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Historique
27 mai 2026 : ⚡Le 🧭Gouvernement Lecornu II déclare l'urgence



8 juil. 2026 - 10 juil. 2026 : 1121 amendements en Assemblée nationale de la 17ème législature

À venir
15 juil. 2026 15:00 : Discussion
15 juil. 2026 21:30 : Discussion

16 juil. 2026 09:00 : Discussion
16 juil. 2026 15:00 : Discussion
16 juil. 2026 21:30 : Discussion

17 juil. 2026 09:00 : Discussion
17 juil. 2026 15:00 : Discussion
17 juil. 2026 21:30 : Discussion
Originalv2
📜Loi relatif à la protection des enfants
🖋️Amendements examinés : 100%
278 Adoptés482 Irrecevables
183 Rejetés
40 Non soutenus
121 Tombés
Liste des Amendements
Titre
🖋️Irrecevable27 juin 2026
Gabrielle Cathala

Compléter le titre par les mots : 

« à budget constant ».


Article 1
🖋️Adopté26 juin 2026
Marie-Charlotte Garin

Après l’alinéa 8, insérer l’alinéa suivant :

« 4° Lorsque des liens de fratrie existent et que leur préservation est conforme à l’intérêt de l’enfant. »

🖋️Adopté26 juin 2026
Ayda Hadizadeh

Après l’alinéa 8, insérer l’alinéa suivant :

« Ce renouvellement est subordonné à un réexamen, au moins tous les deux ans, de l’adéquation du statut de l’enfant à ses besoins par la commission mentionnée à l’article L. 223‑1 du code de l’action sociale et des familles. L’avis de cette commission est transmis de plein droit au juge des enfants. ».

🖋️Adopté27 juin 2026
Christine Le Nabour

Après l’alinéa 9, insérer l’alinéa suivant : 

« Le renouvellement est prononcé après l’audition du mineur capable de discernement, dans les conditions prévues à l’article 388‑1, et au vu du rapport mentionné à l’article L. 223‑5 du code de l’action sociale et des familles et actualisé. »

🖋️Adopté27 juin 2026
Perrine Goulet

Après l’alinéa 11, insérer l’alinéa suivant : 

« – la deuxième phrase est complétée par les mots : « et fait notamment mention des soins réalisés dans un centre d’appui à la protection de l’enfance dont l’enfant a pu bénéficier sur cette période » ; ». 

🖋️Adopté25 juin 2026
Émilie Bonnivard

Supprimer les alinéas 14 et 15.

🖋️Adopté25 juin 2026
Patricia Lemoine

Supprimer les alinéas 14 et 15.

🖋️Adopté26 juin 2026
Jérôme End

Supprimer les alinéas 14 et 15.

🖋️Adopté27 juin 2026
Isabelle Santiago

Supprimer les alinéas 14 et 15.

🖋️Adopté27 juin 2026
Julie Ozenne

Supprimer les alinéas 14 et 15.

🖋️Adopté27 juin 2026
Soumya Bourouaha

Supprimer les alinéas 14 et 15.

🖋️Adopté27 juin 2026
Charlotte Parmentier-Lecocq

Supprimer les alinéas 14 et 15.

🖋️Adopté27 juin 2026
Perrine Goulet

Après l’alinéa 15, insérer les deux alinéas suivants : 

« I bis. – Après le troisième alinéa de l’article L. 221‑2, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Lorsque le service départemental de l’aide sociale à l’enfance auquel l’enfant est confié prévoit d’exécuter la mesure de placement dans un autre département, il en avise le département d’accueil au moins un mois avant la date de changement du lieu d’accueil ou, si ce changement est intervenu en urgence, dans les quinze jours qui suivent l’arrivée de l’enfant. »

🖋️Adopté27 juin 2026
Julie Ozenne

À la deuxième phrase de l’alinéa 17, après le mot : 

« vie », 

insérer les mots :

« élaboré à l’issue d’une concertation associant l’ensemble des professionnels concourant à l’accompagnement de l’enfant, notamment les professionnels de l’aide sociale à l’enfance, les professionnels de santé, les acteurs éducatifs ainsi que, le cas échéant, les professionnels du secteur médico-social, et auquel l’enfant est associé selon son âge et son degré de maturité, et ». 

🖋️Adopté26 juin 2026
Virginie Duby-Muller

À la deuxième phrase de l’alinéa 17, après le mot : 

« vie », 

insérer les mots : 

« , intégré au projet pour l’enfant mentionné à l’article L. 223‑1‑1 du présent code, ». 

🖋️Adopté26 juin 2026
Constance de Pélichy

À la deuxième phrase de l’alinéa 17, après le mot : 

« vie », 

insérer les mots : 

« , intégré au projet pour l’enfant mentionné à l’article L. 223‑1‑1 du présent code, ». 

🖋️Adopté27 juin 2026
Émilie Bonnivard

À la deuxième phrase de l’alinéa 17, après le mot : 

« vie », 

insérer les mots : 

« , intégré au projet pour l’enfant mentionné à l’article L. 223‑1‑1 du présent code, ». 

🖋️Adopté27 juin 2026
Perrine Goulet

À la deuxième phrase de l’alinéa 17, après le mot : 

« vie », 

insérer les mots : 

« , intégré au projet pour l’enfant mentionné à l’article L. 223‑1‑1 du présent code, ». 

🖋️Adopté27 juin 2026
Charlotte Parmentier-Lecocq

À la deuxième phrase de l’alinéa 17, après le mot : 

« vie », 

insérer les mots : 

« , intégré au projet pour l’enfant mentionné à l’article L. 223‑1‑1 du présent code, ». 

🖋️Adopté26 juin 2026
Christian Baptiste

Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« Le projet de vie précise les modalités selon lesquelles est assurée la continuité de l’accompagnement sanitaire, psychologique, médico-social et scolaire de l’enfant, en tenant compte des contraintes susceptibles d’affecter durablement son parcours. »

🖋️Adopté27 juin 2026
Charlotte Parmentier-Lecocq

Compléter cet article par l’alinéa suivant : 

« Pour les enfants âgés de moins de trois ans, ce rapport fait également état des actions d’accompagnement à la parentalité proposées et mises en œuvre depuis le début de la mesure d’accueil. Ces actions comprennent un accompagnement soutenu des titulaires de l’autorité parentale lorsque le maintien ou la restauration des liens familiaux est conforme à l’intérêt de l’enfant. Elles visent à soutenir les compétences parentales, à répondre aux difficultés ayant conduit au placement et, lorsque cela est possible, à préparer les conditions d’un retour de l’enfant auprès de sa famille. »

🖋️Adopté26 juin 2026
Anne-Laure Blin
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

La seconde phrase du premier alinéa de l’article L. 223‑1-1 du code de l’action sociale et des familles est ainsi rédigée :

« Ce document est créé dans les trois mois suivant le début de son parcours au titre de la protection de l’enfance et l’accompagne jusqu’à sa sortie. » 

🖋️Adopté27 juin 2026
Isabelle Santiago
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

La seconde phrase du premier alinéa de l’article L. 223‑1-1 du code de l’action sociale et des familles est ainsi rédigée :

« Ce document est créé dans les trois mois suivant le début de son parcours au titre de la protection de l’enfance et l’accompagne jusqu’à sa sortie. » 

🖋️Adopté27 juin 2026
Yannick Monnet
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

La seconde phrase du premier alinéa de l’article L. 223‑1-1 du code de l’action sociale et des familles est ainsi rédigée :

« Ce document est créé dans les trois mois suivant le début de son parcours au titre de la protection de l’enfance et l’accompagne jusqu’à sa sortie. » 

🖋️Adopté27 juin 2026
Catherine Ibled
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Après le deuxième alinéa de l’article L. 223-1-1 du code de l’action sociale et des familles, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Le projet pour l’enfant comporte, lorsqu’elles sont nécessaires à sa protection, une évaluation actualisée des risques pesant sur sa sécurité, notamment en cas de violences subies, de menaces, de phénomènes d’emprise, de risques de représailles, de fugue ou de risques liés aux conduites addictives, ainsi que les mesures mises en œuvre pour prévenir ces risques. Cette évaluation contribue à assurer la continuité du parcours de protection de l’enfant et est transmise, dans le respect des règles relatives au secret professionnel et au partage d’informations à caractère secret, en cas de changement de service, d’établissement ou de lieu d’accueil. »

🖋️Adopté27 juin 2026
Perrine Goulet
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Après le troisième alinéa de l’article L. 223‑1‑1 du code de l’action sociale et des familles, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Le projet pour l’enfant prend en compte les relations personnelles avec ses parents, lorsqu’elles existent, sauf si cela n’est pas possible ou si l’intérêt de l’enfant commande une autre solution. La compétence des parents est évaluée au regard du référentiel national d’évaluation parentale mentionné au troisième alinéa de l’article L. 226‑3. »

🖋️Adopté27 juin 2026
Yannick Monnet
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Le dernier alinéa de l’article 375 du code civil est complété par une phrase ainsi rédigée : « Si l’enfant est en situation de handicap et bénéficie d’un accompagnement médico-social, les professionnels y concourant sont sollicités pour son élaboration. »

🖋️Irrecevable25 juin 2026
Émilie Bonnivard
Avant l'article premier, insérer la division et l'intitulé suivants:

« Titre I A

« Gouvernance et financement de la protection de l’enfance » 

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Isabelle Santiago
Avant l'article premier, insérer la division et l'intitulé suivants:

« Titre I A

« Gouvernance et financement de la protection de l’enfance » 

🖋️Rejeté26 juin 2026
David Taupiac

À l’alinéa 4, substituer aux mots : 

« et de deux ans pour les mineurs d’au moins trois »

les mots : 

« , de dix-huit mois pour les mineurs âgés de trois à six ans et de vingt-quatre mois pour les mineurs de plus de six ». 

🖋️Rejeté26 juin 2026
Jérôme End

À l’alinéa 5, supprimer les mots : 

« par décision spécialement motivée, ».

🖋️Rejeté27 juin 2026
Yannick Monnet

À l’alinéa 5, supprimer les mots : 

« par décision spécialement motivée, ».

🖋️Rejeté27 juin 2026
Gabrielle Cathala

À l’alinéa 5, supprimer le mot : 

« spécialement ». 

🖋️Rejeté26 juin 2026
Prisca Thevenot

À l’alinéa 5, après le mot : 

« motivée », 

insérer les mots : 

« au regard de l’évolution du respect de l’exercice du devoir parental, de l’état de l’enfant et de l’existence d’une mesure alternative, appréciés par un rapport pluridisciplinaire et dont une révision est organisée de plein droit tous les douze mois, ». 

🖋️Irrecevable26 juin 2026
Ayda Hadizadeh

À l’alinéa 5, après le mot :

« motivée », 

insérer les mots : 

« après avoir reçu et entendu l’enfant en présence de son avocat ».

🖋️Rejeté27 juin 2026
Gabrielle Cathala

Compléter l’alinéa 5 par les mots : 

« , notamment dans les situations suivantes ». 

🖋️Rejeté27 juin 2026
Yannick Monnet

À l’alinéa 7, après le mot : 

« Lorsque », 

insérer les mots : 

« , en tenant compte de l’avis de l’enfant et de ses parents, il est établi que ». 

🖋️Rejeté27 juin 2026
Soumya Bourouaha

Après l’alinéa 8, insérer l’alinéa suivant : 

« 4° Lorsque les liens de l’enfant avec ses frères et sœurs doivent être maintenus, en application du troisième alinéa de l’article 375‑7. »

🖋️Rejeté27 juin 2026
Christine Le Nabour

Après l’alinéa 8, insérer l’alinéa suivant : 

« 4° Lorsque le renouvellement de la mesure est nécessaire au maintien des liens entre l’enfant et ses frères et sœurs, dès lors que celui-ci est conforme à son intérêt. »

🖋️Rejeté27 juin 2026
Christine Loir

À la première phrase de l’alinéa 9, substituer aux mots :

« affectant durablement leurs compétences dans l’exercice de leur responsabilité parentale »

les mots :

« portant durablement atteinte à l’exercice de l’autorité parentale dans les conditions prévues à l’article 371‑1 ».

🖋️Rejeté26 juin 2026
Hervé Saulignac

I. – À la première phrase de l’alinéa 9, après le mot : 

« parentale, », 

insérer les mots : 

« au regard des obligations mentionnées aux articles 371 à 371‑4, ». 

II. – En conséquence, à la même première phrase, après le mot : 

« ordonnée », 

insérer les mots : 

« , dans le cadre des objectifs mentionnés à l’article 371‑1, ».

🖋️Rejeté26 juin 2026
Ayda Hadizadeh

À la première phrase de l’alinéa 9, après le mot : 

« parentale », 

insérer les mots : 

« et évaluées comme telles par la commission mentionnée à l’article L. 223‑1 du code de l’action sociale et des familles ».

🖋️Rejeté27 juin 2026
Katiana Levavasseur

Compléter la première phrase de l’alinéa 9 par les mots : 

« notamment lorsqu’il présente un handicap, des troubles du neurodéveloppement ou des besoins médico-sociaux spécifiques ». 

🖋️Rejeté27 juin 2026
Marianne Maximi

Supprimer la seconde phrase de l’alinéa 9. 

🖋️Rejeté27 juin 2026
Marine Hamelet

Supprimer la seconde phrase de l’alinéa 9. 

🖋️Rejeté26 juin 2026
Hervé Saulignac

À la seconde phrase de l’alinéa 9, substituer aux mots :

« âgé de plus de treize ans »

les mots :

« en capacité d’en exprimer le besoin ». 

🖋️Rejeté26 juin 2026
Hervé Saulignac

À la seconde phrase de l’alinéa 9, substituer au mot :

« treize »

le mot :

« dix ».

🖋️Rejeté26 juin 2026
Constance de Pélichy

Compléter la seconde phrase de l’alinéa 9 par les mots : 

« sous réserve de recueillir son consentement personnel ». 

🖋️Non soutenu26 juin 2026
Virginie Duby-Muller

Supprimer les alinéas 14 et 15.

🖋️Irrecevable26 juin 2026
Alexandra Martin (Alpes-Maritimes)

Après l’alinéa 15, insérer l’alinéa suivant : 

« Lorsque des faits de violences commis par un parent ou par un titulaire de l’autorité parentale ont été judiciairement constatés, toute décision relative au maintien, à la reprise ou aux modalités d’exercice des droits de visite et d’hébergement prend en considération l’avis exprimé par l’enfant. Lorsque l’enfant est capable de discernement, son refus fait l’objet d’un examen particulier par le juge, qui motive spécialement sa décision lorsqu’il décide de ne pas le suivre. »

🖋️Rejeté27 juin 2026
Christine Loir

Après la première phrase de l’alinéa 17, insérer la phrase suivante :

« Il précise également si le projet pour l’enfant mentionné à l’article L. 223‑1‑1 du présent code a été établi et actualisé, les personnes associées à son élaboration ou à son actualisation, les objectifs fixés ainsi que, le cas échéant, les motifs pour lesquels certains d’entre eux n’ont pas été mis en œuvre. »

🖋️Non soutenu26 juin 2026
Anne-Laure Blin

À la deuxième phrase de l’alinéa 17, après le mot : 

« vie », 

insérer les mots : 

« , intégré au projet pour l’enfant mentionné à l’article L. 223‑1‑1 du présent code, ». 

🖋️Rejeté27 juin 2026
Yannick Monnet

À la fin de la dernière phrase de l’alinéa 17, supprimer les mots : 

« en examinant prioritairement la possibilité d’un accueil auprès d’un assistant familial ou au sein d’un village d’enfants ». 

🖋️Rejeté27 juin 2026
Marianne Maximi

À la fin de la dernière phrase de l’alinéa 17, supprimer les mots : 

« en examinant prioritairement la possibilité d’un accueil auprès d’un assistant familial ou au sein d’un village d’enfants ». 

🖋️Rejeté26 juin 2026
Ayda Hadizadeh

Compléter l’alinéa 17 par les trois phrases suivantes : 

« Ce rapport comporte une partie destinée à l’enfant, rédigée ou présentée dans des termes lisibles et compréhensibles pour lui, quel que soit son âge, sous une forme adaptée à ses capacités de compréhension et de communication. Cette partie est accessible à l’enfant à tout moment pendant la durée de son accueil ou de la mesure éducative, selon des modalités adaptées à son âge, à sa maturité et à son intérêt, sans préjudice de la protection des informations concernant les tiers. Lorsque la situation de l’enfant a été examinée par la commission mentionnée à l’article L. 223‑1 du présent code, le rapport comporte également les observations ou recommandations formulées par celle-ci. »

🖋️Rejeté26 juin 2026
Christian Baptiste

Après l’alinéa 17, insérer l’alinéa suivant :

« Le projet de vie tient compte, lorsqu’elles sont de nature à compromettre la continuité du parcours de l’enfant, des contraintes géographiques, territoriales ou d’accessibilité susceptibles d’affecter durablement le maintien des liens familiaux, la continuité de la scolarité, l’accès aux soins ainsi que la stabilité de son environnement de vie. »

🖋️Rejeté26 juin 2026
Sophie Blanc

Compléter cet article par l’alinéa suivant : 

« Le rapport comporte également un bilan de l’implication effective des titulaires de l’autorité parentale dans le parcours de l’enfant portant notamment sur la fréquence et la nature des relations personnelles entretenues avec lui, leur participation aux décisions importantes le concernant, leur présence aux convocations des services compétents, les démarches engagées en vue de son retour au domicile familial ainsi que, le cas échéant, les difficultés rencontrées dans la mise en œuvre du projet de vie de l’enfant en lien avec l’exercice de l’autorité parentale. »

🖋️Rejeté27 juin 2026
Christine Loir

Compléter cet article par les deux alinéas suivants : 

« III. – L’article L. 223‑5 du code de l’action sociale et des familles est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Lorsque l’enfant présente un handicap, une maladie chronique ou des besoins particuliers nécessitant un accompagnement médico-social, le projet de vie mentionne les modalités de coordination entre les acteurs de la protection de l’enfance, les professionnels de santé, les établissements et services médico-sociaux ainsi que les autorités compétentes en matière de compensation du handicap. »

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Alexandra Martin (Gironde)
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

L’article L. 221‑9 du code de l’action sociale et des familles est complété par deux alinéas ainsi rédigés :

« Les départements publient, au moins une fois par trimestre, le nombre de mesures de placement prononcées au titre de l’aide sociale à l’enfance et non exécutées sur leur territoire.

« La conclusion ou le renouvellement de toute contractualisation entre l’État et le département dans le champ de la protection de l’enfance est subordonné au respect de l’obligation de publication prévue au deuxième alinéa. »

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Zahia Hamdane
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Après le premier alinéa de l’article L. 221‑2 du code de l’action sociale et des familles, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Le président du conseil départemental transmet chaque semestre au ministre chargé de la justice et rend public annuellement un état statistique du nombre de décisions de placement ordonnées par l’autorité judiciaire qui n’ont pas été exécutées. »

🖋️Irrecevable25 juin 2026
Émilie Bonnivard
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

L’article L. 221‑9 du code de l’action sociale et des familles est complété par deux alinéas ainsi rédigés :

« Les départements publient, au moins une fois par trimestre, le nombre de mesures de placement prononcées au titre de l’aide sociale à l’enfance et non exécutées sur leur territoire.

« La conclusion ou le renouvellement de toute contractualisation entre l’État et le département dans le champ de la protection de l’enfance est subordonné au respect de l’obligation de publication prévue au deuxième alinéa. »

🖋️Irrecevable26 juin 2026
Ayda Hadizadeh
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Après l’alinéa 15, insérer les cinq alinéas suivants :

« I bis. – Après l’article L. 221‑4 du code de l’action sociale et des familles, il est inséré un article L. 221‑4‑1 ainsi rédigé :

« Art. L. 221‑4‑1. – Le président du conseil départemental établit chaque année un bilan des délais d’exécution effective des décisions de placement prises en application de l’article 375‑3 du code civil et des mesures d’assistance éducative en milieu ouvert prises en application de l’article 375‑2 du même code dont le département assure l’exécution, le suivi ou la coordination.

« Ce bilan est transmis aux juges des enfants territorialement compétents et au représentant de l’État dans le département. Il précise, par catégorie de mesures, le nombre de décisions exécutées, le nombre de décisions en attente d’exécution, les délais moyens et médians d’exécution ainsi que les motifs des retards constatés.

« Les données issues de ces bilans sont transmises annuellement sous forme consolidée au ministre chargé de la famille, dans des conditions déterminées par décret.

« En l’absence de transmission du bilan mentionné au premier alinéa du présent article avant le 30 juin de chaque année, le représentant de l’État dans le département met en demeure le président du conseil départemental d’y procéder dans un délai d’un mois. À défaut de transmission dans ce délai, le représentant de l’État dans le département peut saisir le juge administratif aux fins d’enjoindre au département de transmettre ce bilan. »

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Zahia Hamdane
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur l’état statistique des décisions de placement ordonnées par l’autorité judiciaire non exécutées par les conseils départementaux ainsi que sur les besoins financiers et d’infrastructures nécessaires pour y remédier. 

🖋️Irrecevable26 juin 2026
Anne-Laure Blin
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Le deuxième alinéa de l’article L. 223‑1 du code de l’action sociale et des familles est complété par deux phrases ainsi rédigées : 

« Ce droit d’accompagnement du mineur ou de ses parents s’applique à toute évaluation menée par l’évaluateur indépendant mentionné à l’article L. 226‑3 ou à tout entretien mené par les services chargés de la protection de l’enfance. Le tiers dispose d’un droit d’observation et peut consigner ses remarques dans un document écrit qui est obligatoirement versé au dossier d’évaluation et transmis au juge des enfants. »

🖋️Rejeté26 juin 2026
Alexandra Martin (Alpes-Maritimes)
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Après l’article L. 223‑1 du code de l’action sociale et des familles, il est inséré un article L. 223‑1‑1 A ainsi rédigé :

« Art. L. 223‑1‑1 A. – Tout changement de lieu d’accueil d’un enfant confié à l’aide sociale à l’enfance fait l’objet d’une décision écrite et motivée.

« Cette décision précise les conséquences prévisibles sur la scolarité, la santé, les liens familiaux et affectifs de l’enfant ainsi que les mesures mises en œuvre pour assurer la continuité de son parcours. »

🖋️Rejeté26 juin 2026
Alexandra Martin (Alpes-Maritimes)
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

La seconde phrase du premier alinéa de l’article L. 223‑1‑1 du code de l’action sociale et des familles est remplacée par deux phrases ainsi rédigées :

« Le projet pour l’enfant est élaboré dans un délai maximal de trois mois à compter du début de la prise en charge au titre de la protection de l’enfance. Il accompagne l’enfant pendant toute la durée de cette prise en charge et fait l’objet d’une révision au moins une fois par an ainsi qu’à chaque évolution significative de sa situation. »

🖋️Rejeté27 juin 2026
Constance de Pélichy
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

L’article L. 223‑1‑1 du code de l’action sociale et des familles est ainsi modifié : 

1° Le premier alinéa est complété par une phrase ainsi rédigée : « Le projet pour l’enfant est établi dans un délai de trois mois à compter du début de la mesure ou de la prestation. » ; 

2° Le cinquième alinéa est complété par une phrase ainsi rédigée :

« Lorsque le délai pour l’établissement du projet pour l’enfant mentionné au premier alinéa du présent article ne peut être respecté, les motifs en sont consignés et portés à la connaissance des titulaires de l’autorité parentale. »

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Isabelle Santiago
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Après le cinquième alinéa de l’article L. 223‑1‑1 du code de l’action sociale et des familles, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« L’élaboration du projet pour l’enfant comporte également des temps d’échange réguliers associant l’enfant, les professionnels chargés de son accompagnement et les acteurs de son parcours scolaire afin de permettre l’expression de ses aspirations scolaires, d’orientation et de formation et de coconstruire avec lui une trajectoire adaptée à ses besoins et à son projet de vie. »

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Yannick Monnet
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Après le cinquième alinéa de l’article L. 223‑1‑1 du code de l’action sociale et des familles, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« L’élaboration du projet pour l’enfant comporte également des temps d’échange réguliers associant l’enfant, les professionnels chargés de son accompagnement et les acteurs de son parcours scolaire afin de permettre l’expression de ses aspirations scolaires, d’orientation et de formation et de coconstruire avec lui une trajectoire adaptée à ses besoins et à son projet de vie. »

🖋️Irrecevable26 juin 2026
Arnaud Bonnet
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Après le cinquième alinéa de l’article L. 223‑1‑1 du code de l’action sociale et des familles, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« L’élaboration du projet pour l’enfant comporte également des temps d’échange réguliers associant l’enfant, les professionnels chargés de son accompagnement et les acteurs de son parcours scolaire afin de permettre l’expression de ses aspirations scolaires, d’orientation et de formation et de coconstruire avec lui une trajectoire adaptée à ses besoins et à son projet de vie. »

🖋️Irrecevable26 juin 2026
Anne-Laure Blin
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Après le cinquième alinéa de l’article L. 223‑1‑1 du code de l’action sociale et des familles, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« L’élaboration du projet pour l’enfant comporte également des temps d’échange réguliers associant l’enfant, les professionnels chargés de son accompagnement et les acteurs de son parcours scolaire afin de permettre l’expression de ses aspirations scolaires, d’orientation et de formation et de coconstruire avec lui une trajectoire adaptée à ses besoins et à son projet de vie. »

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Constance de Pélichy
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Après la première phrase du deuxième alinéa de l’article L. 223‑1-1 du code de l’action sociale et des familles, est insérée une phrase ainsi rédigée : « Son élaboration et son suivi reposent sur des échanges réguliers avec l’enfant, les professionnels chargés de son accompagnement et les acteurs de son parcours scolaire, afin de tenir compte des aspirations scolaires, d’orientation et de formation de l’enfant et, le cas échéant, d’actualiser le projet pour l’enfant. »

🖋️Rejeté27 juin 2026
Christine Loir
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Après le sixième alinéa de l’article L. 223‑1-1 du code de l’action sociale et des familles, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Lorsque le mineur est confié à une personne physique ou morale, celle-ci est associée à l’élaboration et à l’actualisation du projet pour l’enfant, sauf si l’intérêt de l’enfant s’y oppose. »

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Pauline Cestrières
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

I. – L’article L. 223‑1‑1 du code de l’action sociale et des familles est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Tout enfant confié à l’aide sociale à l’enfance bénéficie, dans un délai maximal de trois mois suivant son placement, d’une évaluation de son état de santé physique et psychique. Cette évaluation comprend notamment un repérage des éventuels psychotraumatismes et contribue à l’élaboration ou à l’actualisation du projet pour l’enfant mentionné à l’article L. 223‑1. »

II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Christine Loir
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Après l’article L. 223‑1-1 du code de l’action sociale et des familles, il est inséré un article L. 223‑1-1‑1 ainsi rédigé :

« Art. L. 223‑1-1‑1. – Le président du conseil départemental présente chaque année à l’observatoire départemental de la protection de l’enfance un bilan de l’établissement et de l’actualisation des projets pour l’enfant mentionnés à l’article L. 223‑1-1.

« Ce bilan précise notamment le nombre et la proportion de mineurs bénéficiant d’un projet pour l’enfant établi et actualisé, les délais moyens d’élaboration ainsi que les principales difficultés rencontrées dans sa mise en œuvre. »

🖋️Irrecevable26 juin 2026
David Taupiac
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

L’avant-dernière phrase du second alinéa de l’article L. 223‑3 du code de l’action sociale et des familles est complété par les mots : 

« , eu égard à l’intérêt supérieur de l’enfant ».

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Anne-Laure Blin
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Après l’article L. 223‑5 du code de l’action sociale et des familles, il est inséré un article L. 223‑5‑1 ainsi rédigé :

« Art. L. 223‑5‑1. – Les personnes titulaires de l’autorité parentale, le tuteur, le mineur capable de discernement ainsi que leurs avocats ont le droit d’obtenir communication des pièces du dossier les concernant dans les procédures d’assistance éducative, dans des conditions garantissant le respect de l’intérêt supérieur de l’enfant et des droits des tiers.

« Les avocats peuvent transmettre à leurs clients une reproduction, sous forme physique ou dématérialisée, des copies ou des pièces obtenues dans le cadre de cette communication, sauf décision spécialement motivée du juge prise dans l’intérêt supérieur de l’enfant.

« Cette transmission est subordonnée à l’engagement écrit et préalable des bénéficiaires de ne pas diffuser ces documents à des tiers. 

« Les modalités d’application du présent article sont précisées par décret en Conseil d’État. »

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Anne-Laure Blin
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Après l’article L. 223‑5 du code de l’action sociale et des familles, il est inséré un article L. 223‑5‑1 ainsi rédigé :

« Art. L. 223‑5‑1. – Dans toute procédure d’assistance éducative, lorsque le juge entend un représentant du service auquel le mineur est confié ou qui exerce une mesure éducative, le professionnel ou le référent ayant personnellement rédigé le rapport d’évaluation ou de suivi de la situation du mineur est appelé à comparaître, sauf impossibilité dûment justifiée ou décision spécialement motivée du juge prise dans l’intérêt supérieur de l’enfant.

« Les modalités d’application du présent article sont précisées par décret en Conseil d’État. »

🖋️Irrecevable26 juin 2026
Ayda Hadizadeh
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Après l’alinéa 13, insérer les deux alinéas suivants : 

« 1° bis Après le cinquième alinéa de l’article 375‑1, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Lorsque l’enfant est confié en application des 2° à 5° de l’article 375‑3, la personne à laquelle il est confié ou le représentant du service ou de l’établissement auquel il est confié est tenu de déférer aux convocations aux audiences et aux auditions du juge des enfants. » ; ». 

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Anne-Laure Blin
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Après l’article 375‑3 du code civil, il est inséré un article 375‑3‑1 ainsi rédigé :

« Art. 375‑3‑1. – Lorsqu’il statue en matière d’assistance éducative, le juge des enfants entend le père et la mère, le tuteur, la personne ou le représentant du service à qui l’enfant a été confié, le professionnel ayant personnellement rédigé le rapport d’évaluation ou de suivi de la situation du mineur ainsi que toute autre personne dont l’audition lui paraît utile.

« Le mineur est présent lors de la discussion portant sur les faits lorsqu’il en exprime la demande ou que son état de santé permet sa présence au cours des débats.

« Les modalités d’application du présent article sont précisées par décret en Conseil d’État. »

🖋️Irrecevable26 juin 2026
Anne-Laure Blin
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Après l’alinéa 2, insérer l’alinéa suivant : 

« aa) Après la première phrase du premier alinéa, sont insérées deux phrases ainsi rédigées : « Un débat contradictoire est introduit avant la mesure d’assistance éducative. Ce débat sert de fondement à l’ordonnance du juge et peut être encadré par un agent de médiation spécialisé dans la protection de l’enfance. » ; ». 

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Gabrielle Cathala
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Le chapitre Ier du titre VII du livre Ier du code civil est complété par un article 310‑3 ainsi rédigé :

« Art. 310‑3. – En cas de condamnation pour viol, au sens de l’article 222‑23 du code pénal, aucun lien de filiation ne peut être établi entre l’auteur du viol et l’enfant issu de ces faits. »

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Marine Hamelet
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

La section 2 du chapitre Ier du titre IX du livre Ier du code civil est ainsi modifiée :

1° Après la première phrase du premier alinéa de l’article 375, est insérée une phrase ainsi rédigée : « Le juge ne peut confier l’enfant à l’une des personnes, des services ou des établissements mentionnés aux 1° à 5° de l’article 375‑3 qu’en cas de maltraitance physique ou psychologique avérée ou de risque grave et immédiat de maltraitance physique ou psychologique. » ;

2° L’article 375‑3 est ainsi modifié :

a) Au début du premier alinéa, les mots : « Si la protection de l’enfant l’exige » sont remplacés par les mots : « En cas de maltraitance physique ou psychologique avérée de l’enfant ou de risque grave et immédiat de maltraitance physique ou psychologique » ;

b) Le septième alinéa est remplacé par deux alinéas ainsi rédigés : 

« Sauf urgence, lorsqu’une telle mesure est envisagée, il est procédé à une évaluation, par le service compétent, des conditions d’éducation et de développement physique, affectif, intellectuel et social de l’enfant dans le cadre d’un accueil par l’une des personnes mentionnées au 1° et au 2°, en cohérence avec le projet pour l’enfant prévu à l’article L. 223‑1‑1 du code de l’action sociale et des familles.

« Le juge ne peut confier l’enfant en application des 3° à 5° du présent article qu’après audition de l’enfant lorsque ce dernier est capable de discernement et seulement s’il constate, au regard de cette évaluation, que les conditions de l’accueil par l’une des personnes mentionnées au 1° et au 2° l’exposent à un risque grave et immédiat de maltraitance physique ou psychologique. »

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Marine Hamelet
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Après l’alinéa 2, insérer l’alinéa suivant : 

« aa) Après la première phrase du premier alinéa, est insérée une phrase ainsi rédigée : « Le juge ne peut confier l’enfant à l’une des personnes, des services ou des établissements mentionnés aux 1° à 5 ° de l’article 375‑3 qu’en cas de maltraitance physique ou psychologique avérée ou de risque grave et immédiat de maltraitance physique ou psychologique. » ; ». 

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Soumya Bourouaha
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

À la première phrase du dernier alinéa de l’article 375 du code civil, le mot : « deux » est remplacé par le mot : « trois ».

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Alexandra Martin (Gironde)
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

À la première phrase du dernier alinéa de l’article 375 du code civil, le mot : « deux » est remplacé par le mot : « trois ».

🖋️Irrecevable26 juin 2026
Alexandra Martin (Alpes-Maritimes)
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

À la première phrase du dernier alinéa de l’article 375 du code civil, le mot : « deux » est remplacé par le mot : « trois ».

🖋️Irrecevable25 juin 2026
Patricia Lemoine
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

À la première phrase du dernier alinéa de l’article 375 du code civil, le mot : « deux » est remplacé par le mot : « trois ».

🖋️Irrecevable25 juin 2026
Émilie Bonnivard
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

À la première phrase du dernier alinéa de l’article 375 du code civil, le mot : « deux » est remplacé par le mot : « trois ».

🖋️Irrecevable26 juin 2026
Maud Petit
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Après le premier alinéa de l’article 375 du code civil, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Constitue notamment une situation de danger au sens du premier alinéa le fait, pour un titulaire de l’autorité parentale ou pour toute personne ayant autorité de droit ou de fait sur le mineur, d’imposer à celui-ci un contrôle coercitif, par des propos ou par des comportements répétés ou multiples portant atteinte à ses droits et libertés fondamentaux ou instaurant chez lui un état de peur ou de contrainte dû à la crainte d’actes exercés directement ou indirectement sur lui-même ou sur autrui, et qui excède l’exercice normal de l’autorité parentale. Constitue également une situation de danger le fait d’exposer habituellement le mineur à un tel contrôle coercitif lorsqu’il est imposé à l’autre parent ou à toute personne vivant au foyer. »

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Marine Hamelet
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Après le quatrième alinéa de l’article 375‑1 du code civil, il est inséré un alinéa ainsi rédigé : 

« Le juge des enfants ne peut ordonner une mesure d’assistance éducative qu’après s’être assuré que l’avocat du mineur, l’administrateur ad hoc désigné pour lui en application du quatrième alinéa, ses parents, son tuteur, la personne ou le service à qui il a été confié ou leur avocat ont été placés en mesure de consulter le dossier mentionné au premier alinéa de l’article 1187 du code de procédure civile, dans l’état dans lequel il se trouve à l’audience, au moins sept jours avant l’audience. »

🖋️Irrecevable26 juin 2026
Anne-Laure Blin
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Après l’avant-dernier alinéa de l’article 375‑1 du code civil, il est inséré un alinéa ainsi rédigé : 

« Lorsque le mineur exprime formellement, lors de son audition, la volonté de demeurer au sein de sa famille ou auprès de ses proches, il ne peut être ordonné de mesure de placement hors de son environnement familial contre son avis, sauf si le juge des enfants caractérise, par une décision spécialement motivée, l’existence d’un danger grave, immédiat et incurable pour sa santé, sa sécurité ou sa moralité. Dans ce cas, les motifs du refus de prendre en compte la parole du mineur lui sont explicitement expliqués dans un langage adapté. »

🖋️Rejeté26 juin 2026
Laurent Mazaury
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Après l’article 375-1 du code civil, il est inséré un article 375‑1-1 ainsi rédigé

« Art. 375‑1‑1. – À titre exceptionnel, aux seules fins d’assurer la continuité de la prise en charge du mineur et si l’intérêt supérieur de l’enfant le justifie, lorsque la mesure d’accueil ordonnée en application des 2° à 5° de l’article 375‑3 arrive à son terme sans que le juge des enfants n’ait statué sur son renouvellement, le procureur de la République peut, par décision motivée, proroger le placement pour une durée non renouvelable d’un mois. Il saisit sans délai le juge des enfants qui peut décider de renouveler la mesure dans les conditions prévues à l’article 375. »

🖋️Irrecevable26 juin 2026
Constance de Pélichy
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Au premier alinéa de l’article 375‑4‑1 du code civil, les mots : « peut proposer » sont remplacés par le mot : « propose ». 

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Perrine Goulet
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

I. – Après l’alinéa 13, insérer les deux alinéas suivants : 

« 1° bis Après le deuxième alinéa de l’article 375‑7, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Lorsque les titulaires de l’autorité parentale ne respectent pas leurs obligations de façon répétée, le juge des enfants peut leur enjoindre de suivre un stage de responsabilité parentale. » ; ». 

II. – Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« III. – La perte de recettes pour l’État résultant du 1° bis du I est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services. »

🖋️Irrecevable26 juin 2026
Sophie Blanc
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Après le troisième alinéa de l’article 375‑7 du code civil, il est inséré un alinéa ainsi rédigé : 

« Lorsque des frères et sœurs confiés en application de l’article 375‑3 sont accueillis par des personnes ou des services distincts, le juge des enfants détermine les modalités de leurs relations personnelles afin de garantir le maintien effectif de leurs liens fraternels. Sauf décision spécialement motivée fondée sur l’intérêt de l’un des enfants, sur l’existence d’un danger pour l’un d’entre eux ou sur une impossibilité matérielle absolue, les rencontres entre les membres de la fratrie ne peuvent être espacées de plus de quinze jours. » 

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Isabelle Santiago
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

I. – Après l’article L521‑2 du code de justice administrative, il est inséré un article L521‑2‑1 ainsi rédigé :

« Art. L. 521‑2‑1. – Le mineur confié à l’aide sociale à l’enfance ainsi que toute association dont l’objet social est la protection de l’enfance peuvent saisir le juge administratif en référé pour contester toute décision ou inaction de l’administration départementale ou de l’État susceptible de porter une atteinte grave et immédiate à ses droits fondamentaux ou à sa sécurité. Le juge statue dans un délai de quarante-huit heures. »

II. – Après l’article L. 223‑9 du code de l’action sociale et des familles, il est inséré un article L. 223‑10 ainsi rédigé :

« Art. L. 223‑10. – Le mineur confié et les associations mentionnées à l’article L. 521‑2‑1 du code de justice administrative sont recevables à agir devant le juge administratif dans les conditions prévues par cet article. » 

🖋️Tombé27 juin 2026
Perrine Goulet

Après l’alinéa 8, insérer l’alinéa suivant : 

« 4° Lorsque celle-ci permet le maintien des liens dans les fratries dès lors que ceux-ci sont préconisés. »

🖋️Tombé27 juin 2026
Katiana Levavasseur

À la première phrase de l’alinéa 15, substituer aux mots :

« deux ans »

les mots :

« un an ».

🖋️Tombé27 juin 2026
Christine Loir

À la première phrase de l’alinéa 15, après le mot : 

« motivée », 

insérer les mots :

« précisant les motifs du changement envisagé, ses conséquences sur la scolarité, la santé, les liens affectifs et fraternels de l’enfant ainsi que les modalités de préparation de celui-ci, ».

🖋️Tombé26 juin 2026
Sophie Blanc

Après la première phrase de l’alinéa 15, insérer la phrase suivante :

« Cette demande est accompagnée d’une évaluation des conséquences du changement envisagé sur la stabilité affective, relationnelle, éducative, scolaire et sociale de l’enfant. »

🖋️Tombé27 juin 2026
Katiana Levavasseur

À la première phrase de l’alinéa 15 de l’article 1er, après le mot :

« motivée »,

insérer les mots :

« , au regard de l’intérêt de l’enfant, de sa stabilité affective, scolaire, relationnelle et géographique, ».

🖋️Tombé26 juin 2026
Ayda Hadizadeh

À la première phrase de l’alinéa 15, après le mot : 

« envisagée », 

insérer les mots : 

« et en informe sans délai l’enfant et son avocat ».

🖋️Tombé26 juin 2026
Ayda Hadizadeh

I. – À la seconde phrase de l’alinéa 15, substituer aux mots : 

« En cas d’urgence » 

les mots : 

« Lorsque le maintien de l’enfant dans son lieu d’accueil l’expose à un danger immédiat ». 

II. – En conséquence, compléter le même alinéa 15 par les deux phrases suivantes : 

« Le juge des enfants statue dans un délai de quinze jours à compter de sa saisine. À défaut de décision dans ce délai, le changement de lieu d’accueil cesse de produire effet et l’enfant est réintégré dans son lieu d’accueil antérieur, sauf si ce retour est contraire à son intérêt ou matériellement impossible : dans ce cas, le service départemental de l’aide sociale à l’enfance saisit sans délai le juge des enfants d’une nouvelle proposition de lieu d’accueil. »

🖋️Tombé26 juin 2026
Alexandra Martin (Alpes-Maritimes)

Compléter l’alinéa 15 par la phrase suivante :

« Le juge recueille préalablement l’avis de l’enfant capable de discernement dans les conditions prévues à l’article 388‑1, sauf urgence spécialement motivée. »

🖋️Tombé26 juin 2026
Sophie Blanc

Après l’alinéa 15, insérer l’alinéa suivant : 

« Lorsqu’un enfant confié en application du 3° du même article 375‑3 a connu trois changements de lieu d’accueil sur une période de vingt-quatre mois, le service départemental de l’aide sociale à l’enfance transmet sans délai au juge des enfants un rapport spécial exposant les causes de cette instabilité, ses conséquences sur la situation de l’enfant et les mesures envisagées pour y mettre fin. »


Article 2
🖋️Adopté27 juin 2026
Isabelle Santiago

I. – Compléter la première phrase de l’alinéa 6 par les mots : 

« , notamment une mesure d’accompagnement en économie sociale et familiale, définie à l’article L. 222‑3 du code de l’action sociale et des familles ». 

II. – En conséquence, après l’alinéa 8, insérer l’alinéa suivant : 

« – après la référence : « 381‑1 », sont insérés les mots : « du présent code » ; ». 

🖋️Adopté27 juin 2026
Charlotte Parmentier-Lecocq

I. – Compléter l’alinéa 6 par la phrase suivante : 

« Lorsque les titulaires de l’autorité parentale sont en situation de handicap au sens de l’article L. 114 du code de l’action sociale et des familles, ces mesures sont adaptées à leurs besoins spécifiques et mobilisent, le cas échéant, les dispositifs de compensation, de guidance parentale et d’accompagnement nécessaires à l’exercice effectif de leur parentalité. »

II. – En conséquence, après l’alinéa 8, insérer l’alinéa suivant : 

« – après la référence : « 381‑1 », sont insérés les mots : « du présent code » ; ». 

🖋️Adopté26 juin 2026
Ayda Hadizadeh

Supprimer les alinéas 7 à 11.

🖋️Adopté30 juin 2026
Marianne Maximi

Supprimer les alinéas 12 et 13. 

🖋️Adopté26 juin 2026
Ayda Hadizadeh

Après l’alinéa 14, insérer les deux alinéas suivants : 

« f) Après l’avant-dernier alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« La déclaration judiciaire de délaissement parental emporte, pour l’enfant, la dispense de l’obligation alimentaire à l’égard du parent à l’endroit duquel le délaissement a été déclaré, par dérogation aux articles 205 à 207, sauf disposition contraire spécialement motivée du jugement. »

🖋️Adopté27 juin 2026
Christine Le Nabour

À la première phrase de l’alinéa 16, après le mot : 

« social », 

insérer les mots : 

« , incluant le repérage des troubles du neurodéveloppement et des situations de handicap, ».

🖋️Adopté27 juin 2026
Constance de Pélichy

I. – À la première phrase de l’alinéa 16, substituer aux mots : 

« , qui fait état, après évaluation des compétences parentales, »

les mots : 

« . Leurs parents bénéficient d’une évaluation de leurs compétences parentales actuelles et à venir, dont le contenu et les modalités sont déterminés par décret. Ce bilan et cette évaluation font état ».

II. – En conséquence, à la dernière phrase du même alinéa 16, après la seconde occurrence du mot : 

« enfant », 

insérer les mots : 

« recueillis lors de ce bilan ».

🖋️Adopté27 juin 2026
Isabelle Santiago

I. – À la première phrase de l’alinéa 16, substituer aux mots : 

« , qui fait état, après évaluation des compétences parentales, »

les mots : 

« . Leurs parents bénéficient d’une évaluation de leurs compétences parentales actuelles et à venir, dont le contenu et les modalités sont déterminés par décret. Ce bilan et cette évaluation font état ».

II. – En conséquence, à la dernière phrase du même alinéa 16, après la seconde occurrence du mot : 

« enfant », 

insérer les mots : 

« recueillis lors de ce bilan ».

🖋️Adopté26 juin 2026
Anne-Laure Blin

À la dernière phrase de l’alinéa 16, substituer aux mots :

« s’articule avec »

 les mots :

« est intégré dans ». 

🖋️Adopté26 juin 2026
Virginie Duby-Muller

À la dernière phrase de l’alinéa 16, substituer aux mots :

« s’articule avec »

 les mots :

« est intégré dans ». 

🖋️Adopté27 juin 2026
Constance de Pélichy

À la dernière phrase de l’alinéa 16, substituer aux mots :

« s’articule avec »

 les mots :

« est intégré dans ». 

🖋️Adopté27 juin 2026
Émilie Bonnivard

À la dernière phrase de l’alinéa 16, substituer aux mots :

« s’articule avec »

 les mots :

« est intégré dans ». 

🖋️Adopté27 juin 2026
Perrine Goulet

À la dernière phrase de l’alinéa 16, substituer aux mots :

« s’articule avec »

 les mots :

« est intégré dans ». 

🖋️Adopté27 juin 2026
Charlotte Parmentier-Lecocq

À la dernière phrase de l’alinéa 16, substituer aux mots :

« s’articule avec »

 les mots :

« est intégré dans ». 

🖋️Adopté26 juin 2026
Alexandra Martin (Alpes-Maritimes)

À l’alinéa 17, après le mot :

« bilan »,

insérer les mots :

« de santé et de prévention, comprenant notamment une évaluation du développement de l’enfant, de son état de santé physique et psychique ainsi que le repérage des situations de danger ou de risque de danger, ».

🖋️Adopté26 juin 2026
Ayda Hadizadeh

Compléter cet article par l’alinéa suivant : 

« Lorsque l’enfant a été confié au service de l’aide sociale à l’enfance, le tribunal ne peut prononcer son adoption simple qu’après avoir recueilli l’avis de la commission mentionnée à l’article L. 223‑1 du code de l’action sociale et des familles sur l’adéquation de cette adoption aux besoins fondamentaux de l’enfant, à son parcours, à ses liens d’attachement, à sa situation familiale et à son statut juridique. »

🖋️Adopté25 juin 2026
Émilie Bonnivard

À l’alinéa 24, substituer aux mots : 

« en cas de refus abusif »

les mots : 

« s’il estime abusif le refus ».

🖋️Adopté26 juin 2026
Arnaud Bonnet

À l’alinéa 24, substituer aux mots : 

« en cas de refus abusif »

les mots : 

« s’il estime abusif le refus ».

🖋️Adopté27 juin 2026
Constance de Pélichy

À l’alinéa 24, substituer aux mots : 

« en cas de refus abusif »

les mots : 

« s’il estime abusif le refus ».

🖋️Adopté27 juin 2026
Soumya Bourouaha

À l’alinéa 24, substituer aux mots : 

« en cas de refus abusif »

les mots : 

« s’il estime abusif le refus ».

🖋️Adopté27 juin 2026
Prisca Thevenot

À l’alinéa 24, substituer aux mots : 

« en cas de refus abusif »

les mots : 

« s’il estime abusif le refus ».

🖋️Irrecevable3 juil. 2026
Josiane Corneloup
🖋️Rejeté27 juin 2026
Gabrielle Cathala

Supprimer cet article.

🖋️Rejeté25 juin 2026
Émilie Bonnivard

I. – Supprimer les alinéas 2 et 3. 

II. – En conséquence, supprimer les alinéas 9, 11 et 14.

🖋️Rejeté27 juin 2026
Isabelle Santiago

I. – Supprimer les alinéas 2 et 3. 

II. – En conséquence, supprimer les alinéas 9, 11 et 14.

🖋️Rejeté27 juin 2026
Soumya Bourouaha

I. – Supprimer les alinéas 2 et 3. 

II. – En conséquence, supprimer les alinéas 9, 11 et 14.

🖋️Rejeté27 juin 2026
Gabrielle Cathala

I. – Supprimer les alinéas 2 et 3. 

II. – En conséquence, supprimer les alinéas 9, 11 et 14.

🖋️Rejeté27 juin 2026
Marine Hamelet

I. – Supprimer les alinéas 2 et 3. 

II. – En conséquence, supprimer les alinéas 9, 11 et 14.

🖋️Rejeté27 juin 2026
Katiana Levavasseur

Compléter la première phrase de l’alinéa 6 par les mots : 

« et formalisées par écrit dans le dossier de l’enfant ».

🖋️Rejeté27 juin 2026
Gabrielle Cathala

Compléter la première phrase de l’alinéa 6 par les mots :

« et effectivement mises en œuvre ». 

🖋️Non soutenu27 juin 2026
Alexandra Martin (Gironde)

I. – Après la première phrase de l’alinéa 6, insérer la phrase suivante : 

« Une mesure d’accompagnement en économie sociale et familiale, définie à l’article L. 222‑3 du code de l’action sociale et des familles, est ainsi systématiquement proposée ». 

II. – En conséquence, après l’alinéa 8, insérer l’alinéa suivant : 

« – après la référence : « 381‑1 », sont insérés les mots : « du présent code » ; ». 

🖋️Non soutenu26 juin 2026
Ayda Hadizadeh

I. – Compléter l’alinéa 6 par les trois phrases suivantes : 

« Ces mesures sont formalisées dans un document élaboré avec les parents qui précise les objectifs poursuivis, les actions proposées, les modalités de leur mise en œuvre ainsi que leur calendrier prévisionnel d’exécution et d’évaluation. Ce document est établi sur la base d’un référentiel national, déterminé par décret, définissant le socle minimal des mesures de soutien devant être proposées aux parents en cas de placement de l’enfant afin de permettre, lorsque l’intérêt de l’enfant le permet, son retour dans sa famille. Il est soumis pour avis à la commission mentionnée à l’article L. 223‑1 du code de l’action sociale et des familles. »

II. – En conséquence, après l’alinéa 8, insérer l’alinéa suivant : 

« – à la première phrase, après la référence : « 381‑1 », sont insérés les mots : « du présent code » ; ». 

🖋️Non soutenu27 juin 2026
Ayda Hadizadeh

Compléter l’alinéa 6 par les deux phrases suivantes : 

« Ces mesures sont mises en œuvre pendant une durée minimale déterminée par décret, qui ne peut être inférieure à deux mois. Avant toute présentation de la demande en déclaration judiciaire de délaissement parental, la personne, l’établissement ou le service mentionné au présent article procède, avec les parents, à une évaluation contradictoire des effets de ces mesures ; le compte rendu de cette évaluation est versé au dossier transmis au tribunal judiciaire. »

🖋️Rejeté27 juin 2026
Christine Loir

Après l’alinéa 6, insérer l’alinéa suivant :

« Lorsque l’enfant est âgé de moins de trois ans, la demande est accompagnée d’une évaluation pluridisciplinaire précisant les perspectives réalistes de retour auprès des parents, les mesures de soutien effectivement proposées à ceux-ci ainsi que les conséquences prévisibles du maintien de l’enfant dans une situation d’incertitude juridique. » ; ». 

🖋️Non soutenu27 juin 2026
Ayda Hadizadeh

Après l’alinéa 6, insérer l’alinéa suivant : 

« Un décret détermine le référentiel national définissant le socle minimal des mesures appropriées de soutien devant être proposées aux parents préalablement à l’introduction de la requête ainsi que les modalités de formalisation de ces mesures dans un document précisant leurs objectifs, leurs conditions de mise en œuvre, leur calendrier prévisionnel d’exécution et d’évaluation et les conditions dans lesquelles ce document est élaboré avec les parents. Dans un délai d’un an à compter de la promulgation de la loi n°       du       relative à la protection des enfants, le Gouvernement remet au Parlement un rapport présentant les mesures de soutien proposées aux parents au niveau national, leur mise en œuvre par les départements et leur contribution au maintien ou au retour de l’enfant dans son milieu familial lorsque son intérêt le permet. » ; ».

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Yannick Monnet

Rédiger ainsi l’alinéa 13 :

« Après sollicitation de l’avis d’un médecin habilité en application de l’article 431 dans la spécialité psychiatrique et sauf avis contraire de celui-ci, l’existence d’une mesure de protection juridique ou d’une maladie psychiatrique sévère et durable portant gravement atteinte à l’exercice des responsabilités éducatives et relationnelles parentales ne constitue pas, en elle-même, une cause d’empêchement au sens de l’article 381‑1. »

🖋️Irrecevable26 juin 2026
Ayda Hadizadeh

À l’alinéa 13, après le mot : 

« durable », 

insérer les mots : 

« ayant fait l’objet d’une évaluation par un professionnel de santé mentale qualifié appréciant son incidence sur la situation de l’enfant ».

🖋️Rejeté27 juin 2026
Katiana Levavasseur

À la première phrase de l’alinéa 16, après le mot :

« social », 

insérer les mots :

« réalisé dans un délai d’un mois ».

🖋️Irrecevable26 juin 2026
Ayda Hadizadeh

Après la première phrase de l’alinéa 16, insérer la phrase suivante : 

« L’évaluation des compétences parentales est réalisée par une équipe pluridisciplinaire associant au moins un professionnel n’appartenant pas au service de l’aide sociale à l’enfance auquel l’enfant est confié. » 

🖋️Rejeté27 juin 2026
Katiana Levavasseur

Compléter la dernière phrase de l’alinéa 16 par les mots : 

« ou de toute autre solution stable et pérenne conforme à son intérêt ».

🖋️Rejeté27 juin 2026
Christine Loir

Compléter l’alinéa 16 par la phrase suivante : 

« Lorsque le projet de vie est établi, le projet pour l’enfant mentionné au même article L. 223‑1‑1 est mis à jour afin d’y intégrer ses conséquences sur le lieu d’accueil, le parcours de santé, la scolarité, les relations avec la famille et les tiers, les liens fraternels ainsi que, le cas échéant, l’évolution du statut juridique de l’enfant. »

🖋️Rejeté27 juin 2026
Katiana Levavasseur

À l’alinéa 17, substituer au mot :

« , notamment »

les mots :

« et obligatoirement ».

🖋️Rejeté27 juin 2026
Christine Loir

Après l’alinéa 17, insérer l’alinéa suivant :

« Lorsque ce bilan conclut à l’absence de perspective réaliste de retour au domicile parental et que le projet de vie de l’enfant s’oriente vers une adoption ou une autre forme de stabilité familiale durable, le président du conseil départemental examine sans délai l’opportunité d’engager les procédures judiciaires permettant de sécuriser le statut de l’enfant. »

🖋️Rejeté26 juin 2026
Arnaud Bonnet

Supprimer les alinéas 18 à 22.

🖋️Rejeté27 juin 2026
Isabelle Santiago

Supprimer les alinéas 18 à 22.

🖋️Rejeté27 juin 2026
Soumya Bourouaha

Supprimer les alinéas 18 à 22.

🖋️Rejeté27 juin 2026
Marianne Maximi

Supprimer les alinéas 18 à 22.

🖋️Rejeté27 juin 2026
Katiana Levavasseur

À l’alinéa 18, après la deuxième occurrence du mot : 

« enfant », 

insérer les mots :

« , après recherche et évaluation d’une solution d’accueil auprès d’un membre de la famille ou d’un tiers digne de confiance ».

🖋️Rejeté27 juin 2026
Katiana Levavasseur

À l’alinéa 18, après le mot : 

« accord », 

insérer le mot : 

« motivé ». 

🖋️Rejeté27 juin 2026
Katiana Levavasseur

À l’alinéa 19, après le mot :

« associations »,

insérer les mots :

« autorisées ou habilitées dans le domaine de la protection de l’enfance ou de l’adoption ».

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Katiana Levavasseur

Compléter l’alinéa 21 par les mots :

« par des visites régulières au domicile, dont la première intervient dans un délai maximal de trois mois à compter du début de l’accueil ».

🖋️Irrecevable26 juin 2026
Ayda Hadizadeh

I. – Après l’alinéa 22, insérer les cinq alinéas suivants :

« II bis. – Après l’article L. 225‑18 du code de l’action sociale et des familles, il est inséré un article L. 225‑18‑1 ainsi rédigé :

« Art. L. 225‑18‑1. – Lorsque l’adoption simple concerne un mineur antérieurement confié au service de l’aide sociale à l’enfance, l’enfant et les adoptants peuvent bénéficier, pendant les deux années suivant le prononcé de l’adoption, d’un accompagnement par le service de l’aide sociale à l’enfance.

« Cet accompagnement donne lieu à au moins une évaluation annuelle de la situation de l’enfant, de ses besoins fondamentaux et des conditions de son accueil.

« Lorsque cette évaluation fait apparaître des manquements manifestes et graves de nature à compromettre la santé, la sécurité, la moralité, l’éducation ou le développement de l’enfant, le président du conseil départemental en informe sans délai le ministère public.

« Les modalités d’application du présent article sont précisées par décret. »

II. – En conséquence, compléter cet article par les trois alinéas suivants : 

« IV. – Au second alinéa de l’article 365 du code civil, les mots : « n’ont cependant pas » sont remplacés par le mot : « ont ». 

« V. – L’article 368 du code civil est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Lorsque l’adopté est mineur, le ministère public peut demander la révocation de l’adoption simple en cas de manquements manifestes et graves de l’adoptant de nature à compromettre la santé, la sécurité, la moralité, l’éducation ou le développement de l’enfant, notamment lorsque ces manquements sont portés à sa connaissance en application de l’article L. 225‑18‑1 du code de l’action sociale et des familles. »

🖋️Rejeté27 juin 2026
Gabrielle Cathala

Supprimer les alinéas 23 et 24. 

🖋️Rejeté27 juin 2026
Katiana Levavasseur

À l’alinéa 24, après le mot :

« prononcer »,

insérer les mots :

« , après avis de la commission mentionnée à l’article L. 223‑1 du code de l’action sociale et des familles, ».

🖋️Rejeté25 juin 2026
Émilie Bonnivard

À l’alinéa 24, après le mot : 

« enfant », 

insérer les mots : 

« âgé de plus de treize ans ».

🖋️Rejeté25 juin 2026
Patricia Lemoine

À l’alinéa 24, après le mot : 

« enfant », 

insérer les mots : 

« âgé de plus de treize ans ».

🖋️Rejeté26 juin 2026
Arnaud Bonnet

À l’alinéa 24, après le mot : 

« enfant », 

insérer les mots : 

« âgé de plus de treize ans ».

🖋️Rejeté27 juin 2026
Isabelle Santiago

À l’alinéa 24, après le mot : 

« enfant », 

insérer les mots : 

« âgé de plus de treize ans ».

🖋️Rejeté27 juin 2026
Soumya Bourouaha

À l’alinéa 24, après le mot : 

« enfant », 

insérer les mots : 

« âgé de plus de treize ans ».

🖋️Rejeté26 juin 2026
Sophie Blanc

Compléter l’alinéa 24 par les mots : 

« et faisant obstacle à toute perspective d’un retour au domicile parental ».

🖋️Irrecevable25 juin 2026
Patricia Lemoine
Après l'article 2, insérer l'article suivant:

Après l’article L. 222‑5‑1 du code de l’action sociale et des familles, il est inséré un article L. 222‑5‑1‑1 ainsi rédigé :

« Art. L. 222‑5‑1‑1. – Tout enfant confié au service de l’aide sociale à l’enfance en application du présent code bénéficie d’un statut juridique spécifique d’enfant confié.

« Ce statut reconnaît la spécificité de la situation des enfants confiés à la protection de l’enfance et de leurs besoins particuliers ainsi que l’accès à des droits adaptés destinés à compenser les vulnérabilités résultant de leur parcours de vie.

« Il ouvre, dans des conditions déterminées par décret, des droits renforcés dans les domaines de la santé, de l’éducation, de l’accès à la culture, aux loisirs et au sport ainsi que de la préparation à l’autonomie. »

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Marianne Maximi
Après l'article 2, insérer l'article suivant:

Après l’article L. 222‑5‑1 du code de l’action sociale et des familles, il est inséré un article L. 222‑5‑1‑1 ainsi rédigé :

« Art. L. 222‑5‑1‑1. – Tout enfant confié au service de l’aide sociale à l’enfance en application du présent code bénéficie d’un statut juridique spécifique d’enfant confié.

« Ce statut reconnaît la spécificité de la situation des enfants confiés à la protection de l’enfance et de leurs besoins particuliers ainsi que l’accès à des droits adaptés destinés à compenser les vulnérabilités résultant de leur parcours de vie.

« Il ouvre, dans des conditions déterminées par décret, des droits renforcés dans les domaines de la santé, de l’éducation, de l’accès à la culture, aux loisirs et au sport ainsi que de la préparation à l’autonomie. »

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Isabelle Santiago
Après l'article 2, insérer l'article suivant:

Après l’article L. 222‑5‑1 du code de l’action sociale et des familles, il est inséré un article L. 222‑5‑1‑1 ainsi rédigé : 

« Art. L. 222‑5‑1‑1. – Tout enfant confié au service de l’aide sociale à l’enfance en application du présent code bénéficie d’un statut juridique spécifique d’enfant confié.

« Ce statut reconnaît la spécificité de la situation des enfants confiés à la protection de l’enfance, de leurs besoins particuliers et l’accès à des droits adaptés destinés à compenser les vulnérabilités résultant de leur parcours de vie. »

🖋️Irrecevable26 juin 2026
Ayda Hadizadeh
Après l'article 2, insérer l'article suivant:

Le chapitre III du titre II du livre II du code de l’action sociale et des familles est ainsi modifié : 

1° Après l’avant-dernier alinéa de l’article L. 223‑1, sont insérés six alinéas ainsi rédigés :

« La commission mentionnée au présent article est dénommée « conseil du parcours de l’enfant ».

« Sa composition comprend au moins une personne majeure ayant été prise en charge au titre de la protection de l’enfance, un représentant d’une association d’assistants familiaux ainsi qu’un avocat justifiant d’une formation ou d’une expérience en matière de droits de l’enfant et d’assistance éducative.

« Le représentant de l’État dans le département peut saisir le conseil d’une demande d’examen de la situation d’un enfant confié à l’aide sociale à l’enfance. Cette demande est inscrite à l’ordre du jour de la prochaine réunion du conseil. Le représentant de l’État dans le département ou son représentant peut assister à cette réunion. Le président du conseil départemental l’informe des suites données à l’avis du conseil.

« La commission est saisie de plein droit à l’expiration des durées de placement mentionnées à l’article 375 du code civil, sans qu’il soit besoin d’une décision du président du conseil départemental.

« Le conseil examine la mise en œuvre du projet pour l’enfant mentionné à l’article L. 223‑1-1 du présent code, apprécie son adéquation aux besoins fondamentaux, au parcours, aux liens d’attachement, à la situation familiale et au statut juridique de l’enfant et veille à son actualisation régulière. Il peut proposer toute évolution nécessaire de ce projet.

« Il apprécie également, au regard des éléments transmis par les services chargés du suivi de l’enfant et de sa famille, l’existence de difficultés relationnelles et éducatives des parents susceptibles d’affecter durablement leurs compétences dans l’exercice de leur responsabilité parentale, afin d’éclairer l’adéquation du statut juridique de l’enfant à ses besoins et les orientations relatives à son projet de vie. »

2° L’article L. 223‑1-1 est ainsi modifié :

a) Après la première phrase du premier alinéa, est insérée une phrase ainsi rédigée : « Lorsque la situation de l’enfant a été examinée par le conseil du parcours de l’enfant mentionné à l’article L. 223‑1, le projet pour l’enfant tient compte de son avis, notamment en ce qui concerne son élaboration effective, sa mise en œuvre, son actualisation régulière et son adéquation aux besoins fondamentaux de l’enfant. » ;

b) À la première phrase du cinquième alinéa, après le mot : « établit », sont insérés les mots : « , le cas échéant, avec le concours du conseil du parcours de l’enfant mentionné à l’article L. 223‑1 et » ;

c) Après le sixième alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Il est également transmis, le cas échéant, à l’avocat de l’enfant. » ;

d) Après la première phrase du dernier alinéa, est insérée une phrase ainsi rédigée : « Lorsque l’enfant fait l’objet d’une mesure de placement, il est mis à jour au moins tous les six mois jusqu’à l’âge de sept ans, puis au moins une fois par an jusqu’à la fin de cette mesure. »

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Catherine Ibled
Après l'article 2, insérer l'article suivant:

La section 1 du chapitre IV du titre II du livre II du code de l’action sociale et des familles est ainsi modifiée :

1° L’article L. 224‑1 est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Pour l’exercice d’un ou plusieurs actes déterminés relevant de ses attributions, et lorsque l’intérêt de l’enfant le justifie, le tuteur, en accord avec le conseil de famille, peut exceptionnellement se faire représenter par le représentant de l’État d’un autre département ou autoriser la personne ou le service ou l’établissement à qui l’enfant a été confié à les accomplir. La décision est expressément motivée et précise les actes concernés, leur durée éventuelle et les conditions de leur exécution. » ;

2° Après l’article L. 224‑1, il est inséré un article L. 224‑1-2 ainsi rédigé :

« Art. L. 224‑1-2. – Lorsque le lieu de placement d’un enfant admis en qualité de pupille de l’État est situé dans un département autre que celui dans lequel son admission a été prononcée, la tutelle peut être transférée, dans l’intérêt de l’enfant, aux organes chargés de la tutelle des pupilles de l’État, tels que mentionnés à l’article L. 224‑1, du département d’accueil.

« La demande de transfert est faite par le président du conseil départemental du département d’admission et soumise à l’accord des organes chargés de la tutelle du département d’admission et du président du conseil départemental du département d’accueil.

« Le transfert est prononcé par un arrêté du président du conseil départemental du département d’accueil qui précise la date à compter de laquelle il prend effet. » ;

3° Au 4° de l’article L. 224‑2 les mots : « un représentant » sont remplacés par les mots : « deux représentants » et les mots : « un suppléant » sont remplacés par les mots : « deux suppléants » ;

4° Le sixième alinéa de l’article L. 224‑3 est remplacé par un alinéa ainsi rédigé :

« Les décisions et les délibérations de toute nature du conseil de famille des pupilles de l’État sont soumises aux voies de recours applicables au régime de la tutelle de droit commun. »

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Catherine Ibled
Après l'article 2, insérer l'article suivant:

La section 1 du chapitre IV du titre II du livre II du code de l’action sociale et des familles est ainsi modifiée :

I. – L’article L. 224‑1 est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Pour l’exercice d’un ou plusieurs actes déterminés relevant de ses attributions, et lorsque l’intérêt de l’enfant le justifie, le tuteur, en accord avec le conseil de famille, peut exceptionnellement se faire représenter par le représentant de l’État d’un autre département ou autoriser la personne ou le service ou l’établissement à qui l’enfant a été confié à les accomplir. La décision est expressément motivée et précise les actes concernés, leur durée éventuelle et les conditions de leur exécution. »

II. – Après l’article L. 224‑1‑1, il est inséré un article L. 224‑1‑2 ainsi rédigé :

« Art. L. 224‑1‑2. – Lorsque le lieu de placement d’un enfant admis en qualité de pupille de l’État est situé dans un département autre que celui dans lequel son admission a été prononcée, la tutelle peut être transférée, dans l’intérêt de l’enfant, aux organes chargés de la tutelle des pupilles de l’État mentionnés à l’article L. 224‑1 du département d’accueil.

« La demande de transfert est faite par le président du conseil départemental du département d’admission et soumise à l’accord des organes chargés de la tutelle du département d’admission et du président du conseil départemental du département d’accueil.

« Le transfert est prononcé par un arrêté du président du conseil départemental du département d’accueil qui précise la date à compter de laquelle il prend effet. »

III. – Au 4° de l’article L. 224‑2 les mots : « un représentant » sont remplacés par les mots : « deux représentants » et les mots : « un suppléant » sont remplacés par les mots : « deux suppléants » ;

IV. – Le sixième alinéa de l’article L. 224‑3 est ainsi rédigé :

« Les décisions et délibérations de toute nature du conseil de famille des pupilles de l’État sont soumises aux voies de recours applicables au régime de la tutelle de droit commun. »

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Gabrielle Cathala
Après l'article 2, insérer l'article suivant:

Après le deuxième alinéa de l’article L. 225‑2 du code de l’action sociale et des familles, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« L’instruction de la demande d’agrément ne peut être refusé ou retiré en considération de l’orientation sexuelle ou de l’identité de genre, réelles ou supposées, de la personne candidate. »

🖋️Irrecevable25 juin 2026
Pierre Cordier
Après l'article 2, insérer la division et l'intitulé suivants:

TITRE V

GARANTIR UN RECOURS EFFECTIF POUR LES VICTIMES D’ADOPTIONS ILLICITES PAR L’ADAPTATION DES RÈGLES DE PRESCRIPTION

Article 11

I. – Le code civil est ainsi modifié :

1°  Après l’article 370‑4, il est inséré un article 370‑4-1 ainsi rédigé :

« Art. 370‑4-1. – Toute personne adoptée dispose du droit d’accéder à son dossier d’adoption dans des conditions garantissant sa connaissance de ses origines et des circonstances de son adoption. Lorsque l’adoption est entachée d’irrégularités, de fraude ou de pratiques illicites, les actions civiles relatives à l’établissement ou à la contestation de la filiation, ainsi que celles tendant à la réparation du préjudice subi, le délai de prescription court à compter du jour où la personne a eu connaissance effective de ces éléments, notamment par l’accès à son dossier. » ;

2° Après l’article 2227, il est inséré un article 2227-1 ainsi rédigé :

« Art. 2227-1. – Pour les actions mentionnées à l’article 370‑4-1, le délai de prescription court à compter de la révélation des faits à la personne concernée. »

II. – Le sous-titre Ier du titre préliminaire du code de procédure pénale est ainsi modifié :

1° L’article 9‑1 est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Pour les crimes et délits relatifs à des adoptions illégales, illicites, frauduleuses ou dissimulées, ainsi que pour les infractions constitutives de trafic d’enfants, lorsque ces faits ont été occultés ou dissimulés, le délai de prescription de l’action publique court à compter du jour où la victime a eu connaissance effective des faits, notamment par l’accès à son dossier d’adoption ou à tout document permettant d’en révéler l’irrégularité. » ;

2° Après l’article 9‑3, il est inséré un article 9‑4 ainsi rédigé :

« Art. 9‑4. – Le cinquième alinéa de l’article 9‑1 est applicable aux infractions mentionnées au même cinquième alinéa du même article, y compris lorsque les faits ont été commis à l’occasion d’une adoption réalisée sur le territoire national. »

III. – Les dispositions du présent article sont applicables aux infractions pour lesquelles l’action publique n’était pas prescrite à la date de leur entrée en vigueur. Elles ne peuvent avoir pour effet de permettre la mise en mouvement ou l’exercice de l’action publique lorsque la prescription était acquise à cette date et sont applicables aux actions civiles non prescrites à la date d’entrée en vigueur de la loi. Pour ces actions, le délai de prescription court à compter de la connaissance effective des faits par la personne concernée, lorsque cette connaissance est postérieure à l’entrée en vigueur de la loi.

VI. – Le présent chapitre s’applique à l’ensemble des adoptions, qu’elles aient été réalisées en France ou à l’étranger, dès lors que des faits d’illégalité, d’illicéité, de fraude ou de trafic d’enfants sont allégués.

🖋️Irrecevable25 juin 2026
Géraldine Bannier
Après l'article 2, insérer l'article suivant:

Le chapitre V du titre VIII du livre Ier du code civil est complété par un article 370‑6 ainsi rédigé : 

« Art. 370‑6. – Par dérogation à l’article 2224 du code civil, lorsque l’adoption est entachée d’irrégularités, de fraude ou de pratiques illicites ayant eu pour effet de dissimuler l’identité, la filiation ou les origines de la personne adoptée, les actions relatives à l’établissement ou à la contestation de la filiation ainsi que celles tendant à la réparation des préjudices qui en résultent se prescrivent à compter du jour où l’intéressé a eu connaissance effective des faits lui permettant d’en apprécier la nature et la portée.

« Cette connaissance effective peut notamment résulter de l’accès au dossier d’adoption ou à tout document, tout témoignage, toute expertise ou tout élément d’information de nature à révéler l’irrégularité, la fraude ou la pratique illicite. » 

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Catherine Ibled
Après l'article 2, insérer l'article suivant:

I. – Code de procédure pénale
Après le quatrième alinéa de l’article 9-1 du code de procédure pénale, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Les infractions commises à l’occasion d’une adoption obtenue au moyen de manœuvres frauduleuses, de pratiques illicites ou constitutives d’un trafic d’enfants sont regardées comme occultes ou dissimulées au sens du présent article lorsque les faits n’ont pu être connus de la victime qu’à l’occasion de l’accès à son dossier d’adoption ou de la révélation d’éléments dont elle ne pouvait raisonnablement avoir connaissance auparavant. »

II. – Code civil
Après l’article 2224 du code civil, il est inséré un article 2224-1 ainsi rédigé :

« Art. 2224-1. – Lorsqu’une action civile est fondée sur une adoption obtenue au moyen de manœuvres frauduleuses, de pratiques illicites ou constitutives d’un trafic d’enfants, le délai de prescription court à compter du jour où la personne adoptée a connu ou aurait dû connaître les faits lui permettant d’exercer son action. »

III. – Dispositions transitoires
Les dispositions du présent article sont applicables aux prescriptions qui n’étaient pas acquises à la date de son entrée en vigueur. Elles ne peuvent avoir pour effet de remettre en cause une prescription déjà acquise.

🖋️Irrecevable25 juin 2026
Géraldine Bannier
Après l'article 2, insérer l'article suivant:

Après l’article 9‑3 du code de procédure pénale, il est inséré un article 9‑4 ainsi rédigé :

« Art 9‑4. – Par dérogation aux articles 7, 8 et 9, pour les crimes et les délits relatifs à des adoptions illégales, illicites, frauduleuses ou dissimulées ainsi que pour les infractions constitutives de trafic, de vente, de traite ou d’enlèvement d’enfants en lien avec une adoption ou ayant eu pour effet de dissimuler l’identité, la filiation ou l’origine d’un enfant, lorsque ces faits ont été occultés ou dissimulés, le délai de prescription de l’action publique court à compter du jour où la victime a eu connaissance effective des faits lui permettant d’en apprécier la nature et la portée. »

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Zahia Hamdane
Après l'article 2, insérer l'article suivant:

À la première phrase de l’article 371‑5 du code civil, les mots : « si cela n’est pas possible ou » sont supprimés. 

🖋️Irrecevable26 juin 2026
Alexandra Martin (Alpes-Maritimes)
Après l'article 2, insérer l'article suivant:

L’article 378 du code civil est complété par trois alinéas ainsi rédigés :

« Lorsqu’un parent est condamné définitivement pour un crime commis sur la personne de son propre enfant, ou pour l’un des délits prévus aux articles 222‑1 à 222‑14‑4, 222‑22 à 222‑33‑3 et 227‑15 à 227‑27 du code pénal commis sur la personne de son propre enfant, la juridiction pénale prononce de plein droit le retrait total de l’autorité parentale sans qu’il soit besoin d’une décision distincte du juge aux affaires familiales.

« Par dérogation au cinquième alinéa, la juridiction pénale peut, par décision spécialement motivée au regard de l’intérêt supérieur de l’enfant, écarter ce retrait total ou lui substituer un retrait partiel.

« Elle statue sur ce point dans sa décision de condamnation. »

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Isabelle Santiago
Après l'article 2, insérer l'article suivant:

I. - Après le troisième alinéa du III de l’article 1635 bis Q du code général des impôts, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« 2° bis Par les départements, pour les procédures mentionnées au chapitre Ier du titre IX du livre Ier du code civil ;

II.- La perte de recettes résultant pour l’État du I est compensée, à due concurrence, par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

🖋️Rejeté27 juin 2026
Marianne Maximi
Après l'article 2, insérer l'article suivant:

Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur les procédures de délaissement parental. Ce rapport analyse notamment le nombre de demande en déclaration de délaissement parental, leur taux d’aboutissement par département et, le cas échéant, les raisons qui ont justifier leur refus.

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Arnaud Bonnet
Après l'article 2, insérer l'article suivant:
🖋️Tombé27 juin 2026
Constance de Pélichy

I. – Après la première phrase de l’alinéa 6, insérer la phrase suivante : 

« Une mesure d’accompagnement en économie sociale et familiale, définie à l’article L. 222‑3 du code de l’action sociale et des familles, est ainsi systématiquement proposée ». 

II. – En conséquence, après l’alinéa 8, insérer l’alinéa suivant : 

« – après la référence : « 381‑1 », sont insérés les mots : « du présent code » ; ». 

🖋️Tombé27 juin 2026
Yannick Monnet

I. – Après la première phrase de l’alinéa 6, insérer la phrase suivante : 

« Une mesure d’accompagnement en économie sociale et familiale, définie à l’article L. 222‑3 du code de l’action sociale et des familles, est ainsi systématiquement proposée ». 

II. – En conséquence, après l’alinéa 8, insérer l’alinéa suivant : 

« – après la référence : « 381‑1 », sont insérés les mots : « du présent code » ; ». 

🖋️Tombé25 juin 2026
Émilie Bonnivard

I. – Après la première phrase de l’alinéa 6, insérer la phrase suivante : 

« En particulier, une mesure d’accompagnement en économie sociale et familiale mentionnée à l’article L. 222‑3 du code de l’action sociale et des familles est systématiquement proposée. ».

II. – En conséquence, après l’alinéa 8, insérer l’alinéa suivant : 

« – à la première phrase, après la référence : « 381‑1 », sont insérés les mots : « du présent code » ; ». 

🖋️Tombé27 juin 2026
Constance de Pélichy

I. – À l’alinéa 13, substituer aux mots : 

« en elle-même »

les mots : 

« à elle seule ».

II. – Compléter le même alinéa 13 par la phrase suivante : 

« Un tel trouble ne constitue une cause d’empêchement que lorsque des éléments médicaux établissent qu’il fait durablement obstacle à l’exercice, par le parent, des relations nécessaires à son éducation ou à son développement. »

🖋️Tombé27 juin 2026
Gabrielle Cathala

À l’alinéa 17, après le mot : 

« bilan », 

insérer les mots : 

« de santé et de prévention permettant d’identifier toute forme de violence par le questionnement systématique de l’enfant en utilisant un vocabulaire et des tests adaptés à l’âge des enfants ».

🖋️Tombé27 juin 2026
Constance de Pélichy

À l’alinéa 17, après le mot : 

« bilan », 

insérer les mots : 

« , notamment un bilan de santé et de prévention mentionné au quatrième alinéa de l’article L. 223‑1‑1 du code de l’action sociale et des familles, »

🖋️Tombé27 juin 2026
Isabelle Santiago

À l’alinéa 17, après le mot : 

 « bilan », 

insérer les mots : 

« de santé et de prévention ». 

🖋️Tombé27 juin 2026
Yannick Monnet

À l’alinéa 17, après le mot : 

 « bilan », 

insérer les mots : 

« de santé et de prévention ». 


Article 3
🖋️Adopté30 juin 2026
Nathalie Colin-Oesterlé

Au début de l’alinéa 2, substituer aux mots : 

« Dans le cas où »

le mot : 

« Lorsque ».

🖋️Adopté1 juil. 2026
Nathalie Colin-Oesterlé

Substituer à l’alinéa 1 les quatre alinéas suivants : 

« I. – L’article L. 375‑3 du code civil est ainsi modifié : 

« 1 °Après le 6°, il est inséré un alinéa ainsi rédigé : 

« Le juge privilégie, lorsque l’intérêt de l’enfant le permet et que sa protection est assurée, de confier l’enfant en priorité auprès de l’autre parent, puis d’un autre membre de la famille ou d’un tiers digne de confiance. Le recours à un service ou à un établissement est subsidiaire et doit être spécialement motivé lorsque les solutions précédentes ont été écartées. »

« 2° Le septième alinéa est complété par une phrase ainsi rédigée : »

🖋️Adopté1 juil. 2026
Nathalie Colin-Oesterlé

Compléter l’alinéa 2 par les deux phrases suivantes : 

« Lorsque l’enfant est confié en application du 2°, le juge des enfants confie à un service les missions d’accompagnement des accueils chez un membre de la famille ou un tiers digne de confiance et du suivi du développement de l’enfant. À défaut, il ordonne, dans les conditions prévues au premier alinéa de l’article 375‑2, une mesure d’assistance éducative en milieu ouvert. »

🖋️Adopté25 juin 2026
Patricia Lemoine

Compléter l’alinéa 2 par les deux phrases suivantes : 

« Lorsque l’enfant est confié en application du 2°, le juge des enfants confie à un service les missions d’accompagnement des accueils chez un membre de la famille ou un tiers digne de confiance et du suivi du développement de l’enfant. À défaut, il ordonne, dans les conditions prévues au premier alinéa de l’article 375‑2, une mesure d’assistance éducative en milieu ouvert. »

🖋️Adopté26 juin 2026
Alexandra Martin (Alpes-Maritimes)

Compléter l’alinéa 2 par les deux phrases suivantes : 

« Lorsque l’enfant est confié en application du 2°, le juge des enfants confie à un service les missions d’accompagnement des accueils chez un membre de la famille ou un tiers digne de confiance et du suivi du développement de l’enfant. À défaut, il ordonne, dans les conditions prévues au premier alinéa de l’article 375‑2, une mesure d’assistance éducative en milieu ouvert. »

🖋️Adopté27 juin 2026
Isabelle Santiago

Compléter l’alinéa 2 par les deux phrases suivantes : 

« Lorsque l’enfant est confié en application du 2°, le juge des enfants confie à un service les missions d’accompagnement des accueils chez un membre de la famille ou un tiers digne de confiance et du suivi du développement de l’enfant. À défaut, il ordonne, dans les conditions prévues au premier alinéa de l’article 375‑2, une mesure d’assistance éducative en milieu ouvert. »

🖋️Adopté27 juin 2026
Soumya Bourouaha

Compléter l’alinéa 2 par les deux phrases suivantes : 

« Lorsque l’enfant est confié en application du 2°, le juge des enfants confie à un service les missions d’accompagnement des accueils chez un membre de la famille ou un tiers digne de confiance et du suivi du développement de l’enfant. À défaut, il ordonne, dans les conditions prévues au premier alinéa de l’article 375‑2, une mesure d’assistance éducative en milieu ouvert. »

🖋️Adopté27 juin 2026
Marianne Maximi

Compléter l’alinéa 2 par les deux phrases suivantes : 

« Lorsque l’enfant est confié en application du 2°, le juge des enfants confie à un service les missions d’accompagnement des accueils chez un membre de la famille ou un tiers digne de confiance et du suivi du développement de l’enfant. À défaut, il ordonne, dans les conditions prévues au premier alinéa de l’article 375‑2, une mesure d’assistance éducative en milieu ouvert. »

🖋️Adopté27 juin 2026
Pauline Cestrières

Compléter l’alinéa 2 par les deux phrases suivantes : 

« Lorsque l’enfant est confié en application du 2°, le juge des enfants confie à un service les missions d’accompagnement des accueils chez un membre de la famille ou un tiers digne de confiance et du suivi du développement de l’enfant. À défaut, il ordonne, dans les conditions prévues au premier alinéa de l’article 375‑2, une mesure d’assistance éducative en milieu ouvert. »

🖋️Adopté26 juin 2026
Ayda Hadizadeh

Compléter l’alinéa 2 par les deux phrases suivantes : 

« Lorsque l’évaluation fait apparaître que la situation d’accueil ne permet pas de préserver ou de construire des liens d’attachement stables et sécurisants pour l’enfant, le service compétent saisit sans délai le juge des enfants d’une demande motivée tendant à la modification du lieu d’accueil. Le juge statue sur cette demande et peut fixer les modalités d’une transition progressive vers un autre lieu d’accueil, sauf si l’intérêt de l’enfant s’y oppose. »

🖋️Adopté27 juin 2026
Prisca Thevenot

Compléter l’alinéa 2 par les deux phrases suivantes : 

« À défaut de transmission dans ce délai, le juge des enfants convoque d’office les parties dans les quinze jours. L’évaluation porte obligatoirement sur les conditions matérielles d’accueil, les liens avec l’enfant et les antécédents judiciaires du tiers et des membres majeurs de son foyer. »

🖋️Adopté26 juin 2026
Ayda Hadizadeh

Compléter l’alinéa 2 par la phrase suivante : 

« Cette évaluation est également transmise, le cas échéant, à l’avocat de l’enfant. »

🖋️Adopté30 juin 2026
Nathalie Colin-Oesterlé

À l’alinéa 5, substituer au mot : 

« fixées »

le mot : 

« déterminées ».

🖋️Adopté26 juin 2026
Ayda Hadizadeh

Compléter l’alinéa 5 par les deux phrases suivantes : 

« Le premier versement de cette indemnité intervient dans un délai d’un mois à compter de la décision confiant l’enfant au tiers. Les versements suivants sont effectués selon une périodicité déterminée par décret. »

🖋️Adopté1 juil. 2026
Nathalie Colin-Oesterlé

Après l’alinéa 5, insérer l’alinéa suivant : 

« Lorsqu’un enfant est confié à un tiers dans le cadre du présent article, il est accueilli avec ses frères et sœurs, sauf si cela n’est pas possible ou si son intérêt commande une autre solution. » 

🖋️Adopté30 juin 2026
Nathalie Colin-Oesterlé

À la fin de l’alinéa 7, substituer aux mots : 

« dans le cadre d’un accueil durable et bénévole »

les mots : 

« en application du même article L. 221‑2-1 ».

🖋️Adopté27 juin 2026
Charlotte Parmentier-Lecocq
Après l'article 3, insérer l'article suivant:

L’article L. 221‑2‑1 du code de l’action sociale et des familles est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Les personnes auxquelles un enfant est confié dans le cadre d’un accueil durable et bénévole bénéficient, pour l’exercice de cette mission, d’un régime juridique garantissant des droits, des garanties et un accompagnement équivalents à ceux applicables aux tiers dignes de confiance mentionnés au 2° de l’article 375‑3 du code civil. Les modalités d’application du présent alinéa sont déterminées par décret en Conseil d’État. »

🖋️Irrecevable3 juil. 2026
Josiane Corneloup
🖋️Irrecevable26 juin 2026
Alexandra Martin (Alpes-Maritimes)

Rédiger ainsi l’alinéa 2 : 

« Dans le cas où la décision de confier l’enfant en application des 3° à 5° du présent article a été prise en urgence, l’évaluation de la situation d’un membre de la famille ou d’un tiers digne de confiance susceptible d’accueillir l’enfant est obligatoirement engagée dans un délai de huit jours suivant le placement et transmise au juge des enfants dans un délai de six semaines à compter de la date de la décision de placement. Si, à l’issue de ce délai de six semaines, aucun membre de la famille, ni tiers digne de confiance susceptible d’accueillir l’enfant n’a pu être identifié ou évalué favorablement, le service de l’aide sociale à l’enfance adresse au juge des enfants un rapport motivé exposant l’ensemble des démarches accomplies, les raisons pour lesquelles aucune solution familiale n’a pu être retenue et les perspectives envisagées pour le projet de vie de l’enfant. »

🖋️Rejeté27 juin 2026
Marine Hamelet

Au début de l’alinéa 2, supprimer les mots : 

« Dans le cas où la décision de confier l’enfant en application des 3° à 5° a été prise en urgence, ».

🖋️Rejeté26 juin 2026
Ayda Hadizadeh

À l’alinéa 2, après le mot : 

« mois », 

insérer les mots :

« ou d’un mois lorsque l’enfant est âgé de moins de trois ans ».

🖋️Non soutenu25 juin 2026
Émilie Bonnivard

Compléter l’alinéa 2 par les deux phrases suivantes : 

« Lorsque l’enfant est confié en application du 2°, le juge des enfants confie à un service les missions d’accompagnement des accueils chez un membre de la famille ou un tiers digne de confiance et du suivi du développement de l’enfant. À défaut, il ordonne, dans les conditions prévues au premier alinéa de l’article 375‑2, une mesure d’assistance éducative en milieu ouvert. »

🖋️Irrecevable26 juin 2026
Ayda Hadizadeh

Compléter l’alinéa 2 par les trois phrases suivantes : 

« Cette évaluation est réalisée par une équipe pluridisciplinaire. Elle comporte la synthèse des observations de l’enfant, recueillies selon des modalités adaptées à son âge, à son degré de maturité et à ses capacités de communication. Lorsque l’enfant ne peut exprimer verbalement ses observations, il est assisté d’un avocat. »

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Ayda Hadizadeh

Après l’alinéa 2, insérer l’alinéa suivant :

« Cette évaluation est réalisée par une équipe pluridisciplinaire. Elle comporte la synthèse des observations de l’enfant, recueillies selon des modalités adaptées à son âge, à son degré de maturité et à ses capacités de communication. Lorsque l’enfant ne peut exprimer verbalement ses observations, il est assisté d’un avocat. »

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Charlotte Parmentier-Lecocq

Après l’alinéa 2, insérer les trois alinéas suivants : 

« I bis. – L’article 375‑3 du code civil est complété par deux alinéas ainsi rédigés : 

« Lorsqu’un enfant est confié à un tiers digne de confiance, celui-ci bénéficie d’un accompagnement adapté à l’exercice de ses responsabilités auprès de l’enfant. Cet accompagnement comprend notamment une information sur ses droits et ses obligations, un appui dans ses démarches administratives, un accès aux dispositifs de soutien à la parentalité ainsi qu’un accompagnement par les services compétents lorsque la situation de l’enfant le nécessite.

« Les modalités de cet accompagnement sont précisées par décret en Conseil d’État. »

🖋️Irrecevable26 juin 2026
Ayda Hadizadeh

Après l’alinéa 3, insérer les deux alinéas suivants : 

« 1° A Après la seconde phrase de l’article L. 221‑2-1, sont insérées trois phrases ainsi rédigées : 

« Ce contrôle est réalisé au moins tous les six mois pendant les trois premières années de l’accueil et comporte au moins une visite inopinée annuelle au domicile du tiers, dans des conditions précisées par décret. Le tiers transmet chaque année au président du conseil départemental des éléments relatifs aux conditions d’accueil, d’éducation et d’accompagnement de l’enfant. Ces éléments sont versés au projet pour l’enfant mentionné à l’article L. 223‑1-1 et transmis, le cas échéant, pour information à la commission mentionnée à l’article L. 223‑1. » ; ». 

🖋️Rejeté26 juin 2026
Marie-Charlotte Garin

Après l’alinéa 5, insérer l’alinéa suivant :

« Lorsqu’un accueil est confié à un tiers digne de confiance ou organisé dans le cadre d’un accueil durable et bénévole, les frères et les sœurs sont accueillis conjointement lorsque leur intérêt le permet. »

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Perrine Goulet

I. – Après l’alinéa 5, insérer trois alinéas ainsi rédigés : 

« 1° bis Après l’article L. 221‑4, il est inséré un article L. 221‑4‑1 ainsi rédigé :

« Art. L. 221‑4‑1. – Les enfants mineurs confiés à une personne physique membre de la famille ou à un tiers digne de confiance, sur le fondement du 2° de l’article 375‑3 du code civil, bénéficient de l’ensemble des droits et des prestations ouverts aux enfants confiés à l’aide sociale à l’enfance, notamment pour la prise en charge des frais de santé, pour l’attribution des bourses d’enseignement supérieur et pour l’accès au logement social.

