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Historique
7 sept. 2022 : Nouvelle proposition de loi
7 sept. 2022 : ⚡Le Gouvernement Borne déclare l'urgence / engage la procédure accélérée

18 oct. 2022 09:00 : Discussion
18 oct. 2022 : Adopté par Sénat ( 5ème République )


2 nov. 2022 09:35 : Audition ministre
2 nov. 2022 09:35 : Examen du texte
2 nov. 2022 14:35 : Examen du texte
2 nov. 2022 21:05 : Examen du texte

3 nov. 2022 09:35 : Examen du texte
3 nov. 2022 17:10 : Examen du texte
3 nov. 2022 21:20 : Examen du texte


14 nov. 2022 15:45 : Amendements (Art. 88)
14 nov. 2022 16:00 : Discussion
14 nov. 2022 21:30 : Discussion

15 nov. 2022 15:00 : Discussion
15 nov. 2022 21:30 : Discussion

16 nov. 2022 15:00 : Discussion
16 nov. 2022 21:30 : Discussion

17 nov. 2022 09:00 : Discussion
17 nov. 2022 15:00 : Discussion
17 nov. 2022 21:30 : Discussion

18 nov. 2022 09:00 : Discussion
18 nov. 2022 15:00 : Discussion
18 nov. 2022 21:30 : Discussion


23 nov. 2022 : Dépôt d'un projet de loi


7 déc. 2022 15:00 : Discussion
7 déc. 2022 : Adopté, dans les conditions prévues à l'article 45, alinéa 3, de la constitution par Assemblée nationale de la 16ème législature

14 déc. 2022 09:00 : Discussion
14 déc. 2022 : Adopté, dans les conditions prévues à l'article 45, alinéa 3, de la constitution par Sénat ( 5ème République )

19 déc. 2022 : Confiée au Conseil Constitutionnel, par Soixante députés au moins

19 janv. 2023 : Partiellement conforme pour le Conseil Constitutionnel

Originalv2v3v4v5
📜Projet de loi , adopté par le sénat d'orientation et de programmation du ministère de l'intérieur (n°343) v2
🖋️Amendements examinés : 100%
168 Adoptés1 En attente569 Rejetés
207 Irrecevables
175 Non soutenus
133 Retirés
29 Tombés
Liste des Amendements
Annexe : RAPPORT ANNEXÉ

À la première phrase de l’alinéa 4, substituer au mot :

« cyber »,

le mot :

« cyberespace ».

À la troisième phrase de l’alinéa 5, après le mot :

« collectivités »,

insérer le mot :

« territoriales ».

À la deuxième phrase de l’alinéa 22, substituer aux mots :

« anticipation/prévention et »,

les mots :

« relatifs à l’anticipation et à la prévention, ainsi qu’à la ».

À la dernière phrase de l’alinéa 24, substituer aux mots :

« au cyber »,

les mots :

« à la prévention et à la lutte contre la cybercriminalité ».

À l’alinéa 27, substituer au mot :

« cyber »,

le mot :

« cyberespace ».

À la dernière phrase de l’alinéa 30, substituer aux mots :

« en propre »,

les mots :

« dont le ministère sera propriétaire ».

À la première phrase de l’alinéa 37, substituer au mot :

« cyberpatrouilleurs »

les mots :

« cyber-policiers et cyber-gendarmes ».

I. – À la première phrase de l’alinéa 42, substituer au mot :

« supprimer »

les mots :

« remplacer progressivement ».

II. – En conséquence, à la deuxième phrase du même alinéa, substituer aux mots :

« n’aura plus à » 

les mots :

« gardera la possibilité de ».

III. – En conséquence, compléter la même phrase dudit alinéa par les mots :

« mais n’y sera plus contraint ».

IV. – En conséquence, à la fin de la dernière phrase du même alinéa, substituer au mot :

« suffira »

les mots :

« pourra suffire ».

Compléter l’alinéa 54 par la phrase suivante :

« Une démarche de concertation sera également mise en œuvre avec l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information, le Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale et le commandement de la cyberdéfense du ministère des armées . »

À la seconde phrase de l’alinéa 59, substituer aux mots :

« à l’impératif »,

les mots :

« aux impératifs ».

À la troisième phrase l’alinéa 60, après le mot :

« collaboratifs, »

insérer le mot :

« et »

I. – À la première phrase de l’alinéa 61, après la première occurrence du mot :

« État »,

insérer les mots :

« , les collectivités territoriales ».

II. – En conséquence, compléter la même première phrase du même alinéa par les mots :

« , en concertation avec les financeurs »

I. – À la première phrase de l’alinéa 61, après la première occurrence du mot :

« État »,

insérer les mots :

« , les collectivités territoriales ».

II. – En conséquence, compléter la même première phrase du même alinéa par les mots :

« , en concertation avec les financeurs »

Compléter l’alinéa 61 par la phrase suivante :

« Le Gouvernement étudiera également la pertinence de réfléchir au pré-positionnement de détachements couvrant l’intégralité du territoire national, au regard du risque en matière d'incendie, sur des sites dotés d’unités de maintenance légères. »

À la seconde phrase de l’alinéa 77, substituer aux mots :

« « projet » et « exploitation » »,

les mots :

« de projet et d’exploitation ».

À l’alinéa 79, après le mot :

« risques »,

insérer les mots :

« associés à ces ».

À l’alinéa 82, substituer à la première occurrence du mot :

« plus »,

les mots :

« auxquels s’ajoutent ».

À la deuxième phrase de l’alinéa 84, substituer au mot :

« dédiés »,

le mot :

« ouverts ».

À la deuxième phrase de l’alinéa 88, substituer aux mots :

« monter en »,

les mots :

« développer des ».

À la troisième phrase de l’alinéa 88, substituer au mot :

« académiques »,

le mot :

« universitaires ».

À la première phrase de l’alinéa 92, substituer aux mots :

« visant à »,

les mots :

« pour ».

À l’alinéa 99, substituer au mot :

« est »,

le mot :

« sera ».

À la deuxième phrase de l’alinéa 101, après le mot :

« populaires, »

insérer les mots :

« ainsi que sur les territoires ruraux, ».

🖋️ • Adopté
Davy Rimane
9 nov. 2022

Après la deuxième phrase de l’alinéa 101, insérer la phrase suivante :

« Le ministère veillera également à assurer la promotion de ses dispositifs de recrutement dans les territoires ultra-marins ».

 

Après l’alinéa 106, insérer l’alinéa suivant :

« Dans un souci de transparence et d’accessibilité du droit, le ministère de l’intérieur organise des consultations ouvertes sur ses projets de décret sur le site internet du ministère de l’intérieur. »

À l’alinéa 112, après la seconde occurrence du mot :

« siège »

insérer les mots :

« ainsi que les parlementaires concernés ».

Rédiger ainsi le début de l’alinéa 115 :

« Ce choix donne lieu à une concertation entre les élus locaux et les services du ministère. Ces derniers communiquent » (le reste sans changement).

À l’alinéa 124, substituer aux mots :

« de celles »,

les mots :

« pour les procédures ».

À l’alinéa 128, substituer au mot :

« intéressées »,

le mot :

« intéressés ».

À l’alinéa 128, substituer aux mots :

« à accueillir »,

les mots :

« par l’accueil de ».

Après l’alinéa 138, insérer l’alinéa suivant :

« Le rapport annuel destiné au Parlement sur l’état des réserves militaires et civiles de défense et de sécurité sera enrichi avec des données comparables permettant de suivre l’évolution des objectifs fixés aux réserves. Le rapport devra respecter un modèle normé qui permette de suivre, dans la durée, l’évolution et la réalisation des objectifs des réserves. »

Après l’alinéa 138, insérer l’alinéa suivant :

« La direction générale de la gendarmerie nationale et la direction générale de la police nationale développent des partenariats avec les autres administrations ou entreprises chargées d’une mission de service public aux fins d’emploi des réservistes. Ces conventions fixent notamment les conditions d’emploi de ces personnels et les modalités de la prise en charge financière de l’emploi des réservistes. »

Après la première phrase de l’alinéa 141, insérer la phrase suivante :

« Afin de déployer plus d’effectifs de forces de l’ordre vers des missions de sécurité, le ministère de l’intérieur, en concertation avec les élus locaux, déchargera au maximum la police nationale en transférant, quand c’est possible, les opérations funéraires aux communes. »

À la première phrase de l’alinéa 143, substituer aux mots :

« rendu compte »,

les mots :

« compte rendu ».

🖋️ • Adopté18 nov. 2022

Après l’alinéa 146, insérer l’alinéa suivant :

« La réforme sera mise en œuvre en s’appuyant sur les conclusions de la Mission d’information sur l’organisation de la police judiciaire du Sénat, de la Mission d’information sur la réforme de la police judiciaire dans le cadre de la création des directions départementales de la police nationale de l’Assemblée nationale et de la mission confiée à l’Inspection générale de l’administration, à l’Inspection générale de la police nationale et à l’Inspection générale de la justice relative au bilan des expérimentations déjà menées dans les territoires. Enfin, les représentants des personnels de la police nationale, issus des élections professionnelles de décembre 2022, seront consultés obligatoirement. Aucun policier affecté à la direction centrale de la police judiciaire ne changera, sans son accord, de direction ou de mission. »

Après l’alinéa 146, insérer l’alinéa suivant :

« La réforme sera mise en œuvre en s’appuyant sur les conclusions de la Mission d’information sur l’organisation de la police judiciaire du Sénat, de la Mission d’information sur la réforme de la police judiciaire dans le cadre de la création des directions départementales de la police nationale de l’Assemblée nationale et de la mission confiée à l’Inspection générale de l’administration, à l’Inspection générale de la police nationale et à l’Inspection générale de la justice relative au bilan des expérimentations déjà menées dans les territoires. Enfin, les représentants des personnels de la police nationale, issus des élections professionnelles de décembre 2022, seront consultés obligatoirement. Aucun policier affecté à la direction centrale de la police judiciaire ne changera, sans son accord, de direction ou de mission. »

À la deuxième phrase de l’alinéa 147, substituer au mot :

« permettant »,

le mot :

« afin ».

À la fin de la deuxième phrase de l’alinéa 147, substituer aux mots :

« à nos concitoyens »,

les mots :

« aux citoyens ».

I. – L’avant-dernière phrase de l’alinéa 147 est ainsi rédigée :

« Les articles 12 et 12‑1 du code de procédure pénale ne sont pas modifiés. »

II. – En conséquence, au début de la dernière phrase du même alinéa, substituer aux mots :

« Il est »

les mots : 

« Ils sont ».

Compléter l’alinéa 147 par la phrase suivante :

« La gestion des moyens budgétaires, des carrières et des compétences garantit que la police judiciaire puisse pleinement assurer ses missions d’enquête en matière de délinquance complexe, notamment de lutte contre la délinquance financière, la corruption et les atteintes à la probité. »

Compléter l’alinéa 147 par la phrase suivante :

« La gestion des moyens budgétaires, des carrières et des compétences garantit que la police judiciaire puisse pleinement assurer ses missions d’enquête en matière de délinquance complexe, notamment de lutte contre la délinquance financière, la corruption et les atteintes à la probité. »

🖋️ • Adopté
Sandra Regol
9 nov. 2022

Compléter l’alinéa 147 par la phrase suivante :

« La gestion des moyens budgétaires, des carrières et des compétences garantit que la police judiciaire puisse pleinement assurer ses missions d’enquête en matière de délinquance complexe, notamment de lutte contre la délinquance financière, la corruption et les atteintes à la probité. »

À l’avant-dernière phrase de l’alinéa 150, substituer au mot :

« chat »,

les mots :

« messagerie instantanée ».

Compléter l’alinéa 150 par la phrase suivante : 

« Des opérations de communication seront menées afin de faire connaitre plus massivement l’application « Ma sécurité » auprès de la population. »

À l’alinéa 151, substituer aux mots :

« d’établir »,

les mots :

« de mesurer ».

Après l’alinéa 160, insérer l’alinéa suivant :

« La lutte contre les mutilations sexuelles imposées sera également mise au cœur de la lutte contre les violences sexuelles en France. »

I. – Supprimer les troisième et avant-dernière phrases de l’alinéa 165.

II. – En conséquence, après le même alinéa, insérer l’alinéa suivant : 

« Afin d’apporter un meilleur accompagnement des victimes partout sur le territoire, un financement pérenne sera prévu pour la création d’au moins 200 postes d’intervenants sociaux supplémentaires en police et gendarmerie, dispositif qui dépend aujourd’hui de financements croisés de l’État et des collectivités, avec des niveaux d’effort malheureusement disparates selon les territoires. Le ministère de l’Intérieur s’engagera en outre dans la voie d’un déploiement généralisé des intervenants sociaux au sein des commissariats de la police nationale et des groupements de la gendarmerie nationale et encouragera pour cela l’établissement de conventions entre l’État, les départements, et le cas échant les communes concernées, relatives à la mise à disposition de travailleurs sociaux aux côtés des forces de l’ordre. »

À la dernière phrase de l’alinéa 165, après le mot :

« handicap »

insérer les mots :

« et aux victimes de violences dans les couples de même sexe ».

Après l’alinéa 165, insérer l’alinéa suivant : 

« En complément de l’Office central pour la répression des violences faites aux personnes sera créé un Office de police judiciaire supplémentaire spécialisé dans la lutte contre les violences faites aux mineurs. »

Après l’alinéa 169, insérer l’alinéa suivant 

« La campagne « Demandez Angela » doit être une référence au niveau national. Des plans de partenariats entre les forces de l’ordre et les acteurs économiques et associatifs locaux doivent être mis en place. Une campagne de communication à destination du grand public sera lancée pour développer la visibilité de cet outil et sensibiliser chaque citoyenne et citoyen. »

Après l’alinéa 169, insérer l’alinéa suivant : 

« Il sera procédé à un renforcement des moyens de luttes contre le Gamma-Hydroxy-Butyrate, plus communément appelée drogue du violeur, qui s’opère généralement par le biais d’anxiolytiques versés dans les verres, ou encore par l’usage de seringues utilisées pour injecter du sédatif dans la cohue d’une piste de danse. »

I. – À la dernière phrase de l’alinéa 171, supprimer les deux occurrences du mot :

« nous ».

II. – En conséquence, à la même phrase du même alinéa, supprimer le mot :

« sur ».

À la seconde phrase de l’alinéa 175, substituer au mot :

« chats »,

les mots :

« messageries instantanées ».

Après l’alinéa 177, insérer l’alinéa suivant : 

« Une attention particulière sera apportée aux recommandations du rapport Vigouroux de juillet 2021 et à la mise en œuvre de ses recommandations. »

À la seconde phrase de l’alinéa 179, après le mot :

« gendarmerie »,

insérer le mot :

« nationale ».

Après l’alinéa 179, insérer les dix alinéas suivants : 

« D’après l’article 225‑1 du code pénal, constitue une discrimination « toute distinction opérée » entre les personnes physiques (alinéa 1) ou morales (alinéa 2), notamment sur le fondement « de leur appartenance ou de leur non-appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie, une Nation, une prétendue race ou une religion déterminée ».

« Il est un besoin de caractériser la nature antireligieuse en tant que discrimination.

« Le code pénal réprime spécifiquement la discrimination commise par une personne dépositaire de l’autorité publique ou chargée d’une mission de service public, dans l’exercice ou à l’occasion de l’exercice de ses fonctions ou de sa mission, y compris pour motif religieux. Il faut distinguer l’atteinte à une victime en raison de son appartenance, vraie ou supposée, à une religion – qui est une infraction ou une circonstance aggravante du code pénal –, de la critique ou de l’atteinte à un credo, qui relève de la liberté d’expression. Ce dernier peut en effet prêter à confusion au regard de la liberté d’expression, principe cardinal de notre droit, d’autant qu’il a pu être instrumentalisé.

« Le peu de textes du code pénal ciblant exclusivement les actes antireligieux empêche le service statistique ministériel de la sécurité intérieure de produire des statistiques sur les actes antireligieux. Fondé en 2014, le service statistique ministériel de la sécurité intérieure ne peut que fournir une statistique générale sur les actes xénophobes, racistes ou antireligieux dans leur globalité.

« Le développement d’internet et des réseaux sociaux s’est accompagné d’une banalisation et d’une multiplication des discours de haine, y compris antireligieux. Or les chiffres du renseignement territorial, sur lesquels se fonde la communication gouvernementale, n’intègrent pas les actes antireligieux sur internet. Les atteintes à la laïcité, ainsi que les actes antireligieux numériques doivent être traités différemment par les services. 

« La lutte contre les actes antireligieux passe d’abord par la prévention puis par la répression des actes commis. Elle s’appuie sur une relation globalement efficace et de confiance entre les cultes et les pouvoirs publics, avec toutefois des différences entre les cultes. 

« Le Comité interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation, créé en 2006 et placé sous l’autorité du ministre de l’intérieur et de la ministre déléguée auprès du ministre de l’intérieur, chargée de la citoyenneté, dispose d’un fonds interministériel de prévention de la délinquance, dont le « programme K » est dédié à la sécurisation des sites cultuels sensibles. Son volume de crédits a d’ailleurs progressivement augmenté. 

« La prévention passe aussi par une coopération de tous les acteurs sur le territoire. Elles se déploient en fonction des besoins locaux, dont la première concerne la coopération entre les forces de sécurité et les cultes par un échange d’informations.

« Doit être priorisé l’éducation civique au respect des expressions religieuses, qui rejoint la lutte contre les discriminations et contre toute forme de haine. La prévention du racisme et de l’antisémitisme dans la vie scolaire doit être inscrite dans chaque projet  de travail et de formation. 

« Le dialogue interreligieux participe de cette connaissance mutuelle entre la société française, l’État et les cultes. »

Compléter l’alinéa 183 par la phrase suivante :

« Dans ce même objectif, l’expérimentation d’un dispositif dont les modalités seront précisées par le ministère de l’intérieur et visant à susciter l’ambition scolaire des élèves et l’incitation à intégrer les forces de sécurité publique sera réalisée dans les territoires ruraux. »

Substituer aux alinéas 197 et 198 les trois alinéas suivants :

« Collège de déontologie

« Un collège de déontologie est institué auprès du ministre de l’Intérieur et de l’outre-mer. Il est composé de quatre professionnels et de trois personnalités extérieures qualifiées dont un magistrat de l’ordre judiciaire et un universitaire. Il est présidé par un membre du Conseil d’État, désigné sur proposition du vice-président du Conseil d’État.

