° bis (nouveau) Le second alinéa de l’article 142‑8 est complété par une phrase ainsi rédigée : « Dans ce cas, le juge des libertés et de la détention, s’il estime que la détention provisoire n’est pas justifiée, peut modifier les obligations de l’assignation à résidence avec surveillance électronique. » ;

5° ter (nouveau) L’article 148‑2 est ainsi modifié :

a) Le premier alinéa est ainsi rédigé :

« Toute juridiction appelée à statuer, en application de l’article 148‑1, sur une demande de mise en liberté se prononce après avoir entendu le ministère public, le prévenu, auquel est préalablement notifié son droit de se taire sur les faits qui lui sont reprochés, ou son avocat. Si la personne a déjà comparu devant la juridiction moins de quatre mois auparavant, le président de cette juridiction peut, en cas de demande de mise en liberté, refuser la comparution personnelle de l’intéressé par une décision motivée qui n’est susceptible d’aucun recours. » ;

b) Le troisième alinéa est ainsi rédigé :

« Toutefois, lorsqu’au jour de la réception de la demande, il n’a pas encore été statué soit sur une précédente demande de mise en liberté, soit sur l’appel d’une précédente décision de refus de mise en liberté, les délais prévus aux premier et deuxième alinéas du présent article ne commencent à courir qu’à compter de la décision rendue par la juridiction compétente. Faute de décision à l’expiration des délais, il est mis fin à la détention provisoire, le prévenu, s’il n’est pas détenu pour une autre cause, étant d’office remis en liberté. » ;

6° À la première phrase du premier alinéa de l’article 156, après le mot : « parties », sont insérés les mots : « ou du témoin assisté » ;

6° bis (nouveau) Au premier alinéa de l’article 161‑1, les mots : « et aux parties » sont remplacés par les mots : « , aux parties et aux témoins assistés » ;

7° À la première phrase de l’article 161‑2, après le mot : « parties », sont insérés les mots : « et aux témoins assistés » ;

8° Le dernier alinéa de l’article 167 est ainsi modifié :

a) À la première phrase, les mots : « peut également notifier » sont remplacés par le mot : « notifie » ;

b) La seconde phrase est supprimée ;

9° L’article 167‑2 est ainsi modifié :

a) À la deuxième phrase du premier alinéa, les mots : « et les parties » sont remplacés par les mots : « , les parties et les témoins assistés » ;

b) Au second alinéa, après le mot : « partie », sont insérés les mots : « ou un témoin assisté » ;

10° L’article 186 est ainsi modifié :

a) Au premier alinéa, après la référence : « 142‑6, », est insérée la référence : « 142‑6‑1, » ;

b) Après le même premier alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Le témoin assisté peut interjeter appel des ordonnances prévues aux articles 156 et 167. » ;

c) (nouveau) Le dernier alinéa est ainsi modifié :

– à la première phrase, les mots : « visée aux alinéas 1 à 3 » sont remplacés par les mots : « mentionnée aux premier à quatrième alinéas » ;

– à la deuxième phrase, le mot : « quatrième » est remplacé par le mot : « cinquième » ;

11° Le premier alinéa de l’article 186‑1 est ainsi modifié :

a) Les mots : « les articles 82‑1 et 82‑3, » sont remplacés par les mots : « l’article 82‑1 » ;

b) Est ajoutée une phrase ainsi rédigée : « Les parties et le témoin assisté peuvent interjeter appel de l’ordonnance prévue à l’article 82‑3. » ;

12° Après l’article 230‑34, il est inséré un article 230‑34‑1 ainsi rédigé :

« Art. 230341. – Lorsque les nécessités de l’enquête ou de l’instruction relative à un crime ou à un délit puni d’au moins dix ans d’emprisonnement l’exigent, le juge des libertés et de la détention, à la requête du procureur de la République, ou le juge d’instruction peut autoriser, dans les mêmes conditions que celles mentionnées aux 1° et 2° de l’article 230‑33, l’activation à distance d’un appareil électronique, à l’insu ou sans le consentement de son propriétaire ou de son possesseur, aux seules fins de procéder à sa localisation en temps réel. La décision comporte alors tous les éléments permettant d’identifier cet appareil.

« L’activation à distance mentionnée au présent article ne peut concerner les appareils électroniques utilisés par les personnes mentionnées à l’article 100‑7. » ;

13° L’article 230‑36 est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« En vue d’effectuer l’activation à distance de l’appareil électronique mentionnée à l’article 230‑34‑1, le procureur de la République ou le juge d’instruction peut désigner toute personne physique ou morale habilitée et inscrite sur l’une des listes prévues à l’article 157. Le procureur de la République ou le juge d’instruction peut également prescrire le recours aux moyens de l’État soumis au secret de la défense nationale selon les formes prévues au chapitre Ier du titre IV du livre Ier. » ;

14° L’article 397‑1 est ainsi modifié :

a) Au premier alinéa, le mot : « deux » est remplacé par le mot : « quatre » et le mot : « six » est remplacé par le mot : « dix » ;

b) Le deuxième alinéa est supprimé ;

c) Au début du troisième alinéa, les mots : « Dans les cas prévus par le présent article » sont supprimés ;

15° L’article 397‑2 est ainsi modifié :

a) Le deuxième alinéa est complété par une phrase ainsi rédigée : « Celui‑ci donne alors à l’affaire les suites qu’il estime adaptées. » ;

b) La première phrase du dernier alinéa est ainsi rédigée : « Si le procureur de la République le requiert, le tribunal statue, après avoir entendu les observations de la personne et de son avocat s’il y a lieu, sur le placement ou le maintien de la personne en détention provisoire jusqu’à sa comparution devant le juge des libertés et de la détention ou devant le juge d’instruction. » ;

c) Il est ajouté un alinéa ainsi rédigé :

« Dans le cas où le tribunal est à nouveau saisi, dans les conditions prévues au présent paragraphe, d’une affaire dans laquelle il a fait application du deuxième alinéa du présent article, il ne peut la renvoyer à nouveau au procureur de la République. » ;

16° L’article 397‑3 est ainsi modifié :

a) La première phrase du premier alinéa est complétée par les mots : « ou sous assignation à résidence avec surveillance électronique » ;

b) La dernière phrase du même premier alinéa est ainsi rédigée : « Si le prévenu se soustrait aux obligations qui lui sont imposées, le deuxième alinéa de l’article 141‑2 est applicable. » ;

c) Après ledit premier alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Lorsque le prévenu a été placé sous contrôle judiciaire ou sous assignation à résidence avec surveillance électronique en application du présent article ou de l’article 394, le juge des libertés et de la détention peut, à tout moment, sur réquisitions du ministère public ou à la demande du prévenu, décider par ordonnance motivée d’imposer à ce dernier une ou plusieurs obligations nouvelles, de supprimer tout ou partie des obligations comprises dans la mesure, de modifier une ou plusieurs de ces obligations ou d’accorder une dispense occasionnelle ou temporaire d’observer certaines d’entre elles. Le juge des libertés et de la détention statue au vu des réquisitions du ministère public et, sauf s’il fait droit à la demande du prévenu, après audition de celui‑ci, assisté le cas échéant par son avocat. L’ordonnance rendue est susceptible d’appel dans un délai de dix jours devant la chambre de l’instruction. » ;

d) À la première phrase du troisième alinéa, le mot : « deux » est remplacé par le mot : « trois » ;

e) Le dernier alinéa est supprimé ;

16° bis A (nouveau) Le premier alinéa de l’article 495‑12 est complété par une phrase ainsi rédigée : « Il peut toutefois, à une seule reprise, saisir à nouveau le président du tribunal judiciaire ou le juge délégué par lui d’une requête en homologation d’une peine conformément à l’article 495‑8, sous réserve de son acceptation par la personne qui reconnaît les faits qui lui sont reprochés. » ;

16° bis (nouveau) À l’article 696‑120, après la référence : « 142‑6 », est insérée la référence : « , 142‑6‑1 » ;

16° ter (nouveau) L’article 706‑24‑2 est ainsi rétabli :

« Art. 706242. – Les interprètes mentionnés à l’article 803‑5 peuvent être nominativement autorisés par le procureur général près la cour d’appel de Paris, dans les procédures relatives aux infractions entrant dans le champ d’application de l’article 706‑16, à ne pas être identifiés par leurs noms et prénoms, lorsque la révélation de leur identité est susceptible, compte tenu des conditions d’exercice de leur mission, de mettre en danger leur vie ou leur intégrité physique ou celle de leurs proches.

« Cette décision permet à l’interprète qui en bénéficie d’être identifié par un numéro anonymisé.

« L’état civil des interprètes mentionnés au premier alinéa du présent article ne peut être communiqué que sur décision du procureur général près la cour d’appel de Paris. Il est également communiqué, à sa demande, au président de la juridiction de jugement saisie des faits.

« Les modalités d’application du présent article sont précisées par décret en Conseil d’État. » ;

17° L’article 706‑96‑1 est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Pour la transcription des opérations mentionnées à l’article 706‑96, les troisième et quatrième alinéas de l’article 100‑5 sont applicables. » ;

18° Après le même article 706‑96‑1, il est inséré un article 706‑96‑2 ainsi rédigé :

« Art. 706962. – Le juge des libertés et de la détention, à la requête du procureur de la République, ou le juge d’instruction, après avis du procureur de la République, peut autoriser l’activation à distance d’un appareil électronique, à l’insu ou sans le consentement de son propriétaire ou de son possesseur, aux seules fins de procéder aux opérations mentionnées à l’article 706‑96. La durée d’autorisation mentionnée au premier alinéa de l’article 706‑95‑16 est alors réduite à quinze jours renouvelables une fois. Celle mentionnée au deuxième alinéa du même article 706‑95‑16 est réduite à deux mois, sans que la durée totale d’autorisation des opérations ne puisse excéder six mois.

« Le procureur de la République ou le juge d’instruction peut désigner toute personne physique ou morale habilitée et inscrite sur l’une des listes prévues à l’article 157, en vue d’effectuer l’activation à distance d’un appareil électronique mentionnée au présent article. Le procureur de la République ou le juge d’instruction peut également prescrire le recours aux moyens de l’État soumis au secret de la défense nationale selon les formes prévues au chapitre Ier du titre IV du livre Ier.

« L’activation à distance d’un appareil électronique mentionnée au présent article ne peut concerner les appareils électroniques utilisés par les personnes qui résident ou exercent habituellement leur activité professionnelle dans les lieux mentionnés au dernier alinéa de l’article 706‑96‑1. S’il apparaît que des données collectées au moyen de cette activation proviennent d’un appareil se trouvant dans l’un des lieux mentionnés aux articles 56‑1, 56‑2, 56‑3 et 56‑5, celles‑ci ne peuvent être retranscrites. Les dispositions du présent alinéa sont prescrites à peine de nullité. » ;

19° L’article 706‑97 est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Lorsque l’activation d’un appareil électronique a été autorisée en application de l’article 706‑96‑2, la décision comporte tous les éléments permettant d’identifier cet appareil. » ;

20° Après le troisième alinéa de l’article 803‑5, sont insérés deux alinéas ainsi rédigés :

« Au cours de la garde à vue d’une personne majeure ou de son audition libre prévue à l’article 61‑1, l’intervention de l’interprète lors de la notification de ses droits ainsi que son assistance par un interprète peuvent se faire, par dérogation à l’article 706‑71 et selon des modalités précisées par décret en Conseil d’État, par l’intermédiaire de moyens de télécommunication dans des conditions garantissant la qualité, la confidentialité et la sécurité des échanges, notamment avec son avocat. Le présent alinéa n’est pas applicable lorsque la personne placée en garde à vue est un majeur protégé.

« Au‑delà de quarante‑huit heures de garde à vue, l’interprète intervient dans les conditions prévues au quatrième alinéa du présent article, en cas de nécessité résultant de l’impossibilité pour lui de se déplacer, et sur autorisation du magistrat chargé de la procédure. » ;

21° Aux premier et second alinéas de l’article 803‑7, après chaque occurrence du mot : « judiciaire », sont insérés les mots : « ou sous assignation à résidence sous surveillance électronique ».

II. – L’article L. 612‑1 du code pénitentiaire est ainsi modifié :

1° Les mots : « dispositions de l’article 142‑6 » sont remplacés par les mots : « articles 142‑6 et 142‑6‑1 » ;

2° Sont ajoutés les mots : « ou par le juge des libertés et de la détention ».

Article 3 bis a (nouveau)

Après le premier alinéa de l’article 41‑4 du code de procédure pénale, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Par dérogation au premier alinéa, dans le cadre d’affaires criminelles non résolues, telles qu’elles sont définies à l’article 706‑106‑1, la destruction des scellés est interdite jusqu’à l’expiration d’un délai de dix ans révolus à compter de l’acquisition de la prescription de l’action publique. »

Article 3 bis b (nouveau)

Aux 2° et 3° de l’article 689‑11 du code de procédure pénale, après le mot : « commis », sont insérés les mots : « , sans besoin que la qualification pénale des faits soit identique dans les deux législations, ».

Article 3 bis c (nouveau)

Le code de procédure pénale est ainsi modifié :

1° Au premier alinéa de l’article 693, après la référence : « 706‑75 », est insérée la référence : « , 706‑106‑1 » ;

2° Le premier alinéa de l’article 706‑106‑1 est ainsi rédigé :

« Un ou plusieurs tribunaux judiciaires désignés par décret exercent une compétence concurrente à celle qui résulte de l’application des articles 43, 52, 382 et 693 du présent code pour l’enquête, la poursuite, l’instruction et le jugement des crimes prévus aux articles 221‑1 à 221‑5, 222‑1, 222‑3 à 222‑6, 222‑23 à 222‑26 et 224‑1 à 224‑3 du code pénal et de tous les crimes et délits connexes à ces crimes, lorsque l’une au moins des deux conditions ci‑après est remplie et que les investigations les concernant présentent une particulière complexité : ».

Article 3 bis (nouveau)

La section 5 du chapitre II du titre Ier du livre Ier du code de procédure pénale est complétée par un article 48‑2 ainsi rédigé :

« Art. 482. – Les services de la statistique publique dépendant du ministère de l’intérieur et du ministère de la justice sont autorisés, aux seules fins d’exploitations statistiques, à accéder aux données ou aux informations concernant une enquête ou une instruction en cours contenues dans les traitements de données à caractère personnel relevant de ces ministères. Ces données ou ces informations font l’objet d’un procédé d’anonymisation ou de pseudonymisation par le service de la statistique publique concerné. Les agents de ce service sont tenus au secret professionnel en ce qui concerne ces informations, dans les conditions et sous les peines prévues aux articles 226‑13 et 226‑14 du code pénal. »

Article 4

I. – Le code pénal est ainsi modifié :

1° Le premier alinéa de l’article 131‑8 est complété par une phrase ainsi rédigée : « Ce travail peut également être réalisé au profit d’une personne morale de droit privé remplissant les conditions définies à l’article 1er de la loi n° 2014‑856 du 31 juillet 2014 relative à l’économie sociale et solidaire, poursuivant un but d’utilité sociale au sens de l’article 2 de la même loi et habilitée à mettre en œuvre des travaux d’intérêt général, dans des conditions fixées par décret en Conseil d’État. » ;

2° Le deuxième alinéa de l’article 131‑9 est ainsi modifié :

a) À la première phrase, les mots : « ou plusieurs des peines prévues par les articles 131‑5‑1, 131‑6 ou 131‑8, la juridiction peut fixer » sont remplacés par les mots : « peine de travail d’intérêt général prévue à l’article 131‑8, la juridiction fixe » ;

b) Est ajoutée une phrase ainsi rédigée : « Lorsqu’elle prononce une ou plusieurs des peines prévues aux articles 131‑5‑1 et 131‑6, la juridiction de jugement peut, dans les mêmes conditions, faire application du présent alinéa. »

II. – Le code de procédure pénale est ainsi modifié :

1° A (nouveau) Après l’article 385‑2, il est inséré un article 385‑3 ainsi rédigé :

« Art. 3853. – Lorsque le tribunal est saisi d’une procédure pour laquelle la juridiction pour enfants, après avoir rendu un jugement sur la culpabilité, s’est déclarée incompétente conformément aux articles L. 13‑2 et L. 521‑23‑1 du code de la justice pénale des mineurs, il statue sur la peine dans les conditions prévues aux articles 132‑61 et 132‑65 du code pénal. » ;

1° Le 2° du I de l’article 464‑2 est complété par les mots : « , sans préjudice de la possibilité pour le juge de l’application des peines de décider d’une libération conditionnelle ou d’une conversion, d’un fractionnement ou d’une suspension de la peine » ;

2° Le dernier alinéa de l’article 474 est ainsi modifié :

a) La première phrase est complétée par les mots : « , à une peine de travail d’intérêt général ou à une peine d’ajournement avec probation » ;

b) À la seconde phrase, les mots : « cette hypothèse » sont remplacés par les mots : « ces hypothèses » ;

3° À la première phrase du premier alinéa de l’article 712‑6, les mots : « et de libération conditionnelle » sont remplacés par les mots : « , de libération conditionnelle et de conversion » ;

4° La dernière phrase des articles 723‑2 et 723‑7‑1 est complétée par les mots : « ; il peut également ordonner la conversion de la peine conformément à l’article 747‑1 » ;

5° Le premier alinéa de l’article 747‑1 est ainsi modifié :

a) Après la première occurrence du mot : « sursis », sont insérés les mots : « et y compris si elle fait l’objet d’un aménagement, » ;

b) Après le mot : « jours‑amende », sont insérés les mots : « , en un emprisonnement assorti d’un sursis probatoire comportant nécessairement l’obligation d’accomplir un travail d’intérêt général ».

III. – Le code de la justice pénale des mineurs est ainsi modifié :

1° (nouveau) L’article L. 13‑2 est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« S’il apparaît à l’une des juridictions mentionnées aux 1°, 2°, 3° bis ou 5° de l’article L. 12‑1 que la personne présentée ou comparaissant devant elle était majeure au moment des faits, elle se déclare incompétente et renvoie le dossier au procureur de la République. » ;

2° Au deuxième alinéa de l’article L. 122‑1, les mots : « permettant de fixer » sont remplacés par les mots : « prévoyant que la juridiction fixe » ;

3° (nouveau) L’article L. 423‑14 est ainsi modifié :

a) Le premier alinéa est ainsi rédigé :

« S’il apparaît que la personne présentée ou comparaissant devant le juge des enfants, le juge des libertés et de la détention saisi en application de l’article L. 423‑9 ou la juridiction de jugement saisie en application de l’article L. 423‑7 était majeure au moment des faits, le magistrat ou la juridiction saisie procède conformément à l’article L. 13‑2. » ;

b) À la première phrase du deuxième alinéa, après le mot : « enfants », sont insérés les mots : « , statuant en cabinet ou présidant le tribunal pour enfants, » ;

c) Il est ajouté un alinéa ainsi rédigé :

« Le deuxième alinéa est applicable devant la chambre spéciale des mineurs. » ;

4° (nouveau) Après l’article L. 521‑23, il est inséré un article L. 521‑23‑1 ainsi rédigé :

« Art. L. 521231. – S’il apparaît, au cours de la période de mise à l’épreuve éducative, que la personne dont la culpabilité a été déclarée, était majeure au moment des faits, le juge des enfants met fin aux mesures provisoires et procède conformément à l’article L. 13‑2.

« La déclaration de culpabilité et la décision sur l’action civile prononcées par la juridiction pour enfants conservent leur autorité.

« Le juge des enfants statue au préalable, après avoir entendu les réquisitions du procureur de la République et les observations de la personne et de son avocat, sur le maintien en détention provisoire précédemment ordonnée jusqu’à la comparution devant le tribunal correctionnel. Si la détention est maintenue, la personne doit comparaître devant le tribunal correctionnel au plus tard le troisième jour ouvrable suivant. À défaut, si elle n’est pas détenue pour autre chose, elle est mise d’office en liberté. »

IV. – La période d’expérimentation prévue au XIX de l’article 71 de la loi n° 2019‑22 du 23 mars 2019 de programmation 2018‑2022 et de réforme pour la justice, relative à la réalisation du travail d’intérêt général prévu à l’article 131‑8 du code pénal et du travail non rémunéré prévu à l’article 41‑2 du code de procédure pénale au profit de sociétés dont les statuts définissent une mission qui assigne à la société la poursuite d’objectifs sociaux et environnementaux, est prorogée pour une période de trois ans à compter de la publication de la présente loi.

Les conditions spécifiques d’habilitation de ces personnes morales de droit privé et d’inscription des travaux qu’elles proposent sur la liste des travaux d’intérêt général ainsi que les obligations particulières mises à leur charge dans la mise en œuvre de ces travaux sont prévues par décret en Conseil d’État.

Les départements dans lesquels cette mesure peut être prononcée pendant la durée de cette nouvelle période d’expérimentation sont déterminés par arrêté du garde des sceaux, ministre de la justice.

Six mois au moins avant le terme de l’expérimentation, le Gouvernement adresse au Parlement un rapport procédant à son évaluation.

Section 2

Dispositions améliorant l’indemnisation des victimes

Article 5

I. – Le code de procédure pénale est ainsi modifié :

1° Le 2° de l’article 706‑3 est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« – soit lorsqu’ils sont commis sur un mineur ou par le conjoint ou le concubin de la victime, ou le partenaire lié à la victime par un pacte civil de solidarité, ou un ancien conjoint ou concubin de la victime, ou un ancien partenaire lié à la victime par un pacte civil de solidarité et sont prévus et réprimés par l’article 222‑12 du code pénal ou par les quatrième et sixième alinéas de l’article 222‑14 du même code, y compris lorsque ces faits ont été commis avec d’autres circonstances aggravantes. Par exception au premier alinéa du présent article, le montant maximal de la réparation des dommages subis à raison de ces faits, lorsqu’ils ont entraîné une incapacité totale de travail inférieure à un mois, est défini par voie réglementaire ; »

1° bis (nouveau) Le premier alinéa de l’article 706‑5 est complété par une phrase ainsi rédigée : « Si la victime était mineure lors de la commission de l’infraction, le délai de forclusion commence à courir à compter de sa majorité. » ;

2° L’article 706‑14 est ainsi modifié :

a) Au premier alinéa, après le mot : « appartenant, », sont insérés les mots : « d’un chantage, d’un abus de faiblesse ou d’une atteinte aux systèmes de traitement automatisé de données, » ;

b) À la fin du dernier alinéa, les mots : « les faits générateurs de celui‑ci ayant entraîné une incapacité totale de travail inférieure à un mois » sont remplacés par les mots : « à condition que les faits générateurs de celui‑ci aient entraîné une incapacité totale de travail » ;

2° bis (nouveau) L’article 706‑14‑2 est ainsi rédigé :

« Art. 706142. – Toute personne physique de nationalité française, ou ses ayants droit, ayant subi un préjudice résultant de faits volontaires ou non, commis à l’étranger, peut, lorsque ces faits présentent le caractère matériel d’une infraction et répondent aux conditions prévues à l’article 706‑3 du présent code ou à l’article L. 126‑1 du code des assurances, obtenir du fonds de garantie des victimes des actes de terrorisme et d’autres infractions une aide financière au titre des frais de voyage, de l’indemnité de comparution et de l’indemnité journalière de séjour pour répondre à une convocation à l’audience de jugement d’un procès pénal tenu à l’étranger, selon des modalités et des conditions prévues par voie réglementaire.

« Lorsqu’elles concernent des infractions répondant à l’article 706‑3 du présent code, les demandes d’aide financière sont assimilées aux demandes d’indemnisation prévues au même article 706‑3 pour l’application des articles 706‑4 et 706‑5‑1 du présent code et de l’article L. 214‑1 du code de l’organisation judiciaire.

« Lorsqu’elles concernent des actes de terrorisme, les demandes d’aide financière sont assimilées aux demandes d’indemnisation formées en application de l’article L. 126‑1 du code des assurances pour l’application des articles L. 422‑1 à L. 422‑6 du même code et de l’article L. 217‑6 du code de l’organisation judiciaire.

« Le fonds de garantie des victimes des actes de terrorisme et d’autres infractions est subrogé dans les droits que possède le bénéficiaire de l’aide contre toute personne sur qui pèse à un titre quelconque la charge définitive de tout ou partie des frais et indemnités mentionnés au premier alinéa du présent article. » ;

3° Après le même article 706‑14‑2, il est inséré un article 706‑14‑3 ainsi rédigé :

« Art. 706143. – L’article 706‑14 est applicable sans condition de ressource à toute personne victime sur le territoire français du délit de violation de domicile, prévu au deuxième alinéa de l’article 226‑4 du code pénal, et qui se trouve, du fait de cette infraction et de l’absence d’indemnisation à un autre titre, dans une situation matérielle grave.

« Le montant maximal de l’indemnité est défini par voie réglementaire. »

bis (nouveau). – Le code de l’organisation judiciaire est ainsi modifié :

1° L’article L. 214‑1 est ainsi rédigé :

« Art. L. 2141. – Chaque tribunal judiciaire comporte une commission d’indemnisation de certaines victimes d’infractions qui revêt le caractère d’une juridiction civile. Cette commission est compétente pour :

« 1° Connaître des demandes d’indemnisation relevant des articles 706‑3, 706‑14, 706‑14‑1 et 706‑14‑3 du code de procédure pénale ;

« 2° Connaître des demandes formées par les victimes mentionnées à l’article 706‑14‑2 du même code et répondant aux conditions prévues à l’article 706‑3 dudit code.

« Elle statue en premier ressort. » ;

2° Le premier alinéa du 1° de l’article L. 217‑6 est ainsi rédigé :

« 1° Des demandes formées par les victimes mentionnées à l’article L. 126‑1 du code des assurances, ainsi que des demandes formées par les victimes mentionnées à l’article 706‑14‑2 du code de procédure pénale et répondant aux conditions prévues à l’article L. 126‑1 du code des assurances, après saisine du fonds de garantie des victimes des actes de terrorisme et d’autres infractions, et relatives : » ;

3° Aux articles L. 532‑2, L. 552‑2 et L. 562‑2, les mots : « n° 2019‑222 du 23 mars 2019 de programmation 2018‑2022 et de réforme pour la justice » sont remplacés par les mots : « n°       du       d’orientation et de programmation du ministère de la justice 2023‑2027 ».

II. – Le présent article est applicable à la réparation des dommages résultant de faits commis à compter de la publication de la présente loi.

TITRE III

DISPOSITIONS relatives à la Justice COMMERCIALE ET AUX JUGES NON PROFESSIONNELS

Chapitre Ier

Diverses dispositions portant expérimentation d’un tribunal des activités économiques

Article 6

I. – À titre expérimental, les compétences du tribunal de commerce sont étendues dans les conditions prévues au II du présent article. Dans le cadre de cette expérimentation, le tribunal de commerce est renommé tribunal des activités économiques.

Le tribunal des activités économiques, qui siège en lieu et place du tribunal de commerce, est composé des juges élus du tribunal de commerce, d’un greffier et, pour la durée de l’expérimentation, par dérogation au second alinéa de l’article L. 722‑6‑1 et au chapitre III du titre II du livre VII du code de commerce, de juges nommés par le garde des sceaux, ministre de la justice, parmi les membres élus et sur la proposition des chambres d’agriculture départementales et des instances représentatives départementales, à défaut nationales, des professions réglementées mentionnées au second alinéa de l’article L. 722‑6‑1 du même code. Les juges nommés qui exercent une des professions réglementées mentionnées au même article L. 722‑6‑1 siègent dans un tribunal des activités économiques situé dans le ressort d’une cour d’appel différent de celui de leur lieu d’exercice.

Le greffe du tribunal des activités économiques est assuré par le greffier du tribunal de commerce.

Le tribunal des activités économiques est soumis aux dispositions du livre Ier du code de l’organisation judiciaire.

Les décisions du tribunal des activités économiques sont susceptibles de recours dans les conditions prévues au chapitre Ier du titre VI du livre VI du code de commerce.

