La prime d'activité, instituée par la loi n° 2015-994 du 17 août 2015 relative au dialogue social et à l'emploi, vise à soutenir le pouvoir d'achat des travailleurs aux revenus modestes et à encourager l'activité professionnelle. Les stagiaires et alternants sont soumis à des règles spécifiques et ne sont pas à proprement parler des salariés ou travailleurs modestes, en ce qu'ils sont d'abord inscrits dans un parcours de formation. Pour cette raison, la loi a prévu un accès dérogatoire à la prime d'activité, fondé sur un seuil minimal de rémunération, afin de pouvoir les assimiler, sur ce point, à des salariés. Les rémunérations minimales des alternants, calculées en pourcentage du SMIC en fonction de leur âge et de leur année de formation, peuvent être inférieures à ce seuil, les rendant inéligibles à la prime d'activité. Ce cadre tient compte de la nature de ces statuts, qui incluent des dispositifs d'accompagnement ou de formation, mais qui ne sont pas équivalents à une activité professionnelle à temps plein. De plus, contrairement à la rémunération de l'apprentissage et du job étudiant, la gratification de stage n'est pas considérée comme un revenu d'activité. Pour pouvoir bénéficier de la prime d'activité, le stagiaire doit donc avoir un emploi suffisamment rémunéré à côté. Toutefois, le Gouvernement est attentif à la situation des étudiants, stagiaires et apprentis. Des aides spécifiques, comme les bourses sur critères sociaux ou les aides au logement, sont disponibles pour répondre aux besoins des jeunes aux revenus modestes.