🇫🇷 Tous concernés, tous acteurs !
📛Choix du Pseudo 📧Vérification du Mail
Code :
🔑Choix du Mot de passe
🏛️Pourquoi nous rejoindre ?
  • ⚡ C'est rapide, et gratuit !
  • 🔔 Recevez des notifications sur les thèmes qui vous intéressent
  • 💬 Partagez vos idées et avis sur le travail législatif en cours
🇫🇷 Tous concernés, tous acteurs !
📛Pseudo
🔑Mot de passe

😱Pseudo oublié
ℹ️Saisir l'adresse mail liée au pseudo oublié :
😱Mot de Passe oublié
ℹ️Saisir l'adresse mail liée au Mot de Passe oublié :
🔎Chercher
ℹ️Conseil : Quelques mots-clés suffisent 😉
🧭Gouvernement Lecornu II



















🤔Réduction de masse des contrats parcours emploi compétences à La Réunion
19 mai 2026
Frédéric Maillot
outre-mer
M. Frédéric Maillot interroge Mme la ministre des outre-mer sur la conséquence de la réduction des contrats parcours emploi compétences auquel La Réunion fait face pour 2026. En effet, ces contrats jouent des rôles essentiels pour le bon déroulement des services municipaux de La Réunion. Que cela soit au niveau scolaire, où ces contrats participent au bon déroulement des écoles, ou au niveau de la protection de la santé des Réunionnais, ces contrats sont majoritairement mobilisés dans des cadres post-cyclonique où il est nécessaire de nettoyer les rues ou encore désencombrer les ravins, où il y a de forte présence d'eau stagnante. Mme la ministre n'est pas sans savoir que cette eau stagnante permet la prolifération de moustique et donc du virus du chikungunya, épidémie mortelle pour la population. Ces contrats sont donc indispensables à La Réunion. Pourtant, ces derniers diminuent : le territoire passe de 10 000 contrats sur l'année, avec un financement de l'État à hauteur de 50 % du SMIC horaire brut, sur une durée de 10 mois à raison de 21 heures par semaine en 2025 à 800 contrats PEC à répartir entre les 24 communes et cinq intercommunalités pour 2026. Des contrats qui, par ailleurs, ne seront financés par l'État qu'à hauteur de 40 % du SMIC horaire brut, d'une durée de six mois, à raison de 21 heures par semaine. De plus, les mairies ont été informées de ce changement brusque le 5 mai 2026, alors qu'elles avaient déjà voté leur budget le 30 avril 2026. Ainsi, elles se retrouvent avec une marge de manœuvre nulle, à cause d'un manque de communication active qui aurait pu leur permettre de s'adapter à ces changements néfastes. Les contrats PEC représentent souvent le seul moyen pour les Réunionnais de sortir du chômage et il est actuellement réduit. Par exemple, à Sainte-Marie, ce sont 140 contrats PEC qui sont menacés et une cinquantaine pour Sainte-Suzanne. Il est inadmissible de la part du Gouvernement de mettre en danger la santé des Réunionnais de la sorte et de participer à la hausse du chômage sur le territoire. Malgré des initiatives déjà entreprises comme une volonté de grève des maires et un courrier destiné au Président de la République, il est important qu'il réagisse. M. le député appelle donc à ce que MMe la ministre prenne ses précautions afin de ne pas mettre en danger le marché du travail local ou encore la santé des habitants de l'île. Il souhaiterait ainsi être tenu informé des mesures mises en place pour garantir le maintien des contrats PEC à niveau égal ou satisfaisant.
↕️Tri
💡15 sept. 2026
Naïma Moutchou
, Ministère des outre-mer • 📌Épinglé
Les contrats parcours emploi compétences (PEC) constituent un dispositif d'aide à l'emploi destiné aux personnes rencontrant des difficultés sociales et professionnelles particulières d'accès à l'emploi, constituant ainsi un enjeu particulièrement important en outre-mer au regard de la situation de l'emploi. En 2026, 42 % des crédits budgétaires affectés au dispositif de PEC sont déjà consacrés aux territoires ultramarins, soit une part en progression depuis plusieurs années (40 % en 2025 hors abondement, 32 % en 2024). La Réunion confirme sa place de premier territoire bénéficiaire des PEC sur le territoire national avec plus de 25 % de l'enveloppe nationale en 2026. Cependant, le dispositif pâtit d'effets d'aubaine et de faibles taux d'insertion en outre-mer (25 % contre 54 % pour la France entière en 2023), et en particulier à La Réunion (22 %). C'est la raison pour laquelle le Gouvernement a souhaité, compte tenu de la situation budgétaire contrainte, privilégier l'insertion par l'activité économique (IAE), dispositif original dans le cadre duquel des publics éloignés de l'emploi bénéficient d'un contrat salarié au sein de structures privées mobilisant les trois leviers que sont la mise en situation professionnelle, un accompagnement socioprofessionnel et la mobilisation d'actions de formation. Après une croissance quantitative forte qui a conduit à porter les moyens financiers de l'IAE de 841 M€ en 2018 à 1,4 milliard d'euros en 2024, une consolidation des moyens du secteur est à présent à l'œuvre avec 1,3 milliard d'euros en 2025 et 2026. En 2026, les outre-mer se voient affecter 5,7 % des crédits nationaux. La mobilisation de ces crédits, à travers les différentes structures d'IAE, a vocation à permettre le retour à l'emploi de jeunes en grande difficulté, de bénéficiaires de minimas sociaux, de travailleurs reconnus handicapés ou encore de demandeurs d'emploi de longue durée ainsi que le développement d'activités nouvelles afin de répondre aux besoins des territoires. Aussi, la ministre des Outre-mer s'assurera de l'accompagnement des structures porteuses de l'IAE par les services de l'État en vue de participer pleinement à l'insertion professionnelle et encourager le développement économique des territoires ultramarins.
0/300
0/300
🚀