II. – Par dérogation au premier alinéa du I de l’article L. 611‑2 et au premier alinéa de l’article L. 611‑2‑1 du code de commerce, relatifs au pouvoir de convocation du président du tribunal, au 6° du I de l’article R. 211‑4 du code de l’organisation judiciaire, relatif aux procédures amiables, au deuxième alinéa de l’article L. 611‑3 du code de commerce, relatif au mandat ad hoc, et à l’article L. 611‑4 du même code ainsi qu’au premier alinéa de l’article L. 611‑5 dudit code, relatifs à la conciliation, le président du tribunal des activités économiques connaît de la procédure d’alerte et des procédures amiables, quels que soient le statut et l’activité de la personne physique ou morale qui éprouve des difficultés.

Par dérogation à l’article L. 351‑2 du code rural et de la pêche maritime, la demande de désignation d’un conciliateur est introduite devant le président du tribunal des activités économiques.

Par dérogation au 8° de l’article R. 211‑3‑26 et au 6° du I de l’article R. 211‑4 du code de l’organisation judiciaire, relatifs aux procédures collectives, et à l’article L. 621‑2 du code de commerce, relatif à l’ouverture de la procédure de sauvegarde, applicable en redressement judiciaire sur renvoi de l’article L. 631‑7 du même code et en liquidation judiciaire sur renvoi de l’article L. 641‑1 dudit code, le tribunal des activités économiques connaît des procédures collectives, quels que soient le statut et l’activité du débiteur.

Par dérogation au 11° de l’article R. 211‑3‑26 et au 2° du I de l’article R. 211‑4 du code de l’organisation judiciaire, et sans préjudice des pouvoirs attribués en premier ressort au juge‑commissaire, le tribunal des activités économiques, saisi de la procédure de sauvegarde, de redressement ou de liquidation judiciaire du débiteur, connaît de toutes les actions ou contestations relatives aux baux commerciaux nées de la procédure et qui présentent avec celle‑ci des liens de connexité suffisants ainsi que de toutes les actions ou contestations relatives aux baux commerciaux, aux baux professionnels et aux conventions d’occupation précaire conclus entre les personnes mentionnées à l’article L. 721‑3 du code de commerce.

Lorsque le tribunal des activités économiques est par ailleurs un tribunal de commerce spécialisé en application de l’article L. 721‑8 du même code, celui‑ci connaît des procédures mentionnées aux 1° à 4° du même article L. 721‑8, sous les mêmes conditions, quels que soient le statut et l’activité du débiteur.

III. – Le I du présent article est applicable, à titre expérimental, à au moins neuf et au plus douze tribunaux de commerce désignés par arrêté du garde des sceaux, ministre de la justice, pendant une durée de quatre ans à compter de la date fixée par cet arrêté, et au plus tard dans les douze mois suivant la publication du décret pris pour l’application du présent article, pour le jugement des procédures ouvertes à compter de la date fixée par l’arrêté mentionné au présent alinéa.

Six mois au moins avant le terme de l’expérimentation, le Gouvernement adresse au Parlement un rapport procédant à son évaluation. L’ensemble des acteurs judiciaires et économiques est associé à cette évaluation. Cette dernière associe également, dans le respect du principe de parité entre les femmes et les hommes, deux députés et deux sénateurs, dont au moins un député et un sénateur appartenant à un groupe d’opposition, désignés respectivement par le président de l’Assemblée nationale et le président du Sénat. L’évaluation repose notamment sur la durée des procédures de liquidation judiciaire, le taux de réformation des décisions, la qualité du service rendu au justiciable et l’appréciation des auxiliaires de justice, au vu des statistiques fournies par le ministère de la justice, d’une part, et de questionnaires de satisfaction, d’autre part.

Un décret en Conseil d’État précise les modalités d’application du présent article, notamment les modalités de désignation et de nomination des juges du tribunal des activités économiques, de pilotage et d’évaluation de l’expérimentation ainsi que les règles d’information des usagers.

Article 7

À titre expérimental, par dérogation aux articles 1089 A et 1089 B du code général des impôts, pour chaque instance introduite devant le tribunal des activités économiques désigné en application du III de l’article 6 de la présente loi, une contribution pour la justice économique est versée par la partie demanderesse, à peine d’irrecevabilité que le juge peut prononcer d’office.

Le montant de la contribution pour la justice économique est fixé par un barème défini par décret en Conseil d’État, dans la limite de 5 % du montant des demandes cumulées au stade de l’acte introductif d’instance et pour un montant maximal de 100 000 euros. Ce barème tient compte du montant des demandes initiales, de la nature du litige, de la capacité contributive de la partie demanderesse appréciée en fonction de son chiffre d’affaires annuel moyen sur les trois dernières années, de ses bénéfices ou de son revenu fiscal de référence et de sa qualité de personne physique ou morale.

Toutefois, la contribution n’est pas due :

1° Par la partie bénéficiaire de l’aide juridictionnelle ;

2° Par le demandeur à l’ouverture d’une procédure amiable ou collective prévue au livre VI du code de commerce et aux articles L. 351‑1 à L. 351‑7‑1 du code rural et de la pêche maritime ;

3° Par les personnes morales de droit public.

Les dispositions du code de procédure civile relatives aux dépens sont applicables à la contribution prévue au présent article.

Le recouvrement de cette contribution est assuré gratuitement par les greffiers des tribunaux de commerce, le cas échéant par voie électronique, lesquels émettent à cet effet un titre exécutoire. Le président de la juridiction ou le magistrat délégué à cet effet statue par ordonnance en cas de contestation.

En cas de recours à un mode amiable de règlement du différend emportant extinction de l’instance et de l’action ou de désistement, il est procédé au remboursement de la contribution.

En cas de comportement dilatoire ou abusif d’une partie au litige, le tribunal des activités économiques peut condamner celle‑ci à une amende civile d’un maximum de 10 000 euros, sans préjudice des dommages‑intérêts qui seraient réclamés.

Cette expérimentation se déroule dans les tribunaux de commerce désignés dans les conditions fixées au III de l’article 6 de la présente loi.

Six mois au moins avant le terme de l’expérimentation, le Gouvernement adresse au Parlement un rapport procédant à son évaluation. L’ensemble des acteurs judiciaires et économiques est associé à cette évaluation. Cette dernière associe également, dans le respect du principe de parité entre les femmes et les hommes, deux députés et deux sénateurs, dont au moins un député et un sénateur appartenant à un groupe d’opposition, désignés respectivement par le président de l’Assemblée nationale et le président du Sénat. L’évaluation repose notamment sur une appréciation de l’évolution de la part d’activité contentieuse subordonnée à la contribution ainsi que sur les effets de celle‑ci, selon les domaines contentieux, en matière de recours à des modes de règlement alternatif des conflits ainsi que sur l’appréciation des auxiliaires de justice, au vu des statistiques fournies par le ministère de la justice.

Un décret en Conseil d’État précise les modalités d’application du présent article, notamment les conditions de collaboration des greffiers des tribunaux de commerce ainsi que les modalités de pilotage et d’évaluation de l’expérimentation.

Chapitre II

Diverses dispositions relatives à la formation et à la responsabilité des juges non professionnels

Article 8

Le code du travail est ainsi modifié :

1° L’article L. 1441‑11 est ainsi modifié :

a) La seconde phrase du premier alinéa est ainsi modifiée :

– après le mot : « placiers », sont insérés les mots : « et les salariés qui exercent à domicile ou en dehors de toute entreprise ou établissement » ;

– sont ajoutés les mots : « et dans les ressorts limitrophes » ;

b) Le deuxième alinéa est ainsi modifié :

– après le mot : « professionnelle », sont insérés les mots : « ou dans le ressort duquel est situé leur domicile » ;

– à la fin, les mots : « ou dans celle du conseil de prud’hommes dans le ressort duquel est situé leur domicile » sont supprimés ;

2° Après l’article L. 1442‑14, il est inséré un article L. 1442‑14‑1 ainsi rédigé :

« Art. L. 1442141. – La cessation des fonctions pour quelque cause que ce soit ne fait pas obstacle à l’engagement de poursuites et au prononcé de sanctions disciplinaires.

« Dans ce cas, les sanctions disciplinaires applicables sont :

« 1° L’interdiction d’exercer les fonctions de conseiller prud’homme pour une durée maximale de dix ans ;

« 2° L’interdiction définitive d’exercer les fonctions de conseiller prud’homme. »

Article 8 bis a (nouveau)

Le code du travail est ainsi modifié :

1° L’article L. 1442‑17 est ainsi rédigé :

« Art. L. 144217. – Le conseiller prud’homme frappé de l’incapacité prévue à l’article L. 1441‑10 peut, d’office ou à sa demande, en être relevé. » ;

2° À la fin du dernier alinéa de l’article L. 1442‑18, le mot : « décret » est remplacé par le mot : « arrêté ».

Article 8 bis (nouveau)

Le chapitre Ier du titre II du livre IV de la première partie du code du travail est complété par un article L. 1421‑3 ainsi rédigé :

« Art. L. 14213. – I. – Dans un délai de deux mois à compter de leur prise de fonctions, les conseillers prud’hommes remettent une déclaration exhaustive, exacte et sincère de leurs intérêts :

« 1° Au président ou au vice‑président du conseil, pour les conseillers prud’hommes ;

« 2° Au premier président de la cour d’appel, pour les présidents des conseils de prud’hommes du ressort de cette cour.

« La déclaration d’intérêts mentionne les liens et les intérêts détenus de nature à influencer ou à paraître influencer l’exercice indépendant, impartial et objectif des fonctions que le déclarant a ou qu’il a eus pendant les cinq années précédant sa prise de fonctions.

« La remise de la déclaration d’intérêts donne lieu à un entretien déontologique du conseiller prud’homme avec l’autorité à laquelle la déclaration a été remise, ayant pour objet de prévenir tout éventuel conflit d’intérêts. L’entretien peut être renouvelé à tout moment à la demande du conseiller ou de l’autorité. À l’issue de l’entretien, la déclaration peut être modifiée par le déclarant.

« Toute modification substantielle des liens et des intérêts détenus fait l’objet, dans un délai de deux mois, d’une déclaration complémentaire dans les mêmes formes et peut donner lieu à un entretien déontologique.

« La déclaration d’intérêts ne peut pas être communiquée aux tiers.

« Lorsqu’une procédure disciplinaire est engagée, la commission nationale de discipline et le ministre de la justice peuvent obtenir communication de la déclaration d’intérêts.

« Un décret en Conseil d’État précise les conditions d’application du présent article, notamment le modèle, le contenu et les conditions de remise, de mise à jour et de conservation de la déclaration d’intérêts.

« II. – Le fait, pour une personne tenue de remettre une déclaration d’intérêts en application du premier alinéa du I, de ne pas adresser sa déclaration ou d’omettre de déclarer une partie substantielle de ses intérêts est puni de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 € d’amende.

« Peuvent être prononcées, à titre complémentaire, l’interdiction des droits civiques, selon les modalités prévues aux articles 131‑26 et 131‑26‑1 du code pénal, ainsi que l’interdiction d’exercer une fonction publique, selon les modalités prévues à l’article 131‑27 du même code.

« Le fait de publier ou de divulguer, de quelque manière que ce soit, tout ou partie des déclarations ou des informations mentionnées au présent article est puni des peines mentionnées à l’article 226‑1 dudit code. »

Article 8 ter (nouveau)

Le code du travail est ainsi modifié :

1° L’article L. 1441‑9 est complété par un 4° ainsi rédigé :

« 4° Dans un conseil de prud’hommes où il a déjà exercé cinq mandats. » ;

2° À la seconde phrase du premier alinéa de l’article L. 1442‑3, après le mot : « droit », sont insérés les mots : « à la fin de l’année civile au cours de laquelle ils ont atteint l’âge de soixante‑quinze ans ou ».

Article 8 quater (nouveau)

Le chapitre Ier du titre IV du livre IV de la première partie du code du travail est ainsi modifié :

1° L’article L. 1441‑19 est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Dans le cas du dépôt d’une liste incomplète de candidats, l’organisation peut désigner des candidats d’un même sexe jusqu’à 50 % de la totalité des sièges qui lui sont attribués et en cas de nombre impair de sièges attribués, jusqu’à 50 % plus un siège. » ;

2° L’article L. 1441‑29 est ainsi rédigé :

« Art. L. 144129. – Cette liste de candidats est composée, pour chaque organisation, de manière à ce que l’écart entre le nombre de femmes et d’hommes parmi le nombre de conseillers désignés dans chaque conseil ne soit pas supérieur à un.

« Dans le cas du dépôt d’une liste incomplète de candidats, l’organisation peut désigner des candidats d’un même sexe jusqu’à 50 % de la totalité des sièges qui lui sont attribués et, en cas de nombre impair de sièges attribués, jusqu’à 50 % plus un siège. »

Article 9

Le code de commerce est ainsi modifié :

1° (nouveau) À la première phrase du premier alinéa de l’article L. 722‑6, après la référence : « L. 723‑11 », sont insérés les mots : « et sous réserve d’une annulation de l’élection par le tribunal judiciaire » ;

2° Après l’article L. 722‑11, il est inséré un article L. 722‑11‑1 ainsi rédigé :

« Art. L. 722111. – Tout président proclamé élu qui n’a pas satisfait à l’obligation de formation spécialisée dans un délai d’un an à compter de son élection est réputé démissionnaire de sa fonction de président. » ;

3° (nouveau) Après l’article L. 723‑4, sont insérés des articles L. 723‑5 et L. 723‑6 ainsi rédigés :

« Art. L. 7235. – Le juge d’un tribunal de commerce qui est réputé démissionnaire en application de l’article L. 722‑17 est inéligible pendant une durée de quatre ans à compter de l’expiration du délai prévu au même article L. 722‑17.

« Art. L. 7236. – Le juge d’un tribunal de commerce frappé de l’inéligibilité prévue à l’article L. 723‑5 peut en être relevé d’office ou à sa demande.

« Les demandes de relèvement d’inéligibilité sont adressées au ministre de la justice. Elles ne sont recevables que s’il s’est écoulé un délai d’un an après la fin du délai prévu à l’article L. 722‑17.

« Toute demande rejetée après un examen au fond ne peut être renouvelée qu’après un nouveau délai d’un an.

« Le relèvement est prononcé par arrêté. » ;

4° Après l’article L. 724‑1‑1, il est inséré un article L. 724‑1‑2 ainsi rédigé :

« Art. L. 72412. – Tout juge du tribunal de commerce qui, sans motif légitime et après mise en demeure, refuse de siéger, peut être déclaré démissionnaire dans des conditions fixées par décret en Conseil d’État. »

Article 10

Le chapitre VIII du titre Ier du livre II du code de l’organisation judiciaire est ainsi modifié :

1° (nouveau) Le deuxième alinéa de l’article L. 218‑3 est supprimé ;

2° (nouveau) Au premier alinéa de l’article L. 218‑4, les mots : « titulaires et suppléants » sont supprimés ;

3° (nouveau) À l’article L. 218‑6, après le mot : « assesseurs », sont insérés les mots : « , qui n’ont jamais exercé de fonctions au sein de la formation collégiale du tribunal judiciaire prévue à l’article L. 218‑1, » ;

4° L’article L. 218‑12 est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Tout assesseur qui n’a pas satisfait à l’obligation de formation initiale dans un délai fixé par décret est réputé démissionnaire. » ;

5° (nouveau) Il est ajouté un article L. 218‑13 ainsi rédigé :

« Art. L. 21813. – Tout assesseur qui, sans motif légitime et après mise en demeure, refuse de remplir le service auquel il est appelé peut être déclaré démissionnaire dans des conditions prévues par décret en Conseil d’État. »

Article 10 bis (nouveau)

À l’article L. 251‑5 du code de l’organisation judiciaire, après le mot : « suppléants », sont insérés les mots : « qui n’ont jamais exercé de fonctions au sein d’un tribunal pour enfants ».

TITRE IV

OUVERTURE ET MODERNISATION DE L’INSTITUTION JUDICIAIRE

Chapitre Ier

Juridictions judiciaires

Article 11

I. – Le chapitre III bis du titre II du livre Ier du code de l’organisation judiciaire est ainsi rédigé :

« Chapitre III bis

« Des attachés de justice et assistants spécialisés

« Art. L. 1234. – Des attachés de justice, qui ont la qualité de fonctionnaire ou d’agent contractuel, peuvent être nommés afin d’exercer, auprès des magistrats du siège et du parquet de la Cour de cassation, des cours d’appel et des tribunaux judiciaires, des fonctions d’assistance, d’aide à la décision, de soutien à l’activité administrative ainsi qu’à la mise en œuvre des politiques publiques. Lorsqu’ils ont la qualité d’agent contractuel, ils sont recrutés en application des articles L. 332‑2 ou L. 332‑3 du code général de la fonction publique.

« Les attachés de justice prêtent serment et sont tenus au secret professionnel sous les peines prévues à l’article 226‑13 du code pénal.

« Sous la responsabilité des magistrats, ils participent au traitement des procédures sans pouvoir toutefois recevoir de délégation de signature, sous réserve, en matière pénale, de l’article 803‑9 du code de procédure pénale et, dans les autres matières, des dispositions réglementaires prises en application du présent article prévoyant des délégations liées à des matières particulières.

« Ils peuvent assister aux audiences et accéder au dossier de la procédure pour l’exécution des tâches qui leur sont confiées.

« Les attachés de justice exerçant auprès des magistrats du siège peuvent assister au délibéré.

« Un décret en Conseil d’État précise les modalités d’application du présent article. Il définit notamment les conditions à remplir pour être nommé attaché de justice et la formation dispensée aux attachés de justice.

« Art. L. 1235. – Des assistants spécialisés, qui ont la qualité de fonctionnaire ou d’agent contractuel, peuvent être nommés afin de participer au traitement de procédures relevant de contentieux techniques ou spécifiques conduites sous la responsabilité de magistrats du siège ou du parquet des tribunaux judiciaires. Lorsqu’ils ont la qualité d’agent contractuel, ils sont recrutés en application des articles L. 332‑2 ou L. 332‑3 du code général de la fonction publique.

« Les assistants spécialisés prêtent serment et sont tenus au secret professionnel sous les peines prévues à l’article 226‑13 du code pénal.

« Ils accomplissent toutes les tâches qui leur sont confiées par les magistrats. Ils peuvent dans ce cadre accéder au dossier de la procédure. Les documents de synthèse ou d’analyse qu’ils remettent aux magistrats peuvent être versés au dossier.

« Les conditions particulières dans lesquelles les assistants spécialisés exercent leurs fonctions en matière pénale sont précisées à l’article 706 du code de procédure pénale.

« Un décret en Conseil d’État précise les modalités d’application du présent article, notamment les conditions à remplir pour être nommé assistant spécialisé et la formation dispensée aux assistants spécialisés. »

II. – Le code de procédure pénale est ainsi modifié :

1° L’article 706 est ainsi modifié :

a) Les deux premiers alinéas sont ainsi rédigés :

« Des assistants spécialisés peuvent être nommés afin d’exercer ces fonctions auprès d’un pôle de l’instruction mentionné à l’article 52‑1 ou d’un tribunal judiciaire mentionné aux articles 704 ou 705.

« Sous réserve du présent article, ces assistants spécialisés sont régis par l’article L. 123‑5 du code de l’organisation judiciaire. » ;

b) L’avant‑dernier alinéa est supprimé ;

c) Après le mot : « article », la fin du dernier alinéa est supprimée ;

2° Le titre X du livre V est complété par un article 803‑9 ainsi rédigé :

« Art. 8039. – Les attachés de justice mentionnés à l’article L. 123‑4 du code de l’organisation judiciaire ne peuvent recevoir de délégation de signature, sauf pour les réquisitions prévues aux articles 60‑1, 60‑2, 77‑1‑1, 77‑1‑2, 99‑3 et 99‑4. »

III (nouveau). – L’article L. 142 A du livre des procédures fiscales est ainsi modifié :

1° Après le mot : « République », sont insérés les mots : « et, sur l’autorisation de celui‑ci, à l’égard des assistants spécialisés en application de l’article 706 du code de procédure pénale, » ;

2° Le mot : « lequel » est remplacé par le mot : « lesquels » ;

3° Après la référence : « L. 228 », sont insérés les mots : « du présent code ».

Article 12

I. – Le code de l’organisation judiciaire est ainsi modifié :

1° Le chapitre II du titre Ier du livre II est complété par une section 6 ainsi rédigée :

« Section 6

« Le conseil de juridiction

« Art. L. 2129. – Le conseil de juridiction placé auprès du tribunal judiciaire, dont les missions, la composition, l’organisation et le fonctionnement sont fixés par décret en Conseil d’État, est un lieu d’échanges et de communication entre la juridiction et la cité.

« En fonction de son ordre du jour ou lorsque sa consultation est requise par des dispositions législatives ou réglementaires, les députés et les sénateurs élus dans les circonscriptions situées dans le ressort de la juridiction sont conviés au conseil de juridiction.

« À l’exception des cas où sa consultation est requise par des dispositions législatives ou réglementaires, le conseil de juridiction n’exerce aucun contrôle sur l’activité juridictionnelle ou sur l’organisation de la juridiction. Il n’évoque pas les affaires individuelles dont la juridiction est saisie. » ;

2° Le chapitre II du titre Ier du livre III est complété par une section 6 ainsi rédigée :

« Section 6

« Le conseil de juridiction

« Art. L. 3129. – Le conseil de juridiction placé auprès de la cour d’appel, dont les missions, la composition, l’organisation et le fonctionnement sont fixés par décret en Conseil d’État, est un lieu d’échanges et de communication entre la juridiction et la cité.

« En fonction de son ordre du jour ou lorsque sa consultation est requise par des dispositions législatives ou réglementaires, les députés et les sénateurs élus dans les circonscriptions situées dans le ressort de la juridiction sont conviés au conseil de juridiction.

« À l’exception des cas où sa consultation est requise par des dispositions législatives ou réglementaires, le conseil de juridiction n’exerce aucun contrôle sur l’activité juridictionnelle ou sur l’organisation de la juridiction. Il n’évoque pas les affaires individuelles dont la juridiction est saisie. » ;

3° (nouveau) Le titre III du livre IV est complété par un chapitre VI ainsi rédigé :

« Chapitre VI

« Le conseil de juridiction

« Art. L. 4361. – Le conseil de juridiction placé auprès de la Cour de cassation, dont les missions, la composition, l’organisation et le fonctionnement sont fixés par le premier président et le procureur général, est un lieu d’échanges et de communication entre la juridiction et la cité.

« Il comprend parmi ses membres le président de la commission permanente compétente en matière d’organisation judiciaire de chaque assemblée ou son représentant.

« Le conseil de juridiction n’exerce aucun contrôle sur l’activité juridictionnelle ou sur l’organisation de la Cour de cassation, ni n’évoque les affaires individuelles dont elle est saisie. »

II (nouveau). – Le code de justice administrative est ainsi modifié :

1° Le chapitre II du titre II du livre Ier est complété par une section 6 ainsi rédigée :

« Section 6

« Le conseil de juridiction

« Art. L. 1224. – Le conseil de juridiction placé auprès du Conseil d’État, dont les missions, la composition, l’organisation et le fonctionnement sont fixés par décret en Conseil d’État, est un lieu d’échanges et de communication entre le Conseil d’État dans sa fonction juridictionnelle et la cité.

« Il comprend parmi ses membres le président de la commission permanente compétente en matière d’organisation judiciaire de chaque assemblée ou son représentant.

« Le conseil de juridiction n’exerce aucun contrôle sur l’activité contentieuse ou sur l’organisation du Conseil d’État, ni n’évoque les affaires individuelles dont il est saisi. » ;

2° Le chapitre Ier du titre II du livre II est ainsi modifié :

a) La section 2 est complétée par une sous‑section unique ainsi rédigée :

« Sous‑section unique

« Le conseil de juridiction

« Art. L. 22122. – Le conseil de juridiction placé auprès de chaque tribunal administratif, dont les missions, la composition, l’organisation et le fonctionnement sont fixés par décret en Conseil d’État, est un lieu d’échanges et de communication entre la juridiction et la cité.

« En fonction de son ordre du jour, les députés et les sénateurs élus dans des circonscriptions situées dans le ressort de la juridiction sont conviés au conseil de juridiction.

« Le conseil de juridiction n’exerce aucun contrôle sur l’activité contentieuse ou sur l’organisation de la juridiction, ni n’évoque les affaires individuelles dont elle est saisie. » ;

b) La section 3 est complétée par une sous‑section unique ainsi rédigée :

« Sous‑section unique

« Le conseil de juridiction

« Art. L. 22131. – Le conseil de juridiction placé auprès de chaque cour administrative d’appel, dont les missions, la composition, l’organisation et le fonctionnement sont fixés par décret en Conseil d’État, est un lieu d’échanges et de communication entre la juridiction et la cité.

« En fonction de son ordre du jour, les députés et les sénateurs élus dans des circonscriptions situées dans le ressort de la juridiction sont conviés au conseil de juridiction.

« Le conseil de juridiction n’exerce aucun contrôle sur l’activité contentieuse ou sur l’organisation de la juridiction, ni n’évoque les affaires individuelles dont elle est saisie. »

Article 12 bis (nouveau)

Au 3° de l’article L. 211‑16 du code de l’organisation judiciaire, la référence : « L. 4162‑13 » est remplacée par la référence : « L. 4163‑17 ».

Chapitre II

Juridictions disciplinaires des officiers ministériels et des avocats

Article 13

I. – L’ordonnance n° 2022‑544 du 13 avril 2022 relative à la déontologie et à la discipline des officiers ministériels est ainsi modifiée :

1° (Supprimé)

2° L’article 12 est ainsi rédigé :

« Art. 12. – Les membres professionnels des juridictions disciplinaires ainsi que leurs suppléants sont nommés par arrêté du ministre de la justice, pour une durée de trois ans, renouvelable une fois, sur proposition de l’instance nationale de chaque profession pour les cours nationales de discipline, et par les instances régionales de ces mêmes professions pour les chambres de discipline. Les membres du Conseil d’État sont désignés par le vice‑président du Conseil d’État. Les magistrats du siège de l’ordre judiciaire sont désignés, selon le cas, par le premier président de la Cour de cassation ou par le premier président de la cour d’appel compétente. »

II. – La loi n° 71‑1130 du 31 décembre 1971 portant réforme de certaines professions judiciaires et juridiques est ainsi modifiée :

1° A (nouveau) Le deuxième alinéa de l’article 22‑1 est ainsi modifié :

a) Après la seconde occurrence du mot : « ordre », la fin est ainsi rédigée : « , en activité ou honoraires. » ;

b) Est ajoutée une phrase ainsi rédigée : « Les anciens membres honoraires ne peuvent demeurer en fonctions au‑delà de l’âge de soixante‑quinze ans. » ;

1° La seconde phrase du premier alinéa de l’article 22‑3 est supprimée ;

1° bis (nouveau) L’avant‑dernier alinéa de l’article 23 est ainsi modifié :

a) À la deuxième phrase, les mots : « de ses membres » sont remplacés par les mots : « ou plusieurs de ses membres ou anciens membres en activité » ;

b) La dernière phrase est ainsi rédigée : « Un rapporteur membre titulaire ou suppléant de l’instance disciplinaire ne peut siéger au sein de la formation de jugement réunie pour la même affaire. » ;

1° ter (nouveau) À la deuxième phrase du dernier alinéa du même article 23, après le mot : « membres », sont insérés les mots : « ou anciens membres, en activité ou honoraires à la condition de ne pas siéger au‑delà de la date de leur soixante‑quinzième anniversaire, » ;

2° La quatrième phrase du dernier alinéa dudit article 23 est supprimée ;

3° (nouveau) Après le même article 23, il est inséré un article 23‑1 ainsi rédigé :

« Art. 231. – L’instance disciplinaire compétente en application de l’article 22 peut être saisie par le bâtonnier dont relève l’avocat mis en cause selon une procédure simplifiée dont les modalités sont fixées par décret en Conseil d’État, sauf lorsque la poursuite disciplinaire fait suite à une réclamation présentée par un tiers. En cas d’échec de la procédure simplifiée, l’instance disciplinaire peut être saisie dans les conditions de l’article 23. »

Chapitre III

Administration pénitentiaire

Article 14

I. – Le code pénitentiaire est ainsi modifié :

1° La sous‑section 1 de la section 2 du chapitre III du titre Ier du livre Ier est complétée par un article L. 113‑4‑1 ainsi rédigé :

« Art. L. 11341. – Pour assurer des missions d’appui et d’accompagnement auprès des membres du corps d’encadrement et d’application du personnel de surveillance de l’administration pénitentiaire, l’État peut faire appel à des surveillants adjoints, âgés d’au moins dix‑huit ans et de moins de trente ans, recrutés en qualité de contractuels de droit public pour une période de trois ans, renouvelable une fois par reconduction expresse.

