Stéphanie Rist,
Ministère de la santé, des familles, de l’autonomie et des personnes handicapées •
12 mai 2026Face à ces enjeux majeurs de santé publique, des mesures concrètes ont déjà été engagées. Sur le plan réglementaire, la France met en œuvre les dispositions du Digital Services Act, qui renforcent la responsabilité des plateformes et la protection des mineurs, en articulation avec la loi française sécuriser et réguler l'espace numérique. Cette loi fixe la majorité numérique à 15 ans et impose le consentement parental pour la création de comptes en dessous de cet âge, ainsi qu'une vérification renforcée de l'âge par des outils technologiques, comme c'est déjà le cas pour les sites pornographiques. Parallèlement, des actions de prévention sont déployées. Par exemple, des recommandations sur les usages des écrans figurent désormais dans le carnet de santé des enfants afin d'accompagner les familles dès la naissance. L'interdiction de l'exposition aux écrans pour les moins de trois ans dans les lieux d'accueil de la petite enfance est appliquée, et des campagnes de sensibilisation sont menées auprès des professionnels et des familles dans le cadre des « 1000 premiers jours ». Des campagnes de sensibilisation du grand public en partenariat avec Santé publique France sont programmées. Une formation spécifique des professionnels de santé est en cours de préparation pour renforcer leur rôle dans la prévention des mésusages des écrans. Ces actions seront amplifiées par la feuille de route nationale dédiée à la santé des enfants face aux écrans, en cours de finalisation. Elle comprendra le renforcement des actions locales, des mesures de lutte contre la désinformation et de renforcement de la capacité des jeunes à appréhender les risques liés aux contenus numériques. Cette stratégie globale, fondée sur la prévention, la régulation et la responsabilisation des acteurs numériques, viendra compléter les mesures déjà mises en œuvre et traduira la détermination du Gouvernement à garantir un environnement numérique plus sûr pour les mineurs. Enfin, le Gouvernement soutient tout particulièrement les débats en cours, notamment la proposition de loi déposée par Madame la Députée Laure Miller visant à interdire aux moins de 15 ans la création et l'utilisation de profils sur les réseaux sociaux et à instaurer l'interdiction des smartphones au lycée.