L'attention Gouvernement a été attirée sur le projet de fermeture de fermeture de l'usine SONOCO à Laon (Aisne). Le groupe SONOCO emploie environ 1400 salariés sur 14 sites en France. SONOCO METAL PACKAGING FRANCE SAS fabrique des emballages en métal et est organisée autour de 7 sites de production et emploie 1000 salariés dont 972 CDI. Le Gouvernement regrette profondément la décision de SONOCO METAL PACKAGING France de procéder à ce projet de réorganisation impactant très fortement le site de Laon avec la suppression envisagée de 122 emplois et la modification de 5 contrats de travail. Il est présenté par le groupe SONOCO comme étant indispensable afin de sauvegarder se compétitivité compte tenu des difficultés rencontrées par le site de Laon. Ainsi, le groupe invoque notamment une baisse très importante des volumes produits et vendus, une surcapacité de production de l'activité « fonds de boites », une situation de sureffectif particulièrement importante sur le site de Laon avec des couts de production les plus élevés du groupe (entre 6 et 30 % selon les lignes) et, enfin, des difficultés économiques en France au sein du secteur d'activité des emballages en métal se traduisant par une baisse du CA sur le secteur des boîtes en métal sur les quatre derniers trimestres. SONOCO a ainsi décidé de transférer les activités du site de Laon en Allemagne, Espagne, Hongrie (deux lignes), Italie et France (deux lignes) avec une fin de production début 2026 et le maintien de 10 emplois dans des activités « logistique ». Dès l'annonce de ce projet le 11 septembre 2025, le Gouvernement et les services de l'Etat se sont particulièrement mobilisés sur plusieurs axes. Le premier axe a été, d'une part, d'obtenir de l'entreprise une vision claire et précise de la motivation de ce projet et de l'utilisation éventuelle d'aides publiques et, d'autre part, de l'inciter à rechercher toute solution alternative. Le second axe a été celui de veiller à la qualité du dialogue social avec les organisations syndicales et au respect de la procédure d'information/consultation du Comité Social et Economique (CSE) prévue jusqu'à fin 2025 ainsi qu'à la qualité des mesures d'accompagnement du Plan de Sauvegarde de l'Emploi tenant compte des spécificités de chacun des sites impactés, des caractéristiques des salariés et de leur employabilité sur le bassin d'emploi. Enfin, il a été demandé au groupe SONOCO de mobiliser tous ses efforts pour rechercher un repreneur en capacité de maintenir l'empreinte industrielle sur la partie du site dont il est prévu la fin de l'activité. Toutefois, l'entreprise n'a pas identifié de solutions alternatives permettant de préserver la compétitivité du site et a donc maintenu son projet initial. Cependant, les négociations avec les organisations syndicales CGT, FO, CFDT et CGC ont été constructives et ont abouti fin 2025 à la signature à l'unanimité d'un accord sur les mesures sociales d'accompagnement. Cet accord a ensuite été validé le 9 février 2026 par la Direction régionale de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités (DREETS). Les premiers licenciements ont été notifiés vers le 15 mars 2026. Cet accord prévoit des mesures de reclassement solides comportant notamment un plan de départs volontaires ; des reclassements internes au sein des entreprises du groupe avec des mesures d'accompagnement dédiées (prise en charge de loyers, maintien de la rémunération, frais liés à la recherche de logement et au déménagement, indemnité d'installation et de logement de 2000 à 2500 €, indemnité de 10 000 € en cas de reclassement définitif dans les entreprises du groupe), des mesures d'aides au reclassement externe (congé de reclassement compris entre 14 et 20 mois indemnisé à 80 % de la rémunération, aides à la formation entre 2 000 et 12 000 €, aide à la création d'entreprise de 5 000 €, aide pour les entreprises qui recrutent des anciens salariés SONOCO entre 2000 € et 5000 €, Point Information Conseil et cellule de reclassement…). Le Gouvernement et les services de l'État, aux niveaux national et local (Préfecture, Direction Départementale de l'Emploi, du Travail et des Solidarités, Commissaires aux Restructurations et Prévention des difficultés des entreprises…) ont donc été particulièrement actifs et vigilants sur l'ensemble des problématiques soulevées par ce projet de fermeture ainsi que sur l'utilisation des aides publiques perçues. Ils resteront pleinement mobilisés pour identifier et déployer avec l'entreprise, les organisations syndicales, les élus locaux et l'ensemble des acteurs concernés toutes les actions et mesures nécessaires afin de trouver des issues positives pour l'emploi industriel, le reclassement des salariés et le territoire. Il en sera ainsi notamment lors de l'établissement de la convention de revitalisation des territoires signée entre le Préfet de l'Aisne et l'entreprise, lors des commissions de suivi du PSE et pour les actions visant à identifier des solutions de reprise partielle du site.