🤔Reconnaissance de certaines communes du Loiret en état de catastrophe naturelleMme Caroline Janvier alerte M. le ministre de l'intérieur sur la situation humaine et financière difficile de certaines familles dans les communes du Loiret qui n'ont pas été reconnues en état de catastrophe naturelle à la suite du phénomène de sécheresse et de réhydratation des sols de l'été 2018. Nombreux sont en effet les témoignages de foyers constatant de lourdes dégradations, souvent irréversibles, de leurs habitations : affaissements et déstructurations des murs, fissurations graves, fentes traversantes laissant passer air et humidité, dallages qui s'affaissent eux-aussi, huisseries qui ne fonctionnent plus, certaines maisons soutenues par des étaies pour éviter l'effondrement. Ces témoignages documentés du Loiret doivent interpeller, les réparations représentant une somme tellement conséquente qu'elles ne peuvent être décemment engagées par les foyers eux-mêmes. L'intensité anormale de l'agent naturel à l'origine des dégâts constitue pleinement le caractère exceptionnel de ces événements. En 2016, les communes du département du Loiret ont été touchées par d'importantes inondations. S'en sont suivi des épisodes de sécheresses significatifs depuis 2017. Pour les mois de septembre et d'octobre 2018, le déficit de pluie était en effet de moins 82 %. Aussi, depuis le 12 octobre 2018, la préfecture du Loiret a reconnu le cas de force majeure pour la sécheresse. La réhydratation de ces sols argileux provoque dans ce contexte d'importants mouvements de terrain à l'origine des dégradations des habitations privées comme des bâtiments publics. La non reconnaissance de certaines communes pourtant pleinement touchées par ces phénomènes, nourrit un sentiment d'injustice et d'abandon face auxquels le
statu quo ne peut perdurer. Une démarche de révision des critères mis en œuvre par les ministres en matière de sécheresse et de réhydratation des sols devait aboutir d'ici la fin de l'année 2018. Elle souhaiterait ainsi savoir quelle pourra être l'issue des dossiers des foyers touchés dans les zones encore non reconnues et quel est l'état des travaux visant à affiner les critères et les mesures afin de mieux cartographier les sinistrés et qu'ainsi, ils puissent être accompagnés par leurs assureurs.