« Il participe à l’adaptation et l’actualisation du code de déontologie et prend en compte l’action des référents déontologues placés auprès du secrétaire général, du chef de l’inspection générale de l’administration, du directeur général de la police nationale, du directeur général de la sécurité intérieure et du directeur général de la gendarmerie nationale. Il conduit des réflexions sur l’éthique et la déontologie dans l’ensemble des domaines de compétences du ministère de l’Intérieur et de l’outre-mer et formule toute proposition de nature à en assurer la promotion. Il rend des avis et des recommandations sur des dossiers complexes. »

I. – À la première phrase de l’alinéa 208, après le mot :

« municipales »

insérer les mots :

« et aux gardes champêtres »

II. – En conséquence, à la seconde phrase du même alinéa, après le mot :

« municipales »,

insérer les mots :

« et les gardes champêtres ».

III. – En conséquence, à l’alinéa 209, après le mot :

« municipales »,

insérer les mots :

« et des gardes champêtres ».

IV. – En conséquence, à la première phrase de l’alinéa 211, après le mot :

« municipales »,

insérer les mots :

« , les gardes champêtres ».

À la deuxième phrase de l’alinéa 227, supprimer le mot :

« cible ».

🖋️ • Adopté
Josy Poueyto
9 nov. 2022

Compléter l’alinéa 229 par les mots :

« et adaptées ».

À la troisième phrase de l’alinéa 230, substituer aux mots :

« seront déployées »

les mots :

« ont été déployées ».

Après l’alinéa 232, insérer les huit alinéas suivants :

« 2. 10. 3 bis Renforcer la protection de notre souveraineté à nos frontières

« Le ministère de l’intérieur établit une nouvelle feuille de route dédiée à la protection des frontières du département de Mayotte.

« Le ministère de l’intérieur s’engage dans une nouvelle démarche tendant à définir les grandes orientations permettant de lutter contre l’immigration clandestine dans le département de Mayotte.

« Le ministère a vocation à établir un état des lieux de la situation de la sécurité sur le territoire de Mayotte, notamment en raison de la progression de l’immigration clandestine.

« Il appuie notamment la tenue d’un nouveau recensement de la population en association avec les services compétents de l’Institut national du statistique et des études économiques.

« Le ministère de l’Intérieur déploiera l’ensemble des moyens budgétaires, logistiques et humains permettant de garantir la protection des frontières du département de Mayotte.

« Le bilan mentionné a vocation à être communiqué aux élus locaux et aux parlementaires de Mayotte et à donner lieu à une concertation contradictoire.

« Sur le fondement de ce dialogue avec les élus ultramarins concernés, le ministère s’engage dans une démarche permettant la mise en œuvre des évolutions législatives et réglementaires nécessaires à la protection des frontières de Mayotte et à la lutte contre l’immigration clandestine. »

🖋️ • Adopté
Vincent Bru
9 nov. 2022

Après l’alinéa 243, insérer l’alinéa suivant :

« Le ministère de l’Intérieur renforcera son partenariat avec les élus communaux pour proposer des formations aux maires et adjoints au maire, à la fonction d’officier de police judiciaire. »

À la première phrase de l’alinéa 263, après le mot :

« victimes »,

insérer le mot :

« majeures ».

Compléter l’alinéa 265 par les deux phrases suivantes :

« Pour les besoins de leurs différentes tâches, les assistants d’enquête pourront être mobilisés en dehors des heures habituelles de bureau. À cette fin, ils pourront effectuer des heures supplémentaires et des prises de service en horaires décalés. »

À l’alinéa 266, substituer au mot :

« faisabilité »,

le mot :

« possibilité ».

À l’alinéa 266, substituer aux mots :

« de l’interconnexion des »,

les mots :

« d’interconnecter les ».

À l’alinéa 286, après le mot :

« composé »

insérer les mots :

« de représentants ».

🖋️ • Adopté
Paul Molac
8 nov. 2022

À l’alinéa 287, substituer au mot :

« communes »

le mot :

« collectivités ».

🖋️ • Adopté
Ian Boucard
9 nov. 2022

À l’alinéa 287, substituer au mot :

« communes »

le mot :

« collectivités ».

À l’alinéa 287, substituer au mot :

« communes »

le mot :

« collectivités ».

🖋️ • Adopté
Sandra Regol
9 nov. 2022

À l’alinéa 287, substituer au mot :

« communes »

le mot :

« collectivités ».

À l’alinéa 313, supprimer les mots :

« (y compris le recyclage) ».

À la troisième phrase de l’alinéa 327, substituer au mot :

« Elle »

les mots :

« Cette mutualisation ».

À l’alinéa 344, après le mot :

« État »

insérer les mots :

« , en concertation avec les collectivités territoriales, ».

À l’alinéa 344, après le mot :

« État »

insérer les mots :

« , en concertation avec les collectivités territoriales, ».

À l’alinéa 344, après le mot :

« État »

insérer les mots :

« , en concertation avec les collectivités territoriales, ».

🖋️ • Adopté
Sandra Regol
9 nov. 2022

À l’alinéa 344, après le mot :

« État »

insérer les mots :

« , en concertation avec les collectivités territoriales, ».

🖋️ • Adopté18 nov. 2022

Compléter l’alinéa 344 par la phrase suivante :

« La démarche de renforcement et de redéploiement de moyens pour les forces de secours prévue par la présente loi de programmation se fera en prenant en compte les spécificités insulaires et ultramarines. »

Compléter l’alinéa 344 par la phrase suivante :

« La démarche de renforcement et de redéploiement de moyens pour les forces de secours prévue par la présente loi de programmation se fera en prenant en compte les spécificités insulaires et ultramarines. »

Compléter l’alinéa 347 par la phrase suivante :

« Il doit être articulé avec une augmentation durable de l’enveloppe d’aide à l’investissement structurant des services départementaux d’incendie et de secours. »

Compléter l’alinéa 347 par la phrase suivante :

« Il doit être articulé avec une augmentation durable de l’enveloppe d’aide à l’investissement structurant des services départementaux d’incendie et de secours. »

🖋️ • Adopté
Sandra Regol
9 nov. 2022

Compléter l’alinéa 347 par la phrase suivante :

« Il doit être articulé avec une augmentation durable de l’enveloppe d’aide à l’investissement structurant des services départementaux d’incendie et de secours. »

Après l’alinéa 348, insérer l’alinéa suivant :

« Le ministère de l’intérieur entame des négociations avec le ministère de l’économie et des finances afin d’exonérer du malus écologique les véhicules affectés aux services départementaux d’incendie et de secours et aux forces de sécurité intérieure. Il est envisagé de modifier le code général des impôts en ce sens. »

Après l’alinéa 348, insérer l’alinéa suivant :

« Le ministère de l’intérieur entame des négociations avec le ministère de l’économie et des finances afin d’exonérer du malus écologique les véhicules affectés aux services départementaux d’incendie et de secours et aux forces de sécurité intérieure. Il est envisagé de modifier le code général des impôts en ce sens. »

Après l’alinéa 360, insérer l’alinéa suivant :

« Par ailleurs, dans la perspective des grands événements internationaux à venir, une attention particulière sera portée aux effectifs de la police aux frontières déployés aux frontières aériennes, permettant d’atteindre les objectifs de temps d’attente définis par le Comité interministériel du tourisme du 26 juillet 2017. Ces temps sont, au maximum, de trente minutes pour les ressortissants européens et de 45 minutes pour les non européens. »

Après l’alinéa 360, insérer les six alinéas suivants :

« 3.3.4. Une lutte renforcée contre les groupuscules violents

« La lutte contre les groupuscules violents doit se poursuivre dans les prochaines années. Le ministère de l’Intérieur s’attachera à renforcer sa vigilance sur leurs formations et leurs actions. 

« Une coordination entre les différents services de renseignement nationaux et européens sera mise en œuvre.

« Les services de renseignement s’attacheront à suivre les membres des groupuscules dissous et particulièrement les anciens membres des forces armées ou de sécurité intérieure impliquées dans des groupuscules violents.

« Les services de police mettront à disposition des élus locaux un guide méthodologique présentant les instruments juridiques mobilisables par l’autorité administrative et des conseils pratiques pour prévenir les troubles à l’ordre public susceptibles d’être causés par des groupes radicaux violents.

« Le partenariat et les échanges avec l’autorité judiciaire seront renforcés pour lutter contre la reconstitution de groupuscules dissous. »

Après l’alinéa 384, insérer l’alinéa suivant :

« Le Gouvernement étudie l’opportunité d’une coopération transfrontalière opérationnelle entre la Corse et l’Italie, visant à améliorer la coordination des forces de police et des douanes françaises et italiennes, dans le but de lutter efficacement contre les phénomènes de braconnage et de pêche industrielle dans les espaces protégés et les réserves naturelles transfrontaliers. »

🖋️ • Adopté
Ian Boucard
9 nov. 2022

Après la quatrième phrase de l’alinéa 386, insérer la phrase suivante : 

« Il s’agira d’intégrer des formations relatives à la déontologie et à l’éthique à partir de cas pratiques permettant de raisonner sur la déontologie « en actes ». »

Après l’alinéa 386, insérer l’alinéa suivant :

« Pour l’exécution de leur mission, les forces de sécurité sont détentrices de prérogatives de puissance publique qui peuvent impacter les libertés individuelles. C’est la raison pour laquelle le code de la déontologie de la police nationale et de la gendarmerie nationale rassemble, entre autres, les règles déontologiques que doivent observer les forces de sécurité dans l’exercice de leurs fonctions. Clé de voûte de l’équilibre démocratique dans l’exercice de leur mission par ces dernières, les forces de sécurité sont tenues de maitriser ce code. Cela nécessite donc un renforcement et une intensification des formations relatives à la déontologie mais aussi à l’éthique tant dans le cadre des formations initiales que continues. »

Après l’alinéa 392, insérer l'alinéa suivant :

« Plusieurs nouvelles écoles et centres de formation seront créés d’ici 2027 : »

Au début de l’alinéa 393, ajouter le mot :

« une ».

Après l’alinéa 398, insérer l’alinéa suivant :

« – une spécialisation pour lutter contre la corruption, la criminalité et la délinquance financière, les flux financiers illicites transfrontières, les détournements de fonds publics, les crypto-actifs illicites et le blanchiment sera reconnue comme prioritaire. La direction des affaires criminelles et des grâces et la direction centrale de la police judiciaire se concerteront en vue d’organiser une filière d’enquêteurs hautement spécialisés et formés aux techniques les plus modernes de détection des faits délictueux ou criminels, infractions. Elles présenteront un plan d’action en vue de constituer cette filière. »

🖋️ • Adopté
Sandra Regol
9 nov. 2022

Après l’alinéa 398, insérer l’alinéa suivant :

« – une spécialisation pour lutter contre la corruption, la criminalité et la délinquance financière, les flux financiers illicites transfrontières, les détournements de fonds publics, les crypto-actifs illicites et le blanchiment sera reconnue comme prioritaire. La direction des affaires criminelles et des grâces et la direction centrale de la police judiciaire se concerteront en vue d’organiser une filière d’enquêteurs hautement spécialisés et formés aux techniques les plus modernes de détection des faits délictueux ou criminels, infractions. Elles présenteront un plan d’action en vue de constituer cette filière. »

À l’alinéa 420, substituer aux mots :

« démarches de rapprochement »

les mots :

« demandes de mutation géographique ».

À l’alinéa 420, substituer aux mots :

« demandent à être affectés plus près »,

les mots :

« sollicitent le rapprochement ».

Compléter l’alinéa 420 par la phrase suivante : 

« L’ensemble de la politique du ministère de l’intérieur sur ces sujets sera consigné dans son bilan social annuel, publié dans les douze mois suivant la clôture de l’année considérée. »

I. – Compléter l’alinéa 445 par les mots :

« et le nombre de places en centres de rétention administrative sera progressivement porté à 3 000. »

II. – En conséquence, supprimer l’alinéa 446.

Compléter le rapport annexé par l’alinéa suivant :

« Des cellules d’enquêtes, spécialisées et pluridisciplinaires, seront mises en place pour lutter contre la délinquance des mineurs non accompagnés, dans les villes où leur présence est particulièrement importante comme Paris, Rennes ou Nice, à l’image de la cellule mise en place à Bordeaux depuis 2019. »

Compléter le rapport annexé par les deux alinéas et le tableau suivants :

« 4. Programmation budgétaire

« À titre indicatif, les crédits prévus dans le cadre de la loi d’orientation et de programmation du ministère de l’Intérieur pourront être ventilés entre les missions et programmes selon la répartition prévue au tableau ci-après.

« 

Hors compte d’affectation spéciale « pensions »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

en M€

 LFI 2022  + plan de relance

2023

2024

2025

2026

2027

TOTAL

 

AE

 CP

AE

 CP

AE

 CP

AE

 CP

CP

CP

CP

Mission « administration générale et territoriale de l’État » (hors programme « vie politique ») 

T2

1 860

1 860

2 026

2 026

2 061

2 061

2 088

2 088

2 110

2 136

10 421

HT2

1 490

1 473

1 895

1 598

2 823

1 810

1 900

2 361

2 456

2 752

10 977

TOTAL LOPMI

3 351

3 333

3 920

3 623

4 885

3 872

3 988

4 449

4 566

4 888

21 398

Programme « administration territoriale de l’État » 

T2

1 319

1 319

1 433

1 433

1 457

1 457

1 476

1 476

1 492

1 510

7 368

HT2

606

555

768

557

617

565

627

574

588

604

2 888

TOTAL LOPMI

1 925

1 874

2 201

1 990

2 074

2 021

2 103

2 050

2 080

2 115

10 257

Programme « Conduite et pilotage des politiques de l’intérieur » 

T2

541

541

592

592

605

605

612

612

619

625

3 053

HT2

884

918

1 127

1 041

2 206

1 245

1 273

1 787

1 867

2 148

8 088

TOTAL LOPMI

1 425

1 459

1 719

1 633

2 811

1 850

1 885

2 399

2 486

2 773

11 141

Mission « Sécurités »

T2

11 490

11 490

12 165

12 165

12 563

12 563

12 773

12 773

12 869

12 982

63 353

HT2

4 530

3 423

4 825

3 608

4 070

3 769

5 063

4 054

4 385

4 607

20 422

TOTAL LOPMI

16 020

14 913

16 990

15 773

16 633

16 332

17 837

16 827

17 254

17 589

83 775

Programme « gendarmerie nationale » 

T2

4 339

4 339

4 633

4 633

4 834

4 834

4 906

4 906

4 973

5 027

24 373

HT2

2 181

1 555

2 013

1 555

1 845

1 528

2 495

1 596

1 838

1 904

8 422

TOTAL

6 520

5 894

6 646

6 188

6 678

6 361

7 401

6 503

6 811

6 931

32 794

Programme « police nationale » 

T2

7 014

7 014

7 386

7 386

7 579

7 579

7 712

7 712

7 737

7 795

38 208

HT2

1 805

1 435

1 869

1 539

1 756

1 629

2 041

1 826

1 826

2 029

8 849

TOTAL LOPMI

8 819

8 449

9 255

8 925

9 335

9 208

9 753

9 538

9 563

9 824

47 058

Programme « sécurité civile » 

T2

137

137

146

146

151

151

155

155

160

161

772

HT2

492

382

868

439

364

507

419

523

611

560

2 640

TOTAL

629

519

1 014

585

514

658

574

678

770

721

3 412

Programme « sécurité et éducation routières » 

HT2

52

51

75

74

105

105

109

109

110

113

511

TOTAL

52

51

75

74

105

105

109

109

110

113

511

Mission « immigration, asile et intégration » 

HT2

2 013

1 931

2 675

2 009

1 598

2 058

1 660

2 074

2 163

2 163

10 468

TOTAL

2 013

1 931

2 675

2 009

1 598

2 058

1 660

2 074

2 163

2 163

10 468

Compte d’affectation spéciale « contrôle de la circulation et du stationnement routiers » : programmes « structures et dispositifs de sécurité routière » et « contrôle et modernisation de la politique de la circulation et du stationnement routiers »

HT2

366

366

366

366

366

366

366

366

366

366

1 831

TOTAL

366

366

366

366

366

366

366

366

366

366

1 831

Agence nationale des titres sécurisés (taxes affectées)

Plafond de taxes affectées

241

241

263

263

286

286

298

298

314

287

1 448

TOTAL

241

241

263

263

286

286

298

298

314

287

1 448

TOTAL

T2

13 350

13 350

14 191

14 191

14 625

14 625

14 862

14 862

14 980

15 118

73 774

HT2

8 641

7 434

10 024

7 844

9 143

8 289

9 286

9 152

9 684

10 176

45 145

TOTAL

21 991

20 784

24 215

22 034

23 768

22 914

24 148

24 014

24 664

25 294

118 920

 Marches annuelles

 

 

+2 224

+1 250

+1 777

+2 130

+2 157

+3 230

+3 880

+4 510

 

 Marches annuelles T2

 

 

+841

+841

+1 275

+1 275

+1 512

+1 512

+1 630

+1 768

 

 Marches annuelles HT2

 

 

+1 383

+410

+502

+855

+646

+1 718

+2 250

+2 742

 

 dont marches annuelles LOPMI

 

 

 

+1 250

 

+2 130

 

+3 230

+3 880

+4 510

 

La sommes des arrondis peut différer de l’arrondi de la somme.

 »

Rédiger ainsi le rapport annexé :

« 

Refonder le service public de la police

I. – Notre constat : l’affolement sécuritaire est inefficace et liberticide

2 500 blessés dont 353 à la tête, 30 éborgnés, la mort de Zineb Redouane à cause d’une grenade lacrymogène lors de l’acte 3 des Gilets jaunes, une politique répressive brutale et légitimée par l’exécutif, la loi sécurité globale ou encore l’inscription dans la durée de l’état d’urgence : voici un extrait des résultats des politiques de sécurité d’Emmanuel Macron.

Ajoutez l’accueil défaillant dans les commissariats qui rend difficile le dépôt de plainte ou l’accompagnement des victimes, l’omniprésence de la police sur le terrain pour contrôler les attestations liées à l’épidémie de Covid-19, un nombre élevé de féminicides, les demandes d’associations féministes restées sans réponse : voilà la description d’un service public en crise, détruit par des années d’austérité, de politiques du chiffre et de surenchère.

Les mouvements sociaux ont été durement réprimés avec le déploiement de stratégies de maintien de l’ordre, déjà expérimentées dans les quartiers populaires. Celles-ci s’apparentent à la guerre par la contre-insurrection : équipement quasi-militaire, usage intensif des lanceurs de balles de défense (LBD) 40, arrestations préventives, déploiement d’un arsenal législatif exceptionnel, images et discours chocs pour dissuader les manifestants.