« Les mineurs émancipés qui ne bénéficient pas de ressources ou d’un soutien familial suffisants et qui ont été confiés avant leur majorité à une personne physique membre de la famille ou à un tiers digne de confiance, sur le fondement du même 2°, sont pris en charge par le service de l’aide sociale à l’enfance sur décision du président du conseil départemental dans les conditions prévues au 5° de l’article L. 222‑5 du présent code. » 

II. – Compléter cet article par les trois alinéas suivants :

« IV. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

« V. – La perte de recettes pour les collectivités territoriales est compensée à due concurrence par la majoration de la dotation globale de fonctionnement et, corrélativement pour l’État, par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

« VI. – La perte de recettes pour les organismes de sécurité sociale est compensée à due concurrence par la majoration de l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services. »

🖋️Irrecevable27 juin 2026
David Magnier

Après l’alinéa 5, insérer l’alinéa suivant : 

« 1° bis L’article L. 222‑3 est complété par une phrase ainsi rédigée : « Chaque fois qu’un enfant est confié à un membre de la famille ou à un tiers digne de confiance en application de l’article 375‑3 du code civil, un accompagnement éducatif à domicile est mis en œuvre par le service départemental de l’aide sociale à l’enfance, à la demande de ce membre ou de ce tiers, afin de soutenir le tiers dans sa mission d’accueil » »

🖋️Irrecevable26 juin 2026
Alexandra Martin (Alpes-Maritimes)

Après l’alinéa 7, insérer l’alinéa suivant : 

« Le montant de l’indemnité versée au tiers digne de confiance au titre de l’entretien, de l’éducation et de la conduite de l’enfant ne peut être inférieur aux sommes consacrées, pour les mêmes besoins, à l’accueil d’un mineur confié à un assistant familial dans le département concerné. »

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Perrine Goulet

I. – Après l’alinéa 7, insérer les trois alinéas suivants : 

« Art. L. 228‑3‑2. – Lorsque l’enfant est confié à un tiers digne de confiance en application du 2° de l’article 375‑3 du code civil, le département d’accueil assure un accompagnement global de la mesure.

« Cet accompagnement comprend le suivi régulier du mineur et le soutien au tiers par un référent éducatif désigné par le service de l’aide sociale à l’enfance. Le département veille, lorsque la situation de l’enfant ou la sécurisation de ses relations familiales le justifie, à la mise à disposition d’espaces dédiés pour l’organisation des visites médiatisées avec les parents.

« Les modalités de contrôle, d’évaluation et de revalorisation des indemnités versées en application de l’article L. 228‑3 du présent code sont précisées par décret. »

II. – Compléter cet article par les deux alinéas suivants :

« IV. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

« V. – La perte de recettes pour les collectivités territoriales est compensée à due concurrence par la majoration de la dotation globale de fonctionnement et, corrélativement pour l’État, par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services. »

🖋️Irrecevable26 juin 2026
Ayda Hadizadeh

Après l’alinéa 7, insérer l’alinéa suivant : 

« II bis. – Dans un délai d’un an à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport évaluant l’opportunité et les conditions d’un élargissement des actes non usuels de l’autorité parentale pouvant être accomplis par le tiers auquel l’enfant est confié, sans autorisation préalable des titulaires de l’autorité parentale. »

🖋️Irrecevable26 juin 2026
Alexandra Martin (Alpes-Maritimes)
Après l'article 3, insérer l'article suivant:

Après l’article L. 262‑19 du code de l’action sociale et des familles, il est inséré un article L. 262‑19‑1 ainsi rédigé :

« Art. 262‑19‑1. – La part de la majoration du revenu de solidarité active pour un enfant qui a fait l’objet d’une mesure prise en application des articles 375‑3 et 375‑5 du code civil ou de l’article L. 323‑1 du code de la justice pénale des mineurs est versée à la personne mentionnée au 2° de l’article 375‑3 du code civil à laquelle l’enfant a été confié, sous réserve que le foyer de celle‑ci dispose de ressources ouvrant droit au versement de la prestation mentionnée au présent alinéa dans les conditions prévues à l’article L. 262‑2 du présent code.

« Pour l’application du premier alinéa du présent article, l’organisme débiteur des prestations familiales est informé par le conseil départemental des décisions relatives aux placements d’enfants auprès d’une personne mentionnée au 2° de l’article 375‑3 du code civil dans les conditions prévues au dernier alinéa de l’article L. 521‑2 du code de la sécurité sociale. »

🖋️Non soutenu26 juin 2026
Anne-Laure Blin
Après l'article 3, insérer l'article suivant:

L’article 375‑3 du code civil est ainsi modifié :

1° Le premier alinéa est complété par les mots : « , par ordre de priorité selon l’intérêt de l’enfant » ;

2° À la fin du 2°, les mots : « ou à un tiers digne de confiance » sont supprimés ; 

3° Les 3° à 5° sont ainsi rédigés : 

« 3° À un tiers digne de confiance ;

« 4° À un service ou à un établissement sanitaire ou d’éducation, ordinaire ou spécialisé, ou, lorsqu’une décision a été prise à l’égard d’un enfant en application de l’article L. 241‑6 du code de l’action sociale et des familles, à un établissement médico-social ;

« 5° À un service départemental de l’aide sociale à l’enfance ; » ; 

4° Il est ajouté un 6° ainsi rédigé : 

« 6° À un service ou à un établissement habilité pour l’accueil de mineurs à la journée ou suivant toute autre modalité de prise en charge. » ;

5° Au septième alinéa, après la référence : « 5° », sont insérés les mots : « du présent article » ; ». 

🖋️Non soutenu26 juin 2026
Virginie Duby-Muller
Après l'article 3, insérer l'article suivant:

L’article 375‑3 du code civil est ainsi modifié :

1° Le premier alinéa est complété par les mots : « , par ordre de priorité selon l’intérêt de l’enfant » ;

2° À la fin du 2°, les mots : « ou à un tiers digne de confiance » sont supprimés ; 

3° Les 3° à 5° sont ainsi rédigés : 

« 3° À un tiers digne de confiance ;

« 4° À un service ou à un établissement sanitaire ou d’éducation, ordinaire ou spécialisé, ou, lorsqu’une décision a été prise à l’égard d’un enfant en application de l’article L. 241‑6 du code de l’action sociale et des familles, à un établissement médico-social ;

« 5° À un service départemental de l’aide sociale à l’enfance ; » ; 

4° Il est ajouté un 6° ainsi rédigé : 

« 6° À un service ou à un établissement habilité pour l’accueil de mineurs à la journée ou suivant toute autre modalité de prise en charge. » ;

5° Au septième alinéa, après la référence : « 5° », sont insérés les mots : « du présent article » ; ». 

🖋️Rejeté26 juin 2026
Laurent Mazaury
Après l'article 3, insérer l'article suivant:

L’article 375‑3 du code civil est ainsi modifié :

1° Le premier alinéa est complété par les mots : « , par ordre de priorité selon l’intérêt de l’enfant » ;

2° À la fin du 2°, les mots : « ou à un tiers digne de confiance » sont supprimés ; 

3° Les 3° à 5° sont ainsi rédigés : 

« 3° À un tiers digne de confiance ;

« 4° À un service ou à un établissement sanitaire ou d’éducation, ordinaire ou spécialisé, ou, lorsqu’une décision a été prise à l’égard d’un enfant en application de l’article L. 241‑6 du code de l’action sociale et des familles, à un établissement médico-social ;

« 5° À un service départemental de l’aide sociale à l’enfance ; » ; 

4° Il est ajouté un 6° ainsi rédigé : 

« 6° À un service ou à un établissement habilité pour l’accueil de mineurs à la journée ou suivant toute autre modalité de prise en charge. » ;

5° Au septième alinéa, après la référence : « 5° », sont insérés les mots : « du présent article » ; ». 

🖋️Rejeté27 juin 2026
Émilie Bonnivard
Après l'article 3, insérer l'article suivant:

L’article 375‑3 du code civil est ainsi modifié :

1° Le premier alinéa est complété par les mots : « , par ordre de priorité selon l’intérêt de l’enfant » ;

2° À la fin du 2°, les mots : « ou à un tiers digne de confiance » sont supprimés ; 

3° Les 3° à 5° sont ainsi rédigés : 

« 3° À un tiers digne de confiance ;

« 4° À un service ou à un établissement sanitaire ou d’éducation, ordinaire ou spécialisé, ou, lorsqu’une décision a été prise à l’égard d’un enfant en application de l’article L. 241‑6 du code de l’action sociale et des familles, à un établissement médico-social ;

« 5° À un service départemental de l’aide sociale à l’enfance ; » ; 

4° Il est ajouté un 6° ainsi rédigé : 

« 6° À un service ou à un établissement habilité pour l’accueil de mineurs à la journée ou suivant toute autre modalité de prise en charge. » ;

5° Au septième alinéa, après la référence : « 5° », sont insérés les mots : « du présent article » ; ». 

🖋️Rejeté26 juin 2026
Laurent Mazaury
Après l'article 3, insérer l'article suivant:

Le premier alinéa de l’article 375‑3 du code civil est complété par les mots : « , par ordre de priorité » ; ». 

🖋️Irrecevable26 juin 2026
Alexandra Martin (Alpes-Maritimes)
Après l'article 3, insérer l'article suivant:

L’article 375‑3 du code civil est complété par trois alinéas ainsi rédigés : 

« Lorsque l’enfant est confié à un tiers digne de confiance, celui-ci reçoit les informations strictement nécessaires à l’exercice de sa mission d’accueil et d’éducation, dans le respect du secret professionnel et de l’intérêt de l’enfant.

« Il est associé à l’élaboration et à l’évaluation du projet pour l’enfant ainsi qu’aux décisions relatives à sa vie quotidienne, à sa scolarité, à sa santé et à son développement, dans des conditions compatibles avec les prérogatives des titulaires de l’autorité parentale et les décisions de l’autorité judiciaire.

« Le tiers digne de confiance bénéficie, à sa demande, d’un accompagnement adapté ainsi que d’un soutien matériel, éducatif et financier lui permettant d’assurer durablement l’accueil de l’enfant. »

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Perrine Goulet
Après l'article 3, insérer l'article suivant:

I. – Après l’alinéa 7, insérer les quatre alinéas suivants : 

« II bis. – Le code de la sécurité sociale est ainsi modifié :

« 1° À la première phrase du dernier alinéa de l’article L. 160‑2, après le mot : « mineurs », sont insérés les mots : « confiés à une personne physique membre de la famille ou tiers digne de confiance ou » et, après le mot : « enfance », sont insérés les mots : « sur le fondement des 2° et 3° de l’article 375‑3 du code civil » ;

« 2° Après le sixième alinéa de l’article L. 861‑1, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Les personnes mineures relevant des 2° et 3° de l’article 375‑3 du code civil peuvent bénéficier à titre personnel de la protection complémentaire dans les conditions définies à l’article L. 861‑3 du présent code. »

II. – Compléter cet article par les deux alinéas suivants :

« IV. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

« V. – La perte de recettes pour les organismes de sécurité sociale est compensée à due concurrence par la majoration de l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services. »

🖋️Irrecevable26 juin 2026
Alexandra Martin (Alpes-Maritimes)
Après l'article 3, insérer l'article suivant:

I. – L’article L. 521‑2 du code de la sécurité sociale est ainsi modifié :

1° Le quatrième alinéa est ainsi modifié :

a) La première phrase est ainsi modifiée :

– après la première occurrence du mot : « enfance », sont insérés les mots : « , ou à une personne mentionnée au 2° de l’article 375‑3 du code civil » ;

– à la fin, les mots : « au service de l’aide sociale à l’enfance » sont supprimés ;

b) Les deux dernières phrases sont remplacées par une phrase ainsi rédigée :

« En cas de première décision de placement et pour une durée qui ne peut excéder trois mois, la part des allocations familiales due pour cet enfant continue d’être versée à la famille, sauf décision contraire du juge qui peut prévoir le versement de cette part à la personne mentionnée au 2° du même article 375‑3 ou au service de l’aide sociale à l’enfance auquel l’enfant est confié. » ;

2° Après le même quatrième alinéa, sont insérés cinq alinéas ainsi rédigés :

« En cas de renouvellement de la mesure de placement, de nouvelle décision de placement ou pour toute décision de placement dont la durée excède trois mois :

« 1° Lorsque l’enfant est confié au service de l’aide sociale à l’enfance, cette part est versée à ce service. Toutefois, le juge peut décider, d’office ou sur saisine du président du conseil départemental, et après avis consultatif de celui‑ci, de maintenir le versement de cette part ou d’une partie de cette part à la famille, s’il est établi que la charge matérielle de l’enfant est, au moins pour partie, assurée par celle‑ci ;

« 2° Lorsque l’enfant est confié à une personne mentionnée au 2° dudit article 375‑3, celle‑ci est réputée assumer la charge de l’enfant. Toutefois, le juge peut décider, d’office ou sur saisine du président du conseil départemental, et après avis consultatif de celui‑ci, de maintenir le versement de cette part ou d’une partie de cette part à la famille, s’il est établi que la charge matérielle de l’enfant est, au moins pour partie, assurée par celle‑ci.

« La part des allocations familiales versée en application des 1° et 2° du présent article au service de l’aide sociale à l’enfance ou à la personne mentionnée au 2° de l’article 375‑3 du code civil est allouée aux dépenses relatives à la prise en charge de l’enfant.

« L’organisme débiteur des prestations familiales est informé par le conseil départemental, dans les conditions déterminées par décret en Conseil d’État, des décisions confiant les enfants au service de l’aide sociale à l’enfance ou à une personne mentionnée au 2° du même article 375‑3. En cas de retour de l’enfant dans son foyer, la part des allocations familiales au titre de cet enfant est due à la famille à compter du premier jour du mois au cours duquel prend fin la décision de placement ».

II. – Au 4° de l’article 11 de l’ordonnance n° 77‑1102 du 26 septembre 1977 portant extension et adaptation au département de Saint‑Pierre‑et Miquelon de diverses dispositions relatives aux affaires sociales, le mot : « alinéa » est remplacé par les mots : « au neuvième alinéas ».

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Christine Loir
Après l'article 3, insérer l'article suivant:

Après le quatrième alinéa de l’article L. 521‑2 du code de la sécurité sociale, sont insérés trois alinéas ainsi rédigés :

« Lorsqu’un enfant est confié, en application du 2° de l’article 375‑3 du code civil, à un membre de sa famille ou à un tiers digne de confiance et que cette mesure se poursuit au-delà d’un délai de trois mois, la personne à laquelle l’enfant est confié est réputée assumer la charge de l’enfant. La part des allocations familiales due pour cet enfant est versée à cette personne à compter du premier jour du mois suivant l’expiration de ce délai. Toutefois, le juge peut décider, d’office ou sur saisine du président du conseil départemental, et après avis consultatif de celui-ci, de maintenir tout ou partie du versement de cette part à la famille, par décision spécialement motivée, lorsque celle-ci participe effectivement à la prise en charge morale ou matérielle de l’enfant ou en vue de faciliter son retour dans son foyer.

« La part des allocations familiales versée à la personne mentionnée au même 2° est allouée aux dépenses relatives à la prise en charge de l’enfant.

« L’organisme débiteur des prestations familiales est informé par le conseil départemental, dans des conditions déterminées par décret en Conseil d’État, des décisions confiant les enfants à une personne mentionnée audit 2°. En cas de retour de l’enfant dans son foyer, la part des allocations familiales due au titre de cet enfant est versée à la famille à compter du premier jour du mois au cours duquel prend fin la décision de placement. »

🖋️Irrecevable26 juin 2026
Sophie Blanc
Après l'article 3, insérer l'article suivant:

Le quatrième alinéa de l’article L. 521‑2 du code de la sécurité sociale est complété par une phrase ainsi rédigée : 

« Lorsque le juge décide de maintenir le versement des allocations familiales à la famille d’un enfant confié au service de l’aide sociale à l’enfance, cette décision fait l’objet d’un réexamen annuel au regard d’un rapport du service de l’aide sociale à l’enfance portant sur le maintien des relations personnelles avec l’enfant et les perspectives de retour au domicile familial. » 

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Charlotte Parmentier-Lecocq
Après l'article 3, insérer l'article suivant:

Afin d’assurer la continuité de la prise en charge de l’enfant, le président du conseil départemental transmet sans délai à l’organisme débiteur des prestations familiales les informations strictement nécessaires à l’exécution des décisions confiant un enfant à un service, un établissement ou un tiers digne de confiance ainsi que des décisions modifiant ou mettant fin à cette prise en charge.

Les modalités de cette transmission sont déterminées par décret en Conseil d’État dans le respect des dispositions relatives à la protection des données à caractère personnel.


Article 4
🖋️Adopté1 juil. 2026
Nathalie Colin-Oesterlé

Compléter l’alinéa 2 par la phrase suivante : 

« Ce service comprend des professionnels qualifiés, disposant des compétences techniques et sociales nécessaires à l’évaluation des conditions d’agrément notamment définis au sein du référentiel mentionné à l’article L. 421‑3 du code de l’action sociale et des familles. » 

🖋️Adopté30 juin 2026
Nathalie Colin-Oesterlé

Substituer à l’alinéa 8 les trois alinéas suivants : 

« 1° Permanent et continu : 

« a) S’il est à la charge principale de l’assistant familial, pour une durée supérieure à quinze jours consécutifs, y compris les jours d’accueil en internat scolaire ou dans un établissement ou service mentionné au 2° du I de l’article L. 312‑1 ou dans un établissement à caractère médical, psychologique et social ou dans un établissement de formation professionnelle ; 

« b) S’il est prévu pour une durée supérieure à un mois lorsque l’enfant n’est pas confié les samedis et dimanches ; ».

🖋️Adopté30 juin 2026
Nathalie Colin-Oesterlé

À l’alinéa 9, substituer aux mots : 

« s’il est inférieur »

les mots : 

« si sa durée est inférieure ».

🖋️Adopté30 juin 2026
Nathalie Colin-Oesterlé

À l’alinéa 10, substituer au mot : 

« inférieur »

les mots : 

« si sa durée est inférieure ».

🖋️Adopté27 juin 2026
Ayda Hadizadeh

À la fin de l’alinéa 10, substituer aux mots :

« fixée par décret » 

les mots :

« de trois jours consécutifs ; il peut toutefois être organisé pour une durée supérieure, dans la limite de cinq semaines par année civile, afin de permettre à l’assistant familial assurant l’accueil principal de bénéficier de ses congés ». 

🖋️Adopté1 juil. 2026
Nathalie Colin-Oesterlé

Après l’alinéa 10, insérer les trois alinéas suivants :

« c) Sont ajoutés deux alinéas ainsi rédigés : 

« Un agent public peut être autorisé par l’autorité hiérarchique dont il relève à exercer une activité à titre accessoire d’assistant familial salarié d’une personne morale de droit public ou de droit privé, dans les conditions prévues à l’article L. 123‑7 du code général de la fonction publique.

« Les conditions de cumul de l’activité d’assistant familial avec une autre activité professionnelle exercée en tant qu’agent public ou salarié de droit privé sont définies par décret. » ; ». 

🖋️Adopté26 juin 2026
Anne-Laure Blin

Après l’alinéa 10, insérer les trois alinéas suivants :

« c) Sont ajoutés deux alinéas ainsi rédigés : 

« Un agent public peut être autorisé par l’autorité hiérarchique dont il relève à exercer une activité à titre accessoire d’assistant familial salarié d’une personne morale de droit public ou de droit privé, dans les conditions prévues à l’article L. 123‑7 du code général de la fonction publique.

« Les conditions de cumul de l’activité d’assistant familial avec une autre activité professionnelle exercée en tant qu’agent public ou salarié de droit privé sont définies par décret. » ; ». 

🖋️Adopté27 juin 2026
Constance de Pélichy

Après l’alinéa 10, insérer les trois alinéas suivants :

« c) Sont ajoutés deux alinéas ainsi rédigés : 

« Un agent public peut être autorisé par l’autorité hiérarchique dont il relève à exercer une activité à titre accessoire d’assistant familial salarié d’une personne morale de droit public ou de droit privé, dans les conditions prévues à l’article L. 123‑7 du code général de la fonction publique.

« Les conditions de cumul de l’activité d’assistant familial avec une autre activité professionnelle exercée en tant qu’agent public ou salarié de droit privé sont définies par décret. » ; ». 

🖋️Adopté27 juin 2026
Émilie Bonnivard

Après l’alinéa 10, insérer les trois alinéas suivants :

« c) Sont ajoutés deux alinéas ainsi rédigés : 

« Un agent public peut être autorisé par l’autorité hiérarchique dont il relève à exercer une activité à titre accessoire d’assistant familial salarié d’une personne morale de droit public ou de droit privé, dans les conditions prévues à l’article L. 123‑7 du code général de la fonction publique.

« Les conditions de cumul de l’activité d’assistant familial avec une autre activité professionnelle exercée en tant qu’agent public ou salarié de droit privé sont définies par décret. » ; ». 

🖋️Adopté27 juin 2026
Gabrielle Cathala

Après l’alinéa 10, insérer les trois alinéas suivants :

« c) Sont ajoutés deux alinéas ainsi rédigés : 

« Un agent public peut être autorisé par l’autorité hiérarchique dont il relève à exercer une activité à titre accessoire d’assistant familial salarié d’une personne morale de droit public ou de droit privé, dans les conditions prévues à l’article L. 123‑7 du code général de la fonction publique.

« Les conditions de cumul de l’activité d’assistant familial avec une autre activité professionnelle exercée en tant qu’agent public ou salarié de droit privé sont définies par décret. » ; ». 

🖋️Adopté27 juin 2026
Caroline Yadan

Après l’alinéa 10, insérer les trois alinéas suivants :

« c) Sont ajoutés deux alinéas ainsi rédigés : 

« Un agent public peut être autorisé par l’autorité hiérarchique dont il relève à exercer une activité à titre accessoire d’assistant familial salarié d’une personne morale de droit public ou de droit privé, dans les conditions prévues à l’article L. 123‑7 du code général de la fonction publique.

« Les conditions de cumul de l’activité d’assistant familial avec une autre activité professionnelle exercée en tant qu’agent public ou salarié de droit privé sont définies par décret. » ; ». 

🖋️Adopté27 juin 2026
Perrine Goulet

Après l’alinéa 10, insérer les trois alinéas suivants :

« c) Sont ajoutés deux alinéas ainsi rédigés : 

« Un agent public peut être autorisé par l’autorité hiérarchique dont il relève à exercer une activité à titre accessoire d’assistant familial salarié d’une personne morale de droit public ou de droit privé, dans les conditions prévues à l’article L. 123‑7 du code général de la fonction publique.

« Les conditions de cumul de l’activité d’assistant familial avec une autre activité professionnelle exercée en tant qu’agent public ou salarié de droit privé sont définies par décret. » ; ». 

🖋️Adopté27 juin 2026
Charlotte Parmentier-Lecocq

Après l’alinéa 10, insérer les trois alinéas suivants :

« c) Sont ajoutés deux alinéas ainsi rédigés : 

« Un agent public peut être autorisé par l’autorité hiérarchique dont il relève à exercer une activité à titre accessoire d’assistant familial salarié d’une personne morale de droit public ou de droit privé, dans les conditions prévues à l’article L. 123‑7 du code général de la fonction publique.

« Les conditions de cumul de l’activité d’assistant familial avec une autre activité professionnelle exercée en tant qu’agent public ou salarié de droit privé sont définies par décret. » ; ». 

🖋️Adopté30 juin 2026
Nathalie Colin-Oesterlé

Après l’alinéa 14, insérer l’alinéa suivant : 

« b bis) À la dernière phrase du cinquième alinéa, le mot : « sixième » est remplacé par le mot : « huitième » ; ». 

🖋️Adopté30 juin 2026
Nathalie Colin-Oesterlé

À la première phrase de l’alinéa 16, substituer aux mots : 

« qui peuvent tenir compte de l’âge ou de besoins spécifiques d’enfants et de »

les mots : 

« adaptées à l’âge ou aux besoins spécifiques des enfants et des ».

🖋️Adopté26 juin 2026
Ayda Hadizadeh

Au début de l’alinéa 20, ajouter les mots : 

« À la dernière phrase, après le mot : « judiciaire », sont insérés les mots : « ou pour une infraction prévue aux articles 225‑1 et 225‑2 du même code ou au huitième alinéa de l’article 24 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse » et ». 

🖋️Adopté27 juin 2026
Ayda Hadizadeh

Après l’alinéa 20, insérer les deux alinéas suivants :

« e) Il est ajouté un alinéa ainsi rédigé :

« L’agrément délivré pour l’exercice de la profession d’assistant familial fait l’objet, y compris lorsque la formation mentionnée à l’article L. 421‑15 est sanctionnée par l’obtention d’une qualification, d’un contrôle périodique au moins tous les cinq ans portant sur le maintien des conditions d’accueil garantissant la sécurité, la santé et l’épanouissement des mineurs et jeunes majeurs accueillis. Les modalités de ce contrôle sont fixées par décret. » ; ».

🖋️Adopté30 juin 2026
Nathalie Colin-Oesterlé

À la deuxième phrase de l’alinéa 22, substituer au mot : 

« conditionné »

le mot : 

« subordonné ». 

🖋️Adopté26 juin 2026
Ayda Hadizadeh

Après l’alinéa 22, insérer les deux alinéas suivants :

« L’accueil relais est organisé en lien avec l’accueil principal de l’enfant. Il est précédé d’un temps d’adaptation progressive associant l’enfant, l’assistant familial assurant l’accueil principal et l’assistant familial chargé de l’accueil relais.

« Pour un même enfant, l’accueil relais est assuré par le même assistant familial, sauf impossibilité manifeste ou lorsque l’intérêt de l’enfant justifie une autre organisation. Lorsque l’enfant bénéficie d’un parrainage mentionné à l’article L. 221‑2‑6 et que son parrain ou sa marraine est titulaire de l’agrément prévu au présent article, celui-ci ou celle-ci est prioritairement sollicité pour assurer l’accueil relais, sous réserve de l’intérêt de l’enfant et de sa disponibilité. »

🖋️Adopté30 juin 2026
Nathalie Colin-Oesterlé

À la seconde phrase de l’alinéa 24, substituer au mot : 

« fixées »

le mot : 

« prévues ».

🖋️Adopté30 juin 2026
Nathalie Colin-Oesterlé

Au début de l’alinéa 25, substituer aux mots : 

« Au troisième alinéa de l’article L. 421‑16, la première phrase est remplacée par la phrase »

les mots : 

« Le troisième alinéa de l’article L. 421‑16 est ainsi rédigé ».

🖋️Adopté1 juil. 2026
Nathalie Colin-Oesterlé

Après l’alinéa 25, insérer les deux alinéas suivants :

« 4° bis L’article L. 421‑17‑2 est complété par un alinéa ainsi rédigé : 

« L’assistant familial constitue, avec le professionnel référent désigné par l’employeur et exerçant des missions éducatives, un binôme de référence contribuant au suivi éducatif de l’enfant accueilli, à la mise en œuvre du projet pour l’enfant mentionné au précédent alinéa, au soutien professionnel de l’assistant familial, ainsi qu’à toute mission concourant à la protection et au développement de l’enfant. »

🖋️Adopté30 juin 2026
Nathalie Colin-Oesterlé

À la première phrase de l’alinéa 27, supprimer le mot : 

« seul ». 

🖋️Adopté1 juil. 2026
Nathalie Colin-Oesterlé

Compléter cet article par l’alinéa suivant : 

« 6° Au premier alinéa de l’article L. 423‑33‑1, les mots : « peut prévoir » sont remplacés par le mot : « prévoit ». »

🖋️Adopté26 juin 2026
Ayda Hadizadeh

Compléter cet article par l’alinéa suivant : 

« 6° Au premier alinéa de l’article L. 423‑33‑1, les mots : « peut prévoir » sont remplacés par le mot : « prévoit ». »

🖋️Adopté25 juin 2026
Patricia Lemoine
Après l'article 4, insérer l'article suivant:

Après l’article L. 421‑3 du code de l’action sociale et des familles, il est inséré un article L. 421‑3‑1 ainsi rédigé : 

« Art. L. 421‑3‑1. – Le référentiel national d’évaluation des demandes d’agrément des assistants familiaux distingue les conditions matérielles d’accueil des capacités éducatives et affectives des candidats, afin de garantir une appréciation globale de leur aptitude à accueillir durablement un enfant confié à l’aide sociale à l’enfance. 

« Un décret précise les modalités d’application du présent article. » 

🖋️Adopté26 juin 2026
Soumya Bourouaha
Après l'article 4, insérer l'article suivant:

Après l’article L. 421‑3 du code de l’action sociale et des familles, il est inséré un article L. 421‑3‑1 ainsi rédigé : 

« Art. L. 421‑3‑1. – Le référentiel national d’évaluation des demandes d’agrément des assistants familiaux distingue les conditions matérielles d’accueil des capacités éducatives et affectives des candidats, afin de garantir une appréciation globale de leur aptitude à accueillir durablement un enfant confié à l’aide sociale à l’enfance. 

« Un décret précise les modalités d’application du présent article. » 

🖋️Adopté27 juin 2026
Isabelle Santiago
Après l'article 4, insérer l'article suivant:

Après l’article L. 421‑3 du code de l’action sociale et des familles, il est inséré un article L. 421‑3‑1 ainsi rédigé : 

« Art. L. 421‑3‑1. – Le référentiel national d’évaluation des demandes d’agrément des assistants familiaux distingue les conditions matérielles d’accueil des capacités éducatives et affectives des candidats, afin de garantir une appréciation globale de leur aptitude à accueillir durablement un enfant confié à l’aide sociale à l’enfance. 

« Un décret précise les modalités d’application du présent article. » 

🖋️Rejeté27 juin 2026
Marianne Maximi

I. – Supprimer les alinéas 1 et 2. 

II. – En conséquence, à l’alinéa 14, substituer aux mots : 

« président du conseil départemental »

les mots : 

« service départemental de protection maternelle et infantile ». 

🖋️Rejeté27 juin 2026
Christine Loir

Supprimer les alinéas 1 et 2. 

🖋️Rejeté27 juin 2026
Marine Hamelet

Supprimer les alinéas 1 et 2. 

🖋️Rejeté27 juin 2026
Katiana Levavasseur

Compléter l’alinéa 2 par les mots : 

« disposant de compétences en matière de protection de l’enfance, de santé de l’enfant ou d’évaluation des conditions d’accueil des mineurs ».

🖋️Rejeté27 juin 2026
Emmanuel Fouquart

Compléter l’alinéa 2 par les mots :

« , sous réserve que cette instruction soit supervisée par un agent compétent en matière de protection de l’enfance ou que le rapport d’instruction soit transmis pour avis à un tel agent avant la décision du président du conseil départemental ».

🖋️Non soutenu27 juin 2026
Violette Spillebout

Compléter l’alinéa 2 par la phrase suivante : 

« Les personnes chargées d’instruire ces demandes disposent de connaissances concernant les droits et les besoins fondamentaux des enfants. »

🖋️Rejeté27 juin 2026
Christine Loir

Compléter l’alinéa 2 par les mots : 

« après avis conforme du service départemental de protection maternelle et infantile ».

🖋️Rejeté27 juin 2026
Marine Hamelet

I. – Supprimer l’alinéa 10.

II. – En conséquence, supprimer les alinéas 21, 22, 23, 24, 26 et 27.

III. – En conséquence, à la fin de l’alinéa 25, supprimer les mots :

« ou relais ».

🖋️Non soutenu26 juin 2026
Virginie Duby-Muller

Après l’alinéa 10, insérer les trois alinéas suivants :

« c) Sont ajoutés deux alinéas ainsi rédigés : 

« Un agent public peut être autorisé par l’autorité hiérarchique dont il relève à exercer une activité à titre accessoire d’assistant familial salarié d’une personne morale de droit public ou de droit privé, dans les conditions prévues à l’article L. 123‑7 du code général de la fonction publique.

« Les conditions de cumul de l’activité d’assistant familial avec une autre activité professionnelle exercée en tant qu’agent public ou salarié de droit privé sont définies par décret. » ; ». 

🖋️Rejeté27 juin 2026
Katiana Levavasseur

Après l’alinéa 10, insérer l’alinéa suivant :

« L’accueil relais ne peut donner lieu, pour un même enfant, à des changements répétés de lieux d’accueil qui porteraient atteinte à la stabilité de son parcours. »

🖋️Rejeté26 juin 2026
Arnaud Bonnet

Après l’alinéa 11, insérer les deux alinéas suivants : 

« aa) Le second alinéa est complété par une phrase ainsi rédigée : 

« Le référentiel national d’évaluation des demandes d’agrément des assistants familiaux distingue les conditions matérielles d’accueil des capacités éducatives et affectives des candidats, afin de garantir une appréciation globale de leur aptitude à accueillir durablement un enfant confié à l’aide sociale à l’enfance. » ; ». 

🖋️Irrecevable26 juin 2026
Ayda Hadizadeh

Rédiger ainsi le début de l’alinéa 14 :

« La demande d’agrément d’assistant familial est examinée par la commission mentionnée à l’article L. 223‑1. Cette commission rend un avis motivé au président du conseil départemental préalablement à sa décision. Dans le cadre de cet examen, la commission recueille obligatoirement l’avis d’au moins un assistant familial (le reste sans changement). »

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Katiana Levavasseur

Compléter l’alinéa 14 par la phrase suivante : 

« Pour toute première demande d’agrément d’assistant familial, cet avis est obligatoirement sollicité. »

🖋️Irrecevable26 juin 2026
Ayda Hadizadeh

Après la deuxième phrase de l’alinéa 16, insérer les trois phrases suivantes : 

« Un contrôle, réalisé par une équipe pluridisciplinaire, visant à vérifier la réalisation effective de ces adaptations est effectué préalablement à la prise d’effet de l’agrément. Après cette prise d’effet, le lieu d’accueil fait l’objet d’au moins une visite inopinée annuelle. Lorsque l’accueil d’un enfant est en cours, cette visite associe, le cas échéant, le professionnel référent de l’enfant. »

🖋️Rejeté27 juin 2026
Ayda Hadizadeh

Après l’alinéa 19, insérer l’alinéa suivant :

« ii bis) La troisième phrase est complétée par les mots : « ou pour une infraction prévue à l’article 225‑2 du code pénal, lorsqu’elle est commise pour l’un des motifs mentionnés à l’article 225‑1 du même code tenant à l’origine, à l’appartenance ou à la non-appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie, une nation, une prétendue race ou une religion déterminée, au sexe, à l’orientation sexuelle ou à l’identité de genre, ou à l’article 24 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse lorsque la provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence est commise pour l’un de ces mêmes motifs » ; ». »

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Christine Loir

Supprimer la deuxième phrase de l'alinéa 22. 

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Karen Erodi

Supprimer la deuxième phrase de l'alinéa 22. 

🖋️Irrecevable26 juin 2026
Ayda Hadizadeh

À l’alinéa 22, substituer aux trois dernières phrases les cinq phrases suivantes : 

« Cet agrément est subordonné au suivi préalable d’un socle minimal de formation adapté à l’accueil relais, dont la durée, le contenu et les conditions de validation sont déterminés par décret. Ce socle de formation est distinct de la formation prévue au deuxième alinéa de l’article L. 421‑15. Il ne permet pas d’assurer les accueils urgents et de courte durée prévus à l’article L. 423‑30‑1. Le lieu d’accueil fait l’objet d’au moins une visite inopinée annuelle, limitée aux espaces du domicile consacrés à l’accueil de l’enfant, dans des conditions déterminées par décret. Sa durée ainsi que les modalités de son renouvellement sont définies par décret. »

🖋️Irrecevable26 juin 2026
Alexandra Martin (Alpes-Maritimes)

À l’alinéa 22, substituer à la deuxième phrase les trois phrases suivantes : 

« La délivrance de cet agrément est subordonnée au suivi préalable d’une formation adaptée aux missions exercées dans le cadre de l’accueil relais. Cette formation porte notamment sur les besoins fondamentaux de l’enfant, les conséquences des carences et des traumatismes, l’accompagnement des enfants confiés à l’aide sociale à l’enfance ainsi que les droits et les obligations attachés à l’accueil familial. Sa durée et son contenu sont déterminés par décret. »

🖋️Irrecevable26 juin 2026
Prisca Thevenot

Rédiger ainsi la deuxième phrase de l’alinéa 22 : 

« Le titulaire de l’agrément relais bénéficie, avant le premier accueil, d’une formation spécifique aux accueils d’urgence d’au moins soixante heures, notamment sur les traumatismes, l’attachement et les prises en charge courtes, organisée et financée par le département. »

🖋️Rejeté27 juin 2026
Katiana Levavasseur

À l’alinéa 23, après le mot :

« départemental »,

insérer les mots :

« , après évaluation de l’expérience acquise dans le cadre de l’accueil relais, ».

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Violette Spillebout

I. – Après l’alinéa 24, ajouter les quatre alinéas suivants :

« 3° bis Après l’article L. 421‑15 du code de l’action sociale et des familles, il est inséré un article L. 421‑15‑1 ainsi rédigé : 

« Art. L. 421‑15‑1. – Les assistants familiaux nouvellement agréés et recrutés par un employeur public ou privé bénéficient d’une prime d’installation destinée à couvrir les frais d’aménagement du logement rendus nécessaires par l’accueil d’enfants confiés à l’aide sociale à l’enfance. 

 Cette prime a vocation à compenser tout ou partie des dépenses liées à la mise en conformité et à l’adaptation du logement aux besoins de sécurité, de confort et de développement des enfants accueillis. 

« Ses conditions d’attribution, son montant et ses modalités de versement sont déterminés par décret. » 

II. – Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« III. – La perte de recettes pour les collectivités territoriales résultant du 3° bis du II est compensée à due concurrence par la majoration de la dotation globale de fonctionnement et, corrélativement pour l’État, par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services. »

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Ayda Hadizadeh

Après l’alinéa 24, insérer les trois alinéas suivants :

« L’article L. 422‑5‑1 est ainsi modifié :

« a) Au premier alinéa, les mots : « dans la limite de trois ans, afin de prolonger l’accompagnement du mineur ou du majeur âgé de moins de vingt et un ans qu’il accueille » sont remplacés par les mots : « afin de prolonger, jusqu’au terme de sa prise en charge, et au plus tard jusqu’à l’âge de vingt et un ans, l’accompagnement du mineur qu’il accueille à la date à laquelle il atteint cette limite d’âge » ;

« b) Le second alinéa est complété par une phrase ainsi rédigée : « Elle ne peut être renouvelée que pour permettre la poursuite de l’accueil de ce mineur et ne permet pas l’accueil d’un nouveau mineur ou jeune majeur. » 

🖋️Irrecevable26 juin 2026
Virginie Duby-Muller

Après l’alinéa 25, insérer l’alinéa suivant :

4° bis Au premier alinéa de l’article L. 422‑5‑1, les mots : « , dans la limite de trois ans, » sont supprimés ; ». 

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Constance de Pélichy

Après l’alinéa 25, insérer l’alinéa suivant :

4° bis Au premier alinéa de l’article L. 422‑5‑1, les mots : « , dans la limite de trois ans, » sont supprimés ; ». 

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Émilie Bonnivard

Après l’alinéa 25, insérer l’alinéa suivant :

4° bis Au premier alinéa de l’article L. 422‑5‑1, les mots : « , dans la limite de trois ans, » sont supprimés ; ». 

🖋️Non soutenu27 juin 2026
Marianne Maximi

Supprimer les alinéas 26 et 27

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Prisca Thevenot

Compléter cet article par les cinq alinéas suivants :

« La part fixe ne peut être inférieure à 50 % de la rémunération totale prévue au contrat.

« Cette part fixe est due pendant les périodes d’inter-accueil, définies comme les périodes durant lesquelles l’assistant familial demeure disponible et mobilisable dans un délai de 48 heures, maintient les conditions matérielles d’accueil requises par son agrément et s’abstient de toute activité incompatible avec cette disponibilité.

« La durée indemnisée au titre de l’inter-accueil ne peut excéder soixante jours consécutifs. Au terme de ce délai, le département et l’assistant familial examinent conjointement les conditions de maintien du contrat. Le département motive par écrit toute absence de proposition d’accueil dépassant ce seuil.

« Le montant global ne peut être inférieur au minimum prévu au présent article pour l’accueil effectif d’un enfant.

« Un décret en Conseil d’État fixe les conditions de justification de la disponibilité et les modalités de la revue contractuelle. »

🖋️Rejeté26 juin 2026
Ayda Hadizadeh

Compléter cet article par l’alinéa suivant : 

« Le bulletin de paie de l’assistant familial fait apparaître de manière distincte les éléments de rémunération versés au titre de son activité professionnelle des indemnités et des fournitures destinées à l’entretien des mineurs et des jeunes majeurs qu’il accueille. »

🖋️Irrecevable26 juin 2026
Ayda Hadizadeh
Après l'article 4, insérer l'article suivant:

Le dernier alinéa de l’article L. 221‑1 du code de l’action sociale et des familles est complété par trois phrases ainsi rédigées :« Ce contrôle est réalisé au moins une fois par an et donne lieu à des visites inopinées. Le taux de contrôles inopinés ne peut être strictement inférieur à 70 % du nombre total d’opérations de contrôle. Ses modalités ainsi que les conditions de sa coordination avec les contrôles exercés par le représentant de l’État dans le département sont précisées par décret. » 

🖋️Irrecevable26 juin 2026
Ayda Hadizadeh
Après l'article 4, insérer l'article suivant:

Le dernier alinéa de l’article L. 221‑1 du code de l’action sociale et des familles est complété par une phrase ainsi rédigée : « Ce contrôle est réalisé de manière inopinée. »

🖋️Irrecevable26 juin 2026
Isabelle Santiago
Après l'article 4, insérer l'article suivant:

Le dernier alinéa de l’article L. 221‑1 du code de l’action sociale et des familles est complété par une phrase ainsi rédigée : « Ce contrôle comprend des visites inopinées. »

🖋️Irrecevable26 juin 2026
Soumya Bourouaha
Après l'article 4, insérer l'article suivant:

I. – Le deuxième alinéa de l’article L. 221‑2 du code de l’action sociale et des familles est complété par trois phrases ainsi rédigées : 

« Dans les services d’accueil familial relevant de l’aide sociale à l’enfance, chaque mineur ou majeur de moins de vingt et un ans confié à un assistant familial est suivi par un professionnel chargé de la référence éducative. Le nombre de mineurs et de majeurs de moins de vingt et un ans suivis simultanément par ce professionnel ne peut excéder vingt. Lorsque cet accompagnement est assuré par un établissement ou service autorisé ou par un organisme habilité, cette exigence est reprise dans l’autorisation, l’habilitation ou la convention correspondante. » 

II. – Un décret en Conseil d’État détermine, au plus tard dans un délai d’un an à compter de la promulgation de la présente loi, une trajectoire pluriannuelle de réduction du nombre de mineurs et de majeurs de moins de vingt et un ans suivis simultanément par chaque professionnel chargé de la référence éducative dans les services d’accueil familial relevant de l’aide sociale à l’enfance, en vue d’atteindre un plafond de vingt . 

🖋️Rejeté27 juin 2026
René Lioret
Après l'article 4, insérer l'article suivant:

À la première phrase du deuxième alinéa de l’article L. 421‑15 du code de l’action sociale et des familles, après le mot : « enfants », sont insérés les mots : « ainsi qu’à la prévention, à la détection et au signalement des violences physiques, psychologiques et sexuelles commises à l’encontre des mineurs, des phénomènes d’emprise, des processus de radicalisation et des situations d’exploitation des mineurs. »

🖋️Irrecevable26 juin 2026
Anne-Laure Blin
Après l'article 4, insérer l'article suivant:

L’article L. 421‑15 du code de l’action sociale et des familles est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Les assistants familiaux bénéficient d’un accès à l’ensemble des actions de formation continue proposées aux professionnels concourant aux missions de protection de l’enfance. Les modalités d’organisation et d’accès à ces formations tiennent compte des spécificités de leur statut ainsi que des contraintes liées à l’exercice de leur activité. »

🖋️Irrecevable26 juin 2026
Soumya Bourouaha
Après l'article 4, insérer l'article suivant:

L’article L. 421‑15 du code de l’action sociale et des familles est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Les assistants familiaux bénéficient d’un accès à l’ensemble des actions de formation continue proposées aux professionnels concourant aux missions de protection de l’enfance. Les modalités d’organisation et d’accès à ces formations tiennent compte des spécificités de leur statut ainsi que des contraintes liées à l’exercice de leur activité. »

🖋️Irrecevable26 juin 2026
Arnaud Bonnet
Après l'article 4, insérer l'article suivant:

Après l’alinéa 24, insérer les deux alinéas suivants : 

« 3° bis L’article L. 421‑15 est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Les assistants familiaux bénéficient d’un accès à l’ensemble des actions de formation continue proposées aux professionnels concourant aux missions de protection de l’enfance. Les modalités d’organisation et d’accès à ces formations tiennent compte des spécificités de leur statut ainsi que des contraintes liées à l’exercice de leur activité. » ; ». 

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Violette Spillebout
Après l'article 4, insérer l'article suivant:

I. – Après l’alinéa 24, insérer les deux alinéas suivants : 

« 3° bis L’article L. 421‑15 est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Les assistants familiaux bénéficient d’un accès à l’ensemble des actions de formation continue proposées aux professionnels concourant aux missions de protection de l’enfance. Les modalités d’organisation et d’accès à ces formations tiennent compte des spécificités de leur statut ainsi que des contraintes liées à l’exercice de leur activité. »

II. – Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« III. – La perte de recettes pour l’État résultant du 3° bis du II est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services. »

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Gabrielle Cathala
Après l'article 4, insérer l'article suivant:

L’article L. 421‑15 du code de l’action sociale et des familles est complété par deux alinéas ainsi rédigés :

« Les assistants familiaux bénéficient d’un accès à l’ensemble des actions de formation continue proposées aux professionnels concourant aux missions de protection de l’enfance.

« Les modalités d’organisation et d’accès à ces formations tiennent compte des spécificités de leur statut ainsi que des contraintes liées à l’exercice de leur activité. »

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Pauline Cestrières
Après l'article 4, insérer l'article suivant:

L’article L. 421‑15 du code de l’action sociale et des familles est complété par deux alinéas ainsi rédigés :

« Les assistants familiaux bénéficient d’un accès à l’ensemble des actions de formation continue proposées aux professionnels concourant aux missions de protection de l’enfance.

« Les modalités d’organisation et d’accès à ces formations tiennent compte des spécificités de leur statut ainsi que des contraintes liées à l’exercice de leur activité. »

🖋️Irrecevable26 juin 2026
Anne-Laure Blin
Après l'article 4, insérer l'article suivant:

Après l’article L. 421‑15 du code de l’action sociale et des familles, il est inséré un article L. 421‑15‑1 ainsi rédigé :

« Art. L. 421‑15‑1. – Les assistants familiaux nouvellement agréés et recrutés par un employeur public ou privé bénéficient d’une prime d’installation destinée à couvrir les frais d’aménagement du logement rendus nécessaires par l’accueil d’enfants confiés à l’aide sociale à l’enfance.

« Cette prime a vocation à compenser tout ou partie des dépenses liées à la mise en conformité et à l’adaptation du logement aux besoins de sécurité, de confort et de développement des enfants accueillis.

« Ses conditions d’attribution, son montant et ses modalités de versement sont déterminées par décret. » 

🖋️Irrecevable26 juin 2026
Soumya Bourouaha
Après l'article 4, insérer l'article suivant:

Après l’article L. 421‑15 du code de l’action sociale et des familles, il est inséré un article L. 421‑15‑1 ainsi rédigé :

« Art. L. 421‑15‑1. – Les assistants familiaux nouvellement agréés et recrutés par un employeur public ou privé bénéficient d’une prime d’installation destinée à couvrir les frais d’aménagement du logement rendus nécessaires par l’accueil d’enfants confiés à l’aide sociale à l’enfance.

« Cette prime a vocation à compenser tout ou partie des dépenses liées à la mise en conformité et à l’adaptation du logement aux besoins de sécurité, de confort et de développement des enfants accueillis.

« Ses conditions d’attribution, son montant et ses modalités de versement sont déterminées par décret. » 

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Alexandra Martin (Gironde)
Après l'article 4, insérer l'article suivant:

Après l’article L. 421‑15 du code de l’action sociale et des familles, il est inséré un article L. 421‑15‑1 ainsi rédigé :

« Art. L. 421‑15‑1. – Les assistants familiaux nouvellement agréés et recrutés par un employeur public ou privé bénéficient d’une prime d’installation destinée à couvrir les frais d’aménagement du logement rendus nécessaires par l’accueil d’enfants confiés à l’aide sociale à l’enfance.

« Cette prime a vocation à compenser tout ou partie des dépenses liées à la mise en conformité et à l’adaptation du logement aux besoins de sécurité, de confort et de développement des enfants accueillis.

« Ses conditions d’attribution, son montant et ses modalités de versement sont déterminées par décret. » 

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Pauline Cestrières
Après l'article 4, insérer l'article suivant:

I. – Après l’article L. 421‑17‑2 du code de l’action sociale et des familles, il est inséré un article L. 421‑17‑3 ainsi rédigé : 

« Art. L. 421‑17‑3. – Dans chaque département, le service de l’aide sociale à l’enfance met en place un dispositif d’astreinte éducative ainsi qu’une plateforme technique de soutien à destination des assistants familiaux. 

« Ce dispositif assure un appui éducatif, technique et pluridisciplinaire accessible en continu afin de répondre aux difficultés rencontrées dans l’accueil et l’accompagnement des enfants confiés. »

II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

🖋️Irrecevable26 juin 2026
Anne-Laure Blin
Après l'article 4, insérer l'article suivant:

Après l’article L. 421‑17‑2 du code de l’action sociale et des familles, il est inséré un article L. 421‑17‑3 ainsi rédigé : 

« Art. L. 421‑17‑3. – Dans chaque département, le service de l’aide sociale à l’enfance met en place un dispositif d’astreinte éducative ainsi qu’une plateforme technique de soutien à destination des assistants familiaux. 

« Ce dispositif assure un appui éducatif, technique et pluridisciplinaire accessible en continu afin de répondre aux difficultés rencontrées dans l’accueil et l’accompagnement des enfants confiés. »

🖋️Irrecevable26 juin 2026
Soumya Bourouaha
Après l'article 4, insérer l'article suivant:

Après l’article L. 421‑17‑2 du code de l’action sociale et des familles, il est inséré un article L. 421‑17‑3 ainsi rédigé : 

« Art. L. 421‑17‑3. – Dans chaque département, le service de l’aide sociale à l’enfance met en place un dispositif d’astreinte éducative ainsi qu’une plateforme technique de soutien à destination des assistants familiaux. 

« Ce dispositif assure un appui éducatif, technique et pluridisciplinaire accessible en continu afin de répondre aux difficultés rencontrées dans l’accueil et l’accompagnement des enfants confiés. »

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Alexandra Martin (Gironde)
Après l'article 4, insérer l'article suivant:

Après l’article L. 421‑17‑2 du code de l’action sociale et des familles, il est inséré un article L. 421‑17‑3 ainsi rédigé : 

« Art. L. 421‑17‑3. – Dans chaque département, le service de l’aide sociale à l’enfance met en place un dispositif d’astreinte éducative ainsi qu’une plateforme technique de soutien à destination des assistants familiaux. 

« Ce dispositif assure un appui éducatif, technique et pluridisciplinaire accessible en continu afin de répondre aux difficultés rencontrées dans l’accueil et l’accompagnement des enfants confiés. »

🖋️Irrecevable26 juin 2026
Anne-Laure Blin
Après l'article 4, insérer l'article suivant:

L’article L. 423‑33 du code de l’action sociale et des familles est complété par trois alinéas ainsi rédigés :

« Le président du conseil départemental organise, dans chaque service de placement familial, un dispositif d’accueil relais permettant à chaque assistant familial titulaire d’un agrément prévu à l’article L. 421‑3 et accueillant un enfant en placement continu de bénéficier d’au moins un week-end complet par mois en application de l’article L. 423‑33‑1.

« Ce dispositif est mobilisable en continu et permet la continuité de l’accompagnement éducatif de l’enfant dans des conditions adaptées à ses besoins.

« Les modalités d’organisation et de mise en œuvre de ce dispositif sont déterminées par décret. » 

🖋️Irrecevable26 juin 2026
Soumya Bourouaha
Après l'article 4, insérer l'article suivant:

L’article L. 423‑33 du code de l’action sociale et des familles est complété par trois alinéas ainsi rédigés :

« Le président du conseil départemental organise, dans chaque service de placement familial, un dispositif d’accueil relais permettant à chaque assistant familial titulaire d’un agrément prévu à l’article L. 421‑3 et accueillant un enfant en placement continu de bénéficier d’au moins un week-end complet par mois en application de l’article L. 423‑33‑1.

« Ce dispositif est mobilisable en continu et permet la continuité de l’accompagnement éducatif de l’enfant dans des conditions adaptées à ses besoins.

« Les modalités d’organisation et de mise en œuvre de ce dispositif sont déterminées par décret. » 

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Alexandra Martin (Gironde)
Après l'article 4, insérer l'article suivant:

L’article L. 423‑33 du code de l’action sociale et des familles est complété par trois alinéas ainsi rédigés :

« Le président du conseil départemental organise, dans chaque service de placement familial, un dispositif d’accueil relais permettant à chaque assistant familial titulaire d’un agrément prévu à l’article L. 421‑3 et accueillant un enfant en placement continu de bénéficier d’au moins un week-end complet par mois en application de l’article L. 423‑33‑1.

« Ce dispositif est mobilisable en continu et permet la continuité de l’accompagnement éducatif de l’enfant dans des conditions adaptées à ses besoins.

« Les modalités d’organisation et de mise en œuvre de ce dispositif sont déterminées par décret. » 

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Violette Spillebout
Après l'article 4, insérer l'article suivant:

L’article L. 423‑33 du code de l’action sociale et des familles est complété par trois alinéas ainsi rédigés :

« Le président du conseil départemental organise, dans chaque service de placement familial, un dispositif d’accueil relais permettant à chaque assistant familial titulaire d’un agrément prévu à l’article L. 421‑3 et accueillant un enfant en placement continu de bénéficier d’au moins un week-end complet par mois en application de l’article L. 423‑33‑1.

« Ce dispositif est mobilisable en continu et permet la continuité de l’accompagnement éducatif de l’enfant dans des conditions adaptées à ses besoins.

« Les modalités d’organisation et de mise en œuvre de ce dispositif sont déterminées par décret. » 

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Marianne Maximi
Après l'article 4, insérer l'article suivant:

L’article L. 423‑33 du code de l’action sociale et des familles est complété par trois alinéas ainsi rédigés :

« Le président du conseil départemental organise, dans chaque service de placement familial, un dispositif d’accueil relais permettant à chaque assistant familial titulaire d’un agrément prévu à l’article L. 421‑3 et accueillant un enfant en placement continu de bénéficier d’au moins un week-end complet de repos par mois, conformément aux dispositions de l’article L. 423‑33‑1.

« Ce dispositif est mobilisable en continu et permet la continuité de l’accompagnement éducatif de l’enfant dans des conditions adaptées à ses besoins.

« Les modalités d’organisation et de mise en œuvre de ce dispositif sont fixées par décret. »

🖋️Irrecevable26 juin 2026
Arnaud Bonnet
Après l'article 4, insérer l'article suivant:

La sous-section 2 de la section 4 du chapitre III du titre II du livre IV du code de l’action sociale et des familles est ainsi modifiée : 

1° Au quatrième alinéa de l’article L. 423‑33, les mots : « peut bénéficier » sont remplacés par le mot : « bénéficie » ; 

2° L’article L. 423‑33‑1 est ainsi rédigé : 

« Art. L. 423‑33‑1. – Le président du conseil départemental organise, dans chaque service de placement familial, un dispositif d’accueil relais permettant à chaque assistant familial titulaire d’un agrément prévu à l’article L. 421‑3 et accueillant un enfant en placement continu de bénéficier d’au moins un week-end complet par mois.

« Ce dispositif est mobilisable en continu et permet la continuité de l’accompagnement éducatif de l’enfant dans des conditions adaptées à ses besoins.

« Les modalités d’organisation et de mise en œuvre de ce dispositif sont déterminées par décret. » 

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Céline Hervieu
Après l'article 4, insérer l'article suivant:

L’expérimentation prévue à l’article 131 de la loi n° 2022‑217 du 21 février 2022 relative à la différenciation, la décentralisation, la déconcentration et portant diverses mesures de simplification de l’action publique locale est prolongée pour une durée de trois ans à compter de l’expiration de la durée mentionnée au premier alinéa du même article.

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Marianne Maximi
Après l'article 4, insérer l'article suivant:

Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport évaluant la pertinence de fixer des normes nationales de taux d’encadrement des assistants familiaux par les services de l’aide sociale à l’enfance.

Ce rapport analyse notamment le nombre moyen d’assistants familiaux suivis par chaque référent de l’aide sociale à l’enfance, les disparités constatées entre les départements, ainsi que les conséquences de la charge de suivi sur la qualité de l’accompagnement des assistants familiaux, la prévention des ruptures d’accueil et la prise en compte des besoins des enfants confiés.

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Marianne Maximi
Après l'article 4, insérer l'article suivant:

Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur le taux de contrôle des assistants familiaux.

Ce rapport évalue notamment la fréquence et les modalités des contrôles réalisés auprès des assistants familiaux, les disparités existantes entre les départements, les moyens humains mobilisés par les services de l’aide sociale à l’enfance pour assurer ces missions ainsi que les éventuelles difficultés rencontrées dans l’exercice de ce suivi.

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Marianne Maximi
Après l'article 4, insérer l'article suivant:

Dans un délai de trois mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur la possibilité de cumuler un emploi et de devenir famille d’accueil pour des enfants dont la situation éducative et affective le permet. Ce rapport peut envisager les dispositifs de défraiement desdites familles d’accueil en ce qui concerne les frais réels engagés par celles-ci pour les enfants qui leur sont confiés.

🖋️Tombé27 juin 2026
Christine Le Nabour

Compléter l’alinéa 2 par la phrase suivante :

« Ce service comprend des professionnels qualifiés dans les domaines de la santé, de la psychologie ou de l’accueil familial de l’enfant. »

🖋️Tombé26 juin 2026
Ayda Hadizadeh

À la fin de l’alinéa 10, substituer aux mots : 

« fixée par décret » 

les mots : 

« de trois jours ». 


Article 5
🖋️Adopté27 juin 2026
Marianne Maximi

I. – Après l’alinéa 1, insérer les cinq alinéas suivants : 

« 1° A Après le quatrième alinéa de l’article 375‑1, sont insérés quatre alinéas ainsi rédigés :

« « Dans le cadre de l’assistance d’un avocat auprès d’un mineur confié au titre d’une mesure de placement ou d’assistance éducative relevant de l’aide sociale à l’enfance, dans les conditions prévues au présent article, le conseil de l’ordre procède à la vérification de l’honorabilité de l’avocat désigné.

« « Cette vérification est réalisée par la consultation du bulletin n° 2 du casier judiciaire dans les conditions prévues aux articles 776 et suivants du code de procédure pénale ainsi que par la consultation du fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes dans les conditions prévues aux articles 706‑53‑7 et suivants du même code.

« « Le conseil de l’ordre informe préalablement l’avocat concerné qu’il sera procédé à la vérification de ses antécédents judiciaires.

« « Lorsque cette vérification fait apparaître une condamnation incompatible avec l’intervention auprès d’un mineur, le conseil de l’ordre en informe sans délai le bâtonnier et prend les mesures nécessaires afin de prévenir toute situation susceptible de porter atteinte à l’intérêt supérieur de l’enfant. » »

II. – En conséquence, après l’alinéa 9, insérer les deux alinéas suivants : 

« I bis. – L’article 1186 du code de procédure civile est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« « Lorsque le mineur est assisté ou représenté par un avocat dans le cadre d’une procédure relevant de la protection de l’enfance, les dispositions relatives à la vérification de l’honorabilité prévues à l’article 375‑1 du code civil sont applicables. » »

🖋️Adopté29 juin 2026
Nathalie Colin-Oesterlé

À la première phrase de l’alinéa 5, après le mot : 

« dossier »,

insérer les mots :

« d’assistance éducative ».

🖋️Adopté29 juin 2026
Nathalie Colin-Oesterlé

I. – À la première phrase de l’alinéa 5, après le nombre :

« 2 »,

insérer les mots :

« du casier judiciaire ».

II. – En conséquence, procéder à la même insertion aux alinéas 23, 28 et 32. 

🖋️Adopté29 juin 2026
Nathalie Colin-Oesterlé

À la dernière phrase de l’alinéa 5, substituer aux mots :

« sollicitant d’ »

les mots :

« demandant à ».

🖋️Adopté29 juin 2026
Nathalie Colin-Oesterlé

À la fin de la dernière phrase de l’alinéa 5, substituer aux mots :

« et la concernant »

les mots :

« qui la concernent ».

🖋️Adopté29 juin 2026
Nathalie Colin-Oesterlé

À l’alinéa 6, substituer au mot :

« fixe »

le mot :

« définit ».

🖋️Adopté1 juil. 2026
Nathalie Colin-Oesterlé

Après l’alinéa 9, insérer un alinéa ainsi rédigé :

« 1° A Au premier alinéa de l’article 11‑2‑1, après la référence : « 706‑73‑1 », sont insérés les mots et les références : « du présent code et L. 133‑6 du code de l’action sociale et des familles ». ».

🖋️Adopté29 juin 2026
Nathalie Colin-Oesterlé

I. – À l’alinéa 10, supprimer le mot :

« supérieur ».

II. – En conséquence, à l’alinéa 12, supprimer le mot :

« supérieur ».

II. – En conséquence, à l’alinéa 19, supprimer le mot :

« supérieur ».

🖋️Adopté26 juin 2026
Arnaud Bonnet

Après l’alinéa 16, insérer les deux alinéas suivants : 

« 2° bis Après l’article 706‑53‑7, il est inséré un article 706‑53‑7‑1 ainsi rédigé :

« Art. 706‑53‑7‑1. – Toute juridiction pénale ayant prononcé une condamnation pour une infraction susceptible d’entraîner une incompatibilité avec l’exercice d’une activité auprès de mineurs en informe sans délai l’autorité administrative compétente. Cette information est transmise en complément de l’inscription au fichier judiciaire national automatisé des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes et ne fait pas obstacle aux autres transmissions prévues par la loi. » ; ». 

🖋️Adopté29 juin 2026
Nathalie Colin-Oesterlé

À l’alinéa 19, substituer aux mots :

« les besoins »

les mots :

« le besoin ».

🖋️Adopté27 juin 2026
Émilie Bonnivard

Après l’alinéa 19, insérer l’alinéa suivant : 

« 5° À la première phrase de l’avant-dernier alinéa de l’article 776, les mots : « seules nécessités liées au recrutement d’une personne » sont remplacés par les mots : « nécessités liées au recrutement d’une personne et au contrôle régulier de sa situation lors de l’exercice de ses fonctions ». » 

🖋️Adopté27 juin 2026
Gabrielle Cathala

Après l’alinéa 19, insérer l’alinéa suivant : 

« 5° À la première phrase de l’avant-dernier alinéa de l’article 776, les mots : « seules nécessités liées au recrutement d’une personne » sont remplacés par les mots : « nécessités liées au recrutement d’une personne et au contrôle régulier de sa situation lors de l’exercice de ses fonctions ». » 

🖋️Adopté1 juil. 2026
Nathalie Colin-Oesterlé

I. – Après le mot :

« infraction »,

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 22 :

« mentionnée à l’article L. 133‑6. »

II. – En conséquence, à l’alinéa 27, substituer aux mots :

« visée aux articles 221‑1 à 221‑5, 222‑1 à 222‑18, 222‑23 à 222‑33, 224‑1 à 224‑5, au second alinéa de l’article 225‑12‑1 et aux articles 225‑12‑2 à 225‑12‑4, 227‑1, 227‑2 et 227‑15 à 227‑28 du code pénal »

les mots :

« mentionnée à l’article L. 133‑6 du présent code. »

III. – En conséquence, après le mot :

« infraction »,

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 31 :

« mentionnée à l’article L. 133‑6. »

🖋️Adopté26 juin 2026
Ayda Hadizadeh

I. – À la première phrase de l’alinéa 25, après le mot :

« assuré »,

insérer les mots :

« préalablement au placement, puis renouvelé au moins une fois tous les deux ans pendant toute la durée de ce placement, ».

II. – En conséquence, à la première phrase de l’alinéa 29, après le mot :

« assuré »,

insérer les mots :

« préalablement au recueil légal de l’enfant, puis renouvelé au moins une fois tous les deux ans pendant toute la durée de ce recueil, ».

III. – En conséquence, à la première phrase de l’alinéa 34, après le mot :

« assuré »,

insérer les mots :

« préalablement à la délivrance de l’agrément, puis renouvelé au moins une fois tous les deux ans pendant toute la durée de validité de celui-ci, ».

🖋️Adopté1 juil. 2026
Nathalie Colin-Oesterlé

I – Après l’alinéa 25, insérer les deux alinéas suivants :

« Le tiers à qui l’enfant est confié est tenu de déclarer au président du conseil départemental toute nouvelle personne majeure ou mineure de plus de treize ans résidant à son domicile.

« Le contrôle prévu au présent article est renouvelé tous les trois ans ou lorsque le tiers déclare un changement dans la composition de son foyer en application du cinquième alinéa du présent article. ».

II. – En conséquence, procéder à la même insertion après l’alinéa 29.

III. – En conséquence, après l’alinéa 34, insérer les deux alinéas suivants : 

« La personne agréée en application du présent article est tenue de déclarer au président du conseil départemental toute nouvelle personne majeure ou mineure de plus de treize ans résidant à son domicile.

« Le contrôle prévu au présent article est renouvelé tous les trois ans ou lorsque la personne agréée déclare un changement dans la composition de son foyer en application de l’avant-dernier alinéa du présent article. ».

🖋️Adopté29 juin 2026
Nathalie Colin-Oesterlé

À l’alinéa 27, substituer au mot :

« recueillant »

les mots :

« accueillant l’enfant ».

🖋️Adopté26 juin 2026
Arnaud Bonnet

Après l’alinéa 35, insérer les deux alinéas suivants : 

« 5° Après l’article L. 421‑3‑1 tel qu’il résulte de l’article 4 de la présente loi, il est inséré un article L. 421‑3‑2 ainsi rédigé :

« Art. L. 421‑3‑2. – L’obtention et le maintien de l’agrément d’assistant maternel sont subordonnés à la détention du certificat d’honorabilité pour l’enfance mentionné à l’article L. 133‑6‑3. » »

🖋️Adopté27 juin 2026
Émilie Bonnivard

I. – Après l’alinéa 38, insérer l’alinéa suivant : 

« aa) Au premier alinéa du I, après le mot : « travail », sont insérés les mots : « ou au 2° de l’article L. 552‑1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ou à l’article L. 631‑11 du code de la construction et de l’habitat » ; ». 

🖋️Adopté27 juin 2026
Marianne Maximi

I. – Après l’alinéa 38, insérer l’alinéa suivant : 

« aa) Au premier alinéa du I, après le mot : « travail », sont insérés les mots : « ou au 2° de l’article L. 552‑1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ou à l’article L. 631‑11 du code de la construction et de l’habitat » ; ». 

🖋️Adopté27 juin 2026
Perrine Goulet

I. – Après l’alinéa 38, insérer l’alinéa suivant : 

« aa) Au premier alinéa du I, après le mot : « travail », sont insérés les mots : « ou au 2° de l’article L. 552‑1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ou à l’article L. 631‑11 du code de la construction et de l’habitat » ; ». 

🖋️Adopté29 juin 2026
Nathalie Colin-Oesterlé

À l’alinéa 41, substituer aux mots :

« incapacités et des interdictions »

les mots :

« interdictions et des suspensions ».

🖋️Adopté27 juin 2026
Violette Spillebout

Compléter l’alinéa 42 par les mots :

« ou de l’article L. 911‑10 du code de l’éducation ou s’il relève de l’incapacité mentionnée au second alinéa de l’article L. 911‑5‑3 du même code. »

🖋️Adopté1 juil. 2026
Nathalie Colin-Oesterlé

I. – Après l’alinéa 42, insérer l’alinéa suivant : 

« b bis) Au premier alinéa du II, les mots : « et à intervalles réguliers » sont remplacés par les mots : « puis au moins tous les trois ans ». 

II. – En conséquence, à la première phrase de l’alinéa 83, substituer aux mots : 

« et à intervalles réguliers pendant cet » 

les mots : 

« puis au moins tous les trois ans lors de leur ». 

III. – En conséquence, à l’alinéa 95, substituer aux mots : 

« à intervalles réguliers » 

les mots : 

« au moins tous les trois ans ». 

IV. – En conséquence, à l’alinéa 101, substituer aux mots : 

« à intervalles réguliers » 

les mots : 

« au moins tous les trois ans ». 

V. – En conséquence, à l’alinéa 155, substituer aux mots : 

« et à intervalles réguliers » 

les mots : 

« puis au moins tous les trois ans ». 

VI. – En conséquence, supprimer l’alinéa 159. 

🖋️Adopté27 juin 2026
Émilie Bonnivard

I. – Après l’alinéa 42, insérer l’alinéa suivant : 

« b bis) Au premier alinéa du II, les mots : « et à intervalles réguliers » sont remplacés par les mots : « puis au moins tous les trois ans ». 

II. – En conséquence, à la première phrase de l’alinéa 83, substituer aux mots : 

« et à intervalles réguliers pendant cet » 

les mots : 

« puis au moins tous les trois ans lors de leur ». 

III. – En conséquence, à l’alinéa 95, substituer aux mots : 

« à intervalles réguliers » 

les mots : 

« au moins tous les trois ans ». 

IV. – En conséquence, à l’alinéa 101, substituer aux mots : 

« à intervalles réguliers » 

les mots : 

« au moins tous les trois ans ». 

V. – En conséquence, à l’alinéa 155, substituer aux mots : 

« et à intervalles réguliers » 

les mots : 

« puis au moins tous les trois ans ». 

VI. – En conséquence, supprimer l’alinéa 159. 

🖋️Adopté27 juin 2026
Gabrielle Cathala

I. – Après l’alinéa 42, insérer l’alinéa suivant : 

« b bis) Au premier alinéa du II, les mots : « et à intervalles réguliers » sont remplacés par les mots : « puis au moins tous les trois ans ». 

II. – En conséquence, à la première phrase de l’alinéa 83, substituer aux mots : 

« et à intervalles réguliers pendant cet » 

les mots : 

« puis au moins tous les trois ans lors de leur ». 

III. – En conséquence, à l’alinéa 95, substituer aux mots : 

« à intervalles réguliers » 

les mots : 

« au moins tous les trois ans ». 

IV. – En conséquence, à l’alinéa 101, substituer aux mots : 

« à intervalles réguliers » 

les mots : 

« au moins tous les trois ans ». 

V. – En conséquence, à l’alinéa 155, substituer aux mots : 

« et à intervalles réguliers » 

les mots : 

« puis au moins tous les trois ans ». 

VI. – En conséquence, supprimer l’alinéa 159. 

🖋️Adopté29 juin 2026
Nathalie Colin-Oesterlé

I – À l’alinéa 46, substituer au mot :

« et »

le mot :

« ou ».

II. – En conséquence, procéder à la même substitution aux alinéas 47 et 49.

🖋️Adopté29 juin 2026
Nathalie Colin-Oesterlé

Après l’alinéa 48, insérer l’alinéa suivant : 

« g bis) À la seconde phrase de l’avant-dernier alinéa du III, le mot : « troisième » est remplacé par le mot : « premier » ; ». 

🖋️Adopté27 juin 2026
Perrine Goulet

Après l’alinéa 49, insérer les quatre alinéas suivants : 

i) Le II est complété par trois alinéas ainsi rédigés : 

« Les obligations mentionnées au présent II incombent également à toute personne exerçant, y compris bénévolement, dans :

« 1° Une association d’aide aux victimes agréée en application de l’article 41 du code de procédure pénale ;

« 2° Une association ou un organisme, y compris de droit privé, dont l’activité consiste à accueillir, à recevoir dans leurs locaux, à accompagner ou à soutenir des victimes d’infractions pénales, lorsqu’ils sont en contact direct avec ces victimes, notamment lorsqu’il s’agit de mineurs ou de personnes vulnérables. »

🖋️Adopté1 juil. 2026
Nathalie Colin-Oesterlé

I. – À l'alinéa 50, substituer aux mots :

"deux articles L. 133‑6‑1 et L. 133‑6‑2"

les mots :

"trois articles  L. 133‑6‑1, L. 133‑6‑2 et L. 133-6-3".

II. – En conséquence, après l’alinéa 77, insérer l'alinéa suivant :

« Art. L. 133‑6-3 – Sans préjudice des dispositions des articles L. 133‑6 à L. 133‑6-2, tout responsable d’un lieu ou d’une structure habituellement fréquentée par des mineurs, de même que tout employeur d’une personne exerçant une activité au contact de mineurs, notamment les particuliers employeurs qui souhaitent recruter un salarié pour exercer l’une des activités mentionnées à l’article L. 7231‑1 du code du travail, peut demander aux personnes qu'il recrute, à titre professionnel ou bénévole, l’attestation mentionnée au deuxième alinéa du II de l’article L. 133‑6. »

🖋️Adopté29 juin 2026
Nathalie Colin-Oesterlé

À l’alinéa 51, supprimer les mots :

« le visant ».

🖋️Adopté1 juil. 2026
Nathalie Colin-Oesterlé

I. – Substituer aux alinéas 53 à 55 les deux alinéas suivants :

« 1° Lorsque l’absence d’attestation résulte d’un refus du salarié, de l’agent public ou de la personne agréée de la transmettre à l’employeur, au directeur d’un établissement, d’un service ou d’un lieu de vie et d’accueil ou à l’autorité délivrant l’agrément, il n’a pas droit au maintien de sa rémunération, ni, en ce qui concerne les agents publics, au financement des garanties de protection sociale complémentaire prévu à l’article L. 827‑1 du code général de la fonction publique ;

« 2° Lorsque l’absence d’attestation résulte de difficultés techniques ou d’usage du système d’information sécurisé mentionné au deuxième alinéa du II de l’article L. 133‑6, ou d’une omission de bonne foi de la part du salarié, de l’agent public, ou de la personne agréée il a droit au maintien de sa rémunération et, pour les agents publics, au financement des garanties de protection sociale complémentaire prévu à l’article L. 827‑1 du code général de la fonction publique ».

II. – En conséquence, substituer aux alinéas 163 à 164 les deux alinéas suivants :

« 1° Lorsque l’absence d’attestation résulte d’un refus du salarié, de l’agent public, du professionnel relevant de l’article L. 6152‑1 ou des élèves et des étudiants des établissements préparant aux professions de santé de la transmettre à l’employeur ou au responsable légal de l’établissement ou du lieu d’exercice, il n’a pas droit au maintien de sa rémunération, de ses émoluments ou de ses primes et de ses indemnités, ni, en ce qui concerne les agents publics, au financement des garanties de protection sociale complémentaire prévu à l’article L. 827‑1 du code général de la fonction publique ;

« 2° Lorsque l’absence d’attestation résulte de difficultés techniques ou d’usage du système d’information sécurisé mentionné au deuxième alinéa du II de l’article L. 133‑6, ou d’une omission de bonne foi de la part du salarié, de l’agent public, du professionnel relevant de l’article L. 6152‑1 ou des élèves et des étudiants des établissements préparant aux professions de santé, il a droit au maintien de sa rémunération et, pour les agents publics, au financement des garanties de protection sociale complémentaire prévu à l’article L. 827‑1 du code général de la fonction publique ; ».

🖋️Adopté29 juin 2026
Nathalie Colin-Oesterlé

I. – À l’alinéa 56, substituer aux mots :

« n’est pas frappé par »

les mots :

« ne fait pas l’objet d’ ».

II. – En conséquence, à l’alinéa 103, substituer aux mots : 

« frappées d’ »

les mots : 

« faisant l’objet d’une ». 

III. – En conséquence, à l’alinéa 110, substituer aux mots : 

« est frappée »

les mots : 

« fait l’objet ». 

IV. – En conséquence, à l’alinéa 118, substituer aux mots :

« est frappée d’ »

les mots :

« fait l’objet d’une ».

V. – En conséquence, à l’alinéa 166, substituer aux mots :

« n’est pas frappé par »

les mots :

« ne fait pas l’objet d’ ».

🖋️Adopté29 juin 2026
Nathalie Colin-Oesterlé

I. – Au début de l’alinéa 59, ajouter les mots :

« Lorsque l’incapacité est confirmée, ».

II. – En conséquence, à la fin du même alinéa 59, supprimer les mots :

« , lorsque l’incapacité est confirmée ».

🖋️Adopté29 juin 2026
Nathalie Colin-Oesterlé

I. – Au début de l’alinéa 60, ajouter les mots :

« Lorsque l’incapacité n’est pas confirmée, ».

II. – En conséquence, au même alinéa 60, supprimer les mots :

« l’incapacité n’est pas confirmée et que » 

III. – En conséquence, au début de l’alinéa 170, insérer les mots : 

« Lorsque l’incapacité n’est pas confirmée, ».

VI. – En conséquence, au même alinéa 170, supprimer les mots :

« l’incapacité n’est pas confirmée et que ». 

🖋️Adopté29 juin 2026
Nathalie Colin-Oesterlé

I. – À la fin de l’alinéa 64, substituer au mot :

« terme »

le mot :

« contrat ».

II. – En conséquence, procéder à la même substitution à la fin de l’alinéa 174. 

🖋️Adopté29 juin 2026
Nathalie Colin-Oesterlé

I. – À la première phrase de l’alinéa 68, substituer aux mots :

« radiation des cadres »

le mot :

« révocation ».

II. – En conséquence, procéder à la même substitution à la première phrase de l’alinéa 178.

🖋️Adopté29 juin 2026
Nathalie Colin-Oesterlé

I. – À l’alinéa 70, après la deuxième occurrence de la référence :

« I »,

insérer les mots :

« de l’article L. 133‑6 ».

II. – En conséquence, au même alinéa 70, substituer aux mots : 

« I de l’article 133‑6 »

les mots : 

« même I ». 

🖋️Adopté29 juin 2026
Nathalie Colin-Oesterlé

À l’alinéa 70, substituer aux mots :

« en situation de vulnérabilité »

le mot :

« vulnérables ».

🖋️Adopté1 juil. 2026
Nathalie Colin-Oesterlé

I. – À l’alinéa 70, substituer aux mots : 

« peut, par arrêté motivé, prononcer »

les mots : 

« prononce, par arrêté motivé, ». 

II. – En conséquence, après l’alinéa 70, insérer l'alinéa suivant : 

« Par dérogation à l'alinéa précédent, l’autorité administrative compétente peut autoriser le salarié, l’agent public ou la personne agréée à continuer à exercer son activité lorsqu’elle estime que cette activité ne présente pas de risque grave pour la santé ou sécurité physique ou morale des mineurs ou des majeurs vulnérables auprès desquels l’intéressé intervient. Cette décision est spécialement motivée. ».

III. – En conséquence, à l’alinéa 127, substituer aux mots :

« peut prononcer »

le mot :

« prononce ».

IV. – En conséquence, après l’alinéa 127, insérer un alinéa ainsi rédigé :

« Par dérogation à l’alinéa précédent, l’autorité de l’État compétente peut autoriser la personne qui exerce une activité ou qui intervient dans un établissement scolaire, à titre professionnel ou bénévole à continuer à exercer son activité lorsqu’elle estime que cette activité ne présente pas de risque pour la santé ou sécurité physique ou morale des mineurs qui fréquentent l’établissement. Cette décision est spécialement motivée. ».

III. – En conséquence, à l’alinéa 179, substituer aux mots :

« peut, par arrêté motivé, prononcer »

les mots :

« prononce, par arrêté motivé, ».

III. – En conséquence, après l’alinéa 179, insérer un alinéa ainsi rédigé :

« Par dérogation à l’alinéa précédent, l’autorité administrative compétente peut autoriser le salarié, l’agent public ou la personne agréée à continuer à exercer son activité lorsqu’elle estime que cette activité ne présente pas de risque grave pour la santé ou sécurité physique ou morale des mineurs ou des majeurs vulnérables auprès desquels l’intéressé intervient. Cette décision est spécialement motivée. ».

🖋️Adopté29 juin 2026
Nathalie Colin-Oesterlé

À l’alinéa 71, substituer aux mots :

« après avoir informé »

les mots :

« à compter de l’information de ».

🖋️Adopté29 juin 2026
Nathalie Colin-Oesterlé

I. – À l’alinéa 77, supprimer le mot :

« lui ».

II. – En conséquence, au même alinéa 77, après le mot :

« délai »,

insérer les mots :

« à la personne ».

🖋️Adopté26 juin 2026
Florence Herouin-Léautey

Après l’alinéa 77, insérer les trente-deux alinéas suivants : 

« Art L. 133‑6‑3. – I. – Nul ne peut, dans le cadre d’une activité organisée par une personne morale de droit public ou de droit privé, exercer de manière habituelle auprès de mineurs une fonction d’enseignement, d’animation, de surveillance ou d’encadrement, à quelque titre que ce soit, y compris bénévole, s’il a été condamné définitivement soit pour un crime, soit pour les délits prévus au I de l’article L. 133‑6.

« II. – Nul ne peut, dans le cadre d’une activité organisée par une personne morale de droit public ou de droit privé, exercer de manière habituelle auprès de mineurs une fonction d’enseignement, d’animation, de surveillance ou d’encadrement, à quelque titre que ce soit, y compris bénévole, s’il fait l’objet d’une mesure d’interdiction d’exercer prise en application des articles L. 212‑13 du code du sport, L. 227‑10 du présent code ou L. 911‑5 du code de l’éducation.

« III. – Les I et II du présent article s’appliquent que l’accueil soit ou non déclaré au titre de l’article L. 227‑5 du présent code et quels que soient les temps d’accueil concernés, y compris la pause méridienne, les heures qui précèdent et qui suivent la classe, le mercredi et les vacances scolaires.

« IV. – Le contrôle des incapacités mentionnées aux I et II du présent article est assuré par la délivrance du bulletin n° 2 du casier judiciaire dans les conditions prévues à l’article 776 du code de procédure pénale et par l’accès aux informations contenues dans le fichier judiciaire national automatisé des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes dans les conditions prévues à l’article 706‑53‑7 du même code, avant l’exercice des fonctions de la personne, puis, pour les personnels permanents, une fois par an et, pour les accueils fonctionnant par périodes de vacances scolaires, avant le début de chaque période d’accueil ou lors du renouvellement de l’attestation mentionnée au deuxième alinéa du présent IV. 

« L’administration chargée de ce contrôle peut délivrer une attestation à la personne qui ne fait pas l’objet d’une inscription entraînant les incapacités mentionnées aux I et II du présent article, au moyen d’un système d’information sécurisé permettant, par dérogation au premier alinéa des articles 706‑53‑11 et 777‑3 du code de procédure pénale, la consultation des deux traitements de données mentionnés au premier alinéa du présent IV, dans des conditions déterminées par décret en Conseil d’État.

« L’attestation ainsi délivrée fait état de l’absence de condamnation et de l’absence de mention au fichier judiciaire national automatisé des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes. Elle peut être communiquée au représentant légal de la personne morale mentionnée au I du présent article. L’administration peut également transmettre à ce représentant, pour les besoins du contrôle à intervalles réguliers, l’information selon laquelle une personne en exercice est frappée d’une incapacité mentionnée aux I ou II ou fait l’objet d’une mention au même fichier.

« V. – La personne morale mentionnée aux mêmes I et II ne peut recruter, ni maintenir en fonction une personne frappée d’une incapacité mentionnée auxdits I et II. Lorsqu’une telle incapacité est révélée en cours d’exercice, elle met fin sans délai aux fonctions de l’intéressé.

« Le fait, pour le représentant légal de la personne morale, de recruter ou de maintenir en fonction une personne en méconnaissance des mêmes I et II est puni de deux ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende.

« VI. – Lorsqu’il est mis fin aux fonctions d’une personne en application du V en raison d’une condamnation définitive ou d’une mesure d’interdiction d’exercer, la personne morale informe, dans des conditions déterminées par décret en Conseil d’État, les représentants légaux des mineurs qui ont été accueillis ou encadrés par cette personne. Cette information est délivrée sans préjudice de l’appréciation du procureur de la République et dans le respect de la présomption d’innocence.

« Art L. 133‑6‑4. – I. – Lorsqu’à l’occasion du contrôle des incapacités prévu à l’article L. 133‑6‑1 la visant, la personne intervenant exerçant lors d’une activité organisée par une personne morale de droit public ou de droit privé, de manière habituelle auprès de mineurs une fonction d’enseignement, d’animation, de surveillance ou d’encadrement, à quelque titre que ce soit, y compris bénévole, ne présente pas l’attestation mentionnée au III de l’article L. 133‑6‑3 avant le terme du délai prévu par le décret en Conseil d’État mentionné au même III, l’employeur ou l’organisateur de l’activité notifie à l’intéressé, par tout moyen conférant date certaine et sans délai, la suspension, selon le cas, de ses fonctions, de son contrat de travail ou de son contrat de mission. 

« Durant la période de suspension :

« 1° Le salarié a droit au maintien de sa rémunération ;

« 2° L’agent public conserve sa rémunération ainsi que le financement des garanties de protection sociale complémentaire prévu à l’article L. 827‑1 du code général de la fonction publique ;

« Pendant la période de suspension, l’employeur, le directeur de l’établissement, du service ou du lieu de vie et d’accueil, ou l’autorité compétente pour délivrer un agrément s’assure que, selon le cas, le salarié, l’agent public ou la personne agréée ne fait pas l’objet par une incapacité prévue à l’article L. 133‑6 du présent code.

« La suspension prend fin :

« a) Lorsqu’il est établi que le salarié, l’agent public ou la personne agréée n’est pas concerné par une incapacité mentionnée au même article L. 133‑6 ;

« b) À l’issue des procédures engagées en application du II du présent article, lorsque l’incapacité est confirmée ;

« c) Lorsque l’incapacité n’est pas confirmée, à la notification de l’arrêté motivé ou à la réception de l’information mentionnés au III, lorsque le salarié, l’agent public ou la personne agréée mentionnés au I fait l’objet d’une mise en examen ou d’une condamnation non définitive mentionnées au fichier judiciaire national automatisé des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes ou, lorsque sa consultation est prévue, au fichier judiciaire national automatisé des auteurs d’infractions terroristes.

« II. – Lorsque l’incapacité est confirmée, il est mis fin à la relation de travail.

« A. – Lorsque l’incapacité concerne un salarié en contrat à durée indéterminée, l’employeur engage une procédure de licenciement du salarié, l’incapacité constituant la cause réelle et sérieuse du licenciement. Le licenciement est prononcé dans les conditions prévues par les dispositions du code du travail relatives à la rupture du contrat de travail pour motif personnel. Le préavis prévu à l’article L. 1234‑1 du même code n’est pas exécuté et ne donne pas lieu au versement de l’indemnité compensatrice.

« L’article L. 1234‑9 dudit code n’est pas applicable au licenciement prononcé dans les conditions prévues au premier alinéa du présent A.

« B. – Lorsque l’incapacité concerne un salarié non titulaire d’un contrat à durée indéterminée, sans préjudice des articles L. 1243‑1 et L. 1251‑26 du même code, l’employeur met fin au contrat à durée déterminée ou au contrat de mission ou à la lettre de mission et au contrat de mise à disposition avant l’échéance du terme.

« Par dérogation aux articles L. 1243‑4 et L. 1243‑8 du même code, la rupture du contrat à durée déterminée en raison d’une incapacité résultant des articles L. 133‑6 à L. 133‑6‑3 du présent code ne donne lieu à aucune indemnité.

« Par dérogation à l’article L. 1251‑26 du code du travail, lorsque l’entreprise de travail temporaire met fin au contrat de mission en raison d’une incapacité résultant des articles L. 133‑6 à L. 133‑6‑3 du présent code, l’entreprise de travail temporaire n’est pas tenue de proposer un nouveau contrat de mission au salarié et la rupture du contrat de mission ne donne lieu à aucune indemnité.

« Lorsque l’entreprise de travail temporaire est dans l’impossibilité de proposer une nouvelle mission au salarié lié par le contrat mentionné à l’article L. 1251‑58‑1 du code du travail en raison d’une incapacité résultant des articles L. 133‑6 à L. 133‑6‑3 du présent code ayant donné lieu à la rupture d’un contrat de mise à disposition, l’employeur peut engager une procédure de licenciement du salarié, l’incapacité constituant la cause réelle et sérieuse du licenciement. L’article L. 1234‑9 du code du travail n’est pas applicable au licenciement prononcé dans ces conditions.

« C. – Lorsque l’incapacité concerne un agent public, l’employeur engage une procédure de révocation si l’agent est fonctionnaire et exerce au sein de son administration ou de licenciement sans indemnité ni préavis s’il est agent contractuel ou remet le fonctionnaire mis à disposition ou détaché à la disposition de son administration d’origine. La décision, qui précise le motif ainsi que la date à laquelle la cessation définitive des fonctions, la rupture du contrat ou la réintégration au sein de l’administration d’origine intervient, est notifiée à la personne intéressée.

« III. – Lorsque l’incapacité n’est pas confirmée mais que l’agent public, le salarié ou la personne agréée, mentionnés au I du présent article, fait l’objet, au titre d’une des infractions mentionnées au même I, d’une mise en examen ou d’une condamnation non définitive mentionnée au fichier judiciaire national automatisé des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes ou, lorsque sa consultation est prévue, au fichier judiciaire national automatisé des auteurs d’infractions terroristes, l’autorité administrative compétente qui estime que son intervention présente un risque grave pour la santé ou la sécurité physique ou morale des mineurs peut, par arrêté motivé, prononcer à son encontre l’interdiction temporaire d’exercer toute fonction ou activité soumise aux incapacités prévues au I de l’article L. 133‑6 du présent code, au plus tard jusqu’à l’intervention d’une décision définitive rendue par la juridiction compétente.

« L’arrêté est prononcé à l’expiration d’un délai d’un mois après avoir informé l’intéressé de son droit de présenter des observations écrites et, le cas échéant, sur sa demande, des observations orales.

« Le caractère grave du risque est apprécié notamment au regard de la nature de l’infraction et des fonctions que l’intéressé exerce ou demande à exercer.

« Lorsque, à l’issue de la phase contradictoire, l’autorité compétente renonce au prononcé d’une mesure d’interdiction temporaire, elle en informe l’intéressé sans délai.

« IV. – L’interdiction temporaire d’exercice prononcée en application du III du présent article emporte, selon les cas, la suspension du contrat de travail, la mise en disponibilité ou la suspension de l’agrément de l’intéressé pour la durée de la mesure d’interdiction.

« Si la mesure d’interdiction concerne un salarié en contrat de mission, en contrat de mise à disposition ou en contrat à durée déterminée dont le terme n’excède pas celui de la mesure d’interdiction, il est fait application du II. »

🖋️Adopté26 juin 2026
Arnaud Bonnet

Après l’alinéa 77, insérer les cinq alinéas suivants : 

« Art. L. 133‑6‑3. – I. – Constitue une activité auprès de mineurs toute activité exercée, à titre professionnel ou non, impliquant une présence physique ou une interaction, directe ou indirecte, y compris par voie numérique ou à distance, régulière ou occasionnelle, avec des mineurs, y compris lorsque ces derniers sont en situation de handicap, dans un cadre éducatif, sportif, culturel, cultuel, social, médical, médico-social, de garde, d’animation, d’enseignement, d’accompagnement, de soins, de transport, de convoyage ou d’accompagnement à la mobilité.

« II. – L’attestation mentionnée au deuxième alinéa du II de l’article L. 133‑6, à l’article L. 911‑5‑2 du code de l’éducation et celle mentionnée au deuxième alinéa du II de l’article L. 1191‑1 du code de la santé publique valent certificat d’honorabilité pour l’enfance. Ce certificat atteste de l’absence d’inscription incompatible au bulletin n° 2 du casier judiciaire et au fichier judiciaire national automatisé des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes.

« III. – L’obligation de détenir le certificat d’honorabilité pour l’enfance s’applique notamment aux activités de transport, de convoyage et d’accompagnement à la mobilité de mineurs, y compris scolaire, médical ou lié au handicap.

« IV. – Le certificat fait l’objet d’un contrôle continu. Toute inscription incompatible entraîne sa suspension immédiate, notifiée à l’intéressé et, le cas échéant, à son employeur, à l’autorité d’agrément ou à l’organisme d’accueil.

« Les modalités d’application du présent article, notamment la notion de contact indirect, sont déterminées par décret en Conseil d’État. »

🖋️Adopté29 juin 2026
Nathalie Colin-Oesterlé

À l’alinéa 80, substituer aux mots :

« fait l’objet d’une mention »

les mots :

« est inscrit ».

🖋️Adopté27 juin 2026
Violette Spillebout

I. – Compléter l’alinéa 80 par les mots : 

« , ou s’il a été condamné définitivement soit pour un crime, soit pour les délits mentionnés au I de l’article L. 133‑6 du code de l’action sociale et des familles ».

II. – En conséquence, compléter l’alinéa 82 par les mots :

« ou d’une mention au bulletin n° 2 du casier judiciaire ».

