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Historique
21 févr. 2018 : ⚡Le 🧭Gouvernement Philippe 2 déclare l'urgence

22 mars 2018 - 6 avr. 2018 : 889 amendements en Commission des affaires sociales

27 mars 2018 17:15 : Examen du texte

4 avr. 2018 16:35 : Examen du texte
4 avr. 2018 21:10 : Examen du texte

5 avr. 2018 09:40 : Examen du texte
5 avr. 2018 14:10 : Examen du texte

6 avr. 2018 14:10 : Examen du texte

9 avr. 2018 - 21 avr. 2018 : 965 amendements en Assemblée nationale de la 15ème législature

16 avr. 2018 21:30 : Discussion

17 avr. 2018 15:00 : Discussion
17 avr. 2018 21:30 : Discussion

18 avr. 2018 15:00 : Discussion
18 avr. 2018 21:30 : Discussion

19 avr. 2018 09:30 : Discussion
19 avr. 2018 15:00 : Discussion
19 avr. 2018 21:30 : Discussion

20 avr. 2018 09:30 : Discussion
20 avr. 2018 15:00 : Discussion
20 avr. 2018 21:30 : Discussion

21 avr. 2018 09:30 : Discussion
21 avr. 2018 15:00 : Discussion
21 avr. 2018 21:30 : Discussion

22 avr. 2018 09:30 : Discussion
22 avr. 2018 14:00 : Discussion
22 avr. 2018 : 🗳️Vote sur la loi (première lecture) : 👍Adopté



19 juin 2018 09:30 : Discussion

20 juin 2018 14:30 : Discussion

21 juin 2018 10:30 : Discussion

22 juin 2018 09:30 : Suite du projet de loi, adopté par l'Assemblée nationale après engagement de la procédure accélérée, pour une immigration maîtrisée, un droit d'asile effectif et une intégration réussie (texte de la commission, n° 553, 2017‑2018)

25 juin 2018 14:30 : Discussion

26 juin 2018 15:00 : Explications de vote et vote par scrutin public sur le projet de loi, adopté par l'Assemblée nationale après engagement de la procédure accélérée, pour une immigration maîtrisée, un droit d'asile effectif et une intégration réussie (texte de la commission, n° 553, 2017‑2018)
26 juin 2018 : Modifié par Sénat ( 5ème République )




11 juil. 2018 09:35 : Examen en nouvelle lecture

18 juil. 2018 09:35 : Examen du texte

19 juil. 2018 - 26 juil. 2018 : 411 amendements en Assemblée nationale de la 15ème législature

25 juil. 2018 14:45 : Examen du texte

26 juil. 2018 09:30 : Discussion
26 juil. 2018 16:00 : Discussion
26 juil. 2018 21:30 : Discussion
26 juil. 2018 : 🗳️Vote sur la loi (nouvelle lecture) : 👍Adopté


31 juil. 2018 09:30 : Discussion
31 juil. 2018 : Rejeté par Sénat ( 5ème République )


6 août 2018 : Confiée au Conseil Constitutionnel, par Soixante députés au moins

8 août 2018 : Confiée au Conseil Constitutionnel, par Soixante sénateurs au moins

6 sept. 2018 : Partiellement conforme pour le Conseil Constitutionnel

Originalv2v3v4v5v6v7
📜Projet de loi pour une immigration maîtrisée et un droit d'asile effectif
Édouard Philippe
21 févr. 2018

🖋️Amendements examinés : 100%
137 Adoptés388 Rejetés
285 Non soutenus
50 Irrecevables
29 Tombés
Liste des Amendements
Titre
🖋️Adopté
Vincent Bru
30 mars 2018

Au titre du projet, substituer aux mots :

« et un droit d’asile effectif »

les mots :

« , un droit d’asile effectif et une intégration réussie ».

🖋️Non soutenu
Martine Wonner
30 mars 2018

Au titre du projet, substituer aux mots :

« et un droit d’asile effectif »

les mots :

« , un droit d’asile effectif et une intégration réussie ».


Article 1
🖋️Adopté
Élise Fajgeles
30 mars 2018

À l’alinéa 9, substituer à la deuxième occurrence du mot :

« son »,

le mot :

« au ».

🖋️Adopté
Élise Fajgeles
30 mars 2018

À l’alinéa 9, après le mot :

« ou »,

insérer le mot :

« à ».

🖋️Adopté
Élise Fajgeles
30 mars 2018

À la première phrase de l’alinéa 13, substituer aux mots :

« dans le cas visé au 1° »,

les mots :

« en application du 1° du présent article ».

🖋️Adopté
Élise Fajgeles
30 mars 2018

À la seconde phrase de l’alinéa 13, substituer aux mots :

« dans les cas visés aux »,

les mots :

« en application des ».

🖋️Adopté
Élise Fajgeles
30 mars 2018

À l’alinéa 20, substituer à la deuxième occurrence du mot :

« son »,

le mot :

« au ».

🖋️Adopté
Élise Fajgeles
30 mars 2018

À l’alinéa 20, après le mot :

« ou »,

insérer le mot :

« à ».

🖋️Adopté
Élise Fajgeles
30 mars 2018

À l’alinéa 21, substituer aux mots :

« d’apatridie »,

les mots :

« du statut d’apatride ».

🖋️Adopté
Élise Fajgeles
30 mars 2018

À la première phrase de l’alinéa 24, substituer aux mots :

« dans le cas visé au 1° »,

les mots :

« en application du 1° du présent article ».

🖋️Adopté
Élise Fajgeles
30 mars 2018

À la seconde phrase de l’alinéa 24, substituer aux mots :

« dans les cas visés aux »,

les mots :

« en application des ».

🖋️Rejeté
Marietta Karamanli
28 mars 2018
Avant l'article premier, insérer l'article suivant:

L’article L. 111-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Aucune mesure de non admission ne peut être prise sans que l’autorité administrative ait informé l’étranger concerné de son droit inconditionnel d’être admis sur le territoire français aux fins d’y déposer une demande d’asile. »

🖋️Rejeté
Marietta Karamanli
28 mars 2018
Avant l'article premier, insérer l'article suivant:

Après l’article L. 111‑7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, il est inséré un article L. 111‑7‑1 ainsi rédigé :

« Art. L. 111‑7‑1. – Tout étranger est informé de son droit inconditionnel d’être admis sur le territoire français aux fins d’y déposer une demande d’asile. »

🖋️Rejeté
Fabien Di Filippo
28 mars 2018

Supprimer cet article.

🖋️Rejeté
Éric Ciotti
29 mars 2018

Supprimer cet article.

🖋️Rejeté
Sébastien Huyghe
30 mars 2018

Supprimer cet article.

🖋️Non soutenu
Bertrand Pancher
26 mars 2018

Après l’alinéa 2, insérer les deux alinéas suivants :

« 1° bis L'article L. 313‑11 est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« « 12° À l’étranger résidant habituellement en France, dont la décision fixant le pays de renvoi a fait l’objet d’une annulation ou lorsque l’autorité compétente n’a pas exécuté la mesure d’éloignement depuis deux ans, à la condition que cette impossibilité ne résulte pas de l’obstruction volontaire de l’étranger. » »

🖋️Rejeté
Éric Coquerel
30 mars 2018

I. – À l’alinéa 7, substituer aux mots :

« séjour pluriannuelle »,

les mots :

« résident ».

II. – En conséquence, procéder à la même substitution aux alinéas 7, 14, et 18.

III. – En conséquence, à l’alinéa 1, supprimer les mots : « chapitre III du ».

IV. – En conséquence, rédiger ainsi l’alinéa 4 :

« 3° Après l’article L. 314‑11, sont insérés des articles L. 314‑11‑1 et L. 314‑11‑2 ainsi rédigés : ».

V. – En conséquence, supprimer les alinéas 5, 6, 16 et 17.

VI. – En conséquence, à l’alinéa 7, substituer à la mention :

« L. 313‑25 »,

la mention :

« L. 314‑11‑1 ».

VII. – En conséquence, à l’alinéa 18, substituer à la mention :

« L. 313‑26 »,

la mention :

« L. 314‑11‑2 ».

VIII. – En conséquence, à l’alinéa 7, supprimer les mots : « d’une durée maximale de quatre ans ».

IX. – En conséquence, procéder à la même suppression à l’alinéa 18.

🖋️Rejeté
Martine Wonner
30 mars 2018

À l’alinéa 7, substituer au mot :

« quatre »,

le mot :

« dix ».

🖋️Rejeté
Lionel Causse
27 mars 2018

Après l’alinéa 8, insérer les deux alinéas suivants :

« « 1° bis À l’étranger qui peut justifier d’une présence effective de cinq ans sur le territoire ;

« « 1° ter À l’étranger responsable légal d’un mineur justifiant de trois années de scolarisation, y compris en dehors de la scolarité obligatoire ; » »

🖋️Rejeté
Éric Diard
29 mars 2018

I. – À l’alinéa 9, supprimer les mots :

« ou son concubin ».

II. – En conséquence, au même alinéa, substituer à la première occurrence du signe :

« , »

le mot :

« ou ».

III. – En conséquence, procéder à la même suppression et à la même substitution à l’alinéa 20.

🖋️Rejeté
Jean-Louis Masson
30 mars 2018

I. – À l’alinéa 9, supprimer les mots :

« ou son concubin ».

II. – En conséquence, au même alinéa, substituer à la première occurrence du signe :

« , »

le mot :

« ou ».

III. – En conséquence, procéder à la même suppression et à la même substitution à l’alinéa 20.

🖋️Rejeté
Jean-Michel Clément
30 mars 2018

À l’alinéa 10, après le mot :

« ans, »

supprimer les mots :

« si le mariage ou l’union civile est postérieur à la date d’introduction de sa demande d’asile, à condition que le mariage ou l’union civile ait été célébré depuis au moins un an et ».

🖋️Rejeté
Jean-Louis Masson
30 mars 2018

I. – À l’alinéa 10, substituer aux mots :

« un an »,

les mots :

« deux ans ».

II. – En conséquence, procéder à la même substitution à l’alinéa 21.

🖋️Rejeté
Jean-Louis Masson
30 mars 2018

I. – À l’alinéa 10, après le mot :

« effective »,

insérer les mots :

« expressément établie ».

II. – En conséquence, procéder à la même insertion à l’alinéa 21.

🖋️Non soutenu
Marie-France Lorho
29 mars 2018

Compléter l’alinéa 10 par la phrase suivante :

« La carte est immédiatement annulée si l’administration prouve la falsification de la communauté de vie ; ».

🖋️Rejeté
Danièle Obono
30 mars 2018

I. – Après le mot :

« enfants »,

supprimer la fin de l’alinéa 11.

II. – En conséquence, procéder à la même suppression à l’alinéa 22.

🖋️Rejeté
Jean-Louis Masson
30 mars 2018

I. – À l’alinéa 11, après le mot :

« enfants »,

insérer les mots :

« , nés d’une union juridiquement établie, ».

II. – En conséquence, procéder à la même insertion à l’alinéa 22.

🖋️Rejeté
Éric Diard
29 mars 2018

I. – À l’alinéa 11, substituer aux mots :

« dans l’année qui suit leur dix‑huitième anniversaire »,

le mot :

« mineurs ».

II. – En conséquence, procéder à la même substitution à l’alinéa 22.

🖋️Rejeté
Éric Diard
29 mars 2018

I. – À l’alinéa 11, supprimer le mot :

« ou ».

II. – En conséquence, procéder à la même suppression à l’alinéa 22.

🖋️Non soutenu
Marie-France Lorho
29 mars 2018

Supprimer l’alinéa 12.

🖋️Rejeté
Jean-Louis Masson
30 mars 2018

I. – Compléter l’alinéa 12 par les mots :

« de moins de treize ans ».

II. – En conséquence, procéder au même complément à l’alinéa 23.

🖋️Non soutenu
Jennifer De Temmerman
27 mars 2018

Compléter l’alinéa 15 par les mots : « normalement rémunérée ».

🖋️Non soutenu
Jennifer De Temmerman
27 mars 2018

Compléter l’alinéa 15 par la phrase suivante :

« Pour encourager un accès facilité à cette carte autorisant les étrangers à travailler, les procédures administratives d’octroi d’autorisations de travail aux étrangers sont simplifiées. »

🖋️Rejeté
Martine Wonner
30 mars 2018

À l’alinéa 18, substituer au mot :

« quatre »,

le mot :

« dix ».

🖋️Rejeté
Jean-Michel Clément
30 mars 2018

À l’alinéa 21, après le mot :

« ans, »

supprimer les mots :

« si le mariage ou l’union civile est postérieur à la date d’introduction de sa demande d’apatridie, à condition que le mariage ou l’union civile ait été célébré depuis au moins un an et ».

🖋️Non soutenu
Marie-France Lorho
29 mars 2018

Supprimer l’alinéa 23.


Article 2
🖋️Adopté
Élise Fajgeles
30 mars 2018

À l’alinéa 3, après le mot :

« séjour »,

insérer les mots :

« mentionnée au premier alinéa du présent article ».

🖋️Rejeté
Éric Diard
29 mars 2018

Avant l’alinéa 2, insérer l’alinéa suivant :

« 1° A Au premier alinéa, après le mot : « séjour », sont insérés les mots : « et de la maîtrise de la langue française » ; ».

🖋️Rejeté
Bénédicte Taurine
30 mars 2018

Avant l’alinéa 2, insérer l’alinéa suivant :

« 1° A Au premier alinéa du 8°, après le mot : « réfugié », sont insérés les mots : « , apatride, ou qui a obtenu le bénéfice de la protection subsidiaire » ; ».

🖋️Rejeté
Danièle Obono
30 mars 2018

I. – Avant l’alinéa 2, insérer l’alinéa suivant :

« 1° A Après le mot : « enfants », la fin du c du 8° est supprimée ; ».

🖋️Rejeté
Éric Ciotti
29 mars 2018

Supprimer les alinéas 2 et 3.

🖋️Non soutenu
Bertrand Pancher
26 mars 2018

Substituer à l’alinéa 2 les trois alinéas suivants :

« 1° Le 8° est ainsi modifié :

« a) Au b, les mots : « si le mariage ou l’union civile est postérieur à la date d’introduction de sa demande d’asile, à condition que le mariage ou l’union civile ait été célébré depuis au moins un an et » sont supprimés ;

« b) Il est ajouté un alinéa ainsi rédigé : »

🖋️Rejeté
Jean-Michel Clément
30 mars 2018

Substituer à l’alinéa 2 les trois alinéas suivants :

« 1° Le 8° est ainsi modifié :

« a) Au b, les mots : « si le mariage ou l’union civile est postérieur à la date d’introduction de sa demande d’asile, à condition que le mariage ou l’union civile ait été célébré depuis au moins un an et » sont supprimés ;

« b) Il est ajouté un alinéa ainsi rédigé : »

🖋️Rejeté
Dimitri Houbron
30 mars 2018

À l’alinéa 5, substituer au mot :

« quatre »,

le mot :

« trois ».

🖋️Rejeté
Dimitri Houbron
30 mars 2018

À l’alinéa 7, substituer au mot :

« quatre »,

le mot :

« trois ».

🖋️Rejeté
Denis Sommer
30 mars 2018

I. – Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« « 13° À l’étranger qui a une vie familiale caractérisée par une installation durable sur le territoire français d’au moins trois ans et dont l’un au moins des enfants est scolarisé en France, depuis au moins un an, y compris en école maternelle, à la date du dépôt de la demande d’admission au séjour. » »

II. – En conséquence, après la référence :

« 11° »,

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 6 :

« , sont insérés un 12° et 13° ainsi rédigés : ».

🖋️Rejeté
Danièle Obono
30 mars 2018

I. – Compléter cet article par les deux alinéas suivants :

« II. – À la fin de l’article L. 411‑1 du même code, les mots : « mineurs de dix-huit ans » sont supprimés.

« III. – À l’article L. 411‑2 du même code, les mots : « mineurs de dix-huit ans » sont supprimés. »

II. – En conséquence, au début de l’alinéa 1, insérer la mention : « I. – ».


Article 3
🖋️Adopté
Dimitri Houbron
30 mars 2018

L’alinéa 8 est complété par la phrase suivante :

« Ces dispositions sont applicables aux individus mineurs de sexe masculin invoquant un risque de mutilation sexuelle de nature à altérer leur fonction reproductrice. »

🖋️Rejeté
Fabien Di Filippo
28 mars 2018

Supprimer les alinéas 2 à 4.

🖋️Non soutenu
Jacques Cattin
28 mars 2018

Supprimer les alinéas 2 à 4.

🖋️Non soutenu
Éric Straumann
28 mars 2018

Supprimer les alinéas 2 à 4.

🖋️Rejeté
Éric Ciotti
29 mars 2018

Supprimer les alinéas 2 à 4.

🖋️Non soutenu
Sébastien Huyghe
30 mars 2018

Supprimer les alinéas 2 à 4.

🖋️Rejeté
Alexandra Valetta Ardisson
29 mars 2018

Supprimer l’alinéa 3.

🖋️Rejeté
Typhanie Degois
30 mars 2018

Supprimer l’alinéa 3.

🖋️Rejeté
Valérie Boyer
30 mars 2018

Supprimer l’alinéa 3.

🖋️Rejeté
Éric Coquerel
30 mars 2018

À l’alinéa 3, substituer aux mots :

« non mariés »,

les mots :

« au sens de l’article 388 du code civil ».

🖋️Rejeté
Isabelle Florennes
30 mars 2018

I. – Supprimer la seconde phrase de l’alinéa 6.

II. – En conséquence, supprimer la seconde phrase de l’alinéa 8.

🖋️Rejeté
Jean-Louis Masson
30 mars 2018

Supprimer les alinéas 7 et 8.


Article 4
🖋️Adopté
Élise Fajgeles
30 mars 2018

Rédiger ainsi le début de l’alinéa 3 :

« 2° L’article L. 713‑5 est complété par les mots : « ou d’un refus... (le reste sans changement). »

🖋️Rejeté
Jean-Louis Masson
30 mars 2018

Avant l’alinéa 2, insérer l’alinéa suivant :

« 1° A Au premier alinéa de l’article L. 711‑6, les deux occurrences du mot : « peut » sont remplacées par le mot : « doit » ; ».

🖋️Non soutenu
Typhanie Degois
30 mars 2018

Avant l’alinéa 2, insérer l’alinéa suivant :

« 1° A Au premier alinéa de l’article L. 711‑6, les deux occurrences du mot : « peut » sont remplacées par le mot : « doit » ; ».

🖋️Rejeté
Christophe Blanchet
30 mars 2018

I. – Avant l’alinéa 2, insérer l’alinéa suivant :

« 1° A Au 1° de l’article L. 711‑6, après le mot : « grave », sont insérés les mots : « actuelle et caractérisée définie par décret en Conseil d’État » ; ».

II. – En conséquence, à l’alinéa 2, après le mot :

« européenne » »,

insérer les mots :

« , après le mot : « grave », sont insérés les mots : « actuelle et caractérisée définie par décret en Conseil d’État » ».

🖋️Non soutenu
Sébastien Huyghe
30 mars 2018

Avant l’alinéa 2, insérer l’alinéa suivant :

« 1° A Au 1° de l’article L. 711‑6, après le mot : « pour », sont insérés les mots : « la société ou pour » ; ».

🖋️Non soutenu
Typhanie Degois
30 mars 2018

Avant l’alinéa 2, insérer l’alinéa suivant :

« 1° A Le 1° de l’article L. 711‑6 est complété par les mots : « ou d’un État membre de l’Union européenne » ; ».

🖋️Rejeté
Jean-Louis Masson
30 mars 2018

Rédiger ainsi l’alinéa 2 :

« 1° Après le mot : « France », la fin du 2° de l’article L. 711‑6 est ainsi rédigée : « ou dans un État membre de l’Union européenne soit pour un crime, soit pour un délit puni d’emprisonnement » ; ».

🖋️Rejeté
Éric Diard
29 mars 2018

I.– À l’alinéa 2, substituer aux mots :

« un État membre de l’Union européenne »,

les mots :

« tout autre pays ».

II. – En conséquence, après le mot :

« française »,

insérer les mots :

« ou européenne ».

🖋️Rejeté
Sébastien Huyghe
30 mars 2018

Après le mot :

« État »,

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 2 :

« de l’Union européenne » et après le mot : « emprisonnement », la fin est supprimée ; ».

🖋️Rejeté
Jean-Christophe Lagarde
29 mars 2018

I. – À l’alinéa 2, après le mot :

« européenne »,

insérer les mots :

« , ou dans un État avec lequel existe une coopération judiciaire et dont la France reconnait les législation et juridiction pénales, ».

II. – En conséquence, après l’alinéa 2, insérer les deux alinéas suivants :

« 1° bis Après le 2° de l’article L. 711‑6, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« « Un décret en Conseil d’État précise les modalités d’application du présent article. » »

🖋️Rejeté
Dimitri Houbron
30 mars 2018

I. – À l’alinéa 2, après le mot :

« européenne »,

insérer les mots :

« , dans un autre État partie à l’accord sur l’Espace économique européen ou dans la Confédération suisse ».

II. – En conséquence, au même alinéa 2, substituer au mot :

« ou »,

le signe :

« , ».

🖋️Rejeté
Bénédicte Taurine
30 mars 2018

À l’alinéa 2, après le mot :

« européenne »,

insérer les mots :

« , sous la condition de réciprocité d’incrimination et d’un même quantum minimal de peine, ».

🖋️Rejeté
Éric Ciotti
29 mars 2018

À l’alinéa 2, après le mot :

« européenne » »,

insérer les mots :

« , le mot : « dix » est remplacé par le mot : « deux » ».

🖋️Rejeté
Raphaël Schellenberger
29 mars 2018

À l’alinéa 2, après le mot :

« européenne » »,

insérer les mots :

« , le mot : « dix » est remplacé par le mot : « cinq » ».

🖋️Rejeté
Raphaël Schellenberger
29 mars 2018

À l’alinéa 2, après le mot :

« européenne » »,

insérer les mots :

« , le mot : « dix » est remplacé par le mot : « sept » ».

🖋️Rejeté
Raphaël Schellenberger
29 mars 2018

Après la première occurrence du mot :

« mot : »,

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 2 :

« « d’emprisonnement », la fin est supprimée ; ».

🖋️Rejeté
Éric Ciotti
29 mars 2018

Après l’alinéa 2, insérer les deux alinéas suivants :

« 1° bis L’article L. 711‑6 est complété par un 3° ainsi rédigé :

« « 3° La personne concernée est inscrite au fichier de traitement des signalés pour la prévention et la radicalisation à caractère terroriste. » »

🖋️Non soutenu
Stéphane Trompille
30 mars 2018

Après l’alinéa 3, insérer les trois alinéas suivants :

« 3° L’article L. 713‑5 est complété par deux alinéas ainsi rédigés :

« « Lorsque le statut de réfugié est refusé ou retiré en raison d’une condamnation intervenue dans un État membre de l’Union européenne, la décision étrangère traduite par un expert assermenté est versée au dossier du demandeur.

« « Lorsque l’Office a connaissance d’une décision de condamnation intervenue dans un État membre de l’Union européenne, il en informe, sans délai, le demandeur et le cas échéant son conseil afin de recueillir ses observations. Les observations ainsi recueillies sont consignées dans le dossier du demandeur. » »

🖋️Rejeté
Elsa Faucillon
30 mars 2018

Après l’alinéa 3, insérer les trois alinéas suivants :

« 3° L’article L. 713‑5 est complété par deux alinéas ainsi rédigés :

« « Lorsque le statut de réfugié est refusé ou retiré en raison d’une condamnation intervenue dans un État membre de l’Union européenne, la décision étrangère traduite par un expert assermenté est versée au dossier du demandeur.

« « Lorsque l’Office a connaissance d’une décision de condamnation intervenue dans un État membre de l’Union européenne, il en informe, sans délai, le demandeur et le cas échéant son conseil afin de recueillir ses observations. Les observations ainsi recueillies sont consignées dans le dossier du demandeur. » »

🖋️Rejeté
Jean-Christophe Lagarde
30 mars 2018

Après l’alinéa 3, insérer les deux alinéas suivants :

« I bis. – Le I de l’article L. 114‑1 du code de la sécurité intérieure est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« « Ces enquêtes peuvent faire appel aux services de police et de renseignement d’autres États ainsi qu’à ceux des organismes communautaires et internationaux. Les conditions d’application de cet alinéa sont fixées par décret en Conseil d’État. » »

🖋️Rejeté
Loïc Prud'homme
30 mars 2018

Supprimer les alinéas 4 et 5.

🖋️Non soutenu
Stéphane Trompille
30 mars 2018

Compléter l’alinéa 5 par les trois phrases suivantes :

« Le demandeur, et le cas échéant, son conseil, est informé que cette enquête donne lieu à la consultation des traitements automatisés des données personnelles mentionnés à l’article 230‑6 du code de procédure pénale. Le résultat de l’enquête administrative est communiqué au demandeur et le cas échéant à son conseil afin de recueillir ses observations. Le résultat de l’enquête administrative ainsi que les observations du demandeur et/ou de son conseil sont versés au dossier de ce dernier. »

🖋️Rejeté
Elsa Faucillon
30 mars 2018

Compléter l’alinéa 5 par les trois phrases suivantes :

« Le demandeur, et le cas échéant, son conseil, est informé que cette enquête donne lieu à la consultation des traitements automatisés des données personnelles mentionnés à l’article 230‑6 du code de procédure pénale. Le résultat de l’enquête administrative est communiqué au demandeur et le cas échéant à son conseil afin de recueillir ses observations. Le résultat de l’enquête administrative ainsi que les observations du demandeur et/ou de son conseil sont versés au dossier de ce dernier. »

🖋️Non soutenu
Jean-Christophe Lagarde
29 mars 2018

Compléter l’alinéa 5 par la phrase suivante :

« Ces enquêtes peuvent faire appel aux services de police et de renseignement d’autres États ainsi qu’à ceux des organismes communautaires et internationaux. »

🖋️Non soutenu
Jean-Christophe Lagarde
29 mars 2018
Après l'article 4, insérer l'article suivant:

L’article L. 812‑2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est ainsi modifié :

1° Après la référence : « L. 812‑1, » la fin est ainsi rédigée : « sous réserve que cette qualité ne résulte pas d’une décision de déchéance de nationalité prononcée par une juridiction étrangère pour des faits de menaces ou d’atteintes graves à la sécurité ou à l’ordre public. Dans ce cas, l’office rend sa décision après avoir mené une enquête permettant d’apprécier le bien-fondé de la demande. » ;

2° Il est ajouté un alinéa ainsi rédigé :

« Un décret en Conseil d’État précise les modalités d’application du présent article. »


Article 5
🖋️Adopté
Élise Fajgeles
3 avr. 2018

Après l’alinéa 1, insérer l’alinéa suivant :

« 1° A Au quatrième alinéa de l’article L. 722‑1, après le mot : « femmes », sont insérés les mots : « , quelle que soit leur orientation sexuelle » ;

🖋️Adopté
Élise Fajgeles
3 avr. 2018

Après l’alinéa 6, insérer les deux alinéas suivants :

« c) Après le huitième alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« « Lorsque cela est justifié pour le bon déroulement de l’entretien, le demandeur d’asile en situation de handicap peut, à sa demande et sur autorisation du directeur général de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides, être accompagné par le professionnel de santé qui le suit habituellement ou par le représentant d’une association d’aide aux personnes en situation de handicap. » »

🖋️Adopté
Élise Fajgeles
3 avr. 2018

I – À l’alinéa 7, après le mot :

« confidentialité »,

insérer les mots :

« et sa réception personnelle par le demandeur ».

II. – En conséquence, procéder à la même insertion aux alinéas 8, 14, 16 et 17.

🖋️Adopté
Florent Boudié
30 mars 2018

I – À l’alinéa 7, après le mot :

« confidentialité »,

insérer les mots :

« et sa réception personnelle par le demandeur ».

II. – En conséquence, procéder à la même insertion aux alinéas 8, 14, 16 et 17.

🖋️Rejeté
Danièle Obono
30 mars 2018

Supprimer cet article.

🖋️Rejeté
Elsa Faucillon
30 mars 2018

Supprimer cet article.

 

🖋️Non soutenu
Bertrand Pancher
26 mars 2018

Supprimer l’alinéa 2.

🖋️Rejeté
Marietta Karamanli
28 mars 2018

Supprimer l’alinéa 2.

🖋️Non soutenu
Stéphane Trompille
30 mars 2018

Supprimer l’alinéa 2.

🖋️Rejeté
Delphine Bagarry
30 mars 2018

Supprimer l’alinéa 2.

🖋️Rejeté
Marietta Karamanli
28 mars 2018

Rédiger ainsi l’alinéa 2 :

« 1° L’article L. 723‑2 est abrogé. »

🖋️Rejeté
Marietta Karamanli
28 mars 2018

Rédiger ainsi l’alinéa 2 :

« 1° Le 3° du III de l’article L. 723‑2 est abrogé. »

🖋️Rejeté
Marietta Karamanli
28 mars 2018

Rédiger ainsi l’alinéa 2 :

« 1° Le 3° du III de l’article L. 723‑2 est complété par les mots : « , à la condition que l’autorité administrative justifie l’enregistrement de la demande d’asile dans le délai de trois à dix jours suivant la demande de rendez-vous par une plateforme d’accueil des demandeurs d’asile ».

🖋️Rejeté
Danièle Obono
30 mars 2018

Substituer aux alinéas 2 à 16 les trois alinéas suivants :

« 1° Les sept derniers alinéas de l’article L. 722‑1 sont supprimés ;

« 2° L’article L. 723‑2 est abrogé ;

« 3° Les demandes d’asiles déposées avant la promulgation de la présente loi sont traitées selon une même procédure, qui n’est pas la procédure accélérée mentionnée à l’article R. 723‑4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. »

🖋️Rejeté
Elsa Faucillon
30 mars 2018

Substituer à l’alinéa 2 les six alinéas suivants :

« 1° L’article L. 723‑2 est ainsi rédigé :

« « Art. L. 723‑2. – L’office, après un examen individuel de chaque demande et dans le respect des garanties procédurales prévues au présent titre, statue en procédure accélérée uniquement lorsque : 

« « 1° Le demandeur a présenté, sans raison valable, plusieurs demandes d’asile sous des identités différentes ;

« « 2° Le demandeur n’a soulevé à l’appui de sa demande que des éléments manifestement insusceptibles de se rattacher à l’un des motifs de protection internationale prévus par le titre I du présent livre ;

« « 3° Le demandeur d’asile, placé en rétention administrative en application de l’article L. 551‑1, a présenté une demande d’asile dans le seul but de faire échec à l’exécution d’une mesure d’éloignement et de ce fait, a été maintenu par l’autorité administrative en rétention en application de l’article L. 556‑1 du présent code.

« « Dans tous les cas, l’office peut décider de ne pas statuer en procédure accélérée lorsque cela lui paraît nécessaire pour assurer un examen approprié de la demande. » »

🖋️Rejeté
Élodie Jacquier-Laforge
30 mars 2018

Substituer à l’alinéa 2 les six alinéas suivants :

« 1° L’article L. 723‑2 est ainsi modifié :

« a) Le II est ainsi modifié ;

« – Au 1°, les mots : « ou de voyage » sont supprimés ;

« – Le 2° est abrogé ;

« – Au 3°, les mots : « incohérentes et » et les mots : « ou peu plausibles » sont supprimés ;

« b) Au 3° du III, les mots : « cent vingt » sont remplacés par les mots : « quatre-vingt-dix » ; ».

🖋️Rejeté
Éric Ciotti
29 mars 2018

À l’alinéa 2, substituer au mot :

« quatre‑vingt‑dix »,

le mot :

« trente ».

🖋️Rejeté
Jean-Louis Masson
30 mars 2018

Compléter l’alinéa 2 par les mots :

« et est ajoutée une phrase ainsi rédigée : « Le silence de l’administration vaut rejet ; » ».

🖋️Non soutenu
Stéphane Trompille
30 mars 2018

Après l’alinéa 2, insérer les trois alinéas suivants :

« 1° bis Le IV de l’article L. 723‑2 est ainsi rédigé :

« « IV. – Les mineurs non accompagnés ne peuvent être placés en procédure accélérée. » ;

« 1° ter Au dernier alinéa de l’article L. 723‑3, les mots : « ou de sa minorité » sont supprimés ; ».

🖋️Rejeté
Loïc Prud'homme
30 mars 2018

Après l’alinéa 2, insérer les trois alinéas suivant :

« 1° bis Le IV de l’article L. 723‑2 est ainsi rédigé :

« « IV. – Les mineurs non accompagnés ne peuvent être placés en procédure accélérée. » ;

« 1° ter Au dernier alinéa de l’article L. 723‑3, les mots : « ou de sa minorité » sont supprimés ; ».

🖋️Non soutenu
Elsa Faucillon
30 mars 2018

Après l’alinéa 2, insérer les deux alinéas suivants :

« 1° bis Au IV de l’article L. 723‑2, après le mot : « procédure », il est inséré le mot : « accélérée » et après le mot : « accompagnés », la fin est supprimée ;

« 1° ter Au dernier alinéa de l’article L. 723‑3, les mots : « ou de sa minorité » sont supprimés ; ».

🖋️Rejeté
Brahim Hammouche
30 mars 2018

Après l’alinéa 2, insérer les deux alinéas suivants :

« 1° bis Après le mot : « accompagnés », la fin du IV de l’article L. 723‑2 est supprimée ;

« 1° ter Au dernier alinéa de l’article L. 723‑3, les mots : « ou de sa minorité » sont supprimés ; ».

🖋️Non soutenu
Stéphane Trompille
30 mars 2018

Après l’alinéa 2, insérer les deux alinéas suivants :

« 1° bis À la seconde phrase du V de l’article L. 723‑2, la première occurrence du mot : « peut » est remplacée par le mot : « doit » ;

« 1° ter Au dernier alinéa de l’article L. 723‑3, le mot : « peut » est remplacée par le mot : « doit » ; ».

🖋️Non soutenu
Bertrand Pancher
26 mars 2018

Supprimer l'alinéa 4.

🖋️Rejeté
Sandrine Mörch
30 mars 2018

I. – Rédiger ainsi l’alinéa 4 :

« a) Le premier alinéa est complété par les mots : « selon le moyen choisi par ce dernier lors de la demande ou, à défaut, par tout moyen écrit, traçable et garantissant la confidentialité » ; ».

II. – En conséquence, après le mot 

« suivants »,

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 7 :

« « selon le moyen choisi par ce dernier lors de la demande ou, à défaut, par tout moyen écrit, traçable, et garantissant la confidentialité » ; ».

III. – En conséquence, à l’alinéa 8, substituer aux mots :

« par tout moyen »,

les mots :

« selon le moyen choisi par ce dernier lors de la demande ou, à défaut, par tout moyen écrit, traçable, ».

IV. – En conséquence, à la première phrase de l’alinéa 14, substituer aux mots :

« par tout moyen »,

les mots :

« selon le moyen choisi par ce dernier lors de la demande ou, à défaut, par tout moyen écrit, traçable, et ».

V. – En conséquence, à l’alinéa 16, substituer aux mots :

« par tout moyen »,

les mots :

« selon le moyen choisi par ce dernier lors de la demande ou, à défaut, par tout moyen écrit, traçable, et ».

VI. – En conséquence, après le mot :

« code »,

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 17 :

« les mots : « par écrit » sont remplacés par les mots : « selon le moyen choisi par le demandeur lors de la demande ou, à défaut, par tout moyen écrit, traçable, et garantissant la confidentialité ». »

🖋️Non soutenu
Fabien Gouttefarde
30 mars 2018

Après le mot :

« après »,

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 4 :

« le mot : « demandeur », sont insérés les mots : « , par tout moyen lui permettant de s’assurer de la réception de la convocation par celui-ci, » ; ».

🖋️Non soutenu
Stéphane Trompille
30 mars 2018

À l’alinéa 4, substituer au mot :

« tout »,

les mots :

« lettre recommandée avec accusé de réception et en complément par tout autre ».

🖋️Rejeté
Brahim Hammouche
30 mars 2018

À l’alinéa 4, substituer au mot :

« tout »,

les mots :

« lettre recommandée avec accusé de réception et par tout autre ».

🖋️Non soutenu
Elsa Faucillon
30 mars 2018

I. – À l’alinéa 4, substituer aux mots :

« tout moyen »,

les mots :

« lettre recommandée avec accusé de réception ».

II. – En conséquence, procéder à la même substitution aux alinéas 7 et 8, à la première phrase de l’alinéa 14 et aux alinéas 16 et 17.

🖋️Rejeté
Erwan Balanant
30 mars 2018

I. – À l’alinéa 4, substituer aux mots :

« tout moyen »,

les mots :

« lettre recommandée avec demande d’avis de réception ou dans les conditions prévues par l’article L. 112‑15 du code des relations entre le public et l’administration ».

II. – En conséquence, à l’alinéa 7, substituer aux mots :

« tout moyen garantissant la confidentialité »,

les mots :

« lettre recommandée avec demande d’avis de réception ou dans les conditions prévues par l’article L. 112‑15 du code des relations entre le public et l’administration ».

III. – En conséquence, procéder à la même substitution à l’alinéa 8, à la première phrase de l’alinéa 14 et aux alinéas 16 et 17.

🖋️Non soutenu
Stéphane Trompille
30 mars 2018

Après la seconde occurrence du mot :

« langue »,

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 6 :

« qu’il comprend ou dont il est raisonnable de supposer qu’il la comprend. » ; ».

🖋️Rejeté
Brahim Hammouche
30 mars 2018

Après la seconde occurrence du mot :

« langue »,

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 6 :

« qu’il comprend ou dont il est raisonnable de supposer qu’il la comprend. » ; ».

🖋️Irrecevable
Brahim Hammouche
30 mars 2018
🖋️Non soutenu
Marie-France Lorho
29 mars 2018

À l’alinéa 6, après le mot :

« dont »,

insérer les mots :

« l’administration peut montrer qu’ ».

🖋️Non soutenu
Stéphane Trompille
30 mars 2018

Après l’alinéa 6, insérer l’alinéa suivant :

« c) Après le mot : « association », la fin de la dernière phrase du huitième alinéa est ainsi rédigée : « peut intervenir tout au long de l’entretien et formuler des observations à son issue. » ; ».

🖋️Rejeté
Nadia Essayan
30 mars 2018

Après l’alinéa 6, insérer l’alinéa suivant :

« c) Après le mot : « association », la fin de la dernière phrase du huitième alinéa est ainsi rédigée : « peut intervenir tout au long de l’entretien et formuler des observations à son issue. » ; ».

🖋️Non soutenu
Bertrand Pancher
26 mars 2018

Supprimer l'alinéa 7.

🖋️Non soutenu
Fabien Gouttefarde
30 mars 2018

I. – Compléter l’alinéa 7 par les mots :

« et permettant de s’assurer de sa réception par celui-ci ».

II. – En conséquence, à l’alinéa 8, après le mot :

« confidentialité »,

insérer les mots :

« , permettant de s’assurer de sa réception par celui-ci ».

III. – En conséquence, compléter la première phrase de l’alinéa 14 par les mots :

« et permettant de s’assurer de sa réception par celui-ci »

IV. – En conséquence, compléter l’alinéa 16 par les mots :

« et permettant de s’assurer de sa réception ».

V. – En conséquence, procéder au même complément à l’alinéa 17.

🖋️Non soutenu
Bertrand Pancher
26 mars 2018

Supprimer l’alinéa 8.

🖋️Non soutenu
Alexandra Valetta Ardisson
29 mars 2018

À l’alinéa 8, après le mot :

« écrit »,

insérer le mot :

« ou ».

🖋️Rejeté
Christophe Blanchet
30 mars 2018

Après l’alinéa 11, insérer l’alinéa suivant :

a bis) Après le 3°, il est inséré un 4° ainsi rédigé :

« 4° Le demandeur présente un document d’identité ou de voyage ou titre de séjour ou titre d’identification contenant des informations erronées par rapport à sa propre identité ou appartenant à un tiers, avec ou sans le consentement de celui-ci. »

🖋️Non soutenu
Bertrand Pancher
26 mars 2018

Supprimer l’alinéa 14.

🖋️Non soutenu
Stéphane Trompille
30 mars 2018

Supprimer l’alinéa 14.

🖋️Non soutenu
Belkhir Belhaddad
30 mars 2018

Compléter la première phrase de l’alinéa 14 par les mots :

« et permettant d’établir sa notification et sa réception effective ».

🖋️Non soutenu
Bertrand Pancher
26 mars 2018

Supprimer l’alinéa 16.

🖋️Non soutenu
Alexandra Valetta Ardisson
29 mars 2018

À l’alinéa 16, substituer à la seconde occurrence du signe :

« , »

le mot :

« ou ».

🖋️Non soutenu
Bertrand Pancher
26 mars 2018

Supprimer l’alinéa 17.

🖋️Non soutenu
Alexandra Valetta Ardisson
29 mars 2018

À l‘alinéa 17, avant la seconde occurrence du mot:

« par »,

insérer le mot:

« ou ».

🖋️Rejeté
Bénédicte Taurine
30 mars 2018
Après l'article 5, insérer l'article suivant:

« À titre expérimental, et dans le cadre de l’article 37‑1 de la Constitution, pour une durée maximale de trois ans, l’autorité administrative peut autoriser l’Office français de protection des réfugiés et apatrides que les dossiers de certains demandeurs d’asile sont traités selon le principe « un agent, un dossier, un jour » pour garantir un traitement plus serein des dossiers par les agents de l’Office. Cette expérimentation donne lieu à un rapport permettant d’apprécier l’opportunité de généralisation à l’intégralité des dossiers de demandeurs d’asile examinés par l’Office. »

🖋️Rejeté
Danièle Obono
30 mars 2018
Après l'article 5, insérer l'article suivant:

« Conformément à l’article 37‑1 de la Constitution et pour une durée maximale de trois ans, le représentant de l’État dans le département, ou le préfet de police à Paris, peuvent expérimenter, dans les départements et régions volontaires, pour un maximum de deux régions et de six départements, en lien avec le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés la mise en place de camps de réfugiés répondant aux normes internationales humanitaires. Ceci permet notamment de mettre fin aux graves atteintes à la dignité humaine et aux droits et libertés fondamentales que peuvent constituer des campements spontanés où l’accès aux besoins élémentaires, notamment l’accès à l’eau courante et à des sanitaires, n’est pas assurée et repose essentiellement sur la mobilisation d’associations et la solidarité citoyenne. Ces expérimentations donnent lieu à un rapport permettant d’apprécier l’urgence et l’opportunité de généraliser la mise en place de tels camps de réfugiés correspondant aux normes internationales humanitaires. »


Article 6
🖋️Adopté
Élise Fajgeles
3 avr. 2018

Avant l’alinéa 6, insérer l’alinéa suivant :

« 2° A À la première phrase du deuxième alinéa de l’article L. 733‑1, après le mot : « confidentialité », sont insérés les mots : « et la qualité » ; ».

🖋️Adopté
Florent Boudié
30 mars 2018

Avant l’alinéa 6, insérer l’alinéa suivant :

« 2° A À la première phrase du deuxième alinéa de l’article L. 733‑1, après le mot : « confidentialité », sont insérés les mots : « et la qualité » ; ».

🖋️Adopté
Élise Fajgeles
3 avr. 2018

Avant l'alinéa 6, insérer l’alinéa suivant :

« 2° A Après la troisième phrase du deuxième alinéa de l’article L. 733-1, sont insérées deux phrases ainsi rédigées :

« L’interprète mis à disposition du requérant est présent dans la salle d’audience où il se trouve. En cas de difficulté pour obtenir le concours d’un interprète qualifié présent physiquement auprès du requérant, l’audience ne se tient qu’après que la cour s’est assurée de la présence, dans la salle où elle siège, d’un tel interprète tout au long de son déroulement. »

🖋️Adopté
Élise Fajgeles
3 avr. 2018

Substituer à l’alinéa 6 les trois alinéas suivants :

« 2° Le deuxième alinéa de l’article L. 733‑1 est ainsi modifié :

« a) À la première phrase, après la première occurrence du mot : « cour », sont insérés les mots : « , et sous réserve que les conditions définies ci-après soient remplies » ;

« b) La dernière phrase est supprimée. »

🖋️Adopté
Florent Boudié
30 mars 2018

Substituer à l’alinéa 6 les trois alinéas suivants :

« 2° Le deuxième alinéa de l’article L. 733‑1 est ainsi modifié :

« a) À la première phrase, après la première occurrence du mot : « cour », sont insérés les mots : « , et sous réserve que les conditions définies ci-après soient remplies » ;

« b) La dernière phrase est supprimée. »

🖋️Rejeté
Bénédicte Taurine
30 mars 2018

Supprimer cet article.

🖋️Rejeté
Elsa Faucillon
30 mars 2018

Supprimer les alinéas 1 à 6.

🖋️Rejeté
Fabien Di Filippo
28 mars 2018

Substituer aux alinéas 2 à 5 les deux alinéas suivants :

« 1° L’article L. 731‑2 est ainsi rédigé :

« « Art. L. 731-2. – Aucun recours ne peut être formé contre une décision de rejet d’une demande d’asile prise par l’Office français de protection des réfugiés et apatrides. La décision de rejet d’une demande d’asile de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides vaut obligation de quitter le territoire. » »

🖋️Non soutenu
Valérie Boyer
30 mars 2018

Substituer aux alinéas 2 à 5 les deux alinéas suivants :

« 1° L’article L. 731‑2 est ainsi rédigé :

« « Art. L. 731‑2. – Aucun recours ne peut être formé contre une décision de rejet d’une demande d’asile prise par l’Office français de protection des réfugiés et apatrides. La décision de rejet d’une demande d’asile de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides vaut obligation de quitter le territoire. » »

🖋️Non soutenu
Éric Straumann
28 mars 2018

Substituer aux alinéas 2 à 5 les deux alinéas suivants :

« 1° L’article L. 731‑2 est ainsi rédigé :

« « Art. L. 731‑2. – Lorsqu’une décision de rejet de demande d’asile a été prise par l’Office français de protection des réfugiés et apatrides, aucun recours ne peut lui être opposée. La décision de rejet se transforme, de facto, en obligation de quitter le territoire. » »

🖋️Non soutenu
Jacques Cattin
28 mars 2018

Substituer aux alinéas 2 à 5 les deux alinéas suivants :

« 1° L’article L. 731‑2 est ainsi rédigé :

« « Art. L. 731‑2. – Lorsqu’une décision de rejet de demande d’asile a été prise par l’Office français de protection des réfugiés et apatrides, aucun recours ne peut lui être opposée. La décision de rejet se transforme, de facto, en obligation de quitter le territoire. » »

🖋️Non soutenu
Bertrand Pancher
26 mars 2018

Supprimer l’alinéa 3.

🖋️Non soutenu
Jennifer De Temmerman
27 mars 2018

 

 

 

Supprimer l’alinéa 3.

🖋️Rejeté
Marietta Karamanli
28 mars 2018

Supprimer l’alinéa 3.

🖋️Non soutenu
Stéphane Trompille
30 mars 2018

Supprimer l’alinéa 3.

🖋️Rejeté
Élodie Jacquier-Laforge
30 mars 2018

Supprimer l’alinéa 3.

 

🖋️Rejeté
Florence Granjus
30 mars 2018

Supprimer l’alinéa 3.

🖋️Non soutenu
Fabien Gouttefarde
30 mars 2018

Supprimer l’alinéa 3.

🖋️Rejeté
Stella Dupont
30 mars 2018

Rédiger ainsi l’alinéa 3 :

« a) Le premier alinéa est complété par une phrase ainsi rédigée : « Ce délai est réduit à 15 jours si la procédure accélérée a été enclenchée. » ; ».

🖋️Rejeté
Éric Ciotti
29 mars 2018

À l’alinéa 3, substituer au mot :

« quinze »,

le mot :

« sept ».

🖋️Non soutenu
Stéphane Trompille
30 mars 2018

À la fin de l’alinéa 3, substituer aux mots :

« quinze jours »,

les mots :

« deux mois ».

🖋️Rejeté
Elsa Faucillon
30 mars 2018

À la fin de l’alinéa 3, substituer aux mots :

« quinze jours »

les mots

« deux mois ».

🖋️Rejeté
Loïc Prud'homme
30 mars 2018

À l’alinéa 3, substituer aux mots :

« quinze jours »,

les mots :

« deux mois, sauf circonstances exceptionnelles et humanitaires notamment relatives à sa vulnérabilité, ».

🖋️Rejeté
Élise Fajgeles
3 avr. 2018

Après l’alinéa 3, insérer l’alinéa suivant :

« a bis) Le premier alinéa est complété par deux phrases ainsi rédigées : « Ils mentionnent l’objet de la demande et l’exposé sommaire des circonstances de fait et de droit invoqués à leur appui. Ils peuvent être complétés de mémoires, pièces et actes de procédure jusqu’à la clôture de l’instruction. » ; ».

🖋️Rejeté
Florent Boudié
30 mars 2018

Après l’alinéa 3, insérer l’alinéa suivant :

« a bis) Le premier alinéa est complété par deux phrases ainsi rédigées : « Ils mentionnent l’objet de la demande et l’exposé sommaire des circonstances de fait et de droit invoqués à leur appui. Ils peuvent être complétés de mémoires, pièces et actes de procédure jusqu’à la clôture de l’instruction. » ; ».

🖋️Rejeté
Jean-Louis Masson
30 mars 2018

Après l’alinéa 3, insérer l’alinéa suivant :

« a bisÀ la première phrase du second alinéa, le mot : « cinq » est remplacé par le mot : « quatre » ; ».

🖋️Non soutenu
Stéphane Trompille
30 mars 2018

Supprimer les alinéas 4 et 5.

🖋️Non soutenu
Fabien Gouttefarde
30 mars 2018

Supprimer les alinéas 4 et 5.

🖋️Non soutenu
Stéphane Trompille
31 mars 2018

Après l’alinéa 5, insérer l’alinéa suivant :

« c) L’avant-dernière phrase du second alinéa est remplacée par deux phrases ainsi rédigées : « Le président de la cour ou le président de formation de jugement désigné à cette fin doit renvoyer à la formation collégiale la demande qui ne relève pas de l’un des cas prévus aux articles L. 723‑2 et L. 723‑11. De sa propre initiative ou à la demande du requérant, le président de la cour ou le président de formation de jugement désigné à cette fin doit, à tout moment de la procédure, renvoyer à la formation collégiale la demande s’il estime que celle-ci soulève une difficulté sérieuse. » ; »

🖋️Irrecevable
Jennifer De Temmerman
27 mars 2018
🖋️Irrecevable
Bertrand Pancher
26 mars 2018
🖋️Irrecevable
Stéphane Trompille
30 mars 2018
🖋️Irrecevable
Nadia Essayan
30 mars 2018
🖋️Rejeté
Laurence Vichnievsky
30 mars 2018

Avant l’alinéa 6, insérer l’alinéa suivant :

« 2° A À la troisième phrase du deuxième alinéa de l’article L. 733‑1, les mots : « , ce dernier est physiquement présent » sont remplacés par les mots : « ou d’un interprète, ces derniers sont physiquement présents » ; ».

🖋️Rejeté
Marietta Karamanli
28 mars 2018

Supprimer l’alinéa 6.

🖋️Rejeté
Élodie Jacquier-Laforge
30 mars 2018

Supprimer l’alinéa 6.

 

🖋️Rejeté
Martine Wonner
30 mars 2018

Supprimer l’alinéa 6.

🖋️Non soutenu
Fabien Gouttefarde
30 mars 2018

Supprimer l’alinéa 6.

🖋️Rejeté
Marietta Karamanli
28 mars 2018

Rédiger ainsi l’alinéa 6 :

« 2° Le deuxième alinéa de l’article L. 733‑1 est supprimé. »

🖋️Non soutenu
Stéphane Trompille
30 mars 2018

Rédiger ainsi l’alinéa 6 :

« 2° Le deuxième alinéa de l’article L. 733‑1 est supprimé. »

🖋️Rejeté
Martine Wonner
30 mars 2018

Rédiger ainsi l’alinéa 6 :

« 2° Après le mot : « qui », la fin de la dernière phrase du deuxième alinéa de l’article L. 733‑1 est ainsi rédigée : « séjourne en France métropolitaine ne peut refuser d’être entendu par un moyen de communication audiovisuelle, sauf s’il invoque un motif légitime. » »

🖋️Rejeté
Laurence Vichnievsky
30 mars 2018

Rédiger ainsi l’alinéa 6 :

« 2° Le deuxième alinéa de l’article L. 733‑1 est complété par une phrase ainsi rédigée : « Toutefois, le président de la juridiction peut passer outre le refus du requérant si celui-ci est détenu, placé en rétention ou assigné à résidence. » »

🖋️Non soutenu
Stéphane Trompille
30 mars 2018

Substituer à l’alinéa 6 les cinq alinéas suivants :

« 2° Le deuxième alinéa de l’article L. 733‑1 est remplacé par quatre alinéas ainsi rédigés :

« « À titre exceptionnel, le président de la juridiction, après avoir informé le requérant et recueilli son consentement écrit, peut prévoir que la salle d’audience de la cour est reliée, en direct, par un moyen de communication audiovisuelle qui garantit la confidentialité de la transmission avec une salle d’audience spécialement aménagée à cet effet ouverte au public et située dans des locaux relevant du ministère de la justice plus aisément accessibles par le demandeur, dans des conditions respectant les droits de l’intéressé.

« « Une copie de l’intégralité du dossier est mise à sa disposition.

« « Le requérant et son avocat disposent du libre choix de la place de l’avocat et de l’interprète, au sein de la juridiction ou aux côtés du requérant.

« « Ces opérations donnent lieu à l’établissement d’un procès-verbal dans chacune des salles d’audience ou à un enregistrement audiovisuel ou sonore. » »

🖋️Rejeté
Brahim Hammouche
30 mars 2018

Substituer à l’alinéa 6 les cinq alinéas suivants :

« 2° Le deuxième alinéa de l’article L. 733‑1 est remplacé par quatre alinéas ainsi rédigés :

« « À titre exceptionnel, le président de la juridiction, après avoir informé le requérant et recueilli son consentement écrit, peut prévoir que la salle d’audience de la cour est reliée, en direct, par un moyen de communication audiovisuelle qui garantit la confidentialité de la transmission avec une salle d’audience spécialement aménagée à cet effet ouverte au public et située dans des locaux relevant du ministère de la justice plus aisément accessibles par le demandeur, dans des conditions respectant les droits de l’intéressé.

« « Une copie de l’intégralité du dossier est mise à sa disposition.

« « Le requérant et son avocat disposent du libre choix de la place de l’avocat et de l’interprète, au sein de la juridiction ou aux côtés du requérant.

« « Ces opérations donnent lieu à l’établissement d’un procès-verbal dans chacune des salles d’audience ou à un enregistrement audiovisuel ou sonore. » »

🖋️Non soutenu
Jennifer De Temmerman
27 mars 2018

Après l’alinéa 6, insérer l’alinéa suivant :

« 3° À la première phrase de l’article L. 733‑1‑1, les mots : « après lecture du rapport par le » sont remplacés par les mots : « . En audience collégiale, ils débutent après lecture des rapports de l’assesseur-rapporteur et du rapporteur. En audience à juge unique, ils se déroulent après lecture du rapport du ». »

🖋️Irrecevable
Jennifer De Temmerman
27 mars 2018
🖋️Irrecevable
Florence Granjus
30 mars 2018
🖋️Non soutenu
Stéphane Trompille
30 mars 2018

Après l’alinéa 6, insérer l’alinéa suivant :

« 3° Après la dernière occurrence du mot : « les », la fin de la seconde phrase du dernier alinéa de l’article L. 733‑2 est ainsi rédigée : « recours, qui dans le cadre d’une première demande d’asile, n’entrent manifestement pas dans le champ d’application des articles L. 711‑1 et L. 712‑1 ou, dans le cadre d’une demande de réexamen, sont manifestement irrecevables conformément à l’article L. 723‑16. » »

🖋️Rejeté
Éric Ciotti
29 mars 2018

Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« III. – À la deuxième phrase de l’article 9‑4 de la loi n° 91‑647 du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique, le mot : « quinze » est remplacé par le mot : « sept ». »

🖋️Rejeté
Éric Ciotti
29 mars 2018

I. – Compléter cet article par les trois alinéas suivants :

« III. – Le dernier alinéa de l’article 3 de la loi n° 91‑647 du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique est complété par une phrase ainsi rédigée : « Les décisions d’octroi de l’aide juridictionnelle interviennent dans un délai de trente jours. »

« IV. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle aux droits mentionnés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts.

« V. – La perte de recettes pour les collectivités territoriales est compensée à due concurrence par la majoration de la dotation globale de fonctionnement et, corrélativement pour l’État, par la création d’une taxe additionnelle aux droits mentionnés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts. »

🖋️Irrecevable
Jennifer De Temmerman
27 mars 2018
Après l'article 6, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Stella Dupont
30 mars 2018
Après l'article 6, insérer l'article suivant:
🖋️Rejeté
Sandrine Mörch
30 mars 2018
Après l'article 6, insérer l'article suivant:

« L’Office français de protection des réfugiés et apatrides publie dans son rapport annuel les données statistiques détaillées relatives au traitement des demandes des personnes relevant de la procédure accélérée en application des 2° et 3° du III de l’article L. 723‑2 et du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. »

🖋️Tombé
Éric Ciotti
29 mars 2018

Substituer à l’alinéa 6 les quatre alinéas suivants :

« 2° Le deuxième alinéa de l’article L. 733‑1 est ainsi modifié :

« a) À la première phrase, les mots : « le président de cette juridiction peut prévoir que » sont supprimés ;

« b) Après la première phrase, est insérée une phrase ainsi rédigée : « Le président de la juridiction a la possibilité de renoncer au recours à la communication audiovisuelle en cas de circonstances particulières. » ;

« c) La dernière phrase est supprimée. »

🖋️Tombé
Éric Ciotti
29 mars 2018

Substituer à l’alinéa 6 les quatre alinéas suivants :

« 2° Le deuxième alinéa de l’article L. 733‑1 est ainsi modifié :

« a) À l’avant-dernière phrase, les mots : « à l’établissement d’un procès-verbal dans chacune des salles d’audience ou » sont supprimés ;

« b) Après l’avant-dernière phrase, est insérée une phrase ainsi rédigée : « En cas d’impossibilité de procéder à ces enregistrements, un procès-verbal est établi » ;

« c) La dernière phrase est supprimée. »

🖋️Tombé
Martine Wonner
30 mars 2018

Après le mot :

« est »,

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 6 :

« complétée par les mots : « sauf si sa présence, ou son déplacement, représente une menace pour l’ordre public » »


Article 7
🖋️Adopté
Élise Fajgeles
30 mars 2018

À la deuxième phrase de l’alinéa 2, supprimer les mots :

« devant l’office ».

🖋️Adopté
Élise Fajgeles
30 mars 2018

À la première phrase de l’alinéa 5, supprimer les mots :

« son ou ».