Les gouvernements successifs ont organisé le démantèlement des missions de service public de la police nationale, pour n’en faire qu’un outil brutal et répressif. Dans la dernière « loi pour une sécurité globale préservant les libertés », nous avons assisté à une remise en cause profonde du rôle de l’État dans les politiques de sûreté  abandon au privé, surveillance de masse et délestage de missions sur les polices municipales. Ces choix politiques produisent une inégalité d’accès aux services de police. Or, la France est une République indivisible : la loi ne peut être appliquée « à la carte » en fonction des désidérata de chacun.

Le fumeux « continuum de sécurité » donne davantage de place aux sociétés de sécurité privées et ouvre de grandes opportunités de profits pour le secteur. Cette mise en concurrence généralisée s’observe également au sein de la police nationale. L’application du New Public Management, transposant dans le public le fonctionnement du privé, s’est faite à coup de restructurations et de politiques du chiffre. Chaque service ayant des obligations de résultats, une injonction à la rentabilité s’est installée, et ce, peu importe le sens de la mission.

Elle s’applique même aux relations entre les fonctionnaires de police : déconnexion entre donneurs d’ordre et exécutants, primes aux résultats, lettres de félicitations ou d’avertissement, système annuel de notation ou encore surcharge administrative sont autant d’éléments du management néolibéral qui influencent les stratégies policières et participent à la déshumanisation de la profession.
Cette approche comptable et technocratique entretient cette crise systémique au sein de la police. La défiance s’installe dans le pays à l’égard de la police, et surtout du Gouvernement qui la commande. Pour flatter les organisations policières, et faire tenir l’édifice répressif, M. Castaner a rédigé un livre blanc de la sécurité censé répondre aux grands enjeux de ce service public.
L’échec est patent. Suite au scandale de l’affaire Zecler et les violences policières illégales couvertes par la hiérarchie, alors que l’encre du livre blanc n’est pas encore sèche, une nouvelle mystification est lancée à grand renfort de communication avec le ministre Darmanin à la manœuvre : le Beauvau de la sécurité. La feuille de route pour l’après-2022 en macronie est tracée : une succession de propositions sécuritaires réchauffées pour satisfaire les organisations policières les plus virulentes, et une opinion publique chauffée à blanc par des médias réactionnaires.
Leur politique ne marche pas. Elle n’a pas seulement des conséquences sur la qualité du service public ; elle est aussi à l’origine de risques psychosociaux pour les agents de gendarmerie et de police nationales : ces derniers se suicident 2,5 fois plus que le reste de la population. Les policiers sont pris en étau entre d’une part un cadre organisationnel délétère et d’autre part une exacerbation des tensions sociales sur fond d’accroissement des inégalités.

La politique du chiffre, la clochardisation des infrastructures, la surcharge administrative et les rythmes de travail déstructurants pour les familles, la déconnexion entre les hiérarchies et les agents de terrain, mais aussi entre les agents et leur lieu d’intervention sont autant de facteurs organisationnels qui fragilisent les fonctionnaires de police. Une situation délicate dans laquelle leur action est encadrée par une doctrine du maintien de l’ordre inadaptée, où les citoyens sont davantage considérés comme des ennemis et où la coercition est privilégiée à la prévention.
Pendant ce temps, les trafics continuent d’avoir pignon sur rue. Celles et ceux qui commettent des infractions sont de plus en plus sanctionnés par la justice sans que cela n’ait véritablement de sens, comme l’atteste le taux de récidive pour les sortants de prison. La consommation de stupéfiants est en augmentation. La délinquance économique et financière, de la fraude fiscale aux arnaques sur internet, est en pleine explosion.

Les nombreuses affaires de corruption et de fraude fiscale montrent à quel point l’argent pourrit tout. La collusion entre les mondes politique et financier est flagrante : après le scandale des « Panama Papers », le scandale des « Pandora Papers » en octobre 2021. Des milliers de personnalités politiques, 35 chefs d’État, des monarques, des éminences religieuses ou des milliardaires sont publiquement reconnus comme ayant pris part à la plus grande affaire d’évasion fiscale de l’humanité. La fraude financière est devenue une banale modalité de profit dans le capitalisme mondialisé. Cette délinquance produit son lot de victimes : le financement de nos services publics et les lanceurs d’alertes qui la dénoncent et la combattent.
La police judiciaire est en crise. Manque d’agents volontaires pour se former et pour assurer des procédures dans des enquêtes d’envergure et charge de travail colossale expliquent en partie le désamour pour l’investigation. Et pourtant, impossible de démanteler les réseaux et trafics sans enquêteurs et magistrats en nombre suffisant. Alors, les flagrants délits avec les Brigades anti-criminalité (BAC) sont de- venus l’activité principale de la police pour fournir régulièrement des « bons » chiffres aux ministres successifs. On harcèle la délinquance la plus visible quand les autres peuvent dormir tranquille.

Le retour à la raison est plus que jamais nécessaire.

II. – Notre projet : refonder les activités de police de la cave au grenier

La sûreté, droit « naturel et imprescriptible », inscrit à l’article 2 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, est le principe fondamental qui guide notre conception du service public que sont les différentes missions de police. La sûreté, par-delà la notion de sécurité, garantit de ne pas être poursuivi arbitrairement par la puissance publique. Elle est consubstantielle à l’état de droit et à la séparation des pouvoirs.

Contrairement au poncif de la droite réactionnaire qui proclame que « la sécurité est la première des libertés », nous affirmons que « la liberté est la première des sécurités » ! Ce n’est pas la police qui fait la loi, c’est le Parlement. Ce n’est pas la police qui rend la justice, ce sont les tribunaux. Révolutionner la police passe d’abord par remettre au centre la sûreté des citoyens.

Nous refonderons la politique de sécurité publique sur la base du triptyque « prévention, dissuasion, sanction ». Nous réaffirmerons son caractère national et l’ouvrirons à l’implication citoyenne ; c’est-à-dire garantir et montrer à la population que les tâches de police se font dans l’intérêt général. Faire la sécurité citoyenne, c’est permettre une relation sereine et républicaine entre la population et sa police.

Notre objectif est de remettre sur pied une réelle police de proximité qui soit le socle de l’activité policière, à l’image du peuple et gardienne de l’application de la loi, sans distinction de classe, de religion, d’opinion, de quartier, etc. À l’inverse de l’idée de « police de projection et de réaction », nous proposons celle d’une police en interaction avec les citoyens. Pour y parvenir, la police et les citoyens doivent intégrer une compréhension commune des enjeux sécuritaires auxquels fait face la population pour parvenir à construire des outils de contrôle social positifs et préventifs. Les BAC et leur doctrine brutale de harcèlement n’ont pas leur place dans un tel dispositif. Elles seront démantelées en faveur de la police de proximité.

Le rôle social de la police de proximité participe de l’établissement de la légitimité de l’action policière sur un territoire, d’une efficacité plus accrue des services offerts et d’une amélioration conséquente de la qualité des conditions de travail des policiers ainsi que de la qualité de vie des citoyens. Abattre le mur de la méfiance réciproque entre police et population ne peut qu’améliorer le rapport qu’entretiennent les policiers avec leur profession (contre le stress, la dépression, le sentiment de rejet des citoyens) et le quotidien de la population (créer un sentiment de sécurité, de confiance et de contrôle envers les agents).

En ce qui concerne le maintien de l’ordre, nous marquerons une rupture avec ce vocabulaire autoritaire. L’objectif n’est pas tant de maintenir l’ordre – et quel ordre ? – que de permettre l’exercice de la liberté d’expression et de manifestation. Nous ferons du principe de désescalade le point cardinal de notre doctrine pour la gestion des foules et des manifestations revendicatives ou récréatives.

Nous renforcerons drastiquement la police judiciaire pour avoir une véritable filière d’investigation respectueuse des droits et libertés, sous le contrôle des magistrats et remontant jusqu’aux têtes des réseaux et trafics. Par ailleurs, nous légaliserons la production, la distribution et la consommation de cannabis sous le contrôle de l’État. Aujourd’hui la lutte contre le trafic de cannabis, et surtout la consommation, accapare environ 30 % de l’activité policière, et il en est de même de l’activité judiciaire en matière pénale, sans faire baisser ni la consommation, ni le trafic. Nous refonderons l’échelle des peines pour que la prison, inutile pour faire baisser la délinquance, ne soit plus la peine de référence. Les peines de probation, qui permettent une meilleure sortie de la délinquance, seront la priorité en matière de sanction pénale.

Aucune police ne peut être respectée si elle n’est pas respectable. Il est nécessaire qu’elle soit contrôlée pour être légitime et donc avoir de l’autorité. Le contrôle de la déontologie en interne par l’Inspection générale de la Police nationale (IGPN) et par l’Inspection générale de la Gendarmerie nationale (IGGN) sera supprimé pour confier la mission à une autorité indépendante rattachée au Défenseur des droits, assurant un contrôle externe indépendant, avec les moyens nécessaires. Nous n’hésiterons pas à expurger la police et la gendarmerie de toutes celles et tous ceux qui ne respecteront pas la déontologie et la loi, notamment en matière de discriminations racistes et sexistes. Nous voulons une police républicaine, sous le contrôle du peuple et dans le respect des règles communes.

La sécurité civile est également une mission importante coordonnée par le ministère de l’Intérieur. Nous nous assurerons que le personnel concerné soit en nombre suffisant sur tout le territoire national, notamment en ce qui concerne les pompiers dont le nombre de professionnels est trop faible par rapport au nombre de bénévoles. Nous devons tenir les objectifs de santé publique mais aussi de prévention des risques en lien avec la planification écologique.

Enfin, il n’est pas de politique de sûreté et de police républicaine sans politique générale pour aboutir à la sécurité sociale. La sécurité sociale est, et restera, la meilleure politique de prévention.

III. – Nos propositions : une police au service du peuple

1. UNE POLICE NATIONALE DE PROXIMITÉ AU SERVICE DE LA POPULATION

Intégrer la police municipale à la nationale et démanteler les Brigades anti-criminalité (BAC)

Cette conception de la police permet d’enrichir le travail des agents et de renforcer son lien avec la population, en l’orientant vers des missions de tranquillité publique. Nous voulons des « gardiens de la paix », pas des « forces de l’ordre ».

Nous intégrerons la police municipale à la police de proximité après une formation de quelques mois. Les communes continueront d’avoir à leur charge les agents de surveillance de la voie publique (ASVP) et les gardes champêtres.

La police de proximité sera donc organisée selon les principes suivants :

• Sous l’autorité fonctionnelle du maire pour organiser l’activité quotidienne, et sous l’autorité hiérarchique du préfet pour la gestion de la carrière, de la paye, des mutations, etc. ;

• Les objectifs politiques seront fixés par les comités locaux de sécurité et de prévention de la délinquance (CLSPD) qui verront leurs moyens renforcés. Ils bénéficieront régulièrement d’un diagnostic local de sécurité pris en charge par l’État ;

• Les policiers seront affectés à des aires géographiques à taille humaine. Les policiers connaîtront mieux leur secteur d’intervention et les habitants, et les habitants connaîtront et côtoieront les mêmes policiers. Nous passerons des conventions avec les bailleurs afin de leur faciliter l’accès à un hébergement proche de leur affectation ;

• Les policiers de proximité auront pour objectif la tranquillité publique et utiliseront tous les outils de désescalade à leur disposition. Discuter avec les commerçants ou à la sortie des écoles sera encouragé. L’essentiel des effectifs n’aura plus d’arme létale à terme, et les techniques dangereuses de pliage, de plaquage ventral et de clé d’étranglement seront interdites ; 

• Le contrôle citoyen sera renforcé en permettant la présence de tout habitant qui le souhaite à au moins une réunion annuelle du CLSPD. Les policiers de proximité affectés au secteur seront tous présents lors de cette réunion, ainsi que les services de la préfecture, du parquet, et tous les autres partenaires publics et privés habituels.

La Police nationale de proximité sera composée de 40 000 femmes et hommes portant l’uniforme. La Direction centrale de la sécurité publique sera transformée en Direction centrale de la police de proximité. Pour ce faire nous allons :

• Démanteler les BAC : environ 7 000 agents (5 000 en région, 2 000 à la préfecture de police de Paris) ;

• Intégrer les polices municipales à la police nationale : environ 24 000 policières et policiers municipaux ;

• Redéployer des effectifs : La police de proximité n’aura pas vocation à faire des enquêtes judiciaires, sauf pour les gardes champêtres, qui deviendront des gardes environnementaux : nous proposons d’en recruter sur tout le territoire et notamment en ville. Leurs prérogatives dans le domaine du code de l’environnement doivent permettre de lutter efficacement pour la préservation de l’environnement et de la biodiversité, en lien avec l’autorité judiciaire.

TECHNOPOLICE, REFUSER LA SURVEILLANCE TOTALE DE NOS VILLES ET DE NOS VIES

Lorsqu’une nouvelle technologie existe, il n’est pas forcément indispensable, nécessaire et souhaitable de l’utiliser, surtout si elle soulève des questions éthiques.
Depuis plusieurs années, nous observons une fuite en avant dans le développement des outils de surveillance. Les caméras s’installent chaque mois par dizaines à grand renfort de subventions publiques. 50 % de l’enveloppe du Fonds interministériel de prévention de la délinquance (FIPD) y est consacré ; nous les remettrons au profit de véritables actions de prévention. Ces caméras coûtent cher, sont intrusives et inefficaces. La vidéosurveillance contribue à élucider seulement 1,13 % des enquêtes, selon une étude commandée par la Gendarmerie, et n’a pas d’impact significatif sur les infractions constatées. Nous supprimerons les subventions de ces caméras inutiles et nous entamerons un plan de démantèlement de ces outils inefficaces.
Mais les partisans de la « technopolice » vont encore plus loin : caméras-piétons, caméras embarquées, drones, transmission des images en temps réel, utilisation d’algorithmes « intelligents », etc. Nous mettrons un terme à cette fuite en avant et nous reviendrons à des méthodes de police et d’investigation qui mettent le savoir-faire humain au cœur du dispositif, dans le respect de la vie privée des citoyens.

Améliorer l’accueil

L’accueil dans les locaux de police est un moment crucial. Un mauvais accueil, des policiers mal formés et/ou débordés, c’est ajouter à une personne qui a vécu un traumatisme une souffrance supplémentaire et un sentiment d’injustice. La fonction d’accueil sera revalorisée, notamment en termes de rémunération et de carrière. Il en sera de même pour celles et ceux qui répondent aux appels du 17. Il ne sera plus possible d’avoir des jeunes recrues seules sur ces postes stratégiques.

LA LUTTE CONTRE LES VIOLENCES FAITES AUX FEMMES ET AUX ENFANTS

Le Gouvernement et les associations de défense des droits des femmes font état de 94 000 femmes violées chaque année. Parmi elles, 12 % portent plainte et seulement 1 à 2 % de ces plaintes donnent lieu à une condamnation des auteurs.

Dans l’Hexagone, plus de 50 000 enfants et adolescents par an sont victimes de maltraitance, et un enfant meurt tous les cinq jours, tué par sa propre famille.

La police joue un rôle crucial dans la répression de ces violences. Nous créerons des brigades dédiées aux violences sexistes. Nous renforcerons les moyens des brigades de protection de la famille compétentes pour les violences sur mineurs. Un grand plan de formation continue spécifique aux violences sexistes et aux discriminations sera déployé sur le territoire pour 100 % des effectifs de police et de gendarmerie sur 5 ans.

Par ailleurs, nous proposons de nous inspirer de la méthode de Philadelphie, qui permet de mieux traiter les plaintes d’agression sexuelle et aux autorités de regagner la confiance des plaignantes, dans laquelle sont mises en place les démarches suivantes :

• Étude des interrogatoires et de l’éventuelle présence de présupposés sexistes dans les questions lors de ces derniers ;

• Recensement des témoins ;

• Réalisation d’un examen médico-légal.

Lorsqu’une faille est détectée, la police est informée avec pour objectif d’améliorer les procédures. Nous proposons de tester cette méthode en partenariat avec des associations de défense des droits des femmes, en associant avocats, magistrats et policiers, afin d’organiser un retour d’expérience sur certains dossiers pour que le pourcentage de plaintes qui donnent lieu à un procès augmente et que les agressions sexuelles ne restent plus, dans la grande majorité des cas, impunies.

La situation au sein des locaux de police reste dramatique : un commissariat sur quatre est considéré comme vétuste. Locaux insalubres, risques d’effondrement, rats, infections respiratoires telles que la légionellose, passoires énergétiques sont le lot quotidien des agents. Face à cela, nous mettrons en place un plan de rénovation et de construction des locaux, en luttant en priorité contre la clochardisation des commissariats et l’abandon de certains territoires, et en alliant accueil digne, garantissant la confidentialité, et impératifs opérationnels.

Mieux lutter contre les discriminations : en finir avec le contrôle au faciès

Les contrôles d’identité ne servent pas à lutter contre la délinquance. 97 % d’entre eux n’aboutissent à rien car ils relèvent du contrôle au faciès. Pour en finir avec ces contrôles abusifs et discriminatoires, nous proposons d’expérimenter deux dispositifs :

• L’instauration d’un récépissé de contrôle d’identité qui permettra d’obliger les policiers à motiver leur contrôle et de constituer un outil statistique ;

• Des zones sans contrôle d’identité en dehors d’un flagrant délit, comme c’était la règle avant l’inflation législative antiterroriste.

Le racisme et les discriminations sont aussi très présents au sein de la police. Nous appliquerons des sanctions administratives pour chaque comportement inadéquat. C’est en étant exemplaire que nous pourrons motiver celles et ceux qui ne s’y verraient pas aujourd’hui à rejoindre demain la police et la gendarmerie.

LA PRÉVENTION SPÉCIALISÉE, MAILLON ESSENTIEL POUR ÉVITER LA DÉLINQUANCE

Le renforcement des politiques de prévention est indispensable et complémentaire aux missions des policiers et gendarmes, car elles permettent d’éviter les mises en danger sociales, économiques, scolaires ou urbaines. Elles ont pour premier objectif de bloquer à la racine les parcours délinquants. La prévention suppose de renforcer les formations des professionnels, leur nombre et leur déploiement sur l’ensemble du territoire, à commencer par la multiplication des cellules de veille de mineurs entre les différents acteurs. Elle se base sur une démarche bienveillante et sur l’accueil généraliste et spécialisé des adolescents, en lien avec leur âge et leur maturité, en portant une attention particulière aux ressorts liés à l’entrée en trafic. Nous proposons :

• Un plan de recrutement d’éducateurs spécialisés et d’éducateurs de rue dans les clubs de prévention, en lien avec les conseils départementaux ;

• D’affirmer la prise en charge inconditionnelle et le secret professionnel garantissant la relation de confiance avec l’éducateur ;

• D’assurer la coordination entre acteurs de la prévention et police dans le respect des prérogatives de chacun ;

• D’assurer le lien avec la protection judiciaire de la jeunesse et le service pénitentiaire d’insertion et de probation.

