Le Gouvernement poursuit ses efforts en faveur de la rénovation énergétique, notamment à travers son soutien au dispositif MaPrimeRénov'. Depuis le 1er janvier 2024, les aides MaPrimeRénov'dédiées à la rénovation énergétique du parc résidentiel privé ont évolué en profondeur. Le dispositif a été restructuré autour de deux parcours en logement individuel : -Un « parcours accompagné », à destination de tous les propriétaires, visant à financer des projets de rénovation d'ampleur réalisant un saut d'au moins deux classes énergétiques ; -Un parcours « par geste » visant des rénovations ponctuelles en faveur de la décarbonation du système de chauffage, ouvert à tous les ménages à l'exception des ménages aux ressources supérieures. L'aide repose sur un barème forfaitaire. Dans un contexte budgétaire contraint et en cohérence avec le « plan électrification » de la France présenté le 23 avril 2026, le Gouvernement souhaite assurer la poursuite du dispositif en recentrant les aides sur les travaux les plus performants. Ainsi, des évolutions réglementaires en cours d'adoption prévoient, à compter du 1er septembre 2026, que : -L'aide MaPrimeRénov'« par geste » se concentre prioritairement sur le financement des pompes à chaleur dont la finalité essentielle est la production de chauffage (air/eau, géothermique, solarothermique) et des gestes de travaux spécifiques pour les immeubles situés en Outre-mer. Le financement des dépenses d'audit énergétique et de dépose de cuve à fioul continuent également d'être financées selon les mêmes conditions. Afin de faciliter la réalisation de ces gestes de travaux restants, ces textes prévoient que l'accès au parcours « par geste » pour les logements classés « F » et « G » avant travaux soit prolongé jusqu'au 31 décembre 2027 en France métropolitaine. L'obligation de fourniture d'un DPE pour accéder à ce parcours est donc reportée à cette échéance. -L'éligibilité du dispositif MaPrimeRénov'« Parcours accompagné », uniquement en maison individuelle, soit conditionné aux projets de travaux ne conduisant pas à installer ou à conserver un système de chauffage ou de production d'eau chaude sanitaire intégrant au moins un équipement susceptible d'utiliser des combustibles fossiles. Les équipements de raccordement à un réseau de chaleur ou de froid ne sont pas concernés par cette obligation. Ces évolutions permettront de poursuivre de manière efficace l'intervention de l'État en faveur de la rénovation énergétique des logements. Par ailleurs, il demeure possible de réaliser une rénovation en deux étapes dans le cadre du « parcours accompagné », en complétant son premier dossier avec des travaux supplémentaires pour les logements initialement classés G, F ou E dans un délai de 5 ans. Ainsi, la classe C doit être au minimum atteinte après la seconde étape pour les logements initialement classés F et G et la classe B doit être au minimum atteinte après la seconde étape pour les logements initialement classés E. Enfin, les aides continuent d'être conditionnées au recours à une entreprise labellisée « Reconnue Garant de l'Environnement » (RGE) afin de garantir la réalisation de travaux de qualité, tout en veillant à ce que ce label soit accessible le plus largement possible aux entreprises compétentes. Le Gouvernement a entendu les artisans et a créé par arrêté du 23 juin 2026 une nouvelle voie d'accès au label RGE, basée sur une validation des acquis de l'expérience et notamment l'audit de plusieurs chantiers. Ainsi, désormais tout artisan compétent à la possibilité d'accéder au lable RGE, ce qui est de nature à accroître le nombre de rénovations énergétiques et la qualité des travaux pour un prix soutenable.