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🧭Gouvernement Lecornu II
Sébastien Lecornu
, Premier ministre

Catherine Vautrin
, Ministère des armées et des anciens combattants
Jean-Pierre Farandou
, Ministère du travail et des solidarités
Monique Barbut
, Ministère de la transition écologique, de la biodiversité et des négociations internationales sur le climat et la nature
Gérald Darmanin
, Ministère de la justice
Roland Lescure
, Ministère de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique
Serge Papin
, Ministère des petites et moyennes entreprises, du commerce, de l’artisanat, du tourisme et du pouvoir d’achat
Annie Genevard
, Ministère de l’agriculture, de l'agro-alimentaire et de la souveraineté alimentaire
Édouard Geffray
, Ministère de l’éducation nationale
Jean-Noël Barrot
, Ministère de l’Europe et des affaires étrangères
Rachida Dati
, Ministère de la culture
Stéphanie Rist
, Ministère de la santé, des familles, de l’autonomie et des personnes handicapées
Catherine Pégard
, Ministère de la culture
Naïma Moutchou
, Ministère des outre-mer
Françoise Gatel
, Ministère de l’aménagement du territoire et de la décentralisation
Amélie de Montchalin
, Ministère de l'action et des comptes publics
David Amiel
, Ministère de l'action et des comptes publics
Philippe Baptiste
, Ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’espace
Marina Ferrari
, Ministère des sports, de la jeunesse et de la vie associative
Philippe Tabarot
, Ministère des transports
Vincent Jeanbrun
, Ministère de la ville et du logement
Laurent Nunez
, Ministère de l'intérieur28 avr. 2026
La loi du 14 novembre 2006 relative au contrôle de la validité des mariages a été mise en place dans le but de lutter contre les mariages frauduleux célébrés exclusivement à des fins migratoires ou contre les mariages forcés ne reposant pas sur un libre consentement des deux époux. L'exigence du certificat de capacité à mariage avant la célébration permet que les vérifications nécessaires soient réalisées dès que le projet de mariage est envisagé, afin que les futurs époux disposent de toutes les pièces nécessaires lors de leur union puis au moment de la demande de transcription de leur acte de mariage dans les registres de l'état civil français. Les services consulaires français instruisent ces demandes avec diligence. Toutefois, des difficultés peuvent apparaître dans l'exercice de cette mission, du fait de la fréquente incomplétude des dossiers de CCAM remis ou transmis par les usagers, ce qui nécessite de nombreux échanges avec les futurs conjoints et une mise en attente des demandes, mais également des délais souvent très longs de réponse des autorités étrangères aux demandes de vérification des actes d'état civil prévues par la réglementation. En outre, le code civil dispose que les entretiens communs et les auditions séparées des deux futurs conjoints doivent être réalisées dès lors que des indices sérieux laissent présumer que le mariage envisagé encourt la nullité. Ces auditions, effectuées dans un contexte d'effectifs contraints pour nos postes consulaires, sont indispensables dans les pays les plus exposés à une fraude endémique et présentant un fort risque migratoire. L'organisation de ces entretiens et auditions, complexifie l'instruction des dossiers. En effet, les dossiers litigieux, qui représentent moins de 4 % des dossiers de mariages célébrés à l'étranger, sont soumis au parquet civil du tribunal judiciaire de Nantes, autorité de tutelle en matière d'état civil des Français à l'étranger, lequel dispose de deux mois pour se prononcer sur la délivrance du CCAM demandé. Une fois le CCAM délivré, dans un délai d'une année au terme des publications des bans, les futurs époux peuvent procéder à la célébration de leur union et solliciter, s'ils le souhaitent, la transcription de leur acte de mariage dans les registres de l'état civil. Cette procédure est facilitée par le fait que les vérifications réglementaires auront été effectuées en amont et n'est soumise à aucune exigence de délai. Par ailleurs, les ressortissants de pays tiers disposent de la faculté de déposer une demande de visa de court séjour en vue de se marier en France avec un ressortissant de nationalité française. Outre les justificatifs habituellement exigés pour une demande de visa de court séjour de droit commun, les demandeurs doivent, entre autres, fournir le certificat de publication des bans et de non-opposition délivré par la mairie de domicile du futur conjoint et tout élément relatif à la célébration prochaine du mariage ainsi que la preuve de la nationalité française du conjoint. Un fois le mariage célébré, le conjoint étranger doit retourner dans son pays d'origine afin d'y déposer une demande de visa de long séjour en qualité de conjoint de Français. Les visas pour les conjoints de Français sont délivrés gratuitement et de plein droit, à condition que le mariage soit régulier et valide et sous réserve d'absence de menace pour l'ordre public français conformément à l'article L. 211-2-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. À cela s'ajoute le délai de 15 jours calendaires prévu par la réglementation en matière de visas pour l'instruction de la demande de visa recevable à compter de la date de son introduction. En outre, à l'instar de ses principaux partenaires européens, la France a mis en place diverses procédures d'externalisation de tout ou partie des tâches non régaliennes liées aux demandes de visas (prise de rendez-vous, collecte des dossiers), conformément à l'article 43 du code communautaire des visas. Cette organisation, qui n'est en aucun cas une sous-traitance de la délivrance du visa, permet de faire face à l'augmentation du volume global des demandes et d'absorber les pics saisonniers, tout en garantissant un excellent niveau de qualité dans le traitement des demandes, d'assurer une meilleure présence géographique dans les pays très étendus, d'améliorer l'accueil du public en réduisant les files d'attente par la prise de rendez-vous dédié, et de permettre aux services des visas de se recentrer sur l'instruction des dossiers, et donc d'en traiter davantage. Les autorités françaises considèrent que ce système est la garantie d'un traitement des demandes de visas efficace, assurant un haut niveau de sécurité tant pour les demandeurs et de qualité de l'instruction des demandes.
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