2. RÉORGANISER LE RECRUTEMENT, LA FORMATION ET LA GESTION DES EFFECTIFS DE POLICE ET DE GENDARMERIE

Nous réhausserons la formation initiale à deux ans pour la police et pour la gendarmerie. Après une pré-affectation, la deuxième année sera une spécialisation en lien direct avec le premier poste. Nous multiplierons par deux le nombre d’écoles de police.

Les universités seront associées à la formation : sociologues, psychologues, criminologues, juristes, tous ont leur place pour sortir du vase clos. La lutte contre les discriminations et les stéréotypes sera enseignée. La formation à la procédure judiciaire et au respect du cadre légal sera renforcée. Chaque élève fera une immersion dans un tribunal, en détention, en club de prévention, ainsi qu’auprès de personnels accompagnant la sortie de la délinquance. Nous réaffirmerons le rôle social du policier ou de la policière et le haut niveau de qualification que la société attend d’elle ou de lui. La formation continue sera renforcée dans ses moyens et dans sa fréquence.

Le management à la performance sera aboli. Fini la politique du chiffre ! L’activité policière continuera d’être quantifiée à des fins statistiques, mais nous supprimerons les primes liées à celle-ci, car elles sont le cœur de ce système pervers qui fait perdre le sens du métier et retire aux policiers leur capacité de discernement.

Nous doublerons les moyens consacrés à la prévention des suicides dans la police et la gendarmerie. Celles et ceux qui portaient l’uniforme et qui ont mis fin à leurs jours seront honorés lors de la journée annuelle de commémoration. Nous lancerons un plan de recrutement de psychologues au sein du ministère : les policiers et gendarmes sont confrontés à des situations régulières de tension, de conflit et aussi à la mort, ils doivent pouvoir en parler librement avec du personnel formé pour cela.

Afin de donner aux services les moyens humains de fonctionner nous proposons :

• La stabilisation des effectifs d’active au niveau actuel, et un plan de paiement des heures supplémentaires dues ; 

• La création de 2500 postes d’agents administratifs pour libérer des tâches administratives les policiers et gendarmes aptes à aller sur le terrain ;

• La création d’un greffe de police pour seconder la police judiciaire et sécuriser la procédure avec le recrutement et la formation de 1500 agents ; 

• La création de 3300 postes pour la police technique et scientifique ; 

• La suppression du statut précaire des 11 000 policiers adjoints en permettant la formation et la titularisation ; 

• La diminution du nombre d’agents de la police aux frontières par la fermeture progressive des centres de rétention administrative.

Pour rapprocher le peuple et sa police, une part du service citoyen obligatoire sera consacrée aux tâches de police. Les jeunes pourront plus tard, si ils ou elles le souhaitent, intégrer la réserve opérationnelle de la police qui sera essentiellement orientée vers les missions de proximité.

Nous proposons d’amorcer le travail afin d’unifier les forces de police et de gendarmerie dans un même corps constitué afin de refonder la sûreté de proximité et garantir une égale sécurité des biens et des personnes. Il s’agit de créer une « garde républicaine citoyenne » afin de mettre en commun les différentes missions de la police dans un même corps (de proximité, judiciaire, aux frontières, mobile, d’intervention, de renseignement, etc.). Ce corps sera unifié par un même statut de la fonction publique civile.

Certaines unités de la gendarmerie seront maintenues avec la militarité : protection et défense des institutions de l’État et des sites sensibles ainsi que les missions de prévôté (missions de police auprès des armées à l’étranger).

CES LOIS SÉCURITAIRES ET LIBERTICIDES QUE NOUS ALLONS ABROGER

Nous abrogerons l’essentiel des lois suivantes :

• Loi « sécurité intérieure et lutte contre le terrorisme » (2018) ; 

• Loi « renforcer et garantir le maintien de l’ordre public lors des manifestations » (2019) ; 

• Loi « sécurité globale » (2021) ; 

• Loi « prévention d’actes de terrorisme et renseignement » (2021) ; 

• Loi « responsabilité pénale et sécurité intérieure » (2021).

3. POUR UNE POLICE JUDICIAIRE RESPECTUEUSE DE LA PROCÉDURE ET DES DROITS, SOUS LE CONTRÔLE DES MAGISTRATS

La police judiciaire est en grande souffrance. Elle manque de moyens humains et de candidats pour la rejoindre.

Pourtant, elle est la garante d’enquêtes approfondies pour démanteler les différents trafics. En s’attaquant aux réseaux par la tête, nous augmentons la lutte contre la corruption et la délinquance de masse.

Nous voulons davantage d’effectifs pour renforcer notamment :

• La lutte contre les violences intra-familiales, notamment sur les enfants ; 

• La lutte contre les féminicides et les violences sexuelles et sexistes ; 

• La lutte contre la traite des êtres humains et le trafic d’armes ; 

• La lutte contre la délinquance économique et financière.

Aujourd’hui, beaucoup de policiers et de gendarmes qui ont suivi la formation d’officier de police judiciaire ne sont plus sur un poste d’investigation. L’enquête est dévalorisée au profit d’unités d’intervention comme les BAC.

Il faut recréer deux univers distincts : d’un côté la police en tenue, celle de la tranquillité publique et de la proximité, de l’autre la police en civil, celle de l’investigation et de la sûreté. Ainsi il y aura une séparation des pouvoirs entre ce qui vient du pouvoir exécutif, et ce qui vient de l’autorité judiciaire. Nous remettrons en place un recrute- ment dédié pour intégrer la filière d’investigation avec les corps d’enquêteurs et d’inspecteurs de police.

La police judiciaire sera progressivement rattachée à l’autorité judiciaire en cohérence avec ce que nous proposons pour réformer l’institution judiciaire. Pour cela, nous allons :

• Augmenter les effectifs de la police judiciaire de 6000 agents ; 

• Transférer progressivement les effectifs de la police judiciaire à la magistrature, en commençant par les offices centraux, sur le modèle des services à compétence nationale avec un magistrat en détachement en direction comme le SEJF (Service des enquêtes judiciaires des finances) ; 

• Simplifier le travail d’enquête en créant un greffe de police ; 

• Transformer en statut actif la police technique et scientifique pour que les agents puissent bénéficier des avantages de leurs collègues policiers et des moyens de protection adéquats sur le terrain ; 

• Créer des habilitations judiciaires spécifiques sur le modèle des officiers fiscaux judiciaires et des douanes judiciaires pour d’autres catégories de fonctionnaires qui peuvent concourir à des enquêtes, en matière de fraudes à l’URSSAF ou d’atteintes à la biodiversité.

DROGUES, METTONS FIN À L’HYPOCRISIE ET À LA RÉPRESSION DES CONSOMMATEURS !

Malgré une politique de prohibition, la France est le premier pays consommateur de cannabis en Europe, avec 900 000 usagers quotidiens. Cette politique répressive est un échec total que ce soit en termes de santé publique ou de ré- sorption des trafics. C’est pourquoi nous proposons la légalisation de la production, de la vente et de la consommation du cannabis sous le contrôle de l’État, que ce soit pour un usage thérapeutique ou récréatif.

Les bénéfices de cette légalisation seront multiples :

• Le financement de campagnes massives de santé publique et la diminution de consommations à risques ; 

• Des rentrées fiscales pour les caisses de l’État ; 

• Le contrôle de la qualité des produits consommés ; 

• L’économie d’environ 30 % du temps de travail d’agents sur l’activité pénale côté police et justice ; 

• La création d’emplois légaux dans la filière, de la production à la vente.

Notre politique concernant les stupéfiants en général visera la réduction des consommations à risques, sans pour autant en banaliser l’usage. Nous mettrons en place sur tout le territoire des salles de consommation à moindre risque comme lieu d’accueil et de contact des usagers. Il s’agit d’une action politique dont l’impulsion doit être nationale et qui implique les municipalités qui sont chargées de la médiation dans et à proximité des salles de consommation. Nous étudierons les résultats de la stratégie entreprise par le Portugal, qui a choisi de dépénaliser l’usage - et non pas le trafic - de l’ensemble des drogues.

Le ministère de la santé sera responsable des politiques publiques relatives aux stupéfiants et mettra en place une politique de santé publique ambitieuse. Quant aux policiers, leurs missions seront réorientées afin de lutter plus efficacement contre les trafics illégaux et les réseaux criminels.

ON REPREND L’ARGENT DE LA DÉLINQUANCE ÉCONOMIQUE ET FINANCIÈRE !

La criminalité financière domine le crime, elle en est souvent l’ultime finalité. La première exigence face à ce mastodonte est la volonté politique.

Cette lutte doit être une cause nationale et s’appuyer sur la coopération renforcée entre le ministère des Finances, le ministère de la Justice et le ministère de l’Intérieur pour permettre des opérations de contrôle global. Cela passera par :

• Le contrôle des mouvements de capitaux pour renforcer la lutte contre les trafics financiers ;

• Le doublement des effectifs de police affectés à la lutte contre la délinquance financière et économique en lien avec le fisc, les douanes et la justice financière (dont les effectifs du parquet national financier, en plus d’un renfort drastique côté cabinets d’instruction) ; 

• Le renforcement et la restructuration des douanes, en réaffirmant des missions de contrôle des importations pour lutter contre les trafics de marchandises, d’armes, de drogues et d’êtres humains.

Enfin, le parquet doit pouvoir engager des poursuites sur les affaires fiscales, comme en toute autre matière. Ainsi, la suppression du monopole partiel du déclenchement de poursuites judiciaires par l’administration fiscale en cas de fraude (connu sous le nom de « verrou de Bercy ») permettra à la justice d’enquêter.

4. GARANTIR LE DROIT DE MANIFESTER

« Frapper un manifestant tombé à terre, c’est se frapper soi-même en apparaissant sous un jour qui atteint toute la fonction policière » écrivait le préfet Grimaud en 1968.

Face au constat d’usage disproportionné de la force, la doctrine de désescalade est un choix politique fondé sur le discernement et la connaissance des comportements en manifestation. Elle s’inscrit dans la volonté de réhabiliter la doctrine française du maintien de l’ordre fondée sur le triptyque : mise à distance des manifestants, intervention collective et sur ordre, et emploi graduel et réversible de la force. Avocats, observateurs, journalistes, procureurs, toutes et tous auront leur place en manifestation pour s’assurer du respect des libertés fondamentales. Nous renouerons avec les programmes de recherche internationaux sur la gestion des foules et l’emploi de la force publique.

• La désescalade s’obtient en amont et pendant une manifestation avec l’instauration d’un dialogue entre les organisateurs d’une manifestation et la préfecture ; 

• Le déploiement de la force doit être graduel et proportionnel : certaines tech- niques comme l’usage de la nasse, les armes mutilantes comme les LBD 40 et diverses grenades seront interdites. L’usage de gaz lacrymogène doit être réduit ; 

• Les personnes sur le terrain doivent être spécialement formées et entraînées. Les BRAV-M seront dissoutes. Seuls les agents du renseignement territorial clairement identifiés pourront être en civil dans les cortèges ; 

Délimiter strictement le champ de la sécurité privée

Sous l’impulsion de concepts tels que le « continuum de sécurité » et le « cœur de métier » pour les fonctionnaires de police et les militaires de la gendarmerie, ce quinquennat aura été celui de l’extension du domaine de la sécurité privée. Nous remettrons des fonctionnaires à la place des agent·es privé·es chargé·es du gardiennage de services publics, notamment pour les préfectures ou les tribunaux.

Nous remettrons en place la taxe spécifique dans le secteur, comme le demande la Fédération française de la sécurité privée, pour la flécher intégralement en direction du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS).

Il y aura les moyens d’un contrôle effectif du secteur notamment pour les agents de sécurité privée qui sont souvent employés dans des conditions non réglementaires, sans les formations adéquates et dans une précarité notoire en dépit du code du travail.

5.CONTRE LE TERRORISME, RETROUVER LA VOIE DE LA RAISON

Le ministère de l’Intérieur doit cesser d’être le ministère de la peur irrationnelle et devenir celui de la paix civile. La « guerre contre le terrorisme » suivie depuis quelques années n’aura eu pour effet que de fragiliser notre cohésion nationale et nous aligner sur l’agenda diplomatique étatsunien.

Nous souhaitons :

• Refuser la logique du choc des civilisations et de la « guerre intérieure » et sortir des guerres déstabilisatrices et des alliances hypocrites avec les pétromonarchies du Golfe ; 

• Mettre en œuvre une stratégie globale de lutte contre le terrorisme « hors limites » au moyen d’une coalition universelle sous l’égide de l’ONU et ciblant les composantes économiques (blanchiment d’argent, ressources pétrolières, approvisionnement en ligne) ; 

• Sortir de l’Otan pour instaurer l’indépendance de la France et refuser d’être à la remorque des États-Unis d’Amérique.

La deuxième tâche est l’amélioration de la prévention et la lutte raisonnée contre l’embrigadement par :

• La prévention, en assumant le rôle central de l’éducation, de la sécurité sociale, des services publics de proximité et des mécanismes socio-économiques et psychiques. Elle nécessite de revenir sur l’autonomisation de l’enjeu sécuritaire dans le débat politique. Un travail interministériel de fond sur les actions face aux publics pouvant basculer dans les actes meurtriers est nécessaire. Un partenariat devra être engagé avec le monde académique, en particulier les sciences humaines et sociales, afin d’orienter de manière plus rationnelle l’action des services ;

• Une stratégie politique globale pour renforcer les anticorps républicains et supprimer le terreau des communautarismes. En parallèle, le soutien aux démarches de signalement par les proches permettra l’intégration des personnes suspectées dans des programmes non judiciaires de prise en charge contre l’embrigadement ; 

• Le développement de peines de substitution à la prison pour les courtes peines. La prison est actuellement un lieu d’embrigadement et de Constitution de réseaux et les peines de probation sont trop peu prononcées ; 

• La réflexion sur le rôle de la presse : la liberté d’informer ne doit pas exonérer les médias et journalistes de leur responsabilité dans le jeu médiatique des réseaux terroristes.

Le troisième tâche repose sur des services de renseignement efficaces :

• Renforcer le renseignement territorial et humain : nous reviendrons sur la fusion de la DST et des RG. Cette réorientation de la spécialisation du renseignement permettra de privilégier l’infiltration, le travail de terrain et le redéploiement intelligent. À rebours de l’illusion du tout technologique, elle permettra de renforcer les moyens d’analyse des renseignements collectés. La diversification du renseignement permet d’assurer des approches complémentaires des informations et de garantir des contre-pouvoirs en recrutant des analystes et des traducteurs en nombre suffisant. Le retour d’une véritable communauté antiterroriste, plus large que l’actuel « premier cercle » des services de renseignement, et composée d’agences de taille et de légitimité égales, permettra d’apporter une réponse plus diversifiée à la menace que ce que permet aujourd’hui la seule culture policière de la DGSI ;

• Entamer un plan de titularisation et de fidélisation des agents contractuels de la DGSI, notamment avec des formations initiales et continues de haut niveau de qualification

• Remettre en question les pratiques et dispositifs inefficaces et liberticides de surveillance de masse sur l’Internet et les réseaux téléphoniques. Un contrôle accru des services sera exercé en renforçant les pouvoirs de la délégation parlementaire au renseignement (DPR) - avec la présence a minima d’un membre de chaque groupe politique au Parlement - et de la Commission nationale de contrôle des techniques de renseignement (CNCTR). De même, un circuit interne fonctionnel permettra à un lanceur d’alerte au sein des services de signaler des actions illégales ou attentatoires à notre souveraineté ;

• Focaliser le renseignement sur les menaces sécuritaires et économiques hexagonales, en particulier la mouvance d’extrême droite et les groupuscules anti-ré- publicains, et non sur la surveillance des mouvements sociaux ;

• Restaurer l’indépendance nationale en matière de renseignement et défendre l’échange d’informations dans les discussions pour constituer une coalition universelle contre Daesh et ses avatars.

Pour être efficace dans la durée, une politique antiterroriste rationnelle devra enfin tourner le dos aux logiques d’exception :

• Abroger la loi « renforçant la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme » du 30 octobre 2017 qui a inscrit l’état d’urgence dans le droit commun. Nous abrogerons également les textes suivants qui ont approfondi cette logique ;

• Judiciariser la lutte antiterroriste. Cela passe par une réduction du nombre de mesures administratives sans suites judiciaires, l’accélération des procédures, la suppression de toute juridiction spécialisée et l’augmentation des moyens de la justice antiterroriste afin de garantir une lutte efficace, durable et respectueuse des droits et libertés fondamentaux ;

• Supprimer les cours d’assises spécialement composées en matière de terrorisme pour remettre des jurés tirés au sort, et que la justice soit rendue au nom du peuple français comme en droit commun ;

• Arrêter progressivement les opérations « Sentinelle » (type Vigipirate) et passer à une surveillance ciblée des lieux publics par les effectifs renforcés de la police, de la gendarmerie, de la garde nationale et non de l’armée

LA SÉCURITÉ ROUTIÈRE

Notre programme va dans le sens d’un ralentissement de la vie notamment par la reprise en main par chacun du temps dont il dispose. Cela passe par la relocalisation de l’activité et par la diminution du temps de travail. Cela limite dès lors les phénomènes de course permanente contre la montre où la vitesse devient un élément de compétitivité collective et individuelle. Plus précisément, notre vision de la sécurité routière est basée sur l’éducation et la prévention dès l’école, dans le cadre d’un service citoyen par lequel le droit de conduire serait gratuit.

Nous souhaitons :

• Expérimenter le bridage des véhicules pour qu’ils ne puissent plus dépasser des vitesses excessives et inclure l’éthylotest anti-démarrage dans tous les véhicules ;

• Diminuer la présence de radars fixes hors des zones accidentogènes. Nous leur préférons les radars mobiles, en cohérence avec la présence des gendarmes et des policiers ;

• Financer les radars pédagogiques et les feux intelligents dans les villes pour fluidifier les axes urbains ; 

• Refuser la privatisation de la sécurité routière qui doit rester le monopole de la puissance publique

RÉFORMER LE CONTRÔLE DE L’ACTIVITÉ POLICIÈRE ET GENDARMESQUE ET EN FINIR AVEC LES VIOLENCES POLICIÈRES

Pour cela, nous défendons la refondation du code de déontologie des services de police :

• Rétablir les missions de 1986 supprimées par Manuel Valls en 2014 pour y réintégrer la mission de « défense des Libertés et de la République » ;

• Renforcer la formation initiale des agents tournée notamment vers l’éthique et la relation avec les concitoyens

Les missions de contrôle de la déontologie en interne par l’IGPN et par l’IGGN seront supprimées. Cette mission de contrôle sera dévolue à une autorité in- dépendante rattachée au Défenseur des droits qui en a déjà actuellement la compétence. Son rôle sera modifié afin qu’il puisse directement prononcer des sanctions administratives avec un cadre procédural respectueux des plaignants et des droits de la défense.

