La situation financière des structures culturelles du spectacle vivant fait l'objet d'une attention soutenue de la part du ministère de la culture. Depuis la crise sanitaire, plusieurs mesures ont été mises en place. Ainsi, en 2023, face à la forte augmentation des prix de l'énergie, le ministère de la culture est venu en soutien à plus d'une centaine de lieux labellisés, en débloquant une enveloppe exceptionnelle de 3,5 millions d'euros, permettant de prendre en charge une partie du surcoût de l'énergie, au-delà des mesures transversales mises en place par le gouvernement. De même, l'État a consolidé, en 2024, les moyens accordés aux équipes, artistes, labels et autres lieux en région, dans le domaine du spectacle vivant et des arts visuels. Dans cette perspective, le ministère de la culture a déployé le plan « Mieux produire, mieux diffuser », pour un total de plus de 22 millions d'euros au bénéfice des structures subventionnées, grâce notamment à la mobilisation des collectivités territoriales dans le financement des actions du plan à hauteur de 13,5 millions d'euros. Ce plan, qui a pour objet de soutenir l'écosystème culturel existant et de conserver une irrigation culturelle des territoires, a été renforcé en 2025 avec 6 millions d'euros supplémentaires de l'État en fonctionnement et en investissement. En gestion 2025, le soutien des structures labellisées et des équipes a été confirmé. Les services déconcentrés n'ont pas subi l'annulation de 47,02 millions d'euros sur le programme 131 Création, puisqu'elle a été portée sur les crédits mis en réserve. Depuis plus de 8 ans, les crédits consommés par les services déconcentrés pour le soutien au spectacle vivant ont progressé pour atteindre quasiment les 390 millions d'euros en 2025, soit une hausse de plus de 23 % depuis 2017. En 2026, tous les ministères participant à l'effort de redressement des finances publiques, les crédits du programme 131 Création accusent une baisse de -4,4 % en loi de finances initiale. Les crédits notifiés aux services déconcentrés ont été impactés dans les mêmes proportions (-5 % dans l'hexagone, -3 % en outre-mer). En revanche, le rabot de 16 millions d'euros en gestion n'a pas été imputé sur ces crédits et la retenue obligatoire de 10 % fera l'objet d'un versement d'ici la fin de gestion. Les baisses actées en 2026 ont été ciblées, soit sur les dispositifs dont l'efficacité n'était pas avérée, soit sur les lieux disposant de marges artistiques suffisantes. S'agissant du Fonds national pour l'emploi pérenne dans le spectacle vivant (FONPEPS), depuis sa création, ce fonds a fait l'objet d'ajustements de crédits pour couvrir le besoin réel. Depuis la crise sanitaire, les crédits obtenus en loi de finances ont été renforcés en cours de gestion pour faire face aux besoins. Les dossiers reçus ont toujours été traités. Fin 2025, un nouveau décret a été publié, actant la reconduction du fonds pour 3 ans et le maintien des 5 aides. Dans un principe de sincérité budgétaire, des mesures paramétriques ont été introduites pour faire converger la trajectoire de consommation du dispositif avec l'enveloppe inscrite en loi de finances (39 millions d'euros en 2026, grâce à un amendement gouvernemental de +4 millions d'euros déposé en fin d'examen du budget 2026). Afin d'ajuster au plus près certaines aides et de conserver leur effet incitatif sur l'embauche pour toutes les esthétiques, notamment l'aide au plateau artistique dans les salles de petite jauge, le ministère de la culture a annoncé l'ouverture, en septembre prochain, d'une concertation avec les professionnels, dans le cadre de la sous-commission du Conseil national des professions du spectacle. L'ensemble de ces actions permettent à l'État de rester un partenaire engagé et fiable dans le soutien à l'emploi et aux structures culturelles en régions.