« Un décret en Conseil d’État fixe les modalités d’application du présent article. Il définit notamment les missions des surveillants adjoints ainsi que les conditions d’évaluation des activités concernées. » ;

2° Le deuxième alinéa de l’article L. 114‑1 est ainsi rédigé :

« La réserve est exclusivement constituée de volontaires retraités, issus des personnels de l’administration pénitentiaire. » ;

3° Le premier alinéa de l’article L. 114‑2 est ainsi rédigé :

« Les agents mentionnés à l’article L. 114‑1 peuvent demander à rejoindre la réserve civile pénitentiaire à compter de la fin de leur lien avec le service, dans la limite de l’âge de soixante‑sept ans. » ;

4° Le chapitre III du titre II du livre II est complété par une section 3 ainsi rédigée :

« Section 3

« Caméras individuelles

« Art. L. 22320. – Pour les missions présentant, à raison de leur nature ou du niveau de dangerosité des personnes détenues concernées, un risque particulier d’incident ou d’évasion, les personnels de surveillance de l’administration pénitentiaire individuellement désignés peuvent être autorisés à procéder, aux moyens de caméras individuelles, à un enregistrement audiovisuel de leurs interventions lorsque se produit ou est susceptible de se produire un incident, eu égard aux circonstances de l’intervention ou au comportement des personnes concernées.

« L’enregistrement n’est pas permanent. Aucun enregistrement ne peut être déclenché pendant la réalisation d’une fouille réalisée en application des articles L. 225‑1 à L. 225‑3.

« Les enregistrements ont pour finalités la prévention des incidents et des évasions, le constat des infractions et la poursuite de leurs auteurs par une collecte de preuves ainsi que la formation et la pédagogie des agents.

« Lorsque les enregistrements sont transmis à des fins pédagogiques ou de formation, les données figurant dans les enregistrements sont anonymisées préalablement à leur utilisation.

« Les caméras sont fournies par le service et sont portées de façon apparente. Un signal visuel spécifique indique si la caméra enregistre. Le déclenchement de l’enregistrement fait l’objet d’une information des personnes filmées, sauf si les circonstances l’interdisent. Une information générale est organisée par le garde des sceaux, ministre de la justice, au sein des établissements pénitentiaires et auprès de l’ensemble des publics concernés.

« Les personnels auxquels les caméras sont confiées ne peuvent avoir un accès direct aux enregistrements auxquels ils procèdent. Toutefois, lorsque cette consultation est nécessaire pour faciliter la prévention d’atteintes imminentes à l’ordre public, le secours aux personnes ou l’établissement fidèle des faits lors des comptes rendus d’interventions, les personnels auxquels les caméras individuelles sont fournies peuvent avoir accès directement aux enregistrements auxquels ils procèdent dans le cadre d’une intervention.

« Les images captées et enregistrées au moyen de caméras individuelles peuvent être transmises en temps réel à la cellule de crise de l’établissement et aux personnels impliqués dans la conduite et l’exécution de l’intervention, lorsque la sécurité des personnels ou la sécurité des biens et des personnes est menacée. La sécurité des personnels, des biens ou des personnes est réputée menacée lorsqu’il existe un risque immédiat d’atteinte à leur intégrité.

« Les caméras sont équipées de dispositifs techniques permettant de garantir l’intégrité des enregistrements jusqu’à leur effacement et la traçabilité des consultations lorsqu’il y est procédé dans le cadre de l’intervention.

« Les enregistrements audiovisuels, hors le cas où ils sont utilisés dans le cadre d’une procédure judiciaire, administrative ou disciplinaire, sont effacés au bout de trois mois.

« Les modalités d’application du présent article et d’utilisation des données collectées sont précisées par décret en Conseil d’État, pris après avis motivé et publié de la Commission nationale de l’informatique et des libertés. » ;

5° (nouveau) Le chapitre Ier du titre III du livre II est complété par un article L. 231‑4 ainsi rédigé :

« Art. L. 2314. – Sous réserve du consentement de la personne placée en détention provisoire ou exécutant une peine privative de liberté à la mesure proposée et dans des conditions déterminées par décret en Conseil d’État, certains manquements au règlement intérieur défini à l’article L. 112‑4, au présent code, au code de procédure pénale ou aux instructions de service, peuvent donner lieu à la mise en œuvre d’une procédure alternative aux poursuites disciplinaires. »

II. – L’article 2 de la loi n° 2018‑697 du 3 août 2018 relative à l’harmonisation de l’utilisation des caméras mobiles par les autorités de sécurité publique est abrogé.

TITRE V

DISPOSITIONS relatives au droit civil et aux professions

Chapitre Ier

Transfert de compétences civiles du juge des libertés et de la détention

Article 15

I. – Le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est ainsi modifié :

1° Aux articles L. 342‑1, L. 342‑4, L. 342‑5, L. 342‑7, L. 342‑9, L. 342‑11, L. 342‑16, L. 342‑17, L. 343‑3, L. 614‑13, L. 733‑7 à L. 733‑11, L. 741‑10, L. 742‑4 à L. 742‑8, L. 742‑10, L. 743‑1, L. 743‑2, L. 743‑4 à L. 743‑6, L. 743‑8, L. 743‑9, L. 743‑11 à L. 743‑14, L. 743‑18 à L. 743‑21, L. 743‑23, L. 743‑24 et L. 754‑3, toutes les occurrences des mots : « juge des libertés et de la détention » sont remplacées par les mots : « magistrat du siège du tribunal judiciaire » ;

2° À la première phrase du premier alinéa et au deuxième alinéa de l’article L. 342‑6 ainsi qu’à la première phrase de l’article L. 743‑7, les mots : « des libertés et de la détention » sont supprimés ;

3° Au premier alinéa de l’article L. 342‑12, les mots : « juge des libertés et de la détention mentionnées à la présente section » sont remplacés par les mots : « magistrat du siège du tribunal judiciaire mentionnées au présent chapitre » ;

4° Au second alinéa de l’article L. 343‑10 ainsi qu’aux premier et dernier alinéas de l’article L. 343‑11, les mots : « juge des libertés et de la détention » sont remplacés par les mots : « tribunal judiciaire » ;

5° L’article L. 352‑7 est ainsi modifié :

a) À l’avant‑dernière phrase, les mots : « juge des libertés et de la détention » sont remplacés par les mots : « tribunal judiciaire » ;

b) Au début de la dernière phrase, le mot : « Il » est remplacé par les mots : « Le magistrat du siège du tribunal judiciaire » ;

6° À la fin de l’intitulé du chapitre II du titre IV du livre VII, les mots : « juge des libertés et de la détention » sont remplacés par les mots : « magistrat du siège du tribunal judiciaire » ;

7° À l’article L. 742‑1, les mots : « juge des libertés et de la détention saisie » sont remplacés par les mots : « magistrat du siège du tribunal judiciaire saisi » ;

8° À l’article L. 744‑17, les mots : « juges des libertés et de la détention compétente » sont remplacés par les mots : « tribunaux judiciaires compétents » ;

9° L’article L. 751‑5 est ainsi modifié :

a) À la première phrase du premier alinéa, les mots : « se présente » sont remplacés par les mots : « est tenu de se présenter » ;

b) À la première phrase du troisième alinéa, les mots : « juge des libertés et de la détention » sont remplacés par les mots : « magistrat du siège du tribunal judiciaire ».

II. – Le code de la santé publique est ainsi modifié :

1° Le I de l’article L. 3131‑13 est ainsi modifié :

a) À la fin de la seconde phrase du premier alinéa et aux première et deuxième phrases du troisième alinéa, les mots : « juge des libertés et de la détention » sont remplacés par les mots : « magistrat du siège du tribunal judiciaire » ;

b) À l’avant‑dernier alinéa, les mots : « des libertés et de la détention » sont supprimés ;

2° L’article L. 3211‑12 est ainsi modifié :

a) Au premier alinéa du I, les mots : « juge des libertés et de la détention » sont remplacés par les mots : « magistrat du siège du tribunal judiciaire » ;

b) À la première phrase du dernier alinéa du I et au premier alinéa des II et III, les mots : « des libertés et de la détention » sont supprimés ;

3° L’article L. 3211‑12‑1 est ainsi modifié :

a) Au premier alinéa du I, les mots : « juge des libertés et de la détention » sont remplacés par les mots : « magistrat du siège du tribunal judiciaire » ;

b) Aux 1° à 3° et au cinquième alinéa du I ainsi qu’aux III à V, toutes les occurrences des mots : « des libertés et de la détention » sont supprimées ;

4° À l’article L. 3211‑12‑2, toutes les occurrences des mots : « des libertés et de la détention » sont supprimées ;

5° Aux articles L. 3211‑12‑3, L. 3212‑11, L. 3213‑3, L. 3213‑8, L. 3213‑9‑1, L. 3214‑2, L. 3215‑1 et L. 3216‑1, toutes les occurrences des mots : « des libertés et de la détention » sont supprimées ;

6° L’article L. 3211‑12‑4 est ainsi modifié :

a) À la première phrase du premier alinéa, les mots : « juge des libertés et de la détention » sont remplacés par les mots : « magistrat du siège du tribunal judiciaire » ;

b) À la première phrase des deuxième et avant‑dernier alinéas, les mots : « des libertés et de la détention » sont supprimés ;

7° Le II de l’article L. 3222‑5‑1 est ainsi modifié :

a) À la deuxième phrase du premier alinéa, les mots : « juge des libertés et de la détention » sont remplacés par les mots : « tribunal judiciaire » ;

b) À la troisième phrase du même premier alinéa, les mots : « juge des libertés et de la détention » sont remplacés par les mots : « magistrat du siège du tribunal judiciaire » ;

c) Aux deuxième et troisième alinéas ainsi qu’à la dernière phrase du quatrième alinéa, les mots : « des libertés et de la détention » sont supprimés ;

d) À l’avant‑dernier alinéa, les mots : « juge des libertés et de la détention » sont remplacés par les mots : « magistrat du siège du tribunal judiciaire » ;

8° L’article L. 3223‑1 est ainsi modifié :

a) Au 6°, les mots : « juge des libertés et de la détention » sont remplacés par les mots : « magistrat du siège du tribunal judiciaire » ;

b) Au 7°, les mots : « juge des libertés et de la détention » sont remplacés par les mots : « magistrat du siège ».

III. – L’article L. 213‑10 du code de l’organisation judiciaire est ainsi rédigé :

« Art. L. 21310. – Sans préjudice de l’article L.O. 213‑10‑1, le code… (le reste sans changement). »

IV. – Les deuxième et dernier alinéas de l’article 137‑1‑1 du code de procédure pénale sont supprimés.

Chapitre II

Diverses dispositions portant modernisations processuelles et relatives aux professions

Article 16

Le code de commerce est ainsi modifié :

1° Le deuxième alinéa de l’article L. 814‑2 est ainsi rédigé :

« Le conseil national met en place un portail électronique qui permet l’envoi et la réception des actes de procédure, des pièces, avis, avertissements ou convocations et des rapports par les administrateurs, les mandataires judiciaires et les personnes désignées en application du deuxième alinéa de l’article L. 811‑2 et du premier alinéa du II ou du III de l’article L. 812‑2. Les caractéristiques de ce portail sont fixées par décret en Conseil d’État pris après avis de la Commission nationale de l’informatique et des libertés. » ;

2° L’article L. 814‑13 est ainsi modifié :

a) Le premier alinéa est supprimé ;

b) À la première phrase du second alinéa, après le mot : « actes », sont insérés les mots : « de procédure, des pièces, avis, avertissements ou convocations et des rapports » et les mots : « expressément demandé ou consenti à ce qu’il soit procédé selon » sont remplacés par les mots : « consenti à l’utilisation de ».

Article 17

I. – L’ordonnance n° 2016‑728 du 2 juin 2016 relative au statut de commissaire de justice est ainsi modifiée :

1° A (nouveau) Le 1° du I de l’article 1er est complété par les mots : « , après avoir tenté de susciter un accord entre les parties » ;

1° L’article 16 est ainsi modifié :

a) Après le 4°, il est inséré un 4° bis ainsi rédigé :

« 4° bis D’assurer l’organisation de la formation nécessaire à l’activité de commissaire de justice répartiteur lors d’une procédure de saisie des rémunérations et de diffuser annuellement la liste des commissaires de justice ayant accompli cette formation ; »

b) Après le 12°, il est inséré un 12° bis ainsi rédigé :

« 12° bis De mettre en place, sous sa responsabilité, un registre numérique des saisies des rémunérations permettant, dans des conditions fixées par un décret en Conseil d’État pris après avis de la Commission nationale de l’informatique et des libertés :

« a) Le traitement des informations nécessaires à l’identification des commissaires de justice répartiteurs, des débiteurs saisis, des créanciers saisissants, des employeurs tiers saisis ;

« b) La conservation et la mise à disposition des informations nécessaires à l’identification du premier créancier saisissant, du débiteur saisi et du commissaire de justice répartiteur.

« Elle en transmet au ministre de la justice, à titre gratuit, les données statistiques, dans les conditions fixées par arrêté du ministre de la justice. Elle lui transmet également un rapport annuel relatif à la mise en œuvre de la procédure de saisie des rémunérations ; ».

II. – Le code du travail est ainsi modifié :

1° Au premier alinéa de l’article L. 3252‑4, après le mot : « chapitre », sont insérés les mots : « et le code des procédures civiles d’exécution » ;

2° Les articles L. 3252‑8 à L. 3252‑13 sont abrogés.

III. – L’avant‑dernier alinéa de l’article L. 213‑6 du code de l’organisation judiciaire est supprimé.

IV. – Le code des procédures civiles d’exécution est ainsi modifié :

1° Au début du premier alinéa de l’article L. 121‑4, les mots : « Sans préjudice des dispositions de l’article L. 3252‑11 du code du travail, » sont supprimés ;

2° L’article L. 211‑1 est complété par les mots : « et le présent code » ;

3° La section 1 du chapitre II du titre Ier du livre II est ainsi rédigée :

« Section 1

« Dispositions communes

« Sous‑section 1

« Dispositions générales

« Art. L. 2121. – Tout débiteur peut, pour le paiement de ses dettes, céder à un ou plusieurs créanciers une fraction des sommes qui lui sont dues à titre de rémunération mentionnées à l’article L. 3252‑1 du code du travail.

« Art. L. 2122. – Tout créancier muni d’un titre exécutoire constatant une créance liquide et exigible peut, un mois après la signification d’un commandement, saisir entre les mains d’un employeur les sommes dues à son débiteur à titre de rémunération mentionnées à l’article L. 3252‑1 du code du travail.

« Le commandement est inscrit par le commissaire de justice sur le registre numérique des saisies des rémunérations, dans les conditions fixées par décret en Conseil d’État.

« Tout créancier remplissant les conditions précisées au premier alinéa du présent article peut se joindre aux opérations de saisie déjà existantes par voie d’intervention.

« Art. L. 2123. – Dès la signification du commandement de payer en vue d’une saisie des rémunérations, le commissaire de justice informe le débiteur qu’il entre dans sa mission de lui permettre de parvenir à un accord avec le créancier, dans le respect de ses obligations déontologiques. Le procès‑verbal d’accord conclu entre le débiteur et le créancier sur les modalités de paiement de la dette suspend la procédure de saisie des rémunérations lorsqu’il intervient avant la signification du procès‑verbal de saisie.

« Celle‑ci reprend à l’initiative du créancier :

« 1° En cas de non‑respect par le débiteur des modalités de paiement prévues au procès‑verbal d’accord ;

« 2° En cas de signification au premier créancier saisissant d’un acte d’intervention mentionné à l’article L. 212‑2.

« Art. L. 2124. – Le débiteur peut, à tout moment, saisir par requête le juge de l’exécution d’une contestation de la mesure.

« Le juge peut d’office contrôler le montant des frais d’exécution dont le recouvrement est poursuivi.

« La contestation ne suspend pas la procédure de saisie des rémunérations, sauf lorsqu’elle est formée dans le mois suivant la signification du commandement.

« Art. L. 2125. – Les sommes dues à titre de rémunération ne sont saisissables ou cessibles que dans les proportions définies au code du travail.

« Sous‑section 2

« Le procès‑verbal de saisie

« Art. L. 2126. – Le procès‑verbal de saisie est signifié au tiers saisi dans les trois mois suivant la délivrance du commandement. À défaut, le commandement est caduc.

« Le premier alinéa n’est pas applicable lorsqu’un procès‑verbal d’accord est établi dans ce délai.

« Art. L. 2127. – Le procès‑verbal de saisie est inscrit au registre numérique des saisies des rémunérations dans les conditions fixées par décret en Conseil d’État.

« Art. L. 2128. – Le tiers saisi est tenu de déclarer au créancier :

« 1° La situation de droit existant entre lui‑même et le débiteur saisi, et le montant de la rémunération versée au débiteur ;

« 2° Les cessions, saisies, saisies administratives à tiers détenteur ou paiements directs des pensions alimentaires en cours d’exécution.

« Sous‑section 3

« Les opérations de saisie

« Art. L. 2129. – À la demande du créancier, un commissaire de justice répartiteur est désigné par la chambre nationale des commissaires de justice, dans les conditions définies par décret en Conseil d’État, parmi ceux figurant sur la liste diffusée à cette fin.

« Il est chargé de recevoir les paiements du tiers saisi, de les reverser au créancier saisissant et de répartir les fonds en cas de pluralité de créanciers.

« L’identité et les coordonnées du commissaire de justice répartiteur sont portées à la connaissance du tiers saisi et du débiteur. Elles sont mentionnées sur le registre numérique des saisies des rémunérations.

« Art. L. 21210. – En cas d’intervention, les créanciers viennent en concours sous réserve des causes légitimes de préférence.

« Toutefois, les créances résiduelles les plus faibles, prises dans l’ordre croissant de leur montant, sans que celles‑ci puissent excéder un montant fixé par décret, sont payées prioritairement dans les conditions fixées par ce même décret.

« Art. L. 21211. – En cas de saisie portant sur une rémunération sur laquelle une cession a été antérieurement consentie et régulièrement notifiée, le cessionnaire est de droit réputé intervenant pour les sommes qui lui restent dues, tant qu’il est en concours avec d’autres créanciers saisissants.

« Art. L. 21212. – Le tiers saisi verse mensuellement entre les mains du commissaire de justice répartiteur les retenues pour lesquelles la saisie est opérée dans les limites des sommes disponibles.

« Art. L. 21213. – Le juge peut décider, à la demande du débiteur et en considération de la fraction saisissable de la rémunération, du montant de la créance et du taux des intérêts dus, que la créance cause de la saisie produit intérêt à un taux réduit à compter du procès‑verbal de saisie ou que les sommes retenues sur la rémunération s’imputent d’abord sur le capital.

« Les majorations de retard prévues à l’article L. 313‑3 du code monétaire et financier cessent de s’appliquer aux sommes retenues à compter du jour de leur prélèvement sur la rémunération.

« Sous‑section 4

« La responsabilité du tiers saisi

« Art. L. 21214. – Le tiers saisi qui s’abstient, sans motif légitime, de procéder à la déclaration prévue à l’article L. 212‑8 ou fait une déclaration mensongère peut être condamné par le juge, à la demande du créancier saisissant ou intervenant, au paiement d’une amende civile sans préjudice d’une condamnation à des dommages et intérêts.

« S’il ne procède pas aux versements prévus à l’article L. 212‑12, il peut être condamné au paiement des retenues qui auraient dû être opérées.

« Le recours du tiers saisi contre le débiteur ne peut être exercé qu’après mainlevée de la saisie. » ;

4° La section 2 du même chapitre II est ainsi modifiée :

a) L’article L. 212‑2 devient l’article L. 212‑15 ;

b) Au premier alinéa de l’article L. 212‑15, tel qu’il résulte du a du présent 4°, les mots : « des articles mentionnés à l’article L. 212‑1 relatives à la saisie et à la cession des rémunérations » sont remplacés par les mots : « de la section 1 du présent chapitre » ;

c) L’article L. 212‑3 devient l’article L. 212‑16 ;

d) À l’article L. 212‑16, tel qu’il résulte du c du présent 4°, la référence : « L. 212‑2 » est remplacée par la référence : « L. 212‑15 » ;

5° Le premier alinéa de l’article L. 213‑5 est ainsi rédigé :

« La demande de paiement direct est faite par l’intermédiaire d’un commissaire de justice. Lorsqu’elle s’exerce sur des sommes dues à titre de rémunération, elle est inscrite au registre numérique des saisies des rémunérations. »

V. – À la fin du dernier alinéa de l’article L. 133‑4‑9 du code de la sécurité sociale, les mots : « L. 3252‑1 à L. 3252‑13 du code du travail » sont remplacés par les mots : « L. 212‑1 à L. 212‑14 du code des procédures civiles d’exécution ».

VI. – Les modalités d’application du présent article sont définies par décret en Conseil d’État. Ce décret définit le nombre maximum d’actes autorisés dans le cadre d’une procédure de saisie des rémunérations.

Article 18

Le II de l’article 16 de la loi n° 2019‑222 du 23 mars 2019 de programmation 2018‑2022 et de réforme pour la justice est ainsi modifié :

1° Au début, il est ajouté un alinéa ainsi rédigé :

« Sauf engagement international contraire, tout acte public établi par une autorité étrangère et destiné à être produit en France doit être légalisé pour y produire effet. » ;

2° Sont ajoutés deux alinéas ainsi rédigés :

« Les recours contentieux relatifs aux refus de légalisation opposés par une autorité française sont portés devant la juridiction administrative, à l’exception des refus de légalisation relatifs à un document d’état civil qui sont portés devant la juridiction judiciaire.

« Un décret en Conseil d’État, pris après consultation de l’Assemblée des Français de l’étranger ou, dans l’intervalle des sessions, de son bureau, précise les actes publics concernés par le présent II et fixe les modalités de la légalisation. »

Article 19

I. – L’article 11 de la loi n° 71‑1130 du 31 décembre 1971 portant réforme de certaines professions judiciaires et juridiques est ainsi modifié :

1° Le 2° est ainsi modifié :

a) (nouveau) Après le mot : « France, », sont insérés les mots : « ou dans un autre État membre de l’Union européenne ou partie à l’accord sur l’Espace économique européen, » ;

b) Les mots : « une maîtrise » sont remplacés par les mots : « un master » ;

2° L’avant‑dernier alinéa est supprimé.

II (nouveau). – Après l’article 58 de la loi n° 71‑1130 du 31 décembre 1971 précitée, il est inséré un article 58‑1 ainsi rédigé :

« Art. 581. – S’ils sont titulaires d’un master en droit, ou d’un diplôme équivalent français ou étranger, et qu’ils justifient du suivi de formations initiale et continue en déontologie, les juristes d’entreprise bénéficient, en dehors de la matière pénale et fiscale, de la confidentialité de leurs consultations juridiques pour assurer leur mission de mise en œuvre de la conformité.

« Ces formations sont conformes à un référentiel défini par arrêté conjoint du garde des sceaux, ministre de la justice et du ministre chargé de l’économie, sur proposition d’une commission dont la composition et les modalités de fonctionnement sont fixées par décret. »

Article 20

Le code de commerce est ainsi modifié :

1° À la première phrase du premier alinéa de l’article L. 444‑1, après le mot : « justice, », sont insérés les mots : « des greffiers de tribunal de commerce, » ;

2° À l’article L. 444‑4, après le mot : « justice, », sont insérés les mots : « les greffiers de tribunal de commerce, ».

Article 21

TITRE VI

Dispositions diverses RELATIVES AUX JURIDICTIONS ADMINISTRATIVES ET FINANCIÈRES ET À LA RESPONSABILITÉ DES GESTIONNAIRES PUBLICS

Article 22

I. – Le code de justice administrative est ainsi modifié :

1° Le 5° de l’article L. 131‑6 est ainsi rédigé :

« 5° De rendre un avis préalable sur l’affectation d’un magistrat à l’une des fonctions mentionnées à l’article L. 231‑5‑1. » ;

2° Au second alinéa de l’article L. 231‑5‑1, les mots : « à l’article L. 231‑5 » sont remplacés par les mots : « au premier alinéa du présent article » ;

3° L’article L. 233‑2 est ainsi modifié :

a) Le 1° est ainsi rédigé :

« 1° Parmi les élèves ayant exercé ce choix à la sortie de l’Institut national du service public, dans des conditions définies par décret en Conseil d’État. » ;

b) Le dernier alinéa est supprimé.

II. – L’article L. 221‑3 du code des juridictions financières est ainsi modifié :

1° Le 1° est ainsi rédigé :

« 1° Parmi les élèves ayant exercé ce choix à la sortie de l’Institut national du service public, dans des conditions définies par décret en Conseil d’État ; »

2° Le dernier alinéa est supprimé.

III. – À la seconde phrase du cinquième alinéa du I de l’article 9 de l’ordonnance n° 2021‑702 du 2 juin 2021 portant réforme de l’encadrement supérieur de la fonction publique de l’État, les mots : « maître des requêtes » sont remplacés par les mots : « conseiller référendaire ».

Article 23

I. – Le code des juridictions financières est ainsi modifié :

1° A (nouveau) À la seconde phrase du neuvième alinéa de l’article L. 120‑14, les mots : « présidents de section » sont remplacés par les mots : « conseillers présidents » ;

1° L’article L. 122‑3 est ainsi modifié :

a) Au quatrième alinéa du I, après le mot : « détaché », sont insérés les mots : « ou en disponibilité » ;

b) À la première phrase du premier alinéa du II, les mots : « président de section » sont remplacés par les mots : « conseiller président » ;

2° À l’article L. 212‑2, au début du deuxième alinéa de l’article L. 220‑3, aux première et avant‑dernière phrases du I de l’article L. 221‑2‑1 et aux articles L. 262‑15 et L. 272‑17, les mots : « président de section » sont remplacés par les mots : « conseiller président » ;

3° L’article L. 221‑2 est ainsi modifié :

a) Le 2° est ainsi modifié :

– les mots : « présidents de section » sont remplacés par les mots : « conseillers présidents » ;

– les mots : « de plein exercice » et les mots : « et d’un minimum de quinze années de services publics » sont supprimés ;

b) Le sixième alinéa est ainsi rédigé :

« Les magistrats de la Cour des comptes nommés présidents de chambre régionale des comptes et vice‑présidents de chambre régionale des comptes sont détachés dans cet emploi. Dans cette position, ils peuvent participer aux formations et aux comités de la Cour des comptes ayant à connaître des contrôles effectués par les chambres régionales des comptes ou avec leur concours. » ;

c) (Supprimé)

3° bis (nouveau) À la première phrase de l’article L. 222‑1, les mots : « au siège » sont remplacés par les mots : « dans le ressort » ;

4° La première phrase des articles L. 262‑25 et L. 272‑28 est ainsi modifiée :

a) Les mots : « , dans leur rédaction résultant de la loi n° 2017‑1241 du 8 août 2017 ratifiant l’ordonnance n° 2016‑1360 du 13 octobre 2016 modifiant la partie législative du code des juridictions financières, » sont supprimés ;

b) Les mots : « à la chambre territoriale des comptes de la » sont remplacés par les mots : « de plein droit en ».

II. – (Supprimé)

Article 24

I. – L’ordonnance n° 2022‑408 du 23 mars 2022 relative au régime de responsabilité financière des gestionnaires publics est ratifiée.

II. – À la fin du dernier alinéa de l’article 4 de l’ordonnance n° 58‑1210 du 13 décembre 1958 portant loi organique relative à l’indemnité des membres du Parlement, les mots : « de discipline budgétaire et financière » sont remplacés par les mots : « des comptes ».

