Jean-Michel Blanquer,
Ministère de l'éducation nationale et de la jeunesse •
10 déc. 2019Tenant compte des besoins du secteur du bâtiment et de travaux publics, l'arrêté du 8 novembre 2012 rend obligatoire la présentation d'une attestation de formation prévue par la recommandation R. 408 relative au montage, à l'utilisation et au démontage des échafaudages de pied, pour se présenter à l'examen des diplômes du CAP, du BEP, du baccalauréat professionnel, du brevet professionnel et des mentions complémentaires de niveaux 3 et 4. Pour couvrir l'ensemble des secteurs nécessitant des travaux en hauteur, cet arrêté est complété par les arrêtés du 20 juillet 2015 pour les travaux en hauteur de la filière du bois, et celui du 14 avril 2016 pour les spécialités de brevet de technicien supérieur. Un arrêté, publié prochainement, mettra à jour la liste des spécialités des diplômes prévus en annexe de l'arrêté du 8 novembre 2012. La formation a pour but de donner aux apprenants, en plus des compétences professionnelles du diplôme préparé dont le travail en sécurité est intrinsèque au métier, la connaissance des risques inhérents au travail en hauteur. À l'issue de la formation, une évaluation des connaissances théoriques et pratiques acquises est systématiquement mise en place. Un suivi individuel de la formation est assuré par un outil de gestion national permettant l'édition d'attestations. Ainsi, la prise en compte des exigences de la recommandation R. 408 de la caisse nationale de l'assurance maladie des travailleurs salariés (CNAMTS) est bien réelle. En outre, l'organisme professionnel de prévention du bâtiment et des travaux publics (OPPBTP) participe à la commission professionnelle consultative « bâtiment, travaux publics et matériaux de construction » et à l'élaboration des référentiels constituant les diplômes professionnels, ce qui permet de prendre en compte au mieux les impératifs de sécurité. En effet, les exigences de sécurité sont au cœur du processus de création et d'évolution des diplômes professionnels. Après avis des commissions professionnelles consultatives concernées, les référentiels des diplômes professionnels sont ainsi élaborés ou rénovés par des groupes de travail dans lesquels les professionnels prennent une part active : leur expertise est indispensable, particulièrement pour la définition du référentiel des activités professionnelles à partir duquel sont déterminées les compétences et connaissances attendues du titulaire du diplôme, donnant lieu aux référentiels de compétences et d'évaluation, et aux définitions d'épreuves : lorsque les enjeux de sécurité ou de travail en hauteur sont cœurs de métiers (tous les diplômés de ces secteurs professionnels ne sont pas amenés à travailler en hauteur), ils sont alors pris en compte et intégrés aux épreuves.