III. – En conséquence, compléter la première phrase de l’alinéa 83 par les mots :

« , ou au bulletin n° 2 du casier judiciaire dans les conditions prévues à l’article 776 du code de procédure pénale ».

🖋️Adopté29 juin 2026
Nathalie Colin-Oesterlé

I. – À l’alinéa 82, après le mot : 

« traitement »,

insérer les mots :

« de données ».

II. – En conséquence, procéder à la même insertion à la première phrase de l’alinéa 83, à la première phrase de l’alinéa 94, à l’alinéa 95 et à la première phrase de l’alinéa 100.

III. – En conséquence, à la seconde phrase de l’alinéa 100, après la première occurrence du mot : 

« traitement », 

procéder à la même insertion. 

IV. – En conséquence, procéder à la même insertion à la première phrase de l’alinéa 133

🖋️Adopté29 juin 2026
Nathalie Colin-Oesterlé

À la seconde phrase de l’alinéa 83, substituer aux mots :

« relative à »

le mot :

« d’ ».

🖋️Adopté29 juin 2026
Nathalie Colin-Oesterlé

I. – À l’alinéa 90, substituer au mot :

« frappées »

le mot :

« condamnées ».

II. – En conséquence, au même alinéa 90, substituer à la première occurrence du mot :

« d’ »

les mots :

« à une ».

🖋️Adopté29 juin 2026
Nathalie Colin-Oesterlé

À la première phrase de l’alinéa 94, substituer au mot :

« mention »

le mot :

« inscription ».

🖋️Adopté27 juin 2026
Violette Spillebout

Après l’alinéa 95, insérer l’alinéa suivant :

« L’attestation mentionnée au premier alinéa fait état de l’absence de condamnation non définitive ou de mise en examen mentionnées au fichier judiciaire national automatisé des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes ou au fichier judiciaire national automatisé des auteurs d’infractions terroristes. »

🖋️Adopté29 juin 2026
Nathalie Colin-Oesterlé

À la seconde de phrase de l’alinéa 100, substituer aux deux occurrences du mot :

« regroupant »

le mot :

« recensant ».

🖋️Adopté29 juin 2026
Nathalie Colin-Oesterlé

I. – À la fin de l’alinéa 103, substituer aux mots : 

« être relevées de l’incapacité résultant des sanctions disciplinaires ayant prononcé leur éviction d’un établissement d’enseignement public ou privé"

les mots : 

« en être relevées, selon une procédure prévue par décret en Conseil d’État ». 

II. – En conséquence, supprimer l’alinéa 104.

🖋️Adopté1 juil. 2026
Nathalie Colin-Oesterlé

Après l’alinéa 103, insérer l’alinéa suivant :

« Lorsque l’incapacité résulte d’une mesure administrative d’interdiction totale ou partielle d’exercice justifiée par des faits contraires à la probité ou aux mœurs ou par une atteinte à l’intégrité physique ou psychique des élèves, le relèvement ne peut intervenir qu’après la réalisation d’une expertise psychiatrique attestant de l’absence de dangerosité de l’intéressé ainsi que l’absence de risque de récidive. »

🖋️Adopté29 juin 2026
Nathalie Colin-Oesterlé

À la fin de l’alinéa 105, substituer aux mots :

« des décisions définitives »

les mots :

« de la sanction disciplinaire devenue définitive ».

🖋️Adopté27 juin 2026
Violette Spillebout

À l’alinéa 108, après le mot :

« après »,

 insérer les mots :

« l’expiration d’ ».

🖋️Adopté29 juin 2026
Nathalie Colin-Oesterlé

À l’alinéa 109, substituer aux mots :

« par suite »

les mots :

« à la suite ».

🖋️Adopté29 juin 2026
Nathalie Colin-Oesterlé

Après le mot :

« supprimée »,

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 109 :

« . En revanche, si la demande est rejetée, les délais nécessaires aux demandes subséquentes sont maintenus. » 

🖋️Adopté29 juin 2026
Nathalie Colin-Oesterlé

I. – À l’alinéa 112, substituer aux mots :

« . Il appartient ensuite à cette dernière »

les mots :

« à qui il appartient ».

II. – En conséquence, procéder à la même substitution à l’alinéa 120. 

🖋️Adopté1 juil. 2026
Nathalie Colin-Oesterlé

Après le mot :

« conséquences »,

rédiger ainsi la fin de la seconde phrase de l’alinéa 112 :

« de l’incapacité en procédant, le cas échéant, à la radiation des cadres de l’intéressé ; ».

🖋️Adopté29 juin 2026
Nathalie Colin-Oesterlé

À la deuxième phrase de l’alinéa 116, substituer aux mots :

« est dans l’impossibilité de »

les mots :

« ne peut pas ».

🖋️Adopté29 juin 2026
Nathalie Colin-Oesterlé

À l’alinéa 119, substituer aux mots :

« dont le terme du contrat à durée déterminée excède celui »

les mots :

« en contrat à durée déterminée dont l’échéance intervient après celle ».

🖋️Adopté29 juin 2026
Nathalie Colin-Oesterlé

I. – À l’alinéa 121, substituer aux mots :

« le terme n’excède pas celui »

les mots :

« l’échéance intervient avant celle ».

II. – En conséquence, à l’alinéa 123, substituer aux mots :

« le terme excède celui »

les mots :

« l’échéance intervient avant celle ».

🖋️Adopté27 juin 2026
Violette Spillebout

II. – À l’alinéa 126, substituer aux mots :

« un article L. 911‑10 ainsi rédigé » 

les mots : 

« deux articles L. 911‑10 et L. 911‑11 ainsi rédigés ».

II. – En conséquence, après l’alinéa 128, insérer les deux alinéas suivants : 

« Art. L. 911‑11. – I. – Par dérogation à l’article L. 533‑5 du code général de la fonction publique, les sanctions du premier groupe prononcées en raison de faits de violences contre des enfants ou des adolescents en milieu scolaire ou périscolaire ne peuvent faire l’objet d’un effacement automatique du dossier du fonctionnaire qu’après dix années de services effectifs à compter de la date de la sanction disciplinaire, si aucune autre sanction n’est intervenue pendant cette période. 

« II. – Par dérogation à l’article L. 533‑6 du code général de la fonction publique, les sanctions des deuxième ou troisième groupes prononcées en raison de faits de violences contre des enfants ou des adolescents en milieu scolaire ou périscolaire ne peuvent faire l’objet d’une demande de suppression du dossier du fonctionnaire qu’après vingt ans de services effectifs à compter de la date de la sanction disciplinaire. Un refus peut être opposé à cette demande, y compris si aucune autre sanction n’a été prononcée pendant cette période. »

🖋️Adopté27 juin 2026
Violette Spillebout

Après l’alinéa 128, insérer l’ alinéa suivant :

« Art. L. 911‑11. – L’autorité disciplinaire qui prononce une sanction à l’encontre d’un membre du personnel d’un établissement d’enseignement scolaire du premier ou du second degré, public ou privé, est tenue d’en informer les parents d’élèves ou les représentants légaux des élèves sans délai lorsqu’elle est motivée par des faits de violences contre des élèves. »

🖋️Adopté27 juin 2026
Violette Spillebout

I. – À l’alinéa 131, substituer aux mots :

« un article L. 914‑7 ainsi rédigé »

les mots :

« deux articles L. 914‑7 et L. 914‑8 ainsi rédigés ».

II. – En conséquence, après l’alinéa 134, insérer l’alinéa suivant :

« Art. L. 914‑8. – La mise à pied conservatoire prononcée par le directeur d’un établissement d’enseignement privé à l’encontre d’un membre du personnel de droit privé est notifiée sans délai à l’autorité de l’État compétente en matière d’éducation et au représentant de l’État dans le département dès lors qu’elle est motivée par des faits de violence contre des élèves. »

🖋️Adopté29 juin 2026
Nathalie Colin-Oesterlé

I. – À l’alinéa 132, supprimer le mot :

« employeurs ».

II. – En conséquence, procéder à la même suppression à l’alinéa 133. 

🖋️Adopté29 juin 2026
Nathalie Colin-Oesterlé

À l’alinéa 134, substituer au mot :

« fixées »

le mot :

« déterminées ».

🖋️Adopté27 juin 2026
Violette Spillebout

Après l’alinéa 134, insérer les cinq alinéas suivants :

« 8° Le chapitre Ier du titre V du livre V est complété par un article L. 551‑2 ainsi rédigé :

« Art. L. 551‑2. – Les personnes morales organisant l’accueil et les activités périscolaires mentionnés à l’article L. 551‑1 transmettent au représentant de l’État dans le département les informations relatives aux sanctions prises à l’encontre du personnel qu’elles emploient quand ces sanctions sont motivées par des faits de violences sur des enfants ou des adolescents.

« Le représentant de l’État dans le département conserve ces informations, qui sont consultées par les personnes morales organisant l’accueil et les activités périscolaires mentionnés au même article L. 551‑1 à l’embauche, puis demeurent consultables par elles et par les services compétents de l’État tout au long de l’exercice des fonctions de ces salariés.

« Les salariés mentionnés au précédent alinéa ont accès aux informations les concernant.

« Les modalités d’application du présent article sont déterminées par décret en Conseil d’État. »

🖋️Adopté1 juil. 2026
Nathalie Colin-Oesterlé

Après l’alinéa 134, insérer les trois alinéas suivants :

« V bis. – Après l’article L. 810‑1 du code rural et de la pêche maritime, il est inséré un article L. 810‑1‑1 ainsi rédigé :

« Art. L. 810‑1‑1. – Les articles L. 401‑5, L. 401‑6, L. 911‑5 à L. 911‑5‑7, L. 911‑9‑1 et L. 914‑6‑1 du code de l’éducation sont applicables aux établissements et au personnel qui relèvent du ministère de l’agriculture.

« Dans ce cas, le ministre chargé de l’enseignement agricole est compétent pour appliquer les dispositions de l’article L. 911‑5‑5 du code de l’éducation. »

🖋️Adopté29 juin 2026
Nathalie Colin-Oesterlé

À l’alinéa 161, substituer au mot :

« ; peuvent »

le mot :

« . Peuvent ».

🖋️Adopté29 juin 2026
Nathalie Colin-Oesterlé

À la première phrase de l’alinéa 162, substituer à la première occurrence du mot :

« à »

les mots :

« au II de ».

🖋️Adopté29 juin 2026
Nathalie Colin-Oesterlé

I. – À l’alinéa 165, substituer au mot :

« personnels »

le mot :

« professionnels ».

II. – En conséquence, à l’alinéa 166, substituer au mot :

« personnel »

le mot :

« professionnel ».

III. – En conséquence, procéder à la même substitution aux alinéas 171 et 184. 

🖋️Adopté29 juin 2026
Nathalie Colin-Oesterlé

À l’alinéa 170, après la référence :

« I »,

insérer les mots :

« de l’article L. 1191‑1 ».

🖋️Adopté29 juin 2026
Nathalie Colin-Oesterlé

À l’alinéa 171, substituer au mot :

« avérée »

le mot :

« confirmée ».

🖋️Adopté29 juin 2026
Nathalie Colin-Oesterlé

I. – À l’alinéa 176, substituer aux mots :

« du présent article »

les mots :

« de l’article L. 1191‑1 du présent code ».

II. – En conséquence, à la première phrase de l’alinéa 177, procéder à la même substitution.

🖋️Adopté29 juin 2026
Nathalie Colin-Oesterlé

À la première phrase de l’alinéa 178, après la deuxième occurrence du mot :

« ou »,

insérer les mots :

« engage une procédure ».

🖋️Adopté29 juin 2026
Nathalie Colin-Oesterlé

À la première phrase de l’alinéa 178, supprimer le mot :

« encore ».

🖋️Adopté29 juin 2026
Nathalie Colin-Oesterlé

À l’alinéa 179, substituer aux mots :

« soumis à incapacité en application »

les mots :

« mentionnés au premier alinéa ».

🖋️Adopté29 juin 2026
Nathalie Colin-Oesterlé

I. – À l’alinéa 180, après le mot :

« sur »,

insérer le mot :

« sa ».

II. – En conséquence, procéder à la même insertion à l'alinéa 187. 

🖋️Adopté29 juin 2026
Nathalie Colin-Oesterlé

À l’alinéa 184, substituer au mot :

« visant »

les mots :

« portant sur ».

🖋️Adopté29 juin 2026
Nathalie Colin-Oesterlé

À l’alinéa 187, substituer aux mots :

« information du »

les mots :

« avoir informé l’intéressé de son ».

🖋️Adopté29 juin 2026
Nathalie Colin-Oesterlé

À l’alinéa 190, substituer aux mots :

« d’une condamnation énoncée à cet article »

les mots :

« du même article L. 1191‑1 ».

🖋️Adopté29 juin 2026
Nathalie Colin-Oesterlé

À l’alinéa 192, après la référence :

« I »,

insérer les mots :

« de l’article L. 1191‑1 ».

🖋️Adopté29 juin 2026
Nathalie Colin-Oesterlé

À la fin de la seconde phrase de l’alinéa 193, substituer aux mots :

« du premier alinéa »

les mots :

« de l’article L. 1911‑6 du présent code ».

🖋️Adopté1 juil. 2026
Nathalie Colin-Oesterlé

Après l’alinéa 193, insérer un VI bis ainsi rédigé :

« VI bis – La partie 4 du code de la défense est ainsi modifiée :

« 1° La section 1 du chapitre II du titre III du livre Ier est complétée par un article L. 4132‑1‑1 ainsi rédigé :

« Art. L. 4132‑1‑1. – Nul ne peut être recruté en qualité de militaire pour exercer des fonctions au sein des établissements mentionnés à l’article L. 4153‑3, ainsi qu’aux articles L. 133‑6 du code de l’action sociale et des familles, L. 401‑5 et 911‑5 du code de l’éducation et L. 1191‑1 du code la santé publique, s’il n’a préalablement transmis, auprès de l’autorité de recrutement, une attestation d’honorabilité garantissant qu’il ne fait pas l’objet d’une des incapacités mentionnées auxdits articles. » ;

« 2° Après l’article L. 4138‑2, il est inséré un article L. 4138‑2‑1 ainsi rédigé :

« « Art. L. 4138‑2‑1. – Lorsqu’un militaire est appelé à exercer des fonctions permanentes ou occasionnelles au sein des établissements mentionnés à l’article L. 4153‑3, ainsi qu’aux articles L. 133‑6 du code de l’action sociale et des familles, L. 401‑5 et 911‑5 du code de l’éducation et L. 1191‑1 du code la santé publique, l’autorité compétente s’assure préalablement qu’il ne fait pas l’objet d’une des incapacités prévues auxdits articles.

« Lorsqu’un militaire exerce des fonctions permanentes au sein de ces établissements, l’autorité compétente peut s’assurer qu’il ne fait pas l’objet d’une inscription entraînant les incapacités mentionnées au précédent alinéa. Dans le cas où une incapacité est constatée, le militaire est immédiatement suspendu de ses fonctions pour incapacité, dans l’attente qu’il y soit mis fin dans les meilleurs délais. Durant la période de suspension, le militaire conserve sa rémunération.

« Les modalités d’application du présent article sont déterminées par voie réglementaire. » ;

« 3° L’article L. 4153‑3 est ainsi rédigé :

« Art. L. 4153‑3. – Aux fins de protection des apprentis militaires, nul ne peut diriger ou intervenir au sein d’un établissement d’enseignement technique et préparatoire militaire ou participer à une activité organisée en lien avec celui-ci, à titre professionnel ou associatif, s’il fait l’objet d’une des incapacités mentionnées aux articles L. 401‑5 et L. 911‑5 du code de l’éducation. »

« 4° Le chapitre III du titre V du livre Ier de la partie 4 du code de la défense est complété par un article L. 4153‑4 ainsi rédigé :

« Art. L. 4153‑4. – Les modalités d’application du présent chapitre sont déterminées par voie réglementaire. » ;

« 5° Après l’article L. 4211‑2, il est inséré un article L. 4211‑2‑1 ainsi rédigé :

« Art. L. 4211‑2‑1. – Nul ne peut être admis dans la réserve pour exercer des fonctions au sein des établissements mentionnés à l’article L. 4153‑3, ainsi qu’aux articles L. 133‑6 du code de l’action sociale et des familles, L. 401‑5 et 911‑5 du code de l’éducation et L. 1191‑1 du code la santé publique, s’il n’a préalablement transmis, auprès de l’autorité de recrutement, une attestation d’honorabilité garantissant qu’il ne fait pas l’objet d’une des incapacités prévues auxdits articles.

« Lorsqu’un réserviste est appelé à exercer des fonctions permanentes ou occasionnelles au sein de ces établissements, l’autorité compétente s’assure préalablement qu’il ne fait pas l’objet d’une des incapacités mentionnées au précédent alinéa.

« Lorsqu’un réserviste exerce des fonctions permanentes au sein de ces établissements, l’autorité compétente peut s’assurer qu’il ne fait pas l’objet d’une des incapacités mentionnées au premier alinéa. Dans le cas où une incapacité est constatée, le réserviste cesse immédiatement d’exercer ces fonctions.

« Les modalités d’application du présent article sont déterminées par voie réglementaire. »

🖋️Adopté1 juil. 2026
Nathalie Colin-Oesterlé

Après l’alinéa 193, insérer un VI bis ainsi rédigé :

« VI bis. – À la fin du II de l’article L. 212‑9 du code du sport, les mots : « ou s’il fait l’objet d’une mesure administrative de suspension de ces mêmes fonctions » sont remplacés par les mots : « , s’il fait l’objet d’une mesure administrative de suspension de ces mêmes fonctions, s’il fait l’objet d’une mesure d’interdiction d’exercer prise en application de l’article L. 911‑10 du code de l’éducation ou s’il relève de l’incapacité mentionnée au second alinéa de l’article L. 911‑5‑3 du même code ». ».

🖋️Adopté1 juil. 2026
Nathalie Colin-Oesterlé

À l’alinéa 195, substituer au mot :

« vingt-huitième »

le mot :

« vingt-neuvième ».

🖋️Rejeté27 juin 2026
Julien Gabarron

À la première phrase de l’alinéa 3 après le mot :

« mesure »,

insérer les mots :

« et à intervalle régulier durant toute la durée du placement ».

🖋️Rejeté27 juin 2026
Gabrielle Cathala

À la première phrase de l’alinéa 3, supprimer les mots : 

« , du fichier judiciaire national automatisé des auteurs d’infractions terroristes ».

🖋️Rejeté1 juil. 2026
Nathalie Colin-Oesterlé

I. – Rédiger ainsi le début de la dernière phrase de l’alinéa 3 :

« Il procède, dans les mêmes conditions, aux mêmes vérifications (le reste sans changement). »

II. – En conséquence, rédiger ainsi le début de la dernière phrase de l'alinéa 8 

« Il procède, dans les mêmes conditions, aux mêmes vérifications (le reste sans changement). »

🖋️Rejeté27 juin 2026
René Lioret

À la dernière phrase de l’alinéa 3, substituer aux mots :

« Il peut, dans les mêmes conditions et lorsque l’intérêt de l’enfant le justifie, procéder aux mêmes vérifications »

les mots :

« Il procède dans les mêmes conditions et lorsque l’intérêt de l’enfant le justifie aux mêmes vérifications »

🖋️Rejeté26 juin 2026
Ayda Hadizadeh

À la dernière phrase de l’alinéa 3, substituer aux mots : 

« peut, dans les mêmes conditions et lorsque l’intérêt de l’enfant le justifie, procéder »

les mots : 

« procède, dans les mêmes conditions, ». 

🖋️Rejeté27 juin 2026
Christine Loir

I. – Compléter l’alinéa 3 par la phrase suivante : 

« Les vérifications sont renouvelées sans délai lorsqu’un fait nouveau susceptible de faire apparaître un risque grave pour la santé, la sécurité ou la moralité du mineur est porté à la connaissance du juge des enfants. »

II. – En conséquence, compléter l’alinéa 8 par la phrase suivante :

« Ces vérifications sont renouvelées sans délai lorsqu’un fait nouveau susceptible de faire apparaître un risque grave pour la santé, la sécurité ou la moralité du mineur est porté à la connaissance du procureur de la République. »

🖋️Non soutenu27 juin 2026
Marianne Maximi

À la fin de la première phrase de l’alinéa 5, supprimer les mots : 

« ou au fichier judiciaire national automatisé des auteurs d’infractions terroristes ».

🖋️Rejeté26 juin 2026
Ayda Hadizadeh

Compléter l’alinéa 5 par la phrase suivante : 

« L’avocat du mineur peut également demander à avoir accès aux éléments versés au dossier en application du présent article, dans le respect de la protection des informations concernant les tiers. »

🖋️Rejeté26 juin 2026
Ayda Hadizadeh

À l’alinéa 6, après le mot : 

« fixe », 

insérer les mots : 

« , dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la loi n°       du       relative à la protection des enfants, ».

🖋️Rejeté27 juin 2026
Katiana Levavasseur

Rédiger ainsi le début de la seconde phrase de l’alinéa 8 : 

« Il procède, dans les mêmes conditions, aux mêmes vérifications... (le reste sans changement). »

🖋️Non soutenu27 juin 2026
Virginie Duby-Muller

Après l’alinéa 12, insérer l’alinéa suivant : 

« a bis) Aux a et b du 3°, les mots : « ou des professions » sont remplacés par les mots : « , des professions ou du bénévolat » ; ». 

🖋️Non soutenu26 juin 2026
Elsa Faucillon

Après l’alinéa 19, insérer l’alinéa suivant : 

« 5° À la première phrase de l’avant-dernier alinéa de l’article 776, les mots : « seules nécessités liées au recrutement d’une personne » sont remplacés par les mots : « nécessités liées au recrutement d’une personne et au contrôle régulier de sa situation lors de l’exercice de ses fonctions ». » 

🖋️Rejeté26 juin 2026
Ayda Hadizadeh

I. – Compléter l’alinéa 22 par les mots : 

« ainsi qu’à l’article 225‑2 du même code, lorsque la discrimination est commise pour l’un des motifs mentionnés à l’article 225‑1 dudit code tenant à l’origine, à l’appartenance ou à la non-appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie, à une nation, à une prétendue race ou à une religion déterminée, au sexe, à l’orientation sexuelle ou à l’identité de genre et à l’article 24 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse lorsque la provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence est commise pour l’un de ces mêmes motifs ». 

II. – En conséquence, à l’alinéa 27, après le mot : 

« pénal », 

insérer les mots : 

« ainsi qu’à l’article 225‑2 du même code, lorsque la discrimination est commise pour l’un des motifs mentionnés à l’article 225‑1 dudit code tenant à l’origine, à l’appartenance ou à la non-appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie, à une nation, à une prétendue race ou à une religion déterminée, au sexe, à l’orientation sexuelle ou à l’identité de genre et à l’article 24 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse lorsque la provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence est commise pour l’un de ces mêmes motifs »

III. – En conséquence, compléter l’alinéa 31 par les mots : 

« ainsi qu’à l’article 225‑2 du même code, lorsque la discrimination est commise pour l’un des motifs mentionnés à l’article 225‑1 dudit code tenant à l’origine, à l’appartenance ou à la non-appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie, à une nation, à une prétendue race ou à une religion déterminée, au sexe, à l’orientation sexuelle ou à l’identité de genre et à l’article 24 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse lorsque la provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence est commise pour l’un de ces mêmes motifs ».

🖋️Rejeté26 juin 2026
Ayda Hadizadeh

I. – Supprimer l’alinéa 23. 

II. – En conséquence, supprimer les alinéas 28 et 32. 

🖋️Rejeté27 juin 2026
David Magnier

I. – À l’alinéa 23, substituer aux mots :

« évalue si les conditions d’accueil au regard des besoins fondamentaux de l’enfant sont réunies »

les mots :

« prononce le refus de délivrance ou le retrait de l’agrément ».

II. – En conséquence, procéder à la même substitution aux alinéas 28 et 32.

🖋️Rejeté27 juin 2026
Katiana Levavasseur

I. – À l’alinéa 23 après le mot :

« évalue »,

insérer les mots :

« , par décision motivée, ».

II. – En conséquence, procéder à la même substitution aux alinéas 28 et 32.

🖋️Rejeté27 juin 2026
David Magnier

Compléter l’alinéa 25 par la phrase suivante :

« Ce contrôle inclut également une attestation de conformité du contrôle des antécédents judiciaires des accueillants et des professionnels référencés, ainsi qu’une évaluation actualisée des risques de maltraitance ou de violences sexuelles au sein du lieu d’accueil. »

🖋️Rejeté26 juin 2026
Sophie Blanc

Après l’alinéa 32, insérer l’alinéa suivant :

« Lorsque la composition du domicile du tiers à qui l’enfant est confié évolue en cours de placement par l’arrivée d’une personne majeure, le tiers en informe sans délai le président du conseil départemental. Celui-ci procède alors sans délai aux vérifications prévues au présent article à l’égard de cette personne. »

🖋️Rejeté26 juin 2026
Catherine Rimbert

Compléter l’alinéa 42 par les mots :

« ou s’il est mis en examen pour des faits de violences sexuelles sur mineurs ». 

🖋️Non soutenu26 juin 2026
Jérôme End

Après l’alinéa 42, insérer les quatre alinéas suivants :

« Les antécédents judiciaires sont également vérifiés annuellement pour les catégories de personnes suivantes :

« 1° Les conducteurs de véhicules qui accompagnent les enfants sur leurs trajets dans le cadre professionnel ;

« 2° Les ouvriers intervenant pour des travaux sur des lieux fréquentés par des enfants en leur présence ;

« 3° Les salariés contractuels et titulaires de la fonction publique territoriale en lien avec des enfants. »

🖋️Non soutenu27 juin 2026
Elsa Faucillon

I. – Après l’alinéa 42, insérer l’alinéa suivant : 

« b bis) Au premier alinéa du II, les mots : « et à intervalles réguliers » sont remplacés par les mots : « puis au moins tous les trois ans ». 

II. – En conséquence, à la première phrase de l’alinéa 83, substituer aux mots : 

« et à intervalles réguliers pendant cet » 

les mots : 

« puis au moins tous les trois ans lors de leur ». 

III. – En conséquence, à l’alinéa 95, substituer aux mots : 

« à intervalles réguliers » 

les mots : 

« au moins tous les trois ans ». 

IV. – En conséquence, à l’alinéa 101, substituer aux mots : 

« à intervalles réguliers » 

les mots : 

« au moins tous les trois ans ». 

V. – En conséquence, à l’alinéa 155, substituer aux mots : 

« et à intervalles réguliers » 

les mots : 

« puis au moins tous les trois ans ». 

VI. – En conséquence, supprimer l’alinéa 159. 

🖋️Rejeté27 juin 2026
Gabrielle Cathala

Compléter l’alinéa 56 par les mots : 

« dans des conditions déterminées par décret ».

🖋️Rejeté27 juin 2026
David Magnier

À l’alinéa 60, après le mot :

« examen »,

insérer les mots :

« , d’une mesure de garde à vue ou du déferrement devant le procureur de la République pour l’une des infractions mentionnées au I, ».

🖋️Rejeté26 juin 2026
Ayda Hadizadeh

I. – Après le mot : 

« prononcer », 

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 70 : 

« sans délai à son encontre une interdiction temporaire d’exercer toute fonction ou activité soumise aux incapacités prévues au même I. ». 

II. – En conséquence, substituer aux alinéas 71 à 73 les quatre alinéas suivants : 

« Cette interdiction temporaire s’applique au plus tard jusqu’à l’intervention d’une décision définitive rendue par la juridiction compétente.

« Par dérogation au premier alinéa du présent III, l’autorité administrative compétente peut, par décision spécialement motivée, ne pas prononcer cette interdiction lorsqu’il est établi que l’exercice des fonctions ou de l’activité de l’intéressé ne présente pas de risque pour la santé, la sécurité physique ou morale des mineurs ou des majeurs en situation de vulnérabilité avec lesquels il est susceptible d’être en contact.

« Cette décision est prise au regard de la nature de l’infraction, des fonctions exercées ou demandées, des conditions d’exercice de ces fonctions et des garanties permettant de prévenir tout contact à risque avec les mineurs ou les majeurs en situation de vulnérabilité.

« L’intéressé est informé sans délai de la mesure d’interdiction temporaire ou de la décision de ne pas la prononcer. Il est mis à même de présenter des observations écrites et, sur sa demande, des observations orales, dans des conditions déterminées par décret en Conseil d’État.

III. – En conséquence, après l’alinéa 75, insérer l’alinéa suivant : 

« Lorsque l’autorité administrative compétente décide, en application du troisième alinéa du III, de ne pas prononcer l’interdiction temporaire d’exercice, les mesures prévues au présent IV ne sont pas applicables. »

🖋️Rejeté26 juin 2026
Catherine Rimbert

Après l’alinéa 75, insérer les deux alinéas suivants : 

« V. – Lorsqu’une personne mentionnée au présent article exerce une activité impliquant un contact habituel avec des mineurs et fait l’objet d’une mise en examen pour l’une des infractions mentionnées aux sections 1, 1 bis et 3 du chapitre II du titre II du livre II du code pénal commise sur un mineur, son contrat de travail, son agrément ou son activité bénévole est suspendu de plein droit jusqu’à l’intervention d’une décision judiciaire devenue définitive.

« Cette suspension emporte interdiction de tout contact avec des mineurs dans le cadre de l’activité exercée. »

🖋️Rejeté26 juin 2026
Philippe Fait

Après l’alinéa 77, insérer les trois alinéas suivant :

« Art. L. 133‑6‑3. – Les opérateurs de plateforme en ligne mettant en relation des particuliers avec des personnes proposant des prestations de garde, d’accompagnement ou de surveillance de mineurs ne peuvent autoriser la publication d’une annonce ou la mise en relation qu’après vérification de l’absence d’incapacité ou d’interdiction d’exercer auprès de mineurs.

« Cette vérification est réalisée au moyen de l’attestation prévue au II de l’article L. 133‑6. Elle est renouvelée dans des conditions déterminées par décret en Conseil d’État.

« À défaut de présentation de cette attestation ou lorsqu’une incapacité est constatée, le compte de l’utilisateur est suspendu sans délai jusqu’à la régularisation de sa situation.

« Les plateformes informent de manière claire, visible et compréhensible les utilisateurs des vérifications réalisées sur les personnes proposant des prestations de garde d’enfants. Lorsqu’aucune vérification n’a été effectuée, cette absence de contrôle est explicitement portée à la connaissance des familles avant toute mise en relation.

« L’attestation mentionnée au présent article est renouvelée au moins tous les trois ans ainsi qu’à chaque réinscription sur la plateforme. »

🖋️Rejeté27 juin 2026
Julien Gabarron

À l’alinéa 80 substituer à la première occurrence du mot :

« une »

le mot :

« toute ».

🖋️Rejeté26 juin 2026
Arnaud Bonnet

À l’alinéa 80, après le mot : 

« celui-ci, », 

insérer les mots : 

« , y compris par voie numérique ou à distance et quelles que soient la fréquence et la nature occasionnelle de l’intervention, ».

🖋️Rejeté27 juin 2026
Katiana Levavasseur

À l’alinéa 80, après le mot :

« celui-ci »,

insérer les mots :

« , y compris lorsqu’elle se déroule hors de l’établissement ».

🖋️Rejeté27 juin 2026
Julien Gabarron

À l’alinéa 80 après le mot :

« celui-ci »,

insérer les mots :

« , y compris les activités sportives, culturelles ou de loisirs organisées en dehors de l’établissement impliquant des élèves mineurs »

🖋️Rejeté1 juil. 2026
Nathalie Colin-Oesterlé

À l’alinéa 80, substituer aux mots :

« ou associatif »

les mots :

« , associatif ou bénévole, y compris pour encadrer les sorties et voyages scolaires ».

🖋️Rejeté27 juin 2026
Caroline Yadan

Compléter l’alinéa 80 par les mots :

« , ou s’il fait l’objet d’une condamnation définitive pour les délits mentionnés aux articles 24 et 24 bis de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse ».

🖋️Non soutenu26 juin 2026
Géraldine Bannier

Après l’alinéa 80, insérer l’alinéa suivant : 

« Le précédent alinéa est également applicable aux professionnels directement chargés de l’encadrement des mineurs sous statut scolaire ou sous statut d’apprenti durant un stage ou une période d’observation ou de formation en milieu professionnel. »

🖋️Rejeté27 juin 2026
Violette Spillebout

Après l’alinéa 80, insérer l’alinéa suivant : 

« Le précédent alinéa est également applicable aux professionnels directement chargés de l’encadrement des mineurs sous statut scolaire ou sous statut d’apprenti durant un stage ou une période d’observation ou de formation en milieu professionnel. »

🖋️Rejeté27 juin 2026
Katiana Levavasseur

Compléter l’alinéa 99 par les mots : 

« ou en raison d’atteintes à l’intégrité physique ou morale des élèves ».

🖋️Rejeté27 juin 2026
David Magnier

Compléter l’alinéa 103 par la phrase suivante :

« Ce relèvement est strictement interdit pour toute personne condamnée, de manière définitive, pour un crime ou un délit à caractère sexuel mentionné au I de l’article L. 911‑5‑1. »

🖋️Non soutenu26 juin 2026
Catherine Rimbert

I. – À l’alinéa 127, substituer aux mots : 

« peut prononcer »

le mot : 

« prononce ».

II. – En conséquence, compléter le même alinéa 127 par la phrase suivante : 

« L’autorité de l’État compétente peut prononcer une autorisation de continuer à exercer une fonction particulière, en motivant spécialement sa décision. »

🖋️Rejeté27 juin 2026
Katiana Levavasseur

À l’alinéa 139, après le mot :

« contact »,

insérer les mots :

« physique ou à distance ».

🖋️Rejeté27 juin 2026
Joséphine Missoffe

À l’alinéa 144, après la mention : 

« 3 »,

insérer la mention : 

« 3 bis ». 

🖋️Rejeté27 juin 2026
Julien Gabarron

Compléter l’alinéa 154 par les mots :

« contrôlés en amont de leur premier stage ».

🖋️Rejeté27 juin 2026
Joséphine Missoffe

Après l’alinéa 154, insérer l’alinéa suivant : 

« 3° Les professions et activités des professionnels non-soignants dont la liste est définie par décret en Conseil d’État. »

🖋️Non soutenu26 juin 2026
Jérôme End

Compléter cet article par les trois alinéas suivants :

« VIII. – Les contrôle des antécédents judiciaires mentionnés au présent article sont renouvelés chaque année.

« IX. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

« X. – La perte de recettes pour les collectivités territoriales est compensée à due concurrence par la majoration de la dotation globale de fonctionnement et, corrélativement pour l’État, par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services. »

🖋️Irrecevable1 juil. 2026
Nathalie Colin-Oesterlé
Après l'article 5, insérer l'article suivant:

I. – La loi du 12 février 1873 sur l’enseignement est abrogée.

II. – Les articles 1 à 10 et 11 à 17 de l’ordonnance du Chancelier du 10 juillet 1873 pour l’exécution de la loi du 12 février 1873 sur l’enseignement sont abrogés.

III. – L’article L. 481‑1 du code de l’éducation est ainsi rédigé :

« Art. L. 481‑1. – Les dispositions du présent code sont applicables dans les départements du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de la Moselle, sous réserve des dispositions locales particulières maintenues en vigueur dans ces départements. »

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Christine Loir

Après l’alinéa 34, insérer les trois alinéas suivants :

« 3° bis Après l’article L. 227‑4 du code de l’action sociale et des familles, il est inséré un article L. 227‑4‑1 ainsi rédigé :

« Art. L. 227‑4‑1. – Les personnes qui participent, à titre bénévole, à l’encadrement régulier de mineurs dans les accueils mentionnés à l’article L. 227‑4 suivent une sensibilisation relative à la prévention, au repérage et au signalement des violences faites aux enfants.

« Cette sensibilisation porte notamment sur l’écoute de la parole de l’enfant, l’identification des situations de danger ou de risque de danger, les obligations de transmission aux autorités compétentes et les ressources territoriales pouvant être sollicitées. Les conditions d’application du présent article sont fixées par décret. » ; »

🖋️Irrecevable26 juin 2026
Ayda Hadizadeh

I. – À la première phrase de l’alinéa 83, substituer aux mots :

« à intervalles réguliers »

les mots :

« au moins une fois par an sans saisine préalable ». 

II. – En conséquence, compléter ce même alinéa 83 par la phrase suivante : 

« Ce contrôle donne lieu à des vérifications inopinées portant sur les personnes intervenant au sein de l’établissement ou participant à une activité organisée en lien avec celui-ci, dans des conditions déterminées par décret en Conseil d’État. »

🖋️Irrecevable26 juin 2026
Jérôme End
Après l'article 5, insérer l'article suivant:

I. – Le troisième alinéa de l’article L. 112‑3 du code de l’action sociale et des familles est remplacé par cinq alinéas ainsi rédigés :

« Les modalités de mise en œuvre de ces décisions doivent être adaptées à chaque situation et objectivées par :

« 1° un examen médical systématique de l’enfant qui fait l’objet d’une information préoccupante ou d’un signalement, réalisé dans les plus brefs délais par le médecin, la personne agissant comme référent protection de l’enfance du département ou par un médecin désigné par ce dernier ;

« 2° une enquête de voisinage ;

« 3° des visites impératives au sein des lieux de vie de l’enfant. Lorsque ces visites sont annoncées, la présence de l’enfant doit être systématique, de même que lors des entretiens qui peuvent être fixés par les services sociaux. À chaque visite, l’enfant doit être entendu seul, dès lors qu’il est en mesure de s’exprimer, ainsi que les membres de sa fratrie, sans qu’il y ait besoin de l’accord des titulaires de l’autorité parentale. Des visites sont également réalisées de façon inopinée. 

« Les décisions qui sont prises s’appuient sur les ressources de la famille et l’environnement de l’enfant. Elles impliquent la prise en compte des difficultés auxquelles les parents peuvent être confrontés dans l’exercice de leurs responsabilités éducatives et la mise en œuvre d’actions de soutien adaptées en assurant, le cas échéant, une prise en charge partielle ou totale de l’enfant. Dans tous les cas, l’enfant est associé aux décisions qui le concernent selon son degré de maturité. »

II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

III. – La perte de recettes pour les collectivités territoriales est compensée à due concurrence par la majoration de la dotation globale de fonctionnement et, corrélativement pour l’État, par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

IV. – La perte de recettes pour les organismes de sécurité sociale est compensée à due concurrence par la majoration de l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Isabelle Santiago
Après l'article 5, insérer l'article suivant:

Après l’article L. 221‑2‑8 du code de l’action sociale et des familles, dans sa rédaction résultant de la présente loi, il est inséré un article L. 221‑2‑9 ainsi rédigé :

« Art. L. 221‑2‑9. – La stratégie nationale de protection de l’enfance comprend un plan national de développement des compétences des professionnels concourant à la protection de l’enfance.

« Ce plan vise à renforcer l’attractivité des métiers de la protection de l’enfance, à reconnaître l’expertise spécifique des professionnels intervenant auprès des enfants protégés et à promouvoir une culture commune fondée sur les connaissances scientifiques relatives au développement de l’enfant.

« Il prévoit notamment :

« 1° L’identification, la diffusion et l’actualisation des connaissances scientifiques relatives au développement de l’enfant, aux conséquences des traumatismes complexes, aux expériences adverses de l’enfance, aux troubles du neurodéveloppement, à l’autisme et aux interventions précoces fondées sur les données probantes auprès des enfants et de leurs familles ;

« 2° L’adaptation progressive des référentiels des formations initiales des professionnels concourant à la protection de l’enfance afin d’y intégrer les connaissances scientifiques actualisées mentionnées au 1° ;

« 3° L’adaptation des plans de formation continue des professionnels concourant à la protection de l’enfance afin de garantir l’appropriation et l’actualisation régulière de ces connaissances ;

« 4° Le renforcement des liens entre les établissements de formation en travail social, les établissements d’enseignement supérieur, les organismes de recherche et les services concourant à la protection de l’enfance ;

« 5° Le développement de démarches d’analyse des pratiques professionnelles, de supervision et de soutien clinique des professionnels ;

« 6° Le développement de communautés de pratiques favorisant le partage des connaissances et l’amélioration continue de la qualité des accompagnements proposés aux enfants et à leurs familles ;

« Dès la promulgation de la loi n°       du       relative à la protection de l’enfance, l’État met en œuvre un plan national de montée en compétences des professionnels concourant à la protection de l’enfance.

« Ce plan vise à assurer, sans délai, la diffusion et l’appropriation des connaissances scientifiques les plus récentes relatives au développement de l’enfant, aux traumatismes complexes, aux expériences adverses de l’enfance, aux troubles du neurodéveloppement, à l’autisme ainsi qu’aux interventions précoces fondées sur les données probantes auprès des enfants et de leurs familles.

« Ce plan s’appuie notamment sur les recommandations de bonnes pratiques professionnelles élaborées par la Haute Autorité de santé ainsi que sur les meilleures pratiques internationales en matière de prévention primaire, de soutien à la parentalité et d’interventions précoces.

« L’État assure le pilotage, la coordination et le financement de ce plan national de montée en compétences, en lien avec les régions, les départements, le Haut Conseil du travail social et la Banque des Territoires.

« Un comité national de pilotage chargé de la refonte des formations initiales et continues des professionnels concourant à la protection de l’enfance est institué pour une durée de cinq ans à compter de la promulgation de la présente loi.

« Ce comité associe notamment des représentants de l’État, des régions, de l’Assemblée des départements de France, du Haut Conseil du travail social, des établissements de formation en travail social, des établissements d’enseignement supérieur, des organismes de recherche, des associations représentatives des professionnels, des personnes concernées ainsi que des personnalités qualifiées disposant d’une expertise reconnue en matière de développement de l’enfant, de traumatismes complexes, d’expériences adverses de l’enfance, de troubles du neurodéveloppement et d’interventions précoces fondées sur les données probantes.

« Les organisations, fédérations, associations et institutions ayant contribué à l’élaboration du Livre blanc du travail social présenté au Gouvernement en 2023 sont associées aux travaux du comité.

« Le Haut Conseil du travail social assure, dans le cadre des orientations définies par le Livre blanc du travail social présenté au Gouvernement en 2023, le suivi des enjeux d’attractivité des métiers, d’évolution des compétences, de reconnaissance de l’expertise professionnelle et des parcours professionnels des professionnels concourant à la protection de l’enfance.

« Le comité national de pilotage formule des propositions visant à faire évoluer les formations initiales et continues afin de renforcer l’expertise clinique et scientifique des professionnels intervenant auprès des enfants protégés et d’améliorer l’attractivité des métiers de la protection de l’enfance.

« Le comité scientifique national chargé d’éclairer les politiques publiques de protection de l’enfance est associé à la mise en œuvre du plan national de développement des compétences mentionné au présent article.

« Ce comité apporte un éclairage scientifique indépendant fondé sur l’état des connaissances relatives au développement de l’enfant, aux traumatismes complexes, aux expériences adverses de l’enfance, aux troubles du neurodéveloppement, à l’autisme, aux interventions précoces ainsi qu’ ;aux pratiques sensibles aux traumatismes.

« Il contribue à l’identification, à l’évaluation et à la diffusion des données probantes et des meilleures pratiques nationales et internationales auprès des professionnels concourant à la protection de l’enfance.

« Il formule des recommandations destinées à favoriser l’appropriation des connaissances scientifiques les plus récentes et le développement de pratiques avancées fondées sur les données probantes.

« Il contribue à la diffusion des connaissances scientifiques et des données probantes auprès des professionnels concourant à la protection de l’enfance, des organismes de formation, des collectivités territoriales et des pouvoirs publics afin de soutenir le développement de pratiques avancées et l’amélioration continue de la qualité des accompagnements proposés aux enfants et à leurs familles.

« Les modalités d’organisation et de fonctionnement du comité scientifique sont définies par décret.

« Chaque année, le Gouvernement remet au Parlement et à l’Assemblée des départements de France un rapport présentant :

« a) L’état d’avancement de la mise en œuvre du plan national de développement des compétences ;

« b) L’évaluation des besoins nationaux et territoriaux en matière de formation initiale et continue des professionnels de la protection de l’enfance ;

« c) Les évolutions apportées aux référentiels de formation ;

« d) Les actions engagées afin de renforcer l’attractivité des métiers et les recommandations formulées par le Haut Conseil du travail social ;

« e) Les enseignements tirés des meilleures pratiques internationales en matière de prévention primaire, d’interventions précoces et d’accompagnement des enfants présentant des besoins complexes ;

« f) Les perspectives d’évolution des formations spécialisées et des parcours professionnels dans le champ de la protection de l’enfance.

« Les modalités d’application du présent article sont définies par décret. »

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Gabrielle Cathala
Après l'article 5, insérer l'article suivant:

Le chapitre VI du titre II du livre II du code de l’action sociale et des familles est complété par un article L. 226‑12‑2 ainsi rédigé :

« Art. L. 226‑12‑2. – Les professionnels intervenant dans le champ de la protection de l’enfance bénéficient d’une formation initiale et continue obligatoire relative aux violences sexuelles faites aux enfants.

« Cette formation est structurée, interprofessionnelle et interinstitutionnelle. Elle est intégrée au socle commun des formations des professionnels concourant à la protection de l’enfance.

« Elle porte notamment sur :

« 1° Les violences sexuelles faites aux enfants, y compris les violences incestueuses ;

« 2° Les mécanismes d’emprise, de sidération, de silence et les stratégies mises en œuvre par les auteurs ;

« 3° Les manifestations cliniques des violences sexuelles, notamment les psycho-traumatismes aigus et chroniques ;

« 4° Les conditions d’accueil de la parole de l’enfant, les révélations partielles ou tardives ainsi que les situations de rétractation ;

« 5° Les obligations de transmission d’informations préoccupantes, de signalement et d’alerte prévues par les dispositions législatives et réglementaires en vigueur ;

« 6° L’exploitation sexuelle des mineurs ;

« 7° Les risques liés au numérique, notamment les mécanismes de cyberprédation et les processus d’entrée dans l’exploitation sexuelle par les outils numériques ;

« 8° Les comportements sexuels problématiques des enfants et des adolescents ainsi que les situations impliquant des mineurs auteurs de violences sexuelles ;

« 9° Les ressources spécialisées mobilisables, notamment les unités d’accueil pédiatrique enfants en danger, les centres ressources pour les intervenants auprès des auteurs de violences sexuelles et les dispositifs spécialisés dans la prise en charge du psycho-traumatisme.

« Une formation renforcée est prévue pour les professionnels chargés de l’évaluation des situations, de l’encadrement des équipes, de l’accueil des enfants confiés à l’aide sociale à l’enfance, du contrôle des établissements et services de protection de l’enfance ainsi que pour toute personne exerçant des responsabilités particulières dans la prise en charge des enfants protégés.

« Les modalités d’application du présent article sont précisées par décret. »

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Marianne Maximi
Après l'article 5, insérer l'article suivant:

Après l’article L. 226‑2‑2 du code de l’action sociale et des familles, il est inséré un article L. 226‑2‑3 ainsi rédigé :

« Art. L. 226‑2‑3. – Toute personne physique qui, de bonne foi et sans contrepartie financière, signale ou témoigne de faits de violences, de maltraitances, de négligences graves ou de toute atteinte aux droits fondamentaux d’un mineur dont elle a eu personnellement connaissance dans le cadre de ses fonctions, de son activité professionnelle ou de sa mission auprès de mineurs, ne peut faire l’objet de mesures mentionnées à l’article L. 1121‑2 du code du travail du fait de ce signalement ou de ce témoignage. »

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Pauline Cestrières
Après l'article 5, insérer l'article suivant:

Après le troisième alinéa de l’article L. 226‑3 du code de l’action sociale et des familles, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Lorsqu’une information préoccupante concerne un enfant âgé de moins de trois ans, une première analyse de la situation est réalisée dans un délai maximal de sept jours à compter de sa réception afin d’apprécier le niveau de danger et les suites à donner à l’évaluation. »

🖋️Irrecevable26 juin 2026
Jérôme End
Après l'article 5, insérer l'article suivant:

I. – Compléter cet article par les huit alinéas suivants : 

« III. – L’article L. 226‑4 du code de l’action sociale et des familles est ainsi modifié :

« 1° Après le 3° du I, sont insérés des 4° à 7° ainsi rédigés :

« « 4° Que des faits de maltraitance, des infractions au code pénal, des violences sont déjà survenues dans cette famille ;

« « 5° Que l’enfant est âgé de moins de trois ans ;

« « 6° Que des informations préoccupantes ou signalements ont déjà été adressés au sujet de ce mineur ou d’autres membres de sa fratrie ;

« « 7° Que l’information préoccupante provient d’un professionnel de santé ou de tout professionnel intervenant dans le domaine de l’enfance et de la petite enfance. » ;

« 2° Le cinquième alinéa du même I est complété par les mots : « , notamment si l’enfant n’est pas systématiquement présent aux entretiens fixés par les services sociaux ou n’est pas visible au domicile lors des visites qui y ont lieu » ;

« 3° À la seconde phrase du II, après le mot : « transmet », sont insérés les mots : « sans délai ».

II. – Compléter cet article par les trois alinéas suivants :

« IV. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

« V. – La perte de recettes pour les collectivités territoriales est compensée à due concurrence par la majoration de la dotation globale de fonctionnement et, corrélativement pour l’État, par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

« VI. – La perte de recettes pour les organismes de sécurité sociale est compensée à due concurrence par la majoration de l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services. »

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Violette Spillebout
Après l'article 5, insérer l'article suivant:

Après l’article L. 227‑1 du code de l’action sociale et des familles, il est inséré un article L. 227‑1‑1 ainsi rédigé :

« Art. L. 227‑1‑1. – Toutes les personnes morales ayant vocation à accueillir des enfants sont tenues de mettre en œuvre les moyens appropriés afin de prévenir le recours à toute forme de violence, et de veiller au respect de l’intégrité physique, psychologique et émotionnelle des enfants.

« Elles garantissent le respect de la dignité et de l’intégrité physique et psychologique des enfants. Tout enfant a droit à un accueil sans violence morale ni physique et sans harcèlement. Tout recours aux châtiments corporels ou à tout autre traitement humiliant ou dégradant à leur encontre est interdit »

🖋️Irrecevable26 juin 2026
Alexandra Martin (Alpes-Maritimes)
Après l'article 5, insérer l'article suivant:

Après l’article L. 227‑1 du code de l’action sociale et des familles, il est inséré un article L. 227‑1‑1 ainsi rédigé :

« Art. L. 227‑1‑1. – Toute personne morale ayant vocation à accueillir des enfants est tenue de mettre en œuvre les moyens appropriés afin de prévenir le recours à toute forme de violence et de veiller au respect de l’intégrité physique, psychologique et émotionnelle de ces enfants. »

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Christine Loir
Après l'article 5, insérer l'article suivant:

I. – Après l’article L. 227‑4 du code de l’action sociale et des familles, il est inséré un article L. 227‑4‑1 ainsi rédigé :

« Art. L. 227‑4‑1. – Toute personne organisant un accueil de mineurs mentionné à l’article L. 227‑4 identifie, parmi les personnes participant déjà à l’organisation ou à l’encadrement de cet accueil, un référent « enfance en danger » volontaire, chargé d’orienter les personnes qui y interviennent lorsqu’elles sont confrontées à une situation de danger ou de risque de danger concernant un mineur.

« Ce référent facilite, le cas échéant, la transmission d’une information préoccupante ou d’un signalement aux autorités compétentes. Il ne se substitue pas aux obligations légales de signalement. »

II. – Après l’article L. 401‑6 du code de l’éducation, tel qu’il résulte de l’article 5 de la présente loi, il est inséré un article L. 401‑7 ainsi rédigé :

« Art. L. 401‑7. – « Dans chaque école et établissement d’enseignement du premier ou du second degré, public ou privé, le directeur d’école ou le chef d’établissement identifie, parmi les personnels ou les personnes déjà chargés de l’organisation ou de l’encadrement, un référent « enfance en danger », volontaire, chargé d’orienter les personnels et les intervenants confrontés à une situation de danger ou de risque de danger concernant un mineur.

« Ce référent facilite, le cas échéant, la transmission d’une information préoccupante ou d’un signalement aux autorités compétentes. Il ne se substitue pas aux obligations légales de signalement qui s’imposent à toute personne ayant connaissance de faits susceptibles de mettre un mineur en danger. »

III. – Après l’article L. 121‑4 du code du sport, il est inséré un article L. 121‑4‑1 ainsi rédigé :

« Art. L. 121‑4‑1. – Les associations sportives agréées ou affiliées à une fédération sportive agréée qui accueillent habituellement des mineurs identifient un référent « enfance en danger » chargé d’orienter les personnes encadrant ces mineurs lorsqu’elles sont confrontées à une situation de danger ou de risque de danger.

« Ce référent facilite, le cas échéant, la transmission d’une information préoccupante ou d’un signalement aux autorités compétentes. Il ne se substitue pas aux obligations légales de signalement. »

🖋️Irrecevable26 juin 2026
Arnaud Bonnet
Après l'article 5, insérer l'article suivant:

I. – Après l’article L. 312‑1 du code de l’action sociale et des familles, il est inséré un article L. 312‑1‑1 ainsi rédigé :

« Art. L. 312‑1‑1. – Toute personne exerçant une activité auprès de mineurs au sens de l’article L. 133‑6‑3 suit une formation portant sur :

« 1° La prévention des violences, des abus et des maltraitances ;

« 2° Les obligations déontologiques liées à l’encadrement des mineurs ;

« 3° Les procédures d’alerte et de signalement.

« Cette formation est dispensée dès l’entrée en fonction et renouvelée au moins tous les cinq ans. L’employeur ou l’autorité d’agrément veille à son effectivité. 

« Les modalités d’application du présent article sont déterminées par décret en Conseil d’État. »

II. – Après le premier alinéa de l’article L. 6321‑1 du code du travail, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« L’employeur assure la formation mentionnée à l’article L. 312‑1‑1 du code de l’action sociale et des familles lorsque les salariés exercent une activité auprès d’enfants mineurs. »

🖋️Irrecevable26 juin 2026
Arnaud Bonnet
Après l'article 5, insérer l'article suivant:

Après le premier alinéa de l’article L. 6321‑1 du code du travail, sont insérés deux alinéas ainsi rédigés :

« Lorsque les salariés exercent une activité auprès de mineurs au sens de l’article L. 133‑6‑3 du code de l’action sociale et des familles, l’employeur assure une formation portant sur la prévention des violences, des abus et des maltraitances, sur les obligations déontologiques liées à l’encadrement des mineurs et sur les procédures d’alerte et de signalement. Cette formation est dispensée dès l’entrée en fonction et renouvelée au moins tous les cinq ans. 

« Un décret en Conseil d’État précise les modalités de mise en œuvre. » 

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Zahia Hamdane
Après l'article 5, insérer l'article suivant:

Les professionnels de la protection de l’enfance, y compris les assistants familiaux, les éducateurs et les personnels d’encadrement des établissements sociaux et médico-sociaux, bénéficient d’une formation obligatoire, initiale et continue, dédiée à la prévention, au repérage et au signalement des violences sexuelles et de la pédocriminalité. 

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Isabelle Santiago
Après l'article 5, insérer l'article suivant:

La section 1 du chapitre II du titre Ier du livre III du code de l’action sociale et des familles est complétée par un article L. 312‑1-1 ainsi rédigé :

«  Art. L. 312‑1‑1. – L’octroi de toute subvention publique à une association accueillant ou accompagnant des mineurs est subordonné à la justification de la mise en œuvre d’une politique générale de sauvegarde conforme à un référentiel national défini par décret en Conseil d’État. Ce référentiel porte sur la prévention, la détection, le signalement et la prise en charge des violences à l’encontre des mineurs. »

🖋️Irrecevable26 juin 2026
Alexandra Martin (Alpes-Maritimes)
Après l'article 5, insérer l'article suivant:

L’article 371 du code civil est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« L’enfant, à tout âge, en tout lieu et en toute circonstance, dispose d’un droit inconditionnel au respect de son intégrité physique, psychologique et émotionnelle. Ce droit exclut le recours à tout comportement violent, notamment dans le cadre d’une relation éducative, quel que soit son degré de gravité. »

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Gabrielle Cathala
Après l'article 5, insérer l'article suivant:

L’article L. 541‑1 du code de l’éducation est ainsi modifié :

1° Le premier alinéa est ainsi modifié :

a) À la deuxième phrase, après le mot : « obligatoires », sont insérés les mots : « et annuelles » ;

b) Après la même deuxième phrase, est insérée une phrase ainsi rédigée : « Les visites médicales et de dépistage obligatoires et annuelles permettent d’identifier toute forme de violence par le questionnement systématique de l’enfant en utilisant un vocabulaire et des tests adaptés à l’âge des enfants. » ;

2° Après le même premier alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Les enfants bénéficiant de l’instruction en famille sont convoqués à la visite médicale et de dépistage obligatoire annuelle d’un établissement scolaire désigné. »

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Gabrielle Cathala
Après l'article 5, insérer l'article suivant:

Compléter cet article par les trois alinéas suivants : 

« IV. – Après le quatrième alinéa de l’article L. 541‑1 du code l’éducation, sont insérés deux alinéas ainsi rédigés : 

« Cette visite permet de prévenir et de dépister toute forme de violence, notamment par le questionnement systématique de l’enfant en utilisant un vocabulaire et des tests adaptés à son âge.

« Les enfants bénéficiant de l’instruction en famille sont convoqués à la visite médicale et de dépistage obligatoire annuelle dans un établissement scolaire désigné à cet effet. »

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Christine Loir
Après l'article 5, insérer l'article suivant:

L’article L. 542‑1 du code de l’éducation est ainsi modifié :

1° Après la deuxième phrase, est insérée une phrase ainsi rédigée : « Elle porte également sur le repérage des situations de danger ou de risque de danger, l’écoute et le recueil de la parole de l’enfant, l’évaluation du degré d’urgence, les modalités de transmission d’une information préoccupante ou d’un signalement à l’autorité judiciaire ainsi que l’identification des ressources territoriales pouvant être sollicitées. »

2° La dernière phrase est complétée par les mots : « , qui précisent notamment la périodicité de son actualisation ».

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Marianne Maximi
Après l'article 5, insérer l'article suivant:

Après l’article L. 542‑1 du code de l’éducation, il est inséré un article L. 542‑1-1 ainsi rédigé :

« Art. L. 542‑1-1. – Les médecins, l’ensemble des personnels médicaux et paramédicaux, les travailleurs sociaux, les magistrats, les personnels enseignants, les professionnels des services aux familles définis à l’article L. 214‑1 du code de l’action sociale et des familles, les personnels d’animation sportive, culturelle et de loisirs et les personnels de la police nationale, des polices municipales et de la gendarmerie nationale reçoivent une formation initiale et continue visant à prévenir le recours aux violences éducatives ordinaires, entendues comme tout acte de violences physique, psychologique ou verbales à l’encontre d’un mineur, et à promouvoir des pratiques professionnelles et éducatives respectueuses de ses droits et de son intérêt supérieur. »

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Violette Spillebout
Après l'article 5, insérer l'article suivant:

I. – L’article L. 542‑3 du code de l’éducation est complété par trois alinéas ainsi rédigés : 

 « Afin de faciliter le recueil de la parole des élèves, un dispositif de libération de la parole anonymisé, par écrit, adapté à l’âge et au développement de l’enfant, est obligatoirement mis en place au sein de chaque école, à compter de la classe de cours préparatoire, ainsi que dans les collèges et les lycées publics et privés sous contrat.

« Ce dispositif permet la discrétion nécessaire à la démarche de l’élève et son accessibilité.

« La mise en place de ce dispositif intervient au plus tard un an après la promulgation de la présente loi. Ses modalités d’application sont définies par décret. »

II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

🖋️Irrecevable26 juin 2026
Émilie Bonnivard
Après l'article 5, insérer l'article suivant:

Compléter cet article par les deux alinéas suivants : 

« III. – L’article L. 135‑6 du code général de la fonction publique est complété par un alinéa ainsi rédigé : 

« « Les employeurs publics dont les agents font des signalements sur des violences sexuelles sur mineurs mettent en place des procédures unifiées ayant pour objet de soutenir leurs agents, préserver le contenu et transmettre obligatoirement le signalement à l’autorité judiciaire. » »

🖋️Irrecevable26 juin 2026
Erwan Balanant
Après l'article 5, insérer l'article suivant:

I. – L’article L. 531‑1 du code général de la fonction publique est complété par une phrase ainsi rédigée : « Toutefois, si le conseil de discipline n’a pu statuer dans ce délai, l’autorité ayant pouvoir disciplinaire peut, sur décision motivée, prolonger la suspension pour une durée qui ne peut excéder quatre mois. »

II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

🖋️Irrecevable26 juin 2026
Arnaud Bonnet
Après l'article 5, insérer l'article suivant:

Le chapitre IV du titre III du livre II du code de la sécurité intérieure est complété par un article L. 234‑5 ainsi rédigé :

« Art. L. 234‑5. – L’État met à disposition une plateforme nationale sécurisée permettant :

« 1° Aux employeurs publics ou privés, y compris les associations et les particuliers employeurs, de vérifier en temps réel la validité du certificat d’honorabilité pour l’enfance ;

« 2° D’accéder, par l’intermédiaire de l’autorité administrative compétente, aux informations légalement communicables issues du fichier judiciaire national automatisé des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes, strictement nécessaires à l’appréciation de l’aptitude à exercer auprès de mineurs.

« Les traitements de données mis en œuvre sont conformes au règlement (UE) 2016/679 du Parlement européen et du Conseil du 27 avril 2016 relatif à la protection des personnes physiques à l’égard du traitement des données à caractère personnel et à la libre circulation de ces données, et abrogeant la directive 95/46/CE et à la loi n° 78‑17 du 6 janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés. Un décret en Conseil d’État, pris après avis de la Commission nationale de l’informatique et des libertés, fixe les modalités de consultation, les conditions d’habilitation des utilisateurs et les garanties de protection des données. »

🖋️Irrecevable26 juin 2026
Alexandra Martin (Alpes-Maritimes)
Après l'article 5, insérer l'article suivant:

Le chapitre Ier du titre II du livre III de la sixième partie du code du travail est complété une section 5 ainsi rédigée :

« Section 5 : Actions de formation relatives à la prévention des violences faites aux enfants

« Art. L. 6321‑12‑1. – Les personnes physiques intervenant pour le compte des personnes morales ayant vocation à accueillir des enfants et exerçant des fonctions impliquant un contact direct et habituel avec des enfants doivent bénéficier d’une formation initiale et continue relative à la prévention de toutes les formes de violences faites aux enfants, intégrant les droits et les besoins fondamentaux, leur développement ainsi que les conséquences des pratiques contraires aux besoins de l’enfant et délétères pour son développement.

« L’obligation d’assurer cette formation incombe exclusivement à l’employeur ou à l’organisme d’accueil, sans que les personnes intervenant à titre bénévole ne puissent être tenues d’y satisfaire à titre personnel.

« Les formations sont dispensées par un organisme agréé figurant sur une liste arrêtée par l’autorité administrative dans des conditions déterminées par décret en Conseil d’État.

« Les modalités d’organisation de la formation, ainsi que les modalités de contrôle et de sanction, sont déterminées par décret en Conseil d’État. Les dispositions de cette section entrent en vigueur au plus tard le 1er janvier 2027. »

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Violette Spillebout
Après l'article 5, insérer l'article suivant:

Après la section 4 du chapitre Ier du titre II du livre III de la sixième partie du code du travail, il est inséré une section 5 ainsi rédigée :

« Section 5 : Actions de formation relatives à la prévention des violences faites aux enfants

« Art. L. 6321‑13. – Toutes les personnes physiques intervenant pour le compte des personnes morales ayant vocation à accueillir des enfants et exerçant des fonctions impliquant un contact direct et habituel avec des enfants, doivent bénéficier d’une formation, initiale et continue, relative à la prévention de toutes les formes de violences faites aux enfants, intégrant les droits et les besoins fondamentaux, leur développement ainsi que les conséquences des pratiques contraires aux besoins de l’enfant et délétères pour son développement.

« L’obligation d’assurer cette formation incombe exclusivement à l’employeur ou à l’organisme d’accueil, sans que les personnes intervenant à titre bénévole ne puissent être tenues d’y satisfaire à titre personnel.

« Les formations sont dispensées par un organisme agréé figurant sur une liste arrêtée par l’autorité administrative dans des conditions déterminées par décret en Conseil d’État. Les modalités d’organisation de la formation, ainsi que les modalités de contrôle et de sanction, sont déterminées par décret en Conseil d’État. »

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Gabrielle Cathala
Après l'article 5, insérer l'article suivant:

Les personnes qui exercent une activité professionnelle auprès de mineurs ou qui interviennent à titre bénévole auprès des mineurs suivent une reçoivent une formation initiale et continue visant à prévenir le recours aux violences éducatives ordinaires, entendues comme tout acte de violences physique, psychologique ou verbales à l’encontre d’un mineur, et à promouvoir des pratiques professionnelles et éducatives respectueuses de ses droits et de son intérêt supérieur.

🖋️Tombé27 juin 2026
Gabrielle Cathala

À l’alinéa 22, substituer aux mots : 

« 222‑1 à 222‑18 »

les mots : 

« 222‑1 à 222‑14, 222‑14‑4, 222‑15, 222‑16 à 222‑18 ».

🖋️Tombé27 juin 2026
Gabrielle Cathala

À l’alinéa 27, substituer aux mots : 

« 222‑1 à 222‑18 »

les mots : 

« 222‑1 à 222‑14, 222‑14‑4, 222‑15, 222‑16 à 222‑18 ».

🖋️Tombé27 juin 2026
Marianne Maximi

À l’alinéa 31, substituer aux mots : 

« 222‑1 à 222‑18 » 

les mots : 

« 222‑1 à 222‑14, 222‑14‑4, 222‑15, 222‑16 à 222‑18 ».

🖋️Tombé27 juin 2026
Caroline Yadan

Substituer aux alinéas 53 à 55 les trois alinéas suivants :

« 1° Le salarié ne bénéfice pas du maintien de sa rémunération ;

« 2° L’agent public ne conserve ni sa rémunération ni le financement des garanties de protection sociale complémentaire prévu à l’article L. 827‑1 du code général de la fonction publique ;

« 3° La personne agréée ne bénéficie pas du maintien de sa rémunération. »

🖋️Tombé27 juin 2026
Alexandra Martin (Gironde)

Rédiger ainsi l’alinéa 53 :

« 1° Le salarié n’a pas droit au maintien de sa rémunération. Le sort définitif de celle-ci dépend de l’issue de la suspension. Si aucune des incapacités mentionnées à l’article L. 133‑6 n’est relevée, le salarié bénéficie du versement rétroactif des salaires correspondant à la période de suspension. »

🖋️Tombé26 juin 2026
Catherine Rimbert

I. – À l’alinéa 70, substituer aux mots : 

« peut, par arrêté motivé, prononcer »

les mots : 

« prononce ». 

II. – En conséquence, compléter ce même alinéa 70 par la phrase suivante : 

« L’autorité de l’État compétente peut prononcer une autorisation de continuer à exercer une fonction particulière, en motivant spécialement sa décision. »

🖋️Tombé26 juin 2026
Ayda Hadizadeh

I. – À la première phrase de l’alinéa 83, substituer aux mots : 

« à intervalles réguliers » 

les mots : 

« au moins une fois par an sans saisine préalable ». 

II. – En conséquence, compléter ce même alinéa 83 par la phrase suivante : 

« Il donne lieu à des vérifications inopinées portant sur les personnes intervenant au sein de l’établissement ou participant à une activité organisée en lien avec celui-ci, dans des conditions déterminées par décret en Conseil d’État. »

🖋️Tombé27 juin 2026
Caroline Yadan

I. – À l’alinéa 83, substituer aux mots : 

« à intervalles réguliers »

le mot : 

« annuellement ». 

II. – En conséquence, procéder à la même substitution aux alinéas 95, 101 et 155.

🖋️Tombé27 juin 2026
Caroline Yadan

I. – À l’alinéa 83, substituer aux mots : 

« à intervalles réguliers »

les mots : 

« au moins tous les deux ans ». 

II. – En conséquence, procéder à la même substitution aux alinéas 95, 101 et 155.

🖋️Tombé27 juin 2026
Caroline Yadan

I. – À l’alinéa 83, substituer aux mots : 

« à intervalles réguliers »

les mots : 

« au moins tous les trois ans ». 

II. – En conséquence, procéder à la même substitution aux alinéas 95, 101 et 155.

🖋️Tombé27 juin 2026
Violette Spillebout

I. – À la première phrase de l’alinéa 83, substituer aux mots :

« à intervalles réguliers pendant cet exercice » 

les mots :

« au moins tous les trois ans ».

II. – En conséquence, à l’alinéa 95, substituer aux mots :

« à intervalles réguliers » 

les mots :

« au moins tous les trois ans ».

III. – En conséquence, procéder à la même substitution à l’alinéa 101.

🖋️Tombé27 juin 2026
David Magnier

À l’alinéa 101, substituer aux mots :

« à intervalles réguliers lors de l’exercice des fonctions »

les mots :

« de manière annuelle, avant chaque rentrée scolaire, »

🖋️Tombé25 juin 2026
Patricia Lemoine

Supprimer les alinéas 103 à 109.

🖋️Tombé25 juin 2026
Patricia Lemoine

Après l’alinéa 103, insérer l’alinéa suivant :

« Le relèvement prévu au premier alinéa du présent article n’est pas applicable lorsque la sanction disciplinaire a été prononcée en raison de faits portant atteinte à l’intégrité physique, psychologique ou sexuelle d’un ou plusieurs mineurs. »

🖋️Tombé27 juin 2026
Julien Gabarron

À l’alinéa 155 substituer aux mots :

« à intervalles réguliers »

les mots :

« chaque année ».

🖋️Tombé29 juin 2026
Nathalie Colin-Oesterlé

Au début de l’alinéa 159, substituer aux mots :

« Les intervalles des »

les mots :

« La fréquence de ».

🖋️Tombé27 juin 2026
Caroline Yadan

I. – À l’alinéa 163, substituer au mot :

« bénéficie »

les mots :

« ne bénéficie pas ».

II. – En conséquence, à l’alinéa 164, substituer au mot :

« conserve »

les mots :

« ne conserve pas ».

III. – En conséquence, rédiger ainsi l’alinéa 165 :

« 3° Les personnels relevant de l’article L. 6152‑1 et les élèves et étudiants ne conservent ni leurs émoluments, ni leurs primes, ni leurs indemnités. »


Article 6
🖋️Adopté1 juil. 2026
Marianne Maximi

Rédiger ainsi cet article :

« I. – Le livre Ier du code civil est ainsi modifié :

« 1° L’article 375‑5 est ainsi modifié :

« a) Le premier alinéa est remplacé par cinq alinéas ainsi rédigés : 

« « À titre provisoire mais à charge d’appel, le juge peut, pendant l’instance et en cas d’urgence, prendre une ordonnance d’accueil provisoire. À l’occasion de la délivrance de l’ordonnance d’accueil provisoire, il peut :

« « 1° Prendre l’une des mesures prévues aux articles 375‑3 et 375‑4 ;

« « 2° Confier provisoirement l’enfant au parent au domicile duquel la résidence principale a été fixée et sans préjudice du quatrième alinéa de l’article 375‑7, suspendre le droit de visite et d’hébergement de l’autre parent ;

« « 3° Interdire à la partie défenderesse de se rendre dans certains lieux spécialement désignés par le juge dans lesquels l’enfant se trouve de façon habituelle ;

« « 4° Interdire à la partie défenderesse de recevoir ou de rencontrer l’enfant, ainsi que d’entrer en relation avec lui, de quelque façon que ce soit. » ;

« b) Après le même premier alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé : 

« « Les mesures mentionnées au 1° du présent article sont prises pour une durée maximale de six mois. Les mesures mentionnées aux 2° à 4° sont prises pour une durée maximale d’un mois pendant laquelle il appartient à la partie la plus diligente de saisir le juge aux affaires familiales d’une demande d’ordonnance de protection de l’enfant. » ;

« 2° Le titre XIV est complété par des articles 515‑13‑2 et 515‑13‑3 ainsi rédigés :

« « Art. 515‑13‑2. – Si l’un des parents expose son enfant à un danger grave et immédiat, l’autre parent peut saisir le procureur de la République aux fins de délivrance d’une ordonnance provisoire de protection de l’enfant.

« « Le procureur de la République délivre l’ordonnance provisoire de protection de l’enfant dans un délai de vingt-quatre heures à compter de sa saisine, s’il estime, au vu des seuls éléments joints à la requête, qu’il existe des raisons sérieuses de considérer comme vraisemblable le danger grave et immédiat auquel l’enfant se trouve exposé.

« « Le procureur de la République est compétent pour :

« « 1° Suspendre les droits de correspondance, de visite et d’hébergement de la partie défenderesse ;

« « 2° Fixer la résidence principale chez la partie demanderesse ;

« « 3° Interdire à la partie défenderesse de se rendre dans certains lieux spécialement désignés par le juge, dans lesquels l’enfant se trouve de façon habituelle ;

« « 4° Interdire à la partie défenderesse de recevoir ou de rencontrer l’enfant, ainsi que d’entrer en relation avec lui, de quelque façon que ce soit.

« « Dans un délai de huit jours à compter de la délivrance de l’ordonnance provisoire, le procureur de la République saisit le juge compétent en application de l’article 515‑13‑3 ou des articles 375‑3 et 375‑4.

« « Art. 515‑13‑3. – Lorsque le juge aux affaires familiales est saisi d’une demande d’ordonnance de protection de l’enfant par le procureur dans les conditions prévues au dernier alinéa de l’article 515‑13‑2 ou par le parent dont l’enfant a fait l’objet de la mesure mentionnée au 3° du premier alinéa de l’article 375‑5, il convoque, pour une audience, la partie demanderesse, la partie défenderesse et le mineur capable de discernement ainsi que le ministère public à fin d’avis. Ces auditions peuvent avoir lieu séparément. L’audience se tient en chambre du conseil. À la demande de la partie demanderesse ou du mineur capable de discernement, les auditions se tiennent séparément.

« « L’ordonnance de protection de l’enfant est délivrée par le juge aux affaires familiales s’il estime, au vu des éléments produits devant lui et contradictoirement débattus, qu’il existe des raisons sérieuses de considérer comme vraisemblable le danger grave auquel est exposé le mineur. Il la délivre dans un délai maximal de quinze jours à compter de la saisine par le procureur de la République ou par le parent.

« « À l’occasion de sa délivrance, le juge aux affaires familiales est compétent pour :

« « 1° Interdire à la partie défenderesse de recevoir ou de rencontrer l’enfant, ainsi que d’entrer en relation avec lui, de quelque façon que ce soit ;

« « 2° Interdire à la partie défenderesse de se rendre dans certains lieux spécialement désignés par le juge, dans lesquels l’enfant se trouve de façon habituelle ;

« « 3° Attribuer la jouissance du logement familial à la partie demanderesse, même si elle a bénéficié d’un hébergement d’urgence. Dans ce cas, la prise en charge des frais afférents peut être à la charge de la partie défenderesse ;

« « 4° Se prononcer sur les modalités d’exercice de l’autorité parentale et, au sens de l’article 373‑2‑9, sur les modalités du droit de visite et d’hébergement, ainsi que sur la contribution à l’entretien et à l’éducation des enfants.

« « Lorsque le juge délivre une ordonnance de protection de l’enfant, il en informe sans délai le procureur de la République.

« « Les mesures mentionnées aux 1° à 4° sont prises pour une durée maximale de douze mois à compter de la notification de l’ordonnance. Le juge aux affaires familiales peut, à tout moment, à la demande du ministère public ou de l’une ou l’autre des parties, ou après avoir fait procéder à toute mesure d’instruction utile, et après avoir invité chacune d’entre elles à s’exprimer, supprimer ou modifier tout ou partie des mesures énoncées dans l’ordonnance de protection de l’enfant, en décider de nouvelles, accorder à la personne défenderesse une dispense temporaire d’observer certaines des obligations qui lui ont été imposées ou rapporter l’ordonnance de protection. »

« II. – La section 2 bis du chapitre VII du titre II du code pénal est ainsi modifiée : 

« 1° Après le mot : « familiales », la fin de l’intitulé est ainsi rédigée : « et de l’ordonnance de protection de l’enfant » ; 

« 2° Il est ajouté un article 227‑4‑4 ainsi rédigé : 

« « Art. 227‑4‑4. – Le fait de ne pas respecter une ou plusieurs modalités fixées dans une ordonnance de protection provisoire de l’enfant rendue en application de l’article 515‑13‑3 ou dans une ordonnance provisoire de protection de l’enfant rendue en application de l’article 515‑13‑2 du code civil est puni de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 € d’amende. » »

🖋️Adopté27 juin 2026
Marianne Maximi
Après l'article 6, insérer l'article suivant:

L’article 373‑2‑9 du code civil est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Lorsqu’un parent a commis des violences sur la personne de l’autre parent ou de l’enfant, la résidence de l’enfant ne peut être fixée à son domicile, ni à titre principal ni en alternance. »

🖋️Adopté27 juin 2026
Perrine Goulet
Après l'article 6, insérer l'article suivant:

Le code civil est ainsi modifié : 

1° Le premier alinéa de l’article 375‑1 est complété par une phrase ainsi rédigée : « Lui seul statue sur les modalités d’exercice de l’autorité parentale et sur l’étendue du droit de visite et d’hébergement des parents des enfants bénéficiant d’une mesure d’assistance éducative. » ;

2° L’avant-dernier alinéa de l’article 375‑3 est ainsi rédigé :

« Lorsque le juge des enfants décide de confier un enfant en application du présent article, il reste compétent pendant toute la durée de la mesure d’assistance éducative et jusqu’au jugement de mainlevée pour déterminer les modalités d’exercice de l’autorité parentale et l’étendue du droit de visite et d’hébergement des parents des enfants bénéficiant d’une mesure d’assistance éducative. Le juge aux affaires familiales est alors dessaisi des compétences qu’il exerce en application des articles 373‑2‑6 et 373‑3. »

🖋️Adopté27 juin 2026
Constance de Pélichy
Après l'article 6, insérer l'article suivant:

Dans un délai d’un an à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport évaluant l’opportunité, la faisabilité et les modalités de création d’une plateforme nationale dématérialisée et sécurisée recensant l’ensemble des établissements, des services et des dispositifs susceptibles d’accueillir, à titre provisoire et en urgence, des mineurs, en application de l’article 375‑5 du code civil.

Ce rapport examine notamment les conditions techniques, juridiques et financières permettant de détailler, pour chaque structure, la nature de l’accueil proposé, sa capacité totale d’hébergement, ses modalités d’admission, ainsi que, lorsque cela est envisageable, les données relatives aux places disponibles, régulièrement actualisées ou accessibles en temps réel.

Il analyse les conditions d’accès pour les autorités judiciaires, les services départementaux de l’aide sociale à l’enfance, les associations et les services de l’État concourant à la protection de l’enfance.

Il évalue les modalités d’articulation de cette éventuelle plateforme avec les systèmes d’information existants et son intégration progressive dans un outil national unifié de gestion de la protection de l’enfance, en vue de la structuration d’une plateforme de données numérique permettant de suivre la situation des enfants et les capacités d’accueil disponibles sur l’ensemble du territoire.

Il formule enfin des recommandations en vue de la mise en place d’un tel système d’information.

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Perrine Goulet

I. Substituer aux alinéas 1 à 20 seize alinéas ainsi rédigés :

I. À la première phrase de l’article L. 221‑2‑2 et à l’article L. 221‑2‑5 du code de l’action sociale et des familles, le mot : « troisième » est remplacé par le mot : « quatrième ».

II. Le code civil est ainsi modifié :

1° L’article 373-2-1 est ainsi modifié :

a)   Le deuxième alinéa est complété par deux phrases ainsi rédigées : « Si l’intérêt de l’enfant l’exige, le juge peut, par une décision spécialement motivée, interdire aux parents de l’enfant ou à l’un de ses parents de paraître dans certains lieux spécialement désignés dans lesquels se trouve habituellement l’enfant ou la personne à laquelle il a été confié ou d’entrer en relation avec l’enfant ou cette personne. Il peut également attribuer à l’un des parents la jouissance du logement familial, même si ce parent bénéficie ou a bénéficié d’un hébergement d’urgence. » ;

2° L’article 375‑5 est ainsi modifié :

a)   Le deuxième alinéa est remplacé par deux alinéas ainsi rédigés :

« En cas de mise en danger de l’enfant par ses parents ou par l’un de ses parents, le procureur de la République du lieu où demeure le mineur organise en urgence la protection provisoire de l’enfant. À cet effet, il peut ordonner l’une des mesures prévues aux mêmes articles 375‑3 et 375‑4 et, si l’intérêt de l’enfant l’exige, définir la nature et la fréquence du droit de correspondance, de visite et d’hébergement des parents. Il peut aussi attribuer à l’un des parents la jouissance du logement familial, même si ce parent bénéficie ou a bénéficié d’un hébergement d’urgence. Il peut également spécifiquement interdire aux parents de l’enfant ou à l’un de ses parents de paraître dans certains lieux spécialement désignés dans lesquels se trouvent habituellement l’enfant ou la personne à laquelle il a été confié ou d’entrer en relation avec l’enfant ou cette personne.

« Lorsqu’il est saisi d’une demande de protection provisoire d’un mineur, le procureur de la République se prononce dans un délai de soixante‑douze heures. Il saisit ensuite, dans un délai de huit jours, le juge compétent en application de l’article 373-2-8 ou des articles 375-3 et 375-4, qui statue dans un délai de quinze jours sur le maintien, l’aménagement ou la suspension de la mesure. » ;

b) L’avant-dernier alinéa est complété par une phrase ainsi rédigée : « Lorsqu’il confie l’enfant à un des tiers, des établissements ou des services mentionnés aux 2° à 5° de l’article 375-3, il demande au bâtonnier de désigner un avocat pour l’enfant. » ;

3°Le quatrième alinéa de l’article 375-7 est ainsi modifié :

a) À la fin de la deuxième phrase, les mots : « décider que l’exercice de ces droits, ou de l’un d’eux, est provisoirement suspendu » sont remplacés par les mots : « par décision spécialement motivée, interdire aux parents de l’enfant ou à l’un de ses parents de paraître dans certains lieux spécialement désignés dans lesquels se trouvent habituellement l’enfant ou la personne à laquelle il a été confié ou d’entrer en relation avec l’enfant ou cette personne. » ;

b) Après la même deuxième phrase, sont insérées deux phrases ainsi rédigées : « Il peut également attribuer à l’un des parents la jouissance du logement familial, même si ce parent bénéficie ou a bénéficié d’un hébergement d’urgence. Le juge des enfants s’assure du consentement de l’enfant confié victime de violences commises par l’un des titulaires de l’autorité parentale à l’exercice, par ce dernier, de son droit de visite et d’hébergement, y compris lorsque l’exercice du droit de visite est envisagé en présence d’un tiers. »

III . – La section 2 bis du chapitre VII du titre II du livre II du code pénal est ainsi modifiée :

1° L’intitulé est complété par les mots : « , de l’ordonnance de protection provisoire et des interdictions décidées par le juge des enfants ou par le juge aux affaires familiales » ;

2° Il est ajouté un article 227‑4‑4 ainsi rédigé :

« Art. 227‑4‑4. – Le fait de ne pas respecter une ordonnance de protection provisoire de l’enfant rendue en application de l’article 375‑5 du code civil ou les interdictions de paraître et de contact prononcées par le juge des enfants en application de l’article 375‑7 du même code ou par le juge aux affaires familiales en application de l’article 373‑2‑1 dudit code est puni de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 € d’amende. »

II. – Compléter cet article par les deux alinéas suivants :

« II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

« III. – La perte de recettes pour les collectivités territoriales est compensée à due concurrence par la majoration de la dotation globale de fonctionnement et, corrélativement pour l’État, par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services. »

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Gabrielle Cathala

I. – À l’avant-dernière phrase de l’alinéa 4, après le mot : 

« prises », 

insérer les mots : 

« après avoir auditionné l’enfant en présence de son avocat et ».

II. – En conséquence, à la deuxième phrase de l’alinéa 11, après le mot : 

« avoir »,

insérer les mots :

« auditionné l’enfant en présence de son avocat et ».

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Catherine Ibled

Après l’alinéa 4, insérer l’alinéa suivant : 

« Avant de statuer, le juge entend le mineur dans les conditions prévues à l’article 388‑1 du code civil. Lorsque le mineur est entendu, il est assisté d’un avocat choisi ou, à défaut, désigné d’office, et s’il a été désigné par le juge des enfants, de son administrateur ad hoc. »

🖋️Irrecevable26 juin 2026
Virginie Duby-Muller

Après l’alinéa 4, insérer l’alinéa suivant :

« Le juge prend sa décision après audition de l’enfant mineur concerné, assisté, quel que soit son âge, par un avocat. Seul le juge qui a rendu l’ordonnance de sûreté de l’enfant est compétent pour en ordonner la mainlevée. »

🖋️Irrecevable26 juin 2026
Marie-Charlotte Garin

Après l’alinéa 4, insérer l’alinéa suivant :

« Le juge prend sa décision après audition de l’enfant mineur concerné, assisté, quel que soit son âge, par un avocat. Seul le juge qui a rendu l’ordonnance de sûreté de l’enfant est compétent pour en ordonner la mainlevée. »

🖋️Irrecevable26 juin 2026
Alexandra Martin (Alpes-Maritimes)

Après l’alinéa 4, insérer l’alinéa suivant :

« Le juge prend sa décision après audition de l’enfant mineur concerné, assisté, quel que soit son âge, par un avocat. Seul le juge qui a rendu l’ordonnance de sûreté de l’enfant est compétent pour en ordonner la mainlevée. »

🖋️Irrecevable26 juin 2026
Philippe Fait

Après l’alinéa 4, insérer l’alinéa suivant :

« Le juge prend sa décision après audition de l’enfant mineur concerné, assisté, quel que soit son âge, par un avocat. Seul le juge qui a rendu l’ordonnance de sûreté de l’enfant est compétent pour en ordonner la mainlevée. »

🖋️Irrecevable26 juin 2026
Florence Herouin-Léautey

Après l’alinéa 4, insérer l’alinéa suivant :

« Le juge prend sa décision après audition de l’enfant mineur concerné, assisté, quel que soit son âge, par un avocat. Seul le juge qui a rendu l’ordonnance de sûreté de l’enfant est compétent pour en ordonner la mainlevée. »

🖋️Irrecevable26 juin 2026
Maud Petit

Après l’alinéa 4, insérer l’alinéa suivant :

« Le juge prend sa décision après audition de l’enfant mineur concerné, assisté, quel que soit son âge, par un avocat. Seul le juge qui a rendu l’ordonnance de sûreté de l’enfant est compétent pour en ordonner la mainlevée. »

🖋️Irrecevable26 juin 2026
Christian Baptiste

Après l’alinéa 14, insérer les deux alinéas suivants :

« Lorsqu’un parent fait l’objet de poursuites pour un crime ou un délit de nature sexuelle commis sur la personne de son enfant, l’exercice de l’autorité parentale ainsi que les droits de visite et d’hébergement à l’égard de cet enfant sont suspendus de plein droit jusqu’à la décision mettant fin à la procédure. Le juge peut, par décision spécialement motivée et dans le seul intérêt de l’enfant, lever tout ou partie de cette suspension.

« En cas de condamnation définitive de ce parent pour de tels faits, la juridiction se prononce sur le retrait total de l’autorité parentale et des droits de visite et d’hébergement. »

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Arnaud Bonnet
Après l'article 6, insérer l'article suivant:

Le I de l’article L. 221‑2‑4 du code de l’action sociale et des familles est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Dès qu’il est informé de cet accueil, le procureur de la République désigne à la personne se déclarant mineure un administrateur ad hoc. Celui-ci l’assiste et assure sa représentation dans le cadre des procédures administratives et juridictionnelles relatives à sa demande d’admission au bénéfice de l’aide sociale à l’enfance. »

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Philippe Fait
Après l'article 6, insérer l'article suivant:

Après le troisième alinéa de l’article 373‑2‑1 du code civil, sont insérés deux alinéas ainsi rédigés :

« Lorsque le juge retire tout ou partie de l’exercice de l’autorité parentale en raison de violences intrafamiliales ou d’un danger pour l’enfant ou pour l’un des parents ayant été judiciairement caractérisé, il statue également sur le droit de visite et d’hébergement au regard de cette décision. 

« Le maintien ou l’aménagement de ce droit ne peut être décidé que par une décision spécialement motivée au regard de l’intérêt supérieur de l’enfant et de l’absence de risque actuel pour sa sécurité ou son équilibre. »

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Philippe Fait
Après l'article 6, insérer l'article suivant:

Le quatrième alinéa de l’article 373‑2‑1 du code civil est remplacé par trois alinéas ainsi rédigés :

« Lorsque l’intérêt supérieur de l’enfant le commande ou lorsque la remise directe de l’enfant à l’autre parent présente un danger pour l’enfant ou pour l’un des parents, le juge organise les modalités d’exercice du droit de visite et d’hébergement de manière à assurer la sécurité de chacun.

« Lorsque des décisions judiciaires ont caractérisé l’existence de violences intrafamiliales ou d’un danger pour l’enfant ou pour l’un des parents, le recours à un espace de rencontre ne peut être décidé que s’il est compatible avec l’intérêt supérieur de l’enfant et avec les objectifs de protection ayant fondé la décision judiciaire.

« Le juge peut prévoir que ce droit s’exerce dans un espace de rencontre, avec l’assistance d’un tiers de confiance ou du représentant d’une personne morale qualifiée, par une décision spécialement motivée au regard de l’intérêt supérieur de l’enfant. »

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Marianne Maximi
Après l'article 6, insérer l'article suivant:

L’article 373‑2-9 du code civil est ainsi modifié :

1° À la seconde phrase de l’avant dernier alinéa, après le mot : « rencontre », il est inséré le mot : « neutre » ; 

2° Le dernier alinéa est ainsi modifié : 

a) Après le mot : « rencontre », il est inséré le mot : « neutre » ; 

b) Après le mot : « confiance », il est inséré le mot : « qualifié ».

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Marianne Maximi
Après l'article 6, insérer l'article suivant:

Le 6° de l’article 373‑2‑11 du code civil est ainsi modifié : 

1° Après le mot : « physique », sont insérés les mots : « , y compris sexuelles, » ;

2° Sont ajoutés les mots : « ou de l’enfant ».

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Béatrice Roullaud
Après l'article 6, insérer l'article suivant:

I. – Le code civil est ainsi modifié : 

1° L’article 515‑10 est ainsi modifié :

a) Après la première phrase du premier alinéa, est insérée une phrase ainsi rédigée : « Le juge peut également être saisi, lorsqu’il s’agit de violences sur mineurs, par les personnes mentionnées au deuxième alinéa de l’article 515‑13‑2. » ;

b) Il est ajouté un alinéa ainsi rédigé : 

« L’enfant partie à la procédure sera obligatoirement et à peine de nullité, assisté et représenté par un avocat. » ;

2° La première phrase du 3° de l’article 515‑11 est complétée par les mots : « et sur celle des mineurs ayant subi des violences » ;

3° Le titre XIV du livre Ier est complété par un article 515‑13‑2 ainsi rédigé :

« Art. 512‑13‑2. – Une ordonnance de protection peut également être délivrée en urgence par le juge des enfants, par le juge aux affaires familiales ou par un juge délégué dans les conditions déterminées aux articles 515‑10 à 515‑13‑1 lorsque des violences sont exercées sur un mineur, par une personne ayant un lien de parenté ou non avec ce dernier, et lorsqu’elles mettent en danger sa santé physique ou qu’elles compromettent gravement sa santé mentale.

« Le juge peut être saisi par le représentant légal du mineur ou son délégataire, un membre de sa famille, une association de protection de l’enfance ou d’aides aux victimes, un professionnel de santé, un enseignant, un directeur d’établissement scolaire ou sportif, un professionnel de la petite enfance, un avocat, un élu. Sauf accord contraire, l’anonymat est assuré pour la personne ayant saisi le juge, afin que l’auteur des violences ignore l’identité de la personne qui a déclenché la procédure.

« Par dérogation au premier alinéa de l’article 515‑10, un avocat commis d’office est automatiquement désigné, sans délai et au plus tard le jour de l’audience, pour assister le mineur. Le mineur qui le souhaite pourra demander, en sus de l’avocat, la présence à l’audience et dans les actes et étapes de la procédure, de son représentant légal ou de toute autre personne en qui il a confiance. 

