Jean-Pierre Farandou,
Ministère du travail et des solidarités •
20 janv. 2026Des mesures législatives récentes marquent une avancée dans l'accompagnement des parents salariés dont l'enfant est victime d'une maladie, d'un accident ou d'un handicap grave nécessitant une présence soutenue ou des soins contraignants (protection contre les discriminations en raison de sa situation de famille, congé de présence parentale, congé du proche aidant, développement du répit pour les aidants etc.). De manière générale, le Gouvernement est attentif à la situation des aidants et à ce que le droit du travail prenne déjà en compte leurs contraintes et la nécessité qu'ils puissent bénéficier de certains droits spécifiques par rapport aux autres salariés. Ainsi, différents mécanismes légaux sont mobilisables, ils sont souvent améliorés par les partenaires sociaux. Le salarié peut ainsi bénéficier d'un congé de proche aidant lorsqu'il doit s'occuper d'un parent ou d'un proche handicapé ou en perte d'autonomie. Il peut s'agir de son conjoint, concubin, partenaire lié par un pacte civil de solidarité, d'un ascendant, descendant, enfant dont il assume la charge, collatéral jusqu'au quatrième degré. Ce peut également être un ascendant, descendant ou collatéral jusqu'au quatrième degré de son conjoint, concubin ou partenaire lié par un pacte civil de solidarité, ou encore une personne âgée ou handicapée avec laquelle il réside ou avec laquelle il entretient des liens étroits et stables, à qui il vient en aide de manière régulière et fréquente, à titre non professionnel, pour accomplir tout ou partie des actes ou des activités de la vie quotidienne (C. trav., art. L. 3142-16). La personne assistée doit résider en France de manière stable et régulière. La durée maximale du congé est déterminée par convention ou accord collectif de branche ou, à défaut, par accord collectif d'entreprise. En l'absence d'accord collectif, elle est de trois mois. Le congé peut être renouvelé dans la limite d'une durée fixée à un an pour l'ensemble de la carrière (C. trav., art. L. 3142-26). Le salarié peut, avec l'accord de son employeur, transformer ce congé en période d'activité à temps partiel ou le fractionner. A ces dispositifs s'ajoute la possibilité pour le salarié de demander à travailler à temps partiel, afin de concilier au mieux impératifs familiaux et vie professionnelle. Les salariés qui en font la demande peuvent notamment bénéficier d'un temps partiel annualisable pour les besoins de leur vie personnelle, lequel consiste en une réduction de la durée de leur travail sous forme d'une ou de plusieurs périodes d'au moins une semaine en raison des besoins de leur vie personnelle (C. trav., art. L. 3123-2). Ce travail annuel à temps partiel ne peut être mis en place qu'à l'initiative du salarié et il appartient à l'employeur de se prononcer sur cette demande : bien que pouvant opposer un refus, celui-ci doit être justifié par des raisons objectives liées aux nécessités de fonctionnement de l'entreprise. Cette demande de passage à temps partiel ne dépend pas de l'âge de l'enfant.