Concernant tout d'abord les enjeux de mécanisme de prêteur en dernier ressort, il convient de rappeler qu'à la suite d'une recommandation du fonds monétaire international (FMI) (2021), l'État andorran a constitué des réserves internationales pour faire face aux besoins imprévus de liquidité, en constituant un portefeuille initial de réserves. Ce mécanisme, introduit en décembre 2022, s'inspire du modèle européen d'emergency liquidity assistance (ELA) ou opérations de liquidités d'urgence. Concernant l'Eurosystème, dans le cadre des négociations de l'accord d'association entre Andorre et l'Union européenne, la question de l'accès à l'Eurosystème a été abordée par les autorités andorranes, notamment auprès des autorités françaises et espagnoles. Il convient en premier lieu de rappeler qu'un tel accès relève, dans tous les cas, d'une décision indépendante de l'Eurosystème, selon la libre appréciation des gouverneurs. Un groupe de travail a été lancé début 2025 entre la banque d'Espagne et les autorités andorranes, et des discussions ont été engagées parallèlement avec la banque de France. Dans tous les cas, d'une part, les autorités françaises sont pleinement impliquées dans les négociations relatives à l'accord d'association entre Andorre et l'Union européenne et, d'autre part, les discussions en cours ne remettent pas en cause le rôle du Président de la République en tant que coprince et ne reviennent pas à transférer l'économie andorrane sous l'autorité de la banque d'Espagne.