🇫🇷 Tous concernés, tous acteurs !
📛Choix du Pseudo 📧Vérification du Mail
Code :
🔑Choix du Mot de passe
🏛️Pourquoi nous rejoindre ?
  • ⚡ C'est rapide, et gratuit !
  • 🔔 Recevez des notifications sur les thèmes qui vous intéressent
  • 💬 Partagez vos idées et avis sur le travail législatif en cours
🇫🇷 Tous concernés, tous acteurs !
📛Pseudo
🔑Mot de passe

😱Pseudo oublié
ℹ️Saisir l'adresse mail liée au pseudo oublié :
😱Mot de Passe oublié
ℹ️Saisir l'adresse mail liée au Mot de Passe oublié :
🔎Chercher
ℹ️Conseil : Quelques mots-clés suffisent 😉
🧭Gouvernement Lecornu II



















🤔Nécessité d'une transformation de l'offre d'accueil de l'IME et du CEM
9 juin 2026 •
Frédéric Maillot
• outre-mer
M. Frédéric Maillot alerte Mme la ministre déléguée auprès de la ministre de la santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées, chargée de l'autonomie et des personnes handicapées, sur le manque de cohésion entre la demande des places d'accueil de l'IME et du CEM. En effet, d'après le rapport de la Cour des comptes, parmi « les jeunes adultes en situation de handicap accueillis en structures pour enfants à La Réunion, l'exemple de l'association Saint-François d'Assise » concernant le département de La Réunion, uniquement 8 % étaient en internat, montrant la préférence des familles réunionnaises à l'accueil de jour ou encore l'accueil temporaire. Il est donc important d'écouter ces familles et de résoudre ce fléau qu'est le manque de places en accueil de jour ou temporaire dans les établissements de l'IME et du CEM de La Réunion. Ces établissements qui représentent à eux seuls 89 % des résidences des jeunes en situation de handicap méritent une augmentation de leurs places en accueil de jour et temporaire afin de répondre à la demande claire des Réunionnais. Or à cause du moratoire national, depuis 2013, il est presque impossible d'augmenter ce nombre de places. Il y a pourtant une multiplication des jeunes d'au moins 15,5 sur les 15 dernières années et malgré la hausse des places d'accueil dans les ESMS prévue en 2023, aucune augmentation ne semble être prévue dans les IME. Par ailleurs, il devient également urgent d'adapter les établissements aux jeunes adultes en situation de handicap. En effet, la population en situation de handicap à La Réunion bénéficiant de l'amendement Creton (celui qui permet le maintien temporaire, mais sans limite d'âge, de jeunes majeurs âgés de plus de 20 ans en situation de handicap dans des établissements pour enfants handicapés, dans l'attente de leur admission dans un établissement pour adultes désigné par la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées) représente 22 % des places dans les établissements pour enfants. Les établissements adéquats à leurs besoins manquent à l'appel. De plus, si l'on prend l'exemple du sud de La Réunion, là où il y a le plus de personnes en situation de handicap recensées, on y compte 36 % de la population dont 15 % qui sont des enfants. Cela ne fait qu'amplifier le fait qu'il est nécessaire d'avoir des établissements pour les jeunes adultes et ce de façon pressante. En plus de cette présence prédominante, leur cas se voit compliqué lorsque l'on sait qu'il peut falloir jusqu'à 15 ans pour qu'un jeune adulte ait une place dans une institution. Le rapport de la Cour des comptes a pu montrer que la moyenne d'âge de ces jeunes adultes est de 22 ans et 3 mois, d'où la nécessité qu'ils aient un environnement propice à leurs besoins. M. le député alerte Mme la ministre sur cette situation critique, où les familles de ces jeunes en situation de handicap ont besoin d'être vues et entendues et où le besoin d'augmentation de ces places en accueil de jour et temporaire doit être augmenté conséquemment afin de suivre la demande présentée à La Réunion. Il souhaite qu'elle agisse sur le manque d'établissements pour les jeunes adultes en situation de handicap présents à La Réunion afin qu'ils soient correctement traités. Il souhaite connaître sa position à ce sujet.
