Le développement des énergies renouvelables, notamment de l'énergie hydraulique, fait pleinement partie des objectifs du Gouvernement. L'hydroélectricité est en effet une source d'électricité décarbonée, prévisible, pilotable, pourvoyeuse d'emplois et historiquement implantée dans les territoires. Avec près de 26 GW de puissance installée, elle constitue la deuxième source de production d'électricité derrière le nucléaire et la première source d'énergie renouvelable en France. L'État planifie, au travers de la programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE), le développement des capacités installées. A ce titre, la PPE 3, publiée le 13 février 2026, prévoit une augmentation de 2,8 GW des capacités hydroélectriques installées à l'horizon 2035, notamment grâce à l'optimisation et au suréquipement d'aménagements existants. Ces 2,8 GW incluront notamment 1,7 GW de stations de transfert d'énergie par pompage (STEP). Le soutien à la filière se traduit également par les appels d'offres et arrêtés tarifaires qui accompagnent le développement de la petite hydroélectricité. Enfin, le Gouvernement a obtenu à l'été 2025 un accord de la Commission pour la résolution des précontentieux européens sur les concessions hydroélectriques et la relance des investissements, accord donc il a soutenu la concrétisation au travers de la proposition de loi réformant le régime des concessions hydroélectriques, qui a été votée définitivement le 17 juillet 2026 et qu'il convient maintenant de mettre en œuvre. Si l'hydroélectricité présente de nombreux atouts, son potentiel résiduel reste aujourd'hui limité, une grande partie des sites propices étant déjà équipés. Son développement, notamment par la flexibilité qu'il permet, est ainsi complémentaire de celui d'autres filières d'énergies renouvelables électriques non pilotables faisant l'objet d'un plus fort potentiel, de manière à atteindre notre objectif de neutralité carbone. C'est pourquoi, l'État continue notamment de développer la filière éolienne, qui est également essentielle pour répondre rapidement à nos besoins croissants en énergie décarbonée. Le développement maitrisé de l'éolien terrestre, en priorisant le renouvellement, inscrit dans la PPE 3 s'articule avec la volonté de maintenir une haute qualité environnementale des projets. Par ailleurs, la PPE3 fixe l'ambition d'atteindre 15 GW de puissance d'éolien en mer installée à horizon 2035, une filière qui présente un facteur de charge élevé, un gisement important au large des côtes française et d'importantes perspectives de retombées économiques et industrielles. Le Gouvernement entend donc poursuivre simultanément le développement de ces filières complémentaires, afin d'assurer la souveraineté, la compétitivité et la décarbonation de notre mix énergétique.