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🧭Gouvernement Lecornu II
Sébastien Lecornu
, Premier ministre
Laurent Nunez
, Ministère de l'intérieur
Catherine Vautrin
, Ministère des armées et des anciens combattants
Jean-Pierre Farandou
, Ministère du travail et des solidarités
Monique Barbut
, Ministère de la transition écologique, de la biodiversité et des négociations internationales sur le climat et la nature
Gérald Darmanin
, Ministère de la justice
Roland Lescure
, Ministère de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique
Serge Papin
, Ministère des petites et moyennes entreprises, du commerce, de l’artisanat, du tourisme et du pouvoir d’achat

Édouard Geffray
, Ministère de l’éducation nationale
Jean-Noël Barrot
, Ministère de l’Europe et des affaires étrangères
Rachida Dati
, Ministère de la culture
Stéphanie Rist
, Ministère de la santé, des familles, de l’autonomie et des personnes handicapées
Catherine Pégard
, Ministère de la culture
Naïma Moutchou
, Ministère des outre-mer
Françoise Gatel
, Ministère de l’aménagement du territoire et de la décentralisation
Amélie de Montchalin
, Ministère de l'action et des comptes publics
David Amiel
, Ministère de l'action et des comptes publics
Philippe Baptiste
, Ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’espace
Marina Ferrari
, Ministère des sports, de la jeunesse et de la vie associative
Philippe Tabarot
, Ministère des transports
Vincent Jeanbrun
, Ministère de la ville et du logement
Annie Genevard
, Ministère de l’agriculture, de l'agro-alimentaire et de la souveraineté alimentaire3 févr. 2026
Le statut du fermage constitue depuis 1946 un des piliers du modèle agricole français. Si son équilibre a pour finalité de favoriser l'installation et la pérennité de l'exploitation du preneur et sa transmission, il a intégré au fil du temps un certain nombre d'évolutions destinées à maintenir son attractivité pour le bailleur comme pour le preneur. Les raisons qui ont conduit le législateur, par la loi n° 2010-874 du 27 juillet 2010, à mettre en place le cadre réglementaire actuel du prix du fermage, et en particulier un calcul national de l'évolution des prix du fermage, demeurent toujours valables. En effet, il permet d'associer la reconnaissance des spécificités territoriales, par la fixation dans chaque département (voire infra-départementale) des maxima et minima des loyers en monnaie (ou en denrées), et une évolution annuelle des composantes du loyer (terres nues et bâtiments d'exploitation, bâtiments d'habitation, terres portant des cultures pérennes et bâtiments afférents) plus simple à suivre pour les bailleurs et preneurs. Ces minima et maxima doivent être ré-évalués au plus tard tous les six ans par les commissions consultatives paritaires départementales des baux ruraux (CCPDBR). Par dérogation, le loyer des terres nues portant des cultures pérennes et des bâtiments d'exploitation peut être évalué en une quantité déterminée de denrées, entre des maxima et minima, de manière différenciée entre les régions agricoles du département. Les denrées doivent être sélectionnées en fonction des différents types d'exploitation dans ces régions. Les bâtiments d'habitation sont également encadrés. Une fois fixés, ces loyers sont révisés annuellement par l'application de l'évolution d'un indice national correspond pour 60 % à la moyenne pondérée de l'indice du revenu brut d'entreprise agricole à l'hectare constaté sur le plan national au cours des cinq années précédentes et pour 40 % de l'indice des prix du produit intérieur brut [code rural et de la pêche maritime (CRPM), articles L. 411-11 et R. 411-9-1 à R. 411-9-3]. Le loyer des bâtiments d'habitation est lui ré-évalué en fonction de l'indice de référence des loyers établi par l'institut national de la statistique et des études économiques (CRPM, article R. 411-1). Par ailleurs, les prix des baux ne peuvent être renégociés par les parties que tous les neuf ans. Revenir à un calcul territorial de l'évolution des loyers des fermages rendrait plus complexe les relations entre bailleurs et preneurs, notamment en cas d'application à des biens répartis entre différents départements ou régions. Dans ce contexte, il semble donc nécessaire d'insister sur la possibilité de négociation au niveau départemental des minima et maxima dans les CCPDBR pour mieux refléter les enjeux locaux.
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