DESSERTE MÉTROPOLITAINE DU NORD DES HAUTS-DE-SEINE
Mme la présidente. La parole est à M. Philippe Juvin, pour exposer sa question, no 486, relative à la desserte métropolitaine du nord des Hauts-de-Seine.
M. Philippe Juvin. Je vous adresse à mon tour mes meilleurs vœux pour 2026.
Je suis député d'une circonscription qui ne comporte que trois communes, Bois-Colombes, Courbevoie et La Garenne-Colombes, dont j'ai été maire pendant plusieurs années et dont je reste conseiller municipal.
C'est donc également en tant qu'élu local que je vous pose cette question concernant le prolongement de deux lignes de métro : la ligne 1, qui s'arrête aujourd'hui à La Défense et dont le prolongement vers La Garenne-Colombes – place de Belgique – est envisagé ; la ligne 3, qui s'arrête à Pont de Levallois et dont le prolongement vers la gare de Bécon-les-Bruyères, à Courbevoie, et vers la gare des Vallées, qui dessert trois communes – La Garenne-Colombes, Bois-Colombes et Colombes –, est à l'étude.
Ces deux projets font l'objet d'études conjointes entre l'État et la région pilotées par Île-de-France Mobilités. C'est indispensable car les infrastructures de transport sont saturées dans ce secteur très dense. Ainsi, entre La Défense et la place de Belgique, à La Garenne-Colombes, le tramway est bondé le matin, et il n'est pas rare de devoir attendre deux ou trois rames avant de pouvoir monter.
Habitants, salariés et entreprises subissent des temps de transport très longs. L'extension des deux lignes me paraît donc indispensable.
Les études en cours prévoient un diagnostic, des analyses de préfaisabilité et d'opportunité et donc de premières restitutions dès 2026, puis des choix dès 2027. Le calendrier est donc particulièrement resserré.
Comment les hypothèses de prolongement de métro – la ligne 1 devrait aller jusqu'à la Garenne-Colombes, place de Belgique, et la ligne 3 jusqu'au secteur de Bécon-les-Bruyères ou la gare des Vallées, permettant de desservir, en plus de la Garenne-Colombes, les communes de Bois-Colombes et de Courbevoie – sont-elles prises en compte dans les études actuellement menées ? Surtout, comment l'État pourrait-il s'engager, aux côtés d'Île-de-France Mobilités pour que ces travaux aboutissent et qu'une décision soit prise en 2026 – si l'on est optimiste – ou en 2027 ?
Mme la présidente. La parole est à M. le ministre des transports.
M. Philippe Tabarot, ministre des transports. L'État accompagne le développement des infrastructures de transport collectif en Île-de-France à travers le contrat de plan État-région. Dans le contrat actuel, qui couvre les années 2023-2027, il consacre à ce volet plus de 2,6 milliards d'euros d'investissements, dont 48 millions pour le cofinancement des études sur le futur prolongement de métro. En mobilisant cette enveloppe, l'État, la région Île-de-France et l'autorité organisatrice Île-de-France Mobilités ont en effet engagé un programme d'études, piloté par IDFM, portant sur quinze projets de métro inscrits au schéma directeur environnemental de la région et incluant les deux projets que vous mentionnez, qui concernent votre beau territoire des Hauts-de-Seine.
La première phase des études, consistant en un diagnostic territorial et un premier diagnostic de faisabilité technique, débouchera sur vingt à trente variantes de tracé. L'ensemble des projets fera l'objet, vers la mi-2026, d'une restitution aux territoires, par secteur. La seconde phase, à laquelle contribueront les services de l'État en Île-de-France, consistera en une analyse d'opportunité de ces variantes de tracé du point de vue de la fréquentation, du potentiel et du développement des pôles multimodaux. Elle intégrera à la fois le bilan financier, le bilan socio-économique et une évaluation des impacts urbain, économique et environnemental des projets, ainsi que de leur impact sur les réseaux de transport. À l'issue de cette seconde phase, toutes les variantes du tracé feront l'objet d'une analyse multicritère – faisabilité technique, impact territorial, soutenabilité financière –, aussi objective que possible, afin de classer les futurs projets par ordre de priorité. Les négociations dans le cadre du prochain CPER permettront ensuite d'entériner le financement des études d'approfondissement des projets retenus comme prioritaires et bien sûr le financement de leur réalisation.
Soyez assuré, monsieur le rapporteur général, du plein engagement de l'État en faveur de la mobilité du quotidien. Nous avons conscience de l'énergie que vous consacrez à ces projets, que vous souhaitez voir aboutir, et nous avons clairement compris l'attention que vous portez à l'un d'entre eux, qui concerne les trois communes de votre circonscription.
Mme la présidente. La parole est à M. Philippe Juvin.
M. Philippe Juvin. Je vous remercie pour ces bonnes nouvelles. L'année 2026 commence et c'est avec plaisir que je vous reverrai pour suivre ce dossier de prolongement de la ligne 1 vers la Garenne-Colombes et de la ligne 3 vers la gare des Vallées.