Les enquêtes judiciaires concernant des faits de violence policière seront systématiquement dépaysées dans un autre parquet. Les services du Défenseur des droits seront associés aux enquêtes pénales en plus des services de police judiciaire compétents.

Sans attendre de réforme, notre futur ministre de l’Intérieur appliquera l’ensemble des demandes de sanction du Défenseur des droits. Une commission « Vérité et Justice » sera ouverte sur les violences policières passées ayant entraîné la mort ou des mutilations pour établir les responsabilités.

L’Inspection générale de l’administration récupérera le reste des missions de contrôle interne.

6. POUR UNE CONTRIBUTION ACTIVE DE LA FRANCE À LA RECHERCHE UNIVERSITAIRE ET INTERNATIONALE

Nous souffrons d’un débat irrationnel sur la sécurité, les chiffres de la délinquance ou encore le sentiment d’insécurité. Les lois ne sont que très rarement évaluées.

C’est pourquoi nous avons besoin que la recherche, indépendante et scientifique, puisse avoir les moyens d’évaluer les politiques publiques de sécurité et de nourrir les perspectives de réforme.

Nous recréerons l’Institut national des hautes études de la sécurité et de la justice (INHESJ) supprimé par Castaner. Nous modifierons son fonctionnement afin que le conseil scientifique soit pleinement compétent pour définir les axes de recherche. Bien sûr, le ministère de l’Intérieur pourra passer des commandes mais il ne fixera pas les priorités.

Nous proposons que l’INHESJ puisse fournir gratuitement aux communes des enquêtes de victimation pour qu’elles puissent définir leur stratégie locale de prévention de la délinquance. Nous relancerons la coopération internationale sous l’angle de la recherche universitaire et nous financerons massivement des postes de doctorant·es.

CONCLUSION

Le consentement à l’autorité et le recours de l’État à la force pour faire appliquer la loi reposent d’abord sur la légitimité des lois, des ordres et de ceux qui les appliquent. Le pays a besoin d’une loi juste et élaborée démocratiquement ; d’une police républicaine et d’une justice impartiale et véritablement rendue « au nom du peuple français » ; ainsi que de la fin des privilèges et des passe-droits. La politique témoigne de rapports de force entre des classes sociales aux intérêts divergents.

Aux responsabilités, l’Union populaire redonnera le pouvoir au plus grand nombre : ses politiques seront celles de l’intérêt général et les politiques de sécurité ne constitueront pas une exception. En refondant en profondeur ce service public en crise, il sera possible de reconstruire la confiance abîmée entre la police et la population. Un lien abîmé par des années d’austérité, par des consignes qui font le choix de la répression et de l’escalade des tensions, par des imperfections légales qu’il convient de corriger, etc.

S’attaquer à la petite délinquance, au crime organisé ou à la délinquance en col blanc nécessite d’en comprendre les différentes sources. Rien ne peut se penser sans faire appel à une refondation de l’École, à l’éradication de la misère et du chômage, à la réduction des inégalités socio-économiques, à la fin de l’impunité dont profitent les puissants, à l’accès égalitaire aux services publics ou encore à une généralisation de la sécurité sociale. Il nous faut mobiliser l’énergie des individus pour qu’ils se transforment eux-mêmes pour pouvoir ensuite transformer la société. Il n’y pas de République sans républicains. Et pas de souveraineté du peuple sans citoyenes pleinement souverains. Ce ressort individuel de la souveraineté s’appelle la vertu civique. C’est la force personnelle qui permet à chacun de dépasser son intérêt particulier pour comprendre l’intérêt général. Cette vertu est impossible à développer dans un système où règne l’oligarchie. L’arbitraire des puissants comme les privilèges de l’argent sapent toute vertu républicaine dans l’ensemble du corps social.

On ne pourra donc faire vivre une société sûre sans éliminer l’oligarchie, et ses méfaits qui devront devenir la priorité d’une nouvelle politique pénale, de la conduite des affaires publiques.

La vertu républicaine étant impensable dans une société capitaliste où l’argent corrompt tout, l’oligarchie utilise l’appareil sécuritaire non seulement pour garantir l’ordre mais pour réprimer toute velléité de changement. L’oligarchie retourne ainsi l’État contre le peuple voulant exercer ses droits. La surenchère sécuritaire est toujours le signe que la société a échoué à régler un problème humain, social, éducatif et sanitaire. Pour nous, la société française ne souffre pas d’abord d’un manque d’autorité mais d’un manque d’égalité.

 »

Après l’alinéa 1, insérer les six alinéas suivants :

« Au préalable, il est nécessaire de revenir sur la loi n° 2021‑646 du 26 mai 2021 pour une sécurité globale préservant les libertés. Cette loi s’inscrit dans les choix des politiques menées depuis 2002, basées sur le « tout sécuritaire », qui se sont toutes révélées contre-productives et à contre-courant des inquiétudes et des attentes de nos concitoyens en la matière. Tous les dispositifs présentés dans cette loi ont ceci en commun d’augmenter la surveillance et la répression dans l’espace public, et par conséquent de mettre en péril plusieurs libertés publiques fondamentales, telles que :

« – la liberté d’aller et venir anonymement dans l’espace public ;

« – la liberté et le droit de manifester qui, comme l’exposaient d’ailleurs la Défenseure des droits et la Commission nationale consultative des droits de l’homme, est notamment menacée par le développement des outils de surveillance de masse, tels que les drones, dans le cadre d’un recours démultiplié à la captation d’images qui conduira les populations à s’autocensurer ;

« – en outre, cet usage disproportionné de nouvelles technologies porte atteinte au respect de la vie privée et à la protection des données personnelles comme l’a, à plusieurs reprises, rappelé la Cour européenne des droits de l’homme ;

« – enfin, le dispositif porté par le fameux « article 24 » dans sa rédaction initiale portait atteinte également à la liberté et au droit d’informer. 

« En défendant l’entrée en vigueur de cette loi, le Gouvernement a fait la démonstration de son incapacité à penser la police dans notre démocratie. Depuis des décennies, ont été mises bout à bout plusieurs réformes de la police, sans réévaluer le système de police dans son ensemble, sans poser la question des valeurs, ou encore du contrôle de la police, largement défaillant. »

Après l’alinéa 1, insérer les huit alinéas suivants :

« Le Gouvernement met en place une véritable police de proximité afin de restaurer le lien de confiance entre la police et la population. Au service de l’intérêt général et de la population, la police nationale verra ses missions refondées afin de mieux répondre aux besoins du terrain. Elle développera une culture de l’anticipation et de la prévention grâce à un dialogue constant avec la population et un accueil personnalisé du public.

« La police de proximité aura ainsi recours à de nouveaux modes d’action et d’organisation :

« – Elle reposera sur la territorialisation de l’action policière. La mise en œuvre de la police de proximité s’appuiera sur une stratégie territoriale définie en partenariat avec l’ensemble des acteurs territoriaux ;

« – Elle sera fondée sur l’autonomisation et la polyvalence des agents de police ;

« – Elle prévoira une gestion adaptée des effectifs en fonction des caractéristiques de chaque territoire et afin d’assurer l’égalité entre les territoires ;

« – Elle établira un contact permanent avec la population par un accueil et une aide aux victimes, le soutien aux personnes fragilisées ou vulnérables ;

« – Afin d’anticiper et de prévenir les troubles à l’ordre public, tout en prenant en compte les attentes de la population, dans le cadre de l’article L. 111‑2 du code de la sécurité intérieure, la police nationale formera et encadrera des agents de police de proximité ;

« – Des enseignements seront dispensés à l’ensemble des forces de l’ordre, tant en formation initiale qu’en formation continue, sur la déontologie, l’accueil des victimes et le traitement des actes racistes ou les discriminations. »

Après l’alinéa 2, insérer l’alinéa suivant :

« Une nouvelle loi d’orientation et de programmation du ministère de l’intérieur sera examinée tous les cinq ans par le Parlement. »

À la première phrase de l’alinéa 3, substituer aux mots :

« d’abord »

le mot :

« notamment »

Après l’alinéa 5, insérer l’alinéa suivant :

« La police de proximité passe aussi par la mise en place d’un récépissé lors des contrôles d’identité, afin d’éviter qu’un citoyen ou une citoyenne puisse être contrôlé plusieurs fois par mois par des agents de police. »

À la deuxième phrase de l’alinéa 6, après le mot : 

« sexuelles » 

insérer les mots : 

« , violences liées à une immigration non maîtrisée »

Substituer aux deux dernières phrases de l’alinéa 7 la phrase suivante :

« Mais cette ambition de proximité serait incomplète si les métiers du ministère de l’intérieur n’étaient pas demain plus accessibles à tous, pour donner envie aux jeunes de les rejoindre. »

🖋️ • Rejeté
Roger Vicot
8 nov. 2022

Après l’alinéa 9, insérer l’alinéa suivant :

« L’efficacité résultera également de la mise en œuvre de méthodes de bon sens pour fonder à l’avenir chaque réforme concernant la police ou la gendarmerie. Ainsi, aucune expérimentation ne pourra donner lieu à une généralisation avant la réalisation d’un bilan dont les conclusions positives sont partagées par les acteurs concernés. » 

🖋️ • Rejeté
Sandra Regol
9 nov. 2022

Après l’alinéa 9, insérer l’alinéa suivant :

« Les policiers et gendarmes seront systématiquement et régulièrement formés à la prise en charge de personnes victimes de violences sexuelles ou conjugales. Ces formations feront intervenir différents experts extérieurs au ministère de l’intérieur : sociologues, psychologues, médecins, associations. »

Après l’alinéa 11, insérer les six alinéas suivants :

« Humanité et respect des conventions internationales seront au cœur de la mission du ministère pour ces cinq prochaines années.

« La rétention administrative des enfants et les tests osseux visant à déterminer la minorité seront interdits.

« La France a été condamnée à neuf reprises par la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) pour la rétention administrative de mineurs. Depuis 2012 et la première condamnation de la France, la CEDH souligne que le placement d’enfants mineurs en rétention administrative soulève des questions spécifiques dans la mesure où, qu’ils soient ou non accompagnés, ils sont particulièrement vulnérables et ont besoin d’une prise en charge spécifique. Elle rappelle également régulièrement que l’enfermement d’enfants dans les centres de rétention est un traitement inhumain et dégradant et constitue une violation de l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme au regard de trois critères : l’âge des enfants mineurs, le caractère inadapté des locaux au regard de leurs besoins spécifiques et la durée de leur rétention.

« En outre, le recours aux tests d’âge osseux, compte tenu de leur fiabilité déficiente eu égard à d’importantes marges d’erreur et compte tenu de la dangerosité de ces tests pour les jeunes migrants, ne pourra plus servir de fondement à la détermination de l’âge. En effet, le recours à ces examens aux fins de détermination de l’âge ne respecte pas l’exigence de protection de l’intérêt supérieur de l’enfant, protégé par la Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE, 20 novembre 1989, art. 3‑1).

« Le principe de la prise en compte de l’intérêt de l’enfant devra systématiquement primer sur son origine étrangère. Le droit international rappelle, en effet, que le mineur non accompagné est en premier lieu un enfant qui, à cet égard, bénéficie de droits spécifiques ayant pour finalité d’assurer le respect de sa dignité et, pour ce faire, sa protection. La jouissance des droits énoncés dans la Convention internationale des droits de l’enfant n’est pas limitée aux enfants de l’État partie et doit dès lors impérativement, être accessible à tous les enfants y compris les enfants demandeurs d’asile, réfugiés ou migrants, sans considération de leur nationalité, de leur statut au regard de l’immigration ou de leur apatridie. Les obligations juridiques qui en découlent, comprennent tant des obligations de faire, que des obligations de ne pas faire. L’État a, en effet, la responsabilité de prendre des mesures visant à garantir l’exercice de ces droits sans discrimination, mais également de s’abstenir de prendre certaines mesures attentatoires aux droits de ces enfants.

« La France interdira ainsi le placement des enfants non accompagnés et des familles comprenant un ou plusieurs enfants mineurs en centre de rétention et en zone d’attente. Elle interdira également le recours aux tests osseux pour la détermination de l’âge, en conformité avec ses engagements internationaux. »

I. – À la première phrase de l’alinéa 24, après le mot :

« entreprises », 

insérer les mots : 

« , des personnes morales de droit public ».

II. – En conséquence, à la deuxième phrase du même alinéa, après le mot :

« entreprises »,

procéder à la même insertion.

I. – À la première phrase de l’alinéa 24, après le mot : 

« entreprises », 

insérer les mots : 

« , des établissements d’enseignement supérieur ».

II. – En conséquence, à la deuxième phrase du même alinéa, après le mot :

« entreprises », 

procéder à la même insertion.

🖋️ • Rejeté
Lisa Belluco
9 nov. 2022

I. – À la première phrase de l’alinéa 24, après le mot :

« institutions »,

insérer les mots :

« , dont collectivités et hôpitaux, ».

II. – En conséquence, à la deuxième phrase du même alinéa, après le mot :

« institutions », 

procéder à la même insertion.

III. – En conséquence, compléter la dernière phrase dudit alinéa par les mots : 

« et participeront à la formation des équipes dans les collectivités et hôpitaux ».

Après la première phrase de l’alinéa 24, insérer la phrase suivante :

« Une sensibilisation des Françaises et des Français à ces enjeux sera également organisée, notamment à l’école, afin de permettre une large connaissance populaire des risques liés à la cybercriminalité et des méthodes fréquemment utilisées dans ce domaine. »

Compléter l’alinéa 24 par la phrase suivante :

« Les agents et les élus des collectivités territoriales devront être sensibilisés aux risques que représente la cybercriminalité pour les communes, ainsi qu’être informés des bonnes pratiques à adopter obligatoirement au sein de leurs communes. »

Après l’alinéa 24, insérer l’alinéa suivant :

« Ainsi, sur tout site internet, quel que soit son objet et sa forme, édité par une personne physique ou morale établie en France ou s’adressant à des utilisateurs français, devra figurer le lien permettant d’accéder au dispositif national d’assistance aux victimes d’actes de cybermalveillance, d’observation de la menace et de prévention et sensibilisation des publics aux risques numériques. ».

🖋️ • Rejeté
Lisa Belluco
9 nov. 2022

Après l’alinéa 24, insérer l’alinéa suivant :

« En outre, la protection des personnes qui transmettent à l’ANSSI des informations sur l’existence de vulnérabilités sera renforcée, afin de sécuriser juridiquement les individus qui, de bonne foi, œuvrent à la correction de failles de sécurité informatique. »

Compléter la première phrase de l’alinéa 30 par les mots :

« notamment en menant des campagnes d’information et de recrutement vers les universités, les écoles et les entreprises du domaine cyber »

Après l’alinéa 30, insérer l’alinéa suivant :

« La commande publique dans le domaine du cyber devra être dirigée exclusivement vers des entreprises dont la société mère est établie en France ou dans un État membre de l’Union européenne, afin de favoriser l’écosystème français et européen et éviter tout risque d’espionnage, de vol de données ou de piratage provenant d’un État extra-européen. Il s’agit aussi d’éviter de contracter avec des entreprises soumises à des législations hors Union européenne. »

Compléter l’alinéa 32 par la phrase suivante :

« Parmi les formateurs extérieurs, devront être prévus des personnels des unités cyber de la gendarmerie et des armées en vue de partager le retour d’expériences et favoriser les synergies de travail futures. »

🖋️ • Rejeté
Lisa Belluco
9 nov. 2022

Compléter l’alinéa 32 par la phrase suivante :

« Des formations spécifiques pour les collectivités et les hôpitaux seront mises en place. »

Après l’alinéa 33, insérer l’alinéa suivant :

« Afin d’accompagner et d’adapter la réponse opérationnelle, l’Agence de gestion et de recouvrement des avoirs saisis et confisqués mène des actions de formation régulière à destination des magistrats et notamment des juges des libertés et de la détention, ainsi qu’à destination des services de police judiciaire. »

Après l’alinéa 33, insérer l’alinéa suivant :

« Une base de données sera mise en place afin d’assurer la traçabilité des actifs saisis puis confisqués, partagée entre l’Agence de gestion et de recouvrement des avoirs saisis et confisqués, les juridictions et les services d’enquête. »

Après l’alinéa 33, insérer l’alinéa suivant :

« Afin d’accompagner et d’adapter la réponse opérationnelle, l’Agence de gestion et de recouvrement des avoirs saisis et confisqués doit augmenter ses effectifs pour lutter efficacement contre la montée de la cybercriminalité. »

Après l’alinéa 33, insérer l’alinéa suivant :

« Enfin, le ministère de l’intérieur amorce une réflexion portant sur les risques spécifiques aux jeux en ligne. À cet effet, il prépare une modernisation de la réglementation applicable aux jeux en ligne et aux casinos. En particulier, il évalue la pertinence d’autoriser, dans les communes comportant un établissement de l’Institut français du cheval et de l’équitation, et ayant une attractivité particulière liée à l’organisation de course ou de concours hippiques au rayonnement national ou international, la possibilité d’assouplir les règles permettant la création de casinos. »

Après l’alinéa 33, insérer l’alinéa suivant :

« Enfin, le ministère de l’intérieur amorce une réflexion portant sur les risques spécifiques aux jeux en ligne. À cet effet, il prépare une modernisation de la réglementation applicable aux jeux en ligne et aux casinos. En particulier, il évalue la pertinence d’autoriser, dans les communes comportant un établissement de l’Institut français du cheval et de l’équitation, et ayant une attractivité particulière liée à l’organisation de course ou de concours hippiques au rayonnement national ou international, la possibilité d’assouplir les règles permettant la création de casinos. »

Compléter l’alinéa 37 par la phrase suivante :

« De plus, un effort particulier sera consacré à la formation d’enquêteurs « N-tech » »

Supprimer les deux dernières phrases de l’alinéa 38.

Compléter l’alinéa 44 par la phrase suivante :

« Afin de garantir un niveau de sécurité suffisant de l’outil FranceConnect, une veille de cybersécurité sera assurée quotidiennement pour prévenir d’éventuelles attaques informatiques et garantir en permanence un très bon degré de protection. »

Après l’alinéa 44, insérer les deux alinéas suivants :

« Le ministère de l’intérieur lance la réflexion sur le vote par correspondance, voire une expérimentation accompagnée des garanties s’y attachant. Il s’agit ainsi de répondre à la difficulté de la mobilité, à celle de trouver une personne destinataire de la procuration et d’offrir une possibilité de vote qui reste confidentielle.

