Roland Lescure,
Ministère de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique •
28 avr. 2026Depuis 2020, dans un contexte marqué par la crise du Covid-19 puis par une forte inflation, le gouvernement a mis en place des mesures concrètes pour préserver le pouvoir d'achat de nos concitoyens, en particulier des plus vulnérables. En 2022, une indemnité inflation défiscalisée de 100 euros a été versée aux personnes bénéficiaires des minimas sociaux. À l'été 2022, ce soutien a été renforcé par plusieurs dispositifs : une revalorisation anticipée de 4 % des retraites et de toutes les prestations sociales au 1er juillet, la création de la « prime de partage de la valeur » afin d'encourager fiscalement les employeurs à verser une prime pour soutenir le pouvoir d'achat de leurs salariés, ainsi qu'une hausse du plafond d'exonération d'impôt sur le revenu applicable aux heures supplémentaires. En septembre 2022, une « prime exceptionnelle de rentrée » a été instaurée pour les bénéficiaires des minima sociaux, des allocations logement et de la prime d'activité, d'un montant de 100 euros par adulte, majoré de 50 euros par enfant à charge. En fin d'année, pour faire face à la hausse des coûts de l'énergie, le chèque énergie a été renforcé : son bonus a été porté à 200 euros (contre 100 euros en 2021) et un chèque exceptionnel de 100 euros a été accordé à certains ménages non éligibles l'année précédente. Enfin, les rémunérations ont été adaptées à l'évolution des prix, avec trois revalorisations successives du SMIC en 2022 : +0,9 % en janvier, +2,6 % en mai et +2,0 % en août. Au total, depuis 2019, le SMIC horaire a progressé de 18,5 %. Ces mesures ont produit des effets tangibles : selon l'Insee, le niveau de vie du premier décile – c'est-à-dire les 10 % de ménages les plus modestes – non seulement n'a pas reculé, mais a augmenté de 0,3 % en 2022. Après le choc inflationniste, le pouvoir d'achat global a fortement rebondi en 2024 (+2,1 %, par unité de consommation) et est resté stable en 2025. Le Gouvernement entend poursuivre ses actions en faveur du pouvoir d'achat, malgré un contexte budgétaire contraint : plusieurs mesures ont été adoptées dans le budget 2026. Parmi celles-ci, il y a notamment la hausse de la prime d'activité à partir du 1er avril (près de 3 millions de ménages bénéficieront d'un gain moyen de 50 € par mois, pour renforcer le pouvoir d'achat des actifs aux revenus modestes) ; les repas à 1 € pour tous les étudiants à partir du 4 mai ; le leasing social étendu aux gros rouleurs ; l'élargissement des chèques énergie à 700 000 nouveaux foyers à partir du 1er mai.