🖋️Adopté
Élise Fajgeles
30 mars 2018

Après le mot :

« étendue »,

rédiger ainsi la fin de la deuxième phrase de l’alinéa 5 :

« est réputée prise également au bénéfice des enfants. »

🖋️Adopté
Élise Fajgeles
30 mars 2018

Rédiger ainsi la dernière phrase de l’alinéa 5 :

« Cette décision n’est pas opposable aux enfants qui établissent que la personne qui a présenté la demande n’était pas en droit de le faire. »

🖋️Adopté
Élise Fajgeles
30 mars 2018

I. – Rédiger ainsi l’alinéa 6 :

« 2° Après l’article L. 741‑2, il est inséré un article L. 741‑2‑1 ainsi rédigé : »

II. - En conséquence, supprimer l’alinéa 7.

🖋️Adopté
Élise Fajgeles
30 mars 2018

Au début de l’alinéa 8, substituer à la mention :

« Art. L. 741‑2. – »,

la mention :

« Art. L. 741‑2‑1. – ».

🖋️Adopté
Élise Fajgeles
30 mars 2018

À la première phrase de l’alinéa 8, après le mot :

« office »,

insérer les mots :

« français de protection des réfugiés et des apatrides ».

🖋️Adopté
Élise Fajgeles
30 mars 2018

À la troisième phrase de l’alinéa 8, substituer au mot :

« pourra »,

le mot :

« peut ».

🖋️Adopté
Élise Fajgeles
30 mars 2018

Rédiger ainsi le début de la quatrième phrase de l’alinéa 8 :

« Le présent alinéa ne fait pas obstacle à ce que, à tout instant, l’étranger...(le reste sans changement) ».

🖋️Adopté
Élise Fajgeles
30 mars 2018

À l’avant-dernière phrase de l’alinéa 8, supprimer les mots :

« français de protection des réfugiés et des apatrides ».

🖋️Adopté
Élise Fajgeles
30 mars 2018

À la dernière phrase de l’alinéa 8, substituer au mot :

« alinéa »,

le mot :

« article ».

🖋️Adopté
Élise Fajgeles
3 avr. 2018
Après l'article 7, insérer l'article suivant:

« Au premier alinéa du I de l’article L. 742 4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, le mot : « sept » est remplacé par le mot : « quinze ». »

🖋️Adopté
Florent Boudié
30 mars 2018
Après l'article 7, insérer l'article suivant:

« Au premier alinéa du I de l’article L. 742‑4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, le mot : « sept » est remplacé par le mot : « quinze ». »

🖋️Rejeté
Marietta Karamanli
28 mars 2018

Supprimer les alinéas 1 et 2.

🖋️Rejeté
Marietta Karamanli
28 mars 2018

Avant l’alinéa 4, insérer l’alinéa suivant :

« 1° A Le premier alinéa de l’article L. 741‑1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est complété par une phrase ainsi rédigée : « Tout étranger présent sur le territoire français et souhaitant demander l’asile est informé de son droit inconditionnel à bénéficier d’un hébergement d’urgence et d’un premier examen de santé et de la possibilité d’être assisté par une association pour préparer le dépôt de sa demande d’asile. » »

🖋️Non soutenu
Bertrand Pancher
26 mars 2018

Après l’alinéa 5, insérer les deux alinéas suivants :

« Dès leur arrivée sur le territoire, les personnes mentionnées au premier alinéa du présent article bénéficient d’un hébergement au sens du 2° de l’article L. 744‑3.

« Au sein de cet hébergement d’urgence, les personnes mentionnées au premier alinéa du présent article bénéficient d’une information sur le droit d’asile, d’un premier examen de leur santé et d’une orientation vers l’autorité administrative compétente pour enregistrer la demande d’asile. »

🖋️Rejeté
Jean-Michel Clément
30 mars 2018

I. – Après l’alinéa 5, insérer les deux alinéas suivants :

« b) Après le deuxième alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« « En l’absence d’enregistrement dans le délai de dix jours ouvrés, le demandeur d’asile peut saisir directement l’Office français de protection des réfugiés et apatrides. » »

II. – En conséquence, substituer à l’alinéa 4 les deux alinéas suivants :

« 1° L’article L. 741‑1 est ainsi modifié :

« a) Après le premier alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

 

🖋️Non soutenu
Yolaine de Courson
28 mars 2018

Après l’alinéa 5, insérer l’alinéa suivant :

« 1° bis Le deuxième alinéa de l’article L. 741‑1 est complété par une phrase ainsi rédigée : « Le délai maximum d’enregistrement de la demande ne peut dépasser quinze jours ouvrés. » ; ».

🖋️Rejeté
Éric Coquerel
30 mars 2018

Supprimer les alinéas 6 à 8.

🖋️Non soutenu
Stéphane Trompille
30 mars 2018

Substituer à l’alinéa 8 l’alinéa suivant :

« Art. L. 741‑2-1. – Lors de l’enregistrement de sa demande d’asile, l’étranger est informé, dans une langue qu’il comprend ou dont il est raisonnable de supposer qu’il la comprenne, des langues dans lesquelles il peut être entendu lors de l’entretien personnel mené par l’office prévu à l’article L. 723‑6. Il indique celle dans laquelle il préfère être entendu. Tout au long de la procédure, il pourra être entendu dans une langue qu’il comprend ou dont il est raisonnable de supposer qu’il la comprenne. »

🖋️Rejeté
Elsa Faucillon
30 mars 2018

Substituer à l’alinéa 8 l’alinéa suivant :

« Art. L. 741‑2-1. – Lors de l’enregistrement de sa demande d’asile, l’étranger est informé, dans une langue qu’il comprend ou dont il est raisonnable de supposer qu’il la comprenne, des langues dans lesquelles il peut être entendu lors de l’entretien personnel mené par l’office prévu à l’article L. 723‑6. Il indique celle dans laquelle il préfère être entendu. Tout au long de la procédure, il pourra être entendu dans une langue qu’il comprend ou dont il est raisonnable de supposer qu’il la comprenne. » 

🖋️Rejeté
Sandrine Mörch
30 mars 2018

À la troisième phrase de l’alinéa 8, après la première occurrence du mot :

« que », 

insérer les mots :

« , sauf erreur de bonne foi, ».

🖋️Rejeté
Marietta Karamanli
28 mars 2018

Après la première occurrence du mot :

« choix »,

rédiger ainsi la fin de la troisième phrase de l’alinéa 8 :

« ne lui est pas opposable pendant la durée d’examen de sa demande et qu’il peut demander à être entendu dans une autre langue à tout moment devant l’Office français des réfugiés et apatrides ou la Cour nationale du droit d’asile. »

🖋️Rejeté
Cyrille Isaac-Sibille
30 mars 2018

À la troisième phrase de l’alinéa 8, substituer au mot :

« a »,

les mots : 

« reconnait avoir ».


Article 8
🖋️Adopté
Élise Fajgeles
30 mars 2018

À l’alinéa 15, après la seconde occurrence du mot :

« rétention »,

insérer le mot :

« administrative ».

🖋️Adopté
Élise Fajgeles
30 mars 2018

À l’alinéa 16, après le mot :

« rétention »,

insérer le mot :

« administrative ».

🖋️Non soutenu
Bertrand Pancher
26 mars 2018

Supprimer cet article.

🖋️Rejeté
Marietta Karamanli
28 mars 2018

Supprimer cet article.

🖋️Rejeté
Bastien Lachaud
30 mars 2018

Supprimer cet article

🖋️Rejeté
Elsa Faucillon
30 mars 2018

Supprimer cet article.

🖋️Rejeté
Marietta Karamanli
28 mars 2018

Rédiger ainsi cet article :

« L’article L. 743‑2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est abrogé. »

🖋️Rejeté
Delphine Bagarry
30 mars 2018

Supprimer l’alinéa 2.

🖋️Rejeté
Delphine Bagarry
30 mars 2018

Rédiger ainsi l’alinéa 2 :

« 1° La première phrase de l’article L. 743‑1 est complétée par les mots : « , selon le moyen choisi par le demandeur lors de la demande ou, à défaut, par tout moyen écrit, traçable, et garantissant la confidentialité ». »

🖋️Rejeté
Éric Diard
29 mars 2018

Compléter l’alinéa 2 par la phrase suivante :

« . Il peut, en attendant cette date, faire l’objet d’un arrêté d’assignation à résidence. »

 

🖋️Rejeté
Delphine Bagarry
30 mars 2018

I. – Supprimer les alinéas 4 et 5.

II. – En conséquence, à l’alinéa 7, supprimer la référence :

« au I et ».

🖋️Rejeté
Laurence Vichnievsky
30 mars 2018

Supprimer l’alinéa 7.

🖋️Rejeté
Élodie Jacquier-Laforge
30 mars 2018

A l’alinéa 7, substituer aux mots :

« les cas prévus au I et »,

les mots ;

« le cas prévu ».

🖋️Rejeté
Christophe Blanchet
30 mars 2018

I. – Après l’alinéa 8, insérer l’alinéa suivant :

« « 9° L’étranger présente un document d’identité ou de voyage ou un titre de séjour ou un titre d’identification contenant des informations erronées sur son identité, ou présente un document appartenant à un tiers, avec ou sans le consentement de celui-ci. » »

II. – En conséquence, à l’alinéa 6, substituer aux références :

« un 7° et un 8° »

les références :

« des 7° à 9° ».

🖋️Rejeté
Fabien Di Filippo
28 mars 2018

Après l’alinéa 8, insérer l’alinéa suivant :

« c) Il est ajouté un alinéa ainsi rédigé :

« « Tout recours pour les demandes d’asile en provenance de pays d’origine sûre est refusé. » ; ».

🖋️Rejeté
Jean-Michel Clément
30 mars 2018

Supprimer les alinéas 9 et 10.

🖋️Rejeté
Laurence Vichnievsky
30 mars 2018

Supprimer les alinéas 9 et 10.

 

🖋️Rejeté
Laurence Vichnievsky
30 mars 2018

Supprimer les alinéas 13 à 17.

🖋️Rejeté
Jean-Michel Clément
30 mars 2018

Supprimer les alinéas 14 à 17.

🖋️Rejeté
Éric Ciotti
29 mars 2018
Après l'article 8, insérer l'article suivant:

« Le début du cinquième alinéa de l’article L. 722‑1 est ainsi rédigé : « Un décret établit, après avis de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides, la liste des pays considérés comme d’origine... (le reste sans changement) ; ».

🖋️Rejeté
Bertrand Pancher
26 mars 2018
Après l'article 8, insérer l'article suivant:

« Au sixième alinéa de l’article L. 722‑1, le mot : « régulièrement » est remplacé par les mots : « tous les six mois ». »

🖋️Non soutenu
Stéphane Trompille
30 mars 2018
Après l'article 8, insérer l'article suivant:

« Au sixième alinéa de l’article L. 722‑1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, le mot : « régulièrement » est remplacé par les mots : « tous les 6 mois ». »

🖋️Rejeté
Brahim Hammouche
30 mars 2018
Après l'article 8, insérer l'article suivant:

« Au sixième alinéa de l’article L. 722‑1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, le mot : « régulièrement » est remplacé par les mots : « tous les 6 mois ». » 

🖋️Non soutenu
Elsa Faucillon
30 mars 2018
Après l'article 8, insérer l'article suivant:

« Au sixième alinéa de l’article L. 722‑1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, le mot : « régulièrement » est remplacé par les mots : « tous les 6 mois ». »

🖋️Non soutenu
Stéphane Trompille
30 mars 2018
Après l'article 8, insérer l'article suivant:

« Le dernier alinéa de l’article L. 723‑16 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est ainsi rédigé :

« « Lorsque, à la suite de cet examen préliminaire, l’office conclut que ces faits ou ces éléments de preuve ne sont pas nouveaux, il peut prendre une décision d’irrecevabilité. » »

🖋️Rejeté
Éric Ciotti
29 mars 2018
Après l'article 8, insérer l'article suivant:

« Après l’article L. 743‑3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, il est inséré un article L. 743‑3‑1 ainsi rédigé :

« « Art. L. 743‑3‑1. – Sauf circonstances particulières définies par décret en Conseil d’État, la décision définitive de rejet prononcée par l’Office français de protection des réfugiés et apatrides, le cas échéant après que la Cour nationale du droit d’asile a statué, vaut obligation de quitter le territoire français et fait obstacle à toute nouvelle demande de titre dans un délai d’un an. À ce titre, elle peut faire l’objet d’une contestation devant la juridiction administrative de droit commun. » ».


Article 9
🖋️Adopté
Élise Fajgeles
3 avr. 2018

Après l’alinéa 3, insérer l’alinéa suivant :

« a bis) Après la deuxième phrase du deuxième alinéa, il est inséré une phrase ainsi rédigée : « Il fixe également la répartition des lieux d’hébergement provisoire, offrant des prestations d’accueil, d’information et accompagnement social, juridique et administratif, dont peuvent bénéficier les étrangers ne disposant pas de domicile stable jusqu’à la remise de leur attestation de demande d’asile. » »

🖋️Adopté
Élise Fajgeles
3 avr. 2018

Substituer à l'alinéa 5 les 4 alinéas suivants :

« II. – Lorsque la part des demandeurs d’asile dans une région excède la part fixée par le schéma national d’accueil des demandeurs d’asile et les capacités d’accueil de cette région, le demandeur d’asile peut être orienté vers une autre région où il est tenu de résider le temps d’examen de sa demande d’asile.

« L’Office français de l’immigration et de l’intégration détermine la région de résidence, en fonction de la part des demandeurs d’asile accueillis dans chaque région selon le schéma national d’accueil des demandeurs d’asile, et en tenant compte des besoins et de la situation personnelle et familiale du demandeur au regard de l’évaluation prévue à l’article L. 744-6.

« Sauf en cas de motif impérieux ou de convocation par les autorités ou les tribunaux, le demandeur, qui souhaite quitter temporairement sa région de résidence, sollicite une autorisation auprès de l’office, lequel rend sa décision dans les délais les plus brefs, en tenant compte de la situation personnelle et familiale du demandeur.

 « Un décret en Conseil d’État fixe les condition d’application du présent II.»

🖋️Adopté
Florent Boudié
30 mars 2018

I. – Substituer à l’alinéa 5 les quatre alinéas suivants :

« II. – Lorsque la part des demandeurs d’asile dans une région excède la part fixée par le schéma national d’accueil des demandeurs d’asile et les capacités d’accueil de cette région, le demandeur d’asile peut être orienté vers une autre région où il est tenu de résider le temps d’examen de sa demande d’asile.

« L’Office français de l’immigration et de l’intégration détermine la région de résidence, en fonction de la part des demandeurs d’asile accueillis dans chaque région selon le schéma national d’accueil des demandeurs d’asile, et en tenant compte des besoins et de la situation personnelle et familiale du demandeur au regard de l’évaluation prévue à l’article L. 744‑6.

« Sauf en cas de motif impérieux ou de convocation par les autorités ou les tribunaux, le demandeur, qui souhaite quitter temporairement sa région de résidence, sollicite une autorisation auprès de l’office, lequel rend sa décision dans les délais les plus brefs, en tenant compte de la situation personnelle et familiale du demandeur.

« Un décret en Conseil d’État fixe les condition d’application du présent II. »

 

🖋️Adopté
Élise Fajgeles
3 avr. 2018

Après l’alinéa 5, insérer les 3 alinéas suivants :

« 1° bis L’article L. 744‑3 est complété par deux alinéas ainsi rédigés :

 « Les normes minimales en matière d’accompagnement social et administratif dans ces lieux d’hébergement sont définies par décret en Conseil d’État dans un délai de six mois après la promulgation de la présente loi. Ce décret vise à assurer une uniformisation progressive des conditions de prise en charge dans ces structures.

« Un étranger qui ne dispose pas d’un hébergement stable et manifeste le souhait de déposer une demande d’asile peut être admis dans un des lieux d’hébergement visés au 2° du présent article avant l’enregistrement de sa demande d’asile. Les décisions d’admission et de sortie sont prises par l’office en tenant compte de la situation personnelle et familiale de l’étranger. »

🖋️Adopté
Élise Fajgeles
30 mars 2018

À l’alinéa 8, après le mot :

« orientation »,

insérer les mots :

« mentionné à l’article L. 345‑2 du code de l’action sociale et des familles ».

🖋️Adopté
Élise Fajgeles
30 mars 2018

À l’alinéa 8, après le mot :

« office »,

insérer les mots :

« français de l’immigration et de l’intégration ».

🖋️Adopté
Élise Fajgeles
30 mars 2018

À l’alinéa 8, substituer aux mots :

« code de l’action sociale et des familles »,

les mots :

« même code ».

🖋️Adopté
Élise Fajgeles
30 mars 2018

À l’alinéa 8, après les mots :

« ainsi que »,

insérer les mots :

« la liste ».

🖋️Adopté
Élise Fajgeles
3 avr. 2018

Rédiger ainsi l’alinéa 12 :

« 1° À l’acceptation par le demandeur de la proposition d’hébergement ou, le cas échéant, de la région d’orientation déterminée en application de l’article L. 744‑2. Ces propositions tiennent compte des besoins, de la situation personnelle et familiale de chaque demandeur au regard de l’évaluation prévue à l’article L. 744‑6, des capacités d’hébergement disponibles et de la part des demandeurs d’asile accueillis dans chaque région. »

🖋️Adopté
Élise Fajgeles
30 mars 2018

À l’alinéa 13, substituer aux mots :

« d’en faciliter l’instruction »,

les mots :

« de faciliter l’instruction des demandes ».

🖋️Adopté
Élise Fajgeles
30 mars 2018

À l’alinéa 13, substituer au mot :

« donnant »,

le mot :

« fournissant ».

🖋️Adopté
Élise Fajgeles
3 avr. 2018

Substituer à l’alinéa 14 les deux alinéas suivants :

« b) Le deuxième alinéa est ainsi rédigé :

« Le demandeur est préalablement informé, dans une langue qu’il comprend ou dont il est raisonnable de penser qu’il la comprend, que le fait de refuser ou de quitter le lieu d’hébergement proposé ou la région d’orientation mentionnés aux 1° ainsi que le non-respect des exigences des autorités chargées de l’asile prévues au 2° entraîne de plein droit le refus ou, le cas échéant, le retrait du bénéfice des conditions matérielles d’accueil. »

🖋️Adopté
Florent Boudié
30 mars 2018

Substituer à l’alinéa 14 les deux alinéas suivants :

« b) Le deuxième alinéa est ainsi rédigé : 

« Le demandeur est préalablement informé, dans une langue qu’il comprend ou dont il est raisonnable de penser qu’il la comprend, que le fait de refuser ou de quitter le lieu d’hébergement proposé ou la région d’orientation mentionnés aux 1° ainsi que le non-respect des exigences des autorités chargées de l’asile prévues au 2° entraîne de plein droit le refus ou, le cas échéant, le retrait du bénéfice des conditions matérielles d’accueil. »

🖋️Adopté
Élise Fajgeles
3 avr. 2018
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

Le I de l’article L. 349-3 du code de l’action sociale et des familles est complété par une phrase ainsi rédigée : « Pour l’accès aux centres provisoires d’hébergement, il est tenu compte de la vulnérabilité de la personne s’étant vu reconnaître la qualité de réfugié ou accorder le bénéfice de la protection subsidiaire, de ses liens personnels et familiaux et de la région dans laquelle elle a résidé pendant le temps d’examen de sa demande d’asile. »

🖋️Rejeté
Elsa Faucillon
30 mars 2018

Supprimer cet article.

🖋️Rejeté
Bertrand Pancher
26 mars 2018

Avant l’alinéa 2, insérer l’alinéa suivant :

« 1° A À la première phrase du premier alinéa de l’article L. 744‑1, après le mot : « compétente », sont insérés les mots : « ou à compter de la fin des délais mentionnés à l’article L. 741‑1 du présent code » ; ».

🖋️Rejeté
Jean-Michel Clément
30 mars 2018

Avant l’alinéa 2, insérer l’alinéa suivant :

« 1° A À la première phrase du premier alinéa de l’article L. 744‑1, après le mot : « compétente », sont insérés les mots : « ou à compter de la fin des délais mentionnés à l’article L. 741‑1 du présent code » ; ».

🖋️Rejeté
Élise Fajgeles
3 avr. 2018

Avant l’alinéa 2, insérer l’alinéa suivant :

« 1° A Au deuxième alinéa de l’article L. 744‑1, après le mot : « social », il est inséré le mot : « , juridique » ; »

🖋️Irrecevable
M'jid El Guerrab
26 mars 2018
🖋️Irrecevable
M'jid El Guerrab
26 mars 2018
🖋️Irrecevable
Florence Granjus
30 mars 2018
🖋️Rejeté
Loïc Prud'homme
30 mars 2018

Avant l’alinéa 2, insérer l’alinéa suivant :

« 1° A L’article L. 744‑1 est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« « À titre expérimental, pour une durée maximale de trois ans, l’État peut autoriser les personnes morales auxquelles a été délégué, par convention, la possibilité d’assurer certaines prestations d’accueil qui le souhaitent, peuvent agrandir de manière temporaire et réversible, notamment par l’utilisation de bâtiments préfabriquées et de constructions modulaires, la structure d’accueil dont elles ont la charge afin de permettre des structures d’éducation pour mineurs et des structures d’éducation pour majeurs, des espaces de jeu pour enfants, des structures de soins physique et psychique et de conseils juridiques ainsi que, dans les mêmes conditions temporaires et réversibles, la construction de logements aux espaces modulables pour respecter la vie privée des demandeurs d’asile. » »

🖋️Rejeté
Jean-Louis Masson
30 mars 2018

Supprimer l’alinéa 3.

🖋️Non soutenu
Jean-Christophe Lagarde
30 mars 2018

Après l’alinéa 3, insérer l’alinéa suivant :

« bis) La deuxième phrase du même alinéa est complétée les mots : « et d’une commission composée de parlementaires et de représentants d’organismes intervenant dans le domaine de l’asile, dont la composition est définie par décret en Conseil d’État. »

🖋️Irrecevable
Jennifer De Temmerman
27 mars 2018
🖋️Rejeté
Stella Dupont
30 mars 2018

 

Après l’alinéa 5, insérer l’alinéa suivant :

« Le demandeur peut formuler un souhait relatif à la région d’accueil. Ce souhait est pris en compte en fonction des capacités d’hébergement disponibles dans cette région. Lorsque ce souhait est justifié par un hébergement par ses propres moyens, l’Office français de l’immigration et de l’intégration satisfait à la demande. »

🖋️Irrecevable
Marietta Karamanli
28 mars 2018
🖋️Irrecevable
Bertrand Pancher
26 mars 2018
🖋️Irrecevable
Jean-Michel Clément
30 mars 2018
🖋️Irrecevable
Dimitri Houbron
30 mars 2018
🖋️Rejeté
Erwan Balanant
30 mars 2018

« 2° bis L’article L. 744‑5 est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« « Toutefois, par exception, il est sursis à toute mesure d’expulsion prise sur le fondement du quatrième alinéa du présent article à la date du 1er novembre de chaque année jusqu’au 31 mars de l’année suivante, à moins que le relogement des intéressés soit assuré dans des conditions suffisantes respectant l’unité, et les besoins de la famille. Le présent alinéa n’est pas applicable aux mesures d’expulsion prises sur le fondement du cinquième alinéa du présent article. » . »

🖋️Rejeté
Marietta Karamanli
28 mars 2018

Supprimer les alinéas 7 et 8

🖋️Rejeté
Bastien Lachaud
30 mars 2018

Supprimer les alinéas 7 et 8

🖋️Rejeté
Sonia Krimi
30 mars 2018

Supprimer les alinéas 7 et 8.

🖋️Rejeté
Jean-Michel Clément
30 mars 2018

Rédiger ainsi l’alinéa 8 :

« « Le service intégré d’accueil et d’orientation communique mensuellement à l’office la liste des personnes hébergées de manière stable en application de l’article L. 345‑2‑2 du code de l’action sociale et des familles ayant présenté une demande d’asile afin d’assurer leur admission effective dans un lieu d’hébergement mentionné à l’article 744‑3 et le calcul de l’allocation pour demandeur d’asile prévu à l’article L 744‑9 du présent code, ainsi que des personnes ayant obtenu la qualité de réfugié ou le bénéfice de la protection subsidiaire qui sollicitent leur admission dans un centre provisoire d’hébergement pour demandeur d’asile. » »

🖋️Non soutenu
M'jid El Guerrab
27 mars 2018

Après l’alinéa 13, insérer l'alinéa suivant :

« « 3° En cas d’hébergement chez des particuliers, le bénéfice des conditions matérielles d’accueil n’est pas retiré. » ; »

🖋️Non soutenu
Jean-Louis Masson
30 mars 2018

Supprimer la deuxième phrase de l'alinéa 21.

🖋️Rejeté
Marietta Karamanli
28 mars 2018

Rédiger ainsi la dernière phrase de l’alinéa 21 :

« Cette décision peut faire l’objet d’un recours qui est suspensif. »

🖋️Rejeté
Jean-Michel Clément
30 mars 2018

Supprimer les alinéas 22 à 25

🖋️Irrecevable
Bertrand Pancher
26 mars 2018
🖋️Irrecevable
Jean-Michel Clément
30 mars 2018
🖋️Irrecevable
Dimitri Houbron
30 mars 2018
🖋️Non soutenu
Jean-Louis Masson
30 mars 2018

I. – À la première phrase de l’alinéa 25, substituer aux mots : 

« au terme du mois au cours duquel », 

les mots : 

« dès que ».

II. – En conséquence, à la seconde phrase du même alinéa, substituer aux mots : 

« au terme du mois qui suit celui de », 

le mot : 

« dès ».

🖋️Irrecevable
Danièle Obono
30 mars 2018
🖋️Rejeté
Danièle Obono
30 mars 2018

Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« c) Le cinquième l’alinéa est complété par deux phrases ainsi rédigées : « À titre expérimental, pour une durée de trois ans, les préfets qui l’estiment nécessaire peuvent, dans les régions et département volontaires, pour un maximum de deux régions et de six départements, par redéploiement des crédits de paiement existants pour l’exercice et notamment dans le respect des articles 5 et 8 de la loi organique n° 2001‑692 du 1 août 2001 relative aux lois de finances, compléter les conditions matérielles d’accueil de demandeurs d’asile auxquels aucune place d’hébergement ne peut être proposée dans un des lieux mentionnés à l’article L. 744‑3 et qui n’est pas hébergé en application des dispositions de l’article L. 345‑2‑2 du code de l’action sociale et des familles. Ce complément peut notamment prendre en compte la vulnérabilité particulière de certaines personnes et familles, les variations de pouvoir d’achat entre territoires, le prix du parc locatif privé dans le territoire concerné, l’inflation à travers les douze derniers indices mensuels de l’indice des références des loyers effectué par l’Institut national de la statistique et des études économiques. » »

🖋️Irrecevable
Bertrand Pancher
28 mars 2018
Après l'article 9, insérer l'article suivant:
🖋️Rejeté
Éric Coquerel
30 mars 2018
Après l'article 9, insérer la division et l'intitulé suivants:

Chapitre IV

Consécration de l’asile constitutionnel prévu par le préambule de la Constitution de 1946.

Article 9 bis

À la première phrase de l’article L. 711‑1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, les mots : « en raison de son action en faveur de la liberté » sont remplacés par les mots : « , risquant une peine d’emprisonnement ou un traitement inhumain et dégradant, en raison de son action en faveur de la liberté, en permettant ou en participant, par ses actions, directes ou indirectes, à la résistance contre des formes systématiques d’oppression, à la lutte pour l’élargissement ou l’octroi de droits individuels, collectifs, sociaux ou environnementaux, à la révélation de pratiques liberticides, ».

🖋️Rejeté
Elsa Faucillon
30 mars 2018
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

« Après l’article L. 711‑1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, il est inséré un article L. 711‑1‑1 ainsi rédigé :

« « Art. L. 711‑1‑1. – Dans le cadre de la convention de Genève, le statut de réfugié est reconnu aux femmes persécutées ou menacées de persécutions en raison de leur action en faveur des droits des femmes, que cette action se manifeste de façon individuelle ou collective, aux femmes persécutées ou menacées de persécution en raison de leur appartenance à un groupe social particulier du fait de leur refus de se soumettre aux coutumes, normes sociales, pratiques discriminatoires de leur pays ou de leur orientation sexuelle. » »

🖋️Non soutenu
Jean-Louis Masson
30 mars 2018
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

« Après l’article L. 711‑2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, il est inséré un article L. 711‑2‑1 ainsi rédigé :

« « Art. L. 711‑2‑1. – Le nombre de personnes susceptibles d’être accueillies au titre du droit d’asile est fixé annuellement par un vote de l’Assemblée nationale et du Sénat. Il est révisable une fois dans la limite de 10 % maximum si le quota est épuisé au 31 juillet de l’année en cours. » »

🖋️Rejeté
Bastien Lachaud
30 mars 2018
Après l'article 9, insérer la division et l'intitulé suivants:

Chapitre IV

Protection internationale pour les victimes du réchauffement climatique et pour les victimes d’exactions sur les parcours migratoires.

Article 9 bis

I. – L’article L. 712-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est complété par un d et un alinéa ainsi rédigés :

« d) Une dégradation nette de son environnement qui bouleverse gravement son cadre de vie et déséquilibre très substantiellement sa qualité de vie.

« Le second alinéa du A de l’article L. 311-13 et l’article L. 744-9 du présent code, ainsi que l’article L. 262-4 du code de l’action sociale et des familles, ne sont pas applicables aux personnes ayant sollicité ou obtenu la protection de la France au titre de la protection subsidiaire sur le fondement du d du présent article. »

II. – Le Gouvernement remet au Parlement, dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, un rapport évaluant l’impact de l’application du dernier alinéa de l’article L. 712-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile dans sa rédaction issue de la présente loi.

🖋️Rejeté
Éric Coquerel
30 mars 2018
Après l'article 9, insérer la division et l'intitulé suivants:

Chapitre IV

Protection internationale pour les victimes du réchauffement climatique et pour les victimes d’exactions sur les parcours migratoires.

Article 9 bis

I. – L’article L. 712-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est complété par deux alinéas ainsi rédigés :

« Le bénéfice de la protection subsidiaire est aussi accordé à toute personne ayant subi la torture ou des peines ou traitements inhumains ou dégradants entre le départ de son pays d’origine et son entrée sur le territoire français ;

« Le second alinéa du A de l’article L. 311-13 et l’article L. 744-9 du présent code, ainsi que l’article L. 262-4 du code de l’action sociale et des familles, ne sont pas applicables aux personnes ayant sollicité ou obtenu la protection de la France au titre de la protection subsidiaire sur le fondement de l’alinéa précédent. »

II. – Le Gouvernement remet au Parlement, dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, un rapport évaluant l’impact de l’application du dernier alinéa de l’article L. 712-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile dans sa rédaction issue de la présente loi.

🖋️Irrecevable
Alexandra Valetta Ardisson
30 mars 2018
Après l'article 9, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Lionel Causse
27 mars 2018
Après l'article 9, insérer l'article suivant:
🖋️Rejeté
Frédéric Petit
29 mars 2018
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

« Le chapitre IV du titre IV du livre VII du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile est complété par une section 6 ainsi rédigée :

« « Section 6

« « Coordination interministérielle

« « Art. L. 744‑12. – Dans le cas où elles concerneraient l’apprentissage du français, les certifications de maîtrise de la langue française telles que le DELF, les formations professionnelles, les formations à l’entrepreneuriat, les cursus universitaires, tous les apprentissages et les transferts de compétences susceptibles d’accompagner ou de renforcer l’économie et le tissu social de leur pays d’origine, les actions décrites dans les sections 1 à 5 ci-dessus, et engagées dans le cadre de l’accompagnement de demandeurs d’asile issus de pays cibles de l’aide au développement, doivent être coordonnées avec les actions engagées dans le cadre des programmes d’aide économique et financière au développement, ou dans le cadre de la diplomatie culturelle d’influence et de la francophonie. Cette coordination s’exerce dans les cadres de la loi de finance en exercice. » »

🖋️Irrecevable
Jean-Michel Clément
30 mars 2018
Après l'article 9, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Martine Wonner
29 mars 2018
Après l'article 9, insérer l'article suivant:
🖋️Rejeté
Annie Chapelier
30 mars 2018
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

« Le Gouvernement peut autoriser, à titre expérimental et pour une durée de deux ans, la mise en place d’un dispositif d’accueil de demandeurs d’asile par des particuliers. Un décret fixe les conditions de mise en œuvre du présent dispositif. »

🖋️Rejeté
Caroline Janvier
30 mars 2018
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

« Le Gouvernement remet au Parlement, dans un délai de vingt-quatre mois à compter de la promulgation de la présente loi, un rapport d’information dressant l’inventaire des différentes pratiques préfectorales dans le cadre du processus de traitement des demandes d’asile et de séjour. »

🖋️Tombé
Jean François Mbaye
30 mars 2018

Rédiger ainsi la première phrase de l’alinéa 5 :

« L’étranger dont la demande d’asile a été enregistrée peut-être orienté vers une autre région, dans un lieu d’hébergement et d’accompagnement, où il est tenu de résider pendant le temps d’examen de sa demande d’asile. »

🖋️Tombé
Muriel Ressiguier
30 mars 2018

À la deuxième phrase de l'alinéa 5, substituer aux mots :

« et en tenant compte de la situation personnelle et familiale de l’étranger »,

les mots :

« sauf si le demandeur ou la demandeuse d’asile le refuse en faisant état de considérations en particulier relatives à sa vie personnelle et familiale, les risques de reconstitution de sa cellule familiale, des nécessités liées à son état de santé physique et psychique ainsi que de membres de sa famille et de proches, de l’aide et du soutien pouvant lui être fourni par des tiers ».

🖋️Tombé
Marie-France Lorho
29 mars 2018

Compléter la deuxième phrase de l’alinéa 5 par les mots :

« ainsi que celle des collectivités locales ».

🖋️Tombé
Annie Chapelier
30 mars 2018

Compléter la deuxième phrase de l’alinéa 5 par les mots :

« , en particulier pour les victimes de la traite des êtres humains ainsi que dans les cas de graves violences physiques ou sexuelles nécessitant une prise en charge spécifique »

🖋️Tombé
Marietta Karamanli
28 mars 2018

Après la deuxième phrase de l’alinéa 5, insérer la phrase suivante :

« L’étranger choisit librement sa région de résidence lorsqu’il justifie ce choix par des raisons personnelles ou familiales. » 

🖋️Tombé
Belkhir Belhaddad
30 mars 2018

Après la deuxième phrase de l’alinéa 5, insérer la phrase suivante :

« Lors de l’enregistrement de sa demande, l’étranger pourra émettre un choix de région dont l’Office français de l’immigration et de l’intégration pourra tenir compte en fonction des disponibilités et du schéma prévu au premier alinéa. L’étranger devra motiver son choix. »

🖋️Tombé
Anne-Christine Lang
30 mars 2018

Après la deuxième phrase de l’alinéa 5, insérer la phrase suivante :

« Lorsqu’elles concernent des personnes accompagnées de mineurs en âge d’être scolarisés, les décisions de l’Office en matière de répartition des demandeurs d’asile sur le territoire sont transmises simultanément aux services de l’éducation nationale, afin que celle-ci se mette en situation de les accueillir. »

🖋️Tombé
Marietta Karamanli
28 mars 2018

Compléter l’alinéa 5 par la phrase suivante :

« L’étranger peut s’opposer à son orientation lorsqu’il justifie de la possibilité d’être hébergé par un tiers. »

🖋️Tombé
Elsa Faucillon
30 mars 2018

Compléter l’alinéa 5 par la phrase suivante :

« La répartition des places d’hébergement tient compte des possibilités d’emploi dans la région. »

🖋️Tombé
Marietta Karamanli
28 mars 2018

Rédiger ainsi le début de la première phrase de l’alinéa 12 :

« 1° Sauf s’il justifie de la possibilité d’être hébergé par un membre de sa famille ou par un tiers, à l’acceptation... (le reste sans changement). »

🖋️Tombé
Christophe Blanchet
30 mars 2018

À la deuxième phrase de l’alinéa 12, substituer au mot : 

« OFII » 

le mot :

« Office français de l’immigration et de l’intégration ».

🖋️Tombé
Loïc Prud'homme
30 mars 2018

Après la première phrase de l’alinéa 12, insérer la phrase suivante :

« Ce même retrait ne peut avoir pour effet ni de rendre les demandeurs et demandeuses d’asile, ainsi que leurs familles, sans domicile fixe, ni de les priver d’un hébergement considéré comme décent, au sens du décret n°2002‑120 du 30 janvier 2002 relatif aux caractéristiques du logement décent pris pour l’application de l’article 187 de la loi n° 2000‑1208 du 13 décembre 2000 relative à la solidarité et au renouvellement urbains. ».

🖋️Tombé
Florent Boudié
30 mars 2018
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

Le I de l’article L. 349-3 du code de l’action sociale et des familles est complété par une phrase ainsi rédigée : « Pour l’accès aux centres provisoires d’hébergement, il est notamment tenu compte des liens personnels et familiaux et de la vulnérabilité du bénéficiaire de la protection internationale. »


Article 10
🖋️Adopté
Élise Fajgeles
2 avr. 2018
Avant l'article 10, insérer l'article suivant:

L’article L. 213‑2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est ainsi modifié :

« 1° Le deuxième alinéa est ainsi modifié :

« a) Après le mot : « choix », la fin de la première phrase est supprimée ;

« b) Les deux dernières phrases sont supprimées ;

« 2° Après le deuxième alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« « L’étranger peut refuser d’être rapatrié avant l’expiration du délai d’un jour franc, ce dont il est fait mention sur la notification prévue à l’alinéa précédent. L’étranger mineur non accompagné d’un représentant légal ne peut être rapatrié avant l’expiration du même délai. Le présent alinéa n’est pas applicable aux refus d’entrée notifiés à Mayotte et à la frontière terrestre de la France. » »

🖋️Adopté
Joël Giraud
30 mars 2018
Avant l'article 10, insérer l'article suivant:

« L’article L. 213‑2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« « Une attention particulière est accordée aux personnes vulnérables notamment aux mineurs, que ces derniers soient ou non accompagnés d’un adulte. » »

🖋️Adopté
Florent Boudié
30 mars 2018
Avant l'article 10, insérer l'article suivant:

« L’article L. 213‑2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« « Une attention particulière est accordée aux personnes vulnérables notamment aux mineurs, que ces derniers soient ou non accompagnés d’un adulte. » »

🖋️Adopté
Joël Giraud
30 mars 2018
Avant l'article 10, insérer l'article suivant:

Après l’article L. 213‑3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, il est inséré un article L. 213‑3‑1 ainsi rédigé :

« Art. L. 213‑3‑1. – En cas de réintroduction temporaire du contrôle aux frontières intérieures prévu au chapitre II du titre III du code frontières Schengen, les décisions visées à l’article L. 213‑2 peuvent être prises à l’égard de l’étranger qui, en provenance directe du territoire d’un État partie à la convention signée à Schengen le 19 juin 1990, a pénétré sur le territoire métropolitain en franchissant une frontière intérieure terrestre sans y être autorisé et a été contrôlé à proximité de cette frontière. Le périmètre et les modalités de ces contrôles sont définis par décret en Conseil d’État. »

🖋️Rejeté
Éric Ciotti
29 mars 2018
Avant l'article 10, insérer l'article suivant:

L’article L. 211‑1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est complété par un 4° ainsi rédigé :

« 4° D’une caution qui peut être exigée de tout étranger, hors ressortissants d’un État membre de l’Union européenne, d’un autre État partie à l’accord sur l’Espace économique européen ou de la Confédération suisse, lors de l’attribution d’un visa ou d’un titre de séjour. Cette caution est retenue en cas de non-respect de l’obligation de quitter le territoire français à l’issue de la période de validité du document l’autorisant à résider en France.

« Cette caution est restituée lors du départ de l’étranger si celui-ci a respecté l’intégralité des obligations ainsi imposées.

« Un décret en Conseil d’État précise les conditions d’application de ce dispositif. »

🖋️Rejeté
Elsa Faucillon
30 mars 2018
Avant l'article 10, insérer l'article suivant:

« I. - Le quatrième alinéa de l’article L. 221‑1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile est ainsi rédigé :

« « Un mineur non accompagné ne peut faire l’objet d’une mesure de maintien en zone d’attente. »

« II. - L’article L. 221‑5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile est ainsi rédigé :

« Art. L. 221-5. - Un mineur non accompagné ne peut faire l’objet d’une mesure de maintien en zone d’attente. Immédiatement avisé par l’autorité administrative, le procureur de la République est saisi dans un délai de vingt-quatre heures. »

 

🖋️Non soutenu
Bénédicte Taurine
30 mars 2018
Avant l'article 10, insérer l'article suivant:

« Le quatrième alinéa de l’article L. 221‑1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est ainsi rédigé :

« « Un mineur non accompagné ne peut faire l’objet d’une mesure de maintien en zone d’attente. » »

🖋️Rejeté
Delphine Bagarry
30 mars 2018
Avant l'article 10, insérer l'article suivant:

« Le quatrième alinéa de l’article L. 221‑1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile est ainsi rédigé :

« « Ces dispositions ne sont pas applicables aux mineurs non accompagnés. » »

🖋️Rejeté
Martine Wonner
30 mars 2018
Avant l'article 10, insérer l'article suivant:

« L’article L. 221‑5 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est ainsi rédigé :

« « Art. L. 221‑5. – Un mineur non accompagné ne peut faire l’objet d’une mesure de maintien en zone d’attente. Immédiatement avisé par l’autorité administrative, le procureur de la République est saisi dans un délai de vingt-quatre heures. Le mineur fait l’objet de la prise en charge prévue à l’article L. 223‑2 du code de l’action sociale et des familles. » »

🖋️Non soutenu
Marietta Karamanli
29 mars 2018

Supprimer cet article.

🖋️Rejeté
Elsa Faucillon
30 mars 2018

Supprimer cet article.

🖋️Non soutenu
Éric Coquerel
30 mars 2018

Supprimer les alinéas 2 et 3.

🖋️Rejeté
Martine Wonner
30 mars 2018

Supprimer les alinéas 2 et 3.

🖋️Non soutenu
Erwan Balanant
30 mars 2018

Supprimer les alinéas 2 et 3.

🖋️Rejeté
Martine Wonner
30 mars 2018

Substituer aux alinéas 2 et 3 les cinq alinéas suivants :

« 1° À la deuxième phrase du sixième alinéa de l’article L. 213‑9, après les mots : « s’y oppose », sont insérés les mots : « pour des motifs légitimes » ;

« 2° Le troisième alinéa de l’article L. 222‑4 est ainsi rédigé :

« « Lorsque l’autorité administrative propose au juge que l’audience se déroule par un moyen de télécommunication audiovisuelle garantissant la confidentialité de la transmission, elle en informe l’étranger dans une langue qu’il comprend. Ce dernier ne peut s’opposer à cette proposition qu’en cas de motifs légitimes. En l’absence d’opposition le juge décide de la tenue de cette audience. Il est alors dressé, dans chacune des deux salles d’audience ouvertes au public, un procès-verbal des opérations effectuées. » ;

« 2° bis La troisième phrase du premier alinéa de l’article L. 222‑6 est remplacée par quatre phrases ainsi rédigées :

« « Lorsque l’autorité administrative propose au juge que l’audience se déroule par un moyen de télécommunication audiovisuelle garantissant la confidentialité de la transmission, elle en informe l’étranger dans une langue qu’il comprend. Ce dernier ne peut s’opposer à cette proposition qu’en cas de motifs légitimes. En l’absence d’opposition, le premier président de la cour d’appel, ou son délégué, décide de la tenue de cette audience. Cette dernière se déroule dans les mêmes conditions que celles prévues au troisième alinéa de l’article L. 222‑4. » »

🖋️Rejeté
Martine Wonner
30 mars 2018

Substituer aux alinéas 2 et 3 les cinq alinéas suivants :

« 1° Le sixième alinéa de l’article L. 213‑9 est complété par une phrase ainsi rédigée : « Le requérant dont la présence, ou le déplacement, à l’audience représente une menace pour l’ordre public ne peut s’opposer à ce qu’elle soit réalisée par un moyen de communication audiovisuelle. » ;

« 2° L’article L. 222‑4 est ainsi rédigé :

« « Art. L. 222‑4. – Lorsque l’autorité administrative propose au juge que l’audience se déroule par un moyen de télécommunication audiovisuelle garantissant la confidentialité de la transmission, elle en informe l’étranger dans une langue qu’il comprend. Ce dernier peut s’opposer à cette proposition sauf s’il représente une menace pour l’ordre public. En l’absence d’opposition, le juge décide de la tenue de cette audience. Il est alors dressé, dans chacune des deux salles d’audience ouvertes au public, un procès-verbal des opérations effectuées. » ;

« 2° bis La troisième phrase du premier alinéa de l’article L. 222‑6 est ainsi rédigée :

« « Lorsque l’autorité administrative propose au juge que l’audience se déroule par un moyen de télécommunication audiovisuelle garantissant la confidentialité de la transmission, elle en informe l’étranger dans une langue qu’il comprend. Ce dernier peut s’opposer à cette proposition sauf s’il représente une menace pour l’ordre public. En l’absence d’opposition, le premier président de la cour d’appel, ou son délégué, décide de la tenue de cette audience. Cette dernière se déroule dans les mêmes conditions que celles prévues au troisième alinéa de l’article L. 222‑4. » ; ».

🖋️Rejeté
Martine Wonner
30 mars 2018

Après l’alinéa 2, insérer l’alinéa suivant :

« 1° bis Le sixième alinéa de l’article L. 213‑9 et le troisième alinéa de l’article L. 222‑4 sont complétés par une phrase ainsi rédigée : « Si le requérant est assisté d’un interprète, ce dernier est physiquement présent auprès de lui. »

🖋️Non soutenu
Bastien Lachaud
30 mars 2018

Supprimer les alinéas 4 et 5. 

🖋️Rejeté
Jean-Christophe Lagarde
30 mars 2018

À l’alinéa 5, supprimer les mots :

« et sans avoir préalablement convoqué les parties ».

🖋️Rejeté
Jean-Christophe Lagarde
30 mars 2018

À l’alinéa 5, substituer au mot :

« sans »,

le mot :

« après ».

🖋️Rejeté
Fabien Di Filippo
28 mars 2018

Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« 4° Le second alinéa de l’article L. 222‑6 est complété par une phrase ainsi rédigée : « Une caution de 200 euros est instaurée pour les demandeurs d’asile déboutés qui font appel. Cette caution est remboursée en cas de décision favorable. »

🖋️Tombé
Florent Boudié
30 mars 2018
Avant l'article 10, insérer l'article suivant:

« L’article L. 213‑3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est ainsi rédigé :

« « Art. L. 213‑3. – Les dispositions de l’article L. 213‑2 sont applicables à l’étranger qui n’est pas ressortissant d’un État membre de l’Union européenne à qui l’entrée sur le territoire métropolitain a été refusée en application de l’article 6 du règlement (UE) n° 2016/399 du Parlement européen et du Conseil, du 9 mars 2016, concernant un code de l’Union relatif au régime de franchissement des frontières par les personnes (code frontières Schengen).

« « Toutefois, en cas de réintroduction temporaire du contrôle aux frontières intérieures prévu au chapitre II du titre III du code frontières Schengen, la décision de refus d’entrée à l’encontre d’un étranger qui, en provenance directe du territoire d’un État partie à la convention signée à Schengen le 19 juin 1990, a pénétré sur le territoire métropolitain en franchissant une frontière intérieure sans passer par un point de passage autorisé ou sans y être autorisé, ne peut être prononcée qu’à l’issue d’un contrôle, effectué en application de l’article L. 611‑1 du présent code, des articles 78‑2 et 78‑2‑2 du code de procédure pénale ou de l’article 67 quater du code des douanes, et réalisé sur le seul territoire des communes frontalières ou dans une zone comprise entre la frontière terrestre de la France avec les États parties à la convention signée à Schengen le 19 juin 1990 et une ligne située à dix kilomètres par une voirie ouverte à la circulation depuis la frontière. » »


Article 11
🖋️Adopté
Élise Fajgeles
30 mars 2018

À l’alinéa 4, substituer au mot :

« est »,

le mot :

« peut ».

🖋️Adopté
Alexandra Valetta Ardisson
29 mars 2018

À l’alinéa 4, substituer au mot :

« est »,

le mot :

« peut ».

🖋️Adopté
Élise Fajgeles
30 mars 2018

À l’alinéa 6, substituer aux mots :

« a fait usage d’un tel »,

les mots :

« s’il a fait usage d’un tel titre ou ».

🖋️Adopté
Élise Fajgeles
30 mars 2018

À l’alinéa 10, substituer au mot :

« appliquant »,

les mots :

« avec lesquels s’applique ».

🖋️Non soutenu
Marietta Karamanli
28 mars 2018

Supprimer cet article.

🖋️Rejeté
Elsa Faucillon
30 mars 2018

Supprimer les alinéas 1 à 4.

 

🖋️Rejeté
Jean-Michel Clément
30 mars 2018

Supprimer les alinéas 1 à 4.

🖋️Rejeté
Bénédicte Taurine
30 mars 2018

Supprimer l’alinéa 2.

🖋️Rejeté
Jean-Louis Masson
30 mars 2018

Après l’alinéa 4, insérer l’alinéa suivant :

« I bis. – Aux 7° et 8° du I de l’article L. 511‑1 du même code, les mots : « depuis plus de trois mois » sont supprimés. »

🖋️Rejeté
Jean-Carles Grelier
28 mars 2018

Après l’alinéa 4, insérer les deux alinéas suivants :

« I bis. – Après le 8° du I de l’article L. 511‑1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, il est inséré un 9° ainsi rédigé :

« « 9° Si son casier judiciaire porte la mention d’une condamnation pénale sur la période où il a séjourné sur le territoire national. » »

🖋️Rejeté
Jean-Carles Grelier
28 mars 2018

Après l’alinéa 4, insérer les deux alinéas suivants :

« I bis. – Après le 8° du I de l’article L. 511‑1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, il est inséré un 9° ainsi rédigé :

« « 9° Si l’étranger a fait l’objet d’une inscription au fichier des signalements pour la prévention et la radicalisation à caractère terroriste au cours des cinq dernières années. » »

 

🖋️Rejeté
Jean-Carles Grelier
28 mars 2018

Après l’alinéa 4, insérer les deux alinéas suivants :

« I bis. – Après le 8° du I de l’article L. 511‑1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, il est inséré un 9° ainsi rédigé :

« « 9° Si l’étranger a fait l’objet d’une inscription au fichier des signalements pour la prévention et la radicalisation à caractère terroriste au cours des trois dernières années. » »

🖋️Rejeté
Éric Diard
29 mars 2018

Après l’alinéa 4, insérer les deux alinéas suivants :

« I bis. – Après le 8° du I de l’article L. 511‑1, il est inséré un 9° ainsi rédigé :

« « 9° Si l’étranger est condamné, ou purge actuellement une peine d’emprisonnement ferme. » »

🖋️Rejeté
Jean-Louis Masson
30 mars 2018

Après l’alinéa 4, insérer les deux alinéas suivants :

« I bis. – Après le 8° du I de l’article L. 511‑1, il est inséré un 9° ainsi rédigé :

« « 9° Si l’étranger a commis un infraction pénale sanctionnée par un jugement définitif des tribunaux compétents ». »

🖋️Rejeté
Muriel Ressiguier
30 mars 2018

Substituer aux alinéas 5 à 11 les deux alinéas suivants :

« II. – Le premier alinéa du 3° du II de l’article L. 511‑1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est ainsi rédigé : 

« « 3° S’il existe un risque substantiel que l’étranger se soustraie à cette obligation. Pour apprécier l’existence d’un tel risque, le préfet peut notamment prendre en compte les éléments suivants : » ».

🖋️Rejeté
Éric Ciotti
29 mars 2018

Avant l’alinéa 6, insérer l’alinéa suivant :

« 1° A À la première phrase du premier alinéa, le mot : « trente » est remplacé par le mot : « sept ». »

🖋️Rejeté
Jean-Louis Masson
30 mars 2018

Avant l’alinéa 6, insérer l’alinéa suivant :

« 1° A À la première phrase du premier alinéa, le mot : « trente » est remplacé par le mot : « quinze ». »

 

🖋️Non soutenu
Mustapha Laabid
30 mars 2018

Supprimer l’alinéa 6

🖋️Rejeté
Éric Ciotti
29 mars 2018

« À l’alinéa 8, la sixième occurrence du mot : « ou » est remplacée par les mots : « , ou s’il les altère volontairement pour empêcher leur enregistrement, ou aux opérations ». »

🖋️Rejeté
Valérie Boyer
30 mars 2018

Après l’alinéa 8, insérer l’alinéa suivant :

« Les subventions, notamment les aides publiques au développement, versées aux États aidés par la France qui refuseraient d’accueillir leurs ressortissants faisant l’objet d’une obligation de quitter le territoire français, seront suspendues de droit une fois les voies recours épuisées. »

🖋️Rejeté
Muriel Ressiguier
30 mars 2018

Substituer aux alinéas 12 à 24 les deux alinéas suivants :

« III. – Le III de l’article L. 511‑1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est abrogé.

« IV. – Les décisions d’interdiction de retour du territoire prises en application de l’article L. 511‑1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile avant la promulgation de la présente loi sont abrogées. »

🖋️Rejeté
Loïc Prud'homme
30 mars 2018

Substituer aux alinéas 12 à 24 l’alinéa suivant :

« III. – Au premier alinéa du III de l’article L. 511‑1 du même code, les mots : « , par une décision motivée, assortit » sont remplacés par les mots : « peut, par une décision motivée, assortir ». »

🖋️Rejeté
Danièle Obono
30 mars 2018

Après l’alinéa 12, insérer l’alinéa suivant :

« 1° A Au premier alinéa, les mots : « , par une décision motivée, assortit » sont remplacés par les mots : « peut, par une décision motivée, assortir » ; »

🖋️Rejeté
Éric Ciotti
29 mars 2018

Avant l’alinéa 13, insérer l’alinéa suivant :

« 1° A Au premier alinéa, le mot : « trois » est remplacé par le mot : « dix » ; ».

🖋️Rejeté
Jean-Louis Masson
30 mars 2018

Après l’alinéa 14, insérer l’alinéa suivant :

« 2° bis Le premier alinéa est complété par une phrase ainsi rédigée : « La durée de l’interdiction de retour peut être d’office portée à cinq ans en cas de condamnation définitive à une peine d’emprisonnement en France ou sur le territoire de l’Union européenne. » ; ».

🖋️Non soutenu
Marie-France Lorho
29 mars 2018

Compléter l'alinéa 20 par la phrase suivante:

« Elles sont alors motivées en fait et en droit. »


Article 12
🖋️Adopté
Élise Fajgeles
30 mars 2018

À la première phrase de l’alinéa 3, après la référence :

« 6° »,

insérer les mots :

« du I ».

🖋️Adopté
Élise Fajgeles
30 mars 2018

Au début de l’alinéa 6, supprimer les mots :

« Lorsqu’il statue selon cette procédure, ».

🖋️Rejeté
Danièle Obono
30 mars 2018

Supprimer cet article

🖋️Rejeté
Marietta Karamanli
28 mars 2018

Rédiger ainsi cet article :

« Le I bis de l’article L. 512‑1 du même code est abrogé. »

🖋️Rejeté
Marietta Karamanli
28 mars 2018

Rédiger ainsi cet article :

« Le III de l’article L. 512‑1 du même code est ainsi modifié :

« 1° À la première phrase du troisième alinéa, les mots : « soixante-douze heures » sont remplacés par les mots : « cinq jours » ;

« 2° À la seconde phrase du sixième alinéa, les mots : « soixante-douze heures » sont remplacés par les mots : « cinq jours ». »

🖋️Rejeté
Jean-Michel Clément
30 mars 2018

Avant l’alinéa 2, insérer l’alinéa suivant :

« 1° A Au premier alinéa du I, les références : « 3°, 5°, 7° ou 8° du » sont remplacées par les mots : « cas visés au » ; ».

🖋️Rejeté
Jean-Michel Clément
30 mars 2018

I. – Supprimer les alinéas 2 à 4.

II. – En conséquence, au début de l’alinéa 1, ajouter la mention : « Le III de »

III. – En conséquence, à l’alinéa 8, supprimer la référence : « du III »

🖋️Rejeté
Marietta Karamanli
28 mars 2018

Supprimer l’alinéa 7.

🖋️Non soutenu
Gilbert Collard
30 mars 2018

À l’alinéa 7, après la seconde occurrence du mot :

« heures »,

insérer les mots :

« renouvelables trois fois ».

🖋️Rejeté
Martine Wonner
30 mars 2018

Après le mot :

« recours » »,

supprimer la fin de l’alinéa 7.

 

🖋️Rejeté
Erwan Balanant
30 mars 2018

Après le mot :

« recours » »,

supprimer la fin de l’alinéa 7.

🖋️Rejeté
Martine Wonner
30 mars 2018

Après le mot :

« et »

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 7 :

« après les mots : « s’y oppose » sont insérés les mots : « pour des motifs légitimes ». »

🖋️Rejeté
Martine Wonner
30 mars 2018

À la fin de l’alinéa 7, substituer au mot :

« supprimés »

les mots :

« remplacés par les mots : « L’étranger, dûment informé dans une langue qu’il comprend, peut s’opposer à la tenue de cette audience sauf s’il représente une menace pour l’ordre public. En l’absence d’opposition ». »

🖋️Rejeté
Martine Wonner
30 mars 2018

Après l’alinéa 7, insérer l’alinéa suivant :

« b bis) Le quatrième alinéa est complété par une phrase ainsi rédigée : « Si le requérant est assisté d’un interprète, ce dernier est physiquement présent auprès de lui. » ; »


Article 13
🖋️Rejeté
Éric Ciotti
29 mars 2018

Supprimer cet article.

🖋️Rejeté
Jean-Christophe Lagarde
30 mars 2018

Supprimer cet article.

🖋️Rejeté
Jean-Louis Masson
30 mars 2018

I. - Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« II. - Après la première phrase de l’article L. 512‑5 du même code, est insérée une phrase ainsi rédigée : « Les condamnations pénales de tout type entraîne un plafonnement à 50 % de l’aide au retour. » »

II. - En conséquence, au début de l’alinéa 1, insérer la mention : « I. - »

🖋️Non soutenu
Christophe Blanchet
30 mars 2018

I. - Compléter cet article par les deux alinéas suivants :

« II. - L’article L. 512‑5 du même code est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« « Cette aide au retour ne peut lui être attribuée qu’une seule et unique fois. » »

II. - En conséquence, au début de l’alinéa 1, insérer la mention : « I. - »

 

🖋️Rejeté
Marietta Karamanli
28 mars 2018
Après l'article 13, insérer l'article suivant:

« Dans un délai de six mois suivant l’entrée en vigueur de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport d’évaluation du dispositif d’aide au retour volontaire. »


Article 14
🖋️Adopté
Élise Fajgeles
30 mars 2018

Au début de la deuxième phrase de l’alinéa 2, substituer au mot :

« Elle »,

les mots :

« Cette décision ».

🖋️Rejeté
Marietta Karamanli
28 mars 2018

Supprimer cet article.

