Annie Genevard,
Ministère de l’agriculture, de l'agro-alimentaire et de la souveraineté alimentaire •
28 avr. 2026Les attaques par le loup ont un impact sur l'activité des éleveurs, en termes économiques, mais aussi psychologiques et impliquent une adaptation subie de leur pratique. Dans ce contexte, le Gouvernement a mis en place un zonage en définissant des « cercles » permettant de quantifier le niveau de prédation des territoires en fonction des attaques ainsi que des indices de présence du loup. Pour le loup, 4 cercles sont définis du « cercle 0 » correspondant aux foyers de prédations les plus intenses au « cercle 3 » correspondant aux zones possibles d'extension géographique du loup. Selon les cercles, des aides à la protection des troupeaux plus ou moins importantes peuvent être attribuées aux éleveurs d'ovins et de caprins. Ainsi, en cercle 3, l'aide permet la mise en place de chiens de protection. En cercle 2, vient s'ajouter la possibilité d'être aidé pour la mise en place de parcs électrifiés fixes ou mobiles. Enfin, en cercles 0 et 1, une aide à la surveillance ou au gardiennage renforcé vient compléter le dispositif, lorsque la présence humaine est requise pour la protection des troupeaux. Le zonage est évolutif et les préfets de département sont chargés de l'établir, chaque année, sur la base des critères définis à l'annexe I de l'arrêté consolidé du 30 décembre 2022 relatif à l'aide à la protection des exploitations et des troupeaux contre la prédation du loup et de l'ours. Les communes sont classées en cercle 1 s'il y a eu, au moins, une attaque lupine chaque année pendant deux ans. Lorsqu'il n'y a plus d'attaques, notamment du fait d'une meilleure protection des éleveurs, les communes peuvent être maintenues en cercle 1 si un indice de présence a été retenu par l'office français de la biodiversité (OFB) au cours de l'une des trois dernières années. Cette règle permet de tenir compte de la présence du loup même en l'absence de prédation et permet l'anticipation du classement dans un cercle inférieur et ainsi l'évolution des règles de l'aide à la protection. Si la présence du loup est avérée, il apparaît primordial pour l'OFB de disposer du plus grands nombres d'indices permettant d'attester cette présence. À ce titre, le Gouvernement encourage les éleveurs qui constatent ces indices à les transmettre à l'OFB via le réseau Loup-Lynx prévu à cet effet.