« Un avocat choisi peut être désigné par la suite en accord avec le mineur, s’il n’y a aucun risque de conflit d’intérêt avec son représentant légal. Le mineur a automatiquement droit à l’aide juridictionnelle. »

II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

🖋️Irrecevable26 juin 2026
Colette Capdevielle
Après l'article 6, insérer l'article suivant:

Après l’article 225‑4‑9 du code pénal, il est inséré un article 225‑4‑9‑1 ainsi rédigé :

« Art. 225‑4‑9‑1. – I. – Lorsqu’un crime ou un délit a été commis dans le cadre de l’exploitation mentionnée au I de l’article 225‑4‑1 par une personne mineure présumée victime de traite des êtres humains, cette dernière n’est pas pénalement responsable de la commission de cette infraction.

« II. – A titre exceptionnel et compte tenu des circonstances de l’espèce et de la personnalité de la victime de traite des êtres humains ainsi que de sa situation, la juridiction peut décider qu’il n’y a pas lieu de faire application de la règle d’irresponsabilité mentionnée au précédent alinéa. Cette décision ne peut être prise que par une disposition dûment motivée. »

🖋️Irrecevable26 juin 2026
Elsa Faucillon
Après l'article 6, insérer l'article suivant:

Après l’article 225‑4‑9 du code pénal, il est inséré un article 225‑4‑9‑1 ainsi rédigé :

« Art. 225‑4‑9‑1. – I. – Lorsqu’un crime ou un délit a été commis dans le cadre de l’une des exploitations mentionnées au I de l’article 225‑4‑1 par une personne mineure présumée victime de traite des êtres humains, cette dernière n’est pas pénalement responsable de la commission de cette infraction.

« II. – À titre exceptionnel et compte tenu des circonstances de l’espèce et de la personnalité de la victime de traite des êtres humains ainsi que de sa situation, la juridiction peut décider qu’il n’y a pas lieu de faire application de la règle d’irresponsabilité mentionnée au présent article. Cette décision ne peut être prise que par une disposition spécialement motivée. »

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Isabelle Santiago
Après l'article 6, insérer l'article suivant:

Le code pénal est ainsi modifié :

1° L’article 225‑12‑1 est complété par deux alinéas ainsi rédigés :

« Le fait d’obtenir, en échange d’une rémunération ou d’un avantage en nature, des relations de nature sexuelle de la part d’un mineur de quinze ans qui se livre à la prostitution, y compris de façon occasionnelle, constitue un viol ou une agression sexuelle au sens des articles 222‑23‑1 et 222‑29‑2.

« Hors les cas où les faits constituent un viol ou une agression sexuelle, le fait de solliciter ou d’accepter, en échange d’une rémunération ou d’un avantage en nature, des relations de nature sexuelle de la part d’un mineur de quinze ans qui se livre à la prostitution est puni de dix ans d’emprisonnement et de 150 000 € d’amende. »

2° Le dernier alinéa de l’article 225‑12‑2 est supprimé.

🖋️Irrecevable26 juin 2026
Colette Capdevielle
Après l'article 6, insérer l'article suivant:

Après l’article 225‑7-1 du code pénal, il est inséré un article 225‑7-2 ainsi rédigé :

« Art. 225‑7-2. – Le proxénétisme mentionné à l’article 225‑7 est puni de vingt ans de réclusion criminelle et de 3 000 000 euros d’amende lorsqu’il est commis à l’égard d’un mineur confié à l’aide sociale à l’enfance mentionnée à l’article L. 221‑1 du code de l’action sociale et des familles. »

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Alexandra Martin (Gironde)
Après l'article 6, insérer l'article suivant:

L’article 225‑7-1 du code pénal est ainsi rédigé :

« Le proxénétisme est puni de vingt ans de réclusion criminelle et de 3 000 000 euros d’amende lorsqu’il est commis : 

« 1° A l’égard d’un mineur de quinze ans ;

« 2° A l’égard d’un mineur confié en application de l’article 375‑3 du code civil ou pris en charge par un établissement au titre de la protection judiciaire de la jeunesse. »

🖋️Irrecevable26 juin 2026
Émilie Bonnivard
Après l'article 6, insérer l'article suivant:

I. – Après l’alinéa 15, insérer les deux alinéas suivants : 

« 1° A Après le 2° de l’article 226‑14, il est inséré un 2° bis A ainsi rédigé : 

« « 2° bis A À tout professionnel qui, dans l’exercice de ses fonctions, suspecte des violences sexuelles à l’encontre d’un mineur est tenu, sans avoir à recueillir l’accord de quiconque, d’en informer sans délai le procureur de la République ; » ;

II. – Compléter cet article par les deux alinéas suivants : 

« III. – L’article 40 du code de procédure pénale est complété par un alinéa ainsi rédigé : 

« « Tout professionnel qui suspecte des violences sexuelles à l’encontre d’un mineur est tenu de faire un signalement au procureur de la République. » »

🖋️Irrecevable26 juin 2026
Maud Petit
Après l'article 6, insérer l'article suivant:

Compléter cet article par les trois alinéas suivants : 

« Art. 227‑4‑5. – Sans préjudice de l’application des articles 222‑33‑2‑1 et 227‑4‑4 du présent code, le fait, par un ascendant ou par toute personne exerçant l’autorité parentale ou ayant autorité de droit ou de fait sur un mineur, d’imposer à celui-ci un contrôle coercitif, par des propos ou des comportements répétés ou multiples portant atteinte à ses droits et libertés fondamentaux ou instaurant chez lui un état de peur ou de contrainte dû à la crainte d’actes exercés directement ou indirectement sur lui-même ou sur autrui, qu’ils soient physiques, psychologiques, économiques, judiciaires, sociaux, administratifs, numériques ou de toute autre nature, et qui excède l’exercice normal de l’autorité parentale, est puni de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende.

« Constitue également un contrôle coercitif au sens du présent article le fait d’exposer habituellement le mineur à un tel contrôle lorsqu’il est imposé à l’autre parent ou à toute personne vivant au foyer.

« Les peines sont portées à cinq ans d’emprisonnement et à 75 000 euros d’amende lorsque le mineur est âgé de moins de quinze ans ou lorsqu’il présente une particulière vulnérabilité due à son âge, à une maladie, à une infirmité, à une déficience physique ou psychique ou à un état de grossesse, apparente ou connue de son auteur. »

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Christine Loir
Après l'article 6, insérer l'article suivant:

Après l’article 10‑5‑1 du code de procédure pénale, il est inséré un article 10‑5‑2 ainsi rédigé :

« Art. 10‑5‑2. – Dans les procédures portant sur une infraction mentionnée à l’article 706‑47 commise sur un mineur, la victime mineure, ses représentants légaux lorsqu’ils ne sont pas mis en cause, ou l’administrateur ad hoc désigné le cas échéant, sont informés, dans des conditions compatibles avec le secret de l’enquête et de l’instruction, des décisions de dessaisissement, de classement sans suite, d’ouverture d’information judiciaire ou de poursuite.

« À défaut d’information sur l’état d’avancement de la procédure depuis plus de deux mois, ils peuvent demander à en être informés, dans les mêmes conditions. Cette information leur est délivrée dans un délai d’un mois à compter de la demande. »

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Christine Loir
Après l'article 6, insérer l'article suivant:

Après l’article 43‑1 du code de procédure pénale, il est inséré un article 43‑2 ainsi rédigé :

« Art. 43‑2. – Lorsqu’une procédure portant sur une infraction mentionnée à l’article 706‑47 commise sur un mineur donne lieu à un dessaisissement au profit d’un autre procureur de la République, le procureur de la République qui se dessaisit transmet sans délai, par tout moyen sécurisé, une copie de la procédure au procureur de la République compétent.

« Cette transmission mentionne les éléments justifiant une attention particulière, notamment l’existence d’un auteur identifié, d’antécédents ou de procédures antérieures connues, d’un risque de réitération ou d’une pluralité possible de victimes.

« Elle ne fait pas obstacle à la transmission ultérieure des originaux de procédure et des scellés.

« Le procureur de la République destinataire accuse réception sans délai de cette transmission. »

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Christine Loir
Après l'article 6, insérer l'article suivant:

Après l’article 75‑1 du code de procédure pénale, il est inséré un article 75‑1‑1 ainsi rédigé :

« Art. 75‑1‑1. – Lorsque l’enquête préliminaire porte sur une infraction mentionnée à l’article 706‑47 commise sur un mineur et qu’une personne est nommément mise en cause, le procureur de la République fixe, dès qu’il est avisé des faits ou saisi de la plainte, un délai pour l’accomplissement des actes nécessaires à l’évaluation du danger, du risque de réitération et, le cas échéant, à l’audition de la personne mise en cause.

« Ce délai ne peut excéder trois mois, sauf décision motivée du procureur de la République versée à la procédure. Cette décision précise les raisons tenant à la complexité de l’enquête ou aux nécessités des investigations justifiant la prolongation du délai. »

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Virginie Duby-Muller
Après l'article 6, insérer l'article suivant:

Le deuxième alinéa du II de l’article 63 du code de procédure pénale est complété par les mots : « , ou si une exploitation des saisies des supports numériques de la personne gardée à vue est nécessaire ».

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Virginie Duby-Muller
Après l'article 6, insérer l'article suivant:

Après l’article 230‑46 du code de procédure pénale, il est inséré un article 230‑46‑1 ainsi rédigé :

« Art. 230‑46‑1. ‑ Concernant les délits mentionnés à l’article 227‑23 du code pénal, dans le but de constater les infractions mentionnées aux articles 706‑72, 706‑73 et 706‑73‑1 et, lorsque celles‑ci sont commises par un moyen de communication électronique, d’en rassembler les preuves et d’en rechercher les auteurs, les officiers ou agents de police judiciaire agissant au cours de l’enquête ou sur commission rogatoire peuvent, s’ils sont affectés dans un service spécialisé désigné par arrêté du ministre de l’intérieur et spécialement habilités à cette fin, procéder aux actes suivants sans en être pénalement responsables :

« 1° Participer sous un pseudonyme aux échanges électroniques ;

« 2° Être en contact par le moyen mentionné au 1° avec les personnes susceptibles d’être les auteurs de ces infractions ;

« 3° Extraire, acquérir ou conserver par ce moyen les éléments de preuve et les données sur les personnes susceptibles d’être les auteurs de ces infractions ;

« 4° Extraire, transmettre en réponse à une demande expresse, acquérir ou conserver des contenus illicites, dans des conditions fixées par décret.

« À peine de nullité, ces actes ne peuvent constituer une incitation à commettre ces infractions. »

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Gabrielle Cathala
Après l'article 6, insérer l'article suivant:

Après l’article 706‑47‑4 du code de procédure pénale, il est inséré un article 706‑47‑5 ainsi rédigé :

« Art. 706‑47‑5. – Il ne peut être procédé à aucune confrontation entre la victime mineure de l’une des infractions mentionnées à l’article 706‑47 et la personne mise en cause ou condamnée pour cette infraction.

« Par dérogation au premier alinéa, lorsque la victime en fait expressément la demande, le juge peut ordonner une confrontation. Il prend alors toute mesure propre à garantir la sécurité physique et psychologique de la victime.

« À cette fin, il peut notamment prévoir :

« 1° Un accompagnement préalable et lors de la confrontation par un psychologue ou par un professionnel de santé formé à la prise en charge des mineurs victimes de violences sexuelles et au psychotraumatisme ;

« 2° La tenue de la confrontation dans un lieu garantissant la sécurité et la sérénité de la victime ;

« 3° L’assistance de la victime par un administrateur ad hoc, par un tiers de confiance ou par le représentant d’une association d’aide aux victimes »

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Virginie Duby-Muller
Après l'article 6, insérer l'article suivant:

L’article 706‑53‑3 du code de procédure pénale est complété par deux alinéas ainsi rédigés :

« Les auteurs d’infractions sexuelles ou violentes inscrits sur le fichier judiciaire national automatisé des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes ayant fait l’objet d’une condamnation définitive doivent obligatoirement comporter une notice dans leur passeport stipulant qu’ils ont été condamnés.

« Les modalités et conditions d’application de ces dispositions sont déterminées par décret en Conseil d’État pris après avis de la Commission nationale de l’informatique et des libertés. »

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Virginie Duby-Muller
Après l'article 6, insérer l'article suivant:

Après le 2° de l’article 706‑53‑5 du code de procédure pénale, sont insérés des 3° et 4° ainsi rédigés :

« 3° De déclarer, dans un délai raisonnable en amont, ses départs à l’étranger pour une durée supérieure à 48 heures, en fournissant une nouvelle adresse temporaire ;

« 4° De s’inscrire auprès de son consulat, dans un délai de quinze jours au plus tard après son expatriation. »

🖋️Irrecevable26 juin 2026
Christian Baptiste
Après l'article 6, insérer l'article suivant:

Lors des enquêtes relatives à des violences sexuelles commises sur un mineur, les actes utiles à l’enquête, notamment l’audition de l’enfant victime, sont accomplis dans un délai de trois mois à compter de l’enregistrement de la plainte ou de la saisine d’un service enquêteur.

🖋️Irrecevable26 juin 2026
Christine Le Nabour
Après l'article 6, insérer l'article suivant:

Dans un délai de douze mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur les conditions du remplacement, dans le code civil et dans les autres codes concernés, de la notion d’« autorité parentale » par celle de « responsabilité parentale », ainsi que sur les conséquences de cette évolution sur l’exercice des actes de la vie courante des enfants confiés. 

🖋️Tombé27 juin 2026
Gabrielle Cathala

I. – Substituer aux alinéas 1 à 14 les douze alinéas suivants : 

« I. – Le paragraphe 3 de la section 1 du chapitre Ier du titre IX du livre Ier du code civil est complété par un article 373‑2‑14 ainsi rédigé : 

« « Art. 373‑2‑14. – Lorsqu’un qu’un enfant est exposé à un danger grave et immédiat imputable à l’un de ses parents, le juge aux affaires familiales peut, à la demande de l’autre parent, du procureur de la République ou d’office lorsqu’il est déjà saisi, délivrer une ordonnance de sûreté de l’enfant.

« « Le juge statue selon une procédure accélérée, au vu de tous éléments de nature à caractériser le danger.

« « Nonobstant toute décision antérieure relative à l’exercice de l’autorité parentale ou à la résidence de l’enfant, le juge peut :

« « 1° Confier provisoirement l’enfant à l’un des parents ;

« « 2° Attribuer à ce parent la jouissance du logement familial, même s’il bénéficie ou a bénéficié d’un hébergement d’urgence ; les frais afférents peuvent être mis à la charge de l’autre parent ;

« « 3° Organiser, suspendre ou supprimer le droit de visite, d’hébergement ou de correspondance de l’autre parent ;

« « 4° Interdire à l’un des parents de recevoir ou de rencontrer l’enfant, d’entrer en contact avec lui ou de paraître dans des lieux spécialement désignés ;

« « 5° Ordonner toute autre mesure provisoire nécessaire à la protection immédiate de l’enfant.

« « L’ordonnance est rendue pour une durée maximale de douze mois. Elle peut être renouvelée si le danger persiste.

« « Les mesures prises en application du présent article s’imposent nonobstant toute décision antérieure jusqu’à leur expiration, leur modification ou leur mainlevée.

« « Lorsque des mesures d’assistance éducative sont sollicitées ou ordonnées, le juge des enfants statue en tenant compte des mesures prises au titre de l’ordonnance de sûreté de l’enfant. »

II. – En conséquence, à l’alinéa 20, substituer à la référence : 

« 375‑5 »

la référence : 

« 373‑2-14 ».

🖋️Tombé26 juin 2026
Alexandra Martin (Alpes-Maritimes)

Substituer à l’alinéa 2 les cinq alinéas suivants : 

« 1° Le premier alinéa est ainsi modifié : 

« a) Au début, sont ajoutés les mots : « En cas de danger grave et immédiat, » ;

« b) Le mot : « peut » est remplacé par le mot : « doit » ;

« c) Les mots : « soit ordonner la remise provisoire du mineur à un centre d’accueil ou d’observation, soit » sont supprimés ;

« d) Sont ajoutés les mots : « , en délivrant une ordonnance de sûreté de l’enfant » ; ».

🖋️Tombé27 juin 2026
Arnaud Bonnet

Substituer à l’alinéa 2 les cinq alinéas suivants : 

« 1° Le premier alinéa est ainsi modifié : 

« a) Au début, sont ajoutés les mots : « En cas de danger grave et immédiat, » ;

« b) Le mot : « peut » est remplacé par le mot : « doit » ;

« c) Les mots : « soit ordonner la remise provisoire du mineur à un centre d’accueil ou d’observation, soit » sont supprimés ;

« d) Sont ajoutés les mots : « , en délivrant une ordonnance de sûreté de l’enfant » ; ».

🖋️Tombé26 juin 2026
Colette Capdevielle

I. – À l’alinéa 2, substituer au mot : 

« sûreté »

le mot : 

« protection ».

II. – En conséquence, procéder à la même substitution à la première phrase de l’alinéa 4, aux alinéas 5, 6, 8, aux première, deuxième et dernière phrases de l’alinéa 11, aux alinéas 13, 18 et 20.

🖋️Tombé26 juin 2026
Florence Herouin-Léautey

Compléter l’alinéa 2 par les mots : 

« dans un délai maximal de six jours à compter de la fixation de la date de l’audience ».

🖋️Tombé26 juin 2026
Florence Herouin-Léautey

Compléter l’alinéa 2 par les mots : 

« lorsque l’intérêt de l’enfant l’exige ».

🖋️Tombé27 juin 2026
Arnaud Bonnet

Au début de l’alinéa 4, ajouter la phrase suivante : 

« Lorsqu’un danger grave et immédiat pour le mineur est constaté, le juge des enfants délivre une ordonnance de sûreté de l’enfant. »

🖋️Tombé26 juin 2026
Virginie Duby-Muller

I. – Rédiger ainsi le début de la première phrase de l’alinéa 4 : 

« S’il existe des raisons sérieuses de considérer comme vraisemblables la commission d’une infraction à l’encontre du mineur, le juge rend une ordonnance de sûreté de l’enfant lorsqu’il statue et le juge des enfants... (le reste sans changement) ».

II. – En conséquence, rédiger ainsi le début de la deuxième phrase de l’alinéa 11 : 

« S’il existe des raisons sérieuses de considérer comme vraisemblable la commission d’une infraction à l’encontre du mineur, le procureur de la République délivre en urgence une ordonnance de sûreté... (le reste sans changement) ».

🖋️Tombé26 juin 2026
Philippe Fait

I. – Rédiger ainsi le début de la première phrase de l’alinéa 4 : 

« S’il existe des raisons sérieuses de considérer comme vraisemblables la commission d’une infraction à l’encontre du mineur, le juge rend une ordonnance de sûreté de l’enfant lorsqu’il statue et le juge des enfants... (le reste sans changement) ».

II. – En conséquence, rédiger ainsi le début de la deuxième phrase de l’alinéa 11 : 

« S’il existe des raisons sérieuses de considérer comme vraisemblable la commission d’une infraction à l’encontre du mineur, le procureur de la République délivre en urgence une ordonnance de sûreté... (le reste sans changement) ».

🖋️Tombé26 juin 2026
Maud Petit

I. – Rédiger ainsi le début de la première phrase de l’alinéa 4 : 

« S’il existe des raisons sérieuses de considérer comme vraisemblables la commission d’une infraction à l’encontre du mineur, le juge rend une ordonnance de sûreté de l’enfant lorsqu’il statue et le juge des enfants... (le reste sans changement) ».

II. – En conséquence, rédiger ainsi le début de la deuxième phrase de l’alinéa 11 : 

« S’il existe des raisons sérieuses de considérer comme vraisemblable la commission d’une infraction à l’encontre du mineur, le procureur de la République délivre en urgence une ordonnance de sûreté... (le reste sans changement) ».

🖋️Tombé26 juin 2026
Alexandra Martin (Alpes-Maritimes)

Rédiger ainsi le début de la première phrase de l’alinéa 4 : 

« S’il existe des raisons sérieuses de considérer comme vraisemblables la commission d’une infraction à l’encontre du mineur, le juge rend une ordonnance de sûreté de l’enfant lorsqu’il statue et le juge des enfants... (le reste sans changement) ».

🖋️Tombé26 juin 2026
Alexandra Martin (Alpes-Maritimes)

À la première phrase de l’alinéa 4, après la seconde occurrence du mot : 

« décision », 

insérer les mots : 

« , y compris lorsque ce danger résulte de violences commises par l’un des parents sur l’autre parent en présence du mineur ou de violences dont le mineur subit les effets directs sur son développement physique, affectif ou psychologique, même si ces violences ne lui sont pas directement dirigées ».

🖋️Tombé26 juin 2026
Florence Herouin-Léautey

À la deuxième phrase de l’alinéa 4, substituer aux mots :

« peut attribuer » 

le mot : 

« attribue ».

🖋️Tombé26 juin 2026
Florence Herouin-Léautey

Rédiger ainsi la quatrième phrase de l’alinéa 4 :

« Il suspend les droits de correspondance, de visite et d’hébergement du parent suspecté d’avoir commis sur la personne de son enfant l’une des infractions prévues aux articles 222‑1, 222‑9 à 222‑14, 222‑22, 222‑22‑2 à 222‑23 et 222‑23‑2 du code pénal, et détermine la nature et la fréquence des droits de l’autre parent si l’enfant n’a pas été confié à celui-ci. »

🖋️Tombé26 juin 2026
Florence Herouin-Léautey

Rédiger ainsi la cinquième phrase de l’alinéa 4 : 

« Il interdit au parent suspecté d’avoir commis sur la personne de son enfant l’une des infractions prévues aux articles 222‑1, 222‑9 à 222‑14, 222‑22, 222‑22‑2 à 222‑23 et 222‑23‑2 du code pénal de recevoir ou de rencontrer l’enfant, d’entrer en contact avec lui ou de se rendre dans certains lieux spécialement désignés. »

🖋️Tombé26 juin 2026
Alexandra Martin (Alpes-Maritimes)

Après la cinquième phrase de l’alinéa 4, insérer la phrase suivante : 

« Lorsque l’ordonnance de sûreté de l’enfant est délivrée en raison de violences physiques ou sexuelles alléguées commises par l’un des parents sur la personne de l’enfant et caractérisées par plusieurs éléments concordants, cette interdiction est prononcée de plein droit à l’encontre du parent mis en cause par le juge des enfants ou, s’agissant de l’ordonnance délivrée par le procureur de la République, par ce dernier ; le juge des enfants peut, par décision spécialement motivée au regard de l’intérêt supérieur de l’enfant, écarter ou lever cette interdiction. »

🖋️Tombé27 juin 2026
Christine Loir

Après la cinquième phrase de l’alinéa 4, insérer la phrase suivante : 

« Il peut, dans les mêmes conditions et pour la même durée, prononcer tout ou partie de ces interdictions à l’encontre de toute personne nommément désignée dont le comportement expose le mineur à un danger grave et immédiat ; la personne concernée en est informée sans délai et peut en demander la modification ou la mainlevée au juge des enfants. »

🖋️Tombé26 juin 2026
Florence Herouin-Léautey

I. – À la fin de l’avant-dernière phrase de l’alinéa 4, substituer aux mots : 

« six mois »

les mots : 

« douze mois, renouvelable par décision motivée, jusqu’à la décision pénale relative à l’infraction dénoncée ».

II. – En conséquence, supprimer la dernière phrase du même alinéa.

🖋️Tombé26 juin 2026
Virginie Duby-Muller

Rédiger ainsi l’avant-dernière phrase à l’alinéa 4 :

« L’ordonnance de sûreté de l’enfant est prise par le juge des enfants pour une durée de douze mois à compter de son prononcé, renouvelable par décision motivée, jusqu’à la décision pénale relative à l’infraction dénoncée ». 

🖋️Tombé26 juin 2026
Alexandra Martin (Alpes-Maritimes)

Rédiger ainsi l’avant-dernière phrase à l’alinéa 4 :

« L’ordonnance de sûreté de l’enfant est prise par le juge des enfants pour une durée de douze mois à compter de son prononcé, renouvelable par décision motivée, jusqu’à la décision pénale relative à l’infraction dénoncée ». 

🖋️Tombé26 juin 2026
Philippe Fait

Rédiger ainsi l’avant-dernière phrase à l’alinéa 4 :

« L’ordonnance de sûreté de l’enfant est prise par le juge des enfants pour une durée de douze mois à compter de son prononcé, renouvelable par décision motivée, jusqu’à la décision pénale relative à l’infraction dénoncée ». 

🖋️Tombé26 juin 2026
Maud Petit

Rédiger ainsi l’avant-dernière phrase à l’alinéa 4 :

« L’ordonnance de sûreté de l’enfant est prise par le juge des enfants pour une durée de douze mois à compter de son prononcé, renouvelable par décision motivée, jusqu’à la décision pénale relative à l’infraction dénoncée ». 

🖋️Tombé26 juin 2026
Elsa Faucillon

Rédiger ainsi l’avant-dernière phrase de l’alinéa 4 : 

« Ces mesures sont prises pour une durée de douze mois à compter de son prononcé, renouvelable par décision motivée, jusqu’à la décision pénale relative à l’infraction dénoncée. »

🖋️Tombé27 juin 2026
Arnaud Bonnet

I. – À la fin de l’avant-dernière phrase de l’alinéa 4, substituer aux mots :

« six mois »

les mots : 

« douze mois ».

II. – En conséquence, après la même avant-dernière phrase du même alinéa, insérer la phrase suivante : 

« Elles peuvent être renouvelées par décision spécialement motivée. ». 

III. – En conséquence, à la dernière phrase dudit alinéa, substituer aux mots : 

« des mesures »

les mots : 

« de cette durée ».

🖋️Tombé27 juin 2026
Arnaud Bonnet

I. – À la fin de l’avant-dernière phrase de l’alinéa 4, substituer aux mots : 

« six mois »

les mots : 

« douze mois ».

II. – En conséquence, après la même avant-dernière phrase du même alinéa, insérer la phrase suivante : 

« Elles peuvent être renouvelées une fois, par décision spécialement motivée. »

III. – En conséquence, à la dernière phrase dudit alinéa, substituer aux mots : 

« des mesures »

les mots : 

« de cette durée ».

🖋️Tombé27 juin 2026
Catherine Ibled

Rédiger ainsi l’avant-dernière phrase de l’alinéa 4 : 

« L’ordonnance de sûreté de l’enfant est délivrée par le juge des enfants pour une durée de six mois à compter de son prononcé, renouvelable par décision motivée, jusqu’à la décision pénale relative à l’infraction dénoncée. »

🖋️Tombé27 juin 2026
Prisca Thevenot

Substituer à l’avant-dernière phrase de l’alinéa 4 les deux phrases suivantes : 

« Ces mesures sont prises pour une durée maximale de six mois, renouvelable une fois pour une même durée par décision motivée du juge des enfants, si de nouveaux éléments caractérisant la persistance du danger pour le mineur le justifient. À l’issue de ces mesures, le juge des enfants informe d’office le juge aux affaires familiales et il appartient à la partie la plus diligente de saisir le juge aux affaires familiales. »

🖋️Tombé26 juin 2026
Florence Herouin-Léautey

Après l’alinéa 4, insérer l’alinéa suivant :

« Toutefois, lorsque l’intérêt de l’enfant le commande, le juge des enfants peut, par décision spécialement motivée, maintenir tout ou partie des droits de correspondance et de visite du parent suspecté d’avoir commis sur la personne de son enfant l’une des infractions prévues aux articles 222‑1, 222‑9 à 222‑14, 222‑22, 222‑22‑2 à 222‑23 et 222‑23‑2 du code pénal. »

🖋️Tombé26 juin 2026
Alexandra Martin (Alpes-Maritimes)

Substituer aux alinéas 7 à 9 les deux alinéas suivants : 

« 3° Le deuxième alinéa est remplacé par deux alinéas ainsi rédigés : 

« « Le juge des enfants doit être saisi dans un délai de cinq jours à compter de la délivrance de l’ordonnance de sûreté de l’enfant aux fins de statuer sur les mesures prévues aux articles 375 à 375‑4. »

« « Lorsque la gravité du danger allégué le justifie, et notamment en cas de violences physiques ou sexuelles sur l’enfant caractérisées par plusieurs éléments concordants, le procureur de la République, en délivrant l’ordonnance de sûreté de l’enfant, prononce d’office une interdiction faite au parent mis en cause de paraître au domicile familial et d’entrer en contact avec l’enfant par quelque moyen que ce soit, y compris numérique. Cette interdiction est immédiatement exécutoire. Elle est maintenue jusqu’à la décision du juge des enfants saisi conformément au deuxième alinéa du présent article, qui peut la confirmer, la modifier ou y mettre fin. » ; ».

🖋️Tombé27 juin 2026
Arnaud Bonnet

I. – Rédiger ainsi le début de la première phrase de l’alinéa 11 : 

« Lorsqu’il existe des raisons sérieuses de considérer comme vraisemblable la commission, par l’un des parents, de violences à l’encontre du mineur ainsi que le danger auquel ce dernier est exposé, l’autre parent... (le reste sans changement) ».

II. – En conséquence, à la deuxième phrase du même alinéa, substituer aux mots : 

« les faits paraissent établis et nécessitent »

les mots : 

« la situation nécessite ». 

III. – En conséquence, à la même phrase dudit alinéa, après le mot : 

« délivre »,

insérer les mots : 

« en urgence ».

🖋️Tombé27 juin 2026
Catherine Ibled

I. – Au début de la première phrase de l’alinéa 11, substituer aux mots : 

« Si l’un des parents expose son enfant à un danger grave et immédiat »

les mots : 

« Lorsqu’il existe des raisons sérieuses de considérer comme vraisemblables des faits susceptibles de constituer une infraction à l’encontre du mineur ».

II. – En conséquence, au début de la deuxième phrase du même alinéa, substituer aux mots : 

« Lorsque les faits paraissent établis et nécessitent sa prompte intervention » 

les mots :

« Lorsqu’il existe des raisons sérieuses de considérer comme vraisemblables des faits susceptibles de constituer une infraction à l’encontre du mineur ».

🖋️Tombé26 juin 2026
Florence Herouin-Léautey

À la première phrase de l’alinéa 11, substituer aux mots : 

« expose son enfant à un danger grave et immédiat »

les mots :

« est suspecté d’avoir commis sur la personne de son enfant l’une des infractions prévues aux articles 222‑1, 222‑9 à 222‑14, 222‑22, 222‑22‑2 à 222‑23 et 222‑23‑2 du code pénal ».

🖋️Tombé27 juin 2026
Béatrice Roullaud

À la première phrase de l’alinéa 11, supprimer les mots : 

« et immédiat ». 

🖋️Tombé27 juin 2026
Béatrice Roullaud

I. – À la première phrase de l’alinéa 11, après le mot : 

« parent », 

insérer les mots : 

« ou le représentant légal du mineur, son délégataire, un membre de sa famille, une association de protection de l’enfance ou d’aides aux victimes, tout professionnel de santé, tout membre du corps enseignant, tout directeur d’établissement scolaire ou sportif, tout professionnel de la petite enfance, tout avocat ou élu ».

II. – En conséquence, à l’alinéa 12, substituer aux mots : 

« le parent auteur »

les mots : 

« l’auteur ».

🖋️Tombé27 juin 2026
Arnaud Bonnet

À la première phrase de l’alinéa 11, après le mot : 

« parent », 

insérer les mots : 

« ou un tiers dans le cadre d’un signalement ou de la transmission d’une information préoccupante au sens de l’article L. 226‑2‑1 du code de l’action sociale et des familles, ».

🖋️Tombé26 juin 2026
Virginie Duby-Muller

I. – À la première phrase de l’alinéa 11, après le mot : 

« parent », 

insérer les mots : 

« ou un tiers dans le cadre d’un signalement ou de la transmission d’une information préoccupante ».

II. – En conséquence, à la même phrase du même alinéa, supprimer le mot : 

« directement ».

🖋️Tombé26 juin 2026
Alexandra Martin (Alpes-Maritimes)

I. – À la première phrase de l’alinéa 11, après le mot : 

« parent », 

insérer les mots : 

« ou un tiers dans le cadre d’un signalement ou de la transmission d’une information préoccupante ».

II. – En conséquence, à la même phrase du même alinéa, supprimer le mot : 

« directement ».

🖋️Tombé26 juin 2026
Anne-Laure Blin

I. – À la première phrase de l’alinéa 11, après le mot : 

« parent », 

insérer les mots : 

« ou un tiers dans le cadre d’un signalement ou de la transmission d’une information préoccupante ».

II. – En conséquence, à la même phrase du même alinéa, supprimer le mot : 

« directement ».

🖋️Tombé26 juin 2026
Philippe Fait

I. – À la première phrase de l’alinéa 11, après le mot : 

« parent », 

insérer les mots : 

« ou un tiers dans le cadre d’un signalement ou de la transmission d’une information préoccupante ».

II. – En conséquence, à la même phrase du même alinéa, supprimer le mot : 

« directement ».

🖋️Tombé26 juin 2026
Florence Herouin-Léautey

I. – À la première phrase de l’alinéa 11, après le mot : 

« parent », 

insérer les mots : 

« ou un tiers dans le cadre d’un signalement ou de la transmission d’une information préoccupante ».

II. – En conséquence, à la même phrase du même alinéa, supprimer le mot : 

« directement ».

🖋️Tombé26 juin 2026
Maud Petit

I. – À la première phrase de l’alinéa 11, après le mot : 

« parent », 

insérer les mots : 

« ou un tiers dans le cadre d’un signalement ou de la transmission d’une information préoccupante ».

II. – En conséquence, à la même phrase du même alinéa, supprimer le mot : 

« directement ».

🖋️Tombé26 juin 2026
Alexandra Martin (Alpes-Maritimes)

Rédiger ainsi le début de la deuxième phrase de l’alinéa 11 : 

« S’il existe des raisons sérieuses de considérer comme vraisemblable la commission d’une infraction à l’encontre du mineur, le procureur de la République délivre en urgence une ordonnance de sûreté... (le reste sans changement) ».

🖋️Tombé26 juin 2026
Constance de Pélichy

À la deuxième phrase de l’alinéa 11, après le mot :

« avoir »,

insérer les mots : 

« effectué un entretien individuel avec l’enfant capable de discernement et après avoir ».

🖋️Tombé26 juin 2026
Constance de Pélichy

À la deuxième phrase de l’alinéa 11, après le mot :

« avoir »,

insérer les mots : 

« effectué un entretien individuel avec l’enfant et après avoir ».

🖋️Tombé27 juin 2026
Béatrice Roullaud

Compléter l’alinéa 11 par la phrase suivante :

« Sauf accord contraire, l’anonymat est assuré pour la personne ayant saisi le procureur de la République afin que l’auteur des violences ignore l’identité de la personne qui a déclenché la procédure. »

🖋️Tombé26 juin 2026
Virginie Duby-Muller

Compléter l’alinéa 12 par la phrase suivante : 

« En cas de rejet de la demande, le procureur de la République saisit sans délai le juge des enfants afin que celui-ci prenne, dans un délai de six jours, une ordonnance de sûreté de l’enfant dans les conditions prévues aux deuxième alinéas et suivants du présent article. »

🖋️Tombé26 juin 2026
Alexandra Martin (Alpes-Maritimes)

Compléter l’alinéa 12 par la phrase suivante : 

« En cas de rejet de la demande, le procureur de la République saisit sans délai le juge des enfants afin que celui-ci prenne, dans un délai de six jours, une ordonnance de sûreté de l’enfant dans les conditions prévues aux deuxième alinéas et suivants du présent article. »

🖋️Tombé26 juin 2026
Philippe Fait

Compléter l’alinéa 12 par la phrase suivante : 

« En cas de rejet de la demande, le procureur de la République saisit sans délai le juge des enfants afin que celui-ci prenne, dans un délai de six jours, une ordonnance de sûreté de l’enfant dans les conditions prévues aux deuxième alinéas et suivants du présent article. »

🖋️Tombé27 juin 2026
Arnaud Bonnet

Compléter l’alinéa 12 par la phrase suivante : 

« En cas de rejet de la demande, le procureur de la République saisit sans délai le juge des enfants afin que celui-ci prenne, dans un délai de six jours, une ordonnance de sûreté de l’enfant dans les conditions prévues aux deuxième alinéas et suivants du présent article. »

🖋️Tombé26 juin 2026
Maud Petit

Après l’alinéa 12, insérer l’alinéa suivant :

« En cas de rejet de la demande, le procureur de la République saisit sans délai le juge des enfants afin que celui-ci prenne, dans un délai de six jours, une ordonnance de sûreté de l’enfant dans les conditions prévues à l’article 375‑5 du code civil. »

🖋️Tombé27 juin 2026
Catherine Ibled

Après l’alinéa 12, insérer l’alinéa suivant : 

« Lorsqu’il n’entend pas délivrer une ordonnance de sûreté de l’enfant, le procureur de la République saisit sans délai le juge des enfants. Celui-ci statue dans un délai maximal de six jours à compter de sa saisine. »

🖋️Tombé26 juin 2026
Alexandra Martin (Alpes-Maritimes)

Après l’alinéa 12, insérer l’alinéa suivant :

« Lorsque la gravité du danger allégué le justifie, et notamment en cas de violences physiques ou sexuelles sur l’enfant caractérisées par plusieurs éléments concordants, le procureur de la République, en délivrant l’ordonnance de sûreté de l’enfant, prononce d’office une interdiction faite au parent mis en cause de paraître au domicile familial et d’entrer en contact avec l’enfant par quelque moyen que ce soit, y compris numérique. Cette interdiction est immédiatement exécutoire. Elle est maintenue jusqu’à la décision du juge des enfants saisi en application du deuxième alinéa du présent article, qui peut la confirmer, la modifier ou y mettre fin. »

🖋️Tombé26 juin 2026
Florence Herouin-Léautey

I. – À l’alinéa 13, supprimer le mot : 

« nouveau ».

II. – En conséquence, compléter le même alinéa par les mots : 

« ou n’a pas été pris en compte dans celle-ci ».

🖋️Tombé26 juin 2026
Sophie Blanc

Après l’alinéa 13, insérer l’alinéa suivant :

« Toute ordonnance de sûreté de l’enfant délivrée par le procureur de la République est transmise sans délai au juge des enfants. Celui-ci statue sur son maintien, sa modification ou sa mainlevée dans un délai de soixante-douze heures à compter de sa délivrance. »

🖋️Tombé27 juin 2026
Perrine Goulet

Après l’alinéa 13, insérer l’alinéa suivant : 

« L’ordonnance mentionnée au présent article fait expressément mention de la possibilité pour la victime ou, le cas échéant, pour son représentant légal, de solliciter la reconnaissance d’une affection de longue durée en application de l’article L. 160‑14 du code de la sécurité sociale. »

🖋️Tombé26 juin 2026
Marie-Charlotte Garin

Après l’alinéa 14, insérer l’alinéa suivant : 

« Lorsqu’une demande d’ordonnance de sûreté de l’enfant est formée en raison de faits allégués de violences intrafamiliales, sexuelles ou incestueuses commises sur un mineur, le refus temporaire de remettre l’enfant à l’autre parent ne peut, à lui seul, caractériser l’infraction mentionnée à l’article 227‑5 du code pénal. »

🖋️Tombé26 juin 2026
Marie-Charlotte Garin

Après l’alinéa 14, insérer l’alinéa suivant :

« La demande d’ordonnance de sûreté de l’enfant ainsi que, le cas échéant, l’ordonnance rendue, sont prises en considération dans toute procédure judiciaire relative à la remise de l’enfant ou à l’exercice de l’autorité parentale. »

🖋️Tombé26 juin 2026
Marie-Charlotte Garin

Après l’alinéa 14, insérer l’alinéa suivant :

« La demande d’ordonnance de sûreté de l’enfant ainsi que, le cas échéant, l’ordonnance rendue, sont prises en considération par toute juridiction appelée à statuer sur les modalités de remise de l’enfant ou sur l’exercice de l’autorité parentale. »

🖋️Tombé26 juin 2026
Anne-Laure Blin

Après l’alinéa 14, insérer l’alinéa suivant : 

« 5° À l’avant-dernier alinéa, après le mot : « enfant, », sont insérés les mots : « , après recueil de son avis et en fonction de son degré d’intégration dans le département, ». »

🖋️Tombé26 juin 2026
Alexandra Martin (Alpes-Maritimes)

I. – À l’alinéa 20, substituer au mot : 

« trois »

le mot : 

« cinq ». 

II. – En conséquence, au même alinéa, substituer au montant : 

« 45 000 € »

le montant : 

« 75 000 € ». 

III. – En conséquence, compléter cet article par l’alinéa suivant : 

« Lorsque la violation de l’ordonnance expose directement le mineur à un danger grave pour son intégrité physique ou psychique, ou lorsqu’elle est commise en état de récidive légale au sens de l’article 132‑10 du présent code, le placement en détention provisoire du mis en cause peut être ordonné en application des articles 143‑1 et suivants du code de procédure pénale, nonobstant l’absence de condition de peine minimale prévue au premier alinéa du même article 143‑1. »

🖋️Tombé26 juin 2026
Alexandra Martin (Alpes-Maritimes)

Compléter cet article par l’alinéa suivant : 

« Lorsque l’infraction prévue au premier alinéa est commise en état de récidive légale au sens de l’article 132‑10 du présent code, ou lorsque la violation de l’ordonnance expose directement le mineur à un danger grave pour son intégrité physique ou psychique, les peines sont portées à cinq ans d’emprisonnement et à 75 000 euros d’amende. Dans ce cas, le placement en détention provisoire du mis en cause peut être ordonné en application des articles 143‑1 et suivants du code de procédure pénale, nonobstant l’absence de condition de peine minimale prévue au premier alinéa dudit article 143‑1. »

🖋️Tombé27 juin 2026
Perrine Goulet

Compléter cet article par les deux alinéas suivants : 

« 3° La section 3 du chapitre VII du titre II du livre II est complétée par un article 227‑11‑1 ainsi rédigé : 

« « Art. 227‑11‑1. – Par dérogation, nul ne peut être poursuivi sur le fondement des articles 227‑5 et 227‑7 pour des faits produits par un parent entre le moment où il saisit la juridiction compétente aux fins de délivrance de l’ordonnance de protection provisoire prévue à l’article 375‑5 du code civil net la date à laquelle la décision statuant sur cette demande lui est notifiée. » »


Article 7
🖋️Adopté27 juin 2026
Marianne Maximi

Rédiger ainsi l’alinéa 4 : 

« 2° Le second alinéa est supprimé. »

🖋️Adopté27 juin 2026
Ersilia Soudais

Compléter l’alinéa 8 par les mots :

« et doivent bénéficier des moyens adaptés ».

🖋️Adopté26 juin 2026
Ayda Hadizadeh

Après l’alinéa 8, insérer l’alinéa suivant :

« Les systèmes d’information, services ou outils numériques utilisés à la date de publication des référentiels mentionnés au premier alinéa du présent article sont mis en conformité avec ceux-ci dans un délai fixé par arrêté des ministres compétents, qui ne peut excéder dix-huit mois. À l’expiration de ce délai, l’autorité administrative compétente peut mettre en demeure la personne responsable de leur utilisation de procéder à cette mise en conformité dans un délai qu’elle fixe. En l’absence de régularisation, l’utilisation du système, du service ou de l’outil numérique concerné peut être suspendue jusqu’à sa mise en conformité, dans des conditions garantissant la continuité de la prise en charge des mineurs et la sécurité des données. »

🖋️Adopté26 juin 2026
Ayda Hadizadeh

Compléter l’alinéa 9 par les mots :

« dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi ».

🖋️Adopté1 juil. 2026
Marianne Maximi

À l’alinéa 10, supprimer les mots : 

« définie à l’article L. 112‑3 du présent code ».

🖋️Adopté25 juin 2026
Sébastien Peytavie

I. – À l’alinéa 13, substituer aux mots :

« Au III de l’article L. 312‑1, après les mots : « Ils sont également soumis », sont insérés les mots : « aux dispositions des articles L. 312‑4 et L. 312‑5, » et la dernière phrase »

les mots :

« La dernière phrase du III de l’article L. 312‑1 ».

II. – En conséquence, supprimer les alinéas 14 et 15.

🖋️Adopté27 juin 2026
Marianne Maximi

I. – À l’alinéa 13, substituer aux mots :

« Au III de l’article L. 312‑1, après les mots : « Ils sont également soumis », sont insérés les mots : « aux dispositions des articles L. 312‑4 et L. 312‑5, » et la dernière phrase »

les mots :

« La dernière phrase du III de l’article L. 312‑1 ».

II. – En conséquence, supprimer les alinéas 14 et 15.

🖋️Adopté27 juin 2026
Perrine Goulet

Après l’alinéa 13, insérer les deux alinéas suivants :

« a bis) Le même III du même article est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Le représentant de l’État dans le département peut, à tout moment et de sa propre initiative, faire procéder au contrôle de tout établissement ou service ainsi que de tout lieu de vie et d’accueil mentionné au présent article. Ce contrôle vise à s’assurer des conditions de prise en charge, de la santé, de la sécurité et du respect des droits des personnes accueillies. Si celles-ci ne sont pas respectées, il prend les mesures nécessaires prévues au sein du présent code. » ; ».

🖋️Adopté26 juin 2026
Ayda Hadizadeh

I. – À l’alinéa 19, après le mot :

« privé »,

insérer les mots :

« à but non lucratif ».

II. –En conséquence, compléter cet alinéa par les trois phrases suivantes :

« L’autorisation ne peut être délivrée à une personne morale de droit privé poursuivant un but lucratif. Le président du conseil départemental vérifie le respect de cette condition au regard des statuts, de la composition des organes dirigeants, des comptes annuels, des conventions conclues avec des tiers et de tout document permettant d’apprécier les conditions réelles d’organisation, de gestion et de financement de l’activité. Cette vérification peut donner lieu à des contrôles sur pièces et sur place. La méconnaissance de cette condition, le refus de communiquer les documents nécessaires au contrôle ou la communication d’informations inexactes entraîne le refus, la suspension ou le retrait de l’autorisation. »

🖋️Adopté26 juin 2026
Ayda Hadizadeh

I. – Rédiger ainsi l’alinéa 20 : 

« L’autorisation est accordée pour une durée maximale de cinq ans si le projet : »

II. – En conséquence, compléter l’alinéa 21 par les mots :

« , notamment aux ratios minimaux d’encadrement des mineurs accueillis définis par catégorie d’établissement ou de service et par tranche d’âge ».

III. – En conséquence, après l’alinéa 21, insérer l’alinéa suivant :

« L’autorisation peut être refusée ou accordée pour une durée inférieure à cinq ans lorsque la personne physique ou morale demandeuse, l’un de ses dirigeants ou l’un des établissements qu’elle gère ou a gérés a fait l’objet, au cours des cinq années précédant la demande, de manquements graves ou répétés aux règles d’organisation, de fonctionnement, d’encadrement, de sécurité ou de protection des mineurs accueillis, constatés par l’autorité administrative compétente. »

🖋️Adopté1 juil. 2026
Marianne Maximi

À la première phrase de l’alinéa 25, substituer aux mots :

« doit être porté à la connaissance du »

les mots : 

« est préalablement autorisé par le ».

🖋️Adopté1 juil. 2026
Marianne Maximi

À la fin de la première phrase de l’alinéa 25, substituer au mot : 

« fixées »

le mot : 

« déterminées ».

🖋️Adopté26 juin 2026
Ayda Hadizadeh

Après l’alinéa 25, insérer les deux alinéas suivants :

« Lorsqu’un mineur est confié, au titre de la protection de l’enfance, à une structure autorisée en application du présent article située hors du département qui assure sa prise en charge, le président du conseil départemental de ce dernier transmet sans délai au président du conseil départemental du lieu d’implantation de la structure l’identité du mineur concerné, la date de début de l’accueil, la structure d’accueil ainsi que, le cas échéant, la date de fin prévisionnelle de l’accueil. Cette transmission est réalisée dans des conditions garantissant la confidentialité des informations relatives au mineur.

« Chaque président de conseil départemental transmet annuellement à l’Observatoire national de la protection de l’enfance, sous une forme consolidée, la liste des mineurs confiés à une structure située hors de leur département d’origine, en précisant le département d’origine, le département d’accueil, la nature de la structure, la durée de l’accueil et l’autorité responsable de la mesure, dans des conditions garantissant la protection des données à caractère personnel. »

🖋️Adopté1 juil. 2026
Marianne Maximi

I. – À l’alinéa 38, après le mot : 

« famille », 

insérer les mots : 

« dans sa rédaction antérieure à la présente loi ». 

II. – En conséquence, au même alinéa, substituer aux mots : 

« présent article », 

les mots : 

« même article L. 321‑1 dans sa rédaction résultant de la présente loi ».

🖋️Adopté27 juin 2026
Agnès Firmin Le Bodo
Après l'article 7, insérer l'article suivant:

Au premier alinéa de l’article L. 313‑23‑4 du code de l’action sociale et des familles, après la référence :« I », sont ajoutés les mots : « et du III ».

🖋️Adopté27 juin 2026
Agnès Firmin Le Bodo
Après l'article 7, insérer l'article suivant:

I. – Le chapitre Ier du titre II du livre III du code de l’action sociale et des familles est complété par un article L. 321‑5 ainsi rédigé :

« Art. L. 321‑5. – L’activité de séjour de rupture organisée au profit de mineurs et de jeunes de moins de vingt-et-un ans pris en charge par l’aide sociale à l’enfance au titre de l’article L. 222‑5 est exclusivement mise en œuvre par des structures autorisées au titre du 1° ou du 4° du I ou du III de l’article L. 312‑1 ou au titre de l’article L. 321‑1. Le séjour de rupture est une modalité d’accompagnement éducatif ayant pour objectif la remobilisation du mineur, en l’éloignant de son cadre de vie habituel pour une durée qui ne peut être supérieure à trois mois, renouvelable une fois et en l’accompagnant dans un environnement distinct sur une période définie. La mise en place d’un séjour de rupture est définie dans le projet pour l’enfant et fait l’objet d’une réévaluation régulière dans ce cadre.

« Pour les structures autorisées par le président du conseil départemental au titre du 1° ou du 4° du I ou du III de l’article L. 312‑1, l’activité de séjour de rupture est expressément inscrite dans la demande d’autorisation initiale et dans le projet d’établissement mentionné à l’article L. 311‑8.

« Pour les accueils de mineurs autorisés en application de l’article L. 321‑1, l’activité de séjour de rupture est expressément inscrite dans la demande d’autorisation initiale.

« Pour les structures mentionnées aux deuxième et troisième alinéas du présent article, l’activité de séjour de rupture ne peut être réalisée hors du territoire national. »

II. – Les dispositions du deuxième alinéa de l’article L. 321‑5 ne s’appliquent qu’aux établissements et services non autorisés à la date de la promulgation de la présente loi.

🖋️Rejeté27 juin 2026
Christine Loir

À l’alinéa 10, après le mot :

« éthique »,

insérer les mots :

« , notamment en matière de traçabilité des accès et des transmissions, d’horodatage, d’accusé de réception et de suivi des délais de traitement des situations faisant apparaître un danger grave pour un mineur, ».

🖋️Non soutenu27 juin 2026
Soumya Bourouaha

I. – À l’alinéa 13, substituer aux mots :

« Au III de l’article L. 312‑1, après les mots : « Ils sont également soumis », sont insérés les mots : « aux dispositions des articles L. 312‑4 et L. 312‑5, » et la dernière phrase »

les mots :

« La dernière phrase du III de l’article L. 312‑1 ».

II. – En conséquence, supprimer les alinéas 14 et 15.

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Sébastien Peytavie

I. – Après l’alinéa 13, insérer les trois alinéas suivants :

« bis) Après le 2° de l’article L. 312‑4 du code de l’action sociale et des familles, sont insérés des 2° bis et 2° ter ainsi rédigés : 

« 2° bis Déterminent, après avis des organisations syndicales et patronales du secteur, un ratio minimal et des taux complémentaires de travailleurs sociaux et médico-sociaux par personne accueillie au sein des établissements sociaux, notamment la nuit, de nature à garantir la qualité et la sécurité des accueils ;

« 2° ter Intègrent le temps humain comme un inconditionnel de chaque accompagnement, le temps nécessaire devant être évalué en fonction des personnes accueillies ou accompagnées ; ».

II. – En conséquence, compléter cet article par l’alinéa suivant : 

« III. – Le a bis du 1° du C du I entre en vigueur à une date déterminée par décret, et au plus tard le 31 décembre 2027. »

🖋️Rejeté27 juin 2026
Christine Loir

Après l’alinéa 15, insérer l’alinéa suivant :

« d) Le même 4° est complété par une phrase ainsi rédigée : « En tant qu’ils concernent les établissements, les services et les lieux de vie et d’accueil relevant de la protection de l’enfance, ces schémas précisent les modalités de coordination entre le département, les services de l’État, l’agence régionale de santé, les services de l’éducation nationale, la maison départementale des personnes handicapées et, sans préjudice de ses prérogatives, l’autorité judiciaire, afin d’assurer la continuité des parcours des enfants protégés, notamment en matière de santé, de santé mentale, de scolarisation et de compensation du handicap. »

🖋️Rejeté26 juin 2026
Anne-Laure Blin
Après l'article 7, insérer l'article suivant:

Après l’article L. 221‑3 du code de l’action sociale et des familles, il est inséré un article L. 221‑3-1 ainsi rédigé :

« Art. L. 221‑3-1. – L’État, en lien avec les départements, met en œuvre une stratégie nationale d’harmonisation des systèmes d’information du secteur de l’enfance protégée en vue de disposer d’un système d’information national abouti au 1er janvier 2028. » 

🖋️Rejeté27 juin 2026
Sébastien Peytavie
Après l'article 7, insérer l'article suivant:

Le premier alinéa de l’article L. 433‑1 du code de l’action sociale et des familles est ainsi modifié :

1° Les mots : « ou morales » sont supprimés ;

2° Est ajoutée une phrase ainsi rédigée : « Une même personne physique ne peut détenir qu’une seule autorisation pour un lieu de vie et d’accueil. »

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Pauline Cestrières

I. – Après l’alinéa 4, insérer l’alinéa suivant : 

« 3° La dernière phrase est remplacée par deux phrases ainsi rédigées : « L’accueil réalisé à titre dérogatoire en application du présent article garantit une présence éducative qualifiée et continue, de jour comme de nuit, assurée auprès des mineurs concernés par au moins un professionnel justifiant d’une qualification ou d’une formation adaptée des secteurs social, éducatif, médico‑social ou de santé. Un décret fixe les conditions d’application du présent article, notamment le niveau minimal d’encadrement et de suivi des mineurs concernés requis au sein de ces structures ainsi que la formation requise. »

II. – En conséquence, après l’alinéa 22, insérer les deux alinéa suivant : 

« L’autorisation n’est accordée qu’à une structure garantissant une présence éducative qualifiée et continue, de jour comme de nuit, assurée auprès des mineurs accueillis par au moins un professionnel justifiant d’une qualification ou d’une formation adaptée des secteurs social, éducatif, médico‑social ou de santé. » 

« Les modalités d’application du présent article sont fixées par décret en Conseil d’État pris après avis de la Commission nationale de l’informatique et des libertés. »

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Yannick Monnet

I. – Après l'alinéa 4, insérer l'alinéa suivant : 

« 3° La dernière phrase du second alinéa est remplacée par deux phrases ainsi rédigées : 

« L'accueil réalisé à titre dérogatoire en application du présent article garantit une présence éducative qualifiée et continue, de jour comme de nuit, assurée auprès des mineurs concernés par au moins un professionnel justifiant d'une qualification ou d'une formation adaptée des secteurs social, éducatif, médico‑social ou de santé. Un décret détermine les conditions d'application du présent article, notamment le niveau minimal d'encadrement et de suivi des mineurs concernés requis au sein de ces structures ainsi que la formation requise. » ; » 

II. – En conséquence, après l'alinéa 22, insérer l'alinéa suivant : 

« L'autorisation n'est accordée qu'à une structure garantissant une présence éducative qualifiée et continue, de jour comme de nuit, assurée auprès des mineurs accueillis par au moins un professionnel justifiant d'une qualification ou d'une formation adaptée des secteurs social, éducatif, médico‑social ou de santé. » 

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Marianne Maximi

I. – Après l'alinéa 4, insérer l'alinéa suivant : 

« 3° La dernière phrase du second alinéa est remplacée par deux phrases ainsi rédigées : 

« L'accueil réalisé à titre dérogatoire en application du présent article garantit une présence éducative qualifiée et continue, de jour comme de nuit, assurée auprès des mineurs concernés par au moins un professionnel justifiant d'une qualification ou d'une formation adaptée des secteurs social, éducatif, médico‑social ou de santé. Un décret détermine les conditions d'application du présent article, notamment le niveau minimal d'encadrement et de suivi des mineurs concernés requis au sein de ces structures ainsi que la formation requise. » ; » 

II. – En conséquence, après l'alinéa 22, insérer l'alinéa suivant : 

« L'autorisation n'est accordée qu'à une structure garantissant une présence éducative qualifiée et continue, de jour comme de nuit, assurée auprès des mineurs accueillis par au moins un professionnel justifiant d'une qualification ou d'une formation adaptée des secteurs social, éducatif, médico‑social ou de santé. » 

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Yannick Monnet

I. – Substituer à l’alinéa 13 les cinq alinéas suivants : 

« a) Le III de l’article L. 312‑1 est ainsi modifié :

– la dernière phrase est ainsi rédigée : « Les conditions techniques minimales d’organisation et de fonctionnement et les règles de financement et de tarification des lieux de vie et d’accueil sont définies par décret pris après avis de la section sociale du Comité national de l’organisation sanitaire et sociale. » ;

– sont ajoutés deux alinéas ainsi rédigés :

« Ces règles de financement et de tarification prévoient les conditions dans lesquelles un forfait complémentaire peut être attribué lorsque les besoins spécifiques des personnes accueillies justifient des moyens renforcés d’accompagnement, d’encadrement, de coordination ou de continuité d’intervention.

« Ce forfait complémentaire est modulé selon des critères nationaux tenant compte notamment de la complexité des situations accueillies, des qualifications et effectifs nécessaires, des astreintes, de la supervision, de la formation spécialisée, de la charge de coordination, des exigences de sécurité et des contraintes particulières liées à l’accueil de personnes présentant des besoins spécifiques. »

II. – En conséquence, supprimer les alinéas 14 et 15.

🖋️Irrecevable26 juin 2026
Ayda Hadizadeh

I. – À l’alinéa 13, après le mot : 

« fonctionnement », 

insérer les mots : 

« , incluant des ratios minimaux d’encadrement des mineurs accueillis définis par catégorie d’établissement ou de service et par tranche d’âge des mineurs, ». 

II. – En conséquence, compléter le même alinéa 12 par la phrase suivante : 

« Ce décret détermine les conditions d’entrée en vigueur progressive de ces ratios, selon la catégorie d’établissement ou de service, la capacité d’accueil et l’âge des mineurs accueillis, dans un délai qui ne peut excéder trois ans à compter de la promulgation de la loi n°       du       relative à la protection des enfants. »

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Isabelle Santiago

I. – Après le 2° de l’article L. 312‑4 du code de l’action sociale et des familles, sont insérés deux alinéas ainsi rédigés : 

« 2° bis Déterminent, après avis des organisations syndicales et patronales du secteur, un ratio minimal de travailleurs sociaux et médico-sociaux par personne accueillie au sein des établissements sociaux, de nature à garantir la qualité et la sécurité des accueils » 

« 2° ter Intègrent le temps humain comme un inconditionnel de chaque accompagnement, le temps nécessaire devant être évalué en fonction des personnes accueillies ou accompagnées ». 

II. – Les dispositions prévues au I entrent en vigueur à une date fixée par décret, et au plus tard le 31 décembre 2027.

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Soumya Bourouaha

I. – Après le 2° de l’article L. 312‑4 du code de l’action sociale et des familles, sont insérés des 2° bis et 2° ter ainsi rédigés : 

« 2° bis Déterminent, après avis des organisations syndicales et patronales du secteur, un ratio minimal de travailleurs sociaux et médico-sociaux par personne accueillie au sein des établissements sociaux, de nature à garantir la qualité et la sécurité des accueils ; » 

« 2° ter Intègrent le temps humain comme un inconditionnel de chaque accompagnement, le temps nécessaire devant être évalué en fonction des personnes accueillies ou accompagnées ; ». 

II. – Le I entre en vigueur à une date fixée par décret, et au plus tard le 31 décembre 2027. 

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Katiana Levavasseur

À l’alinéa 20, après les mot :

« accordée »,

insérer les mots :

« après une visite préalable des locaux ou du lieu d’accueil ».

🖋️Irrecevable26 juin 2026
Ayda Hadizadeh

I. – Compléter le dernier alinéa par les deux phrases suivantes :

« Pendant cette période transitoire, les personnes dont l’activité est soumise au régime d’autorisation prévu à l’article L. 321‑1 du code de l’action sociale et des familles et qui n’ont pas encore obtenu cette autorisation font l’objet d’un contrôle renforcé et prioritaire par le président du conseil départemental. Ce contrôle comporte, avant l’intervention de la décision administrative statuant sur la demande d’autorisation, au moins une visite sur place inopinée, ainsi que des vérifications sur pièces portant notamment sur les conditions d’accueil, d’encadrement, de sécurité, de qualification des personnels et de protection des mineurs accueillis.

II. – En conséquence, compléter cet article par l’alinéa suivant :

« En cas de manquement grave ou de risque pour la santé, la sécurité ou le bien-être des mineurs accueillis, le président du conseil départemental suspend sans délai l’activité de la structure jusqu’à l’intervention de la décision administrative. »

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Marianne Maximi
Après l'article 7, insérer l'article suivant:

À l’avant-dernier alinéa de l’article L. 221‑1, après le mot : « privés », sont insérés les mots :« non lucratifs, y compris dissimulés derrière des structures associatives ».

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Yannick Monnet
Après l'article 7, insérer l'article suivant:

L’article L. 312‑1 du code de l’action sociale et des familles est complété par un VIII ainsi rédigé : 

« VIII. – Les établissements et services mentionnés au 1°, au 4° et au 12° du I et au III du présent article, accueillant des mineurs ou des majeurs de moins de vingt-et-un-ans dans le cadre des missions prévues aux article L. 112‑3 et à L. 121‑2 du présent code, ne peuvent être créés ou exploités par des personnes morales de droit privé à but lucratif. »

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Isabelle Santiago
Après l'article 7, insérer l'article suivant:

L’article L. 312‑1 du code de l’action sociale et des familles est complété par un VIII ainsi rédigé : 

« VIII. – Les établissements et services mentionnés au 1°, au 4° et au 12° du I et au III du présent article, accueillant des mineurs ou des majeurs de moins de vingt-et-un-ans dans le cadre des missions prévues aux article L. 112‑3 et à L. 121‑2 du présent code, ne peuvent être créés ou exploités par des personnes morales de droit privé à but lucratif. »

🖋️Irrecevable26 juin 2026
Colette Capdevielle
Après l'article 7, insérer l'article suivant:

L’article L. 312‑1 du code de l’action sociale et des familles est complété par un alinéa ainsi rédigé : 

« VIII. – Les établissements et services mentionnés au 1°, 4° et au 12° du I et au III du présent article accueillant des mineurs ou des majeurs de moins de vingt-et-un-ans dans le cadre des missions mentionnées aux articles L. 112‑3 et à L. 121‑2 du présent code ne peuvent être créés ou exploités par des personnes morales de droit privé à but lucratif. »

🖋️Irrecevable26 juin 2026
Alexandra Martin (Alpes-Maritimes)
Après l'article 7, insérer l'article suivant:

L’article L. 312‑1 du code de l’action sociale et des familles est complété par un alinéa ainsi rédigé : 

« VIII. – Les établissements et les services mentionnés au 1°, au 4° et au 12° du I et au III du présent article accueillant des mineurs ou des majeurs de moins de vingt-et-un-ans dans le cadre des missions mentionnées aux article L. 112‑3 et à L. 121‑2 du présent code ne peuvent être créés ou exploités par des personnes morales de droit privé à but lucratif ».

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Constance de Pélichy
Après l'article 7, insérer l'article suivant:

I. – L’article L. 312‑1 du code de l’action sociale et des familles est complété par un alinéa ainsi rédigé : 

« VIII. – Les établissements et services mentionnés aux 1°, 4° et 12° du I et au III du présent article accueillant des mineurs ou des majeurs de moins de vingt et un ans au titre des articles L. 222‑5 et L. 221‑2‑4 ne peuvent être créés ou exploités par des personnes morales de droit privé à but lucratif. »

II. – Pour les établissements et services déjà existants, l’interdiction prévue au VIII de l’article L. 312‑1 du code de l’action sociale et des familles entre en vigueur trois ans après la promulgation de la présente loi.

🖋️Irrecevable26 juin 2026
Marie-Charlotte Garin
Après l'article 7, insérer l'article suivant:

Après le premier alinéa de l’article L. 321‑1 du code de l’action sociale et des familles, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Les autorisations prévues au présent article ne peuvent être délivrées à une personne morale poursuivant un but lucratif. »

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Pauline Cestrières
Après l'article 7, insérer l'article suivant:

I. – Après l’article L. 221‑4 du code de l’action sociale et des familles, il est inséré un article L. 221‑4-1 ainsi rédigé :

« Art. L. 221‑4-1. – Il est créé pour chaque mineur bénéficiant d’une mesure de protection de l’enfance un dossier numérique unique.

« Ce dossier rassemble les informations nécessaires au suivi de son parcours de protection, notamment les éléments relatifs au projet pour l’enfant, aux décisions administratives et judiciaires, à sa santé, à sa scolarité et à ses lieux d’accueil successifs.

« Les professionnels des services départementaux de l’aide sociale à l’enfance, les autorités judiciaires, les professionnels de santé et les personnels de l’éducation nationale peuvent accéder aux informations strictement nécessaires à l’exercice de leurs missions, dans des conditions garantissant le respect du secret professionnel et la protection des données personnelles.

« Les modalités d’application du présent article sont déterminées par un décret en Conseil d’État pris après avis de la Commission nationale de l’informatique et des libertés. »

II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

🖋️Irrecevable25 juin 2026
Sébastien Peytavie
Après l'article 7, insérer l'article suivant:

Le III de l’article L. 312‑1 du code de l’action sociale et des familles est complété par deux alinéas ainsi rédigés :

« Ces règles de financement et de tarification prévoient les conditions dans lesquelles un forfait complémentaire peut être attribué lorsque les besoins spécifiques des personnes accueillies justifient des moyens renforcés d’accompagnement, d’encadrement, de coordination ou de continuité d’intervention.

« Ce forfait complémentaire est modulé selon des critères nationaux tenant compte notamment de la complexité des situations accueillies, des qualifications et effectifs nécessaires, des astreintes, de la supervision, de la formation spécialisée, de la charge de coordination, des exigences de sécurité et des contraintes particulières liées à l’accueil de personnes présentant des besoins spécifiques. »

🖋️Irrecevable25 juin 2026
Patricia Lemoine
Après l'article 7, insérer l'article suivant:

Après l’article L. 313‑13‑3 du code de l’action sociale et des familles, il est inséré un article L. 313‑13‑4 ainsi rédigé :

« Art. L. 313‑13‑4. – Un cadre national des contrôles applicables aux lieux de vie et d’accueil mentionnés au III de l’article L. 312‑1 est institué. Il fixe :

« 1° Les objectifs des contrôles, portant notamment sur la sécurité, les droits de l’enfant, l’effectivité et la continuité de l’accompagnement, la conformité aux autorisations et la bonne utilisation des financements publics ;

 « 2° Les méthodes et outils mobilisables, tels que les audits, les visites inopinées, les observations, les entretiens, les revues documentaires, les analyses des incidents et des réclamations ainsi que le recueil de la parole de l’enfant et de ses représentants légaux ;

 « 3° Des indicateurs communs et des modalités d’appréciation proportionnées aux différents types de lieux de vie et d’accueil et aux caractéristiques du public accueilli ;

 « 4° L’articulation des contrôles avec les évaluations internes et externes prévues par le présent code. 

« Cette coordination porte notamment sur la programmation des contrôles, la réalisation de contrôles conjoints lorsque la situation le justifie, la transmission des informations nécessaires à leur conduite, le partage des constats utiles à la protection des enfants accueillis, le suivi des mesures correctrices demandées au gestionnaire et l’information des autorités concernées en cas de risque pour la santé, la sécurité ou le bien-être physique ou moral des enfants.

« Un référentiel national déterminé par décret décline ce cadre et précise les exigences applicables, les adaptations nécessaires à la spécificité des lieux de vie et d’accueil ainsi que les conditions dans lesquelles sont organisés les échanges d’informations entre autorités compétentes, notamment lorsque des enfants relevant de plusieurs départements sont accueillis dans un même lieu. »

🖋️Irrecevable25 juin 2026
Sébastien Peytavie
Après l'article 7, insérer l'article suivant:

Après l’article L. 313‑13‑3 du code de l’action sociale et des familles, il est inséré un article L. 313‑13‑4 ainsi rédigé :

« Art. L. 313‑13‑4. – Un cadre national des contrôles applicables aux lieux de vie et d’accueil mentionnés au III de l’article L. 312‑1 est institué. Il fixe :

« 1° Les objectifs des contrôles, portant notamment sur la sécurité, les droits de l’enfant, l’effectivité et la continuité de l’accompagnement, la conformité aux autorisations et la bonne utilisation des financements publics ;

 « 2° Les méthodes et outils mobilisables, tels que les audits, les visites inopinées, les observations, les entretiens, les revues documentaires, les analyses des incidents et des réclamations ainsi que le recueil de la parole de l’enfant et de ses représentants légaux ;

 « 3° Des indicateurs communs et des modalités d’appréciation proportionnées aux différents types de lieux de vie et d’accueil et aux caractéristiques du public accueilli ;

 « 4° L’articulation des contrôles avec les évaluations internes et externes prévues par le présent code. 

« Cette coordination porte notamment sur la programmation des contrôles, la réalisation de contrôles conjoints lorsque la situation le justifie, la transmission des informations nécessaires à leur conduite, le partage des constats utiles à la protection des enfants accueillis, le suivi des mesures correctrices demandées au gestionnaire et l’information des autorités concernées en cas de risque pour la santé, la sécurité ou le bien-être physique ou moral des enfants.

« Un référentiel national déterminé par décret décline ce cadre et précise les exigences applicables, les adaptations nécessaires à la spécificité des lieux de vie et d’accueil ainsi que les conditions dans lesquelles sont organisés les échanges d’informations entre autorités compétentes, notamment lorsque des enfants relevant de plusieurs départements sont accueillis dans un même lieu. »

🖋️Irrecevable26 juin 2026
Anne-Laure Blin
Après l'article 7, insérer l'article suivant:

Après l’article L. 313‑13‑3 du code de l’action sociale et des familles, il est inséré un article L. 313‑13‑4 ainsi rédigé :

« Art. L. 313‑13‑4. – Un cadre national des contrôles applicables aux lieux de vie et d’accueil mentionnés au III de l’article L. 312‑1 est institué. Il fixe :

« 1° Les objectifs des contrôles, portant notamment sur la sécurité, les droits de l’enfant, l’effectivité et la continuité de l’accompagnement, la conformité aux autorisations et la bonne utilisation des financements publics ;

 « 2° Les méthodes et outils mobilisables, tels que les audits, les visites inopinées, les observations, les entretiens, les revues documentaires, les analyses des incidents et des réclamations ainsi que le recueil de la parole de l’enfant et de ses représentants légaux ;

 « 3° Des indicateurs communs et des modalités d’appréciation proportionnées aux différents types de lieux de vie et d’accueil et aux caractéristiques du public accueilli ;

 « 4° L’articulation des contrôles avec les évaluations internes et externes prévues par le présent code. 

« Cette coordination porte notamment sur la programmation des contrôles, la réalisation de contrôles conjoints lorsque la situation le justifie, la transmission des informations nécessaires à leur conduite, le partage des constats utiles à la protection des enfants accueillis, le suivi des mesures correctrices demandées au gestionnaire et l’information des autorités concernées en cas de risque pour la santé, la sécurité ou le bien-être physique ou moral des enfants.

« Un référentiel national déterminé par décret décline ce cadre et précise les exigences applicables, les adaptations nécessaires à la spécificité des lieux de vie et d’accueil ainsi que les conditions dans lesquelles sont organisés les échanges d’informations entre autorités compétentes, notamment lorsque des enfants relevant de plusieurs départements sont accueillis dans un même lieu. »

🖋️Irrecevable26 juin 2026
Christine Le Nabour
Après l'article 7, insérer l'article suivant:

I. – À titre expérimental et pour une durée de trois ans à compter de la promulgation de la présente loi, les départements volontaires peuvent procéder, en lien avec les missions locales et les autres organismes concourant à l’insertion sociale et professionnelle, à l’accès au logement et aux soins des jeunes, au rapprochement des données relatives aux jeunes sortant de l’aide sociale à l’enfance, aux fins de suivi de leurs parcours, d’évaluation des dispositifs d’accompagnement vers l’autonomie et de prévention des ruptures de parcours.

Ce traitement, dont la finalité exclut toute décision individuelle relative à l’accès des personnes concernées à des droits ou à des prestations, est mis en œuvre dans des conditions déterminées par décret en Conseil d’État pris après avis de la Commission nationale de l’informatique et des libertés.

II. – Au plus tard six mois avant son terme, l’expérimentation fait l’objet d’une évaluation, transmise au Parlement, portant notamment sur l’apport du rapprochement des données à la continuité des parcours, en vue de décider, le cas échéant, de sa généralisation.

🖋️Tombé27 juin 2026
Katiana Levavasseur

Après l’alinéa 25, insérer l’alinéa suivant :

« Lorsque le changement important est de nature à modifier substantiellement les conditions ayant justifié l’autorisation, il ne peut intervenir qu’après accord du président du conseil départemental. »


Article 8
🖋️Adopté26 juin 2026
Marie-Charlotte Garin

Substituer à la première phrase de l'alinéa 3 les deux phrases suivantes :

« Lorsque les titulaires de l'autorité parentale sont séparés, la demande ou l'accord de l'un d'eux suffit pour mettre en œuvre les mesures prises sur le fondement du présent article. L'autre titulaire de l'autorité parentale en est informé par le président du conseil départemental. »

🖋️Adopté30 juin 2026
Nathalie Colin-Oesterlé

I. – Substituer à l’alinéa 4 les deux alinéas suivants :

« 2° L’article L. 223‑2 est ainsi modifié :

« a) Après le premier alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé : ».

II. – En conséquence, après l’alinéa 5, insérer l’alinéa suivant :

« b) Au quatrième alinéa, le mot : « deuxième » est remplacé par le mot : « troisième ». » 

🖋️Adopté26 juin 2026
Christine Le Nabour

À la première phrase de l’alinéa 10, supprimer les mots :

« ou le service désigné ».

🖋️Adopté26 juin 2026
Jean-Claude Raux

À la première phrase de l’alinéa 10, supprimer les mots :

« ou le service désigné ».

🖋️Adopté27 juin 2026
Yannick Monnet

À la deuxième phrase de l’alinéa 10, après le mot : 

« enfant », 

insérer les mots : 

« , et s’attache à recueillir leur avis, ».

🖋️Adopté27 juin 2026
Christine Loir

À la deuxième phrase de l’alinéa 10, après le mot : 

« enfant », 

insérer les mots : 

« , et s’attache à recueillir leur avis, ».

🖋️Adopté26 juin 2026
Jean-Claude Raux

Substituer aux troisième et quatrième phrases de l’alinéa 10 la phrase suivante :

« Le cas échéant, le président du conseil départemental en est informé sans délai. »

🖋️Adopté26 juin 2026
Jean-Claude Raux

Substituer à la dernière phrase de l’alinéa 10 les quatre phrases suivantes :

« Le juge statue dans un délai d’un mois. La décision fixe la durée de la mesure sans que celle-ci puisse excéder deux ans. La mesure peut être renouvelée par décision motivée. La mesure prend effet à la date de la réception de la notification par le service mandaté de la décision du juge aux parents ou aux représentants légaux de l’enfant. »

🖋️Adopté26 juin 2026
Christine Le Nabour

Compléter l’alinéa 10 par la phrase et l’alinéa suivants :

« La mesure prend effet à la date de notification de la décision aux titulaires de l’autorité parentale, dans des conditions déterminée par décret.

« Lorsque l’accompagnement renforcé ou intensifié inclut un hébergement exceptionnel ou périodique, les conditions de recueil de l’accord des titulaires de l’autorité parentale et, à défaut, d’information sans délai du juge des enfants sont déterminées par décret. Le service qui met en œuvre cet hébergement dans l’intérêt de l’enfant et dans le respect de ces conditions agit dans le cadre de la mission de protection qui lui est confiée. »

🖋️Adopté26 juin 2026
Jean-Claude Raux

Compléter l'alinéa 10 par phrase suivante :

« En cas d’urgence ou de danger pesant sur le mineur, le service désigné peut mettre en œuvre un hébergement exceptionnel ou périodique. Il saisit alors le juge sans délai. Le juge statue dans un délai de soixante-douze heures. »

🖋️Adopté27 juin 2026
Ayda Hadizadeh

Après l’alinéa 10, insérer l’alinéa suivant :

« Un décret, pris après avis du Conseil national de la protection de l’enfance, prévoit un référentiel national définissant les conditions minimales d’intensité des mesures d’action éducative en milieu ouvert et des mesures d’aide éducative à domicile, notamment les modalités d’intervention auprès de l’enfant et de sa famille, leur fréquence minimale ainsi que le nombre maximal de situations pouvant être suivies simultanément par chaque professionnel. Ce référentiel définit également les critères permettant d’assurer la continuité et la progressivité entre les mesures d’aide éducative à domicile et les mesures d’action éducative en milieu ouvert, ainsi que les conditions dans lesquelles l’intensité de ces mesures peut être adaptée à l’évolution des besoins de l’enfant et de sa famille. »

🖋️Adopté30 juin 2026
Nathalie Colin-Oesterlé

I. – À l’alinéa 15, après le mot : 

« nécessite, », 

insérer les mots : 

« le juge ou le service mentionné au précédent alinéa peut décider que ».

II. – En conséquence, au même alinéa, substituer aux mots :

« ce service »

les mots :

« le service désigné ».

🖋️Adopté27 juin 2026
Ayda Hadizadeh

Compléter cet article par les deux alinéas suivants :

« Les modalités de cet accompagnement renforcé ou intensifié sont mises en œuvre conformément au référentiel national prévu à l’article 375‑2. 

« Avant toute mise en œuvre d’un hébergement exceptionnel ou périodique, l’enfant est informé dans des conditions adaptées à son âge, à son degré de maturité et à ses capacités de compréhension et de communication ; lorsque son âge et son développement le permettent, sa parole est recueillie et transmise au juge des enfants, sauf urgence dûment motivée, auquel cas cette information et ce recueil interviennent dans un délai de quarante-huit heure à compter de la mise en œuvre de l’hébergement. »

🖋️Adopté27 juin 2026
Perrine Goulet

Compléter cet article par les deux alinéas suivants :

« c) Après le deuxième alinéa, insérer un alinéa ainsi rédigé : 

« La décision ordonnant ou renouvelant cette mesure précise les motifs justifiant la nécessité d’une intervention de l’autorité judiciaire au regard de l’impossibilité de mettre en œuvre ou de maintenir une mesure d’accompagnement administratif.

🖋️Adopté30 juin 2026
Nathalie Colin-Oesterlé

Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« c) Au dernier alinéa, le mot : « troisième » est remplacé par le mot : « deuxième ». »

🖋️Adopté2 juil. 2026
Nathalie Colin-Oesterlé
Après l'article 8, insérer l'article suivant:

Après l’article L. 223‑1‑3 du code de l’action sociale et des familles, il est inséré un article L. 223‑1‑4 ainsi rédigé : 

« Art. L. 223‑1‑4. – Dans le cadre d’une mesure de protection de l’enfance, le service d’aide sociale à l’enfance ou le service habilité peuvent proposer à la famille concernée la participation à une conférence familiale. Cette instance, animée par un coordinateur formé et indépendant, réunit les titulaires de l’autorité parentale, les membres de la famille élargie, les proches de l’enfant ainsi que le mineur concerné, en fonction de son âge et de son degré de maturité, afin de rechercher de manière concertée des solutions répondant aux besoins de l’enfant et assurant sa protection, dans le respect de son intérêt supérieur. 

« Les modalités d’application du présent article sont déterminées par décret. » 

🖋️Rejeté27 juin 2026
Marine Hamelet

Rédiger ainsi l'alinéa 3 :

« Lorsque l’enfant fait l’objet d’une ordonnance de sûreté en application de l’article 375-5 du code civil, et que cette ordonnance est motivée par des éléments laissant présumer un danger imputable à l’un des titulaires de l’autorité parentale, la demande ou l’accord de l’autre titulaire de l’autorité parentale suffit pour la mise en œuvre des mesures prévues au présent article, dans des conditions déterminées par décret en Conseil d’État. »

🖋️Rejeté27 juin 2026
Katiana Levavasseur

À la seconde phrase de l’alinéa 3, après le mot :

« accord »

insérer le mot :

« écrit ».

🖋️Rejeté26 juin 2026
Sophie Blanc

Après l’alinéa 3, insérer les deux alinéas suivants :

« 1° bis Après le deuxième alinéa de l’article L. 222‑2 du code de l’action sociale et des familles, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Lorsque la mesure prévue au présent article ne peut être effectivement mise en œuvre en raison du refus répété des titulaires de l’autorité parentale de rencontrer les services compétents, de leur absence répétée aux rendez-vous fixés ou de leur opposition persistante aux actions prévues dans l’intérêt de l’enfant, le président du conseil départemental procède sans délai à un réexamen de la situation de l’enfant et apprécie la nécessité d’une saisine de l’autorité judiciaire. »

🖋️Rejeté27 juin 2026
Marine Hamelet

Supprimer les alinéas 4 et 5.

🖋️Rejeté27 juin 2026
Katiana Levavasseur

À l’alinéa 5, après le mot :

« accord »

insérer le mot :

« écrit ».

🖋️Rejeté27 juin 2026
Ayda Hadizadeh

Compléter l’alinéa 5 par les mots :

« dans un délai de quarante-huit heures à compter de sa saisine ».

🖋️Rejeté27 juin 2026
Gabrielle Cathala

Supprimer les alinéas 6 à 15.

🖋️Rejeté27 juin 2026
Christine Loir

À la première phrase de l’alinéa 10, après le mot :

« nécessite »,

insérer les mots :

« et après que l’enfant capable de discernement a été entendu ».

🖋️Rejeté27 juin 2026
Katiana Levavasseur

À l’alinéa 15, après le mot :

« périodique »,

insérer les mots :

« sans que celui-ci puisse constituer le lieu d’accueil principal de l’enfant ».

🖋️Non soutenu26 juin 2026
Anne-Laure Blin
Après l'article 8, insérer l'article suivant:

Après l’article L. 221‑5 du code de l’action sociale et des familles, il est inséré un article L. 221‑5‑1 ainsi rédigé : 

« Art. L. 221‑5‑1. – Un décret détermine un référentiel national opposable définissant le contenu minimal des interventions renforcées au titre de l’aide éducative à domicile et de l’assistance éducative en milieu ouvert. » 

🖋️Rejeté27 juin 2026
David Magnier
Après l'article 8, insérer l'article suivant:

Après l’article L. 223‑1‑1 du code de l’action sociale et des familles, il est inséré un article L. 223‑1‑1‑1 ainsi rédigé :

« Art. L. 223‑1‑1‑1. – Avant toute saisine de l’autorité judiciaire aux fins de placement d’un mineur, le président du conseil départemental propose la tenue d’une conférence des familles. Cette instance réunit les titulaires de l’autorité parentale, les membres de la famille élargie et les proches de l’enfant afin de rechercher de manière concertée des solutions de prévention et d’accueil de proximité permettant d’éviter une rupture du cadre de vie de l’enfant. Les modalités d’application du présent article sont déterminées par décret. » »

🖋️Rejeté27 juin 2026
Yannick Monnet
Après l'article 8, insérer l'article suivant:

L’article 375‑4‑1 du code civil est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Lorsque le juge des enfants ordonne une mesure d’assistance éducative dans le cadre d’un conflit familial, il peut proposer aux parents une consultation familiale de nature à faciliter leur adhésion à la mesure. »

🖋️Rejeté27 juin 2026
Émilie Bonnivard
Après l'article 8, insérer l'article suivant:

L’article 375‑4‑1 du code civil est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Lorsque le juge des enfants ordonne une mesure d’assistance éducative dans le cadre d’un conflit familial, il peut proposer aux parents une consultation familiale de nature à faciliter leur adhésion à la mesure. »

🖋️Rejeté27 juin 2026
Isabelle Santiago
Après l'article 8, insérer l'article suivant:

L’article 375‑4‑1 du code civil est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Lorsque le juge des enfants ordonne une mesure d’assistance éducative dans le cadre d’un conflit familial, il peut proposer aux parents une consultation familiale de nature à faciliter leur adhésion à la mesure. »

🖋️Rejeté27 juin 2026
Marianne Maximi
Après l'article 8, insérer l'article suivant:

L’article 375‑4‑1 du code civil est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Lorsque le juge des enfants ordonne une mesure d’assistance éducative dans le cadre d’un conflit familial, il peut proposer aux parents une consultation familiale de nature à faciliter leur adhésion à la mesure. »

🖋️Non soutenu26 juin 2026
Anne-Laure Blin
Après l'article 8, insérer l'article suivant:

L’article 375-3 du code civil est complété par deux alinéas ainsi rédigés : 

« En application du 3° du présent article, la mesure peut être confiée à un service départemental de l’aide sociale à l’enfance avec maintien de l’enfant à son domicile, dans le cadre d’un accompagnement intensif au domicile de l’enfant. 

« Le jugement peut, lorsque la situation l’exige, autoriser un accueil temporaire de répit ou d’urgence, sans décision additionnelle, dans les conditions qu’il fixe et en cohérence avec le projet pour l’enfant. » 

🖋️Irrecevable25 juin 2026
Émilie Bonnivard
Après l'article 8, insérer l'article suivant:

I. – L’article L. 112‑3 du code de l’action sociale et des familles est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Les dépenses exposées par les départements au titre des actions de prévention et d’accompagnement à la parentalité relevant de la protection de l’enfance constituent des dépenses obligatoires au sens de l’article L. 3321‑1 du code général des collectivités territoriales. »

II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

III. – La perte de recettes pour les collectivités territoriales est compensée à due concurrence par la majoration de la dotation globale de fonctionnement et, corrélativement pour l’État, par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

IV. – La perte de recettes pour les organismes de sécurité sociale est compensée à due concurrence par la majoration de l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

🖋️Irrecevable25 juin 2026
Émilie Bonnivard
Après l'article 8, insérer l'article suivant:

I. – L’article L. 121‑6 du code de l’action sociale et des familles est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Par convention passée avec le département, la commune, l’intercommunalité ou la métropole peuvent participer au financement des actions de prévention spécialisée mentionnées au 2° de l’article L. 121‑2, même sans délégation de compétence. »

II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

III. – La perte de recettes pour les collectivités territoriales est compensée à due concurrence par la majoration de la dotation globale de fonctionnement et, corrélativement pour l’État, par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

IV. – La perte de recettes pour les organismes de sécurité sociale est compensée à due concurrence par la majoration de l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Ayda Hadizadeh
Après l'article 8, insérer l'article suivant:

L’article L. 222‑5‑3 du code de l’action sociale et des familles est complété par une phrase ainsi rédigée : « Lorsque l’accompagnement engagé le justifie, cette prise en charge peut être poursuivie au-delà de cet âge, pour une durée fixée en fonction des besoins de l’enfant et de ses parents. » 

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Pauline Cestrières
Après l'article 8, insérer l'article suivant:

I. – Après l’article L. 226‑3-2 du code de l’action sociale et des familles, il est inséré un article L. 226‑3-2‑1 ainsi rédigé :

« Art. L. 226‑3-2‑1. – Lorsqu’une première information préoccupante concernant un mineur fait l’objet d’une évaluation par les services départementaux et qu’aucun danger immédiat ne justifie la saisine sans délai de l’autorité judiciaire, le président du conseil départemental propose aux titulaires de l’autorité parentale un rendez-vous de soutien à la parentalité.

« Ce rendez-vous a pour objet d’informer les parents sur les dispositifs d’accompagnement existants, d’évaluer leurs besoins en matière de soutien éducatif, social ou psychologique et de favoriser, lorsque cela apparaît nécessaire, la mobilisation des dispositifs d’aide administrative prévus par le présent code. »

II. – Les modalités d’application du présent article sont déterminées par décret.

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Émilie Bonnivard
Après l'article 8, insérer l'article suivant:

Dans un délai de douze mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur l’opportunité d’institutionnaliser des maisons des familles au sein des lieux d’accueil de la protection de l’enfance. Il évalue leur apport en matière de pair-aidance, de renforcement du pouvoir d’agir des familles et des capacités parentales, dans la perspective de favoriser les fins de placement.

🖋️Tombé27 juin 2026
Katiana Levavasseur

Compléter la première phrase de l'alinéa 3 par le mot :

« écrite ».

🖋️Tombé27 juin 2026
Ayda Hadizadeh

Compléter la première phrase de l’alinéa 3 par les mots :

« dans un délai de quarante-huit heures à compter de sa saisine ».

🖋️Tombé26 juin 2026
Anne-Laure Blin
Après l'article 8, insérer l'article suivant:

Après l’article L. 221‑5 du code de l’action sociale et des familles, il est inséré un article L. 221‑5‑1 ainsi rédigé :

« L. – 221‑5‑1. – Dans le cadre de l’ouverture d’une mesure de protection de l’enfance, le service d’aide sociale à l’enfance ou le service habilité proposent à la famille de participer à une conférence familiale, animée par un coordinateur formé, ou tout autre dispositif favorisant la collaboration avec la famille de l’enfant concerné par la mesure. » 


Article 9
🖋️Adopté1 juil. 2026
Perrine Goulet

I. – À l’alinéa 2, substituer aux mots : 

« ou la sage-femme »

les mots : 

« , la sage-femme ou tout professionnel de santé ». 

II. – En conséquence, compléter ce même alinéa 2 par la phrase suivante :

« Les actes mis en œuvre par un professionnel de santé autre qu’un médecin, un infirmier ou une sage-femme ne font pas l’objet d’un remboursement au titre de l’assurance maladie. »

🖋️Adopté28 juin 2026
Nathalie Colin-Oesterlé

I. – À l’alinéa 2, supprimer les mots : 

« du ou ».

II- En conséquence, procéder à la même suppression à la première phrase de l’alinéa 3.

🖋️Adopté28 juin 2026
Nathalie Colin-Oesterlé

I. – À l’alinéa 2, supprimer les mots : 

« dans des conditions déterminées par décret en Conseil d’État ».

II. – En conséquence, procéder à la même suppression à la fin de la seconde phrase de l’alinéa 3.

🖋️Adopté27 juin 2026
Constance de Pélichy

À l’alinéa 4, supprimer les mots :

« désignée par le service départemental de l’aide sociale à l’enfance ».

🖋️Adopté27 juin 2026
Ayda Hadizadeh

Compléter l’alinéa 4 par la phrase suivante :

« Un document d’information est remis au mineur. Il comporte une partie rédigée ou présentée dans des termes lisibles et compréhensibles pour lui, sous une forme adaptée à son âge, à son degré de maturité et à ses capacités de compréhension et de communication, afin de lui permettre d’identifier l’acte concerné, d’en comprendre la nature, la finalité et le déroulement, et de faire part de ses observations. »

🖋️Adopté1 juil. 2026
Nathalie Colin-Oesterlé
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

Le code de l’action sociale et des familles est ainsi modifié :

1° À la première phrase du cinquième alinéa de l’article L. 121‑6‑2, après le mot : « professionnels », sont insérés les mots : « des services sociaux, des services médicaux, des services éducatifs ou des services judiciaires » ;

2° À la première phrase de l’article L. 226‑2‑2, le mot : « personnes » est remplacé par les mots : « professionnels des services sociaux, des services médicaux, des services éducatifs ou des services judiciaires ».

🖋️Adopté27 juin 2026
Perrine Goulet
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

Le code de l’action sociale et des familles est ainsi modifié :

1° À la première phrase du cinquième alinéa de l’article L. 121‑6‑2, après le mot : « professionnels », sont insérés les mots : « des services sociaux, des services médicaux, des services éducatifs ou des services judiciaires » ;

2° À la première phrase de l’article L. 226‑2‑2, le mot : « personnes » est remplacé par les mots : « professionnels des services sociaux, des services médicaux, des services éducatifs ou des services judiciaires ».

🖋️Adopté27 juin 2026
Julie Ozenne
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

L’article L. 223‑1-2 du code de l’action sociale et des familles est ainsi modifié :

1° Au premier alinéa, les mots : «  des actes usuels de l’autorité parentale que cette personne ne peut pas » sont remplacés par les mots : «  limitative des actes non usuels de l’autorité parentale que cette personne ne peut  » ;

2° Est ajoutée une phrase ainsi rédigée : « Tout acte ne figurant pas sur cette liste est réputé constituer un acte usuel. »

🖋️Rejeté27 juin 2026
Marine Hamelet

À l’alinéa 2, après le mot : 

« familles, », 

insérer les mots : 

« , à l’exception de traitement médical et hormonal de transition de genre, ».