« Une commission de vote par correspondance est créée pour examiner cette voie de proximité et de simplification, par ailleurs de nature à lutter contre l’absentéisme. »

Après l’alinéa 45, insérer l’alinéa suivant :

« Pour chaque procédure dématérialisée, un guichet doit être maintenu pour accueillir physiquement les personnes qui ne souhaitent pas effectuer des démarches en ligne. »

Rédiger ainsi l’alinéa 46 :

« Le recours croissant aux téléprocédures ne suppose pas la suppression des démarches en présentiel à un guichet, dans un besoin d’accompagnement des usagers. L’ouverture des espaces FranceConnect ne suppose pas la fermeture des guichets des services publics. »

Compléter l’alinéa 46 par la phrase suivante :

« Pour chaque procédure dématérialisée envisagée, un accueil physique sera maintenu en parallèle afin d’accompagner les personnes qui ne peuvent pas effectuer les démarches en ligne. »

Supprimer la première phrase de l’alinéa 47.


Après la deuxième phrase de l’alinéa 47, insérer la phrase suivante :

« Par ailleurs, une attention particulière sera portée aux habitants des territoires ruraux afin que ceux-ci puissent bénéficier d’un accompagnement physique effectif. »

Après l’alinéa 47, insérer l’alinéa suivant :

« En outre-mer, le recrutement des équipes d’accueil et des agents placés au sein des espaces France services et des points d’accueil numérique est assujetti à la maîtrise, outre du français, d’au moins une des langues locales majoritaires. »

🖋️ • Rejeté
Davy Rimane
9 nov. 2022

Après l’alinéa 47, insérer l’alinéa suivant :

« En outre-mer, le recrutement des équipes d’accueil et des agents placés au sein des espaces France services et des points d’accueil numérique est assujetti à la maîtrise, outre du français, d’au moins une des langues locales majoritaires. »

🖋️ • Rejeté
Davy Rimane
9 nov. 2022

Après l’alinéa 47, insérer l’alinéa suivant :

« Sans méconnaître les principes constitutionnels d’indivisibilité de la République et d’usage officiel de la langue française, l’État garantit dans les territoires d’outre-mer la possibilité que le recrutement des équipes d’accueil et des agents placés au sein des espaces France services et des points d’accueil numérique puisse tenir compte de la maîtrise, outre du français, des langues locales majoritaires. »

Supprimer l’alinéa 49.

I. – Après la deuxième phrase de l’alinéa 49, insérer la phrase suivante :

« L’objectif de doter chaque fonctionnaire de police d’une caméra-piéton d’ici la fin de 2022 et chaque véhicule d’ici à 2023 doit être atteint. »

II. – En conséquence, au début de la troisième phrase du même alinéa, substituer aux mots :

« Celle-ci »

les mots :

« Cette mise à disposition »

🖋️ • Rejeté
Sandra Regol
9 nov. 2022

Après l’alinéa 60, insérer l’alinéa suivant : 

« Le traitement des images recueillies par des logiciels de reconnaissance faciale est interdit. »

I. – À la première phrase de l’alinéa 61, après la première occurrence du mot :

« État »,

insérer les mots :

« , les collectivités territoriales ».

II. – En conséquence, compléter la même première phrase du même alinéa par les mots :

« , en concertation avec les financeurs »

I. – À la première phrase de l’alinéa 61, après la première occurrence du mot :

« État »,

insérer les mots :

« , les collectivités territoriales ».

II. – En conséquence, compléter la même première phrase du même alinéa par les mots :

« , en concertation avec les financeurs »

I. – À la première phrase de l’alinéa 61, après la première occurrence du mot :

« État »,

insérer les mots :

« , les collectivités territoriales ».

II. – En conséquence, compléter la même première phrase du même alinéa par les mots :

« , en concertation avec les financeurs »

I. – À la première phrase de l’alinéa 61, après la première occurrence du mot :

« État »,

insérer les mots :

« , les collectivités territoriales ».

II. – En conséquence, compléter la même première phrase du même alinéa par les mots :

« , en concertation avec les financeurs »

I. – À la première phrase de l’alinéa 61, après la première occurrence du mot :

« État »,

insérer les mots :

« , les collectivités territoriales ».

II. – En conséquence, compléter la même première phrase du même alinéa par les mots :

« , en concertation avec les financeurs »

I. – À la première phrase de l’alinéa 61, après la première occurrence du mot :

« État »,

insérer les mots :

« , les collectivités territoriales ».

II. – En conséquence, compléter la même première phrase du même alinéa par les mots :

« , en concertation avec les financeurs »

I. – À la première phrase de l’alinéa 61, après la première occurrence du mot :

« État »,

insérer les mots :

« , les collectivités territoriales ».

II. – En conséquence, compléter la même première phrase du même alinéa par les mots :

« , en concertation avec les financeurs »

I. – À la première phrase de l’alinéa 61, après la première occurrence du mot :

« État »,

insérer les mots :

« , les collectivités territoriales ».

II. – En conséquence, compléter la même première phrase du même alinéa par les mots :

« , en concertation avec les financeurs »

I. – À la première phrase de l’alinéa 61, après la première occurrence du mot :

« État »,

insérer les mots :

« , les collectivités territoriales ».

II. – En conséquence, compléter la même première phrase du même alinéa par les mots :

« , en concertation avec les financeurs »

I. – À la première phrase de l’alinéa 61, après la première occurrence du mot :

« État »,

insérer les mots :

« , les collectivités territoriales ».

II. – En conséquence, compléter la même première phrase du même alinéa par les mots :

« , en concertation avec les financeurs »

I. – À la première phrase de l’alinéa 61, après la première occurrence du mot :

« État »,

insérer les mots :

« , les collectivités territoriales ».

II. – En conséquence, compléter la même première phrase du même alinéa par les mots :

« , en concertation avec les financeurs »

I. – À la première phrase de l’alinéa 61, après la première occurrence du mot :

« État »,

insérer les mots :

« , les collectivités territoriales ».

II. – En conséquence, compléter la même première phrase du même alinéa par les mots :

« , en concertation avec les financeurs »

I. – À la première phrase de l’alinéa 61, après la première occurrence du mot :

« État »,

insérer les mots :

« , les collectivités territoriales ».

II. – En conséquence, compléter la même première phrase du même alinéa par les mots :

« , en concertation avec les financeurs »

I. – À la première phrase de l’alinéa 61, après la première occurrence du mot :

« État »,

insérer les mots :

« , les collectivités territoriales ».

II. – En conséquence, compléter la même première phrase du même alinéa par les mots :

« , en concertation avec les financeurs »

I. – À la première phrase de l’alinéa 61, après la première occurrence du mot :

« État »,

insérer les mots :

« , les collectivités territoriales ».

II. – En conséquence, compléter la même première phrase du même alinéa par les mots :

« , en concertation avec les financeurs »

I. – À la première phrase de l’alinéa 61, après la première occurrence du mot :

« État »,

insérer les mots :

« , les collectivités territoriales ».

II. – En conséquence, compléter la même première phrase du même alinéa par les mots :

« , en concertation avec les financeurs »

À la dernière phrase de l’alinéa 61, après le mot :

« Corse », 

insérer les mots : 

« , la Toscane ».

Après l’alinéa 61, insérer l’alinéa suivant :

« L’État engagera une réflexion en partenariat avec la collectivité de Corse afin de déployer une nouvelle base pour les Canadair en Haute-Corse. »

Après l’alinéa 61, insérer l’alinéa suivant :

« La démarche de renforcement et de redéploiement de moyens pour les forces de sécurité et de secours prévue par la présente loi de programmation ne saurait se faire au détriment de certains territoires, notamment les territoires insulaires et ultramarins. »

I. – À la première phrase de l’alinéa 62, après la première occurrence du mot :

« favorisant »,

insérer les mots : 

« le choix de matériels nationaux, ».

II. – En conséquence, à la même phrase du même alinéa, supprimer la seconde occurrence des mots :

« en favorisant ».

🖋️ • Rejeté
Lisa Belluco
9 nov. 2022

Rédiger ainsi l’alinéa 65 :

« Cette mesure concerne la police nationale, la gendarmerie nationale, la sécurité civile, l’administration territoriale de l’État, notamment les préfectures (gestion de crise, suivi et gestion des troubles à l’ordre public) et les collectivités territoriales. »

Compléter l’alinéa 69 par la phrase suivante : 

« Le système d’alerte et d’information des populations prévoit le maintien des sirènes municipales comme principal vecteur de la diffusion de l’alerte. »

Après l’alinéa 69, insérer l’alinéa suivant :

« Ce projet s’accompagne d’un plan de mise à niveau des moyens matériels nécessaires pour l’ensemble des centres de sécurité civile du territoire, afin d’assurer leur bon fonctionnement et une capacité optimale de réactivité en cas d’alertes incendie. »

À la première phrase de l’alinéa 83, après le mot :

« télétravail »

insérer les mots : 

« salaires dignes, limitation du temps de travail, contrats à durée indéterminée ».

Compléter l’alinéa 83 par les deux phrase suivantes :

« Une enveloppe budgétaire dédiée est spécifiquement allouée à la réinternalisation des compétences numériques. Afin de répondre aux exigences de rémunération du secteur, cette enveloppe ne pourra être inférieure à 21 millions d’euros. »

Après l’alinéa 84, insérer l’alinéa suivant :

« La formation aux premiers secours, de type « Prévention et secours civique de niveau 1 », est assurée pour l’ensemble des agents du ministère de l’intérieur. Son renouvellement leur est proposé tous les deux ans. »

À la première phrase de l’alinéa 88, après la première occurrence du mot :

« français »,

insérer les mots :

« de l’ensemble du territoire national ».

Supprimer la deuxième phrase de l'alinéa 88.

🖋️ • Rejeté
Sandra Regol
9 nov. 2022

Après l’alinéa 88, insérer l’alinéa suivant :

« Concernant ces partenariats industriels, le ministère s’engagera dans une démarche proactive d’enquête auprès de ces entreprises afin de s’assurer qu’aucun de ses contractants ne soit impliqué, de près ou de loin, dans des activités contraires aux droits de l’homme, comme la fourniture d’équipements de surveillance ou de répression à des dictatures par exemple. »

Après l’alinéa 95, insérer l’alinéa suivant :

« La brutalisation des rapports police-population, particulièrement dans les quartiers, appelle des signaux forts. Alors que la police de proximité permettrait de retisser le lien social abimé depuis tant d’années, la logique de confrontation, de raids dans les cités populaires et de recherche du flag sans discernement pour flatter les statistiques ministérielles a achevé de discréditer les brigades anticriminalité. Coupables de nombreuses violences illégitimes et porteuses d’une vision stigmatisante d’une partie de notre jeunesse, sans compter le plus souvent le fait de nourrir une idéologie extrémiste qui mine nos services de sécurité publique, les brigades anticriminalité sont devenus anachroniques et porteuses de plus de désordres que ceux qu’elles ont vocation à combattre. Leur démantèlement est demandé. »

À l’alinéa 96, après le mot :

« doublée »,

insérer les mots :

« , en particulier pour les missions visant à protéger les Français contre la criminalité et la délinquance, ».

🖋️ • Rejeté
Roger Vicot
8 nov. 2022

À l’alinéa 96, après la seconde occurrence du mot : 

« gendarmes »

 insérer les mots :

« , ce qui suppose que ces recrutements se fassent en plus de ceux visant à remplacer les départs en retraite notamment »

Après l’alinéa 96, insérer l’alinéa suivant :

« Ce doublement de la présence sur le terrain s’effectuera pour lutter principalement contre les atteintes aux personnes et aux biens. »

Après la première phrase de l’alinéa 97, insérer la phrase suivante :

« Le découpage des compagnies de gendarmerie fera l’objet d’une révision dans tous les départements afin de vérifier leur parfaite adéquation aux besoins des territoires. »

À la fin de la dernière phrase de l’alinéa 97, supprimer les mots : 

« et à une réorganisation de la police nationale par filières ».

Compléter la dernière phrase de l’alinéa 97 par les mots : 

« en dehors des services de la direction centrale de la police judiciaire. »

À la première phrase de l’alinéa 98, substituer aux mots :

« sera adaptée »,

les mots :

« et le découpage des compagnies de gendarmerie seront adaptés ». 

À la seconde phrase de l’alinéa 98, supprimer les mots :

« associations départementales de ». 

Supprimer l’alinéa 99.

À l’alinéa 99, substituer aux mots :

« après consultation »,

les mots :

« avec concertation ».

Compléter l’alinéa 99 par la phrase suivante :

« Ces protocoles de coopération tiendront compte des dispositifs existants déjà à l’échelon communal et intercommunal au sein de chaque département, les conseils locaux de sécurité et de prévention de la délinquance ainsi qu’avec les conseils intercommunaux de sécurité et de prévention de la délinquance, et veilleront particulièrement à ne pas se substituer à eux, ce faisant, en privilégiant l’amélioration de ces dispositifs lorsque nécessaire plutôt que par la création de nouveaux protocoles à l'échelon départemental. »

Compléter la première phrase de l’alinéa 100 par les mots :

« et notamment par la police municipale ».

Après l’alinéa 100, insérer l’alinéa suivant :

« L’amélioration des rapports police-population passe également par le démantèlement de la brigade anticriminalité dont le fonctionnement opaque et les agissements illégaux nourrissent un ressentiment légitime des citoyens à l’égard de certains policiers. »

Supprimer l’alinéa 101.

 

Supprimer l’alinéa 101.

Rédiger ainsi l’alinéa 101 :

« De meilleures possibilités de promotion interne seront ouvertes aux agents les plus méritants. Le concours externe doit demeurer la voie normale de recrutement au sein de la police nationale. Il ne saurait être question d’introduire une procédure de sélection reposant sur un autre dispositif, notamment tiré du principe dit de discrimination positive . »

I. – À la fin de la première phrase de l’alinéa 101, substituer aux mots :

« aussi leur ressembler : si les agents du ministère de l’intérieur sont représentatifs de tous les milieux sociaux, il n’en est pas de même de la diversité de la population »

les mots :

« pouvoir évoluer dans leur carrière. »

II. – En conséquence, supprimer la deuxième phrase du même alinéa.

I. – À la fin de la première phrase de l’alinéa 101, supprimer les mots :

« , mais qui doivent aussi leur ressembler : si les agents du ministère de l’intérieur sont représentatifs de tous les milieux sociaux, il n’en est pas de même de la diversité de la population »

II. – En conséquence, à la fin de la deuxième phrase du même alinéa, substituer aux mots :

« refondus pour élargir le recrutement » 

le mot :

« modernisés ».

I. – À la première phrase de l’alinéa 101, après la deuxième occurrence du mot :

« les »,

insérer les mots :

« candidats aux postes d’ ».

II. – En conséquence, à la fin de la deuxième phrase du même alinéa, substituer aux mots :

« élargir le recrutement »

les mots :

« diversifier les candidatures ».

 

Supprimer la dernière phrase de l'alinéa 102.

Supprimer la dernière phrase de l'alinéa 102.

À la fin de la dernière phrase de l’alinéa 102, substituer aux mots :

« les sanctions seront alourdies »

les mots :

« ils seront sanctionnés ».

🖋️ • Rejeté
Sandra Regol
9 nov. 2022

Après l'alinéa 102, insérer l’alinéa suivant :

« Afin de prévenir de bavures policières ou d’accidents mortels lors des interpellations policières, le Gouvernement prend des mesures visant à interdire définitivement les techniques d’immobilisation qui auraient pour effet d’entraver les voies respiratoires, telles que le pliage, la clé d’étranglement et le placage ventral. »

🖋️ • Rejeté
Sandra Regol
9 nov. 2022

Après l’alinéa 102, insérer l’alinéa suivant :

« Dans un souci de transparence et d’exemplarité, le ministère de l’intérieur récoltera, analysera et publiera les statistiques relatives aux opérations de contrôle de la population, notamment par zone géographique et par classe d’âge. »

🖋️ • Rejeté
Sandra Regol
9 nov. 2022

Après l’alinéa 102, insérer l’alinéa suivant :

« Le devoir de réserve n’est pas opposable aux agents des forces de l’ordre ayant signalé ou divulgué des informations portant sur un crime, un délit, une menace ou un préjudice pour l’intérêt général dans le cadre de leurs activités professionnelles. Ils n’ont pas à s’adresser prioritairement à leur hiérarchie pour divulguer de telles informations. »

🖋️ • Rejeté
Sandra Regol
9 nov. 2022

Après l’alinéa 102, insérer l’alinéa suivant : 

« Une plateforme unique de signalement des manquements à la déontologie, commune au Défenseur des droits, à l’Inspection générale de la police nationale et à l’Inspection générale de la gendarmerie nationale sera mise en place pour faciliter les signalements. »

Compléter l’alinéa 104 par les mots :

« , en priorité dans les territoires ayant un taux de chômage supérieur à la moyenne nationale ».

🖋️ • Rejeté
Julien Odoul
9 nov. 2022

Compléter la deuxième phrase de l’alinéa 105 par les mots :

« , notamment à destination des communes de moins de 100 000 habitants. »

🖋️ • Rejeté
Julien Odoul
9 nov. 2022

Compléter la deuxième phrase de l’alinéa 105 par les mots :

« , notamment à destination des communes de moins de 20 000 habitants. »

🖋️ • Rejeté
Julien Odoul
9 nov. 2022

Compléter la deuxième phrase de l’alinéa 105 par les mots :

« , notamment à destination des communes de moins de 10 000 habitants. »

🖋️ • Rejeté
Sandra Regol
9 nov. 2022

I. – Au début de la dernière phrase de l’alinéa 105, ajouter les mots :

« Cette utilisation de la vidéoprotection pourra être évaluée par le monde universitaire, aussi bien dans ses finalités que dans sa mise en œuvre ou que dans son aspect relatif aux respects des libertés publiques, à qui il sera garanti un accès aux données et aux documents nécessaires. C’est pourquoi, à ce sujet, mais également pour le reste de ses activités, ».

II. – En conséquence, à la même phrase du même alinéa, supprimer le mot :

« également ».

I. – Au début de la dernière phrase de l’alinéa 105, ajouter les mots :

« Cette utilisation de la vidéoprotection pourra être évaluée par le monde universitaire, aussi bien dans ses finalités que dans sa mise en œuvre ou que dans son aspect relatif aux respects des libertés publiques, à qui il sera garanti un accès aux données et aux documents nécessaires. C’est pourquoi, à ce sujet, mais également pour le reste de ses activités, ».

II. – En conséquence, à la même phrase du même alinéa, supprimer le mot :

« également ».

