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🧭Gouvernement Lecornu II
Sébastien Lecornu
, Premier ministre
Laurent Nunez
, Ministère de l'intérieur
Catherine Vautrin
, Ministère des armées et des anciens combattants
Jean-Pierre Farandou
, Ministère du travail et des solidarités
Monique Barbut
, Ministère de la transition écologique, de la biodiversité et des négociations internationales sur le climat et la nature
Gérald Darmanin
, Ministère de la justice
Roland Lescure
, Ministère de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique
Serge Papin
, Ministère des petites et moyennes entreprises, du commerce, de l’artisanat, du tourisme et du pouvoir d’achat
Annie Genevard
, Ministère de l’agriculture, de l'agro-alimentaire et de la souveraineté alimentaire
Édouard Geffray
, Ministère de l’éducation nationale
Jean-Noël Barrot
, Ministère de l’Europe et des affaires étrangères
Rachida Dati
, Ministère de la culture
Stéphanie Rist
, Ministère de la santé, des familles, de l’autonomie et des personnes handicapées
Catherine Pégard
, Ministère de la culture
Naïma Moutchou
, Ministère des outre-mer
Françoise Gatel
, Ministère de l’aménagement du territoire et de la décentralisation
Amélie de Montchalin
, Ministère de l'action et des comptes publics
David Amiel
, Ministère de l'action et des comptes publics
Philippe Baptiste
, Ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’espace
Marina Ferrari
, Ministère des sports, de la jeunesse et de la vie associative
Philippe Tabarot
, Ministère des transports
Vincent Jeanbrun
, Ministère de la ville et du logement27 janv. 2026
Le dispositif d'individualisation des frais de chauffage est un outil important de sobriété énergétique permettant de responsabiliser les occupants d'immeubles chauffés collectivement sur leurs consommations énergétiques. Le code de la construction et de l'habitation (articles L174-2 et R.174-2 à R.174-7) précise qu'il est obligatoire pour tout immeuble collectif à usage d'habitation équipé d'un chauffage central ou alimenté par un réseau de chaleur d'être équipé de compteurs individuels permettant de déterminer la quantité de chaleur fournie à chaque local. Les frais de chauffage sont ensuite facturés individuellement aux occupants, en tenant compte de frais individuels basés sur la relève des appareils de comptage (70 % de la facture), et de frais communs de combustibles répartis au tantième de chaque copropriétaire (30% de la facture). L'ADEME rappelle, dans une étude publiée en 2019, que l'individualisation des frais de chauffage et de refroidissement présente l'intérêt d'engendrer des économies d'énergie et des baisses de factures pour les habitants. L'économie d'énergie réalisée est de 15 % en moyenne, avec également une réduction des émissions de gaz à effet de serre. L'individualisation des frais répond également à un principe d'équité consistant à faire payer à chaque habitant l'énergie qu'il a effectivement consommée, tout en prenant en compte la situation de l'appartement dans l'immeuble. Concernant le type d'équipement à installer, le code de la construction et de l'habitation offre plusieurs possibilités aux copropriétés : En priorité, celles-ci doivent installer des compteurs individuels d'énergie thermique (pour le chauffage et le froid) placés à l'entrée des logements sauf en cas d'impossibilité technique ou économique justifiée par une note du propriétaire de l'immeuble ou le syndicat des copropriétaires ; Sinon, les copropriétés doivent installer des répartiteurs de frais de chauffage (uniquement pour le chauffage) installés en lieu et place des compteurs individuels, sauf en cas d'impossibilité technique ou économique justifiée par une seconde note. Les répartiteurs étant placés directement sur chaque radiateur. Le code de la construction et de l'habitation offre déjà des possibilités d'adaptation selon différentes configurations. En particulier,  les cas d'impossibilités techniques et économiques permettant de déroger à l'installation du matériel mentionné sont détaillés dans l'arrêté du 27 août 2012 relatif à la détermination individuelle de la quantité de chaleur et de froid dans les immeubles collectifs à usage d'habitation. La réglementation tient ainsi compte des différentes contraintes techniques et économiques pouvant exister (par exemple : absence d'une boucle indépendante pour chacun des lots, l'émission de chaleur par dalle chauffante sans mesure possible par local, l'absence de rentabilité entre les économies d'énergie attendues et les frais liés à la pose, à la maintenance). En cas d'impossibilité complète empêchant l'installation de compteurs individuels ou de répartiteurs, le code de la construction et de l'habitation permet même aux copropriétés concernées d'utiliser une méthode de calcul personnalisée pour évaluer la quantité de chaleur et de froid consommée dans chaque logement (dernier paragraphe de l'article R. 174-4). Enfin, certaines configurations spécifiques dérogent complètement à l'installation d'équipements d'individualisation des frais de chauffage et de refroidissement (logements foyers, immeubles collectifs dont la valeur de consommation énergétique de l'immeuble est inférieure à 80 kWh par m2SHAB/an). La répartition des frais de chauffage et de froid se calcule alors selon la moyenne des consommations annuelles de l'immeuble (hors eau chaude sanitaire) relevées sur les trois dernières années, divisée par la surface habitable. Par ailleurs, vous soulignez que seul un tiers des 4 millions de logements en copropriété concernés par cette mesure sont aujourd'hui équipés de dispositifs d'individualisation. Ces données ne sont pas partagées par le Syndicat de la Mesure en charge de l'observation du déploiement du dispositif, qui précise que sur les 4,1 millions de logements concernés en France (excluant les cas d'impossibilité technique et les immeubles inférieurs au seuil à 80kWh/m2/an), près de 43 % sont équipés au premier trimestre 2024, contre seulement 24 % en 2017. Concernant le caractère lourd et pénalisant des sanctions que vous mentionnez, il convient de rappeler que ce n'est pas le ménage, mais le syndicat des copropriétaires, représenté par le syndic, ou le propriétaire de l'immeuble, qui sont responsables de l'installation du dispositif d'individualisation des frais de chauffage et de refroidissement. Ceux-ci peuvent être sanctionnés d'une amende de 1 500 € maximum par logement selon les articles L. 185-1 à L. 185-4 du code de la construction et de l'habitation.
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