🖋️Non soutenu26 juin 2026
Jérôme End

À la fin de l’alinéa 2, supprimer les mots :

 « sauf à ce que, dans des conditions déterminées par décret en Conseil d’État, ces derniers, saisis à cet effet, fassent part de leur opposition. »

🖋️Rejeté27 juin 2026
Émilie Bonnivard

À la fin de l’alinéa 2, supprimer les mots :

 « sauf à ce que, dans des conditions déterminées par décret en Conseil d’État, ces derniers, saisis à cet effet, fassent part de leur opposition. »

🖋️Rejeté27 juin 2026
Isabelle Santiago

À la fin de l’alinéa 2, supprimer les mots :

 « sauf à ce que, dans des conditions déterminées par décret en Conseil d’État, ces derniers, saisis à cet effet, fassent part de leur opposition. »

🖋️Rejeté27 juin 2026
Gabrielle Cathala

À la fin de l’alinéa 2, supprimer les mots :

 « sauf à ce que, dans des conditions déterminées par décret en Conseil d’État, ces derniers, saisis à cet effet, fassent part de leur opposition. »

🖋️Rejeté27 juin 2026
Katiana Levavasseur

Compléter l’alinéa 2 par le mot :

« écrite ».

🖋️Rejeté27 juin 2026
Katiana Levavasseur

Après l’alinéa 2, insérer l’alinéa suivant :

« Le mineur capable de discernement est informé, selon des modalités adaptées à son âge et à sa maturité, de l’acte envisagé et de ses conséquences. »

🖋️Rejeté27 juin 2026
Laurent Mazaury

À la première phrase de l’alinéa 3, après le mot : 

« santé », 

insérer les mots : 

« physique ou mentale ». 

🖋️Rejeté27 juin 2026
Katiana Levavasseur

Compléter l’alinéa 4 par les mots : 

« ne se trouvant pas en situation de conflit d’intérêts avec le mineur ».

🖋️Rejeté27 juin 2026
Christine Loir

Après l’alinéa 4, insérer l’alinéa suivant :

« Sous réserve du dernier alinéa du présent article, les titulaires de l’autorité parentale sont informés, dans des conditions déterminées par décret en Conseil d’État, du résultat des actes de prévention, de dépistage ou de diagnostic, des traitements ou des interventions réalisés. »

🖋️Rejeté27 juin 2026
Julie Ozenne
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

Après le premier alinéa de l’article L. 223‑1-2 du code de l’action sociale et des familles, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« L’enfant est associé, selon son âge et son degré de maturité, à l’élaboration et à la révision de la liste mentionnée au premier alinéa. Cette élaboration associe également les professionnels concourant à sa prise en charge ainsi que, lorsque cela est possible et conforme à son intérêt, les titulaires de l’autorité parentale. »

🖋️Rejeté27 juin 2026
Marianne Maximi
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport évaluant les moyens financiers, humains et matériels nécessaires à la mise en œuvre effective de la présente loi.

Ce rapport précise notamment :

1° Les besoins en effectifs supplémentaires pour les services de l’aide sociale à l’enfance, les juridictions, la protection judiciaire de la jeunesse, les établissements et les services accueillant des enfants protégés ainsi que les services de l’Éducation nationale concernés ;

2° Les besoins de financement supportés par les départements du fait des nouvelles obligations créées par la présente loi ;

3° Les modalités selon lesquelles l’État entend accompagner financièrement les collectivités territoriales et les acteurs de la protection de l’enfance afin de garantir l’application effective de ces dispositions.

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Perrine Goulet

I. Substituer aux mots : "le médecin, l'infirmier ou la sage-femme" 

les mots : "tout professionnel de santé". 

II. – Compléter cet article par les deux alinéas suivants :

« II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

« III. – La perte de recettes pour les organismes de sécurité sociale est compensée à due concurrence par la majoration de l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services. »

🖋️Irrecevable26 juin 2026
Ayda Hadizadeh

À l’alinéa 2, substituer aux mots :

« pris en charge par le service départemental de l’aide sociale à l’enfance au titre des 1° à 3° de l’article L. 222‑5 du code de l’action sociale et des familles »

les mots :

« confié, en application de l’article 375‑3 du code civil, à l’une des personnes, à l’un des services ou à l’un des établissements mentionnés au même article ».

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Constance de Pélichy

À la première phrase de l’alinéa 3, substituer aux mots : 

« graves pour »

les mots : 

« portant atteintes à ». 

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Émilie Bonnivard

À la première phrase de l’alinéa 3, substituer aux mots : 

« graves pour »

les mots : 

« portant atteintes à ». 

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Marianne Maximi

À la première phrase de l’alinéa 3, substituer aux mots : 

« graves pour »

les mots : 

« portant atteintes à ». 

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Eva Sas
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

« Chapitre III

« Protéger durablement le jeune majeur pour sécuriser la construction de son projet de vie

« Art ...

« I. – Le code de l’action sociale et des familles est ainsi modifié :

« 1° L’avant-dernier alinéa de l’article L. 112‑3 est ainsi modifié :

« a) Le mot : « sont » est remplacé par les mots : « doivent être » ;

« b) Les mots : « vingt et un » sont remplacé par le mot : « vingt-cinq ».

« 2° L’article L. 222‑5 est ainsi modifié :

« a) Le 5° est ainsi modifié :

« – au début, sont ajoutés mots : « de plein droit » ;

« – les mots : « vingt et un » sont remplacés par le mot : « vingt-cinq » ;

« – après le mot : « émancipés », sont insérés les mots : « avec leur accord ou à la suite à leur demande » ;

« – les mots : « qui ne bénéficient pas de ressources ou d’un soutien familial suffisants » sont supprimés ;

« – après le mot : « majorité », sont insérés les mots : « ou à la protection judiciaire de la jeunesse dans le cadre d’une mesure éducative judiciaire y compris provisoire ou accompagnés dans le cadre d’une mesure d’assistance éducative en application de l’article 375 du code civil » ;

« – après la seconde occurrence du mot : « enfance », sont insérés les mots : « ou par la protection judiciaire de la jeunesse » ;

« – à la fin, les mots : « à l’exclusion de ceux faisant l’objet d’une décision portant obligation de quitter le territoire français en application de l’article L. 611‑1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile » sont supprimés.

« b) L’avant dernier alinéa est ainsi modifié :

« – au début, les mots : « peuvent être » sont remplacés par le mot : « sont » ;

« – les mots : « à titre temporaire » sont supprimés ;

« – les mots : « âgés de moins de vingt et un ans » sont remplacés par les mots : « qui en font la demande avant leurs vingt-cinq ans » ;

« – les mots : « pas de ressources ou » sont supprimés ;

« – à la fin, le mot : « suffisant » est replacé par le mot : « suffisants » ;

« c) Le dernier alinéa est ainsi modifié :

« – les mots : « mentionnés au 1° du présent article devenus majeurs et aux majeurs mentionnés » sont supprimés ;

« – les mots : « la mesure » sont remplacés par les mots : « l’accompagnement opposable » ;

« – les mots : « scolaire ou » sont supprimés

« – après le mot : « universitaire », sont insérés les mots : « ou de formation » ;

« d) Il est ajouté un alinéa ainsi rédigé :

« Ce droit à l’accompagnement jeune majeur s’exerce en cas de manquement par un recours amiable puis, le cas échéant, par un recours contentieux dans les conditions et selon les modalités fixées par les articles L. 134‑1 et L. 134‑2 du présent code. »

« 3° L’article L. 222‑5‑1 est ainsi modifié :

« a) Le premier alinéa est ainsi modifié :

« – à la première phrase, les mots : « envisager avec lui et lui notifier les conditions de son accompagnement vers l’autonomie » sont remplacés par les mots : « et co-construire avec lui les conditions de son projet d’accompagnement vers l’âge adulte » ;

« – à la deuxième phrase, après le mot : « révolus », sont insérés les mots : « ou s’il est déjà majeur au moment de la demande » ;

« – la troisième phrase est ainsi rédigée : « Un projet d’accompagnement vers l’âge adulte est co-élaboré par le Président du conseil départemental et le jeune mineur ou jeune majeur. » ;

« – à la dernière phrase, après le mot : « mineur », sont insérés les mots : « ou le jeune majeur » ;

« b) Au deuxième alinéa, après le mot : « mineur », sont insérés les mots : « ou le jeune » ;

« c) Le troisième alinéa est ainsi rédigé :

« L’entretien est renouvelé a minima tous les ans ou sur demande du jeune. »

« d) Au dernier alinéa, les mots : « ainsi qu’aux majeurs âgés de moins de vingt et un ans lorsqu’ils ont été confiés à un établissement public ou à une association habilitée de la protection judiciaire de la jeunesse dans le cadre d’une mesure de placement et qu’ils ne font plus l’objet d’aucun suivi éducatif après leur majorité, qui ont besoin d’un accompagnement et remplissent les conditions d’accès à ce dispositif » sont supprimés.

« II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

« III. – La perte de recettes pour les collectivités territoriales est compensée à due concurrence par la majoration de la dotation globale de fonctionnement et, corrélativement pour l’État, par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services ». 

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Laure Miller
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

Chapitre III

Protéger durablement le jeune majeur pour sécuriser la construction de son projet de vie

Article 2 bis

Le code de l’action sociale et des familles est ainsi modifié :

I. – Au quatrième alinéa de l’article L. 112‑3, les mots : « vingt et un » sont remplacés par le mot : « vingt-cinq ».

II. – L’article L. 222‑5 est ainsi modifié :

1° Au 5° :

a) Au début, sont ajoutés les mots : « De plein droit » ;

b) Les mots : « vingt et un » sont remplacés par le mot : « vingt-cinq » ;

c) Après les mots : « les mineurs émancipés », sont ajoutés les mots : « avec leur accord ou à la suite de leur demande » ;

d) Les mots : « qui ne bénéficient pas de ressources ou d’un soutien familial suffisants » sont supprimés ;

e) Après le mots : « majorité », sont insérés les mots : « ou à la protection judiciaire de la jeunesse dans le cadre d’une mesure éducative judiciaire y compris provisoire ou accompagnés dans le cadre d’une mesure d’assistance éducative en application de l’article 375 du code civil » ;

f) Après le mot : « enfance », sont ajoutés les mots : « ou par la protection judiciaire de la jeunesse » ;

2° A l’avant dernier alinéa,

a) les mots : « Peuvent être » sont remplacés par le mot : « Sont » ;

b) les mots : « à titre temporaire » sont supprimés ;

c) les mots : « âgés de moins de vingt et un ans » sont remplacés par les mots : « qui en font la demande avant leurs vingt-cinq ans » ;

d) les mots : « pas de ressources ou » sont supprimés ;

3° Au dernier alinéa :

a) les mots : « mentionnés au 1° du présent article devenus majeurs et aux majeurs mentionnés » sont supprimés ;

b) les mots : « la mesure » sont remplacés par les mots : « l’accompagnement opposable » ;

c) les mots : « scolaire ou universitaire » sont remplacés par les mots : « universitaire ou de formation » ;

4° Il est ajouté un alinéa ainsi rédigé :

« Le non-respect du droit à l’accompagnement mentionné au 5° du présent article peut faire l’objet d’un recours dans les conditions prévues aux articles L. 134‑1 et L. 134‑2. »

III. – L’article L. 222‑5‑1 est ainsi modifié :

1° Au premier alinéa : 

a) À la première phrase, les mots : « envisager avec lui et lui notifier les conditions de son accompagnement vers l’autonomie » sont remplacés par les mots : « définir avec lui les conditions de son projet d’accompagnement vers l’âge adulte et l’autonomie. » ;

b) À la deuxième phrase, après le mot : « révolus », sont ajoutés les mots : « ou s’il est déjà majeur au moment de la demande d’accompagnement » ;

c) La troisième phrase est remplacée par la phrase suivante : « Un projet d’accompagnement vers l’âge adulte est élaboré par le Président du conseil départemental et le jeune mineur ou jeune majeur. » ;

d) À la dernière phrase, après le mot : « mineur », sont ajoutés les mots : « ou le jeune majeur » ;

2° Au deuxième alinéa, après le mot : « mineur », sont ajoutés les mots : « ou le jeune majeur » ;

3° Au troisième alinéa, les mots : « L’entretien peut être exceptionnellement renouvelé » sont remplacés par « L’entretien est renouvelé a minima tous les ans ou sur demande du jeune » ;

4° Après la seconde occurrence du mot : « code », la fin du dernier alinéa est supprimée.

II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

III. – La perte de recettes pour les collectivités territoriales est compensée à due concurrence par la majoration de la dotation globale de fonctionnement et, corrélativement pour l’État, par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

🖋️Irrecevable25 juin 2026
Émilie Bonnivard
Après l'article 9, insérer la division et l'intitulé suivants:

Titre IV bis

Gouvernance et financement de la protection de l’enfance

Article XX

« Après l’article L. 112‑3 du code de l’action sociale et des familles, il est inséré un article L. 112‑3‑1 ainsi rédigé :

« Art. L. 112‑3‑1. – Le Premier ministre réunit un comité interministériel de l’enfance. Ce comité comprend l’ensemble des ministres dont l’action concourt directement ou indirectement à la politique de l’enfance.

« Le comité interministériel de l’enfance définit les orientations stratégiques en matière d’enfance, de droits de l’enfant et de protection de l’enfance. Il veille à leur mise en œuvre et à la coordination des politiques publiques concernées. Il arrête les mesures nécessaires pour assurer leur application. »

🖋️Irrecevable25 juin 2026
Émilie Bonnivard
Après l'article 9, insérer la division et l'intitulé suivants:
Titre IV bisGouvernance et financement de la protection de l’enfance Article XX

« Au début de l’article L. 121‑10 du code de l’action sociale et des familles, sont ajoutés deux alinéas ainsi rédigés :

« L’État élabore et met en œuvre une stratégie nationale interministérielle de prévention et de protection de l’enfance, définie pour une durée pluriannuelle.

« Cette stratégie organise le recueil national de données permettant l’identification des besoins et le pilotage de la politique publique ainsi que son évaluation. Elle coordonne l’action des services de l’État et des organismes de sécurité sociale en faveur de l’accès aux droits des enfants protégés. Elle comprend un volet consacré à la formation initiale et continue des professionnels concourant aux objectifs mentionnés à l’article L. 112- 3. »

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Isabelle Santiago
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

Au début de l’article L 121‑10 du code de l’action sociale et des familles, sont ajoutés deux alinéas ainsi rédigés : 

« L’État élabore et met en œuvre une stratégie nationale interministérielle de prévention et de protection de l’enfance, définie pour une durée pluriannuelle.

« Cette stratégie organise le recueil national de données permettant l’identification des besoins, le pilotage de la politique publique et son évaluation. Elle coordonne l’action des services de l’État et des organismes de sécurité sociale en faveur de l’accès aux droits des enfants protégés. Elle comprend un volet consacré à la formation initiale et continue des professionnels concourant aux objectifs mentionnés à l’article L. 112- 3. »

🖋️Irrecevable26 juin 2026
Anne-Laure Blin
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

Au début de l’article L 121‑10 du code de l’action sociale et des familles, sont ajoutés deux alinéas ainsi rédigés : 

« L’État élabore et met en œuvre une stratégie nationale interministérielle de prévention et de protection de l’enfance, définie pour une durée pluriannuelle.

« Cette stratégie organise le recueil national de données permettant l’identification des besoins, le pilotage de la politique publique et son évaluation. Elle coordonne l’action des services de l’État et des organismes de sécurité sociale en faveur de l’accès aux droits des enfants protégés. Elle comprend un volet consacré à la formation initiale et continue des professionnels concourant aux objectifs mentionnés à l’article L. 112- 3. »

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Yannick Monnet
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

Au début de l’article L 121‑10 du code de l’action sociale et des familles, sont ajoutés deux alinéas ainsi rédigés : 

« L’État élabore et met en œuvre une stratégie nationale interministérielle de prévention et de protection de l’enfance, définie pour une durée pluriannuelle.

« Cette stratégie organise le recueil national de données permettant l’identification des besoins, le pilotage de la politique publique et son évaluation. Elle coordonne l’action des services de l’État et des organismes de sécurité sociale en faveur de l’accès aux droits des enfants protégés. Elle comprend un volet consacré à la formation initiale et continue des professionnels concourant aux objectifs mentionnés à l’article L. 112- 3. »

🖋️Irrecevable25 juin 2026
Émilie Bonnivard
Après l'article 9, insérer la division et l'intitulé suivants:

Titre IV bis

Gouvernance et financement de la protection de l’enfance 

Article XX

« I. – Après l’article L. 112‑3 du code de l’action sociale et des familles, il est inséré un article L. 112‑3‑1 ainsi rédigé :

« Art. L. 112‑3‑1. – I. – Il est créé un fonds national pour l’enfance, placé auprès du ministre chargé de l’enfance. Son objet est de financer les dépenses d’investissement nécessaires à l’amélioration du développement, de la santé et du bien-être des enfants, en particulier des plus vulnérables, bénéficiant d’une mesure de protection de l’enfance ou en situation de handicap.

« II. – Les ressources du fonds sont constituées d’abondements :

« 1° De la Caisse nationale des allocations familiales ;

« 2° De la Caisse nationale de l’assurance maladie ;

« 3° Du budget général.

« III. – Le fonds peut être mis à contribution pour compenser aux départements les charges exceptionnelles résultant de la mise en œuvre des missions de prévention et de protection de l’enfance.

« IV. – Un comité consultatif de gestion du fonds national pour l’enfance associe notamment des représentants des administrations centrales, des représentants des administrations de sécurité sociale, des représentants des départements et des représentants d’associations gestionnaires, selon des modalités déterminées par décret

« V. – Les personnes morales de droit public, concernées par les objectifs de l’article L. 112‑3 et par les missions mentionnées à l’article L. 221‑1, et les personnes morales de droit privé dont l’objet social porte sur la protection de l’enfance peuvent créer une fondation reconnue d’utilité publique dont l’objet est la collecte et la mobilisation de fonds, notamment issus de la générosité du public, à destination de projets améliorant la prise en charge des enfants concernés par une mesure de protection de l’enfance. »

« II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

« III. – La perte de recettes pour les collectivités territoriales est compensée à due concurrence par la majoration de la dotation globale de fonctionnement et, corrélativement pour l’État, par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

« IV. – La perte de recettes pour les organismes de sécurité sociale est compensée à due concurrence par la majoration de l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services. »

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Isabelle Santiago
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

Après l’article L. 112‑3 du code de l’action sociale et des familles, il est inséré un article L. 112‑3‑1 ainsi rédigé :

« Art. L. 112‑3‑1. – Il est institué un dispositif national permanent d’observation, d’analyse et de prévention des morts violentes d’enfants.

« Ce dispositif a pour missions :

« 1° De recenser et d’analyser de manière pluridisciplinaire l’ensemble des cas de morts violentes d’enfants survenus sur le territoire national, en identifiant les facteurs de risque, les défaillances éventuelles des dispositifs de protection et les enseignements à tirer pour la prévention de ces décès ;

« 2° De formuler des recommandations à destination des pouvoirs publics, des institutions compétentes et des professionnels concernés afin de renforcer la prévention des violences faites aux enfants et d’améliorer la détection et la prise en charge des situations de danger ;

« 3° De contribuer à la diffusion des connaissances et des bonnes pratiques en matière de prévention des morts violentes d’enfants, en lien avec les instances nationales et internationales compétentes ;

« 4° De participer à l’élaboration et au suivi des politiques publiques de protection de l’enfance en matière de prévention des violences et des morts violentes d’enfants.

« La composition, l’organisation et le fonctionnement de ce dispositif ainsi que les modalités de recueil, de traitement et de transmission des données nécessaires à l’exercice de ses missions, sont définis par décret en Conseil d’État, dans le respect des règles relatives à la protection des données personnelles et au secret professionnel. »

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Isabelle Santiago
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

I. – Après l’article L. 112‑3 du code de l’action sociale et des familles, il est inséré un article L. 112‑3‑1 ainsi rédigé :

« Art. L. 112‑3‑1. – Il est institué un comité national de suivi de la mise en œuvre des recommandations issues des travaux de la commission d’enquête parlementaire sur les manquements des politiques publiques de protection de l’enfance ainsi que des dispositions législatives et réglementaires relatives à la loi n°       du       relative à la protection de l’enfance.

« Ce comité est chargé, pendant une durée de cinq ans à compter de la promulgation de la présente loi :

« 1° De suivre la mise en œuvre effective des recommandations formulées par la commission d’enquête parlementaire sur les manquements des politiques publiques de protection de l’enfance ;

« 2° D’évaluer l’application des dispositions législatives et réglementaires relatives à la protection de l’enfance ;

« 3° D’assurer la coordination interministérielle nécessaire à la cohérence des politiques publiques concourant à la protection de l’enfance ;

« 4° D’identifier les difficultés rencontrées par les acteurs de terrain et les disparités territoriales dans la mise en œuvre des politiques publiques de protection de l’enfance ;

« 5° De formuler toute recommandation visant à ajuster les moyens, l’organisation, les référentiels nationaux et les dispositifs nécessaires pour garantir l’effectivité des droits et la qualité de l’accompagnement des enfants protégés ;

« 6° D’évaluer les besoins émergents des territoires et de proposer les adaptations nécessaires afin d’assurer une réponse équitable et adaptée sur l’ensemble du territoire national ;

« 7° De s’appuyer sur les travaux d’un comité scientifique indépendant afin de garantir que l’évaluation des politiques publiques et les recommandations formulées reposent sur les connaissances scientifiques actualisées, les données disponibles et les meilleures pratiques nationales et internationales.

« Le comité comprend notamment des représentants des ministres chargés de l’enfance, de la justice, de la santé, de l’éducation nationale, du logement, du handicap et des outre-mer, des représentants des départements désignés par leurs associations représentatives, des représentants des associations habilitées de protection de l’enfance, des organisations représentatives des professionnels concernés, des représentants des autorités judiciaires compétentes, des personnes ayant une expérience vécue de la protection de l’enfance, des personnalités qualifiées ainsi qu’un comité scientifique indépendant.

« Le comité scientifique indépendant éclaire les travaux du comité national de suivi par la production de recommandations fondées sur l’état des connaissances scientifiques et les données disponibles, notamment internationales.

« Le comité national de suivi se réunit au moins deux fois par an.

« Il remet chaque année au Parlement et au Gouvernement un rapport public présentant l’état d’avancement des recommandations, l’évaluation des mesures mises en œuvre, les besoins identifiés dans les territoires ainsi que les propositions d’évolution nécessaires. Ce rapport est transmis aux commissions permanentes compétentes de l’Assemblée nationale et du Sénat. 

« Les modalités d’organisation et de fonctionnement du comité national de suivi et du comité scientifique sont définies par décret en Conseil d’État. »

II. – Le premier rapport annuel est remis dans un délai de douze mois suivant l’installation du comité national de suivi.

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Catherine Ibled
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

Après l’article L. 112‑3 du code de l’action sociale et des familles, il est inséré un article L. 112‑3-1 ainsi rédigé :

« Art. L. 112‑3-1. – La politique de protection de l’enfance concourt à la réduction des disparités territoriales dans les moyens consacrés à sa mise en œuvre, afin de garantir à chaque enfant une protection effective sur l’ensemble du territoire.

« Les modalités de cette solidarité nationale sont déterminées par les lois de finances. »

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Isabelle Santiago
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

L’article L. 112‑4 du code de l’action sociale et des familles est ainsi modifié :

1° Après le mot : « compte », sont insérés les mots : « de son opinion, » ;

2° Il est ajouté un alinéa ainsi rédigé : 

« La prise en compte de l’opinion des enfants guide également la définition, la mise en œuvre et l’évaluation des politiques publiques les intéressant. » 

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Yannick Monnet
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

L’article L. 112‑4 du code de l’action sociale et des familles est ainsi modifié :

1° Après le mot : « compte », sont insérés les mots : « de son opinion, »

2° Il est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« La prise en compte de l’opinion des enfants doit également guider la définition, la mise en œuvre et l’évaluation des politiques publiques les intéressant. »

🖋️Irrecevable26 juin 2026
Christine Le Nabour
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

L’article L. 112‑4 du code de l’action sociale et des familles est complété par une phrase ainsi rédigée :

« Sauf lorsque l’intérêt supérieur de l’enfant s’y oppose, ces décisions tendent à préserver la possibilité pour l’enfant de maintenir des relations personnelles régulières et effectives avec chacun de ses parents ainsi que la continuité de leur implication dans son éducation et son développement. »

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Émilie Bonnivard
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

Le code de l’action sociale et des familles est ainsi modifié :

1° Le dernier alinéa de l’article L. 112‑13 est complété par les mots : « ainsi que de prendre en charge les mineurs victimes de traite, qu’ils soient exploités par un membre de leur famille ou par un tiers extérieur. » ;

2° Le 5° ter de l’article L221‑1 du code de l’action sociale et des familles est ainsi modifié :

a) Après le mot : « psychologique », sont insérés les mots :« victime de traite et d’exploitation et » ;

b) Le mot : « réputé » est remplacé par le mot : « réputés ».

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Yannick Monnet
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

À l’article L. 121‑5 du code de l’action sociale et des familles, les mots : « des articles L. 121‑1, » sont remplacés par les mots : « de l’article L. 121‑1, du 2° de l’article L. 121‑2 et des articles ».

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Arnaud Bonnet
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

À l’article L. 121‑5 du code de l’action sociale et des familles, les mots : « des articles L. 121‑1, » sont remplacés par les mots : « de l’article L. 121‑1, du 2° de l’article L. 121‑2 et des articles ».

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Isabelle Santiago
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

Le titre II du livre Ier du code de l’action sociale et des famille est complété par un chapitre IV ainsi rédigé : 

« Chapitre IV

« Commission nationale de reconnaissance et de réparation

« Art. L. 123‑10. – Il est institué une Commission nationale de reconnaissance et de réparation chargée de reconnaître les souffrances et les préjudices subis par les personnes ayant été prises en charge au titre de la protection de l’enfance lorsque la protection due par les institutions publiques a gravement fait défaut.

« Cette commission contribue au travail de reconnaissance des victimes, recueille et valorise leur parole et formule toute recommandation utile visant à prévenir le renouvellement de tels manquements.

« Les modalités d’organisation et de fonctionnement de la commission sont définies par décret en Conseil d’État. »

🖋️Irrecevable26 juin 2026
Anne-Laure Blin
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

L’article L. 142‑1 du code de l’action sociale et des familles est abrogé.

🖋️Irrecevable26 juin 2026
Anne-Laure Blin
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

L’article L. 147‑13 du code de l’action sociale et des familles est abrogé.

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Catherine Ibled
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

Le 5° ter A de l’article L. 221‑1 du code de l’action sociale et des familles est complété par une phrase ainsi rédigée :

« À ce titre, le service de l’aide sociale à l’enfance veille au repérage et à la prévention des situations d’exploitation sexuelle des mineurs, notamment de prostitution, en s’appuyant notamment sur les actions de prévention spécialisée mentionnées à l’article L. 121‑2. »

🖋️Irrecevable26 juin 2026
Marie-Charlotte Garin
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

Le 5° ter A de l’article L. 221‑1 du code de l’action sociale et des familles est complété par deux phrases ainsi rédigées : 

« Dans le cadre de ces missions, le service de l’aide sociale à l’enfance met en œuvre des actions de repérage, de prévention et d’accompagnement des mineurs exposés à des situations d’exploitation sexuelle, notamment lorsqu’elles prennent la forme de prostitution. À cette fin, il mobilise, en tant que de besoin, les actions de prévention spécialisée mentionnées à l’article L. 121‑2 ainsi que l’ensemble des partenaires compétents. »

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Gabrielle Cathala
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

Après le 3° de l’article L. 221‑1 du code de l’action sociale et des familles, il est inséré un 3° bis ainsi rédigé :

« 3° bis Veiller au repérage des situations de prostitution des mineurs et assurer, en lien avec les acteurs compétents, leur orientation vers un accompagnement adapté à leurs besoins spécifiques. Il garantit la mise en œuvre de modalités de prise en charge spécialisées, comprenant notamment des solutions d’accueil et d’hébergement adaptées aux mineurs victimes d’exploitation sexuelle. »

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Arnaud Bonnet
Après l'article 9, insérer la division et l'intitulé suivants:

Titre V 

Renforcer l’accès à la santé

Chapitre Ier 

Améliorer l’accès à la santé des enfants

Article XX

I. – Après le 8° de l’article L. 221‑1 du cade de l’action sociale et des familles, il est ajouté un 9° ainsi rédigé : 

« 9° Assurer le suivi médical et l’accès aux soins de l’enfant confié ».

II. – Le titre III du Livre Ier de la deuxième partie du code de la santé publique est complété par un chapitre VII ainsi rédigé :

« CHAPITRE VII

« Mineurs pris en charge au titre de la protection de l’enfance

« Art. L. 2137‑1 – La Nation accorde une importance particulière à l’accès aux soins des mineurs et des jeunes majeurs pris en charge au titre de la protection de l’enfance. Elle garantit un accès aux soins adapté et un suivi de santé personnalisé. 

« Aucun professionnel de santé ne peut refuser la prise en charge d’un mineur ou d’un jeune majeur au motif de son statut de personne accompagnée par l’aide sociale à l’enfance.

« Art. L. 2137‑2 – Un dossier de santé partagé et informatisé est constitué pour chaque mineur ou jeune majeur pris en charge au titre de la protection de l’enfance.

« Ce dossier a pour objet de garantir la continuité, la coordination et la qualité de la prise en charge sanitaire de l’enfant tout au long de son parcours. Il est accessible, dans le respect du secret professionnel, aux professionnels de santé ainsi qu’aux professionnels de la protection de l’enfance habilités, dans la limite de leurs missions.

« Les conditions d’accès, d’alimentation, de partage et de sécurisation de ce dossier sont définies par décret en Conseil d’État, dans le respect des règles relatives à la protection des données personnelles et au secret médical. 

« Art. L. 2137‑3 – Tout mineur pris en charge au titre de la protection de l’enfance fait l’objet d’un bilan de santé global lors de son admission et régulièrement tout au long de sa prise en charge. 

« Art. L. 2137‑4 – Dans chaque établissement et service accueillant des mineurs au titre de la protection de l’enfance, il est créé un pôle de soin placé sous la responsabilité d’un infirmier coordinateur. 

« L’infirmier coordinateur est notamment chargé d’organiser la prise en charge médicale du public accueilli par l’établissement, de suivre leur état de santé et de veiller au respect des préconisations médicales. 

« Art. L. 2137‑5 – Le personnel médical et paramédical intervenant auprès des mineurs pris en charge au titre de la protection de l’enfance suit une formation aux psychotraumatismes des enfants. »

🖋️Irrecevable26 juin 2026
Arnaud Bonnet
Après l'article 9, insérer la division et l'intitulé suivants:

Titre V 

Renforcer l’accès à la santé

Chapitre Ier 

Améliorer l’accès à la santé des enfants

Article XX 

Le code de la santé publique est ainsi modifié : 

1° Après le douzième alinéa de l’article L. 221‑1, il est inséré un alinéa ainsi rédigé : 

« 9° Assurer le suivi médical et l’accès aux soins de l’enfant confié. » ;

2° Après le chapitre VI du titre III du livre I de la deuxième partie, insérer la division suivante : 

« CHAPITRE VII

« Mineurs pris en charge au titre de la protection de l’enfance

« Art. L. 2137‑1. – La Nation accorde une importance particulière à l’accès aux soins des mineurs et des jeunes majeurs pris en charge au titre de la protection de l’enfance. Elle garantit un accès aux soins adapté et un suivi de santé personnalisé. 

« Aucun professionnel de santé ne peut refuser la prise en charge d’un mineur ou d’un jeune majeur au motif de son statut de personne accompagnée par l’aide sociale à l’enfance. 

« Art. L. 2137‑2. – Un dossier de santé partagé et informatisé est constitué pour chaque mineur ou jeune majeur pris en charge au titre de la protection de l’enfance.

« Ce dossier a pour objet de garantir la continuité, la coordination et la qualité de la prise en charge sanitaire de l’enfant tout au long de son parcours. Il est accessible, dans le respect du secret professionnel, aux professionnels de santé ainsi qu’aux professionnels de la protection de l’enfance habilités, dans la limite de leurs missions.

« Les conditions d’accès, d’alimentation, de partage et de sécurisation de ce dossier sont définies par décret en Conseil d’État, dans le respect des règles relatives à la protection des données personnelles et au secret médical. 

«  Art. L. 2137‑3. – Tout mineur pris en charge au titre de la protection de l’enfance fait l’objet d’un bilan de santé global lors de son admission et régulièrement tout au long de sa prise en charge. 

« Art. L. 2137‑4. – Dans chaque établissement et service accueillant des mineurs au titre de la protection de l’enfance, il est créé un pôle de soin placé sous la responsabilité d’un infirmier coordinateur. 

« L’infirmier coordinateur est notamment chargé d’organiser la prise en charge médicale du public accueilli par l’établissement, de suivre leur état de santé et de veiller au respect des préconisations médicales. 

« Art. L. 2137‑5. – Le personnel médical et paramédical intervenant auprès des mineurs pris en charge au titre de la protection de l’enfance suit une formation aux psychotraumatismes des enfants. »

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Sébastien Peytavie
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

Après le 8° de l’article L. 221‑1 du code de l’action sociale et des familles, il est ajouté un 9° ainsi rédigé : 

« 9° Assurer un suivi régulier de la qualité d’accueil et de l’accompagnement socio-éducatif des enfants accueillis hors département en veillant notamment à ce que la structure d’accueil dispose d’une autorisation ou, lorsqu’il s’agit d’un assistant familial, d’un agrément, et en communiquant aux départements d’accueil et au préfet les informations relatives aux enfants accueillis hors du département d’origine. »

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Marianne Maximi
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

Après le 8° de l’article L. 221‑1 du code de l’action sociale et des familles, il est inséré un 9° ainsi rédigé :

« 9° Veiller à l’accès aux soins et à la continuité des soins pour les enfants confiés, en particulier lorsqu’ils sont en situation de handicap, et assurer la coordination entre le service et les professionnels des établissements et services de santé et médico-sociaux chargés de la prise en charge et du suivi de ces enfants. »

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Constance de Pélichy
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

Le code de l’action sociale et des familles est ainsi modifié :

1° L’article L. 221‑1 est ainsi modifié :

a) Le dernier alinéa est ainsi modifié :

– après le mot : « contrôle », sont insérés les mots : « au moins tous les trois ans, et au moins tous les deux ans pour les pouponnières à caractère social, » ;

– sont ajoutées trois phrases ainsi rédigées : « Ces contrôles, qui sont en majorité inopinés, incluent un temps d’échange avec les mineurs et les jeunes majeurs accueillis et les professionnels. Ils font l’objet de conclusions écrites notifiées aux personnes physiques ou morales contrôlées. Le taux de contrôles inopinés ne peut être strictement inférieur à 70 % du nombre total d’opérations de contrôle. » ;

b) Il est ajouté un alinéa ainsi rédigé :

« Lors de ces contrôles, il est vérifié que les exigences prévues au II de l’article L. 133‑6 sont satisfaites. » ;

2° Après le troisième alinéa de l’article L. 221‑2, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Lorsque le service départemental de l’aide sociale à l’enfance auquel l’enfant est confié prévoit d’exécuter la mesure de placement dans un autre département, il en avise le département d’accueil au moins un mois avant la date de changement du lieu d’accueil ou, si ce changement est intervenu en urgence, dans les quinze jours qui suivent l’arrivée de l’enfant. » ;

3° Le chapitre Ier du titre II du livre II est complété par un article L. 221‑10 ainsi rédigé :

« Art. L. 221‑10. – Les établissements mentionnés à l’article L. 227‑2 sont contrôlés tous les trois ans par les services du représentant de l’État dans le département. Les modalités de ces contrôles, qui sont en majorité inopinés, ainsi que leur coordination avec ceux effectués par le département sont précisées par décret. Le taux de contrôles inopinés ne peut être strictement inférieur à 70 % du nombre total d’opérations de contrôle.

« Lors de ces contrôles, il est vérifié que les exigences prévues au II de l’article L. 133‑6 sont satisfaites. » ;

4° Le 6° de l’article L. 312‑4 est ainsi modifié :

a) Après le mot : « graves, », la fin de la dernière phrase est ainsi rédigée : « et rend compte des contrôles effectués en application du dernier alinéa de l’article L. 221‑1. » ;

b) Est ajoutée une phrase ainsi rédigée : « Ce rapport est rendu public. »

🖋️Irrecevable25 juin 2026
Émilie Bonnivard
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

Après l’article L. 221‑1 du code de l’action sociale et des familles, il est inséré un article L. 221‑1‑1 ainsi rédigé :

« Art. L. 221‑1‑1. – Afin de garantir une prise en charge adaptée aux besoins des enfants âgés de moins de six ans bénéficiant d’une mesure de protection de l’enfance, chaque département veille à disposer d’une offre diversifiée de modalités d’accompagnement, de suivi et d’accueil.

« Cette offre comprend des solutions d’accueil familial, des solutions d’accueil en structure collective ainsi que des dispositifs d’accompagnement au domicile des parents ou des titulaires de l’autorité parentale lorsque l’intérêt de l’enfant le permet.

« Le président du conseil départemental veille à l’articulation et à la complémentarité de ces modalités afin de permettre l’élaboration de parcours individualisés répondant aux besoins fondamentaux de l’enfant. »

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Marianne Maximi
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

Après l’article L. 221‑1 du code de l’action sociale et des familles, il est inséré un article L. 221‑1‑1 ainsi rédigé :

« Art. L. 221‑1‑1. – Afin de garantir une prise en charge adaptée aux besoins des enfants âgés de moins de six ans bénéficiant d’une mesure de protection de l’enfance, chaque département veille à disposer d’une offre diversifiée de modalités d’accompagnement, de suivi et d’accueil.

« Cette offre comprend des solutions d’accueil familial, des solutions d’accueil en structure collective ainsi que des dispositifs d’accompagnement au domicile des parents ou des titulaires de l’autorité parentale lorsque l’intérêt de l’enfant le permet.

« Le président du conseil départemental veille à l’articulation et à la complémentarité de ces modalités afin de permettre l’élaboration de parcours individualisés répondant aux besoins fondamentaux de l’enfant. »

🖋️Irrecevable25 juin 2026
Émilie Bonnivard
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

L’article L. 221‑2 du code de l’action sociale et des familles est complété par deux alinéas ainsi rédigés : 

« Dans chaque département, le président du conseil départemental organise un dispositif spécialisé d’évaluation et d’orientation destiné aux enfants de moins de six ans accompagnés au titre de la protection de l’enfance. Ce dispositif assure une évaluation pluridisciplinaire des besoins fondamentaux de l’enfant, notamment sur les plans médical, psychologique, affectif, relationnel, éducatif et développemental. Il contribue à l’élaboration du projet pour l’enfant mentionné à l’article L. 223‑1‑1 et formule, le cas échéant, des préconisations relatives aux modalités d’accompagnement, d’orientation et d’accueil les plus adaptées à ses besoins. Il associe les professionnels des secteurs social, médico-social, sanitaire et de la petite enfance intervenant auprès de l’enfant.

« Un décret détermine les conditions d’application du présent article. »

🖋️Irrecevable26 juin 2026
Anne-Laure Blin
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

L’article L. 221‑2 du code de l’action sociale et des familles est complété par deux alinéas ainsi rédigés ;

« Dans chaque département, le président du conseil départemental organise un dispositif spécialisé d’évaluation et d’orientation destiné aux enfants de moins de six ans accompagnés au titre de la protection de l’enfance. Ce dispositif assure une évaluation pluridisciplinaire des besoins fondamentaux de l’enfant, notamment sur les plans médical, psychologique, affectif, relationnel, éducatif et développemental. Il contribue à l’élaboration du projet pour l’enfant mentionné à l’article L. 223‑1‑1 du présent code et formule, le cas échéant, des préconisations relatives aux modalités d’accompagnement, d’orientation et d’accueil les plus adaptées à ses besoins. Il associe les professionnels des secteurs social, médico-social, sanitaire et de la petite enfance intervenant auprès de l’enfant.

« Un décret fixe les conditions d’application du présent article. »

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Gabrielle Cathala
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

L’article L. 221‑2 du code de l’action sociale et des familles est complété par deux alinéas ainsi rédigés : 

« Dans chaque département, le président du conseil départemental organise un dispositif spécialisé d’évaluation et d’orientation destiné aux enfants de moins de six ans accompagnés au titre de la protection de l’enfance. Ce dispositif assure une évaluation pluridisciplinaire des besoins fondamentaux de l’enfant, notamment sur les plans médical, psychologique, affectif, relationnel, éducatif et développemental. Il contribue à l’élaboration du projet pour l’enfant mentionné à l’article L. 223‑1‑1 et formule, le cas échéant, des préconisations relatives aux modalités d’accompagnement, d’orientation et d’accueil les plus adaptées à ses besoins. Il associe les professionnels des secteurs social, médico-social, sanitaire et de la petite enfance intervenant auprès de l’enfant.

« Un décret détermine les conditions d’application du présent article. »

🖋️Irrecevable26 juin 2026
Christine Le Nabour
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

Après l’article L. 221‑2‑6 du code de l’action sociale et des familles, il est inséré un article L. 221‑2‑7 ainsi rédigé :

« Art. L. 221‑2‑7. – Un décret, pris après avis de la section sociale du Comité national de l’organisation sanitaire et sociale, fixe les taux minimaux d’encadrement des mineurs applicables aux établissements et aux services accueillant des mineurs au titre de l’aide sociale à l’enfance, en fonction de l’âge et des besoins des enfants accueillis. Il précise le calendrier de mise en conformité des établissements et services, qui ne peut excéder le 1er janvier 2030. »

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Constance de Pélichy
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

I. – Après le troisième alinéa du II de l’article L. 312‑1 du code de l’action sociale et des familles, sont insérés deux alinéas ainsi rédigés :

« Pour les établissements et services mentionnés au 1° du I, les conditions techniques minimales d’organisation et de fonctionnement mentionnées au premier alinéa du présent II comprennent des taux minimaux d’encadrement destinés à garantir un accompagnement continu, stable et suffisamment individualisé. Ces taux tiennent compte de l’âge des mineurs et des jeunes majeurs accueillis, de leurs besoins fondamentaux, de la nature familiale ou collective de l’accueil, de son organisation de jour ou de nuit, ainsi que des situations de handicap.

« Ils précisent les catégories de professionnels prises en compte pour leur appréciation et les modalités de leur contrôle. »

II. – Ces taux sont déterminés par décret dans un délai de dix-huit mois à compter de la promulgation de la présente loi. 

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Isabelle Santiago
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

I. – Après l’article L. 221‑2 du code de l’action sociale et des familles, il est inséré un article L. 221‑2-1 A ainsi rédigé :

« Art. L. 221‑2-.1 A – I. – Afin de garantir la satisfaction des besoins fondamentaux des mineurs confiés à l’aide sociale à l’enfance, un décret en Conseil d’État, pris après avis du Conseil national de la protection de l’enfance, définit des taux socles d’encadrement applicables aux établissements et services accueillant des mineurs confiés à l’aide sociale à l’enfance.

« II. – Ces taux socles d’encadrement sont composés :

« 1° D’une référence d’encadrement minimale universelle, définie par tranche d’âge, permettant d’assurer la présence effective de professionnels qualifiés auprès des enfants accueillis, de jour comme de nuit, dans le respect de leurs besoins fondamentaux ;

« 2° D’une majoration obligatoire destinée à prendre en compte les besoins spécifiques et particuliers des enfants accueillis, le plus souvent victimes de maltraitances graves, notamment de violences ou de négligences, affectant leur développement et imposant une présence plus importante de professionnels de métiers différents, notamment dans le champ du soin et de l’éducation.

« III. – Les taux socles d’encadrement tiennent compte des besoins des enfants dans les différents moments de leur vie quotidienne et garantissent qu’un professionnel ne se trouve jamais seul avec un groupe d’enfants lorsque cette situation ne lui permet pas de répondre à leurs besoins fondamentaux ou d’organiser les activités nécessaires à leur développement et à leur épanouissement.

« Lorsque des enfants nécessitant des taux d’encadrement plus favorables sont accueillis au sein d’un même groupe, les taux les plus protecteurs s’appliquent à l’ensemble du groupe dès lors qu’est constatée la présence effective d’enfants nécessitant des taux d’encadrement plus importants, notamment les plus jeunes.

« IV. – Les taux socles d’encadrement sont intégrés aux référentiels de contrôle des établissements et services accueillant des mineurs confiés à l’aide sociale à l’enfance et s’imposent dans le cadre des procédures d’autorisation et des appels à projets relevant des autorités compétentes.

« V. – La mise en œuvre des majorations prévues au 2° du II s’appuie sur des coopérations entre l’État, les départements et les institutions concernées afin de garantir la mobilisation des moyens nécessaires à la prise en compte des besoins spécifiques et particuliers des enfants accueillis.

« VI. – Les taux socles d’encadrement définis au présent article ont pour objet de garantir une qualité minimale de prise en charge fondée sur les besoins fondamentaux des enfants. Ils n’ont ni pour objet ni pour effet d’uniformiser les organisations ou les modalités d’accueil des établissements et services de protection de l’enfance.

« VII. – Une attention particulière est portée aux besoins des très jeunes enfants confiés à l’aide sociale à l’enfance, dans le respect de leur développement et de leur sécurité affective. »

II. – Les modalités d’application du présent article sont déterminées par décret en Conseil d’État.

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Karen Erodi
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur l'instauration d'un taux d'encadrement maximal opposable dans les services de l'aide sociale à l'enfance et les établissements accueillant des mineurs protégés. Ce rapport examine notamment les modalités d'un plafond du nombre d'enfants suivis par référent, ainsi que d'une pondération de ce plafond tenant compte de l'accompagnement des enfants en situation de handicap.

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Christine Loir
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

Le premier alinéa du II de l’article L. 312‑1 du code de l’action sociale et des familles est complété par une phrase ainsi rédigée :

« Pour les établissements et services mentionnés au 4° du I accueillant des mineurs au titre de la protection de l’enfance, ces conditions techniques minimales précisent les exigences relatives à la qualification des professionnels, à la continuité de la présence éducative, à l’encadrement de nuit et à l’adaptation de l’accompagnement à l’âge, à l’état de santé, aux situations de handicap et aux besoins particuliers des mineurs accueillis. »

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Isabelle Santiago
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

D’ici à 2030, la Nation se fixe pour objectif de garantir pour tout établissement d’accueil collectif la présence auprès des enfants et au sein de l’établissement d’un effectif de professionnels qualifiés d’un diplôme reconnu des secteurs socio-éducatif, médico-social et de santé et conforme à des normes d’encadrement déterminées par décret.

🖋️Irrecevable25 juin 2026
Patricia Lemoine
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

Après l’article 7 insérer l’article suivant : 

I. – Le troisième alinéa du II de l’article L. 312‑1 du code de l’action sociale et des familles est complété par une phrase ainsi rédigée : 

« À cette fin, tout établissement d’accueil collectif assure la présence auprès des enfants et au sein de l’établissement d’un effectif de professionnels qualifiés d’un diplôme reconnu des secteurs socio-éducatif, médico-social et de santé et conforme à des normes d’encadrement déterminées par décret. » 

II. – Le I du présent article entre en vigueur deux ans après la publication de la présente loi. Jusqu’à l’entrée en vigueur du I, un décret détermine les normes socles garantissant la sécurité de l’encadrement des enfants accueillis par des professionnels pendant la nuit et la fin de semaine, à l’exception des associations gestionnaires des villages d’enfants autorisés en application de l’article L. 312‑1 du code de l’action sociale et des familles. 

III. – Le décret mentionné au troisième alinéa du II de l’article L. 312‑1 du code de l’action sociale et des familles établit des normes d’encadrement détaillées qui : 

1° Sont exprimées sous la forme de taux socles et complémentaires de professionnels qualifiés par nombre d’enfants accueillis ; 

2° Tiennent compte des besoins fondamentaux et spécifiques des enfants accueillis ; 

3° Sont adaptées en fonction de la taille des unités de vie, de l’âge et des temps de vie des enfants accueillis. 

IV. – La charge pour l’État et les collectivités territoriales résultant du présent article est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services. »

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Isabelle Santiago
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

I. – Le troisième alinéa du II de l’article L. 312‑1 du code de l’action sociale et des familles est complété par une phrase ainsi rédigée : « A cette fin, tout établissement d’accueil collectif assure la présence auprès des enfants et au sein de l’établissement d’un effectif de professionnels qualifiés d’un diplôme reconnu des secteurs socio-éducatif, médico-social et de santé et conforme à des normes d’encadrement déterminées par décret. » 

II. – Le I entre en vigueur deux ans après la promulgation de la présente loi. Jusqu’à l’entrée en vigueur du I, un décret détermine les normes socles garantissant la sécurité de l’encadrement des enfants accueillis par des professionnels pendant la nuit et la fin de semaine, à l’exception des associations gestionnaires des villages d’enfants autorisés en application de l’article L. 312‑1.

III. – Le décret mentionné au I établit des normes d’encadrement détaillées qui : 

1° Sont exprimées sous la forme de taux socles et complémentaires de professionnels qualifiés par nombre d’enfants accueillis ;

2° Tiennent compte des besoins fondamentaux et spécifiques des enfants accueillis ;

3° Sont adaptées en fonction de la taille des unités de vie, de l’âge et des temps de vie des enfants accueillis.

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Sébastien Peytavie
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

Après l’article L. 221‑2-2 du code de l’action sociale et des familles, il est inséré un article L. 221‑2-2‑1 ainsi rédigé : 

« Art. L. 221‑2-2‑1. – Le président du conseil départemental transmet au ministère de la santé, des familles, de l’autonomie et des personnes handicapées les informations relatives aux enfants accueillis en dehors de leur département d’origine. Un registre national des enfants accueillis hors département procède à leur suivi et veille à ce que leur accueil ait lieu au sein de structures disposant d’une autorisation ou, lorsqu’il s’agit d’un assistant familial, d’un agrément, en s’appuyant notamment sur le répertoire national des établissements sanitaires, médico-sociaux et sociaux. »

🖋️Irrecevable26 juin 2026
Elsa Faucillon
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

L’article L. 221‑2‑4 du code de l’action sociale et des familles est ainsi rédigé :

« I. – Le président du conseil départemental du lieu où se trouve une personne se déclarant mineure et privée temporairement ou définitivement de la protection de sa famille met en place un accueil provisoire d’urgence d’une durée de cinq jours à compter du premier jour de sa prise en charge, selon les conditions prévues au deuxième alinéa de l’article L. 223‑2 et saisit sans délai le juge des enfants en vue de l’application du premier alinéa de l’article L375‑5 du code civil. L’accueil provisoire d’urgence se prolonge tant que n’intervient pas une décision du juge compétent. 

« II. – Au cours des mesures provisoires prises en application du premier alinéa de l’article 375‑5 du code civil, le juge statue sur la situation de danger et la minorité de la personne :

« 1° Il prend en compte les documents présentés par la personne en application de l’article 47 du code civil ; 

« 2° Il procède aux investigations nécessaires au regard notamment des déclarations de cette personne sur son identité, son âge, sa famille d’origine, sa nationalité et son état d’isolement ;

« 3° Il peut ordonner toute mesure d’information concernant la personnalité et les conditions de vie du mineur et de ses parents, en particulier par le moyen d’une enquête sociale, d’examens médicaux, d’expertises psychiatriques et psychologiques ou d’une mesure d’investigation et d’orientation éducative en application de l’article 1183 du code de procédure civile ;

« 4° Il peut ordonner les examens prévus à l’article 388 du code civil selon la procédure définie à cet article. 

« III. – Si au terme des mesures provisoires, la personne est reconnue mineure et privée temporairement ou définitivement de la protection de sa famille, le juge prend une mesure d’assistance éducative dans les conditions prévues à l’article 375 du code civil. Le juge demande au ministère de la justice de lui communiquer, pour chaque département, les informations permettant l’orientation du mineur concerné en application du troisième alinéa de l’article 375‑5 du code civil.

« IV. – Si au terme des mesures provisoires, la personne n’est pas reconnue mineure et privée temporairement ou définitivement de la protection de sa famille, le juge des enfants prend une décision de non-lieu à assistance éducative laquelle met fin à l’ensemble des mesures provisoires décidées antérieurement. L’intéressé peut interjeter appel de cette décision dans les conditions prévues à l’article 1191 du code de procédure civile. »

🖋️Irrecevable25 juin 2026
Patricia Lemoine
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

L’article L. 221‑2‑4 du code de l’action sociale et des familles est ainsi modifié : 

1° Le I est complété par un alinéa ainsi rédigé : 

« Il procède à sa scolarisation en application des articles L. 111‑1, L. 114‑1, L. 122‑1 et L. 131‑1 du code de l’éducation. » ; 

2° Au premier alinéa du II, après la mention : « I », sont insérés les mots : « du présent article ». 

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Isabelle Santiago
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

L’article L. 221‑2‑4 du code de l’action sociale et des familles est ainsi modifié : 

1° Le I est complété par un alinéa ainsi rédigé : 

« Il procède à sa scolarisation en application des articles L. 111‑1, L. 114‑1, L. 122‑1 et L. 131‑1 du code de l’éducation. » ; 

2° Au premier alinéa du II, après la mention : « I », sont insérés les mots : « du présent article ». 

🖋️Irrecevable26 juin 2026
Elsa Faucillon
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

I. – Au premier alinéa du II de l’article L. 221‑2‑4 du code de l’action sociale et des familles, après le mot : « répit », sont insérés les mots : « qui prend fin après l’émission d’un avis médical pris dans le cadre de l’évaluation de ses besoins de santé ».

II. – Les modalités d’application du présent article sont déterminées par décret pris en Conseil d’État.

🖋️Irrecevable25 juin 2026
Patricia Lemoine
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

Après la première phrase du deuxième alinéa du II de l’article L. 221‑2‑4 du code de l’action sociale et des familles, est insérée une phrase est ainsi rédigée : 

« À l’occasion de l’accueil provisoire d’urgence et de l’évaluation de leur situation, les mineurs se déclarant non accompagnés bénéficient de l’assistance effective d’un interprète maîtrisant une langue qu’ils comprennent, afin de garantir l’exactitude des informations recueillies et le respect de leurs droits. » 

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Yannick Monnet
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

Après l’article L. 221‑2‑4 du code de l’action sociale et des familles, il est inséré un article L. 221‑2‑4‑1 ainsi rédigé : 

« Art. L. 221‑2‑4‑1. – Un guide national de bonnes pratiques relatives à l’évaluation, la mise à l’abri et la prise en charge des mineurs non accompagnés est élaboré par arrêté conjoint du ministre de la justice et du ministre chargé de la protection de l’enfance. Il est régulièrement actualisé et diffusé auprès des départements et des organismes chargés de l’accueil et de l’accompagnement de ces mineurs. » 

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Isabelle Santiago
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

Après l’article L. 221‑2‑6 du code de l’action sociale et des familles, il est inséré un article L. 221‑2‑6‑1 ainsi rédigé :

« Art. L. 221‑2‑6‑1. – Afin de garantir l’égalité de traitement des enfants protégés sur l’ensemble du territoire national et l’effectivité de leurs droits fondamentaux, un référentiel national socle des conditions d’accueil et d’accompagnement des mineurs confiés au service de l’aide sociale à l’enfance est défini par décret en Conseil d’État.

« Ce référentiel détermine les garanties minimales devant être assurées à chaque enfant dès son admission au titre de l’aide sociale à l’enfance et tout au long de son parcours de protection.

« Il précise notamment :

« 1° Les conditions d’accueil, d’information et de préparation de l’enfant lors de son admission dans le dispositif de protection de l’enfance ;

« 2° Les modalités de réalisation d’une évaluation globale, pluridisciplinaire et actualisée de ses besoins fondamentaux, prenant en compte son développement physique, psychique, affectif, cognitif, social et éducatif ;

« 3° Les conditions d’élaboration, de mise en œuvre et d’actualisation du projet pour l’enfant prévu à l’article L. 223‑1‑1, en associant l’enfant, ses représentants légaux lorsque cela est conforme à son intérêt supérieur, ainsi que les personnes participant à son accompagnement ;

« 4° Les conditions garantissant la stabilité, la continuité et la cohérence des parcours de protection, notamment par la prévention des ruptures de prise en charge et la recherche de solutions adaptées aux besoins de l’enfant ;

« 5° Les modalités d’accès effectif à la prévention, aux soins somatiques et psychiques, au repérage des troubles du neurodéveloppement, notamment des troubles du spectre de l’autisme, ainsi qu’aux interventions précoces fondées sur les données probantes ;

« 6° Les conditions garantissant l’accès à la scolarité, à la formation, aux activités sportives, culturelles et de loisirs favorisant le développement et l’inclusion de l’enfant ;

« 7° Les modalités permettant de garantir l’expression et la prise en compte de la parole de l’enfant ainsi que sa participation aux décisions le concernant, conformément à son âge et à son degré de maturité ;

« 8° Les conditions d’accompagnement des liens avec les parents, la fratrie et les personnes importantes pour l’enfant, lorsque ceux-ci sont conformes à son intérêt supérieur ;

« 9° Les modalités d’accompagnement à l’autonomie et de préparation à la majorité ;

« 10° Les conditions matérielles d’accueil et d’hébergement garantissant la sécurité, la dignité, le bien-être et le développement de l’enfant ;

« 11° Les indicateurs nationaux d’évaluation de la qualité des accompagnements et du respect des droits des enfants protégés.

« Ce référentiel est élaboré à partir des besoins fondamentaux de l’enfant, des recommandations de bonnes pratiques professionnelles élaborées par la Haute Autorité de santé, des connaissances scientifiques disponibles ainsi que des avis et recommandations du Conseil national de la protection de l’enfance.

« Il tient compte des meilleures pratiques nationales et internationales en matière de protection de l’enfance.

« Son élaboration associe notamment les représentants de l’État, des départements, des associations habilitées, des professionnels de la protection de l’enfance, des personnes ayant une expérience vécue de la protection de l’enfance, le Conseil national de la protection de l’enfance, le comité scientifique national chargé d’éclairer les politiques publiques de protection de l’enfance ainsi que les organismes de recherche concernés.

« Le référentiel fait l’objet d’une actualisation régulière afin de tenir compte de l’évolution des connaissances scientifiques, des recommandations de bonnes pratiques professionnelles et des besoins des enfants protégés.

« Les modalités d’application du présent article sont définies par décret en Conseil d’État. »

🖋️Irrecevable26 juin 2026
Colette Capdevielle
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

Après l’article L. 221‑2‑6 du code de l’action sociale et des familles, il est inséré un article L. 221‑2‑7 ainsi rédigé :

« Art. L. 221‑2‑7. – Afin d’appuyer la mission de soutien matériel, éducatif et psychologique au mineur qui se livre à la prostitution mentionnée à l’article L. 221‑1, un référentiel national de repérage, d’accompagnement et de protection est élaboré par arrêté. 

« Ce référentiel comporte un volet spécifique relatif à l’accompagnement des mineurs confiés aux services départementaux de l’aide sociale à l’enfance ou aux services de la protection judiciaire de la jeunesse. »

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Catherine Ibled
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

Après l’article L. 221-2-8 du code de l’action sociale et des familles, il est inséré un article L. 221-2-9 ainsi rédigé :

« Art. L. 221-2-9. – Un référentiel national de repérage, d’évaluation, de protection et d’accompagnement des mineurs victimes d’exploitation sexuelle, notamment lorsqu’elle prend la forme de prostitution, est déterminé par décret après consultation des départements, des services de la protection judiciaire de la jeunesse et des associations spécialisées.

« Ce référentiel définit un socle commun de repérage et de traitement des informations préoccupantes relatives aux mineurs victimes ou en risque d’exploitation sexuelle.

« Il précise notamment les modalités :

« 1° De repérage, d’évaluation et de mise à l’abri des mineurs ;

« 2° De transmission et de suivi des informations préoccupantes ainsi que de remontée des données anonymisées destinées à l’observation nationale de ces phénomènes ;

« 3° De coordination entre les services départementaux de l’aide sociale à l’enfance, les services de la protection judiciaire de la jeunesse, l’autorité judiciaire, les unités d’accueil pédiatrique enfance en danger et les associations spécialisées ;

« 4° D’accompagnement éducatif, sanitaire, psychologique et judiciaire des victimes.

« Il comporte en outre des recommandations relatives à la formation des professionnels concourant à ces missions, notamment au repérage des phénomènes d’emprise, des conduites addictives, des modes de recrutement par les réseaux criminels et des formes d’exploitation facilitées par les services de communication au public en ligne, les plateformes numériques ou tout autre moyen de mise en relation. »

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Émilie Bonnivard
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

Chapitre III 

Mineurs victimes d’exploitations

Article XX

« Après l’article L. 221‑2‑6 du code de l’action sociale et des familles, il est inséré un article L. 221‑2‑7 ainsi rédigé :

« Art. L. 221‑2‑7. – Afin d’appuyer la mission de soutien matériel, éducatif et psychologique au mineur qui se livre à la prostitution mentionnée au 5° ter A de l’article L. 221‑1, un référentiel national de repérage, d’accompagnement et de protection est élaboré par arrêté. 

« Ce référentiel comporte un volet spécifique relatif à l’accompagnement des mineurs confiés aux services départementaux de l’aide sociale à l’enfance ou aux services de la protection judiciaire de la jeunesse. »

Article XX

« La troisième phrase du premier alinéa de l’article L. 312‑16 du code de l’éducation est remplacée par deux phrases ainsi rédigées : « Elles contribuent à l’apprentissage du respect dû au corps humain et à son indisponibilité et sensibilisent aux violences sexistes ou sexuelles ainsi qu’aux mutilations sexuelles féminines. Elles comportent une sensibilisation spécifique aux risques liés à l’usage du numérique et des réseaux sociaux. »

🖋️Irrecevable25 juin 2026
Patricia Lemoine
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

Chapitre III 

Mineurs victimes d’exploitations

Article XX

« Après l’article L. 221‑2‑6 du code de l’action sociale et des familles, il est inséré un article L. 221‑2‑7 ainsi rédigé :

« Art. L. 221‑2‑7. – Afin d’appuyer la mission de soutien matériel, éducatif et psychologique au mineur qui se livre à la prostitution mentionnée au 5° ter A de l’article L. 221‑1, un référentiel national de repérage, d’accompagnement et de protection est élaboré par arrêté. 

« Ce référentiel comporte un volet spécifique relatif à l’accompagnement des mineurs confiés aux services départementaux de l’aide sociale à l’enfance ou aux services de la protection judiciaire de la jeunesse. »

Article XX

« La troisième phrase du premier alinéa de l’article L. 312‑16 du code de l’éducation est remplacée par deux phrases ainsi rédigées : « Elles contribuent à l’apprentissage du respect dû au corps humain et à son indisponibilité et sensibilisent aux violences sexistes ou sexuelles ainsi qu’aux mutilations sexuelles féminines. Elles comportent une sensibilisation spécifique aux risques liés à l’usage du numérique et des réseaux sociaux. »

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Émilie Bonnivard
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

Après l’article L. 221‑2-6 du code de l’action sociale et des familles, il est inséré un article L. 221‑2-7 ainsi rédigé :

« Art. L. 221‑2-7. – Le service de l’aide sociale à l’enfance crée un parcours de sortie coordonné à destination de chaque mineur mentionné au 5° ter A de l’article L. 221‑1. Il comprend notamment un référent formé aux enjeux de lutte contre l’exploitation sexuelle des mineurs. »

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Alexandra Martin (Gironde)
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

Après l’article L. 221‑2-6 du code de l’action sociale et des familles, il est inséré un article L. 221‑2-7 ainsi rédigé :

« Art. L. 221‑2-7. – Le service de l’aide sociale à l’enfance crée un parcours de sortie coordonné à destination de chaque mineur mentionné au 5° ter A de l’article L. 221‑1. Il comprend notamment un référent formé aux enjeux de lutte contre l’exploitation sexuelle des mineurs. »

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Catherine Ibled
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

Après l’article L. 221‑2-6 du code de l’action sociale et des familles, il est inséré un article L. 221‑2-10 ainsi rédigé :

« Art. L. 221‑2-7. – Lorsqu’un mineur victime d’exploitation sexuelle fait l’objet d’une mesure de protection de l’enfance, le président du conseil départemental veille à la mise en œuvre d’un parcours coordonné d’accompagnement associant les acteurs sociaux, éducatifs, sanitaires, judiciaires et associatifs compétents.

« Ce parcours garantit la continuité de la prise en charge, l’évaluation régulière de la situation du mineur et la coordination des interventions des professionnels concernés.

« Un professionnel référent, ayant bénéficié d’une formation adaptée à la prise en charge des mineurs victimes d’exploitation sexuelle, est désigné afin d’assurer cette coordination. »

🖋️Irrecevable26 juin 2026
Anne-Laure Blin
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

I – Après l’article L. 221‑2‑6 du code de l’action sociale et des familles, il est inséré un article L. 221‑2‑7 ainsi rédigé :

« Art. L. 221‑2‑7. – Dans le cadre des missions de protection de l’enfance définies à l’article L. 221‑1, le département met en œuvre les moyens nécessaires pour garantir l’accès effectif des enfants confiés à l’aide sociale à l’enfance à des activités de loisirs, culturelles, éducatives et sportives, concourant à leur développement, à leur socialisation et à leur bien-être. À cette fin, le département organise un cadre de coordination territoriale associant les services départementaux de protection de l’enfance, les établissements et services sociaux et médico-sociaux, les collectivités territoriales concernées, les associations et les acteurs culturels, sportifs et éducatifs, afin de faciliter l’accès effectif des enfants confiés à des activités extrascolaires adaptées à leurs besoins et à leur âge. »

II – Les modalités de mise en œuvre du I du présent article sont précisées par décret.

🖋️Irrecevable25 juin 2026
Patricia Lemoine
Après l'article 9, insérer la division et l'intitulé suivants:

Titre IV bis

Gouvernance et financement de la protection de l’enfance

Article XX

« L’article L. 221‑9 du code de l’action sociale et des familles est ainsi rédigé : 

« Art. L. 221‑9. – Dans chaque département, est instituée, auprès du représentant de l’État dans le département, une cellule dédiée à la protection de l’enfance. Elle est chargée de procéder à des contrôles réguliers, notamment inopinés, dans les lieux accueillant des mineurs ou des jeunes majeurs confiés au titre de l’aide sociale à l’enfance. Elle vérifie le respect des droits fondamentaux des enfants et le respect des obligations légales relatives à l’accueil d’enfants confiés. Elle publie également, au moins une fois par trimestre, le nombre de mesures de placement prononcées et demeurées non exécutées sur son territoire. La composition et les missions de cette cellule sont déterminées par décret. 

« L’Inspection générale des affaires sociales peut, à la demande du préfet ou de sa propre initiative, évaluer le bon fonctionnement des cellules préfectorales dédiées à la protection de l’enfance. À ce titre, elle est chargée de formuler des recommandations départementales et nationales d’amélioration du fonctionnement de ces cellules. 

« En cas de carence avérée d’un département dans l’application des dispositions législatives et réglementaires relatives à la protection de l’enfance, le représentant de l’État dans le département peut, après mise en demeure restée sans effet, prendre les mesures nécessaires pour y remédier dans un délai maximal d’un an. » 

Article XX

« Le chapitre Ier du titre II du livre II du code de l’action sociale et des familles est complété par un article L. 221‑10 ainsi rédigé : 

« Art. L. 221‑10. – Chaque département élabore, en association avec le représentant de l’État dans le département, un plan d’action destiné à prévenir et à traiter les situations de suroccupation structurelle des établissements, des services et des dispositifs relevant de l’aide sociale à l’enfance. 

« Ce plan définit les mesures à mettre en œuvre en cas de dépassement durable ou prévisible des capacités d’accueil de l’ensemble des modalités de placement relevant de l’aide sociale à l’enfance. 

« Les modalités d’élaboration et de mise en œuvre de ce plan sont déterminées par décret. » 

Article XX

« Après l’article L. 221‑5 du code de l’action sociale et des familles, il est inséré un article L. 221‑5‑1 ainsi rédigé : 

« Art. L. 221‑5‑1. – Le comité départemental de la protection de l’enfance élabore, en lien avec l’autorité judiciaire, des protocoles destinés à prévenir et à traiter les situations de non-exécution des mesures d’assistance éducative. Il élabore également le protocole relatif aux jeunes majeurs mentionné à l’article L. 222‑5‑2 et veille à son actualisation et à sa mise en œuvre concertée sur le territoire. » 

🖋️Irrecevable25 juin 2026
Émilie Bonnivard
Après l'article 9, insérer la division et l'intitulé suivants:

Titre IV bis

Gouvernance et financement de la protection de l’enfance

Article XX

« L’article L. 221‑9 du code de l’action sociale et des familles est ainsi rédigé :

« Art. L. 221‑9. – Dans chaque département, est instituée, auprès du représentant de l’État dans le département, une cellule dédiée à la protection de l’enfance. Elle est chargée de procéder à des contrôles réguliers, notamment inopinés, dans les lieux accueillant des mineurs ou des jeunes majeurs confiés au titre de l’aide sociale à l’enfance. Elle vérifie le respect des droits fondamentaux des enfants et le respect des obligations légales relatives à l’accueil d’enfants confiés. Elle publie également, au moins une fois par trimestre, le nombre de mesures de placement prononcées et demeurées non exécutées sur son territoire. La composition et les missions de cette cellule sont déterminées par décret.

« L’Inspection générale des affaires sociales peut, à la demande du préfet ou de sa propre initiative, évaluer le bon fonctionnement des cellules préfectorales dédiées à la protection de l’enfance. À ce titre, elle est chargée de formuler des recommandations départementales et nationales d’amélioration du fonctionnement de ces cellules.

« En cas de carence avérée d’un département dans l’application des dispositions législatives et réglementaires relatives à la protection de l’enfance, le représentant de l’État dans le département peut, après mise en demeure restée sans effet, prendre les mesures nécessaires pour y remédier dans un délai maximal d’un an. » 

🖋️Irrecevable26 juin 2026
Jérôme End
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

I. – L’article L. 221‑9 du code de l’action sociale et des familles est ainsi rédigé :

« Art. L. 221‑9. – Dans chaque département, est instituée, auprès du représentant de l’État dans le département, une cellule dédiée à la protection de l’enfance. Elle est chargée de procéder à des contrôles réguliers, notamment inopinés, dans les lieux accueillant des mineurs ou des jeunes majeurs confiés au titre de l’aide sociale à l’enfance. Elle vérifie le respect des droits fondamentaux des enfants et le respect des obligations légales relatives à l’accueil d’enfants confiés. Elle publie également, au moins une fois par trimestre, le nombre de mesures de placement prononcées et demeurées non exécutées sur son territoire. La composition et les missions de cette cellule sont déterminées par décret.

« En cas de carence avérée d’un département dans l’application des dispositions législatives et réglementaires relatives à la protection de l’enfance, le représentant de l’État dans le département peut, après mise en demeure restée sans effet, prendre les mesures nécessaires pour y remédier dans un délai maximal d’un an ».

II. – La charge pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

III. – La charge pour les collectivités territoriales est compensée à due concurrence par la majoration de la dotation globale de fonctionnement et, corrélativement pour l’État, par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

🖋️Irrecevable26 juin 2026
Anne-Laure Blin
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

L’article L. 221‑9 du code de l’action sociale et des familles est ainsi rédigé :

« Art. L. 221‑9. – Dans chaque département, est instituée, auprès du représentant de l’État dans le département, une cellule dédiée à la protection de l’enfance. Elle est chargée de procéder à des contrôles réguliers, notamment inopinés, dans les lieux accueillant des mineurs ou des jeunes majeurs confiés au titre de l’aide sociale à l’enfance. Elle vérifie le respect des droits fondamentaux des enfants, des parents et le respect des obligations légales relatives à l’accueil d’enfants confiés. La composition et les missions de cette cellule sont déterminées par décret. 

« L’Inspection générale des affaires sociales peut, à la demande du préfet ou de sa propre initiative, évaluer le bon fonctionnement des cellules préfectorales dédiées à la protection de l’enfance. À ce titre, elle est chargée de formuler des recommandations départementales et nationales d’amélioration du fonctionnement de ces cellules. 

« En cas de carence avérée d’un département dans l’application des dispositions législatives et réglementaires relatives à la protection de l’enfance, le représentant de l’État dans le département peut, après mise en demeure restée sans effet, prendre les mesures nécessaires pour y remédier dans un délai maximal d’un an ».

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Alexandra Martin (Gironde)
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

L’article L. 221‑9 du code de l’action sociale et des familles est ainsi rédigé : 

« Art. L. 221‑9. – Dans chaque département, est instituée, auprès du représentant de l’État dans le département, une cellule dédiée à la protection de l’enfance. Elle est chargée de procéder à des contrôles réguliers, notamment inopinés, dans les lieux accueillant des mineurs ou des jeunes majeurs confiés au titre de l’aide sociale à l’enfance. Elle vérifie le respect des droits fondamentaux des enfants et le respect des obligations légales relatives à l’accueil d’enfants confiés. Elle publie également, au moins une fois par trimestre, le nombre de mesures de placement prononcées et demeurées non exécutées sur son territoire. La composition et les missions de cette cellule sont déterminées par décret. 

« L’Inspection générale des affaires sociales peut, à la demande du représentant de l’État dans le département ou de sa propre initiative, évaluer le bon fonctionnement des cellules préfectorales dédiées à la protection de l’enfance. À ce titre, elle est chargée de formuler des recommandations départementales et nationales d’amélioration du fonctionnement de ces cellules. 

« En cas de carence avérée d’un département dans l’application des dispositions législatives et réglementaires relatives à la protection de l’enfance, le représentant de l’État dans le département peut, après mise en demeure restée sans effet, prendre les mesures nécessaires pour y remédier dans un délai maximal d’un an ». 

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Arnaud Bonnet
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

L’article L. 221‑9 du code de l’action sociale et des familles est ainsi rédigé : 

« Art. L. 221‑9. – Dans chaque département, est instituée, auprès du représentant de l’État dans le département, une cellule dédiée à la protection de l’enfance. Elle est chargée de procéder à des contrôles réguliers, notamment inopinés, dans les lieux accueillant des mineurs ou des jeunes majeurs confiés au titre de l’aide sociale à l’enfance. Elle vérifie le respect des droits fondamentaux des enfants et le respect des obligations légales relatives à l’accueil d’enfants confiés. Elle publie également, au moins une fois par trimestre, le nombre de mesures de placement prononcées et demeurées non exécutées sur son territoire. La composition et les missions de cette cellule sont déterminées par décret. 

« L’Inspection générale des affaires sociales peut, à la demande du représentant de l’État dans le département ou de sa propre initiative, évaluer le bon fonctionnement des cellules préfectorales dédiées à la protection de l’enfance. À ce titre, elle est chargée de formuler des recommandations départementales et nationales d’amélioration du fonctionnement de ces cellules. 

« En cas de carence avérée d’un département dans l’application des dispositions législatives et réglementaires relatives à la protection de l’enfance, le représentant de l’État dans le département peut, après mise en demeure restée sans effet, prendre les mesures nécessaires pour y remédier dans un délai maximal d’un an ». 

🖋️Irrecevable25 juin 2026
Émilie Bonnivard
Après l'article 9, insérer la division et l'intitulé suivants:

Titre IV bis

Gouvernance et financement de la protection de l’enfance

Article XX

« Après l’article L. 221‑4 du code de l’action sociale et des familles, il est inséré un article L. 221‑4-1 ainsi rédigé :

« Art. L. 221‑4-1. – Dans chaque département, il est institué un comité départemental de la protection de l’enfance. Ce comité, placé sous l’autorité conjointe du président du Conseil départemental et du représentant de l’État dans le département, associe notamment l’autorité judiciaire, les agences régionales de santé, les services départementaux, les acteurs du secteur associatif et des représentants des familles et des enfants concernés. »

🖋️Irrecevable26 juin 2026
Anne-Laure Blin
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

Après l’article L. 221‑4 du code de l’action sociale et des familles, il est inséré un article L. 221‑4‑1 ainsi rédigé :

« Art. L. 221‑4‑1. – Dans chaque département, il est institué un comité départemental de la protection de l’enfance. Ce comité, placé sous l’autorité conjointe du président du Conseil départemental et du représentant de l’État dans le département, associe notamment l’autorité judiciaire, les agences régionales de santé, les services départementaux, les acteurs du secteur associatif et des représentants des familles et des enfants concernés. »

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Charlotte Parmentier-Lecocq
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

Le chapitre II du titre Ier du livre Ier du code de l’action sociale et des familles est complété par un article L. 112‑6 ainsi rédigé :

« Art. L. 112‑6. – Dans chaque département, il est institué un comité départemental de protection de l’enfance.

« Il constitue l’instance de coordination stratégique de la politique départementale de protection de l’enfance. À ce titre, il favorise la coordination entre les services de l’État, le département, l’autorité judiciaire, les organismes de sécurité sociale, les agences régionales de santé, les services de l’éducation nationale ainsi que les personnes morales concourant à la protection de l’enfance.

« Il contribue à la coordination des interventions, à l’amélioration des parcours des enfants protégés et au suivi de la mise en œuvre de la politique départementale de protection de l’enfance.

« Sa composition et ses modalités de fonctionnement sont déterminées par décret en Conseil d’État. »

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Christine Loir
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

Après l’article L. 226‑3‑1‑1 du code de l’action sociale et des familles, il est inséré un article L. 226‑3‑1‑2 ainsi rédigé :

« Art. L. 226‑3‑1‑2. – Dans chaque département, le représentant de l’État réunit au moins deux fois par an un comité départemental de suivi et d’alerte de la protection de l’enfance.

« Ce comité associe notamment le président du conseil départemental, les services de l’État concourant à la protection de l’enfance, l’agence régionale de santé, les services de l’éducation nationale, la maison départementale des personnes handicapées, les services de la protection judiciaire de la jeunesse, les organismes de sécurité sociale, les représentants des établissements et services sociaux et médico-sociaux et, sans préjudice de ses prérogatives, l’autorité judiciaire.

« Il examine les difficultés structurelles constatées dans la mise en œuvre de la politique de protection de l’enfance, notamment les ruptures de parcours, les situations d’accueil inadapté, les carences en matière de santé, de santé mentale, de scolarisation et de compensation du handicap, ainsi que les difficultés d’exécution des décisions judiciaires.

« Il peut formuler des recommandations et signaler aux autorités compétentes les dysfonctionnements susceptibles de compromettre la sécurité, la santé, la scolarité ou le développement des enfants protégés.

« Un bilan annuel de ses travaux est transmis au ministre chargé de l’enfance, au président du conseil départemental, au procureur de la République et à l’observatoire départemental de la protection de l’enfance mentionné à l’article L. 226‑3‑1.

« Les modalités d’application du présent article sont fixées par décret. »

🖋️Irrecevable25 juin 2026
Émilie Bonnivard
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

Le chapitre Ier du titre II du livre II du code de l’action sociale et des familles est complété par un article L. 221‑10 ainsi rédigé : 

« Art. L. 221‑10. – Chaque département élabore, en association avec le représentant de l’État dans le département, un plan d’action destiné à prévenir et à traiter les situations de suroccupation structurelle des établissements, des services et des dispositifs relevant de l’aide sociale à l’enfance.

« Ce plan définit les mesures à mettre en œuvre en cas de dépassement durable ou prévisible des capacités d’accueil de l’ensemble des modalités de placement relevant de l’aide sociale à l’enfance.

« Les modalités d’élaboration et de mise en œuvre de ce plan sont déterminées par décret. »

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Gabrielle Cathala
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

Le chapitre Ier du titre II du livre II du code de l’action sociale et des familles est complété par un article L. 221‑10 ainsi rédigé : 

« Art. L. 221‑10. – Chaque département élabore, en association avec le représentant de l’État dans le département, un plan d’action destiné à prévenir et à traiter les situations de suroccupation structurelle des établissements, des services et des dispositifs relevant de l’aide sociale à l’enfance.

« Ce plan définit les mesures à mettre en œuvre en cas de dépassement durable ou prévisible des capacités d’accueil de l’ensemble des modalités de placement relevant de l’aide sociale à l’enfance.

« Les modalités d’élaboration et de mise en œuvre de ce plan sont déterminées par décret. »

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Marine Hamelet
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

Chapitre IV ainsi intitulé : 

Garantir un droit de visite permanent des lieux d’hébergements collectifs

Article 7 bis

Le chapitre Ier du titre II du livre II du code de l’action sociale et des familles, dans sa rédaction résultant de la présente loi, est complété par un article L. 221‑10 ainsi rédigé :

« Art. L. 221‑10. – Les conseillers départementaux, les députés et les sénateurs, ainsi que les représentants au Parlement européen élus en France, sont autorisés à visiter à tout moment et sans préavis les établissements mentionnés à l’article L. 227‑2 du présent code. Au sein de ces établissements, ils ne peuvent entrer en contact avec les mineurs hébergés qu’après avoir recueilli les recommandations du personnel sur place et s’être assurés du consentement des mineurs. »

🖋️Irrecevable26 juin 2026
Anne-Laure Blin
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

Le 5° de l’article L. 222-5 du code de l’action sociale et des familles est complété par la phrase suivante :

« La durée minimale de cet accompagnement ne peut être inférieure à un an. Pour les jeunes reconnus en situation de handicap, cette durée ne peut être inférieure à deux ans. »

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Émilie Bonnivard
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

Le 5° de l’article L. 222‑5 du code de l’action sociale et des familles est complété par la phrase suivante :

« La durée minimale de cet accompagnement ne peut être inférieure à un an. Pour les jeunes reconnus en situation de handicap, cette durée ne peut être inférieure à deux ans. »

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Alexandra Martin (Gironde)
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

I. – L’article L. 222‑5 du code de l’action sociale et des familles est complété par trois alinéas ainsi rédigés : 

« Les mineurs confiés au service de l’aide sociale à l’enfance ainsi que les jeunes majeurs bénéficiant d’un accompagnement au titre de l’aide sociale à l’enfance bénéficient d’une prise en charge intégrale de leurs frais de santé.

« Cette prise en charge couvre notamment les actes de prévention, de dépistage, de diagnostic, les consultations, les traitements, les dispositifs médicaux, les soins somatiques et psychiques ainsi que les frais liés à leur parcours de santé. Aucun reste à charge ne peut être laissé à la charge des intéressés ou de leurs représentants légaux au titre des dépenses mentionnées au présent article.

« Un décret en Conseil d’État précise les modalités d’application du présent article. »

II. – La perte de recettes pour les organismes de sécurité sociale est compensée à due concurrence par la majoration de l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Sébastien Peytavie
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

I. – Après l’article L. 222‑5 du code de l’action sociale et des familles, il est inséré un article L. 222‑5-1 A ainsi rédigé :

« Art. L. 222‑5-1 A. – L’accueil d’un mineur au titre des 1°, 2° ou 3° de l’article L. 222‑5 âgés d’au moins douze ans donne lieu systématiquement à l’ouverture d’un compte de dépôt dans un établissement de crédit, exempt de frais bancaires, à son nom par le président du conseil départemental, lorsque l’enfant n’en dispose pas, ainsi que d’une information sur le dispositif et les modalités de versement du pécule.

II. – Le premier alinéa de l’article L. 543‑3 du code de la sécurité sociale est ainsi modifié :

1° La deuxième phrase est ainsi modifiée :

a) Après le mot : « est », est inséré le mot : « automatiquement » ;

b) Sont ajoutés les mots : « sur son compte bancaire » ;

2° Est ajoutée une phrase ainsi rédigée :

« Le bénéficiaire est informé chaque année par la Caisse des dépôts et consignations du montant cumulé du pécule et des modalités d’attribution. »

III. – Les modalités d’application du présent article sont définies par décret en Conseil d’État.

🖋️Irrecevable25 juin 2026
Patricia Lemoine
Après l'article 9, insérer la division et l'intitulé suivants:

Chapitre III 

Accompagner vers l’autonomie les jeunes majeurs

Article XX

« L’article L. 222‑5‑1 du code de l’action sociale et des familles est complété par une phrase ainsi rédigée : « Le mineur est destinataire d’un courrier du service l’informant de ce droit et des possibilités d’accompagnement à sa majorité ».

Article XX 

« Après la première phrase du premier alinéa de l’article L. 222‑5‑2‑1 du code de l’action sociale et des familles, est insérée une phrase ainsi rédigée : « Cet entretien est de droit et peut être sollicité à tout moment par le majeur ou par le mineur émancipé à compter des six mois après sa sortie, s’il n’a pas été organisé par le président du conseil départemental. »

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Isabelle Santiago
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

Après la deuxième phrase du premier alinéa de l’article L. 222‑5‑1 du code de l’action sociale et des familles, est insérée une phrase ainsi rédigée : « Le mineur est destinataire d’un courrier du service l’informant de ce droit et des possibilités d’accompagnement à sa majorité. »

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Yannick Monnet
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

Après la première phrase du premier alinéa de l’article L. 222‑5‑2‑1 du code de l’action sociale et des familles, est insérée une phrase ainsi rédigée : « Cet entretien est de droit et peut être sollicité à tout moment par le majeur ou le mineur émancipé à compter des six mois après sa sortie, s’il n’a pas été organisé par le président du conseil départemental. »

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Sébastien Peytavie
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

I.   – Le premier alinéa de l’article L. 222-5-1 du code de l’action sociale et des familles est ainsi modifié :

1° Après la première phrase, est insérée une phrase ainsi rédigée : « Cet entretien prévoit une information sur la possibilité de demander le versement du pécule en application de l’article L. 543-3 du code de la sécurité sociale. » ;

2° À la dernière phrase, après la référence : « L. 223-1-3 », sont insérés les mots : « du présent code ».

II.  – Le premier alinéa de l’article L. 543-3 du code de la sécurité sociale est complété par une phrase ainsi rédigée :

« Le bénéficiaire est informé chaque année par la Caisse des dépôts et consignations du montant cumulé du pécule et de la possibilité de réclamer son versement à sa majorité ou lors de son émancipation. »

🖋️Irrecevable26 juin 2026
Jean-Claude Raux
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

I. – Après le premier alinéa de l’article L. 223‑1-1 du code de l’action sociale et des familles, insérer l’alinéa suivant :

« Les professionnels des établissements et services accueillant des mineurs au titre de la protection de l’enfance, désignés à cet effet, peuvent accéder aux services et aux outils numériques de suivi de la scolarité et de l’orientation des enfants qu’ils accompagnent. 

II. – Un décret en Conseil d’État détermine les conditions d’application du présent article. 

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Christine Loir
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

La quatrième phrase du quatrième alinéa de l’article L. 223-1-1 du code de l’action sociale et des familles est remplacée par deux phrases ainsi rédigées :

« Il identifie les besoins de prévention et de soins permettant d’améliorer l’état de santé physique et psychique de l’enfant, notamment en matière bucco-dentaire, ophtalmologique, oto-rhino-laryngologique, orthophonique, psychomotrice, psychologique et psychiatrique, ainsi qu’en matière de vaccination, de repérage d’une situation de handicap et, selon l’âge et la situation du mineur, de santé sexuelle et gynécologique. Ces besoins sont intégrés au projet pour l’enfant, dans le respect du secret médical, sous la forme d’orientations de prévention et de soins et de modalités de suivi de leur mise en œuvre. »

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Laure Miller
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

Après l’article L. 146‑6 du code de l’action sociale et des familles, il est inséré un article L. 146‑6-1 ainsi rédigé :

« Art. L. 146‑6-1. – Dans chaque département, est instituée, au sein des maisons départementales des personnes handicapées relevant des articles L. 146‑1, une cellule de coordination des parcours des enfants relevant du service mentionné à l’article 221‑1 et bénéficiant de droits ouverts par la commission définie à l’article L. 146‑9.

"Présidée par le représentant de l’État dans le département, cette cellule est composée d’un représentant du conseil départemental, du délégué départemental de l’agence régionale de santé, du directeur de la maison départementale des personnes handicapées ainsi que des représentants des services de l’aide sociale à l’enfance et des établissements et services sociaux et médico-sociaux concernés.

« Elle peut associer, en tant que de besoin, un représentant de l’Éducation nationale, des services de la protection judiciaire de la jeunesse, des professionnels de santé participant à l’accompagnement du mineur ou du jeune majeur, ainsi que toute structure concourant à la continuité de son parcours.

« Elle a pour missions :

« 1° D’identifier les situations de rupture ou de risque de rupture de parcours ;

« 2° De faciliter l’évaluation coordonnée des besoins de compensation, de soins, de scolarisation, d’accompagnement éducatif et médico-social ;

« 3° De favoriser l’accès effectif aux établissements et services médico-sociaux, aux soins et aux dispositifs scolaires ;

« 4° De contribuer à la continuité et à la cohérence des décisions prises par les autorités compétentes

« 5° De proposer une réponse coordonnée et individualisée dans un délai compatible avec l’intérêt supérieur de l’enfant ;

« 6° D’assurer un suivi renforcé des situations les plus complexes, notamment lors du passage à la majorité.

« Une convention départementale de coordination, conclue entre le représentant de l’État dans le département, le président du conseil départemental, le directeur général de l’agence régionale de santé et la maison départementale des personnes handicapées, précise les modalités de fonctionnement de cette cellule, ses conditions de saisine, les modalités de partage des informations strictement nécessaires à l’accompagnement du mineur ou du jeune majeur, ainsi que les modalités d’évaluation annuelle de son activité.

"Un décret en Conseil d’État précise les modalités d’application du présent article, notamment les conditions de saisine et de fonctionnement de la cellule, les modalités de désignation de ses membres, les conditions dans lesquelles les informations strictement nécessaires à l’évaluation et à l’accompagnement des situations individuelles sont partagées, ainsi que le contenu minimal de la convention départementale de coordination."

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Catherine Ibled
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

Après l’article L. 312‑1 du code de l’action sociale et des familles, il est inséré un article L. 312‑1-1 ainsi rédigé :

« Art. L. 312‑1-1. – Les établissements et services mentionnés au 1° du I de l’article L. 312‑1 veillent à adapter l’accompagnement des mineurs et des jeunes majeurs pris en charge au titre de l’aide sociale à l’enfance lorsqu’ils sont en situation de handicap ou présentent des besoins complexes nécessitant un accompagnement pluridisciplinaire.

« À cette fin, ils organisent, en lien avec les établissements et services mentionnés au 2° du I du même article, une coordination des interventions éducatives, sociales, médico-sociales, sanitaires, psychologiques et scolaires adaptée aux besoins de la personne accompagnée.

« Les modalités d’application du présent article sont précisées par décret. »

🖋️Irrecevable26 juin 2026
Christine Le Nabour
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

Le code de l’action sociale et des familles est ainsi modifié :

1° L’article L. 146‑9 est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Les demandes concernant un mineur pris en charge par le service de l’aide sociale à l’enfance en application de l’article L. 222‑5 sont examinées en priorité, dans des conditions déterminées par décret. »

2° L’article L. 223‑1‑1 est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Lorsque le mineur présente une situation de handicap ou des troubles du neurodéveloppement, le projet pour l’enfant identifie ses besoins de compensation et précise les modalités de coordination entre le service de l’aide sociale à l’enfance et la maison départementale des personnes handicapées. »

🖋️Irrecevable26 juin 2026
Jean-Claude Raux
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

Après l’article L. 223‑1‑1 du code de l’action sociale et des familles, il est inséré un article L. 223‑1‑1‑1 ainsi rédigé :

« Art. 223‑1‑1‑1. – Dans chaque académie, un référent chargé de la scolarité des enfants pris en charge au titre de la protection de l’enfance est désigné par le recteur parmi les personnels de l’académie. Il coordonne le suivi du parcours scolaire de ces enfants, veille à la continuité de leur scolarité en cas de changement d’établissement ou de lieu d’accueil et constitue l’interlocuteur des services départementaux de l’aide sociale à l’enfance, des établissements et des services qui accueillent ces enfants et des établissements scolaires. Il est associé à l’élaboration du volet scolaire du projet pour l’enfant. » 

🖋️Irrecevable26 juin 2026
Jean-Claude Raux
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

Après l’article L. 223‑1‑1 du code de l’action sociale et des familles, il est inséré un article L 233‑1‑1‑1 ainsi rédigé :

« Art. L. 233‑1‑1‑1. – Au sein de chaque établissement et chaque service accueillant des mineurs au titre de la protection de l’enfance, un référent chargé de la scolarité est nommé. Ce référent suit le parcours scolaire de chaque enfant accueilli, l’accompagne dans ses démarches d’orientation, et assure le lien entre l’enfant, l’établissement, les services de l’aide sociale à l’enfance, les établissements scolaires et l’éducation nationale. Il est associé à l’élaboration du volet scolaire du projet pour l’enfant. »

🖋️Irrecevable26 juin 2026
Jean-Claude Raux
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

Après l’article L. 223‑1‑1 du code de l’action sociale et des familles, il est inséré un article L. 233‑1‑1‑1 ainsi rédigé :

« Art. L. 223‑1‑1‑1. – Au sein de chaque établissement et service accueillant des mineurs au titre de la protection de l’enfance, un référent chargé de la scolarité est désigné parmi les professionnels de l’établissement ou du service. Ce référent suit le parcours scolaire de chaque enfant accueilli, l’accompagne dans ses démarches d’orientation, et assure le lien entre l’enfant, l’établissement, les services de l’aide sociale à l’enfance, les établissements scolaires et l’éducation nationale. Il est associé à l’élaboration du volet scolaire du projet pour l’enfant. »

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Christine Le Nabour
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

L’article L. 223‑1-1 du code de l’action sociale et des familles est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Une liste des actes non usuels, entendus comme les actes susceptibles de rompre avec le passé de l’enfant, d’engager de façon déterminante son avenir ou d’affecter ses droits fondamentaux, est annexée au projet pour l’enfant. Les actes qui n’y figurent pas sont réputés usuels ; le titulaire de l’autorité parentale en est informé. Cette liste est établie en tenant compte de l’âge et de la maturité de l’enfant et de sa participation, dans des conditions précisées par décret. »

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Soumya Bourouaha
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

Après l’article L. 223‑1‑2 du code de l’action sociale et des familles, il est inséré un article L. 223‑1‑2‑1 ainsi rédigé :

« Art. L. 223‑1‑2‑1. – Pour tout enfant relevant à la fois de la protection de l’enfance et du champ du handicap, les acteurs sociaux et médicosociaux intervenant dans son accompagnement élaborent conjointement un projet partagé d’accompagnement.