Article 25

I. – Le code de justice administrative est ainsi modifié :

1° Le chapitre Ier du titre III du livre Ier est complété par un article L. 131‑12 ainsi rédigé :

« Art. L. 13112. – Les stipulations d’un accord mentionné à l’article L. 827‑2 du code général de la fonction publique et conclu au niveau national pour la fonction publique de l’État peuvent être rendues applicables, en tout ou partie, aux membres du Conseil d’État, dans des conditions prévues par décret en Conseil d’État pris après avis de la commission supérieure du Conseil d’État. » ;

2° Le chapitre Ier du titre III du livre II est complété par un article L. 231‑10 ainsi rédigé :

« Art. L. 23110. – Les stipulations d’un accord mentionné à l’article L. 827‑2 du code général de la fonction publique et conclu au niveau national pour la fonction publique de l’État peuvent être rendues applicables, en tout ou partie, aux membres des tribunaux administratifs et des cours administratives d’appel, dans des conditions prévues par décret en Conseil d’État pris après avis du Conseil supérieur des tribunaux administratifs et des cours administratives d’appel. »

II. – Le code des juridictions financières est ainsi modifié :

1° La section 1 du chapitre préliminaire du titre II du livre Ier est complétée par un article L. 120‑3‑1 ainsi rédigé :

« Art. L. 12031. – Les stipulations d’un accord mentionné à l’article L. 827‑2 du code général de la fonction publique et conclu au niveau national pour la fonction publique de l’État peuvent être rendues applicables, en tout ou partie, aux membres de la Cour des comptes, dans des conditions prévues par décret en Conseil d’État pris après avis du Conseil supérieur de la Cour des comptes. » ;

2° La section 1 du chapitre préliminaire du titre II de la première partie du livre II est complétée par un article L. 220‑4‑1 ainsi rédigé :

« Art. L. 22041. – Les stipulations d’un accord mentionné à l’article L. 827‑2 du code général de la fonction publique et conclu au niveau national pour la fonction publique de l’État peuvent être rendues applicables, en tout ou partie, aux membres des chambres régionales des comptes, dans des conditions prévues par décret en Conseil d’État pris après avis du Conseil supérieur des chambres régionales des comptes. » ;

3° (Supprimé)

Article 26

I. – Le code de l’action sociale et des familles est ainsi modifié :

1° Au VI de l’article L. 314‑1, les mots : « interrégional de la tarification sanitaire et sociale » sont remplacés par les mots : « administratif territorialement compétent » ;

2° Au dernier alinéa de l’article L. 314‑9, les mots : « interrégional de la tarification sanitaire et sociale » sont remplacés par les mots : « administratif territorialement compétent » ;

3° À l’article L. 351‑1, les mots : « interrégional de la tarification sanitaire et sociale » sont remplacés par les mots : « administratif territorialement compétent » ;

4° À l’article L. 351‑3, les mots : « devant le tribunal interrégional de la tarification sanitaire et sociale » sont supprimés ;

5° L’article L. 351‑6 est ainsi modifié :

a) Au premier alinéa, les mots : « du juge du tarif » sont remplacés par les mots : « juridictionnelles en matière de tarification sanitaire et sociale » ;

b) Au deuxième alinéa, les mots : « du juge du tarif » sont remplacés par le mot : « juridictionnelle » ;

6° L’article L. 351‑8 est ainsi rédigé :

« Art. L. 3518. – Les modalités d’application du présent chapitre, notamment la désignation des tribunaux administratifs et de la cour administrative d’appel compétents, sont déterminées par décret en Conseil d’État. » ;

7° Les articles L. 351‑2, L. 351‑4, L. 351‑5 et L. 351‑7 sont abrogés.

II. – Le code de la santé publique est ainsi modifié :

1° À la seconde phrase de l’article L. 6114‑4, les mots : « interrégionaux de la tarification sanitaire et sociale » sont remplacés par le mot : « administratifs » ;

2° À la première phrase de l’avant‑dernier alinéa de l’article L. 6143‑4, les mots : « interrégional de la tarification sanitaire et sociale mentionné à l’article L. 351‑1 du code de l’action sociale et des familles » sont remplacés par les mots : « administratif territorialement compétent ».

III. – Au second alinéa de l’article L. 162‑24‑1 du code de la sécurité sociale, les mots : « interrégionaux de la tarification sanitaire et sociale » sont remplacés par le mot : « administratifs ».

Article 26 bis (nouveau)

I. – Au cinquième alinéa des articles L. 131‑10 et L. 231‑4‑4 du code de justice administrative, les mots : « de l’article 7‑3 de l’ordonnance n° 58‑1270 du 22 décembre 1958 portant loi organique relative au statut de la magistrature, » sont supprimés.

II. – Au cinquième alinéa des articles L. 120‑13 et L. 220‑11 du code des juridictions financières, les mots : « de l’article 7‑3 de l’ordonnance n° 58‑1270 du 22 décembre 1958 portant loi organique relative au statut de la magistrature, » sont supprimés.

III. – À l’article L. 122‑12 du code général de la fonction publique, les mots : « , de l’article 7‑3 de l’ordonnance n° 58‑1270 du 22 décembre 1958 portant loi organique relative au statut de la magistrature » sont supprimés.

IV. – Au deuxième alinéa du II de l’article L. 4122‑8 du code de la défense, les mots : « de l’article 7‑3 de l’ordonnance n° 58‑1270 du 22 décembre 1958 portant loi organique relative au statut de la magistrature, » sont supprimés.

TITRE VII

DISPOSITIONS TRANSITOIRES ET FINALES

Article 27

I. – Le code de l’organisation judiciaire est ainsi modifié :

1° A (nouveau) Les articles L. 513‑11 et L. 562‑6‑1 sont abrogés ;

1° À la fin des articles L. 531‑1, L. 551‑1 et L. 561‑1, les mots : « n° 2021‑1729 du 22 décembre 2021 pour la confiance dans l’institution judiciaire » sont remplacés par les mots : « n°       du       d’orientation et de programmation du ministère de la justice 2023‑2027 » ;

2° L’article L. 552‑2 est ainsi modifié :

a) Après la référence : « L. 211‑12 », est insérée la référence : « , L. 212‑9 » ;

b) À la fin, les mots : « n° 2019‑222 du 23 mars 2019 de programmation 2018‑2022 et de réforme pour la justice » sont remplacés par les mots : « n°       du       d’orientation et de programmation du ministère de la justice 2023‑2027 » ;

2° bis (nouveau) Les articles L. 552‑9‑1, L. 552‑9‑2, L. 552‑9‑3, L. 552‑9‑4, L. 552‑9‑5, L. 552‑9‑6, L. 552‑9‑7, L. 552‑9‑8, L. 552‑9‑9, L. 552‑9‑10 et L. 552‑9‑11 deviennent respectivement les articles L. 552‑9‑2, L. 552‑9‑3, L. 552‑9‑4, L. 552‑9‑5, L. 552‑9‑6, L. 552‑9‑7, L. 552‑9‑8, L. 552‑9‑9, L. 552‑9‑10, L. 552‑9‑11 et L. 552‑9‑12 ;

2° ter (nouveau) La sous‑section 1 de la section 1 du chapitre II du titre V du livre V est ainsi modifiée :

a) À l’article L. 552‑9‑4, la référence : « L. 552‑9‑3 » est remplacée par la référence : « L. 552‑9‑4 » ;

b) À l’article L. 552‑9‑6, la référence : « L. 552‑9‑4 » est remplacée par la référence : « L. 552‑9‑5 » ;

c) À l’article L. 552‑9‑11, la référence : « L. 552‑9‑9 » est remplacée par la référence : « L. 552‑9‑10 » ;

3° L’article L. 552‑10 est ainsi rédigé :

« Art. L. 55210. – Les articles L. 311‑1, L. 311‑3, L. 312‑2, L. 312‑6, L. 312‑7 et L. 312‑9 relatifs à la cour d’appel sont applicables en Polynésie française dans leur rédaction résultant de la loi n°       du       d’orientation et de programmation du ministère de la justice 2023‑2027. » ;

4° L’article L. 562‑2 est ainsi modifié :

a) Après la référence : « L. 211‑12 », est insérée la référence : « , L. 212‑9 » ;

b) À la fin, les mots : « n° 2019‑222 du 23 mars 2019 de programmation 2018‑2022 et de réforme pour la justice » sont remplacés par les mots : « n°       du       d’orientation et de programmation du ministère de la justice 2023‑2027 » ;

5° L’article L. 562‑25 est ainsi rédigé :

« Art. L. 56225. – Les articles L. 311‑1, L. 311‑3, L. 312‑2, L. 312‑6, L. 312‑7 et L. 312‑9 relatifs à la cour d’appel sont applicables en Nouvelle‑Calédonie dans leur rédaction résultant de la loi n°       du       d’orientation et de programmation du ministère de la justice 2023‑2027. »

II. – Le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est ainsi modifié :

1° La seizième ligne du tableau constituant le second alinéa des articles L. 362‑1 et L. 363‑1 et la dix‑septième ligne du tableau constituant le second alinéa des articles L. 364‑1, L. 365‑1 et L. 366‑1 sont remplacées par quatorze lignes ainsi rédigées :

« 

L. 341-1 à L. 341-7

L. 342-1

La loi n°   du     d’orientation et de programmation du ministère de la justice 2023-2027

L. 342-2 et L. 342-3

L. 342-4 à L. 342-7

La loi n°   du     d’orientation et de programmation du ministère de la justice 2023-2027

L. 342-8

L. 342-9

La loi n°   du     d’orientation et de programmation du ministère de la justice 2023-2027

L. 342-10

L. 342-11 et L. 342-12

La loi n°   du     d’orientation et de programmation du ministère de la justice 2023-2027

L. 342-13 à L. 342-15

L. 342-16 et L. 342-17

La loi n°   du     d’orientation et de programmation du ministère de la justice 2023-2027

L. 342-18 à L. 343-2

L. 343-3

La loi n°   du     d’orientation et de programmation du ministère de la justice 2023-2027

L. 343-4 à L. 343-9

L. 343-10 et L. 343-11

La loi n°   du     d’orientation et de programmation du ministère de la justice 2023-2027

 » ;

2° L’avant‑dernière ligne du tableau constituant le second alinéa des articles L. 362‑1, L. 363‑1, L. 365‑1 et L. 366‑1 est remplacée par deux lignes ainsi rédigées :

« 

L. 352-7

La loi n°   du     d’orientation et de programmation du ministère de la justice 2023-2027

L. 352-8

 » ;

3° À la première phrase du deuxième alinéa et au troisième alinéa du 18° de l’article L. 364‑2 ainsi qu’au 17° des articles L. 365‑2 et L. 366‑2, les mots : « des libertés et de la détention » sont supprimés ;

4° La dixième ligne du tableau constituant le second alinéa de l’article L. 654‑1 est remplacée par trois lignes ainsi rédigées :

« 

L. 614-1 à L. 614-12

L. 614-13

La loi n°   du     d’orientation et de programmation du ministère de la justice 2023-2027

L. 614-14 à L. 614-19

 » ;

5° Au premier alinéa de l’article L. 656‑1, les mots : « Polynésie française » sont remplacés par le mot : « Nouvelle‑Calédonie » ;

6° Aux deuxième et dernier alinéas du 7° de l’article L. 761‑8, les mots : « des libertés et de la détention » sont supprimés ;

7° Le tableau constituant le second alinéa des articles L. 762‑1 et L. 763‑1 est ainsi modifié :

a) La quatorzième ligne est remplacée par trois lignes ainsi rédigées :

« 

L. 732-9 à L. 733-6

L. 733-7 à L. 733-11

La loi n°   du     d’orientation et de programmation du ministère de la justice 2023-2027

L. 733-12 à L. 733-17

 » ;

b) Les seizième et dix‑septième lignes sont remplacées par dix‑sept lignes ainsi rédigées :

« 

L. 740-1 à L. 741-9

L. 741-10 et L. 742-1

La loi n°   du     d’orientation et de programmation du ministère de la justice 2023-2027

L. 742-2 et L. 742-3

L. 742-4 à L. 742-8

La loi n°   du     d’orientation et de programmation du ministère de la justice 2023-2027

L. 742-9

L. 742-10 à L. 743-2

La loi n°   du     d’orientation et de programmation du ministère de la justice 2023-2027

L. 743-3

L. 743-4 à L. 743-9

La loi n°   du     d’orientation et de programmation du ministère de la justice 2023-2027

L. 743-10

L. 743-11 à L. 743-14

La loi n°   du     d’orientation et de programmation du ministère de la justice 2023-2027

L. 743-15 à L. 743-17

L. 743-18 et L. 743-19

La loi n°   du     d’orientation et de programmation du ministère de la justice 2023-2027

L. 743-21

La loi n°   du     d’orientation et de programmation du ministère de la justice 2023-2027

L. 743-22

L. 743-23 et L. 743-24

La loi n°   du     d’orientation et de programmation du ministère de la justice 2023-2027

L. 743-25 à L. 744-16

L. 744-17

La loi n°   du     d’orientation et de programmation du ministère de la justice 2023-2027

 » ;

8° La dixième ligne du tableau constituant le second alinéa de l’article L. 764‑1 et la douzième ligne du tableau constituant le second alinéa des articles L. 765‑1 et L. 766‑1 sont remplacées par trois lignes ainsi rédigées :

« 

L. 730-1 à L. 733-6

L. 733-7 à L. 733-11

La loi n°   du     d’orientation et de programmation du ministère de la justice 2023-2027

L. 733-12 à L. 733-17

 » ;

9° Les douzième et treizième lignes du tableau constituant le second alinéa de l’article L. 764‑1 ainsi que les quatorzième et quinzième lignes du tableau constituant le second alinéa des articles L. 765‑1 et L. 766‑1 sont remplacées par quinze lignes ainsi rédigées :

« 

L. 740-1 à L. 741-9

L. 741-10 et L. 742-1

La loi n°   du     d’orientation et de programmation du ministère de la justice 2023-2027

L. 742-2 et L. 742-3

L. 742-4 à L. 742-8

La loi n°   du     d’orientation et de programmation du ministère de la justice 2023-2027

L. 742-9

L. 742-10 à L. 743-2

La loi n°   du     d’orientation et de programmation du ministère de la justice 2023-2027

L. 743-3

L. 743-4 à L. 743-9

La loi n°   du     d’orientation et de programmation du ministère de la justice 2023-2027

L. 743-11 à L. 743-14

La loi n°   du     d’orientation et de programmation du ministère de la justice 2023-2027

L. 743-15 à L. 743-17

L. 743-18 à L. 743-21

La loi n°   du     d’orientation et de programmation du ministère de la justice 2023-2027

L. 743-22

L. 743-23 et L. 743-24

La loi n°   du     d’orientation et de programmation du ministère de la justice 2023-2027

L. 743-25 à L. 744-16

L. 744-17

La loi n°   du     d’orientation et de programmation du ministère de la justice 2023-2027

 » ;

10° L’avant‑dernière ligne du tableau constituant le second alinéa des articles L. 762‑1 et L. 763‑1 et la vingtième‑troisième ligne du tableau constituant le second alinéa des articles L. 765‑1 et L. 766‑1 sont ainsi rédigées :

« 

L. 754-3

La loi n°   du     d’orientation et de programmation du ministère de la justice 2023-2027

 » ;

11° La dernière ligne du tableau constituant le second alinéa de l’article L. 764‑1 est remplacée par deux lignes ainsi rédigées :

« 

L. 754-3

La loi n°   du     d’orientation et de programmation du ministère de la justice 2023-2027

L. 754-4 à L. 754-8

 » ;

12° La troisième ligne du tableau constituant le second alinéa des articles L. 832‑1, L. 833‑1, L. 834‑1, L. 835‑1 et L. 836‑1 est remplacée par trois lignes ainsi rédigées :

« 

L. 810-1 à L. 811-1

L. 811-2

La loi n°   du     d’orientation et de programmation du ministère de la justice 2023-2027

L. 811-3 à L. 812-2

 »

III. – Le code de la santé publique est ainsi modifié :

1° Au premier alinéa de l’article L. 3821‑11, les mots : « n° 2022‑1089 du 30 juillet 2022 mettant fin aux régimes d’exception créés pour lutter contre l’épidémie liée à la covid‑19 » sont remplacés par les mots : « n°       du       d’orientation et de programmation du ministère de la justice 2023‑2027 » ;

2° Au premier alinéa de l’article L. 3841‑2, les mots : « n° 2022‑1089 du 30 juillet 2022 mettant fin aux régimes d’exception créés pour lutter contre l’épidémie liée à la covid‑19 » sont remplacés par les mots : « n°       du       d’orientation et de programmation du ministère de la justice 2023‑2027 » ;

3° Le I de l’article L. 3844‑1 est ainsi modifié :

a) Au deuxième alinéa, les mots : « n° 2021‑998 du 30 juillet 2021 relative à la prévention d’actes de terrorisme et au renseignement » sont remplacés par les mots : « n°       du       d’orientation et de programmation du ministère de la justice 2023‑2027 » ;

b) Au dernier alinéa, les mots : « n° 2022‑46 du 22 janvier 2022 renforçant les outils de gestion de la crise sanitaire et modifiant le code de la santé publique » sont remplacés par les mots : « n°       du       d’orientation et de programmation du ministère de la justice 2023‑2027 » ;

4° Au second alinéa du I de l’article L. 3844‑2, les mots : « n° 2022‑46 du 22 janvier 2022 renforçant les outils de gestion de la crise sanitaire et modifiant le code de la santé publique » sont remplacés par les mots : « n°       du       d’orientation et de programmation du ministère de la justice 2023‑2027 ».

IV. – Le tableau constituant le second alinéa du 1° du II de l’article L. 950‑1 du code de commerce est ainsi modifié :

1° La vingt‑cinquième ligne est ainsi rédigée :

« 

L. 814-2

Loi n°       du       d’orientation et de programmation du ministère de la justice 2023-2027

 » ;

2° La trente‑quatrième ligne est ainsi rédigée :

« 

L. 814-13

Loi n°       du       d’orientation et de programmation du ministère de la justice 2023-2027

 »

V. – L’article 81 de la loi n° 71‑1130 du 31 décembre 1971 portant réforme de certaines professions judiciaires et juridiques est ainsi modifié :

1° À la première phrase du troisième alinéa du I, au 1° du II et à la première phrase du quatrième alinéa des III, IV et V, les mots : « à la maîtrise » sont remplacés par les mots : « au master » ;

2° Au deuxième alinéa des III, IV et V, les mots : « n° 2021‑1729 du 22 décembre 2021 pour la confiance dans l’institution judiciaire » sont remplacés par les mots : « n°       du       d’orientation et de programmation du ministère de la justice 2023‑2027 ».

VI. – Le code de procédure pénale est ainsi modifié :

1° Au premier alinéa de l’article 804, les mots : « n° 2023‑23 du 24 janvier 2023 visant à permettre aux assemblées d’élus et aux différentes associations d’élus de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression » sont remplacés par les mots : « n°       du       d’orientation et de programmation du ministère de la justice 2023‑2027 » ;

2° Au second alinéa de l’article 864, les mots : « ou d’un abus de confiance, » sont remplacés par les mots : « , d’un abus de confiance, d’une extorsion de fonds ou d’une destruction, d’une dégradation ou d’une détérioration d’un bien lui appartenant, d’un chantage, d’un abus de faiblesse ou d’une atteinte aux systèmes de traitement automatisé de données » ;

3° (nouveau) L’article 900 est abrogé.

VII. – Le code pénitentiaire est ainsi modifié :

1° La deuxième ligne du tableau constituant le second alinéa de l’article L. 752‑1 est remplacée par cinq lignes ainsi rédigées :

« 

L. 111-1 à L. 113-4

L. 113-4-1

La loi n°       du       d’orientation et de programmation du ministère de la justice 2023-2027

L. 113-5 à L. 113-13

L. 114-1 à L. 114-2

La loi n°       du       d’orientation et de programmation du ministère de la justice 2023-2027

L. 114-3 à L. 115-1

 » ;

2° La seconde ligne du tableau constituant le second alinéa des articles L. 753‑1, L. 763‑1 et L. 773‑1 est remplacée par quatre lignes ainsi rédigées :

« 

L. 211-1 à L. 223-19

L. 223-20

Loi n°       du       d’orientation et de programmation du ministère de la justice 2023-2027

L. 224-1 à L. 231-3

L. 231-4

Loi n°       du       d’orientation et de programmation du ministère de la justice 2023-2027

 » ;

3° La seconde ligne du tableau constituant le second alinéa des articles L. 757‑1, L. 767‑1 et L. 777‑1 est remplacée par trois lignes ainsi rédigées :

« 

L. 611-1 à L. 611-2

L. 612-1

La loi n°       du       d’orientation et de programmation du ministère de la justice 2023-2027

L. 621-1 à L. 632-1

 » ;

4° La deuxième ligne du tableau constituant le second alinéa des articles L. 762‑1 et L. 772‑1 est remplacée par cinq lignes ainsi rédigées :

« 

L. 111-1 à L. 113-4

L. 113-4-1

La loi n°       du       d’orientation et de programmation du ministère de la justice 2023-2027

L. 113-5 à L. 113-13

L. 114-1 à L. 114-2

La loi n°       du       d’orientation et de programmation du ministère de la justice 2023-2027

L. 114-3 à L. 114-6

 »

VIII. – À l’article 711‑1 du code pénal, les mots : « n° 2023‑380 du 19 mai 2023 relative aux Jeux Olympiques et Paralympiques de 2024 et portant diverses autres dispositions » sont remplacés par les mots : « n°       du       d’orientation et de programmation du ministère de la justice 2023‑2027 ».

IX. – Aux articles L. 721‑1, L. 722‑1 et L. 723‑1 du code de la justice pénale des mineurs, les mots : « la loi n° 2023‑22 du 24 janvier 2023 d’orientation et de programmation du ministère de l’intérieur » sont remplacés par les mots : « la loi n°       du       d’orientation et de programmation du ministère de la justice 2023‑2027 ».

Article 28

I. – Jusqu’à l’entrée en vigueur de l’article 11 de la présente loi, les personnes nommées en application de l’article L. 123‑4 du code de l’organisation judiciaire, dans sa rédaction antérieure à la présente loi, peuvent bénéficier, par décision expresse, lors du renouvellement ou à l’issue d’une durée de six ans d’activité en qualité de juriste assistant, d’un nouveau contrat conclu pour une durée indéterminée.

Dans un délai de trois mois avant l’entrée en vigueur de l’article 11, les juristes assistants dont le contrat est en cours peuvent opter pour une nomination, pour le reste de leur contrat, comme attachés de justice auprès des magistrats de la juridiction au sein de laquelle ils ont été nommés, dans les conditions prévues à l’article L. 123‑4 du code de l’organisation judiciaire, dans sa rédaction résultant de la présente loi. À défaut, le juriste assistant est réputé avoir refusé la modification proposée.

Un décret en Conseil d’État précise les modalités d’application du présent article.

II. – Le 1° de l’article 19 n’est pas applicable aux personnes qui sont, au jour de l’entrée en vigueur du même 1°, titulaires du certificat d’aptitude à la profession d’avocat ou de l’examen d’accès à un centre régional de formation professionnelle.

Article 29

I. – L’article 3, à l’exclusion du 11° du I, et l’article 4, à l’exclusion du 1° du I et du IV, entrent en vigueur le premier jour du sixième mois suivant la publication de la présente loi.

II. – Les articles 11 et 15 et le I de l’article 13 entrent en vigueur à une date fixée par décret en Conseil d’État, et au plus tard le premier jour du douzième mois suivant celui de la publication de la présente loi.

Les nouvelles règles de désignation des magistrats et des conseillers d’État siégeant au sein des juridictions disciplinaires prévues au 2° du I du même article 13 sont sans incidence sur les instances disciplinaires engagées antérieurement ou en cours.

III. – L’article 17 entre en vigueur à une date fixée par décret, et au plus tard le 1er juillet 2025.

Il est applicable aux cessions des rémunérations et aux procédures de saisie des rémunérations autorisées à cette date.

Les procédures de saisie des rémunérations mentionnées au deuxième alinéa du présent III sont transmises au mandataire du créancier s’il est commissaire de justice. Si le créancier n’est ni assisté, ni représenté à la procédure par un commissaire de justice, elle est transmise à la chambre régionale des commissaires de justice du lieu où réside le débiteur pour son attribution à un commissaire de justice. À compter de la transmission de la procédure au mandataire du créancier ou de son attribution à un commissaire de justice, le créancier dispose, à peine de caducité de la mesure en cours, d’un délai de trois mois pour confirmer auprès de celui‑ci sa volonté de poursuivre la procédure de saisie des rémunérations selon les nouvelles modalités. Les modalités d’application du présent alinéa sont fixées par décret en Conseil d’État.

Par dérogation au même deuxième alinéa, lorsqu’une demande incidente ou une contestation a été présentée antérieurement à l’entrée en vigueur prévue au premier alinéa, elle est jugée conformément aux dispositions du code du travail et du code des procédures civiles d’exécution dans leurs rédactions antérieures à la même entrée en vigueur. Ces procédures sont transmises dans les conditions fixées au troisième alinéa du présent III, après le prononcé d’une décision ayant acquis force de chose jugée.

Les requêtes en saisie des rémunérations introduites avant la date prévue au premier alinéa sont instruites et jugées conformément aux dispositions du code du travail et du code des procédures civiles d’exécution dans leurs rédactions antérieures à la même entrée en vigueur. Elles sont transmises dans les conditions fixées au troisième alinéa du présent III après l’établissement d’un procès‑verbal de non‑conciliation ou le prononcé d’un jugement autorisant la saisie ayant acquis force de chose jugée.

IV. – Le 1° de l’article 19 ainsi que le 3° du I et le II de l’article 22 entrent en vigueur le 1er janvier 2025.

V. – Le 1° du I de l’article 14 entre en vigueur le 1er janvier 2024.

VI (nouveau). – L’article 26 entre en vigueur le 1er janvier 2025. Les affaires pendantes devant les tribunaux interrégionaux de la tarification sanitaire et sociale et devant la cour nationale de la tarification sociale sont, à la même date, transférées aux tribunaux administratifs et à la cour administrative d’appel compétents.

Délibéré en séance publique, à Paris, le 13 juin 2023.

Le Président,

Signé : Gérard LARCHER

– 1 –

RAPPORT ANNEXÉ

Introduction

La justice est tout à la fois de grands principes qui fondent la République et la démocratie mais aussi un service public, certes spécifique, qui doit répondre aux exigences d’efficacité et de modernisation.

Annoncée par la Première ministre lors de son discours de politique générale du 6 juillet 2022 au Parlement, la loi d’orientation et de programmation du ministère de la justice vise notamment à doter l’institution judiciaire des ressources à la hauteur des exigences de ses missions et de l’ambition commune qu’elle porte.

Nourri des conclusions des États généraux de la justice formalisées dans le rapport remis le 8 juillet 2022 au Président de la République mais aussi des réflexions et convictions portées par le ministère de la justice, ce texte apporte des réponses opérationnelles et concrètes pour bâtir la justice de demain.

Riche d’une vaste consultation, ayant permis de recueillir près d’un million de contributions de citoyens et d’acteurs et partenaires de la justice, le rapport du comité des États généraux de la justice a dressé le constat d’une justice sous tension, parfois en difficulté pour remplir pleinement son rôle.

Afin de rehausser ses capacités, les moyens alloués à l’institution judiciaire seront largement accrus, poursuivant l’augmentation du budget de la mission « Justice » déjà amorcée lors du précédent quinquennat. Cet effort budgétaire sans précédent, dont la trajectoire est inscrite dans le projet de loi, vise à répondre aux attentes fortes des citoyens et des professionnels de la justice.

Au‑delà d’une augmentation des ressources, le projet de loi d’orientation et de programmation a pour ambition d’accompagner une réforme profonde de la justice, plus rapide notamment dans ses délais de jugement, plus protectrice et efficace, plus proche et exigeante.

1. Un état des lieux détaillé issu de l’exercice inédit des États généraux de la justice

1.1. Un exercice inédit ayant associé l’ensemble des parties prenantes du service public de la justice

1.1.1. La consultation des citoyens et des professionnels de la justice

Lancée par le Président de la République le 18 octobre 2021 à Poitiers, en présence de citoyens, d’élus, de professionnels de justice, de magistrats, de greffiers, d’avocats, de notaires, de commissaires de justice, de mandataires judiciaires, de surveillants pénitentiaires, d’étudiants, ou encore des éducateurs de la protection judiciaire de la jeunesse et des forces de sécurité intérieure, la consultation menée marque une ouverture inédite de l’institution judiciaire.

