A titre liminaire, il convient de rappeler que l'indemnité de départ volontaire (IDV) a été conçue pour accompagner les personnels à statut ouvrier concernés par une restructuration ou qui souhaitent reprendre ou créer une entreprise. Elle permet d'accompagner ces personnels lors des restructurations nécessaires à la transformation du ministère des armées qui dispose ainsi d'un outil indispensable au renouvellement et à la modernisation des compétences qu'il utilise afin de répondre aux enjeux de l'innovation technologique et à l'évolution de ses missions. Cette mesure s'inscrit pleinement dans l'esprit de la loi de programmation militaire (LPM) voulue par le Gouvernement pour porter une ambition de long terme pour la défense de la France. C'est la raison pour laquelle, le dispositif a été prorogé jusqu'au 31 décembre 2025 par l'ordonnance n° 2018-1083 du 5 décembre 2018. Cette prorogation est prévue par la LPM à droit constant. En conséquence, pour en bénéficier, les intéressés doivent remplir les conditions d'attribution de l'IDV fixées par le décret n° 2009-83 du 21 janvier 2009. Celui-ci prévoit que seuls les ouvriers de l'Etat ayant accompli au moins six ans de service et se situant à plus de deux ans de l'âge d'ouverture du droit à pension peuvent prétendre à cette indemnité, sous réserve que les nécessités de service ne s'y opposent pas. C'est à la date d'octroi de l'indemnité que s'apprécie la condition de durée de deux ans minimum. Il en résulte que les ouvriers de l'Etat qui justifient, à la date d'octroi de l'IDV ou dans les 2 ans, d'un droit à pension ne peuvent prétendre à l'indemnité. Il n'existe donc pas de dysfonctionnement qui conduirait à restreindre l'attribution de l'IDV au-delà des limites réglementaires précitées. Ainsi, près de 3769 demandes d'indemnité de départ volontaire ont été satisfaites entre 2009 et 2016 au sein du ministère des armées. En 2017, 255 indemnités ont été accordées aux ouvriers de l'Etat dont plus de 80 % étaient âgés de plus de 55 ans.