Serge Papin,
Ministère des petites et moyennes entreprises, du commerce, de l’artisanat, du tourisme et du pouvoir d’achat •
21 avr. 2026Le Gouvernement est attentif aux conséquences de l'intégration de la prime de partage de la valeur (PPV) dans l'assiette de calcul de la réduction générale dégressive de cotisations patronales, qui a entraîné une hausse du coût du travail pour une partie des entreprises. Revaloriser le travail et renforcer du pouvoir d'achat des ménages, tout en préservant la compétitivité des entreprises françaises, fait partie des objectifs prioritaires du Gouvernement. Toutefois, dans un contexte de finances publiques dégradées, la maîtrise du coût des allégements généraux de cotisations est également essentielle. Ainsi, la mesure d'intégration de la prime de partage de la valeur dans l'assiette de calcul de la réduction générale dégressive de cotisations patronales a été introduite dans le cadre plus large du chantier de refonte des dispositifs d'allègements généraux de cotisations sociales initié par la loi de financement de la sécurité sociale pour 2025. Cette réforme structurelle, lancée dans la continuité des travaux de la mission Bozio-Wasmer (2024), répond à quatre priorités : (i) lutter contre le phénomène des trappes à bas salaire en atténuant la dégressivité du taux d'exonération en fonction du salaire, (ii) maîtriser le coût des allégements généraux de cotisations, (iii) continuer à soutenir l'emploi et (iv) préserver la compétitivité des entreprises, notamment celles du secteur industriel. Le Gouvernement demeure pleinement mobilisé dans le soutien aux dispositifs de partage de la valeur qui, en associant les salariés à la performance et au capital de l'entreprise, permettent une répartition plus équitable des richesses créées. Ainsi, ces dispositifs continuent de bénéficier d'un régime social et fiscal avantageux afin de maintenir les incitations financières à y recourir pour les entreprises. De plus, afin d'encourager la diffusion de ces dispositifs dans les plus petites entreprises, une obligation de mise en place d'au moins un dispositif de partage de la valeur a été introduite à titre expérimental en 2025 pour une durée de cinq ans, pour les employeurs d'au moins 11 salariés et de moins de 50 salariés non soumis à l'obligation de participation qui réalisent un bénéfice net fiscal positif au moins égal à 1 % du chiffre d'affaires pendant trois années consécutives. Au total, le régime social et fiscal du dispositif de la prime de partage de la valeur demeure favorable et incitatif, tant du point de vue des entreprises que des salariés, en dépit de l'intégration de cette prime dans l'assiette de calcul de la réduction générale dégressive de cotisations patronales.