Son lancement a été l’occasion pour le Président de la République de rappeler le premier enjeu des États généraux : la « restauration du pacte civique entre la Nation et la justice ».

Un comité composé de personnalités indépendantes et transpartisanes a été constitué dès le début du processus afin de donner l’impulsion nécessaire à la conduite de cette réflexion d’envergure, sous la présidence de Jean‑Marc Sauvé, vice‑président honoraire du Conseil d’État.

Une première phase, qui a consisté en une large consultation des citoyens et des professionnels de justice, a eu pour ambition de dresser un état de la situation de la justice en France et de formuler des propositions concrètes pour la mettre au cœur du débat public.

Ainsi, une consultation publique « Parlons justice » a été ouverte en ligne. Des rencontres et des consultations des usagers de la justice ont eu lieu dans toute la France.

L’ensemble des professionnels de justice, des magistrats, des professions du droit mais également de citoyens se sont vus offrir l’occasion de s’exprimer et de formuler des propositions concrètes d’amélioration du fonctionnement de l’institution judiciaire. Ces échanges ont eu lieu dans le cadre d’auditions, de visites sur site, de contributions écrites, de près de 250 débats organisés sur l’ensemble du territoire. Des réunions territoriales ont également été organisées, en particulier dans des juridictions et des établissements de l’administration pénitentiaire et de la protection judiciaire de la jeunesse.

La consultation a été complétée par l’expertise de sept groupes de travail, constitués autour de magistrats, d’agents du ministère de la justice et de partenaires, qui ont couvert les problématiques des justices civile, pénale, de protection, économique et commerciale, de la pénitentiaire et de la réinsertion, du pilotage des organisations ainsi que des missions et des statuts. Chacun de ces ateliers a établi un état des lieux précis et remis des propositions dans son champ d’expertise.

1.1.2. La convergence et la synthèse des propositions par un comité indépendant

À la fin du mois de janvier 2022, le croisement des propositions des acteurs mobilisés a constitué un moment clé pour cette démarche participative. Rassemblant 12 citoyens, 12 magistrats et agents du ministère ainsi que 12 partenaires de la justice, cet atelier de convergence a eu pour mission de prioriser les propositions ayant émergé.

Le comité Sauvé a remis son rapport au Président de la République le 8 juillet 2022.

Signe de l’ambition démocratique de la démarche, la synthèse des contributions, de même que les conclusions de l’atelier de convergence et les conclusions des groupes de travail ont été mises en ligne avec le rapport final sur le site internet du ministère de la justice.

1.1.3. Un travail de concertation mené par le garde des sceaux

À la suite de la remise du rapport, le garde des sceaux, ministre de la justice, a ouvert, le 18 juillet 2022, une très large concertation sur ces préconisations. Ont été associés le Premier président de la Cour de cassation et le Procureur général près ladite Cour, les membres du Conseil supérieur de la magistrature, les quatre conférences des chefs de cour et de juridiction, toutes les professions du droit, les syndicats, les forces de sécurité intérieure, mais également des citoyens « grands témoins », afin de recueillir leurs observations sur le rapport et ses annexes. Le garde des sceaux a renouvelé cet exercice avec les mêmes acteurs à la rentrée de septembre 2022.

Le ministre de l’intérieur et des outre‑mer et le ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse ont également été invités à prendre part à ces échanges, s’agissant de leurs périmètres respectifs.

1.2. Un appel à agir en faveur de l’institution judiciaire

1.2.1. Une justice en proie à des difficultés d’accessibilité et de délais

Les consultations ont fait émerger le besoin d’un renforcement de la culture juridique de l’ensemble des citoyens, comme partie intégrante de l’éducation à la citoyenneté. Chacun a besoin de comprendre les fondamentaux du fonctionnement de l’institution judiciaire, qu’il y soit confronté à titre personnel ou simplement pour décoder les informations reçues des médias.

Surtout, elles ont mis en évidence un système judiciaire qui souffre encore de délais considérés comme trop longs par les professionnels de la justice comme par les citoyens.

Focus : les délais moyens

En 2021, le délai moyen de traitement d’une affaire civile s’établissait à 9,9 mois devant les tribunaux judiciaires, 15,7 mois devant les cours d’appel, 16,3 mois devant les conseils de prud’hommes et 10 mois devant les tribunaux de commerce.

En 2021, au pénal toutes condamnations confondues (crimes et délits), le délai de traitement se maintient depuis 2012 à environ 13 mois, ce délai n’intégrant pas les délais d’enquête de police qui ne dépendent pas du ministère de la justice.

Pour les convocations par officier de police judiciaire devant le tribunal correctionnel (COPJ), le délai de traitement (entre la convocation et le jugement au fond) était en 2021 de 11,9 mois, 35 % des COPJ étant jugées dans un délai inférieur à 6 mois.

Le délai moyen de traitement en correctionnelle est, quant à lui, de 10,4 mois en 2021.

Le délai de traitement par les parquets des auteurs poursuivis est assez court (3,9 mois en moyenne), avec un délai raccourci en cas de poursuites devant une juridiction pour mineurs (1,8 mois), et prolongé lorsque l’affaire est transmise au juge d’instruction (9,3 mois).

L’objectif‑cible en matière civile est de parvenir à un délai moyen de traitement à 13,5 mois fin 2023 et à 11,5 mois fin 2027.

En matière pénale, le délai moyen global visé de décision devant le TC (de la saisine du parquet à la décision au fond) et devant le JE/TPE (de la saisine du parquet au jugement sur la culpabilité) est de 10,4 mois fin 2023 et 8,5 mois fin 2027.

1.2.2. Une justice civile et commerciale au cœur des attentes des citoyens

Représentant 60 % de l’activité judiciaire, la justice civile est confrontée à une impérieuse nécessité de maintenir le traitement des affaires dans des délais raisonnables, y compris pour les procédures longues, et alors qu’elle est déjà organisée, notamment au travers des procédures sur requêtes et en référé, pour faire face à l’urgence. Le déficit d’attractivité des fonctions civiles complique encore davantage le traitement des affaires civiles.

Or, ainsi que mis en évidence par le groupe de travail sur la justice civile, au‑delà de son importance comptable, la justice civile assure la cohésion sociale, car elle permet d’apaiser les litiges entre nos concitoyens et participe au développement socio‑économique du pays.

La justice commerciale, organisée, quant à elle, autour des tribunaux de commerce, fait l’objet d’une organisation jugée insuffisamment unifiée et lisible par l’ensemble des acteurs. Il est à noter toutefois que ce constat fait suite au double mouvement à l’œuvre ces dernières années de spécialisation accrue du contentieux commercial et des procédures collectives et de recherche de proximité pour le justiciable, qui nécessite une prise en charge spécifique.

1.2.3. Une justice pénale insuffisamment lisible

La procédure pénale est devenue de plus en plus complexe et difficile à appréhender, tant pour les professionnels du droit que pour les justiciables. Le code de procédure pénale a fait l’objet d’une inflation normative sans précédent depuis son entrée en vigueur en 1959, passant de 800 à plus de 2 400 articles, en accélération depuis 2008, sous l’effet conjugué de l’adoption de nouvelles politiques pénales, de la transposition de dispositions supranationales ou de la prise en compte de décisions jurisprudentielles. Cette évolution génère une incohérence du plan d’ensemble du code, qui ne respecte pas la chronologie de la procédure pénale : ainsi, les règles applicables lors de l’enquête ou de l’instruction sont, par exemple, dispersées dans au moins six parties distinctes du code. Un tel éclatement des dispositions conduit également à des redondances nuisant à la lisibilité d’ensemble de la procédure pénale et à la sécurité juridique.

En outre, certaines dispositions en matière pénale ont besoin d’évoluer pour être davantage en phase avec les besoins des praticiens et les attentes des citoyens. À ce titre, la réforme des peines (« bloc peines »), entrée en vigueur le 24 mars 2020 dans un contexte marqué par la crise sanitaire, a fait l’objet d’une appropriation inégale : alors que les aménagements ab initio ou la libération sous contrainte sont de plus en plus usitées par les services judiciaires et pénitentiaires, la peine de travail d’intérêt général devrait davantage être valorisée notamment au stade post sentenciel nonobstant les améliorations apportées pour son prononcé.

1.2.4. Une politique carcérale au cœur des attentions

Dans le contexte de surpopulation carcérale, les conditions de détention dans les établissements pénitentiaires français, en particulier dans les maisons d’arrêt, font l’objet d’une attention soutenue du ministère de la justice par des mesures tant juridiques que structurelles. Par ailleurs, il faut répondre au déficit préoccupant d’attractivité et de fidélisation des personnels pénitentiaires, par la revalorisation des métiers et la formation des agents.

2. Un plan d’action pour la justice

2.1. Des moyens accrus et une organisation rénovée

2.1.1. L’augmentation soutenue et régulière des moyens dédiés à la justice

Inscrite dans la présente loi de programmation, la progression des crédits, de 21 % à l’horizon 2027 par rapport à la loi de finances initiale pour 2022, traduit de manière concrète la priorité réaffirmée par le Gouvernement accordée au renforcement et à la modernisation de la justice.

Ainsi, sur deux quinquennats, en prenant en compte la loi précédente de programmation pluriannuelle, la loi n° 2019‑222 du 23 mars 2019 de programmation 2018‑2022 et de réforme pour la justice, le budget du ministère aura augmenté de 60 %, pour atteindre près de 11 milliards d’euros en 2027.

En cumulé sur le quinquennat, 7,5 milliards de crédits supplémentaires seront alloués au service public de la justice sur ce quinquennat, par rapport au niveau de 2022.

CRÉDITS DE PAIEMENT

hors compte d’affectation spéciale « Pensions »

2022 (pour mémoire)

2023

2024

2025

2026

2027

Budget du ministère de la justice, en millions d’euros

8 862

9 579

10 081

10 681

10 691

10 748

Cet effort sur les moyens financiers se décline également sur les moyens humains avec la programmation du recrutement sans précédent de 10 000 emplois supplémentaires d’ici 2027, dont 1 500 magistrats, 1 500 greffiers et un nombre substantiel d’assistants du magistrat. Également, sont compris, dans les 10 000 emplois, les 605 équivalents temps plein recrutés en gestion 2022 au titre de la justice de proximité. En 5 ans, autant de magistrats auront été recrutés que sur les 20 dernières années.

Disposer d’une trajectoire budgétaire sécurisée sur cinq ans permettra au ministère de la justice de conduire résolument les investissements d’ampleur indispensables, tant dans les domaines immobilier, informatique ou organisationnel, qu’en matière de ressources humaines, pour évoluer vers un service public davantage attentif aux besoins des justiciables qu’il accueille et plus respectueux encore des personnes qui lui sont confiées.

La mise en œuvre de ces objectifs fixés par la loi fera l’objet d’un suivi en exécution.

Une clause de revoyure interviendra dans le cadre du PLF 2025 s’agissant des dépenses d’investissements immobiliers.

À cet effet, dans les conditions fixées par l’article 15 modifié de loi organique n° 2001‑692 du 1er août 2001 relative aux lois de finances et dans le respect de l’enveloppe de ressources prévue au titre de la période 2023‑2027, le ministère de la justice pourra bénéficier de la reconduction d’une année sur l’autre des moyens immobiliers programmés n’ayant pas été consommés, qui seront donc sanctuarisés.

Cette garantie ira de pair avec un suivi étroit de l’avancement de la programmation immobilière pénitentiaire et judiciaire, décrit plus bas.

2.1.2. Des métiers de la justice revalorisés

2.1.2.1 Le renforcement de l’attractivité des métiers

Revaloriser les métiers pour les rendre attractifs et favoriser leur fidélisation nécessite de tenir compte du niveau de rémunération d’emplois comparables dans la fonction publique et de revaloriser en conséquence les rémunérations des différentes professions : magistrats judiciaires, greffiers, personnels de direction, éducateurs, personnels d’insertion et de probation, surveillants pénitentiaires, cadres et personnels administratifs et techniques…

Les voies de recrutement dans la magistrature seront simplifiées pour les professionnels du droit. De même, seront facilités les recrutements des magistrats à titre temporaire qui viennent compléter les équipes juridictionnelles.

S’agissant des greffiers, la toujours plus grande technicité de leurs fonctions et du niveau de diplômes détenu par les recrutés implique une attention particulière pour renforcer l’attractivité de ce métier et offrir des parcours de carrières valorisants. Le budget 2023 comporte ainsi une mesure catégorielle de revalorisation indiciaire des greffiers, avec une entrée en vigueur au 1er octobre 2023 pour un coût de 1,75 M € en 2023 (7 M € en année pleine). Elle s’accompagnera d’une politique volontariste pérenne de convergence et de revalorisation indemnitaire des fonctions.

Pour ce qui concerne les métiers des filières en tension, comme le numérique, le ministère a engagé un travail visant, d’une part, à identifier les compétences stratégiques mais également les risques liés à la perte de compétences clés et, d’autre part, à mobiliser et à adapter ses actions en matière de gestion des ressources humaines pour pouvoir continuer à recruter et fidéliser ces compétences rares.

Pour tous ces métiers, la rémunération est un élément essentiel de l’attractivité du ministère et de la fidélisation de ses agents. Elle permet de reconnaître les fonctions occupées et la valeur professionnelle des agents, individuelle et collective.

La politique indemnitaire sera régulièrement ajustée afin de tenir compte de l’évolution des missions et des conditions d’exercice des fonctions des agents, en cohérence avec les orientations interministérielles qui seraient données.

2.1.2.2 Une politique dynamique de recrutements

Face aux enjeux massifs de recrutements sur les différents métiers de la justice, le ministère va poursuivre l’engagement d’une action forte de communication sur ses métiers, le sens du travail en son sein et les valeurs spécifiques de la justice. Il s’inscrit également dans le travail interministériel de valorisation de la « marque employeur » de l’État qu’il décline sur différents supports de communication ou leviers d’action, notamment ceux accessibles par les jeunes générations.

Par ailleurs, les nouvelles possibilités de recrutement, de mobilité et d’évolution dans les parcours professionnels ouvertes par la loi n° 2019‑828 du 6 août 2019 de transformation de la fonction publique doivent également permettre de répondre aux besoins en compétences du ministère. Le recrutement par la voie de l’apprentissage sera encouragé. Le recrutement de personnes en situation de handicap constituera également un levier pertinent de recrutement pour répondre aux enjeux ministériels.

Enfin, le ministère de la justice engagera une action pour conserver les compétences qu’elle a su accueillir dans le cadre de la mise en place de la justice de proximité ou de la lutte contre les violences intrafamiliales. Ainsi, les agents contractuels A, B et C recrutés dans ce cadre se verront proposer, s’ils exercent toujours leurs fonctions et sans qu’ils aient besoin de recandidater, un contrat à durée indéterminée conformément aux dispositions de la loi de transformation de la fonction publique. C’est un enjeu essentiel pour permettre à ces agents d’œuvrer durablement dans les juridictions compte tenu de l’apport essentiel qu’ils ont constitué depuis 2020.

2.1.2.3 L’adaptation des compétences

Dans le cadre d’une méthode ministérielle harmonisée, chaque direction du ministère définira l’évolution des différents métiers et des compétences dont elle a besoin sur les cinq prochaines années pour l’ensemble des métiers, spécifiques et communs, de tous niveaux.

La démarche de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences devra s’appuyer sur cette connaissance de l’évolution des métiers mais également sur son système d’information des ressources humaines (SIRH) qui sera enrichi de nouvelles fonctionnalités. Des investissements seront ainsi réalisés pour doter le SIRH d’un module de gestion prévisionnelle des emplois, des effectifs et des compétences (GPEEC).

L’adaptation des compétences aux besoins évolutifs des emplois mobilise l’appareil de formation. À cet égard, l’École nationale de la magistrature va renforcer sa formation en termes de management (cf. 2.1.5).

S’agissant des métiers pénitentiaires, une politique ambitieuse de formation initiale et continue permettra de répondre à la diversification des missions (lutte contre les violences et les phénomènes de radicalisation, missions extérieures et de sécurité publique, développement de la surveillance électronique, missions de réinsertion et de prévention de la récidive…). Cette politique se matérialisera par un nouveau plan de formation pour l’École nationale d’administration pénitentiaire (ENAP), ainsi que par des plans locaux de formation dans les unités de recrutement, formation et qualifications (URFQ) des directions interrégionales et la création de centres de formation continue (CFC).

De même, l’accent sera mis sur la formation relative à la prise en charge des mineurs non accompagnés, afin d’acquérir ou de développer les savoir‑faire des personnels de la protection judiciaire de la jeunesse sur la prise en charge de ces jeunes, en application du code de justice pénale des mineurs.

Enfin, le réseau ministériel de conseillers mobilité carrière sera renforcé afin de personnaliser l’accompagnement des agents dans leur parcours professionnel.

2.1.2.4. L’attention aux parcours professionnels des cadres

Le ministère a entrepris un chantier visant à reconnaître les emplois de cadres supérieurs à responsabilité territoriale du ministère en élaborant un statut ministériel de ces emplois s’inscrivant dans le cadre général des emplois de direction de l’État, particulièrement de ceux de l’administration territoriale de l’État. À compter de 2023, ce statut ministériel d’emploi de direction permettra de fluidifier les parcours des cadres entre les directions et avec les autres employeurs publics et d’attirer des compétences nouvelles.

Afin d’identifier les cadres du ministère qui pourraient être appelés à occuper les emplois à responsabilité au sein du ministère ou dans le champ interministériel, des revues systématiques de cadres sont mises en œuvre tous les deux ans.

La revue des cadres facilite également l’accès des femmes aux postes à responsabilité. Toutes les mesures d’accompagnement des femmes pour briser le plafond de verre sont mises en place, tutorat, mentorat, coaching, formation…

Enfin, le ministère met en œuvre la réforme de l’encadrement supérieur, en lien avec la délégation interministérielle à l’encadrement supérieur. Dans ce cadre, un accompagnement individualisé et spécifique aux cadres supérieurs sera mis en place pour encourager le développement de leurs compétences (coaching, formations…) et les aider à construire leur projet professionnel. Un dispositif d’évaluation des compétences et des réalisations, adapté aux cadres supérieurs, sera également mis en place. À cet effet, une instance collégiale ministérielle prévue par l’ordonnance du 2 juin 2021 portant réforme de l’encadrement supérieur de l’État sera constituée.

2.1.2.5 Les spécificités des outremer prises en compte

La politique de ressources humaines du ministère est adaptée pour faire face aux enjeux spécifiques des outre‑mer tout en tenant compte de la différence de contexte de ces territoires.

Elle prévoit :

– l’accompagnement préalable des candidats à une mobilité outre‑mer (entretiens préalables systématiques) et la facilitation de leur déménagement ;

– des dispositifs permettant des recrutements locaux par concours dans les territoires où l’attractivité est insuffisante dans le respect des obligations liées à la prise en compte du centre d’intérêts matériels et moraux (CIMM) dans les règles de mobilité ;

– l’amélioration des mesures d’action sociale, notamment en matière de logement ;

– l’accompagnement au retour des agents et la valorisation de l’expérience acquise en outre‑mer (priorité de mutation, choix de postes préférentiel, valorisation pour l’avancement…) ;

– la construction de parcours professionnels ministériels, interministériels, voire interfonctions publiques pour les agents qui souhaitent faire toute ou une partie de leur carrière dans un territoire ultramarin.

Le ministère s’attache à adapter la mise en œuvre des mobilités pour faciliter l’application, d’une part, du critère légal de priorité de mutation lié au centre des intérêts matériels et moraux des agents originaires des outre‑mer et, d’autre part, du critère de priorité de mutation subsidiaire, prévu par les lignes directrices de gestion mobilité du ministère, pour le retour des agents qui le souhaitent après 3 ans de service outre‑mer.

2.1.3. L’attention à l’action sociale, à une politique de ressources humaines exemplaire et à la qualité de vie au travail

2.1.3.1. Une politique d’action sociale renforcée

La politique ministérielle d’action sociale sera poursuivie avec l’objectif de contribuer davantage à l’attractivité du ministère et à la fidélisation de ses agents. Elle sera adaptée aux besoins des agents en articulation étroite avec les directions d’emploi, dans le cadre d’un dialogue social approfondi avec les organisations syndicales au sein du Conseil national de l’action sociale (CNAS).

À cette fin, l’effort dans le domaine du logement sera prioritaire, les réservations de logement se feront dans les zones des recrutements à intervenir dans les cinq ans, au bénéfice des agents comme les surveillants pénitentiaires et les adjoints administratifs. En raison de la pression immobilière, une enveloppe est consacrée à de nouvelles réservations de logements, particulièrement en Île‑de‑France, mais également dans les zones tendues identifiées (PACA, Rhône‑Alpes, Lille Métropole), zones d’accueil importantes d’agents primo‑recrutés. Le travail de prospection et de conventionnement réalisé auprès des organismes de logement social à proximité de nouvelles ou de récentes structures du ministère, par exemple au Millénaire et bientôt en Guyane, sera poursuivi.

Le ministère s’attache également à mobiliser des réserves foncières, sur son propre patrimoine notamment, mais également par un travail de proximité avec les collectivités territoriales intéressées, pour faciliter la construction de logements intermédiaires ou de droit commun.

Le ministère met également en place un portail unique recensant toutes les offres de logement et comprenant des conseils personnalisés aux agents.

En complément de ces mesures, l’accession à la propriété est aidée. Le dispositif de prêt bonifié mis en place sera renforcé.

L’effort réalisé en matière de petite enfance sera également intensifié, particulièrement dans les grandes agglomérations. La spécificité des horaires effectués par une partie des personnels du ministère de la justice, notamment les personnels pénitentiaires travaillant en détention, les éducateurs de la protection judiciaire de la jeunesse et une partie des magistrats et des fonctionnaires des services judiciaires conduit le ministère à prioriser la mise en place de dispositifs permettant aux personnels concernés à la fois de faire garder leurs enfants et de bénéficier d’aides leur permettant de compenser financièrement une partie du surcoût des prestations de garde en horaires atypiques. Depuis novembre 2012, le dispositif de type chèque emploi service universel « horaires atypiques du ministère de la justice » mis en place répond à un réel besoin et demeure.

Soucieux de permettre aux familles de concilier plus aisément vie familiale et vie professionnelle, le ministère souhaite développer son offre d’accueil de la petite enfance en structures collectives afin de faciliter la réussite de l’installation des agents recrutés ou mutés, et d’accompagner la mobilité professionnelle.

Le développement de prestations existantes sera poursuivi. D’une part, le contrat enfance jeunesse entre le ministère de la justice, la caisse d’allocations familiales et la municipalité de Fleury‑Mérogis, qui permet la réservation annuelle de places en crèche à destination des agents ayant des horaires atypiques, peut être étendu à d’autres localités. D’autre part, la réservation de berceaux pour les enfants d’agents du ministère est une priorité sur les cinq années à venir, particulièrement en Île‑de‑France.

Protéger ses agents contre les accidents de la vie, en désignant un organisme chargé de leur protection sociale complémentaire, constitue le choix réalisé par le ministère pour une nouvelle période de sept ans à compter de 2017.

L’offre de référence s’adresse à tous les personnels du ministère de la justice, ainsi qu’à leur conjoint ou personne assimilée et à leurs enfants. Elle propose des contrats solidaires en termes intergénérationnels, familiaux et de revenus sur la base d’une tarification modérée à hauteur des transferts financiers effectués par le ministère.

Le ministère mettra en œuvre les nouvelles mesures qui ont été et sont négociées dans le cadre interfonctions publiques avec les partenaires sociaux en matière de renforcement de la protection sociale complémentaire des agents publics. En 2022, un forfait a été versé à chaque agent pour l’aider à financer sa protection sociale. Un accord est prévu avec les organisations syndicales, pour une mise en œuvre à l’horizon de la fin de l’année 2024.

2.1.3.2 Une politique des ressources humaines exemplaire en matière de responsabilité sociale

Le ministère a construit une politique volontariste en matière d’égalité professionnelle par la signature d’un accord relatif à l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes le 20 janvier 2020 par la majorité des organisations syndicales. Cet accord, support d’un plan d’action ministériel porteur de 60 mesures, emporte une révision des pratiques de ressources humaines, en les évaluant et en les améliorant, tant dans le domaine des rémunérations, de la durée et de l’organisation du travail, de la formation, des promotions et des conditions de travail. Une renégociation de l’accord est prévue en 2023 pour la mise en œuvre d’un plan sur l’horizon 2024 à 2026.

Un plan d’action ministériel pour la diversité et de lutte contre les discriminations, notamment dans le recrutement et dans le déroulement de la carrière, est également en place.

Un dispositif de signalement des actes de violence, de discriminations, de harcèlements et d’agissements sexistes à destination de tous les agents afin de garantir une liberté et une fluidité de la parole est également déployé depuis 2022 et jusqu’en 2026. Il est confié à un organe extérieur au ministère, les agents s’appropriant progressivement cette nouvelle protection. Une convention pluriannuelle a été conclue avec l’association FLAG ! en septembre 2021 afin de sensibiliser les agents du ministère à l’occasion d’événements et de conseiller en tant que de besoin les agents concernés.

Ces politiques reposent sur un réseau de référents dans toutes les directions, au nombre de 102, qui mettent en place des actions concrètes sur tous les territoires et dans tous les réseaux professionnels.

Le ministère a obtenu en décembre 2021, pour 4 ans, le label Alliance, c’est‑à-dire le double label égalité femmes/hommes et diversité. Il reconnaît l’engagement du ministère dans ces deux politiques de gestion des ressources humaines, son volontarisme et la qualité des actions conduites.

En 2023, le ministre de la justice va renforcer sa politique ministérielle dans le domaine du handicap et des emplois réservés et l’inscrire dans une vision pluriannuelle. Elle vise à respecter l’objectif d’un taux d’emploi de 6 % des effectifs rémunérés du ministère et à favoriser, au‑delà du recrutement de personnes en situation de handicap, leur maintien en fonction et leur déroulement de carrière sans discrimination. Elle s’appuie sur le maillage du réseau des référents handicap et sur un partenariat renforcé avec le Fonds pour l’insertion des personnes handicapées dans la fonction publique et sur des partenariats avec des associations spécialisées.

Le collège de déontologie du ministère a été installé solennellement le 6 mars 2020 et des correspondants déontologues ont été désignés dans chacune des directions. Le ministère communiquera davantage sur ce dispositif afin d’en assurer sa promotion et d’organiser un véritable travail en réseau. Le dispositif de recueil des alertes a été mis en place et confié au collège de déontologie. Le ministère assure la formation de ses agents sur ces thèmes, en commençant par les cadres.

Dans la droite ligne de la loi n° 2021‑1109 du 24 août 2021 confortant le respect des principes de la République, le ministère a mis en place des référents laïcité et promeut une formation obligatoire aux exigences du principe de laïcité pour tout agent public. Depuis 2022, chaque nouvel entrant suit une formation à la laïcité. En 2025, l’ensemble des agents du ministère seront formés à la laïcité. Un dispositif de conseil aux agents en matière de respect du principe de laïcité est également en place.

La prévention des violences faites aux agents constitue un chantier prioritaire. Dans la continuité des travaux conduits en comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail ministériel, deux circulaires rappellent les modalités de mise en œuvre du droit à la protection fonctionnelle ainsi que les différents textes applicables et les mesures de prévention et de réparation mises en place. La charte de prévention des violences signée le 18 novembre 2021 par le ministre et des organisations syndicales majoritaires est mise en œuvre.

Un plan ministériel de santé au travail est en place pour la période 2022 à 2024. Il prévoit, d’une part, un renforcement et une coordination efficace des réseaux (médecins de prévention, infirmiers en santé au travail, travailleurs sociaux, psychologues du travail, référents SST, Handicap/QVT) avec, comme objectif principal, l’harmonisation des pratiques métiers et, d’autre part, la professionnalisation continue des acteurs intervenant dans le champ de la prévention (assistants et conseillers de prévention, formation des présidents et des membres des instances du dialogue social) ainsi que des chefs de service, sur la base d’une meilleure connaissance des risques et l’élaboration d’outils méthodologiques partagés, accompagnés d’actions de formation dédiées.

