🤔Fusion de deux EPCI à La RéunionMme Nathalie Bassire attire l'attention de M. le ministre auprès de la ministre de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales, chargé des collectivités territoriales, sur une problématique soulevée dans le cadre de l'application du schéma départemental de coopération intercommunale. Le schéma départemental de coopération intercommunale (SDCI) a notamment pour objectif l'amélioration de la cohérence des périmètres des EPCI à fiscalité propre. La Réunion est le premier département entièrement couvert par des communautés d'agglomération : elles s'y élèvent au nombre de cinq. À cet égard, le SDCI arrêté en 2016 par le préfet reprend essentiellement une orientation du précédent SCDI de 2011, à savoir une plus grande cohérence de l'intercommunalité dans la micro-région Sud. Dans ce cadre, la fusion de la communauté intercommunale des villes solidaires (CIVIS) et de la communauté d'agglomération du sud de l'île de La Réunion (CASUD), qui est attendue depuis plus d'une douzaine d'années, est un objectif pertinent dans la mesure où ces deux établissements publics partagent un même espace de vie et de solidarité. Toutefois, cette fusion est conditionnée par une nécessaire convergence des compétences de ces deux EPCI, et plus particulièrement en matière d'eau et d'assainissement. Ce facteur est rendu obligatoire au 1er janvier 2020, en vertu des dispositions de la loi NOTRe. À cet égard, le projet de loi « engagement et proximité » devrait conforter le transfert de ces compétences, ce qui permettrait à court terme une fusion de la CASUD et de la CIVIS en une communauté d'agglomération, voire en une communauté urbaine. Dès lors, les recettes en seraient démultipliées et les moyens mutualisés, engendrant ainsi de sensibles économies, de potentielles baisses d'impôts locaux directs et indirects ainsi que des redevances au profit des familles du Grand Sud de La Réunion. Néanmoins, certains exécutifs locaux semblent se positionner en un courant inverse. Un tel repli sur soi et des retours en arrière iraient en contradiction avec la notion même d'intérêt général, endiguant la mutualisation des moyens, la rationalisation du service public et les économies d'échelles, gages d'une bonne gestion des deniers publics. Elle lui demande donc de lui assurer que le représentant de l'État à La Réunion veillera, dans le cadre du SDCI et dans le respect de la libre administration des collectivités locales, à ce que ces stratégies d'un autre temps ne viennent pas faire obstacle au progrès intercommunal au détriment de l'intérêt général, et ainsi éviter un véritable gaspillage d'argent public.