🖋️Rejeté
Éric Coquerel
30 mars 2018

Supprimer cet article.

🖋️Non soutenu
Elsa Faucillon
30 mars 2018

 Supprimer cet article.

 

 

 

🖋️Rejeté
Sébastien Huyghe
30 mars 2018

Supprimer la deuxième phrase de l'alinéa 2.

🖋️Rejeté
Jean-Christophe Lagarde
30 mars 2018

Compléter l’alinéa 2 par la phrase suivante :

« En cas de non-respect des dispositions du présent article, l’étranger est puni de la peine d’amende prévue pour les contraventions de quatrième classe et ne pourra bénéficier d’un dispositif d’aide au retour dans son pays d’origine. »


Article 15
🖋️Adopté
Élise Fajgeles
30 mars 2018

À l’alinéa 5, substituer aux mots :

« d’un titre de »,

les mots :

« d’une carte de résident portant la mention ».

🖋️Adopté
Élise Fajgeles
30 mars 2018

À l’alinéa 5, substituer au mot :

« accordé »,

le mot :

« accordée ».

🖋️Adopté
Élise Fajgeles
30 mars 2018

À l’alinéa 5, substituer aux mots :

« de l’étranger et des »,

les mots :

« à l’étranger et aux ».

🖋️Adopté
Élise Fajgeles
30 mars 2018

À l’alinéa 5, substituer par deux fois au mot :

« son »,

le mot :

« leur ».

🖋️Rejeté
Marietta Karamanli
28 mars 2018

Supprimer cet article.

🖋️Rejeté
Bastien Lachaud
30 mars 2018

Supprimer cet article.

🖋️Rejeté
Éric Diard
29 mars 2018

À la fin de l’alinéa 4, supprimer les mots :

« d’une durée maximale de trois ans ».

🖋️Non soutenu
Marie-France Lorho
29 mars 2018

À l’alinéa 5, supprimer les mots :

« , actuelle et suffisamment grave ».

🖋️Rejeté
Éric Diard
29 mars 2018

À la première phrase de l’alinéa 7, substituer aux mots :

« à tout moment »,

les mots :

« , si elle a des raisons sérieuses de penser que cette interdiction n’est plus justifiée, ».

🖋️Rejeté
Éric Diard
29 mars 2018

Compléter la première phrase de l’alinéa 7 par les mots :

« par une décision motivée et envoyée au représentant de l’État ».

🖋️Irrecevable
Christophe Blanchet
30 mars 2018
Après l'article 15, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Éric Coquerel
30 mars 2018
Après l'article 15, insérer la division et l'intitulé suivants:
🖋️Rejeté
Bastien Lachaud
30 mars 2018
Après l'article 15, insérer la division et l'intitulé suivants:

« Chapitre II bis

« Mettre fin à une justice d’exception et dégradée par rapport au droit commun, et rétablir l’unicité du droit sur le territoire de la République.

« Article 15 bis

« Le III de l’article L. 512‑1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est ainsi modifié :

« 1° À la première phrase du premier alinéa, les mots : « président du » sont supprimés ;

« 2° À la première phrase du deuxième alinéa, les mots : « président du » sont supprimés ;

« 3° Le troisième alinéa est ainsi rédigé :

« « Le tribunal administratif statue au plus tard soixante-douze heures à compter de sa saisine. » ;

« 4° Au quatrième alinéa, les mots : « président du tribunal administratif ou au magistrat désigné à cette fin » sont remplacés par les mots : « tribunal administratif » ;

« 5° L’avant dernier alinéa est ainsi modifié :

« – à la deuxième phrase, le mot : « sans » est remplacé par le mot : « avec » ;

« – à la dernière phrase, les mots : « président du tribunal administratif ou au magistrat désigné à cette fin » sont remplacés par les mots : « tribunal administratif ». »

🖋️Rejeté
Muriel Ressiguier
30 mars 2018
Après l'article 15, insérer la division et l'intitulé suivants:

« Chapitre II bis

« Mettre fin à une justice d’exception et dégradée par rapport au droit commun, et rétablir l’unicité du droit sur le territoire de la République.

« Article 15 bis

« L’article L. 512‑1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est ainsi modifié :

« 1° À l’avant-dernier alinéa du I, le mot : « sans » est remplacé par le mot : « avec » ;

« 2° À l’avant-dernier alinéa du III, le mot : « sans » est remplacé par le mot : « avec ». »

🖋️Rejeté
Loïc Prud'homme
30 mars 2018
Après l'article 15, insérer la division et l'intitulé suivants:

« Chapitre II bis

« Mettre fin à une justice d’exception et dégradée par rapport au droit commun, et rétablir l’unicité du droit sur le territoire de la République.

« Article 15 bis

« L'avant-dernière phrase du troisième alinéa du III de l’article L. 512‑1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est supprimée. »

🖋️Rejeté
Danièle Obono
30 mars 2018
Après l'article 15, insérer la division et l'intitulé suivants:

« Chapitre II bis

« Mettre fin à une justice d’exception et dégradée par rapport au droit commun, et rétablir l’unicité du droit sur le territoire de la République.

« Article 15 bis

« La troisième phrase du troisième alinéa du III de l’article L. 512‑1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est supprimée. »

🖋️Rejeté
Danièle Obono
30 mars 2018
Après l'article 15, insérer l'article suivant:

L’article L. 512‑1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est ainsi modifié :

1° Au premier alinéa du I, les mots : « des 3°, 5°, 7° ou 8° du I » sont supprimés ;

2° Le I bis est abrogé ;

3° Après le mot : « prévus », la fin du deuxième alinéa du II est ainsi rédigée : « au I ».

🖋️Rejeté
Loïc Prud'homme
30 mars 2018
Après l'article 15, insérer l'article suivant:

« L’article L. 513‑2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« « De même, un étranger ne peut être éloigné à destination d’un pays qui n’est pas signataire des accords de réadmission dont la France n’est pas signataire. » »

🖋️Rejeté
Bénédicte Taurine
30 mars 2018
Après l'article 15, insérer la division et l'intitulé suivants:

« Chapitre II bis

« Mettre fin à une justice d’exception et dégradée par rapport au droit commun, et rétablir l’unicité du droit sur le territoire de la République.

« Article 15 bis

« Le chapitre II du titre III du livre VII du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est complété par un article L. 732‑1‑1 ainsi rédigé :

« « Art. L. 732‑1‑1. – Pour les litiges relevant du contentieux de l’entrée, du séjour et de l’éloignement des étrangers, l’audience se déroule, notamment, avec l’exposé des conclusions du rapporteur public. » »

🖋️Irrecevable
Éric Ciotti
29 mars 2018
Après l'article 15, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Éric Ciotti
29 mars 2018
Après l'article 15, insérer l'article suivant:

Article 16
🖋️Adopté
Élise Fajgeles
3 avr. 2018

Après l’alinéa 1, insérer les trois alinéas suivants :

« 1° A L’article L. 551‑1 est ainsi modifié :

« a) Le I est complété par les mots : « , en prenant en compte son état de vulnérabilité » ;

« b) À la première phrase du premier alinéa du II, les mots : « , sur la base d’une évaluation individuelle prenant en compte l’état de vulnérabilité de l’intéressé » sont supprimés ; ».

🖋️Adopté
Élise Fajgeles
3 avr. 2018

Après l’alinéa 1, insérer les trois alinéas suivants :

« 1° A Le II de l’article L. 551‑1 est ainsi modifié :

« a) Le 5° est abrogé ;

« b) Au 7°, les mots : « , de son parcours migratoire, de sa situation familiale ou de ses demandes antérieures d’asile » sont supprimés ; ».

🖋️Adopté
Matthieu Orphelin
30 mars 2018

Après l’alinéa 1, insérer les trois alinéas suivants :

« 1° A Le II de l’article L. 551‑1 est ainsi modifié :

« a) Le 5° est abrogé ; 

« b) Au 7°, les mots : « , de son parcours migratoire, de sa situation familiale ou de ses demandes antérieures d’asile » sont supprimés ; ».

🖋️Adopté
Florent Boudié
30 mars 2018

Après l’alinéa 1, insérer les trois alinéas suivants :

« 1° A Le II de l’article L. 551‑1 est ainsi modifié :

« a) Le 5° est abrogé ; 

« b) Au 7°, les mots : « , de son parcours migratoire, de sa situation familiale ou de ses demandes antérieures d’asile » sont supprimés ; ».

🖋️Adopté
Élise Fajgeles
30 mars 2018

À l’alinéa 7, après le mot :

« délai »,

insérer le mot :

« et ».

🖋️Adopté
Florent Boudié
30 mars 2018

I. – Substituer à l’alinéa 14 les trois alinéas suivants :

« a) Les deuxième et troisième alinéas sont ainsi rédigés :

« « Le juge peut également être saisi lorsque la mesure d’éloignement n’a pu être exécutée en raison du défaut de délivrance des documents de voyage par le consulat dont relève l’intéressé ou de l’absence de moyens de transport. Il peut également être saisi aux mêmes fins lorsque la délivrance des documents de voyage est intervenue trop tardivement pour procéder à l’exécution de la mesure d’éloignement.

« « Le juge statue par ordonnance dans les conditions prévues aux articles L. 552‑1 et L. 552‑2. S’il ordonne la prolongation de la rétention, celle-ci court à compter de l’expiration du délai de vingt-huit jours mentionné au premier alinéa du présent article et pour une nouvelle période d’une durée maximale de trente jours. » »

II. – En conséquence, compléter la première phrase de l’alinéa 16 par les mots : 

« , ou lorsque la mesure d’éloignement n’a pu être exécutée en raison du défaut de délivrance des documents de voyage par le consulat dont relève l’intéressé et qu’il est établi par l’autorité administrative compétente qu’elle doit intervenir à bref délai ».

III. – En conséquence, rédiger ainsi la dernière phrase de l'alinéa 16 : 

« Toutefois, la rétention ne peut être prolongée plus de deux fois en application du présent alinéa et sa durée maximale ne peut excéder quatre-vingt-dix jours. »

🖋️Rejeté
Loïc Prud'homme
30 mars 2018

Supprimer cet article.

🖋️Non soutenu
Elsa Faucillon
30 mars 2018

Supprimer cet article.

🖋️Rejeté
Éric Ciotti
29 mars 2018

I. - Après l'alinéa 1, insérer l'alinéa suivant :

« 1° A Au I de l’article L. 551‑1, les mots : « présente pas de garanties de représentation effectives propres à prévenir le risque » sont remplacés par les mots : « peut quitter immédiatement le territoire français » ;

II. - En conséquence, compléter cet article par l'alinéa suivant:

« 9° Au b du I de l’article L. 561‑2, les mots : « tel que défini aux 1° à 12° du II de l’article L. 551‑1 » sont remplacés par les mots : « en application du II de l’article L. 551‑1 ». »

🖋️Rejeté
Danièle Obono
30 mars 2018

Après l’alinéa 1, insérer les trente-cinq alinéas suivants :

« 1° A L’article L. 551‑1 est ainsi modifié :

« a) Le II est abrogé ;

« b) Au deuxième alinéa du III, les mots : « Les I et II du présent article ne sont pas applicables à l’étranger » sont supprimés ;

« c) À la première phrase de l’avant-dernier alinéa du même article, les mots : « du présent III » sont supprimés ;

« 1° B À l’article L. 552‑3 et au premier alinéa de l’article L. 552‑7, les mots : « au I de l’article » sont remplacés par les mots : « à l’article » ;

« 1° C À l’article 553‑6, la dernière phrase est supprimée ;

« 1° D À l’article L. 554‑1, le dernier alinéa est supprimé ;

« 1° E Les deux premières phrases de l’article L. 556‑1 sont supprimée ;

« 1° F Le I de l’article L. 561‑2 est ainsi modifié :

« a) À la fin du 1°, sont ajoutés les mots : « ou fait l’objet d’une décision de transfert en application de l’article L. 742‑3 » ;

« b) Le 1° bis est abrogé ;

« c) À l’avant dernier alinéa, les mots : « pour les cas relevant des 1° et 2° à 7° du présent I, ou trois fois pour les cas relevant du 1° bis« sont supprimés ;

« d) Les trois derniers alinéas sont supprimés ;

« 1° G L’article L. 741‑2 est ainsi modifié :

« a) Avant le premier alinéa, sont insérés les deux alinéas ainsi rédigés :

« « L’autorité administrative peut, aux fins de mise en œuvre de la procédure de détermination de l’État responsable de l’examen de la demande d’asile et du traitement rapide et du suivi efficace de cette demande, assigner à résidence le demandeur. La décision d’assignation à résidence est motivée.

« « Elle peut être prise pour une durée maximale de six mois et renouvelée une fois dans la même limite de durée, par une décision également motivée. » ;

« b) La première phrase du premier alinéa est ainsi modifiée :

« - au début, les mots « L’étranger assigné à résidence en application du 1° bis de l’article L. 561‑2 » sont remplacés par les mots : « Le demandeur astreint à résider dans les lieux qui lui sont fixés » ;

« - les mots : “ou de l’exécution de la décision de transfert” sont supprimés ;

« c) Au deuxième alinéa, les mots : »l’étranger« sont remplacés par les mots : »le demandeur« , et les mots : »ou de l’exécution de la décision de transfert sont supprimés« ;

« d) Au troisième alinéa, les mots : »l’étranger« sont remplacés par les mots : »le demandeur« et les mots : »de l’étranger« sont remplacés par les mots »du demandeur »

« e) Au cinquième alinéa, après les mots »présentations nécessaires« , sont insérés les mots »à la poursuite de la procédure de détermination de l’État responsable de la demande d’asile “, et après les mots “le cas échéant,” insérer les mots “une décision d’assignation à résidence en application de l’article L. 561‑2 ou« ;

« f)

« - la troisième phrase de l’avant-dernier alinéa est ainsi modifiée : remplacer les mots “de l’étranger” par les mots “du demandeur” ;

« - après les mots : “qui lui sont faites” sont insérés les mots “dans le cadre de la procédure de détermination de l’État responsable de la demande d’asile”.

« g) au dernier alinéa, le mot “troisième” est remplacé par le mot “cinquième”.

« h) L’article L. 742‑4 est ainsi modifié :

« - Au premier alinéa du I, le mot “sept” est remplacé par le mot “quinze” ;

« - Au premier alinéa du II, sont supprimés les mots : “ou lorsque celle-ci est notifiée alors que l’étranger fait déjà l’objet d’une telle décision de placement en rétention ou d’assignation à résidence” ;

« i) Au second alinéa de l’article L. 742‑5, les mots “ou lorsque celle-ci est notifiée alors que l’étranger fait déjà l’objet d’une telle décision de placement en rétention ou d’assignation à résidence” sont supprimés ;

« j) L’article L. 742‑7 est abrogé ;

« k) A l’article L. 561‑1, les alinéas 8 à 14 sont supprimés ;

« l) Au dernier alinéa de l’article L. 111‑2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, au troisième alinéa de l’article 39 de l’ordonnance n° 2000‑371 du 26 avril 2000 relative aux conditions d’entrée et de séjour des étrangers dans les îles Wallis et Futuna, au troisième alinéa de l’article 41 de l’ordonnance n° 2000‑372 du 26 avril 2000 relative aux conditions d’entrée et de séjour des étrangers en Polynésie française et au troisième alinéa de l’article 41 de l’ordonnance n° 2002‑388 du 20 mars 2002 relative aux conditions d’entrée et de séjour des étrangers en Nouvelle-Calédonie, le mot : »treizième« est remplacé par le mot : »neuvième« ;

« m) À l’avant-dernier alinéa du I de l’article L. 561‑2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, le mot : »sept« est remplacé par le mot : « trois ».”

🖋️Rejeté
Bénédicte Taurine
30 mars 2018

Après l’alinéa 1, insérer les cinq alinéas suivants :

« 1° A Le III de l’article L. 551‑1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers est ainsi modifié :

« « a) Après le premier alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« « Tout mineur, qu’il soit accompagné ou non, ne peut être placé en rétention par l’autorité administrative. » ;

« « b) Les deuxième à sixième alinéas sont supprimés ;

« « c) Le septième alinéa est complété par les mots : « , notamment dans les cas où l’autorité administrative envisage de placer en rétention le parent ou le tuteur d’un mineur ». » »

🖋️Rejeté
Erwan Balanant
30 mars 2018

Après l’alinéa 1, insérer les quatre alinéas suivants :

« 1° A Le chapitre Ier est ainsi modifié :

« a) Les deuxième à septième alinéas du III de l’article L. 551‑1 sont supprimés.

« b) Il est ajouté un article L. 551‑4 ainsi rédigé :

« « Art. L. 551‑4. – Les dispositions du présent chapitre ne s’appliquent pas aux mineurs étrangers. » ; »

🖋️Rejeté
Elsa Faucillon
30 mars 2018

Après l’alinéa 1, insérer les deux alinéas suivants :

« 1° A Les deuxième à septième alinéas du III de l’article L. 551‑1 sont remplacés par un alinéa ainsi rédigé :

« « Les mineurs non accompagnés et les familles comprenant un ou plusieurs enfants mineurs ne peuvent être placés en rétention par l’autorité administrative. » »

🖋️Non soutenu
Mustapha Laabid
30 mars 2018

Après l’alinéa 1, insérer les deux alinéas suivants :

« 1° A Les deuxième à septième alinéas du III de l’article L. 551‑1 sont remplacés par un alinéa ainsi rédigé :

« « Les I et II du présent article ne sont pas applicables à un mineur, isolé ou accompagné. » ; ».

🖋️Rejeté
Marietta Karamanli
28 mars 2018

Après l’alinéa 1, insérer les trois alinéas suivants :

« 1° A Le III de l’article L. 551‑1 est ainsi modifié :

« a) Après le mot : « mineur », la fin du deuxième alinéa est supprimée ;

« b) Les troisième à dernier alinéas sont supprimés. »

🖋️Rejeté
Florence Granjus
30 mars 2018

Après l'alinéa 1, insérer les trois alinéas suivants :

« 1° A Le III de l’article L. 551‑1 est ainsi modifié :

« a) Au deuxième alinéa, le mot : « , sauf » est supprimé ;

« b) Les troisième à septième alinéas sont supprimés. »

🖋️Rejeté
Matthieu Orphelin
30 mars 2018

Après l’alinéa 1, insérer l’alinéa suivant :

« 1° A Le deuxième alinéa du III de l’article L. 551‑1 est complété par les mots : « pour un étranger accompagné d’un mineur se situant en France métropolitaine ». »

🖋️Non soutenu
Adrien Taquet
30 mars 2018

Après l’alinéa 1, insérer les deux alinéas suivants :

« 1° A L’article L. 551‑1 est complété par un IV ainsi rédigé : 

« « IV. - Le placement en rétention des personnes en situation de handicap, moteur, cognitif ou psychique ainsi que les conditions d’accompagnement dont elles peuvent bénéficier ou pas, doivent être prises en compte dans la détermination de la durée de cette mesure. » »

🖋️Rejeté
Marietta Karamanli
28 mars 2018

Rédiger ainsi l’alinéa 2 :

« 1° À la première phrase du deuxième alinéa de l’article L. 551‑2, les mots : « arrivée au » sont remplacés par les mots : « transfert vers un » ; ».

🖋️Rejeté
Marietta Karamanli
28 mars 2018

Supprimer les alinéas 3 à 10.

🖋️Rejeté
Éric Coquerel
30 mars 2018

Supprimer les alinéas 3 à 7.

🖋️Rejeté
Loïc Prud'homme
30 mars 2018

Compléter l’alinéa 5 par les trois phrases suivantes :

« La personne en rétention ne peut être éloignée du territoire avant que le juge des libertés et de la détention n’ait statué. Tout agent public ayant pris cette décision d’éloignement du territoire alors que le recours devant le juge est suspensif est passible de poursuites sur le fondement de l’article 432‑4 du code pénal. Tout agent public ayant eu connaissance, dans l’exercice ou à l’occasion de l’exercice de ses fonctions ou de sa mission, de tels actes et s’étant abstenu volontairement soit d’y mettre fin si elle en a le pouvoir, soit, dans le cas contraire, de provoquer l’intervention d’une autorité compétente, est passible de poursuites sur le fondement de l’article 432‑5 du code pénal. ».

🖋️Rejeté
Bénédicte Taurine
30 mars 2018

Supprimer l’alinéa 7.

🖋️Non soutenu
Belkhir Belhaddad
30 mars 2018

Compléter l’alinéa 7 par les mots :

« lequel dispose d’un délai de quatre-vingt-seize heures pour se prononcer, à compter de l’expiration du délai de recours contre la mesure d’éloignement ».

🖋️Rejeté
Danièle Obono
30 mars 2018

Supprimer l’alinéa 8.

🖋️Non soutenu
Mustapha Laabid
30 mars 2018

Supprimer l'alinéa 9

🖋️Rejeté
Bastien Lachaud
30 mars 2018

Supprimer l’alinéa 10.

🖋️Rejeté
Sonia Krimi
30 mars 2018

Supprimer l'alinéa 10.

🖋️Rejeté
Sébastien Huyghe
30 mars 2018

À l’alinéa 10, substituer au mot : 

« dix » 

le mot : 

« vingt-quatre ».

🖋️Rejeté
Jean-Christophe Lagarde
30 mars 2018

À l’alinéa 10, substituer au mot :

« dix »

le mot :

« vingt-quatre ».

🖋️Rejeté
Jean-Christophe Lagarde
30 mars 2018

À la fin de l’alinéa 10, substituer au mot :

« dix »

le mot :

« seize ».

🖋️Rejeté
Marietta Karamanli
28 mars 2018

Supprimer les alinéas 13 à 17.

🖋️Rejeté
Marietta Karamanli
29 mars 2018

Supprimer les alinéas 13 à 16.

🖋️Rejeté
Max Mathiasin
30 mars 2018

Supprimer les alinéas 13 à 16.

🖋️Rejeté
Sonia Krimi
30 mars 2018

Supprimer les alinéas 13 à 16.

🖋️Rejeté
Matthieu Orphelin
30 mars 2018

Supprimer l’alinéa 14

🖋️Non soutenu
Elsa Faucillon
30 mars 2018

À la seconde phrase de l’alinéa 14, substituer au mot :

« quatre-vingt-dix »,

le mot :

« trente-deux ».

🖋️Non soutenu
Jean-Louis Masson
30 mars 2018

Après l’alinéa 14, insérer l’alinéa suivant :

« bis) À la première phrase du quatrième alinéa, la première occurrence du mot : « peut » est remplacée par le mot : « doit ». »

🖋️Non soutenu
Éric Diard
29 mars 2018

À la première phrase de l’alinéa 16, supprimer les mots :

« , à titre exceptionnel, ». 

🖋️Non soutenu
Dimitri Houbron
30 mars 2018

I. - À la fin de la quatrième phrase de l'alinéa 16, substituer aux mots: 

« quinze jours », 

les mots : 

« trente jours non renouvelable ».

II. - En conséquence, supprimer les deux dernières phrases de l'alinéa 16.

🖋️Rejeté
Muriel Ressiguier
30 mars 2018

Supprimer l’alinéa 17.

🖋️Non soutenu
Martine Wonner
30 mars 2018

Supprimer l’alinéa 17.

🖋️Non soutenu
Erwan Balanant
30 mars 2018

Supprimer l'alinéa 17.

🖋️Non soutenu
Martine Wonner
30 mars 2018

Substituer à l’alinéa 17 les deux alinéas suivants :

« 8° L’article L. 552‑12 est ainsi rédigé :

« « Art. L. 552-12. - Lorsque l’autorité administrative propose au juge que les audiences prévues au présent chapitre se déroulent par un moyen de télécommunication audiovisuelle garantissant la confidentialité de la transmission, elle en informe l’étranger dans une langue qu’il comprend. Ce dernier peut s’opposer à cette proposition sauf s’il représente une menace pour l’ordre public. En l’absence d’opposition, le juge décide de la tenue de cette audience. Il est alors dressé, dans chacune des deux salles d’audience ouvertes au public, un procès-verbal des opérations effectuées. » »

🖋️Non soutenu
Martine Wonner
30 mars 2018

Substituer à l’alinéa 17 les deux alinéas suivants :

« 8° L’article L. 552‑12 est ainsi rédigé :

« « Art. L. 552‑12. - Lorsque l’autorité administrative propose au juge que les audiences prévues au présent chapitre se déroulent par un moyen de télécommunication audiovisuelle garantissant la confidentialité de la transmission, elle en informe l’étranger dans une langue qu’il comprend. Ce dernier ne peut s’opposer à cette proposition qu’en cas de motifs légitimes. En l’absence d’opposition, le juge décide de la tenue de ces audiences. Il est alors dressé, dans chacune des deux salles d’audience ouvertes au public, un procès-verbal des opérations effectuées. » »

🖋️Non soutenu
Martine Wonner
30 mars 2018

Après l’alinéa 17 insérer l’alinéa suivant :

« 9° L’article L. 552‑12 est complété par la phrase ainsi rédigée : « Si le requérant est assisté d’un interprète, ce dernier est physiquement présent auprès de lui. » »

🖋️Rejeté
Danièle Obono
30 mars 2018
Après l'article 16, insérer l'article suivant:

« I. - L’article L. 552‑4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est complété par une phrase ainsi rédigée : « Cette assignation à résidence ne peut excéder quinze jours. »

« II. - Le dixième alinéa de l’article L. 561‑2 est ainsi modifié :

« a) Les mots « , renouvelable une fois » sont supprimés ;

« b) Est ajoutée une phrase ainsi rédigée : « Une personne ne peut être assignée à résidence sur le fondement de cet article pour une durée totale de plus de quarante cinq jours sur une période d’une année ». »

🖋️Non soutenu
Mustapha Laabid
30 mars 2018
Après l'article 16, insérer l'article suivant:

Les quinzième et dernier alinéa de l’article L. 553-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile sont supprimés.

🖋️Non soutenu
Adrien Taquet
30 mars 2018
Après l'article 16, insérer l'article suivant:

L’article L. 553-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile est complété par un alinéa ainsi rédigé: 

« Il veille aux conditions d’accessibilité universelle des lieux de rétention. »

 

🖋️Rejeté
Éric Ciotti
29 mars 2018
Après l'article 16, insérer l'article suivant:

« Le titre V du livre V du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est complété par un chapitre VII ainsi rédigé :

« « Chapitre VII

« « Placement en rétention du demandeur d’asile provenant d’un pays d’origine sûr

« « Art. L. 557‑1. – Le demandeur d’asile provenant d’un pays considéré comme un pays d’origine sûr en application de l’article L 722‑1 et pour lequel l’Office français de protection des réfugiés et apatrides statue en procédure accélérée est placé de plein droit en rétention dans des locaux ne relevant pas de l’administration pénitentiaire pendant le temps nécessaire à l’examen de sa demande et, en cas de rejet ou d’irrecevabilité de celle-ci, à son éloignement.

« « Les chapitres Ier à VI du titre V du livre V ne sont pas applicables à l’étranger placé en rétention dans le cadre de cette procédure, à l’exception des deuxième et troisième alinéas de l’article L. 551‑2 et de l’article L. 553‑4. » »

🖋️Non soutenu
Xavier Breton
29 mars 2018
Après l'article 16, insérer l'article suivant:

Sauf application des dispositions des décisions-cadres de l’Union européenne, ne peuvent être placées en rétention administrative en vue de leur éloignement les personnes faisant l’objet des mesures prévues aux articles 138 du code de procédure pénale et 132‑44 du code pénal.

🖋️Rejeté
Ugo Bernalicis
30 mars 2018
Après l'article 16, insérer l'article suivant:

« Pour s’assurer de l’efficacité et de l’effectivité du dispositif, ainsi que de sa conformité aux droits et libertés fondamentales, dix députés représentatifs de la composition de l’Assemblée nationale peuvent être tirés au sort pour un stage d’immersion de 45 jours en rétention administrative. Sur leur demande, ce stage peut être prolongé jusqu’à une durée maximale de 90 jours ou 115 jours ».

🖋️Non soutenu
Alexandra Valetta Ardisson
29 mars 2018
Après l'article 16, insérer l'article suivant:

« Le Gouvernement remet au Parlement dans un délai de 6 mois après la promulgation de la loi un rapport sur l’opportunité d’augmenter le nombre de place dans les centres de rétention administrative et le cas échéant, la création d’un schéma national de planification pour les centres de rétention administrative. »

🖋️Tombé
Erwan Balanant
30 mars 2018

Après l’alinéa 1, insérer l’alinéa suivant :

« 1° A Au 7° du II de l’article L. 551‑1, les mots : « , de son parcours migratoire, de sa situation familiale ou de ses demandes antérieures d’asile » sont supprimés ; »

🖋️Tombé
Élodie Jacquier-Laforge
30 mars 2018

I. - Rédiger ainsi l’alinéa 14 :

« a) La seconde phrase du troisième alinéa est complétée les mots et la phrase suivante : « qui peut être renouvelée. La durée maximale de la rétention ne doit pas, dans ce cas, excéder soixante jours. » »

II. - En conséquence, à la dernière phrase de l’alinéa 16, substituer au mot : 

« trois », 

le mot : 

« deux ».

🖋️Tombé
Éric Ciotti
29 mars 2018

I. – À l'alinéa 14, substituer au mot:

« trente »,

le mot:

« soixante ».

II. – En conséquence, au même alinéa, substituer au mot:

« quatre-vingt-dix »,

les mots:

« cent quatre-vingts ».

🖋️Tombé
Valérie Boyer
30 mars 2018

I. - À l’alinéa 14, substituer au mot : 

« trente » 

le mot : 

« soixante ».

 II. - En conséquence, au même alinéa, substituer au mot : 

« quatre-vingt-dix » 

le mot :

« cent quatre-vingt ».

🖋️Tombé
Fabien Di Filippo
28 mars 2018

À l’alinéa 14, substituer aux mots :

« quatre-vingt-dix »,

les mots :

« cent quatre-vingts ».

🖋️Tombé
Muriel Ressiguier
30 mars 2018

À la seconde phrase de l’alinéa 14, substituer au mot :

« quatre-vingt-dix »,

le mot :

« trente-deux ».


Article 17
🖋️Adopté
Élise Fajgeles
30 mars 2018

I. – Substituer aux alinéas 6 et 7 l’alinéa suivant :

1° Au b, les mots : « le cas d’un étranger faisant l’objet d’un arrêté d’expulsion en application des articles L. 523‑3 à L. 523‑5 » sont remplacés par les mots : « les cas mentionnés aux articles L. 523‑3 à L. 523‑5 et dans celui mentionné au 6° du présent article » ;

II. – En conséquence, à l’alinéa 8, substituer aux mots :

« Après le neuvième »,

les mots :

« Après l’avant-dernier ».

🖋️Adopté
Florent Boudié
30 mars 2018
Après l'article 17, insérer l'article suivant:

« L’article L. 552‑10 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est complété par une phrase ainsi rédigée : « Durant cette période, l’étranger peut, s’il le souhaite, contacter son avocat et un tiers, rencontrer un médecin et s’alimenter. » »

🖋️Adopté
Élise Fajgeles
3 avr. 2018
Après l'article 17, insérer l'article suivant:

« À la première phrase du troisième alinéa du II de l’article L. 561‑2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, le mot : « cent quarante-quatre » est remplacé par le mot : « quatre-vingt-seize ». »

🖋️Adopté
Florent Boudié
30 mars 2018
Après l'article 17, insérer l'article suivant:

« À la première phrase du troisième alinéa du II de l’article L. 561‑2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, le mot : « cent quarante-quatre » est remplacé par le mot : « quatre-vingt-seize ». »

🖋️Rejeté
Danièle Obono
30 mars 2018

Supprimer cet article

🖋️Non soutenu
Elsa Faucillon
30 mars 2018

Supprimer cet article.

🖋️Non soutenu
Marietta Karamanli
28 mars 2018

Rédiger ainsi cet article :

« La seconde phrase du huitième alinéa de l’article L. 561‑1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est complétée par deux phrases ainsi rédigées : « Dans le cas mentionné au 5° du présent article l’étranger ne peut être assigné à résidence au-delà d’une durée de cinq ans que si l’autorité administrative justifie à cette échéance que sa présence constitue une menace grave d’une particulière gravité pour l’ordre public. La mesure d’assignation à résidence peut être abrogée à tout moment sur son initiative ou à la suite d’une demande introduite par l’étranger. »

🖋️Non soutenu
Jean-Louis Masson
30 mars 2018

À la première phrase de l’alinéa 4, substituer au mot :

« peuvent »,

le mot :

« doivent ».

🖋️Non soutenu
Jean-Christophe Lagarde
30 mars 2018

À la première phrase de l’alinéa 7, supprimer les mots : « et au 6° ».

🖋️Non soutenu
Bertrand Pancher
26 mars 2018

Supprimer les alinéas 8 et 9.

🖋️Non soutenu
Jean-Michel Clément
30 mars 2018

Supprimer les alinéas 8 et 9.

🖋️Non soutenu
Jean-Christophe Lagarde
30 mars 2018

Rédiger ainsi l’alinéa 9 :

« « Lorsque l’étranger est assigné à résidence en application des 5° ou 6° du présent article ou au titre d’une des mesures prévues aux articles L. 523‑3 à L. 523‑5 du présent code, ou, si son comportement constitue une menace pour l’ordre public, l’autorité administrative peut également, aux fins de préparation du départ de l’étranger, lui désigner, en tenant compte des impératifs de la vie privée et familiale, une plage horaire pendant laquelle il doit demeurer dans les locaux où il réside, dans la limite de dix heures consécutives par période de vingt-quatre heures. » »

🖋️Non soutenu
Belkhir Belhaddad
30 mars 2018

Compléter la première phrase de l’alinéa 9 par les mots :

« limitée à cinq jours par semaine ».

🖋️Non soutenu
Marie Guévenoux
30 mars 2018
Après l'article 17, insérer l'article suivant:

« L’article L. 552‑10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile est complété par une phrase ainsi rédigée : « Durant cette période, l’étranger peut, s’il le souhaite, contacter son avocat et un tiers, rencontrer un médecin et s’alimenter. » »

🖋️Rejeté
Éric Coquerel
30 mars 2018
Après l'article 17, insérer l'article suivant:

Le dixième alinéa du I de l’article L. 561‑2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile est complété par une phrase ainsi rédigée :

« Une personne ne peut être assignée à résidence, sur le fondement de cet article, à l’issue d’une période de rétention, ce pendant un délai d’un an à compter de sa libération ».

🖋️Non soutenu
Matthieu Orphelin
30 mars 2018
Après l'article 17, insérer l'article suivant:

« À la première phrase du troisième alinéa du II de l’article L. 561‑2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, le mot : « cent quarante-quatre » est remplacé par le mot : « quatre-vingt-seize ». »


Article 18
🖋️Adopté
Élise Fajgeles
30 mars 2018

À l'alinéa 2, après la seconde occurrence du mot :

« mesure »

insérer les mots :

« , peine ou interdiction ».

🖋️Adopté
Élise Fajgeles
30 mars 2018

Substituer aux alinéas 3 et 4 les deux alinéas suivants :

« « Lorsque le demandeur est assigné à résidence, les dispositions de l’article L. 561‑2 relatives à la durée maximale et aux modalités de l’assignation à résidence sont applicables.

« « Lorsque le demandeur est placé en rétention, les disposition du titre V relatives à la durée maximale et aux modalités du placement en rétention sont applicables. La décision de placement en rétention ne peut être prononcée que pour des raisons impérieuses de protection de l’ordre public ou de la sécurité nationale établies sur la base d’une évaluation individuelle du demandeur, si d’autres mesures moins coercitives ne peuvent être efficacement appliquées et en prenant en compte la vulnérabilité du demandeur. » »

🖋️Adopté
Élise Fajgeles
30 mars 2018

À la première phrase de l'alinéa 6, substituer aux mots :

« jusqu’à la date de la lecture en audience publique de la décision de la Cour ou »

les mots :

« soit jusqu’à la date de la lecture en audience publique de la décision de la Cour, soit »

🖋️Adopté
Élise Fajgeles
30 mars 2018

À l'alinéa 11, substituer à la référence :

« troisième alinéa »

la référence :

« III ».

🖋️Rejeté
Bénédicte Taurine
30 mars 2018

Supprimer cet article

🖋️Non soutenu
Elsa Faucillon
30 mars 2018

Supprimer cet article.

🖋️Rejeté
Muriel Ressiguier
30 mars 2018

I. - Rédiger ainsi l’alinéa 6 :

« III. - En cas de décision de rejet ou d’irrecevabilité par l’office, l’étranger peut, dans les conditions prévues à l’article L. 731‑2 faire un recours devant la Cour nationale du droit d’asile. La mesure d’éloignement ne peut être mise à exécution avant la notification de la décision de la Cour nationale du droit d’asile. ».

II. - En conséquence, supprimer les alinéas 7 à 11.

🖋️Non soutenu
Jean-Christophe Lagarde
30 mars 2018

Après l’alinéa 7, insérer les sept alinéas suivants :

« I bis - Le titre VII du livre V du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est complété par un article L. 571‑5 ainsi rédigé :

« « Art. L. 571‑5. - Dans les cas prévus au 5° et au 6° de l’article L. 561‑1, l’autorité administrative peut ordonner le placement sous surveillance électronique mobile de l’étranger astreint à résider dans les lieux qui lui sont fixés en application du même article.

« « Ce placement est prononcé pour une durée de trois mois qui peut être prolongée pour une même durée. A défaut de prolongation, il est mis fin au placement sous surveillance électronique mobile.

« « L’étranger est astreint au port, pendant toute la durée du placement, d’un dispositif intégrant un émetteur permettant à tout moment de déterminer à distance sa localisation sur l’ensemble du territoire national.

« « La mise en œuvre du dispositif technique permettant le contrôle à distance peut être confiée à une personne de droit privé habilitée dans des conditions fixées par décret en Conseil d’État.

« « Pendant la durée du placement, l’autorité administrative peut, d’office ou à la demande de l’étranger, modifier ou compléter les obligations résultant dudit placement.

« « Le manquement aux prescriptions liées au placement sous surveillance électronique est sanctionné dans les conditions prévues à l’article L. 624‑4. » »

🖋️Non soutenu
Fabien Di Filippo
28 mars 2018
Après l'article 18, insérer l'article suivant:

« Les subventions aux États aidés par la France qui n’accepteraient pas d’accueillir leurs ressortissants déboutés, une fois les voies de recours épuisées, sont gelées. »

🖋️Rejeté
Éric Diard
29 mars 2018
Après l'article 18, insérer l'article suivant:

« Le pays d’origine de l’étranger qui justifie ne pouvoir regagner alors qu’il fait l’objet d’une obligation de quitter le territoire français voit ses aides publiques au développement octroyées par la France suspendues de droit. »

🖋️Rejeté
Éric Ciotti
29 mars 2018
Après l'article 18, insérer l'article suivant:

« L’octroi de l’aide publique au développement est conditionné à la délivrance effective des laissez-passer consulaires. »

🖋️Tombé
Marie-France Lorho
29 mars 2018

À l’alinéa 3, substituer aux mots :

« , cette exigence étant établie »,

les mots :

« ou que sa propre sécurité l’exige, ou qu’il soit victime ou complice d’un réseau criminel, ces exigences étant établies ».


Article 19
🖋️Adopté
Élise Fajgeles
30 mars 2018

Après l’alinéa 4, insérer l’alinéa suivant :

« bisÀ la dernière phrase du 2°, le mot : « treizième » est remplacé par le mot : « quatorzième » ; » .

🖋️Adopté
Élise Fajgeles
30 mars 2018

À la première phrase de l'alinéa 7, substituer aux mots :

« de ses bagages et effets personnels »

les mots :

« des bagages et effets personnels de l'étranger ».

🖋️Adopté
Élise Fajgeles
30 mars 2018

À la seconde phrase de l’alinéa 7, substituer au mot :

« seizième »

le mot :

« quatorzième ».

🖋️Adopté
Élise Fajgeles
2 avr. 2018
Après l'article 19, insérer l'article suivant:

« Le code pénal est ainsi modifié :

« 1° Le titre II du livre II est ainsi modifié :

« a) Après la troisième occurrence du mot : « à », la fin de l’article 222‑48 est ainsi rédigée : « 222‑12, 222‑14, 222‑14‑1, 222‑14‑4, 222‑15, 222‑15‑1, 222‑23 à 222‑31 et 222‑34 à 222‑40 » ;

« b) La section 7 du chapitre III est complétée par un article 223‑21 ainsi rédigé :

« Art. 223‑21. – L’interdiction du territoire français peut être prononcée dans les conditions prévues à l’article 131‑30, soit à titre définitif, soit pour une durée maximale de dix ans, à l’encontre de tout étranger coupable de l’une des infractions prévues à la section 5 du présent chapitre. » ;

« c) La section 3 du chapitre IV est complétée par un article 224‑11 ainsi rédigé :

« « Art. 224‑11. – L’interdiction du territoire français peut être prononcée dans les conditions prévues à l’article 131‑30, soit à titre définitif, soit pour une durée maximale de dix ans, à l’encontre de tout étranger coupable de l’une des infractions prévues au présent chapitre. » ;

« 2° Le livre III est ainsi modifié :

« a) Le titre Ier est ainsi modifié :

« – à l’article 311‑15, la référence : « 311‑6 » est remplacée par la référence : « 311‑4‑2 » ;

« – à la fin de l’article 312‑14, les mots : « aux articles 312‑2 à 312‑7 » sont remplacés par les mots : « à la section 1 du présent chapitre » ;

« b) À l’article 322‑16, la référence : « 322‑7 » est remplacée par la référence : « 322‑6 ». »

🖋️Non soutenu
Elsa Faucillon
30 mars 2018

Supprimer cet article.

🖋️Rejeté
Marietta Karamanli
28 mars 2018

Rédiger ainsi cet article :

« Le 2° de l’article L. 621‑2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est abrogé. »

🖋️Rejeté
Bénédicte Taurine
30 mars 2018

I. – Rédiger ainsi l’alinéa 2 :

« 1° L’article L. 611‑1‑1 est abrogé. »

II. – En conséquence, supprimer les alinéas 3 à 9.

 

🖋️Rejeté
Loïc Prud'homme
30 mars 2018

Supprimer les alinéas 3 et 4

🖋️Rejeté
Danièle Obono
30 mars 2018

I. - À l’alinéa 3, après les mots après le mot :

« judiciaire », 

insérer les mots : 

« et sous la condition expresse que cet officier de police judiciaire soit présent dans un rayon de dix mètres maximum ».

II. - En conséquence, rédiger ainsi l’alinéa 4 :

« b) Au deuxième alinéa, après le mot : « celui-ci », sont insérés les mots : « et sous la condition expresse que cet officier de police judiciaire soit présent dans un rayon de dix mètres maximum, ». »

III. - En conséquence, à la première phrase de l’alinéa 7, après le mot : 

« judiciaire », 

insérer les mots : 

« et sous la condition expresse que cet officier de police judiciaire soit présent dans la même pièce, ».

🖋️Rejeté
Éric Coquerel
30 mars 2018

Supprimer l’alinéa 5.

🖋️Non soutenu
Erwan Balanant
30 mars 2018

Supprimer l'alinéa 5.

🖋️Rejeté
Muriel Ressiguier
30 mars 2018

Supprimer les alinéas 6 et 7

🖋️Rejeté
Valérie Boyer
30 mars 2018

À la première phrase de l’alinéa 7, supprimer les mots : 

« et en présence de l’étranger, avec l’accord de ce dernier ou, à défaut, après avoir informé par tout moyen le procureur de la République, ».

🖋️Non soutenu
Alexandra Valetta Ardisson
29 mars 2018

À la première phrase de l’alinéa 7, substituer aux mots :

« avoir informé par tout moyen le procureur de la République »

les mots :

« que le procureur de la République en ait donné l’autorisation ».

🖋️Non soutenu
Jean-Michel Clément
30 mars 2018

À la première phrase de l’alinéa 7, substituer aux mots : 

« avoir informé par tout moyen le procureur de la République » 

les mots 

« que le procureur de la République en ait donné l’autorisation ».

🖋️Rejeté
Loïc Prud'homme
30 mars 2018

Supprimer les alinéas 8 et 9

🖋️Non soutenu
Mustapha Laabid
30 mars 2018

Supprimer l'alinéa 8

🖋️Irrecevable
Christophe Blanchet
30 mars 2018
🖋️Non soutenu
Alexandra Valetta Ardisson
29 mars 2018

Après la première occurrence du mot :

« étranger »,

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 8 :

« et peuvent être mémorisées et faire l’objet d’un traitement automatisé dans les conditions fixées par la loi n° 78‑17 du 6 janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés » ; »

🖋️Non soutenu
Christophe Blanchet
30 mars 2018

Rédiger ainsi l’alinéa 9 :

« f) La deuxième phrase du treizième alinéa est ainsi rédigée : « Il précise le jour et l’heure du début et de la fin de la retenue, la durée de celle-ci, la prise d’empreintes digitales et de photographies, ainsi que l’inspection visuelle ou la fouille des bagages et effets personnels et les date et heure de début et de fin de ces opérations. » »

🖋️Rejeté
Éric Diard
29 mars 2018

À l’alinéa 9, après le mot :

« visuelle »,

insérer le mot :

« , corporelle ».

🖋️Irrecevable
Alexandra Valetta Ardisson
29 mars 2018
🖋️Rejeté
Bénédicte Taurine
31 mars 2018

 

Supprimer l'alinéa 10.

 

🖋️Rejeté
Danièle Obono
30 mars 2018

Substituer à l’alinéa 10 l’alinéa suivant :

« 2° À la seconde phrase du deuxième alinéa de l’article L. 611‑3, les mots : « d’un an » sont remplacés par les mots : « de trois mois » ; »

🖋️Rejeté
Éric Diard
29 mars 2018

À la fin de l’alinéa 10, supprimer les mots : « d’une durée n’excédant pas trois ans ». 

🖋️Non soutenu
Typhanie Degois
30 mars 2018

À l’alinéa 10, substituer au mot :

« trois » 

le mot :

« cinq ».

🖋️Rejeté
Éric Ciotti
29 mars 2018

Après l’alinéa 10, insérer l’alinéa suivant :

« 2° bis L’article L. 611‑3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est complété par un alinéa ainsi rédigé : 

« « Il en est de même des personnes déclarées majeures à l’issue de la période provisoire d’accueil prévue au I de l’article R. 221‑11 du code de l’action sociale et des familles. » »

🖋️Rejeté
Éric Coquerel
30 mars 2018

Supprimer les alinéas 12 à 14

🖋️Non soutenu
Christophe Blanchet
30 mars 2018

I. - Après l’alinéa 13 insérer l’alinéa suivant :

« 1° bis Le même alinéa est complété par les mots : « et d’une interdiction du territoire pour une durée n’excédant pas trois ans. » ;

II. - En conséquence, compléter cet article par l’alinéa suivant :

« 3° Au dernier alinéa, après le mot : »amende« , sont insérés les mots : « « et d’une interdiction du territoire pour une durée n’excédant pas cinq ans. » »

🖋️Rejeté
Éric Ciotti
29 mars 2018
Après l'article 19, insérer l'article suivant:

I. – Le livre II du code de l’action sociale et des familles est ainsi modifié :

1° L’article L. 232‑1 est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Pour bénéficier de l’allocation mentionnée au premier alinéa, l’étranger non ressortissant de l’Union européenne doit résider en France depuis au moins deux ans au sens de l’article L. 111‑2‑3 du code de la sécurité sociale. » ;

2° Après le premier alinéa de l’article L. 245‑1, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Pour bénéficier de l’aide mentionnée au premier alinéa, l’étranger non ressortissant de l’Union européenne doit résider en France depuis au moins deux ans au sens de l’article L. 111‑2‑3 du code de la sécurité sociale. »

II. – Le livre III du code de la construction et de l’habitation est ainsi modifié :

1° Après le premier alinéa de l’article L. 300‑1, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Pour bénéficier du droit mentionné au premier alinéa, l’étranger non ressortissant de l’Union européenne doit résider en France depuis au moins deux ans au sens de l’article L. 111‑2‑3 du code de la sécurité sociale. » ;

2° Le premier alinéa de l’article L. 351‑2‑1 est complété par une phrase ainsi rédigée :

« Pour bénéficier de cette aide, l’étranger non ressortissant de l’Union européenne doit, de surcroît, résider en France depuis au moins deux ans au sens de l’article L. 111‑2‑3 du code de la sécurité sociale. »

III. – Au premier alinéa de l’article L. 512‑1 du code de la sécurité sociale, après la référence : « L. 111‑2‑3, » sont insérés les mots : « depuis au moins vingt-quatre mois et ».

🖋️Rejeté
Éric Ciotti
29 mars 2018
Après l'article 19, insérer l'article suivant:

Le titre V du livre II du code de l’action sociale et des familles est ainsi modifié :

1° Le chapitre Ier est ainsi rédigé :

« Chapitre Ier

« Aide médicale d’urgence

« Art. L. 251‑1. – Tout étranger résidant en France sans remplir la condition de régularité mentionnée à l’article L. 380‑1 du code de la sécurité sociale et dont les ressources ne dépassent pas le plafond mentionné à l’article L. 861‑1 du même code a droit, pour lui-même et les personnes à sa charge au sens de l’article L. 161‑14 et des 1° à 3° de l’article L. 313‑3 dudit code, à l’aide médicale d’urgence, sous réserve, s’il est majeur, de s’être acquitté, à son propre titre et au titre des personnes majeures à sa charge telles que définies ci-dessus, d’un droit annuel dont le montant est fixé par décret.

« En outre, toute personne qui, ne résidant pas en France, est présente sur le territoire français, et dont l’état de santé le justifie, peut, par décision individuelle prise par le ministre chargé de l’action sociale, bénéficier de l’aide médicale d’urgence dans les conditions prévues par l’article L. 251‑2.

« De même, toute personne gardée à vue sur le territoire français, qu’elle réside ou non en France, peut, si son état de santé le justifie, bénéficier de l’aide médicale d’urgence, dans des conditions définies par décret.

« Art. L. 251‑2. – La prise en charge, assortie de la dispense d’avance des frais, concerne :

« 1° La prophylaxie et le traitement des maladies graves et des douleurs aiguës ;

« 2° Les soins liés à la grossesse et ses suites ;

« 3° Les vaccinations réglementaires ;

« 4° Les examens de médecine préventive.

« La prise en charge est subordonnée, lors de la délivrance de médicaments appartenant à un groupe générique tel que défini à l’article L. 5121‑1 du code de la santé publique, à l’acceptation par les personnes mentionnées à l’article L. 251‑1 du présent code d’un médicament générique, sauf :

« 1° Dans les groupes génériques soumis au tarif forfaitaire de responsabilité défini à l’article L. 162‑16 du code de la sécurité sociale ;

« 2° Lorsqu’il existe des médicaments génériques commercialisés dans le groupe dont le prix est supérieur ou égal à celui du princeps ;

« 3° Dans le cas prévu au troisième alinéa de l’article L. 5125‑23 du code de la santé publique.

« Art. L. 251‑3. – Sauf disposition contraire, les modalités d’application du présent chapitre sont déterminées par décret en Conseil d’État. » ;

2° Le chapitre II est abrogé ;

3° Le chapitre III est ainsi rédigé :

« Chapitre III

« Dispositions financières

« Art. L. 253‑1. – Les prestations prises en charge par l’aide médicale d’urgence peuvent être recouvrées auprès des personnes tenues à l’obligation alimentaire à l’égard des bénéficiaires de cette aide. Les demandeurs de l’aide médicale d’urgence sont informés du recouvrement possible auprès des personnes tenues à l’obligation alimentaire à leur égard des prestations prises en charge par l’aide médicale.

« Art. L. 253‑2. – Les dépenses d’aide médicale sont prises en charge par l’État.

« Lorsque les prestations d’aide médicale ont pour objet la réparation d’un dommage ou d’une lésion imputable à un tiers, l’État peut poursuivre le tiers responsable pour le remboursement des prestations mises à sa charge.

« Art. L. 253‑3. – Les demandes en paiement des prestations fournies au titre de l’aide médicale par les médecins, chirurgiens, chirurgiens-dentistes, sages-femmes, pharmaciens, établissements de santé et autres collaborateurs de l’aide sociale doivent, sous peine de forclusion, être présentées dans un délai de deux ans à compter de l’acte générateur de la créance.

« Art. L. 253‑4. – Sauf disposition contraire, les conditions d’application du présent chapitre sont déterminées par décret en Conseil d’État. »

🖋️Rejeté
Robin Reda
30 mars 2018
Après l'article 19, insérer l'article suivant:

L'article L. 251-1 du code de l'action sociale et des familles est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« En revanche, tout étranger résidant en France de manière ininterrompue depuis plus de trois mois, sans remplir la condition de régularité mentionnée à l’article L. 160‑1 du code de la sécurité sociale et dont les ressources ne dépassent pas le plafond mentionné à l’article L. 861‑1 du même code ne peut bénéficier des avantages des tarifications solidaires en matière de transports publics, tant qu’il n’a pas régularisé sa situation. »

🖋️Rejeté
Constance Le Grip
30 mars 2018
Après l'article 19, insérer l'article suivant:

« L’article L. 1113‑1 du code des transports est complété par une phrase ainsi rédigée : « Le bénéfice de cette réduction tarifaire est subordonné à la régularité du séjour en France ». »

🖋️Rejeté
Éric Ciotti
29 mars 2018
Après l'article 19, insérer l'article suivant:

Après le mot : « vraisemblable, » la fin du deuxième alinéa de l’article 388 du code civil est ainsi rédigée : « peuvent être réalisés sur décision de l’autorité administrative. En cas de refus, il existe une présomption de majorité et il revient à l’intéressé de prouver sa minorité. »

🖋️Rejeté
Valérie Boyer
30 mars 2018
Après l'article 19, insérer l'article suivant:

Après le mot : « vraisemblable, » la fin du deuxième alinéa de l’article 388 du code civil est ainsi rédigée : « peuvent être réalisés sur décision de l’autorité administrative. En cas de refus, il existe une présomption de majorité et il revient à l’intéressé de prouver sa minorité. »

🖋️Non soutenu
Saïd Ahamada
30 mars 2018
Après l'article 19, insérer l'article suivant:

« Titre III bis

« Dispositions relatives aux mineurs non-accompagnés

« Article 33 bis

« L’article 388 du code civil est ainsi modifié :

« 1° Les deuxième et troisième alinéas sont supprimés ;

« 2° Le dernier alinéa est ainsi modifié :

« a) Après le mot : « intéressé, », sont insérés les mots : « ce doute profite à l’intéressé et » ;

« b) Sont ajoutés les mots : « , ni d’un examen radiologique osseux ». »

🖋️Rejeté
Éric Coquerel
30 mars 2018
Après l'article 19, insérer l'article suivant:

L’article 388 du code civil est ainsi modifié :

1° Les deuxième et avant-dernier alinéas sont supprimés ;

2° Le dernier alinéa est ainsi modifié :

a) Après le mot : « âge », il est inséré le mot : « ni » ;

b) Sont ajoutés les mots : « , ni à partir d’examens radiologiques de maturité osseuse ou dentaire ».

 

 

🖋️Non soutenu
Elsa Faucillon
30 mars 2018
Après l'article 19, insérer l'article suivant:

« Les trois derniers alinéas de l’article 388 du code civil sont remplacés par un alinéa ainsi rédigé :

« « L’évaluation tendant à la détermination de la minorité ne peut être effectuée à partir de données radiologiques de maturité osseuse ou dentaire ou à partir du développement pubertaire des caractères sexuels primaires et secondaires. » »

🖋️Non soutenu
Olivier Marleix
30 mars 2018
Après l'article 19, insérer l'article suivant:

À l’article L. 521‑1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, les mots : « peut être » sont remplacés par le mot : « est ».

🖋️Non soutenu
Christophe Blanchet
30 mars 2018
Après l'article 19, insérer l'article suivant:

« À l’article L. 521‑1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, après le mot : « grave », sont insérés les mots : « actuelle et caractérisée définie par décret en Conseil d’État ». »

🖋️Rejeté
Valérie Boyer
30 mars 2018
Après l'article 19, insérer l'article suivant:

« L’article L. 521‑1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est complété par les mots : « , en particulier s’il se trouve dans la catégorie « S » du fichier des personnes recherchées ou s’il est inscrit au fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste ». »

🖋️Rejeté
Raphaël Schellenberger
29 mars 2018
Après l'article 19, insérer l'article suivant:

« L’article L. 521‑1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« « Sous réserve des dispositions des articles L. 521‑2, L. 521‑3 et L. 521‑4, l’expulsion est prononcée si la personne concernée a été condamnée en dernier ressort en France soit pour un crime, soit pour un délit constituant un acte de terrorisme ou puni de cinq ans d’emprisonnement. » »

🖋️Rejeté
Raphaël Schellenberger
29 mars 2018
Après l'article 19, insérer l'article suivant:

« L’article L. 521‑1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« « Sous réserve des dispositions des articles L. 521‑2, L. 521‑3 et L. 521‑4, l’expulsion est prononcée si la personne concernée a été condamnée en dernier ressort en France soit pour un crime, soit pour un délit constituant un acte de terrorisme ou puni de sept ans d’emprisonnement. » »

🖋️Rejeté
Raphaël Schellenberger
29 mars 2018
Après l'article 19, insérer l'article suivant:

« L’article L. 521‑1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« « Sous réserve des dispositions des articles L. 521‑2, L. 521‑3 et L. 521‑4, l’expulsion est prononcée si la personne concernée a été condamnée en dernier ressort en France soit pour un crime, soit pour un délit constituant un acte de terrorisme ou puni de dix ans d’emprisonnement. » »

🖋️Rejeté
Éric Ciotti
29 mars 2018
Après l'article 19, insérer l'article suivant:

« L’article L. 521‑1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« « À l’issue de leur peine de prison, le prononcé d’une expulsion est automatique pour les étrangers condamnés à une peine de prison supérieure ou égale à cinq ans, sauf circonstances exceptionnelles. » »

🖋️Rejeté
Éric Ciotti
29 mars 2018
Après l'article 19, insérer l'article suivant:

« L’article L. 521‑1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« « L’expulsion peut également être prononcée à l’encontre de l’étranger inscrit au fichier de traitement des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste. » »

🖋️Rejeté
Éric Ciotti
30 mars 2018
Après l'article 19, insérer l'article suivant:

« L’article L. 521‑1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est complété par les mots : « , en particulier s’il se trouve dans la catégorie « S » (« atteinte à la sûreté de l’État ») du fichier des personnes recherchées ». »

🖋️Rejeté
Éric Ciotti
29 mars 2018
Après l'article 19, insérer l'article suivant:

I. – Le chapitre Ier du titre II du livre V du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est ainsi modifié :

1° L’article L. 521‑2 est ainsi modifié :

a) Au 1°, la seconde occurrence du mot : « un » est remplacée par le mot : « cinq » ;

b) Au 2°, le mot : « trois » est remplacé par le mot : « dix » ;

c) Au 4°, le mot : « dix » est remplacé par le mot : « quinze » ;

d) À la fin du 5°, le taux : « 20 % » est remplacé par le taux : « 50 % » ;

e) Au 6°, le mot : « dix » est remplacé par le mot « quinze » ;

f) Au dernier alinéa, le mot : « cinq » est remplacé par le mot« trois » ;

2° L’article L. 521‑3 est ainsi modifié :

a) Au 1°, le mot : « treize » est remplacé par le mot : « huit » ;

b) Au 3°, le mot : « dix » est remplacé par le mot : « quinze » et le mot « quatre » par le mot : « huit » ;

c) Au 4°, le mot : « dix » est remplacé par le mot : « quinze » et la seconde occurrence du mot : « un » est remplacée par le mot : « cinq » ;

3° À l’article L. 521‑4, le mot : « dix-huit » est remplacé par le mot : « seize ».

