Jean-Michel Blanquer,
Ministère de l'éducation nationale et de la jeunesse •
10 déc. 2019L'éducation musicale est inscrite dans les programmes de l'école maternelle et de l'école élémentaire ; elle fait donc partie intégrante de la formation obligatoire dispensée à tous. A l'école maternelle, son objet est d'enrichir les possibilités de création et l'imaginaire musical des enfants, grâce à l'écoute, le chant, les jeux vocaux et l'utilisation de petits instruments. A l'école élémentaire, l'éducation musicale figure à l'emploi du temps des élèves et s'inscrit dans les deux heures hebdomadaires dévolue à l'éducation artistique. Les programmes abordent deux grands champs de compétences : la perception et la production. La formation initiale dispensée dans les instituts supérieurs du professorat et de l'éducation (INSPE) couvre ce champ disciplinaire afin d'y préparer au mieux les futurs professeurs des écoles. Sensibles aux progrès artistiques et comportementaux induits par la pratique musicale, les ministres en charge de l'éducation et de la culture ont mis en place, en décembre 2017, un « plan chorale » qui vise à développer tout particulièrement la dimension vocale collective à l'école et au collège. La Rentrée en musique, le Festival école en chœur, la parution de nouveaux outils et répertoires pour le chant sur des sites dédiés s'inscrivent dans ce contexte. La circulaire n° 2019-13 du 18 janvier 2019 sur le « Développement du chant choral » est également une étape importante de ce plan. L'appel à projets qui en découle permet de financer les actions chorales des élèves sur le territoire, et, au niveau national, d'encourager la création de nouveaux répertoires pour la chorale et de multiplier les formations de chefs de chœur. La méthode Kodaly est une démarche reconnue mise en place par le compositeur Hongrois dans son pays dans les années 50. Elle s'appuie sur la voix, a recours à un système nommé « solmisation » et fait largement appel à un répertoire de chants traditionnels dûment identifiés. En France, contrairement à d'autres pays, elle n'a pas connu une forte mise en application et très rares sont, à l'heure actuelle, les pédagogues ou chefs de chœur français qui y ont recours. Cette question est l'occasion d'expertiser une nouvelle fois cette méthode et d'évaluer ce quelle peut apporter à nos élèves.