Jean-Pierre Farandou,
Ministère du travail et des solidarités •
14 avr. 2026Pour mémoire, environ 90 000 pensionnés des régimes français résident actuellement au Maroc. Le versement indu d'une pension à un assuré décédé représente donc un risque financier qu'il convient de maîtriser. Pour cela, l'Union retraite a signé en 2024 une convention avec la Caisse marocaine de retraite (CMR) afin d'effectuer des contrôles d'existence ciblant des dossiers remplissant des critères relatifs, entre autres, à l'âge et au montant de la pension. La CMR est un interlocuteur connu des assurés locaux. Elle dispose de 13 guichets territoriaux auprès desquels les pensionnés peuvent se présenter physiquement pour apporter la preuve de leur existence. Par ailleurs, lorsque les assurés sont éloignés des guichets, la CMR s'appuie sur un partenariat avec la poste marocaine. Un facteur se rend alors au domicile de l'assuré afin de rencontrer le pensionné et procéder à l'enregistrement de sa pièce d'identité. Si l'intéressé est absent, il doit se rendre en personne au bureau de poste pour remplir la procédure. En cas d'absence de présentation de l'assuré, sa pension est suspendue jusqu'à ce qu'il fasse la démonstration de son existence. La convention conclue entre l'Union retraite et la CMR permet donc d'effectuer 8 000 contrôles annuels, limitant ainsi le risque de fraude. Enfin, il convient de noter que l'assuré ayant fait l'objet d'un contrôle CMR validé n'est soumis à « l'enquête vie » qu'un an après.