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🧭Gouvernement Lecornu II
Sébastien Lecornu
, Premier ministre
Laurent Nunez
, Ministère de l'intérieur
Catherine Vautrin
, Ministère des armées et des anciens combattants
Jean-Pierre Farandou
, Ministère du travail et des solidarités
Monique Barbut
, Ministère de la transition écologique, de la biodiversité et des négociations internationales sur le climat et la nature
Gérald Darmanin
, Ministère de la justice
Roland Lescure
, Ministère de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique
Serge Papin
, Ministère des petites et moyennes entreprises, du commerce, de l’artisanat, du tourisme et du pouvoir d’achat
Annie Genevard
, Ministère de l’agriculture, de l'agro-alimentaire et de la souveraineté alimentaire
Édouard Geffray
, Ministère de l’éducation nationale
Jean-Noël Barrot
, Ministère de l’Europe et des affaires étrangères
Rachida Dati
, Ministère de la culture
Stéphanie Rist
, Ministère de la santé, des familles, de l’autonomie et des personnes handicapées
Catherine Pégard
, Ministère de la culture
Naïma Moutchou
, Ministère des outre-mer
Françoise Gatel
, Ministère de l’aménagement du territoire et de la décentralisation

David Amiel
, Ministère de l'action et des comptes publics
Philippe Baptiste
, Ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’espace
Marina Ferrari
, Ministère des sports, de la jeunesse et de la vie associative
Philippe Tabarot
, Ministère des transports
Vincent Jeanbrun
, Ministère de la ville et du logement
💬Dépenses de l'État
Josiane Corneloup
15 janv. 2026finances publiques


Mme la présidente . La parole est à Mme Josiane Corneloup.

Mme Josiane Corneloup . La France détient un triste record : celui des prélèvements obligatoires les plus élevés de l'OCDE, couplés à une dette hors de contrôle de plus de 3 400 milliards d'euros. Ce n'est plus une dérive, c'est un naufrage. L'heure n'est plus aux manœuvres de procédure, au 49.3, aux ordonnances ou aux lois spéciales ; l'heure est aux économies réelles. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe DR.)

M. Thibault Bazin . Elle a raison !

Mme Josiane Corneloup . Quel budget voulons-nous pour notre pays ? La vérité est simple : nous devons dépenser moins pour taxer moins.

L'État doit enfin accepter de réduire ses coûts de fonctionnement, ce qui passe impérativement par une baisse de ses effectifs, comme cela s'est fait partout ailleurs. Le gouverneur de la Banque de France estime que pour atteindre la moyenne européenne, nous devons réduire nos dépenses de 200 milliards en dix ans. (M. Laurent Wauquiez applaudit.)

Il est donc plus qu'urgent de dégraisser le mammouth administratif de l'État de tous ces organismes et agences qui gravitent autour de lui, et coûtent chaque année la bagatelle de 80 milliards aux finances publiques. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe DR.)

M. Ian Boucard . Bravo !

Mme Josiane Corneloup . L'Allemagne, avec 15 millions d'habitants de plus, compte 1 million de fonctionnaires de moins.

M. Paul Molac . L'Allemagne est un État fédéral !

Mme Josiane Corneloup . En ne remplaçant qu'un tiers des 160 000 fonctionnaires qui partent chaque année, la France pourrait réduire cet écart en dix ans sans porter atteinte au domaine régalien de l'État ni affecter les effectifs des personnels soignants et enseignants.

M. Laurent Wauquiez . Exactement !

Mme Josiane Corneloup . Le groupe Droite républicaine, réuni autour de Laurent Wauquiez, a pris ses responsabilités.

M. Jean-Pierre Vigier . Eh oui !

Mme Josiane Corneloup . Nous avons défendu des amendements de réduction de la dépense lors de l'examen du projet de loi de finances pour 2026, notamment sur le budget des agences de l'État. Notre collègue Philippe Juvin a proposé un rabot général sur les dépenses de fonctionnement, hors missions régaliennes. Malgré l'adoption de certains de nos amendements, l'examen de la seconde partie du budget a abouti à une hausse globale des dépenses à hauteur de 6,3 milliards d'euros. C'est une insulte au bon sens !

M. Thibault Bazin . C'est énorme !

Mme Josiane Corneloup . Nous sommes devenus un pays de contrôleurs et d'enquêteurs où la suspicion l'emporte sur la confiance, un pays qui sclérose et qui décroche. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe DR.) Madame la ministre des comptes publics, quand allez-vous mettre fin à cette folle dérive budgétaire, stopper la frénésie fiscale et normative et rendre enfin leur liberté à ceux qui travaillent ? (Applaudissements sur les bancs du groupe DR.)

M. Michel Herbillon . Très bien !

Mme la présidente . La parole est à Mme la ministre de l'action et des comptes publics.

Mme Amélie de Montchalin, ministre de l'action et des comptes publics . Il y a ce que nous partageons ; il y a ce que nous faisons. Votre question soulève certains points de vigilance. Je l'ai rappelé hier à votre collègue M. Nicolas Ray : nous – premier ministre, gouvernement, députés – souhaitons que la réduction du déficit public pour 2026 se fasse pour moitié par des économies et pour moitié par des efforts fiscaux. On ne peut pas réduire le déficit par des hausses fiscales tous azimuts. Les économies doivent être importantes, comprises, soutenables, et ne pas être des rabots indifférenciés qui, on le sait, ne mènent nulle part.

Quant à ce que nous faisons, je rappelle qu'en 2025 l'État a fait le plus grand effort de réduction de ses dépenses de fonctionnement des vingt-cinq dernières années. Ces plus de 23 milliards d'économies ont permis de compenser 23 milliards de hausses de dépenses pour la santé, les retraites et les collectivités. Il faut que ce soit clair, sinon, le diagnostic n'est pas bon.

M. Pierre Cordier . Le social, oui ; l'assistanat, non !

Mme Amélie de Montchalin, ministre . Que voulons-nous faire ? En 2026, nous prévoyons une baisse de 1,5 milliard des crédits des ministères – sauf pour la défense –, une économie de 2 milliards sur les opérateurs, une diminution des frais de fonctionnement – notamment, comme l'a demandé le premier ministre, pour les dépenses de communication. En ce qui concerne les effectifs, je vous confirme qu'il y aura 4 000 fonctionnaires en moins, alors même que nous recruterons 1 600 policiers, 1 600 agents pénitentiaires et 2 000 nouveaux agents militaires. Cela signifie que les autres ministères réduiront de fait leurs effectifs.

Avec David Amiel, nous ne serons jamais les ministres des fonctionnaires qui pensent qu'une action publique efficace se fait avec des petits bâtons.

M. Thibault Bazin . Ce n'est pas ce que nous avons dit !

Mme Amélie de Montchalin, ministre . Soyons cohérents et constants.

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