Compléter l’alinéa 106 par la phrase suivante :

« Ces nouveaux moyens devront, dans la mesure du possible et dans le respect des règles de la commande publique, donner priorité aux prestataires et aux industriels français des secteurs concernés. »

Après l’alinéa 106, insérer les trois alinéas suivants :

« Le management à la performance ne doit plus avoir lieu dans le cadre de la réalisation des missions du service public de la police, car il est le cœur de ce système pervers qui fait perdre le sens du métier et retire aux policiers leur capacité de discernement.

« L’activité policière continuera d’être quantifiée à des fins statistiques, nécessaire pour rendre compte de son activité.

« Le ministère de l’intérieur établit un plan budgétaire afin de supprimer les primes liées à la politique du chiffre, et d’examiner les possibilités d’augmentation des traitements pour les agents concernés si leur situation s’avère se dégrader de manière trop importante. »

Après l’alinéa 106, insérer les treize alinéas suivants :

« 2.1.A. Une police nationale de proximité au service de la population 

« Intégrer la police municipale à la nationale et démanteler les Brigades anti-criminalité

« Cette conception de la police permet d’enrichir le travail des agents et de renforcer son lien avec la population, en l’orientant vers des missions de tranquillité publique. Nous voulons des « gardiens de la paix », pas des « forces de l’ordre ». 

« La police municipale est intégrée à la police de proximité après une formation de quelques mois. Les communes continuent d’avoir à leur charge les agents de surveillance de la voie publique et les gardes champêtres. 

« La police de proximité est donc organisée selon les principes suivants : 

« – Sous l’autorité fonctionnelle du maire pour organiser l’activité quotidienne, et sous l’autorité hiérarchique du préfet pour la gestion de la carrière, de la paye, ou encore des mutations. 

« – Les objectifs politiques sont fixés par les comités locaux de sécurité et de prévention de la délinquance qui voient leurs moyens renforcés. Ils bénéficient régulièrement d’un diagnostic local de sécurité pris en charge par l’État.

« – Les policiers sont affectés à des aires géographiques à taille humaine. Ainsi, les policiers connaissent mieux leur secteur d’intervention et les habitants, et les habitants connaissent et côtoient les mêmes policiers. Des conventions avec les bailleurs sont passées afin de leur faciliter l’accès à un hébergement proche de leur affectation.

« – Les policiers de proximité ont pour objectif la tranquillité publique et utilisent tous les outils de désescalade à leur disposition. Discuter avec les commerçants ou à la sortie des écoles est encouragé. L’essentiel des effectifs n’a plus d’arme létale, et les techniques dangereuses de pliage, de plaquage ventral et de clé d’étranglement sont interdites.

« – Le contrôle citoyen est renforcé en permettant la présence de tout habitant qui le souhaite à au moins une réunion annuelle du comité local de sécurité et de prévention de la délinquance. Les policiers de proximité affectés au secteur sont tous présents lors de cette réunion, ainsi que les services de la préfecture, du parquet, et tous les autres partenaires publics et privés habituels. La police nationale de proximité est composée de 40 000 femmes et hommes portant l’uniforme. La Direction centrale de la sécurité publique est transformée en Direction centrale de la police de proximité. Pour ce faire les objectifs sont de : 

« – Démanteler les Brigades anti-criminalité : environ 7 000 agentss (5 000 en région, 2 000 à la préfecture de police de Paris) 

« – Intégrer les polices municipales à la police nationale : environ 24 000 policières et policiers municipaux 

« – Redéployer des effectifs : La police de proximité n’aura pas vocation à faire des enquêtes judiciaires, sauf pour les gardes champêtres, qui deviendront des gardes environnementaux : nous proposons d’en recruter sur tout le territoire et notamment en ville. Leurs prérogatives dans le domaine du code de l’environnement doivent permettre de lutter efficacement pour la préservation de l’environnement et de la biodiversité, en lien avec l’autorité judiciaire. »

À la fin de l’alinéa 112, substituer aux mots :

« maire de la commune siège et le président de l’intercommunalité siège soient préalablement consultés »

les mots :

« conseil municipal de la commune siège soit préalablement consulté. »

À l’alinéa 112, après la seconde occurrence du mot : 

« siège »

insérer les mots : 

« ainsi que les parlementaires ». 

Compléter l’alinéa 112 par la phrase suivante : 

« Il en ira de même pour le député de la circonscription concerné. »

À la fin de l’alinéa 112, substituer aux mots :

« soient préalablement consultés »

les mots : 

« aient rendu une délibération en conseil municipal »

Compléter l’alinéa 112 par la phrase suivante : 

« Le conseil communautaire devra lui aussi être consulté pour avis, si ce dernier exerce la compétence relative aux dispositifs locaux de prévention de la délinquance au titre de l’article L. 132‑13 du code de la sécurité intérieure. »

Compléter l’alinéa 112 par la phrase suivante :

« Le président du conseil départemental est également appelé à formuler un avis simple mais obligatoire sur la fermeture d’un commissariat d’une des communes relevant de sa compétence territoriale. »

I. – Compléter la première phrase de l’alinéa 113 par les mots :  

« implantées grâce à des créations nettes d’emplois venant renforcer des brigades déjà existantes, sans déplacements d’effectifs ». 

II. – En conséquence, compléter la troisième phrase du même alinéa par les mots :

« et d’intervenir plus rapidement dans les milieux ruraux, sur des zones plus isolés géographiquement »

 

I. – Compléter la première phrase de l’alinéa 113 par les mots :  

« implantées grâce à des créations nettes d’emplois venant renforcer des brigades déjà existantes, sans déplacements d’effectifs ». 

II. – En conséquence, compléter la troisième phrase du même alinéa par les mots :

« et d’intervenir plus rapidement dans les milieux ruraux, sur des zones plus isolés géographiquement »

 

Compléter l’alinéa 113 par la phrase suivante :

« Ces nouvelles brigades fixes ou mobiles seront implantées grâce à des créations nettes d’emplois. »

 

Compléter l’alinéa 114 par les mots :

« consultés après un premier choix d’emplacements possibles effectué par la direction générale de la gendarmerie nationale. »

Après l’alinéa 119, insérer l’alinéa suivant :

« L’accès à la catégorie B sera ouvert aux gardes champêtres. Le Gouvernement s’engage à cette harmonisation des statuts des agents qui composent la police municipale d’ici 2024. »

🖋️ • Rejeté
Julien Odoul
9 nov. 2022

Après l’alinéa 119, insérer l’alinéa suivant :

« En matière d’ordre public dans les gares ferroviaires et routières, 5000 gardes de sécurité armés seront recrutés pour assurer le maintien de l’ordre et la sécurité dans ce lieu public hautement exposé à la délinquance. » 

🖋️ • Rejeté
Julien Odoul
9 nov. 2022

Après l’alinéa 119, insérer l’alinéa suivant :

« En matière d’ordre public dans les gares ferroviaires et routières, 3000 gardes de sécurité armés seront recrutés pour assurer le maintien de l’ordre et la sécurité dans ce lieu public hautement exposé à la délinquance. » 

 

Compléter l’alinéa 120 par les mots :

« , ainsi que ceux relatifs aux besoins de recrutement au regard des nécessités sécuritaires locales. »

Après l’alinéa 120, insérer l’alinéa suivant :

« Les maires seront tenus informés annuellement des effectifs déployés sur leur territoire et des critères objectivés conduisant à la répartition des forces de l’ordre sur le territoire national. »

Après l’alinéa 120, insérer l’alinéa suivant :

« Les maires seront tenus informés annuellement des effectifs déployés sur leur territoire et des critères objectivés conduisant à la répartition des forces de l’ordre sur le territoire national. »

🖋️ • Rejeté
Roger Vicot
9 nov. 2022

Après l’alinéa 120, insérer l’alinéa suivant :

« Dans les trois mois suivant la promulgation de cette loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport précisant le nombre des personnels interdit de voie publique ainsi que les fonctions qui leur sont conférées. »

Après l’alinéa 120, insérer l’alinéa suivant :

« Conformément à l’article 17 de la loi n° 2021-646 du 25 mai 2021 pour une sécurité globale préservant les libertés, l’arrêté qui doit fixer les caractéristiques et les normes de la carte professionnelle, de la tenue, de la signalisation des véhicules de service et des types d'équipement dont sont dotés les gardes champêtres, afin qu’ils fassent l’objet d'une identification commune de nature à n'entraîner aucune confusion avec ceux utilisés par la police nationale et la gendarmerie nationale, sera publié dans le courant du premier trimestre 2023. »

🖋️ • Rejeté
Sandra Regol
9 nov. 2022

Après l’alinéa 120, insérer l’alinéa suivant :

« Dans un souci d’efficacité de la gestion et du contrôle des collectes des déchets et des déchets sauvages, il convient d’élargir le périmètre des agents pouvant être assermentés en matière de police des déchets, tel que prévu à l’article L. 541‑44 du code de l’environnement. Par dérogation à cet article, et sans pour autant en modifier les dispositions, il paraît nécessaire d’opérer un transfert de certains pouvoirs de police administrative spéciale des maires aux présidents d’intercommunalité. En effet, de nombreuses prérogatives en matière de collecte des déchets, habitats, et environnement sont prévues à l’échelle intercommunale et non municipale. Il serait donc cohérent que les décisions de police administrative soient prises à cette même échelle. Il convient donc de permettre au président d’intercommunalité de missionner des agents spécialement assermentés pour rechercher et constater les infractions en matière de collecte des déchets et de déchets sauvages. »

🖋️ • Rejeté
Sandra Regol
9 nov. 2022

Après l’alinéa 120, insérer l’alinéa suivant :

« Aux fins de constater les infractions prévues à l’article 24 du code de procédure pénale, il serait utile de permettre aux gardes champêtres de recourir aux appareils photographiques, mobiles ou fixes. Ces appareils photographiques ne pourraient être disposés que dans des lieux ouverts tels les bois, les forêts ou les propriétés comportant des bâtiments qui ne sont pas à usage de domicile sous réserve d’avoir obtenu l’accord préalable du ou des propriétaires concernés et après en avoir informé le procureur de la République, qui peut s’y opposer. Les clichés photographiques obtenus dans le cadre d’un constat d’infraction seront conservés conformément aux dispositions prévues par le code de procédure pénale. »

🖋️ • Rejeté
Sandra Regol
9 nov. 2022

Après l’alinéa 120, insérer l’alinéa suivant :

« Dans un souci de meilleure éducation et formation de nos citoyens au respect de la nature, il convient de développer et de généraliser au niveau national la présence des gardes champêtres, tels qu’ils existent sous le nom de Brigade Verte, dans les départements du Haut-Rhin et du Bas-Rhin, depuis 1989. Sur la base de l’article 44 de la loi n° 88‑13 du 5 janvier 1988 d’amélioration de la décentralisation du 5 janvier 1988, les groupements de collectivités réunies dans un syndicat mixte, vont œuvrer pour le développement et la mise en commun de gardes champêtres compétents sur l’ensemble du territoire des communes constituant le groupement. En plus de leurs prérogatives prévues par la loi, leurs périmètres de compétence et d’intervention seront élargis aux domaines de la ruralité et de l’environnement. Un tel dispositif constituera une garantie de la protection des milieux naturels, de la faune et de la flore sauvage sur les territoires des communes qu’il couvre, contribuant à réduire drastiquement les incivilités dans les milieux naturels. »

Après l’alinéa 124, insérer les six alinéas suivants :

« 2.1.3. La prévention spécialisée, maillon essentiel pour éviter la délinquance

« Le renforcement des politiques de prévention est indispensable et complémentaire aux missions des policiers et gendarmes, car elles permettent d’éviter les mises en danger sociales, économiques, scolaires ou urbaines. Elles ont pour premier objectif de bloquer à la racine les parcours délinquants. La prévention suppose de renforcer les formations des professionnels, leur nombre et leur déploiement sur l’ensemble du territoire, à commencer par la multiplication des cellules de veille de mineurs entre les différents acteurs. Elle se base sur une démarche bienveillante et sur l’accueil généraliste et spécialisé des adolescents, en lien avec leur âge et leur maturité, en portant une attention particulière aux ressorts liés à l’entrée en trafic. Il est proposé :

« • Un plan de recrutement d’éducateurs spécialisés et d’éducateurs de rue dans les clubs de prévention, en lien avec les conseils départementaux ;

« • D’affirmer la prise en charge inconditionnelle et le secret professionnel garantissant la relation de confiance avec l’éducateur ;

« • D’assurer la coordination entre acteurs de la prévention et police dans le respect des prérogatives de chacun ;

« • D’assurer le lien avec la protection judiciaire de la jeunesse et le service pénitentiaire d’insertion et de probation. »

À la seconde phrase de l’alinéa 133, supprimer les mots :

« de la lourdeur de la procédure pénale, ».

 



Supprimer l'alinéa 138.

Compléter l’alinéa 138 par les quatre phrases suivantes : 

« Afin de mieux former les réservistes à leur mission notamment sur la voie publique, leur temps de formation sera augmenté. Ainsi, les réservistes de la police nationale suivront une formation de trois semaines en école de police. Les réservistes de la gendarmerie nationale suivront une formation de trois semaines de préparation militaire gendarmerie. Par ailleurs, cette formation pourra être complétée par un module de deux semaines permettant l’obtention de la qualification d’agents de police judiciaire adjoints. »

Après l’alinéa 138, insérer l'alinéa suivant : 

« Les réservistes opérationnels sont reconnaissables dans l’espace public par un signe distinctif. »

Après l’alinéa 138, insérer l’alinéa suivant : 

« La réserve opérationnelle de deuxième niveau de la gendarmerie nationale RO2 ou RO21 sera régulièrement convoquée et dotée d’une doctrine d’emploi assortie, au besoin, d’équipements supplémentaires. »

Supprimer les alinéas 139 à 142.

Supprimer l'alinéa 139. 

Substituer aux alinéas 141 et 142 les quatre alinéas suivants :

« Seront sanctuarisés dans la loi, deux univers distincts : d’un côté la police en tenue, celle de la tranquillité publique et de la proximité, de l’autre la police en civil, celle de l’investigation et de la sûreté. Ainsi il y aura une séparation des pouvoirs entre ce qui vient de l’exécutif, et ce qui vient de l’autorité judiciaire. Il faut remettre en place un recrutement dédié pour intégrer la filière d’investigation avec les corps d’enquêteur et d’inspecteur de police.

« En outre, la police judiciaire sera progressivement rattachée à l’autorité judiciaire en cohérence avec ce que nous proposons pour réformer l’institution judiciaire. Pour cela, il sera nécessaire de :

« 1° Augmenter les effectifs de la police judiciaire de 6000 agent ; 

« 2° Transférer progressivement les effectifs de la police judiciaire à la magistrature, en commençant par les offices centraux. »

Substituer aux alinéas 139 à 142 les quatre alinéas suivants :

« 2.3.2. A Le rattachement de la police judiciaire

« L’indépendance de la justice et la garantie de l’égalité des citoyens devant la loi ne sauraient être effectives sans officiers de police judiciaire (OPJ) en capacité d’accomplir les missions qui leur sont confiées et sans risque d’intrusion du pouvoir exécutif dans les procédures pénales.

« Afin de garantir l’indépendance de la police judiciaire et de ses agents, la qualité d’officier de police judiciaire (OPJ) est attribuée à certains de ces agents par le ministère de la Justice.

« Les unités de police judiciaire sont rattachées à chaque juridiction et placées sous l’autorité fonctionnelle du parquet, du juge d’instruction ou des juges qui leur confient des missions de police judiciaire. Le procureur de la République et le doyen des juges d’instruction sont associés à la gestion administrative de ces unités de police judiciaire. »

Rédiger ainsi l’alinéa 139 :

« Les heures supplémentaires pourront faire l’objet d’une compensation financière ou de récupérations, au choix des policiers. »

Rédiger ainsi la première phrase de l’alinéa 139 :

« Afin de concilier les nécessités de service et le nécessaire repos accordé aux forces de l’ordre, l’objectif sera de tendre vers une répartition égale entre la compensation financière des heures supplémentaires et la compensation sous forme de récupérations. »

Après l’alinéa 139, insérer l’alinéa suivant :

« Une réflexion sera engagée sur la limitation de la durée maximale des vacations des policiers de la sécurité publique qui passerait de 12 à 8 heures. »

Après l’alinéa 139, insérer l’alinéa suivant :

« Une réflexion sera engagée sur la limitation de la durée maximale des vacations des policiers de la sécurité publique qui passerait de 12 à 8 heures. »

Supprimer les alinéas 141 et 142.

Supprimer l’alinéa 141.

Substituer aux alinéas 141 et 142 l’alinéa suivant : 

« La dérive sécuritaire du pouvoir fragilise les directeurs centraux de la police nationale. Soumis à la pression politique, ils sont enfermés dans un tête-à-tête aliénant avec leur ministre de tutelle qui leur impose le plus souvent son calendrier électoral. Afin de les soustraire à cette tutelle et leur redonner des marges de manœuvre opérationnelle, leur nomination sera validée par le Parlement qui se prononcera par avis conforme conformément à l’article 13‑5 de la Constitution. Cela permettra de réduire les nominations discrétionnaires et les actes de copinage préjudiciables à l’intérêt général et au service public de sûreté. Une nouvelle liste de hauts fonctionnaires dont la nomination sera validée par le Parlement et fera l’objet d’une loi organique. »

Substituer aux alinéas 141 et 142 les quatre alinéas suivants : 

« Seront sanctuarisés dans la loi, deux univers distincts : d’un côté la police en tenue, celle de la tranquillité publique et de la proximité, de l’autre la police en civil, celle de l’investigation et de la sûreté. Ainsi il y aura une séparation des pouvoirs entre ce qui vient de l’exécutif, et ce qui vient de l’autorité judiciaire. Il faut remettre en place un recrutement dédié pour intégrer la filière d’investigation avec les corps d’enquêteur et d’inspecteur de police.

« En outre, la police judiciaire sera progressivement rattachée à l’autorité judiciaire en cohérence avec ce que nous proposons pour réformer l’institution judiciaire. Pour cela, il sera nécessaire de :

« 1° Augmenter les effectifs de la police judiciaire de 6000 agent ; 

« 2° Transférer progressivement les effectifs de la police judiciaire à la magistrature, en commençant par les offices centraux. »

À la dernière phrase de l’alinéa 141, après le mot :

« plainte »

insérer les mots :

«, recours aux interprètes ».

À la fin de la deuxième phrase de l’alinéa 143, substituer à l’année :

« 2021 »

l’année :

« 2019 ».