« Ce projet garantit l’articulation entre le projet pour l’enfant et le projet personnalisé d’accompagnement, en tenant compte des besoins identifiés de l’enfant, de sa situation familiale et du cadre judiciaire applicable. Il organise la coordination des interventions, précise les modalités d’échange d’informations nécessaires et fixe les arbitrages utiles à la mise en œuvre cohérente des actions éducatives, sociales, thérapeutiques et pédagogiques.

« Le projet partagé d’accompagnement est établi en associant l’ensemble des organismes et services concernés. Les modalités d’élaboration, de coordination et d’actualisation du projet partagé d’accompagnement sont déterminées par décret. »

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Alexandra Martin (Gironde)
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

Après l’article L. 223‑1‑2 du code de l’action sociale et des familles, il est inséré un article L. 223‑1‑2-1 ainsi rédigé :

« Art. L. 223‑1‑2-1. – Pour tout enfant relevant à la fois de la protection de l’enfance et du champ du handicap, le personnel social et médicosocial intervenant dans son accompagnement élaborent conjointement un projet partagé d’accompagnement.

« Ce projet garantit l’articulation entre le projet pour l’enfant et le projet personnalisé d’accompagnement, en tenant compte des besoins de l’enfant, de sa situation familiale et du cadre judiciaire applicable. Il organise la coordination des interventions, précise les modalités d’échange d’informations nécessaires et fixe les arbitrages utiles à la mise en œuvre cohérente des actions éducatives, sociales, thérapeutiques et pédagogiques.

« Le projet partagé d’accompagnement est établi en associant l’ensemble des organismes et services concernés. Les modalités d’élaboration, de coordination et d’actualisation du projet partagé d’accompagnement sont déterminées par décret. »

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Pauline Cestrières
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

I. – Le chapitre IV du titre II du livre II du code de l’action sociale et des familles est complété par un article L. 224‑11‑1 ainsi rédigé :

« Art. L. 224‑11‑1. – Les salariés désignés pour représenter les associations mentionnées à l’article L. 224‑11 bénéficient, dans les conditions prévues aux articles L. 3142‑60 à L. 3142‑66 du code du travail, du congé de représentation lorsqu’ils participent aux instances de protection de l’enfance prévues par la loi ou le règlement. »

II. – La perte de recettes pour l’État résultant du I du présent article est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

🖋️Irrecevable27 juin 2026
René Lioret
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

Après l’article L. 226‑3-3 du code de l’action sociale et des familles, il est inséré un article L. 226‑3-4 ainsi rédigé :

« Art. L. 226‑3-4. – Avant le 30 juin de chaque année, le Gouvernement remet au Parlement un rapport relatif aux violences, aux fugues, aux ruptures de placement, aux faits de délinquance et aux signalements concernant les mineurs bénéficiant d’une mesure de protection de l’enfance. »

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Isabelle Santiago
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

Après le mot : « conclure, » la fin du premier alinéa de l’article L. 313‑12‑4 du code de l’action sociale et des familles est ainsi rédigée : « à leur demande, dans les conditions prévues à l’article L. 313‑11, un contrat pluriannuel d’objectifs et de moyens avec cette collectivité. Lorsque ces établissements et ces services disposent déjà d’un contrat pluriannuel d’objectifs et de moyens conclu avec une autre autorité publique de tarification, toute nouvelle conclusion de contrat s’aligne sur la période pluriannuelle du précédent. »

🖋️Irrecevable25 juin 2026
Émilie Bonnivard
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

À l’article L. 313‑23‑3 du code de l’action sociale et des familles, les mots : « mentionnés à l’article L. 315‑1 et » sont supprimés.

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Agnès Firmin Le Bodo
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

À l’article L313‑23‑3 du code de l’action sociale et des familles, les mots : « ces prestations » sont remplacés par les mots : « des prestations prévues à l’article L. 334‑3 du code général de la fonction publique et pour l’une des catégories de professionnels mentionnés à l’article L. 313‑23‑4 du code, ».

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Isabelle Santiago
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

Le premier alinéa de l’article L. 313‑23‑4 du code de l’action sociale et des familles est ainsi modifié : 

1° Après le mot : « exercé », sont insérés les mots : « une partie de » ; 

2° Les mots : « pendant une durée minimale appréciée dans des conditions fixées » sont remplacés par les mots : « . La durée minimale de cette activité est fixée ». 

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Soumya Bourouaha
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

Après le troisième alinéa de l’article L. 343‑1 du code de l’action sociale et des familles, il est inséré un alinéa est ainsi rédigé :

« Les centres proposent régulièrement aux lieux d’accueil d’enfants confiés de moins de six ans des visites spontanées de repérage. »

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Christine Loir
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

Après l’alinéa 13, insérer les trois alinéas suivants : 

« 1° bis L’article 375‑3 est complété par deux alinéas ainsi rédigés :

« Lorsque le mineur confié en application du présent article bénéficie ou est susceptible de bénéficier de l’allocation d’éducation de l’enfant handicapé mentionnée à l’article L. 541‑1 du code de la sécurité sociale ou de l’un de ses compléments, les éléments transmis au juge des enfants précisent les droits ouverts, en cours d’instruction ou susceptibles d’être sollicités ainsi que les modalités de prise en charge effective de l’enfant.

« Lorsque le juge confie le mineur au service départemental de l’aide sociale à l’enfance en application du 3° du présent article, il peut constater, dans sa décision, que ce service assume la charge effective de l’enfant. Ce constat permet au service départemental d’accomplir auprès des organismes compétents les démarches nécessaires à l’examen des conditions d’attribution et de versement de l’allocation d’éducation de l’enfant handicapé, sans préjudice des compétences de la maison départementale des personnes handicapées et des organismes chargés du service des prestations familiales. » ; ». 

🖋️Irrecevable26 juin 2026
Anne-Laure Blin
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

Après l’alinéa 15, insérer les quatre alinéas suivants :

« 3° L’article 375‑9 est ainsi modifié : 

« a) Au début, il est ajouté un alinéa ainsi rédigé : 

« Chaque enfant dont le handicap ou le trouble de la santé invalidant nécessite qu’il soit confié à un service ou à un établissement en application du 5° de l’article 375‑3 a le droit d’être accueilli à tout moment dans un établissement ou un service mentionné au 2° du I de l’article L. 312‑1 du code de l’action sociale et des familles. » ; 

« b) Au premier alinéa, après la référence : « 375‑3 », sont insérés les mots : « du présent code ». 

🖋️Irrecevable26 juin 2026
Virginie Duby-Muller
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

Après l’alinéa 15, insérer les quatre alinéas suivants :

« 3° L’article 375‑9 est ainsi modifié : 

« a) Au début, il est ajouté un alinéa ainsi rédigé : 

« Chaque enfant dont le handicap ou le trouble de la santé invalidant nécessite qu’il soit confié à un service ou à un établissement en application du 5° de l’article 375‑3 a le droit d’être accueilli à tout moment dans un établissement ou un service mentionné au 2° du I de l’article L. 312‑1 du code de l’action sociale et des familles. » ; 

« b) Au premier alinéa, après la référence : « 375‑3 », sont insérés les mots : « du présent code ». 

🖋️Irrecevable26 juin 2026
David Taupiac
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

Après l’alinéa 15, insérer les quatre alinéas suivants :

« 3° L’article 375‑9 est ainsi modifié : 

« a) Au début, il est ajouté un alinéa ainsi rédigé : 

« Chaque enfant dont le handicap ou le trouble de la santé invalidant nécessite qu’il soit confié à un service ou à un établissement en application du 5° de l’article 375‑3 a le droit d’être accueilli à tout moment dans un établissement ou un service mentionné au 2° du I de l’article L. 312‑1 du code de l’action sociale et des familles. » ; 

« b) Au premier alinéa, après la référence : « 375‑3 », sont insérés les mots : « du présent code ». 

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Émilie Bonnivard
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

Après l’alinéa 15, insérer les quatre alinéas suivants :

« 3° L’article 375‑9 est ainsi modifié : 

« a) Au début, il est ajouté un alinéa ainsi rédigé : 

« Chaque enfant dont le handicap ou le trouble de la santé invalidant nécessite qu’il soit confié à un service ou à un établissement en application du 5° de l’article 375‑3 a le droit d’être accueilli à tout moment dans un établissement ou un service mentionné au 2° du I de l’article L. 312‑1 du code de l’action sociale et des familles. » ; 

« b) Au premier alinéa, après la référence : « 375‑3 », sont insérés les mots : « du présent code ». 

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Yannick Monnet
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

Après l’alinéa 15, insérer les quatre alinéas suivants :

« 3° L’article 375‑9 est ainsi modifié : 

« a) Au début, il est ajouté un alinéa ainsi rédigé : 

« Chaque enfant dont le handicap ou le trouble de la santé invalidant nécessite qu’il soit confié à un service ou à un établissement en application du 5° de l’article 375‑3 a le droit d’être accueilli à tout moment dans un établissement ou un service mentionné au 2° du I de l’article L. 312‑1 du code de l’action sociale et des familles. » ; 

« b) Au premier alinéa, après la référence : « 375‑3 », sont insérés les mots : « du présent code ». 

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Sabine Gervais
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

Après l’alinéa 15, insérer les quatre alinéas suivants : 

« 3° L’article 375‑9 est ainsi modifié : 

« a) Au début, il est ajouté un alinéa ainsi rédigé :

« Chaque enfant dont le handicap ou le trouble de la santé invalidant nécessite qu’il soit confié à un service ou à un établissement en vertu du 5° de l’article 375‑3 a le droit d’être accueilli à tout moment dans un établissement ou un service mentionné au 2° du I de l’article L. 312‑1 du code de l’action sociale et des familles. » ; 

« b) Au premier alinéa, après la référence : « 375‑3 », sont insérés les mots : « du présent code » ; ». 

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Sabine Gervais
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

Après l’alinéa 15, insérer les deux alinéas suivants : 

« 3° Après le premier alinéa de l’article 375‑9, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Lorsqu’un enfant confié en application des articles 375‑3 ou 375‑5 fait l’objet d’une mesure de protection de l’enfance, son droit à une scolarisation continue est garanti. Aucune interruption durable de sa scolarité ne peut résulter de l’absence de solution d’affectation ou d’accompagnement relevant de l’État. » 

🖋️Irrecevable26 juin 2026
Anne-Laure Blin
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

La seconde phrase du troisième alinéa de l’article 388 du code civil est supprimée.

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Marianne Maximi
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

Les trois derniers alinéas de l’article 388 du code civil sont remplacés par un alinéa ainsi rédigé :

« Toute personne se déclarant mineure bénéficie d’une présomption de minorité. En cas de contestation de minorité, la présomption vaut jusqu’à ce qu’une décision ayant autorité de chose jugée soit rendue. Le doute profite à l’intéressé. »

🖋️Irrecevable26 juin 2026
Anne-Laure Blin
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

Le troisième alinéa de l’article 388 du code civil est complété par les mots : « , sauf si celui-ci a refusé la réalisation des examens radiologiques osseux ».

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Soumya Bourouaha
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

Les trois derniers alinéas de l’article 388 du code civil sont remplacés par quatre alinéas ainsi rédigés :

« En cas de doute sur la minorité de l’intéressé, il ne peut être procédé à une évaluation de son âge à partir :

« 1° D’un examen radiologique osseux ;

« 2° D’un examen dentaire ;

« 3° D’un examen du développement pubertaire des caractères sexuels primaires et secondaires. »

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Gabrielle Cathala
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

Les trois derniers alinéas de l’article 388 du code civil sont remplacés par quatre alinéas ainsi rédigés :

« En cas de doute sur la minorité de l’intéressé, il ne peut être procédé à une évaluation de son âge à partir :

« 1° D’un examen radiologique osseux ;

« 2° D’un examen dentaire ;

« 3° D’un examen du développement pubertaire des caractères sexuels primaires et secondaires. »

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Arnaud Bonnet
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

Les trois derniers alinéas de l’article 388 du code civil sont remplacés par quatre alinéas ainsi rédigés : 

« En cas de doute sur la minorité de l’intéressé, il ne peut être procédé à une évaluation de son âge à partir :

« 1° D’un examen radiologique osseux ;

« 2° D’un examen dentaire ;

« 3° D’un examen du développement pubertaire des caractères sexuels primaires et secondaires. »

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Arnaud Bonnet
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

L’article 411 du code civil est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Lorsqu’un mineur privé temporairement ou définitivement de la protection de sa famille, au sens de l’article L. 112‑3 du code de l’action sociale et des familles, est confié au service de l’aide sociale à l’enfance par décision du juge des enfants, ce service saisit sans délai le juge des tutelles des mineurs aux fins de constatation de la vacance de la tutelle et, à défaut d’admission de l’enfant à la qualité de pupille de l’État, de désignation du président du conseil départemental en qualité de tuteur. »

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Violette Spillebout
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

I. – Le chapitre Ier du titre Ier du livre Ier du code de l’éducation est ainsi modifié :

1° Au premier alinéa de l’article L. 111‑2, après le mot : « scolaire », sont insérés les mots : « , sans violence morale, ni physique et sans harcèlement » ;

2° Il est ajouté un article L. 111‑7 ainsi rédigé :

« Art. L. 111‑7. – L’école garantit le respect de la dignité et de l’intégrité physique et psychologique des élèves et des étudiants. Tout élève ou tout étudiant a droit à une formation sans violence morale, ni physique et sans harcèlement. Tout recours aux châtiments corporels ou à tout autre traitement humiliant ou dégradant à leur encontre est interdit. »

II. – Au troisième alinéa de l’article L. 813‑1 du code rural et de la pêche maritime, après la référence : « L. 111‑6, », est insérée la référence : « L. 111‑7, ». 

III. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

🖋️Irrecevable26 juin 2026
Jean-Claude Raux
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

À l’article L. 131‑2 du code de l’éducation, après le dixième alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« 6° Assurer l’instruction des mineurs pris en charge au titre de la protection de l’enfance qui ne sont plus scolarisés dans une école ou dans un établissement scolaire. »

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Isabelle Santiago
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

L’’article L. 312‑16 du code de l’éducation est ainsi modifié :

1° À la troisième phrase après le mot : « humain », sont insérés les mots : « , à son indisponibilité, » ;

2° Après la même troisième phrase, est insérée une phrase ainsi rédigée :

« Elles comportent une sensibilisation spécifique aux risques liés à l’usage du numérique et des réseaux sociaux. »

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Émilie Bonnivard
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

L’’article L. 312‑16 du code de l’éducation est ainsi modifié :

1° À la troisième phrase après le mot : « humain », sont insérés les mots : « , à son indisponibilité, » ;

2° Après la même troisième phrase, est insérée une phrase ainsi rédigée :

« Elles comportent une sensibilisation spécifique aux risques liés à l’usage du numérique et des réseaux sociaux. »

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Gabrielle Cathala
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

Après le quatrième alinéa de l’article L. 541‑1 du code de l’éducation, sont insérés deux alinéas ainsi rédigés :

« Cette visite permet de prévenir et de dépister toute forme de violence, notamment par le questionnement systématique de l’enfant en utilisant un vocabulaire et des tests adaptés à son âge.

« Les enfants bénéficiant de l’instruction en famille sont convoqués à la visite médicale et de dépistage obligatoire annuelle dans établissement scolaire désigné à cet effet. »

🖋️Irrecevable26 juin 2026
Arnaud Bonnet
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

Au début de la première phrase du deuxième alinéa du I de l’article L. 612‑3 du code de l’éducation, sont ajoutés les mots : « À l’exception des formations mentionnées à l’article L. 451‑1 du code de l’action sociale et des familles, ».

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Isabelle Santiago
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

Au début de la première phrase du deuxième alinéa du I de l’article L. 612‑3 du code de l’éducation, sont ajoutés les mots : « À l’exception des formations mentionnées à l’article L. 451‑1 du code de l’action sociale et des familles, ».

🖋️Irrecevable26 juin 2026
Jean-Claude Raux
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

I. – Le premier alinéa de l’article L. 821‑1 du code de l’éducation est complété par deux phrases ainsi rédigées :

« Elle garantit à l’étudiant qui a été pris en charge par le service de l’aide sociale à l’enfance une bourse d’enseignement supérieur, sans condition de ressources, au montant le plus élevé. Cette aide est maintenue en cas de réorientation ou de redoublement. »

II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

🖋️Irrecevable26 juin 2026
Alexandra Martin (Alpes-Maritimes)
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

I. – La sous-section 4 de la section 1 du chapitre IV du titre III du livre III de la troisième partie du code général des collectivités territoriales est complétée par un article L. 3334‑7‑1‑1 ainsi rédigé :

« Art. L. 3334‑7‑1‑1. – Est instituée une dotation spécifique de soutien à la protection de l’enfance au sein de la dotation globale de fonctionnement des départements.

« Cette dotation est versée aux départements en tenant compte notamment du taux de pauvreté, du nombre de mineurs bénéficiant de mesures relevant de l’aide sociale à l’enfance ainsi que des charges constatées en matière de protection de l’enfance.

« Un décret en Conseil d’État précise les modalités d’application du présent article. »

II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Émilie Bonnivard
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

Au 2° de l’article L. 112‑14 du code de la justice pénale des mineurs, les mots : « un établissement du secteur public de » sont supprimés.

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Sabine Gervais
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

Au 2° de l’article L. 112‑14 du code de la justice pénale des mineurs, les mots : « un établissement du secteur public de » sont supprimés.

🖋️Irrecevable26 juin 2026
Virginie Duby-Muller
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

Au 2° de l’article L. 112‑14 du code de la justice pénale des mineurs, les mots : « un établissement du secteur public de » sont supprimés.

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Isabelle Santiago
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

Le deuxième alinéa de l’article L. 5314‑2 du code du travail est complété par les mots : « en particulier ceux mentionnés au 5° de l’article L. 222‑5 du code de l’action sociale et des familles ».

🖋️Irrecevable26 juin 2026
Arnaud Bonnet
Après l'article 9, insérer la division et l'intitulé suivants:

TITRE V 

PROFESSIONNELS INTERVENANTS AUPRÈS DES MINEURS 

CHAPITRE IER 

Obligation de formation professionnelle 

Article 10 

I. – Le chapitre Ier du titre II du livre III de la sixième partie du code du travail est complété par une section 5 ainsi rédigée : 

« Section 5 : Actions de formation relatives à la prévention des violences faites aux enfants 

« Art. L. 6321‑13. – Toutes les personnes physiques intervenant pour le compte des personnes morales ayant vocation à accueillir des mineurs, et exerçant des fonctions impliquant un contact direct et habituel avec des mineurs, doivent bénéficier d’une formation, initiale et continue, relative à la prévention de toutes les formes de violences faites aux enfants, intégrant les droits et besoins fondamentaux, leur développement ainsi que les conséquences des pratiques contraires aux besoins de l’enfant et délétères pour son développement. 

« L’obligation d’assurer cette formation incombe exclusivement à l’employeur ou à l’organisme d’accueil, sans que les personnes intervenant à titre bénévole ne puissent être tenues d’y satisfaire à titre personnel.

« Les formations sont dispensées par un organisme agréé figurant sur une liste arrêtée par l’autorité administrative dans des conditions déterminées par décret en Conseil d’État.

« Les modalités d’organisation de la formation, ainsi que les modalités de contrôle et de sanction sont déterminées par décret en Conseil d’État. » 

II. – Le présent article entre en vigueur le 1er janvier 2027.

CHAPITRE II

Mieux encadrer le recours à l’intérim

Article 11 

Le code de l’action sociale et des familles est ainsi modifié : 

1° A l’article L. 313‑23‑3, les mots :« mentionnés à l’article L. 315‑1 et » sont supprimés ; 

2° A l’article L. 313‑23‑4, après le mot : « exercé » , la fin du premier alinéa est ainsi rédigée : « une partie de leur activité dans un cadre autre qu’un contrat de mission conclu avec une de ces entreprises de travail temporaire. La durée minimale de cette activité est déterminée par décret en Conseil d’État ».

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Isabelle Santiago
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

Au 1° de l’article L. 102‑1 du code de l’urbanisme, après le mot : « logement », sont insérés les mots : « d’enfants et de jeunes majeurs pris en charge par l’aide sociale à l’enfance et  ». 

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Marianne Maximi
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

Le chapitre II du titre II du livre IV du code de l’urbanisme est complété par un article L. 422‑9 ainsi rédigé : 

«  Art. L. 422‑9. – Lorsque la demande émane d’un établissement ou d’un service mentionné aux 1°, 4° et 12° du I et au III de l’article L. 312‑1 du code de l’action sociale et des familles, et en cas de carence de l’autorité compétente ou de refus manifestement disproportionné de délivrer le permis de construire mentionné à l’article L. 421‑1 du présent code, le représentant de l’État dans le département peut, après mise en demeure restée sans effet dans un délai de deux mois, se substituer à l’autorité compétente pour statuer sur la demande.

« La décision du représentant de l’État se substitue de plein droit à celle de l’autorité compétente. Elle est susceptible des mêmes voies et délais de recours. »

🖋️Irrecevable26 juin 2026
Christine Le Nabour
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

L’article 37 de la loi n° 2022‑140 du 7 février 2022 relative à la protection des enfants est ainsi modifié :

1° Au premier alinéa, les mots : « À titre expérimental et pour une durée de cinq ans, les départements volontaires instituent » sont remplacés par les mots : « Il est institué, dans chaque département, » ;

2° Après le huitième alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Le comité départemental pour la protection de l’enfance assure la coordination des acteurs concourant à l’accompagnement vers l’autonomie des jeunes sortant de l’aide sociale à l’enfance, notamment les missions locales, les acteurs du logement, de la santé, de l’insertion sociale et professionnelle ainsi que les maisons départementales des personnes handicapées. Il veille à la continuité de leur parcours et à la prévention des sorties sans solution. » ;

3° Au IV, les mots : « La liste des départements concernés et les » sont remplacés par le mot : « Les ».

4° Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« Un décret en Conseil d’État détermine les conditions d’application du présent article. »

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Isabelle Santiago
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

« La Nation se fixe comme objectif, dans un délai d’un an à compter de la promulgation de la loi, de lancer une campagne nationale de sensibilisation pour favoriser le recrutement dans les métiers de la protection de l’enfance. »

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Isabelle Santiago
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

Une autorité indépendante de contrôle des lieux d’accueil en protection de l’enfance est créée. Sa composition, ses modalités de saisie et de fonctionnement sont déterminées par décret.

🖋️Irrecevable26 juin 2026
Elsa Faucillon
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

I. – Il est instauré, pour chaque enfant, un entretien individuel annuel visant à évaluer son bien‑être, à prévenir et à dépister toute forme de violence.

II. – L’entretien mentionné au I du présent article est conduit dans un cadre strictement confidentiel, sécurisé et protecteur. Il est complémentaire du questionnement systématique de l’enfant sur d’éventuelles violences, mis en œuvre par l’ensemble des professionnels amenés à le recevoir dans un cadre individuel.

III. – L’entretien mentionné au I du présent article est mené par un professionnel formé au repérage des violences faites aux enfants. Il comprend notamment l’utilisation de tests et échelles adaptés à l’âge des enfants et un rappel des droits de l’enfant.

IV. – L’entretien mentionné au I du présent article est réalisé à partir de la première année de l’école maternelle. Pour les enfants bénéficiant de l’instruction en famille, il est organisé par les services compétents de l’État, dans les locaux d’un établissement scolaire ou d’un établissement public spécialement désigné.

VI. – Un décret en Conseil d’État précise les modalités de mise en œuvre du présent article. Il précise les conditions de formation des professionnels, le contenu et les supports des tests et échelles utilisés, les modalités d’information et d’accompagnement des familles et les conditions d’orientation immédiate vers les services compétents en cas de suspicion ou de révélation de violences.

VII. – La perte de recettes résultant pour l’État du I est compensée, à due concurrence, par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services. 

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Isabelle Santiago
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

Avant le 1er septembre 2027, puis tous les cinq ans, une loi de programmation pluriannuelle pour la protection de l’enfance détermine la trajectoire des finances publiques en la matière, pour une période minimale de cinq ans.

Elle définit les objectifs de financement public nécessaire pour assurer la protection de tous les enfants ainsi que les moyens mis en œuvre par l’État pour atteindre ces objectifs.

Elle comprend notamment une trajectoire financière de compensation des dépenses réalisées par les collectivités territoriales. 

🖋️Irrecevable26 juin 2026
Constance de Pélichy
Après l'article 9, insérer la division et l'intitulé suivants:

Titre I A

Dispositions relatives aux objectifs, aux moyens et au financement de la protection de l’enfance

Article XX

« Le présent titre détermine les objectifs de la politique de la protection de l’enfance et les moyens qui lui sont associés ainsi que les conditions de leur contrôle et de leur évaluation par le Parlement. »

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Sébastien Peytavie
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

A titre expérimental, l’État peut autoriser, dans cinq départements et pour une durée de trois ans, la création de « bureau de suivi des établissements hors département » destinés à assurer un suivi régulier des conditions et de la qualité d’accueil et de l'accompagnement socio-éducatif des enfants accueillis en dehors de leur département gardien.

🖋️Irrecevable25 juin 2026
Géraldine Bannier
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

Le Gouvernement remet au Parlement, dans un délai d’un an à compter de la promulgation de la présente loi, un rapport sur la possibilité d’inscrire dans la Constitution le droit d’accès aux origines pour tout individu.

🖋️Irrecevable26 juin 2026
Marie-Charlotte Garin
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

Dans un délai d’un an à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport évaluant les principaux motifs ayant conduit aux décisions de placement des mineurs au titre de l’aide sociale à l’enfance. Ce rapport recense notamment les situations de violences intrafamiliales, de violences sexuelles, de négligences, de troubles psychiques ou d’addictions des titulaires de l’autorité parentale, de précarité matérielle, de handicap ou de besoins spécifiques de l’enfant, ainsi que tout autre facteur ayant conduit au placement. Il présente également les modalités de mise en place d’un dispositif national harmonisé de recueil de ces données afin d’améliorer le pilotage des politiques publiques de prévention et de protection de l’enfance.

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Gabrielle Cathala
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

Le Gouvernement remet au Parlement, dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, un rapport relatif à la prise en charge des mineurs victimes de violences sexuelles.

Ce rapport évalue :

– les conditions d’accès des mineurs victimes de violences sexuelles à des soins spécialisés destiné à la prise en charge des conséquences psychologiques et psychotraumatiques résultant des violences sexuelles subies ;

– l’opportunité d’inclure ces parcours de soins dans les dispositifs pris en charge prévus à l’article L. 160‑14 du code de la sécurité sociale ;

– les modalités de suppression de la participation de l’assuré et des franchises prévues à l’article L. 160‑13 du même code pour les victimes de violences sexuelles et sexiste s’agissant des actes médicaux, prélèvement et soins consécutifs aux violences subies ;

– les conditions de mise en place d’une prise en charge intégrale de soins spécialisés en psychotraumatisme à raison de jusqu’à trente‑trois séances par an, renouvelable chaque année.

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Isabelle Santiago
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

Dans un délai d'un an à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur la création des commissions départementales d'accès à l'autonomie des jeunes majeurs. Ce rapport dénombre les commissions existantes, analyse les conditions d'exercice de leurs missions, et explique les raisons de leur absence de mise en place, le cas échéant. »

🖋️Irrecevable26 juin 2026
Alexandra Martin (Alpes-Maritimes)
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

Dans un délai de douze mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur l’opportunité de généraliser la création des maisons des 1 000 premiers jours. Il recense les maisons des 1 000 premiers jours créées, dresse un bilan de leur expérimentation et identifie des pistes alternatives à leur généralisation, s’il ne s’agit pas de la meilleure option pour améliorer l’accompagnement des familles et des jeunes enfants.

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Isabelle Santiago
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

Dans un délai d'un an à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur l’opportunité de généraliser les maisons des 1 000 premiers jours. Il recense les maisons des 1 000 premiers jours créées, dressera un bilan de leur expérimentation et identifie des pistes alternatives à leur généralisation, s’il ne s’agissait pas de la meilleure option pour améliorer l’accompagnement des familles et des jeunes enfants.

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Isabelle Santiago
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

Dans un délai d’un an s à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur l’opportunité d’institutionnaliser des maisons des familles au sein des lieux d’accueil de la protection de l’enfance. Il évalue leur apport en matière de pair-aidance, de renforcement du pouvoir d’agir des familles et des capacités parentales, dans la perspective de favoriser les fins de placement. 

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Constance de Pélichy
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur la situation des professionnels de la protection de l'enfance.

Ce rapport établit un diagnostic partagé du nombre, du périmètre et de la situation des professionnels des secteurs social, médico-social et socio-éducatif intervenant dans ce champ, en y associant les représentants de l'État, des collectivités territoriales, des organisations professionnelles et des acteurs associatifs. Il identifie en particulier les professionnels demeurés exclus des revalorisations issues des accords dits « Ségur » et « Laforcade ».

Il formule des propositions visant à renforcer l'attractivité de ces métiers, notamment en matière de rémunération, de qualification, de conditions d'exercice et d'évolution professionnelle. Il examine les besoins territoriaux et les possibilités d'adaptation locale de ces mesures, ainsi que la situation des métiers administratifs, techniques, de direction, socio-éducatifs et des assistants familiaux.

Il peut comporter des propositions de programmation budgétaire pluriannuelle permettant une revalorisation progressive des professionnels ainsi identifiés.

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Isabelle Santiago
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport évaluant les conséquences, pour le maintien en activité des assistants familiaux agréés mentionnés aux articles L. 421-1 et suivants du code de l'action sociale et des familles, de l'entrée en vigueur à compter du 1er janvier 2027 des nouvelles règles de cumul emploi-retraite issues de l'article 102 de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026. Ce rapport examine notamment l'opportunité d'inclure cette profession dans la liste prévue à l'article L. 161-22-1-2 du code de la sécurité sociale, et en évalue l'impact budgétaire pour les régimes de retraite et pour les départements.

🖋️Irrecevable26 juin 2026
Marie-Charlotte Garin
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

Dans un délai d’un an à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport évaluant les missions, les effectifs, les conditions d’exercice et la charge de travail des référents de l’aide sociale à l’enfance. Ce rapport présente notamment les écarts constatés entre les départements ainsi que le nombre moyen d’enfants suivis par référent et formule des recommandations visant à garantir un accompagnement individualisé des enfants confiés.

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Isabelle Santiago
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

I. – Le Gouvernement remet au Parlement, dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, un rapport proposant les modalités de création d’un code de l’enfance, regroupant et harmonisant l’ensemble des dispositions législatives relatives, notamment, à la protection de l’enfance, à la santé, à l’éducation, à la justice des mineurs, à la vie familiale et sociale et aux droits sociaux.

II. – Ce code a pour finalité de rassembler, dans un corpus cohérent, les dispositions des différents codes et lois qui concernent les droits de l’enfant et de la minorité, et de garantir la mise en cohérence de ces normes avec les engagements internationaux de la France, en particulier la Convention internationale des droits de l’enfant du 20 novembre 1989.

III. – Le rapport précise les modalités de coordination interministérielle, d’association des collectivités territoriales et des acteurs du secteur, ainsi que les principes de gouvernance, de financement et d’évaluation pluriannuelle à mettre en œuvre.

IV. – Il propose la création d’un manuel de référence opérationnel, actualisé régulièrement, destiné à accompagner l’application du code et à garantir la prise en compte des besoins fondamentaux de l’enfant, conformément aux avancées scientifiques et aux bonnes pratiques.

V. – Enfin, le Gouvernement propose, le cas échéant, les adaptations nécessaires pour assurer la stabilité, la sécurité et l’effectivité des parcours des enfants protégés, en prévoyant la généralisation des comités départementaux de protection de l’enfance, le renforcement des contrôles indépendants, et l’institution d’une loi de programmation pluriannuelle pour la protection de l’enfance.

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Isabelle Santiago
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

Dans un délai d'un an à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport, réalisé en concertation avec les acteurs de place, sur les évolutions réglementaires et de droit souple nécessaires à la garantie des mineurs et des jeunes majeurs bénéficiant d’une mesure en protection de l’enfance d’accéder à leur droit au compte bancaire. Il s’agit tout particulièrement d’explorer les voies permettant aux mineurs non accompagnés, en emploi, de pouvoir bénéficier d’un compte et d’un moyen de paiement de nature à garantir le succès de leur intégration économique et sociale. 

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Gabrielle Cathala
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur l’opportunité d’une recentralisation de l’aide sociale à l’enfance.

Ce rapport analyse les disparités de traitement des enfants confiés à l’aide sociale à l’enfance selon les territoires, notamment les conditions de prise en charge et de placement, les capacités et les modalités d’accueil, les politiques de contrôle des établissements, les conditions de travail, de formation et de rémunération des professionnels et des accueillants ainsi que l’accompagnement des jeunes majeurs.

🖋️Irrecevable26 juin 2026
Christine Le Nabour
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

Dans un délai d’un an à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur la trajectoire pluriannuelle de financement de la protection de l’enfance et sur l’attractivité des métiers du secteur. Ce rapport évalue notamment les besoins en recrutement et en formation des professionnels, dont les assistants familiaux, les conditions d’une revalorisation de ces métiers, ainsi que les modalités d’une contractualisation rénovée entre l’État et les départements, fondée sur des objectifs partagés et une visibilité financière pluriannuelle.

🖋️Tombé27 juin 2026
Ayda Hadizadeh

Compléter l’alinéa 3 par les mots :

« , dans un délai adapté à la nature et à la gravité des soins délivrés, qui ne peut excéder quarante-huit heures à compter de leur délivrance ».

🖋️Tombé26 juin 2026
Marie-Charlotte Garin

À l’alinéa 4, substituer aux mots :

« désignée par le service départemental de l’aide sociale à l’enfance »

les mots :

« choisie par lui ».

🖋️Tombé27 juin 2026
Soumya Bourouaha

À l’alinéa 4, après le mot : 

« majeure », 

insérer les mots : 

« de son choix ou, à défaut et avec son accord, d’une personne majeure ».

🖋️Tombé27 juin 2026
Katiana Levavasseur

Compléter l’alinéa 4 par les mots : 

« en privilégiant, lorsque cela est possible, une personne majeure connue du mineur et participant à son accompagnement ».


Article 10
🖋️Adopté3 juil. 2026
Nathalie Colin-Oesterlé

I. – À la première phrase de l’alinéa 2, après le mot : 

« plainte », 

insérer les mots : 

« , ou de la réception par le procureur de la République d’un signalement ou d’une dénonciation, ».

II. – En conséquence, à la première phrase de l’alinéa 5, après le mot : 

« plainte », 

insérer les mots : 

« , ou de la réception du signalement ou de la dénonciation ».

III. – En conséquence, compléter la deuxième phrase du même alinéa par les mots : 

« ou, le cas échéant, l’auteur du signalement ou de la dénonciation ».

🖋️Adopté2 juil. 2026
Arnaud Bonnet

I. – À la première phrase de l’alinéa 2, après le mot : 

« crime »,

insérer les mots : 

« ou un délit ».

II. – En conséquence, à l’alinéa 6, après le mot : 

« crime »,

insérer les mots : 

« ou un délit ».

🖋️Adopté3 juil. 2026
Agnès Firmin Le Bodo

I. – À l’alinéa 2, supprimer les mots : 

« aux actes d’investigation essentiels à l’enquête. Ces derniers comprennent au moins ».

II. – En conséquence, compléter le même alinéa par les mots : 

« au moins aux actes suivants ».

🖋️Adopté2 juil. 2026
Colette Capdevielle

À la fin de la seconde phrase de l’alinéa 2, supprimer les mots : 

« , si la nature des faits le justifie ».

🖋️Adopté2 juil. 2026
Arnaud Bonnet

À la fin de la seconde phrase de l’alinéa 2, supprimer les mots : 

« , si la nature des faits le justifie ».

🖋️Adopté3 juil. 2026
Gabrielle Cathala

À la fin de la seconde phrase de l’alinéa 2, supprimer les mots : 

« , si la nature des faits le justifie ».

🖋️Adopté3 juil. 2026
Karen Erodi

I. – À l’alinéa 3, après le mot : 

« victime », 

insérer les mots : 

« , réalisée dans les conditions prévues à l’article 706‑52 par des enquêteurs spécialement formés au recueil de la parole des mineurs et, sauf impossibilité, au sein d’une unité d’accueil pédiatrique enfance en danger ou de locaux adaptés, ». 

II. – En conséquence, compléter l’alinéa 5 par la phrase suivante :

« Cette information est renouvelée à l’expiration de chaque nouvelle période de trois mois jusqu’à la clôture de l’enquête. »

🖋️Adopté6 juil. 2026
Marianne Maximi

I. – À l’alinéa 3, substituer aux mots :

« avec orientation vers »

les mots :

« à laquelle est proposé ».

II. – En conséquence, à la fin du même alinéa, supprimer les mots :

« lorsque celle-ci le souhaite ».

🖋️Adopté3 juil. 2026
Gabrielle Cathala

Après l’alinéa 3, insérer l’alinéa suivants : 

« 1° bis L’information de la victime mineure, dans des conditions adaptées à son âge et à sa compréhension, de l’ensemble des droits dont elle bénéficie au cours de la procédure, notamment de son droit à l’aide juridictionnelle, à être assistée par un avocat, à bénéficier d’une prise en charge médicale et psychologique ainsi que, le cas échéant, à l’assistance d’un interprète ou d’un traducteur ; ».

🖋️Adopté2 juil. 2026
Arnaud Bonnet

Après l’alinéa 4, insérer l’alinéa suivant :

« 3° Une enquête sur la personnalité et l’environnement social et familial de la personne mise en cause. »

🖋️Adopté3 juil. 2026
Maud Petit

Après l’alinéa 4, insérer l’alinéa suivant : 

 « Lorsque la victime est mineure, les actes d’audition sont conduits de manière à éviter leur répétition injustifiée. »

🖋️Adopté3 juil. 2026
Charlotte Parmentier-Lecocq

I. – Supprimer la deuxième phrase de l’alinéa 5. 

II. – En conséquence, rédiger ainsi le début de la dernière phrase du même alinéa : 

« Ce dernier informe le plaignant des éléments de l’enquête qu’il estime utiles ainsi que de son droit d’être aidé, dans la compréhension de la procédure et des droits qu’il détient, par une association... (le reste sans changement) ».

🖋️Adopté6 juil. 2026
Marianne Maximi

I. – Après le mot :

« mois, »

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 6 :

« à compter du jour où elle a été identifiée. S’il est impossible de procéder à cette audition ou si les nécessités de l’enquête ou de l’instruction justifient de la différer, le procureur de la République ou le juge d’instruction peut proroger ce délai pour une durée de trois mois, renouvelable. »

II. – En conséquence, à l’alinéa 8, après le mot :

« identifications »,

insérer les mots :

« des personnes soupçonnées ».

🖋️Adopté2 juil. 2026
Arnaud Bonnet

Après l’alinéa 6, insérer l’alinéa suivant :

« II bis. – Aucune décision de classement sans suite motivée par l’insuffisance des charges ou par le défaut d’identification de l’auteur ne peut intervenir avant que les actes d’investigation essentiels mentionnés au I aient été accomplis ou que leur accomplissement se soit révélé impossible. L’avis de classement adressé à la victime ou à ses représentants légaux précise les actes d’investigation accomplis. »

🖋️Non soutenu2 juil. 2026
Céline Thiébault-Martinez

Supprimer cet article.

🖋️Non soutenu3 juil. 2026
Laurent Mazaury

I. – À l’alinéa 3, supprimer les mots : 

« sans délai ». 

II. – En conséquence, au même alinéa, après le mot : 

« victime », 

insérer les mots : 

« dans les quarante-huit heures suivant le dépôt de plainte ».

🖋️Rejeté3 juil. 2026
Agnès Firmin Le Bodo

À l’alinéa 3, après le mot : 

« victime », 

insérer les mots : 

« , sauf impossibilité ou si les nécessités de l’enquête justifient de différer cette audition, ».

🖋️Irrecevable3 juil. 2026
Christine Le Nabour

Compléter l’alinéa 3 par les mots : 

« ainsi que, à sa demande, l’assistance d’un avocat au titre de l’aide juridictionnelle sans condition de ressources ».

🖋️Rejeté2 juil. 2026
Colette Capdevielle

I. – Après l’alinéa 4, insérer l’alinéa suivant : 

« 3° L’audition sans délai de la personne identifiée à l’encontre de laquelle existent une ou plusieurs raisons plausibles de soupçonner qu’elle a commis ou tenté de commettre le crime à l’origine dudit dépôt de plainte, sauf s’il est impossible de procéder à cette audition ou si les nécessités de l’enquête ou de l’instruction justifient de la différer. » 

II. – En conséquence, supprimer l’alinéa 6. 

🖋️Non soutenu3 juil. 2026
Constance de Pélichy

Après l’alinéa 4, insérer l’alinéa suivant :

« 3°La vérification des antécédents judiciaires des personnes nommément visées par la plainte ou mises en cause par la victime, par la consultation du fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes et du fichier judiciaire national automatisé des auteurs d’infractions terroristes et, pour les personnes majeures, du bulletin n° 2 du casier judiciaire. »

🖋️Non soutenu2 juil. 2026
Alexandra Martin (Alpes-Maritimes)

Après l’alinéa 4, insérer l’alinéa suivant :

« Les investigations sont conduites ou supervisées par un service ou une unité disposant d’enquêteurs spécialement formés à l’audition des mineurs victimes de violences sexuelles. L’audition du mineur victime est réalisée, sauf impossibilité technique, dans des locaux adaptés, par un enquêteur spécialement formé, fait l’objet d’un enregistrement audiovisuel et n’est renouvelée qu’en cas de nécessité absolue. »

🖋️Irrecevable2 juil. 2026
Arnaud Bonnet

Après l’alinéa 4, insérer l’alinéa suivant :

« Les expertises médico-légales et médico-psychologiques ordonnées sont confiées à un praticien spécialement formé à l’examen des mineurs victimes de violences sexuelles. »

🖋️Irrecevable2 juil. 2026
Arnaud Bonnet

Après l’alinéa 4, insérer l’alinéa suivant :

« Les preuves recueillies en application du 2° sont conservées pendant une durée qui ne peut être inférieure à trois ans à compter de la clôture de la procédure. »

🖋️Non soutenu3 juil. 2026
Béatrice Roullaud

À la première phrase de l’alinéa 5, substituer au mot : 

« trois »

le mot : 

« six ».

🖋️Non soutenu3 juil. 2026
Béatrice Roullaud

À la première phrase de l’alinéa 5, substituer au mot : 

« trois »

le mot : 

« quatre ».

🖋️Rejeté3 juil. 2026
Marine Hamelet

Compléter l’alinéa 5 par la phrase suivante :

« En l’absence d’information à l’expiration du délai de trois mois, le plaignant peut saisir le procureur général, qui l’informe, dans un délai maximal d’un mois, de l’état d’avancement de l’enquête. ».

🖋️Rejeté1 juil. 2026
Émilie Bonnivard

Après l’alinéa 5, insérer les deux alinéas suivants : 

« Ce délai est circonscrit à trois mois pour les cas urgents, comme l’exposition d’une victime mineure ou d’autres mineurs, la possible réitération des faits, de même que lorsque que l’auteur présumé est identifié. 

« Ce délai est circonscrit à six mois dans les cas où la victime est majeure et qu’elle n’est plus directement exposée. »

🖋️Non soutenu2 juil. 2026
Alexandra Martin (Alpes-Maritimes)

Après l’alinéa 5, insérer l’alinéa suivant : 

« Le dépôt de plainte ou, lorsque celle-ci intervient préalablement, l’audition du mineur victime s’accompagne d’une proposition immédiate de prise en charge médicale, psychologique et sociale dans une structure spécialisée dans l’accompagnement des mineurs victimes de violences sexuelles, sans préjudice des soins ultérieurs. »

🖋️Rejeté3 juil. 2026
Sophie Blanc

Après le mot : 

« mois », 

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 6 : 

« . S’il est impossible de procéder à cette audition, le point de départ de ce délai est reporté au jour où le procureur de la République ou le juge d’instruction a eu connaissance de la cessation de cette impossibilité. Si les nécessités de l’enquête ou de l’instruction justifient de différer cette audition, ce délai est prorogé par périodes successives de trois mois. »

🖋️Rejeté2 juil. 2026
Arnaud Bonnet

À la fin de l’alinéa 6, supprimer les mots : 

« , sauf s’il est impossible de procéder à cette audition ou si les nécessités de l’enquête ou de l’instruction justifient de la différer ».

🖋️Rejeté3 juil. 2026
Colette Capdevielle

À la fin de l’alinéa 6, supprimer les mots : 

« , sauf s’il est impossible de procéder à cette audition ou si les nécessités de l’enquête ou de l’instruction justifient de la différer ».

🖋️Non soutenu2 juil. 2026
Alexandra Martin (Alpes-Maritimes)

Après l’alinéa 6, insérer l’alinéa suivant :

« II bis. – Lorsque les faits dénoncés sont susceptibles d’avoir été commis par un membre de la famille ou une personne exerçant une autorité sur le mineur, le procureur de la République apprécie sans délai les mesures de protection nécessaires, notamment les modalités d’exercice de l’autorité parentale, les droits de visite et d’hébergement ou toute autre mesure destinée à prévenir le renouvellement des violences. »

🖋️Non soutenu3 juil. 2026
Christine Le Nabour

Après l’alinéa 6, insérer l’alinéa suivant : 

« II bis. – Par dérogation à l’article 11 du présent code, lorsque la personne identifiée en application du II est un mineur dont l’irresponsabilité pénale est susceptible d’être retenue en raison de son âge ou de l’absence de discernement, l’officier de police judiciaire signale sans délai les faits au juge des enfants compétent à l’égard de ce mineur ainsi qu’au juge des enfants compétent à l’égard de la victime lorsque celle-ci est mineure, aux fins d’évaluation de leur situation. La victime est informée de la possibilité de saisir la commission d’indemnisation des victimes d’infractions mentionnée à l’article 706‑3. »

🖋️Non soutenu3 juil. 2026
Christine Le Nabour

Après l’alinéa 7, insérer l’alinéa suivant : 

« IV. – Par dérogation à l’article 11 du présent code, le procureur de la République ou, lorsqu’une information judiciaire est ouverte, le juge d’instruction, peut porter à la connaissance du juge aux affaires familiales saisi d’une procédure relative à l’exercice de l’autorité parentale, à la résidence de l’enfant ou aux droits de visite et d’hébergement, l’existence d’un danger pour le mineur résultant de la procédure mentionnée au présent article ainsi que les éléments strictement nécessaires à son appréciation. »

🖋️Rejeté3 juil. 2026
Nathalie Colin-Oesterlé

Après l’alinéa 7, insérer l’alinéa suivant :

« IV. – Les informations mentionnées au I font l’objet d’une transmission agrégée au procureur général près la cour d’appel, qui en dresse un bilan annuel. L’inspection générale de la justice procède, au moins tous les trois ans, à un contrôle de l’application du présent article, dont les conclusions sont rendues publiques. »

🖋️Irrecevable1 juil. 2026
Émilie Bonnivard
Après l'article 10, insérer l'article suivant:

L’article 1er du code de procédure pénale est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« En cas de dessaisissement d’une procédure par le parquet, les victimes mineures en matière de violences et crimes sexuels reçoivent une information systématique, sous la forme d’un courrier personnalisé ou de notification personnelle aux victimes par un magistrat, un délégué du procureur ou une association d’aide aux victimes. »

🖋️Irrecevable3 juil. 2026
Perrine Goulet
Après l'article 10, insérer l'article suivant:

Après le premier alinéa de l’article 10‑5 du code de procédure pénale, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Lorsque la victime est un mineur, son audition est réalisée au sein d’une unité d’accueil pédiatrique enfant en danger ou d’une salle Mélanie. »

🖋️Irrecevable1 juil. 2026
Émilie Bonnivard
Après l'article 10, insérer l'article suivant:

Le code de procédure pénale est ainsi modifié :

1° Après l’article 15‑1, il est inséré un article 15‑1‑1 ainsi rédigé :

«  Art. 15‑1‑1. – Des unités spécialisées de police judiciaire sont créées pour assurer l’accueil des victimes et la conduite des enquêtes portant sur les violences sexistes et sexuelles. » ;

2° Après l’article 15‑3‑1‑1, il est inséré un article 15‑3‑1‑2 ainsi rédigé : 

« Art. 15‑3‑1‑2. – Les officiers et agents de police judiciaire reçoivent, dans le cadre de leur formation initiale et continue, un enseignement obligatoire relatif à la prise en charge des victimes de violences sexistes et sexuelles.

« Cette formation porte notamment sur la détection des situations de violences, y compris les violences domestiques et les violences contre les enfants, la prévention et l’intervention adaptée fondée sur la prise en compte du psychotraumatisme, du sexe de la victime et de son âge, les techniques d’enquête spécifiques aux violences sexistes et sexuelles, l’accueil et l’orientation des victimes dans des conditions garantissant leur sécurité psychique et physique ainsi que l’aspect numérique des violences sexistes et sexuelles.

« Dans chaque service ou unité de police judiciaire, au moins un agent spécifiquement formé est désigné pour assurer l’accueil et la prise de plainte en matière de violences sexistes et sexuelles. »

🖋️Irrecevable1 juil. 2026
Émilie Bonnivard
Après l'article 10, insérer l'article suivant:

Après l’article 15‑3‑1‑1 du code de procédure pénale, il est inséré un article 15‑3‑1‑2 ainsi rédigé : 

« Art. 15‑3‑1‑2. – Les officiers et agents de police judiciaire reçoivent, dans le cadre de leur formation initiale et continue, un enseignement obligatoire relatif à la prise en charge des mineurs victimes de violences sexuelles selon le protocole « National Institute of Child Health and Human Development » (NICHD).

« D’ici le 1er janvier 2027, dans chaque service ou unité de police judiciaire et de gendarmerie, seul un agent spécifiquement formé selon le protocole NICHD est désigné pour assurer le recueil de la parole des mineurs présumés victimes de violences sexuelles. »

🖋️Irrecevable3 juil. 2026
Émilie Bonnivard
Après l'article 10, insérer l'article suivant:

Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport qui analyse les modalités en termes de moyens humains et financiers à déployer afin de former obligatoirement d’ici 2027 les enquêteurs en gendarmerie au protocole d’audition du National Institute of Child Health and Human Development (NICHD).

🖋️Irrecevable3 juil. 2026
Jean-Claude Raux
Après l'article 10, insérer l'article suivant:

L’article 40‑2 du code de procédure pénale est complété par un alinéa ainsi rédigé : 

« Lorsque la victime est mineure, l’avis de classement sans suite est rédigé en des termes accessibles. Il expose de manière circonstanciée et détaillée les éléments de fait et de droit ayant fondé la décision de classement. Il rappelle les modalités de recours prévues à l’article 40‑3 et précise, le cas échéant, les mesures de protection ou d’accompagnement dont le mineur peut bénéficier indépendamment de l’issue de la procédure pénale. » 

🖋️Irrecevable3 juil. 2026
Jean-Claude Raux
Après l'article 10, insérer l'article suivant:

L’article 40‑2 du code de procédure pénale est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Lorsque la victime est mineure, le procureur de la République en informe également son avocat et, lorsque ces derniers ne sont pas mis en cause dans la procédure, ses représentants légaux, ou, s’il en a été désigné un, l’administrateur ad hoc mentionné à l’article 706‑50. » 

🖋️Irrecevable1 juil. 2026
Émilie Bonnivard
Après l'article 10, insérer l'article suivant:

Le code de procédure pénale est ainsi modifié : 

1° À la première phrase du premier alinéa de l’article 43, après la première occurrence du mot : « infraction, », sont insérés les mots : « , celui du domicile de la victime si elle est mineure » ;

2° À la première phrase de l’article 52, après la première occurrence du mot : « infraction », sont insérés les mots : « , celui du domicile de la victime si elle est mineure » ;

3° Après le deuxième alinéa de l’article 382, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Est également compétent le tribunal correctionnel du lieu de résidence de la victime, si elle est mineure. » ;

4° Après le troisième alinéa de l’article 522, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Est également compétent le tribunal de police du lieu de résidence de la victime, si elle est mineure ».

🖋️Irrecevable2 juil. 2026
Alexandra Martin (Alpes-Maritimes)
Après l'article 10, insérer l'article suivant:

L’article 57‑1 du code de procédure pénale est complété par un alinéa ainsi rédigé : 

« Lorsqu’il existe des raisons plausibles de soupçonner la commission des infractions prévues aux articles 222‑22 à 222‑33‑2 et 227‑21‑1 à 227‑28 du code pénal, les officiers de police judiciaire procèdent systématiquement à l’examen de l’ensemble des supports numériques de la personne mise en cause, sans condition de lien préalable avec les faits. Ces investigations peuvent porter notamment sur les téléphones, ordinateurs, supports de stockage et comptes numériques, y compris à distance sur des services en ligne, dans les conditions prévues au présent article. »

🖋️Irrecevable1 juil. 2026
Émilie Bonnivard
Après l'article 10, insérer l'article suivant:

Après le premier alinéa de l’article 429 du code de procédure pénale, il est inséré un alinéa ainsi rédigé : 

« En matière de violences les moins graves contre les mineurs, les rapports d’audition peuvent être établis sous la forme d’un procès-verbal de synthèse. »

🖋️Irrecevable3 juil. 2026
Perrine Goulet
Après l'article 10, insérer l'article suivant:

Après l’article 706‑47‑1 du code de procédure pénale, il est inséré un article 706‑47‑1-1 ainsi rédigé :

« Art. 706‑47‑1-1. – Les examens médicaux réalisés sur la victime dans le cadre d’une expertise ordonnée en vertu du présent titre sont limitées au strict nécessaire et proportionnées à la plainte.

« Lorsque la victime est mineure, ces examens ont lieu, de préférence, dans des unités d’accueils pédiatrique des enfants en danger ou des unités médico-judiciaires dans des modalités prévues par un décret pris en Conseil d’État. » 

🖋️Irrecevable2 juil. 2026
Colette Capdevielle
Après l'article 10, insérer l'article suivant:

Après le 2° de l’article 706‑53‑5 du code de procédure pénale, il est inséré un 3° ainsi rédigé :

« 3° De déclarer tout déplacement à l’étranger quinze jours au plus tard avant ledit déplacement. »

🖋️Irrecevable3 juil. 2026
Antoine Vermorel-Marques
Après l'article 10, insérer l'article suivant:

Après le chapitre II du titre XIX du livre IV du code de procédure pénale, il est inséré un chapitre II bis ainsi rédigé :

« Chapitre II bis

« Du fichier de prédétection des risques d’atteintes sexuelles sur mineurs

« Art. 706‑53‑13. – I. – Il est créé une application automatisée d’informations nominatives dénommée fichier de prédétection des risques d’atteintes sexuelles sur mineurs, tenue par le service du casier judiciaire national sous l’autorité du ministre chargé de la justice et sous le contrôle d’un magistrat désigné par lui, qui veille à sa bonne tenue, à sa mise à jour et à son efficacité opérationnelle.

« II. – Afin de prévenir le renouvellement des infractions mentionnées à l’article 706‑47 du présent code et de faciliter l’identification de leurs auteurs, notamment sériels, ce traitement reçoit, conserve et communique aux personnes habilitées les informations prévues au présent article selon des modalités fixées par décret en Conseil d’État.

« III. – Le fichier agrège, par interconnexion, les informations issues des traitements suivants, dès lors qu’elles concernent une qualification juridique correspondant à une infraction mentionnée à l’article 706‑47 :

« 1° L’application mentionnée à l’article 48‑1 ;

« 2° Le fichier judiciaire national automatisé des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes mentionné à l’article 706‑53‑1 ;

« 3° Les fichiers d’antécédents mentionnés aux articles 230‑6 à 230‑11, et notamment le traitement d’antécédents judiciaires ;

« 4° Le fichier national automatisé des empreintes génétiques mentionné aux articles 706‑54 à 706‑56‑1‑1, lorsqu’une identification a été réalisée dans le cadre d’une enquête ou d’une instruction ouverte pour une telle infraction ;

« 5° Le fichier automatisé des empreintes digitales défini par voie règlementaire, dans les mêmes conditions.

« IV. – Le fichier agrège également, par alimentation directe :

« 1° Les signalements transmis au parquet en application de l’article 40 du présent code pour infraction sexuelle présumée sur mineur ;

« 2° Les plaintes enregistrées pour une telle infraction, quelle que soit la suite donnée ;

« 3° Les décisions disciplinaires administratives transmises par les employeurs ou autorités publiques pour comportement inapproprié envers un mineur ;

« 4° Les ordonnances de protection provisoire de l’enfant prononcées en application de l’article 706‑47‑5.

« V. – Les informations contenues dans le fichier sont directement accessibles, par voie de télécommunication sécurisée :

« 1° Au procureur de la République ;

« 2° Aux officiers de police judiciaire, dans le cadre de procédures concernant une infraction mentionnée à l’article 706‑47 ;

« 3° Aux juges d’instruction et aux juges des enfants ;

« 4° Au juge des libertés et de la détention saisi en application de l’article 706‑47‑5 ;

« 5° Aux représentants de l’État dans les départements, pour les décisions administratives de recrutement, d’affectation, d’autorisation ou d’agrément concernant des activités impliquant un contact avec des mineurs.

« VI. – Lorsqu’une même personne fait l’objet d’au moins deux sources distinctes enregistrées dans le fichier dans un délai de dix ans, le traitement génère automatiquement une alerte à destination du procureur de la République territorialement compétent, accompagnée d’un rapport synthétique des éléments agrégés.

« VII. – Le procureur de la République, destinataire d’une telle alerte, statue dans un délai de quinze jours ouvrés sur l’opportunité de prononcer une ordonnance de protection provisoire de l’enfant. S’il décide de ne pas y recourir, il motive sa décision par écrit. Cette décision motivée est versée au dossier et transmise aux parquets des ressorts dans lesquels des éléments ont été enregistrés.

« VIII. – Avant tout classement sans suite d’une procédure concernant une infraction sexuelle sur mineur visée aux articles 222‑22 à 222‑33‑3 du code pénal, le procureur de la République consulte le fichier et, lorsque cette consultation révèle des éléments enregistrés dans d’autres ressorts, en informe sans délai ses homologues par voie sécurisée. Le classement sans suite est motivé en tenant compte des éléments ainsi recueillis.

« IX. – Les modalités techniques du traitement, notamment les conditions de traitement des données à caractère personnel, les durées de conservation et les conditions d’exercice du droit d’accès et d’opposition, sont fixées par décret en Conseil d’État après avis de la Commission nationale de l’informatique et des libertés. »

🖋️Irrecevable2 juil. 2026
Colette Capdevielle
Après l'article 10, insérer l'article suivant:

Après le 2° bis de l’article 706‑73 du code de procédure pénale, il est inséré un 2° ter ainsi rédigé :

« 2° ter Crimes et délits sexuels commis à l’encontre d’un mineur et en bande organisée prévus par les articles 222‑22‑2, 222‑23 à 222‑23‑2, 222‑29‑1 à 222‑29‑3, 225‑12‑1 et 225‑12‑2, 227‑22, 227‑22‑2, 227‑23, 227‑23‑1, 227‑24‑1, 227‑25 à 227‑27 du code pénal. »

🖋️Irrecevable3 juil. 2026
Perrine Goulet
Après l'article 10, insérer l'article suivant:

L’article 706‑73 du code de procédure pénale est ainsi modifié :

1° Après le 1° bis, il est inséré un 1° ter ainsi rédigé :

« 1° ter Crime de meurtre prévu par l’article 221‑1 du code pénal ; » ;

2° Après le 2° bis, il est inséré un 2° ter ainsi rédigé :

« 2° ter Crime de viol prévu par les articles 222‑23 à 222‑26 du code pénal ; ».

🖋️Irrecevable2 juil. 2026
Arnaud Bonnet
Après l'article 10, insérer l'article suivant:

Après l’article 706‑73‑1 du code de procédure pénale, il est inséré un article 706‑73‑2 ainsi rédigé :

« Art. 706‑73‑2. – Le présent titre, à l’exception des articles 706‑81 à 706‑94, à l’exclusion de l’article 706‑87‑1, est également applicable à l’enquête, à la poursuite, à l’instruction et au jugement des crimes mentionnés à l’article 706‑47 commis sur des mineurs, lorsque les investigations le justifient eu égard à la complexité des faits, tenant notamment à leur ancienneté, à la multiplicité des victimes ou au dépérissement des preuves. » 

🖋️Irrecevable3 juil. 2026
Perrine Goulet
Après l'article 10, insérer l'article suivant:

Le titre XXV bis du livre IV du code de procédure pénale est complété par un article 706‑106‑6 ainsi rédigé :

« Art. 706‑106‑6. – La banque nationale des scellés criminels centralise et conserve l’ensemble des scellés relatifs aux prélèvements, traces et échantillons biologiques afférents aux infractions mentionnées à l’article 706‑106‑1 du présent code.

« Ces scellés ne sont transmis à la banque nationale des scellés criminels qu’après leur transmission au fichier national automatisé des empreintes génétiques.

« Le tribunal ou les tribunaux judiciaires mentionnés à l’article 706‑106‑1 en disposent dans des conditions déterminées par décret pris en Conseil d’État.

« Le régime de conservation et de destruction de ces scellés procède conformément au deuxième l’alinéa de l’article 41‑4 du présent code. »

🖋️Rejeté3 juil. 2026
Jean-Claude Raux
Après l'article 10, insérer l'article suivant:

Après l’article 706‑49 du code de procédure pénale, il est inséré un article 706‑49‑1 ainsi rédigé :

« Art. 706‑49‑1. – Le procureur de la République ou le juge d’instruction, saisi d’une procédure concernant un mineur victime d’une infraction mentionnée à l’article 706‑47 ou d’un crime d’enlèvement ou de séquestration prévu aux articles 224‑1 à 224‑5 du code pénal, informe le mineur victime et, lorsque ces derniers ne sont pas mis en cause dans la procédure, ses représentants légaux, ou, s’il en a été désigné un, l’administrateur ad hoc mentionné à l’article 706‑50 du présent code, par voie électronique et en temps réel, de l’état d’avancement de la procédure. » 

🖋️Irrecevable3 juil. 2026
Perrine Goulet
Après l'article 10, insérer l'article suivant:

I. – L’article L. 252‑5 du code de la sécurité intérieure est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Dans le cas d’une enquête de flagrant délit, d’une enquête préliminaire ou d’une information judiciaire, les enregistrements sont conservés pendant trois ans. »

II. – L’article L. 34‑1 du code des postes et des communications électroniques est ainsi modifié :

1° Au 2° du II bis, les mots : « d’un an » sont remplacés par les mots : « de trois ans » ;

2° Au 3° du même II bis, les mots : « d’un an » sont remplacés par les mots : « de trois ans ».

🖋️Irrecevable3 juil. 2026
Perrine Goulet
Après l'article 10, insérer l'article suivant:

Le premier alinéa de l’article L. 252‑5 du code de la sécurité intérieure est ainsi modifié :

1° La première phrase est ainsi modifiée :

a) Au début, le mot : « Hormis » est remplacé par le mot : « Dans » ;

b) À la fin, les mots : « les enregistrements sont détruits dans un délai maximum fixé par l’autorisation » sont remplacés par les mots : « le délai de conversation de l’enregistrement est fixé à trois ans ».

2° La seconde phrase est ainsi rédigée : « Tout autre enregistrement est détruit. »

🖋️Irrecevable1 juil. 2026
Émilie Bonnivard
Après l'article 10, insérer l'article suivant:

I. – Un psychologue dédié pour assister les auditions de mineurs victimes de violences sexuelles est institué dans chaque département au plus tard en 2029.

II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

III. – La perte de recettes pour les collectivités territoriales est compensée à due concurrence par la majoration de la dotation globale de fonctionnement et, corrélativement pour l’État, par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

IV. – La perte de recettes pour les organismes de sécurité sociale est compensée à due concurrence par la majoration de l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

🖋️Irrecevable3 juil. 2026
Maud Petit
Après l'article 10, insérer l'article suivant:

Est qualifié de contrôle coercitif l’ensemble de comportements répétés, organisés ou cumulés, visant à restreindre l’autonomie, la liberté d’action ou les droits fondamentaux d’une personne par des moyens psychologiques, économiques, administratifs, numériques, judiciaires ou physiques, et à l’isoler de son réseau de soutien.

🖋️Irrecevable1 juil. 2026
Émilie Bonnivard
Après l'article 10, insérer l'article suivant:

I. – Chaque unité d’accueil pédiatrique enfant en danger comporte obligatoirement la présence d’un médecin possédant une qualification supplémentaire en médecine légale.

II. – Chaque unité d’accueil pédiatrique enfant en danger comporte obligatoirement au moins un psychologue à plein temps.

III. – Chaque unité d’accueil pédiatrique enfant en danger bénéficie d’une organisation permettant d’assurer un accompagnement psychologique de la victime.

🖋️Irrecevable1 juil. 2026
Émilie Bonnivard
Après l'article 10, insérer l'article suivant:

I. – Les unité d’accueil pédiatrique enfant en danger se voient confier l’accueil et le premier suivi psychologique des auteurs mineurs d’agressions sexuelles.

II. – Des moyens humains et financiers sont octroyés à la hauteur de cette mission.

III. – Gage État, sécurité sociale, collectivités

🖋️Irrecevable1 juil. 2026
Émilie Bonnivard
Après l'article 10, insérer l'article suivant:

Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur les effets de l’instauration obligatoire d’au moins un médecin possédant une qualification supplémentaire en médecine légale et d’au moins un psychologue à temps plein dans chaque unité d’accueil pédiatrique enfant en danger (UAPED) sur un meilleur accompagnement des victimes mineurs de violences sexuelles.

🖋️Irrecevable1 juil. 2026
Émilie Bonnivard
Après l'article 10, insérer l'article suivant:

Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur les effets de l’extension des missions des unités d’accueil pédiatrique enfant en danger (UAPED) qui se voient confier l’accueil et le premier suivi psychologique des auteurs mineurs d’agressions sexuelles. Le rapport évalue les moyens humains et financiers nécessaires.

🖋️Irrecevable1 juil. 2026
Émilie Bonnivard
Après l'article 10, insérer l'article suivant:

Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur les effets, dans les départements qui ne comptent pas de psychologue dédié pour assister les mineurs victimes de violences sexuelles, de l’établissement dès 2027 d’un tel professionnel sur la crédibilisation du témoignage des mineurs victimes.

🖋️Irrecevable3 juil. 2026
Marianne Maximi
Après l'article 10, insérer l'article suivant:

Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport portant sur les moyens humains, matériels et budgétaires consacrés à la lutte contre les violences sexuelles commises sur mineurs.

Ce rapport dresse un état des lieux des effectifs des services d’enquête spécialisés, des parquets et des juridictions compétentes, ainsi que des délais moyens de traitement des procédures relatives à ces infractions.

Il présente également des données relatives aux décisions de classement sans suite prises dans les affaires de violences sexuelles sur mineurs, notamment leur volume et leurs motifs.

🖋️Irrecevable1 juil. 2026
Émilie Bonnivard
Après l'article 10, insérer l'article suivant:

Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport évaluant le déploiement de structures spécialisées dans l’accueil de la parole de l’enfant sur tout le territoire national à ce jour et la trajectoire à engager pour garantir le déploiement d’une telle structure d’audition par compagnie dans les zones de gendarmerie.

🖋️Irrecevable1 juil. 2026
Émilie Bonnivard
Après l'article 10, insérer l'article suivant:

« Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport évaluant la pertinence de généraliser le dispositif de prévention des violences sexuelles sur mineurs sur le modèle de la cellule Signal Sport dans toutes les administrations.Ce rapport évalue la pertinence d’un affichage présent dans toutes les administrations et indiquant obligatoirement les coordonnées de la cellule nationale de traitement des signalements de violences sexuelles sur mineurs, « Signal Violences sexuelles sur Mineurs ».

Il analyse, notamment, comment recueillir les témoignages, orienter et accompagner les victimes mineures de violences sexuelles et doter l’administration des moyens humains et financiers nécessaires pour recueillir la parole des victimes, mener les enquêtes administratives, accompagner et protéger les personnes concernées, et instruire efficacement les signalements.

🖋️Irrecevable2 juil. 2026
Arnaud Bonnet
Après l'article 10, insérer l'article suivant:

Dans un délai d’un an à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur les moyens consacrés au traitement des infractions sexuelles commises sur des mineurs. Ce rapport évalue notamment le maillage territorial des unités d’accueil pédiatrique des enfants en danger, le nombre d’enquêteurs spécialement formés au recueil de la parole de l’enfant, les délais de traitement des procédures et les stocks d’affaires en attente, ainsi que les moyens nécessaires à la réalisation effective du socle d’actes d’investigation mentionné à l’article 10. »

🖋️Irrecevable27 juin 2026
Catherine Ibled

Après le quatrième alinéa, il est inséré un IV bis ainsi rédigé :


IV. Le livre V du code de l’action sociale et des familles est ainsi modifié :


1° A l’article L. 552-1, les mentions : « L. 224-9, L. 224-11 à L. 224-12 et L. 225-1 à L. 225-10 » sont remplacées par les mentions : « L. 224-10, [L. 224-12], L. 225-1 à L. 225-7 et L. 225-10 » ;


2° A l’article L. 562-1, les mentions : « L. 224-9 et L. 225-1 à L. 225-7 » sont remplacées par les mentions : « L. 224-3, L. 224-4 à L. 224-10, L. 224-12, L. 225-1 à L. 225-7 et L. 225-10 » ;


3° A l’article L. 562-5, après le deuxième alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé : « Elles suivent une préparation, organisée par le président du gouvernement de la Polynésie française, portant notamment sur les dimensions psychologiques, éducatives, médicales, juridiques et culturelles de l'adoption, compte tenu de la réalité de l'adoption nationale et internationale, ainsi que sur les spécificités de la parentalité adoptive. ».

🖋️Irrecevable26 juin 2026
Christian Baptiste
Après l'article 10, insérer l'article suivant:

Dans un délai d’un an à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport évaluant les conditions d’application de la présente loi dans les collectivités régies par les articles 73 et 74 de la Constitution. Ce rapport dresse l’état des moyens humains, médico-sociaux et judiciaires effectivement disponibles dans chaque territoire pour la protection des enfants victimes de violences, identifie les écarts d’accès au droit et aux soins constatés avec l’Hexagone et formule des propositions d’adaptation. Il porte une attention particulière aux territoires ne constituant pas le ressort d’une cour d’appel de plein exercice.

🖋️Irrecevable25 juin 2026
Mereana Reid Arbelot
Après l'article 10, insérer l'article suivant:

I. – Dans les conditions prévues à l’article 38 de la Constitution, le Gouvernement est habilité à prendre par voie d’ordonnance, dans un délai d’un an à compter de la promulgation de la présente loi, les mesures relevant du domaine de la loi permettant :

1° D’étendre et d’adapter en Polynésie française les dispositions de la présente loi ainsi que, le cas échéant, les dispositions d’autres codes et d'autres lois nécessaires à son application, en tant qu’elles relèvent de la compétence de l’État ;

2° De procéder aux adaptations nécessaires à la prise en compte des réalités géographiques, sociales, démographiques et institutionnelles propres à la Polynésie française.

L’Assemblée de la Polynésie française est consultée préalablement à l’élaboration de cette ordonnance.

Un projet de loi de ratification est déposé devant le Parlement dans un délai de trois mois à compter de la publication de l’ordonnance.

II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

🖋️Tombé2 juil. 2026
Arnaud Bonnet

I. – À l’alinéa 3, après le mot : 

« victime », 

insérer les mots : 

« , conduite par un enquêteur spécialement formé, selon des modalités adaptées à son âge et à son développement et, lorsqu’il en existe une dans le ressort, au sein d’une unité d’accueil pédiatrique des enfants en danger, ». 

II. – En conséquence, à la fin du même alinéa, substituer aux mots : 

« le souhaite »

les mots : 

« ou ses représentants légaux le souhaitent ».

🖋️Tombé3 juil. 2026
Marie-Charlotte Garin

Compléter l’alinéa 3 par la phrase suivante :

« Cette audition est réalisée, dans la mesure du possible, par un officier de police judiciaire disposant d’une compétence particulière en matière de recueil de la parole des mineurs victimes de violences sexuelles ; ». 

🖋️Tombé2 juil. 2026
Marie-Charlotte Garin

Compléter l’alinéa 3 par la phrase suivante : 

« Cette audition est réalisée par un officier de police judiciaire spécialement formé au recueil de la parole des enfants victimes et aux conséquences psychotraumatiques des violences sexuelles. »

🖋️Tombé3 juil. 2026
Colette Capdevielle

À la fin de l’alinéa 3, supprimer les mots :

« lorsque celle-ci le souhaite ».

🖋️Tombé6 juil. 2026
Marianne Maximi

Rédiger ainsi la deuxième phrase de l’alinéa 5 :

« Le procureur de la République informe le plaignant des actes d’investigation engagés. »

🖋️Tombé3 juil. 2026
Colette Capdevielle

À la fin de la deuxième phrase de l’alinéa 5, substituer aux mots : 

« le plaignant »

les mots : 

« la victime ».

🖋️Tombé3 juil. 2026
Sophie Blanc

Supprimer la dernière phrase de l’alinéa 5. 

🖋️Tombé3 juil. 2026
Constance de Pélichy

Rédiger ainsi le début de la dernière phrase de l’alinéa 5 :

« À cette occasion, le plaignant est également informé de la possibilité d’être assisté par une association... (le reste sans changement) ».

🖋️Tombé3 juil. 2026
Colette Capdevielle

I. – À l’alinéa 6, supprimer les mots

« s’il est impossible de procéder à cette audition ou ».

II. – En conséquence, à la fin du même alinéa, substituer aux mots : 

« la différer »

les mots et la phrase suivante : 

« différer cette audition. Le procureur de la République justifie ce report par une ordonnance motivée. »

🖋️Tombé3 juil. 2026
Charlotte Parmentier-Lecocq

Compléter l’alinéa 6 par la phrase suivante : 

« Dans ce cas, le procureur de la République ou le juge d’instruction peut, par décision motivée, proroger ce délai pour une durée de trois mois renouvelable. »

🖋️Tombé3 juil. 2026
Pauline Cestrières

Compléter l’alinéa 6 par la phrase suivante :

« Lorsque l’audition est différée en application du présent II, le procureur de la République ou le juge d’instruction peut proroger le délai mentionné au premier alinéa pour une durée de trois mois, renouvelable. »

🖋️Tombé3 juil. 2026
Marine Hamelet

Compléter l’alinéa 6 par la phrase suivante : 

« Le procureur de la République ou, le cas échéant, le juge d’instruction constate, par une décision motivée versée au dossier de la procédure, l’impossibilité de procéder à l’audition dans ce délai ou les nécessités justifiant de la différer. »


Article 11
🖋️Adopté3 juil. 2026
Pauline Cestrières

Avant l’alinéa 1, ajouter les trois alinéas suivants :

« I A. – L’article 222‑25 du code pénal est ainsi modifié : 

« 1° Le premier alinéa est complété par une phrase ainsi rédigée : « La peine est portée à la réclusion criminelle à perpétuité lorsque la victime est un mineur de quinze ans. » ; 

« 2° Le deuxième alinéa est complété par une phrase ainsi rédigée : « La cour d’assises peut toutefois, par décision spéciale, porter la période de sûreté jusqu’à trente ans. »

🖋️Adopté3 juil. 2026
Maud Petit

Compléter cet article par l’alinéa suivant : 

« Les victimes sont informées, dès le début de la procédure, des dispositifs spécialisés de prise en charge du psychotraumatisme et des associations d’aide aux victimes. »

🖋️Adopté3 juil. 2026
Laure Miller
Après l'article 11, insérer l'article suivant:

Après l’article 132‑6-1 du code pénal, il est inséré un article 132‑6-2 ainsi rédigé :

« Art. 132‑6-2. – Par dérogation aux articles 132‑3 à 132‑5, les peines prononcées pour les crimes et délits de nature sexuelle mentionnés aux articles 222‑22 à 222‑33‑1 commis en concours sur un ou des mineurs de 15 ans se cumulent sans limitation de quantum et sans possibilité de confusion. »

🖋️Adopté3 juil. 2026
Anne-Laure Blin
Après l'article 11, insérer l'article suivant:

Le deuxième alinéa de l’article 132‑23 du code pénal est complété par une phrase ainsi rédigée : 

« En cas de condamnation à la réclusion criminelle à perpétuité pour des faits de viols sur un mineur de quinze ans, la période de sûreté s’étend sur la totalité de la durée de la peine. »

🖋️Non soutenu2 juil. 2026
Céline Thiébault-Martinez

Supprimer cet article.

🖋️Rejeté3 juil. 2026
Gabrielle Cathala

Supprimer cet article.

🖋️Rejeté3 juil. 2026
Alexandra Martin (Alpes-Maritimes)

À la fin de l’alinéa 4, supprimer les mots :

« et en concours avec un ou plusieurs autres viols commis sur d’autres victimes ».

🖋️Rejeté3 juil. 2026
Florence Herouin-Léautey

À l’alinéa 4, après la première occurrence du mot : 

« commis », 

insérer les mots : 

« sur la victime ou ».

🖋️Rejeté3 juil. 2026
Constance de Pélichy

Compléter cet article par l’alinéa suivant : 

« 3° Lorsqu’il est commis à plusieurs reprises sur une même victime mineure de quinze ans. »

🖋️Rejeté3 juil. 2026
Maud Petit

Compléter cet article par l’alinéa suivant :

 « II. – Dans un délai de deux ans à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport évaluant l’application des dispositions du présent article. »

🖋️Non soutenu1 juil. 2026
Émilie Bonnivard
Après l'article 11, insérer l'article suivant:

Le code de procédure pénale est ainsi modifié :

1° L’avant-dernier alinéa de l’article 7 est ainsi modifié :

a) À la fin, les mots : « ; toutefois, s’il s’agit d’un viol, en cas de commission sur un autre mineur par la même personne, avant l’expiration de ce délai, d’un nouveau viol, d’une agression sexuelle ou d’une atteinte sexuelle, le délai de prescription de ce viol est prolongé, le cas échéant, jusqu’à la date de prescription de la nouvelle infraction » sont supprimés ;

b) Est ajoutée une phrase ainsi rédigée :

« Par dérogation, l’action publique des crimes mentionnés au 3° du même article 706‑47, lorsqu’ils sont commis sur des personnes mineures, ne se prescrit pas. »

2° L’article 8 est ainsi modifié :

a) Au troisième alinéa, les mots : « aux articles 222‑12, 222‑29‑1 et 227‑26 » sont remplacés par les mots : « à l’article 222‑12 » ;

b) Après le même troisième alinéas, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« L’action publique des délits mentionnés aux articles 222‑29‑1 à 222‑29‑3 et 227‑26 du code pénal, lorsqu’ils sont commis sur des mineurs, ne se prescrit pas. »

🖋️Non soutenu2 juil. 2026
Jérôme End
Après l'article 11, insérer l'article suivant:

I. – Le code de procédure pénale est ainsi modifié :

1° L’article 3 est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« L’action publique des délits mentionnés aux articles 222‑29‑1 à 222‑29‑3 et 227‑26 du code pénal, lorsqu’ils sont commis sur des mineurs, ne se prescrit pas. » ;

2° L’avant‑dernier alinéa de l’article 7 est ainsi modifié :

a) À la fin, les mots : « ; toutefois, s’il s’agit d’un viol, en cas de commission sur un autre mineur par la même personne, avant l’expiration de ce délai, d’un nouveau viol, d’une agression sexuelle ou d’une atteinte sexuelle, le délai de prescription de ce viol est prolongé, le cas échéant, jusqu’à la date de prescription de la nouvelle infraction » sont supprimés ;

b) Est ajoutée une phrase ainsi rédigée : « Par dérogation, l’action publique des crimes mentionnés au 3° du même article 706‑47, lorsqu’ils sont commis sur des personnes mineures, ne se prescrit pas. » ;

3° Au troisième alinéa de l’article 8, les mots : « aux articles 222‑12, 222‑29‑1 et 227‑26 » sont remplacés par les mots : « à l’article 222‑12 ».

II. – La charge pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

🖋️Rejeté2 juil. 2026
Sébastien Huyghe
Après l'article 11, insérer l'article suivant:

I. – L’article 2226 du code civil est complété par un alinéa ainsi rédigé : 

« Lorsque l’action publique est imprescriptible en application du dernier alinéa de l’article 7 du code de procédure pénale, l’action civile en réparation du dommage causé par ces infractions est également imprescriptible. L’action publique s’éteint au décès du responsable du dommage causé par ces infractions. »

II. – L’article 7 du code de procédure pénale est ainsi modifié :

1° Après le mot : « code », la fin de l’avant-dernier alinéa est ainsi rédigée :« à l’exception des crimes de viol, lorsqu’ils sont commis sur des mineurs, se prescrit par trente années révolues à compter de la majorité de ces derniers » ;

2° Après le même avant-dernier alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« L’action publique des crimes mentionnés au 3° de l’article 706‑47 du présent code, lorsqu’ils sont commis sur un mineur, est imprescriptible. »

🖋️Rejeté2 juil. 2026
Sébastien Huyghe
Après l'article 11, insérer l'article suivant:

I. – L’article 2226 du code civil est complété par un alinéa ainsi rédigé : 

« Lorsque l’action publique est imprescriptible en application de l’avant-dernier alinéa de l’article 7 du code de procédure pénale, l’action civile en réparation du dommage causé par ces infractions est également imprescriptible. L’action publique s’éteint au décès du responsable du dommage causé par ces infractions. »

II. – Après le mot :« mineurs », la fin du troisième alinéa de l’article 7 du code de procédure pénale est ainsi rédigée : « est imprescriptible. »

🖋️Non soutenu3 juil. 2026
Agnès Firmin Le Bodo
Après l'article 11, insérer l'article suivant:

I. – L’article 2226 du code civil est complété par un alinéa ainsi rédigé : 

« Lorsque l’action publique est imprescriptible en application de l’avant-dernier alinéa de l’article 7 du code de procédure pénale, l’action civile en réparation du dommage causé par ces infractions est également imprescriptible. L’action publique s’éteint au décès du responsable du dommage causé par ces infractions. »

II. – Après le mot : « code », la fin de l’avant-dernier alinéa de l’article 7 du code de procédure pénale est ainsi rédigée : « ainsi qu’aux articles 222‑7, 222‑8, 222‑14, 222‑15, 224‑1 A à 224‑5, 224‑5‑2, 225‑8, 225‑9, 227‑2, 227‑16, 461‑1 à 461‑5 et 461‑7 du code pénal, lorsqu’ils sont commis sur un mineur, est imprescriptible. »

III. – Le présent article s’applique à compter du 1er janvier 2027.

🖋️Rejeté3 juil. 2026
Nathalie Colin-Oesterlé
Après l'article 11, insérer l'article suivant:

I. – L’article 2226 du code civil est complété par un alinéa ainsi rédigé : 

« Lorsque l’action publique est imprescriptible en application de l’avant-dernier alinéa de l’article 7 du code de procédure pénale, l’action civile en réparation du dommage causé par ces infractions est également imprescriptible. L’action publique s’éteint au décès du responsable du dommage causé par ces infractions. »

II. – Après le mot : « code », la fin de l’avant-dernier alinéa de l’article 7 du code de procédure pénale est ainsi rédigée : « ainsi qu’aux articles 222‑7, 222‑8, 222‑14, 222‑15, 224‑1 A à 224‑5, 224‑5‑2, 225‑8, 225‑9, 227‑2, 227‑16, 461‑1 à 461‑5 et 461‑7 du code pénal, lorsqu’ils sont commis sur un mineur, est imprescriptible. »

III. – Le présent article s’applique à compter du 1er janvier 2027.

🖋️Rejeté3 juil. 2026
Nathalie Colin-Oesterlé
Après l'article 11, insérer l'article suivant:

I. – Après le mot : « code », la fin de l’avant-dernier alinéa de l’article 7 du code de procédure pénale est ainsi rédigée : « ainsi qu’aux articles 222‑7, 222‑8, 222‑14, 222‑15, 224‑1 A à 224‑5, 224‑5‑2, 225‑8, 225‑9, 227‑2, 227‑16, 461‑1 à 461‑5 et 461‑7 du code pénal, lorsqu’ils sont commis sur un mineur, est imprescriptible. »

II. – Le présent article s’applique à compter du 1er janvier 2027.

🖋️Non soutenu3 juil. 2026
Agnès Firmin Le Bodo
Après l'article 11, insérer l'article suivant:

I. – Après le mot : « code », la fin de l’avant-dernier alinéa de l’article 7 du code de procédure pénale est ainsi rédigée : « ainsi qu’aux articles 222‑7, 222‑8, 222‑14, 222‑15, 224‑1 A à 224‑5, 224‑5‑2, 225‑8, 225‑9, 227‑2, 227‑16, 461‑1 à 461‑5 et 461‑7 du code pénal, lorsqu’ils sont commis sur un mineur, est imprescriptible. »

II. – Le présent article s’applique à compter du 1er janvier 2027.

🖋️Rejeté3 juil. 2026
Laurent Mazaury
Après l'article 11, insérer l'article suivant:

Après la première occurrence du mot : « viol », la fin de l’avant-dernier alinéa de l’article 7 du code de procédure pénale est ainsi rédigée : « commis sur un mineur, l’action publique est imprescriptible ».

🖋️Irrecevable2 juil. 2026
Jérôme End
Après l'article 11, insérer l'article suivant:

Le code pénal est ainsi modifié :

1° Le premier alinéa de l’article 131‑27 est complété par une phrase ainsi rédigée : « Cette interdiction est systématique et définitive pour toute fonction ou activité en lien avec des personnes mineures, dès lors que le crime ou délit commis constitue une infraction sexuelle sur une personne mineure. »

2° L’article 227‑9 est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Cette interdiction d’exercer une activité professionnelle ou bénévole impliquant un contact habituel avec des mineurs s’applique à titre définitif est systématique lorsque les infractions relèvent du paragraphe 2 de la section 5 du présent code. »

🖋️Irrecevable3 juil. 2026
Jérôme End
Après l'article 11, insérer l'article suivant:

Le code pénal est ainsi modifié :

1° Le premier alinéa de l’article 131‑27 est complété par une phrase ainsi rédigée : « Cette interdiction est systématique et définitive pour toute fonction ou activité en lien avec des personnes mineures, dès lors que le crime ou délit commis constitue une infraction sexuelle sur une personne mineure. »

2° L’article 227‑9 est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Cette interdiction d’exercer une activité professionnelle ou bénévole impliquant un contact habituel avec des mineurs s’applique à titre définitif est systématique lorsque les infractions relèvent du paragraphe 2 de la section 5 du présent code. »

🖋️Irrecevable3 juil. 2026
Sophie Blanc
Après l'article 11, insérer l'article suivant:

Après le premier alinéa de l’article 131‑30 du code pénal, il est inséré un alinéa ainsi rédigé : 

« Lorsqu’un étranger est condamné pour une infraction prévue au paragraphe 1 ou au paragraphe 2 de la section 3 du chapitre II du titre II du livre II, la juridiction prononce l’interdiction du territoire français à titre définitif ou pour une durée de dix ans au plus. »

🖋️Irrecevable2 juil. 2026
Jérôme End
Après l'article 11, insérer l'article suivant:

I. – L’article 131‑36‑4 du code pénal est complété par trois alinéas ainsi rédigés :

« Lorsque la personne est en état de récidive pour une infraction définie aux articles 222‑23 à 222‑29‑3 du présent code, la juridiction ordonne le suivi d’un traitement utilisant des médicaments qui entraînent une diminution de la libido et un accompagnement psychiatrique. Ce traitement peut commencer pendant l’exécution de la peine.

« Si le violeur refuse ce traitement, il devra rester en prison ou en rétention de sûreté.

« Lorsque la peine d’emprisonnement se termine pendant la période de traitement du condamné, celui‑ci doit se présenter dans un hôpital ou un lieu agréé pour continuer de recevoir le traitement sous forme d’injections. Le non‑respect de ces obligations entraîne la possibilité par le juge d’application des peines de remettre le criminel sexuel en prison ou dans un hôpital spécialisé fermé pendant une durée déterminée. »

II. – La charge pour l’État et pour la Sécurité sociale est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

🖋️Irrecevable1 juil. 2026
Émilie Bonnivard
Après l'article 11, insérer l'article suivant:

L’article 131‑36‑4 du code pénal est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Lorsque la personne est condamnée pour une infraction prévue aux articles 222‑23 à 222‑31‑1 du présent code, la juridiction ordonne la proposition par le médecin d’un traitement médical anti-hormonal diminuant la libido, dans les conditions prévues à l’article L. 3711‑3 du code de la santé publique. Ce traitement peut commencer pendant l’exécution de la peine. Le refus du traitement par la personne condamnée pour agression sexuelle sur mineur entrainera une aggravation de la peine en cas de récidive. »

🖋️Rejeté3 juil. 2026
Alexandra Martin (Alpes-Maritimes)
Après l'article 11, insérer l'article suivant:

Après l’article 132‑18 du code pénal, il est inséré un article 132‑18‑1 ainsi rédigé :

« Art. 132‑18‑1. – Pour les infractions mentionnées aux articles 222‑23 à 222‑26‑1 ainsi qu’aux articles 222‑29‑1 à 222‑29‑3 lorsqu’elles sont commises sur un mineur, la peine d’emprisonnement, de réclusion ou de détention ne peut être inférieure aux seuils suivants :

« 1° Cinq ans lorsque le crime ou délit est puni de dix ans d’emprisonnement ;

« 2° Quinze ans lorsque le crime est puni de vingt ans de réclusion criminelle ;

« 3° Vingt ans lorsque le crime est puni de trente ans de réclusion criminelle ;

« 4° Trente ans lorsque le crime est puni de la réclusion criminelle à perpétuité.

« Toutefois, la juridiction peut exceptionnellement, par une décision spécialement motivée tenant aux circonstances de l’infraction, à la personnalité de son auteur ou aux garanties exceptionnelles de réinsertion présentées par celui-ci, prononcer une peine inférieure »

🖋️Irrecevable3 juil. 2026
Alexandra Martin (Alpes-Maritimes)
Après l'article 11, insérer l'article suivant:

Après l’article 227‑22 du code pénal, il est inséré un article 222‑22‑1 A ainsi rédigé :

« Art. 222‑22‑1 A. – Le fait, pour un majeur, de diffuser auprès d’un mineur la vision, par un moyen de communication électronique, de la représentation de ses organes sexuels, est puni de 5 ans d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende.

« La tentative du délit prévu au présent article est punie des mêmes peines.

