Jacqueline Gourault,
Ministère de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales •
2 juil. 2019Afin de répondre aux besoins spécifiques de logements pour les travailleurs saisonniers, la loi n° 2016-1888 du 28 décembre 2016 de modernisation, de développement et de protection des territoires de montagne a notamment prévu que toute commune dite « commune touristique » au sens du code du tourisme conclut avec l'État, dans les deux ans suivant sa promulgation, une convention relative au logement des travailleurs saisonniers. Cette convention comporte un diagnostic, des objectifs et des moyens d'action. Cette disposition est donc à même de répondre en partie à la problématique évoquée, au moins pour les travailleurs saisonniers dans les communes touristiques. Par ailleurs, plus généralement, les personnes en contrat précaire peuvent prétendre à un logement social, dès lors qu'elles respectent les plafonds de ressources requis pour l'accès au logement social. En outre, les personnes mal logées et les personnes dépourvues de logement font partie de la liste des personnes prioritaires pour l'accès au logement social mentionnée à l'article L. 441-1 du code de la construction et de l'habitation. Enfin, le Gouvernement a souhaité faciliter l'accès au logement des travailleurs en mobilité en proposant de créer un bail mobilité de courte durée, spécifiquement adapté pour ce type de public, dans le cadre de la loi portant évolution du logement, de l'aménagement et du numérique (Elan) promulguée en novembre 2018. Les dispositions de la garantie Visale ont aussi évolué : cette caution locative gratuite bénéficiait initialement aux salariés en contrat précaire entrant dans un emploi et à tous les jeunes de moins de trente ans, elle est étendue depuis juin 2018 à tous les étudiants sans distinction, aux salariés de plus de trente ans en mutation professionnelle ainsi qu'aux ménages confrontés à un événement exceptionnel fragilisant leur lien à l'emploi et au logement. Par ailleurs, sa couverture comprend désormais jusqu'à trois ans d'impayés. L'ensemble de ces mesures concourront à diminuer sensiblement les inégalités d'accès à l'emploi et au logement des salariés les plus fragilisés et renforcera l'intégration de nos concitoyens.