Annie Genevard,
Ministère de l’agriculture, de l'agro-alimentaire et de la souveraineté alimentaire •
3 févr. 2026La filière vitivinicole est majeure pour l'économie française, à la fois dans la balance commerciale, mais aussi pour l'économie des territoires. L'offre française est très largement structurée en appellation d'origine protégée (AOP) et indications géographiques protégées (IGP), qui représentent plus de 90 % de la production, permettant de protéger le savoir-faire et la qualité viticoles françaises, reconnus à travers le monde. C'est au sein de l'institut national de l'origine et de la qualité (INAO) que sont débattues et votées entre représentants professionnels, lors des comités nationaux, les demandes de modification des cahiers des charges des AOP et IGP viticoles, à la demande des organismes de défense et de gestion (ODG). Dans certains cas, le comité national nomme une commission d'enquête chargée d'instruire les dossiers, ou un groupe de travail, lorsque les modifications souhaitées par les ODG sont importantes et nécessitent un travail juridique ou technique plus poussé. Il faut par ailleurs noter que tout vote favorable à une modification d'un cahier des charges donne lieu à une période nationale d'opposition, qui permet à toute personne de s'opposer à une modification, en apportant ses arguments. Ainsi, le système des indications géographiques (IG) français est définitivement protecteur, tout en permettant aux professionnels de faire évoluer leurs pratiques, toujours dans le respect de la règlementation, afin de faire preuve d'adaptation, d'innovation et continuer à faire prospérer et à valoriser leurs produits.