« Les peines sont portées à 10 ans d’emprisonnement et 150 000 euros d’amende lorsque :

« 1° Le mineur est âgé de moins de quinze ans ;

« 2° Les faits sont commis par une personne ayant sur la victime une autorité de droit ou de fait, ou par une personne qui abuse de l’autorité qui lui confèrent ses fonctions. »

🖋️Irrecevable2 juil. 2026
Jérôme End
Après l'article 11, insérer l'article suivant:

I. – Le code pénal est ainsi modifié :

1° L’article 222‑23‑3 est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Ces vingt années de réclusion criminelle s’appliquent de façon systématique : aucun aménagement ni aucune remise de peine ne sont possibles. Si une expertise médicale confirme que l’état de santé physique ou mentale de la personne condamnée ne permet pas de vivre son enfermement en prison, celle‑ci effectue sa peine dans un établissement de santé adapté à son état. »

2° Après le premier alinéa de l’article 222‑29‑2, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Cette peine de dix ans d’emprisonnement et de 150 000 € d’amende pour atteinte sexuelle commise par un majeur sur la personne d’un mineur de quinze ans s’applique de façon systématique : aucun aménagement ni aucune remise de peine ne sont possibles. Si une expertise médicale confirme que l’état de santé physique ou mentale de la personne condamnée ne permet pas de vivre son enfermement en prison, celle‑ci effectue sa peine dans un établissement de santé adapté à son état, sans aucune permission de sortir. »

3° L’article 222‑29‑3 est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Cette peine de dix ans d’emprisonnement et de 150 000 € d’amende pour toute relation sexuelle incestueuse autre qu’un viol commise par un majeur sur la personne d’un mineur s’applique de façon systématique : aucun aménagement ni aucune remise de peine ne sont possibles. Si une expertise médicale confirme que l’état de santé physique ou mentale de la personne condamnée ne permet pas de vivre son enfermement en prison, celle‑ci effectue sa peine dans un établissement de santé adapté à son état, sans aucune permission de sortir. »

4° L’article 227‑25 est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Cette peine s’applique de façon systématique : aucun aménagement ni aucune remise de peine ne sont possibles. Si une expertise médicale confirme que l’état de santé physique ou mentale de la personne condamnée ne permet pas de vivre son enfermement en prison, celle‑ci effectue sa peine dans un établissement de santé adapté à son état, sans aucune permission de sortir. »

II. – La charge pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

🖋️Irrecevable1 juil. 2026
Émilie Bonnivard
Après l'article 11, insérer l'article suivant:

I. – La section 3 du chapitre II du titre II du livre II du code pénal est ainsi modifiée :

1° L’article 222‑22‑3 est abrogé ;

2° Le paragraphe 1 est ainsi modifié : 

a) À la fin de l’intitulé, les mots : « et du viol incestueux » sont supprimés ;

b) L’article 222‑23‑2 est abrogé ;

c) Au début de l’article 222‑23‑3, les mots : « Les viols définis aux articles 222‑23‑1 et 222‑23‑2 sont punis » sont remplacés par les mots : « Le viol défini à l’article 222‑23‑1 est puni » ;

d) Le 4° de l’article 222‑24 est abrogé ;

e) Au premier alinéa de l’article 222‑25, les mots : « , 222‑23‑1 et 222‑23‑2 » sont remplacés par les mots : « et 222‑23‑1 » ;

f) Au premier alinéa de l’article 222‑26, les mots : « , 222‑23‑1 et 222‑23‑2 » sont remplacés par les mots : « et 222‑23‑1 » ;

3° Le paragraphe 2 est ainsi modifié :

a) Le 2° de l’article 222‑28 est abrogé ;

b) Le I de l’article 228‑1 est ainsi modifié :

– À la première phrase du premier alinéa, les mots : « ou d’une agression sexuelle incestueuse » sont supprimés ;

– Au deuxième alinéa, les mots : « autre qu’une agression sexuelle incestueuse » sont supprimés ;

c) L’article 222‑29‑3 est abrogé ;

d) Le 2° de l’article 222‑30 est abrogé ;

3° Le paragraphe 3 ainsi modifié :

a) L’intitulé est ainsi rédigé : « De l’inceste » ;

b) Les articles 222‑31‑1 et 222‑31‑2 sont ainsi rétablis :

« Art. 222‑31‑1. – Constitue un inceste tout acte de nature sexuelle commis sur la personne d’autrui ou sur la personne de l’auteur avec violence, contrainte, menace ou surprise, quelle que soit leur nature, ou à la faveur d’un environnement coercitif par :

« 1° Un ascendant ;

« 2° Un descendant majeur ;

« 3° Un frère ou une sœur, un oncle ou une tante, un grand-oncle ou une grande-tante, un neveu ou une nièce, un cousin germain ou une cousine germaine ;

« 4° Le conjoint, le concubin d’une des personnes citées aux 1°, 2° et 3° ou le partenaire lié par un pacte civil de solidarité à l’une des personnes mentionnées aux mêmes 1°, 2° et 3°.

« Art. 222‑31‑2. – Lorsque les faits sont commis sur la personne d’un mineur, la contrainte ou la surprise sont caractérisées par l’abus de la vulnérabilité de la victime ne disposant pas du discernement nécessaire pour ces actes. » ;

c) Sont ajoutés des articles 222‑31‑3 à 222‑31‑6 ainsi rédigés :

« Art. 222‑31‑3. – L’inceste défini à l’article 222‑31‑1 est puni de dix ans d’emprisonnement et de 150 000 euros d’amende lorsqu’il se traduit par le fait d’imposer avec violence, contrainte, menace ou surprise ou à la faveur d’un environnement coercitif une atteinte sexuelle sur la personne d’autrui ou sur la personne de l’auteur.

« Ces faits sont punis de vingt ans de réclusion criminelle lorsqu’ils sont commis par un majeur sur la personne d’un mineur si le majeur est un ascendant ou toute autre personne mentionnée à l’article 222‑31‑1.

« Art. 222‑31‑4. – L’inceste défini à l’article 222‑31‑1 est puni de vingt ans de réclusion criminelle lorsqu’il se traduit par le fait d’imposer avec violence, contrainte, menace ou surprise ou à la faveur d’un environnement coercitif un acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu’il soit, un acte bucco-génital ou un acte bucco-anal sur la personne d’autrui ou sur la personne de l’auteur.

« Ces faits sont punis de trente ans de réclusion criminelle lorsqu’ils sont commis par un majeur sur la personne d’un mineur si le majeur est un ascendant ou toute autre personne mentionnée à l’article 222‑31‑1.

« Art. 222‑31‑5. – L’inceste défini à l’article 222‑31‑1 est puni de la réclusion criminelle à perpétuité :

« 1° Lorsqu’il a été commis de manière répétée ;

« 2° Lorsqu’il est précédé, accompagné ou suivi de tortures ou d’actes de barbarie ;

« 3° Lorsqu’il a entraîné la mort de la victime.

« Art. 222‑31‑6. – Les deux premiers alinéas de l’article 132‑23 relatif à la période de sûreté sont applicables à l’infraction prévue aux articles 222‑31‑1 et 222‑31‑2, 222‑31‑3 et 222‑31‑4. »

II. – Le code civil est ainsi modifié :

1° Au 4° de l’article 377, les mots : « ou une agression sexuelle incestueuse » sont supprimés ;

2° L’article 378 est ainsi modifié :

a) À la première phrase du premier alinéa, les mots : « ou d’une agression sexuelle incestueuse » sont supprimés ;

b) Au deuxième alinéa, les mots : « autre qu’une agression sexuelle incestueuse » sont supprimés ;

3° À l’article 378‑2, les mots : « soit pour une agression sexuelle incestueuse » sont supprimés.

🖋️Irrecevable3 juil. 2026
Alexandra Martin (Alpes-Maritimes)
Après l'article 11, insérer l'article suivant:

Après l’article 226‑8‑1 du code pénal, il est inséré un article 226‑8‑2 ainsi rédigé :

« Art. 226‑8‑2. – Est puni de cinq ans d’emprisonnement et de 300 000 euros d’amende le fait de créer, de générer, de développer, d’entraîner, de diffuser ou de mettre à la disposition du public ou de tout tiers un modèle de traitement algorithmique manifestement conçu dans le but de permettre la création, la production ou la diffusion de contenus, qu’ils soient visuels, sonores ou textuels, à caractère sexuel, lorsque ces contenus sont diffusés sans le consentement de la personne représentée.

« Est également puni des mêmes peines le fait d’utiliser, de détourner ou de paramétrer un tel modèle ou tout système de génération fondé sur un traitement algorithmique aux fins de produire ou de diffuser des contenus à caractère sexuel sans le consentement de la personne concernée.

« Lorsque les faits mentionnés aux deux premiers alinéas concernent des contenus définis à l’article 227‑23, les peines sont portées à sept ans d’emprisonnement et à 500 000 euros d’amende.

« Est assimilé aux faits mentionnés au présent article le recours à des agents conversationnels automatisés ou à tout système de génération de texte ou de contenu fondé sur un traitement algorithmique, lorsque ceux‑ci sont manifestement conçus, paramétrés, utilisés ou détournés de leur finalité initiale aux fins de produire de tels contenus. »

🖋️Irrecevable3 juil. 2026
Perrine Goulet
Après l'article 11, insérer l'article suivant:

La section 5 du chapitre VI du titre II du livre II du code pénal est complétée par un article 226‑25 ainsi rédigé : 

« Art. 226‑25. – Est puni de cinq ans d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende le fait de collecter, de détenir, de traiter ou de détourner des données à caractère personnel, afin de créer, de générer ou de mettre à disposition du public ou de tout tiers un modèle de traitement algorithmique, dans le but de permettre la création de contenu visuel ou sonore à caractère sexuel représentant un mineur et de tout fichier à caractère pédopornographique. »

🖋️Irrecevable3 juil. 2026
Alexandra Martin (Alpes-Maritimes)
Après l'article 11, insérer l'article suivant:

Le code pénal est ainsi modifié :

1° Le 9° de l’article 222‑24 est ainsi rétabli :

« 9° Lorsqu’il est diffusé en direct ou enregistré à des fins de diffusion ; » ;

2° L’article 222‑28 est complété par un 12° ainsi rédigé :

« 12° Lorsqu’il est diffusé en direct ou enregistré à des fins de diffusion. » ;

3° L’article 227‑23 est complété par trois alinéas ainsi rédigés :

« Le fait, pour tout individu, de concevoir, de créer ou de générer par un traitement algorithmique un contenu visuel ou sonore à caractère sexuel et reproduisant l’image ou les paroles d’un mineur est puni de 5 ans d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende.

« Lorsque les faits mentionnés au présent article sont commis par un ascendant, par une personne ayant autorité sur le mineur ou par toute personne exerçant à son égard une fonction éducative, et qu’ils consistent à fixer, à enregistrer, à transmettre, à diffuser ou àmettre à disposition l’image ou la représentation d’un viol ou d’une atteinte sexuelle commis sur ce mineur, y compris lorsque l’auteur est lui‑même l’auteur des violences, les peines sont portées à 10 ans d’emprisonnement et 150 000 euros d’amende.

« Lorsque ces faits ont pour finalité la diffusion ou la commercialisation de ces contenus par l’intermédiaire d’un service de communication au public en ligne ou d’un réseau de communications électroniques, les peines sont portées à 15 ans de réclusion criminelle et 1 000 000 euros d’amende. »

🖋️Rejeté3 juil. 2026
Laurent Mazaury
Après l'article 11, insérer l'article suivant:

L’article 222‑24 du code pénal est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Il est puni de la réclusion criminelle à perpétuité lorsqu’il a été commis avec deux ou plus des circonstances mentionnées aux 1° à 15° du présent article. »

🖋️Rejeté3 juil. 2026
Laurent Mazaury
Après l'article 11, insérer l'article suivant:

L’article 222‑24 du code pénal est complété par un alinéa ainsi rédigé : 

« Il est puni de trente ans de réclusion criminelle lorsqu’il a été commis avec deux ou plus des circonstances mentionnées aux 1° à 15° du présent article. »

🖋️Rejeté2 juil. 2026
Sophie Blanc
Après l'article 11, insérer l'article suivant:

Après le premier alinéa de l’article 222‑25 du code pénal, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Lorsque l’infraction prévue au premier alinéa est commise sur un mineur de quinze ans, la peine est portée à la réclusion criminelle à perpétuité. »

🖋️Rejeté3 juil. 2026
Perrine Goulet
Après l'article 11, insérer l'article suivant:

Le paragraphe 1 de la section 3 du chapitre II du titre II du livre II du code pénal est complété par un article 222‑26‑3 ainsi rédigé : 

« Art. 222‑26‑3. – Le viol défini aux articles 222‑23, 222‑23‑1 et 222‑23‑2 est puni de trente ans de réclusion criminelle, lorsqu’il est commis sur un mineur âgé de plus de quinze ans et en concours avec un ou plusieurs autres viols commis sur d’autres victimes. » 

🖋️Irrecevable3 juil. 2026
Alexandra Martin (Alpes-Maritimes)
Après l'article 11, insérer l'article suivant:

Le I de l’article 222‑33‑1‑1 du code pénal est ainsi modifié :

1° Au premier alinéa, le montant : « 3 750 » est remplacé par le montant : « 7 500 » ;

2° Il est ajouté un 9° ainsi rédigé :

« 9° Par l’utilisation d’un service de communication au public en ligne ou par le biais d’un support numérique ou électronique, y compris lorsque les propos ou comportements sont diffusés, transmis ou rendus accessibles à plusieurs personnes, de manière publique ou privée. »

🖋️Irrecevable3 juil. 2026
Perrine Goulet
Après l'article 11, insérer l'article suivant:

La section 4 du chapitre II du titre II du livre II du code pénal est complétée par un article 222‑33‑1‑2 ainsi rédigé :

« Art. 222‑33‑1‑2. – Sont assimilées aux infractions prévues par la présente section et punies des mêmes peines, les atteintes, les délits et les crimes de même nature commis sur une personne par l’intermédiaire de sa représentation virtuelle au sein d’un environnement numérique immersif. » 

🖋️Irrecevable3 juil. 2026
Laure Miller
Après l'article 11, insérer l'article suivant:

Le I de l’article 222‑44 du code pénal est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« 14° En cas de condamnation pour des infractions commises sur un mineur, l’acquittement d’une contribution auprès d’une association d’aide aux victimes mentionnée aux articles 10‑2 et 41 du code de procédure pénale du ressort du tribunal judiciaire ou, à défaut, de la cour d’appel, dont le montant ne peut excéder le montant prévu au premier alinéa de l’article 131‑13 du code pénal. »

🖋️Irrecevable3 juil. 2026
Laure Miller
Après l'article 11, insérer l'article suivant:

Le I de l’article 222‑44 du code pénal est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« 14° L’acquittement d’une contribution auprès d’une association d’aide aux victimes mentionnée aux articles 10‑2 et 41 du code de procédure pénale du ressort du tribunal judiciaire ou, à défaut, de la cour d’appel, dont le montant ne peut excéder le montant prévu au premier alinéa de l’article 131‑13 du code pénal. »

🖋️Irrecevable2 juil. 2026
Colette Capdevielle
Après l'article 11, insérer l'article suivant:

Après l’article 225‑4‑9 du code pénal, il est inséré un article 225‑4‑9-1 ainsi rédigé :

« Art. 225‑4‑9-1. – I. – Lorsqu’un crime ou un délit a été commis dans le cadre de l’une des exploitations mentionnées au I de l’article 225‑4‑1 par une personne mineure victime de traite des êtres humains, cette dernière n’est pas pénalement responsable de la commission de cette infraction.

« II. – À titre exceptionnel et compte tenu des circonstances de l’espèce et de la personnalité de la victime de traite des êtres humains ainsi que de sa situation, la juridiction peut décider qu’il n’y a pas lieu de faire application de la règle d’irresponsabilité mentionnée au présent article. Cette décision ne peut être prise que par une disposition spécialement motivée. »

🖋️Irrecevable2 juil. 2026
Colette Capdevielle
Après l'article 11, insérer l'article suivant:

Le code pénal est ainsi modifié 

1° Après le 10° à l’article 225‑7, il est inséré un 11° ainsi rédigé : 

« 11° Lorsque le recrutement de la victime a été effectué au moyen d’un service de communication électronique en ligne. » ;

2° Après l’article 225‑7‑1, il est inséré un article 225‑7‑2 ainsi rédigé : 

« Art. 225‑7‑2. – Le proxénétisme mentionné à l’article 225‑7 est puni de vingt ans de réclusion criminelle et de 3 000 000 euros d’amende lorsqu’il est commis à l’égard d’un mineur confié à l’aide sociale à l’enfance en application de l’article 375 du code civil. »

🖋️Irrecevable3 juil. 2026
Alexandra Martin (Alpes-Maritimes)
Après l'article 11, insérer l'article suivant:

Le premier alinéa de l’article 226‑8‑1 du code pénal est ainsi modifié :

1° À la première phrase, après le mot : « fait », sont insérés les mots : « pour tout individu, de concevoir, de créer ou » ;

2° À la seconde phrase, après le mot : « fait », sont insérés les mots : « pour tout individu, de concevoir, de créer ou ».

🖋️Irrecevable1 juil. 2026
Émilie Bonnivard
Après l'article 11, insérer l'article suivant:

Après le 2° bis de l’article 226‑14 du code pénal, il est inséré un 2° ter ainsi rédigé : 

« 2° ter Au médecin ou à tout autre professionnel de santé qui, lorsqu’il constate ou a des raisons sérieuses de présumer qu’un mineur est victime de violences sexuelles, d’inceste ou d’exploitation sexuelle, est tenu de mettre en œuvre sans délai les procédures de signalement prévues par la loi afin d’assurer la protection du mineur. Cette démarche s’exerce dans les conditions prévues au présent article ; ».

🖋️Irrecevable3 juil. 2026
Alexandra Martin (Alpes-Maritimes)
Après l'article 11, insérer l'article suivant:

Après le 2° bis de l’article 226‑14 du code pénal, il est inséré un 2° ter ainsi rédigé :

« 2° ter Au médecin ou à tout autre professionnel de santé qui, lorsqu’il constate ou a des raisons sérieuses de présumer qu’un mineur est victime de violences sexuelles, d’inceste ou d’exploitation sexuelle, est tenu de mettre en œuvre sans délai les procédures de signalement prévues par la loi afin d’assurer la protection du mineur. Cette démarche s’exerce dans les conditions prévues au présent article. »

🖋️Irrecevable1 juil. 2026
Émilie Bonnivard
Après l'article 11, insérer l'article suivant:

Après le 2° bis de l’article 226‑14 du code pénal, il est inséré un 2° ter ainsi rédigé :

« 2° ter Au médecin ou à tout autre professionnel de santé qui, lorsqu’il constate ou a des raisons sérieuses de présumer qu’un mineur est victime de violences sexuelles, d’inceste ou d’exploitation sexuelle, est tenu de mettre en œuvre sans délai les procédures de signalement prévues par la loi afin d’assurer la protection du mineur. Cette démarche s’exerce dans les conditions prévues au présent article. »

🖋️Irrecevable2 juil. 2026
Émilie Bonnivard
Après l'article 11, insérer l'article suivant:

I. – Après le 2° de l’article 226‑14 du code pénal, il est inséré un 2° bis A ainsi rédigé : 

« 2° bis A À tout professionnel qui, dans l’exercice de ses fonctions, suspecte des violences sexuelles à l’encontre d’un mineur est tenu, sans avoir à recueillir l’accord de quiconque, d’en informer sans délai le procureur de la République ; ».

II. – L’article 40 du code de procédure pénale est complété par un alinéa ainsi rédigé : 

« Tout professionnel qui suspecte des violences sexuelles à l’encontre d’un mineur est tenu de faire un signalement au procureur de la République. »

🖋️Irrecevable2 juil. 2026
Alexandra Martin (Alpes-Maritimes)
Après l'article 11, insérer l'article suivant:

I. – Après l’article 227‑24‑1 du code pénal, il est inséré un article 227‑24‑1 ainsi rédigé :

« Art. 227‑24‑1. – Le fait de faire publiquement l’apologie du viol, de l’inceste, des autres agressions sexuelles prévues aux articles 222‑22 à 222‑33‑1 du code pénal et de l’atteinte sexuelle prévue à l’article 227‑25, sur un mineur, y compris lorsqu’ils sont présentés comme fictifs, imaginaires ou mis en scène, est puni de 5 ans d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende.

« Constitue une apologie au sens du présent article tout propos, écrit, image, représentation ou communication au public par tout moyen, ayant pour objet ou pour effet de présenter favorablement, de justifier ou de banaliser la commission des infractions définies au premier alinéa de cet article.

« Lorsque les faits sont commis par un moyen de communication au public en ligne, les peines sont portées à 7 ans d’emprisonnement et à 100 000 euros d’amende.

« Les personnes physiques coupables encourent également la peine complémentaire suivante : l’obligation d’accomplir un stage de responsabilité parentale ou de prévention des violences sexuelles.

« Les personnes morales reconnues pénalement responsables dans les conditions prévues à l’article 121‑2 encourent, outre l’amende suivant les dispositions prévues à l’article 131‑38, les peines mentionnées à l’article 131‑39. »

II. – L’article 25 de Loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse est ainsi rétabli :

« Art. 25. – Sont punis de 5 d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amendes, ceux qui, par l’un des moyens énoncés à l’article 23, auront fait publiquement l’apologie des infractions de viol, d’inceste, d’agressions sexuelles, ainsi que toute atteinte sexuelle commise sur un mineur, telles que définies et réprimées par les articles 222‑22 à 222‑33‑1 et 227‑25 du code pénal. »

🖋️Irrecevable3 juil. 2026
Perrine Goulet
Après l'article 11, insérer l'article suivant:

Après l’article 227‑3 du code pénal, il est inséré un article 227‑3-1 ainsi rédigé :

« Art. 227‑3-1. – Le fait de provoquer publiquement à la commission des crimes et des délits prévus par la présente section ou d’en faire publiquement l’apologie est puni de cinq ans d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende.

« Les peines sont portées à sept ans d’emprisonnement et à 100 000 euros d’amende lorsque les faits ont été commis en utilisant un service de communication au public en ligne.

« Lorsque les faits sont commis par la voie de la presse écrite ou audiovisuelle ou de la communication au public en ligne, les dispositions particulières des lois qui régissent ces matières sont applicables en ce qui concerne la détermination des personnes responsables. »

🖋️Irrecevable3 juil. 2026
Philippe Fait
Après l'article 11, insérer l'article suivant:

L’article 227‑5 du code pénal est abrogé.

🖋️Irrecevable3 juil. 2026
Virginie Duby-Muller
Après l'article 11, insérer l'article suivant:

L’article 227‑5 du code pénal est abrogé. 

🖋️Irrecevable2 juil. 2026
Émilie Bonnivard
Après l'article 11, insérer l'article suivant:

I. – Après le 2° de l’article 226‑14 du code pénal, il est inséré un 2° bis A ainsi rédigé : 

« 2° bis A À tout professionnel qui, dans l’exercice de ses fonctions, suspecte des violences sexuelles à l’encontre d’un mineur est tenu, sans avoir à recueillir l’accord de quiconque, d’en informer sans délai le procureur de la République ; ». »

II. – L’article 40 du code de procédure pénale est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Tout professionnel qui suspecte des violences sexuelles à l’encontre d’un mineur est tenu de faire un signalement au procureur de la République. »

🖋️Irrecevable3 juil. 2026
Philippe Fait
Après l'article 11, insérer l'article suivant:

L’article 227‑5 du code pénal est complété par un alinéa ainsi rédigé : 

« Le délit n’est pas constitué en cas de refus de représenter l’enfant motivé par la crainte d’un danger plausible encouru par l’enfant ou en cas de résistance de l’enfant. »

🖋️Irrecevable3 juil. 2026
Virginie Duby-Muller
Après l'article 11, insérer l'article suivant:

L’article 227‑5 du code pénal est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Le délit n’est pas constitué en cas de refus de représenter l’enfant motivé par la crainte d’un danger plausible encouru par l’enfant ou en cas de résistance de l’enfant ».

🖋️Irrecevable3 juil. 2026
Philippe Fait
Après l'article 11, insérer l'article suivant:

L’article 227‑5 du code pénal est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Le délit n’est pas constitué lorsque le refus de représenter l’enfant est motivé par des raisons sérieuses de considérer comme vraisemblable la commission d’une infraction à son encontre ou l’existence d’un risque de mise en danger de celui-ci ou lorsqu’il résulte de l’opposition manifeste du mineur à sa remise. »

🖋️Irrecevable3 juil. 2026
Virginie Duby-Muller
Après l'article 11, insérer l'article suivant:

I. – Après l’article 227‑7 du code pénal, il est inséré un article 227‑7‑1 ainsi rédigé :

« Art. 227‑7‑1. – Lorsqu’une enquête est en cours à l’encontre de l’un des parents pour des faits de violences intrafamiliales, de violences sexuelles ou d’inceste commis sur la personne de l’enfant ou de l’autre parent, les poursuites fondées sur les articles 227‑5 et 227‑7 sont suspendues jusqu’à la clôture définitive de l’enquête.

« Lorsque cette enquête est classée sans suite pour une infraction insuffisamment caractérisée, le parent ayant agi dans le but manifeste de protéger l’enfant ne peut être poursuivi sur le fondement des mêmes articles 227‑5 et 227‑7, dès lors qu’il existait, au moment des faits, des éléments plausibles permettant de justifier la crainte de violences. »

II. – Le Gouvernement remet au Parlement, dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, un rapport d’évaluation sur la mise en œuvre de l’article 6 du décret n° 2021‑1516 du 23 novembre 2021 tendant à renforcer l’effectivité des droits des personnes victimes d’infractions commises au sein du couple ou de la famille et sur l’application du présent article. Le rapport précise le respect des délais de traitement, la fréquence et les motifs des classements sans suite, ainsi que l’incidence de l’application du présent article sur la sécurité et la protection des personnes concernées.

🖋️Irrecevable3 juil. 2026
Perrine Goulet
Après l'article 11, insérer l'article suivant:

Le second alinéa de l’article 227‑22‑1 du code pénal est complété par les mots : « , y compris lorsque la rencontre n’a pas eu lieu mais que le majeur s’est rendu sur le lieu où celle-ci était prévue ».

🖋️Irrecevable2 juil. 2026
Alexandra Martin (Alpes-Maritimes)
Après l'article 11, insérer l'article suivant:

Après le premier alinéa à l’article 227‑22 du code pénal, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Constitue également le délit prévu au présent article le fait d’utiliser un système automatisé ou un modèle d’intelligence artificielle, lorsque ce moyen est intentionnellement employé afin de générer ou reproduire des scénarios, discours, comportements ou interactions ayant pour objet ou pour effet de faciliter la commission d’infractions à l’encontre d’un mineur. »

🖋️Irrecevable3 juil. 2026
Perrine Goulet
Après l'article 11, insérer l'article suivant:

Après le premier alinéa de l’article 227‑23‑1 du code pénal, il est inséré un alinéa ainsi rédigé : 

« Constitue une représentation au sens du premier alinéa du présent article l’image générée, modifiée ou recréée au moyen d’un traitement algorithmique ou d’un système d’intelligence artificielle, y compris lorsque le mineur représenté est fictif. » 

🖋️Irrecevable3 juil. 2026
Erwan Balanant
Après l'article 11, insérer l'article suivant:

I. – L’article 227‑31‑1 du code pénal est ainsi rédigé :

« I. – La peine complémentaire d’interdiction d’exercer une activité professionnelle ou bénévole impliquant un contact habituel avec des mineurs mentionnée au 6° de l’article 227‑29 est obligatoire et prononcée à titre définitif en cas de condamnation pour crime ou pour l’un des délits mentionnés au II du présent article. Cette condamnation est mentionnée au bulletin n° 2 du casier judiciaire mentionné à l’article 775 du code de procédure pénale.

« II. – Les délits pour lesquels la peine complémentaire d’interdiction d’exercer au contact des mineurs est obligatoirement prononcée sont les délits mentionnés :

« 1° Au chapitre Ier du titre II du livre II du code pénal, à l’exception des délits mentionnés au premier alinéa de l’article 221‑6 ;

« 2° Au chapitre II du même titre II, à l’exception des délits mentionnés au premier alinéa de l’article 222‑19 ;

« 3° Aux chapitres III, IV, V et VII dudit titre II ;

« 4° Au chapitre II du titre Ier du livre III du même code ;

« 5° Au chapitre IV du titre II du même livre III ;

« 6° Au livre IV dudit code ;

« 7° Aux articles 227‑22 à 227‑27, 227‑27‑2 et 227‑28‑3 du même code ;

« 8° Aux articles L. 235‑1 et L. 235‑3 du code de la route ;

« 9° Aux articles L. 3421‑1, L. 3421‑4 et L. 3421‑6 du code de la santé publique ;

« 10° Au chapitre VII du titre Ier du livre III du code de la sécurité intérieure ;

« 11° Aux articles L. 212‑14, L. 232‑25 à L. 232‑27, L. 241‑2 à L. 241‑5 et L. 332‑3 à L. 332‑13 du code du sport. »

II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

🖋️Irrecevable3 juil. 2026
Alexandra Martin (Alpes-Maritimes)
Après l'article 11, insérer l'article suivant:

L’article 312‑10 du code pénal est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Les peines sont portées à 10 ans d’emprisonnement et 250 000 euros d’amende lorsque les faits ont été commis à l’encontre d’un mineur de quinze ans. Elles sont portées à 10 ans d’emprisonnement et à 1 000 000 euros d’amende lorsque les faits ont été commis en bande organisée. »

🖋️Irrecevable2 juil. 2026
Colette Capdevielle
Après l'article 11, insérer l'article suivant:

Au I de l’article 323‑3‑2 du code pénal, après le mot : « numériques), », sont insérés les mots : « ou pour toute personne qui, sans avoir la qualité de fournisseur de service de plateforme en ligne, crée, organise, administre ou modère au sein d’un tel service, un espace de communication en ligne, notamment un groupe de discussion ou un canal, et dispose à ce titre d’un droit de gestion sur l’accès des membres ou sur les contenus diffusés, ».

🖋️Rejeté3 juil. 2026
Anne-Laure Blin
Après l'article 11, insérer l'article suivant:

Le troisième alinéa de l’article 720‑4 du code de procédure pénale est complété par une phrase ainsi rédigée : 

« Le premier alinéa n’est pas applicable à la période de sûreté prononcée pour la peine prévue par l’article 222‑26 du même code. »

🖋️Irrecevable2 juil. 2026
Arnaud Bonnet
Après l'article 11, insérer l'article suivant:

Au sein de chaque tribunal judiciaire, un ou plusieurs magistrats du parquet sont désignés pour assurer le suivi des procédures relatives aux infractions sexuelles commises sur des mineurs et pour coordonner l’action des services qui concourent à leur traitement.

🖋️Tombé3 juil. 2026
Pauline Cestrières

Compléter cet article par les deux alinéas suivants :

« 2° Le deuxième alinéa de l’article 222‑26 est complété par une phrase ainsi rédigée :

« Lorsque le viol est commis dans les conditions du 2° du présent article, la cour d’assises peut toutefois, par décision spéciale, porter la période de sûreté jusqu’à trente ans. »


Article 12
🖋️Adopté2 juil. 2026
Arnaud Bonnet
Après l'article 12, insérer l'article suivant:

Dans un délai d’un an à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur l’accompagnement, à l’issue de leur peine, des personnes condamnées pour des infractions sexuelles commises sur des mineurs. Ce rapport évalue notamment le taux de sorties sans aménagement ni suivi, l’accès effectif aux soins et aux programmes de prévention de la récidive en détention et la mise en œuvre de l’injonction de soins, au regard notamment de la démographie des médecins coordonnateurs. 

🖋️Rejeté2 juil. 2026
Arnaud Bonnet

Supprimer cet article.

🖋️Rejeté2 juil. 2026
Arnaud Bonnet

Rédiger ainsi cet article :

« L’article 720 du code de procédure pénale est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Lorsqu’elle concerne une personne condamnée pour une infraction mentionnée à l’article 706‑47 commise sur un mineur, la libération sous contrainte est assortie, sauf décision contraire spécialement motivée du juge de l’application des peines, d’une injonction de soins prononcée dans les conditions prévues à l’article 131‑36‑4 du code pénal ainsi que des obligations et interdictions prévues à l’article 132‑45 du même code, notamment l’interdiction d’entrer en relation avec la victime ou de paraître dans les lieux qu’elle fréquente. » »

🖋️Irrecevable3 juil. 2026
Béatrice Roullaud

Avant l’alinéa 1, ajouter les cinq alinéas suivants : 

« I A. – La section 2 du chapitre II du titre III du livre Ier du code pénal est ainsi modifiée : 

« 1° Après le premier alinéa de l’article 132‑30, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Par dérogation au premier alinéa, le sursis ne peut être ordonné en cas d’atteintes à la personne humaine mentionnées au titre II du livre II du code pénal lorsqu’elles s’exercent sur un mineur. » ; 

« 2° Après le premier alinéa de l’article 132‑40, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Toutefois, aucun sursis, même probatoire, ne peut être ordonné en cas d’atteintes à la personne humaine mentionnées au titre II du livre II lorsqu’elles s’exercent sur un mineur. »

🖋️Rejeté3 juil. 2026
Sophie Blanc

Avant l’alinéa 1, ajouter les deux alinéas suivants : 

« 1° A Le I de l’article 720 du code de procédure pénale est complété par un 3° ainsi rédigé : 

« « 3° Qui ont été incarcérés pour l’exécution d’une ou de plusieurs peines dont l’une au moins a été prononcée pour une infraction prévue à la section 3 du chapitre II du titre II du livre II du code pénal ; ».

🖋️Irrecevable3 juil. 2026
Sophie Blanc
Après l'article 12, insérer l'article suivant:

Après le premier alinéa de l’article 132‑36 du code pénal, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« En cas de condamnation pour une infraction prévue à la section 3 du chapitre II du titre II du livre II, commise en état de récidive légale, le sursis antérieurement accordé est révoqué de plein droit. »

🖋️Irrecevable1 juil. 2026
Émilie Bonnivard
Après l'article 12, insérer l'article suivant:

Le 1° de l’article 226‑14 du code pénal est ainsi rédigé : 

« 1° Dans les cas où la loi impose d’alerter le procureur de la République. Tout professionnel qui, dans l’exercice de ses fonctions, suspecte des violences sexuelles de toute nature, à l’encontre d’un mineur est tenu, sans avoir à recueillir l’accord de quiconque, d’en informer sans délai le procureur de la République. Les professionnels désignés pour une obligation de signaler au procureur de la République sont tous les médecins ; »

🖋️Irrecevable1 juil. 2026
Émilie Bonnivard
Après l'article 12, insérer l'article suivant:

L’article 723‑29 du code de procédure pénale est ainsi modifié : 

1° Le mot : « peut » est supprimé ; 

2° Le mot : « ordonner » est remplacé par le mot : « ordonne » ; 

3° Les mots : « dont le risque paraît avéré, » sont supprimés. 

🖋️Irrecevable1 juil. 2026
Émilie Bonnivard
Après l'article 12, insérer l'article suivant:

Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport évaluant, d’une part, les effets du renforcement des moyens des services pour le suivi socio-judiciaire des agresseurs en matière de prévention de la récidive, et d’autre part, les effets d’une prise en charge socio-judiciaire sous la forme d’un maillage « santé-justice-social », avec un travail des sphères de la Justice civile et pénale, des services pénitentiaires d’insertion et de probation et de la Santé en commun. Il envisage le financement de nouveaux médecins coordinateurs actuellement insuffisamment nombreux.


Article 13
🖋️Adopté3 juil. 2026
Maud Petit

Après l’alinéa 3, insérer l’alinéa suivant :

« Les contrôles réalisés en application du présent article sont conduits, lorsque la situation le justifie, en lien avec les services du département compétents en matière de protection de l’enfance. »

🖋️Adopté3 juil. 2026
Ayda Hadizadeh

À la première phrase de l’alinéa 9, après le mot :

« administratif », 

insérer le mot :

« inopiné ».

🖋️Adopté2 juil. 2026
Florence Herouin-Léautey

À la première phrase de l’alinéa 9, après le mot :

« particulière »,

insérer les mots :

« quels que soient les temps d’accueil concernés, y compris la pause méridienne, les heures qui précèdent et qui suivent la classe, le mercredi et pendant les vacances scolaires, ».

🖋️Adopté2 juil. 2026
Florence Herouin-Léautey

À la première phrase de l’alinéa 9, après le mot :

« sécurité »,

insérer les mots :

« physique, psychique et affective ».

🖋️Adopté3 juil. 2026
Hervé Saulignac

À la première phrase de l’alinéa 9, substituer aux mot :

« leur moralité »

les mots :

« leurs besoins fondamentaux »

🖋️Adopté6 juil. 2026
Nathalie Colin-Oesterlé

À la première phrase de l’alinéa 9, substituer aux mots :

« n’est pas frappée »

les mots :

« ne fait pas l’objet ».

🖋️Adopté3 juil. 2026
Ayda Hadizadeh

Compléter la première phrase de l’alinéa 9 par les mots : 

« et que l’information relative aux procédures de signalement des violences commises à l’égard du public accueilli fait l’objet d’un affichage clair et permanent ».

🖋️Adopté6 juil. 2026
Nathalie Colin-Oesterlé

À la seconde phrase de l’alinéa 9, supprimer les mots :

« chefs de ».

🖋️Adopté6 juil. 2026
Nathalie Colin-Oesterlé

Après l’alinéa 9, insérer l’alinéa suivant :

« Les personnes qui mettent en place une structure mentionnée au premier alinéa la déclarent au représentant de l’État dans le département avant son ouverture, dans des conditions et selon des seuils déterminés par décret. Le défaut de déclaration est puni de 7 500 euros d’amende. Cette déclaration ne conditionne pas l’exercice du contrôle prévu au présent article, qui peut porter sur toute structure, qu’elle soit déclarée ou non. »

🖋️Adopté2 juil. 2026
Arnaud Bonnet

Après l’alinéa 9, insérer l’alinéa suivant :

« Les personnes qui mettent en place une structure mentionnée au premier alinéa la déclarent au représentant de l’État dans le département avant son ouverture, dans des conditions et selon des seuils déterminés par décret. Le défaut de déclaration est puni de 7 500 euros d’amende. Cette déclaration ne conditionne pas l’exercice du contrôle prévu au présent article, qui peut porter sur toute structure, qu’elle soit déclarée ou non. »

🖋️Adopté2 juil. 2026
Marie-Charlotte Garin

Compléter l’alinéa 10 par la phrase suivante : :

« Ils vérifient également que les mineurs accueillis sont informés, dans des conditions adaptées à leur âge et à leur discernement, des droits dont ils bénéficient ainsi que des personnes et des dispositifs auxquels ils peuvent s’adresser pour signaler des violences, des maltraitances ou toute atteinte à leur intégrité physique ou psychique. »

🖋️Adopté2 juil. 2026
Marie-Charlotte Garin

Compléter l’alinéa 10 par la phrase suivante :

« Dans le cadre de cette mission, ils peuvent s’entretenir individuellement avec les mineurs accueillis, dans des conditions adaptées à leur âge et à leur discernement et garantissant la confidentialité de leurs échanges. »

🖋️Adopté3 juil. 2026
Maud Petit

Après l’alinéa 10, insérer l’alinéa suivant :

« Les personnes responsables de l’accueil désignent, parmi les membres de l’équipe encadrante, un référent chargé des questions relatives à la protection de l’enfance, à la prévention des violences et au signalement des situations préoccupantes. »

🖋️Adopté6 juil. 2026
Nathalie Colin-Oesterlé

À l’alinéa 11, substituer aux mots :

« de vérifier »

les mots :

« d’une vérification de ».

🖋️Adopté2 juil. 2026
Arnaud Bonnet

À l’alinéa 12, substituer aux mots : 

« d’un an d’emprisonnement et de 7 500 euros »

les mots : 

« de deux ans d’emprisonnement et de 30 000 euros ».

🖋️Adopté2 juil. 2026
Florence Herouin-Léautey

À l’alinéa 22, après le mot :

« physique »,

insérer les mots

« , psychique, affective ».

🖋️Adopté6 juil. 2026
Nathalie Colin-Oesterlé

À l’alinéa 22, après la quatrième occurrence du mot : 

« ou »,

insérer les mots :

« la personne ».

🖋️Adopté2 juil. 2026
Marie-Charlotte Garin

Compléter l’alinéa 22 par la phrase suivante :

« Le représentant de l’État dans le département informe sans délai le président du conseil départemental de tout contrôle ayant révélé des risques pour la santé, la sécurité physique ou morale des mineurs accueillis. »

🖋️Adopté6 juil. 2026
Nathalie Colin-Oesterlé

À l’alinéa 28, supprimer les mots :

« ou participe à ».

🖋️Adopté6 juil. 2026
Nathalie Colin-Oesterlé

À l’alinéa 28, après la référence :

« L. 227‑12, »

insérer les mots :

« y participe, ».

🖋️Adopté6 juil. 2026
Nathalie Colin-Oesterlé

À la fin de l’alinéa 28, substituer aux mots :

« les accueillant »

les mots :

« accueillant des mineurs ».

🖋️Adopté6 juil. 2026
Nathalie Colin-Oesterlé

Au début de la deuxième phrase de l’alinéa 29, ajouter les mots :

« La durée de ».

🖋️Adopté6 juil. 2026
Nathalie Colin-Oesterlé

Au début de la troisième phrase de l’alinéa 29, substituer aux mots :

« Dans le cas où »

le mot :

« Lorsque ».

🖋️Adopté6 juil. 2026
Nathalie Colin-Oesterlé

À l’alinéa 31, substituer au mot :

« fixées »

le mot :

« déterminées ».

🖋️Adopté6 juil. 2026
Nathalie Colin-Oesterlé

I. – À l’alinéa 34, supprimer les mots :

« ou participent à ».

II. – En conséquence, au même alinéa 34, après le mot :

« mineurs, »

insérer les mots :

« qui y participent, ».

🖋️Adopté6 juil. 2026
Nathalie Colin-Oesterlé

Après l’alinéa 34, insérer l’alinéa suivant :

« a bis) Au 4°, après la référence : « 706‑25‑8 », sont insérés les mots : « du présent code ». »

🖋️Adopté6 juil. 2026
Nathalie Colin-Oesterlé

Après l’alinéa 35, insérer l’alinéa suivant :

« c) À la fin de l’avant-dernier alinéa, les mots : « même 3° » sont remplacés par les mots : « 3° du présent article ». »

🖋️Rejeté3 juil. 2026
Yannick Monnet

Supprimer cet article.

🖋️Rejeté1 juil. 2026
Émilie Bonnivard

Après l’alinéa 1, insérer l’alinéa suivant : 

« 1° A Au premier alinéa du I de l’article L. 133‑6 du code de l’action sociale et des familles, après le mot : « travail », sont insérés les mots : « , ni intervenir en tant que personne professionnelle ou bénévole de l’éducation nationale ou du milieu sportif, ni être en charge du transport scolaire ou du transport de mineurs en soin personnes, ni mener des activités de soutien scolaire ou de cours à domicile auprès de mineurs, ni » ; ».

🖋️Irrecevable2 juil. 2026
Arnaud Bonnet

À la première phrase de l’alinéa 9, substituer aux mots : 

« peut prescrire un contrôle administratif de toute structure »

les mots :

« prescrit, au moins une fois tous les trois ans, un contrôle administratif de toute structure déclarée ».

🖋️Irrecevable3 juil. 2026
Béatrice Roullaud

À la première phrase de l’alinéa 9, substituer aux mots :

« peut prescrire »

les mots :

« prescrit, au moins une fois tous les trois ans, ».

🖋️Irrecevable3 juil. 2026
Marine Hamelet

À l’alinéa 9, après le mot : 

« administratif », 

insérer les mots : 

« des établissements mentionnées au 1° du I de l’article L. 312‑1 et ».

🖋️Irrecevable2 juil. 2026
Arnaud Bonnet

Compléter l’alinéa 9 par la phrase suivante :

« Les modalités et la périodicité minimale de ce contrôle sont déterminées par décret. »

🖋️Rejeté3 juil. 2026
Julie Ozenne

Après l’alinéa 11, insérer l’alinéa suivant : 

« Les données à caractère personnel collectées ou consultées dans le cadre des contrôles prévus au présent article sont strictement limitées à celles nécessaires à l’exercice de cette mission de contrôle. Elles ne peuvent être traitées ou conservées à d’autres fins que celles mentionnées à l’article L. 133‑6. »

🖋️Rejeté3 juil. 2026
Hervé Saulignac

À la première phrase de l’alinéa 18, substituer aux mots :

« peut se déplacer »

les mots :

« se déplace ».

🖋️Rejeté3 juil. 2026
David Magnier

À la fin de la seconde phrase de l’alinéa 29, substituer aux mots : 

« six mois »

les mots : 

« un an ». 

🖋️Irrecevable3 juil. 2026
Alexandra Martin (Alpes-Maritimes)
Après l'article 13, insérer l'article suivant:

Après l’article L. 112‑3 du code de l’action sociale et des familles, il est inséré un article L. 112‑3‑1 ainsi rédigé :

« Art. L. 112‑3‑1. – Tout mineur ayant révélé des faits de violences sexuelles, d’inceste ou d’exploitation sexuelle, ou pour lequel il existe des motifs raisonnables de présumer de tels faits, bénéficie d’un droit à un parcours de soins psychotraumatique spécialisé, coordonné et pluriannuel.

« Ce parcours est proposé sans délai dès le premier accueil du mineur par une unité d’accueil pédiatrique enfants en danger, par un établissement ou par un professionnel de santé, ou à l’occasion d’un signalement ou d’une procédure engagée devant l’autorité judiciaire ou administrative.

« Il comprend obligatoirement :

« 1° Une évaluation initiale psychotraumatique réalisée par un professionnel dûment formé ;

« 2° La désignation d’un référent de parcours psychotraumatique chargé d’assurer la continuité du suivi entre les différentes structures sanitaires, sociales et judiciaires ;

« 3° Un accompagnement psychologique spécialisé et adapté à l’âge de l’enfant ;

« 4° Une durée minimale de prise en charge de trois ans, renouvelable selon l’évaluation clinique ;

« 5° Une coordination obligatoire entre les services de santé, l’aide sociale à l’enfance et les autorités judiciaires, afin de garantir la continuité du parcours et d’éviter toute rupture de soins.

« L’État garantit la disponibilité territoriale de ce parcours dans des délais compatibles avec l’urgence psychotraumatique.

« Les modalités d’application de cet article sont précisées par un décret en Conseil d’État. »

🖋️Irrecevable2 juil. 2026
Jérôme End
Après l'article 13, insérer l'article suivant:

I. – L’article L. 221‑9 du code de l’action sociale et des familles est ainsi rédigé :

« Art. L. 221‑9. – Dans chaque département est instituée auprès du représentant de l’État dans le département une cellule dédiée à la protection de l’enfance. Elle est chargée de procéder à des contrôles réguliers, notamment inopinés, dans les lieux accueillant des mineurs ou des jeunes majeurs confiés au titre de l’aide sociale à l’enfance. Elle vérifie le respect des droits fondamentaux des enfants et le respect des obligations légales relatives à l’accueil d’enfants confiés. Elle publie également, au moins une fois par trimestre, le nombre de mesures de placement prononcées et demeurées non exécutées sur son territoire. La composition et les missions de cette cellule sont déterminées par décret.

« En cas de carence avérée d’un département dans l’application des dispositions législatives et réglementaires relatives à la protection de l’enfance, le représentant de l’État dans le département peut, après mise en demeure restée sans effet, prendre les mesures nécessaires pour y remédier dans un délai maximal d’un an ».

II. – La charge pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

III. – La charge pour les collectivités territoriales est compensée à due concurrence par la majoration de la dotation globale de fonctionnement et, corrélativement pour l’État, par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

🖋️Irrecevable1 juil. 2026
Émilie Bonnivard
Après l'article 13, insérer l'article suivant:

L’article L. 221-9 du code de l’action sociale et des familles est complété par deux alinéas ainsi rédigés :

« Les départements publient, au moins une fois par trimestre, le nombre de mesures de placement prononcées au titre de l’aide sociale à l’enfance et non exécutées sur leur territoire.

« La conclusion ou le renouvellement de toute contractualisation entre l’État et le département dans le champ de la protection de l’enfance est subordonné au respect de l’obligation de publication mentionnée au précédent alinéa. »

🖋️Irrecevable2 juil. 2026
Émilie Bonnivard
Après l'article 13, insérer l'article suivant:

Le chapitre Ier du titre II du livre II du code de l’action sociale et des familles est complété par un article L. 221‑10 ainsi rédigé : 

« Art. L. 221‑10. – Chaque département élabore, en association avec le représentant de l’État dans le département, un plan d’action destiné à prévenir et à traiter les situations de suroccupation structurelle des établissements, des services et des dispositifs relevant de l’aide sociale à l’enfance.

« Ce plan définit les mesures à mettre en œuvre en cas de dépassement durable ou prévisible des capacités d’accueil de l’ensemble des modalités de placement relevant de l’aide sociale à l’enfance.

« Les modalités d’élaboration et de mise en œuvre de ce plan sont déterminées par décret. »

🖋️Irrecevable3 juil. 2026
Marine Hamelet
Après l'article 13, insérer l'article suivant:

Le chapitre Ier du titre II du livre II du code de l’action sociale et des familles est complété par un article L. 221‑10 ainsi rédigé :

« Art. L. 221‑10. – Les conseillers départementaux, les députés et les sénateurs ainsi que les représentants au Parlement européen élus en France sont autorisés à visiter à tout moment et sans préavis les établissements et services mentionnés au 1° du I de l’article L. 312‑1. Au sein de ces établissements, ils ne peuvent entrer en contact avec les mineurs hébergés qu’après avoir recueilli les recommandations du personnel sur place et s’être assurés du consentement des mineurs. »

🖋️Irrecevable3 juil. 2026
Anne-Laure Blin
Après l'article 13, insérer l'article suivant:

Après la deuxième phrase du cinquième alinéa de l’article L223‑1 du code de l’action sociale et des familles, est insérée une phrase ainsi rédigée : 

« Cette commission peut également être sollicitée par le juge des enfants en charge du dossier. »

🖋️Irrecevable2 juil. 2026
Jérôme End
Après l'article 13, insérer l'article suivant:

I. – L’article L. 226‑4 du code de l’action sociale et des familles est ainsi modifié :

1° Après le 3° du I, sont insérés des 4° à 7° ainsi rédigés :

« 4° Que des faits de maltraitance, des infractions au code pénal, des violences sont déjà survenues dans cette famille ;

« 5° Que l’enfant est âgé de moins de trois ans ;

« 6° Que des informations préoccupantes ou des signalements ont déjà été adressés au sujet de ce mineur ou au sujet d’autres membres de sa fratrie ;

« 7° Que l’information préoccupante provient d’un professionnel de santé ou de tout professionnel intervenant dans le domaine de l’enfance et de la petite enfance. » ;

2° Le cinquième alinéa du même I est complété par les mots : « , notamment si l’enfant n’est pas systématiquement présent aux entretiens fixés par les services sociaux ou n’est pas visible au domicile lors des visites qui y ont lieu » ;

3° À la seconde phrase du II, après le mot : « transmet », sont insérés les mots : « sans délai ».

II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

III – La perte de recettes pour les collectivités territoriales est compensée à due concurrence par la majoration de la dotation globale de fonctionnement et, corrélativement pour l’État, par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

IV. – La perte de recettes pour les organismes de sécurité sociale est compensée à due concurrence par la majoration de l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

🖋️Non soutenu3 juil. 2026
Christine Le Nabour
Après l'article 13, insérer l'article suivant:

Après l’article L. 227‑16 du code de l’action sociale et des familles, tel qu’il résulte de l’article 13 de la présente loi, il est inséré un article L. 227‑17 ainsi rédigé :

« Art. L. 227‑17. – Dans les accueils de mineurs mentionnés aux articles L. 227‑4 et L. 227‑12, l’accès des adultes aux locaux sanitaires, aux dortoirs et aux vestiaires utilisés par les mineurs fait l’objet d’un dispositif de traçabilité horodatée des entrées et des sorties.

« Les conditions d’application du présent article, notamment la nature du dispositif de traçabilité, sont déterminées par décret. »

🖋️Irrecevable3 juil. 2026
Alexandra Martin (Alpes-Maritimes)
Après l'article 13, insérer l'article suivant:

Après l’article L. 262‑19 du code de l’action sociale et des familles, il est inséré un article L. 262‑19‑1 ainsi rédigé :

« Art. 262‑19‑1. – La part de la majoration du revenu de solidarité active pour un enfant qui a fait l’objet d’une mesure prise en application des articles 375‑3 et 375‑5 du code civil ou de l’article L. 323‑1 du code de la justice pénale des mineurs est versée à la personne mentionnée au 2° de l’article 375‑3 du code civil à laquelle l’enfant a été confié, sous réserve que le foyer de celle‑ci dispose de ressources ouvrant droit au versement de la prestation mentionnée au présent alinéa dans les conditions prévues à l’article L. 262‑2 du présent code.

« Pour l’application du précédent alinéa, l’organisme débiteur des prestations familiales est informé par le conseil départemental des décisions relatives aux placements d’enfants auprès d’une personne mentionnée au 2° de l’article 375‑3 du code civil dans les conditions prévues au neuvième alinéa de l’article L. 521‑2 du code de la sécurité sociale. »

🖋️Irrecevable3 juil. 2026
Béatrice Roullaud
Après l'article 13, insérer l'article suivant:

L’alinéa 5 de l’article L313‑13 du code de l’action sociale et des familles est remplacé par cinq alinéas ainsi rédigés :

« Les visites d’inspection sont conduites par :

« 1° Les médecins inspecteurs de santé publique ;

« 2° Les inspecteurs de l’action sanitaire et sociale ;

« 3° Les agents publics appartenant à des catégories déterminées par décret en Conseil d’État et spécialement formés à l’inspection des établissements sociaux et médico-sociaux relevant du présent code.

« Un décret en Conseil d’État précise les conditions de formation, les qualifications requises et les modalités de désignation de ces agents, ainsi que les garanties d’indépendance et de confidentialité dans l’exercice de leurs missions. »

🖋️Irrecevable3 juil. 2026
Marine Hamelet
Après l'article 13, insérer l'article suivant:

Après l’article L. 313‑16 du code de l’action sociale et des familles, il est inséré un article L. 313‑16‑1 ainsi rédigé :

« Art. L. 313‑16‑1. – I. – Le présent article est applicable aux établissements et services mentionnés au 1° du I de l’article L. 312‑1 qui assurent l’accueil de mineurs.

« II. – Pour les établissements et services mentionnés au I du présent article, les compétences dévolues à l’autorité qui a délivré l’autorisation en application des articles L. 313‑14 et L. 313‑16 sont également exercées par le représentant de l’État dans le département, sans qu’une carence du président du conseil départemental soit préalablement constatée. L’autorité qui prend l’une des décisions prévues à ces articles en informe sans délai l’autre.

« III. – Outre les cas prévus au I de l’article L. 313‑14 et au I de l’article L. 313‑16, l’injonction prévue à l’article L. 313‑14 puis, à défaut pour le gestionnaire d’y avoir remédié dans le délai fixé, la suspension ou la cessation d’activité prévue à l’article L. 313‑16 peuvent être prononcées lorsque la santé, la sécurité ou la moralité d’un mineur accueilli sont en danger, ou lorsque les conditions de son éducation ou de son développement physique, affectif, intellectuel et social sont gravement compromises.

« IV. – Lorsqu’une information portée à la connaissance du représentant de l’État dans le département, notamment celle que le président du conseil départemental est tenu de lui transmettre en application de l’article L. 313‑13, fait apparaître un risque mentionné au III du présent article, le représentant de l’État dans le département diligente sans délai le contrôle prévu au même article L. 313‑13. »

🖋️Irrecevable3 juil. 2026
Anne-Laure Blin
Après l'article 13, insérer l'article suivant:

I. – L’article L. 161‑22‑1-2 du code de la sécurité sociale est complété par un 6° ainsi rédigé :

« 6° Des assistants maternels et familiaux. »

II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

🖋️Irrecevable2 juil. 2026
Alexandra Martin (Alpes-Maritimes)
Après l'article 13, insérer l'article suivant:

Les structures accueillant des mineurs procèdent au moins tous les trois ans à une évaluation de leur politique de prévention des violences faites aux enfants. Les conclusions de cette évaluation sont tenues à la disposition de l’autorité administrative compétente lors des contrôles.

🖋️Tombé2 juil. 2026
Marie-Charlotte Garin

Compléter l’alinéa 10 par la phrase suivante :

« Ils vérifient également l’existence, l’accessibilité et les modalités de mise en œuvre des procédures permettant aux mineurs accueillis, à leurs représentants légaux ainsi qu’aux personnes intervenant auprès d’eux de signaler des violences, des maltraitances ou toute atteinte aux droits des mineurs. »

🖋️Tombé3 juil. 2026
Laurent Mazaury

À l’alinéa 12, substituer au montant : 

« 7 500 »

le montant : 

« 15 000 ». 


Article 14
🖋️Adopté2 juil. 2026
Arnaud Bonnet
Après l'article 14, insérer l'article suivant:

Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur les moyens de détecter, au stade du recrutement des personnes appelées à intervenir auprès de mineurs, celles qui sont mises en cause pour des faits de violences ou d’atteintes sexuelles sur un mineur sans avoir encore fait l’objet d’une condamnation ni d’une mesure judiciaire. Ce rapport examine les conditions dans lesquelles pourraient être organisés, sous les garanties de la Commission nationale de l’informatique et des libertés et dans le respect de la présomption d’innocence, soit un accès encadré au traitement d’antécédents judiciaires par la voie d’une enquête administrative, soit la création d’un traitement dédié alimenté par l’autorité judiciaire. »

🖋️Rejeté2 juil. 2026
Colette Capdevielle

Supprimer cet article.

🖋️Rejeté3 juil. 2026
Marianne Maximi

Supprimer cet article.

🖋️Rejeté6 juil. 2026
Nathalie Colin-Oesterlé

Substituer à l’alinéa 2 les six alinéas suivants :

« Art. L. 551‑2. – Les personnes physiques ou morales organisant des activités périscolaires ou extrascolaires informent les personnes exerçant l’autorité parentale sur les mineurs accueillis :

« 1° De l’identité et des fonctions exercées par les personnes employées ou intervenant dans le cadre de ces activités, à titre professionnel ou bénévole, de manière habituelle ou occasionnelle. Ces informations sont mises à jour sans délai à chaque fois qu’une nouvelle personne est recrutée ou intervient dans le cadre de ces activités ;

« 2° Des procédures permettant de signaler des violences, des maltraitances ou toute atteinte aux droits des mineurs susceptibles de survenir dans le cadre de ces activités ;

« 3° De toute mesure de suspension ou d’interdiction d’exercer ainsi que de toute autre sanction disciplinaire prononcée à l’encontre d’une personne employée ou intervenant dans le cadre de ces activités lorsqu’elle est motivée par des faits de violences ou d’atteinte à l’intégrité physique ou morale des élèves.

« Les obligations prévues au présent article s’imposent aux personnes responsables de tout accueil de mineurs, qu’il relève ou non des articles L. 227‑4 et L. 227‑12 du code de l’action sociale et des familles.

« Un décret en Conseil d’État, pris après avis de la Commission nationale de l’informatique et des libertés, détermine les modalités de communication des informations mentionnées au présent article dans le respect du règlement (UE) 2016/679 du Parlement européen et du Conseil du 27 avril 2016 relatif à la protection des personnes physiques à l’égard du traitement des données à caractère personnel et à la libre circulation de ces données, et abrogeant la directive 95/46/CE et de la loi n° 78‑17 du 6 janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés. »

🖋️Rejeté3 juil. 2026
David Magnier

Compléter l’alinéa 2 par les deux phrases suivantes : 

« Cette information est mise à jour sans délai lors de tout changement dans la liste des personnes employées ou intervenant dans le cadre de ces activités. Elle porte sur l’ensemble des personnes intervenant dans ce cadre, à titre professionnel, associatif ou bénévole. »

🖋️Rejeté3 juil. 2026
Véronique Ludmann

I. – Compléter l’alinéa 2 par la phrase suivante : 

« Cette information est actualisée à chaque changement de personnel intervenant auprès des mineurs. »

II. – En conséquence, compléter cet article par l’alinéa suivant : 

« Les modalités d’application du présent article, notamment ses modalités de communication aux familles, sont déterminées par décret. »

🖋️Rejeté3 juil. 2026
Pauline Cestrières

Compléter l’alinéa 2 par la phrase suivante : 

« Cette information est actualisée en cas de changement des personnes employées ou intervenant dans le cadre de ces activités. »

🖋️Rejeté3 juil. 2026
Maud Petit

Compléter cet article par l’alinéa suivant : 

« Les informations mentionnées au présent article précisent les fonctions exercées par les professionnels concernés. Elles sont communiquées dans le respect du règlement (UE) 2016/679 du Parlement européen et du Conseil du 27 avril 2016 relatif à la protection des personnes physiques à l’égard du traitement des données à caractère personnel et à la libre circulation de ces données, et abrogeant la directive 95/46/CE et de la loi n° 78‑17 du 6 janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés. »

🖋️Rejeté3 juil. 2026
Violette Spillebout

Compléter cet article par l’alinéa suivant : 

« L’autorité disciplinaire qui prononce une sanction à l’encontre d’un membre du personnel est tenue d’en informer les personnes exerçant l’autorité parentale sur les mineurs sans délai lorsqu’elle est motivée par des faits de violences contre des élèves. »

🖋️Irrecevable2 juil. 2026
Jérôme End
Après l'article 14, insérer l'article suivant:

I. – Le troisième alinéa de l’article L. 112‑3 du code de l’action sociale et des familles est remplacé par cinq alinéas ainsi rédigés :

« Les modalités de mise en œuvre de ces décisions doivent être adaptées à chaque situation et objectivées par :

« 1° Un examen médical systématique de l’enfant qui fait l’objet d’une information préoccupante ou d’un signalement, réalisé dans les plus brefs délais par le médecin, par la personne agissant comme référent protection de l’enfance du département ou par un médecin désigné par ce dernier ;

« 2° Une enquête de voisinage ;

« 3° Des visites impératives au sein des lieux de vie de l’enfant. Lorsque ces visites sont annoncées, la présence de l’enfant doit être systématique, de même que lors des entretiens qui peuvent être fixés par les services sociaux. À chaque visite, l’enfant doit être entendu seul, dès lors qu’il est en mesure de s’exprimer, ainsi que les membres de sa fratrie, sans qu’il y ait besoin de l’accord des titulaires de l’autorité parentale. Des visites sont également réalisées de façon inopinée. 

« Les décisions qui sont prises s’appuient sur les ressources de la famille et l’environnement de l’enfant. Elles impliquent la prise en compte des difficultés auxquelles les parents peuvent être confrontés dans l’exercice de leurs responsabilités éducatives et la mise en œuvre d’actions de soutien adaptées en assurant, le cas échéant, une prise en charge partielle ou totale de l’enfant. Dans tous les cas, l’enfant est associé aux décisions qui le concernent selon son degré de maturité. »

II. – La charge pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

III. – La charge pour les collectivités territoriales est compensée à due concurrence par la majoration de la dotation globale de fonctionnement et, corrélativement pour l’État, par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

IV. – La charge pour les organismes de sécurité sociale est compensée à due concurrence par la majoration de l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

🖋️Irrecevable2 juil. 2026
Émilie Bonnivard
Après l'article 14, insérer l'article suivant:

Le code de l’action sociale et des familles est ainsi modifié :

1° Le dernier alinéa de l’article L. 112‑13 est complété par les mots : « ainsi que de prendre en charge les mineurs victimes de traite, qu’ils soient exploités par un membre de leur famille ou par un tiers extérieur. » ;

2° Le 5° ter de l’article L. 221‑1 est ainsi modifié :

a) Après le mot : « psychologique », sont insérés les mots :« aux victimes de traite et d’exploitation et » ;

b) Le mot : « réputé » est remplacé par le mot : « réputés ».

🖋️Irrecevable2 juil. 2026
Jérôme End
Après l'article 14, insérer l'article suivant:

I. – Au premier alinéa du I de l’article L. 133‑6 du code de l’action sociale et des familles, après le mot : « travail », sont insérés les mots : « ni exercer des activités de soutien scolaire à domicile ou de cours à domicile à destination de mineurs ».

II. – La charge pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

🖋️Irrecevable2 juil. 2026
Émilie Bonnivard
Après l'article 14, insérer l'article suivant:

Après l’article L. 221‑1 du code de l’action sociale et des familles, il est inséré un article L. 221‑1-1 ainsi rédigé :

« Art. L. 221‑1-1. – Afin de garantir une prise en charge adaptée aux besoins des enfants âgés de moins de six ans bénéficiant d’une mesure de protection de l’enfance, chaque département veille à disposer d’une offre diversifiée de modalités d’accompagnement, de suivi et d’accueil. Cette offre comprend des solutions d’accueil familial, des solutions d’accueil en structure collective ainsi que des dispositifs d’accompagnement au domicile des parents ou des titulaires de l’autorité parentale lorsque l’intérêt de l’enfant le permet. Le président du conseil départemental veille à l’articulation et à la complémentarité de ces modalités afin de permettre l’élaboration de parcours individualisés répondant aux besoins fondamentaux de l’enfant. »

🖋️Irrecevable2 juil. 2026
Émilie Bonnivard
Après l'article 14, insérer l'article suivant:

« Titre V bis III 

« Mineurs victimes d’exploitations

« Article XX

« Après l’article L. 221‑2‑6 du code de l’action sociale et des familles, il est inséré un article L. 221‑2‑7 ainsi rédigé :

« Art. L. 221‑2‑7. – Afin d’appuyer la mission de soutien matériel, éducatif et psychologique au mineur qui se livre à la prostitution mentionnée au 5° ter A de l’article L. 221‑1, un référentiel national de repérage, d’accompagnement et de protection est élaboré par arrêté. 

« Ce référentiel comporte un volet spécifique relatif à l’accompagnement des mineurs confiés aux services départementaux de l’aide sociale à l’enfance ou aux services de la protection judiciaire de la jeunesse. »

« Article XX

« La troisième phrase du premier alinéa de l’article L. 312‑16 du code de l’éducation est remplacée par deux phrases ainsi rédigées : « Elles contribuent à l’apprentissage du respect dû au corps humain et à son indisponibilité et sensibilisent aux violences sexistes ou sexuelles ainsi qu’aux mutilations sexuelles féminines. Elles comportent une sensibilisation spécifique aux risques liés à l’usage du numérique et des réseaux sociaux. »

🖋️Irrecevable2 juil. 2026
Émilie Bonnivard
Après l'article 14, insérer l'article suivant:

L’’article L. 312‑16 du code de l’éducation est ainsi modifié :

1° À la troisième phrase après le mot : « humain », sont insérés les mots : « , à son indisponibilité, » ;

2° Après la même troisième phrase, est insérée une phrase ainsi rédigée : « Elles comportent une sensibilisation spécifique aux risques liés à l’usage du numérique et des réseaux sociaux. »

🖋️Irrecevable1 juil. 2026
Émilie Bonnivard
Après l'article 14, insérer l'article suivant:

À l’article L. 313‑23‑3 du code de l’action sociale et des familles, les mots : « mentionnés à l’article L. 315‑1 et » sont supprimés.

🖋️Irrecevable1 juil. 2026
Émilie Bonnivard
Après l'article 14, insérer l'article suivant:

L’article 310‑2 du code civil est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Il est interdit d’établir la filiation à l’égard de l’auteur d’un viol, défini à l’article 222‑23 du code pénal, lorsque l’enfant est issu de ce viol. »

🖋️Irrecevable3 juil. 2026
Philippe Fait
Après l'article 14, insérer l'article suivant:

Après le troisième alinéa de l’article 373‑2‑1 du code civil , il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Lorsqu’une décision judiciaire a retiré tout ou partie de l’exercice de l’autorité parentale en raison de violences commises sur l’enfant ou sur l’autre parent, ou d’un danger pour l’enfant retenu par une décision judiciaire, le juge statue également sur le droit de visite et d’hébergement au regard des motifs ayant fondé cette décision. Le maintien ou l’aménagement de ce droit ne peut être décidé que par une décision spécialement motivée au regard de l’intérêt supérieur de l’enfant et de l’absence de risque actuel pour sa sécurité ou son équilibre. »

🖋️Irrecevable3 juil. 2026
Philippe Fait
Après l'article 14, insérer l'article suivant:

L’article 373‑2-1 du code civil est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Lorsqu’une décision judiciaire exécutoire a retenu l’existence de violences commises sur l’enfant ou sur l’autre parent, ou d’un danger pour l’enfant, le juge se prononce spécialement sur les modalités d’exercice du droit de visite et d’hébergement. Le maintien ou l’aménagement de ce droit fait l’objet d’une décision spécialement motivée au regard de l’intérêt supérieur de l’enfant. »

🖋️Irrecevable3 juil. 2026
Philippe Fait
Après l'article 14, insérer l'article suivant:

Le quatrième alinéa de l’article 373‑2-1 du code civil est complété par une phrase ainsi rédigée :

« Lorsque des décisions judiciaires ont retenu l’existence de violences commises sur l’enfant ou sur l’autre parent, ou d’un danger pour l’enfant, le recours à un espace de rencontre ne peut être décidé que par une décision spécialement motivée au regard de l’intérêt supérieur de l’enfant et des objectifs de protection ayant fondé cette décision. »

🖋️Irrecevable3 juil. 2026
Philippe Fait
Après l'article 14, insérer l'article suivant:

Le quatrième alinéa de l’article 373‑2-1 du code civil est complété par une phrase ainsi rédigée :

« Lorsque l’existence de violences commises sur l’enfant ou sur l’autre parent, ou d’un danger pour l’enfant, a été retenue par une décision judiciaire exécutoire, le recours à un espace de rencontre fait l’objet d’une décision spécialement motivée au regard de l’intérêt supérieur de l’enfant. »

🖋️Irrecevable3 juil. 2026
Alexandra Martin (Alpes-Maritimes)
Après l'article 14, insérer l'article suivant:

L’article 378 du code civil est complété par trois alinéas ainsi rédigés : 

« Lorsqu’un parent est condamné définitivement pour un crime commis sur la personne de son propre enfant, ou pour l’un des délits prévus aux articles 222‑1 à 222‑14‑4, 222‑22 à 222‑33‑3 et 227‑15 à 227‑27 du code pénal commis sur la personne de son propre enfant, la juridiction pénale prononce de plein droit le retrait total de l’autorité parentale sans qu’il soit besoin d’une décision distincte du juge aux affaires familiales.

« Par dérogation à l’alinéa précédent, la juridiction pénale peut, par décision spécialement motivée au regard de l’intérêt supérieur de l’enfant, écarter ce retrait total ou lui substituer un retrait partiel.

« Elle statue sur ce point dans sa décision de condamnation. »

🖋️Irrecevable1 juil. 2026
Émilie Bonnivard
Après l'article 14, insérer l'article suivant:

Le premier alinéa de l’article 382 du code civil est complété par une phrase ainsi rédigée : « Tout retrait sur un compte bancaire d’un enfant est subordonné à l’accord préalable de l’autre parent. ».

🖋️Irrecevable2 juil. 2026
Alexandra Martin (Alpes-Maritimes)
Après l'article 14, insérer l'article suivant:

L’article L. 111‑7‑1 du code de la consommation est ainsi rétabli : 

« Art. L. 111‑7‑1. – Tout fournisseur de service de communication au public en ligne, de plateforme de partage de contenus ou de service de diffusion automatisée met clairement à disposition des utilisateurs une information explicite permettant d’identifier qu’un contenu a été généré, modifié ou synthétisé par un système d’intelligence artificielle.

« Cette information doit prendre la forme d’un marquage visible et permanent ainsi que d’une identité numérique spécifique, distincte de celle des utilisateurs humains, associée au contenu concerné.

« Les modalités techniques de ce marquage, les exigences relatives à l’identité numérique distincte et les catégories de contenus concernés sont fixées par décret en Conseil d’État, après avis de l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique.

« Le non-respect des obligations prévues au présent article est passible des sanctions administratives prévues à l’article L. 131‑4. »

🖋️Irrecevable2 juil. 2026
Alexandra Martin (Alpes-Maritimes)
Après l'article 14, insérer l'article suivant:

Le chapitre Ier du titre V du livre V du code de l’éducation est complété par un article L. 551‑2-3 ainsi rédigé : 

« Art. L. 551‑2‑3. – Chaque établissement ou chaque structure accueillant régulièrement des mineurs désigne un référent chargé de la prévention des violences, de l’information des familles, du recueil des signalements et de la liaison avec les autorités compétentes. »

🖋️Irrecevable1 juil. 2026
Émilie Bonnivard
Après l'article 14, insérer l'article suivant:

L’article L. 135‑6 du code général de la fonction publique est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Les employeurs publics dont les agents font des signalements sur des violences sexuelles sur mineurs mettent en place des procédures unifiées ayant pour objet de soutenir leurs agents, de préserver le contenu et de transmettre obligatoirement le signalement à l’autorité judiciaire. »

🖋️Irrecevable3 juil. 2026
Violette Spillebout
Après l'article 14, insérer l'article suivant:

L’article L. 531‑1 du code général de la fonction publique est complété par une phrase ainsi rédigée :

« Lorsque la suspension est motivée par des faits de violences commis à l’égard d’un mineur dont le fonctionnaire avait la charge ou la responsabilité, ce délai peut être porté à huit mois. »

🖋️Irrecevable2 juil. 2026
Émilie Bonnivard
Après l'article 14, insérer l'article suivant:

Au 2° de l’article L. 112-14 du code de la justice pénale des mineurs, les mots : « un établissement du secteur public de » sont supprimés.

🖋️Irrecevable1 juil. 2026
Émilie Bonnivard
Après l'article 14, insérer l'article suivant:

Après le 11° de l’article L. 160‑8 du code de la sécurité sociale, il est inséré un 11° bis ainsi rédigé :

« 11° bis La couverture des frais relatifs à un parcours de soins de prise en charge des symptômes psychotraumatiques dédié aux personnes victimes, durant leur minorité, de violences sexuelles, comprenant entre vingt et trente-trois séances annuelles, renouvelables en fonction des besoins, accessibles sans condition de dépôt de plainte et dispensées par des professionnels formés, dans des conditions fixées par décret, pris après avis de la Commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants. »

🖋️Irrecevable3 juil. 2026
Alexandra Martin (Alpes-Maritimes)
Après l'article 14, insérer l'article suivant:

I. – L’article L. 521‑2 du code de la sécurité sociale est ainsi modifié :

1° Le quatrième alinéa est ainsi modifié :

a) La première phrase est ainsi modifiée :

– après la première occurrence du mot : « enfance », sont insérés les mots : « , ou à une personne mentionnée au 2° de l’article 375‑3 du code civil » ;

– à la fin, les mots : « au service de l’aide sociale à l’enfance » sont supprimés ;

b) La deuxième et la dernière phrases sont remplacées par une phrase ainsi rédigée :

« En cas de première décision de placement et pour une durée qui ne peut excéder trois mois, la part des allocations familiales due pour cet enfant continue d’être versée à la famille, sauf décision contraire du juge qui peut prévoir le versement de cette part à la personne mentionnée au 2° de l’article 375‑3 du code civil ou au service de l’aide sociale à l’enfance auquel l’enfant est confié. »

2° Après le même alinéa, sont insérés cinq alinéas ainsi rédigés :

« En cas de renouvellement de la mesure de placement, de nouvelle décision de placement ou pour toute décision de placement dont la durée excède trois mois :

« 1° Lorsque l’enfant est confié au service de l’aide sociale à l’enfance, cette part est versée à ce service. Toutefois, le juge peut décider, d’office ou sur saisine du président du conseil départemental, et après avis consultatif de celui‑ci, de maintenir le versement de cette part ou d’une partie de cette part à la famille, s’il est établi que la charge matérielle de l’enfant est, au moins pour partie, assurée par celle‑ci.

« 2° Lorsque l’enfant est confié à une personne mentionnée au 2° de l’article 375‑3 du code civil, celle‑ci est réputée assumer la charge de l’enfant. Toutefois, le juge peut décider, d’office ou sur saisine du président du conseil départemental, et après avis consultatif de celui‑ci, de maintenir le versement de cette part ou d’une partie de cette part à la famille, s’il est établi que la charge matérielle de l’enfant est, au moins pour partie, assurée par celle‑ci.

« La part des allocations familiales versée en application des 1° et 2° du présent article au service de l’aide sociale à l’enfance ou à la personne mentionnée au 2° de l’article 375‑3 du code civil est allouée aux dépenses relatives à la prise en charge de l’enfant.

« L’organisme débiteur des prestations familiales est informé par le conseil départemental, dans les conditions déterminées par un décret en Conseil d’État, des décisions confiant les enfants au service de l’aide sociale à l’enfance ou à une personne mentionnée au 2° de l’article 375‑3 du code civil. En cas de retour de l’enfant dans son foyer, la part des allocations familiales au titre de cet enfant est due à la famille à compter du premier jour du mois au cours duquel prend fin la décision de placement ».

II. – Au 4° de l’article 11 de l’ordonnance n° 77‑1102 portant extension et adaptation au département de Saint‑Pierre‑et Miquelon de diverses dispositions relatives aux affaires sociales, les mots : « du quatrième alinéa » sont remplacés par les mots : « des quatrième à neuvième alinéas ».

🖋️Irrecevable1 juil. 2026
Émilie Bonnivard
Après l'article 14, insérer l'article suivant:

I. – Après l’article L. 1221‑9 du code du travail, sont insérés des articles L. 1221‑9‑1 et L. 1221‑9‑2 ainsi rédigés :

« Art. L. – 1221‑9‑1. – Nul ne peut exercer des fonctions à titre rémunéré ou bénévole, ni intervenir auprès de mineurs ou d’une personne dont la particulière vulnérabilité, due à son âge, à une maladie, à une infirmité, à une déficience physique ou psychique ou à un état de grossesse, est apparente ou connue de son auteur, s’il a fait l’objet d’une condamnation pour crime ou pour l’un des délits prévus :

« 1° Au chapitre Ier du titre II du livre II du code pénal, à l’exception du premier alinéa de l’article 221‑6 ;

« 2° Au chapitre II du même titre II, à l’exception du premier alinéa de l’article 222‑19 ;

« 3° Aux chapitres III, IV, V et VII dudit titre II ;

« 4° Au chapitre II du titre Ier du livre III du même code ;

« 5° Au chapitre IV du titre II du même livre III ;

« 6° Au livre IV du même code ;

« 7° Aux articles L. 235‑1 et L. 235‑3 du code de la route ;

« 8° Aux articles L. 3421‑1, L. 3421‑4 et L. 3421‑6 du code de la santé publique ;

« 9° Au chapitre VII du titre Ier du livre III du code de la sécurité sociale ;

« 10° Aux articles L. 212‑14, L. 232‑25 à L. 232‑27, L. 241‑2 à L. 241‑5 et L. 332‑3 à L. 332‑13 du présent code.

« I bis. – Le contrôle annuel des incapacités mentionnées au I du présent article est assuré par la délivrance du bulletin n° 2 du casier judiciaire dans les conditions prévues à l’article 776 du code de procédure pénale et par l’accès aux informations contenues dans le fichier judiciaire national automatisé des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes dans les conditions prévues à l’article 706‑53‑7 du même code.

« En cas de condamnation prononcée par une juridiction étrangère et passée en force de chose jugée pour une infraction constituant, selon la loi française, un crime ou l’un des délits mentionnés au I du présent article, le tribunal judiciaire du domicile du condamné, statuant en matière correctionnelle, déclare, à la requête du ministère public, qu’il y a lieu à l’application de l’incapacité d’exercice prévue au présent article, après constatation de la régularité et de la légalité de la condamnation, l’intéressé dûment appelé en chambre du conseil.

« Les personnes faisant l’objet d’une incapacité d’exercice peuvent demander à en être relevées dans les conditions prévues à l’article 132‑21 du code pénal ainsi qu’aux articles 702‑1 et 703 du code de procédure pénale. Cette requête est portée devant la chambre des appels correctionnels de la cour d’appel dans le ressort de laquelle le requérant réside lorsque la condamnation résulte d’une condamnation étrangère et qu’il a été fait application du deuxième alinéa du présent I bis.

« Par dérogation à l’article 133‑16 du code pénal, les incapacités prévues au présent article sont applicables en cas de condamnation définitive figurant au fichier judiciaire national automatisé des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes même si cette condamnation n’est plus inscrite au bulletin n° 2 du casier judiciaire.

« II. – En outre, nul ne peut exercer les fonctions à titre rémunéré ou bénévole, ni intervenir auprès de mineurs ou d’une personne dont la particulière vulnérabilité, due à son âge, à une maladie, à une infirmité, à une déficience physique ou psychique ou à un état de grossesse, est apparente ou connue de son auteur, s’il fait l’objet d’une mesure administrative d’interdiction de participer, à quelque titre que ce soit, à la direction et à l’encadrement d’institutions et d’organismes soumis aux dispositions législatives ou réglementaires relatives à la protection des mineurs accueillis en centre de vacances et de loisirs, ainsi que de groupements de jeunesse ou s’il fait l’objet d’une mesure administrative de suspension de ces mêmes fonctions.

« III. – Nul ne peut exercer les fonctions à titre rémunéré ou bénévole, ni intervenir auprès de mineurs ou d’une personne dont la particulière vulnérabilité, due à son âge, à une maladie, à une infirmité, à une déficience physique ou psychique ou à un état de grossesse, est apparente ou connue de son auteur, s’il a été définitivement condamné par le juge pénal pour crime ou délit à caractère terroriste.

« IV. – Les fonctions concernées par ces interdictions sont définies par décret en Conseil d’État.

« Art. L. 1221‑9‑2. – Le fait pour toute personne d’exercer, à titre rémunéré ou bénévole, l’une des fonctions définies par le décret de l’article L. 121‑19 et de faire usage de ces titres ou de tout autre titre similaire en méconnaissance de l’article précité est puni d’un d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende. »

II. – Les articles 212‑9 et 212‑10 du code du sport sont abrogés.

🖋️Irrecevable1 juil. 2026
Émilie Bonnivard
Après l'article 14, insérer l'article suivant:

Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport évaluant les effets du renforcement des dispositifs de prévention et d’écoute tel le dispositif du service téléphonique d’orientation et de prévention mis en place par la fédération française des centres ressources pour les intervenants auprès des auteurs de violences sexuelles en 2021 dit « numéro STOP » qui est un numéro d’appel national confidentiel et non surtaxé destiné aux personnes qui pourraient passer à l’acte en matière de violences sexuelles. Le rapport évalue plus particulièrement les effets de ce renforcement sur la prévention des passages à l’acte pédocriminels, ainsi le coût de la promotion d’un tel dispositif.

🖋️Irrecevable2 juil. 2026
Colette Capdevielle
Après l'article 14, insérer l'article suivant:

Dans un délai d’un an à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur les conditions de mise en œuvre d’un dispositif de justice transitionnelle en faveur des personnes ayant été prises en charge par l’aide sociale à l’enfance et victimes de traitements indignes durant leur placement, incluant les modalités d’une reconnaissance par l’État de sa responsabilité, la création d’une instance indépendante de recueil des témoignages et de recommandation, l’attribution d’une allocation forfaitaire valant réparation et l’articulation avec les mécanismes de réparation existants afin de garantir l’égalité de traitement entre toutes les victimes de manquements de l’État à ses obligations de protection de l’enfance. »

🖋️Irrecevable2 juil. 2026
Émilie Bonnivard
Après l'article 14, insérer l'article suivant:

Dans un délai de douze mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur l’opportunité d’institutionnaliser des maisons des familles au sein des lieux d’accueil de la protection de l’enfance. Il évalue leur apport en matière de pair-aidance, de renforcement du pouvoir d’agir des familles et des capacités parentales, dans la perspective de favoriser les fins de placement.


Article 15
🖋️Adopté3 juil. 2026
Marianne Maximi

À l’alinéa 1, substituer à la référence : 

« 348‑5 » 

la référence : 

« 348‑7 ».

🖋️Adopté3 juil. 2026
Marianne Maximi

I. – À l’alinéa 2, substituer au mot :

« Nouvelle‑Calédonie, »

le mot :

« fiscales ». 

II. – En conséquence, procéder à la même substitution à l’alinéa 3. 

🖋️Adopté3 juil. 2026
Marianne Maximi

I. – À l’alinéa 10, après le mot :

« alinéa »,

insérer les mots :

« , à la première phrase du deuxième alinéa et au troisième alinéa ».

II. – En conséquence, à la fin du même alinéa 10, supprimer les mots : 

« ayant le même objet ».

🖋️Adopté3 juil. 2026
Marianne Maximi

À l’alinéa 17, substituer au mot :

« tout »

le mot :

« un »

🖋️Adopté3 juil. 2026
Marianne Maximi

À la fin de l’alinéa 19, supprimer les mots :

« ayant le même objet ».

🖋️Adopté3 juil. 2026
Marianne Maximi

À l’alinéa 20 substituer aux mots :

« – après les mots : « conditions déterminées par décret » »

les mots :

« – après le mot : « sage-femme » ». 

🖋️Adopté3 juil. 2026
Marianne Maximi

Supprimer l’alinéa 22.

🖋️Adopté2 juil. 2026
Mereana Reid Arbelot
Après l'article 15, insérer l'article suivant:

Dans un délai d’un an à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement élabore, en concertation avec l’Assemblée Polynésie française, un plan stratégique visant à développer une offre locale de formation aux métiers de la protection de l’enfance, adaptée aux besoins du territoire et aux réalités de son organisation sociale.

🖋️Irrecevable2 juil. 2026
Catherine Ibled

Après l’alinéa 4, insérer les cinq alinéas suivants :

« IV bis. – Le livre V du code de l’action sociale et des familles est ainsi modifié :

« 1° A l’article L. 552‑1, les références : « L. 224‑9, L. 224‑11 à L. 224‑12 et L. 225‑1 à L. 225‑10 » sont remplacées par les références : « L. 224‑10, L. 224‑12, L. 225‑1 à L. 225‑7 et L. 225‑10 » ;

« 2° A l’article L. 562‑1, les références : « L. 224‑9 et L. 225‑1 à L. 225‑7 » sont remplacées par les références : « L. 224‑3, L. 224‑4 à L. 224‑10, L. 224‑12, L. 225‑1 à L. 225‑7 et L. 225‑10 » ;

« 3° Après le deuxième alinéa de l’article L. 562‑5, il est inséré un alinéa ainsi rédigé : 

« Elles suivent une préparation, organisée par le président du Gouvernement de la Polynésie française, portant notamment sur les dimensions psychologiques, éducatives, médicales, juridiques et culturelles de l’adoption, compte tenu de la réalité de l’adoption nationale et internationale, ainsi que sur les spécificités de la parentalité adoptive. ».

Exposé des motifs • ⏱️Lecture 10min.

Avec plus de 380 000 enfants et jeunes majeurs pris en charge par l’Aide sociale à l’enfance, la protection de l’enfance constitue l’une des politiques publiques les plus essentielles de notre pacte social. Elle engage directement la capacité de la Nation à garantir à chaque enfant les conditions d’un développement sécurisé, stable et respectueux de son intérêt supérieur. Or, malgré l’engagement constant des pouvoirs publics et des professionnels du secteur, et en dépit des près de 12 milliards d’euros consacrés annuellement par les départements à cette mission, cette politique connaît depuis de nombreuses années, et encore aujourd’hui, une crise structurelle profonde, largement documentée par de nombreux rapports et attestée par les témoignages des acteurs de terrain.

Les constats sont alarmants. La situation des enfants protégés s’est dégradée au cours des dernières années, sous l’effet conjugué d’une augmentation continue du nombre de mesures éducatives, concernant des enfants de plus en plus jeunes, d’une judiciarisation croissante traduisant des situations de plus en plus altérées, ainsi que d’un recours accru aux placements en établissement, au détriment des accueils à dimension familiale (accueil dans l’entourage familial, placements en famille d’accueil, etc). Cette dégradation ne saurait être interprétée comme le résultat d’un désintérêt des pouvoirs publics ; elle s’explique par la combinaison de facteurs structurels : la diminution du nombre d’assistants familiaux, la difficulté à mobiliser l’entourage de l’enfant alors même qu’il constitue souvent un levier essentiel de protection et de stabilité, le besoin d’évolution de certaines pratiques professionnelles, une tendance à se retrancher derrière la figure tutélaire du juge, ainsi qu’un déficit de cohérence dans la gouvernance de cette politique.

Si le système parvient globalement à répondre aux besoins fondamentaux des enfants confiés, il peine néanmoins à appréhender l’ensemble de leurs vulnérabilités et à leur offrir des parcours cohérents, stables et porteurs d’avenir. Trop souvent, les enfants sont confrontés à des ruptures répétées de lieux d’accueil et de liens affectifs, compromettant leur sécurité émotionnelle et réduisant leurs chances de réussite à l’âge adulte. En outre, le cadre familial, indispensable au développement de l’enfant, n’est plus garanti pour une majorité d’entre eux, l’accueil en établissement étant devenu la modalité de prise en charge dominante.

Au cours des dernières années, les pouvoirs publics comme l’ensemble des acteurs du secteur se sont mobilisés pour apporter de premières réponses à cette crise profonde. Depuis 2007, trois lois majeures ont successivement structuré et renforcé la protection de l’enfance, en recentrant progressivement le dispositif sur l’intérêt et les besoins fondamentaux de l’enfant et en améliorant sensiblement la sécurité juridique des prises en charge. Le présent projet de loi s’inscrit pleinement dans la continuité de ces avancées, sans jamais les remettre en cause, mais en visant à les approfondir et à les adapter aux réalités contemporaines du secteur.

Le projet de loi participe ainsi d’une stratégie globale de refondation de la protection de l’enfance, fondée sur une responsabilité partagée entre l’État, les départements, l’autorité judiciaire et l’ensemble des acteurs intervenant auprès des enfants et des familles.

Il repose sur plusieurs principes directeurs.

Le premier principe est celui de la primauté de la famille et de l’entourage proche dans la protection de l’enfant. Lorsque la situation le permet, il est indispensable d’intervenir plus précocement, de renforcer la prévention et l’accompagnement des parents, et de restaurer la confiance dans leurs compétences éducatives. Le recours encore trop limité aux mesures administratives et l’entrée rapide dans un cadre judiciaire traduisent moins un refus massif des familles qu’un déficit d’outils adaptés et de soutien suffisant, couplés à des pratiques professionnelles qui peinent à évoluer. Lorsque l’éloignement de l’enfant s’avère nécessaire, la recherche systématique d’un tiers digne de confiance doit devenir un réflexe, afin de préserver les liens familiaux et d’éviter des ruptures préjudiciables.

Le deuxième principe est celui de la sécurité, de la stabilité et de la continuité du parcours de l’enfant. Le placement ne peut constituer un projet de vie en soi, d’autant plus s’il est judiciaire : l’intervention d’un juge des enfants doit, par essence, rester temporaire et n’a pas vocation à perdurer tout au long de la minorité de l’enfant. Lorsqu’un retour durable auprès des parents n’est pas envisageable, il est indispensable de concevoir, dans des délais raisonnables, un projet de vie stable pour l’enfant, privilégiant chaque fois que possible un cadre familial. À cet égard, le projet de loi renforce les outils permettant d’anticiper les situations de délaissement, d’accélérer les procédures lorsque l’intérêt de l’enfant l’exige, et de favoriser des solutions pérennes, y compris par le recours à l’adoption simple. Il reconnaît également que, dans certaines situations et à titre exceptionnel, un placement de longue durée peut être conforme à l’intérêt de l’enfant, sous réserve de garanties renforcées de stabilité. Il vient par ailleurs réformer l’ordonnance de placement provisoire, afin de renforcer la protection des enfants notamment lorsqu’un parent estime qu’il est exposé à un danger grave et imminent de la part de l’autre parent.

Le troisième principe est celui du droit, pour l’enfant confié, de vivre comme les autres enfants, sans être entravé par la complexité administrative découlant de son placement ou par les dysfonctionnements institutionnels. Le projet de loi clarifie les règles relatives à l’exercice de l’autorité parentale afin de sécuriser les actes relatifs à la santé des enfants protégés afin d’éviter que ceux‑ci ne soient pénalisés par l’indisponibilité ou la défaillance de leurs parents. Il renforce par ailleurs les exigences de sécurité au sein des lieux et des familles d’accueil, notamment par l’élargissement du contrôle des antécédents judiciaires afin de garantir qu’un enfant placé pour sa sécurité, est bien mis hors de danger. Par ailleurs, l’exigence de sécurité ne s’arrêtant pas aux portes des foyers de l’enfance, le projet de loi prévoit la systématisation des contrôles des antécédents judiciaires pour l’ensemble des professionnels, intervenants et bénévoles présents dans les écoles, les accueils périscolaires et l’ensemble des structures où les enfants grandissent, apprennent et s’épanouissent. Au‑delà des enfants confiés, c’est à l’ensemble des enfants que la République doit garantir un niveau de sécurité exemplaire dans tous les environnements qu’ils fréquentent.

Le quatrième principe est celui d’une protection de l’enfance cohérente sur l’ensemble du territoire. Le développement et le bien‑être d’un enfant ne sauraient dépendre ni des moyens du département qui assure sa prise en charge ni être différencié selon les territoires pour son accès à la santé, à l’éducation ou à la justice. Le projet de loi s’appuie donc sur l’engagement conjoint des conseils départementaux et des services de l’État pour améliorer la coordination entre acteurs et poser les bases d’une interopérabilité des systèmes d’information, condition indispensable à un pilotage global et efficace de la politique publique de protection de l’enfance.

