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🧭Gouvernement Lecornu II
Sébastien Lecornu
, Premier ministre
Laurent Nunez
, Ministère de l'intérieur
Catherine Vautrin
, Ministère des armées et des anciens combattants
Jean-Pierre Farandou
, Ministère du travail et des solidarités
Monique Barbut
, Ministère de la transition écologique, de la biodiversité et des négociations internationales sur le climat et la nature
Gérald Darmanin
, Ministère de la justice
Roland Lescure
, Ministère de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique
Serge Papin
, Ministère des petites et moyennes entreprises, du commerce, de l’artisanat, du tourisme et du pouvoir d’achat
Annie Genevard
, Ministère de l’agriculture, de l'agro-alimentaire et de la souveraineté alimentaire
Édouard Geffray
, Ministère de l’éducation nationale
Jean-Noël Barrot
, Ministère de l’Europe et des affaires étrangères
Rachida Dati
, Ministère de la culture
Stéphanie Rist
, Ministère de la santé, des familles, de l’autonomie et des personnes handicapées
Catherine Pégard
, Ministère de la culture

Françoise Gatel
, Ministère de l’aménagement du territoire et de la décentralisation
Amélie de Montchalin
, Ministère de l'action et des comptes publics
David Amiel
, Ministère de l'action et des comptes publics
Philippe Baptiste
, Ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’espace
Marina Ferrari
, Ministère des sports, de la jeunesse et de la vie associative
Philippe Tabarot
, Ministère des transports
Vincent Jeanbrun
, Ministère de la ville et du logement
Naïma Moutchou
, Ministère des outre-mer14 avr. 2026
Le ministère des outre-mer porte une attention particulière à la protection et la valorisation des pratiques traditionnelles, mais aussi à la lutte contre la maltraitance animale. La loi du 30 novembre 2021 - très largement adoptée au Parlement - vise à lutter contre la maltraitance animale et à conforter le lien entre les animaux et les hommes. Cette loi a renforcé l'arsenal législatif en la matière, en modifiant le code pénal, lequel prévoit désormais des peines de trois ans d'emprisonnement et de 45 000 euros d'amende pour les sévices graves ou les actes de cruauté commis envers les animaux domestiques, apprivoisés ou captifs. Des circonstances aggravantes ont également été créées, notamment lorsque les faits sont commis par le propriétaire ou le gardien de l'animal, ou lorsque les faits sont commis en présence d'un mineur, ce qui peut entraîner des peines plus lourdes. Néanmoins, l'article 521-1 du code pénal prévoit une exception pour les combats de coqs lorsqu'une tradition ininterrompue peut être établie, ce qui est le cas à La Réunion. Le Conseil constitutionnel a jugé cette disposition conforme au principe d'égalité, mais a précisé que toute création d'un nouveau gallodrome est punie des peines prévues à cet article. La notion de tradition ininterrompue est appréciée par le juge du fond en fonction de plusieurs critères. Si ces critères ne sont pas réunis, il ne peut pas y avoir d'exception aux dispositions incriminant ce type de fait. De plus, la Cour de cassation contrôle strictement La Réunion de motifs suffisants ayant permis cette appréciation. Cela renforce ainsi la continuité et la préservation des combats de coqs à La Réunion. Ce dispositif, éprouvé par le Conseil constitutionnel, la Cour de cassation et la pratique juridictionnelle, et renforcé récemment par les évolutions du code pénal, paraît préserver un équilibre satisfaisant entre la protection des pratiques traditionnelles (notamment celle du Batay kok) et la lutte contre la maltraitance animale, tout en s'adaptant aux enjeux de société actuels. Par ailleurs concernant l'obligation des déclarations de captures, il est à noter que cette obligation applicable dans le cadre d'une pêche de loisirs et des pêches traditionnelles a pour objectif principal d'améliorer la connaissance scientifique des ressources halieutiques afin d'en assurer une gestion durable. Elle constitue un outil de suivi permettant de mieux évaluer l'état des populations de poissons et d'adapter, le cas échéant, les mesures de gestion nécessaires à leur préservation. Cette démarche s'inscrit dans une logique de protection de la ressource, dans l'intérêt des usagers comme des écosystèmes. La mesure d'obligation déclarative ne remet pas en cause les pratiques traditionnelles qui ont historiquement permis une exploitation raisonnée de la ressource ; elle vise à améliorer le suivi via l'utilisation de dispositifs plus précis. Ce renforcement du suivi s'inscrit dans une démarche de préservation de la ressource dans l'intérêt des pêcheurs afin que ces pratiques traditionnelles puissent se transmettre aux générations futures. S'agissant de la pêche industrielle, il convient de rappeler que les espèces pêchées ne sont pas les mêmes puisqu'il s'agit essentiellement d'espèces pélagiques migratrices comme les thonidés, qui ne relèvent pas des mêmes stocks que les espèces côtières exploitées par les pêcheurs traditionnels et de loisirs sur le littoral réunionnais. La pression exercée sur les ressources côtières ne peut donc être assimilée à celle résultant de la pêche industrielle. Ces pêcheurs disposent de quota proposés par des comités scientifiques qui sont revus régulièrement à la hausse ou à la baisse en fonction de la biomasse. Les obligations déclaratives applicables aux pêcheurs de loisirs, traditionnels ou professionnels ont vocation à préserver la ressource et les possibilités de pêche pour l'ensemble des usagers.
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