Bruno Le Maire,
Ministère de l'économie et des finances •
9 juil. 2019Les consommateurs sont soucieux de la qualité des denrées alimentaires importées et, en particulier, de leur conformité aux normes européennes et nationales. Ces préoccupations sont renforcées dans le cadre des négociations en cours sur les accords internationaux de libre-échange impliquant l'Union européenne (UE). Dans le cadre de son Plan d'action sur la mise en œuvre de l'accord entre l'Union européenne et le Canada (CETA), le Gouvernement s'est engagé à défendre le modèle européen de production agricole dans les enceintes internationales et dans l'ensemble des négociations commerciales de l'UE. Il y demande notamment de conditionner les concessions commerciales de l'UE à des garanties relatives aux modes de production. Afin de s'assurer que des standards de sécurité sanitaire équivalents s'appliquent à toutes les denrées circulant librement sur le territoire de l'Union, la Commission européenne effectue régulièrement des audits des systèmes de contrôle des principaux pays tiers exportateurs. En outre, des contrôles harmonisés sont mis en œuvre dans l'ensemble des États-membres sur les denrées alimentaires. Ces contrôles qui portent notamment sur la recherche de pesticides, de contaminants, de micro-organismes ou encore de résidus de médicaments vétérinaires reposent sur une analyse de risque établie au niveau de l'Union. Ils interviennent en amont de la mise sur le marché des denrées donc avant que le consommateur n'ait pu y avoir accès. Sur l'année 2017, les services de l'État ont réalisé 52 770 contrôles documentaires assortis de 2712 prélèvements sur des denrées alimentaires et aliments pour animaux importés depuis des pays tiers. En complément de ces dispositifs, les services de l'État mènent des actions de contrôle aux différents stades de la chaîne alimentaire pour assurer la conformité des denrées mise sur le marché à la réglementation UE. Enfin, pour répondre à la préoccupation d'une meilleure protection du consommateur français, la loi n° 2018-938 du 30 octobre 2018 pour l'équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire et une alimentation saine, durable et accessible à tous a introduit, en son article 44, une disposition interdisant la vente ou la distribution de denrées alimentaires pour lesquelles il a été fait usage de produits phytopharmaceutiques ou vétérinaires ou d'aliments pour animaux non autorisés par la réglementation européenne ou ne respectant pas les exigences d'identification et de traçabilité imposées par cette même réglementation.