Parmi les axes privilégiés en matière de santé, d’hygiène et de sécurité au travail à l’horizon 2027 dans un contexte de démographie médicale sous tension, la priorité va à l’effort de fidélisation des médecins de prévention en poste et à l’attractivité du ministère pour en recruter de nouveaux (appui administratif, amélioration des conditions d’accueil, mise aux normes des cabinets médicaux, poursuite du conventionnement avec des services interentreprises) ainsi qu’au recrutement d’infirmières en santé au travail et la constitution d’équipes pluridisciplinaires.

2.1.3.3. La négociation d’un accordcadre sur la qualité de vie au travail

Une négociation en vue de la signature d’un accord‑cadre portant sur la qualité de vie au travail sera ouverte en 2023 avec les organisations syndicales représentatives du ministère.

Conçu et négocié avec les organisations syndicales, cet accord‑cadre pourra utilement s’appuyer sur les travaux qui sont conduits en lien avec l’Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail (ANACT). Il fixera des principes généraux en matière de qualité de vie au travail portant sur l’ensemble des services du ministère de la justice et sera décliné en plans d’action opérationnels dans les directions à réseau territorial et au niveau pertinent. Seront ainsi mises en œuvre des actions concrètes sur le terrain, des expérimentations, la diffusion de bonnes pratiques ministérielles ou de conduites par des employeurs autres, publics et privés…

L’amélioration de la qualité de vie au travail repose notamment sur plusieurs objectifs stratégiques et actions concrètes en matière d’accompagnement des agents par les services des ressources humaines apportant un appui personnalisé, d’adaptation des pratiques managériales, de santé et la sécurité au travail, de relation au travail et la conciliation vie professionnelle et vie privée.

2.1.4. Une organisation administrative des services judiciaires garantissant la déconcentration de certaines décisions et amélioration du pilotage

Les fortes attentes en matière d’une organisation administrative des services judiciaires au plus proche des besoins des juridictions, relayées par les États généraux de la justice, conduisent à proposer une plus grande déconcentration de certains actes de gestion associée à une réforme de l’organisation administrative du réseau judiciaire. Cette réforme porte exclusivement sur le champ administratif et n’a pas d’impact sur la carte judiciaire des cours d’appel et des juridictions.

Les ressources humaines, le pilotage budgétaire et le contrôle interne ainsi que la gestion de l’immobilier, des besoins en équipement numérique et des achats sont des matières pour lesquelles une organisation moins centralisée de la prise de décision et de la gestion permettrait non seulement de responsabiliser les acteurs locaux mais également de mieux prendre en compte la spécificité des territoires.

À compter de 2024 et progressivement, les pouvoirs de gestion des chefs de cour pour certains actes dans ces matières seront ainsi renforcés afin de gagner en subsidiarité, sous réserve d’études d’impact préalables.

Cette déconcentration s’accompagnera d’un renforcement des compétences budgétaires et de gestion des cours d’appel disposant d’un budget opérationnel de programme (BOP) de façon à rationaliser l’emploi des crédits et à définir des politiques cohérentes de gestion. Une réforme organisationnelle sera conduite en ce sens au cours de l’année 2023 avec comme objectif une mise en œuvre au 1er janvier 2024.

Enfin, la déconcentration sera également mise en place à l’échelle des tribunaux judiciaires qui, outre l’attribution d’un budget de proximité, bénéficieront de compétences dans certaines matières, notamment immobilières ou informatiques.

La réflexion ainsi engagée sera gage d’une plus grande efficacité et permettra de clarifier la répartition des compétences au service des juridictions entre le secrétariat général et la direction des services judiciaires.

2.1.5. L’équipe autour du magistrat institutionnalisée, pérennisée et renforcée

À l’issue des réflexions menées dans le cadre des États généraux de la justice et du rapport de Dominique Lottin sur la « Structuration des équipes juridictionnelles pluridisciplinaires autour des magistrats », il est devenu impératif de structurer l’équipe juridictionnelle au sein des juridictions. Fort des recrutements déjà réalisés et des actions entreprises dans les juridictions, il s’agit de systématiser la mise en place d’une équipe de collaborateurs autour des magistrats en la modélisant afin de clarifier les missions de chacun.

Il convient ainsi de mieux distinguer, d’un côté, l’assistance procédurale renforcée et l’accueil du justiciable qui relèvent du cœur des missions des greffiers, de l’autre, l’aide à la décision, le soutien à l’activité administrative des chefs de juridiction et l’assistance à la mise en place des politiques publiques qui relèvent des assistants juridictionnels (aujourd’hui constitués des assistants de justice, des assistants spécialisés, des juristes assistants et des chefs de cabinet).

Le magistrat est recentré sur ses missions juridictionnelles et dispose d’une équipe juridictionnelle pluridisciplinaire à ses côtés. Une fonction d’assistance auprès des magistrats est ainsi créée, l’attaché de justice qui peut être fonctionnaire ou contractuel, et se substitue aux actuels juristes assistants. Le champ d’intervention de ces nouveaux attachés de justice est élargi par rapport aux juristes assistants. Le magistrat, véritable chef d’équipe, est davantage formé, dès sa prise de fonction, à l’animation d’équipe et les différents agents nommés dans les fonctions d’attachés de justice bénéficient d’une formation dispensée par l’École nationale de la magistrature.

Les attachés de justice bénéficient d’une passerelle simplifiée vers la magistrature, permettant ainsi de constituer de véritables viviers venant renforcer l’autorité judiciaire.

Les assistants spécialisés seront également reconnus par le code de l’organisation judiciaire pour étendre à la matière civile le statut reconnu en matière pénale.

En parallèle de la création de cette fonction, un travail sera mené en 2023 afin de structurer et de modéliser les équipes juridictionnelles au sein des juridictions permettant de mieux prendre en compte l’impact de cette équipe sur l’activité juridictionnelle et d’assurer une mise en œuvre harmonisée sur l’ensemble du territoire.

2.1.6. Des brigades de soutien en outremer

Afin de répondre aux difficultés des juridictions d’outre‑mer les plus concernées par un déficit structurel d’activité des personnels, une expérimentation de brigades de soutien est mise en œuvre à Cayenne et à Mamoudzou visant à renforcer ces juridictions à compter de 2023.

Les renforts prévus pour une durée de 6 mois doivent permettre l’amélioration rapide du fonctionnement de la justice sur ces territoires. Ce dispositif n’a pas vocation à devenir un mode de gestion pérenne de ces juridictions. Il se donne pour objectif d’assurer un renfort ponctuel permettant aux juridictions de surmonter des difficultés dans l’attente d’une réponse plus pérenne. À l’issue de leur participation aux brigades, les agents et les magistrats bénéficient d’un retour sur leurs fonctions précédentes.

Ce dispositif est complémentaire de celui de l’accompagnement RH renforcé, qui prévoit depuis 2021 que l’exercice réussi d’un poste durant au moins 3 ans dans ces juridictions (et certaines autres) permette le retour sur un poste priorisé.

2.2. Une transformation numérique accélérée

Dans sa communication à la commission des finances du Sénat de janvier 2022, la Cour des comptes constate que, compte tenu du retard considérable préexistant au lancement du plan, le premier plan de transformation numérique (2017‑2022) a essentiellement « répondu à la nécessité de rattraper le retard numérique du ministère ». Si le « premier axe stratégique du plan, relatif aux infrastructures a permis de doter le ministère d’équipements individuels performants et d’un système moderne de visioconférence », ainsi que de lui faire bénéficier « d’une amélioration des réseaux et de la téléphonie », le deuxième axe du plan relatif aux applicatifs a connu des résultats beaucoup plus inégaux, en raison notamment d’un défaut de hiérarchisation des projets et d’une gouvernance insuffisante. Si un important travail de réorganisation du service du numérique et de la gouvernance du numérique au sein du ministère a été engagé dès le début de l’année 2021, les États généraux de la justice ont souligné le caractère insatisfaisant des outils numériques mis à disposition des juridictions.

Pour prendre en compte ces attentes et dans un objectif de fiabilité du système d’information, un nouveau plan de transformation numérique a été conçu au cours de l’année 2022. Ce plan de transformation numérique pour les années 2023‑2027 répond à huit objectifs stratégiques :

1 – Redresser le patrimoine fonctionnel et technique du ministère de la justice (améliorer le réseau, résorber la dette technique, poursuivre la modernisation des applications et équipements en associant les personnels) ;

2 – Faire émerger une architecture ouverte et évolutive (créer un cadre de cohérence partagé et respecté, un système d’information modulaire et découplé, des référentiels de données transverses) ;

3 – Construire un socle système d’information flexible, sécurisé et résilient ;

4 – Mettre la valeur de la donnée au cœur des réflexions (open data, aide à la décision, qualité et gouvernance de la donnée) ;

5 – Aligner progressivement les compétences et les pratiques sur l’état de l’art (articulation du cadre juridique et du développement du numérique, nouvelle méthode de réalisation des produits numériques, tournée vers l’utilisateur, internalisation des ressources et compétences clés) ;

6 – Optimiser les services aux utilisateurs (numériser les flux de travail et faciliter la manipulation par les acteurs, identité numérique, chaîne de soutien modernisée, environnement de travail numérique de l’agent) ;

7 – Prendre en compte les exigences de sécurité dans la conception et dans tout le cycle de vie des produits numériques (nouvelle organisation de la sécurité des systèmes d’information et protection des données) ;

8 – Déployer et faire vivre une gouvernance permettant de soutenir les activités du numérique.

2.2.1. Un plan numérique de soutien immédiat aux juridictions

La première mesure vise le déploiement de techniciens informatiques de proximité (TIP) en juridiction. Il s’agit de déployer 100 techniciens informatiques dans les tribunaux dès 2023, en attendant une seconde vague de recrutement en 2024, afin d’offrir à toutes les juridictions un point d’entrée unique pour le traitement des incidents numériques en juridiction et de professionnaliser la chaîne de soutien de premier niveau, en lien direct avec le réseau déconcentré du secrétariat général.

Le service du numérique améliorera, en deuxième lieu, en 2023 la normalisation des équipements réseaux en juridiction et débutera la connexion au réseau interministériel de l’État (RIE 2), afin de stabiliser les accès réseau en juridiction et d’augmenter substantiellement les débits.

La troisième mesure a pour objet la mise à niveau du parc informatique en juridiction. Cette action programmée sur 2023 permettra d’établir un schéma type des équipements nécessaires en juridiction (ultraportables, doubles écrans, smartphones, visioconférences, copieurs, scanners…), de remettre à niveau la dotation des sites sous‑équipés et d’en définir la fréquence de renouvellement.

La quatrième mesure concerne la mise en place d’audits à 360° dans les juridictions en crise. Le service du numérique a élaboré une méthode de soutien exceptionnel aux sites judiciaires connaissant une répétition d’incidents numériques. Ces opérations coordonnées impliqueront les services déconcentrés du secrétariat général et des services judiciaires (et permettront durant plusieurs semaines un audit numérique de l’ensemble d’une juridiction). Les premiers audits 360° se dérouleront au sein des tribunaux judiciaires de Bordeaux et de Bobigny.

2.2.2. Un grand chantier de dématérialisation intégrale : le projet « zéro papier 2027 »

Le plan de transformation numérique intègre un axe stratégique ministériel de dématérialisation : le projet « zéro papier ». Il devra permettre à l’ensemble des agents de la justice de travailler de façon dématérialisée, en administration centrale comme en juridiction ou en service déconcentré, à l’horizon 2027. Si la procédure pénale numérique a été un levier important de la dématérialisation lors du premier plan de transformation, il convient désormais de capitaliser sur ce savoir‑faire, de bénéficier de la maturité numérique des outils applicatifs socles, en matière de signature électronique, de gestion de documents, d’échanges de fichiers et de procédures, de travail collaboratif, et d’étendre cette dématérialisation à l’ensemble des champs d’activité du ministère, tant en matière civile qu’administrative.

Dès 2023, des avancées majeures en matière de dématérialisation sont prévues.

S’agissant de la dématérialisation pénale, le premier semestre 2023 verra la généralisation de la signature électronique pénale à tous les tribunaux. Par ailleurs, le programme Procédure pénale numérique permettra en 2023 l’enregistrement automatique dans les tribunaux d’une part importante des procédures nativement numériques transmises aux tribunaux (plus de 60 % du total des procédures nativement numériques à fin 2023).

S’agissant de la dématérialisation civile, le développement d’une gestion électronique des documents (GED) transverse et d’un bureau de signature électronique générique, adossé sur l’application SIGNA, permettra la mise à disposition d’un outil de signature électronique pour toutes les juridictions avant la fin de l’année 2023.

2.2.3. Le renforcement du socle technique du système d’information

Le plan de transformation numérique vise une refonte en profondeur du socle technique et la stabilisation de l’accès aux applications. Cette refonte concerne notamment le passage sur le cloud de toutes les applications du ministère et la suppression progressive des serveurs locaux et l’augmentation massive des débits grâce au raccordement au Réseau interministériel de l’État (RIE) 2 de tous les sites du ministère.

Par ailleurs, le ministère de la justice intensifiera son effort pour assurer la conformité de son système d’information aux réglementations relatives à la protection des données personnelles et aux exigences de sécurité numérique de l’État.

2.2.4. Une nouvelle organisation de conduite des projets applicatifs au sein du ministère

Afin d’améliorer la rapidité et la qualité de la production des applications informatiques au sein du ministère, le plan de transformation numérique renforce la cohérence des feuilles de route applicative et l’architecture cible du système d’information.

Il prévoit une amélioration du pilotage des grands programmes en mode projet. Il s’agit de tirer les leçons des difficultés et des réussites constatées en la matière, ainsi que des recommandations de la direction interministérielle du numérique (DINUM) : généralisation du pilotage en mode projet, relation de plus grande proximité avec les utilisateurs sur les sites déconcentrés avec un recours accru aux expérimentations, développement de projets plus courts sur des périmètres plus limités avec des jalons mieux identifiés, développement d’une architecture SI ouverte, modulaire, systématisant le recours aux API (application programming interface ou « interface de programmation d’application »), démarche qui a été identifiée comme l’un des axes majeurs de la refondation de Cassiopée.

Le développement des petits projets applicatifs en mode incubateur ou start‑up d’État sera largement soutenu.

Enfin, le rôle de coordination, de soutien et de gouvernance du secrétariat général sera renforcé afin d’assurer une meilleure coordination des feuilles de route applicatives des directions et d’aider à la montée en compétence des responsables de projets et au recrutement de directeurs de projet. À cette fin, il sera créé au sein du secrétariat général une cellule de soutien aux maîtrises d’ouvrage métier. Un travail de modélisation des organisations de conduite de projet sera engagé et un dispositif d’appui des directions de projet pour mieux piloter les relations avec les prestataires informatiques sera mis en place. Enfin, le ministère de la justice entend renforcer encore l’accompagnement de la conduite des projets, avec l’appui de la DINUM s’agissant des projets les plus structurants.

2.2.5. La poursuite d’une feuille de route applicative ambitieuse

Le ministère accentuera le développement en son sein de grands projets communs fonctionnels transversaux, destinés à soutenir le développement de l’ensemble des projets applicatifs (cloud, signature électronique, archivage électronique, identité numérique, renouvellement de la solution éditique, valorisation de la donnée).

Dans le cadre d’une gouvernance renforcée, les projets applicatifs portés par le ministère seront intensifiés, particulièrement en matière de numérisation et de dématérialisation, de communication électronique, d’aide à la décision et de pilotage des organisations. Les interconnexions applicatives, qui permettent de limiter le travail de ressaisie et de sécuriser la gestion de la donnée seront priorisées, et une attention particulière continuera d’être apportée aux outils d’échange d’information avec les partenaires des juridictions et des sites déconcentrés du ministère, ainsi qu’avec les justiciables.

Cette priorisation s’illustrera dans le soutien aux principaux projets et programmes applicatifs du ministère, arbitrés chaque année lors du comité stratégique de la transformation numérique (CSTN).

La procédure pénale numérique poursuivra sa feuille de route ambitieuse en matière de dématérialisation native des 4 millions de procédures pénales transmises chaque année aux juridictions par les services enquêteurs et les administrations spécialisés. Ses travaux intégreront les liens croissants avec les nombreux outils techniques développés ces dernières années en matière pénale, ainsi qu’avec l’application métier centrale en matière pénale, Cassiopée, qui verra se poursuivre le travail de refondation engagé en 2022, à travers des chantiers à la fois circonscrits et structurants (valorisation de la donnée à travers les API, refonte éditique, modernisation ergonomique et fonctionnelle).

Le projet Portalis, profondément réorganisé en 2022, fusionnera progressivement les nombreux applicatifs de la chaîne civile pour offrir un outil unique et moderne aux magistrats et aux greffiers des juridictions.

Plusieurs projets d’envergure en matière d’exécution des peines et de prise en charge des personnes placées sous main de justice connaîtront des avancées majeures : SAGEO (nouveau dispositif de télécommunication pour les personnels de surveillance), le NED (numérique en détention), GENESIS et PRISME, qui permettent la gestion des personnes incarcérées ou suivies en milieu ouvert et, enfin, ATIGIP 360, qui désigne les plateformes d’accès au travail d’intérêt général, à l’insertion professionnelle et aux placements extérieurs développés par l’Agence du travail d’intérêt général et de l’insertion professionnelle des personnes placées sous main de justice (ATIGIP).

La modernisation du Casier judiciaire national, engagée depuis plusieurs années, sera achevée avec l’aboutissement des projets ASTREA et Ecris TCN.

L’application PARCOURS, dont une première version a été déployée, permettra de centraliser et d’unifier le suivi des mineurs confiés à la protection judiciaire de la jeunesse, en lien avec les juridictions.

Deux outils majeurs pour renforcer les capacités de suivi des auteurs d’infraction seront développés. L’application SISPOPP constituera l’instrument privilégié des parquets dans le suivi et le pilotage des politiques pénales prioritaires, au premier rang desquelles les violences intrafamiliales. Le ministère de la justice contribuera également au développement du FPVIF (fichier des auteurs de violences intrafamiliales) avec le ministère de l’intérieur. Les JIRS seront par ailleurs dotées d’un fichier de suivi et de recoupement des procédures, destiné à renforcer la lutte contre la criminalité organisée. Enfin, Justice.fr, une application pour smartphone à destination des justiciables, sera créée dès 2023, en lien avec la modernisation du portail internet du justiciable (cf. 2.6).

2.3. Des outils, équipements et moyens immobiliers au service de la justice

2.3.1. Une politique immobilière à la hauteur des enjeux du ministère de la justice

2.3.1.1 L’immobilier judiciaire

Le parc judiciaire est aujourd’hui saturé sous l’effet des augmentations successives d’effectifs depuis une dizaine d’années, représentant environ 10 % d’effectifs supplémentaires, alors que la surface du parc restait stable autour de 2,1 millions de m². Il convient en conséquence et compte tenu de la nouvelle augmentation des effectifs prévue, de poursuivre le programme de restructuration et d’extension engagé dans le cadre de schémas directeurs immobiliers locaux, dont les plus sensibles ont déjà été menés ou engagés. En raison du temps long de l’immobilier, lorsque les emprises immobilières actuelles ne sont pas en mesure d’intégrer tout ou partie des augmentations d’effectifs qui arriveront rapidement, de nouvelles prises bail pourront répondre dans un premier temps et temporairement aux besoins immobiliers complémentaires pour les accueillir.

Ce programme immobilier permettra d’accueillir les nouveaux effectifs dans des configurations prenant en compte les nouveaux modes de travail et les orientations gouvernementales en matière de sobriété immobilière mais également d’accroître les capacités d’accueil du public, notamment en salle d’audience, pour permettre l’augmentation de l’activité attendue.

Les priorités de l’immobilier judiciaire pour 2023‑2027 sont donc les suivantes :

– garantir la pérennité et le bon fonctionnement technique du patrimoine par la mise en œuvre d’un programme de gros entretien renouvellement qui prend en compte la sécurité et la sûreté des personnes et des biens, des mises aux normes réglementaires et d’accessibilité ;

– améliorer la situation des juridictions sur le plan fonctionnel et absorber l’augmentation actuelle et future des effectifs. Une attention particulière est accordée au traitement des archives et des scellés ainsi qu’à leur externalisation ;

– mettre en œuvre les objectifs gouvernementaux en matière de transition écologique des bâtiments de l’État ;

– dans la continuité du déploiement de l’augmentation des débits (ADD), et afin de parfaire ce déploiement jusqu’aux équipements terminaux, poursuivre la mise en œuvre de la rénovation des câblages, dans le cadre du plan de transformation numérique ministériel qui doit permettre de répondre à des besoins nouveaux dans l’exercice de la justice, notamment la retransmission vidéo sur différentes salles d’audience pour des procès hors normes, l’expérimentation de la web radio, les perspectives ouvertes par la loi n° 2021‑1729 du 22 décembre 2021 pour la confiance dans l’institution judiciaire autorisant sous conditions l’enregistrement sonore ou audiovisuel des audiences, etc. ;

– mettre en œuvre des solutions pérennes pour l’accueil des procès hors normes et pour la généralisation des cours criminelles départementales.

En 2023 et en 2024, la programmation judiciaire (avec l’indication de la date prévisionnelle de mise en chantier) concernera notamment les opérations suivantes :

– la construction d’un palais de justice à Lille (en cours), Saint‑Benoît (La Réunion, 2023) ;

– la réhabilitation d’un bâtiment pour reloger des juridictions à Mâcon (2024), Valenciennes (2024), etc. ;

– la restructuration et l’extension des palais de justice à Bayonne (2024), Évry (2024), Nancy (cour d’appel, 2023), Nantes (2024), Nanterre (2024), Niort (2023), Versailles (cour d’appel, 2023), etc. ;

– la restructuration de palais de justice accompagnée de l’installation complémentaire de juridictions dans des sites à acquérir à Arras (2024), Fort‑de‑France (2025), Toulouse (2024 – 2027), etc. ;

– la restructuration des palais de justice d’Alençon (2024), de Bourges (en cours), de Carcassonne (2023), de Chaumont (2024), de Montargis (2024), de Paris (Île de la Cité, 2022‑2024‑2027), etc. ;

– l’externalisation de service au tribunal de Paris (2024), une réflexion concernant l’aménagement d’une salle pérenne des « grands procès » à Paris, la construction de centres d’archivage et de stockage de scellés en Île‑de‑France, en région lyonnaise et toulousaine.

Les opérations relatives aux territoires d’outre‑mer feront l’objet d’une attention particulière tout au long de la programmation.

Il est prévu le lancement ou la poursuite de schémas directeurs immobiliers pour intégrer notamment les augmentations des effectifs sur 22 sites (Angers, Auxerre, Bar‑le‑Duc, Béthune, Boulogne‑sur‑Mer, Brest, Cahors, Cholet, Dax, Grenoble, La Rochelle, Orléans, Mende, Metz, Narbonne, Nice, Nouvelle‑Calédonie, Orléans, Rouen, Saverne, Valence/Romans et tribunal judiciaire de Versailles) afin de fiabiliser le besoin avant le lancement d’une opération immobilière, et en vue de préparer la programmation du quinquennat suivant.

Enfin, un programme de rénovation thermique est engagé dont certains chantiers sont d’ores et déjà lancés dans le cadre notamment du plan de relance (Nanterre, Île de la Cité…) et dont le financement devra être articulé avec la planification écologique définie au plan interministériel.

2.3.1.2 L’immobilier pénitentiaire

S’agissant du patrimoine pénitentiaire, il s’agira de poursuivre et de finaliser la construction de nouveaux établissements dans le cadre du programme de construction de 15 000 nouvelles places de prison, tout en engageant la rénovation énergétique et en poursuivant la réhabilitation du parc existant.

La création de 15 000 places supplémentaires sur la période 2018‑2027 permettra de résorber la surpopulation carcérale, qui dégrade fortement la prise en charge des personnes détenues et les conditions de travail des personnels pénitentiaires.

La résorption de la suroccupation des détentions est indispensable pour rendre effectif l’objectif de réinsertion sociale de la peine privative de liberté en permettant la mise en œuvre d’activités, d’améliorer la prise en charge sanitaire et psychologique des personnes détenues et de restaurer l’attractivité du métier de surveillant. Elle doit aussi permettre de garantir la dignité des conditions de détention, d’améliorer la sécurité et de mieux lutter contre la radicalisation violente.

Les projections de population pénale à dix ans ont permis de territorialiser les nouvelles implantations de maisons d’arrêt. Le calibrage intègre en outre l’impact de la réforme pénale, notamment la réduction du recours à la détention provisoire et la limitation des peines d’emprisonnement de courte durée.

L’administration pénitentiaire comptera, à l’issue du programme 15 000, près de 40 000 places construites depuis moins de 30 ans. Ce plan doit permettre d’atteindre un taux d’encellulement individuel de 80 % sur la totalité des établissements du parc, contre 40,4 % aujourd’hui.

Une partie de ces nouvelles places sont créées au sein des nouvelles structures d’accompagnement vers la sortie. Ces dernières, rattachées à des établissements existants, permettent l’exécution de courtes peines, traditionnellement effectuées en maison d’arrêt, au sein d’un environnement plus favorable à la préparation de la réinsertion sociale, notamment grâce à des principes de vie quotidienne fondés sur la responsabilisation du condamné et l’apprentissage de l’autonomie.

Sur la cinquantaine d’opérations du programme 15 000, 11 établissements ont d’ores et déjà été livrés (soit 3 951 places brutes créées et 2 441 nettes une fois prises en compte les fermetures de prisons vétustes) et 15 sont en travaux. Au total, 24 établissements, soit la moitié, seront opérationnels en 2024.

La mise en œuvre du programme a été marquée à ses débuts par la difficulté des recherches foncières, souvent pour des raisons de faisabilité technique ou environnementale (découverte d’espèces protégées notamment), mais également d’acceptabilité de la part des élus ou des riverains. Elle a également été retardée par des démarches contentieuses. Les terrains nécessaires au lancement de l’ensemble des projets étant toutefois désormais identifiés, les opérations sont entrées dans leur phase active et le rythme des livraisons va maintenant s’accélérer, pour s’échelonner jusqu’à fin 2027.

Ainsi, en 2022, ont été livrés le centre de détention de Koné (120 places) ainsi que les deux structures d’accompagnement vers la sortie (SAS) de Caen (90 places) et de Montpellier (150 places), représentant au total 360 places.

En 2023, 10 nouveaux établissements actuellement en voie d’achèvement, représentant 1 958 places, seront livrés : les centres pénitentiaires de Troyes‑Lavau et de Caen‑Ifs, le centre de détention de Fleury‑Mérogis ainsi que 7 SAS (Valence, Avignon, Meaux, Osny, Le Mans‑Coulaines, Noisy‑le‑Grand et Toulon).

D’ici la fin 2023, les derniers établissements seront entrés en phase opérationnelle en vue d’une livraison prévue en 2024 (extension de Nîmes, SAS de Colmar et de Ducos), 2025 (Baumettes 3, Wallis‑et‑Futuna, InSERRE – Innover par des structures expérimentales de responsabilisation et de réinsertion par l’emploi – Arras), 2026 (SAS d’Orléans, Bordeaux‑Gradignan, extension de Baie‑Mahault, Avignon‑Comtat Venaissin, Tremblay‑en‑France) et 2027 (Toulouse‑Muret, Saint‑Laurent‑du‑Maroni, Perpignan‑Rivesaltes, Nîmes, Melun‑Crisenoy, Vannes, Angers, Noiseau, Le Muy, Val d’Oise, InSERRE : Donchery et Toul, Pau et la SAS de Châlons‑en‑Champagne).

Les opérations de gros entretien ou de rénovation du parc pénitentiaire constituent également une priorité pour offrir de meilleures conditions de travail aux personnels et des conditions d’incarcération dignes.