II. – La sous-section 5 de la section 1 du chapitre Ier du titre III du livre Ier du code pénal est ainsi modifiée :

1° Après le premier alinéa de l’article 131‑30, sont insérés dix alinéas ainsi rédigés :

« Sous réserve des dispositions des articles 131‑30‑1 et 131‑30‑2, le prononcé de la peine d’interdiction du territoire français est obligatoire à l’encontre de toute personne de nationalité étrangère ne justifiant pas d’un séjour régulier en France depuis au moins cinq ans et qui est déclarée coupable d’un crime ou d’un délit puni d’une peine d’un an d’emprisonnement, pour une durée qui ne peut être inférieure aux seuils suivants :

« 1° Six mois si le délit est puni d’un an d’emprisonnement ;

« 2° Un an, si le délit est puni de trois ans d’emprisonnement ;

« 3° Dix-huit mois, si le délit est puni de cinq ans d’emprisonnement ;

« 4° Trente mois, si le délit est puni de sept ans d’emprisonnement ;

« 5° Quatre ans, si le délit est puni de dix ans d’emprisonnement ;

« 6° Six ans, si le crime est puni de quinze ans de réclusion ou de détention ;

« 7° Huit ans, si le crime est puni de vingt ans de réclusion ou de détention ;

« 8° Dix ans, si le crime est puni de trente ans de réclusion ou de détention.

« Toutefois, la juridiction peut, par une décision spécialement motivée, décider de ne pas prononcer cette peine ou de la prononcer pour une durée inférieure à ces seuils en considération des circonstances de l’infraction, de la personnalité de son auteur ou des garanties d’insertion ou de réinsertion présentées par celui-ci. » ;

2° L’article 131‑30‑1 est ainsi modifié :

a) Au 1°, la troisième occurrence du mot : « un » est remplacée par le mot : « cinq » ;

b) Au 2°, le mot : « trois » est remplacé par le mot : « dix » ;

c) Au 3°, le mot : « quinze » est remplacé par le mot : « vingt » ;

d) Au 4°, le mot : « dix » est remplacé par le mot : « quinze » ;

e) À la fin du 5°, le taux : « 20 % » est remplacé par le taux : « 50 % » ;

3° L’article 131‑30‑2 et ainsi modifié :

a) Au 1°, le mot : « treize » est remplacé par le mot : « huit » ;

b) Au 3°, le mot : « dix » est remplacé par le mot : « quinze » et le mot : « quatre » est remplacé par le mot : « huit » ;

c) 4°, le mot : « dix » est remplacé par le mot « quinze » et la troisième occurrence du mot : « un » est remplacée par le mot : « cinq ».

🖋️Rejeté
Raphaël Schellenberger
29 mars 2018
Après l'article 19, insérer l'article suivant:

« Au dernier alinéa de l’article L. 521‑2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, les mots : « peut faire » sont remplacés par les mots : « visé aux 1° à 5° fait ». »

🖋️Rejeté
Raphaël Schellenberger
29 mars 2018
Après l'article 19, insérer l'article suivant:

« L’article L. 521‑2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« « Par dérogation aux dispositions du présent article, l’étranger visé aux 1° à 5° fait l’objet d’un arrêté d’expulsion en application de l’article L. 521‑1 s’il a été condamné définitivement à une peine d’emprisonnement ferme au moins égale à dix ans. » »

🖋️Non soutenu
Fabien Di Filippo
28 mars 2018
Après l'article 19, insérer l'article suivant:

Le chapitre Ier du titre II du livre V du même code est complété par un article L. 521‑6 ainsi rédigé :

« Art. L. 521‑6. – Les étrangers incarcérés ou représentant une menace pour l’ordre public font systématiquement l’objet d’une procédure d’expulsion. »

🖋️Rejeté
Valérie Boyer
30 mars 2018
Après l'article 19, insérer l'article suivant:

« Les étrangers incarcérés ou représentant une menace pour l’ordre public font systématiquement l’objet d’une procédure d’expulsion. »

🖋️Rejeté
Éric Ciotti
29 mars 2018
Après l'article 19, insérer l'article suivant:

« L’article L. 621‑1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est ainsi rétabli :

« « Art. L. 621‑1. – L’étranger qui a pénétré ou séjourné en France sans se conformer aux dispositions des articles L. 211‑1 et L. 311‑1 ou qui s’est maintenu en France au-delà de la durée autorisée par son visa sera puni d’un emprisonnement d’un an et d’une amende de 3 750 Euros.

« « La juridiction pourra, en outre, interdire à l’étranger condamné, pendant une durée qui ne peut excéder trois ans, de pénétrer ou de séjourner en France. L’interdiction du territoire emporte de plein droit reconduite du condamné à la frontière, le cas échéant à l’expiration de la peine d’emprisonnement. » ; »

🖋️Rejeté
Valérie Boyer
30 mars 2018
Après l'article 19, insérer l'article suivant:

« I. – L’article L. 621‑1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ainsi rétabli :

« « Art. 621‑1. – L’étranger qui a pénétré ou séjourné en France sans se conformer aux dispositions des articles L. 211‑1 et L. 311‑1 ou qui s’est maintenu en France au-delà de la durée autorisée par son visa est puni d’un emprisonnement d’un an et d’une amende de 3 750 euros.

« « La juridiction peut, en outre, interdire à l’étranger condamné, pendant une durée qui ne peut excéder trois ans, de pénétrer ou de séjourner en France. L’interdiction du territoire emporte de plein droit reconduite du condamné à la frontière, le cas échéant à l’expiration de la peine d’emprisonnement. »

« II. – À la fin du 3° de l’article L. 622‑4, les mots : « ou bien de toute autre aide visant à préserver la dignité ou l’intégrité physique de celui-ci » sont supprimés. »

🖋️Non soutenu
Gilbert Collard
30 mars 2018
Après l'article 19, insérer l'article suivant:

« L’article L. 621‑1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est ainsi rétabli :

« « Art. L. 621‑1. – L’étranger qui a irrégulièrement franchi les frontières terrestres ou maritimes du territoire français , ou qui a pénétré ou séjourné en France sans se conformer aux dispositions des articles L. 211‑1 et L. 311‑1 ,ou qui s’est maintenu en France au delà de la durée fixée par son visa ou par les autorités administratives ou juridictionnelles françaises sera puni d’un emprisonnement d’un an et d’une amende de 3 750 euros . Les peines encourues sont triplées en cas de récidive. » »

🖋️Non soutenu
Marie-France Lorho
29 mars 2018
Après l'article 19, insérer l'article suivant:

I. – L’article L. 213‑1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile est complété par deux alinéas ainsi rédigés :

« « L’étranger qui a pénétré ou séjourné en France sans se conformer aux dispositions du chapitre Ier du titre Ier du livre III et au chapitre Ier du titre II du livre III ou qui s’est maintenu en France au-delà de la durée autorisée par son visa sera puni d’un emprisonnement d’un an et d’une amende de 3 750 Euros.

« « La juridiction pourra, en outre, interdire à l’étranger condamné, pendant une durée qui ne peut excéder trois ans, de pénétrer ou de séjourner en France. L’interdiction du territoire emporte de plein droit reconduite du condamné à la frontière, le cas échéant à l’expiration de la peine d’emprisonnement. » »

II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle aux droits mentionnés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts.

🖋️Non soutenu
Belkhir Belhaddad
30 mars 2018
Après l'article 19, insérer l'article suivant:

« Le chapitre II du titre II du livre VI du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est ainsi modifié :

« 1° L’article L. 622‑1 est ainsi rédigé :

« « Art. L. 622‑1. – Toute personne qui aura, par aide directe ou indirecte, sciemment facilité ou tenté de faciliter l’entrée, la circulation ou le séjour irréguliers d’un étranger en France sera punie d’un emprisonnement de cinq ans et d’une amende de 30 000 euros.

« « Sera puni des mêmes peines celui qui, quelle que soit sa nationalité, aura commis le délit défini au premier alinéa du présent article alors qu’il se trouvait sur le territoire d’un État partie à la convention signée à Schengen le 19 juin 1990 autre que la France.

« « Sera puni des mêmes peines celui qui aura sciemment facilité ou tenté de faciliter l’entrée, la circulation ou le séjour irréguliers d’un étranger sur le territoire d’un autre État partie à la convention signée à Schengen le 19 juin 1990.

« « Sera puni des mêmes peines celui qui aura sciemment facilité ou tenté de faciliter l’entrée, la circulation ou le séjour irréguliers d’un étranger sur le territoire d’un État partie au protocole contre le trafic illicite de migrants par terre, air et mer, additionnel à la convention des Nations Unies contre la criminalité transnationale organisée, signée à Palerme le 12 décembre 2000.

« « L’infraction n’est pas constituée lorsque l’acte de facilitation est commis à titre gratuit et répond à une urgence humanitaire. » ;

« 2° L’article L. 622‑4 est abrogé. »

🖋️Non soutenu
Brahim Hammouche
30 mars 2018
Après l'article 19, insérer l'article suivant:

« Le chapitre II du titre II du livre VI du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est ainsi modifié :

« 1° L’article L. 622‑1 est ainsi rédigé :

« « Art. L. 622‑1. - Toute personne qui aura sciemment, dans un but lucratif, facilité ou tenté de faciliter l’entrée, la circulation ou le séjour irréguliers, d’un étranger en France sera punie d’un emprisonnement de cinq ans et d’une amende de 30 000 euros.

« « Sera puni des mêmes peines celui qui, quelle que soit sa nationalité, aura commis le délit défini au premier alinéa du présent article alors qu’il se trouvait sur le territoire d’un État partie à la convention signée à Schengen le 19 juin 1990 autre que la France.

« « Sera puni des mêmes peines celui qui aura sciemment, et dans un but lucratif, facilité ou tenté de faciliter l’entrée, la circulation ou le séjour irréguliers d’un étranger sur le territoire d’un autre État partie à ladite convention.

« « Sera puni des mêmes peines celui qui aura sciemment, et dans un but lucratif, facilité ou tenté de faciliter l’entrée, la circulation ou le séjour irréguliers d’un étranger sur le territoire d’un État partie au protocole contre le trafic illicite de migrants par terre, air et mer, additionnel à la convention des Nations unies contre la criminalité transnationale organisée, signée à Palerme le 12 décembre 2000. » ;

« 2° L’article L. 622‑4 est abrogé. »

🖋️Non soutenu
Elsa Faucillon
30 mars 2018
Après l'article 19, insérer l'article suivant:

L’article L. 622‑1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est ainsi rédigé :

« Art. L. 622‑1. - Toute personne qui aura sciemment facilité ou tenté de faciliter l’entrée, la circulation ou le séjour irréguliers, d’un étranger en France dans un but lucratif sera punie d’un emprisonnement de cinq ans et d’une amende de 30 000 euros.

« Sera puni des mêmes peines celui qui, quelle que soit sa nationalité, aura commis le délit défini au premier alinéa du présent article alors qu’il se trouvait sur le territoire d’un État partie à la convention d’application de l’accord de Schengen du 14 juin 1985 entre les gouvernements des États de l’Union économique Benelux, de la République Fédérale d’Allemagne et de la République Française relatif à la suppression graduelle des contrôles aux frontières communes, signée à Schengen le 19 juin 1990, autre que la France.

« Sera puni des mêmes peines celui qui aura sciemment, et dans un but lucratif, facilité ou tenté de faciliter l’entrée, la circulation ou le séjour irréguliers d’un étranger sur le territoire d’un autre État partie à ladite convention.

« Sera puni des mêmes peines celui qui aura sciemment, et dans un but lucratif, facilité ou tenté de faciliter l’entrée, la circulation ou le séjour irréguliers d’un étranger sur le territoire d’un État partie au protocole contre le trafic illicite de migrants par terre, air et mer, additionnel à la convention des Nations unies contre la criminalité transnationale organisée, signée à Palerme le 12 décembre 2000. »

🖋️Non soutenu
Jean-Michel Clément
30 mars 2018
Après l'article 19, insérer l'article suivant:

Le chapitre II du titre II du livre VI du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est ainsi modifié :

1° L’article L. 622‑1 est ainsi modifié :

a) Les premier à avant-dernier alinéas sont remplacés par quatre alinéas ainsi rédigés :

« Sous réserve des exemptions prévues à l’article L. 622‑4, toute personne qui aura, par aide directe ou indirecte, facilité ou tenté de faciliter l’entrée ou, à titre onéreux, le séjour irrégulier d’un étranger en France ou le transit irrégulier d’un étranger par la France, sera punie d’un emprisonnement de cinq ans et d’une amende de 30 000 euros.

« Sera puni des mêmes peines celui qui, quelle que soit sa nationalité, aura commis le délit défini au premier alinéa du présent article alors qu’il se trouvait sur le territoire d’un État partie à la convention signée à Schengen le 19 juin 1990 autre que la France.

« Sous réserve des exemptions prévues à l’article L. 622‑4, sera puni des mêmes peines celui qui aura facilité ou tenté de faciliter l’entrée ou, à titre onéreux, le séjour irréguliers d’un étranger sur le territoire d’un autre État partie à la convention signée à Schengen le 19 juin 1990 ou le transit irrégulier d’un étranger par le territoire d’un tel État.

« Sous réserve des exemptions prévues à l’article L. 622‑4, sera puni des mêmes peines celui qui aura facilité ou tenté de faciliter l’entrée, ou, à titre onéreux, le séjour irréguliers d’un étranger sur le territoire d’un État partie au protocole contre le trafic illicite de migrants par terre, air et mer, additionnel à la convention des Nations unies contre la criminalité transnationale organisée, signée à Palerme le 12 décembre 2000, ou le transit irrégulier d’un étranger par le territoire d’un tel État. » ;

b) Il est ajouté un alinéa ainsi rédigé :

« Les dispositions du présent article ne s’appliquent pas lorsque l’acte reproché était, face à un danger actuel ou imminent, nécessaire à la sauvegarde de la vie ou de l’intégrité physique de l’étranger, sauf s’il a donné lieu à une contrepartie directe ou indirecte. » ;

2° L’article L. 622‑4 est ainsi modifié :

a) Après le mot : « morale », la fin du 3° est ainsi rédigée : « qui aura contribué à préserver la dignité ou l’intégrité physique de l’étranger, sauf si cette aide a été réalisée à titre onéreux ; »

b) Après le 3°, il est inséré un 4° ainsi rédigé :

« 4° De tous les établissements et services visés à l’article L. 312‑1 du code de l’action sociale et des familles, ainsi que leurs salariés et bénévoles lorsqu’ils agissent dans le cadre de ces établissements et services. »

🖋️Non soutenu
Lionel Causse
27 mars 2018
Après l'article 19, insérer l'article suivant:

« L’article L. 622‑1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile est ainsi modifié :

« 1° Le premier alinéa est ainsi rédigé :

« « Toute personne qui aura, par aide directe ou indirecte, facilité ou tenté de faciliter l’entrée d’un étranger en France sera punie d’un emprisonnement de cinq ans et d’une amende de 30 000 euros. » ;

« 2° Le troisième alinéa est ainsi rédigé :

« « Sera puni des mêmes peines celui qui aura facilité l’entrée irrégulière d’un étranger sur le territoire d’un autre État partie à la convention signée à Schengen le 19 juin 1990. » ;

« 3° L’avant-dernier alinéa est ainsi rédigé :

« « Sera puni de même peines celui qui aura facilité ou tenter de faciliter l’entrée irrégulière d’un étranger sur le territoire d’un État partie ou protocole contre le trafic illicite de migrants par terre, air et mer, additionnel à la convention des Nations unies contre la criminalité transnationale organisée, signée à Palerme le 12 décembre 2000. » »

🖋️Rejeté
Valérie Boyer
30 mars 2018
Après l'article 19, insérer l'article suivant:

« Le chapitre II du titre II du livre VI du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est ainsi modifié :

« 1° Au premier alinéa de l’article L. 622‑1, les mots : « cinq ans et d’une amende de 30 000 » sont remplacés par les mots : « sept ans et d’une amende de 150 000 » ;

« 2° Au premier alinéa de l’article L. 622‑5, les mots : « dix ans d’emprisonnement et de 750 000 » sont remplacés par les mots : « vingt ans de réclusion criminelle et de 3 000 000 ». »

🖋️Non soutenu
Éric Bothorel
30 mars 2018
Après l'article 19, insérer l'article suivant:

« Au premier alinéa de l’article L. 622‑4 du code d’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, les mots : « au séjour irrégulier » sont remplacés par les mots : « à la circulation et au séjour irréguliers ». »

🖋️Rejeté
Marietta Karamanli
28 mars 2018
Après l'article 19, insérer l'article suivant:

« Après le mot « reproché », la fin du 3° de l’article L. 622‑4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est ainsi rédigée : « est accompli sans but lucratif ». »

🖋️Rejeté
Éric Coquerel
30 mars 2018
Après l'article 19, insérer l'article suivant:

« Après les mots : « n’a », la fin du 3° de l’article L. 622‑4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est ainsi rédigé : « pas été effectué dans un but lucratif. » »

🖋️Non soutenu
Max Mathiasin
30 mars 2018
Après l'article 19, insérer l'article suivant:

« Au 3° de l’article L. 622‑4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, les mots : « contrepartie directe ou indirecte » sont remplacés par les mots : « contrepartie lucrative, directe ou indirecte, ». »

🖋️Rejeté
Muriel Ressiguier
30 mars 2018
Après l'article 19, insérer l'article suivant:

« L’article L. 624‑1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est ainsi rédigé :

« « Art. L. 624‑1. – Tout étranger qui, faisant l’objet d’un arrêté d’expulsion ou d’une interdiction judiciaire du territoire, se sera maintenu irrégulièrement sur le territoire français sans motif légitime, après avoir fait l’objet d’une mesure régulière de placement en rétention ou d’assignation à résidence ayant pris fin sans qu’il ait pu être procédé à son éloignement, sera puni d’un an d’emprisonnement et de 3 750 € d’amende.

« « Tout étranger qui, faisant l’objet d’une mesure de reconduite à la frontière, d’une obligation de quitter le territoire français ou d’une interdiction administrative du territoire, se sera maintenu irrégulièrement sur le territoire français sans motif légitime, après avoir fait l’objet d’une mesure régulière de placement en rétention ou d’assignation à résidence ayant pris fin sans qu’il ait pu être procédé à son éloignement, sera puni par les peines d’amende prévues pour les contraventions de la 5e classe. » »

🖋️Rejeté
Valérie Boyer
30 mars 2018
Après l'article 19, insérer l'article suivant:

« L’article 422‑4 du code pénal est ainsi modifié :

« 1° Au premier alinéa, les mots : « , soit à titre définitif, soit pour une durée de dix ans au plus, » sont remplacés par les mots : « à titre définitif » ;

« 2° Au deuxième alinéa, les mots : « ces peines » sont remplacés par les mots : « cette peine ». »

🖋️Non soutenu
Christophe Blanchet
30 mars 2018
Après l'article 19, insérer l'article suivant:

« Dans le cadre des accords bilatéraux, notamment le traité entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord relatif à la mise en œuvre de contrôles frontaliers dans les ports maritimes de la Manche et de la mer du Nord des deux pays, signé au Touquet le 4 février 2003 et les accords de Saandhurst, qui ramènent à 21 jours le délai d’instruction pour le rapprochement familial entre les migrants de France vers la Grande-Bretagne, tout migrant qui souhait incorporer ce dispositif, devra en faire la demande à la préfecture et à ce moment-là, pendant toute la période d’instruction, la procédure définie par le règlement (UE) n° 604/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 établissant les critères et mécanismes de détermination de l’État membre responsable de l’examen d’une demande de protection internationale introduite dans l’un des États membres par un ressortissant de pays tiers ou un apatride ne s’applique pas. »

🖋️Rejeté
Valérie Boyer
30 mars 2018
Après l'article 19, insérer l'article suivant:

« Un fichier national biométrique est créé pour les mineurs non accompagnés. »

🖋️Non soutenu
Thibault Bazin
29 mars 2018
Après l'article 19, insérer l'article suivant:

« Le gouvernement remet un rapport avant le 30 septembre 2018 sur l’opportunité de créer un fichier national biométrique pour les mineurs non accompagnés. »


Article 20
🖋️Adopté
Martine Wonner
23 mars 2018

À l’alinéa 3, après le mot :

« public »

insérer les mots :

« suivant des critères définis par décret et dont la liste est publiée par le Gouvernement ».

🖋️Adopté
Élise Fajgeles
29 mars 2018

À l’alinéa 1, substituer aux mots :

« même code »,

les mots :

« du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ».

🖋️Adopté
Élise Fajgeles
29 mars 2018

À l’alinéa 3, substituer au mot :

« par »,

le mot :

« dans ».

🖋️Adopté
Fiona Lazaar
27 mars 2018

À l’alinéa 3, après le mot :

« public »,

insérer les mots :

« suivant des critères définis par décret et dont la liste est publiée par le Gouvernement ».

🖋️Adopté
Marielle de Sarnez
29 mars 2018

À l’alinéa 3, après le mot :

« économique »,

insérer les mots :

« , social, international et environnemental ».

🖋️Adopté
Élise Fajgeles
29 mars 2018

À l’alinéa 4, après la première occurrence du mot :

« ou »,

insérer les mots :

« la mention ».

🖋️Adopté
Élise Fajgeles
29 mars 2018

À l’avant-dernière phrase de l’alinéa 6, après les mots :

« une durée »,

insérer le mot :

« maximale ».

🖋️Adopté
Marielle de Sarnez
29 mars 2018

Compléter l’alinéa 7 par les mots :

« et, après le mot : « artistique, » il est inséré le mot : « artisanal, » ».

🖋️Adopté
Pierre Cabaré
24 mars 2018

Au 3ème alinéa, après les mots « développement économique », insérer les mots : «, social et international ».

 

🖋️Adopté
Pierre Cabaré
24 mars 2018

Après le 3ème alinéa, insérer l'alinéa suivant :

« La liste des organismes publics qui reconnaissent le caractère innovant des entreprises, ainsi que les procédures de reconnaissance concernées, sont fixées par décret. »

🖋️Adopté
Pierre Cabaré
24 mars 2018

Compléter l'alinéa 7 par les mots suivants :

« et après le mot : « artistique, » est inséré le mot : « artisanal, ».

🖋️Rejeté
Fabien Di Filippo
28 mars 2018

Supprimer cet article.

🖋️Rejeté
Éric Diard
29 mars 2018

Après l'alinéa 3, insérer l’alinéa suivant :

« a bis) Le 1° est complété par les mots : « , lorsqu’il est établi qu’il ne constitue pas une menace pour la sécurité de l’État, une menace grave pour l’ordre public, ou qu’il n’a pas été condamné en dernier ressort soit pour un crime, soit pour un délit constituant un acte de terrorisme ou puni de dix ans d’emprisonnement, et sa présence constitue une menace grave pour la société. »

🖋️Non soutenu
Alexandra Valetta Ardisson
29 mars 2018

À l’avant-dernière phrase de l’alinéa 6, après les mots :

« une durée »,

insérer le mot :

« maximale ».

🖋️Non soutenu
Typhanie Degois
30 mars 2018

À la dernière phrase de l’alinéa 6, après le mot : 

« enfants », 

insérer le mot : 

« mineurs ».

🖋️Non soutenu
Sébastien Huyghe
30 mars 2018

Après le mot :

« admis »,

rédiger ainsi la fin de la dernière phrase de l’alinéa 6 :

« sous condition qu’ils disposent de ressources suffisantes afin de ne pas devenir une charge pour le système d’assistance sociale. »

🖋️Non soutenu
Max Mathiasin
30 mars 2018

Supprimer l’alinéa 7.

🖋️Rejeté
Éric Ciotti
29 mars 2018

À la fin de l’alinéa 7, supprimer les mots :

« ou au rayonnement de la France ».

🖋️Non soutenu
Jean-Louis Masson
30 mars 2018

À la fin de l’alinéa 7, supprimer les mots :

« ou au rayonnement de la France ».

🖋️Rejeté
Fabien Di Filippo
24 mars 2018

Supprimer cet article.

🖋️Non soutenu
M'jid El Guerrab
27 mars 2018

Après l’alinéa 7, insérer les deux alinéas suivants :

« e) Après le 10°, il est inséré un 11° ainsi rédigé :

« « 11° À l’étranger originaire d’un pays francophone et qui vient exercer en France une activité professionnelle ou artistique. » ; ».

🖋️Non soutenu
Max Mathiasin
30 mars 2018

Après l’alinéa 7, insérer les deux alinéas suivants :

« e) Après le 10°, il est inséré un 11° ainsi rédigé :

« « 11° À l’étranger qui justifie d’un projet réel et sérieux de création ou de développement d’une entreprise dans son pays d’origine susceptible de participer de façon significative et durable au développement socio-économique ou à l’aménagement du territoire de ce pays. » ; ».

🖋️Non soutenu
M'jid El Guerrab
27 mars 2018

Après l’alinéa 7, insérer l'alinéa suivant :

« e) À la deuxième phrase du dernier alinéa, la référence : « et 10° » est remplacée par les références : « , 10° et 11° » ; »

🖋️Rejeté
Max Mathiasin
22 mars 2018

Supprimer l’alinéa 7.

🖋️Rejeté
Éric Diard
29 mars 2018

Avant l'alinéa 8, insérer l’alinéa suivant :

« 2° A Au premier alinéa de l’article L. 313‑21, après le mot : « droit », sont insérés les mots : « , sous réserve du respect des conditions posées par le premier alinéa de l’article L. 313‑20 » ; »

🖋️Rejeté
Max Mathiasin
22 mars 2018

Après l’alinéa 7, insérer les deux alinéas suivants :

« e) Après le 10°, il est ajouté un 11° ainsi rédigé :

« 11° À l’étranger qui justifie d’un projet réel et sérieux de création ou de développement d’une entreprise dans son pays d’origine susceptible de participer de façon significative et durable au développement socio-économique ou à l’aménagement du territoire de ce pays. » »

🖋️Non soutenu
Constance Le Grip
23 mars 2018

Compléter cet article par l'alinéa suivant :

À la fin de l’article L. 1113-1 du code des transports est insérée une phrase ainsi rédigée : « Le bénéfice de cette réduction tarifaire est subordonné à la régularité du séjour en France ».

 

🖋️Non soutenu
Caroline Janvier
30 mars 2018
Après l'article 20, insérer l'article suivant:

« Le chapitre unique du titre Ier du livre Ier du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est complété par un article L. 111‑12 ainsi rédigé :

« « Art. L. 111‑12. – L’État réalise, au moyen de ses agences publiques et de son réseau consulaire, la promotion de l’ensemble des dispositifs spécifiques d’accueil français auprès des écosystèmes économiques et universitaires étrangers, après avoir défini un cadre annuel contenant les orientations stratégiques et les besoins de l’économie nationale.

« « Un décret pris en Conseil d’État fixe les modalités d’application du présent article, notamment en ce qui concerne l’élaboration des objectifs et des orientations annuelles.

« « Le Gouvernement informe chaque année le Parlement des objectifs d’immigration économique qu’il s’est fixé. » »


Article 21
🖋️Adopté
Élise Fajgeles
29 mars 2018

Rédiger ainsi l’alinéa 19 :

« « IV. – L’étranger qui a obtenu dans un établissement d’enseignement supérieur habilité au plan national un diplôme au moins équivalent au grade de master ou figurant sur une liste fixée par décret et qui à l’issue de ses études a quitté le territoire national, peut bénéficier de la carte de séjour temporaire prévue au I, dans un délai maximal de quatre ans après l’obtention dudit diplôme en France. » »

🖋️Adopté
Élise Fajgeles
29 mars 2018

À l’alinéa 25, après la quatrième occurrence du mot :

« de »,

insérer le mot :

« la ».

🖋️Non soutenu
Alexandra Valetta Ardisson
29 mars 2018

À l’alinéa 11, substituer aux mots :

« de l’article »

les mots :

« des mots ».

🖋️Rejeté
Alain Ramadier
22 mars 2018

À l’alinéa 19, substituer au mot :

« quatre »

le mot :

« deux ».

🖋️Non soutenu
Alexandra Valetta Ardisson
29 mars 2018

À l’alinéa 25, après la quatrième occurrence du mot :

« de »,

insérer le mot :

« la ».

🖋️Irrecevable
Frédéric Petit
23 mars 2018
Après l'article 21, insérer l'article suivant:
🖋️Tombé
Jennifer De Temmerman
27 mars 2018

À l’alinéa 19, substituer au mot :

« quatre »,

le mot :

« six ».


Article 22
🖋️Adopté
Élise Fajgeles
29 mars 2018

À la première phrase de l’alinéa 4, substituer aux mots :

« , s’il est âgé entre dix-huit et trente ans, à l’étranger »,

les mots :

« à l’étranger âgé de dix-huit à trente ans, ».

🖋️Non soutenu
Jean-Louis Masson
30 mars 2018

À l’alinéa 5, après le mot :

« cours »,

insérer le mot :

« obligatoires ».

🖋️Non soutenu
Jean-Louis Masson
30 mars 2018

À l’alinéa 5, substituer au mot :

« vingt-cinq »,

le mot :

« vingt ».

🖋️Non soutenu
Alexandra Valetta Ardisson
29 mars 2018

À l’alinéa 5, après les mots :

« vingt-cinq »,

ajouter le mot :

« heures ».

🖋️Irrecevable
Alain Ramadier
22 mars 2018
🖋️Non soutenu
Frédérique Lardet
30 mars 2018

À l’alinéa 5, substituer aux mots :

« argent de poche »

le mot :

« indemnité ».

🖋️Irrecevable
Martine Wonner
23 mars 2018
Après l'article 22, insérer l'article suivant:
🖋️Non soutenu
Elsa Faucillon
30 mars 2018
Après l'article 22, insérer l'article suivant:

« À la première phrase du premier alinéa de l’article 5 bis de la loi n° 83‑634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires, après le mot : « France », sont insérés les mots : « ainsi que les ressortissants non-communautaires ». »

🖋️Tombé
Jean-Louis Masson
30 mars 2018

À la première phrase de l’alinéa 4, substituer au mot :

« trente »,

le mot :

« vingt-cinq ».


Article 23
🖋️Adopté
Fiona Lazaar
26 mars 2018
Avant l'article 23, insérer l'article suivant:

Le code de l’action sociale et des familles est ainsi modifié :

1° Le premier alinéa de l’article L. 222‑5‑1 est ainsi modifié :

a) À la première phrase, les mots : « un an avant sa majorité » sont remplacés par les mots : « dès l’âge de 16 ans » ;

b) À la même phrase, après le mot : « parcours » sont insérés les mots : « examiner sa situation administrative au regard des dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile » ;

c) À la dernière phrase, après le mot : « matière », il est inséré le mot : « administrative ».

2° Le premier alinéa de l’article L. 222‑5‑2 est ainsi modifié :

À la dernière phrase, après le mot : « matière », il est inséré le mot : « administrative ».

🖋️Adopté
Fiona Lazaar
26 mars 2018
Avant l'article 23, insérer l'article suivant:

À l’article L. 313‑15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, les mots : « depuis au moins six mois » sont supprimés.

🖋️Adopté
Élise Fajgeles
29 mars 2018

À la fin de la première phrase de l’alinéa 2, supprimer les mots :

« dans des conditions fixées par décret en Conseil d’État ».

🖋️Adopté
Florent Boudié
30 mars 2018

À la seconde phrase de l’alinéa 2, après le mot :

« nouvelles »

insérer les mots : 

« , notamment pour des raisons de santé, »

🖋️Adopté
Fiona Lazaar
26 mars 2018
Après l'article 23, insérer l'article suivant:

Après l’article L. 311‑9 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, il est inséré un article L. 311‑9‑1 ainsi rédigé :

« Art. L. 311‑9‑1. – L’Office français de l’immigration et de l’intégration évalue les besoins en formation linguistique de l’étranger en utilisant un test de connaissances orales et écrites en langue française. Ce test est fixé par un arrêté du ministre chargé de l’accueil et de l’intégration sur la base du cadre européen commun de référence pour les langues du Conseil de l’Europe tel qu’adopté par le comité des ministres du Conseil de l’Europe dans sa recommandation CM/ Rec (2008) 7 du 2 juillet 2008 (« niveau A1 »).

« Lorsque l’étranger obtient à ce test des résultats égaux ou supérieurs au niveau déterminé par l’arrêté mentionné au premier alinéa et attestant du niveau satisfaisant de maîtrise de la langue française prévu par l’article L. 311‑9, ou s’il justifie de la maîtrise de ce niveau par la production de diplômes ou de tests prévus par le même arrêté, il se voit remettre, par l’Office français de l’immigration et de l’intégration, une attestation de dispense de formation linguistique dont il est fait mention dans le contrat d’intégration républicaine.

« Lorsque l’étranger obtient à ce test des résultats inférieurs au niveau déterminé par l’arrêté mentionné au premier alinéa, une formation linguistique lui est prescrite dont il est fait mention dans le contrat d’intégration républicaine.

« À l’issue de la formation prescrite, le cas échéant, à l’étranger, l’organisme de formation lui remet une attestation nominative de présence mentionnant le nombre d’heures réalisées et les résultats obtenus aux tests d’évaluation intermédiaire et final.

« L’arrêté du ministre chargé de l’accueil et de l’intégration mentionné au premier alinéa du présent article fixe la durée maximale de la formation linguistique prescrite et précise les conditions dans lesquelles elle est peut être modulée en fonction des résultats obtenus aux tests d’évaluation intermédiaire ainsi que son contenu. »

🖋️Rejeté
Jeanine Dubié
23 mars 2018
Avant l'article 23, insérer l'article suivant:

La première phrase du 2° bis de l’article L. 313‑11 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est ainsi modifiée :

1° Les mots : « , depuis qu’il a atteint au plus l’âge de seize ans, » sont supprimés ;

2° Les mots : « du suivi de la », sont remplacés par les mots : « de l’engagement dans un parcours de » ;

3° Les mots : « de la nature de ses liens avec la famille restée dans le pays d’origine », sont supprimés ;

4° Les mots : « l’insertion », sont remplacés par les mots : « la volonté d’insertion ». »

🖋️Irrecevable
Jeanine Dubié
23 mars 2018
Avant l'article 23, insérer l'article suivant:
🖋️Rejeté
Marietta Karamanli
28 mars 2018

Supprimer cet article.

 

 

🖋️Rejeté
Élodie Jacquier-Laforge
30 mars 2018

Supprimer cet article.

🖋️Non soutenu
Elsa Faucillon
30 mars 2018

Supprimer cet article.

🖋️Non soutenu
Jean-Michel Clément
30 mars 2018

Supprimer cet article.

🖋️Rejeté
Sandrine Mörch
30 mars 2018

Supprimer cet article.

🖋️Rejeté
Élodie Jacquier-Laforge
30 mars 2018

Substituer aux alinéas 2 et 3 les trois alinéas suivants :

« « Art. L. 311‑6 – A titre expérimental, pour une durée de deux ans, lorsqu’un étranger a présenté une demande d’asile qui relève de la compétence de la France, l’autorité administrative, après l’avoir informé des motifs pour lesquels une autorisation de séjour peut être délivrée, et des conséquences de l’absence de demande sur d’autres fondements à ce stade, l’invite à indiquer s’il estime pouvoir prétendre à une admission au séjour à un autre titre et, dans l’affirmative l’invite à déposer sa demande. Il est informé que, sous réserve de circonstances nouvelles et sans préjudice des dispositions de l’article L. 511‑4, à l’expiration de ce délai il ne pourra solliciter son admission au séjour

« « Un décret en Conseil d’État précise les modalités d’application du présent article, notamment les conditions de dépôt de telles demandes, ainsi que le délai dans le cadre duquel elles doivent intervenir.

« « L’expérimentation fait l’objet d’une évaluation dont les résultats sont transmis au Parlement. » »

🖋️Rejeté
Marietta Karamanli
28 mars 2018

 

Substituer aux alinéas 2 et 3 les deux alinéas suivants :

« « Art. L. 311‑6. – Lorsqu’une demande d’asile est en cours ou a été définitivement rejetée, l’étranger qui sollicite la délivrance d’une carte de séjour doit justifier, pour obtenir ce titre, qu’il remplit l’ensemble des conditions prévues par le présent code.

« « L’existence d’une demande d’asile en cours d’instruction ou définitivement rejetée ne peut faire obstacle au dépôt d’une demande de titre de séjour sur un autre fondement. » »

🖋️Non soutenu
Elsa Faucillon
30 mars 2018

Substituer aux alinéas 2 et 3 l’alinéa suivant :

« « Art. L311‑6. – Lorsqu’un étranger présente une demande d’asile qui relève de la compétence de la France, l’autorité administrative, après l’avoir informé des motifs pour lesquels une autorisation de séjour peut être délivrée, l’invite à indiquer s’il estime pouvoir prétendre à une admission au séjour à un autre titre et, dans l’affirmative l’invite à déposer sa demande concomitamment à sa procédure d’asile. La sollicitation de la délivrance d’une carte de séjour pourra se faire tout au long de la procédure d’asile et après le rejet définitif de sa demande s’il remplit l’ensemble des conditions prévues par le présent code. » »

🖋️Non soutenu
Stéphane Trompille
30 mars 2018

Rédiger ainsi l'alinéa 2 :

« « Art. L311‑6. – Lorsqu’un étranger présente une demande d’asile qui relève de la compétence de la France, l’autorité administrative, après l’avoir informé des motifs pour lesquels une autorisation de séjour peut être délivrée, l’invite à indiquer s’il estime pouvoir prétendre à une admission au séjour à un autre titre et, dans l’affirmative l’invite à déposer sa demande concomitamment à sa procédure d’asile. La sollicitation de la délivrance d’une carte de séjour pourra se faire tout au long de la procédure d’asile et après le rejet définitif de sa demande s’il remplit l’ensemble des conditions prévues par le présent code. » »

🖋️Non soutenu
Brahim Hammouche
30 mars 2018

Rédiger ainsi l’alinéa 2 :

« « Art. L311‑6. – Lorsqu’un étranger présente une demande d’asile qui relève de la compétence de la France, l’autorité administrative, après l’avoir informé des motifs pour lesquels une autorisation de séjour peut être délivrée, l’invite à indiquer s’il estime pouvoir prétendre à une admission au séjour à un autre titre et, dans l’affirmative l’invite à déposer sa demande concomitamment à sa procédure d’asile. La sollicitation de la délivrance d’une carte de séjour pourra se faire tout au long de la procédure d’asile et après le rejet définitif de sa demande s’il remplit l’ensemble des conditions prévues par le présent code. » »

🖋️Rejeté
Sandrine Mörch
30 mars 2018

Rédiger ainsi l’alinéa 2 : 

« « Art. L. 311‑6. - Lorsqu’un étranger a présenté une demande d’asile qui relève de la compétence de la France, l’autorité administrative détermine, après un entretien, si sa situation et les documents dont il dispose lui permettent de prétendre à une admission au séjour à un autre titre. Dans l’affirmative, elle l’invite à déposer sa demande ou ses demandes dans des conditions fixées par décret en Conseil d’État et l’informe du fait que, sous réserve de circonstances nouvelles et sans préjudice des dispositions de l’article L. 511‑4, il ne pourra, à l’expiration de ce délai, solliciter son admission au séjour sur un fondement auquel il aura expressément renoncé. » »

🖋️Rejeté
Marietta Karamanli
22 mars 2018

Supprimer cet article.

🖋️Rejeté
Nathalie Elimas
23 mars 2018

Supprimer cet article.

🖋️Rejeté
Marietta Karamanli
22 mars 2018

Substituer aux alinéas 2 et 3, les deux alinéas suivants :

« Art. L. 311‑6. – Lorsqu’une demande d’asile est en cours ou a été définitivement rejetée, l’étranger qui sollicite la délivrance d’une carte de séjour doit justifier, pour obtenir ce titre, qu’il remplit l’ensemble des conditions prévues par le présent code.

« L’existence d’une demande d’asile en cours d’instruction ou définitivement rejetée ne peut faire obstacle au dépôt d’une demande de titre de séjour sur un autre fondement. »

🖋️Rejeté
Brahim Hammouche
23 mars 2018

Supprimer l’alinéa 2.

🖋️Rejeté
Brahim Hammouche
23 mars 2018

Après le mot :

« étranger »

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 2 :

« présente une demande d’asile qui relève de la compétence de la France, l’autorité administrative, après l’avoir informé des motifs pour lesquels une autorisation de séjour peut être délivrée, l’invite à indiquer s’il estime pouvoir prétendre à une admission au séjour à un autre titre et, dans l’affirmative l’invite à déposer sa demande concomitamment à sa procédure d’asile. La sollicitation de la délivrance d’une carte de séjour pourra se faire tout au long de la procédure d’asile et après le rejet définitif de sa demande s’il remplit l’ensemble des conditions prévues par le présent code. »

🖋️Irrecevable
Loïc Prud'homme
30 mars 2018
🖋️Non soutenu
Bertrand Pancher
26 mars 2018

I. – À la première phrase de l’alinéa 2, supprimer les mots :

« et des conséquences de l’absence de demande sur d’autres fondements à ce stade, ».

II. – En conséquence, supprimer la seconde phrase de l’alinéa 2.

🖋️Non soutenu
Jean-Christophe Lagarde
30 mars 2018

À la première phrase de l’alinéa 2, après la troisième occurrence du mot :

« demande »

insérer les mots :

« dans un délai d’un mois et ».

🖋️Rejeté
Jeanine Dubié
23 mars 2018

À la première phrase de l’alinéa 2, substituer aux mots :

« a présenté »

le mot :

« présente ».

🖋️Rejeté
Muriel Ressiguier
30 mars 2018

Rédiger ainsi la seconde phrase de l’alinéa 2 :

« Cette personne peut en outre toujours solliciter son admission au séjour au titre du livre III du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, notamment en faisant valoir des circonstances nouvelles qui seraient intervenues entre le dépôt de sa demande d’asile et le dépôt de cette nouvelle demande. »

🖋️Rejeté
Jeanine Dubié
23 mars 2018

Rédiger ainsi la seconde phrase de l’alinéa 2 :

« La sollicitation de la délivrance d’une carte de séjour peut se faire tout au long de la procédure d’asile et après le rejet définitif de sa demande s’il remplit l’ensemble des conditions prévues par le présent code. »

🖋️Rejeté
Caroline Fiat
23 mars 2018

Rédiger ainsi la seconde phrase de l’alinéa 2 :

« Il peut, en outre, toujours solliciter son admission au séjour au titre du livre III du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, notamment en faisant valoir des circonstances nouvelles qui seraient intervenues entre le dépôt de sa demande d’asile et le dépôt de cette nouvelle demande. »

🖋️Rejeté
Danièle Obono
30 mars 2018

I. - À la seconde phrase de l’alinéa 2, après le mot :

« nouvelles », 

insérer les mots :

« de toute nature ».

II. - En conséquence, à la même phrase l'alinéa 2, substituer aux mots :

« de ce délai », 

les mots :

« d’un délai de quatre mois ».

🖋️Non soutenu
Alexandra Valetta Ardisson
29 mars 2018

À la seconde phrase de l’alinéa 2, après le mot :

« pourra »,

insérer le mot :

« plus ».

🖋️Irrecevable
Martine Wonner
23 mars 2018
Après l'article 23, insérer l'article suivant:

Article 24
🖋️Adopté
Élise Fajgeles
29 mars 2018

À l’alinéa 8, supprimer la première occurrence du mot : « un ».

🖋️Adopté
Élise Fajgeles
29 mars 2018

À l’alinéa 19, substituer aux mots :

« lorsque le ou les parents sont titulaires »,

les mots :

« lorsqu’au moins l’un des parents est titulaire ».

🖋️Adopté
Élise Fajgeles
29 mars 2018

À l’alinéa 20 substituer aux mots :

« et ne peut »,

les mots :

« , sans pouvoir ».

🖋️Adopté
Élise Fajgeles
29 mars 2018

À la première phrase de l’alinéa 21, substituer aux mots :

« celui-ci »,

les mots :

« ce document ».

🖋️Non soutenu
Saïd Ahamada
30 mars 2018

I. – Supprimer l’alinéa 5.

II. – En conséquence, après la première occurrence du mot :

« résident »,

supprimer la fin de l’alinéa 7.

🖋️Non soutenu
Alexandra Valetta Ardisson
29 mars 2018

À l’alinéa 8, supprimer la première occurrence du mot : « un ».

🖋️Rejeté
Marietta Karamanli
28 mars 2018

Après l’alinéa 15, insérer les deux alinéas suivants :

« « 10° Dont un parent au moins est titulaire d’une autorisation provisoire de séjour leur permettant d’accompagner leurs mineur malade, délivré en vertu de l’article L311‑12 ;

« « 11° Recueilli par kafala judiciare par des ressortissants français ou étrangers en situation régulière. » »

🖋️Rejeté
Éric Coquerel
30 mars 2018

Compléter l’alinéa 16 par la phrase suivante :

« Si l’enfant est né en France, ce document de circulation est intitulé « titre d’identité républicain ». »

🖋️Rejeté
Bastien Lachaud
30 mars 2018

Compléter l’alinéa 16 par la phrase suivante :

« Si l’enfant est né en France, ce document de circulation, ainsi que celui le cas échéant de ses frères et sœurs mineurs, est intitulé « titre d’identité républicain ». »

🖋️Rejeté
Marietta Karamanli
22 mars 2018

Après l’alinéa 15, insérer les deux alinéas suivants :

« 10° Dont un parent au moins est titulaire d’une autorisation provisoire de séjour leur permettant d’accompagner leur mineur malade, délivré en application de l’article L. 311‑12 ;

« 11° Recueilli par décision de justice et élevé par un ressortissant français ou étranger en situation régulière. » »

🖋️Rejeté
Éric Diard
29 mars 2018

I. – À l’alinéa 17, substituer au mot :

« cinq »

le mot :

« quatre ». 

II. – En conséquence, procéder à la même substitution à l’alinéa 19.

🖋️Rejeté
Bénédicte Taurine
30 mars 2018

Supprimer l’alinéa 19.

🖋️Non soutenu
Barbara Bessot Ballot
30 mars 2018

Compléter cet article par les deux alinéas suivants :

« Lorsqu’une demande d’asile a été définitivement rejetée, l’étranger qui sollicite la délivrance d’une carte de séjour doit justifier, pour obtenir ce titre, qu’il remplit l’ensemble des conditions prévues par le présent code.

« Art. L. 321‑7. – Si l’étranger mineur dont la demande d’asile a été rejetée exerce une activité professionnelle, la personne qui l’emploie peut demander une dérogation afin de faciliter la délivrance d’une carte de séjour. »

🖋️Irrecevable
Stéphane Viry
23 mars 2018
Après l'article 24, insérer l'article suivant:

Article 25
🖋️Rejeté
Stella Dupont
30 mars 2018
Après l'article 25, insérer l'article suivant:

« Le gouvernement remet au parlement un rapport sur les différents montants des taxes et droits de timbre qui doivent être acquittés par les ressortissants étrangers. Ce rapport intègre des propositions sur la possibilité de diminuer ces taxes et droits de timbres. Ce rapport est produit dans un délai de 3 mois après la promulgation de la présente loi. »


Article 26
🖋️Adopté
Élise Fajgeles
29 mars 2018

À la seconde phrase de l’alinéa 4, après le mot :

« âgés »,

insérer le mot :

« de ».

🖋️Adopté
Élise Fajgeles
3 avr. 2018

I. – Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« « L’Office français de l’immigration et de l’intégration comprend un service médical. » »

II. – En conséquence, à l’alinéa 3, substituer aux mots :

« un alinéa ainsi rédigé »,

les mots :

« deux alinéas ainsi rédigés ».

🖋️Adopté
Martine Wonner
23 mars 2018

Compléter l’alinéa 2, par les mots :

« , il est complété par une phrase ainsi rédigée : « Cette visite médicale doit prévoir un repérage des troubles psychiques ; » ».

🖋️Adopté
Fiona Lazaar
27 mars 2018
Après l'article 26, insérer l'article suivant:

« Le premier alinéa de l’article L. 744‑11 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est ainsi modifié :

« 1° Après la première phrase, est insérée une phrase ainsi rédigée : 

« « Selon des modalités définies par décret en Conseil d’État, le mineur non accompagné qui bénéficie des dispositions mentionnées au deuxième alinéa de l’article L. 5221‑5 du code du travail et qui dépose une demande d’asile est autorisé à poursuivre son contrat pendant la durée de traitement de la demande. » ;

« 2° Au début de la seconde phrase, les mots : « Dans ce cas, » sont supprimés. »

🖋️Adopté
Florent Boudié
30 mars 2018
Après l'article 26, insérer l'article suivant:

« Le premier alinéa de l’article L. 744‑11 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est ainsi modifié :

« 1° Après la première phrase, est insérée une phrase ainsi rédigée : 

« « Selon des modalités définies par décret en Conseil d’État, le mineur non accompagné qui bénéficie des dispositions mentionnées au deuxième alinéa de l’article L. 5221‑5 du code du travail et qui dépose une demande d’asile est autorisé à poursuivre son contrat pendant la durée de traitement de la demande. » ;

« 2° Au début de la seconde phrase, les mots : « Dans ce cas, » sont supprimés. »

🖋️Adopté
Anne-Christine Lang
30 mars 2018
Après l'article 26, insérer l'article suivant:

Le deuxième alinéa de l’article L. 5221‑5 du code du travail est complété par une phrase ainsi rédigée :

« Cette autorisation est accordée de droit aux mineurs isolés étrangers pris en charge par l’aide sociale à l’enfance sous réserve de la présentation d’un contrat d’apprentissage ou de professionnalisation ».

🖋️Adopté
Martine Wonner
23 mars 2018
Après l'article 26, insérer l'article suivant:

Le premier alinéa de l’article L. 744‑11 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est ainsi rédigé :

« Lorsque l’Office français de protection des réfugiés et apatrides, pour des raisons qui ne sont pas imputables au demandeur d’asile, n’a pas statué sur la demande d’asile dans un délai de six mois à compter de l’introduction de la demande, le demandeur d’asile accède au marché du travail dans les conditions prévues à l’article L. 314‑4. »

🖋️Adopté
Martine Wonner
23 mars 2018
Après l'article 26, insérer l'article suivant:

Le premier alinéa de l’article L. 744‑11 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est ainsi modifié :

1° Après la première phrase, il est inséré une phrase ainsi rédigée : 

« Selon des modalités définies par décret en Conseil d’État, la personne qui bénéficie des dispositions mentionnées au deuxième alinéa de l’article L. 5221‑5 du code du travail et qui dépose une demande d’asile est autorisée à poursuivre son contrat pendant la durée de traitement de la demande. » ;

2° Au début de la seconde phrase, les mots : « Dans ce cas » sont supprimés.

🖋️Adopté
Martine Wonner
23 mars 2018
Après l'article 26, insérer l'article suivant:

Après le premier alinéa de l’article L. 744‑11 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« L’État peut autoriser, à titre expérimental et pour une durée de trois ans, l’accès au marché du travail des demandeurs d’asile dès l’introduction de la demande d’asile dans des conditions fixées par décret. »

🖋️Non soutenu
Daniel Labaronne
30 mars 2018

Après l'alinéa 2, insérer l'alinéa suivant :

« 1° bis Le 5° est ainsi rédigé :

« « 5° Au retour et à la réinsertion des étrangers dans leur pays d’origine. L’OFII doit notamment s’assurer que l’information sur les modalités d’aide au retour et à la réinsertion leur soit transmise dès l’arrivée en PADA ; » »

 

🖋️Irrecevable
Florent Boudié
30 mars 2018
🖋️Rejeté
Bastien Lachaud
30 mars 2018

Supprimer les alinéas 3 et 4.

🖋️Non soutenu
Alexandra Valetta Ardisson
29 mars 2018

À la seconde phrase de l’alinéa 4, après le mot :

« âgés »,

insérer le mot :

« de ».

🖋️Irrecevable
Martine Wonner
23 mars 2018
🖋️Non soutenu
Dimitri Houbron
30 mars 2018

I. - Compléter cet article par l’alinéa suivant : 

« Le personnel, chargés de l’exercice des missions définies aux 4° et 7° du présent article, est dans l’obligation de les exécuter dans la limite des dispositions fixées à l’article R. 4127‑47 du Code de la santé publique. En cas de refus, l’Office français de l’immigration et de l’intégration peut recourir à l’article L. 1110‑3 du Code de la santé publique. »

II. - En conséquence, à l’alinéa 3, substituer aux mots :

« un alinéa ainsi rédigé »,

le mot :

« deux alinéas ainsi rédigés ».

🖋️Rejeté
Caroline Fiat
23 mars 2018

Supprimer l’alinéa 4.

🖋️Non soutenu
Bertrand Pancher
26 mars 2018
Après l'article 26, insérer l'article suivant:

« L’article L. 744‑11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile est ainsi rédigé :

« « Art. L. 744‑11. – L’accès au marché du travail est autorisé au demandeur d’asile lorsque l’Office français de protection des réfugiés et apatrides, pour des raisons qui ne sont pas imputables au demandeur, n’a pas statué sur la demande d’asile dans un délai de six mois suivant l’introduction de la demande sans que la situation de l’emploi ne lui soit opposable. Le demandeur d’asile qui est autorisé à accéder au marché du travail bénéficie des actions de formation professionnelle continue prévues à l’article L. 6313‑1 du code du travail. » ;

« 8° La section 5 est complétée par un article L. 744‑12 ainsi rédigé :

« « Art. L. 744‑12. – Le demandeur d’asile qui a accepté les conditions matérielles d’accueil proposées en application de l’article L. 744‑1 a accès à une formation linguistique visant à l’apprentissage de la langue française dans l’attente de la décision définitive lui accordant ou lui refusant une protection au titre de l’asile ou jusqu’à son transfert effectif vers un autre État responsable de l’examen de sa demande d’asile. » »

🖋️Rejeté
Marietta Karamanli
28 mars 2018
Après l'article 26, insérer l'article suivant:

« L’article L. 744‑11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile est ainsi rédigé :

« « Art. L. 744‑11. – Dès l’enregistrement de la demande d’asile, l’Office français de protection des réfugiés et apatrides autorise l’accès au marché du travail au demandeur.

« « Le demandeur d’asile est alors soumis aux règles de droit commun applicables aux travailleurs étrangers pour la délivrance d’une autorisation de travail.

« « Le demandeur d’asile qui accède au marché du travail, dans les conditions prévues au premier alinéa du présent article, bénéficie des actions de formation professionnelle continue prévues à l’article L. 6313‑1 du code du travail. » »

🖋️Non soutenu
Jean-Michel Clément
30 mars 2018
Après l'article 26, insérer l'article suivant:

« L’article L. 744‑11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile est ainsi rédigé :

« « Art. L. 744‑11. – L’accès au marché du travail est autorisé au demandeur d’asile lorsque l’Office français de protection des réfugiés et apatrides, pour des raisons qui ne sont pas imputables au demandeur, n’a pas statué sur la demande d’asile dans un délai de six mois suivant l’introduction de la demande sans que la situation de l’emploi ne lui soit opposable. Le demandeur d’asile qui est autorisé à accéder au marché du travail bénéficie des actions de formation professionnelle continue prévues à l’article L. 6313‑1 du code du travail ». »

🖋️Rejeté
Fiona Lazaar
27 mars 2018
Après l'article 26, insérer l'article suivant:

Le premier alinéa de l’article L. 744‑11 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est ainsi rédigé :

« Lorsque l’Office français de protection des réfugiés et apatrides, pour des raisons qui ne sont pas imputables au demandeur d’asile, n’a pas statué sur la demande d’asile dans un délai de six mois à compter de l’introduction de la demande, le demandeur d’asile accède au marché du travail dans les conditions prévues à l’article L. 314‑4. »

🖋️Non soutenu
Elsa Faucillon
30 mars 2018
Après l'article 26, insérer l'article suivant:

« Le premier alinéa de l’article L. 744‑11 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est ainsi rédigé :

« « Lorsque l’Office français de protection des réfugiés et apatrides, pour des raisons qui ne sont pas imputables au demandeur d’asile, n’a pas statué sur la demande d’asile dans un délai de six mois à compter de l’introduction de la demande, le demandeur d’asile accède au marché du travail dans les conditions prévues à l’article L. 314‑4. » »

🖋️Non soutenu
M'jid El Guerrab
27 mars 2018
Après l'article 26, insérer l'article suivant:

« Le premier alinéa de l’article L. 744‑11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile est ainsi rédigé :

« « L’accès au marché du travail est autorisé au demandeur d’asile lorsque l’Office français de protection des réfugiés et apatrides ou la Cour nationale du droit d’asile, pour des raisons qui ne sont pas imputables au demandeur, n’ont pas statué sur la demande d’asile dans un délai de six mois suivant l’introduction de la demande. » »

🖋️Rejeté
Jean-Michel Clément
30 mars 2018
Après l'article 26, insérer l'article suivant:

« Le premier alinéa de l’article L. 744‑11 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est ainsi rédigé :

« « L’accès au marché du travail est accordé durant la durée d’examen de sa demande à tout demandeur d’asile, à l’exception de ceux dont la demande est examinée en application de l’article L. 723‑2. Le demandeur d’asile est soumis aux règles de droit commun applicables aux travailleurs étrangers pour la délivrance d’une autorisation de travail. » »

🖋️Non soutenu
Stanislas Guerini
30 mars 2018
Après l'article 26, insérer l'article suivant:

« I. – Le premier alinéa de l’article L. 744‑11 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est ainsi modifié :

« 1° À la première phrase, le mot : « neuf » est remplacé par le mot : « six » ;

« 2° La seconde phrase est ainsi rédigée :

« « En application du second alinéa de l’article L. 5221‑5 du code du travail, l’autorisation de travail mentionnée au 2° de l’article L. 5221‑2 lui est accordée de droit. »

« II. – Le deuxième alinéa de l’article L. 5221‑5 du code du travail est complété par une phrase ainsi rédigée :

« « Elle est également accordée de droit au demandeur d’asile répondant aux conditions prévues par l’article L. 744‑11 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et aux personnes dont la qualité de réfugié ou le bénéfice de la protection subsidiaire a été reconnu dans les conditions prévues à l’article L. 713‑1. » »

🖋️Rejeté
Jean-Noël Barrot
30 mars 2018
Après l'article 26, insérer l'article suivant:

« I. – Le premier alinéa de l’article L. 744‑11 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est ainsi modifié :

« 1° À la première phrase, le mot : « neuf » est remplacé par le mot : « six » ;

« 2° La seconde phrase est ainsi rédigée :

« « En application du second alinéa de l’article L. 5221‑5 du code du travail, l’autorisation de travail mentionnée au 2° de l’article L. 5221‑2 lui est accordée de droit. »

« II. – Le deuxième alinéa de l’article L. 5221‑5 du code du travail est complété par une phrase ainsi rédigée :

« « Elle est également accordée de droit au demandeur d’asile répondant aux conditions prévues par l’article L. 744‑11 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et aux personnes dont la qualité de réfugié ou le bénéfice de la protection subsidiaire a été reconnu dans les conditions prévues à l’article L. 713‑1. » »

🖋️Non soutenu
Jean-Christophe Lagarde
28 mars 2018
Après l'article 26, insérer l'article suivant:

« L’article L. 744‑11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile est ainsi modifié :

« a) À la fin de la première phrase du premier alinéa, les mots : « dans un délai de neuf mois à compter de l’introduction de la demande » sont supprimés ;

« b) Il est ajouté un alinéa ainsi rédigé :

« « Un décret en Conseil d’État précise les modalités d’application du présent article. » »

🖋️Non soutenu
Jean-Christophe Lagarde
28 mars 2018
Après l'article 26, insérer l'article suivant:

« L’article L. 744‑11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile est ainsi modifié :

« a) À la première phrase du premier alinéa, le mot : « neuf » est remplacé le mot : « trois » ;

« b) Il est ajouté un alinéa ainsi rédigé :

« « Un décret en Conseil d’État précise les modalités d’application du présent article. » »

🖋️Non soutenu
Jean-Christophe Lagarde
28 mars 2018
Après l'article 26, insérer l'article suivant:

« L’article L. 744‑11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile est ainsi modifié :

« a) À la première phrase du premier alinéa, le mot : « neuf » est remplacé le mot : « six » ;

« b) Il est ajouté un alinéa ainsi rédigé :

« « Un décret en Conseil d’État précise les modalités d’application du présent article. » »

🖋️Rejeté
Marietta Karamanli
28 mars 2018
Après l'article 26, insérer l'article suivant:

« À la première phrase du premier alinéa de l’article L. 744‑11 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, le mot : « neuf » est remplacé par le mot : « six ». »

🖋️Rejeté
Fiona Lazaar
27 mars 2018
Après l'article 26, insérer l'article suivant:

« Après le premier alinéa de l’article L. 744‑11 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« « L’État peut autoriser, à titre expérimental et pour une durée de trois ans, l’accès au marché du travail des demandeurs d’asile dès l’introduction de la demande d’asile dans des conditions fixées par décret. » »

🖋️Rejeté
Florent Boudié
30 mars 2018
Après l'article 26, insérer l'article suivant:

« Après le premier alinéa de l’article L. 744‑11 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« « L’État peut autoriser, à titre expérimental et pour une durée de trois ans, l’accès au marché du travail des demandeurs d’asile dès l’introduction de la demande d’asile dans des conditions fixées par décret. » »

🖋️Non soutenu
Bertrand Pancher
26 mars 2018
Après l'article 26, insérer l'article suivant:

« L’article L. 744‑11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« « Lorsqu’il s’agit d’un étranger qui a été admis en France au titre de l’asile et qui est porteur d’un visa de long séjour, il est mis en possession d’une attestation de demande d’asile l’autorisant à travailler. » »

🖋️Non soutenu
M'jid El Guerrab
27 mars 2018
Après l'article 26, insérer l'article suivant:

« Au second alinéa de l’article L. 744‑11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la référence : « L. 6313‑1 » est remplacée par la référence : « L. 6311‑1 ». »

🖋️Non soutenu
M'jid El Guerrab
27 mars 2018
Après l'article 26, insérer l'article suivant:

« L’article L. 744‑11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« « Le demandeur d’asile, dès l’introduction de sa demande, bénéficie des actions de formation professionnelle continue prévues à l’article L. 6311‑1 du code du travail. » ».

