Bruno Le Maire,
Ministère de l'économie et des finances •
8 mai 2018Le Président de la République s'est engagé à ce qu'une très grande majorité des ménages soumis à la taxe d'habitation sur la résidence principale soit progressivement dispensée de la charge que celle-ci représente. C'est pourquoi l'article 5 de la loi no 2017-1837 de finances pour 2018 instaure, à compter des impositions de 2018, un nouveau dégrèvement qui, s'ajoutant aux exonérations existantes, permettra à environ 80 % des foyers d'être dispensés du paiement de la taxe d'habitation au titre de leur résidence principale d'ici 2020. De façon à préserver l'autonomie financière des collectivités, l'État prendra en charge le coût des dégrèvements sur la base des taux et des abattements en vigueur pour les impositions de 2017, les éventuelles augmentations de taux ou diminutions d'abattements étant supportées par les contribuables. Les collectivités demeureront ainsi libres de fixer leur taux d'imposition ainsi que leurs quotités d'abattements dans les limites déterminées par la loi et continueront de bénéficier pleinement de la dynamique de leurs bases. Par conséquent, le nouveau dégrèvement n'a d'incidence ni sur le potentiel fiscal ni sur le produit de taxe d'habitation voté par les collectivités et ne porte donc pas atteinte au financement des syndicats intercommunaux.