Olivier Véran,
Ministère des solidarités et de la santé •
28 juil. 2020Les patients infectés par le coronavirus bénéficient aujourd'hui de traitements symptomatiques. Il n'existe pas, au 29 avril 2020, de traitement spécifique contre le coronavirus qui a fait preuve de son efficacité et de sa sécurité. D'importantes études cliniques, sur plusieurs milliers de malades en Europe dont 800 malades en France, sont en cours pour identifier le ou les traitements les plus efficaces. Le décret n° 2020-314 du 25 mars 2020 complétant le décret n° 2020-293 du 23 mars 2020 prévoit que l'hydroxychloroquine et l'association lopinavir/ritonavir peuvent être prescrits, dispensés et administrés sous la responsabilité d'un médecin aux patients atteints par le Covid-19, dans les établissements de santé qui les prennent en charge, ainsi que pour la poursuite de leur traitement, si leur état le permet et sur autorisation du prescripteur initial, à domicile. Ces prescriptions doivent intervenir, après décision collégiale, dans le respect des recommandations du Haut conseil de la santé publique (HCSP) et, en particulier, de l'indication pour les cas graves à l'hôpital (patients atteints de pneumonie oxygéno-requérante ou d'une défaillance d'organe). Le HCSP exclut toute prescription dans la population générale et pour des formes non sévères en l'absence de données probantes pour le moment. Aucune modification des dispositions relatives à la prescription de l'hydroxychloroquine, dont l'efficacité n'a pas été scientifiquement prouvée, n'est donc envisagée à ce stade. Les tensions sur l'approvisionnement en médicaments sont maîtrisées en assurant la coordination et la circulation des produits sur l'ensemble du territoire en encourageant l'augmentation de la production nationale, lorsque c'est possible et en mobilisant tous les moyens de l'État pour acheter ces produits en quantité importante.