Ainsi, le budget consacré chaque année à l’entretien des établissements pénitentiaires existants a doublé depuis 2018. L’adaptation de l’immobilier des services pénitentiaires d’insertion et de probation (SPIP) a également été engagée ces dernières années à travers des opérations de déménagement, d’extension ou de réhabilitation des locaux afin d’accueillir dans de bonnes conditions les renforts d’effectifs résultant de la création de 1 500 emplois supplémentaires sur la période 2018‑2022, dont l’arrivée dans les SPIP s’étalera jusqu’en 2024 à l’issue de leur formation.

Par ailleurs, deux schémas directeurs de rénovation concernant les établissements de Fresnes et de Poissy ont été engagés en vue de conserver les capacités opérationnelles de ces établissements stratégiques d’Île‑de‑France.

Dans le cadre de l’application du décret n° 2019‑771 du 23 juillet 2019 relatif aux obligations d’actions de réduction de la consommation d’énergie finale dans des bâtiments à usage tertiaire, la rénovation énergétique du patrimoine pénitentiaire doit être amplifiée dans un cadre pluriannuel.

Dans un premier temps, 25 établissements ont été ciblés : conçus de manière similaire au sein du programme 13 000 (mis en service entre 1990 et 1992), ils ne répondent pas aux exigences de maîtrise énergétique et n’ont pas encore fait l’objet de travaux de gros entretien ou de renouvellement. Les travaux concerneront principalement le remplacement des menuiseries extérieures, l’isolation et l’étanchéité des toitures des bâtiments d’hébergement.

Afin d’accompagner une politique ambitieuse de formation continue des personnels pénitentiaires, notamment dans le cadre du socle commun de formation ou de la mise en œuvre de la Charte du surveillant acteur (« Principes du surveillant pénitentiaire, acteur incontournable d’une détention sécurisée », 2021), l’administration pénitentiaire souhaite doter progressivement les directions interrégionales des services pénitentiaires (DISP), qui exercent cette compétence, de centres de formation continue disposant de salles adaptées à l’enseignement métier, notamment des espaces de simulation d’intervention, comme on en trouve à l’ENAP.

La DISP de Paris sera ainsi pourvue, dès 2024, d’un centre de formation continue de ce type, en complément d’un centre francilien de sécurité qui sera livré cette année.

Enfin, la loi n° 2002‑1138 du 9 septembre 2002 d’orientation et de programmation pour la justice a créé les unités hospitalières spécialement aménagées (UHSA) pour accueillir des personnes détenues atteintes de troubles mentaux. Le programme de construction initial prévoyait l’ouverture de 705 places en deux tranches de construction.

La première tranche, qui s’est achevée en 2018 par l’ouverture de l’UHSA de Marseille, a concerné neuf unités totalisant 440 places. Le lancement effectif d’une seconde tranche de construction des UHSA prévoit la création de 3 nouvelles UHSA dans le ressort des directions interrégionales de Paris (60 places), Toulouse (40 places) et Rennes (60 places). Ce programme doit se baser sur les besoins dûment recensés au travers d’une évaluation du nombre de personnes en demande de prise en charge psychiatrique.

2.3.1.3 L’immobilier de la protection judiciaire de la jeunesse

Le patrimoine immobilier de la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) est caractérisé par un nombre important d’unités immobilières de petite dimension, disséminées sur l’ensemble du territoire national pour être au plus près des mineurs et de leurs familles.

La programmation immobilière de la protection judiciaire de la jeunesse vise :

– à maintenir à un haut niveau d’intervention l’effort en faveur de l’ensemble des structures de la PJJ, en programmant des travaux d’entretien lourd, des restructurations et des constructions neuves, prolongeant la dynamique de remise à niveau du parc immobilier de la PJJ ;

– à poursuivre la mise en œuvre du programme des centres éducatifs fermés (CEF) ;

– à lancer de nouvelles opérations pour améliorer et accroître son patrimoine destiné aux activités d’insertion.

La direction de la protection judiciaire de la jeunesse (DPJJ) dispose actuellement de 52 CEF en activité, 18 dans le secteur public et 34 dans le secteur associatif, et deux centres en suspension d’activité dont un public et l’autre associatif.

La construction de 21 CEF a été lancée en 2019 dont 6 pour le secteur public, sous maîtrise d’ouvrage publique. Un CEF public (Bergerac) est déjà opérationnel depuis 2022 et un deuxième est en cours de construction (Rochefort). Deux CEF associatifs ont également été livrés et une dizaine de projets sont en cours.

La construction de nouveaux établissements (12 unités éducatives d’activités de jour, UEAJ) pour compléter le maillage territorial et développer l’insertion dans le cadre du nouveau code de la justice des mineurs doit par ailleurs être mise en œuvre pour augmenter, en parallèle des ouvertures de CEF, les capacités de placement et de prise en charge en insertion.

Enfin, une opération lourde de réhabilitation du patrimoine francilien de la protection judiciaire de la jeunesse va être engagée.

2.3.1.4. Une nouvelle gouvernance des investissements immobiliers

S’agissant des crédits sur les investissements immobiliers, une clause de revoyure sera prévue dans le cadre du PLF 2025 afin d’apprécier le degré d’avancement de la programmation immobilière judiciaire et pénitentiaire et ses conditions économiques. Les crédits immobiliers non consommés en cours de gestion seront reportés sur l’exercice suivant pour permettre le financement des opérations programmées. Les crédits alloués aux investissements immobiliers du ministère ne pourront pas être utilisés à une autre fin.

S’agissant de la gouvernance des investissements immobiliers, un comité stratégique immobilier, présidé par le ministre de la justice, sera mis en place pour examiner, pour chaque projet d’investissement majeur, la satisfaction du besoin opérationnel, la stratégie de maîtrise des risques, le coût global intégrant les coûts d’investissement, d’exploitation et de maintenance, ainsi que la faisabilité financière d’ensemble.

Compte tenu de son ampleur et de ses enjeux, la programmation immobilière du ministère fera l’objet d’un suivi interministériel régulier associant le ministère chargé du budget, qui procédera à un examen contradictoire de la soutenabilité financière desdits projets de même que, chaque année, de la programmation pluriannuelle.

Le renforcement du pilotage des investissements doit notamment permettre, sous la responsabilité du ministre de la justice, d’assurer la cohérence d’ensemble des décisions ministérielles en matière d’investissement et de maîtriser les coûts, les délais et les spécifications des projets d’investissements majeurs.

2.3.2. Des missions de surveillance modernisées

La dynamique de modernisation des missions de surveillance sera poursuivie sur la période 2023‑2027 : généralisation du numérique en détention, équipement des agents pénitentiaires en terminaux mobiles polyvalents et caméras‑piéton, et modernisation des systèmes d’information.

L’administration pénitentiaire s’est donnée pour priorité de réduire les violences, de lutter contre la radicalisation violente et de poursuivre la sécurisation des établissements.

Les actions destinées à lutter contre la violence sont la condition d’un climat de travail sécurisé et apaisé pour les personnels et d’une exécution de la peine digne pour les personnes placées sous main de justice. Pour atteindre cet objectif, un plan national pluriannuel de lutte contre les violences, sous toutes ses formes, commises tant en milieu ouvert qu’en milieu fermé, a été initié en décembre 2021. Sur la base d’un état des lieux précis de la situation des violences en milieu pénitentiaire, il vise à formuler des propositions concrètes et à déployer, à partir de début 2023, des outils et des pratiques efficaces afin de réduire les violences en détention et en milieu ouvert, à l’encontre des personnels, mais également entre personnes détenues. La conception de ce plan s’accompagne de la montée en puissance du rôle du surveillant pénitentiaire, acteur incontournable d’une détention sécurisée, conformément à la charte signée par le garde des sceaux avec les organisations professionnelles en avril 2021.

Par ailleurs, de nouvelles unités pour détenus violents seront ouvertes en 2023 à Lyon‑Corbas et en 2024 à Alençon‑Condé‑sur‑Sarthe.

Pour la prise en charge spécifique des personnes radicalisées, un nouveau marché permettant d’augmenter le nombre de personnes prises en charge dans les centres de jour et élargissant le maillage territorial a été attribué le 4 octobre 2022. S’agissant des quartiers d’évaluation de la radicalisation, l’ouverture récente d’une structure dédiée aux femmes à Fresnes permet de compléter la prise en charge de ce public Un deuxième quartier de prise en charge de la radicalisation dédiée aux femmes sera également créé en 2023.

Afin d’accompagner cette politique, des médiateurs du fait religieux supplémentaires seront recrutés dès 2023.

À l’issue d’une expérimentation en 2022 qui a démontré sa pertinence, il est proposé de généraliser les caméras‑piéton à partir de 2023. Cette généralisation permettra d’équiper en caméras individuelles les personnels assurant des missions présentant un risque particulier d’incident ou d’évasion. Le dispositif est à la fois un matériel de sécurité supplémentaire pour les agents, un élément de preuve qui facilite la manifestation de la vérité en cas d’incident et un outil visant à l’amélioration des pratiques professionnelles.

Par ailleurs, après avoir équipé de terminaux mobiles les équipes chargées des missions extérieures, comme les extractions judiciaires, les personnels de surveillance seront progressivement dotés, dans les détentions, d’un smartphone leur permettant d’assurer leurs différents types de communication (émetteur/récepteur, téléphone, alarme, accès à distance aux applications métier). À l’issue d’une expérimentation à Fresnes fin 2022, le projet entrera en 2023 en phase de généralisation. Les agents du milieu ouvert seront également équipés de dispositifs adaptés à leurs spécificités.

Face à l’évolution des publics hébergés et à l’augmentation des phénomènes de violence, l’administration pénitentiaire poursuivra les actions visant à sécuriser les établissements ainsi que les services pénitentiaires d’insertion et de probation et à mieux protéger les personnels sur leur lieu de travail : déploiement des dispositifs anti‑projections, renouvellement des systèmes de radiocommunication, remise à niveau de la vidéosurveillance et des portiques de détection, déploiement de dispositifs anti‑drones.

Des moyens importants seront consacrés dès 2023 à la pose ou au remplacement de clôtures, à l’agrandissement des parkings pour accroître le nombre de places de stationnement et pour éviter aux personnels de stationner leur véhicule dans un espace ouvert, à la gestion des entrées par lecteur de badges ainsi qu’au traitement des abords des domaines, pour les rendre carrossables et pour favoriser leur contrôle par les équipes locales de sécurité pénitentiaire.

Afin de lutter contre l’utilisation des moyens de communication illicites en détention, l’installation de dispositifs de neutralisation par brouillage des téléphones portables, engagée depuis 2018 en ciblant les structures sécuritaires et sensibles, se poursuivra. Par ailleurs, les quartiers d’isolement et disciplinaires des établissements pénitentiaires livrés dans le cadre du programme 15 000 seront systématiquement pourvus de cette technologie, qui couvre l’ensemble des fréquences Bluetooth, WIFI et cellulaires (dont la 5G).

Enfin, trois ans après sa structuration en service à compétence nationale, le service national du renseignement pénitentiaire (SNRP) continuera à être conforté avec, en particulier, la professionnalisation des métiers du renseignement au sein de l’administration pénitentiaire et l’amélioration de l’attractivité des emplois, pour qu’il puisse remplir pleinement ses missions.

Le ministère s’est engagé dans le projet « Réseau radio du futur » (RRF) qui a pour ambition d’apporter aux différents services de sécurité et de secours une solution de communication haut débit et multimédia fiable, performante, sécurisée et interopérable. L’administration pénitentiaire travaille sur ce projet depuis deux ans en lien étroit avec le ministère de l’intérieur. Il est prévu que le ministère de la justice soit membre du conseil d’administration de l’Agence des communications mobiles opérationnelles de sécurité et de secours (ACMOSS), chargée de la gestion du projet.

La première phase de déploiement au sein des établissements et des services pénitentiaires est envisagée à l’horizon 2024. Elle concernera les missions extérieures (extractions judiciaires, équipes locales de sécurité pénitentiaires, unités hospitalières, agents de surveillance électronique), soit une population d’environ 4 000 agents. La seconde phase de déploiement a vocation à assurer les communications intérieures des établissements, à l’issue de tests de qualification préalables à un déploiement à compter de 2025.

Des cas d’usage supplémentaires sont également envisagés au bénéfice d’autres personnels ou services du ministère de la justice.

Enfin, afin de répondre au déficit d’attractivité de la filière de surveillance, qui empêche l’administration pénitentiaire de disposer d’un capital humain suffisant pour réaliser ses missions, des mesures sont prises pour permettre le recrutement de surveillants pénitentiaires adjoints contractuels. Bien que des efforts aient été réalisés ces dernières années pour favoriser l’attractivité du métier, la condition actuelle de surveillant ne permet pas de garantir des recrutements suffisants et de fidéliser les personnels. Aussi, parallèlement à une réforme statutaire et indemnitaire d’envergure du corps d’encadrement et d’application, qui vise à répondre à cette problématique et à dynamiser le recrutement, il est proposé de créer un statut de surveillant adjoint contractuel, sur le modèle du statut de policier adjoint. Ce nouveau vecteur de recrutement permettrait, pour les postes demeurés vacants à l’issue des concours de surveillants, de recourir à une ressource humaine de proximité en proposant des emplois dans des établissements pénitentiaires correspondant aux bassins de vie des agents recrutés. Les missions attribuées aux surveillants adjoints contractuels, qui interviendront aux côtés des surveillants pénitentiaires, seront circonscrites à certaines tâches limitativement énumérées. Ces agents, âgés de dix‑huit à moins de trente ans, seront recrutés en qualité de contractuels de droit public pour une période de trois ans, renouvelable une fois par reconduction expresse, et pourront accéder aux concours de surveillants par une voie réservée. Ce dispositif constituerait un levier d’optimisation des recrutements au moment où les besoins sont très importants au regard des départs en retraite et de la mise en service des nouveaux établissements pénitentiaires.

2.3.3. Des capacités de statistiques et d’évaluation des politiques publiques de la justice

La place de la statistique au sein du ministère de la justice sera consolidée sur la période 2023‑2027, déployant la feuille de route issue de réflexions collectives associant les équipes du service et toutes les directions du ministère. Ces réflexions ont intégré les préconisations de la mission conjointe des inspections générales de la justice et de l’Insee sur l’organisation, les perspectives et les enjeux de la statistique au sein du ministère, dont le rapport final a été rendu au début de l’année 2022, et pris en compte l’avis de l’Autorité de la statistique publique.

Le service statistique ministériel s’appuie ainsi sur trois axes majeurs : une offre de services renouvelée, une collaboration renforcée au sein du ministère et avec la statistique publique, et un positionnement plus central du service dans l’offre et la circulation de la donnée. La réorganisation induite démarre dès 2023, dans un contexte de demandes priorisées.

En ce sens, une grande enquête nationale sur les attentes des justiciables en termes de justice civile sera lancée avec une collecte en collaboration avec l’Insee : ses premiers résultats seront disponibles en 2025. Elle permettra de mesurer la satisfaction des usagers, les attentes des citoyens, l’image de la justice et l’importance du « non recours à la justice » sur quelques contentieux. En outre, sera remaniée la gamme des publications et de produits de diffusion, après examen des besoins, pour en améliorer le rapport investissement/efficacité ; l’aboutissement de la démarche étant la définition d’une stratégie de communication statistique moderne, articulée avec la communication ministérielle et celle du service statistique public. Une autre action prioritaire à horizon 2027 est d’optimiser l’accès aux bases de données individuelles du ministère à des fins statistiques, notamment en matière d’appariements des fichiers.

Par ailleurs, afin d’éclairer au mieux les décisions stratégiques, il convient de renforcer l’évaluation des politiques déjà menées et de mieux anticiper l’impact des réformes à venir. Une méthode d’évaluation commune au ministère sur les évaluations sera formalisée en 2023 pour le lancement d’évaluation dans les années suivantes.

2.4. Des réponses sectorielles fortes dans le champ de la justice civile et pénale

2.4.1. Pour la justice civile : développer une véritable politique de l’amiable, simplifier la procédure et accentuer la protection des personnes vulnérables

2.4.1.1. Une politique de l’amiable

Il est indispensable de développer une véritable politique de l’amiable favorisant une justice participative, plus rapide, donc plus proche des attentes des justiciables. Si ces dispositions seront essentiellement portées par le vecteur réglementaire, le Parlement sera associé à cette réforme en la présentant devant les commissions des lois.

En premier lieu, la mise en œuvre de cette démarche passe par la réorganisation des dispositions relatives aux modes alternatifs de règlement des différends au sein du code de procédure civile. Aujourd’hui, les dispositions qui concernent l’amiable sont éparses et incomplètes. Il faut que les principes directeurs de l’amiable ainsi que ses outils soient rassemblés dans un seul livre du code de procédure civile.

En deuxième lieu, tous les acteurs de la justice – magistrats, avocats, greffiers, équipe autour du juge – doivent s’investir dans ce changement de culture, qui va bien au‑delà de la simple question de la gestion des flux et des stocks. Les écoles de formation – École nationale de la magistrature, École nationale des greffes, mais également les écoles de formation des avocats – seront en première ligne pour former et accompagner les professionnels dans cette nouvelle approche globale de l’application du droit.

En troisième lieu, il s’agit également de développer de nouveaux modes amiables aux côtés de la médiation et de la conciliation afin que le justiciable participe à l’œuvre de justice, soit écouté et responsabilisé. Au Québec, le taux de succès de ces procédures de règlement amiable en matière civile est de 80 %. Il s’agit de :

– la césure du procès civil, qui est en partie inspirée de la pratique étrangère : elle consiste à faire trancher par le tribunal le nœud du litige, par exemple un problème de responsabilité médicale, et ensuite à proposer aux parties de s’accorder sur le reste des demandes, ici le montant de l’indemnisation ;

– l’audience de règlement amiable : inspirée du Québec, cette nouvelle procédure permet au juge d’amener les parties, avec l’aide de leurs avocats, à trouver un accord auquel il peut être donné force exécutoire.

2.4.1.2. La simplification de la procédure civile

S’agissant de la procédure d’appel, les décrets dits Magendie n’ont pas atteint leurs objectifs de réduction des délais en matière civile. Les délais de procédure prévus par ces décrets seront donc desserrés, leur rigidité actuelle pénalisant les avocats et les justiciables sans assurer un règlement plus rapide des litiges.

De manière plus générale, il sera recherché une meilleure lisibilité et une plus grande simplification de la procédure d’appel. Ainsi, seront amendés des points précis de la procédure civile, identifiés par les acteurs du monde judiciaire comme des complexités inutiles, chronophages ou simplement peu adaptées à la pratique quotidienne.

Il sera également tenu compte des travaux déjà engagés dans le but d’améliorer la présentation des écritures.

Il est enfin envisagé de mettre en place un mode unique de saisine du juge via la généralisation de la requête signifiée.

L’objectif cible de ce plan d’action pour la matière civile, conjugué au renforcement des ressources humaines et des moyens matériels alloués aux juridictions, est une diminution par deux des délais de procédure.

Enfin, il est prévu de recentrer le juge des libertés et de la détention (JLD) sur la matière pénale, en confiant à un « magistrat du siège du tribunal judiciaire » les fonctions civiles actuellement dévolues au JLD dans le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ainsi que dans le code de la santé publique (contentieux des hospitalisations sous contrainte). Cette mesure nécessitera un réajustement de la répartition des effectifs dans les juridictions entre les JLD et les juges non spécialisés. Les indemnités d’astreinte des magistrats intervenant les fins de semaine dans les fonctions civiles actuellement dévolues au JLD seront maintenues sans que des quotas d’astreinte puissent leur être opposés.

2.4.1.3 La protection des personnes vulnérables

À ce jour, notamment du fait du vieillissement de la population, près de 800 000 personnes ne sont plus en capacité de pourvoir à leurs intérêts. La protection de nos concitoyens les plus fragiles est également un enjeu majeur de la justice civile.

Il y a donc lieu de poursuivre les objectifs de la loi du 5 mars 2007 sur la protection juridique des majeurs et de renforcer notamment le recours aux mesures alternatives aux dispositifs de protection judiciaire que sont la tutelle et la curatelle.

Le mandat de protection future, qui vise à désigner à l’avance une personne pour se faire représenter dans les actes de la vie courante, sera développé pour la représentation mais également pour l’assistance. Il en va de l’intérêt de la personne dont la fragilité va croissante au fil des années et dont la protection pourra ainsi évoluer.

L’habilitation familiale pourrait être confiée à un cercle de proches élargi, par exemple aux neveux et aux nièces, dès lors qu’ils entretiennent des liens étroits avec la personne vulnérable.

2.4.2. Pour la justice sociale et commerciale : renforcer les moyens et la lisibilité du paysage juridictionnel

2.4.2.1. Les orientations pour les conseils de prud’hommes

Dans la ligne de la position commune signée par une grande partie des organisations syndicales et patronales représentatives, les moyens d’aide à la décision, les formations et l’indemnisation des conseillers prud’hommes, gage du plein effet du principe paritaire, seront accrus. Pour faciliter l’accès à cette fonction, les conditions de candidature seront assouplies.

Par ailleurs, l’attention à la gestion du flux des affaires, dans leur instruction et leur audiencement, sera renforcée. À cette fin, les responsabilités et les pouvoirs des greffiers et des présidents des tribunaux judiciaires pourraient être accrus.

L’ensemble de ces actions se feront en concertation étroite avec le conseil supérieur de la prud’homie.

2.4.2.2. Accélérer et adapter la justice commerciale

La justice économique doit faire l’objet de certaines innovations permettant d’en assurer la lisibilité pour le justiciable et ses différents acteurs et d’en renforcer la centralité en matière de régulation économique.

Afin d’assurer une prise en compte optimale des spécificités du contentieux commercial et dans un souci de bonne administration de la justice, un tribunal des activités économiques (TAE) compétent pour connaître de toutes les procédures amiables et collectives, à l’exception de certaines professions libérales, sera constitué, par l’intermédiaire d’une expérimentation, auprès d’un échantillon représentatif de territoires expérimentateurs (9).

Une contribution financière sera à cette occasion également expérimentée, à l’instar de ce qui se pratique dans la plupart des autres pays européens. Elle tiendra compte, notamment, de la faculté contributive du demandeur, de l’enjeu du litige et de sa nature. En seront exclus la partie bénéficiaire de l’aide juridictionnelle, le demandeur à l’ouverture d’une procédure amiable ou collective prévue au livre VI du code de commerce et l’État. Cette contribution a vocation à financer le service public de la justice et servira d’outil supplémentaire pour le juge. En cas de règlement amiable du différend, il sera procédé au remboursement de cette contribution.

2.4.3. En matière pénale, simplifier et moderniser la procédure

2.4.3.1. Une réécriture globale du code de procédure pénale en concertation avec les parlementaires et les professionnels

L’objectif poursuivi est celui d’une réécriture globale du code de procédure pénale afin de parvenir à une justice pénale plus simple, plus claire, plus intelligible et plus efficace, intégrant les potentialités offertes par le développement numérique, et répondant ainsi à l’attente légitime des praticiens et des justiciables.

Il s’agit, en procédant à une recodification et une réécriture à droit constant, de conserver les principes fondamentaux, les acquis des droits de la défense ou encore les évolutions procédurales récentes et de les rendre plus lisibles. Il s’agit aussi de moderniser le code de procédure pénale et de l’adapter aux attentes des professionnels du droit et des justiciables, notamment à l’aune des potentialités offertes par le développement numérique.

Cette réforme à droit constant, effectuée par voie d’ordonnance compte tenu de sa technicité et de son ampleur au vu du nombre d’articles, sera notamment l’occasion de revoir la cohérence d’ensemble du code de procédure pénale et de supprimer les trop nombreux renvois d’article à article, qui nuisent à son maniement.

Afin d’assurer l’excellence de la nouvelle architecture et des nouvelles écritures, un comité scientifique de suivi des travaux, composé de professionnels du droit de tous horizons (magistrats, personnels de greffe, avocats, professeurs de droit, représentants des services d’enquête…) est d’ores et déjà constitué et débutera ses travaux courant 2023.

Par ailleurs, afin d’assurer un parfait respect des conditions et des orientations fixées par l’article d’habilitation, une assemblée de parlementaires représentant tous les groupes des deux assemblées sera chargée de suivre et de valider les travaux ainsi que de préparer le débat parlementaire nécessaire à la ratification de l’ordonnance.

2.4.3.2. Des mesures de procédure pénale

Au‑delà de cette réécriture du code de procédure pénale, qui est en soi un défi important, il s’agit de prévoir tout de suite des mesures qui visent tout à la fois à simplifier la procédure pénale, donc le travail des enquêteurs, avocats et magistrats, mais aussi à raccourcir les délais procéduraux et, enfin, à mieux garantir la présomption d’innocence.

Ainsi, il sera en premier lieu procédé à une nécessaire réforme du statut de témoin assisté, afin que ce dernier puisse bénéficier de nouveaux droits, dont celui d’un droit d’appel étendu. L’objectif recherché est que ce bénéfice de droits supplémentaires permette que ce statut soit préféré à celui de la mise en examen, parfois retenue uniquement afin d’étendre les droits de la défense.

En deuxième lieu, afin de limiter davantage le nombre d’informations judiciaires et de réserver ces dernières aux procédures criminelles ainsi qu’aux procédures délictuelles dont la complexité ou la gravité justifie le recours à l’information, les procureurs pourront utiliser plus largement la procédure dite de comparution à délai différé. Cela permettra de soumettre les mis en cause à des mesures de surveillance et de contrôle par le juge des libertés et de la détention, tout en poursuivant l’enquête pendant une durée maximale de 4 mois.

En troisième lieu, un nouveau dispositif doit permettre aux enquêteurs, sur autorisation du juge des libertés et de la détention, de procéder à des perquisitions de nuit au domicile, aujourd’hui réservées à un champ très limité de la criminalité grave, pour les crimes de droit commun, notamment pour permettre la préservation des preuves et éviter un nouveau passage à l’acte.

Ce travail nécessaire, réclamé par l’ensemble des acteurs et observateurs du monde judiciaire, comporte deux aspects indissociables qui doivent être conduits conjointement : d’une part, une clarification des dispositions existantes du code et la refonte de son plan et, d’autre part, la simplification des procédures.

Cette simplification doit permettre leur sécurisation juridique, la recherche d’une plus grande efficacité, l’allègement de contraintes formelles pesant sur les acteurs, le respect des garanties des droits de la défense et la réduction des délais de jugement.

Un comité scientifique composé de professionnels du droit de tous horizons (magistrats, personnels de greffe, avocats, professeurs de droit, représentants des services d’enquête…), sera chargé de formuler les propositions de clarification du code de procédure pénale qui serviront de base à l’ordonnance de recodification à droit constant prévue par la loi d’orientation et de programmation du ministère de la justice. Il débutera ses travaux courant 2023.

Ce comité formulera par ailleurs des propositions de simplification répondant aux objectifs fixés ci‑dessus.

Un comité composé de parlementaires représentant tous les groupes politiques des deux assemblées sera chargé d’assurer le suivi de ces travaux. Lui seront présentés tous les trois mois l’état de leur avancement et les propositions de clarification et de simplification préconisées par le comité scientifique.

2.4.3.2.1 (nouveau). De nouvelles mesures de procédure pénale limitées et cohérentes

Dans l’attente des conclusions des travaux de clarification et de simplification de la procédure pénale, les nouvelles dispositions dans ce domaine seront limitées afin d’assurer la plus grande stabilité pour les praticiens et citoyens.

2.4.3.3. Des dispositions au service de l’approfondissement des politiques pénales portées par le ministère

En parallèle des ambitions portées par le ministère de l’intérieur dans le cadre de la loi d’orientation et de programmation de ce ministère (LOPMI) ou le projet de réforme de la police nationale, qui doivent permettre de renforcer les capacités des services d’enquête, afin de faire face aux crises ou aux menaces persistantes ou nouvelles de la délinquance, la refonte du code de procédure pénale, offrant des outils juridiques et numériques rénovés et renforcés, doit permettre le développement d’une justice pénale à la hauteur des attentes de nos concitoyens et de nos institutions.

