François de Rugy,
Ministère de la transition écologique et solidaire •
28 mai 2019La France a, de façon coordonnée avec les États membres de l'Union européenne parties à la commission baleinière internationale (CBI), fait part de son regret suite à la décision du Japon de se retirer de la CBI. Cette décision du Japon est de nature à affaiblir significativement la structure d'une des plus anciennes organisations multilatérales chargée de la protection et de la conservation de la population de baleines. Ces dernières sont mises en danger par des années de surpêche et d'exploitation industrielle et font face à un nombre croissant de menaces (captures accidentelles, pollutions notamment par les plastiques et les contaminants, collisions, bruit sous-marin d'origine anthropique, changement climatique). Suite à l'annonce du Japon, la France a, de façon conjointe avec les États membres de l'Union européenne parties à la CBI, salué la qualité du travail fourni dans le cadre de la CBI ces dernières années, et fait savoir qu'elle reste pleinement attachée au multilatéralisme visant à l'amélioration du statut de protection des baleines partout dans le monde. À ce titre la France réaffirme son attachement au moratoire sur la chasse commerciale des baleines.