Le Gouvernement est attentif à toutes les dimensions du chantier Lyon-Turin et assure un suivi rigoureux des travaux. Le projet de liaison ferroviaire Lyon-Turin constitue le maillon central du corridor méditerranéen, lui-même élément prioritaire du réseau transeuropéen de transport. Ce projet vise notamment à transférer une part significative du trafic de marchandises traversant les Alpes franco-italiennes de la route vers le rail, contribuant ainsi à la réduction des émissions de gaz à effet de serre et à l'amélioration des liaisons entre les agglomérations alpines. Il s'inscrit par ailleurs dans une logique de sécurisation des déplacements entre la France et l'Italie. Au regard de son ampleur, ce projet génère également des retombées économiques et sociales significatives, en matière d'emplois locaux et de mobilisation du tissu économique des territoires. Conscient des enjeux et des préoccupations locales, le Gouvernement veille à ce que ce projet d'envergure se déroule dans les meilleures conditions dans l'ensemble de ses composantes techniques, environnementales, financières mais également en termes d'insertion dans le territoire. C'est à cette dernière fin que le Gouvernement a instauré dès 2003 une démarche d'accompagnement du chantier du Lyon-Turin dite « Grand chantier » pour la section transfrontalière du projet. Elle vise à faire du chantier un levier pour le développement du territoire de la Maurienne en apportant un soutien technique et financier aux projets d'avenir structurants, sous la responsabilité locale de la préfète de Savoie. Cette démarche permet l'animation territoriale à la fois au bénéfice de l'emploi local, par exemple avec la création de la plateforme « mon emploi Lyon-Turin », pour mettre en relation les recruteurs et les futurs salariés du Lyon-Turin qui peuvent aussi bénéficier de formations, ou des entreprises du territoire par exemple avec l'outil « appui Lyon-Turin entreprises », dédié aux entreprises locales et régionales. Grâce aux données publiées par l'Observatoire de la démarche, les retombées réelles et très positives de ce chantier peuvent être mesurées. Ainsi, dans son numéro de mai 2025, l'Observatoire détaille que près de 49 % des emplois sont issus de la région Auvergne-Rhône-Alpes (dont 32 % de Savoie) et, en décembre 2023, 62,5 M€ de contrats avaient été passés avec les seules entreprises de Maurienne. En complément, et dans le cadre de la démarche « Grand chantier », le Gouvernement a mis en place un fonds d'accompagnement et de soutien territorial (FAST) doté initialement de 32 M€. Les décisions d'attribution de ces fonds à des projets territoriaux sont prises collégialement entre l'État, la région Auvergne-Rhône-Alpes, le département de Savoie, le syndicat du Pays de Maurienne et TELT. Ainsi, le 11 juillet 2025, 23 nouveaux projets de territoire ont pu être soutenus via une subvention de plus de 4 M€. Toutefois, comme vous le signalez, les collectivités territoriales ont jugé le montant initial de 32 M€ de ce fonds insuffisant, notamment au regard de la réévaluation du coût total du projet de la section transfrontalière du Lyon-Turin en 2024. Le Gouvernement a entendu l'appel des élus locaux. Ainsi, par décision du 7 août 2025, le Fonds d'accompagnement et de soutien territorial (FAST), a été abondé de 15 M€ supplémentaires, représentant une hausse de plus de 45 % et portant son enveloppe totale à 47 M€. Cette revalorisation traduit la volonté concrète du Gouvernement d'apporter un soutien renforcé aux collectivités et à la population de la Maurienne durant ce chantier.