Agnès Buzyn,
Ministère des solidarités et de la santé •
12 oct. 2021Depuis la loi du 5 mars 2007 portant réforme de la protection juridique des majeurs, les services qui exercent les mesures font partie des établissements sociaux et médico-sociaux (ESMS) prévus au 14° de l'article L. 312-1 du code de l'action sociale et des familles (CASF) et sont donc soumis à ce titre à autorisation. Cette autorisation fixe notamment les capacités du service. Le financement est assuré quant à lui sous forme de dotation globale de fonctionnement. Par ailleurs, en vertu des articles L. 361-1 et L. 471-5 du CASF, le financement des mesures de protection juridique, exercées par des professionnels, relève en premier lieu des personnes protégées en fonction de leurs ressources et, à titre subsidiaire, du financement public. La dotation globale est donc déterminée à l'issue d'une procédure budgétaire contradictoire et en fonction d'indicateurs prenant en compte, notamment, la charge liée à la nature de la mesure de protection, à la situation de la personne protégée et au temps de travail effectif des personnels. Toutefois, les services mandataires peuvent également conclure un contrat d'objectifs et de moyens (CPOM). Les différentes instructions budgétaires et certains schémas régionaux des mandataires judiciaires à la protection des majeurs et des délégués aux prestations familiales préconisent le développement des CPOM dans le secteur. En effet, le CPOM est un outil permettant de moderniser le dialogue entre les pouvoirs publics et les établissements et services sociaux et médico-sociaux (ESSMS) en fixant des objectifs de qualité, d'efficience et de performance, en contrepartie de perspectives pluriannuelles sur le financement des services. Il sert, en outre, de vecteur de simplification et de souplesse pour la tarification et renforce le dialogue avec le gestionnaire. Enfin, depuis 2017, les structures qui délivrent l'information et le soutien aux tuteurs familiaux bénéficient de subventions. Des crédits ont été obtenus au niveau national à hauteur de 4,3 millions d'euros. Ces crédits ont été répartis sur les territoires à la suite d'un appel à projets. Actuellement aucun crédit supplémentaire n'est prévu sur cette action. Si des crédits complémentaires étaient obtenus un nouvel appel à projets serait lancé pour financer de nouvelles actions.