L'écoute téléphonique de personnes en détresse a été construite en France par le secteur associatif et elle s'est ensuite progressivement diversifiée, les associations associant des lignes téléphoniques à des sites internet. L'Agence nationale de santé publique (ANSP) s'est vue confier à partir de 2003 le pilotage et le financement d'une partie (une vingtaine) des services de téléphonie en santé que l'on appelle les services de prévention et d'aide à distance en santé (PADS). Ils sont un moyen de prévention important et portent sur des champs variés : addictions, mal-être, santé des jeunes, sexualité, VIH/sida et hépatites et les infections sexuellement transmissibles et certaines maladies chroniques comme l'asthme et l'allergie. L'ANSP accorde à ces structures un label qualité pour une durée déterminée dès lors qu'un certain nombre de critères sont remplis : formations des écoutants, charte éthique, accessibilité du service, référentiels de pratique d'écoute…Ce label est complété par des financements. Depuis plusieurs années, on assiste néanmoins au déploiement des lignes d'écoute payantes. Dans ce contexte, la construction du site du Service Public d'information en santé prévu par l'article 88 de la Loi de modernisation de notre système de santé est un outil important pour traduire la volonté de l'Etat d'informer et d'accompagner les citoyens en favorisant leur participation aux choix de santé par des contenus fiables et accessibles relatifs aux produits de santé, à l'offre sanitaire, médico-sociale et sociale et donc également sur les dispositifs d'aide à distance.