Serge Papin,
Ministère des petites et moyennes entreprises, du commerce, de l’artisanat, du tourisme et du pouvoir d’achat •
5 mai 2026Depuis 2016, tout professionnel proposant des contrats de prestations de service ou de fourniture de biens aux consommateurs est tenu de proposer à ces derniers un recours effectif au dispositif de médiation de la consommation, conformément à l'article L. 612-1 du code de la consommation. Ces professionnels doivent également mentionner aux consommateurs les coordonnées du médiateur de la consommation dont ils relèvent effectivement, et qui est référencé par la commission d'évaluation et de contrôle de la médiation de la consommation (CECMC). Ces obligations, encadrées par le code de la consommation, ont pour objectif de garantir l'effectivité du dispositif de médiation de la consommation, au profit des consommateurs, en leur offrant une voie de recours gratuite et rapide, et des professionnels, en leur garantissant, via le dispositif qu'ils financent, la possibilité de bénéficier de recommandations, de la part du médiateur de la consommation qu'ils auront choisi, compétent, indépendant et impartial, de nature à améliorer leur politique commerciale. Les professionnels soumis aux obligations de proposer un dispositif de médiation de la consommation effectif aux consommateurs avec lesquels ils contractent sont les personnes physiques ou morales, publiques ou privées, agissant dans le cadre de leur activité commerciale, industrielle, artisanale, libérale ou agricole. Les auto-entrepreneurs sont donc, comme tous les professionnels, assujettis aux obligations susvisées, et contrôlés à ce titre par la direction génrale de la concurrence, de la consommation et de la répressions des fraudes (DGCCRF). La DGCCRF veille en effet par ses contrôles à ce que les professionnels communiquent clairement aux consommateurs les coordonnées du médiateur de la consommation référencé par la CECMC dont ils relèvent, dans leurs conditions générales de vente, sur leur site internet, et dans les bons de commande. Ces contrôles en matière de médiation de la consommation ont considérablement augmenté ces dernières années (et ont presque doublé entre 2023 et 2024) pour atteindre 9 300 en 2025. Sur la base du nombre d'entreprises contrôlées, il est constaté que, tous secteurs confondus, les non-conformités ont globalement diminué récemment, et que les établissements ne respectant pas la réglementation relative à la médiation représentent, en 2025, moins de la moitié des professionnels contrôlés. En outre, du fait de l'ancienneté du dispositif, la nature des suites mises en œuvre par les services de contrôle a d'ores et déjà évolué dans le sens d'une plus grande sévérité, le dispositif étant désormais, et depuis 2016, bien connu des opérateurs économiques. Pour garantir l'effectivité de la médiation, la DGCCRF maintient ses contrôles. Elle poursuit par ailleurs son action en faveur de la promotion de médiation de la consommation auprès des consommateurs et des professionnels. Les contrôles de la DGCCRF sont ciblés vers les secteurs professionnels et les acteurs pour lesquels les manquements à la réglementation présentent l'impact le plus fort pour les consommateurs.