🖋️Rejeté
Muriel Ressiguier
30 mars 2018
Après l'article 26, insérer l'article suivant:

Le titre IV du livre VII du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est ainsi modifié :

1° L’article L. 741‑1 est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Cette attestation autorise son titulaire à travailler, à l’instar du récépissé mentionné aux deux premiers alinéas de l’article R. 311‑6 du même code. » ;

2° Après le troisième alinéa de l’article L. 744‑9, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Si le bénéficiaire du montant de l’allocation pour demandeur d’asile dispose de ressources ayant le caractère de revenus professionnels ou qui en tiennent lieu, le montant de l’allocation est alors diminué à due concurrence dans des conditions fixées par décret en Conseil d’État. »

🖋️Rejeté
Matthieu Orphelin
30 mars 2018
Après l'article 26, insérer l'article suivant:

« I. – À titre expérimental et pour une durée de deux ans, un dispositif est institué sur certains territoires afin d’autoriser l’accès au travail des demandeurs d’asile dès le mois qui suit l’introduction de la demande devant l’Office français de protection des réfugiés et apatrides. Cette expérimentation s’effectue sur des territoires à faible taux de chômage et concerne notamment des métiers en tension. Elle s’appuiera sur des contrats de travail dont la durée ne pourra excéder la durée de l’examen de la demande.

« Les conditions de mise en œuvre de cette expérimentation sont définies par décret.

« II. – Le I entre en vigueur dès la promulgation de la loi.

« III. – Le gouvernement remet au parlement deux rapports d’évaluation sur l’expérimentation, le premier un an après le début de la mise en œuvre et le second à la fin de l’expérimentation. »

🖋️Non soutenu
Caroline Janvier
30 mars 2018
Après l'article 26, insérer l'article suivant:

« I. – Le Gouvernement remet au Parlement, dans un délai de vingt-quatre mois à compter de la promulgation de la présente loi, un rapport d’information relatif à l’opportunité de créer un médiateur de l’intégration et de l’asile.

« II. – Le rapport évalue l’opportunité de créer un médiateur de l’intégration et de l’asile qui aura pour tâche de veiller au bon déroulement des différentes étapes de la demande d’asile, et de l’accompagnement effectif des personnes tel que prévu par la loi. »

🖋️Tombé
Jeanine Dubié
23 mars 2018
Après l'article 26, insérer l'article suivant:

Après la première occurrence du mot : 

« asile »,

la fin de la première phrase du premier alinéa de l’article L. 744‑11 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, est ainsi rédigée : 

« tant qu’il n’aura pas été statué sur sa demande d’asile de manière définitive par l’Office français de protection des réfugiés et apatrides ou, le cas échéant, par la cour nationale du droit d’asile. »

🖋️Tombé
Jeanine Dubié
23 mars 2018
Après l'article 26, insérer l'article suivant:

À la première phrase du premier alinéa de l’article L. 744‑11 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, le mot : « neuf » est remplacé par le mot : « six ».


Article 27
🖋️Adopté
Élise Fajgeles
29 mars 2018

À la fin de l’alinéa 6, substituer aux mots :

« leur publication »,

les mots :

« la publication de ces ordonnances ».

🖋️Rejeté
Marietta Karamanli
22 mars 2018

Supprimer cet article.

🖋️Rejeté
Adrien Quatennens
23 mars 2018

Supprimer cet article.

🖋️Rejeté
Jeanine Dubié
23 mars 2018

À l’alinéa 6, après le mot :

« Parlement »,

insérer les mots :

« , après saisine du Défenseur des droits, ».

🖋️Rejeté
Marietta Karamanli
28 mars 2018

Supprimer cet article.

 

 

 

🖋️Non soutenu
Bénédicte Taurine
30 mars 2018

Supprimer cet article

🖋️Non soutenu
Elsa Faucillon
30 mars 2018

Supprimer cet article.

🖋️Irrecevable
Dimitri Houbron
30 mars 2018
🖋️Non soutenu
Jean-Christophe Lagarde
30 mars 2018

Après l’alinéa 5, insérer l’alinéa suivant :

« Au plus tard quinze jours avant la publication d’une ordonnance en application du présent article, le Gouvernement la présente devant les commissions permanentes compétentes du Sénat et de l’Assemblée nationale. »

🖋️Non soutenu
Bénédicte Taurine
30 mars 2018
Après l'article 27, insérer la division et l'intitulé suivants:

 

« Conformément à l’article 37‑1 de la Constitution et pour une durée maximale de deux ans, le représentant de l’État dans le département et les recteurs d’académie, dans les régions ou départements volontaires, pour un maximum de 2 régions et de 6 départements, peuvent expérimenter une allocation renforcée de moyens humains et financiers en direction des enfants allophones nouvellement arrivés en France, que ce soit au niveaux de l’école élémentaire, du collège, ou de l’enseignement secondaire. Ces expérimentations pourront ainsi concerner l’augmentation des heures de soutien, la possibilité d’un suivi linguistique personnalisé, la diminution des élèves par classe dans les UPE2A pour favoriser un meilleur apprentissage.

« Ces expérimentations donneront lieu à un rapport permettant d’apprécier l’opportunité de généraliser ou non ces délivrances de contrats jeunes majeurs à l’intégralité du territoire national. »

🖋️Irrecevable
Muriel Ressiguier
30 mars 2018
Après l'article 27, insérer la division et l'intitulé suivants:

Article 28
🖋️Irrecevable
Martine Wonner
23 mars 2018
Avant l'article 28, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Martine Wonner
23 mars 2018
Avant l'article 28, insérer l'article suivant:
🖋️Rejeté
Marietta Karamanli
22 mars 2018

Supprimer cet article.

🖋️Rejeté
Adrien Quatennens
23 mars 2018

Supprimer cet article.

🖋️Rejeté
Marietta Karamanli
28 mars 2018

Supprimer cet article.

🖋️Non soutenu
Muriel Ressiguier
30 mars 2018

Supprimer cet article

🖋️Non soutenu
Elsa Faucillon
30 mars 2018

Supprimer cet article.

🖋️Non soutenu
Martine Wonner
29 mars 2018

Rédiger ainsi l’alinéa 3 :

« L’étranger doit prendre l’engagement de n’exercer en France aucune activité professionnelle. Le détenteur de la carte de séjour temporaire portant la mention « visiteur » sera de fait bénéficiaire d’une attestation d’assurance maladie mais à ce titre-là, seuls les soins opinés seront pris en charge. »

🖋️Rejeté
Stella Dupont
30 mars 2018

Après l’alinéa 3, insérer l’alinéa suivant :

« Des dérogations aux conditions prévues aux alinéas précédents peuvent toutefois être accordées par le préfet au regard de la particularité de la situation du demandeur et des garanties qu’il apporte. »

🖋️Rejeté
Martine Wonner
23 mars 2018

À l’alinéa 3, supprimer les mots :

« en outre justifier de la possession d’une assurance maladie couvrant la durée de son séjour et ».


Article 29
🖋️Non soutenu
Loïc Prud'homme
30 mars 2018

Supprimer cet article

🖋️Rejeté
Jean-Hugues Ratenon
23 mars 2018

Supprimer cet article.

🖋️Non soutenu
Christophe Blanchet
30 mars 2018

I. – À l’alinéa 7, substituer au mot :

« ICT »,

les mots :

« du transfert temporaire intragroupe ».

II. – En conséquence, procéder à la même substitution à l’alinéa 19.


Article 30
🖋️Rejeté
Marietta Karamanli
22 mars 2018

Supprimer cet article.

🖋️Rejeté
Jean-Hugues Ratenon
23 mars 2018

Supprimer cet article.

🖋️Rejeté
Marietta Karamanli
22 mars 2018

Rédiger ainsi cet article :

« L’article 336 du code civil est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Si le procureur de la République n’a pas engagé de poursuites judiciaires dans le délai de quatre mois après avoir été informé par l’administration de l’existence d’indices sérieux laissant présumer une reconnaissance frauduleuse de l’enfant, le document d’identité sollicité est délivré de plein droit. » »

🖋️Rejeté
Marietta Karamanli
22 mars 2018

Rédiger ainsi cet article :

« Après le 6° de l’article L. 313‑11 du même code, il est inséré un 6° bis, ainsi rédigé :

« 6° bis Au parent étranger d’un enfant français tant que la reconnaissance de filiation litigieuse n’a pas été définitivement annulée par le juge civil ; » ».

🖋️Rejeté
Marietta Karamanli
22 mars 2018

Rédiger ainsi cet article :

« L’article L. 313‑11 du même code est complété par un 12° ainsi rédigé :

« 12° À l’étranger qui, au regard du droit de mener une vie familiale normale au sens de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’Homme, ne peut faire l’objet d’une expulsion du territoire français. » »

🖋️Rejeté
Marietta Karamanli
22 mars 2018

Rédiger ainsi cet article :

« L’article L. 313‑11 du même code est complété par un 12° ainsi rédigé :

« 12° À l’étranger qui, menacé dans son pays d’origine d’être soumis à la torture ou de subir des peines ou traitements inhumains ou dégradants au sens de l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’Homme, ne peut faire l’objet d’une expulsion du territoire français. » »

🖋️Rejeté
Marietta Karamanli
22 mars 2018

Rédiger ainsi cet article :

« L’article L. 313‑11 du même code est complété par un 12° ainsi rédigé :

« 12° À l’étranger qui a été victime de la traite des êtres humains. » »

🖋️Rejeté
Marietta Karamanli
28 mars 2018

Supprimer cet article.

🖋️Non soutenu
Danièle Obono
30 mars 2018

Supprimer cet article.

🖋️Non soutenu
Elsa Faucillon
30 mars 2018

Supprimer cet article.

🖋️Rejeté
Marietta Karamanli
28 mars 2018

Rédiger ainsi cet article :

« Le 6° de l’article L. 313‑11 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est complété par les mots : « , ainsi qu'au parent étranger d’un enfant français tant que la reconnaissance de filiation litigieuse n’a pas été définitivement annulée par le juge civil. » »

🖋️Rejeté
Marietta Karamanli
28 mars 2018

Rédiger ainsi cet article :

« L’article L. 313‑11 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est complété par un 12° ainsi rédigé :

« « 12° À l’étranger qui, au regard du droit de mener une vie familiale normale au sens de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’Homme, ne peut faire l’objet d’une expulsion du territoire français. » »

🖋️Rejeté
Marietta Karamanli
28 mars 2018

Rédiger ainsi cet article :

« L’article L. 313‑11 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est complété par un 12° ainsi rédigé :

« « 12° À l’étranger qui, menacé dans son pays d’origine d’être soumis à la torture ou de subir des peines ou traitements inhumains ou dégradants au sens de l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’Homme, ne peut faire l’objet d’une expulsion du territoire français. » »

🖋️Rejeté
Marietta Karamanli
28 mars 2018

Rédiger ainsi cet article :

« L’article L. 313‑11 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est complété par un 12° ainsi rédigé :

« « 12° À l’étranger qui a été victime de la traite des êtres humains. » »

🖋️Rejeté
Marietta Karamanli
28 mars 2018

Rédiger ainsi cet article :

« L’article 336 du code civil est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« « Si procureur de la République n’a pas engagé de poursuites judiciaires dans le délai de quatre mois après avoir été informé par l’administration de l’existence d’indices sérieux laissant présumer une reconnaissance frauduleuse de l’enfant, le document d’identité sollicité est délivré de plein droit. » »

🖋️Non soutenu
Éric Coquerel
30 mars 2018

Supprimer les alinéas 1 et 2.

🖋️Rejeté
Sandrine Mörch
30 mars 2018

Supprimer les alinéas 8 à 24.

🖋️Rejeté
Jeanine Dubié
23 mars 2018

Supprimer les alinéas 1 et 2.

🖋️Rejeté
Éric Diard
29 mars 2018

Après l'alinéa 11, insérer l’alinéa suivant :

« « Si le doute subsiste à l’issue du délai de sursis, le procureur de la République peut demander à ce que la filiation soit établie par un test d’ADN. En cas de refus de la part de l’étranger, la filiation est réputée frauduleuse. » »

🖋️Non soutenu
Jean-Christophe Lagarde
30 mars 2018

Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« III. – Un décret en Conseil d’État précise les modalités d’application du présent article. »

🖋️Rejeté
Valérie Boyer
30 mars 2018
Après l'article 30, insérer l'article suivant:

« Au dernier alinéa de l’article 63 du code civil, les montants : « 3 à 30 euros » sont remplacés par le montant : « 750 euros ». »

🖋️Rejeté
Valérie Boyer
30 mars 2018
Après l'article 30, insérer l'article suivant:

Après l’article 143 du code civil, il est inséré un article 143‑1 ainsi rédigé :

« Art. 143‑1. – Le mariage ne peut être contracté si l’un des futurs époux séjourne irrégulièrement sur le territoire français. »

🖋️Rejeté
Alain Ramadier
22 mars 2018
Après l'article 30, insérer l'article suivant:

Au deuxième alinéa du 2° de l’article 63 du code civil, les mots : « , s’il l’estime nécessaire, » sont supprimés.

🖋️Rejeté
Valérie Boyer
30 mars 2018
Après l'article 30, insérer l'article suivant:

À la première phrase du premier alinéa de l’article 175‑2 du code civil, les mots : « peut saisir » sont remplacés par le mot : « saisit ».

🖋️Rejeté
Valérie Boyer
30 mars 2018
Après l'article 30, insérer l'article suivant:

L’article 175‑2 du code civil, est ainsi modifié :

1° Après le deuxième alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Lorsqu’il apparaît que le mariage envisagé a pour finalité de tenter de commettre l’une des infractions mentionnées à l’article L. 623‑1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, le procureur de la République, saisi sans délai par l’officier d’état civil, est tenu dans les quinze jours de sa saisine de surseoir à la célébration du mariage et de faire procéder à une enquête sur cette tentative de commission d’infraction. » ;

2° Au troisième alinéa, le mot : « un » est remplacé par le mot : « trois ».

🖋️Non soutenu
Elsa Faucillon
30 mars 2018
Après l'article 30, insérer l'article suivant:

L’article 336 du code civil est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Lorsque le procureur de la République n’a pas engagé de poursuites judiciaires dans le délai de quatre mois après avoir été informé par l’administration de l’existence d’indices sérieux laissant présumer une reconnaissance frauduleuse de l’enfant, l’administration est tenue de délivrer le document d’identité sollicité au demandeur. »

🖋️Rejeté
Valérie Boyer
30 mars 2018
Après l'article 30, insérer l'article suivant:

L’article L. 2122‑32 du code général des collectivités territoriales est complété par une phrase ainsi rédigée : « Le maire désigne parmi ses adjoints officiers d’état civil un ou plusieurs référents en matière de détection des mariages envisagés dans un but autre que l’union matrimoniale chargé de les conseiller, en particulier dans la conduite des auditions prévues au 2° de l’article 63 du code civil. »

🖋️Rejeté
Valérie Boyer
30 mars 2018
Après l'article 30, insérer l'article suivant:

« Après la première phrase du deuxième alinéa de l’article L 2123‑12 du code général des collectivités territoriales, est insérée une phrase ainsi rédigée : « Il prévoit une formation à la détection des mariages envisagés dans un but autre que l’union matrimoniale pour ceux de ses membres qui remplissent les fonctions d’officier de l’état civil. » »


Article 31
🖋️Non soutenu
Éric Ciotti
29 mars 2018

« Le 11° de l’article L. 313‑11 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est ainsi rédigé :

« « 11° À l’étranger résidant en France depuis au moins trois ans dont l’état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner pour lui des conséquences d’une exceptionnelle gravité, sous réserve de l’absence d’un traitement approprié dans le pays dont il est originaire, sauf circonstance humanitaire exceptionnelle appréciée par l’autorité administrative après avis du directeur général de l’agence régionale de santé, sans que la condition prévue à l’article L. 311‑7 soit exigée.

« « La décision de délivrer la carte de séjour est prise par l’autorité administrative, après avis du médecin de l’Office français de l’immigration et de l’intégration. Le médecin de l’Office français de l’immigration et de l’intégration peut convoquer le demandeur pour une consultation médicale. Le dépôt de la demande de carte de séjour doit intervenir dès que la situation sanitaire du demandeur le justifie. » »

🖋️Rejeté
Aurélien Taché
30 mars 2018

I. - Avant l’alinéa 1, insérer l’alinéa suivant :

« I. - À la première phrase du 2° bis de l’article L313‑11 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, les mots : « depuis qu’il a atteint au plus l’âge de seize ans » sont supprimés ;« .

II. - En conséquence, au début de l’alinéa 1, insérer la mention : « II. - ».

III. - En conséquence, après l’alinéa 2, insérer l’alinéas suivant :

« III. - L’article L. 313‑15 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est abrogé. »

🖋️Non soutenu
Loïc Prud'homme
30 mars 2018

I. - Avant l’alinéa 1, insérer les cinq alinéas suivants :

« I. - Le 4° de l’article L. 313‑11 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est ainsi modifié :

« 1° Après le mot : « marié », sont insérés les mots : « ou ayant conclu un pacte civil de solidarité » ;

« 2° Les mots : « depuis le mariage » sont supprimés ;

« 3° Après la seconde occurrence du mot : « mariage », sont insérés les mots : « ou le pacte de solidarité civile » ;

« 4° Il est complété par une phrase ainsi rédigée : « Les conditions prévues par l’article L. 313‑2 ne sont pas exigées ; ».

II. - En conséquence, au début de l’alinéa 1, insérer la mention : « II. - ».

🖋️Non soutenu
Jean-Christophe Lagarde
30 mars 2018

I. - Avant l’alinéa 1, insérer l’alinéa suivant :

« I. - Au 6° de l’article L. 313‑11 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, après les mots : « à la condition qu’il établisse » sont insérés les mots : « la preuve biologique de la filiation et ». »

II. - En conséquence, au début de l’alinéa 1, insérer la mention : « II. - ».

🖋️Non soutenu
Éric Bothorel
30 mars 2018

I. - Avant l’alinéa 1, insérer les deux alinéas suivants :

« I. - Après la première phrase du 7° de l’article L. 313‑11 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, est insérée une phrase ainsi rédigée :

« « Un hébergement ou accompagnement réalisé bénévolement dans les conditions prévues par l’article L. 622‑4 est pris en compte dans l’examen de l’intensité des liens et des conditions d’existence de l’intéressé. » »

II. - En conséquence, au début de l’alinéa 1, insérer la mention : « II. - ».

🖋️Irrecevable
Caroline Janvier
30 mars 2018
🖋️Rejeté
Éric Diard
29 mars 2018

Au début de l’alinéa 2, supprimer les mots :

« Sous réserve de l’accord de l’étranger et ».

🖋️Rejeté
Jean-Hugues Ratenon
23 mars 2018

Rédiger ainsi cet article :

« Au 11° de l’article L. 313‑11 du code de l’entrée et des étrangers et du droit d’asile, il est inséré le 11° bis suivant : « Conformément à l’article 37‑1 de la Constitution et pour une durée maximale de trois ans, le représentant de l’État dans le département peut expérimenter dans les départements volontaires, pour un maximum de 6 départements, la mise en place d’un avis médical au titre du 11° qui soit non pas donné par un collège de médecins du service médical de l’Office français de l’immigration et de l’intégration, mais par le Défenseur des droits. Ces expérimentations donneront lieu à un rapport permettant d’apprécier l’opportunité de généraliser ou non cette expertise plus indépendante et impartiale que les seuls médecins de l’Office français de l’immigration et de l’intégration à l’intégralité du territoire national »

🖋️Non soutenu
Bénédicte Taurine
30 mars 2018

I. – Compléter cet article par les deux alinéas suivants :

« 2° Il est ajouté un alinéa ainsi rédigé :

« « Conformément à l’article 37‑1 de la Constitution et pour une durée maximale de trois ans, le représentant de l’État dans le département peut expérimenter dans les départements volontaires, pour un maximum de six départements, la mise en place d’un avis médical au titre du 11° du présent article qui soit non pas donné par un collège de médecins du service médical de l’Office français de l’immigration et de l’intégration, mais par le Défenseur des droits. Ces expérimentations donnent lieu à un rapport permettant d’apprécier l’opportunité de généraliser ou non cette expertise plus indépendante et impartiale que les seuls médecins de l’Office français de l’immigration et de l’intégration à l’intégralité du territoire national. » »

II. – En conséquence, substituer à l’alinéa 1 les deux alinéas suivants :

« L’article L. 313‑11 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est ainsi modifié :

« 1° Après la troisième phrase du 11°, est insérée une phrase ainsi rédigée : ».


Article 32
🖋️Adopté
Annie Chapelier
30 mars 2018

Après l’alinéa 3, insérer les deux alinéas suivants :

« 1° bis Le même article est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Une fois arrivée à expiration, la carte de séjour visée aux alinéas précédents est renouvelée de plein droit même après l’expiration de l’ordonnance de protection, lorsque l’étranger a porté plainte contre l’auteur des faits, pendant la durée de la procédure pénale y afférente. »

🖋️Non soutenu
Éric Coquerel
30 mars 2018

Avant l’alinéa 2, insérer les quatre alinéas suivants :

« 1° A Le premier alinéa de l’article L. 316‑1 est ainsi modifié :

« a) À la première phrase, après le mot : « pénal », sont inséré les mots : « , ainsi que toutes les infractions pénales prévues par le code du travail, notamment aux articles L. 8221‑1, L. 1132‑1 à L. 1132‑3‑3, L1142‑1 à L. 1142‑5, L. 1152‑1 à L1152-et L. 1153‑1 à L. 1153‑6, L. 2141‑4, L. 2141‑9 et L. 2141‑11 à L. 2143‑22, L. 2141‑5 à L. 2141‑8 » ;

« b) Est ajoutée une phrase ainsi rédigée :

« « Pour les infractions pénales au code du travail sus-citées, la carte de séjour est délivrée à la condition que le dépôt de plainte ou le témoignage eux-mêmes aient pour effet direct ou indirect de porter préjudice au droit au séjour de l’intéressé ou à son activité professionnelle. » »

🖋️Non soutenu
Bastien Lachaud
30 mars 2018

Avant l’alinéa 2, insérer l'alinéa suivant :

« 1° A À la première phrase du premier alinéa de l’article L. 316‑1, après le mot : « pénal », sont insérés les mots : « , ainsi que toutes autres infractions pénales à la condition que le dépôt de plainte ou le témoignage eux-mêmes aient pour effet direct ou indirect de porter préjudice droit au séjour de l’intéressé ou à son activité professionnelle » ;

🖋️Rejeté
Sandrine Mörch
30 mars 2018

Avant l’alinéa 2, insérer l'alinéa suivant :  

« 1° A À la première phrase de l’article L. 316‑1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, après le mot : « pénal », sont insérés les mots : « , à l’article L. 622‑5 du présent code, ». »

🖋️Non soutenu
Danièle Obono
30 mars 2018

Avant l’alinéa 2, insérer les deux alinéas suivants :

« 1° A Après la première phrase du premier alinéa de l’article L. 316‑1, est insérée la phrase suivante :

« « Cette même carte de séjour temporaire est délivrée à la personne qui s’est constituée partie civile au sens de l’article 85 du code de procédure pénale ». »

🖋️Non soutenu
Loïc Prud'homme
30 mars 2018

Avant l’alinéa 2, insérer l’alinéa suivant :

« 1° A Aux premier et deuxième alinéas de l’article L. 316‑3 les mots : « l’étranger qui bénéficie d’une ordonnance de protection en vertu de l’article 515‑9 du code civil, en raison des » sont remplacés par les mots : « la personne victime de ». »

🖋️Non soutenu
Marie Tamarelle-Verhaeghe
30 mars 2018

Avant l'alinéa 2, insérer l'alinéa suivant :

« 1° A Au deuxième alinéa de l’article L. 316‑3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, après le mot : « bénéficie », sont insérés les mots : « ou a bénéficié ». »

🖋️Non soutenu
Marie Tamarelle-Verhaeghe
30 mars 2018

Substituer aux alinéas 2 et 3 l'alinéa suivant :

« 1° Après la dernière occurrence du mot : »étranger« , la fin du dernier alinéa de l’article L. 316‑3 est ainsi rédigé : « qui bénéficie ou a bénéficié d’une telle ordonnance de protection. La condition prévue à l’article L. 313‑2 du présent code n’est pas exigée. Cette carte de séjour temporaire ouvre droit à l’exercice d’une activité professionnelle. » ; »

🖋️Non soutenu
Marietta Karamanli
28 mars 2018

Après l’alinéa 3, insérer les deux alinéas suivants :

« 1° bis L’article L. 316‑3 est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« « Le renouvellement du titre de séjour accordé aux personnes bénéficiant d’une ordonnance de protection sur le fondement du présent article continue d’être garanti après l’expiration de la dite ordonnance. » ; ».

🖋️Non soutenu
Jean-Luc Mélenchon
23 mars 2018

Après l'alinéa 1, insérer l’alinéa suivant :

Aux premier et deuxième alinéas de l’article L. 316-3 les mots « l'étranger qui bénéficie d'une ordonnance de protection en vertu de l'article 515-9 du code civil, en raison des » sont remplacés par les mots : « la personne victime de ».

🖋️Non soutenu
Martine Wonner
29 mars 2018

Après l’alinéa 3, insérer l’alinéa suivant :

« 1° bis Le début du premier alinéa de l’article L. 316‑4 est ainsi rédigé : « En cas d’ouverture d’une procédure d’instruction, et uniquement sur saisine du Procureur de la République, une carte... (le reste sans changement). » »

🖋️Rejeté
Jeanine Dubié
23 mars 2018

Après l’alinéa 1, insérer un alinéa ainsi rédigé :

« 1° A Au deuxième alinéa et à la première phrase du dernier alinéa de l’article L. 316‑3, après les mots : « qui bénéficient », sont insérés les mots : « , ou qui ont bénéficié, ».

🖋️Rejeté
Marietta Karamanli
22 mars 2018

Après l’alinéa 3, insérer les deux alinéas suivants :

« 1° bis L’article L. 316‑3 est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Le renouvellement du titre de séjour accordé aux personnes bénéficiant d’une ordonnance de protection sur le fondement du présent article continue d’être garanti après l’expiration de la dite ordonnance. » »

🖋️Rejeté
Caroline Fiat
23 mars 2018

Après le mot :

« et »,

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 4 :

« le mot :« étranger » est remplacé par le mot : « personne ». »

🖋️Non soutenu
Clémentine Autain
23 mars 2018

Après le mot : « et », substituer à la fin de l’alinéa 4 les mots : « le mot "personne" est substitué au mot "étranger" ».

🖋️Non soutenu
Muriel Ressiguier
30 mars 2018

À l'alinéa 4, les mots :

« après le mot : « étranger » sont insérés les mots : « détenteur de la carte de séjour mentionnée à l’article L. 316‑3 » »

sont remplacés par les mots

« le mot : « étranger » est remplacé par le mot : « personne ». »

🖋️Non soutenu
Jean-Luc Mélenchon
23 mars 2018

Compléter cet article par les deux alinéas suivants :

a) Au premier alinéa de l’article L. 316-1, après les mots « 225-10 du code pénal », inséré les mots « , ainsi que toutes les infractions pénales prévues par le code du travail, notamment aux articles L. 8221-1, L. 1132-1 à L. 1132-3-3, L1142-1 à L. 1142-5, L. 1152-1 à L1152-et  L.1153-1 à L. 1153-6, L. 2141-4, L. 2141-9 et L. 2141-11 à L. 2143-22, L. 2141-5 à L. 2141-8 ;

b) Pour les infractions pénales au code du travail sus-citées, la carte de séjour est délivrée à la condition que le dépôt de plainte ou le témoignage eux-mêmes aient pour effet direct ou indirect de porter préjudice au droit au séjour de l’intéressé ou à son activité professionnelle »

🖋️Non soutenu
Clémentine Autain
23 mars 2018

Compléter l’article par les alinéas suivants :

a) Au premier alinéa de l’article L. 316-1, après les mots « 225-10 du code pénal », sont insérés les mots « , ainsi que toutes autres infractions pénales à la condition que le dépôt de plainte ou le témoignage eux-mêmes aient pour effet direct ou indirect de porter préjudice droit au séjour de l’intéressé ou à son activité professionnelle »

🖋️Non soutenu
Clémentine Autain
23 mars 2018

Compléter cet article par l'alinéa suivant :

Au premier alinéa de l’article L. 316-1, après la première phrase est insérée la phrase suivante :

« Cette même carte de séjour temporaire est délivrée à la personne qui s’est constituée partie civile au sens de l’article 85 du code de procédure pénale ».


Article 33
🖋️Adopté
Laurence Vichnievsky
30 mars 2018
Après l'article 33, insérer l'article suivant:

« L’article L. 111‑10 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est ainsi modifié :

« a) Au premier alinéa, après le mot : « année », sont insérés les mots : « avant le 1er octobre » ;

« b) À la fin du deuxième alinéa, sont ajoutés les mots : « les données quantitatives relatives à l’année civile précédente, à savoir » ;

« c) Après l'avant-dernier alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« « Ce rapport contient encore les évaluations, pour l’année en cours, des données quantitatives énumérées au deuxième alinéa, ainsi que les projections relatives à ces mêmes données pour l’année suivante. » »

🖋️Adopté
Isabelle Florennes
30 mars 2018
Après l'article 33, insérer l'article suivant:

« L’article L. 111‑10 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est ainsi modifié :

« 1° Après le mot : « politique », la fin du premier alinéa est ainsi rédigée : « d’asile, d’immigration et d’intégration. » ;

« 2° Après le k, il est inséré un l ainsi rédigé :

« « l) Une évaluation qualitative du respect des orientations fixées par le schéma national d’accueil des demandeurs d’asile. » ;

« 3° Au quinzième alinéa, les mots : « et l’Office français de l’immigration et de l’intégration » sont remplacés par les mots : « , l’Office français de l’immigration et de l’intégration et le Délégué interministériel chargé de l’accueil et de l’intégration des réfugiés ». »

🖋️Adopté
Fiona Lazaar
26 mars 2018
Après l'article 33, insérer l'article suivant:

À la première phrase du huitième alinéa de l’article L. 723‑6 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, après le mot : « asile, » sont insérés les mots : « d’une association d’aide et d’information aux personnes en situation de handicap, ».

 

🖋️Rejeté
Marietta Karamanli
22 mars 2018

Après l’alinéa 1, insérer les deux alinéas suivants :

« 1° A L’article 313‑12 est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Cette carte est également délivrée aux victimes de violences conjugales au sein d’un couple non marié. » »

🖋️Non soutenu
Elsa Faucillon
30 mars 2018

Substituer à l’alinéa 3 les cinq alinéas suivants :

« 2°L’article L. 431‑2 est ainsi rédigé :

« « Art. L. 431‑2. – En cas de dissolution du mariage ne résultant pas du décès de l’un des conjoints, le titre de séjour qui a été remis au conjoint d’un étranger peut faire l’objet d’un refus de renouvellement sauf si le divorce est prononcé aux torts du conjoint du titulaire de la carte ou que la dissolution du mariage résulte d’une répudiation prononcée en violation de l’ordre public français.

« « Lorsque la dissolution du mariage est antérieure à la demande de titre, l’autorité administrative peut refuser de l’accorder sauf si le divorce est prononcé aux torts du conjoint du titulaire de la carte ou que la dissolution du mariage résulte d’une répudiation prononcée en violation de l’ordre public français.

« « Par dérogation aux deux premiers alinéas, lorsque l’étranger subit ou a subi des violences conjugales ou familiales, l’autorité administrative accorde le renouvellement de la carte de séjour. En cas de violences commises après l’arrivée en France du conjoint mais avant la première délivrance de la carte de séjour temporaire ou la validation par l’organisme compétent du visa valant titre de séjour, le conjoint se voit délivrer, sauf si sa présence constitue une menace pour l’ordre public, une carte de séjour portant la mention « vie privée et familiale ».

« « Si un ou plusieurs enfants sont nés de cette union le préfet accorde le renouvellement de la carte de séjour. » »

🖋️Non soutenu
Bénédicte Taurine
30 mars 2018
Après l'article 33, insérer l'article suivant:

Après l’article L. 221‑1 du code de l’action sociale et des familles est inséré un article L. 221‑1‑1 ainsi rédigé :

« Art. L. 221‑1‑1. – Conformément à l’article 37‑1 de la Constitution et pour une durée maximale de deux ans, le représentant de l’État dans le département peut expérimenter la mise en place d’une prise en charge jeunes majeurs ayant fait l’objet d’un contrat jeune majeur après leur 21ème anniversaire et jusqu’à leur 25 ans dans les départements volontaires, pour un maximum de 6 départements, par la délivrance de nouveaux contrats qui feraient ainsi suite aux contrats jeunes majeurs qui ne peuvent être reconduits au-delà de la 21ème année, selon L. 221‑1 code de l’action sociale et des familles. Ces expérimentations donneront lieu à un rapport permettant d’apprécier l’opportunité de généraliser ou non ces délivrances de contrats jeunes majeurs à l’intégralité du territoire national. »

🖋️Non soutenu
Barbara Bessot Ballot
30 mars 2018
Après l'article 33, insérer l'article suivant:

« Au quatrième alinéa de l’article L. 223‑2 du code de l’action sociale et des familles, le mot : « cinq » est remplacé par le mot : « quinze ». »

🖋️Non soutenu
Marietta Karamanli
28 mars 2018
Après l'article 33, insérer l'article suivant:

« L’article L. 265‑1 du code de l’action sociale et des familles est complété par deux alinéas ainsi rédigés :

« « Les personnes étrangères accueillies par les organismes mentionnés au premier alinéa bénéficient de plein droit, après trois années de présence dans ces organismes, de l’admission exceptionnelle au séjour prévue à l’article L. 313‑14 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile pour services rendus à la collectivité.

« « En vue de la délivrance aux personnes qu’ils accueillent de la carte de séjour temporaire mentionnée à l’article L. 313‑11 ou de la carte de séjour temporaire mentionnée aux 1° et 2° de l’article L. 313‑10 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, les organismes visés au premier alinéa attestent, selon des modalités prévues par décret en Conseil d’État, de leur parcours d’intégration complet et de l’accompagnement de leur projet personnel. » »

🖋️Non soutenu
Xavier Breton
29 mars 2018
Après l'article 33, insérer l'article suivant:

« L’article L. 265‑1 du code de l’action sociale et des familles est complété par deux alinéas ainsi rédigés :

« « Les personnes étrangères accueillies par les organismes mentionnés au premier alinéa bénéficient de plein droit, après trois années de présence dans ces organismes, de l’admission exceptionnelle au séjour prévue à l’article L. 313‑14 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile pour services rendus à la collectivité.

« « En vue de la délivrance aux personnes qu’ils accueillent de la carte de séjour temporaire mentionnée à l’article L. 313‑11 ou de la carte de séjour temporaire mentionnée aux 1° et 2° de l’article L. 313‑10 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, les organismes visés au premier alinéa attestent, selon des modalités prévues par décret en Conseil d’État, de leur parcours d’intégration complet et de l’accompagnement de leur projet personnel. » »

🖋️Non soutenu
Barbara Bessot Ballot
30 mars 2018
Après l'article 33, insérer l'article suivant:

L’article L. 265‑1 du code de l’action sociale et des familles est complété par deux alinéas ainsi rédigés :

« Les personnes étrangères accueillies par les organismes mentionnés au premier alinéa bénéficient de plein droit, après trois années de présence dans ces organismes, de l’admission exceptionnelle au séjour prévue à l’article L. 313‑14 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile pour services rendus à la collectivité.

« En vue de la délivrance aux personnes qu’ils accueillent de la carte de séjour temporaire mentionnée à l’article L. 313‑11 ou de la carte de séjour temporaire mentionnée aux 1° et 2° de l’article L. 313‑10 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, les organismes visés au premier alinéa attestent, selon des modalités prévues par décret en Conseil d’État, de leur parcours d’intégration complet et de l’accompagnement de leur projet personnel. »

🖋️Rejeté
Isabelle Florennes
30 mars 2018
Après l'article 33, insérer l'article suivant:

« L’article L. 265‑1 du code de l’action sociale et des familles est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« « Les personnes en situation irrégulière prises en charge et accompagnées par les organismes visés au premier alinéa pourront, au terme d’au moins trente-six mois de présence au sein desdits organismes, engager une procédure de validation des acquis de l’expérience. » »

🖋️Non soutenu
Éric Ciotti
29 mars 2018
Après l'article 33, insérer l'article suivant:

Au premier alinéa de l’article 21‑2 du code civil, le mot : « quatre » est remplacé par le mot : « huit ».

🖋️Non soutenu
Bastien Lachaud
30 mars 2018
Après l'article 33, insérer l'article suivant:

Le paragraphe 3 de la section 1 du chapitre III du titre Ier du livre Ier du code civil est ainsi modifié :

1° L’article 21‑7 est ainsi rédigé :

« Art. 21‑7. – Tout enfant né sur le territoire de la République est reconnu comme français, à moins que ses parents, s’ils sont tous deux étrangers, ne s’y opposent. » ;

2° Après le mot : « Français », la fin du premier alinéa de l’article 21‑8 est ainsi rédigée : « à partir de sa majorité. » ;

3° Le dernier alinéa de l’article 21‑9 est supprimé ;

4° L’article 21‑11 est abrogé.

🖋️Non soutenu
Éric Ciotti
29 mars 2018
Après l'article 33, insérer l'article suivant:

« I. – L’article 21‑7 du code civil est ainsi modifié :

« 1° Le premier alinéa est ainsi modifié :

« a) Après le mot : « majorité », sont insérés les mots « à condition qu’il en manifeste la volonté et qu’il justifie de son assimilation à la communauté française dans des conditions fixées par décret en Conseil d’État » ;

« b) Le mot : « cinq » est remplacé par le mot : « dix » ;

« 2° Après le premier alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« « Le premier alinéa n’est pas applicable à l’enfant ayant un casier judiciaire B3 ni à l’enfant dont les parents étaient en situation irrégulière en France au moment de sa naissance. » »

« II. – L’article 21‑11 du même code est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« « L’obtention de la nationalité française est soumise à l’assimilation du mineur et de ses responsables légaux à la communauté française, dans des conditions fixées par décret en Conseil d’État. » »

🖋️Non soutenu
Éric Ciotti
29 mars 2018
Après l'article 33, insérer l'article suivant:

« À l’article 21‑17 du code civil, le mot : « cinq » est remplacé par le mot : « dix ». »

🖋️Rejeté
Valérie Boyer
30 mars 2018
Après l'article 33, insérer l'article suivant:

 

« À l’article 21-17 du code civil, le mot : « cinq » est remplacé par le mot : « dix ». »

 

🖋️Non soutenu
Laurence Vanceunebrock
30 mars 2018
Après l'article 33, insérer l'article suivant:

L’article 21‑18 du code civil est ainsi modifié :

1° Le 3° est abrogé ;

2° Il est ajouté un alinéa ainsi rédigé :

« Ce stage est réduit à trois ans pour l’étranger qui présente un parcours réussi d’intégration, apprécié au regard des activités menées ou des actions accomplies dans les domaines civique, scientifique, économique, culturel ou sportif ».

🖋️Non soutenu
Laurence Vanceunebrock
30 mars 2018
Après l'article 33, insérer l'article suivant:

Le 3° de l’article 21‑18 du code civil est abrogé.

🖋️Non soutenu
Belkhir Belhaddad
30 mars 2018
Après l'article 33, insérer l'article suivant:

Au 3° de l’article 21‑18 du code civil, le mot : « exceptionnel » est remplacé par le mot : « réussi ».

🖋️Rejeté
Florent Boudié
30 mars 2018
Après l'article 33, insérer l'article suivant:

Au 3° de l’article 21‑18 du code civil, le mot : « exceptionnel » est remplacé par le mot : « réussi ».

🖋️Non soutenu
Belkhir Belhaddad
30 mars 2018
Après l'article 33, insérer l'article suivant:

L’article L. 21‑18 du code civil est complété par un 4° ainsi rédigé :

« 4° Pour l’étranger qui a accompli un service civique. »

🖋️Rejeté
Jean-Carles Grelier
28 mars 2018
Après l'article 33, insérer l'article suivant:

L’article 21‑23 du code civil est ainsi rédigé :

« Art. 21‑23. – Nul ne peut être naturalisé s’il n’est pas de bonnes vie et mœurs, s’il a fait l’objet de l’une des condamnations visées à l’article 21‑27 du présent code ou s’il a fait l’objet d’un enregistrement au fichier des signalements pour la prévention et la radicalisation à caractère terroriste dans les trois années précédant la demande. »

🖋️Rejeté
Jean-Carles Grelier
28 mars 2018
Après l'article 33, insérer l'article suivant:

L’article 21‑23 du code civil est ainsi rédigé :

« Art. 21‑23. – Nul ne peut être naturalisé s’il n’est pas de bonnes vie et mœurs, s’il a fait l’objet de l’une des condamnations visées à l’article 21‑27 du présent code ou s’il a fait l’objet d’un enregistrement au fichier des signalements pour la prévention et la radicalisation à caractère terroriste dans les cinq années précédant la demande. »

🖋️Rejeté
Valérie Boyer
30 mars 2018
Après l'article 33, insérer l'article suivant:

« L’article 21‑23 du code civil est ainsi rédigé :

« « Art. 21‑23. – Nul ne peut être naturalisé s’il n’est pas de bonnes vie et mœurs, s’il a fait l’objet d’une condamnation pour crimes ou délits, quelle que soit l’infraction considérée.

« « Il en est de même de celui qui est inscrit au fichier de traitement des signalés pour la prévention et la radicalisation à caractère terroriste ou s’il se trouve dans la catégorie « S » du fichier des personnes recherchées. » »

🖋️Non soutenu
Belkhir Belhaddad
30 mars 2018
Après l'article 33, insérer l'article suivant:

L’article L. 21‑25‑1 du code civil est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« La non-réponse de l’autorité publique dans les délais prévus à cet article vaut acceptation de la demande de naturalisation française. »

🖋️Non soutenu
Jean-Christophe Lagarde
30 mars 2018
Après l'article 33, insérer l'article suivant:

Le paragraphe 5 de la section 1 du chapitre III du titre Ier bis du livre Ier du code civil est complété par un article 21‑25‑2 ainsi rédigé :

« Art. 21‑25‑2. – Lorsqu’au terme du délai visé au deuxième alinéa de l’article 21‑25‑1 aucune décision de l’autorité administrative ne lui a été notifiée, l’étranger qui réside habituellement en France depuis dix années au moins peut saisir le juge administratif afin que ce dernier vérifie que l’étranger remplit l’ensemble des conditions qui lui permettent d’acquérir la nationalité française. Si l’étranger remplit ces conditions, le juge administratif lui accorde donc la nationalité française. »

🖋️Rejeté
Valérie Boyer
30 mars 2018
Après l'article 33, insérer l'article suivant:

« Le premier alinéa de l’article 21‑27 du code civil, est remplacé par deux alinéas ainsi rédigés :

« « Nul ne peut acquérir la nationalité française ou être réintégré dans cette nationalité s’il a fait l’objet d’une condamnation pour crimes ou délits, quelle que soit l’infraction considérée.

« « Il en est de même de celui qui est inscrit au fichier de traitement des signalés pour la prévention et la radicalisation à caractère terroriste ou s’il se trouve dans la catégorie « S » du fichier des personnes recherchées. » »

🖋️Non soutenu
Marietta Karamanli
28 mars 2018
Après l'article 33, insérer l'article suivant:

Après l’article 24‑2 du code civil, il est inséré un article 24‑2‑1 ainsi rédigé :

« Art. 24‑2‑1. – Les personnes nées avant le 1er janvier 1963 en France métropolitaine ou dans un territoire ou un département d’outre-mer resté depuis sous souveraineté française, d’un parent né en Algérie, qui ont perdu la nationalité française au 1er janvier 1963 en application de la loi n° 66‑945 du 20 décembre 1966 modifiant l’ordonnance n° 62‑825 du 21 juillet 1962 relative à certaines dispositions concernant la nationalité française, peuvent être réintégrées par déclaration souscrite, en France ou à l’étranger, conformément aux articles 26 et suivants du présent code. »

🖋️Non soutenu
Hervé Pellois
29 mars 2018
Après l'article 33, insérer l'article suivant:

Après l’article 24‑2 du code civil, il est inséré un article 24‑2‑1 ainsi rédigé :

« Art. 24‑2‑1. – Les personnes nées avant le 1er janvier 1963 en France métropolitaine ou dans un territoire ou un département d’outre-mer resté depuis sous souveraineté française, d’un parent né en Algérie, qui ont perdu la nationalité française au 1er janvier 1963 en application de la loi n° 66‑945 du 20 décembre 1966 modifiant l’ordonnance n° 62‑825 du 21 juillet 1962 relative à certaines dispositions concernant la nationalité française, peuvent être réintégrées par déclaration souscrite, en France ou à l’étranger, conformément aux articles 26 et suivants du présent code. »

🖋️Non soutenu
Belkhir Belhaddad
30 mars 2018
Après l'article 33, insérer l'article suivant:

Après l’article 24‑2 du code civil, il est inséré un article 24‑2‑1 ainsi rédigé :

« Art. 24‑2‑1. – Les personnes nées avant le 1er janvier 1963 en France métropolitaine ou dans un territoire ou un département d’outre-mer resté depuis sous souveraineté française, d’un parent né en Algérie, qui ont perdu la nationalité française au 1er janvier 1963 en application de la loi n° 66‑945 du 20 décembre 1966 modifiant l’ordonnance n° 62‑825 du 21 juillet 1962 relative à certaines dispositions concernant la nationalité française, peuvent être réintégrées par déclaration souscrite en France ou à l’étranger, conformément aux articles 26 et suivants du présent code. »

🖋️Rejeté
Thibault Bazin
29 mars 2018
Après l'article 33, insérer l'article suivant:

« L’article 47 du code civil est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« « Un acte d’état civil établi à l’étranger ne peut se substituer aux documents d’identité délivrés par les états étrangers et ne peut pas permettre d’établir de manière certaine l’état civil de celui qui le produit. » »

🖋️Non soutenu
Éric Ciotti
29 mars 2018
Après l'article 33, insérer l'article suivant:

« Le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est ainsi modifié :

« 1° L’article L. 111‑10 est ainsi rédigé :

« « Art. L. 111‑10. – Les orientations pluriannuelles de la politique d’immigration et d’intégration peuvent faire l’objet d’un débat annuel au Parlement.

« « Le Parlement prend alors connaissance d’un rapport du Gouvernement qui indique et commente, pour les cinq années précédentes :

« « a) Le nombre des différents visas accordés et celui des demandes rejetées ;

« « b) Le nombre des différents titres de séjour accordés et celui des demandes rejetées et des renouvellements refusés ;

« « c) Le nombre d’étrangers admis au titre du regroupement familial et des autres formes de rapprochement familial ;

« « d) Le nombre d’étrangers admis aux fins d’immigration de travail ;

« « e) Le nombre d’étrangers ayant obtenu le statut de réfugié ou le bénéfice de la protection subsidiaire, ainsi que celui des demandes rejetées ;

« « f) Le nombre d’attestations d’accueil présentées pour validation et le nombre d’attestations d’accueil validées ;

« « g) Le nombre d’étrangers ayant fait l’objet de mesures d’éloignement effectives comparé à celui des décisions prononcées ;

« « h) Les procédures et les moyens mis en œuvre pour lutter contre l’entrée et le séjour irréguliers des étrangers ;

« « i) Les moyens mis en œuvre et les résultats obtenus dans le domaine de la lutte contre les trafics de main-d’œuvre étrangère ;

« « j) Les actions entreprises avec les pays d’origine pour mettre en œuvre une politique de gestion concertée des flux migratoires et de co-développement ;

« « k) Les actions entreprises pour favoriser l’intégration des étrangers en situation régulière ;

« « l) Le nombre des acquisitions de la nationalité française, pour chacune des procédures ;

« « m) Des indicateurs permettant d’estimer le nombre d’étrangers se trouvant en situation irrégulière sur le territoire français.

« « Le Gouvernement présente, en outre, les conditions démographiques, économiques, géopolitiques, sociales et culturelles dans lesquelles s’inscrit la politique nationale d’immigration et d’intégration. Il précise les capacités d’accueil de la France. Il rend compte des actions qu’il mène pour que la politique européenne d’immigration et d’intégration soit conforme à l’intérêt national.

« « L’Office français de protection des réfugiés et apatrides et l’Office français de l’immigration et de l’intégration joignent leurs observations au rapport du Gouvernement.

« « Le Parlement détermine, pour les trois années à venir, le nombre des étrangers admis à s’installer durablement en France, pour chacune des catégories de séjour, compte tenu de l’intérêt national ».

« « Une demande de carte de séjour pourra être rejetée lorsque le contingent a été atteint. La demande pourra alors faire l’objet d’un réexamen l’année suivante. » ;

« 2° Après l’article L. 311‑1, il est inséré un article L. 311‑1‑1 ainsi rédigé :

« « Art. L. 311‑1‑1. – Toute demande de visa de long séjour ou de carte de séjour mentionnés à l’article L. 311‑1 peut être rejetée lorsque, pour la catégorie de séjour concernée, le nombre annuel des étrangers admis à s’installer durablement en France, fixé par le Parlement en application de l’article L. 111‑10, a été atteint. La demande peut faire l’objet d’un réexamen l’année suivante. » ».

🖋️Rejeté
Valérie Boyer
30 mars 2018
Après l'article 33, insérer l'article suivant:

« Le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est ainsi modifié :

« 1° L’article L. 111‑10 est ainsi rédigé :

« « Art. L. 111‑10. – Les orientations pluriannuelles de la politique d’immigration et d’intégration peuvent faire l’objet d’un débat annuel au Parlement.

« « Le Parlement prend alors connaissance d’un rapport du Gouvernement qui indique et commente, pour les cinq années précédentes :

« « a) Le nombre des différents visas accordés et celui des demandes rejetées ;

« « b) Le nombre des différents titres de séjour accordés et celui des demandes rejetées et des renouvellements refusés ;

« « c) Le nombre d’étrangers admis au titre du regroupement familial et des autres formes de rapprochement familial ;

« « d) Le nombre d’étrangers admis aux fins d’immigration de travail ;

« « e) Le nombre d’étrangers ayant obtenu le statut de réfugié ou le bénéfice de la protection subsidiaire, ainsi que celui des demandes rejetées ;

« « f) Le nombre d’attestations d’accueil présentées pour validation et le nombre d’attestations d’accueil validées ;

« « g) Le nombre d’étrangers ayant fait l’objet de mesures d’éloignement effectives comparé à celui des décisions prononcées ;

« « h) Les procédures et les moyens mis en œuvre pour lutter contre l’entrée et le séjour irréguliers des étrangers ;

« « i) Les moyens mis en œuvre et les résultats obtenus dans le domaine de la lutte contre les trafics de main-d’œuvre étrangère ;

« « j) Les actions entreprises avec les pays d’origine pour mettre en œuvre une politique de gestion concertée des flux migratoires et de co-développement ;

« « k) Les actions entreprises pour favoriser l’intégration des étrangers en situation régulière ;

« « l) Le nombre des acquisitions de la nationalité française, pour chacune des procédures ;

« « m) Des indicateurs permettant d’estimer le nombre d’étrangers se trouvant en situation irrégulière sur le territoire français.

« « Le Gouvernement présente, en outre, les conditions démographiques, économiques, géopolitiques, sociales et culturelles dans lesquelles s’inscrit la politique nationale d’immigration et d’intégration. Il précise les capacités d’accueil de la France. Il rend compte des actions qu’il mène pour que la politique européenne d’immigration et d’intégration soit conforme à l’intérêt national.

« « L’Office français de protection des réfugiés et apatrides et l’Office français de l’immigration et de l’intégration joignent leurs observations au rapport du Gouvernement.

« « Le Parlement détermine, pour les trois années à venir, le nombre des étrangers admis à s’installer durablement en France, pour chacune des catégories de séjour, compte tenu de l’intérêt national ».

« « Une demande de carte de séjour pourra être rejetée lorsque le contingent a été atteint. La demande pourra alors faire l’objet d’un réexamen l’année suivante. » ;

« 2° Après l’article L. 311‑1, il est inséré un article L. 311‑1‑1 ainsi rédigé :

« « Art. L. 311‑1‑1. – Toute demande de visa de long séjour ou de carte de séjour mentionnés à l’article L. 311‑1 peut être rejetée lorsque, pour la catégorie de séjour concernée, le nombre annuel des étrangers admis à s’installer durablement en France, fixé par le Parlement en application de l’article L. 111‑10, a été atteint. La demande peut faire l’objet d’un réexamen l’année suivante. » »

🖋️Non soutenu
Jean-Christophe Lagarde
28 mars 2018
Après l'article 33, insérer l'article suivant:

Après l’article L. 211‑2‑2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, il est inséré un article L. 211‑2‑3 ainsi rédigé :

« Art. L. 211‑2‑3. – Les étrangers justifiant de liens personnels, familiaux ou professionnels en France peuvent solliciter auprès des autorités diplomatiques et consulaires françaises un visa de séjour régulier. Ce visa, d’une durée de validité de trois ans, leur permet d’accéder à l’ensemble du territoire de la République française pour plusieurs séjours d’une durée totale cumulée de quatre-vingt-dix jours.

« Un décret en Conseil d’État précise les modalités d’application du présent article. »

🖋️Non soutenu
Bastien Lachaud
30 mars 2018
Après l'article 33, insérer l'article suivant:

« Avant l’article L. 311‑1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, il est inséré un article L. 311‑1 A ainsi rédigé :

« « Art. L. 311‑1 A. – À titre expérimental, pour une durée de trois ans, dans les départements volontaires, le préfet peut réallouer les effectifs de l’État dans son département, afin d’assurer un accueil suffisant et digne des administrés pour leurs démarches relatives à leur droit au séjour en France prévues par le livre III du présent code. » »

🖋️Non soutenu
Éric Ciotti
29 mars 2018
Après l'article 33, insérer l'article suivant:

Le chapitre Ier du titre Ier du livre III du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile est ainsi modifié:

1° L’article L. 311-1 est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Chaque étranger contribue financièrement à l’instruction des demandes de titre, selon des modalités définies par décret pris en Conseil d’État. ».

2° Le septième alinéa de l’article L. 311-9 est complété par une phrase ainsi rédigée :

« Chaque étranger contribue financièrement aux formations qu’il doit suivre, à la hauteur de ses ressources, selon des modalités définies par décret. »

🖋️Non soutenu
Éric Ciotti
29 mars 2018
Après l'article 33, insérer l'article suivant:

L’article L. 311‑2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est ainsi rétabli :

« Art. L. 311‑2. – Lorsque le titulaire d’un titre de séjour fait l’objet d’une condamnation pénale, ce titre de séjour lui est retiré. L’étranger doit formuler une nouvelle demande de titre de séjour. »

🖋️Non soutenu
Bastien Lachaud
30 mars 2018
Après l'article 33, insérer l'article suivant:

« L’article L. 311‑2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est ainsi rétabli :

« « Art. L. 311‑2. – Le silence gardé pendant plus de quatre mois sur les demandes de titre de séjour, autres que celles prévues aux articles L. 723‑1 et L. 812‑2, vaut décision implicite d’acceptation. » »

🖋️Non soutenu
Jean-Christophe Lagarde
30 mars 2018
Après l'article 33, insérer l'article suivant:

« L’article L. 311‑2 du du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est ainsi rétabli :

« « Art. L. 311‑2. – L’autorité administrative compétente remet à l’étranger qui justifie avoir en France sa résidence habituelle depuis une période d’au moins dix ans et qui demande le renouvellement d’un document de séjour une notice d’information, ainsi qu’un dossier de demande de naturalisation par décret, qu’elle l’invite à remplir.

