Thierry Sother 2 euros 25 à Paris, 2 euros 15 à Strasbourg, rupture de stock à Schiltigheim… Partout en France, le prix de l'essence explose. Derrière la hausse des carburants, il y a des conséquences sur les professionnels du social, sur l'infirmière libérale, sur l'artisan, sur le parent isolé, sur la famille qui doit parcourir des kilomètres pour accompagner un enfant à une compétition sportive… Quand le carburant flambe, ce sont toujours les mêmes qui paient l'addition : ceux qui soignent, ceux qui aident, ceux qui travaillent, ceux qui accompagnent, ceux qui vivent loin des centres ! À la veille de ce grand week-end, j'ai vu une grand-mère retraitée comparer sur son cahier les prix à la pompe pour savoir dans quelle station elle se rendrait et si elle pourrait alors aller visiter sa famille. Qui sait combien de personnes ont dû renoncer à voir leur famille ce week-end pour ne pas avoir à se priver durant tout un mois ? Se déplacer devient un luxe tandis que la voiture est encore une nécessité !
De cette crise, il y en a même qui tirent profit ! Le rapport Greenpeace nous apprend que les compagnies pétrolières enregistrent 80 millions d'euros de surprofits par jour à l'échelle européenne ! J'ai bien dit 80 millions de surprofits par jour ! Déjà cinq États – l'Allemagne, l'Espagne, l'Italie, le Portugal et l'Autriche – demandent une taxation européenne des surprofits énergétiques pour financer des aides aux consommateurs. Mais où est la France ? Les socialistes ont formulé des propositions : chèques ciblés pour les ménages les plus en difficulté et baisse des taxes de l'État sur l'essence, le tout financé par les surprofits de l'État et surtout par la taxation des groupes pétroliers qui profitent de la crise.