Julien Brugerolles Pour les ménages, cette envolée des prix des carburants est une nouvelle atteinte à un pouvoir d'achat déjà en berne. Pour les entreprises, notamment pour les plus petites, il s'agit d'une menace supplémentaire pesant sur leur activité – jusqu'à compromettre, parfois, leur existence. Pour nos communes, c'est un coup de rabot supplémentaire, au moment même où commence un nouveau mandat.
Face cette situation, vous faites le choix d'attendre, invoquant tantôt les contraintes budgétaires, tantôt l'incertitude sur l'évolution du conflit. À l'exception de possibles reports de délais de paiement pour les pêcheurs, les agriculteurs et les transporteurs, vous n'avancez aucune action concrète pour réguler les prix. D'autres pays européens ont pourtant pris les devants.
Attendre que la crise produise pleinement ses effets, c'est prendre le risque de payer encore plus cher, demain, le coût de l'inaction. Pour les députés communistes et du groupe GDR, cette situation appelle, au contraire, à prendre des mesures d'urgence pour protéger les Français et protéger notre économie.
Êtes-vous prêt à encadrer strictement les marges des pétroliers et des distributeurs ? Êtes-vous prêt à mettre en place une taxation flottante sur les carburants, en compensant cette mesure par un prélèvement sur les milliards de profits engrangés par les géants du pétrole et du gaz ? Êtes-vous prêt, pour prévenir tout nouveau choc gazier, à rétablir les tarifs réglementés de vente du gaz, que vous avez supprimés en juillet 2023 ? Êtes-vous prêt, enfin, à massifier le soutien à l'acquisition du véhicule électrique et au déploiement des pompes à chaleur dans les logements ?