« « Les modalités d’application du présent article sont fixées par décret en Conseil d’État. » »

🖋️Non soutenu
Belkhir Belhaddad
30 mars 2018
Après l'article 33, insérer l'article suivant:

Le deuxième alinéa de l’article L. 311‑5‑1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est ainsi rédigé :

« Dans un délai de quinze jours à compter de sa demande, il est mis en possession d’une “carte provisoire de réfugié” qui vaut autorisation de séjour jusqu’à l’obtention définitive de la carte de résident. »

🖋️Non soutenu
Jean-Michel Clément
30 mars 2018
Après l'article 33, insérer l'article suivant:

« La section1 du chapitre Ier du titre Ier du livre III du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est ainsi modifiée :

« 1° Après la seconde occurrence du mot : « séjour », la fin du deuxième alinéa de l’article L. 311‑5‑1 est ainsi rédigée : « jusqu’à la délivrance du titre de séjour et qui porte la mention "reconnu réfugié". Il mentionne, le cas échéant, l’identité des membres de famille et est opposable aux administrations et organismes compétents pour l’ouverture des droits et des prestations sociales dans l’attente des documents définitifs d’état-civil. » ;

« 2° Après la seconde occurrence du mot : « séjour », la fin du deuxième alinéa de l’article L. 311‑5‑2 est ainsi rédigée : « jusqu’à la délivrance du titre de séjour et qui porte la mention "reconnu réfugié". Il mentionne, le cas échéant, l’identité des membres de famille et est opposable aux administrations et organismes compétents pour l’ouverture des droits et des prestations sociales dans l’attente des documents définitifs d’état-civil. » »

🖋️Irrecevable
Florent Boudié
30 mars 2018
Après l'article 33, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Danièle Obono
30 mars 2018
Après l'article 33, insérer l'article suivant:
🖋️Non soutenu
Éric Coquerel
30 mars 2018
Après l'article 33, insérer l'article suivant:

« I. – Les articles L. 311‑13 et L. 311‑14 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile sont abrogés.

« II. – La perte de recettes pour l’Office français de l'immigration et de l'intégration est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle aux droits mentionnés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts. »

🖋️Non soutenu
Muriel Ressiguier
30 mars 2018
Après l'article 33, insérer l'article suivant:

I. – La section 4 du chapitre Ier du titre Ier du livre III du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est ainsi modifiée :

1° Le début du deuxième alinéa du 1 du D de l’article L. 311‑13 est ainsi rédigé : « D bis. – Ces dispositions ne sont pas applicables aux réfugiés... (le reste sans changement). » ;

2° L’article L. 311‑16 est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Cette disposition n’est pas applicable aux réfugiés, aux apatrides, aux bénéficiaires de la protection subsidiaire et aux étrangers mentionnés au 2° bis de l’article L. 313‑11, aux 4° à 7° de l’article L. 314‑11 et à l’article L. 314‑12. »

II. – La perte de recettes pour l’Office français de l'immigration et de l'intégration est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle aux droits mentionnés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts.

🖋️Non soutenu
Christophe Blanchet
30 mars 2018
Après l'article 33, insérer l'article suivant:

« I. – L’article L. 311‑15 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est abrogé.

« II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle aux droits mentionnés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts. »

🖋️Non soutenu
Christophe Blanchet
30 mars 2018
Après l'article 33, insérer l'article suivant:

« I. – Le premier alinéa de l’article L. 311‑15 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est ainsi modifié :

« 1° Le mot : « temporairement » est supprimé ;

« 2° Après le mot : « acquitte », la fin est ainsi rédigée : « une taxe, au terme de la période d’essai mentionnée sur le contrat de travail ou la convention collective, ou à défaut, à l’article L. 1221‑19 du code du travail. En cas de renouvellement de la période d’essai, l’employeur s’acquitte d’une taxe à l’issue de la période d’essai renouvelée dont la durée est mentionnée à l’article L. 1221‑21 du même code. ».

« II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle aux droits mentionnés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts. »

🖋️Non soutenu
Belkhir Belhaddad
30 mars 2018
Après l'article 33, insérer l'article suivant:

I. – Après le sixième alinéa de l’article L. 311‑15 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Sont exonérés de la taxe prévue au premier alinéa les employeurs d’étrangers porteurs d’un récépissé de demande de titre de séjour portant la mention « reconnu réfugié ». »

II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par le relèvement du taux de l’impôt sur les sociétés.

🖋️Non soutenu
Muriel Ressiguier
30 mars 2018
Après l'article 33, insérer l'article suivant:

Le chapitre II du titre Ier du livre III du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est ainsi modifié :

1° Après le b de l’article L. 312-1 il est inséré un c ainsi rédigé :

« c) De deux personnalités qualifiées, dont l’une désignée par le Défenseur des droits, et l’autre par le président de la Commission nationale consultative des droits de l’homme. » ;

2° L’article L. 312-2 est ainsi modifié :

a) Le premier alinéa est ainsi modifié :

– Après le mot : « temporaire », la fin est supprimée ;

– Est ajoutée une phrase ainsi rédigée : « Le préfet ne peut prendre de décision définitive sans que la commission ait statué. » ;

b) Après le deuxième alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Dans les trente jours qui suivent la réunion de la commission, un projet d’avis motivé est transmis par écrit à l’étranger. À la suite de la réception de cet avis, l’étranger dispose de trente jours pour transmettre ses observations par écrit, dans le cadre d’une procédure contradictoire, dans les conditions prévues au chapitre II du titre II du livre Ier du code des relations entre le public et l’administration. S’il n’a pas transmis d’observations, la commission rend son avis définitif motivé par écrit dans les quarante-cinq jours suivant la réception du projet d’avis par l’étranger. Si l’étranger a transmis des observations, la commission rend son avis définitif motivé par écrit dans les trente jours suivant la réception du projet d’avis par l’étranger. En l’absence d’avis écrit reçu par l’étranger dans les délais susmentionnés, l’avis de la commission est réputé favorable. » ;

c) Il est ajouté un alinéa ainsi rédigé :

« Si l’avis de la commission du titre de séjour est contraire à la décision qu’envisageait de prendre l’autorité administrative, l’autorité administrative est liée par le sens de cet avis. »

🖋️Non soutenu
Olivier Marleix
30 mars 2018
Après l'article 33, insérer l'article suivant:

À l’article L. 313‑3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, les mots : « peut, par une décision motivée, être » sont remplacés par les mots : « est, par une décision motivée, ».

🖋️Non soutenu
Éric Ciotti
29 mars 2018
Après l'article 33, insérer l'article suivant:

L’article L. 313‑3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est complété par les mots : « ou qui a été condamné à une peine d’emprisonnement ferme au moins égale à un an ou qui est inscrit au fichier de traitement des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste ».

🖋️Rejeté
Valérie Boyer
30 mars 2018
Après l'article 33, insérer l'article suivant:

« Le premier alinéa de l’article L. 313‑5 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est complété par les mots : « ainsi qu’à l’étranger inscrit au fichier de traitement des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste ou s’il se trouve dans la catégorie « S » du fichier des personnes recherchées ». »

🖋️Rejeté
Éric Diard
29 mars 2018
Après l'article 33, insérer l'article suivant:

La première phrase du deuxième alinéa du 1° de l’article L. 313‑10 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est complétée par les mots : « , sauf s’il résulte d’un licenciement pour faute ».

🖋️Non soutenu
Elsa Faucillon
30 mars 2018
Après l'article 33, insérer l'article suivant:

L’article L. 313‑11 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est complété par un 12° ainsi rédigé :

« 12° À l’étranger résidant habituellement en France, dont la décision fixant le pays de renvoi a fait l’objet d’une annulation ou lorsque l’autorité compétente n’a pas exécuté la mesure d’éloignement depuis deux ans, à la condition que cette impossibilité ne résulte pas de l’obstruction volontaire de l’étranger. »

🖋️Non soutenu
Jean-Michel Clément
30 mars 2018
Après l'article 33, insérer l'article suivant:

L’article L. 313‑11 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est complété par un 12° ainsi rédigé :

« 12° À l’étranger résidant habituellement en France, dont la décision fixant le pays de renvoi a fait l’objet d’une annulation ou lorsque l’autorité compétente n’a pas exécuté la mesure d’éloignement depuis deux ans, à la condition que cette impossibilité ne résulte pas de l’obstruction volontaire de l’étranger. »

🖋️Non soutenu
Elsa Faucillon
30 mars 2018
Après l'article 33, insérer l'article suivant:

« L’article L. 313‑12 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est ainsi modifié :

« 1° Après le mot : « que », la fin de la première phrase du deuxième alinéa est ainsi rédigée : « le mariage n’ait pas été dissout, sauf si cette dissolution résulte du décès du conjoint français ou que le divorce a été prononcé à ses torts » ;

« 2° Après le deuxième alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« « Si la carte prévue au 7° de l’article L. 313‑11 a été délivrée en raison du mariage, du pacte civil de solidarité ou du concubinage de l’étranger, le préfet en accorde le renouvellement si la vie commune a été rompue en raison de violences familiales ou conjugales. » »

🖋️Non soutenu
Marietta Karamanli
28 mars 2018
Après l'article 33, insérer l'article suivant:

Le deuxième alinéa de l’article L. 313‑12 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est complété par une phrase ainsi rédigé : « Cette carte est également délivrée aux victimes de violences conjugales au sein d’un couple non marié. »

🖋️Non soutenu
Bénédicte Taurine
30 mars 2018
Après l'article 33, insérer l'article suivant:

« L’article L313‑14 du code de l’entrée et du séjour et du droit d’asile est ainsi modifié :

« 1° Le premier alinéa est ainsi modifié :

« a) Le mot : « peut » est remplacé par le mot : « doit » ;

« b) Les mots : « ne vivant pas en état de polygamie » sont supprimés ;

« 2° Au deuxième alinéa, le mot : « dix » est remplacé par le mot : « cinq » ;

« 3° Après les mots : « Conseil d’État », la fin du dernier alinéa est ainsi rédigée : « établit la liste des documents à fournir pour constituer le dossier de demande de titre de séjour. L’autorité administrative se bornera à vérifier la présence de ces pièces. L’absence d’une des pièces à fournir ou de doute sur l’origine de l’une d’elle ne constitue pas pour l’autorité administrative un motif suffisant de refus de l’octroi du titre de séjour. » »

🖋️Non soutenu
Éric Ciotti
29 mars 2018
Après l'article 33, insérer l'article suivant:

« Après le premier alinéa de l’article L. 313‑14 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« « Une résidence depuis au moins cinq ans sur le territoire français ne saurait justifier une admission au séjour pour les étrangers en situation irrégulière. » »

🖋️Non soutenu
Bénédicte Taurine
30 mars 2018
Après l'article 33, insérer l'article suivant:

« Après le premier alinéa de l’article L. 313‑14 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« « L’appréciation des conditions d’admissions précisée au premier alinéa se fait par l’autorité administrative en prenant en compte, au seul bénéfice de la personne concernée, les discriminations, en particuliers celles liées à l’origine, le genre, l’âge, la situation de famille et de grossesse, le handicap, notamment eu égards à leurs effets en termes d’intégration professionnelle, économique et sociale. » »

🖋️Non soutenu
Danièle Obono
30 mars 2018
Après l'article 33, insérer l'article suivant:

« Après l’article L. 313‑14 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, est inséré l’article L. 313‑14‑1 ainsi rédigé :

« « Art. L. 313‑14‑1. – Une carte de séjour pluriannuelle est délivrée de plein droit :

« « 1° À l’étranger résidant habituellement en France et titulaire d’un contrat à durée indéterminée, auquel cas la carte de séjour pluriannuelle porte la mention « salarié », ou d’un contrat à durée déterminée, auquel cas la carte de séjour pluriannuelle porte la mention « travailleur temporaire ;

« « 2° À l’étranger qui justifie par tout moyen être inscrit dans un établissement d’enseignement supérieur français sur le territoire français, ou avoir été inscrit depuis plus de six mois dans l’un d’eux ;

« « 3° À l’étranger qui est père ou mère d’un enfant scolarisé dans un établissement scolaire français à la condition qu’il exerce même partiellement l’autorité parentale au sens de la section 3 du titre IX du livre Ier du code civil à l’égard de cet enfant ou qu’il subvienne effectivement à ses besoins. Lorsque la qualité de père ou de mère d’un enfant scolarisé dans un établissement scolaire français résulte d’une reconnaissance de l’enfant postérieure à la naissance, la carte de séjour pluriannuelle n’est délivrée à l’étranger que s’il subvient à ses besoins depuis sa naissance ou depuis au moins un an. » »

🖋️Rejeté
Fiona Lazaar
27 mars 2018
Après l'article 33, insérer l'article suivant:

À l’article L. 313‑15 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, les mots : « depuis au moins six mois » sont supprimés.

🖋️Non soutenu
Danièle Obono
30 mars 2018
Après l'article 33, insérer l'article suivant:

« La sous-section 1 de la section 2 du chapitre IV du titre Ier du livre III du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est ainsi modifiée :

« a) Au premier alinéa du 1° de l’article L. 314‑8, le mot : « cinq » est remplacé par le mot : « trois » ;

« b) Après le 3° de l’article L. 314‑9, il est inséré un 4° ainsi rédigé :

« « 4° À l’étranger qui justifie, par tous moyens, résider en France habituellement depuis plus de quinze ans. » »

🖋️Non soutenu
Éric Ciotti
29 mars 2018
Après l'article 33, insérer l'article suivant:

À l’article L. 411‑1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, la première occurrence du mot : « dix-huit » est remplacée par le mot : « vingt-quatre ».

🖋️Non soutenu
Éric Ciotti
29 mars 2018
Après l'article 33, insérer l'article suivant:

À l’article L. 411‑1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, la dernière occurrence du mot : « dix-huit » est remplacée par le mot : « seize ».

🖋️Rejeté
Valérie Boyer
30 mars 2018
Après l'article 33, insérer l'article suivant:

À l’article L. 411‑1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, la dernière occurrence du mot : « dix-huit » est remplacée par le mot : « seize ».

🖋️Non soutenu
Éric Ciotti
29 mars 2018
Après l'article 33, insérer l'article suivant:

« Au premier alinéa de l’article L. 411‑5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, les mots : « ne peut » sont remplacés par les mots : « et la délivrance de titres de séjour au motif de la vie familiale ne peuvent ». »

🖋️Non soutenu
Éric Ciotti
29 mars 2018
Après l'article 33, insérer l'article suivant:

L’avant-dernière phrase du 1° de l’article L. 411‑5 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est ainsi modifiée :

1° La deuxième occurrence du mot : « au » est remplacée par les mots : « à 150 % du » ;

2° Après le mot : « mensuel », la fin est supprimée.

🖋️Rejeté
Raphaël Schellenberger
29 mars 2018
Après l'article 33, insérer l'article suivant:

« L’article L. 411‑5 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est complété par quatre alinéas ainsi rédigés :

« « 4° Le demandeur ne peut justifier de l’un des diplômes ou certifications suivants :

« « a) Diplômes attestant un niveau de connaissance du français au moins équivalent au niveau A2 du cadre européen commun de référence pour les langues du Conseil de l’Europe ;

« « b) Diplômes délivrés par une autorité française, en France ou à l’étranger, sanctionnant un enseignement suivi en langue française ;

« « c) Tests ou attestations linguistiques sécurisés, délivrés par un organisme certificateur reconnu au niveau national ou international, qui constatent et valident la maîtrise des compétences écrites et orales visées par le niveau A2 du cadre européen commun de référence pour les langues du Conseil de l’Europe. » »

🖋️Irrecevable
Marietta Karamanli
22 mars 2018
Après l'article 33, insérer l'article suivant:
🖋️Non soutenu
Belkhir Belhaddad
30 mars 2018
Après l'article 33, insérer l'article suivant:

« L’article 200 quater C du code général des impôts est ainsi rétabli :

« « Art. 200 quater C. – Les contribuables domiciliés en France au sens de l’article 4 B peuvent bénéficier d’un crédit d’impôt égal à 5 euros par nuitée pour l’hébergement de personnes étrangères réfugiées ayant demandé l’octroi d’un titre de séjour, dans la limite d’un plafond fixé à 1 800 euros par personnes hébergée. Ce crédit d’impôt vient en réduction de l’impôt sur le revenu dû au titre de l’année au cours de laquelle l’hébergement est effectivement réalisé, après imputation des réductions d’impôt mentionnées aux articles 199 quater B à 200 bis, des crédits d’impôt et des prélèvements ou retenues non libératoires. Si le crédit d’impôt excède l’impôt dû, l’excédent est restitué.

« « L’hébergement doit être réalisé dans le cadre d’un contrat avec une association agréée dans le cadre de l’appel à projet de la délégation interministérielle à l’hébergement et à l’accès au logement en lien avec la direction générale de la cohésion sociale pour promouvoir les initiatives d’hébergement des réfugiés chez les particuliers.

« « Un décret en Conseil d’État définit les conditions du contrat. » »

II. - La perte de recette pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle aux droits visés aux articles 575 et 575 A du présent code.

🖋️Non soutenu
Éric Ciotti
29 mars 2018
Après l'article 33, insérer l'article suivant:

Le titre II du livre II du code de la sécurité intérieure est complété par un chapitre XI ainsi rédigé :

« Chapitre XI

« Interdiction d’entrée sur le territoire

« Art. L. 22‑11‑1. – Lorsqu’il existe des raisons sérieuses de penser qu’un individu binational s’est rendu sur un théâtre d’opérations de groupements terroristes dans des conditions susceptibles de le conduire à porter atteinte à la sécurité publique lors de son retour sur le territoire français, il peut faire l’objet d’une interdiction d’entrée sur le territoire.

« L’interdiction d’entrée sur le territoire est prononcée par le ministre de l’intérieur pour une durée maximale de six mois à compter de sa notification. La décision est écrite et motivée. Le ministre de l’intérieur ou son représentant met la personne concernée en mesure de lui présenter ses observations dans un délai maximal de huit jours après la notification de la décision. Cette personne peut se faire assister par un conseil ou représenter par un mandataire de son choix.

« Lorsque les conditions en sont réunies, l’interdiction d’entrée sur le territoire peut être renouvelée par décision expresse et motivée. Elle est levée aussitôt que ces conditions ne sont plus satisfaites.

« La personne qui fait l’objet d’une interdiction d’entrée sur le territoire peut, dans le délai de deux mois suivant la notification de la décision et suivant la notification de chaque renouvellement, demander au tribunal administratif l’annulation de cette décision. Le tribunal administratif statue dans un délai de quatre mois à compter de sa saisine. Ces recours s’exercent sans préjudice des procédures ouvertes aux articles L. 521‑1 et L. 521‑2 du code de justice administrative.

« L’interdiction d’entrée sur le territoire emporte dès son prononcé et à titre conservatoire l’invalidation du passeport et de la carte nationale d’identité de la personne concernée ou, le cas échéant, fait obstacle à la délivrance d’un tel document. L’autorité administrative informe la personne concernée par tout moyen.

« Dès notification de l’interdiction d’entrée sur le territoire, et au plus tard dans les vingt-quatre heures à compter de celle-ci, la personne concernée est tenue de restituer son passeport et sa carte nationale d’identité.

« Un récépissé valant justification de son identité est remis à la personne concernée en échange de la restitution de son passeport et de sa carte nationale d’identité ou, à sa demande, en lieu et place de la délivrance d’un tel document.

« Le fait de quitter ou de tenter d’entrer sur le territoire français en violation d’une interdiction d’entrée sur le territoire prise en application du présent article est puni de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 € d’amende.

« Le fait, pour toute personne s’étant vu notifier une décision d’interdiction d’entrée sur le territoire, de se soustraire à l’obligation de restitution de son passeport et de sa carte nationale d’identité est puni de deux ans d’emprisonnement et de 4 500 € d’amende.

« Un décret en Conseil d’État précise les modalités de mise en œuvre du présent article. »

🖋️Non soutenu
Marietta Karamanli
28 mars 2018
Après l'article 33, insérer l'article suivant:

« Le 1° de l’article L. 120‑4 du code du service national est ainsi rédigé :

« « 1° L’étranger titulaire d’un titre de séjour régulier ; ». »

🖋️Non soutenu
Fabien Di Filippo
28 mars 2018
Après l'article 33, insérer l'article suivant:

« Chaque année, des quotas sur le nombre de visas d’immigration ou de titres de séjour délivrés sont votés par le Parlement. »

🖋️Non soutenu
Martine Wonner
29 mars 2018
Après l'article 33, insérer l'article suivant:

« Un référent au moins « intégration » est nommé par département. Il est membre des services de l’État. »

🖋️Irrecevable
Thibault Bazin
29 mars 2018
Après l'article 33, insérer l'article suivant:
🖋️Non soutenu
Marietta Karamanli
28 mars 2018
Après l'article 33, insérer l'article suivant:

« Dans un délai de six mois suivant l’entrée en vigueur de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport d’évaluation de l’application de la circulaire du Ministre de l’intérieur datée du 28 novembre 2012 relative aux « conditions d’examen des demandes d’admission au séjour déposées par des ressortissants étrangers en situation irrégulière dans le cadre des dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. »

🖋️Non soutenu
Éric Ciotti
29 mars 2018
Après l'article 33, insérer l'article suivant:

« Le Gouvernement remet au Parlement, dans l’année qui suit la promulgation de la présente loi, un rapport sur le financement de la prise en charge des mineurs non accompagnés, et plus particulièrement sur la répartition de cette prise en charge entre l’État et le département. »

🖋️Rejeté
Valérie Boyer
30 mars 2018
Après l'article 33, insérer l'article suivant:

« Le Gouvernement remet au Parlement, dans l’année qui suit la promulgation de la présente loi, un rapport sur le financement de la prise en charge des mineurs non accompagnés, et plus particulièrement sur la répartition de cette prise en charge entre l’État et le département. »

🖋️Rejeté
Valérie Boyer
30 mars 2018
Après l'article 33, insérer l'article suivant:

« Le Gouvernement remet au Parlement, dans l’année qui suit la promulgation de la présente loi, un rapport sur les statistiques relatives aux mariages envisagés dans un but autre que l’union matrimoniale et sur l’efficacité des mesures existantes. »

🖋️Rejeté
Constance Le Grip
23 mars 2018
Après l'article 33, insérer l'article suivant:

L’article L. 1113-1 du code des transports est complété par une phrase ainsi rédigée : « Le bénéfice de cette réduction tarifaire est subordonné à la régularité du séjour en France. »


Article 34
🖋️Non soutenu
Bastien Lachaud
30 mars 2018

I. – Substituer aux alinéas 10 à 12 les deux alinéas suivants :

« Le deuxième alinéa du I l’article L. 742‑4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est ainsi rédigé :

« « Le tribunal, en formation collégiale, au sens de l’article L. 3 du code de la justice administrative, statue dans un délai de quinze jours à compter de sa saisine. L’audience est publique. Elle se déroule avec conclusions du rapporteur public, en présence de l’intéressé, sauf si celui-ci, dûment convoqué, ne se présente pas. L’étranger est assisté de son conseil s’il en a un. » »

II. – En conséquence, rédiger ainsi l’alinéa 14 :

« 7° – Le deuxième alinéa de l’article L. 213‑9 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est ainsi rédigé :

« « Le tribunal, en formation collégiale, au sens de l’article L. 3 du code de la justice administrative, statue dans un délai de 72 heures à compter de sa saisine. L’audience est publique. Elle se déroule avec conclusions du rapporteur public, en présence de l’intéressé, sauf si celui-ci, dûment convoqué, ne se présente pas. L’étranger est assisté de son conseil s’il en a un. » »

🖋️Non soutenu
Éric Coquerel
30 mars 2018

Supprimer cet alinéa.


Article 35
🖋️Adopté
Élise Fajgeles
29 mars 2018

Avant l’alinéa 2, insérer l’alinéa suivant :

« 1° A À la troisième phrase de l’article L. 111‑7, le mot : « à » est remplacé par la référence : « au quatorzième alinéa du I de » ; ».

🖋️Adopté
Élise Fajgeles
29 mars 2018

Après l’alinéa 16, insérer l’alinéa suivant :

« 13° bis À la première phrase du dernier alinéa de l’article L. 514‑1, le mot : « seconde » est remplacé par le mot : « deuxième ». »

🖋️Adopté
Élise Fajgeles
29 mars 2018

Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« 16° Au 18° de l’article L. 832‑1, les mots : « seconde phrase du premier alinéa du III de l’article L. 512‑1, au premier alinéa de l’article L. 551‑1, à la première phrase » sont remplacés par les mots : « deuxième phrase du premier alinéa du III de l’article L. 512‑1, au premier alinéa de l’article L. 551‑1, à la première phrase du premier alinéa ». »

🖋️Non soutenu
Sébastien Huyghe
30 mars 2018

Supprimer les alinéas 4 et 5.

🖋️Non soutenu
Sébastien Huyghe
30 mars 2018

Supprimer les alinéas 7 et 8.

🖋️Non soutenu
Sébastien Huyghe
30 mars 2018

Supprimer l’alinéa 16.

🖋️Non soutenu
Sébastien Huyghe
30 mars 2018

Supprimer l’alinéa 18.


Article 37
🖋️Non soutenu
Christophe Blanchet
30 mars 2018

I. – Compléter cet article par les trois alinéas suivants :

« 3° Après le 3°, il est inséré un 4° ainsi rédigé :

« « 4° L’étranger de seize ans révolus et de moins de vingt-cinq inscrit dans une procédure de demande d’asile prévue au titre Ier du Livre VII du Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, à l’exception de l’étranger demandeur d’asile, placé en rétention en application de l’article L. 551‑1. » »

« II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle aux droits mentionnés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts. »

II. – En conséquence, au début de l’alinéa 1, insérer la mention : « I. – ».

🖋️Non soutenu
Christophe Blanchet
30 mars 2018

I. – Compléter cet article par les trois alinéas suivants :

« 3° Après le 3°, il est inséré un 4° ainsi rédigé :

« « 4° L’étranger de seize ans révolus et de moins de vingt-cinq ans inscrit dans une procédure de demande d’asile prévue au Ier du livre VII du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile peut demander à intégrer le dispositif du service national universel. » »

« II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle aux droits mentionnés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts. »

II. – En conséquence, au début de l’alinéa 1, insérer la mention : « I. – ».


Article 38
🖋️Adopté
Élise Fajgeles
30 mars 2018

Substituer aux alinéas 2 et 3 les trois alinéas suivants :

« 1° A Au début des deux premiers alinéas de l'article L. 111-2, sont ajoutés les mots : « Dans sa rédaction résultant de la loi n°     du      pour une immigration maîtrisée et un droit d'asile effectif » ;

« 1° Aux premiers alinéas des articles L. 762-1, L. 763-1 et L. 764-1, les mots : « dans sa rédaction résultant de la loi n° 2015-925 du 29 juillet 2015 relative à la réforme du droit d'asile et » sont supprimés ;

« 2° Aux premiers alinéas des articles L. 766-1 et L. 766-2, les mots : « dans sa rédaction résultant de la loi n° 2017-256 du 28 février 2017 de programmation relative à l'égalité réelle outre-mer et portant autres dispositions en matière sociale et économique et » sont supprimés.

🖋️Adopté
Élise Fajgeles
30 mars 2018

À l'alinéa 11, substituer à la référence :

« n° 2017‑258 du 28 février 2017 relative à la sécurité publique, en Nouvelle‑Calédonie, en Polynésie française et dans les îles Wallis et Futuna »

la référence :

« n° 2017-1510 du 30 octobre 2017 renforçant la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme ».

🖋️Adopté
Élise Fajgeles
30 mars 2018

Compléter cet article par l'alinéa suivant:

« III. – À la huitième ligne du tableau du second alinéa des articles L. 552‑6, L. 562‑6 et L. 573‑2 du code des relations entre le public et l’administration les mots : « n° 2016‑1918 du 29 décembre 2016 de finances rectificative pour 2016 » sont remplacés par les mots : « n°        du        pour une immigration maîtrisée et un droit d’asile effectif. »

🖋️Adopté
Élise Fajgeles
4 avr. 2018
Après l'article 38, insérer l'article suivant:

Le titre VI du livre VII du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est ainsi modifié :

I. – L’article L. 762‑1 est ainsi modifié :

1° Le 4° est ainsi modifié :

– le b est ainsi rédigé :

« b) À la première phrase du deuxième alinéa, les mots : “en France” sont remplacés par les mots : “dans les îles Wallis et Futuna” » ;

– il est ajouté un c ainsi rédigé :

« c) À la fin de la première phrase de l’avant-dernier alinéa, les mots : “mentionnés à l’article L. 211‑1” sont remplacés par les mots : “requis par l’ordonnance n° 2000‑371 du 26 avril 2000 relative aux conditions d’entrée et de séjour des étrangers dans les îles Wallis et Futuna” ;

2° Au 9°, les mots : « la seconde occurrence des mots : “le territoire français” est remplacée » sont remplacés par les mots : « les deux dernières occurrences des mots : “le territoire français” sont remplacées » ;

3° Après les mots : « “de l’article” », la fin du 10° est ainsi rédigée : « , la référence : “du livre V” est remplacée par la référence : “de l’ordonnance n° 2000‑371 du 26 avril 2000 relative aux conditions d’entrée et de séjour des étrangers dans les îles Wallis et Futuna” et les mots : “sur le territoire français” sont remplacés par les mots : “dans les îles Wallis et Futuna”. » ;

II. – L’article L. 763‑1 est ainsi modifié :

1° Le 4° est ainsi modifié :

– le b est ainsi rédigés :

« b) À la première phrase du deuxième alinéa, le mot : « France » est remplacé par les mots : « en Polynésie française » ; »

– il est ajouté un c ainsi rédigé :

« c) À la fin de la première phrase de l’avant-dernier alinéa, les mots : “mentionnés à l’article L. 211‑1” sont remplacés par les mots : “requis par l’ordonnance n° 2000‑372 du 26 avril 2000 relative aux conditions d’entrée et de séjour des étrangers en Polynésie française” ;

2° Au 9°, les mots : « la seconde occurrence des mots : “le territoire français” est remplacée » sont remplacés par les mots : « les deux dernières occurrences des mots : “le territoire français” sont remplacées » ;

3° Après les mots : « “de l’article” », la fin du 10° est ainsi rédigée : « , la référence : “du livre V” est remplacée par la référence : “de l’ordonnance n° 2000‑372 du 26 avril 2000 relative aux conditions d’entrée et de séjour des étrangers en Polynésie française” et les mots : “sur le territoire français” sont remplacés par les mots : “en Polynésie française”. » ;

III. – L’article L. 764‑1 est ainsi modifié :

1° Le 4° est ainsi modifié :

– le b est ainsi rédigé :

« b) À la première phrase du deuxième alinéa, le mot : “France” est remplacé par les mots : “Nouvelle-Calédonie” ; »

– il est ajouté un c ainsi rédigé :

« c) À la fin de la première phrase de l’avant-dernier alinéa, les mots : “mentionnés à l’article L. 211‑1” sont remplacés par les mots : “requis par l’ordonnance n° 2002‑388 du 20 mars 2002 relative aux conditions d’entrée et de séjour des étrangers en Nouvelle-Calédonie” ;

2° Au 9°, les mots : « la seconde occurrence des mots : “le territoire français” est remplacée » sont remplacés par les mots : « les deux dernières occurrences des mots : “le territoire français” sont remplacées » ;

3° Après les mots : « “de l’article” », la fin du 10° est ainsi rédigée : « , la référence : “du livre V” est remplacée par la référence : “de l’ordonnance n° 2002‑388 du 20 mars 2002 relative aux conditions d’entrée et de séjour des étrangers en Nouvelle-Calédonie”, et les mots : “sur le territoire français” sont remplacés par les mots : “en Nouvelle-Calédonie”. » .

 

🖋️Non soutenu
Loïc Prud'homme
30 mars 2018

Supprimer les alinéas 6 à 8.

🖋️Non soutenu
Danièle Obono
30 mars 2018

Après l’alinéa 8, insérer l’alinéa suivant :

« 3° bis Le 18° de l’article L. 832‑1 est abrogé ; »

🖋️Non soutenu
Danièle Obono
30 mars 2018

Supprimer les alinéas 9 et 10.


Article 39
🖋️Adopté
Élise Fajgeles
30 mars 2018

À la fin de l'alinéa 1, substituer aux mots :

« suivant la publication de la présente loi, le Gouvernement est autorisé par voie d’ordonnances »

les mots :

« à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement est autorisé à prendre par voie d’ordonnances toute disposition relevant du domaine de la loi permettant ».

🖋️Adopté
Élise Fajgeles
30 mars 2018

À l'alinéa 2, substituer aux mots :

« À prévoir les adaptations nécessaires à l’application à Saint‑Barthélemy et à Saint‑Martin des dispositions »

les mots :

« De prévoir les adaptations nécessaires à l’application à Saint‑Barthélemy et à Saint‑Martin ».

🖋️Adopté
Élise Fajgeles
30 mars 2018

À l'alinéa 3, substituer à la première occurrence du mot :

« À »

le mot :

« D' ».

🖋️Adopté
Élise Fajgeles
30 mars 2018

À l'alinéa 3, supprimer les mots :

« le neuvième alinéa ».

🖋️Adopté
Élise Fajgeles
30 mars 2018

À la fin de l’alinéa 4, substituer aux mots :

« leur publication »

les mots :

« la publication de ces ordonnances ».

🖋️Non soutenu
Éric Coquerel
30 mars 2018

Supprimer cet article.


Article 40
🖋️Adopté
Élise Fajgeles
30 mars 2018

Supprimer cet article.


Article 41
🖋️Adopté
Élise Fajgeles
6 avr. 2018
Après l'article 41, insérer l'article suivant:

« L’État se fixe comme objectifs d’élaborer des orientations pour la prise en compte des migrations climatiques et de renforcer sa contribution aux travaux internationaux et européens sur ce thème. Le Gouvernement présente au Parlement, dans un délai de douze mois après la promulgation de la présente loi, ces orientations et un plan d’actions associé.

« Ces actions permettront de renforcer les connaissances relatives aux déplacements liés au changement climatique, comme voulu par l’agenda pour la protection des déplacés environnementaux, et de mettre en place des actions à la hauteur des enjeux.

« Ces orientations prévoient notamment la mobilisation de programmes de recherche, la réalisation de travaux statistiques et de définitions, le concours à des initiatives européennes, des expérimentations sur les migrations cycliques, la contribution à la mise en place de mesures préventives ainsi que des réflexions portant sur le long terme (horizon 2050), en particulier quant à l’habitabilité des différentes zones géographiques du monde. Elles permettront l’évolution de nos programmes d’aide publique au développement pour mieux intégrer les problématiques d’anticipation des migrations climatiques, qui peuvent être reconnues comme des politiques d’adaptation. »

🖋️Non soutenu
Sonia Krimi
30 mars 2018

Après l’alinéa 4, insérer l’alinéa suivant :

« IV bis. – Les dispositions prévues à l’alinéa 7 de l’article 7 entrent en application au 1er juillet 2019. Six mois, puis un an après leur entrée en vigueur, elles font l’objet d’une évaluation parlementaire. »

🖋️Non soutenu
Sandrine Mörch
30 mars 2018

Après l’alinéa 4, insérer l’alinéa suivant :

« IV bis. – Les dispositions prévues aux alinéas 13 à 16 de l’article 16 de la présente loi feront l’objet, dans un délai d’un an après son entrée en vigueur, d’une évaluation parlementaire et d’un nouvel examen par le Parlement. »

🖋️Non soutenu
Valérie Petit
30 mars 2018
Après l'article 41, insérer l'article suivant:

« Les mesures prises sur le fondement de la présente loi font l’objet d’une évaluation d’impact qui s’appuie sur une méthodologie rigoureuse et sur une multiplicité de critères. Dans la troisième année qui suit la date d’entrée en vigueur de la présente loi, cette évaluation fait l’objet d’un rapport transmis au Parlement. »

🖋️Non soutenu
Stanislas Guerini
30 mars 2018
Après l'article 41, insérer l'article suivant:

« Au plus tard au moment du dépôt du projet de loi de ratification devant le Parlement, le Gouvernement rend compte au Parlement des conditions dans lesquelles les personnes intéressées ont été associées à l’élaboration des ordonnances prévues aux articles 27 et 39. »

🖋️Tombé
Matthieu Orphelin
30 mars 2018
Après l'article 41, insérer l'article suivant:

« Dans les 18 mois qui suivent la promulgation de la présente loi, l’État se dote d’une stratégie nationale pour la prise en compte des migrations climatiques et renforce sa contribution aux travaux européens et internationaux sur ce thème.

« Ces actions permettront de renforcer les connaissances relatives aux déplacements liés au changement climatique, comme voulu par l’agenda pour la protection des déplacés environnementaux, et de mettre en place des actions à la hauteur des enjeux.

« Cette stratégie nationale prévoit notamment la mobilisation de programmes de recherche, la réalisation de travaux statistiques et de définitions, le concours à des initiatives européennes, des expérimentations sur les migrations cycliques, la contribution à la mise en place de mesures préventives ainsi que des réflexions portant sur le long terme (horizon 2050), en particulier quant à l’habitabilité des différentes zones géographiques du monde. Elle permettra l’évolution de nos programmes d’aide publique au développement pour mieux intégrer les problématiques d’anticipation des migrations climatiques, qui peuvent être reconnues comme des politiques d’adaptation. Elle évaluera également l’opportunité de mettre en place des visas humanitaires, notamment pour les habitants des petites îles, déplacés en raison de l’augmentation du niveau des mers. »

 


Chapitre : TITRE III
🖋️Adopté
Martine Wonner
23 mars 2018

Au début de l’intitulé du titre III, substituer aux mots :

« Améliorer les conditions d’intégration et d’accueil »

les mots :

« Accompagner efficacement l’intégration et l’accueil ».

🖋️Adopté
Fiona Lazaar
27 mars 2018

Au début de l’intitulé du titre III, substituer aux mots :

« Améliorer les conditions d’intégration et d’accueil »,

les mots :

« Accompagner efficacement l’intégration et l’accueil ».

Exposé des motifs • ⏱️Lecture 41min.

Mesdames, Messieurs,

La France, et plus généralement l’Europe, ont connu en 2015 une pression migratoire d’une ampleur inédite qui s’est traduite par une hausse importante de la demande d’asile dans tous les pays, non seulement en Allemagne mais également en Suède ou en Italie.

En dépit de signes positifs (en 2016, l’agence européenne FRONTEX en charge de la surveillance des frontières extérieures de l’Union a dénombré trois fois moins d’entrées irrégulières sur le territoire européen ‑ soit 511 371 ‑ que l’année précédente), la situation reste tendue, et particulièrement en plusieurs points du territoire :

– à Menton et dans les Alpes‑Maritimes, confrontés à d’importants flux en provenance d’Italie ;

– dans le Calaisis, vers lequel se dirige un flux, qui demeure soutenu, de migrants espérant pouvoir se rendre au Royaume‑Uni ;

– à Paris, où de nombreuses évacuations de campements ont dû être effectuées par les pouvoirs publics.

Par ailleurs, en raison notamment des mouvements secondaires en provenance d’autres États membres de l’Union européenne de personnes qui souhaitent solliciter l’asile sur notre territoire après l’avoir déjà fait ailleurs, la demande d’asile demeure orientée à la hausse alors qu’elle tend à se stabiliser chez plusieurs de nos voisins.

Les deux lois adoptées en 2015 et 2016 (la loi n° 2015‑925 du 29 juillet 2015 relative à la réforme du droit d’asile et la loi n° 2016‑274 du 7 mars 2016 relative au droit des étrangers en France) ont apporté une première réponse aux défis posés à notre pays, tant pour assurer des conditions d’accueil dignes et favoriser l’intégration des réfugiés que pour lutter contre l’immigration irrégulière.

Toutefois, malgré ces réformes :

– nos délais d’examen des demandes d’asile demeurent trop longs (autour de onze mois en moyenne) ;

– des campements illégaux se constituent dans les territoires et les agglomérations les plus exposés à la pression migratoire au détriment de tous : migrants, riverains et pouvoirs publics ;

– la mise en œuvre des retours contraints des étrangers ne justifiant d’aucun droit au séjour en France demeure insuffisante.

Par ailleurs, le traitement de la situation migratoire actuelle, qui est commune à l’ensemble des pays européens, ne peut se concevoir dans le seul cadre national. Les procédures européennes communes de gestion des flux migratoires et de demandeurs d’asile doivent être mieux appliquées.

Il importe également que nos procédures nationales intègrent davantage les bonnes pratiques de nos voisins européens et notamment qu’elles convergent en plusieurs points vers celles en vigueur en Allemagne. Les différences observées entre la France et l’Allemagne, en matière de durée moyenne d’examen des demandes d’asile, d’accueil et d’orientation géographique des demandeurs d’asile ou de procédures de retour (s’agissant, par exemple, de la durée maximale de la rétention administrative), constituent autant de facteurs qui concourent à faire de notre pays la destination des mouvements secondaires à l’œuvre dans l’Union européenne.

Dès lors, le présent projet de loi se donne pour objectifs prioritaires :

– d’amplifier la réduction des délais des procédures d’asile en dotant les acteurs de l’asile de nouveaux outils qui permettront d’atteindre une durée moyenne de six mois d’instruction des dossiers, recours juridictionnel compris ;

– de sécuriser le droit au séjour des étrangers auxquels une protection est reconnue et, pour les autres, de mieux articuler les procédures d’asile avec les procédures d’admission au séjour à un autre titre que l’asile et, le cas échéant, de retour ;

– de renforcer l’effectivité et la crédibilité de la lutte contre l’immigration irrégulière, notamment en dotant les forces de l’ordre de nouvelles capacités d’investigation dans le cadre de la retenue pour vérification du droit au séjour et en faisant converger la durée maximale de la rétention administrative vers celles en vigueur chez nos voisins européens ;

– d’améliorer les conditions d’accueil des talents étrangers (professionnels hautement qualifiés, étudiants internationaux, chercheurs) et de renforcer les capacités de notre pays à attirer ces profils qui participent tant de notre dynamisme économique que de notre rayonnement linguistique et culturel ;

– de simplifier le droit au séjour des étrangers en situation régulière ;

– et de sécuriser les conditions de délivrance des titres de séjours les plus sujets à la fraude.

Le titre Ier rassemble les dispositions visant à garantir l’exercice et l’effectivité du droit d’asile en France. Il s’agit en particulier de réduire les délais d’instruction des demandes d’asile tout en assurant un niveau élevé de garanties et d’améliorer les conditions d’accueil des demandeurs d’asile et d’intégration des étrangers admis au bénéfice d’une protection au titre de l’asile. Il comporte trois chapitres.

Le chapitre Ier est relatif au séjour et à l’intégration des bénéficiaires de la protection internationale et des membres de leur famille. Il contient trois articles qui visent à renforcer la protection que la France accorde aux bénéficiaires de l’asile. Il modifie les dispositions correspondantes du titre Ier du livre III et du titre V du livre VII du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA).

L’article 1er sécurise le droit au séjour des bénéficiaires de la protection subsidiaire et des apatrides. À cet effet, il prévoit de leur délivrer un titre de séjour pluriannuel d’une durée de quatre ans dès la reconnaissance de la protection, alors qu’un tel titre ne leur est remis actuellement qu’à l’expiration d’une première carte de séjour temporaire d’un an et que la carte de séjour pluriannuelle aujourd’hui délivrée au protégé subsidiaire n’a qu’une durée maximale de deux ans. Le champ des bénéficiaires du titre de séjour délivré aux membres de famille d’un apatride est par ailleurs modifié pour correspondre au champ des bénéficiaires de la procédure de réunification familiale, tel que défini par le droit en vigueur (articles L. 812‑5 et L. 752‑1 du CESEDA).

L’article 2 vise à sécuriser l’accès à la carte de résident pour les personnes protégées et pour les membres de leur famille. D’une part, les conditions d’admission au séjour applicables aux membres de famille sont harmonisées, indépendamment de la nature de la protection accordée à la personne protégée, ce qui permettra en particulier de garantir l’admission au séjour des parents d’enfants mineurs reconnus réfugiés. D’autre part, en cohérence avec l’article 1er, est prévue la délivrance de plein droit d’une carte de résident aux bénéficiaires de la protection subsidiaire et aux apatrides ainsi qu’aux membres de leur famille dès lors qu’ils justifient de quatre années de résidence régulière, c’est‑à‑dire à l’issue de la carte de séjour pluriannuelle créée par l’article 1er du projet de loi.

L’article 3 vise à renforcer l’effectivité de la protection au titre de l’asile lorsque celle‑ci est reconnue à un mineur. D’une part, lorsque le mineur reconnu réfugié ou admis au bénéfice de la protection subsidiaire sollicite la réunification familiale au bénéfice de son ou ses parents restés dans son pays d’origine et lorsqu’il est réservé une suite favorable à cette demande, le 1° propose que ces derniers, sous réserve qu’ils respectent les principes essentiels de la vie familiale en France, puissent entrer sur le territoire accompagnés de leurs autres enfants, dont ils ont la charge effective. Cette disposition vise à garantir que le droit à la réunification familiale ne s’exerce pas au détriment de l’unité des familles. D’autre part, le 2° et le 3° sont destinés à assurer la transmission des certificats médicaux à l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) dans le cadre de l’instruction des demandes concernant les mineures invoquant ou protégées au titre du risque de mutilation sexuelle auquel elles sont exposées. Dans ce cadre, la modification apportée permet au médecin chargé des examens requis de transmettre directement à l’OFPRA le certificat qu’il établit. Actuellement, cette transmission est confiée aux parents de la mineure, ce qui n’assure pas toujours une transmission dans les délais requis.

Le chapitre II est relatif aux conditions d’octroi de l’asile et à la procédure devant l’OFPRA et la Cour nationale du droit d’asile (CNDA). Il contient trois articles qui s’inscrivent pour l’essentiel dans l’objectif, prioritaire pour le Gouvernement, de réduire les délais d’examen des demandes d’asile. Ils répondent également à la nécessité, dans le contexte sécuritaire actuel, de prendre toutes les mesures utiles en amont des procédures d’octroi de la protection. Le chapitre II rassemble les dispositions modifiant les titres Ier, II et III du livre VII du CESEDA. Il apporte, en outre, des modifications ponctuelles au code de la sécurité intérieure et au code de justice administrative.

L’article 4 étend la faculté, pour l’OFPRA, de refuser ou de mettre fin au statut de réfugié aux cas de condamnations pour des faits graves, notamment de terrorisme, prononcées dans un autre pays de l’Union européenne. Il étend aussi l’obligation pour l’autorité judiciaire de communiquer à l’OFPRA ou à la CNDA toute information susceptible de justifier le refus ou la fin du statut de réfugié pour des motifs graves de sécurité nationale. Il prévoit la possibilité de diligenter des enquêtes administratives et de consulter les fichiers et autres traitements intéressant la sécurité intérieure pour l’application des dispositions du CESEDA relatives aux décisions de refus ou de retrait de la protection au titre de l’asile fondées sur des motifs de menace grave pour l’ordre public.

L’article 5 rassemble les dispositions relatives à la procédure d’examen des demandes d’asile devant l’OFPRA. Elles participent de l’objectif de maîtrise des délais d’instruction et de dissuasion des demandes pouvant apparaître comme étrangères à un besoin de protection.

Le 1° du I, conformément à la directive « procédures », réduit de cent‑vingt à quatre‑vingt‑dix jours le délai courant à compter de l’entrée sur le territoire et au‑delà duquel le dépôt d’une demande d’asile peut entraîner, à la demande de l’autorité administrative, l’examen de celle‑ci selon la procédure accélérée.

Le a du 2° du I, dans un objectif de simplification administrative et de célérité des procédures, autorise l’OFPRA à adresser la convocation à l’entretien individuel par tout moyen.

Le b du 2° du I, qui doit être lu en lien avec l’article 7, prévoit que le demandeur d’asile est entendu par l’OFPRA dans la langue pour laquelle il a manifesté une préférence lors de l’enregistrement de sa demande ou, à défaut, dans une autre langue dont il a une connaissance suffisante (celle‑ci pouvant être identifiée par l’OFPRA en référence aux langues parlées dans le pays dont l’étranger est ressortissant ou dans lequel il allègue avoir eu une résidence stable et permanente ou dans le groupe auquel l’intéressé appartient ou dont il se revendique).

Les 3°, 4°, 5° c) et 6° du I et le II autorisent la notification des décisions écrites de l’OFPRA par tout moyen, y compris électronique, garantissant la confidentialité.

Le 5° a et b du I prévoit la clôture d’examen de la demande en cas de non introduction de celle‑ci auprès de l’office.

L’article 6 est relatif à la procédure devant la CNDA. Il vise, d’une part, à réduire à quinze jours le délai de recours devant la Cour pour l’ensemble des décisions de rejet de l’OFPRA, et, d’autre part, à prévoir que les recours contre les décisions de retrait du statut de réfugié ou du bénéfice de la protection subsidiaire, fondées sur des risques de menace grave pour l’ordre public, seront jugés suivant une procédure accélérée et par un juge unique et, enfin, à développer l’utilisation des moyens de communication audiovisuelle pour l’organisation des audiences. Ces ajustements, qui préservent intégralement les garanties dues aux justiciables, s’inscrivent dans l’objectif de réduction des délais d’instruction.

Le II apporte des ajustements aux dispositions statutaires du code de justice administrative applicables aux magistrats affectés à la CNDA. D’une part, le 1° aligne les modalités d’accueil des magistrats de l’ordre judiciaire sur les fonctions de président à la CNDA par la voie du détachement sur les dispositions applicables aux présidents des tribunaux administratifs et des cours administratives d’appel. D’autre part, le 2° prévoit, en conformité avec la garantie d’inamovibilité des magistrats, de supprimer la limitation actuelle à trois ans du mandat des présidents des tribunaux administratifs et des cours administratives d’appel affectés à la CNDA.

Le chapitre III est relatif aux modalités d’accès à la procédure d’asile et aux conditions matérielles d’accueil des demandeurs d’asile. Il contient trois articles qui visent notamment à simplifier l’entrée dans la procédure d’asile, et à mieux répartir les demandeurs d’asile sur le territoire. Il rassemble les modifications affectant le titre IV du livre VII du CESEDA.

L’article 7 est relatif à la procédure d’enregistrement des demandes d’asile. Le 1° permet de regarder la demande d’asile présentée par un étranger accompagné de ses enfants mineurs comme étant présentée également pour les enfants, et évite ainsi les demandes successives qui contribuent à ralentir la durée d’instruction des demandes d’asile. Le 2° précise, en lien avec l’article 5, qu’il est demandé, dès l’enregistrement de la demande, la langue dans laquelle le demandeur préfère être entendu tout au long de la procédure d’asile, sans préjudice de la possibilité laissée à l’OFPRA ou la CNDA, le cas échéant, d’avoir recours à toute autre langue dont l’intéressé a une connaissance suffisante. Ce dernier pourra être entendu en français à tout moment et objecter un défaut d’interprétariat lors de son entretien à l’Office, le cas échéant, devant la CNDA et dans le délai de recours.

L’article 8 est relatif au droit au maintien sur le territoire pendant l’examen de la demande d’asile. D’une part, il précise que le droit au maintien cesse dès la lecture en audience publique de la décision de la CNDA. D’autre part, il aménage le régime juridictionnel applicable à certaines décisions de rejet prises par l’OFPRA en procédure accélérée, avec pour objectif de paralléliser les interventions du juge de l’asile et du juge de l’éloignement. Cela vise le cas des demandeurs ressortissants de pays d’origine sûrs, de ceux dont la demande de réexamen aura été rejetée et de ceux présentant une menace grave pour l’ordre public. En application de ces dispositions, le recours devant la CNDA n’aura plus un caractère automatiquement suspensif. L’étranger, placé en rétention ou assigné à résidence en vue de l’exécution d’une obligation de quitter le territoire, notifiée antérieurement à la décision de rejet de l’office, pourra saisir le tribunal administratif de conclusions tendant à ce que soit prononcée la suspension de l’exécution de cette mesure d’éloignement jusqu’à l’expiration du délai de recours devant la CNDA ou, si celle‑ci a été saisie, jusqu’à la lecture de sa décision ou notification le cas échéant. Si le tribunal administratif prononce la suspension de la mesure d’éloignement, la mesure de placement en rétention ou d’assignation sera également suspendue.

L’article 9 est relatif aux conditions matérielles d’accueil. Les 1°, 4° et 5° a visent à assurer une répartition plus équilibrée des demandeurs d’asile sur l’ensemble du territoire. En ce sens, ils prévoient que le schéma national d’accueil des demandeurs d’asile détermine la part de chaque région dans l’accueil des demandeurs d’asile et permettent d’orienter en fonction du schéma défini, et sur la base d’une appréciation individuelle, les demandeurs vers une région où ils sont tenus de résider pour bénéficier des conditions matérielles d’accueil. Les 2° et 6°, qui doivent être lus en combinaison avec les dispositions de l’article 8, précisent que le bénéfice des conditions matérielles d’accueil est accordé tant que le demandeur a droit au maintien sur le territoire. Le 3° prévoit des modalités d’échange d’informations entre l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) et le service intégré d’accueil et d’orientation, s’agissant des demandeurs d’asile et des personnes ayant obtenu une protection. Le c du 5° ajoute explicitement la fraude aux cas de retrait des conditions matérielles d’accueil. Le d du 5° prévoit une procédure contradictoire spécifique dans les cas de retrait, de suspension ou de refus des conditions matérielles d’accueil.

Le titre II rassemble les dispositions visant à renforcer l’efficacité et la crédibilité de la lutte contre l’immigration irrégulière. Il s’agit en particulier de sécuriser le prononcé des décisions d’éloignement, de renforcer l’efficacité des outils de leur mise en œuvre et d’aménager les modalités de leur contrôle contentieux. Il comporte quatre chapitres.

Le chapitre Ier est relatif aux procédures de non‑admission sur le territoire français. Il comprend un article unique, larticle 10, qui rassemble les modifications affectant le livre II du CESEDA relatif aux conditions d’entrée sur le territoire et aux modalités de leur contrôle. Il entend simplifier les conditions d’exercice de la justice dans le cadre du maintien en zone d’attente.

Les 1° et 2°, par cohérence avec les évolutions opérées dans le cadre des procédures juridictionnelles en rétention et devant la CNDA (2° de l’article 6, b du 2° de l’article 12 et 8° de l’article 16), visent à faciliter l’organisation des audiences en recourant aux moyens de communication audiovisuelle tant devant le juge administratif que devant le juge des libertés et de la détention lorsqu’ils sont saisis dans le cadre des procédures de maintien en zone d’attente.

Le 3° vise à permettre au premier président de la Cour d’appel ou à son délégué de rejeter les déclarations d’appels manifestement irrecevables, par ordonnance motivée, sans avoir préalablement convoqué les parties. Cette modification est également opérée en stricte cohérence avec les évolutions des procédures juridictionnelles judiciaires en rétention.

Le chapitre II est relatif aux décisions d’éloignement. Il comprend deux articles qui apportent diverses modifications aux régimes des décisions d’éloignement (obligation de quitter le territoire français, interdiction de retour sur le territoire français, interdiction de circulation sur le territoire français et mesures de transfert prises dans le cadre de l’Union européenne et de la convention de Schengen). Il rassemble les modifications affectant les titres Ier et III du livre V du CESEDA.

L’article 11 est relatif aux décisions d’obligation de quitter le territoire français, d’interdiction de retour sur le territoire français et d’interdiction de circulation sur le territoire français.

Le I est de cohérence avec l’article 23 du projet de loi qui dispose qu’un étranger qui a déposé une demande d’asile et qui souhaite solliciter par ailleurs un titre de séjour doit effectuer cette seconde démarche parallèlement à sa demande d’asile. Il précise donc qu’en cas de rejet de la demande d’asile et de la demande de titre de séjour, l’étranger doit faire l’objet d’une obligation de quitter le territoire français sur le fondement du 6° du I de l’article L. 511‑1.

Le II étend, conformément à la directive 2008/115/CE du Parlement européen et du Conseil du 16 décembre 2008 dite « retour », les motifs de refus du délai de départ volontaire à l’étranger qui présente un risque de soustraction à l’exécution de la mesure d’éloignement, tel que défini au 3° du I de l’article L. 511‑1. Le 1° complète le e du 3° du II de l’article L. 511‑1 pour prévoir que le risque peut être regardé comme établi lorsqu’un étranger a utilisé un titre de séjour ou un document d’identité ou de voyage établi sous un autre nom que le sien, et pas seulement s’il a lui‑même contrefait, falsifié ou établi ce document. Le 2° illustre, au f, les circonstances révélant l’absence de garanties de représentation suffisantes, résultant notamment du refus de l’étranger de coopérer avec l’autorité administrative. Le 3°, afin de lutter contre les mouvements secondaires non autorisés entre les États membres de l’Union européenne, insère, dans un g, un nouveau motif de risque de soustraction prenant en compte le cas de l’étranger qui, entré irrégulièrement dans l’espace Schengen, fait l’objet d’une mesure d’éloignement dans un autre État membre ou s’y est maintenu irrégulièrement. Est également inséré un h inscrivant un risque de soustraction dès lors que l’étranger a déclaré son intention de ne pas se conformer à son obligation de quitter le territoire français.

Le 1° et 3° b du III prévoient que l’interdiction de retour prend effet à l’exécution effective de l’obligation de quitter le territoire français, c’est‑à‑dire lorsque l’étranger a rejoint un pays tiers à l’Union européenne et à l’espace Schengen, afin de renforcer l’efficacité de la mesure en conformité avec le droit de l’Union européenne. Le 8° prévoit que les modalités de constat de l’exécution de l’obligation de quitter le territoire français seront prévues par voie réglementaire ; le 7° est de coordination.

Les 2° et 5° modifient respectivement les premier et sixième alinéas du III de l’article L. 511‑1 afin d’énoncer clairement le caractère systématique de l’interdiction de retour lorsque l’étranger ne bénéficie pas d’un délai de départ volontaire ou lorsqu’il n’a pas respecté ce délai. Le 4° est de précision et les 3° b et 6° sont de coordination.

L’article 12 vise, d’une part, en cohérence avec la modification du délai accordé au juge des libertés et de la détention pour statuer sur la prolongation de la rétention prévue à l’article 16, d’allonger le délai de jugement accordé au juge administratif, en passant de soixante‑douze heures à quatre‑vingts seize heures à compter de l’expiration du délai de recours, pour statuer sur les obligations de quitter le territoire concernant des étrangers faisant l’objet d’une mesure de surveillance. D’autre part, il simplifie l’organisation des audiences en permettant de recourir à un moyen de communication audiovisuelle.

L’article 13 permet à un étranger placé en rétention de solliciter une aide au retour. Cette circonstance ne peut toutefois justifier, à elle seule, que le juge mette fin à sa rétention.