Structuré en quatre titres, le projet de loi vise ainsi à sécuriser les parcours des enfants confiés, à promouvoir l’accueil hors institution, à réaffirmer l’action éducative au plus près des besoins des familles et à renforcer la sécurité de la prise en charge de tous les enfants au sein des établissements et services de la protection de l’enfance, mais aussi, à l’école, dans les accueils de loisirs ainsi que dans les établissements de santé. Il traduit l’ambition de bâtir un système plus humain, plus lisible et plus protecteur, recentré sur l’intérêt supérieur de l’enfant et sur la construction de parcours de vie porteurs de stabilité et d’avenir.

L’article 1er rénove la mesure de placement judiciaire. Il en rappelle le caractère provisoire et vise à sécuriser les situations dans lesquelles un retour en famille ou un changement de statut ne sont pas envisageables. Le texte instaure la fixation, dès le premier placement, d’un délai à l’issue duquel la pertinence du statut de l’enfant et de son projet de vie doit être réévaluée. Il prévoit également la possibilité de placement judiciaire pendant une durée plus longue, voire jusqu’à la majorité pour les enfants d’au moins treize ans, tout en garantissant la stabilité de leur lieu d’accueil.

L’article 2 propose d’agir plus rapidement pour sécuriser le statut juridique de l’enfant lorsque le retour en famille n’est plus envisageable. Il adapte à cette fin la procédure de délaissement parental pour la rendre plus rapide et recentrée sur l’intérêt de l’enfant. Il prévoit également la possibilité, pour les enfants en risque de délaissement ou sans perspective de retour familial, d’être confiés à des familles agréées en vue d’adoption sous le contrôle du juge des enfants. Enfin, il encourage l’adoption simple, après avis de la CESSEC, pour certains enfants confiés à l’aide sociale à l’enfance qui ne peuvent ni revenir dans leur milieu familial ni être pris en charge par leurs proches.

L’article 3 vise à renforcer l’accueil chez les tiers dignes de confiance (TDC) et l’accueil durable et bénévole (ADB). Il rend obligatoire, dans les trois mois suivant un placement en urgence, la recherche et l’évaluation de TDC. Il généralise également l’indemnisation de l’ADB afin de soutenir durablement cet accueil.

L’article 4 réforme le cadre applicable aux assistants familiaux afin de faciliter et de diversifier leur recrutement. Il transfère la compétence de délivrance des agréments des services de la protection maternelle et infantile (PMI) aux présidents des conseils départementaux et autorise la délivrance d’agréments sous conditions, notamment en cas d’adaptation du logement ou de restriction à certains profils d’enfants. Il crée également un agrément spécifique pour l’accueil relais.

L’article 5 étend et renforce le contrôle des antécédents judiciaires des professionnels de la protection de l’enfance et des personnes vivant à leur foyer auprès des enfants confiés. Il étend également ce contrôle aux situations de placements chez un tiers digne de confiance, un membre de la famille ou, à titre facultatif, chez l’autre parent. Il couvre les personnes résidant au domicile de l’ADB, des candidats à l’adoption et des personnes recueillant un enfant par kafala. Il étend enfin le contrôle des antécédents judiciaires aux professionnels et bénévoles intervenant dans les établissements scolaires et dans les accueils périscolaires et de loisirs, ainsi qu’aux professionnels de santé exerçant dans les établissements de santé ou dans tout autre lieu où sont pris en charge les patients. L’article clarifie par ailleurs les conditions de cessation d’activité en cas d’incapacité.

L’article 6 introduit une réforme de l’ordonnance de placement provisoire (OPP) qui devient ordonnance de sûreté de l’enfant (OSE), afin de renforcer la protection des enfants en danger, en particulier dans les hypothèses de danger émanant d’un parent, allégué par l’autre parent. L’OSE permet au juge des enfants ou au parquet d’ordonner le placement immédiat d’un mineur en danger, y compris chez le parent chez qui la résidence principale a été fixée par le juge aux affaires familiales. Cela permet ainsi la fixation en urgence des droits de visite et d’hébergement de l’autre parent, alors que la compétence du parquet et du juge des enfants est actuellement limitée en la matière par des règles d’articulation avec le juge aux affaires familiales, sur lesquelles revient le projet de loi. En outre, dans le cadre de l’OSE, le procureur de la République ou le juge des enfants pourra également prononcer des mesures d’interdiction de contact et de paraître dans certains lieux et attribuer la jouissance du logement familial.

L’article 7 sécurise les modalités de prise en charge relatives à l’accueil dérogatoire et au régime de la déclaration, et encadre ces structures afin de garantir la sécurité des accueils. Il intègre également les lieux de vie et d’accueil (LVA) dans ces schémas, après avis du comité départemental, afin d’en faire un élément pleinement intégré de l’offre territoriale en protection de l’enfance et d’en assurer le contrôle qualité. Il rend en outre les référentiels de la protection de l’enfance opposables aux éditeurs de logiciels, posant ainsi les bases d’une interopérabilité effective des systèmes d’information en protection de l’enfance.

L’article 8 vise à offrir aux familles un accompagnement éducatif plus souple, plus agile et plus complet. Il assouplit les conditions de recueil de l’accord parental pour la mise en place d’un accompagnement éducatif administratif. Il introduit également une refonte des mesures d’assistance éducative en milieu ouvert pour les rendre modulables et permet au juge de confier l’exécution de ces mesures au service de l’aide sociale à l’enfance afin d’en améliorer le pilotage.

L’article 9 simplifie l’exercice de l’autorité parentale pour les enfants confiés. Il autorise le service gardien à accomplir, en cas de silence ou négligence des parents, certains actes nécessaires à la santé de l’enfant, par modification du code de la santé publique.

L’article 10 est relatif à l’application outre‑mer de la loi.

Le Premier ministre,

Sur le rapport du garde des sceaux, ministre de la justice, du ministre de l'éducation nationale et de la ministre de la santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées,

Vu l’article 39 de la Constitution,

Décrète :

Le présent projet de loi relatif à la protection des enfants, délibéré en Conseil des ministres après avis du Conseil d'État, sera présenté à l'Assemblée nationale par le garde des sceaux, ministre de la justice, le ministre de l'éducation nationale et la ministre de la santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées, qui seront chargés d'en exposer les motifs et d'en soutenir la discussion.

Fait le 27 mai 2026.

Signé : Sébastien LECORNU

Par le Premier ministre :

Le garde des sceaux, ministre de la justice,
Signé : Gérald DARMANIN

Le ministre de l’éducation nationale,
Signé : Édouard GEFFRAY

La ministre de la santé, des familles,
de l’autonomie et des personnes handicapées,
Signé : Stéphanie RIST

TITRE Ier

SÉCURISER ET STABILISER LE PROJET DE VIE DE
L’ENFANT PROTÉGÉ

Chapitre Ier

Réformer la mesure de placement judiciaire pour sécuriser
le parcours des enfants

Article 1

I. – La section 2 du chapitre Ier du titre IX du livre Ier du code civil est ainsi modifiée :

1° À l’article 375 :

a) Le quatrième alinéa est remplacé par les dispositions suivantes :

« La mesure prévue au 3° de l’article 375‑3 ne peut excéder une durée non renouvelable d’un an pour les mineurs âgés de moins de trois ans au jour du prononcé et de deux ans pour les mineurs d’au moins trois ans.

« Toutefois, par décision spécialement motivée, le juge des enfants peut renouveler cette mesure pour les mêmes durées :

« 1° Dans l’attente d’un retour de l’enfant dans son milieu familial, envisagé à court terme ;

« 2° Lorsque l’action éducative menée a été jusqu’alors insuffisante ou qu’aucune autre mesure n’est susceptible de faire cesser la situation de danger visée au premier alinéa ;

« 3° Lorsqu’une procédure relative au changement de statut de l’enfant est envisagée ou en cours.

« Lorsque les parents présentent des difficultés relationnelles et éducatives graves, sévères et chroniques, affectant durablement leurs compétences dans l’exercice de leur responsabilité parentale, la mesure d’accueil ordonnée en application des 2° à 5° de l’article 375‑3 peut être renouvelée pour une durée supérieure à celles prévues aux alinéas précédents, afin de permettre à l’enfant de bénéficier d’une continuité relationnelle, affective et géographique dans son lieu de vie dès lors qu’il est adapté à ses besoins immédiats et à venir. Lorsque l’enfant est âgé de plus de treize ans, la mesure de placement peut être renouvelée dans les mêmes conditions pour toute la durée de sa minorité. » 

b) Au dernier alinéa :

– à la première phrase, le mot : « deux » est remplacé par le mot : « trois » ;

– l’alinéa est complété par une phrase ainsi rédigée :

« En outre, à l’expiration d’un délai de deux ans depuis le prononcé d’une mesure d’accueil ordonnée en application du 3° de l’article 375‑3, ou d’un an s’agissant d’un enfant de moins de trois ans, et lorsque le retour au domicile parental n’est pas préconisé, ce rapport comprend des propositions alternatives au renouvellement de la mesure d’accueil ou, à défaut, de renouvellement de la mesure d’accueil dans les conditions prévues par le code de l’action sociale et des familles. » 

2° Après le troisième alinéa de l’article 375‑7, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Lorsque le service départemental de l’aide sociale à l’enfance envisage de modifier le lieu d’accueil de l’enfant, confié en application de l’article 375‑3, pour une durée supérieure à deux ans, il saisit le juge des enfants d’une demande motivée au moins un mois avant la date de changement envisagée afin que le juge statue sur la modification du lieu d’accueil. En cas d’urgence, le service départemental de l’aide sociale à l’enfance procède au changement de lieu d’accueil, à charge pour lui de saisir le juge des enfants dans un délai de quarante‑huit heures suivant ce changement aux fins de statuer sur cette modification. »

II. – Le troisième alinéa de l’article L. 223‑5 du code de l’action sociale et des familles est complété par les dispositions suivantes :

« À l’issue des durées de placement mentionnées au quatrième alinéa de l’article 375 du code civil, le rapport comporte un avis sur les perspectives d’évolution éducative. Lorsque l’évolution des compétences parentales ne permet pas d’envisager le retour de l’enfant auprès de sa famille, le rapport propose un projet de vie faisant état de la recherche de mesures alternatives au renouvellement de la mesure d’accueil auprès de l’aide sociale à l’enfance. Il se prononce, le cas échéant, sur l’adéquation du statut juridique de l’enfant confié à ses besoins, sur la possibilité de confier l’enfant à un membre de sa famille ou à un tiers digne de confiance, à défaut, sur l’opportunité de renouveler le placement auprès de l’aide sociale à l’enfance, la durée du renouvellement et les modalités de celui‑ci en examinant prioritairement la possibilité d’un accueil auprès d’un assistant familial ou au sein d’un village d’enfants. »

Chapitre II

Sécuriser plus rapidement le statut des enfants confies dont le retour
auprès de leurs parents n’est pas envisageable à long terme

Article 2

I. – Le code civil est ainsi modifié :

1° L’article 381‑1 est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Lorsque l’enfant est âgé de moins de trois ans à la date d’introduction de la requête, le délai mentionné à l’alinéa précédent est de six mois. » ;

2° À l’article 381‑2 :

a) Avant le premier alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« I. ‒ La personne, l’établissement ou le service départemental de l’aide sociale à l’enfance qui a recueilli l’enfant ne peut présenter une demande en déclaration de délaissement parental qu’après que des mesures appropriées de soutien aux parents leur ont été proposées. Il en est de même pour la demande qui peut également être présentée par le ministère public agissant d’office ou, le cas échéant, sur proposition du juge des enfants. » 

b) Au premier alinéa :

– au début de l’alinéa est insérée la numérotation : « II. ‒ » ;

– les mots : « l’année » sont remplacés par les mots : « le délai d’une année ou de six mois, mentionné au même article » ;

– la dernière phrase est supprimée ;

c) Au deuxième alinéa, les mots : « le délai mentionné au premier alinéa du présent article » sont remplacés par les mots : « les délais mentionnés à l’article 381‑1. » ;

d) Après le deuxième alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« L’existence d’une mesure de protection ou d’un trouble psychiatrique durable ne constitue pas, en elle‑même, une cause d’empêchement au sens de l’article 381‑1. » ;

e) Au troisième alinéa, les mots : « du délai mentionné au premier alinéa » sont remplacés par les mots : « des délais mentionnés à l’article 381‑1 ».

II. – Après l’article L. 221‑2‑6 du code de l’action sociale et des familles, sont insérés deux articles ainsi rédigés :

« Art. L. 22127. ‒ Les enfants de moins de trois ans confiés depuis au moins six mois à l’aide sociale à l’enfance en application du 3° de l’article 375‑3 du code civil bénéficient, d’un bilan médical, psychologique et social, qui fait état, après évaluation des compétences parentales, des perspectives de retour au domicile parental dans le délai prévu au quatrième alinéa de l’article 375 du même code. Si le retour au domicile parental n’est pas envisageable dans ce délai, le projet de vie de l’enfant mentionné à l’article L. 223‑5 est établi. Il s’articule avec le projet pour l’enfant mentionné à l’article L. 223‑1‑1 et prend en considération les éléments d’observation relatifs au développement psychique et relationnel de l’enfant, au regard de son inscription possible dans un projet d’adoption.

« Un nouveau bilan peut être réalisé à tout moment, notamment lorsque la mesure de placement atteint la durée prévue à l’article 375 du code civil, ou en cas de renouvellement de la mesure.

« Art. L. 22128.  Lorsque le projet de vie de l’enfant de moins de trois ans qui se trouve dans l’une des situations visées à l’article 381‑1 du code civil ou dont les parents présentent des difficultés relationnelles et éducatives graves, sévères et chroniques, affectant durablement leurs compétences dans l’exercice de leur responsabilité parentale est celui d’une adoption, le président du conseil départemental peut décider, si tel est l’intérêt de l’enfant et après avoir recueilli l’avis de la commission mentionnée à l’article L. 223‑1 et l’accord du juge des enfants, de le confier à une famille agréée pour l’adoption dans le cadre d’un accueil de suppléance parentale.

« Le président du conseil départemental peut faire appel à des associations pour identifier, parmi les personnes agréées en vue de l’adoption qu’elles accompagnent, des candidats susceptibles d’accueillir des enfants dans le cadre d’un accueil de suppléance parentale.

« Cet accueil est assuré sous la responsabilité du président du conseil départemental et vise à permettre à l’enfant de bénéficier d’une continuité relationnelle, affective et géographique dans un cadre familial dès lors que celui‑ci est adapté à ses besoins immédiats et à venir.

« Le service de l’aide sociale à l’enfance informe, accompagne et contrôle la famille ou les personnes à qui il confie l’enfant.

« L’accueil de suppléance parentale prend fin au jour du prononcé de l’adoption ou, à tout moment avant ce prononcé, sur décision du juge des enfants ou du président du conseil départemental agissant d’office. »

III. – L’article 348‑7 du code civil est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Le tribunal peut également prononcer l’adoption simple de l’enfant confié depuis plus d’un an au service départemental de l’aide sociale à l’enfance pour garantir sa santé, sa sécurité ou sa moralité, les conditions de son éducation ou de son développement physique, affectif intellectuel et social, en cas de refus abusif des parents de consentir à l’adoption, lorsque ceux‑ci présentent des difficultés relationnelles et éducatives graves, sévères et chroniques, affectant durablement leurs compétences dans l’exercice de leur responsabilité parentale. »

TITRE II

FAVORISER ET SÉCURISER L’ACCUEIL
À DIMENSION FAMILIALE

Chapitre Ier

Favoriser le recours aux tiers‑dignes‑de‑confiance
et à l’accueil durable et bénévole

Article 3

I. ‒ Le septième alinéa de l’article 375‑3 du code civil est complété par la phrase suivante :

« Dans le cas où la décision de confier l’enfant en application des 3° à 5° a été prise en urgence, cette évaluation est effectuée et transmise au juge des enfants dans un délai de trois mois à compter de la date de la décision de placement. »

II. ‒ Le code de l’action sociale et des familles est ainsi modifié :

1° L’article L. 221‑2‑1 est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Le président du conseil départemental verse au tiers une indemnité d’entretien, d’éducation et de conduite dans les conditions fixées par décret. » ;

2° Après l’article L. 228‑3, il est inséré un article L. 228‑3‑1 ainsi rédigé :

« Art. L. 22831. ‒ L’indemnité d’entretien, d’éducation et de conduite prévue à l’article L. 221‑2‑1 est à la charge du département qui a confié l’enfant à un tiers dans le cadre d’un accueil durable et bénévole. »

III.  L’accroissement de charges résultant des dispositions du II fait l’objet d’une compensation financière dans les conditions prévues à l’article L. 1614‑1‑1 du code général des collectivités territoriales.

chapitre II

Réformer la réglementation relative aux assistants familiaux
pour favoriser et élargir le recrutement

Article 4

I. – L’article L. 2112‑1 du code de la santé publique est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Par dérogation au premier alinéa, le président du conseil départemental peut confier l’instruction des demandes d’agrément des assistants familiaux à un autre service du département. »

II. – Au titre II du livre IV du code de l’action sociale et des familles :

1° À l’article L. 421‑2 :

a) Au premier alinéa, les mots : « et de façon permanente » sont supprimés ;

b) Après le premier alinéa, sont insérés quatre alinéas ainsi rédigés :

« L’accueil peut être :

« 1° Permanent et continu, s’il est à la charge principale de l’assistant familial, pour une durée supérieure à quinze jours consécutifs, y compris les jours d’accueil en internat scolaire ou dans un établissement ou service mentionné au 2° du I de l’article L. 312‑1 ou à caractère médical, psychologique et social ou de formation professionnelle, ou s’il est prévu pour une durée supérieure à un mois lorsque l’enfant n’est pas confié les samedis et dimanches ;

« 2° Permanent et intermittent, s’il est inférieur aux durées mentionnées au 1° ou s’il n’est pas à la charge principale de l’assistant familial ;

« 3° Un accueil relais, s’il est complémentaire à un accueil principal et inférieur à une durée fixée par décret. » ;

2° À l’article L. 421‑3 :

a) Au troisième alinéa, après les mots : « demande d’agrément », sont insérés les mots : « d’assistant maternel » et après les mots : « peut solliciter l’avis d’un assistant maternel », sont supprimés les mots : « ou d’un assistant familial » ;

b) Après le troisième alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Au cours de la procédure d’instruction de la demande d’agrément d’assistant familial, le président du conseil départemental peut solliciter l’avis d’un assistant familial disposant d’une expérience professionnelle d’au moins dix ans et titulaire d’un des diplômes prévus par voie réglementaire. » ;

c) Après le cinquième alinéa, qui devient le sixième alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Pour l’exercice de la profession d’assistant familial, les conditions d’accueil mentionnées à l’alinéa précédent incluent des exigences tenant aux caractéristiques du logement, qui peuvent tenir compte de l’âge ou de besoins spécifiques d’enfants et de jeunes majeurs susceptibles d’être accueillis. Si des adaptations du logement sont nécessaires et que les autres conditions sont remplies, le président du conseil départemental peut délivrer l’agrément en subordonnant sa prise d’effet à la réalisation de ces adaptations. Le président du conseil départemental peut également délivrer un agrément restreint à l’accueil des enfants et jeunes majeurs dont l’âge et les besoins correspondent aux exigences satisfaites par le logement. » ;

d) Au sixième alinéa, qui devient le huitième alinéa :

i) Après les mots : « L’agrément n’est pas accordé si », les mots : « l’un des majeurs concernés » sont remplacés par les mots : « l’une des personnes majeures vivant au domicile du demandeur lorsque ce domicile est le lieu d’exercice de sa profession, à l’exception des majeurs accueillis en application d’une mesure d’aide sociale à l’enfance, » ;

ii) Après les mots : « a fait l’objet d’une condamnation », sont ajoutés les mots : « , inscrite au bulletin n° 2 du casier judiciaire, » ;

iii) Après les mots : « protection maternelle et infantile », sont ajoutés les mots : « pour la profession d’assistant maternel, et au président du conseil départemental pour la profession d’assistant familial, » ;

3° Après l’article L. 421‑3, il est inséré un article L. 421‑3‑1 ainsi rédigé :

« Art. L. 42131.  Le président du conseil départemental peut, dans les conditions prévues à l’article L. 421‑3, délivrer un agrément d’assistant familial autorisant exclusivement la réalisation d’accueils relais. Cet agrément n’est pas conditionné au suivi de la formation prévue au deuxième alinéa de l’article L. 421‑15. Il ne permet pas d’assurer les accueils urgents et de courte durée prévus à l’article L. 423‑30‑1. Sa durée ainsi que les modalités de son renouvellement sont définies par décret.

« Le titulaire de l’agrément mentionné au premier alinéa peut, s’il satisfait aux obligations de formation prévues au deuxième alinéa de l’article L. 421‑15, solliciter auprès du président du conseil départemental le bénéfice de l’agrément prévu à l’article L. 421‑3.

« L’assistant familial titulaire de l’agrément prévu à l’article L. 421‑3 est autorisé à réaliser des accueils relais, dans la limite du nombre de places mentionné dans son agrément et dans les conditions prévues à l’article L. 421‑16. Cette autorisation s’exerce dans le cadre des modalités spécifiques aux accueils relais fixées par décret. » 

4° Au troisième alinéa de l’article L. 421‑16, la première phrase est remplacée par la phrase : « Le contrat précise également si l’accueil du mineur est continu, intermittent ou relais. » 

5° L’article L. 423‑30 est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Par dérogation aux premier et au sixième alinéas, pour les accueils relais, la rémunération de l’assistant familial est constituée de deux parts dont l’une est fixe et correspond à la fonction globale d’accueil et l’autre n’est due qu’au seul titre des périodes d’accueil effectivement réalisées, indépendamment de la durée mentionnée au contrat d’accueil. Sous réserve de stipulations contractuelles et conventionnelles plus favorables et sans préjudice des indemnités et fournitures remises pour l’entretien des enfants, les éléments de cette rémunération et son montant minimal sont fixés par décret en référence au salaire minimum interprofessionnel de croissance. »

TITRE III

SÉCURISER LES MODALITÉS DE PRISE
EN CHARGE DES ENFANTS

Chapitre Ier

Étendre et améliorer le dispositif de contrôle des antécédents judiciaires des personnes accueillant un enfant à leur domicile
ainsi que des membres de leur foyer

Article 5

I. – Le code civil est ainsi modifié :

1° Après le septième alinéa de l’article 375‑3, sont insérés quatre alinéas ainsi rédigés :

« Avant tout placement chez un membre de la famille ou un tiers digne de confiance, ou avant le renouvellement de cette mesure, le juge des enfants vérifie ses antécédents judiciaires, ainsi que ceux des personnes majeures et mineures de plus de 13 ans résidant à son domicile, par la consultation du fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes, du fichier judiciaire national automatisé des auteurs d’infractions terroristes et pour les personnes majeures du bulletin n° 2 du casier judiciaire. Ces consultations sont réalisées conformément aux dispositions des articles 776, 706‑53‑7 et 706‑25‑9 du code de procédure pénale. Il peut, dans les mêmes conditions et lorsque l’intérêt de l’enfant le justifie, procéder aux mêmes vérifications avant tout placement chez l’autre parent ou avant le renouvellement de cette mesure. 

« Le juge des enfants informe la personne à qui le mineur est susceptible d’être confié qu’il va être procédé à la vérification de ses antécédents judiciaires et de ceux des personnes de plus de treize ans présentes à son domicile par consultation des fichiers susmentionnés, et à leur versement au dossier d’assistance éducative.

« À l’issue de ces consultations, le juge des enfants verse au dossier l’extrait du bulletin n° 2 et tout élément apparaissant au fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes ou au fichier judiciaire national automatisé des auteurs d’infractions terroristes. Il prend ces éléments en considération pour fonder sa décision. La personne sollicitant d’accueillir un mineur peut demander à avoir accès aux pièces de procédure relatives à sa demande et la concernant. 

« Un décret en Conseil d’État fixe les modalités d’application des alinéas précédents. » ;

2° Le deuxième alinéa de l’article 375‑5 est complété par les dispositions suivantes :

« Avant de confier l’enfant à un membre de la famille ou à un tiers digne de confiance, le procureur de la République procède aux vérifications prévues aux alinéas 8 et 9 de l’article 375‑3 du code civil. Il peut, dans les mêmes conditions et lorsque l’intérêt de l’enfant le justifie, procéder aux mêmes vérifications avant de confier l’enfant à l’autre parent. »

II. – Le code de procédure pénale est ainsi modifié :

1° Le 1° de l’article 706‑25‑9 est complété par les mots : « pour le besoin des procédures pénales dont elles sont saisies, celui des procédures civiles suivies devant le juge des enfants et le juge aux affaires familiales et celui du tribunal judiciaire statuant sur le fondement de l’article 353‑1 du code civil pour la prise en considération de l’intérêt supérieur de l’enfant ; »

2° À l’article 706‑53‑7 :

a) Le 1° est complété par les mots : « pour le besoin des procédures pénales dont elles sont saisies, celui des procédures civiles suivies devant le juge des enfants et le juge aux affaires familiales et celui du tribunal judiciaire statuant sur le fondement de l’article 353‑1 du code civil pour la prise en considération de l’intérêt supérieur de l’enfant ; »

b) Le 3° est complété un alinéa ainsi rédigé :

« c) Des activités ou des professions, dont la liste est établie par décret en Conseil d’État, pouvant impliquer un contact physique ou à distance avec des usagers du système de santé en application de l’article L. 1191‑1 du code de la santé publique ; »

c) Après le 3°, il est inséré un 3° bis ainsi rédigé :

« 3° bis Aux ordres professionnels mentionnés à la quatrième partie du code de la santé publique, pour les procédures de contrôle de l’exercice des activités ou des professions, dont la liste est établie par décret en Conseil d’État, pouvant impliquer un contact physique ou à distance avec des usagers du système de santé en application de l’article L. 1191‑1 du code de la santé publique ; »

3° Le deuxième alinéa de l’article 774 est complété par les mots : « pour le besoin des procédures pénales dont elles sont saisies. » ;

4° Après le huitième alinéa de l’article 776, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« 8° Aux autorités judiciaires pour les besoins des procédures civiles suivies devant le juge des enfants et le juge aux affaires familiales et celui du tribunal judiciaire statuant sur le fondement de l’article 353‑1 du code civil pour la prise en considération de l’intérêt supérieur de l’enfant. »

III. – Le titre II du livre II du code de l’action sociale et des familles est ainsi modifié :

1° À l’article L. 221‑2‑1, la première phrase devient un premier alinéa. Après ce premier alinéa sont insérés quatre alinéas ainsi rédigés : :

« Il s’assure que le tiers et les personnes majeures vivant à son domicile ne font pas l’objet d’une condamnation pour une infraction visée aux articles 221‑1 à 221‑5, 222‑1 à 222‑18, 222‑23 à 222‑33, 224‑1 à 224‑5, au second alinéa de l’article 225‑12‑1 et aux articles 225‑12‑2 à 225‑12‑4, 227‑1, 227‑2 et 227‑15 à 227‑28 du code pénal.

« Pour toute autre infraction inscrite au bulletin n° 2, le président du conseil départemental évalue si les conditions d’accueil au regard des besoins fondamentaux de l’enfant sont réunies.

« Il ne peut être procédé au placement si le tiers à qui il entend confier l’enfant ou si l’une des personnes majeures ou mineures âgées d’au moins treize ans vivant à son domicile sont inscrits au fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes.

« Le contrôle mentionné au présent article est assuré par la délivrance du bulletin n° 2 du casier judiciaire dans les conditions prévues à l’article 776 du code de procédure pénale, et par l’accès aux informations contenues dans le fichier judiciaire national automatisé des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes dans les conditions prévues à l’article 706‑53‑7 du même code. Ce contrôle peut se faire par la délivrance de l’attestation mentionnée au deuxième alinéa du II de l’article L. 133‑6 du présent code. » 

2° Après l’article L. 221‑3, il est inséré un article L. 221‑3‑1 ainsi rédigé :

« Art. L. 22131.  Lorsqu’une autorité centrale sollicite le service de l’aide sociale à l’enfance sur le fondement de l’article 33 de la convention relative à la compétence, la loi applicable, la reconnaissance, l’exécution et la coopération en matière de responsabilité parentale et de mesures de protection des enfants, signée à la Haye le 19 octobre 1996, en vue d’une décision judiciaire de recueil légal, dénommée « kafala », le président du conseil départemental s’assure que le tiers recueillant et les personnes majeures résidant à son domicile ne font pas l’objet d’une condamnation pour une infraction visée aux articles 221‑1 à 221‑5, 222‑1 à 222‑18, 222‑23 à 222‑33, 224‑1 à 224‑5, au second alinéa de l’article 225‑12‑1 et aux articles 225‑12‑2 à 225‑12‑4, 227‑1, 227‑2 et 227‑15 à 227‑28 du code pénal, et que le tiers ou l’une des personnes majeures ou mineures âgées d’au moins treize ans vivant à son domicile ne sont pas inscrits au fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes.

« Pour toute autre infraction inscrite au bulletin n° 2, le président du conseil départemental évalue si les conditions d’accueil au regard des besoins fondamentaux de l’enfant sont réunies.

« Le contrôle mentionné au présent article est assuré par la délivrance du bulletin n° 2 du casier judiciaire dans les conditions prévues à l’article 776 du code de procédure pénale, et par l’accès aux informations contenues dans le fichier judiciaire national automatisé des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes dans les conditions prévues à l’article 706‑53‑7 du même code. Ce contrôle peut se faire par la délivrance de l’attestation mentionnée au deuxième alinéa du II de l’article L. 133‑6 du présent code. » ;

3° L’article L. 225‑2 est complété par les alinéas suivants :

« L’agrément ne peut être délivré si la personne candidate à l’adoption ou les personnes majeures vivant à son domicile ont fait l’objet d’une condamnation pour une infraction visée aux articles 221‑1 à 221‑5, 222‑1 à 222‑18, 222‑23 à 222‑33, 224‑1 à 224‑5, au second alinéa de l’article 225‑12‑1 et aux articles 225‑12‑2 à 225‑12‑4, 227‑1, 227‑2 et 227‑15 à 227‑28 du code pénal.

« Pour toute autre infraction inscrite au bulletin n° 2, le président du conseil départemental évalue si les conditions d’accueil au regard des besoins fondamentaux de l’enfant sont réunies et en informe la commission d’agrément.

« L’agrément ne peut être délivré si la personne candidate à l’adoption et les personnes majeures ou mineures âgées d’au moins treize ans vivant à son domicile sont inscrits au fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes.

« Le contrôle mentionné au présent article est assuré par la délivrance du bulletin n° 2 du casier judiciaire dans les conditions prévues à l’article 776 du code de procédure pénale, et par l’accès aux informations contenues dans le fichier judiciaire national automatisé des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes dans les conditions prévues à l’article 706‑53‑7 du même code. Ce contrôle peut se faire par la délivrance de l’attestation mentionnée au deuxième alinéa du II de l’article L. 133‑6 du présent code. » ;

4° Au premier alinéa de l’article L. 227‑10, les mots : « , ainsi que de toute personne qui est sous le coup d’une mesure de suspension ou d’interdiction d’exercer prise en application de l’article L. 212‑13 du code du sport » sont supprimés.

IV. – Le titre III du livre Ier du code de l’action sociale et des familles est ainsi modifié :

1° L’article L. 135‑2 est complété par les dispositions suivantes : « ou d’une interdiction d’exercice prononcée en application du III de l’article L. 133‑6‑1 ou de l’article L. 133‑6‑2 » ;

2° À l’article L. 133‑6 :

a) Au premier alinéa du I, après les mots : « y compris bénévole, », les mots : « y exercer une activité » sont remplacés par les mots : « exercer une activité » ;

b) Le I est complété par deux alinéas ainsi rédigés :

« Lorsqu’un séjour de vacances dans une famille est organisé dans le cadre des accueils de mineurs mentionnés à l’article L. 227‑4, le contrôle des incapacités et des interdictions prononcées en application de l’article L. 227‑10 s’applique aux personnes majeures ou mineures âgées d’au moins treize ans vivant au domicile de la personne physique organisant le séjour ou de la famille accueillant le séjour lorsque celui‑ci est organisé par une personne morale.

« Nul ne peut exercer même à titre bénévole une fonction permanente ou occasionnelle dans un accueil de mineurs mentionné à l’article L. 227‑4 s’il fait l’objet d’une mesure d’interdiction d’exercer prise en application de l’article L. 212‑13 du code du sport. » 

c) Le premier alinéa du II est complété par la phrase suivante :

« Pour les accueils mentionnés à l’article L. 227‑4, pour les établissements et services relevant du 4° du I et les lieux de vie et d’accueil visés au III de l’article L. 312‑1 lorsqu’ils sont exclusivement autorisés par le préfet du département, le contrôle des incapacités mentionnées au I est également assuré, dans les mêmes conditions, par l’accès aux informations contenues dans le fichier judiciaire national automatisé des auteurs d’infractions terroristes dans les conditions prévues à l’article 706‑25‑9 du code de procédure pénale. » ;

d) Au deuxième alinéa du II, le mot : « deux » est remplacé par le mot : « trois » ;

e) Le troisième alinéa du II est complété par les mots suivants : « et, le cas échéant, au fichier judiciaire national automatisé des auteurs d’infractions terroristes. » ;

f) Le dernier alinéa du II est complété par les mots suivants : « , et, le cas échéant, au fichier national automatisé des auteurs d’infractions terroristes. » ;

g) Les premier et deuxième alinéas du III sont supprimés ;

h) Au dernier alinéa du III, après les mots : « ou violentes » sont insérés les mots : « et, le cas échéant, au fichier national automatisé des auteurs d’infractions terroristes, » ;

3° Après l’article L. 133‑6, sont insérés deux articles L. 133‑6‑1 et L. 133‑6‑2 ainsi rédigés :

« Art. L. 13361.  I. – Lorsqu’à l’occasion du contrôle des incapacités prévu à l’article L. 133‑6 le visant, l’agent public ou le salarié d’un établissement, service ou lieux de vie et d’accueil ou d’un particulier employeur au sens de l’article L. 7221‑1 du code du travail ou la personne agréée ne présente pas l’attestation mentionnée au II de cet article avant le terme du délai prévu par le décret en Conseil d’État mentionné au même II, l’employeur ou l’autorité compétente pour délivrer un agrément notifie à l’intéressé, par tout moyen conférant date certaine et sans délai, la suspension, selon le cas, de ses fonctions, de son contrat de travail, de son contrat de mission ou de son agrément.

« Durant la période de suspension :

« 1° Le salarié a droit au maintien de sa rémunération ;

« 2° L’agent public conserve sa rémunération ainsi que le financement des garanties de protection sociale complémentaire prévu à l’article L. 827‑1 du code général de la fonction publique ;

« 3° Pour une personne agréée, les conditions prévues par le présent code pour la suspension de l’agrément s’appliquent.

« Pendant la période de suspension, l’employeur, le directeur de l’établissement, du service ou du lieu de vie et d’accueil, ou l’autorité compétente pour délivrer un agrément s’assure que, selon le cas, le salarié, l’agent public ou la personne agréée n’est pas frappé par une incapacité prévue à l’article L. 133‑6.

« La suspension prend fin :

« 1° Lorsqu’il est établi que le salarié, l’agent public ou la personne agréée n’est pas concerné par une incapacité mentionnée à l’article L. 133‑6 ;

« 2° À l’issue des procédures engagées en application du II, lorsque l’incapacité est confirmée ;

« 3° À la notification de l’arrêté motivé ou à la réception de l’information, mentionnés au III, lorsque l’incapacité n’est pas confirmée et que le salarié, l’agent public ou la personne agréée mentionnés au I fait l’objet d’une mise en examen ou d’une condamnation non définitive mentionnées au fichier judiciaire national automatisé des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes ou, lorsque sa consultation est prévue, au fichier judiciaire national automatisé des auteurs d’infractions terroristes.

« II. – Lorsque l’incapacité est confirmée, il est mis fin à la relation de travail.

« A. – Lorsque l’incapacité concerne un salarié en contrat à durée indéterminée, l’employeur engage une procédure de licenciement du salarié, l’incapacité constituant la cause réelle et sérieuse du licenciement. Le licenciement est prononcé dans les conditions prévues par les dispositions du code du travail relatives à la rupture du contrat de travail pour motif personnel. Le préavis prévu à l’article L. 1234‑1 du code du travail n’est pas exécuté et ne donne pas lieu au versement de l’indemnité compensatrice.

« Les dispositions de l’article L. 1234‑9 du code du travail ne sont pas applicables au licenciement prononcé dans les conditions prévues au premier alinéa.

« B. – Lorsque l’incapacité concerne un salarié non titulaire d’un contrat à durée indéterminée, sans préjudice des dispositions des articles L. 1243‑1 et L. 1251‑26 du code du travail, l’employeur met fin au contrat à durée déterminée ou au contrat de mission ou à la lettre de mission et au contrat de mise à disposition avant l’échéance du terme.

« Par dérogation aux articles L. 1243‑4 et L. 1243‑8 du code du travail, la rupture du contrat à durée déterminée en raison d’une incapacité résultant des dispositions de l’article L. 133‑6 et suivants ne donne lieu à aucune indemnité.

« Par dérogation à l’article L. 1251‑26 du code du travail, lorsque l’entreprise de travail temporaire met fin au contrat de mission en raison d’une incapacité résultant des dispositions des articles L. 133‑6 et suivants, l’entreprise de travail temporaire n’est pas tenue de proposer un nouveau contrat de mission au salarié et la rupture du contrat de mission ne donne lieu à aucune indemnité.

« Lorsque l’entreprise de travail temporaire est dans l’impossibilité de proposer une nouvelle mission au salarié lié par le contrat mentionné au L. 1251‑58‑1 du code du travail en raison d’une incapacité résultant des dispositions de l’article L. 133‑6 et suivants ayant donné lieu à la rupture d’un contrat de mise à disposition, l’employeur peut engager une procédure de licenciement du salarié, l’incapacité constituant la cause réelle et sérieuse du licenciement. Les dispositions de l’article L. 1234‑9 du code du travail ne sont pas applicables au licenciement prononcé dans ces conditions.

« C. – Lorsque l’incapacité concerne un agent public, l’employeur engage une procédure de radiation des cadres si l’agent est fonctionnaire et exerce au sein de son administration, ou de licenciement sans indemnité ni préavis s’il est agent contractuel, ou encore remet le fonctionnaire détaché ou mis à disposition de son administration d’origine. La décision, qui précise le motif ainsi que la date à laquelle la cessation définitive des fonctions, la rupture du contrat ou la réintégration au sein de l’administration d’origine intervient, est notifiée à la personne intéressée. 

« D. – Lorsque l’incapacité concerne une personne agréée, son agrément est retiré dans les conditions prévues par le présent code pour la profession concernée.

« III. – Lorsque l’incapacité n’est pas confirmée mais que le salarié, l’agent public ou la personne agréée, mentionnés au I, fait l’objet, au titre d’une des infractions mentionnées au I, d’une mise en examen ou d’une condamnation non définitive mentionnée au fichier judiciaire national automatisé des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes ou, lorsque sa consultation est prévue, au fichier judiciaire national automatisé des auteurs d’infractions terroristes, l’autorité administrative compétente qui estime que son intervention dans les établissements, services ou lieux de vie visés au I de l’article L. 133‑6 ou auprès du particulier employeur au sens de l’article L. 7221‑1 du code du travail présente un risque grave pour la santé ou la sécurité physique ou morale des mineurs ou des majeurs en situation de vulnérabilité avec lesquels il est en contact peut, par arrêté motivé, prononcer à son encontre l’interdiction temporaire d’exercer toute fonction ou activité soumise aux incapacités prévues au même I, au plus tard jusqu’à l’intervention d’une décision définitive rendue par la juridiction compétente.

« L’arrêté est prononcé au terme d’un délai d’un mois après avoir informé l’intéressé de son droit de présenter des observations écrites et, le cas échéant, sur sa demande, des observations orales.

« Le caractère grave du risque est apprécié, notamment, au regard de la nature de l’infraction et des fonctions que l’intéressé exerce ou demande à exercer.

« Lorsque, à l’issue de la phase contradictoire, l’autorité compétente renonce au prononcé d’une mesure d’interdiction temporaire, elle en informe l’intéressé sans délai. 

« IV. – L’interdiction temporaire d’exercice prononcée en application du III emporte, selon les cas, la suspension du contrat de travail, la mise en disponibilité ou la suspension de l’agrément de l’intéressé pour la durée de la mesure d’interdiction.

« Si la mesure d’interdiction concerne un salarié en contrat de mission, en contrat de mise à disposition ou en contrat à durée déterminée, dont le terme n’excède pas celui de la mesure d’interdiction, il est fait application des dispositions mentionnées au II. »

« Art. L. 13362. – Les dispositions du III de l’article L. 133‑6‑1 sont également applicables à toute autre personne visée à l’article L. 133‑6 dont le contrôle des incapacités révèle qu’elle fait l’objet, au titre d’une des infractions figurant au I du même article, d’une mise en examen ou d’une condamnation non définitive mentionnée au fichier judiciaire national automatisé des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes ou, lorsque sa consultation est prévue, au fichier judiciaire national automatisé des auteurs d’infractions terroristes, à l’exception de celles participant à un accueil de mineurs mentionné à l’article L. 227‑4 ou à l’organisation d’un tel accueil.

« L’autorité administrative compétente lui notifie sans délai, par tout moyen conférant date certaine, une mesure de suspension de ses fonctions soumises aux incapacités prévues au I de l’article L. 133‑6. »

V. – Le code de l’éducation est ainsi modifié :

1° Après l’article L. 401‑4, sont insérés des articles L. 401‑5 et L. 401‑6 ainsi rédigés :

« Art. L. 4015. – Nul ne peut intervenir au sein d’un établissement d’enseignement du premier ou du second degré ou de tout établissement de formation accueillant un public d’âge scolaire, qu’il soit public ou privé, ou participer à une activité organisée en lien avec celui‑ci, à titre professionnel ou associatif, s’il fait l’objet d’une mention au fichier judiciaire national automatisé des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes ou au fichier judiciaire national automatisé des auteurs d’infractions terroristes.

« Les dispositions du présent article ne sont pas applicables au personnel des établissements. »

« Art. L. 4016. – Le traitement mentionné à l’article L. 911‑5‑2 permet la délivrance à la personne qui souhaite exercer une activité mentionnée à l’article L. 401‑5 d’une attestation indiquant qu’elle ne fait pas l’objet d’une mention aux deux fichiers mentionnés à cet article.

« Le contrôle de l’interdiction prévu à l’article L. 401‑5 est effectué, avant l’exercice de l’activité et à intervalles réguliers pendant cet exercice, par la production par la personne intéressée, à la demande de l’autorité gestionnaire, de l’attestation mentionnée au premier alinéa ou par la consultation du traitement mentionné à l’article L. 911‑5‑2 du présent code aux seules fins de vérification de l’inscription au fichier judiciaire national automatisé des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes, dans les conditions prévues à l’article 706‑53‑7 du code de procédure pénale, ou au fichier judiciaire national automatisé des auteurs d’infractions terroristes, dans les conditions prévues à l’article 706‑25‑9 du même code. Cette consultation est réalisée par l’autorité compétente de l’État qui informe le responsable de l’établissement en cas de mention relative à une personne autorisée.

« Les conditions d’application du présent article sont déterminées par décret en Conseil d’État. » ;

2° L’article L. 911‑5 est remplacé par les dispositions suivantes :

« Art. L. 9115.  Nul ne peut diriger un établissement d’enseignement du premier ou du second degré ou tout établissement de formation accueillant un public d’âge scolaire, qu’il soit public ou privé, ni y être employé, à quelque titre que ce soit, s’il a été condamné définitivement pour l’un des crimes et délits mentionnés à l’article L. 911‑5‑1 ou s’il a fait l’objet de l’une des mesures administratives d’interdiction mentionnées à l’article L. 911‑5‑3. » ;

3° L’article L. 911‑5‑1 est remplacé par les dispositions suivantes :

« Art. L. 91151.  I. – Les incapacités mentionnées à l’article L. 911‑5 s’appliquent à l’égard des personnes condamnées définitivement pour un crime ou un délit mentionné au I de l’article L. 133‑6 du code de l’action sociale et des familles, ou pour tout autre crime ou délit contraire à la probité et aux mœurs ou à caractère terroriste.

« Le premier alinéa s’applique en cas de condamnation définitive inscrite au bulletin n° 2 du casier judiciaire ou figurant au fichier judiciaire national automatisé des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes ou au fichier judiciaire national automatisé des auteurs d’infractions terroristes, même si cette condamnation n’est pas inscrite au bulletin n° 2 du casier judiciaire.

« II. – Les incapacités mentionnées au I s’appliquent également à l’égard des personnes ayant été privées par jugement de tout ou partie des droits civiques, civils et de famille, mentionnés à l’article 131‑26 du code pénal, ou ayant été déchues de l’autorité parentale ainsi qu’à celles ayant été frappées, par le juge pénal, d’interdiction d’exercer, à titre définitif, une fonction d’enseignement ou une activité professionnelle ou bénévole impliquant un contact habituel avec des mineurs.

« III. – En cas de condamnation, prononcée par une juridiction étrangère et passée en force de chose jugée, pour une infraction constituant, selon la loi française, un crime ou l’un des délits mentionnés au I, le tribunal judiciaire du domicile du condamné, statuant en matière correctionnelle, déclare, à la requête du ministère public, qu’il y a lieu à l’application de l’incapacité d’exercice prévue au présent article, après constatation de la régularité et de la légalité de la condamnation et l’intéressé dûment appelé en chambre du conseil.

« Lorsqu’il a été fait application des dispositions de l’alinéa précédent, la requête en relèvement de l’incapacité, présentée dans les conditions prévues à l’article 132‑21 du code pénal et aux articles 702‑1 et 703 du code de procédure pénale, est portée devant la chambre des appels correctionnels de la cour d’appel dans le ressort de laquelle le requérant réside. » ;

4° Après l’article L. 911‑5‑1, sont insérés des articles L. 911‑5‑2 à L. 911‑5‑7 ainsi rédigés :

« Art. L. 91152.  Il est créé un traitement permettant la délivrance à la personne candidate à un emploi mentionné à l’article L. 911‑5 d’une attestation indiquant qu’elle ne fait pas l’objet d’une mention aux fichiers mentionnés au second alinéa du I de l’article L. 911‑5‑1 entraînant les incapacités mentionnées à l’article L. 911‑5. Ce traitement recourt à un système d’information sécurisé permettant, par dérogation aux dispositions du premier alinéa des articles 706‑25‑13, 706‑53‑11 et 777‑3 du code de procédure pénale, son interconnexion avec ces fichiers.

« L’absence d’incapacité au titre de l’article L. 911‑5 du présent code est attestée avant tout recrutement, puis à intervalles réguliers lors de l’exercice des fonctions, par la consultation du traitement mentionné à l’alinéa précédent ou par la production de l’attestation mentionnée au même alinéa.

« Seule l’autorité compétente de l’État peut consulter le traitement mentionné au premier alinéa. En cas d’information faisant apparaître une incapacité, elle en informe l’autorité de recrutement ou l’autorité gestionnaire.

« Les conditions d’application du présent article sont déterminées par décret en Conseil d’État.

« Art. L. 91153.  L’incapacité mentionnée à l’article L. 911‑5 s’applique à l’égard des personnes faisant l’objet d’une mesure administrative d’interdiction totale ou partielle d’exercice prise en application des dispositions de l’article L. 911‑10 du présent code, de l’article L. 227‑10 du code de l’action sociale et des familles ou de l’article L. 212‑13 du code du sport. Une mesure d’interdiction temporaire emporte incapacité pour la durée de cette interdiction.

« L’incapacité mentionnée à l’article L. 911‑5 du présent code s’applique également à l’égard des personnes qui, ayant déjà exercé dans un établissement mentionné au même article L. 911‑5, ont été révoquées, mises à la retraite d’office ou licenciées en application d’une sanction disciplinaire prononcée en raison de faits contraires à la probité et aux mœurs.

« Art. L. 91154.  Il est créé un traitement mis en œuvre par le ministre chargé de l’éducation et regroupant les mesures et sanctions mentionnées à l’article L. 911‑10 et au second alinéa de l’article L. 911‑5‑3. Les autorités chargées du recrutement dans les établissements mentionnés à l’article L. 911‑5 du présent code consultent, avant tout recrutement le traitement mentionné à la phrase précédente, le traitement regroupant les mesures prévues par l’article L. 227‑10 du code de l’action sociale et des familles et le traitement regroupant les mesures prévues par l’article L. 212‑13 du code du sport.

« Le contrôle des incapacités mentionnées à l’article L. 911‑5 est assuré à intervalles réguliers lors de l’exercice des fonctions par la consultation, par l’autorité gestionnaire, des traitements mentionnés à l’alinéa précédent.

« Un décret en Conseil d’État, pris après avis de la Commission nationale de l’informatique et des libertés, précise les caractéristiques du traitement mentionné au premier alinéa, mis en œuvre par le ministre chargé de l’éducation, et les modalités de consultation par les autorités compétentes des autres traitements mentionnés au même alinéa.

« Art. L. 91155.  I. – Les personnes frappées d’incapacité en application des dispositions du second alinéa de l’article L. 911‑5‑3 peuvent, par décision du ministre chargé de l’éducation, être relevées de l’incapacité résultant des sanctions disciplinaires ayant prononcé leur éviction d’un établissement d’enseignement public ou privé.

« Un décret en Conseil d’État détermine les modalités d’organisation de la procédure de relèvement.

« II. – Les demandes en relèvement formées en vertu du I ne peuvent être présentées qu’après un délai minimum écoulé depuis la notification des décisions définitives.

« Le délai est de deux ans pour une suspension, une interdiction ou une exclusion temporaire.

« Il est de cinq ans pour une interdiction ou une exclusion définitive.

« Lorsque la demande a été rejetée, après examen au fond, elle ne peut être présentée de nouveau qu’après un délai égal au premier délai exigé.

« III. – Si l’intéressé peut établir qu’il a été sanctionné à raison de faits amnistiés ou de condamnations judiciaires annulées par suite d’un arrêt de révision, la nécessité d’un délai antérieur à sa première demande de relèvement est supprimée, mais non celle des délais nécessaires aux demandes subséquentes, si la demande est rejetée.

« Art. L. 91156.  I. – Lorsqu’elle constate qu’une personne employée dans un établissement scolaire est frappée d’une incapacité définitive en application des dispositions de l’article L. 911‑5, l’autorité de nomination ou, le cas échéant, l’employeur, au regard de la gravité des faits à l’origine de l’incapacité, procède au reclassement de l’intéressé, ou met fin à ses fonctions de la manière suivante :

« 1° Si l’incapacité concerne un fonctionnaire en activité, un agent contractuel de droit public ou un maître contractuel des établissements d’enseignement privés, il est procédé, selon le cas, à la radiation des cadres ou à la résiliation du contrat sans indemnité ni préavis ;

« 2° Si l’incapacité concerne un fonctionnaire détaché ou mis à disposition, celui‑ci est remis à disposition de son administration d’origine. Il appartient ensuite à cette dernière, le cas échéant, de tirer les conséquences du ou des motifs ayant justifié l’incapacité ;

« 3° Si l’incapacité concerne un salarié en contrat à durée indéterminée, l’employeur engage une procédure de licenciement, l’incapacité constituant la cause réelle et sérieuse du licenciement. Le licenciement est prononcé dans les conditions prévues par les dispositions du code du travail relatives à la rupture du contrat de travail pour motif personnel. Le préavis prévu à l’article L. 1234‑1 du code du travail n’est pas exécuté et ne donne pas lieu au versement de l’indemnité compensatrice. Les dispositions de l’article L. 1234‑9 du code du travail ne sont pas applicables ;

« 4° Si l’incapacité concerne un maître agréé des établissements d’enseignement privés, il est procédé au retrait de son agrément et l’employeur engage une procédure de licenciement dans les conditions prévues au 3° ;

« 5° Si l’incapacité concerne un salarié en contrat à durée déterminée ou en contrat de mission ou en contrat de mise à disposition, l’employeur met fin à ce contrat avant l’échéance du terme, sans préjudice des dispositions des articles L. 1243‑1 et L. 1251‑26 du code du travail. Par dérogation aux dispositions des articles L. 1243‑4 et L. 1243‑8 du code du travail, la rupture du contrat à durée déterminée ne donne lieu à aucune indemnité.

« Par dérogation aux dispositions de l’article L. 1251‑26 du code du travail, lorsque l’entreprise de travail temporaire met fin au contrat de mission, elle n’est pas tenue de proposer un nouveau contrat de mission au salarié et la rupture du contrat de mission ne donne lieu à aucune indemnité. Lorsque l’entreprise de travail temporaire est dans l’impossibilité de proposer une nouvelle mission au salarié lié par le contrat mentionné à l’article L. 1251‑58‑1 du code du travail, elle peut engager une procédure de licenciement, l’incapacité constituant la cause réelle et sérieuse du licenciement. Les dispositions de l’article L. 1234‑9 du code du travail ne sont pas applicables au licenciement prononcé dans ces conditions.

« II. – Les décisions prononcées par l’autorité administrative en application des 1°, 2° et 4° du I sont prises après avoir mis l’intéressé à même d’obtenir communication de son dossier administratif et sont notifiées en précisant le motif, ainsi que la date à laquelle la cessation définitive des fonctions intervient.

« Art. L. 91157.  I. – Lorsqu’elle constate qu’une personne employée dans un établissement scolaire est frappée d’incapacité temporaire en application des dispositions de l’article L. 911‑5‑3 en raison d’une mesure d’interdiction temporaire d’exercice, l’autorité de nomination ou, le cas échéant, l’employeur, au regard de la gravité des faits à l’origine de l’incapacité, procède au reclassement de l’intéressé, ou tire les conséquences de l’incapacité de la manière suivante :

« 1° Si la mesure d’interdiction concerne un fonctionnaire en activité, un maître contractuel des établissements d’enseignement privés ou un agent contractuel de droit public en contrat à durée indéterminée ou dont le terme du contrat à durée déterminée excède celui de la mesure d’interdiction, il est procédé à la suspension de ses fonctions, pour la durée de l’interdiction, sans obligation de reclassement ou de rémunération ;

« 2° Si la mesure d’interdiction concerne un fonctionnaire détaché ou mis à disposition, celui‑ci est remis à disposition de son administration d’origine. Il appartient ensuite à cette dernière, le cas échéant, de tirer les conséquences des motifs ayant justifié l’incapacité ;

« 3° Si la mesure d’interdiction concerne un agent contractuel de droit public en contrat à durée déterminée dont le terme n’excède pas celui de la mesure d’interdiction, il est procédé à la résiliation du contrat sans indemnité ni préavis ;

« 4° Si la mesure d’interdiction concerne un maître agréé de l’enseignement privé, il est procédé à la suspension de son agrément ainsi qu’à la suspension du contrat de travail pour la durée de l’interdiction, sans obligation de reclassement ou de rémunération ;

« 5° Si la mesure d’interdiction concerne un salarié en contrat à durée indéterminée ou en contrat à durée déterminée dont le terme excède celui de la mesure d’interdiction, il est procédé à la suspension du contrat de travail pour la durée de l’interdiction, sans obligation de reclassement ou de rémunération ;

« 6° Si la mesure d’interdiction concerne un salarié en contrat de mission, en contrat de mise à disposition ou en contrat à durée déterminée dont le terme n’excède pas celui de la mesure d’interdiction, il est fait application des dispositions du 5° de l’article L. 911‑5‑6.

« II. – Les décisions prononcées par l’autorité administrative en application des dispositions des 1° à 4° du I sont prises après avoir mis l’intéressé à même d’obtenir communication de son dossier administratif et sont notifiées en précisant le motif, ainsi que la date à laquelle la suspension ou, le cas échéant, la cessation définitive des fonctions intervient. » ;

5° Le chapitre Ier du titre Ier du livre IX est complété par un article L. 911‑10 ainsi rédigé :

« Art. L. 91110.  L’autorité de l’État compétente en matière d’éducation peut prononcer à l’encontre de toute personne exerçant quelque fonction que ce soit, y compris bénévole, ou intervenant à titre occasionnel au sein d’un établissement d’enseignement du premier ou du second degré ou tout établissement de formation accueillant un public d’âge scolaire, qu’il soit public ou privé, et dont la présence présenterait des risques pour la santé et la sécurité physique ou morale des mineurs, une interdiction, à titre temporaire ou définitif, d’exercer une fonction particulière, toute fonction, ou d’intervenir à quelque titre que ce soit au sein de ces établissements ou pendant toute activité en lien avec ceux‑ci.

« Un décret en Conseil d’État précise les modalités d’application du présent article.

6° L’article L. 914‑6 est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Le relèvement des interdictions mentionnées au deuxième alinéa peut être obtenu dans les conditions définies à l’article L. 911‑5‑5. » 

7° Le chapitre IV du titre Ier du livre IX est complété par un article L. 914‑7 ainsi rédigé :

« Art. L. 9147.  Les établissements d’enseignement privés employeurs transmettent à l’autorité compétente de l’État en matière d’éducation les informations relatives aux sanctions prises à l’encontre de leurs employés qui n’ont pas la qualité d’agents publics, lorsqu’elles sont motivées par des faits contraires à la probité et aux mœurs ou des atteintes à l’intégrité physique ou morale des élèves.

« Ces informations font l’objet d’un traitement mis en œuvre par le ministre chargé de l’éducation nationale et sont consultées, en particulier lors du recrutement, par les établissements d’enseignement privés employeurs et par les services compétents de l’État en matière d’éducation. Elles donnent lieu à la prise d’une mesure en application des dispositions de l’article L. 911‑10 lorsque les conditions prévues à cet article sont remplies.

« Les modalités d’application du présent article sont fixées par décret en Conseil d’État. » 

VI. – Le livre Ier de la première partie du code de la santé publique est complété par un titre IX ainsi rédigé :

« TITRE IX

« INCAPACITÉS

« Chapitre unique

« Art. L. 11911. – I. – Un professionnel de santé ne peut intervenir ou exercer une fonction permanente ou occasionnelle dans un établissement de santé, public ou privé, ou dans tout autre lieu de soins à quelque titre que ce soit, lorsque son intervention ou ses fonctions impliquent un contact avec des usagers du système de santé, s’il a été condamné définitivement soit pour un crime, soit pour les délits prévus :

« 1° Au chapitre Ier du titre II du livre II du code pénal, à l’exception des articles 221‑6 à 221‑6‑2 ;

« 2° Aux paragraphes 1er et 2 de la section 1 et aux sections 1 bis, 3, 4, 7 et 10 du chapitre II du même titre II, à l’exception des articles 222‑15‑1 et 222‑16 ; 

« 3° Au chapitre III du même titre II, à l’exception de l’article 223‑1 ;

« 4° Aux sections 1 et 1 bis du chapitre IV du même titre II ;

« 5° Aux sections 1 bis, 1 quater, 1 quinquies, 2, 2 ter, 3 et 4 du chapitre V du même titre II ;

« 6° Aux sections 1 et 5 du chapitre VII du même titre II, à l’exception de l’article 227‑17‑1 ;

« 7° À l’article 321‑1 du même code lorsque le bien recelé provient d’une des infractions mentionnées à l’article 227‑23 dudit code ;

« 8° Aux troisième à cinquième alinéas de l’article 312‑10 et à l’article 312‑11 du même code ;

« 9° Au titre II du livre IV de ce code.

« Les incapacités prévues au premier alinéa du présent I s’appliquent également en cas de condamnation définitive à une peine supérieure à six mois d’emprisonnement sans sursis pour les délits prévus :

« 1° Au paragraphe 3 de la section 1 et à la section 5 du chapitre II du titre II du livre II du code pénal ;

« 2° À l’article L. 3421‑4 du code de la santé publique.

« Sont également soumis à l’incapacité mentionnée au premier alinéa, dans les mêmes conditions :

« 1° Les personnes faisant usage du titre de psychologue mentionné à l’article 44 de la loi n° 85‑772 du 25 juillet 1985 portant diverses dispositions d’ordre social, du titre d’ostéopathe ou de chiropracteur mentionné à l’article 75 de la loi n° 2002‑303 du 4 mars 2002 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé et du titre de psychothérapeute mentionné à l’article 52 de la loi n° 2004‑806 du 9 août 2004 relative à la politique de santé publique ;

« 2° Les élèves et étudiants des établissements préparant aux professions de santé régies par la quatrième partie du code de la santé publique.

« II. – Le contrôle des incapacités mentionnées au I est assuré préalablement à l’exercice des fonctions et à intervalles réguliers par la délivrance du bulletin n° 2 du casier judiciaire dans les conditions prévues à l’article 776 du code de procédure pénale et par l’accès aux informations du fichier judiciaire national automatisé des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes, dans les conditions prévues à l’article 706‑53‑7 du même code.

« L’autorité compétente chargée de ce contrôle peut délivrer une attestation à la personne qui ne fait pas l’objet d’une inscription entraînant les incapacités mentionnées au I du présent article au moyen d’un système d’information sécurisé permettant, par dérogation au premier alinéa des articles 706‑53‑11 et 777‑3 du code de procédure pénale, la consultation des deux traitements de données mentionnés au présent II.

« L’attestation mentionnée au deuxième alinéa du présent II fait état, s’il y a lieu, de l’absence de condamnation non définitive ou de mise en examen mentionnées au fichier judiciaire national automatisé des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes. Elle peut être communiquée à l’employeur, au responsable légal de l’établissement ou du lieu d’exercice.

« Un décret en Conseil d’État détermine :

« 1° Les intervalles des contrôles des incapacités ;

« 2° Les conditions dans lesquelles est délivrée l’attestation mentionnée au deuxième alinéa du présent II ;

« 3° Les autorités chargées du contrôle des incapacités, mentionnées au I ; peuvent être désignés à ce titre, les ordres professionnels mentionnés à la quatrième partie du présent code pour les professionnels de santé en relevant et les agences régionales de santé. 

« Art. L. 11912.  I. – Lorsqu’un agent public, un salarié, un professionnel relevant de l’article L. 6152‑1 ou un élève ou un étudiant ne présente pas l’attestation mentionnée à l’article L. 1191‑1, avant le terme d’un délai prévu par décret en Conseil d’État, l’employeur ou, s’agissant d’un élève ou d’un étudiant, la personne responsable notifie à l’intéressé, par tout moyen conférant date certaine et sans délai, la suspension d’un mois, des fonctions, du contrat de travail ou du contrat de mission. Durant cette suspension :

« 1° Le salarié a droit au maintien de sa rémunération ;

« 2° L’agent public conserve sa rémunération au sens de l’article L. 712‑1 du code général de la fonction publique, ainsi que le financement des garanties de protection sociale complémentaire prévu à l’article L. 827‑1 du même code ;

« 3° Les personnels relevant de l’article L. 6152‑1 et les élèves et étudiants conservent leurs émoluments et les primes et indemnités dans des conditions fixées par décret.

« Pendant la période de suspension, l’employeur ou le responsable s’assure que, selon le cas, le salarié, l’agent public, le personnel relevant de l’article L. 6152‑1, l’élève ou l’étudiant n’est pas frappé par une incapacité.

« La suspension prend fin :

« 1° Lorsqu’il est établi que l’intéressé n’est pas concerné par une incapacité mentionnée à l’article L. 1191‑1 ;

« 2° À l’issue des procédures engagées en application du II, lorsque l’incapacité est confirmée ;

« 3° À la notification de l’arrêté motivé ou à la réception de l’information mentionnés au III, lorsque l’incapacité n’est pas confirmée et que l’intéressé fait l’objet, au titre d’une des infractions visées au I, d’une mise en examen ou d’une condamnation non définitive mentionnées au fichier judiciaire national automatisé des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes.

« II.  Lorsque l’incapacité est avérée pour un agent public, un salarié ou un personnel relevant de l’article L. 61521, il est mis fin à la relation de travail.

« A.  Lorsque l’incapacité concerne un salarié en contrat à durée indéterminée, l’employeur engage une procédure de licenciement, l’incapacité constituant la cause réelle et sérieuse du licenciement. Le licenciement est prononcé dans les conditions prévues par les dispositions du code du travail relatives à la rupture du contrat de travail pour motif personnel. Le préavis prévu à l’article L. 12341 du code du travail n’est pas exécuté et ne donne pas lieu au versement de l’indemnité compensatrice.

« Les dispositions de l’article L. 12349 du code du travail ne sont pas applicables au licenciement prononcé dans les conditions prévues au premier alinéa.

« B.  Lorsque l’incapacité concerne un agent de droit privé non titulaire d’un contrat à durée indéterminée, sans préjudice des dispositions des articles L. 12431 et L. 125126 du code du travail, l’employeur met fin au contrat à durée déterminée ou au contrat de mission ou la lettre de mission et au contrat de mise à disposition avant l’échéance du terme.

« Par dérogation aux articles L. 12434 et L. 12438 du code du travail, la rupture du contrat à durée déterminée en raison d’une incapacité résultant des dispositions de l’article L. 11911 ne donne lieu à aucune indemnité.

« Par dérogation à l’article L. 125126 du code du travail, lorsque l’entreprise de travail temporaire met fin au contrat de mission en raison d’une incapacité résultant des dispositions du présent article, l’entreprise de travail temporaire n’est pas tenue de proposer un nouveau contrat de mission au salarié et la rupture du contrat de mission ne donne lieu à aucune indemnité.

« Lorsque l’entreprise de travail temporaire est dans l’impossibilité de proposer une nouvelle mission au salarié lié par le contrat mentionné au L. 1251581 du code du travail en raison d’une incapacité résultant des dispositions du présent article ayant donné lieu à la rupture d’un contrat de mise à disposition, l’employeur peut engager une procédure de licenciement du salarié, l’incapacité constituant la cause réelle et sérieuse du licenciement. Les dispositions de l’article L. 12349 du code du travail ne sont pas applicables au licenciement prononcé dans ces conditions.

« C.  Lorsque l’incapacité concerne un fonctionnaire en activité, un autre agent public ou une personne relevant de l’article L. 61521, l’employeur engage une procédure de radiation des cadres si l’agent est fonctionnaire et exerce au sein de son administration, ou de licenciement sans indemnité ni préavis s’il est agent contractuel, ou encore remet le fonctionnaire détaché ou mis à disposition, à disposition de son administration d’origine. La décision, qui précise le motif ainsi que la date à laquelle la cessation définitive des fonctions, la rupture du contrat ou la réintégration dans l’administration d’origine intervient, est notifiée à la personne intéressée.

« III.  Lorsque l’incapacité n’est pas confirmée et que le salarié ou l’agent public mentionné au I fait l’objet, à raison d’une des infractions mentionnées au I de l’article L. 11911, d’une mise en examen ou d’une condamnation non définitive mentionnée au fichier judiciaire national automatisé des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes, l’autorité administrative compétente qui estime que son intervention ou l’exercice de fonctions au contact des usagers du système de santé présente un risque grave pour la santé ou la sécurité physique ou morale de ces derniers peut, par arrêté motivé, prononcer à son encontre l’interdiction temporaire d’exercer toute fonction ou activité dans les lieux soumis à incapacité en application du I de l’article L. 11911 au plus tard jusqu’à l’intervention d’une décision définitive rendue par la juridiction compétente.

« Cette décision d’interdiction temporaire est prise au terme d’un délai d’un mois, après information de l’intéressé de son droit de présenter des observations écrites et, sur demande, orales.

« La durée de l’interdiction est appréciée au regard des fonctions de l’intéressé, de son statut pénal, de la nature de l’infraction, de la peine prononcée et de son ancienneté. 

« Lorsque, à l’issue de la phase contradictoire, l’autorité compétente renonce au prononcé d’une mesure d’interdiction temporaire, elle en informe l’intéressé sans délai. 

« L’interdiction temporaire d’exercice prononcée emporte, selon les cas, la suspension du contrat de travail ou la mise en disponibilité de l’intéressé pour la durée de la mesure d’interdiction.

« Art. L. 11913.  Lorsque le contrôle prévu au II de l’article L. 11911 visant une personne qui n’est ni agent public, ni un personnel relevant de l’article L. 61521, ni un élève ou un étudiant, révèle :

«  Une condamnation définitive entraînant une incapacité au sens du I de l’article L. 11911, l’autorité compétente notifie à l’intéressé une interdiction d’exercer au contact des usagers du système de santé ; 

«  Une mise en examen ou d’une condamnation non définitive mentionnée au fichier prévu à l’article 706537 du code de procédure pénale, l’autorité compétente lui notifie sans délai, par tout moyen conférant date certaine, une mesure de suspension de son activité ou de ses fonctions soumises à l’incapacité. Lorsque l’intervention de la personne contrôlée présente un risque grave pour la santé ou la sécurité physique ou morale des usagers du système de santé, l’autorité compétente peut, par décision motivée, prononcer à son encontre une interdiction temporaire d’exercer au contact des usagers du système de santé jusqu’à l’intervention d’une décision définitive rendue par la juridiction compétente.

« Cette décision d’interdiction temporaire est prise au terme d’un délai d’un mois, après information du droit de présenter des observations écrites et, sur demande, orales.

« La durée de l’interdiction est appréciée au regard des fonctions de l’intéressé, de son statut pénal, de la nature de l’infraction, de la peine prononcée et de son ancienneté. 

« La suspension prend fin à la notification de la décision d’interdiction temporaire d’exercice ou à la réception de l’information selon laquelle l’autorité compétente renonce au prononcé d’une mesure d’interdiction temporaire. 

« Art. L. 11914.  Est puni de deux ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende le fait d’exercer à quelque titre que ce soit l’une des activités visées à l’article L. 11911 en méconnaissance de l’incapacité résultant d’une des condamnations énoncées à cet article ou d’une interdiction d’exercice prononcée en application du III de l’article L. 11912 ou de l’article L. 11913. 

« Art. L. 11915.  L’incapacité d’exercice prévue à l’article L. 11911 et les interdictions d’exercice prononcées en application du III de l’article L. 11912 ou de l’article L. 11913 s’appliquent sans préjudice des sanctions disciplinaires propres à chaque profession concernée. 

« Art. L. 11916.  En cas de condamnation, prononcée par une juridiction étrangère et passée en force de chose jugée, pour une infraction constituant, selon la loi française, un crime ou l’un des délits mentionnés au I, le tribunal judiciaire du domicile du condamné, statuant en matière correctionnelle, déclare, à la requête du ministère public, qu’il y a lieu à l’application de l’incapacité d’exercice prévue à l’article L. 11911. 

« Art. L. 11917.  Les personnes faisant l’objet d’une incapacité d’exercice peuvent demander à en être relevées dans les conditions prévues à l’article 13221 du code pénal ainsi qu’aux articles 7021 et 703 du code de procédure pénale. Cette requête est portée devant la chambre des appels correctionnels de la cour d’appel dans le ressort de laquelle le requérant réside lorsque la condamnation résulte d’une condamnation étrangère et qu’il a été fait application du premier alinéa. 

VII.   Les I et II entrent en vigueur le premier jour du quatrième mois suivant la publication de la présente loi au Journal officiel de la République française, à l’exception du b du 2° du II ;

 Le III, les vingtdeuxième à vingthuitième alinéas du 3° du IV, et le V entrent en vigueur au plus tard le premier jour du sixième mois suivant la publication de la présente loi au Journal officiel de la République française ;

 Le b du  du II et le VI entrent en vigueur à une date fixée par décret en Conseil d’État et au plus tard le premier jour du vingtquatrième mois suivant la publication de la présente loi au Journal officiel de la République française.

Chapitre II

Créer une ordonnance de sûreté de l’enfant

Article 6

I.  L’article 3755 du code civil est ainsi modifié :

 Au premier alinéa, les mots : « soit ordonner la remise provisoire du mineur à un centre d’accueil ou d’observation, soit » sont supprimés et après les mots : « et 3754 », sont ajoutés les mots : « , en délivrant une ordonnance de sûreté de l’enfant » ;

 Après le premier alinéa, sont insérés trois alinéas ainsi rédigés :

« Lorsqu’il statue dans le cadre de l’ordonnance de sûreté de l’enfant, le juge des enfants est compétent nonobstant toute décision précédente du juge aux affaires familiales, si un fait nouveau de nature à entraîner un danger pour le mineur s’est révélé postérieurement à cette décision, pour confier l’enfant à l’un des parents, y compris s’il s’agit du parent au domicile duquel la résidence principale a été fixée. Il peut attribuer à ce parent la jouissance du logement familial, et ce même s’il bénéficie ou a bénéficié d’un hébergement d’urgence. Dans ce cas, la prise en charge des frais afférents peut être à la charge de l’autre parent. Il fixe la nature et la fréquence du droit de correspondance, de visite et d’hébergement de l’autre parent, ou des parents si l’enfant n’a pas été confié à l’un d’eux, sauf à réserver ces droits si l’intérêt de l’enfant l’exige. Il peut également interdire aux parents ou à l’un d’eux de recevoir ou de rencontrer l’enfant, d’entrer en contact avec lui ou de se rendre dans certains lieux spécialement désignés. Ces mesures sont prises pour une durée maximum de six mois. À l’issue des mesures, il appartient à la partie la plus diligente de saisir le juge aux affaires familiales.

« En cas de saisine sur le fondement de l’article 37328, le juge aux affaires familiales sursoit à statuer sur les mesures sur lesquelles le juge des enfants est saisi ou s’est prononcé dans le cadre de l’ordonnance de sûreté, jusqu’au terme de celleci. 

« Dans l’hypothèse d’une demande d’ordonnance de protection, le juge aux affaires familiales statue en considération des mesures prises au titre de l’ordonnance de sûreté et de l’intérêt de l’enfant. » ;

 Au deuxième alinéa :

 après le mot : « jours » sont insérés les mots : « , à compter de la délivrance de l’ordonnance de sûreté de l’enfant, » ;

 la dernière phrase est supprimée ;

 Après le deuxième alinéa, sont insérés quatre alinéas ainsi rédigés :

« Si l’un des parents expose son enfant à un danger grave et immédiat, l’autre parent peut saisir directement le procureur de la République aux fins de délivrance de l’ordonnance de sûreté de l’enfant, en produisant plusieurs éléments concordants de nature à caractériser le danger encouru par l’enfant. Lorsque les faits paraissent établis et nécessitent sa prompte intervention, le procureur de la République délivre une ordonnance de sûreté de l’enfant, après avoir fait procéder à des investigations complémentaires le cas échéant. Les modalités de délivrance de l’ordonnance de sûreté sont fixées par décret en Conseil d’État. 

« Le procureur de la République avise le parent auteur de la saisine des suites données à celleci. 

« À l’occasion de la délivrance de l’ordonnance de sûreté, le procureur de la République est compétent nonobstant toute décision précédente du juge aux affaires familiales, si un fait nouveau de nature à entraîner un danger pour le mineur s’est révélé postérieurement à cette décision.

« Les troisième et quatrième alinéas sont applicables. »

II.  Le code pénal est ainsi modifié :

 Le titre de la section 2 bis du chapitre VII du titre II est remplacé par les dispositions suivantes :

« Section 2 bis

« De la violation des ordonnances prises par le juge aux affaires familiales en cas de violences et de l’ordonnance de sûreté de l’enfant » 

 Après l’article 22743, il est inséré un article 22744 ainsi rédigé :

« Art. 22744.  Le fait, pour toute personne à laquelle elle s’impose, de ne pas respecter une ou plusieurs modalités fixées dans une ordonnance de sûreté de l’enfant rendue en application de l’article 3755 du code civil est puni de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 € d’amende. »

Chapitre III

Sécuriser les lieux d’accueil et la coordination
entre les acteurs de la protection de l’enfance

Article 7

I. – Le code de l’action sociale et des familles est ainsi modifié :

A. – À l’article L. 221‑2‑3 :

1° Au premier alinéa, après les mots : « au titre des articles L. 221‑1 et L. 222‑5 », sont insérés les mots : « ou d’une personne mentionnée au I de l’article L. 221‑2‑4 » et les mots : « à l’article L. 421‑2 ou dans des établissements et services autorisés au titre du présent code » sont remplacés par les mots : « aux articles L. 221‑2‑1 et L. 421‑2 ou dans des établissements et services autorisés au titre du présent code, à l’exclusion de ceux mentionnés à l’article L. 321‑1. » ;

2° Au second alinéa, les mots : « dans d’autres structures d’hébergement relevant des articles L. 227‑4 et de l’article L. 321‑1 » sont remplacés par les mots : « dans une structure d’hébergement relevant de l’article L. 321‑1 ».

B. – Le titre II du livre II est complété par un chapitre IX ainsi rédigé :

« Chapitre IX

« Systèmes d’information, services et outils numériques 

« Art. L. 2291.  Afin de garantir l’échange, le partage, la sécurité et la confidentialité des données à caractère personnel, les systèmes d’information, services ou outils numériques utilisés pour la mise en œuvre de la politique de protection de l’enfance définie à l’article L. 1123 par l’État, les services départementaux de l’aide sociale à l’enfance et les établissements et services sociaux et médicosociaux mentionnés aux 1°, 4°, 12° et 17° du I et au III de l’article L. 3121 doivent être conformes à des référentiels d’interopérabilité, de sécurité et d’éthique approuvés par arrêté des ministres compétents.

« Les conditions d’élaboration des référentiels mentionnés au premier alinéa sont fixées par décret.

« Les référentiels d’interopérabilité, de sécurité et d’éthique prévus à l’article L. 14705 du code de la santé publique, lorsqu’ils concourent à la politique de protection de l’enfance définie à l’article L. 1123 du présent code, peuvent être rendus opposables, par arrêté des ministres compétents, aux systèmes d’information, services et outils numériques des personnes mentionnées au premier alinéa. »

C.  Au livre III :

 Au chapitre II du titre Ier :

a) Au III de l’article L. 3121, après les mots : « Ils sont également soumis », sont insérés les mots : « aux dispositions des articles L. 3124 et L. 3125, » et la dernière phrase est remplacée par la phrase suivante : « Les conditions techniques minimales d’organisation et de fonctionnement et les règles de financement et de tarification des lieux de vie et d’accueil sont définies par décret pris après avis de la section sociale du Comité national de l’organisation sanitaire et sociale. » ;

b) Au 6° de l’article L. 3124, après la référence : « I », sont insérés les mots : « et au III » ;

c) Au 4° de l’article L. 3125, après la référence : « I », sont insérés les mots : « et au III » et les mots : « Pour cette dernière catégorie » sont remplacés par les mots : « Pour les établissements ou services relevant du 4° du I de l’article L. 3121 » ;

 L’intitulé du titre II est remplacé par l’intitulé suivant : « Autres établissements soumis à autorisation ou déclaration » ;

 Au chapitre Ier du titre II :

a) L’article L. 3211 est remplacé par les dispositions suivantes :

« Art. L. 3211.  Sous réserve des dispositions applicables aux autres personnes mentionnées au premier alinéa de l’article L. 22123, toute personne physique qui désire héberger ou recevoir des mineurs pris en charge en application de l’article L. 2225 de manière habituelle, collectivement, à titre gratuit ou onéreux, ou toute personne morale de droit privé qui souhaite assurer un tel accueil de manière habituelle ou ponctuelle, doit y être préalablement autorisée par le président du conseil départemental.

« L’autorisation, d’une durée de cinq ans, est accordée si le projet :

«  Est compatible avec les objectifs et principes fixés par les articles L. 1123, L. 1124 et L. 22123 du présent code ;

«  Satisfait aux règles d’organisation et de fonctionnement prévues par le présent code.

« L’autorisation ou son renouvellement peuvent être assortis de conditions particulières imposées dans l’intérêt des personnes accueillies.

« Le contenu de la demande d’autorisation, ses modalités de délivrance, de révision et de renouvellement ainsi que les conditions techniques minimales de fonctionnement des structures relevant du présent article sont définies par décret pris après avis de la section sociale du Comité national de l’organisation sanitaire et sociale.

« Tout changement important relatif à l’activité, l’installation, l’organisation, la direction ou le fonctionnement d’un établissement autorisé au titre du présent article doit être porté à la connaissance du président du conseil départemental dans des conditions fixées par décret. Le président du conseil départemental en informe le représentant de l’État dans le département. »

b) L’article L. 3212 est remplacé par les dispositions suivantes :

« Art. L. 3212.  Le contrôle et la police administrative des personnes mentionnées à l’article L. 3211 sont exercés dans les conditions définies à la section 4 du chapitre III du titre Ier du livre III. »

c) L’article L. 3213 est remplacé par les dispositions suivantes :

« Art. L. 3213.  Les dispositions des articles L. 1336, L. 13361, L. 13362 et L. 1352 sont applicables à l’accueil de mineurs autorisé au titre de l’article L. 3211. » 

d) À l’article L. 3214 :

i) Le 1° est remplacé par les dispositions suivantes :

«  Le fait, pour une personne physique, d’héberger ou de recevoir des mineurs, collectivement et de manière habituelle, ou, pour une personne morale de droit privé, de manière habituelle ou ponctuelle, dans un établissement mentionné à l’article L. 3211, sans autorisation préalable du président du conseil départemental ; »

ii) Au 2°, les mots : « sans avoir effectué la déclaration préalable auprès du président du conseil départemental » sont supprimés et les mots : « malgré l’opposition » sont remplacés par les mots : « sans autorisation préalable » ;

iii) Le 3° est abrogé ;

 Au titre III :

a) À l’article L. 3317, les mots : « de l’article L. 3121 ou déclaré en vertu de l’article L. 3211 » sont remplacés par les mots : « des articles L. 3121 et L. 3211 » ;

b) À l’article L. 33181, les mots : « l’autorisation prévue à l’article L. 3131 ou pour recevoir leur déclaration en application des articles L. 3211 et L. 3221 » sont remplacés par les mots : « les autorisations prévues aux articles L. 3131 et L. 3211 ou pour recevoir leur déclaration en application de l’article L. 3221 ».

II.  Les personnes ayant procédé à une déclaration sur le fondement de l’article L. 3211 du code de l’action sociale et des familles et dont l’activité est soumise à un régime d’autorisation en application du a du 3° du C du I du présent article peuvent continuer à exercer leur activité jusqu’à l’intervention de la décision administrative statuant sur leur demande d’autorisation et, en l’absence d’une telle demande, au plus tard jusqu’au premier jour du douzième mois suivant la publication de la présente loi.

TITRE IV

AMÉLIORER LA PRISE EN CHARGE DES ENFANTS PROTÉGÉS

Chapitre Ier

Proposer aux familles un accompagnement éducatif plus souple
et mieux adapté à leurs besoins

Article 8

I.  Le code de l’action sociale et des familles est ainsi modifié :

 Après le premier alinéa de l’article L. 2222, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« La demande ou l’accord d’un seul des titulaires de l’autorité parentale suffit pour mettre en œuvre les mesures prises sur le fondement du présent article, sauf à ce que, dans des conditions déterminées par décret en Conseil d’État, l’autre titulaire de l’autorité parentale, saisi à cet effet, fasse part de son opposition. Toutefois lorsque l’aide à domicile prend la forme d’une intervention au domicile, la mesure ne peut être mise en œuvre sans l’accord de ceux des titulaires de l’autorité parentale qui y résident. » 

 Après le premier alinéa de l’article L. 2232, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Toutefois, l’accord d’un seul des titulaires de l’autorité parentale suffit pour mettre en œuvre les décisions mentionnées au premier alinéa lorsqu’il résulte de l’évaluation de la situation prévue au quatrième alinéa de l’article L. 2231 que les mesures d’aide à domicile prévues à l’article L. 2222 sont insuffisantes au regard des difficultés de la famille, sauf à ce que, dans des conditions déterminées par décret en Conseil d’État, l’autre titulaire de l’autorité parentale, saisi à cet effet, fasse part de son opposition. »

II. – Le code civil est ainsi modifié :

1° À l’article 375‑2 :

a) Au premier alinéa, après les mots : « soit un service d’observation, d’éducation ou de rééducation en milieu ouvert, » sont insérés les mots : « soit le service départemental de l’aide sociale à l’enfance » ;

b) La dernière phrase du premier alinéa est remplacée par les dispositions suivantes :

« Si la situation le nécessite, le juge ou le service désigné peut décider que cet accompagnement soit renforcé ou intensifié et puisse inclure un hébergement exceptionnel ou périodique à condition que le service désigné soit autorisé et habilité à cet effet. Chaque fois que l’une de ces modalités particulières est mise en œuvre, le service, en informe sans délai les parents ou les représentants légaux de l’enfant ainsi que le juge des enfants et, le cas échéant, le président du conseil départemental. Le juge est saisi de tout désaccord concernant la mise en œuvre de l’une de ces modalités particulières. Il statue dans les conditions et délais fixés par décret et peut ordonner en cas d’urgence qu’il soit sursis à l’exécution de l’hébergement exceptionnel ou périodique envisagé dans l’attente de sa décision. » ;

c) Le deuxième alinéa est supprimé.

2° À l’article 375‑4 :

a) Au premier alinéa, après les mots : « soit un service d’observation, d’éducation ou de rééducation en milieu ouvert, » sont insérés les mots : « soit un service désigné par le service départemental de l’aide sociale à l’enfance » ;

b) Après le premier alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Dans les cas spécifiés aux 1° et 2° de l’article précédent, si la situation le nécessite, cet accompagnement est renforcé ou intensifié et peut inclure un hébergement exceptionnel ou périodique à condition que ce service soit spécifiquement habilité à cet effet dans les conditions prévues à l’article 375‑2. »

Chapitre II

Simplifier l’exercice de l’autorité parentale sur les enfants confiés

Article 9

Après l’article L. 111151 du code de la santé publique, il est inséré un article L. 111152 ainsi rédigé :

« Art. L. 111152.  Par dérogation à l’article 3734 et au premier alinéa de l’article 3757 du code civil, le médecin, l’infirmier ou la sagefemme peut mettre en œuvre un acte de prévention, de dépistage ou de diagnostic, un traitement ou une intervention qui répond aux besoins de santé d’un mineur pris en charge par le service départemental de l’aide sociale à l’enfance au titre des 1° à 3° de l’article L. 2225 du code de l’action sociale et des familles, sans recueillir l’accord préalable du ou des titulaires de l’autorité parentale, sauf à ce que, dans des conditions déterminées par décret en Conseil d’État, ces derniers, saisis à cet effet, fassent part de leur opposition.

« Par dérogation à l’article 3734 et au premier alinéa de l’article 3757 du code civil, le médecin peut délivrer les soins indispensables à un mineur pris en charge par le service départemental de l’aide sociale à l’enfance au même titre lorsque l’absence de soins l’expose à des conséquences graves pour sa santé, sans recueillir l’accord préalable du ou des titulaires de l’autorité parentale. Le ou les titulaires de l’autorité parentale en sont informés dans des conditions déterminées par décret en Conseil d’État.

« Dans ces deux cas, le mineur se fait accompagner d’une personne majeure désignée par le service départemental de l’aide sociale à l’enfance.

« Les dispositions du présent article s’appliquent sous réserve des dispositions prévues aux articles L. 11115, L. 111151 et L. 22127 du présent code et au I de l’article L. 51341 de ce code. »

Article 10

I.  Les articles 3485, 375, 3752, 3753, 3754, 3755, 3757, 3811, 3812 du code civil sont applicables en Polynésie française dans leur rédaction résultant de la présente loi.

II.  À l’article 7111 du code pénal, après le mot : « NouvelleCalédonie, », sont insérés les mots : « et dans leur rédaction résultant de la loi n° [NOR : SFHA2608924L] du…. relative à la protection des enfants ».

III.  Au premier alinéa de l’article 804 du code de procédure pénale, après le mot : « NouvelleCalédonie, », sont insérés les mots : « et dans sa rédaction résultant de la loi  [NOR : SFHA2608924L] du….. relative à la protection des enfants ».

IV.  Au VI de l’article L. 5433 du code de l’action sociale et des familles, les mots : « des articles L. 3211 et L. 3221 » sont remplacés par les mots : « de l’article L. 3221 ».

V.  Le code de la santé publique est ainsi modifié :

 À l’article L. 15212 :

a) Après le deuxième alinéa du I de l’article L. 15212, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« L’article L. 111152 est applicable à WallisetFutuna dans sa rédaction résultant de la loi n° [NOR : SFHA2608924L] du…. relative à la protection des enfants. » ;

b) Le II est complété par un 3° ainsi rédigé :

«  Au premier alinéa de l’article L. 111152, le mot : « départemental » est remplacé par le mot : « chargé » et les mots : « des 1° à 3° de l’article L. 2225 du code de l’action sociale et des familles » sont remplacés par les mots : « de la réglementation applicable localement ayant le même objet » ;

 À l’article L. 15413 :

a) Au premier alinéa du I, les mots : « l’article L. 111151 » sont remplacés par les mots : « les articles L. 111151 et L. 111152 » ;

b) Après le quatrième alinéa du I, il est inséré un alinéa ainsi rédigé : « L’article L. 111152 est applicable en Polynésie française dans sa rédaction résultant de la loi  [NOR : SFHA2608924L] du….  relative à la protection des enfants. » ;

c) Après le b du 2° bis du II, il est ajouté un 2° ter ainsi rédigé :

«  ter Pour son application en Polynésie française, à l’article L. 111152 :

« a) Au premier alinéa :

«  les mots : « l’infirmier ou la sagefemme » sont remplacés par les mots : « la sagefemme ou tout professionnel de santé » ;

«  le mot : « départemental » est remplacé par le mot : « chargé » ;

«  les mots : « des 1°, 2° et 3° de l’article L. 2225 du code de l’action sociale et des familles » sont remplacés par les mots : « de la réglementation applicable localement ayant le même objet » ;

«  après les mots : « conditions déterminées par décret », sont insérés les mots : « et sous réserve de la réglementation applicable localement relative à l’exercice de ces professions » ;

« b) Aux deuxième et troisième alinéas, le mot : « départemental » est remplacé par le mot : « chargé » ;

 Le VI de l’article 5 ne s’applique pas à Wallis et Futuna.

VI.  Le code de l’éducation est ainsi modifié :

 Après la troisième ligne du tableau figurant au second alinéa du I de l’article L. 4951 il est inséré une ligne ainsi rédigée :

« 

L. 401‑5 et L. 401‑6

Résultant de la loi n° [NOR : SFHA2608924L] du….. relative à la protection des enfants

 » ;

2° Après la première ligne des tableaux figurant au second alinéa du I des articles L. 496‑1 et L. 497‑1, il est inséré une ligne ainsi rédigée :

« 

L. 401‑5 et L. 401‑6

Résultant de la loi n° [NOR : SFHA2608924L] du….. relative à la protection des enfants

 » ;

3° Dans le tableau figurant au I de l’articles L. 975‑1 :

Les lignes :

« 

L. 911‑5

Résultant de la loi n° 2021‑1109 du 24 août 2021 confortant le respect des principes de la République

L. 911‑5‑1

Résultant de l’ordonnance n° 2014‑691 du 26 juin 2014

 » ;

sont remplacées par une ligne ainsi rédigée :

« 

L. 911‑5 à L. 911‑5‑7

Résultant de la loi n° [NOR : SFHA2608924L] du….. relative à la protection des enfants

» ;

Après la ligne :

« 

L. 911‑6‑1

Résultant de la loi n° 2017‑86 du 27 janvier 2017

 » ;

il est inséré une ligne ainsi rédigée :

« 

L. 911‑10

Résultant de la loi n° [NOR : SFHA2608924L] du…. relative à la protection des enfants

 » ;

La ligne :

« 

L. 914‑6

Résultant de la loi n° 2016‑457 du 14 avril 2016

 » ;

est remplacée par une ligne ainsi rédigée :

« 

L. 914‑6 et L. 914‑7

Résultant de la loi n° [NOR : SFHA2608924L] du….. relative à la protection des enfants

 » ;

4° Dans les tableaux figurant au I des articles L. 976‑1 et L. 977‑1 :

Les lignes :

« 

L. 911‑5

Résultant de la loi n° 2021‑1109 du 24 août 2021 confortant le respect des principes de la République

L. 911‑5‑1

Résultant de l’ordonnance n° 2014‑691 du 26 juin 2014

 » ;

sont remplacées par deux lignes ainsi rédigées :

« 

L. 911‑5 à L. 911‑5‑7

Résultant de la loi n° [NOR : SFHA2608924L] du….. relative à la protection des enfants

L. 911‑10

Résultant de la loi n° [NOR : SFHA2608924L] du….. relative à la protection des enfants

 » ;

La ligne :

« 

L. 914‑6

Résultant de la loi n° 2016‑457 du 14 avril 2016

 » ;

est remplacée par une ligne ainsi rédigée :

« 

L. 914‑6 et L. 914‑7

Résultant de la loi n° [NOR : SFHA2608924L] du…. relative à la protection des enfants

 » .

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