Dans un contexte où les ressources nécessaires pour la production des biens de consommation se raréfient et que leurs coûts augmentent, notamment du fait des tensions géostratégiques, il est d'autant plus nécessaire de limiter les gaspillages des ressources. De plus, la pollution de l'environnement par un afflux massif de déchets issus d'emballages en plastique non recyclable contribue à une dégradation des océans et une contamination en microplastiques, ce qui affecte la santé des êtres humains. Le rapport de l'ADEME auquel il est fait référence dans la question prenait essentiellement en compte les effets des emballages à usage unique sur les émissions de gaz à effet de serre et ne mentionnait, en revanche, pas les impacts sur la biodiversité ou la santé humaine. Le législateur a fixé des objectifs précis de réemploi dans la loi anti-gaspillage de 2020, à savoir un taux de 10% à atteindre en 2027, avec un taux intermédiaire de 5% fixé pour 2023. L'objectif de 2023 n'a pas été atteint. Depuis, CITEO a mis en place une démarche d'expérimentation de la consigne pour réemploi des emballages en verre dans quatre régions française. Concernant le financement des efforts en termes d'éco-contributions pour atteindre les objectifs de la loi, étant entendu que l'objectif est bien de réduire la part des emballages à usage unique, il est cohérent que l'ensemble des utilisateurs d'emballages contribuent financièrement aux efforts pour augmenter la part d'emballages réemployables. C'est pour cette raison que le législateur a prévu qu'au moins 5% du montant des contributions perçues par les éco-organismes soient consacrées au développement de solutions de réemploi et de réutilisation des emballages. Enfin, les politiques publiques de lutte contre la pollution plastique ont induit un report au bénéfice des emballages en papier et en carton qui s'est traduit par une augmentation de 20% des quantités d'emballages en papier et en carton mis sur le marché.