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🧭Gouvernement Philippe 2
Édouard Philippe
, Premier ministre
Gérard Collomb
, Ministère de l’intérieur
Nicolas Hulot
, Ministère de la transition écologique et solidaire
Nicole Belloubet
, Ministère de la justice
Jean-Yves Le Drian
, Ministère de l'Europe et des affaires étrangères
Florence Parly
, Ministère des armées
Jacques Mézard
, Ministère de la cohésion des territoires
Agnès Buzyn
, Ministère des solidarités et de la santé

Françoise Nyssen
, Ministère de la culture
Muriel Pénicaud
, Ministère du travail
Jean-Michel Blanquer
, Ministère de l'éducation nationale
Jacqueline Gourault
, Ministère de l'intérieur
Stéphane Travert
, Ministère de l'agriculture et de l'alimentation
Gérald Darmanin
, Ministère de l'action et des comptes publics
Frédérique Vidal
, Ministère de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation
Annick Girardin
, Ministère des outre-mer
Laura Flessel
, Ministère des sports
Roxana Maracineanu
, Ministère des sports
François de Rugy
, Ministère de la transition écologique et solidaire
Jean-Michel Blanquer
, Ministère de l'éducation nationale et de la jeunesse
Christophe Castaner
, Ministère de l'intérieur
Jacqueline Gourault
, Ministère de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales
Franck Riester
, Ministère de la culture
Didier Guillaume
, Ministère de l'agriculture et de l'alimentation
Adrien Taquet
, Secrétariat d'État après de la ministre des solidarités et de la santé
Élisabeth Borne
, Ministère de la transition écologique et solidaire
Jean-Paul Delevoye
, Ministère des solidarités et de la santé – Retraites
Olivier Véran
, Ministère des solidarités et de la santé
Bruno Le Maire
, Ministère de l'économie et des finances22 mai 2018
En application des articles 1641 et 1644 du code général des impôts (CGI), l'État perçoit des prélèvements pour frais de gestion proportionnels au montant des cotisations d'impôts établies et recouvrées au profit des collectivités territoriales, des établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) et des organismes divers. Ces frais comprennent, d'une part, les frais de dégrèvements et non-valeurs perçus au taux de 3,60 % et, d'autre part, les frais d'assiette et de recouvrement perçus au taux de 4,40 % pour les taxes revenant aux collectivités territoriales et à leurs EPCI ou de 5,40 % pour les taxes revenant aux autres établissements publics et organismes divers. Ainsi, pour la taxe additionnelle à la cotisation foncière des entreprises (TACFE) revenant aux chambres de commerce et d'industrie (CCI), c'est bien le taux de 9 % qui s'applique. S'agissant du taux de prélèvement pour frais de gestion de la CFE, le taux de prélèvement applicable est de 3 % en raison de leur diminution importante en 2011 dans le cadre de la réforme de la taxe professionnelle. Corrélativement, la ressource correspondante a été affectée aux collectivités territoriales et à leurs EPCI. De surcroît, depuis 2014, l'État rétrocède également aux départements et aux régions une partie du produit des prélèvements pour frais de gestion de la CFE. Les prélèvements pour frais de gestion constituent la contrepartie des dépenses supportées par l'État non seulement pour établir l'assiette et recouvrer ces impôts mais aussi pour financer l'ensemble des dégrèvements et des admissions en non-valeur. En assurant ce travail de gestion pour l'ensemble des collectivités, l'État permet des économies d'échelle dont bénéficient au final les contribuables. Aujourd'hui, ces prélèvements sont devenus largement inférieurs à la charge qu'assume l'État. De même, le montant du prélèvement pour frais d'assiette et de recouvrement compense à peine un quart des charges afférentes ainsi que le relève la Cour des comptes dans son rapport de janvier 2017. Dans ces conditions, il n'est pas envisageable de réduire davantage le prélèvement effectué par l'État sur d'autres taxes locales comme la TACFE dont la gestion est particulièrement conséquente. En effet, en tant que taxe additionnelle destinée au financement des CCI, le rendement de la TACFE reste faible, ce qui accroît son coût de gestion. De plus, cette taxe est calculée d'après un taux voté par les CCI de région – dans la limite du taux voté l'année précédente – mais son produit est reversé à concurrence d'un plafond global défini en loi de finances. Un plafond individuel doit donc être établi pour chacune des CCI de région en répartissant le plafond global au prorata des émissions perçues figurant dans les rôles généraux de l'année précédente. En outre, les services fiscaux doivent tenir compte des exonérations spécifiques à la TACFE comme celles en faveur des loueurs en meublé, des professionnels percevant des bénéfices non commerciaux ou bien encore des artisans établis dans la circonscription d'une chambre de métiers et d'artisanat, inscrits au répertoire des métiers et qui ne sont pas portés sur la liste électorale de la CCI de leur circonscription. Enfin, il convient de préciser qu'une baisse des prélèvements perçus par l'État pour frais de gestion de la TACFE n'entraînerait pas corrélativement une hausse des ressources des CCI mais un allègement de la fiscalité pour les contribuables.
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