Charlotte Parmentier-Lecocq,
Ministère délégué auprès de la ministre de la santé, des familles, de l’autonomie et des personnes handicapées, chargé de l’autonomie et des personnes handicapées •
20 janv. 2026En France, 12 millions de Français vivent avec des troubles psychiques et 4,5 millions d'aidants les accompagnent au quotidien. Il est nécessaire de mieux prendre soin de ceux qui prennent soin des autres car devenir aidant, c'est une responsabilité mais c'est aussi une charge très lourde, à la fois physique et mentale. La réglementation existante dans le code du tourisme pour les vacances adaptées et organisées prévoit la possibilité, pour des groupes de plus de 3 personnes majeures en situation de handicap, d'accéder à des séjours de vacances si ceux-ci ont une durée de plus de 5 jours. Les séjours de vacances à destination des personnes en situation de handicap (hors dispositif VAO) peuvent être organisés par une variété d'acteurs et selon des modalités variées. Des séjours peuvent être organisés par des mutuelles ou via des accords-cadres avec certaines mutuelles. Des villages répit vacances existent et sont destinés aux aidés et aux proches aidants. Ces séjours peuvent comprendre des excursions et activités diverses. Dans ce cadre, les bénéficiaires peuvent solliciter des prises en charge variées, telles que des prises en charge ponctuelles des complémentaires santé, des caisses de retraite ou des mutuelles, des financements apportés par des assurances, un soutien financier des caisses d'allocations familiales, des aides communales extralégales ou encore les chèques vacances de l'Agence nationale pour les chèques vacances (ANCV). Des initiatives locales existent déjà en la matière. Par exemple, l'association Amahc propose des week-ends spécifiquement dédiés aux adultes en situation de handicap psychique. Cette association aide les futurs vacanciers à solliciter une aide financière dans le cadre de l'appel à Projet 2025 du programme Aides aux projets vacances santé mentale de l'ANCV. Par ailleurs, la prestation de compensation du handicap (PCH) permet de financer des surcoûts liés aux séjours de répit en milieu ordinaire ou de vacances adaptées, dans la limite de 1 800 € sur 3 ans (sur l'élément 4 « Charges exceptionnelles »), et des surcoûts liés à un départ annuel en congé, dans la limite de 5 000 € (ou 12 000 € sous conditions), sur 5 ans (sur l'élément 3 « Surcoûts liés au transport »).