Matthias Tavel Vos ministres devraient parler plus souvent à leurs chauffeurs : ils sauraient alors que l'augmentation du prix du gazole a pu atteindre jusqu'à 50 centimes par litre. Un litre à plus de 2 euros, un plein à plus de 100 euros : c'est intenable quand on doit prendre sa voiture pour aller travailler, étudier ou se soigner. C'est intenable quand on est artisan et qu'on doit aller voir ses clients, quand on doit aller visiter ses patients.
La guerre de Trump et de Netanyahou contre l'Iran fait exploser tous les prix de l'énergie : celui du pétrole et celui du gaz, comme demain celui de l'électricité, lié à ces derniers par la folie de votre marché. L'Agence internationale de l'énergie évoque la pire crise énergétique de l'histoire ; et qu'avez-vous fait depuis trois semaines ? Rien ! Rien pour sanctionner les fauteurs de guerre ; rien pour le retour à la paix dans la région ; rien pour le pouvoir d'achat des Français – ah si : le gouvernement a reconnu qu'il s'était trompé ! La belle affaire – de la même façon que les gouvernements précédents se sont trompés en laissant délocaliser nos raffineries. Voilà neuf ans que vous vous trompez et que vous trompez les Français ; voilà neuf ans que vous auriez dû tout miser sur la transition énergétique et les énergies renouvelables qui nous permettraient de sortir de la dépendance aux énergies fossiles importées.
Si c'est là que se trouve la solution à moyen terme, il faut agir à court terme, ici et maintenant. Les Français paient vos erreurs. La solution d'urgence existe : bloquer les prix et les marges, pour empêcher les retours des superprofits sur l'énergie et les produits alimentaires. Vous préférez cependant protéger les profits des multinationales plutôt que de protéger le pouvoir d'achat des Français. Vous n'êtes d'ailleurs pas le seul : M. Bardella aussi est contre le blocage des prix – une fois encore, Bardella parle comme Macron !
Monsieur le premier ministre, quand allez-vous bloquer les prix de l'énergie ?