L’article 14 permet de contraindre les étrangers à résider dans un lieu qui leur est désigné pendant le délai de départ volontaire, de manière à réduire le risque que celui‑ci soit mis à profit pour échapper à l’obligation de quitter le territoire.

L’article 15 est relatif aux mesures prises dans le cadre de l’Union européenne et de la convention de Schengen. Il vise, afin de lutter contre le développement des flux secondaires au sein de l’espace de libre circulation, à permettre à l’autorité administrative compétente d’assortir, par une décision motivée, la décision de remise prise en application de la convention de Schengen d’une interdiction de circulation sur le territoire français d’une durée maximale de trois ans. Afin de garantir la proportionnalité de la mesure, le prononcé et la durée de l’interdiction seront fixés en tenant compte de la durée de présence de l’étranger sur le territoire français, de la nature et de l’ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu’il a déjà fait l’objet d’un mesure d’éloignement du territoire français et de la menace pour l’ordre public que représente sa présence en France. Ces mesures d’interdiction de circulation sur le territoire français seront signalées au fichier des personnes recherchées.

Le chapitre III est relatif à la mise en œuvre des décisions d’éloignement. Il contient deux articles dont l’objectif est de renforcer l’effectivité des procédures d’éloignement. Les modifications apportées aux dispositions des titres V à VII du livre V du CESEDA visent à garantir le respect des finalités de la rétention administrative et de l’assignation à résidence, à savoir s’assurer de l’éloignement effectif d’une personne en situation irrégulière.

L’article 16 est relatif à la rétention administrative.

Le 1° clarifie, à l’article L. 551‑2 du CESEDA, les conditions d’exercice du droit de communication de l’étranger placé en rétention, lequel peut s’exercer dans le lieu de rétention et non pendant les transferts. La rédaction en vigueur, prévoyant que l’étranger peut exercer ses droits à compter de son arrivée au lieu de rétention, était ambiguë sur les possibilités de communication pendant les déplacements susceptibles d’intervenir après la première arrivée au lieu de rétention.

Le 2° modifie l’article L. 552‑1 du même code pour ouvrir au juge des libertés et de la détention un délai de quarante‑huit heures pour statuer sur la requête du préfet aux fins de prolongation de la rétention. Il doit par ailleurs informer, sans délai et par tous moyens, le tribunal administratif saisi d’une requête contre la mesure d’éloignement, du sens de sa décision.

Les 3° et 4° sont relatifs au régime de l’assignation à résidence décidée par le juge des libertés et de la détention lorsque ce dernier met fin au maintien en rétention administrative. Le 3° étend l’obligation de motivation spéciale mise à la charge du juge par l’article L. 552‑4 du CESEDA en vigueur dès lors que l’étranger s’est précédemment soustrait à une mesure d’éloignement, quand bien même celle‑ci ne serait plus en vigueur. Le 4° précise les éléments qu’il incombe au juge de considérer dans le cadre de son appréciation des exigences de garanties de représentation effective lorsqu’il assigne l’étranger à résidence. La modification apportée l’invite en particulier à s’assurer de ce que le lieu envisagé pour l’assignation à résidence est un local affecté à l’habitation principale de l’intéressé, à l’exclusion de tout autre habitat informel (notamment les campements).

Le 5° vise à porter à dix heures le délai dans lequel le ministère public, à compter de la notification de l’ordonnance du juge des libertés et de la détention mettant fin au maintien en rétention de l’étranger, peut demander au premier président de la cour d’appel ou à son délégué de déclarer son recours suspensif si l’intéressé ne dispose pas de garanties de représentation effectives ou présente une menace grave pour l’ordre public. Le 6° rappelle les garanties dont l’étranger dispose pendant cette durée pendant laquelle l’étranger est maintenu à la disposition de la justice (contacter son avocat, un tiers, voir un médecin, s’alimenter).

Le 7° a vise à augmenter la durée maximale de rétention à quatre‑vingt‑dix jours, en portant à trente jours la durée de la deuxième prolongation de la rétention.

Le 7° b vise à renforcer l’efficacité de l’éloignement en permettant de prolonger à titre exceptionnel la rétention administrative au‑delà de la limite fixée par l’alinéa précédent pour contrer les stratégies d’obstruction à l’exécution de la mesure d’éloignement dans les derniers jours de la rétention. Il s’agit d’autoriser, lorsque l’étranger fait obstruction à l’exécution de la décision d’éloignement, fait valoir qu’il ne peut être éloigné en raison de son état de santé ou dépose une demande d’asile, la saisine du juge des libertés et de la détention aux fins de prolongation de la rétention pour une nouvelle période de quinze jours. Si, au cours de cette période, il est à nouveau fait échec à l’éloignement par une obstruction ou une nouvelle demande de protection formée par l’intéressé, le juge peut être saisi dans les mêmes conditions. Il est toutefois prévu que la rétention ne peut faire l’objet de plus de trois prolongations sur ce fondement.

Le 8°, en cohérence avec les modifications apportées à la procédure contentieuse devant la CNDA (2° de l’article 6), devant le tribunal administratif lorsqu’il est saisi de recours contre les refus d’entrée sur le territoire au titre de l’asile et les obligations de quitter le territoire et devant le juge des libertés et de la détention lorsqu’il intervient aux fins d’autoriser le maintien en zone d’attente, simplifie les conditions d’organisation des audiences par un moyen de communication audiovisuelle.

L’article 17 est relatif à l’assignation à résidence. En premier lieu, il tire les conséquences de la décision rendue le 1er décembre 2017 par le Conseil constitutionnel sur la question prioritaire de constitutionnalité 2017‑674 portant sur les assignations à résidence de longue durée des étrangers faisant l’objet d’une interdiction du territoire. Il dispose ainsi, qu’au‑delà d’une durée de cinq ans, le maintien de l’assignation à résidence devra être justifié par des circonstances particulières. Il prévoit en parallèle, dans le cas où l’étranger concerné n’est plus assigné à résidence, la possibilité pour l’autorité administrative de lui imposer des obligations en vue de permettre la mise à exécution de l’interdiction du territoire. En second lieu, cet article vise à étendre la possibilité, prévue à l’actuel article R. 561‑2 du CESEDA, de désigner à l’étranger assigné à résidence une plage horaire pendant laquelle il devra rester à son domicile. Cette période ne pourra excéder trois heures que lorsque le comportement de l’étranger constitue une menace pour l’ordre public.

L’article 18 est relatif à l’exécution des mesures d’éloignement prononcées pour des motifs de menace grave à l’ordre public (expulsion, interdiction judiciaire du territoire, interdiction administrative du territoire). Il prévoit que l’examen ou la présentation d’une demande d’asile n’empêche pas le prononcé d’une mesure de surveillance (assignation à résidence ou, en cas de risque de fuite, rétention administrative). Le dispositif vise à prévenir les présentations de demandes d’asile uniquement en vue de faire échec à l’exécution d’une des mesures d’éloignement précitées, tout en préservant le droit à l’examen de la demande d’asile et en garantissant, en cas de rejet, un contrôle juridictionnel avant toute exécution de la mesure d’éloignement.

Le chapitre IV est relatif aux modalités de contrôle et de sanctions et comporte un article unique, l’article 19, modifiant les dispositions du livre VI du CESEDA et des dispositions du code pénal intéressant les ressortissants étrangers.

Le 1° du I vise à renforcer l’efficacité de la retenue pour vérification du droit de circulation et de séjour, procédure indispensable pour lutter contre l’immigration irrégulière car elle permet aux services de police de procéder à des vérifications approfondies.

Les a et b facilitent l’action des forces de l’ordre en permettant à un policier ou un gendarme n’ayant pas la qualité d’officier ou d’agent de police judiciaire de procéder à diverses vérifications pendant la retenue, sous le contrôle de l’officier de police judiciaire.

Le c modifie le I de l’article L. 611‑1‑1 du CESEDA pour allonger la durée maximale de la retenue, qui pourrait durer vingt‑quatre heures si nécessaire.

Les d et f permettent l’inspection visuelle et la fouille des bagages de l’étranger, avec son accord ou, à défaut, après en avoir informé le procureur de la République.

Le e vise à faciliter l’identification des personnes retenues. Alors que la prise des empreintes digitales et d’une photographie ne peuvent aujourd’hui intervenir qu’en dernier ressort pour établir la situation de l’étranger placé en retenue, il s’agit d’ouvrir cette possibilité en parallèle d’autres moyens d’investigations, afin de limiter la durée effective de la retenue.

Le 2° vise à permettre d’assortir les sanctions pénales prononcées en cas de refus de prise d’empreintes ou de photographie d’une interdiction du territoire français d’une durée n’excédant pas trois ans.

Le 3° abroge le 2° de l’article L. 621‑2 du CESEDA. La Cour de justice de l’Union européenne a en effet, dans son arrêt Mme Affum du 7 juin 2016, déclaré non conformes à la directive « retour » ces dispositions sanctionnant d’une peine d’emprisonnement l’entrée irrégulière sur le territoire métropolitain en provenance d’un autre État membre, en tant que leur mise en œuvre contrevient à l’effet utile de la directive « retour » en s’opposant, ou tout au moins en retardant, l’application des procédures de retour à l’encontre des ressortissants de pays tiers en séjour irrégulier en France du fait de leur entrée irrégulière.

Le II vise, pour sa part, à étendre le champ d’application de l’article 441‑8 du code pénal. Cet article, issu de la loi du 7 mars 2016, sanctionne la fraude par l’utilisation de titres d’identité et de voyage appartenant à un tiers en vue d’entrer ou de se maintenir dans l’espace Schengen. Cette incrimination pénale ne couvrant pas la totalité des situations dans lesquelles cette fraude est utilisée, l’article 441‑8 du code pénal est étendu aux cas d’usage frauduleux des titres de séjour qui permettent, accompagnés d’un passeport étranger, d’entrer sur le territoire sans disposer d’un visa, de s’y maintenir et, dans la plupart des cas, d’y travailler. Cette incrimination, aujourd’hui limitée à la France métropolitaine, est en outre étendue aux outre‑mer.

Le titre III rassemble les dispositions visant à améliorer les conditions d’intégration et d’accueil des étrangers en situation régulière. Il s’agit en particulier de renforcer l’attractivité du territoire pour l’immigration hautement qualifiée et d’améliorer les conditions d’accueil des talents et des compétences mais également d’apporter diverses mesures de simplification. Il comporte trois chapitres rassemblant pour l’essentiel les modifications affectant le livre III du CESEDA et les dispositions éparses d’autres codes intéressant l’entrée et le séjour des étrangers.

Le chapitre Ier rassemble les dispositions visant à renforcer l’attractivité du pays et à améliorer l’accueil des talents internationaux et des compétences et plus particulièrement les chercheurs, les étudiants et les jeunes au pair. Il assure ainsi la transposition en droit interne de la directive (UE) 2016/801 du Parlement européen et du Conseil du 11 mai 2016 relative aux conditions d’entrée et de séjour des ressortissants de pays tiers à des fins de recherche, d’études, de formation, de volontariat et de programmes d’échange d’élèves ou de projets éducatifs et de travail au pair.

L’article 20 apporte divers aménagements au dispositif du « passeport talent » issu de la loi du 7 mars 2016.

Le 1° a étend le champ de la carte de séjour pluriannuelle portant la mention « passeport talent » au salarié d’une entreprise innovante, reconnue comme telle par un organisme public (ainsi qu’il est prévu pour le 6° de l’article L. 313‑20 du CESEDA). Ainsi, les entreprises créées notamment dans le cadre du programme « French Tech visa » (dont les entreprises sont reconnues par l’Agence du numérique) pourront recruter des salariés qualifiés en leur faisant bénéficier de la carte « passeport talent » même si l’entreprise n’a pas le statut fiscal de jeune entreprise innovante au sens de l’article 44 sexies0 du code général des impôts. Il prévoit en outre que la carte de séjour pluriannuelle portant la mention « passeport talent » délivrée sur ce fondement pourra l’être si les fonctions exercées par les étrangers s’inscrivent dans le cadre du projet de développement économique de l’entreprise, et non plus seulement de son projet de recherche et de développement.

Les b et c du 1° adaptent le dispositif « passeport talent », en tant qu’il s’applique aux chercheurs (4° de l’article L. 313‑20 du CESEDA), afin de prendre en compte les exigences de la directive (UE) 2016/801 du Parlement européen et du Conseil du 11 mai 2016. Une carte de séjour « passeport talent » portant la mention « chercheur ‑ programme de mobilité » est créée afin de prévoir le cas des chercheurs qui relèvent d’un programme de l’Union européenne, d’un programme multilatéral comportant des mesures de mobilité dans un ou plusieurs États membres de l’Union européenne ou d’une convention d’accueil signée avec un organisme public ou privé ayant une mission de recherche ou d’enseignement supérieur préalablement agréé. Il est en outre prévu que la mobilité en France, pour une durée de douze mois, du chercheur détenant un titre de séjour délivré par un autre État membre de l’Union européenne peut s’effectuer sur la base de la convention d’accueil conclue dans le premier État membre, sous réserve que la condition de ressources suffisantes soit remplie. Il est en outre prévu, conformément à la directive, que le conjoint et les enfants du couple sont admis au séjour en France dans les mêmes conditions que le chercheur.

Le 1° d étend le dispositif de la carte de séjour pluriannuelle « passeport talent » à toute personne susceptible de participer de façon significative et durable au rayonnement de la France ou à son développement.

Le 2° prévoit que la carte de séjour pluriannuelle portant la mention « passeport talent (famille) » est délivrée aux enfants du couple formé par le titulaire de la carte « passeport talent » et son conjoint et non pas uniquement aux enfants du titulaire de la carte « passeport talent » comme dans l’état du droit aujourd’hui en vigueur.

L’article 21 a pour objectif de transposer d’autres dispositions obligatoires relatives aux étudiants et aux chercheurs de la directive (UE) 2016/801 du Parlement européen et du Conseil du 11 mai 2016.

Les I et III créent deux nouvelles cartes de séjour, l’une temporaire, l’autre pluriannuelle, portant la mention « étudiant ‑ programme de mobilité ». Elles sont destinées aux étudiants qui relèvent d’un programme de l’Union européenne, d’un programme multilatéral comportant des mesures de mobilité dans un ou plusieurs États membres de l’Union européenne ou d’une convention entre au moins deux établissements d’enseignement supérieur situés dans au moins deux États membres de l’Union européenne.

Le II transforme l’autorisation provisoire de séjour actuellement délivrée à l’étudiant (article L. 311‑11 du CESEDA), titulaire d’un diplôme au moins équivalent au grade de master ou figurant sur une liste fixée par décret et qui, soit entend compléter sa formation par une première expérience professionnelle, soit justifie d’un projet de création d’entreprise dans un domaine correspondant à sa formation, en carte de séjour temporaire portant la mention « recherche d’emploi ou création d’entreprise », non renouvelable. Son bénéfice est étendu au titulaire du passeport talent « chercheur » remplissant les mêmes conditions ainsi qu’à tout étranger qui, à la suite de l’obtention de son diplôme en France, a quitté le territoire national moins de quatre années auparavant et souhaite y revenir pour y exercer une activité professionnelle en lien avec les études qu’il y a suivi.

Le IV prévoit les cas dans lesquels la France peut remettre à un autre État membre de l’Union européenne un étranger étudiant ou un étranger chercheur, ainsi que les membres de leur famille, qui a été admis au séjour sur le territoire de cet État et a bénéficié d’une mobilité en France dans le cadre prévu par la directive (UE) 2016/801 du Parlement européen et du Conseil du 11 mai 2016.

L’article 22 propose de transposer les dispositions relatives aux jeunes au pair de la directive (UE) 2016/801 du Parlement européen et du Conseil du 11 mai 2016 et de créer un véritable statut au regard du droit au séjour pour les jeunes étrangers relevant de cette catégorie. Est créée une carte de séjour temporaire spécifique (portant la mention « jeune au pair ») destinée à toute personne âgée de 18 à 30 ans, venant en France pour améliorer ses capacités linguistiques et hébergée par une famille en contrepartie de la garde d’enfants et de menus travaux.

Le chapitre II rassemble les dispositions portant mesures de simplification des procédures d’admission au séjour. Il comporte cinq articles.

L’article 23, dans une logique de simplification des démarches administratives, consacre explicitement, à l’article L. 311‑6 du CESEDA, le droit pour tout étranger demandeur d’asile de solliciter son admission au séjour sur un autre motif, parallèlement à l’examen de sa demande d’asile, et en encadre les modalités. Le ressortissant étranger qui a déposé une demande d’asile sera informé qu’il peut, dans un délai qui sera fixé par décret en Conseil d’État, déposer une demande de titre de séjour pour un autre motif. Afin de prévenir le dépôt de demandes de titre de séjour aux seules fins de faire échec à l’exécution des mesures d’éloignement, il est ainsi prévu qu’un ressortissant étranger faisant l’objet d’une mesure d’éloignement fondée sur le rejet de sa demande d’asile ne pourra plus solliciter un titre de séjour hors du délai fixé, sauf circonstances nouvelles. Ce dispositif vise à assurer un examen global de la situation de l’étranger qui en fait la demande au regard du droit d’asile et du droit au séjour en France tout en luttant contre les demandes dilatoires.

L’article 24 procède à la refonte et à la simplification des dispositions de la section 2 du chapitre Ier du titre II du livre III du CESEDA applicables aux documents de circulation délivrés aux mineurs étrangers. Ces derniers bénéficiaient jusqu’à présent, selon leur lieu de naissance, soit d’un titre d’identité républicain, soit d’un document de circulation pour étranger mineur. Les deux documents sont fusionnés dans un document unique dont les conditions de délivrance sont clarifiées.

L’article 25 modifie le code des relations entre le public et l’administration pour supprimer l’obligation de signature physique sur les visas d’entrée en France. Cette mesure de simplification doit accompagner le projet France‑Visa dont l’objectif est de rénover les conditions de délivrance des visas.

L’article 26 vise à actualiser l’une des missions de l’OFII relative au « contrôle médical » des migrants en modifiant ces termes par ceux de « visite médicale » plus conforme à l’exercice de cette mission par l’établissement public. Il vise également à permettre, à titre transitoire, à l’OFII, qui est confronté à un besoin de recrutement de personnels médicaux, de maintenir en activité les médecins recrutés sur contrat jusqu’à soixante‑treize ans.

L’article 27 habilite le Gouvernement, dans les conditions prévues à l’article 38 de la Constitution, d’une part, à modifier par ordonnance la rédaction de la partie législative du CESEDA pour la rendre plus accessible, conformément aux préconisations de la commission supérieure de codification, et pour y inclure des dispositions relevant d’autres codes ou non codifiées et intéressant l’entrée et le séjour des étrangers, et, d’autre part, à créer un titre de séjour unique pour les salariés en fusionnant les cartes de séjour portant les mentions « salarié » et « travailleur temporaire » et, enfin, à simplifier le régime des autorisations de travail pour le recrutement de certaines catégories de salariés par des entreprises bénéficiant d’une reconnaissance particulière par l’État.

Le chapitre III rassemble diverses dispositions relatives au séjour. Il comprend six articles.

L’article 28 vise à sécuriser les conditions de la carte de séjour temporaire portant la mention « visiteur » prévue à l’article L. 313‑6 du CESEDA. Le bénéficiaire doit notamment apporter la preuve qu’il peut vivre avec ses propres ressources, justifier que celles‑ci sont au moins égales au salaire minimum de croissance et disposer d’une assurance maladie couvrant la durée du séjour.

L’article 29 complète la transposition, aux articles L. 313‑7‑2 et L. 313‑24 du CESEDA, de la directive 2014/66/UE du Parlement européen et du Conseil du 15 mai 2014 établissant les conditions d’entrée et de séjour des ressortissants de pays tiers dans le cadre d’un transfert temporaire intragroupe.

L’article 30 vise à sécuriser les conditions de délivrance de la carte de séjour temporaire portant la mention « vie privée et familiale » prévue à l’article L. 313‑11 du CESEDA et à lutter contre les reconnaissances frauduleuses du lien de filiation des ressortissants français.

En application du principe du respect de l’intérêt supérieur de l’enfant et afin de prévenir les reconnaissances frauduleuses du lien de filiation, le I conditionne la délivrance du titre de séjour à l’étranger se prévalant de la qualité de parent d’enfant français à la justification de la contribution effective de l’auteur de la reconnaissance de la filiation à l’entretien et à l’éducation de l’enfant.

Le II modifie la procédure d’enregistrement des reconnaissances du lien de filiation régie par l’article 316 du code civil. Il s’agit, d’une part, de conditionner l’établissement d’un acte de reconnaissance à la production par l’auteur de cette reconnaissance de justificatifs d’identité et de domicile et, d’autre part, de mettre en œuvre un dispositif d’alerte du procureur de la République par l’officier d’état civil pouvant aboutir à une opposition à l’établissement d’un tel acte de reconnaissance.

L’article 31, dans un souci de simplification et de sécurisation des procédures, précise que, sous réserve de l’accord de l’étranger et dans le respect des règles de déontologie médicale, les médecins de l’OFII peuvent demander aux professionnels de santé qui en disposent les informations nécessaires à l’examen des demandes de titres de séjour pour raisons de santé. A l’instar des modifications successivement apportées au régime de protection bénéficiant aux victimes de la traite des êtres humains, l’article 32 instaure un parcours cohérent et progressif dans la sécurisation du droit au séjour des victimes de violences conjugales. Il prévoit qu’une carte de résident doit être remise de plein droit à l’étranger auquel une carte de séjour temporaire a été délivrée au titre d’une ordonnance de protection provisoire prononcée par un juge lorsque celui‑ci obtient la condamnation définitive de l’auteur des violences dont il a été victime.

Par ailleurs, la loi du 7 mars 2016 relative au droit des étrangers en France a prévu un renouvellement de plein droit de la carte de séjour temporaire du conjoint de Français ayant été contraint de rompre la communauté de vie avec son conjoint en raison de violences conjugales et a élargi le champ d’application de ces dispositions aux cas où l’étranger a été victime de violences en provenance d’un autre membre de la famille. Dans un souci de cohérence et de protection des victimes, l’article 33 vise à faire bénéficier de ce même dispositif, d’une part, les conjoints de Français détenteurs d’une carte de résident de dix ans et, d’autre part, les étrangers entrés par regroupement familial.

Le titre IV rassemble les dispositions diverses et finales. Il comporte trois chapitres.

Le chapitre Ier contient un ensemble de mesures techniques et de coordination.

L’article 34 procède à diverses modifications qui sont de conséquence avec d’autres dispositions du projet de loi ou à l’amélioration de la rédaction de dispositions aujourd’hui en vigueur.

Le 1°, qui doit être lu en lien avec le II de l’article 21, modifie l’article L. 313‑10 du CESEDA pour permettre aux étudiants qui sollicitent directement à l’issue de leurs études achevées avec succès en France un titre de séjour « salarié » ou « travailleur temporaire » de bénéficier de la non opposabilité de la situation de l’emploi aux même conditions que ceux qui trouvent un emploi au cours de la validité du titre de séjour « recherche d’emploi ou création d’entreprise ».

Le 2° supprime l’avis du maire sur les ressources nécessaires pour la délivrance de la carte de séjour temporaire portant la mention « vie privée et familiale » au conjoint du bénéficiaire d’une carte de résident portant la mention « résident longue durée‑UE ».

Le 3° vise à exclure les membres de famille du salarié en mission du bénéfice de la carte de résident portant la mention « résident longue durée‑UE », les salariés en mission ne pouvant eux‑mêmes pas en bénéficier en l’état actuel du droit. En cohérence avec l’article L. 313‑24 du CESEDA, il est précisé que les périodes de séjour sous couvert d’une carte de séjour pluriannuelle portant la mention « salarié détaché ICT » ne sont pas prises en compte pour l’accès à la carte de résident.

Le 4° modifie l’article L. 511‑1 du CESEDA pour préciser les conditions d’exécution de l’obligation de quitter le territoire français lorsque l’étranger est accompagné d’un enfant mineur ressortissant d’un autre État membre de l’Union européenne, dont il assure la garde effective.

Le 5° modifie l’article L. 742‑4 du même code afin de porter de soixante‑douze à quatre‑vingt‑seize heures le délai ouvert au juge administratif pour statuer sur la légalité de la décision de transfert d’un étranger placé en rétention ou assigné à résidence en cours d’instance.

Le 6° précise que le président de la Cour nationale d’asile est un conseiller d’État.

Les 7° et 8° sont de coordination.

L’article 35 procède à des coordinations d’ordre technique dans le CESEDA.

Le 1° supprime à l’article L. 111‑10, relatif au rapport annuel au Parlement sur les politiques d’immigration, d’asile et d’intégration, un renvoi obsolète à l’article L. 311‑9‑1, lequel a été abrogé par la loi du 7 mars 2016 relative au droit des étrangers en France.

Le 2° modifie le 2° de l’article L. 311‑1 afin de donner une base légale au visa de long séjour valant titre de séjour portant la mention « salarié détaché ICT ».

Les 3°, 4°, 6°, 7°, 13° et 15° visent à tirer toutes les conséquences de la délivrance, prévue par l’article 1er du projet de loi, de cartes de séjour pluriannuelles d’une durée de quatre ans pour les protégés subsidiaires et les apatrides en lieu et place d’une carte de séjour d’un an.

Le 5° vise à tirer toutes les conséquences de la création par l’article 21 du projet de loi de la carte de séjour temporaire, non renouvelable, portant la mention « recherche d’emploi ‑ création d’entreprise » et abroge ainsi la disposition existante relative à l’autorisation provisoire de séjour.

Le 8° constitue une mesure de coordination induite par la fusion des documents de voyage délivrés aux étrangers mineurs à laquelle procède l’article 24 du projet de loi.

Le 9° actualise les dispositions de l’article L. 313‑2 relatives à la condition de détention préalable d’un visa de long séjour posée pour la délivrance d’un titre de séjour et à ses exceptions pour tenir compte des nouveaux titres de séjour créés par le projet de loi.

Le 10° procède à l’actualisation de références obsolètes au code du travail.

Le 11° ajoute à la liste des cartes de séjour temporaires dont la possession ne permet pas l’accès à la carte de séjour pluriannuelle générale les cartes de séjour temporaires portant les mentions « étudiant‑programme de mobilité », « jeune au pair » ainsi que les cartes de séjour « vie privée et familiale » délivrées à l’étranger qui dépose plainte contre une personne qu’il accuse d’avoir commis à son encontre les infractions mentionnées à l’article L. 316‑1 ou témoigne dans une procédure pénale concernant une personne poursuivie pour ces mêmes infractions ainsi qu’à l’étranger qui bénéficie d’une ordonnance de protection en vertu de l’article 515‑9 du code civil, en raison des violences exercées au sein du couple ou par un ancien conjoint, un ancien partenaire lié par un pacte civil de solidarité ou un ancien concubin.

Le 12° constitue une mesure de coordination de la création de la carte de séjour temporaire portant la mention « étudiant‑programme de mobilité ».

En cohérence avec le 4° de l’article 16, le 14° prévoit que les durées des prolongations de rétention spécifiques aux personnes expulsées ou interdites du territoire pour des motifs en lien avec le terrorisme, seront désormais fixées en jours (prolongations de 30 jours dans la limite de 180 jours) et non plus en mois (prolongations d’un mois dans la limite de six mois).

Les articles 36 et 37 procèdent à des coordinations d’ordre technique dans le code de la sécurité sociale et dans le code du service national pour tenir compte de la délivrance, prévue par l’article 1er du projet de loi, d’une carte de séjour pluriannuelle d’une durée de quatre ans pour les protégés subsidiaires et les apatrides en lieu et place d’une carte de séjour d’un an.

Le chapitre II contient les dispositions relatives aux outre‑mer.

L’article 38 est relatif aux adaptations rendues nécessaires par les dispositions du projet de loi.

Les 1° et 2° du I, conformément à la jurisprudence Commune de Lifou du Conseil d’État, étendent aux collectivités d’outre‑mer régies par le principe de la spécialité législative, soit aux îles Wallis et Futuna, à la Polynésie française, à la Nouvelle‑Calédonie, à Saint‑Barthélemy et à Saint‑Martin, les modifications apportées au livre VII du CESEDA relatif au droit d’asile.

Le 3° du I prévoit une mesure d’adaptation pour la Guyane où la demande d’asile pourra être regardée comme « tardive » au sens de l’article L. 723‑2 du CESEDA, et donc emportant examen de la demande d’asile selon la procédure accélérée et possibilité de refuser le bénéfice des conditions matérielles d’accueil en application du 3° de l’article L. 744‑8 du même code, lorsqu’elle sera déposée au‑delà d’un délai de soixante jours à compter de l’entrée de l’intéressé sur le territoire, contre quatre‑vingt‑dix jours pour le reste du territoire.

Le 4° du I écarte à Mayotte l’application des dispositions prévues au 2° de l’article 16 visant à permettre au juge des libertés et de la détention de statuer dans un délai de quarante‑huit heures sur la requête préfectorale aux fins de prolongation de la rétention, afin que le juge ne puisse statuer au‑delà du septième jour de la rétention, délai proscrit par le Conseil constitutionnel.

Le II, conformément à la même jurisprudence Commune de Lifou du Conseil d’État, étend aux îles Wallis et Futuna, à la Polynésie française et à la Nouvelle‑Calédonie les modifications au code pénal introduites par le II de l’article 18 du projet de loi.

L’article 39, dans les conditions prévues à l’article 38 de la Constitution, habilite le Gouvernement à préciser dans le CESEDA, les dispositions applicables aux collectivités de Saint‑Barthélemy et de Saint‑Martin, lesquelles sont régies, pour le domaine du droit des étrangers et du droit d’asile, par le principe de la spécialité législative et à codifier les mesures d’adaptation nécessaires. Il prévoit également une habilitation du Gouvernement en vue d’étendre les dispositions localement opérantes de la présente loi avec les adaptations requises et d’actualiser les dispositions relatives à l’entrée et au séjour des étrangers, qui s’appliquent à ce jour en Nouvelle‑Calédonie, en Polynésie française et dans les îles Wallis et Futuna en vertu d’ordonnances distinctes du CESEDA.

L’article 40 précise les modalités d’entrée en vigueur du projet de loi dans les collectivités d’outre‑mer.

Le I écarte, pour les collectivités régies par le principe de l’identité législative, soit pour la Guadeloupe, la Guyane, Mayotte, la Martinique, La Réunion et Saint‑Pierre‑et‑Miquelon, les modifications intéressant la procédure Dublin, ce règlement n’étant applicable qu’au territoire européen de la France.

Le II rend expressément applicable la présente loi, à l’exception de ses dispositions relatives à la procédure Dublin, aux collectivités de Saint‑Barthélemy et Saint‑Martin, dans lesquelles les règles relatives au droit des étrangers ne s’appliquent que sur mention expresse d’application conformément aux articles L.O. 6213‑1 et L.O. 6313‑1 du code général des collectivités territoriales.

Le III étend aux îles Wallis et Futuna, à la Polynésie française et à la Nouvelle‑Calédonie les modalités d’entrée en vigueur fixées par l’article 38, étant précisé que le livre VII, l’article L. 214‑8 et le neuvième alinéa de l’article L. 561‑1 du CESEDA sont seuls applicables à ces collectivités.

Le chapitre III comporte un article unique, l’article 41, relatif à l’entrée en vigueur de la loi.

Le Premier ministre,

Sur le rapport du ministre dÉtat, ministre de lintérieur,

Vu l’article 39 de la Constitution,

Décrète :

Le présent projet de loi pour une immigration maîtrisée et un droit d’asile effectif, délibéré en conseil des ministres après avis du Conseil d’État, sera présenté à l’Assemblée nationale par le ministre d’État, ministre de l’intérieur, qui sera chargé d’en exposer les motifs et d’en soutenir la discussion.

Fait à Paris, le 21 février 2018.

Signé : Édouard PHILIPPE

Par le Premier ministre :

Le ministre dÉtat, ministre de lintérieur
Signé : Gérard COLLOMB

TITRE Ier

accélérer le traitement des demandes d’asile et améliorer les conditions d’accueil

Chapitre Ier

Le séjour des bénéficiaires de la protection internationale

Article 1

Le chapitre III du titre Ier du livre III du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est ainsi modifié :

1° Le 10° de l’article L. 313‑11 et l’article L. 313‑13 sont abrogés ;

2° Au 2° de l’article L. 313‑18, les mots : « ainsi qu’à l’article L. 313‑13 » sont supprimés ;

3° La section 3 est complétée par deux sous‑sections 5 et 6 ainsi rédigées :

« Sous‑section 5

« La carte de séjour pluriannuelle délivrée aux bénéficiaires de la protection subsidiaire et aux membres de leur famille

« Art. L. 31325. – Une carte de séjour pluriannuelle d’une durée maximale de quatre ans est délivrée, dès sa première admission au séjour :

« 1° À l’étranger qui a obtenu le bénéfice de la protection subsidiaire en application de l’article L. 712‑1 ;

« 2° À son conjoint, son partenaire avec lequel il est lié par une union civile ou son concubin, s’il a été autorisé à séjourner en France au titre de la réunification familiale dans les conditions prévues à l’article L. 752‑1 ;

« 3° À son conjoint ou au partenaire avec lequel il est lié par une union civile, âgé d’au moins dix‑huit ans, si le mariage ou l’union civile est postérieur à la date d’introduction de sa demande d’asile, à condition que le mariage ou l’union civile ait été célébré depuis au moins un an et sous réserve d’une communauté de vie effective entre époux ou partenaires ;

« 4° À ses enfants dans l’année qui suit leur dix‑huitième anniversaire ou entrant dans les prévisions de l’article L. 311‑3 ;

« 5° A ses ascendants directs au premier degré si l’étranger qui a obtenu le bénéfice de la protection est un mineur non marié.

« La carte délivrée dans le cas visé au 1° porte la mention “bénéficiaire de la protection subsidiaire”. La carte délivrée dans les cas visés aux 2° à 5° porte la mention “membre de la famille d’un bénéficiaire de la protection subsidiaire”.

« Le délai pour la délivrance de la carte de séjour pluriannuelle après la décision d’octroi de la protection subsidiaire par l’Office français de protection des réfugiés et apatrides ou la Cour nationale du droit d’asile est fixé par décret en Conseil d’État.

« Cette carte donne droit à l’exercice d’une activité professionnelle.

« Sous‑section 6

« La carte de séjour pluriannuelle délivrée aux bénéficiaires du statut d’apatride et aux membres de leur famille

« Art. L. 31326. – Une carte de séjour pluriannuelle d’une durée maximale de quatre ans est délivrée, dès sa première admission au séjour :

« 1° À l’étranger qui a obtenu le statut d’apatride en application du titre Ier bis du livre VIII du présent code ;

« 2° À son conjoint, son partenaire avec lequel il est lié par une union civile ou son concubin, s’il a été autorisé à séjourner en France au titre de la réunification familiale en application de l’article L. 812‑5 ;

« 3° À son conjoint ou au partenaire avec lequel il est lié par une union civile, âgé d’au moins dix‑huit ans, si le mariage ou l’union civile est postérieur à la date d’introduction de sa demande d’apatridie, à condition que le mariage ou l’union civile ait été célébré depuis au moins un an et sous réserve d’une communauté de vie effective entre époux ou partenaires ;

« 4° À ses enfants dans l’année qui suit leur dix‑huitième anniversaire ou entrant dans les prévisions de l’article L. 311‑3 ;

« 5° À ses ascendants directs au premier degré si l’étranger qui a obtenu le statut d’apatride est un mineur non marié.

« La carte délivrée dans le cas visé au 1° porte la mention “bénéficiaire du statut d’apatride”. La carte délivrée dans les cas visés aux 2° à 5° porte la mention “membre de la famille d’un bénéficiaire du statut d’apatride”.

« Cette carte donne droit à l’exercice d’une activité professionnelle. »

Article 2

L’article L. 314‑11 du même code est ainsi modifié :

1° Au 8°, est inséré un septième alinéa ainsi rédigé :

« La condition de régularité du séjour n’est pas applicable aux cas prévus aux b et d ; »

2° Le 9° est ainsi rédigé :

« 9° À l’étranger titulaire de la carte de séjour pluriannuelle prévue à l’article L. 313‑26 et justifiant de quatre années de résidence régulière en France ; »

3° Après le 11° est inséré un 12° ainsi rédigé :

« 12° À l’étranger titulaire de la carte de séjour pluriannuelle prévue à l’article L. 313‑25 et justifiant de quatre années de résidence régulière en France. »

Article 3

I. – Le chapitre II du titre V du livre VII du même code est ainsi modifié :

1° L’article L. 752‑1 est ainsi modifié :

a) La phrase du cinquième alinéa du I est complétée par les mots : « , accompagnés le cas échéant par leurs enfants mineurs non mariés dont ils ont la charge effective » ;

b) Au cinquième alinéa du II, après le mot : « demandeur » sont insérés les mots : « ou le bénéficiaire » ;

2° Après le premier alinéa de l’article L. 752‑3 du même code, est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Le certificat médical, dûment renseigné, est transmis à l’office sans délai, par le médecin qui l’a rédigé. Une copie du certificat est remise en main propre aux parents ou représentants légaux. »

II. – L’article L. 723‑5 est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Lorsque la protection au titre de l’asile est sollicitée par une mineure invoquant un risque de mutilation sexuelle, le certificat médical, dûment renseigné, est transmis à l’office sans délai par le médecin qui l’a rédigé. Une copie du certificat est remise en main propre aux parents ou représentants légaux ».

Chapitre II

Les conditions d’octroi de l’asile et la procédure
devant l’Office français de protection des réfugiés et apatrides
et la Cour nationale du droit d’asile

Article 4

I. – Le titre Ier du livre VII du même code est ainsi modifié :

1° Au 2° de l’article L. 711‑6, après les mots : « en France » sont insérés les mots : « ou dans un État membre de l’Union européenne » et après le mot : « société » est ajouté le mot : « française » ;

2° À l’article L. 713‑5, après les mots : « articles L. 711‑3 et L. 712‑2 du présent code » sont insérés les mots : « , d’un refus ou d’une fin de protection en application de l’article L. 711‑6 du présent code ».

II. – L’article L. 114‑1 du code de la sécurité intérieure est complété par un V ainsi rédigé :

« V. – Il peut être procédé à des enquêtes administratives dans les conditions prévues au second alinéa du I pour l’application des articles L. 711‑6, L. 712‑2 et L. 712‑3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. »

Article 5

I. – Le titre II du livre VII du même code est ainsi modifié :

1° Au 3° du III de l’article L. 723‑2, les mots : « cent vingt » sont remplacés par les mots : « quatre‑vingt‑dix » ;

2° L’article L. 723‑6 est ainsi modifié :

a) Au premier alinéa, après les mots : « L’office convoque » sont introduits les mots : « , par tout moyen, » ;

b) La seconde phrase du sixième alinéa est ainsi rédigée :

« Il est entendu, dans les conditions prévues à l’article L. 741‑2, dans la langue de son choix ou dans une autre langue dont il a une connaissance suffisante. » ;

3° Au premier alinéa de l’article L. 723‑8, la première phrase est complétée par les mots suivants : « , par tout moyen garantissant la confidentialité. » ;

4° Au cinquième alinéa de l’article L. 723‑11, après le mot : « asile » sont insérés les mots : « est effectuée par écrit par tout moyen garantissant la confidentialité et » ;

5° L’article L. 723‑13 est ainsi modifié :

a) Au 1o, les mots : « n’a pas introduit sa demande à l’office dans » sont remplacés par les mots : « a introduit sa demande à l’office en ne respectant pas » ;

b) Après le quatrième alinéa, est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Par exception à l’article L. 723‑1, lorsque l’étranger, sans motif légitime, n’a pas introduit sa demande, l’office prend une décision de clôture. » ;

c) Le dernier alinéa est remplacé par deux alinéas ainsi rédigés :

« L’office notifie par écrit sa décision au demandeur, par tout moyen garantissant la confidentialité. Cette décision est motivée en fait et en droit et précise les voies et délais de recours.

« Dans le cas prévu au 3° du présent article, la décision de clôture est réputée notifiée à la date de la décision. » ;

6° À l’article L. 724‑3, après les mots : « par écrit à la personne concernée » sont insérés les mots : « , par tout moyen garantissant la confidentialité ».

II. ‑ À l’article L. 812‑3 du même code, après les mots : « par écrit sa décision au demandeur du statut d’apatride » sont insérés les mots : « par tout moyen garantissant la confidentialité ».

Article 6

I. ‑ Le titre III du livre VII du même code est ainsi modifié :

1° L’article L. 731‑2 est ainsi modifié :

a) Au premier alinéa, les mots : « d’un mois » sont remplacés par les mots : « de quinze jours » ;

b) Après la deuxième phrase du deuxième alinéa, est insérée une phrase ainsi rédigée :

« Il en est de même lorsque l’office prend une décision mettant fin au statut de réfugié en application de l’article L. 711‑6 ou au bénéfice de la protection subsidiaire en application du 1° ou du 3° de l’article L. 712‑3 pour le motif prévu au d de l’article L. 712‑2. » ;

2° Au deuxième alinéa de l’article L. 733‑1, la dernière phrase est supprimée.

II. ‑ Le titre III du livre II du code de justice administrative est ainsi modifié :

1° Au troisième alinéa de l’article L. 233‑5, les mots : « de président de formation de jugement et » sont supprimés ;

2° Au deuxième alinéa de l’article L. 234‑3, les mots : « , pour une durée de trois ans, renouvelable sur leur demande » sont supprimés.

Chapitre III

L’accès à la procédure et les conditions d’accueil
des demandeurs d’asile

Article 7

I. – Au chapitre III du titre III du livre VII, après le deuxième alinéa de l’article L. 733‑5 est ajouté un alinéa ainsi rédigé :

« Il en va de même lorsque la cour estime que le requérant a été dans l’impossibilité de se faire comprendre lors de l’entretien, faute d’avoir pu bénéficier du concours d’un interprète dans la langue qu’il a indiquée dans sa demande d’asile ou dans une autre langue dont il a une connaissance suffisante, et que ce défaut d’interprétariat est imputable à l’office. Le requérant ne peut se prévaloir de ce défaut d’interprétariat devant l’office que dans le délai de recours et doit indiquer la langue dans laquelle il souhaite être entendu en audience. Si la cour ne peut désigner un interprète dans la langue demandée, l’intéressé est entendu dans une langue dont il est raisonnable de penser qu’il la comprend. »

II. – Le chapitre Ier du titre IV du livre VII du même code est ainsi modifié :

1° Après le premier alinéa de l’article L. 741‑1, est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Lorsque la demande d’asile est présentée par un étranger qui se trouve en France accompagné de son ou ses enfants mineurs, la demande est regardée comme présentée en son nom et en celui de ses enfants. Lorsqu’il est statué sur la demande de chacun des parents, la décision accordant la protection la plus étendue est celle réputée prise au nom des enfants. La décision prise sur ce fondement n’est pas opposable aux enfants qui établissent que la personne qui l’a suscitée n’était pas en droit de le faire » ;

2° L’article L. 741‑2 est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Il est ajouté après l’article L. 741‑2 un article L. 741‑2‑1 ainsi rédigé :

« Art. L. 7412. – Lors de l’enregistrement de sa demande d’asile, l’étranger est informé des langues dans lesquelles il peut être entendu lors de l’entretien personnel mené par l’office prévu à l’article L. 723‑6. Il indique celle dans laquelle il préfère être entendu. Il est informé que ce choix lui est opposable pendant toute la durée d’examen de sa demande, y compris en cas de recours devant la Cour nationale du droit d’asile, et que, à défaut de choix de sa part ou dans le cas où sa demande ne peut être satisfaite, il pourra être entendu dans une autre langue dont il a une connaissance suffisante. Ces dispositions ne font pas obstacle à ce que tout instant l’étranger puisse à sa demande être entendu en français. La contestation du choix de la langue de procédure ne peut intervenir qu’à l’occasion du recours devant la Cour nationale du droit d’asile contre la décision de l’Office français des réfugiés et apatrides, dans les conditions fixées à l’article L. 733‑5 Les modalités d’application du présent alinéa sont définies par décret en Conseil d’État. ».

Article 8

Le chapitre III du titre IV du livre VII du même code est ainsi modifié :

1° À l’article L. 743‑1, les mots : « ou, si un recours a été formé, jusqu’à la notification de la décision de la Cour nationale du droit d’asile » sont remplacés par les mots : « ou, si un recours a été formé dans le délai prévu à l’article L. 731‑2 contre une décision de rejet de l’office, jusqu’à la date de la lecture en audience publique de la décision de la Cour nationale du droit d’asile, ou, s’il est statué par ordonnance, jusqu’à la date de la notification de celle‑ci » ;

2° L’article L. 743‑2 est ainsi modifié :

a) Après le 4°, il est inséré un 4° bis ainsi rédigé :

« 4° bis Sans préjudice du 4°, l’office a pris une décision d’irrecevabilité en application du 3° de l’article L. 723‑11 ; »

b) Après le 6°, sont insérés un 7° et un 8° ainsi rédigés :

« 7° L’office a pris une décision de rejet dans les cas prévus au I et au 5° du III de l’article L. 723‑2. » ;

« 8° L’office a pris une décision de rejet ou d’irrecevabilité dans les conditions prévues à l’article L. 571‑4 » ;

3° L’article L. 743‑3 est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Dans le cas où le droit de se maintenir sur le territoire a pris fin en application des dispositions des 4° bis et 7° de l’article L. 743‑2, l’étranger peut demander au président du tribunal administratif ou au magistrat désigné statuant sur le recours formé en application de l’article L. 512‑1 contre l’obligation de quitter le territoire français de suspendre l’exécution de la mesure d’éloignement jusqu’à l’expiration du délai de recours devant la Cour nationale du droit d’asile ou, si celle‑ci est saisie, jusqu’à la date de la lecture en audience publique de la décision de la Cour ou, s’il est statué par ordonnance, jusqu’à la date de la notification de celle‑ci. Le président du tribunal administratif ou le magistrat désigné à cette fin fait droit à la demande de l’étranger lorsque celui‑ci présente des éléments sérieux de nature à justifier, au titre de sa demande d’asile, son maintien sur le territoire durant l’examen de son recours par la Cour. » ;

4° L’article L. 743‑4 est ainsi modifié :

a) La référence : « L. 743‑2 » est remplacée par la référence : « L. 571‑4 » ;

b) Les mots : « avant la notification de la décision de l’office, lorsqu’il s’agit d’une décision de rejet, d’irrecevabilité ou de clôture, ou, si un recours est formé devant la Cour nationale du droit d’asile contre une décision de rejet, avant la notification de la décision de la cour » sont remplacés par les mots : « tant que l’étranger bénéficie du droit de se maintenir sur le territoire français dans les conditions prévues par les articles L. 743‑1 et L. 743‑2 ».

c) Sont ajoutés trois alinéas ainsi rédigés :

« Dans le cas où le droit de se maintenir sur le territoire français a pris fin en application des dispositions des 4° bis et 7° de l’article L. 743‑2, l’étranger qui fait l’objet, postérieurement à la décision de rejet de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides, d’une assignation à résidence ou d’un placement en rétention administrative dans les conditions prévues au livre V en vue de l’exécution d’une obligation de quitter le territoire français notifiée antérieurement à la décision de l’office et qui n’est plus susceptible d’un recours devant la juridiction administrative peut, dans un délai de quarante‑huit heures suivant la notification de la décision prononçant son placement en rétention ou son assignation à résidence, demander au président du tribunal administratif de suspendre l’exécution de la mesure d’éloignement jusqu’à l’expiration du délai de recours devant la Cour nationale du droit d’asile ou, si celle‑ci est saisie, jusqu’à la date de la lecture en audience publique de la décision de la Cour ou, s’il en est statué par ordonnance, jusqu’à la date de notification de celle‑ci. La mesure d’éloignement ne peut être mise à exécution pendant ce délai de quarante‑huit heures ou, en cas de saisine du président du tribunal administratif, avant que ce dernier ou le magistrat qu’il désigne à cette fin parmi les membres de sa juridiction ou les magistrats honoraires inscrits sur la liste mentionnée à l’article L. 222‑2‑1 du code de justice administrative ait statué. Le président du tribunal administratif ou le magistrat désigné à cette fin statue, dans les conditions prévues au III de l’article L. 512‑1 du présent code. Il fait droit à la demande de l’étranger lorsque celui‑ci présente des éléments sérieux de nature à justifier, au titre de sa demande d’asile, son maintien sur le territoire durant l’examen de son recours par la Cour.

« La suspension de l’exécution de la mesure d’éloignement met fin à l’assignation à résidence ou à la rétention de l’étranger, sauf lorsque l’office a pris une décision de rejet dans le cas prévu au 5° du III de l’article L. 723‑2.

« Un décret en Conseil d’État fixe les modalités d’application du deuxième alinéa. Il précise les modalités de prise en compte de la vulnérabilité du demandeur d’asile et, le cas échéant, de ses besoins particuliers. »

Article 9

Le chapitre IV du titre IV du livre VII du même code est ainsi modifié :

1° L’article L. 744‑2 est ainsi modifié :

a) Au premier alinéa, les mots : « la répartition des places d’hébergement destinées aux demandeurs d’asile » sont remplacés par les mots : « la part des demandeurs d’asile accueillis dans chaque région ainsi que la répartition des lieux d’hébergement qui leur sont destinés » ;

b) Il est ajouté un alinéa ainsi rédigé :

« L’étranger dont la demande d’asile a été enregistrée peut être orienté vers une région où il est tenu de résider pendant le temps d’examen de sa demande d’asile. L’Office français de l’immigration et de l’intégration détermine la région de résidence, en fonction de la part des demandeurs d’asile accueillis dans chaque région selon le schéma prévu au premier alinéa et en tenant compte de la situation personnelle et familiale de l’étranger et notamment de sa vulnérabilité au sens de l’article L. 744‑6. Un décret en Conseil d’État définit les conditions d’application du présent alinéa. » ;

2° Au premier alinéa de l’article L. 744‑5, les mots : « à l’expiration du délai de recours contre la décision de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides ou à la date de la notification de la décision de la Cour nationale du droit d’asile » sont remplacés par les mots : « au terme du mois au cours duquel le droit du demandeur de se maintenir sur le territoire français dans les conditions prévues par les articles L. 743‑1 et L. 743‑2 a pris fin » ;

3° Après le cinquième alinéa de l’article L. 744‑6, est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Le service intégré d’accueil et d’orientation communique mensuellement à l’office la liste des personnes hébergées en application de l’article L. 345‑2‑2 du code de l’action sociale et des familles ayant présenté une demande d’asile ainsi que des personnes ayant obtenu la qualité de réfugié ou le bénéfice de la protection subsidiaire. » ;

4° L’article L. 744‑7 est ainsi modifié :

a) Le premier alinéa est ainsi rédigé :

« Le bénéfice des conditions matérielles d’accueil prévues à l’article L. 744‑1 est subordonné :

« 1° À l’acceptation par le demandeur du lieu d’hébergement proposé ou, le cas échéant, à la résidence effective dans la région vers laquelle il a été orienté en application de l’article L. 744‑2. Il est informé que le fait de quitter le lieu d’hébergement déterminé en application de l’article L. 744‑3 ou la région d’orientation mentionnée à l’article L. 744‑2 sans autorisation de l’OFII ou sans motif impérieux porté à sa connaissance dans les meilleurs délais entraîne de plein droit le retrait du bénéfice des conditions matérielles d’accueil. Ces propositions tiennent compte des besoins, de la situation de chaque demandeur au regard de l’évaluation prévue à l’article L. 744‑6 et des capacités d’hébergement disponibles ;

« 2° Au respect de l’ensemble des exigences des autorités chargées de l’asile, afin d’en faciliter l’instruction, notamment en se rendant aux entretiens, en se présentant aux autorités, et en donnant les informations utiles » ;

b) Au deuxième alinéa, après les mots : « de l’hébergement proposé » sont insérés les mots : « ou, le cas échéant, de l’orientation mentionnée à l’article L. 744‑2 ainsi que du non respect des exigences des autorités chargées de l’asile. » ;

5° L’article L. 744‑8 est ainsi modifié :

a) Les deux premiers alinéas sont remplacés par les dispositions suivantes :

« Outre les cas, mentionnés à l’article L. 744‑7, dans lesquels il est immédiatement mis fin de plein droit au bénéfice des conditions matérielles d’accueil, leur bénéfice peut être : » ;

b) Le : « 2° » devient le : « 1° » et le : « 3° » devient le : « 2° » ;

c) Au 1°, la première occurrence du mot : « ou » est remplacée par le mot : « , » et après le mot : « familiale » sont ajoutés les mots : « ou a présenté plusieurs demandes d’asile sous des identités différentes » ;

d) Les trois derniers alinéas sont supprimés et remplacés par l’alinéa suivant :

« La décision de retrait des conditions matérielles d’accueil prise en application du présent article est écrite et motivée. Elle prend en compte la vulnérabilité du demandeur. Elle est prise après que l’intéressé a été mis en mesure de présenter ses observations écrites selon des modalités définies par décret. » ;

6° L’article L. 744‑9 est ainsi modifié :

a) Au premier alinéa, la première phrase est complétée par les mots : « , dont le versement est ordonné par l’Office français de l’immigration et de l’intégration » et la deuxième phrase est supprimée ;

b) Le deuxième alinéa est ainsi rédigé :

« Le versement de l’allocation prend fin au terme du mois au cours duquel le droit du demandeur de se maintenir sur le territoire français dans les conditions prévues par les articles L. 743‑1 et L. 743‑2 a pris fin ou à la date du transfert effectif vers un autre État, si sa demande relève de la compétence de cet État. Pour les personnes qui obtiennent la qualité de réfugié prévue à l’article L. 711‑1 ou le bénéfice de la protection subsidiaire prévue à l’article L. 712‑1, le bénéfice de l’allocation prend fin au terme du mois qui suit celui de la notification de la décision. »

TITRE II

Renforcer l’efficacité de la lutte
contre l’immigration irrégulière

Chapitre Ier

Les procédures de non‑admission

Article 10

Le livre II du même code est ainsi modifié :

1° Au sixième alinéa de l’article L. 213‑9, les mots : « sauf si l’étranger dûment informé dans une langue qu’il comprend s’y oppose, » sont supprimés ;

2° À la première phrase du troisième alinéa de l’article L. 222‑4 et à la troisième phrase du premier alinéa de l’article L. 222‑6, les mots : « à laquelle l’étranger dûment informé dans une langue qu’il comprend ne s’est pas opposé » sont supprimés ;

3° Au premier alinéa de l’article L. 222‑6, après la quatrième phrase, il est inséré la phrase suivante :

« Le premier président de la cour d’appel ou son délégué peut, par ordonnance motivée et sans avoir préalablement convoqué les parties, rejeter les déclarations d’appel manifestement irrecevables. »

Chapitre II

Les mesures d’éloignement

Article 11

I. – Le 6° du I de l’article L. 511‑1 du même code est ainsi modifié :

1° Les mots : « de l’article L. 743‑2 » sont remplacés par les mots : « des articles L. 743‑1 et L. 743‑2 » ;

2° Il est complété par la phrase suivante :

« Lorsque, dans l’hypothèse visée à l’article L. 311‑6, un refus de séjour a été opposé à l’étranger, la mesure est être prise sur le seul fondement du présent alinéa ; ».

II. – Le II de l’article L. 511‑1 du même code est ainsi modifié :

1° Le e du 3° est complété par les mots : « ou a fait usage d’un tel document » ;

2° Le f du 3° est ainsi rédigé :

« f) Si l’étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu’il ne peut présenter des documents d’identité ou de voyage en cours de validité, ou qu’il a refusé de communiquer les renseignements permettant d’établir son identité ou sa situation au regard du droit de circulation et de séjour ou a communiqué des renseignements inexacts, ou qu’il a refusé de se soumettre aux opérations de relevé d’empreintes digitales ou de prise de photographie prévues au deuxième alinéa de l’article L. 611‑3, ou qu’il ne justifie pas d’une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale, ou qu’il s’est précédemment soustrait aux obligations prévues par les articles L. 513‑4, L. 513‑5, L. 552‑4, L. 561‑1, L. 561‑2 et L. 742‑2 ; »

3° Après le f du 3°, il est inséré un g et un h ainsi rédigés :

« g) Si l’étranger, entré irrégulièrement sur le territoire de l’un des États appliquant l’acquis de Schengen, fait l’objet d’une décision d’éloignement exécutoire prise par l’un de ces États ou s’est maintenu sur le territoire d’un de ces États sans justifier d’un droit de séjour ;

« h) Si l’étranger a explicitement déclaré son intention de ne pas se conformer à son obligation de quitter le territoire français ».

III. – Le III de l’article L. 511‑1 du même code est ainsi modifié :

1° Aux premier et sixième alinéas, les mots : « sa notification » sont remplacés par les mots : « l’exécution de l’obligation de quitter le territoire français » ;

 À la fin du premier alinéa, les mots : « ou lorsque l’étranger n’a pas satisfait à cette obligation dans le délai imparti » sont supprimés ;

3° Le quatrième alinéa est ainsi modifié :

a) Les mots : « des cas prévus » sont remplacés par les mots : « du cas prévu » ;

b) L’alinéa est complété par les mots : « à compter de l’exécution de l’obligation de quitter le territoire français » ;

4° Aux sixième et septième alinéas, après le mot : « maintenu » est inséré le mot : « irrégulièrement » ;

5° Au sixième alinéa, les mots : « peut prononcer » sont remplacés par le mot : « prononce » et il est ajouté une phrase ainsi rédigée :

« Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l’autorité administrative ne prononce pas d’interdiction de retour. » ;

6° Au huitième alinéa : « au premier alinéa » sont remplacés par les mots : « aux premier, sixième et septième alinéas » ;

7° À la première phrase du dernier alinéa, les mots : « , selon des modalités déterminées par voie réglementaire, » sont supprimés ;

8° Il est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Les modalités de constat de la date d’exécution de l’obligation de quitter le territoire français de l’étranger faisant l’objet d’une interdiction de retour sont déterminées par voie réglementaire. »

Article 12

L’article L. 512‑1 du même code est ainsi modifié :

1° Après le premier alinéa de l’article I bis est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« La même procédure s’applique lorsque l’étranger conteste une obligation de quitter le territoire fondée sur le 6° de l’article L. 511‑1 et une décision relative au séjour intervenue concomitamment. Dans cette hypothèse, le président du tribunal administratif ou le juge qu’il désigne à cette fin statue par une seule décision sur les deux contestations. » ;

2° Le III est ainsi modifié :

a) Au premier alinéa est ajoutée une phrase ainsi rédigée :

« Lorsqu’il statue selon cette procédure, le juge des libertés et de la détention informe sans délai le tribunal administratif territorialement compétent, par tout moyen, du sens de sa décision. » ;

b) Au troisième alinéa, les mots : « soixante‑douze heures à compter de sa saisine » sont remplacés par les mots : « quatre‑vingt‑seize heures à compter de l’expiration du délai de recours » et les mots : « Sauf si l’étranger, dûment informé dans une langue qu’il comprend, s’y oppose, » sont supprimés ; 

c) Au dernier alinéa du III, les mots : « soixante‑douze heures » sont remplacés par les mots : « quatre‑vingt‑seize heures ».

