Édouard Geffray, ministre de l'éducation nationale. Je confirme que nous partageons l'objectif de disposer d'ici à la rentrée 2027 d'au moins une Ulis – certains établissements de grande taille en accueillent plusieurs – et d'au moins un espace de répit par collège. En effet, pour qu'un collège puisse être pleinement inclusif, il faut les deux : un dispositif qui accueille les enfants en situation de handicap et un espace de répit pour que ces élèves ou d'autres élèves à besoins éducatifs particuliers puissent – passez-moi l'expression – décompresser et mieux vivre leur scolarité.
En Gironde, quatre-vingt-onze Ulis sont déployées dans les collèges du département, parmi lesquelles quatre ont été ouvertes à la rentrée 2025. Pour la rentrée 2026, trois créations supplémentaires sont programmées dans différents collèges du département – où je me suis d'ailleurs rendu vendredi dernier : nous y étions ensemble, monsieur le député.
J'ai demandé aux services académiques de se pencher sur la situation du collège Cantelande à Cestas, qui leur est effectivement bien connue. Le taux de pression y est assez élevé et les dispositifs des collèges voisins de Martignas-sur-Jalle et de Gradignan sont eux-mêmes sous tension. L'analyse académique révèle que des besoins encore plus importants avaient été identifiés dans d'autres secteurs du département, conduisant à donner la priorité à ces territoires pour l'ouverture des trois nouvelles Ulis à la rentrée 2026.
Cela ne préjuge pas de l'avenir : je l'ai dit depuis le début, je veux que tous les collèges disposent d'une Ulis à la rentrée 2027. Dans ce cadre, la situation du collège de Cestas sera nécessairement examinée. Pour ouvrir des Ulis, il faut disposer de la ressource humaine qualifiée et experte – les coordonnateurs d'Ulis ne sont pas des enseignants ordinaires. D'ici là, à moins que nous arrivions à dégager la ressource nécessaire, nous mettrons en place des organisations qui permettent d'intervenir dans l'établissement, en s'appuyant à la fois sur l'expertise des coordonnateurs des Ulis situées aux alentours et sur la formation des enseignants des élèves concernés.
D'autre part, un travail conduit avec l'Agence régionale de santé vise à faciliter l'accès aux établissements médico-sociaux pour les élèves en attente. En effet, le taux de pression dans ces collèges s'explique en grande partie par le fait que des élèves sont en attente de place en institut médico-éducatif – ils ont une notification pour cela –, parfois depuis plusieurs années. L'un des enjeux est de leur permettre d'y accéder, y compris pour revenir ensuite dans le système éducatif, de manière que les dispositifs Ulis existants scolarisent effectivement les élèves qui bénéficient d'une notification pour une place en Ulis et que chacun bénéficie d'un parcours véritablement adapté.
Concernant le collège de Cestas, j'ai demandé au recteur de réexaminer la situation. Si la ressource en coordonnateur Ulis existe, nous pourrons réévaluer la situation. Sinon, toutes les mesures que j'ai décrites seront mises en place. Quoi qu'il arrive, dans la perspective de la rentrée 2027, la situation sera évidemment réexaminée avec une bienveillance particulière.