Cette justice pénale, digne de ses missions dans un État démocratique, passe par la mise en œuvre des politiques pénales exposées dans la circulaire de politique pénale générale du garde des sceaux du 20 septembre 2022. Ces politiques pénales s’intègrent dans les politiques publiques prioritaires fixées par le Président de la République, avec le souci d’être cohérentes au niveau national tout en étant adaptées aux enjeux de chaque territoire.

La justice pénale justifie qu’une attention renouvelée soit portée sur les organisations judiciaires, en veillant notamment à la spécialisation de certaines d’entre elles et à l’articulation des différents échelons juridictionnels, pour traiter de manière efficiente tous les champs de la délinquance, notamment en matière de criminalité organisée, de cybercriminalité ou d’atteintes à l’environnement.

Une justice pénale de qualité impose en outre de développer le numérique au soutien de l’action des juridictions dans le pilotage ou le suivi des politiques pénales, leur animation et leur évaluation.

Elle impose tout autant des méthodes de travail plus efficientes dans la recherche de réponses plus globales portées avec les administrations et les autres services de l’État, les élus et les divers acteurs de la société civile, dans le champ de la prévention comme de la répression, en renforçant la qualité des prises en charge des victimes et des auteurs d’infractions.

La qualité de cette prise en charge oblige le ministère de la justice à mettre en œuvre une démarche répressive et protectrice des victimes et de la société, qui n’exclut pas la recherche concomitante d’une réflexion sur les faits commis par l’auteur pour prévenir la réitération et promouvoir une réelle réinsertion. Le ministère de la justice continuera ainsi de porter, comme il le fait depuis 2017, une approche moderne des peines dans laquelle la fermeté, au‑delà de la détention pour les auteurs des faits les plus graves, est avant tout une réponse qui a du sens pour la société et les parties, et qui intervient dans des délais plus rapides. Promouvoir autant que possible les alternatives à l’incarcération, telles que la peine de travail d’intérêt général, afin de maîtriser la population carcérale et de garantir le respect des conditions de dignité des détenus, demeurera ainsi une priorité du ministère.

La justice pénale, attendue de nos concitoyens, doit être au service de priorités multiples, recouvrant des enjeux majeurs de protection de nos concitoyens. Parmi celles‑ci figurent la lutte contre les violences intrafamiliales dont le poids dans les juridictions traduit les progrès, enregistrés ces dernières années, d’une politique tendant à favoriser la révélation des faits et l’accueil des victimes.

Une attention encore plus forte devra désormais être portée à une plus grande protection des enfants victimes. Il conviendra ainsi de déployer des mesures pour encore mieux les accompagner tout au long du processus pénal, grâce à la généralisation des Unités d’accueil pédiatriques enfant en danger (UAPED), l’intervention d’administrateurs ad hoc, la possibilité de recourir à un Chien d’assistance judiciaire et la mise en œuvre du programme enfant témoin (spécialement pour les procès d’assises) qui consiste à préparer l’enfant à la rencontre judiciaire, à lui faire découvrir la salle de l’audience et, donc, à lui permettre d’appréhender par avance les lieux dans lesquels il prendra la parole.

Parmi les autres politiques publiques que le ministère de la justice entend porter à un haut niveau d’engagement figurent la lutte contre la délinquance routière, ou celle contre les stupéfiants, l’action répressive dirigée contre la demande devant se conjuguer de manière forte contre les trafics et toutes les formes de criminalité, qui gravitent autour de l’activité des réseaux. Le renforcement du traitement judiciaire de la criminalité organisée, des filières d’immigration irrégulière, de la grande délinquance lucrative et de la corruption doit ainsi conduire à une montée en puissance des stratégies proactives au soutien d’une action coordonnée de l’ensemble des services de l’État.

Les prochaines années seront également marquées par une forte mobilisation contre le développement des phénomènes relevant de la cybercriminalité, qu’ils soient destinés à générer du profit ou à déstabiliser le fonctionnement des administrations à l’image des attaques dirigées contre les centres hospitaliers. Enfin, le ministère de la justice portera, sur le constat cette fois de l’urgence climatique et de la dégradation de notre patrimoine commun, une politique pénale novatrice et dynamique destinée à lutter efficacement contre les formes les plus diverses et les plus graves que peut revêtir la criminalité environnementale.

2.4.4 (nouveau). Institutionnaliser au sein des tribunaux judiciaires des pôles spécialisés en matière de lutte contre les violences intrafamiliales

La lutte contre les violences intrafamiliales implique aujourd’hui de structurer l’organisation et le fonctionnement des tribunaux en la matière, pour garantir une action coordonnée, rapide et efficiente de tous les acteurs et partenaires judiciaires déjà pleinement engagés dans ce domaine.

L’objectif est donc de réunir au sein de ces pôles spécialisés en charge des violences intrafamiliales, opérationnels au plus tard au 1er janvier 2024, des équipes identifiées au parquet comme au siège. Cette organisation permettra également d’optimiser le traitement de ces affaires en assurant une mission permanente de recueil et de relais d’informations auprès de chaque service juridictionnel pouvant connaître de situations de violences intrafamiliales.

D’une part, en ce qui concerne le siège, le président du tribunal désignera un coordonnateur, des magistrats statutairement non spécialisés, mais également des juges pour enfants, juges aux affaires familiales et des juges de l’application des peines, qui recevront une formation spécifique et renforcée qui sera régulièrement actualisée, pour statuer utilement sur les dossiers de violences intrafamiliales au civil et au pénal. Ce pôle spécialisé au niveau du siège reposera lui aussi sur une équipe dédiée, assistée par des attachés de justice spécifiquement formés.

D’autre part, en ce qui concerne le parquet, le procureur de la République désignera un coordonnateur, des magistrats du parquet référents et des attachés de justice. Ce pôle spécialisé au niveau du parquet permettra l’organisation d’une permanence spécifique dès lors que le contentieux est suffisamment important en nombre. Il s’agira par ailleurs d’assurer l’évaluation croisée et le suivi particulier des situations à risque et des besoins en protection des victimes. Ce pôle spécialisé reposera lui aussi sur une équipe dédiée, assistée par des attachés de justice spécifiquement formés. Il pourra de plus s’appuyer sur un nouvel outil informatique, actuellement en cours de construction, permettant de favoriser le suivi transversal et pluridisciplinaire des situations à risque par la juridiction.

Enfin, l’organisation des tribunaux judiciaires en matière de lutte contre les violences intrafamiliales sera aussi renforcée par la création d’une instance de pilotage unique, au sein du pôle spécialisé, agrégeant notamment plusieurs dispositifs déjà pratiqués au niveau local (comités de pilotage TGD, cellules d’accompagnement des victimes de violences intrafamiliales, cellules dédiées au suivi des situations de violences conjugales au sein des juridictions). Ce comité de pilotage unique, dit « COPIL VIF », entend réunir l’ensemble des acteurs intervenant sur ce sujet (magistrats du siège et du parquet, services de police et de gendarmerie, associations de contrôle judiciaire, associations d’aide aux victimes, le SPIP, les référents violences conjugales de la préfecture…).

Cette instance permettra la systématisation et l’institutionnalisation des échanges au sein d’une instance unique de coordination et de partage d’informations. Le « COPIL VIF » sera plus spécifiquement défini par voie réglementaire, afin de préciser le cadre et la nature des échanges de cette instance, comme d’en définir les missions, l’organisation et le fonctionnement.

À court terme, en 2024, ce cadre unifié aura pour objectif de modéliser, pour chaque tribunal judiciaire, une organisation type en matière de lutte contre les violences intrafamiliales, sans préjudice des initiatives des chefs de cour et de juridiction pour s’adapter aux spécificités et pratiques locales. Un tel dispositif permettra un réel décloisonnement entre les acteurs investis dans la lutte contre ces violences et une meilleure circulation de l’information, l’objectif étant de parvenir à une vision globale des situations et à une prise en charge plus efficace, en réunissant les différents dispositifs utiles, tout en respectant les principes d’indépendance et d’impartialité des juridictions. Il s’agit également de favoriser le partage d’informations entre les différents partenaires saisis d’une même situation, notamment pour le suivi des mesures particulières de protection des victimes (ordonnances de protection, téléphones « grave danger », bracelets anti‑rapprochement).

2.5. La prise en charge des publics confiés à la justice

2.5.1. Favoriser la réinsertion des personnes placées sous main de justice

La diversification de l’offre pénitentiaire, permettant de favoriser les alternatives à l’incarcération et la réinsertion des personne placées sous main de justice, constitue un objectif prioritaire. À cette fin, les moyens humains des services pénitentiaires d’insertion et de probation continueront à être renforcés. Des méthodes de travail renouvelées avec les juridictions et les partenaires seront également mises en œuvre.

Les efforts engagés ces dernières années en faveur des aménagements de peine et des mesures alternatives à l’incarcération seront amplifiés. Il s’agit d’accentuer le dispositif de bilan socioprofessionnel pour les personnes incarcérées, de renforcer les prises en charge collectives des personnes suivies en milieu ouvert et d’encourager la mesure de placement extérieur. À cet égard, en complément de la revalorisation du tarif journalier intervenue le 1er janvier 2023, la plateforme aux placements extérieurs 360, qui sera très prochainement déployée, permettra de répertorier l’ensemble des places de placement extérieur et de faciliter la gestion de la mesure en lien avec la structure d’accueil, pour favoriser le prononcé de ce type d’aménagement de peine et, ainsi, mieux prévenir la récidive.

La prise en charge des auteurs de violences conjugales, également dans une volonté de meilleure prévention de la récidive, demeure un enjeu prioritaire. Le dispositif du contrôle judiciaire sous placement probatoire (CJPP), en cours de déploiement sur l’ensemble du territoire national, permet une éviction immédiate du domicile conjugal de l’auteur de violences et sa prise en charge pluridisciplinaire dans un hébergement adapté. Il constitue une alternative adaptée à la détention provisoire et la continuité de la prise en charge de l’auteur des violences peut être assurée au sein de la structure, dans le cadre d’une mesure de placement extérieur, après la condamnation. Le ministère de la justice s’est également engagé dans le développement d’un outil de réalité virtuelle de prise en charge des auteurs de violences conjugales (casque de réalité virtuelle). L’expérimentation, menée sur 4 sites depuis l’automne 2021, doit se poursuivre en 2023 sur 10 sites complémentaires, afin d’approfondir les premiers résultats issus de la recherche.

La réinsertion passe également par le développement des activités, du travail et de l’insertion professionnelle. La loi pour la confiance dans l’institution judiciaire a opéré un rapprochement de la réglementation du statut du détenu travailleur avec le droit commun du travail en créant un contrat d’emploi pénitentiaire de droit public avec des droits associés, qui emprunte les principales caractéristiques du contrat de travail, tout en tenant compte des contraintes inhérentes à la détention. L’objectif est d’atteindre un taux de 50 % des personnes détenues en activité professionnelle rémunérée (travail et/ou formation professionnelle), alors que ce taux avoisine à l’heure actuelle 30 % pour le travail et 8 % pour la formation professionnelle. Les activités rémunérées en détention favorisent en effet l’emploi et la réinsertion à la libération. Dans ce but, les chefs d’entreprise seront encouragés à faire appel au travail pénitentiaire par la sous‑traitance ou par l’implantation de leurs activités en détention.

L’agence nationale du travail d’intérêt général et de l’insertion professionnelle (ATIGIP) sera porteuse d’ambitions fortes en matière d’accès au travail, par l’augmentation de l’offre de travaux d’intérêt général (TIG) via la plateforme dédiée TIG 360°, par la multiplication des dispositifs d’insertion par l’activité économique et par le développement de l’apprentissage en prison. Les efforts seront poursuivis en vue de développer la formation professionnelle en détention en lien avec l’institution de représentation des régions françaises Région de France, les exécutifs régionaux et le ministère du travail, du plein emploi et de l’insertion. Le cadre normatif sera par ailleurs rénové.

Afin de développer la peine de travail d’intérêt général, la loi de programmation généralisera l’accueil des personnes effectuant un TIG au sein des sociétés commerciales de l’économie sociale et solidaire. Elle permettra également de poursuivre l’expérimentation de l’accueil de ces publics au sein des sociétés à mission.

L’offre pénitentiaire sera également développée qualitativement et quantitativement afin de favoriser les solutions alternatives à l’incarcération et de renforcer la prise en charge des personnes placées sous main de justice en milieu ouvert. Dans ce cadre, une expérimentation permettra de confier, sous le pilotage du service pénitentiaire d’insertion et de probation et dans le respect d’un cahier des charges national défini par l’administration pénitentiaire, la mise en œuvre d’un certain nombre de stages et d’actions collectives aux associations, qui se verront valorisés à l’issue par la délivrance d’un label qualité.

Par ailleurs, à compter de 2025, seront construits trois nouveaux établissements pénitentiaires entièrement tournés vers le travail et la formation professionnelle, dénommés InSERRE (Innover par des structures expérimentales de responsabilisation et de réinsertion par l’emploi) d’une capacité de 100 à 180 places chacun.

Enfin, les enjeux de réinsertion sociale et de prévention de la récidive sont pris en compte par le programme immobilier pénitentiaire qui favorise une meilleure prise en charge des personnes incarcérées durant leur parcours d’exécution de peine avec des espaces dédiés au travail, à l’enseignement à l’insertion et aux installations sportives notamment.

Ces axes prioritaires devraient permettre de favoriser le retour progressif à la vie libre des personnes détenues et de concourir ainsi à mieux lutter contre la récidive.

2.5.2. Une prise en charge des mineurs dans un objectif de lutte efficace contre la récidive

Conformément à l’engagement du Président de la République de développer tous les outils possibles permettant aux mineurs délinquants de s’emparer de leurs parcours d’insertion sociale, scolaire et professionnelle, un plan d’action ambitieux pour la protection judiciaire de la jeunesse a été adopté visant à rénover le dispositif d’insertion, à garantir une offre de prise en charge sur l’ensemble du territoire et à consolider les partenariats.

Dans ce cadre, un partenariat s’est noué sur tout le territoire national entre le ministère des armées et la direction de la protection judiciaire de la jeunesse (DPJJ) pour que les dispositifs créés par les armées à destination des jeunes publics en difficulté puissent bénéficier aux mineurs pris en charge par la PJJ. Il convient également de développer l’insertion par le sport. La DPJJ sera chargée de renforcer des actions dans le domaine sportif, en saisissant notamment l’occasion de la période de préparation des jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024, qui constitue non seulement un levier éducatif efficace mais aussi de cohésion nationale, citoyenne et d’insertion pour les jeunes.

Le ministère entend en outre développer les dispositifs partenariaux socio‑éducatifs pour proposer des solutions aux adolescents dits « en situations complexes », c’est‑à-dire dont le comportement a mis en échec des prises en charge antérieures.

Dans le même esprit, la DPJJ rénovera son dispositif de placement afin d’éviter les ruptures de parcours et mieux répondre aux besoins de l’autorité judiciaire.

Sera également mise en place une réserve de la protection judiciaire de la jeunesse, prévue par la loi de finances pour 2023, pour offrir la possibilité aux agents de continuer à servir leur administration et de poursuivre leur engagement au bénéfice des jeunes pris en charge et des professionnels. La réserve de la PJJ s’inscrit dans le cadre d’une politique renforcée d’accompagnement des professionnels et notamment des cadres sous la forme de mentorat, d’accompagnement à la prise de poste ou d’aide à l’élaboration des projets de service.

Un plan stratégique national 2023‑2027 sera formalisé qui viendra détailler l’ensemble de ces mesures et renforcer l’inscription de la PJJ dans les politiques publiques locales.

2.6. Une volonté de rapprocher les citoyens de leur justice

2.6.1. L’accès au droit

Dans le prolongement de la loi pour la confiance dans l’institution judiciaire précitée, le ministère est déterminé à répondre aux attentes des citoyens et à restaurer la place de la justice au cœur de la cité.

En premier lieu, il s’agit de renforcer et de moderniser l’accès au droit.

La politique d’aide à l’accès au droit a été créée par la loi n° 91‑647 du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique. Depuis cette date, l’accès au droit n’a cessé d’évoluer, permettant ainsi à chaque citoyen d’avoir un accès plus facile au droit et à la justice.

Les 101 conseils départementaux de l’accès au droit (CDAD) et les trois conseils d’accès au droit (CAD) sont chargés de recenser les besoins, de définir et de mettre en œuvre une politique locale, de dresser et de diffuser l’inventaire des actions menées.

Ils coordonnent par ailleurs les point‑justice implantés sur leur territoire. Les point‑justice, lieux d’accueil gratuits, permettent d’apporter cette information juridique aux citoyens. On en dénombre 2 000 (dont 148 maisons de justice et du droit (MJD) répartis sur l’ensemble du territoire national. Parmi ces point‑justice, 1596 sont généralistes et 484 sont spécialisés pour un type de public (jeunes, détenus, étrangers, etc.).

L’information et la communication jouent un rôle central dans la capacité qu’ont les citoyens à saisir la justice. C’est la raison pour laquelle le ministère consacre des efforts particuliers pour « aller vers » les justiciables, mettre à leur disposition l’information dont ils ont besoin et promouvoir l’accès au droit (avec le numéro d’appel gratuit 30 39 depuis 2021).

Afin de poursuivre la démarche d’optimisation du maillage territorial des lieux d’accès au droit, il est prévu dès 2023 de :

– veiller à ce que les permanences d’accès au droit soient les plus nombreuses possible et permettent un maillage territorial de qualité, ajustées aux besoins du territoire ;

– multiplier les point‑justice ou augmenter les plages d’ouverture ou le nombre d’intervenants ;

– diversifier les intervenants de l’accès au droit (notaires, conciliateurs de justice, délégués du Défenseur des droits…) ;

– renforcer les liens avec les France services en y implantant des point‑justice.

Les projets nationaux relatifs à l’accès au droit sont les suivants :

– création du conseil de l’accès au droit (CAD) de Nouvelle‑Calédonie ;

– création de quatre nouvelles maisons de justice et du droit (MJD) à Alès, Lesparre‑Médoc, Limoux et Paris 13e ;

– maintien et renforcement des moyens des MJD (locaux adaptés, dispositifs de sécurité et moyens matériels, notamment informatiques, suffisants) ;

– modernisation de la communication visant à promouvoir la politique de l’aide à l’accès au droit ;

– mise en œuvre du logiciel applicatif « Ignimission » (outil de gestion de l’annuaire des point‑justice) permettant de recenser un temps réel les point‑justice et d’effectuer une collecte de données afin, notamment, d’établir des statistiques.

Le ministère de la justice entend également inscrire de plus en plus la politique de l’accès au droit dans une synergie avec les France services. 774 France services accueillent en leur sein un point‑justice dans lequel une diversité d’intervenants y assure des permanences : avocats, notaires, commissaires de justice, associations, délégué du Défenseur des droits, conciliateurs de justice notamment. Ces professionnels sont rétribués par le ministère de la justice.

En second lieu, il s’agira de rendre la justice plus compréhensible pour les citoyens à travers une communication renforcée et accessible à tous.

La nécessité de rendre la justice plus lisible conduit le ministère à développer plusieurs actions convergentes : la diffusion en ligne de contenus pédagogiques, le renforcement de l’ergonomie du site ministériel justice.gouv.fr (2023), une participation d’envergure aux événements nationaux tels que les Journées européennes du patrimoine ou la Nuit du droit, une stratégie proactive de valorisation du patrimoine de la justice, des relations presse grand public, dont les procès filmés dans le cadre de l’article 1er de la loi pour la confiance dans l’institution judiciaire, la production de supports audiovisuels (animation pour les réseaux sociaux, reportages…) qui peuvent être sponsorisés pour en assurer une plus large audience.

En prenant acte des conclusions des États généraux de la justice, le ministère de la justice a souhaité poursuivre son action en faveur de l’accès au droit des plus jeunes. Ainsi, en partenariat avec le ministère de l’éducation nationale, un passeport Educdroit sera mis en place à destination des collégiens : il suivra les élèves tout au long de leurs études et leur permettra de garder une trace de leurs actions, de leurs rencontres et de leurs visites avec des professionnels du droit ou dans des lieux de la République liés à la justice.

Enfin, le projet national des « bonnes pratiques » permet d’identifier des démarches mises en œuvre par des services déconcentrés et les juridictions afin de répondre à un besoin local. Convaincu de la richesse de l’expérience de terrain, le ministère a en effet recensé les bonnes pratiques mises en œuvre au sein du ministère de la justice. Un site Intranet est destiné à les faire connaître et à les valoriser, pour favoriser leur mise en œuvre et en faire bénéficier le plus grand nombre. De mois en mois, il sera étoffé et enrichi.

2.6.2. Une aide juridictionnelle réformée et plus accessible

Depuis trois ans, le ministère a engagé une profonde réforme de l’aide juridictionnelle au travers de l’instauration du revenu fiscal de référence (RFR) comme critère d’éligibilité, de la création de l’aide juridictionnelle garantie permettant un accès plus facile et plus rapide en cas de procédures d’urgence et, enfin, en augmentant la rétribution des auxiliaires de justice. Le système d’information de l’aide juridictionnelle (SIAJ) participe de manière significative à cette réforme.

Il s’inscrit dans une volonté de rapprocher les citoyens de leur justice en simplifiant et en dématérialisant de bout en bout le traitement de l’aide juridictionnelle. Concrètement, il se traduit par :

– la mise en place d’un site Internet permettant de simuler son éligibilité à l’aide juridictionnelle puis de déposer une demande et de suivre son traitement 24h/24 et 7j/7 depuis un ordinateur, une tablette ou un téléphone, ce qui évite les déplacements sur site et/ou les envois postaux ;

– la facilitation du remplissage des demandes numériques pour deux raisons principales. D’abord, environ 30 % du dossier est prérempli (le système interroge France Connect et la DGFIP dans la logique du principe « Dites‑le‑nous une fois »). Ensuite, en fonction des cases que la personne coche, les rubriques pertinentes s’affichent, les autres sont masquées ;

– depuis décembre 2022, le site Internet est totalement conforme aux exigences d’accessibilité numérique (100 % RG2A – Référentiel général d’amélioration de l’accessibilité) ;

– le justiciable bénéficie d’une visibilité sur l’état d’avancement du traitement de sa demande par le tribunal ainsi que d’un espace de gestion de son dossier lui permettant à tout moment de récupérer ses documents‑clefs, dont sa décision d’aide juridictionnelle ;

– le dossier fait l’objet d’un traitement harmonisé au plan national et rapide. Une expérimentation permettant un traitement centralisé au niveau de la cour d’appel est en cours. L’objectif est d’accélérer le traitement des demandes d’aide juridictionnelle tout en maintenant une proximité avec le justiciable ;

– la mobilisation des personnes pouvant accompagner les personnes dans le dépôt et le suivi de leurs demandes : agents des maisons France services, membres d’associations d’aide aux victimes, écrivains publics ;

– la mise en place d’un bouton « je donne mon avis » sur le site Internet afin de recueillir le taux de satisfaction des usagers.

L’année 2023 verra la généralisation du SIAJ à l’ensemble des tribunaux judiciaires du territoire national. Cette généralisation permettra de déployer une campagne de communication destinée à développer la saisine en ligne de l’application par les justiciables. Cette saisine en ligne sera en outre facilitée par la mise en service de l’application mobile créée en 2023 (cf. 2.6.3) et la rénovation du site Justice.fr.

2.6.3. Une application mobile à destination du citoyen et un site internet rénové

Une application mobile à destination du citoyen sera déployée en 2023. Les objectifs de ce nouvel outil numérique, qui sera complémentaires des instruments de saisine en ligne disponibles sur le site justice.fr, sont de plusieurs ordres. Il s’agira tout d’abord de répondre aux besoins du public en lui permettant de bénéficier des services natifs des smartphones (la géolocalisation notamment). L’application permettra notamment d’accéder à des parcours utilisateurs de bout en bout entre plateformes interopérables : site web Justice.fr, application mobile, site web du casier B3, aide juridictionnelle. Il s’agit également de faciliter la navigation entre les différents points d’information : site institutionnel Justice.gouv.fr, Service‑public.fr, annuaire des professionnels…

L’application doit également permettre de personnaliser la relation avec le ministère en disposant d’un accès en tous lieux et en tout temps. Enfin, l’application pour smartphone vise à rendre plus accessible la justice aux personnes en situation de handicap.

La première version de l’application permettra au public, dès le 2ème trimestre 2023, de disposer d’une information adaptée à sa situation et d’identifier à qui s’adresser : fiches thématiques, renseignement sur les tribunaux (coordonnées, horaires, renseignements divers), d’accéder rapidement aux numéros d’urgence et à tous les numéros d’appel spécialisés, de géolocaliser les services à sa disposition (tribunal, cour d’appel, point justice, service d’aide aux victimes) et d’accéder à plusieurs simulateurs (aide juridictionnelle, pension alimentaire, saisie sur rémunération) et à tous les liens utiles vers les professionnels du droit.

Progressivement, par le biais d’une identification France Connect, l’accès sera possible à des services de saisine en ligne actuellement disponibles sur le site Justice.fr (demande d’aide juridictionnelle, demande de bulletin n° 3 du casier judiciaire, constitution de partie civile devant le tribunal correctionnel). L’application permettra également de fournir un service de notification aux justiciables et à ces derniers de donner leur avis en ligne.

Une fonctionnalité visant à permettre aux usagers et aux victimes d’avoir des téléconsultations avec des professionnels de l’accès au droit et de l’aide aux victimes est actuellement en cours d’élaboration et fera l’objet d’une expérimentation spécifique. Cette fonctionnalité a vocation à être, à terme, intégrée à l’application mobile du ministère.

En parallèle du développement de l’application, le site Justice.fr, qui porte le portail des justiciables et l’ensemble des outils de saisine en ligne de la justice, bénéficiera d’une modernisation de son interface et de son ergonomie.

2.6.4. Une attention renforcée aux victimes, notamment de violences intrafamiliales et sur mineurs

À titre liminaire, les droits des victimes seront étendus par l’élargissement des infractions recevables sans condition de ressources à la commission d’indemnisation des victimes d’infraction, notamment pour les victimes de violences graves (avec une ITT de plus de 8 jours) dans un cadre intrafamilial (violences sur mineurs ou violences conjugales) et de violation de domicile. Cette nouvelle possibilité d’indemnisation sera néanmoins plafonnée.

Le ministère entend renforcer sa lutte contre les violences intrafamiliales. Les dispositifs comme le « Téléphone Grave Danger », le « Bracelet AntiRapprochement » ou encore les enquêtes EVVI (EValuation of VIctims, programme européen), destinées à établir un bilan précis de la situation de la victime pour lui venir en aide de la façon la plus pertinente, feront l’objet de nouveaux développements et d’un soutien renforcé. Magistrats, enquêteurs, éducateurs de la protection judiciaire de la jeunesse, agents des services pénitentiaires d’insertion et de probation et associations d’aide aux victimes sont en première ligne sur cette action concertée. Les actions de formation, notamment communes aux diverses professions, vont s’intensifier.

Les mineurs victimes feront l’objet d’une attention particulière avec la généralisation des Unités d’accueil pédiatriques enfant en danger (UAPED) dans tous les départements, l’intervention d’un administrateur ad hoc dans tous les dossiers qui le nécessitent, le développement d’actions de communication pour faire connaître les numéros spécifiques de signalement et d’aide ainsi que la mise en œuvre de modalités d’accompagnement particulières telles que les visites par les mineurs victimes des salles d’audience en amont des audiences criminelles, l’accompagnement des victimes par des chiens d’assistance judiciaire (cf. 2.4.3.2).

Enfin, le ministère de la justice poursuivra son action destinée à renforcer l’accessibilité des associations d’aide aux victimes, au sein des tribunaux (bureau d’aide aux victimes) comme à l’extérieur (soutien à la mise en œuvre de permanences dans les hôpitaux, commissariats, gendarmeries, mairies…) au plus proche des besoins des victimes.

Les États généraux de la justice ont établi un constat général de la situation de la justice en France et esquissé des pistes d’amélioration. Le présent rapport a désormais dressé le plan d’action qui accompagne la loi d’orientation et de programmation du ministère de la justice et qui repose sur une vision ambitieuse de la justice en France.

Vu pour être annexé au projet de loi adopté par le Sénat dans sa séance du 13 juin 2023

Le Président,

Signé : Gérard LARCHER

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