Article 13

À la fin de la première phrase de l’article L. 512‑5 du même code, les mots : « , sauf s’il a été placé en rétention. » sont remplacés par les mots : « . Lorsqu’il sollicite une telle aide alors qu’il est placé en rétention, cette circonstance n’est pas à elle seule susceptible de justifier le refus de prolongation du maintien en rétention. »

Article 14

Après le premier alinéa de l’article L. 513‑4 du même code, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Cet étranger peut également être contraint à résider dans le lieu qu’une décision motivée de l’autorité administrative désigne. Elle est prise pour une durée qui ne peut se poursuivre au‑delà de l’expiration du délai de départ volontaire. Le premier alinéa du présent article est applicable. L’autorité administrative peut prescrire à l’étranger la remise de son passeport ou de tout document justificatif de son identité dans les conditions prévues à l’article L. 611‑2. »

Article 15

L’article L. 531‑1 du même code est ainsi modifié :

1° Les dispositions actuelles constituent un I ;

2° Il est ajouté un II ainsi rédigé :

« II. – L’autorité administrative peut, par décision motivée, assortir la décision de remise prise en application du premier alinéa du I à l’encontre d’un étranger titulaire d’un titre de séjour dans un autre État membre de l’Union européenne, d’une interdiction de circulation sur le territoire français d’une durée maximale de trois ans.

« Toutefois, cette interdiction de circulation sur le territoire français n’est applicable à l’étranger détenteur d’un titre de résident de longue durée‑UE en cours de validité accordé par un autre État membre ou d’une carte de séjour portant la mention “carte bleue européenne” en cours de validité accordée par un autre État membre de l’Union européenne, ou de l’étranger et des membres de sa famille, admis à séjourner sur le territoire d’un État membre de l’Union européenne et bénéficiant d’un transfert temporaire intragroupe conformément à la directive n° 2014/66/UE du Parlement européen et du Conseil du 15 mai 2014 établissant les conditions d’entrée et de séjour des ressortissants de pays tiers dans le cadre d’un transfert temporaire intragroupe, que lorsque son séjour en France constitue un abus de droit ou si son comportement personnel constitue, du point de vue de l’ordre public ou de la sécurité publique, une menace réelle, actuelle et suffisamment grave à l’encontre d’un intérêt fondamental de la société.

« Le prononcé et la durée de l’interdiction de circulation sont décidés par l’autorité administrative en tenant compte de la durée de présence de l’étranger sur le territoire français, de la nature et de l’ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu’il a déjà fait l’objet ou non d’une mesure d’éloignement et de la menace pour l’ordre public que représente sa présence sur le territoire français.

« L’autorité administrative peut à tout moment abroger l’interdiction de circulation. Lorsque l’étranger sollicite l’abrogation de l’interdiction de circulation, sa demande n’est recevable que s’il justifie résider hors de France depuis un an au moins.

« Cette condition ne s’applique pas :

« 1° Pendant le temps où l’étranger purge en France une peine d’emprisonnement ferme ;

« 2° Lorsque l’étranger fait l’objet d’une mesure d’assignation à résidence prise en application des articles L. 561‑1 ou L. 561‑2. »

Chapitre III

La mise en œuvre des mesures d’éloignement

Article 16

Le titre V du livre V du même code est ainsi modifié :

1° Au deuxième alinéa de l’article L. 551‑2, les mots : « qu’à compter de son arrivée au lieu de rétention, il peut demander l’assistance d’un interprète, d’un conseil ainsi que d’un médecin. Il est également informé qu’il peut communiquer avec son consulat et avec une personne de son choix » sont remplacés par les mots : « du fait qu’il bénéficie, au lieu de rétention, du droit de demander l’assistance d’un interprète, d’un conseil et d’un médecin, ainsi que de communiquer avec son consulat et avec toute personne de son choix » ;

2° L’article L. 552‑1 est ainsi modifié :

a) Les deux premières phrases sont remplacées par deux phrases ainsi rédigées :

« Le juge des libertés et de la détention est saisi dans les quarante‑huit heures suivant la notification du placement en rétention aux fins de prolongation de la rétention au‑delà de cette durée. Il statue dans les quarante‑huit heures suivant sa saisine par ordonnance au siège du tribunal de grande instance dans le ressort duquel se situe le lieu de placement en rétention de l’étranger, sauf exception prévue par voie réglementaire, après audition du représentant de l’administration, si celui‑ci, dûment convoqué, est présent, et de l’intéressé ou de son conseil, s’il en a un. » ;

b) Il est ajouté un alinéa ainsi rédigé :

« Il informe sans délai par tous moyens du sens de sa décision le tribunal administratif saisi le cas échéant par l’étranger d’un recours dirigé contre la mesure d’éloignement qui le vise. » ;

3° Dans la seconde phrase de l’article L. 552‑4, les six occurrences des mots : « en vigueur » et les mots : « dont il n’a pas été relevé » sont supprimés ;

4° Dans la deuxième phrase de l’article L. 552‑5, le mot : « lieu » est remplacé par les mots : « local affecté à son habitation principale » ;

5° À la deuxième phrase de l’article L. 552‑6 et à la troisième phrase de l’article L. 552‑10, le mot : « six » est remplacé par le mot : « dix » ;

6° L’article L. 552‑6 est complété par la phrase suivante :

« Durant cette période, l’étranger peut, s’il le souhaite, contacter son avocat et un tiers, rencontrer un médecin et s’alimenter. » ;

7° L’article L. 552‑7 est ainsi modifié :

a) Au troisième alinéa, les mots : « quinze jours » sont remplacés par les mots : « de trente jours qui peut être renouvelée. La durée maximale de la rétention ne doit pas, dans ce cas, excéder quatre‑vingt‑dix jours ou, dans le cas d’un étranger faisant l’objet d’une décision de transfert en application de l’article L. 742‑3 ou d’une requête aux fins de prise en charge ou de reprise en charge en application du règlement (UE) no 604/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013, soixante jours » ;

b) Après le quatrième alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Avant l’expiration de la durée maximale de rétention prévue au troisième ou au quatrième alinéa, le juge compétent peut, à titre exceptionnel, être à nouveau saisi lorsque, dans les quinze derniers jours, l’étranger a fait obstruction à l’exécution d’office de la mesure d’éloignement ou présenté, dans le seul but de faire échec à la mesure d’éloignement, une demande de protection contre l’éloignement au titre du 10° de l’article L. 511‑4 ou du 5° de l’article L. 521‑3 ou une demande d’asile dans les conditions prévues aux articles L. 551‑3 et L. 556‑1. L’étranger est maintenu en rétention jusqu’à ce que le juge des libertés et de la détention ait statué. Le juge statue par ordonnance dans les conditions prévues au présent article. S’il ordonne la prolongation de la rétention, la prolongation court à compter de l’expiration de la dernière période de rétention pour une nouvelle période d’une durée maximale de quinze jours. Si l’une des circonstances mentionnées à la première phrase survient au cours d’une période de prolongation ordonnée en application du présent alinéa, le juge peut être à nouveau saisi dans les mêmes conditions. Toutefois, la rétention ne peut être prolongée plus de trois fois en application du présent alinéa. » ;

8° À l’article L. 552‑12, les mots : « à laquelle l’étranger dûment informé dans une langue qu’il comprend ne s’est pas opposé » sont supprimés.

Article 17

I. – L’article L. 513‑5 du même code est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Les dispositions du présent article sont également applicables dans le cas prévu au deuxième alinéa de l’article L. 541‑3. »

II. – L’article L. 541‑3 du même code est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Lorsqu’ils ne sont plus assignés à résidence en application des dispositions de l’article L. 561‑1, les étrangers faisant l’objet d’une interdiction judiciaire du territoire peuvent être astreints à déclarer l’adresse des locaux où ils résident à l’autorité administrative, aux services de police ou aux unités de gendarmerie et à se présenter, sur convocation, à ces mêmes services en vue des démarches nécessaires aux fins d’exécution de l’interdiction du territoire. Ils doivent également se présenter, lorsque l’autorité administrative le leur demande, aux autorités consulaires, en vue de la délivrance d’un document de voyage. »

III. – L’article L. 561‑1 du même code est ainsi modifié :

1° La dernière phrase du huitième alinéa est remplacée par les trois phrases suivantes :

« La durée de six mois ne s’applique ni aux cas mentionnés au 5° et au 6° du présent article, ni à ceux mentionnés aux articles L. 523‑3 à L. 523‑5 du présent code. Dans le cas mentionné au 5° du présent article l’étranger ne peut être assigné à résidence au‑delà d’une durée de cinq ans que si l’autorité administrative justifie à cette échéance de l’absence de garanties suffisantes de représentation ou si sa présence constitue une menace grave pour l’ordre public. La mesure d’assignation à résidence peut être abrogée à tout moment sur son initiative ou à la suite d’une demande introduite par l’étranger. » ;

2° Après le neuvième alinéa, est inséré un nouvel alinéa ainsi rédigé :

« L’autorité administrative peut également, aux fins de préparation du départ de l’étranger, lui désigner, en tenant compte des impératifs de la vie privée et familiale, une plage horaire pendant laquelle il doit demeurer dans les locaux où il réside, dans la limite de trois heures consécutives par période de vingt‑quatre heures. Lorsque l’étranger est assigné à résidence en application des 5° ou 6° du présent article ou au titre d’une des mesures prévues aux articles L. 523‑3 à L. 523‑5 du présent code, ou, si son comportement constitue une menace pour l’ordre public, la durée de cette plage horaire peut être portée à dix heures consécutives par période de vingt‑quatre heures. »

Article 18

I. – Le titre VII du livre V du même code est complété par un article L. 571‑4 ainsi rédigé :

« Art. L. 5714.  I. – Le demandeur d’asile qui fait l’objet d’une mesure d’expulsion pris en application des articles L. 521‑1, L. 521‑2, L. 521‑3 ou L. 521‑5, d’une peine d’interdiction du territoire prise en application de l’article L. 541‑1 ou d’une interdiction administrative du territoire prise en application des articles L. 214‑1 ou L. 214‑2, et dont la demande d’asile est en cours d’examen ou a été présentée postérieurement à la notification de cette mesure, peut être assigné à résidence ou placé en rétention le temps strictement nécessaire à l’examen de sa demande d’asile par l’Office français de protection des réfugiés et apatrides et, en cas de décision de rejet ou d’irrecevabilité, dans l’attente de son départ.

« La décision de placement en rétention ne peut être prononcée que lorsque la protection de la sécurité nationale ou de l’ordre public l’exige, cette exigence étant établie sur la base d’une évaluation individuelle du demandeur, si d’autres mesures moins coercitives ne peuvent être efficacement appliquées et en prenant en compte la vulnérabilité du demandeur.

« Lorsque le demandeur est assigné à résidence ou placé en rétention en application des alinéas précités, les dispositions du présent livre relatives à la durée maximale et aux modalités de l’assignation à résidence et du placement en rétention sont applicables.

« II. – À la demande de l’autorité administrative, et sans préjudice des cas prévus aux 5° et 6° de l’article L. 743‑2, l’office statue sur la demande d’asile de l’étranger ainsi assigné à résidence ou placé en rétention selon les modalités prévues à l’article L. 723‑2 et dans le délai prévu à l’article L. 556‑1. Sans préjudice d’autres mesures de surveillance décidées par l’autorité administrative ou l’autorité judiciaire, il est mis fin à la rétention si l’office reconnaît à l’étranger la qualité de réfugié ou lui accorde le bénéfice de la protection subsidiaire.

« III. – En cas de décision de rejet ou d’irrecevabilité par l’office, l’étranger peut, dans les quarante‑huit heures suivant la notification de cette décision, demander au président du tribunal administratif de suspendre l’exécution de la mesure d’éloignement jusqu’à l’expiration du délai de recours devant la Cour nationale du droit d’asile ou, si celle‑ci est saisie, jusqu’à la date de la lecture en audience publique de la décision de la Cour ou, s’il est statué par ordonnance, jusqu’à la date de la notification de celle‑ci. La mesure d’éloignement ne peut être mise à exécution pendant ce délai de quarante‑huit heures ou, en cas de saisine du président du tribunal administratif, avant que ce dernier ou le magistrat qu’il désigne à cette fin parmi les membres de sa juridiction ou les magistrats honoraires inscrits sur la liste mentionnée à l’article L. 222‑2‑1 du code de justice administrative ait statué. Le président du tribunal administratif ou le magistrat désigné à cette fin statue dans les conditions prévues au III de l’article L. 512‑1 du présent code. Il fait droit à la demande de l’étranger lorsque celui‑ci présente des éléments sérieux de nature à justifier, au titre de sa demande d’asile, son maintien sur le territoire durant l’examen de son recours par la Cour. La suspension de l’exécution de la mesure de l’éloignement ne met pas fin à l’assignation à résidence ou à la rétention de l’étranger qui se poursuit dans les conditions et limites prévues au livre V.

« Un décret en Conseil d’État fixe les modalités d’application du présent article. Il précise notamment les modalités de prise en compte de la vulnérabilité du demandeur d’asile et, le cas échéant, de ses besoins particuliers. »

II. – Après le chapitre VII ter du titre VII du livre VII du code de justice administrative, il est inséré un chapitre VII quater ainsi rédigé :

« Chapitre VII quater

« Le sursis à exécution des mesures d’éloignement
visant les demandeurs d’asile

« Art. L. 7774. – Les modalités selon lesquelles le président du tribunal administratif ou le magistrat qu’il a désigné examine les demandes de sursis à exécution présentées en application du troisième alinéa de l’article L. 571‑4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ou du deuxième alinéa de l’article L. 743‑4 du même code par les demandeurs d’asile assignés à résidence ou placés en rétention administrative obéissent aux règles fixées aux mêmes articles et au III de l’article L. 512‑1 du même code. »

Chapitre IV

Contrôles et sanctions

Article 19

I. – Le livre VI du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est ainsi modifié :

1° Le I de l’article L. 611‑1‑1 est ainsi modifié :

a) À la deuxième phrase du premier alinéa, les mots : « met l’étranger en mesure » sont remplacés par les mots : « procède aux auditions de l’étranger. Sous le contrôle de l’officier de police judiciaire, l’étranger est mis en mesure » et les mots : « et procède » sont remplacés par les mots : « . Il est procédé » ;

b) Au début du deuxième alinéa, les mots : « L’officier de police judiciaire ou, sous le contrôle de celui‑ci, un agent de police judiciaire informe aussitôt l’étranger » sont remplacés par les mots : « L’étranger est aussitôt informé » ;

c) À la deuxième phrase du neuvième alinéa, le mot : « seize » sont remplacés par le mot : « vingt‑quatre » ;

d) Après le neuvième alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Pour les seules nécessités de la vérification du droit de séjour et de circulation il peut être procédé, sous le contrôle de l’officier de police judiciaire et en présence de l’étranger, avec l’accord de ce dernier ou, à défaut, après avoir informé par tout moyen le procureur de la République, à l’inspection de ses bagages et effets personnels et à leur fouille. En cas de découverte d’une infraction, il est établi un procès‑verbal distinct de celui prévu au seizième alinéa, qui mentionne le lieu et les date et heure de début et de fin de ces opérations et dont un exemplaire est transmis sans délai au procureur de la République. » ;

e) À la fin du douzième alinéa, les mots : « lorsque celle‑ci constitue l’unique moyen d’établir la situation de cette personne » sont remplacés par les mots : « pour établir la situation de cette personne. Les empreintes digitales et photographies sont collectées en vue de l’établissement du droit de circuler ou de séjourner de l’étranger et ne peuvent être mémorisées et faire l’objet d’un traitement automatisé en application du deuxième alinéa de l’article L. 611‑3 que s’il apparaît, à l’issue de la retenue, que l’étranger ne dispose pas d’un droit de circulation ou de séjour » ;

f) La deuxième phrase du treizième alinéa est complétée par les mots : « , ainsi que l’inspection visuelle ou la fouille des bagages et effets personnels et les date et heure de début et de fin de ces opérations » ;

2° À la fin de la seconde phrase du deuxième alinéa de l’article L. 611‑3, les mots : « et de 3 750 € d’amende » sont remplacés par les mots : « , de 3 750 € d’amende et d’une interdiction du territoire français d’une durée n’excédant pas trois ans ».

3° Le 2° de l’article L. 621‑2 est abrogé.

II. – L’article 441‑8 du code pénal est ainsi modifié :

1° Au premier alinéa, après le mot : « voyage » sont insérés les mots : « ou un titre de séjour » et les mots : « de l’espace Schengen » sont remplacés par le mot : « français » ;

2° Au deuxième alinéa, après le mot : « voyage » sont insérés les mots : « ou du titre de séjour ».

TITRE III

Améliorer les conditions d’intégration
et d’accueil des étrangers en situation régulière

Chapitre Ier

Dispositions en faveur de l’attractivité et de l’accueil des talents
et des compétences

Article 20

La sous‑section 2 de la section 3 du chapitre III du titre Ier du livre III du même code est ainsi modifiée :

1° L’article L. 313‑20 est ainsi modifié :

a) Au 1°, après les mots : « du code général des impôts » sont insérés les mots : « ou par une entreprise innovante reconnue par un organisme public » et après la seconde occurrence du mot : « entreprise » sont insérés les mots : « ou avec le développement économique de ce projet » ;

b) Le premier alinéa du 4° est complété par les mots : « ou “chercheur‑programme de mobilité” lorsque le chercheur relève d’un programme de l’Union européenne, d’un programme multilatéral comportant des mesures de mobilité dans un ou plusieurs États membres de l’Union européenne ou d’une convention d’accueil signée avec un organisme public ou privé ayant une mission de recherche ou d’enseignement supérieur préalablement agréé » ;

c) Le deuxième alinéa du 4° est ainsi rédigé :

« L’étranger ayant été admis dans un autre État membre de l’Union européenne conformément à la directive (UE) no 2016/801 du Parlement européen et du Conseil du 11 mai 2016 peut séjourner en France après notification de sa mobilité auprès des autorités administratives compétentes pour mener une partie de ses travaux en France sur la base de la convention d’accueil conclue dans le premier État membre, pour autant qu’il dispose de ressources suffisantes, sans que soit exigé le respect de la condition prévue à l’article L. 313‑2. La mobilité de longue durée a une durée maximale de douze mois. La mobilité de courte durée a une durée de cent quatre‑vingt jours sur toute période de trois cent soixante jours. Le conjoint et les enfants du couple sont admis au séjour dans les mêmes conditions que le chercheur ; » 

d) Au 10°, après les mots : « renommée nationale ou internationale est établie » sont insérés les mots : « ou susceptible de participer de façon significative et durable au développement économique, au développement de l’aménagement du territoire ou au rayonnement de la France » ;

2° Au premier alinéa de l’article L. 313‑21, les mots : « à ses enfants » sont remplacés par les mots : « aux enfants du couple » et l’alinéa est complété par une phrase ainsi rédigée :

« La même carte est délivrée de plein droit au membre de famille du chercheur titulaire de la carte mentionnée au 2° du I de l’article L. 313‑8 pour une durée identique à la période de validité restant à courir de la carte de séjour de son conjoint ou parent. »

Article 21

I. – L’article L. 313‑7 du même code est ainsi modifié :

1° Le premier alinéa du I est complété par une phrase ainsi rédigée :

« Cette carte, d’une durée inférieure ou égale à un an et renouvelable une fois, porte la mention “étudiant – programme de mobilité” lorsque l’étudiant relève d’un programme de l’Union européenne, d’un programme multilatéral comportant des mesures de mobilité dans un ou plusieurs États membres de l’Union européenne ou d’une convention entre au moins deux établissements d’enseignement supérieur situés dans au moins deux États membres de l’Union européenne. » ;

2° Après le premier alinéa du I, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« L’étranger ayant été admis au séjour dans un autre État membre de l’Union européenne et inscrit dans un programme de mobilité conformément à la directive no 2016/801/UE du Parlement européen et du Conseil du 11 mai 2016 relative aux conditions d’entrée et de séjour des ressortissants de pays tiers à des fins de recherche, d’études, de formation, de volontariat et de programme d’échange d’élèves ou de projets éducatifs et de travail au pair peut séjourner en France après notification de sa mobilité auprès des autorités administratives compétentes pour une durée maximale de douze mois pour effectuer une partie de ses études au sein d’un établissement d’enseignement supérieur, pour autant qu’il dispose de ressources suffisantes, sans que soit exigé le respect de la condition prévue à l’article L. 313‑2. » ;

3° Au dernier alinéa du II, après les mots : « les conditions d’inscription dans un établissement d’enseignement » sont insérés les mots : « , celles relatives à l’étranger ayant été admis conformément à la directive n° 2016/801/UE du Parlement européen et du Conseil du 11 mai 2016 ».

II. – Après la sous‑section 2 bis de la section 2 du chapitre III du titre Ier du livre III du même code, est rétablie une sous‑section 3 ainsi rédigée :

« Sous‑section 3

« Dispositions particulières applicables aux étrangers étudiants
ou chercheurs prolongeant leur séjour à des fins de recherche d’emploi
ou de création d’entreprise

« Art. L. 3138. – I. – Une carte de séjour temporaire portant la mention “recherche d’emploi ou création d’entreprise” d’une durée de validité de douze mois, non renouvelable, est délivrée à l’étranger qui justifie :

« 1° Soit avoir été titulaire d’une carte de séjour temporaire ou pluriannuelle portant la mention “étudiant” délivrée sur le fondement de l’article L. 313‑7, L. 313‑18 ou L. 313‑27 et avoir obtenu dans un établissement d’enseignement supérieur habilité au plan national un diplôme au moins équivalent au grade de master ou figurant sur une liste fixée par décret ;

« 2° Soit avoir été titulaire d’une carte de séjour pluriannuelle portant la mention “chercheur” délivrée sur le fondement des dispositions du 4° de l’article L. 313‑20 et avoir achevé ses travaux de recherche.

« II. – La carte de séjour temporaire prévue au I est délivrée à l’étranger qui justifie d’une assurance maladie et qui :

« 1° Soit entend compléter sa formation par une première expérience professionnelle, sans limitation à un seul emploi ou à un seul employeur. Pendant la durée de la carte de séjour temporaire mentionnée au premier alinéa du I, son titulaire est autorisé à chercher et à exercer un emploi en relation avec sa formation ou ses recherches et assorti d’une rémunération supérieure à un seuil fixé par décret et modulé, le cas échéant, selon le niveau de diplôme concerné.

« À l’issue de cette période de douze mois, l’intéressé pourvu d’un emploi ou d’une promesse d’embauche satisfaisant aux conditions énoncées au premier alinéa du présent 1° est autorisé à séjourner en France au titre de la carte de séjour pluriannuelle mentionnée aux 1°, 2°, 4° ou 9° de l’article L. 313‑20 ou de la carte de séjour temporaire mentionnée aux 1° et 2° de l’article L. 313‑10, sans que lui soit opposable la situation de l’emploi ;

« 2° Soit justifie d’un projet de création d’entreprise dans un domaine correspondant à sa formation ou à ses recherches.

« À l’issue de la période de douze mois mentionnée au premier alinéa du I, l’intéressé justifiant de la création et du caractère viable d’une entreprise répondant à la condition énoncée au premier alinéa du présent 2° est autorisé à séjourner en France sous couvert de la carte de séjour pluriannuelle mentionnée au 5° de l’article L. 313‑20 ou de la carte de séjour temporaire mentionnée au 3° de l’article L. 313‑10.

« III. – L’autorité administrative ne peut procéder à des vérifications dans les conditions prévues à l’article L. 313‑5‑1 qu’à l’expiration d’un délai de trois mois suivant la délivrance de la carte de séjour temporaire.

« IV. – Les étrangers qui ont obtenu dans un établissement d’enseignement supérieur habilité au plan national un diplôme au moins équivalent au grade de master ou figurant sur une liste fixée par décret et qui à l’issue de leurs études ont quitté le territoire national, peuvent bénéficier de la carte de séjour temporaire prévue au I, dans un délai maximal de quatre ans après l’obtention dudit diplôme en France. »

III. – Après la sous‑section 6 de la section 3 du chapitre III du titre Ier du livre III du même code, est ajoutée une sous‑section 7 ainsi rédigée :

« Sous‑section 7

« La carte de séjour pluriannuelle portant la mention “étudiant‑programme de mobilité”

« Art. L. 31327. – La carte de séjour pluriannuelle portant la mention “étudiant‑programme de mobilité” est délivrée, dès sa première admission au séjour, à l’étudiant étranger relevant d’un programme de l’Union européenne, d’un programme multilatéral comportant des mesures de mobilité dans un ou plusieurs États membres de l’Union européenne ou d’une convention entre au moins deux établissements d’enseignement supérieur situés dans au moins deux États membres de l’Union européenne et qui justifie qu’il dispose de moyens d’existence suffisants. Cette carte est délivrée pour la durée dudit programme ou de ladite convention, qui ne peut être inférieure à deux ans. L’autorité administrative peut accorder cette carte de séjour sans que la condition prévue à l’article L. 313‑2 soit exigée et sous réserve d’une entrée régulière en France. »

IV. – L’article L. 531‑2 du même code est complété par cinq alinéas ainsi rédigés :

« Il en est de même de l’étranger étudiant et de l’étranger chercheur ainsi que des membres de famille de ce dernier, admis au séjour sur le territoire d’un État membre de l’Union européenne et bénéficiant d’une mobilité en France conformément à la directive (UE) no 2016/801 du Parlement européen et du Conseil du 11 mai 2016 relative aux conditions d’entrée et de séjour des ressortissants de pays tiers à des fins de recherche, d’études, de formation, de volontariat et de programme d’échange d’élèves ou de projets éducatifs et de travail au pair, lorsque :

« 1° Le titre de séjour a expiré ou a été retiré par l’État membre qui l’a délivré, au cours de la période de mobilité ;

« 2° L’étranger ne remplit pas ou plus les conditions de la mobilité ;

« 3° L’autorité administrative compétente n’a pas reçu la notification de l’intention de cet étranger d’effectuer une mobilité sur le territoire français ;

« 4° L’autorité administrative compétente a fait objection à la mobilité de cet étranger. »

Article 22

Après la sous‑section 3 de la section 2 du chapitre III du titre Ier du livre III du même code, est rétablie une sous‑section 4 ainsi rédigée :

« Sous‑section 4

« La carte de séjour temporaire portant la mention “jeune au pair”

« Art. L. 3139. – I. – Une carte de séjour temporaire d’une durée d’un an renouvelable une fois est délivrée, s’il est âgé entre dix‑huit et trente ans, à l’étranger venant dans une famille d’accueil, ne possédant aucun lien de parenté avec celle‑ci et d’une nationalité différente, dans le but d’améliorer ses compétences linguistiques et sa connaissance de la France, en échange de petits travaux ménagers et de la garde d’enfants. Elle porte la mention “jeune au pair”.

« II. – Une convention conclue entre le titulaire de la carte mentionnée au I, qui a apporté soit la preuve qu’il dispose d’une connaissance de base de la langue française soit qu’il possède un niveau d’instruction secondaire ou des qualifications professionnelles, et la famille d’accueil définit les droits et obligations du “jeune au pair”, notamment les modalités de subsistance, de logement et d’assurance en cas d’accidents, les modalités permettant au jeune au pair d’assister à des cours, le nombre maximal d’heures hebdomadaires consacrées aux tâches de la famille qui ne peut excéder vingt‑cinq, le repos hebdomadaire et le versement d’une somme à titre d’argent de poche.

« Un décret en Conseil d’État fixe les conditions d’application des dispositions du présent article. »

Chapitre II

Mesures de simplification

Article 23

L’article L. 311‑6 du même code est remplacé par les dispositions suivantes :

« Art. L. 3116.  Lorsqu’un étranger a présenté une demande d’asile qui relève de la compétence de la France, l’autorité administrative, après l’avoir informé des motifs pour lesquels une autorisation de séjour peut être délivrée, et des conséquences de l’absence de demande sur d’autres fondements à ce stade, l’invite à indiquer s’il estime pouvoir prétendre à une admission au séjour à un autre titre et, dans l’affirmative l’invite à déposer sa demande dans des conditions fixées par décret en Conseil d’État. Il est informé que, sous réserve de circonstances nouvelles et sans préjudice des dispositions de l’article L. 511‑4, à l’expiration de ce délai il ne pourra solliciter son admission au séjour.

« Un décret en Conseil d’État précise les conditions d’application du présent article. »

Article 24

La section 2 du chapitre Ier du titre II du livre III du même code est ainsi rédigée :

« Section 2

« Documents de circulation délivrés aux étrangers mineurs

« Art. L. 3213.  Le titulaire du document de circulation pour étranger mineur peut être réadmis en France, en dispense de visa, sur présentation de ce titre accompagné d’un document de voyage en cours de validité.

« Le document de circulation pour étranger mineur délivré par le préfet de Mayotte, ne permet la réadmission de son titulaire, en dispense de visa, qu’à Mayotte, sur présentation de ce titre accompagné d’un document de voyage en cours de validité. Le mineur ressortissant de pays tiers figurant sur la liste, annexée au règlement (CE) no 539/2001 du conseil du 15 mars 2001 des pays tiers dont les ressortissants sont soumis à l’obligation de visa pour franchir les frontières extérieures des États membres, qui réside à Mayotte et qui souhaite se rendre dans un autre département doit obtenir un visa. Ce visa est délivré dans les conditions prévues à l’article L. 832‑2.

« Art. L. 3214.  Un document de circulation pour étranger mineur est délivré de plein droit à l’étranger mineur, résidant en France :

« 1° Dont au moins l’un des parents est titulaire d’une carte de séjour temporaire, d’une carte de séjour pluriannuelle ou d’une carte de résident, ou, à Mayotte, au mineur né sur le territoire français, dont au moins l’un des parents est titulaire d’une carte de séjour temporaire, d’une carte de séjour pluriannuelle ou d’une carte de résident ;

« 2° Qui est un l’enfant étranger d’un ressortissant français ou un descendant direct d’un ressortissant d’un État membre de l’Union européenne, d’un autre État partie à l’accord sur l’Espace économique européen ou de la Confédération suisse satisfaisant aux conditions énoncées aux 1° ou 2° de l’article L. 121‑1 ou qui est l’enfant à charge d’un ressortissant d’un de ces mêmes États satisfaisant aux conditions énoncées au 3° de l’article L. 121‑1 ;

« 3° Qui est un descendant direct à charge du conjoint d’un ressortissant d’un État membre de l’Union européenne, d’un autre État partie à l’accord sur l’Espace économique européen ou de la Confédération suisse satisfaisant aux conditions énoncées aux 1° ou 2° de l’article L. 121‑1 ;

« 4° Dont au moins l’un des parents a acquis la nationalité française ;

« 5° Qui relève, en dehors de la condition de majorité, des prévisions du 2° bis de l’article L. 313‑11 ;

« 6° Qui s’est vu reconnaitre la qualité de réfugié ou s’est vu accorder le bénéfice de la protection subsidiaire ;

« 7° Qui est entré en France sous couvert d’un visa d’une durée supérieure à trois mois en qualité d’enfant de Français ou d’adopté ;

« 8° Qui est entré en France avant l’âge de treize ans sous couvert d’un visa d’une durée supérieure à trois mois délivré en qualité de visiteur et qui justifie avoir résidé habituellement en France depuis ;

« 9° Qui, né à l’étranger, est entré à Mayotte, hors regroupement familial, avant l’âge de treize ans sous couvert des documents et visas exigés par les conventions internationales et les règlements en vigueur et dont au moins l’un des parents est titulaire d’une carte de séjour temporaire, d’une carte de séjour pluriannuelle ou d’une carte de résident.

« Le document de circulation pour étranger mineur est délivré dans des conditions fixées par décret.

« Art. L. 3215.  I. – Le document de circulation pour étranger mineur a une durée de validité de cinq ans.

« Il est renouvelé dans les mêmes conditions.

« II. – Par dérogation au I, la durée de validité du document de circulation pour étranger mineur peut être inférieure à cinq ans lorsque le ou les parents sont titulaires d’un document de séjour délivré sur les fondements des articles L. 313‑6, L. 313‑7, L. 313‑7‑1, L. 313‑7‑2, L. 313‑8, du 2° de l’article L. 313‑10, du 11° de l’article L. 313‑11 et des articles L. 313‑24 et L. 316‑1.

« La durée de validité est égale à celle restant à courir du document de séjour du parent dont la date d’expiration est la plus lointaine et ne peut être inférieure à un an.

« Art. L. 3216.  Si l’étranger cesse de remplir l’une des conditions pour la délivrance d’un document de circulation pour étranger mineur, celui‑ci peut lui être retiré. La décision de retrait ne peut intervenir qu’après que le représentant légal du mineur a été mis à même de présenter ses observations dans les conditions prévues aux articles L. 121‑1 et L. 121‑2 du code des relations entre le public et l’administration. »

Article 25

L’article L. 212‑2 du code des relations entre le public et l’administration est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« 3° Les visas délivrés aux étrangers. »

Article 26

L’article L. 5223‑1 du code du travail est ainsi modifié :

1° Au début du 4°, les mots : « Au contrôle médical » sont remplacés par les mots : « À la visite médicale » ;

2° Après le 7°, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Pour l’exercice des missions définies aux 4° et 7° du présent article, la limite d’âge mentionnée à l’article 6‑1 de la loi n° 84‑834 du 13 septembre 1984 relative à la limite d’âge dans la fonction publique et le secteur public est portée à soixante‑treize ans, à titre transitoire jusqu’au 31 décembre 2022, pour les médecins engagés par l’office en qualité de contractuels. Les médecins contractuels, en fonction à cette date et âgés plus de 67 ans, peuvent poursuivre ou renouveler l’exécution de leur contrat jusqu’à l’âge de soixante‑treize ans. »

Article 27

Dans les conditions prévues à l’article 38 de la Constitution, et dans un délai de vingt‑quatre mois suivant la publication de la présente loi, le Gouvernement est autorisé par voie d’ordonnances :

1° À procéder à une nouvelle rédaction de la partie législative du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile afin d’en aménager le plan, d’en clarifier la rédaction des dispositions et d’y inclure les dispositions d’autres codes ou non codifiées, relevant du domaine de la loi, et intéressant directement l’entrée et le séjour des étrangers en France.

La nouvelle codification à laquelle il est procédé en application du présent alinéa est effectuée à droit constant et sous réserve des modifications qui seraient rendues nécessaires pour assurer le respect de la hiérarchie des normes et la cohérence rédactionnelle des textes, harmoniser l’état du droit, remédier aux erreurs et insuffisances de codification et abroger les dispositions, codifiées ou non, obsolètes ou devenues sans objet ;

2° À prendre toute mesure relevant du domaine de la loi permettant de créer un titre de séjour unique en lieu et place des cartes de séjour portant la mention « salarié » et « travailleur temporaire » mentionnées aux 1° et 2° de l’article L. 313‑10 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et d’en tirer les conséquences ;

3° À prendre toute mesure relevant du domaine de la loi permettant de simplifier le régime des autorisations de travail pour le recrutement de certaines catégories de salariés par des entreprises bénéficiant d’une reconnaissance particulière par l’État.

Les projets de loi portant ratification de ces ordonnances sont déposés devant le Parlement dans un délai de trois mois à compter de leur publication.

Chapitre III

Dispositions diverses en matière de séjour

Article 28

L’article L. 313‑6 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est ainsi rédigé :

« Art. L. 3136.  La carte de séjour temporaire portant la mention “visiteur” est délivrée à l’étranger qui apporte la preuve qu’il peut vivre de ses seules ressources dont le montant doit être au moins égal au salaire minimum de croissance net annuel, indépendamment des prestations et des allocations mentionnées à la troisième phrase du 2° de l’article L. 314‑8.

« L’étranger doit en outre justifier de la possession d’une assurance maladie couvrant la durée de son séjour et prendre l’engagement de n’exercer en France aucune activité professionnelle.

« Un décret en Conseil d’État précise les conditions d’application des dispositions du présent article pour ce qui concerne l’assurance maladie. »

Article 29

Le chapitre III du titre Ier du livre III du même code est ainsi modifié :

1° Le I de l’article L. 313‑7‑2 est ainsi modifié :

a) Le premier alinéa est ainsi modifié :

– au début de la première phrase, les mots : « La carte de séjour temporaire est accordée à l’étranger qui vient en France, dans le cadre d’une convention de stage visée par l’autorité administrative compétente, » sont remplacés par les mots : « La carte de séjour temporaire non renouvelable est accordée à l’étranger résidant hors de l’Union européenne qui vient en France, dans le cadre des dispositions du 2° de l’article L. 1262‑1 du code du travail, » ;

– dans la première phrase, le mot : « trois » est remplacé par le mot : « six » ;

– l’alinéa est complété par une phrase ainsi rédigée :

« Après une période de séjour de six mois cumulés hors de l’Union européenne, une carte “stagiaire ICT” peut être délivrée à l’étranger qui vient effectuer un nouveau stage. » ;

b) Au deuxième alinéa, les mots : « à ses enfants » sont remplacés par les mots : « aux enfants du couple » ;

c) Le dernier alinéa est complété par une phrase ainsi rédigée :

« L’établissement ou l’entreprise établi dans le premier État membre notifie au préalable le projet de mobilité de l’étranger, dès lors qu’il est connu, aux autorités administratives compétentes du premier État membre ainsi qu’à l’autorité administrative compétente désignée par arrêté du ministre chargé de l’immigration. » ;

2° L’article L. 313‑24 est ainsi modifié :

a) Le I est ainsi modifié :

– à la première phrase, après les mots : « trois ans » sont insérés les mots : « non renouvelable » ;

– à la première phrase, après les mots : « délivrée à l’étranger » sont insérés les mots : « résidant hors de l’Union européenne » ;

– à la première phrase, les mots : « une mission » sont remplacés par les mots : « un transfert temporaire intragroupe » ;

– à la première phrase, la seconde occurrence du mot : « trois » est remplacée par le mot : « six » ;

– à la deuxième phrase, les mots : « de la mission » sont remplacés par les mots : « du transfert temporaire intragroupe » ;

– l’alinéa est complété par une phrase ainsi rédigée :

« Après une période de séjour de six mois cumulés hors de l’Union européenne, une carte “salarié détaché ICT” peut être délivrée à l’étranger qui vient effectuer un nouveau transfert temporaire intragroupe. » ;

– le I est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Les conditions de l’exercice du transfert temporaire intragroupe sont précisées par décret en Conseil d’État. » ;

b) Au premier alinéa du II, les mots : « à ses enfants » sont remplacés par les mots : « aux enfants du couple » ;

c) Le III est complété par une phrase ainsi rédigée :

« L’établissement ou l’entreprise établi dans le premier État membre notifie au préalable le projet de mobilité de l’étranger, dès lors qu’il est connu, aux autorités administratives compétentes du premier État membre ainsi qu’à l’autorité administrative compétente désignée par arrêté du ministre chargé de l’immigration. »

Article 30

I. – Au 6° de l’article L. 313‑11 du même code, il est ajouté un second alinéa ainsi rédigé :

« Lorsque la filiation est établie à l’égard d’un parent, en application des dispositions de l’article 316 du code civil, le demandeur, s’il n’est pas l’auteur de la reconnaissance de paternité ou de maternité, justifie que ce dernier contribue effectivement à l’entretien et à l’éducation de l’enfant dans les conditions prévues par l’article 371‑2 du code civil ; ».

II. – La section II du chapitre II du titre VII du code civil est ainsi modifiée :

1° Après le troisième alinéa de l’article 316, il est inséré trois alinéas ainsi rédigés :

« L’acte de reconnaissance est établi sur déclaration de son auteur qui justifie :

« 1° De son identité par un document officiel délivré par une autorité publique comportant son nom, son prénom, sa date et son lieu de naissance, sa photographie et sa signature ainsi que l’identification de l’autorité qui a délivré le document, la date et le lieu de délivrance ;

« 2° Et de son domicile ou de sa résidence par la production d’une pièce justificative datée de moins de trois mois. Lorsqu’il n’est pas possible d’apporter la preuve d’un domicile ou d’une résidence, et lorsque la loi n’a pas fixé une commune de rattachement, l’auteur fournit une attestation d’élection de domicile dans les conditions fixées à l’article L. 264‑2 du code de l’action sociale et des familles. » ;

2° Après l’article 316, il est inséré cinq articles 316‑1 à 316‑5 ainsi rédigés :

« Art. 3161.  Lorsqu’il existe des indices sérieux laissant présumer, le cas échéant au vu de l’audition par l’officier de l’état civil de l’auteur de la reconnaissance de l’enfant, que celle‑ci est frauduleuse, l’officier de l’état civil saisit sans délai le procureur de la République et en informe l’auteur de la reconnaissance.

« Le procureur de la République est tenu de décider, dans un délai de quinze jours à compter de sa saisine, soit de laisser l’officier de l’état civil enregistrer la reconnaissance ou mentionner celle‑ci en marge de l’acte de naissance, soit qu’il y est sursis dans l’attente des résultats de l’enquête à laquelle il fait procéder, soit d’y faire opposition.

« La durée du sursis ainsi décidé ne peut excéder un mois, renouvelable une fois par décision spécialement motivée. Toutefois, lorsque l’enquête est menée, en totalité ou en partie, à l’étranger par l’autorité diplomatique ou consulaire, la durée du sursis est portée à deux mois, renouvelable une fois par décision spécialement motivée. Dans tous les cas, la décision de sursis et son renouvellement sont notifiés à l’officier de l’état civil et à l’auteur de la reconnaissance.

« À l’expiration du sursis, le procureur de la République fait connaître à l’officier de l’état civil et aux intéressés, par décision motivée, s’il laisse procéder à l’enregistrement de la reconnaissance ou à sa mention en marge de l’acte de naissance de l’enfant.

« L’auteur de la reconnaissance peut contester la décision de sursis ou de renouvellement de celui‑ci devant le tribunal de grande instance, qui statue dans un délai de dix jours à compter de sa saisine. En cas d’appel, la cour statue dans le même délai.

« Art. 3162. – Tout acte d’opposition mentionne les prénoms et nom de l’auteur de la reconnaissance, ainsi que les prénoms et nom, date et lieu de naissance de l’enfant concerné.

« En cas de reconnaissance prénatale, l’acte d’opposition mentionne les prénoms et nom de l’auteur de la reconnaissance, ainsi que toute indication communiquée à l’officier de l’état civil relative à l’identification de l’enfant à naître.

« À peine de nullité, tout acte d’opposition à l’enregistrement d’une reconnaissance ou à sa mention en marge de l’acte de naissance de l’enfant énonce la qualité de l’auteur de l’opposition ainsi que les motifs de celle‑ci. Il reproduit les dispositions législatives sur lesquelles est fondée l’opposition.

« L’acte d’opposition est signé, sur l’original et sur la copie, par l’opposant et notifié à l’officier de l’état civil, qui met son visa sur l’original.

« L’officier de l’état civil fait, sans délai, une mention sommaire de l’opposition sur le registre d’état civil. Il mentionne également, en marge de l’inscription de ladite opposition, les éventuelles décisions de mainlevée dont expédition lui a été remise.

« En cas d’opposition, il ne peut, sous peine de l’amende prévue à l’article 68, enregistrer la reconnaissance ou la mentionner sur l’acte de naissance de l’enfant, sauf si une expédition de la mainlevée de l’opposition lui a été remise.

« Art. 3163. – Le tribunal de grande instance se prononce, dans un délai de dix jours à compter de sa saisine, sur la demande de mainlevée de l’opposition formée par l’auteur de la reconnaissance, même mineur.

« En cas d’appel, il est statué dans le même délai et, si le jugement dont il est fait appel a donné mainlevée de l’opposition, la cour devra statuer même d’office.

« Le jugement rendu par défaut, rejetant l’opposition à l’enregistrement de la reconnaissance ou à sa mention en marge de l’acte de naissance de l’enfant, ne peut être contesté.

« Art. 3164. – Lorsque la saisine du procureur de la République concerne une reconnaissance prénatale ou concomitante à la déclaration de naissance, l’acte de naissance de l’enfant est dressé sans indication de cette reconnaissance.

« Art. 3165.  Lorsque la reconnaissance est enregistrée, ses effets pour l’application des articles 311‑21 ou 311‑23 remontent à la date de la saisine du procureur de la République. » ;

3° Les articles 2499‑1 à 2499‑5 sont abrogés.

Article 31

Après la troisième phrase du 11° de l’article L. 313‑11 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, il est inséré une phrase ainsi rédigée :

« Sous réserve de l’accord de l’étranger et dans le respect des règles de déontologie médicale, les médecins de l’office peuvent demander aux professionnels de santé qui en disposent, les informations médicales nécessaires à l’accomplissement de cette mission. »

Article 32

Le chapitre VI du titre Ier du livre III du même code est ainsi modifié :

1° Le dernier alinéa de l’article L. 316‑3 est complété par deux phrases ainsi rédigées :

« La condition prévue à l’article L. 313‑2 du présent code n’est pas exigée. Cette carte de séjour temporaire ouvre droit à l’exercice d’une activité professionnelle. » ;

2° À l’article L. 316‑4, les mots : « peut être » sont remplacés par le mot : « est » et après le mot : « étranger » sont insérés les mots : « détenteur de la carte de séjour mentionnée à l’article L. 316‑3 ».

Article 33

Le même code est ainsi modifié :

1° À l’article L. 314‑5‑1, après les mots : « en raison de violences » sont ajoutés les mots : « familiales ou » ;

2° Au quatrième alinéa de l’article L. 431‑2, les mots : « violences conjugales de la part de son conjoint » sont remplacés par les mots : « violences familiales ou conjugales ».

TITRE IV

Dispositions diverses et finales

Chapitre Ier

Dispositions de coordination

Article 34

Le même code est ainsi modifié :

1° Au septième alinéa de l’article L. 313‑10, les mots : « en Conseil d’État » sont remplacés par les mots : « et modulé, le cas échéant, selon le niveau de diplôme concerné » ;

2° Le deuxième alinéa du III de l’article L. 313‑11‑1 est supprimé ;

3° Au 1° de l’article L. 314‑8 après les mots : « du 3° de l’article L. 313‑20, » sont insérés les mots : « de l’article L. 313‑21 lorsqu’il s’agit du conjoint ou des enfants du couple de l’étranger titulaire de la carte de séjour délivrée en application du 3° de l’article L. 313‑20, » et après la référence : « L. 313‑23, » est insérée la référence : « L. 313‑24, » ;

4° L’article L. 511‑1 est ainsi modifié :

a) Au début du dernier alinéa du I, sont insérées les deux phrases suivantes :

« Pour satisfaire à l’obligation qui lui a été faite de quitter le territoire français, l’étranger rejoint le pays dont il possède la nationalité ou tout autre pays non membre de l’Union européenne avec lequel ne s’applique pas l’acquis de Schengen où il est légalement admissible. Toutefois, lorsqu’il est accompagné d’un enfant mineur ressortissant d’un autre État membre de l’Union européenne, d’un autre État partie à l’accord sur l’Espace économique européen ou de la Confédération suisse dont il assure seul la garde effective, il ne peut être tenu de rejoindre qu’un pays membre de l’Union européenne ou appliquant l’acquis de Schengen. » ;

b) Les quatre premières phrases du premier alinéa du II sont remplacées par la phrase suivante :

« L’étranger obligé de quitter le territoire français dispose d’un délai de départ volontaire de trente jours à compter de sa notification. » ;

5° Le II de l’article L. 742‑4 est remplacé par deux alinéas ainsi rédigés :

« II. – Lorsqu’une décision de placement en rétention prise en application de l’article L. 551‑1 est notifiée avec la décision de transfert, l’étranger peut contester cette décision de transfert dans les conditions et délais prévus au III de l’article L. 512‑1. Il est statué selon les conditions et délais prévus par le dernier alinéa du III de l’article L. 512‑1 sur le recours formé contre une décision de transfert par un étranger qui fait l’objet, en cours d’instance, d’une décision de placement en rétention.

« Lorsqu’une décision d’assignation à résidence prise en application de l’article L. 561‑2 est notifiée avec la décision de transfert, l’étranger peut, dans les quarante‑huit heures suivant leur notification, demander au président du tribunal administratif l’annulation de la décision de transfert et de la décision d’assignation à résidence. Le président du tribunal administratif statue au plus tard quatre‑vingt‑seize heures à compter de l’expiration du délai de recours, dans les conditions prévues au III de l’article L. 512‑1. Il est statué selon la même procédure et dans le même délai contre le recours formé contre une décision de transfert par un étranger qui fait l’objet, en cours d’instance, d’une décision d’assignation à résidence. Dans ce cas, le délai de soixante‑douze heures pour statuer court à compter de la notification par l’administration au tribunal de la décision d’assignation à résidence. » ;

6° À l’article L. 731‑1, les mots : « membre du Conseil d’État » sont remplacés par les mots : « conseiller d’État »

7° Au deuxième alinéa de l’article L. 213‑9, les mots : « soixante‑douze heures à compter de sa saisine » sont remplacés par les mots : « quatre‑vingt‑seize heures à compter de l’expiration du délai de recours » ;

8° Au deuxième alinéa de l’article L. 556‑1, les mots : « soixante‑douze heures» sont remplacés par les mots « quatre‑vingt‑seize heures à compter de l’expiration du délai de recours ».

Article 35

Le même code est ainsi modifié :

1° Au i de l’article L. 111‑10, les mots : « et L. 311‑9‑1 » sont supprimés ;

2° Au 2° de l’article L. 311‑1, après les mots : « et L. 313‑21 » sont insérés les mots : « et aux I et II de l’article L. 313‑24 » ;

3° À l’article L. 311‑3, après les mots : « une carte de séjour temporaire s’ils remplissent les conditions prévues à l’article L. 313‑11, » sont insérés les mots : « une carte de séjour pluriannuelle s’ils remplissent les conditions prévues à l’article L. 313‑25 ou L. 313‑26, » ;

4° Au premier alinéa de l’article L. 311‑8‑1, les mots : « temporaire mentionnée à l’article L. 313‑13 » sont remplacés par les mots : « pluriannuelle prévue à l’article L. 313‑25 » ;

5° L’article L. 311‑11 est abrogé ;

6° Au deuxième alinéa du A de l’article L. 311‑13, au 1° de l’article L. 314‑8, aux trois alinéas de l’article L. 314‑8‑2 et au premier alinéa de l’article L. 832‑2, la référence : « L. 313‑13 » est remplacée par la référence : « L. 313‑25 » ;

7° Au deuxième alinéa du A de l’article L. 311‑13, les mots : « , 10° et 11° de l’article L. 313‑11 » sont remplacés par les mots : « et 11° de l’article L. 313‑11, de l’article L. 313‑26 » ;

8° Au C de l’article L. 311‑13, les mots : « des articles L. 321‑3 et L. 321‑4 » sont remplacés par les mots : « de l’article L. 321‑4 » ;

9° L’article L. 313‑2 est ainsi modifié :

a) Au premier alinéa, les mots : « et L. 313‑24 » sont remplacés par les mots : « , L. 313‑24 et L. 313‑27» ;

b) Au second alinéa, les mots : « et L. 313‑21 » sont remplacés par les mots : « , L. 313‑21, L. 313‑24 et L. 313‑27 » ;

10° À l’article L. 313‑4‑1 et au III de l’article L. 313‑11‑1 du même code, les références : « aux articles L. 351‑9, L. 351‑10 et L. 351‑10‑1 du code du travail » sont remplacées par les références : « aux articles L. 5423‑1, L. 5423‑2, L. 5423‑3 et L. 5423‑8 du code du travail » ;

11° Au cinquième alinéa de l’article L. 313‑17, les mots : « aux articles L. 313‑6 et L. 313‑7‑1, au 2° de l’article L. 313‑10 et à l’article L. 316‑1 » sont remplacés par les mots : « à l’article L. 313‑6, à la dernière phrase du premier alinéa du I de l’article L. 313‑7, aux articles L. 313‑7‑1 et L. 313‑9, au 2° de l’article L. 313‑10 et aux articles L. 316‑1 et L. 316‑3 » ;

12° Au 1° de l’article L. 313‑18, les mots : « à l’article L. 313‑7 » sont remplacés par les mots : « aux deux premières phrases du I de l’article L. 313‑7 » ;

13° Aux premier et deuxième alinéas de l’article L. 314‑8‑2 et à l’article L. 511‑5, les mots : « temporaire prévue à l’article L. 313‑13 » sont remplacés par les mots : « pluriannuelle prévue à l’article L. 313‑25 » ;

14° Au quatrième alinéa de l’article L. 552‑7, les mots : « d’un mois » sont remplacés par les mots : « de trente jours » et les mots : « pas excéder six mois » sont remplacés par les mots : « , dans ce cas, pas excéder cent quatre‑vingts jours » ;

15° À l’article L. 812‑5, les mots : « temporaire mentionnée au 10° de l’article L. 313‑11 » sont remplacés par les mots : « pluriannuelle prévue à l’article L. 313‑26 ».

Article 36

L’article L. 512‑2 du code de la sécurité sociale est ainsi modifié :

1° Au septième alinéa, les mots : « mentionnée au 10° de l’article L. 313‑11 » sont remplacés par les mots : « mentionnée à l’article L. 313‑26 » ;

2° Au huitième alinéa, la référence : « L. 313‑13 » est remplacée par la référence : « L. 313‑25 ».

Article 37

L’article L. 120‑4 du code du service national est ainsi modifié :

1° Au 2°, les mots : « aux 1° à 10° de l’article L. 313‑11 » sont remplacés par les mots : « aux 1° à 9° de l’article L. 313‑11 » et après la référence : « L. 313‑21, » est ajoutée la référence : « L. 313‑26, » ;

2° Au 3°, les mots : « , L. 313‑13 et L. 313‑17 ou au 8° » sont remplacés par les mots : « , L. 313‑17 et L. 313‑25 ou aux 8° et 12° ».

Chapitre II

Dispositions relatives aux outre‑mer

Article 38

I. – Le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est ainsi modifié :

1° Aux premiers alinéas des articles L. 762‑1, L. 763‑1 et L. 764‑1, les mots : « no 2015‑925 du 29 juillet 2015 relative à la réforme du droit d’asile » sont remplacés par les mots : « no        du         pour une immigration maîtrisée et un droit d’asile effectif » ;

2° Aux premiers alinéas des articles L. 766‑1 et L. 766‑2, les mots : « n° 2017‑256 du 28 février 2017 de programmation relative à l’égalité réelle outre‑mer et portant autres dispositions en matière sociale et économique » sont remplacés par les mots : « n°         du        pour une immigration maîtrisée et un droit d’asile effectif » ;

3° L’article L. 767‑1 est ainsi modifié :

a) Les premier à quatrième alinéas constituent un I ;

b) L’article est complété par un II ainsi rédigé :

« II. – Pour l’application des dispositions suivantes à la Guyane :

« 1° Au 3° du III de l’article L. 723‑2, les mots : “quatre‑vingt‑dix” sont remplacés par les mots : “soixante”. » ;

4° Après le 18° de l’article L. 832‑1, il est inséré un 18° bis ainsi rédigé :

« 18° bis À la deuxième phrase de l’article L. 552‑1, les mots : “ quarante‑huit heures suivant sa saisine ” sont remplacés par les mots : “ vingt‑quatre heures suivant sa saisine ” ; ».

II. ‑ À l’article L. 711‑1 du code pénal, les mots : « loi n° 2017‑258 du 28 février 2017 relative à la sécurité publique, en Nouvelle‑Calédonie, en Polynésie française et dans les îles Wallis et Futuna » sont remplacés par les mots : « loi n°       du        pour une immigration maîtrisée et un droit d’asile effectif ».

Article 39

Dans les conditions prévues à l’article 38 de la Constitution, et dans un délai de vingt‑quatre mois suivant la publication de la présente loi, le Gouvernement est autorisé par voie d’ordonnances :

1° À prévoir les adaptations nécessaires à l’application à Saint‑Barthélemy et à Saint‑Martin des dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;

2° À actualiser les règles en vigueur en matière d’entrée et de séjour des étrangers en Polynésie française, en Nouvelle‑Calédonie et dans les îles Wallis et Futuna et à procéder, dans ces collectivités, aux adaptations nécessaires, des dispositions du livre VII, de l’article L. 214‑8 et le neuvième alinéa de l’article L. 561‑1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Les projets de loi portant ratification de ces ordonnances sont déposés devant le Parlement dans un délai de trois mois à compter de leur publication.

Article 40

I. – La présente loi est applicable à Saint‑Barthélemy et à Saint‑Martin.

II. – L’article 38 est applicable en Polynésie française, en Nouvelle‑Calédonie et dans les îles Wallis et Futuna.

Chapitre III

Dispositions finales

Article 41

I. – Les dispositions du 1° du I de l’article 5, du 1° du I et du 1° du II de l’article 6, du 1° du II de l’article 7, du II de l’article 11, du 4° de l’article 16, des a, b, c, d et f du 1° et du 2° du I de l’article 19, de l’article 25, des 3°, 5° et 6° de l’article 34 et du 3° du I de l’article 38 s’appliquent, selon le cas, aux demandes, décisions ou situations postérieures à la date de la publication de la présente loi.

II. – Les dispositions du 1° de l’article 8 s’appliquent aux décisions rendues par la Cour nationale du droit d’asile à compter du premier jour du troisième mois suivant la publication de la loi.

III. – Les dispositions des articles 1 et 2, à l’exception de son 1°, du 3° et du c du 5° de l’article 9, de l’article 18, des b et c du 1° de l’article 20, des II et IV de l’article 21, des articles 22, 24 et 28, des c des 1° et 2° de l’article 29, du 1° de l’article 34, des 3° à 8°, 13° et 15° de l’article 35 et des articles 36 et 37 entrent en vigueur à compter d’une date fixée par décret en Conseil d’État, et au plus tard le premier jour du mois suivant l’expiration d’un délai de six mois à compter de la publication de la présente loi.

IV. – Les dispositions du b du 2° du I de l’article 5, du 2° de l’article 7, de l’article 8, à l’exclusion de son 1°, des 1°, 2°, 4° et du a du 5° de l’article 9, du 3° de l’article 10, du III de l’article 11, des 1° et 2° de l’article 12, de l’article 14, de l’article 15, des 2°, 6° et 7° de l’article 16, du e du 1° et du a du 2° du I de l’article 19, du a du 1° et du 2°, en tant qu’il concerne les membres de famille de l’étranger titulaire de la carte mentionnée au 2° du I de l’article L. 313‑8 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile dans sa rédaction résultant de la présente loi, de l’article 20, des I et III de l’article 21, de l’article 23, des 4°, 5°, 7° et 8°de l’article 34, des 9°, 11°, 12° et 14° de l’article 35 et du 4° du I de l’article 38 entrent en vigueur à une date fixée par décret en Conseil d’État, et au plus tard au premier jour du mois suivant l’expiration d’un délai de six mois à compter de la publication de la présente loi et s’appliquent, selon le cas, aux demandes, décisions ou situations postérieures à cette date.

V. – Les dispositions de l’article 17 entrent en vigueur le 30 juin 2018.

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