↕️Tri
Le Gouvernement est attentif à la situation des personnes en situation de handicap à La Réunion et aux difficultés rencontrées par les familles dans l'accès à des solutions d'accompagnement adaptées tout au long du parcours de vie. Les enjeux relatifs aux capacités d'accueil des Instituts médico-éducatifs (IME) et des centres d'éducation motrice, ainsi qu'à l'accompagnement des jeunes bénéficiant de l'amendement Creton, font l'objet d'une vigilance particulière de la part des pouvoirs publics. Le Gouvernement porte une politique d'inclusion, d'évolution et de développement de l'offre d'accompagnement des personnes en situation de handicap. Cette politique se traduit d'une part par des mesures visant à conforter les droits des personnes en situation de handicap, appuyées par des stratégies nationales thématiques, telles que la stratégie nationale pour les troubles du neurodéveloppement et la stratégie « Agir pour les aidants ». Elle se traduit, d'autre part, par le développement de l'offre d'accompagnement médico-social à travers le « plan 50 000 solutions », annoncé lors de la Conférence nationale du handicap d'avril 2023. Ce plan, doté d'un montant de 1,5 milliard d'euros programmé sur la période 2024-2030, a pour objectif de conforter l'offre d'accompagnement en volume, corriger les disparités territoriales constatées et accompagner la transformation de l'offre vers la transition inclusive. Conformément à la circulaire du 7 décembre 2023 relative à la mise en œuvre du plan de création de 50 000 nouvelles solutions et de transformation de l'offre médico-sociale à destination des personnes en situation de handicap 2024-2030, les Agences régionales de santé (ARS) ont réalisé des programmations pluriannuelles jusqu'en 2030 en prenant en compte à la fois le développement de l'offre en établissement médico-social comme en milieu ordinaire et la fluidification des parcours et ce, en cohérence avec les diagnostics territoriaux réalisés préalablement en lien étroit avec l'ensemble des parties prenantes, notamment les associations représentant les personnes en situation de handicap ainsi que les départements, chefs de file de l'action sociale sur leur territoire. Ces diagnostics territoriaux permettent de veiller à la régulation et à la répartition équitable de l'offre médico-sociale sur le territoire, et de limiter ainsi les éloignements géographiques contraints avec les domiciles familiaux des personnes en situation de handicap. Dans ce cadre, un effort important est engagé pour renforcer les solutions d'accompagnement destinées aux personnes en situation de handicap à la Réunion. Au 31 décembre 2025, plus de 460 solutions nouvelles avaient déjà été installées à La Réunion, dans le secteur enfant et dans le secteur adulte. Cette dynamique devrait se poursuivre au cours de la période 2026-2030. Ainsi, plus de 650 solutions supplémentaires relevant du périmètre de l'ARS devraient progressivement être déployées sur le territoire.  Cette programmation traduit la volonté des pouvoirs publics de développer une offre diversifiée, articulant accompagnements en établissement et interventions en milieu ordinaire via le développement de services. S'agissant plus particulièrement des jeunes relevant de l'amendement Creton, leur situation constitue une priorité nationale. Dans le cadre du plan de création de 50 000 nouvelles solutions pour les personnes en situation de handicap, ces jeunes figurent parmi les publics prioritaires identifiés pour améliorer la fluidité des parcours et limiter les situations de maintien prolongé dans les structures pour enfants faute de solution adaptée dans le secteur adulte. Cette démarche s'inscrit dans un mouvement plus global de transformation de l'offre médico-sociale engagé depuis plusieurs années. Celle-ci vise à dépasser une logique exclusivement fondée sur les places autorisées pour développer des réponses plus souples, modulaires et adaptées aux besoins des personnes. En ce sens, le décret du 5 juillet 2024 consacre le dispositif intégré. Ce fonctionnement vise à proposer aux enfants et jeunes accompagnés l'ensemble des modalités d'accompagnement en vue de permettre une plus grande individualisation des parcours et de développer les coopérations avec les dispositifs de droit commun, notamment grâce à la fonction d'appui ressource.  Ces transformations contribueront à mieux répondre aux besoins spécifiques des adolescents et jeunes adultes, notamment ceux âgés de 16 à 25 ans, en facilitant la mise en œuvre de réponses plus ciblées et adaptées à leurs projets de vie.
0/300
0/300
🚀