Après l’alinéa 143, insérer les sept alinéas suivants :

« 2.3.1.1 – D’une nouvelle doctrine sur les contrôles d’identité

« Depuis l’enquête de janvier 2017 du Défenseur des droits « sur les relations police-population » a été confirmé que la pratique policière des contrôles d’identité vise surtout des jeunes hommes issus des minorités visibles, accréditant l’idée de contrôles « au faciès ». Sur un échantillon représentatif de plus de 5000 personnes, « 80 % des personnes correspondant au profil de »jeune homme perçu comme noir ou arabe« déclarent avoir été contrôlées dans les cinq dernières années (contre 16 % pour le reste des enquêtés) ». Ces profils ont donc « vingt fois plus » de probabilités d’être contrôlés.

« Les problèmes soulevés dans les contrôles d’identité discriminatoires dans certains endroits doivent être clairement abordés, et des réponses doivent y être apportées sans bien évidemment renoncer aux contrôles d’identité chaque fois qu’ils sont nécessaires pour prévenir une atteinte à l’ordre public ou dans le cadre d’une réquisition judiciaire. Ces pratiques régulièrement pointées et condamnées doivent conduire le ministère de l’intérieur à modifier sa doctrine.

« Parfaitement conscient des conditions difficiles dans lesquelles les forces de sécurité exercent leur mission, parfois au péril de leur vie, cette nécessité de changement de doctrine est nécessaire pour l’amélioration de la confiance entre la population et la police.

« Ainsi, le ministère de l’intérieur doit mettre en place un dispositif de traçabilité des contrôles d’identité, une évaluation officielle de leur efficacité en termes d’impact sur les relations entre police et citoyens et la reconnaissance d’un recours effectif en justice pour sanctionner les contrôles discriminatoires et une évaluation des contrôles d’identité, des pratiques, de leur efficacité en y intégrant spécifiquement une étude sur les réquisitions judiciaires.

 »De surcroit, des expérimentations locales doivent être menées afin d’objectiver cette question et d’identifier la ou les solutions les plus pertinentes pour y remédier sans porter atteinte à l’efficacité de l’action des forces de sécurité : l’absence, dans certaines zones, de contrôle d’identité sans traçabilité.

« Ces expérimentations s’attacheront de porter soit sur la délivrance d’un récépissé pour comptabiliser le nombre de contrôles, leurs lieux, et leurs résultats. »

 

Supprimer les alinéas 144 à 148.

Supprimer les alinéas 144 à 148.

Supprimer les alinéas 144 à 148.

🖋️ • Rejeté
Roger Vicot
8 nov. 2022

Supprimer les alinéas 146 à 148.


 

🖋️ • Rejeté
Sandra Regol
9 nov. 2022

Supprimer l’alinéa 146.

🖋️ • Rejeté
Roger Vicot
8 nov. 2022

I. – À la fin de la première phrase de l’alinéa 146, substituer aux mots :

« sous réserve des spécificités de la police judiciaire » 

les mots :

« à l’exception de la police judiciaire qui reste soustraite à l’autorité du préfet ».

II. – En conséquence, supprimer l’alinéa 147.

III. – En conséquence, à la première phrase de l’alinéa 148, supprimer les mots :

« police judiciaire ; ».

🖋️ • Rejeté
Roger Vicot
8 nov. 2022

I. – À la première phrase de l’alinéa 146, substituer aux mots :

« sous réserve des spécificités » 

les mots :

« à l’exception ».

II. – En conséquence, supprimer l’alinéa 147.

III. – En conséquence, à la première phrase de l’alinéa 148, supprimer les mots :

« police judiciaire ; ».

🖋️ • Rejeté
Roger Vicot
8 nov. 2022

I. – À la fin de la première phrase de l’alinéa 146, substituer aux mots :

« sous réserve des spécificités de la police judiciaire » 

les mots :

« à l’exception de la police judiciaire qui conserve sa capacité de projection sur l’ensemble du territoire national et dont les effectifs se consacrent exclusivement aux affaires complexes et à la lutte contre la grande criminalité ». ».

II. – En conséquence, supprimer l’alinéa 147.

III. – En conséquence, à la première phrase de l’alinéa 148, supprimer les mots :

« police judiciaire ; ».

I. – À la fin de la première phrase de l’alinéa 146, supprimer les mots :

« sous réserve des spécificités de la police judiciaire ».

II. – En conséquence, compléter le même alinéa par la phrase suivante :

« Cette réforme ne concerne pas la police judiciaire. » 

III. – En conséquence, supprimer l’alinéa 147.

I. – À la fin de la première phrase de l’alinéa 146, supprimer les mots :

« , sous réserve des spécificités de la police judiciaire ».

II. – En conséquence, après la même phrase du même alinéa, insérer la phrase suivante :

« Sont exclus de la direction unique, la police judiciaire et les services de la police aux frontières. »

À la première phrase de l’alinéa 146, substituer aux mots : 

« des spécificités »

les mots : 

« de l’autonomie ».

À la fin de la première phrase de l’alinéa 146, substituer aux mots :

« spécificités de la police judiciaire » 

les mots :

« conclusions positives d’un bilan partagé entre les ministères de l’intérieur et de la justice et de la prise en considération des spécificités de la police judiciaire, dans les trois mois suivant cette expérimentation ».

Après l’alinéa 147, insérer les six alinéas suivants :

« La réforme de la police judiciaire assure le respect du principe d’indépendance de l’autorité judicaire.

« La nouvelle organisation de la police judiciaire a vocation à s’inscrire dans le respect des principes suivants :

« 1° La direction et le contrôle de la police judiciaire se fera par les magistrats, directeurs d’enquête constitutionnellement garants des libertés ;

« 2° Le libre choix du service d’enquête sera assuré par les magistrats du parquet et les juges d’instruction ;

« 3° La définition et la mise en œuvre des politiques pénales sur les territoires seront assurées par les procureurs généraux et les procureurs de la République ;

« 4° Le respect du secret de l’enquête et de l’instruction sera pleinement garanti. »

I. – Compléter la première phrase de l’alinéa 146 par les mots : 

« selon les dispositions de l’alinéa suivant ».

II. – En conséquence, après le même alinéa, insérer l’alinéa suivant :

« Afin d’assurer l’effectivité du principe de valeur constitutionnelle de la direction et du contrôle de l’autorité judiciaire sur les services de police judiciaire, de prévenir toute immixtion du pouvoir exécutif dans les enquêtes pénales et de permettre à la direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) de s’acquitter au mieux de ses missions, l’autonomie fonctionnelle des directions zonales, des directions territoriales et des services de police judiciaire, qui constituent les services déconcentrés de la DCPJ, sera maintenue. Les DDPN visés à l’alinéa précédent n’auront pas d’autorité sur les personnels relevant de ces services, même affectés en poste dans leur département. »

Compléter l’alinéa 146 par la phrase suivante :

« La police judiciaire est placée sous la seule autorité du procureur de la République. »

🖋️ • Rejeté
Paul Molac
8 nov. 2022

Après l’alinéa 146, insérer l’alinéa suivant : 

« La réforme se fera dans le respect de l’ensemble des garanties indispensables au principe d’indépendance de l’autorité judiciaire. »

🖋️ • Rejeté
Sandra Regol
9 nov. 2022

Supprimer l’alinéa 147.

🖋️ • Rejeté
Éric Pauget
7 nov. 2022

Compléter l’alinéa 147 par la phrase suivante :

« Afin d’assurer la continuité immédiate de l’action judiciaire sur l’ensemble du territoire national, la portée de l’habilitation et la compétence des officiers de police judiciaire délivrées par les procureurs généraux près la cour d’appel dans le ressort de laquelle ils interviennent, sera étendue à l’ensemble du territoire national, afin de permettre aux officiers de police judiciaire de continuer d’enquêter sur des criminels qui ne connaissent pas de limites territoriales. »

Compléter l’alinéa 147 par la phrase suivante :

« La gestion des moyens budgétaires, des carrières et des compétences garantit que la police judiciaire puisse pleinement assurer ses missions d’enquête et de lutte contre la mafia, la criminalité organisée et la délinquance complexe, notamment en matière de lutte contre la délinquance financière, la corruption et les atteintes à la probité. »

🖋️ • Rejeté
Sandra Regol
9 nov. 2022

Supprimer l'alinéa 148.

Après l’alinéa 148, insérer les trois alinéas suivants :

« En outre, la création d’une véritable police de proximité permettra de rétablir et d’assurer un lien de qualité entre police et population.

« Cette police de proximité reposera sur une action territorialisée. Les agents de police de proximité recevront une formation spécialisée délivrée par la police nationale. La composition des brigades de police de proximité sera adaptée à la situation du territoire dans lequel elle seront amenées à opérer et ses agents devront connaître les caractéristiques démographiques, sociales et économiques des territoires auxquels ils seront affectés. 

« Elle aura pour objectif de créer les conditions d’une véritable tranquillité publique à l’échelle des quartiers. Tout en contribuant à améliorer le cadre de vie de ces territoires, elle privilégiera une approche préventive plutôt que réactive et proposera un service proactif en matière de prévention et de dissuasion. »

Après la première phrase de l’alinéa 150, insérer la phrase suivante : 

« À cet effet, des formations dédiées seront proposées aux officiers et agents de police judiciaire chargés du recueil de la parole des enfants. »

Après l’alinéa 150, insérer l’alinéa suivant :

« Pour chaque procédure dématérialisée envisagée, un accueil physique sera maintenu en parallèle afin d’accompagner les personnes qui ne peuvent pas effectuer les démarches en ligne. »

Après l’alinéa 150, insérer l’alinéa suivant :

« Avant le 1er décembre 2023, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur la mise en oeuvre de l’application « Ma sécurité » . Ce rapport précise l’impact de cette application sur le renforcement de l’accueil et du suivi des plaintes. »

Après l’alinéa 151, insérer l’alinéa suivant :

« Après chaque dépôt de plainte issu de la procédure dématérialisée, un agent de police judicaire sera obligatoirement chargé de prendre attache avec la victime à l’expiration d’un délai de trois mois après le dépôt de plainte. Ce délai correspondant à celui auquel est soumis l’examen de la plainte simple par le ministère public prévu à l’article 85 du code de procédure pénale. »

Compléter l’alinéa 156 par la phrase suivante :

« À cet égard, l’amélioration de l’accueil de la victime se fera à travers un plan massif de formation des policiers et gendarmes à la lutte contre les violences sexistes, sexuelles et intrafamiliales. »

Après l’alinéa 156, insérer l’alinéa suivant : 

« Enfin, dans cet objectif de toujours mieux accueillir et accompagner les victimes ainsi que de garantir le respect de leurs droits, une réflexion sera menée par le Gouvernement sur l’opportunité de notifier aux victimes leurs droits avant le dépôt de plainte ainsi que sur l’opportunité d’inscrire dans le code de procédure pénale le droit à l’assistance d’un avocat dès le dépôt de plainte. Dans un délai d’un an à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remettra au Parlement un rapport sur ce sujet. »

Supprimer l’avant-dernière phrase de l’alinéa 157.

Supprimer l’avant-dernière phrase de l’alinéa 157.

Supprimer l’avant-dernière phrase de l’alinéa 157.

🖋️ • Rejeté
Sandra Regol
9 nov. 2022

Supprimer l’avant-dernière phrase de l’alinéa 157.

À l’alinéa 158, après le mot :

« justice »,

insérer les mots :

« et présentées dans un rapport présenté au Parlement dans les six mois suivant la promulgation de la présente loi ».

Compléter l’alinéa 159 par la phrase suivante : 

« Parallèlement, les policiers et les gendarmes continueront d’être formés à l’utilisation du protocole national institute of child health and human development afin que les auditions d’enfants victimes au cours de l’enquête puissent être réalisées conformément à ce procédé. »

À la dernière phrase de l’alinéa 160, supprimer les mots :

« les violences sexuelles et sexistes, ».

À la dernière phrase de l’alinéa 160, après le mot :

« ligne) »,

insérer les mots :

« , le cyberharcèlement, notamment à caractère sexiste et sexuel ».

🖋️ • Rejeté
Sandra Regol
9 nov. 2022

À la dernière phrase de l’alinéa 160, après le mot :

« ligne) »,

insérer les mots :

« , le cyberharcèlement, notamment à caractère sexiste et sexuel ».

Après l’alinéa 160, insérer les deux alinéas suivants : 

« 2.4.1 Renforcer les moyens de protection des participants actifs au démantèlement d’un trafic de stupéfiants

« Les participants actifs au démantèlement d’un trafic de stupéfiants bénéficieront de l’anonymat des procédures et d’une protection physique. Ils pourront bénéficier d’un emploi attribué par l’État ou par convention avec des entreprises publiques ou parapubliques ; d’une réinstallation géographique allant jusqu’à l’expatriation et d’un changement d’identité avec effet dévolutif aux membres de la famille. »

 

Après l’alinéa 161, insérer les cinq alinéas suivants :

« 2.5.1.A Transmettre l’apprentissage du consentement et de l’égalité dès l’école :

« Contre les violences faites aux femmes, il est primordial de prévenir et de sensibiliser, dès le plus jeune âge, au respect, à l’égalité et à la notion de consentement. La loi n° 2001‑588 du 4 juillet 2001 relative à l’interruption volontaire de grossesse et à la contraception, dite « Aubry », prévoit qu’une information et une éducation à la sexualité sont dispensées dans les écoles, les collèges et les lycées à raison d’au moins trois séances annuelles et par groupes d’âge homogène. Ces séances présentent une vision égalitaire des relations entre les femmes et les hommes et contribuent à l’apprentissage du respect dû au corps humain.

« Dans les faits, la plupart des établissements ne mettent pas en œuvre cette loi. D’après UNICEF France, 65 % des 15‑19 ans déclarent n’avoir eu aucune séance durant l’année scolaire précédente. Selon une enquête réalisée par le Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes en 2016, 25 % des écoles élémentaires, 11 % des lycées et et 4 % des collèges déclarent n’avoir mis en place aucune action ou séance d’éducation sexuelle.

« Il est absolument nécessaire de mettre en oeuvre tous les moyens pour rendre cette politique de prévention possible et réalisable. Le manque d’enseignants, l’absence de remplacement sont bien souvent la cause de l’absence de tels enseignements. Un plan de recrutement de plus de 100 000 enseignants doit être élaboré, et une revalorisation de leur rémunération engagée pour redonner la dignité et l’attractivité au métier.

« Par ailleurs, la formation initiale des nouveaux enseignants, documentalistes et conseillers principaux d’éducation inclura désormais l’éducation à l’égalité et un programme « égalité filles-garçons » sera intégré aux concours de recrutement des métiers de l’éducation. »

🖋️ • Rejeté
Roger Vicot
8 nov. 2022

Après l’alinéa 164, insérer l’alinéa suivant :

« La lutte contre ces violences ne pourra être menée efficacement qu’à la condition que les ministères de l’intérieur, de la justice, des affaires sociales et de l’éducation nationale mettent en place une stratégie transversale, c’est-à-dire une véritable politique publique. Pourront ainsi être créées dans cette perspective des juridictions spécialisées et des brigades anti-outrages sexiste et sexuel. Devra ainsi être débloqué un milliard d’euros pour financer les programmes d’actions sociales afin de renforcer les capacités d’accueil des victimes ainsi que les programmes d’éducation sur ces formes de violence. »

Compléter l’alinéa 165 par les deux phrases suivantes :

« Celles-ci se verront proposer un enregistrement de leur déposition dans le respect de leur droit à l’intimité qui leur sera remis sur simple demande. Les filles et femmes victimes de cyberharcèlement à caractère sexiste ou sexuel se verront également proposer un enregistrement de leur audition ou dépôt de plainte dans le respect de leur droit à l’intimité qui leur sera remis sur simple demande. »

🖋️ • Rejeté
Sandra Regol
9 nov. 2022

Compléter l’alinéa 165 par les deux phrases suivantes :

« Celles-ci se verront proposer un enregistrement de leur déposition dans le respect de leur droit à l’intimité qui leur sera remis sur simple demande. Les filles et femmes victimes de cyberharcèlement à caractère sexiste ou sexuel se verront également proposer un enregistrement de leur audition ou dépôt de plainte dans le respect de leur droit à l’intimité qui leur sera remis sur simple demande. »

Compléter l’alinéa 165 par les trois phrases suivantes :

« Une attention particulière sera portée aux facteurs culturels des collectivités territoriales ultramarines, notamment dans la formation des agents et l’accompagnement des victimes. Les partenariats seront renforcés entre les forces de l’ordre et les Maisons des femmes présentes dans chaque territoire. Les officiers de police judiciaire veilleront à faciliter la saisie des armes à feu dès le dépôt de plaintes des victimes de violences. »

Compléter l’alinéa 165 par les trois phrases suivantes :

« Une attention particulière sera portée aux facteurs culturels des collectivités territoriales ultramarines, notamment dans la formation des agents et l’accompagnement des victimes. Les partenariats seront renforcés entre les forces de l’ordre et les Maisons des femmes présentes dans chaque territoire. Les officiers de police judiciaire veilleront à faciliter la saisie des armes à feu dès le dépôt de plaintes des victimes de violences. »

🖋️ • Rejeté
Sandra Regol
9 nov. 2022

Après l’alinéa 165, insérer l’alinéa suivant :

« Les femmes victimes de violences intrafamiliales ou victimes de violences sexuelles seront reçues, entendues et prises en charge par un agent référent spécifiquement formé à la prise en charge, au traitement et à l’accompagnement des personnes victimes de violences sexistes, sexuelles ou conjugales. »

🖋️ • Rejeté
Sandra Regol
9 nov. 2022

Après l’alinéa 165, insérer l’alinéa suivant : 

« Les femmes victimes de violences intrafamiliales ou victimes de violences sexuelles seront accueillies dans un espace dédié dans chaque commissariat ou brigade de gendarmerie en milieu rural. »

🖋️ • Rejeté
Sandra Regol
9 nov. 2022

Après l’alinéa 165, insérer l’alinéa suivant : 

« Les femmes victimes de violences intrafamiliales ou victimes de violences sexuelles seront accueillie dans un espace dédié dans au moins un commissariat de la ville ou dans au moins une gendarmerie de la commune. »

Apres l’alinéa 166, insérer l’alinéa suivant :

« Une vigilance accrue sera portée aux violences à l’encontre des mineurs. À cette fin le Gouvernement publiera chaque année les chiffres précis des cas de violences sur les mineurs, de disparitions de mineurs et d’infanticides. »

Après l’alinéa 166, insérer l’alinéa suivant :

« Les policiers municipaux auront accès au fichier de prévention des violences intrafamiliales. »

Compléter l’alinéa 168 par la phrase suivante :

« La plateforme arrêtonslesviolences.gouv.fr veille, par son contenu et sa communication auprès du grand public, à s’adresser à toutes les victimes, indépendamment de leur sexe et de leur orientation sexuelle. »

🖋️ • Rejeté
Sandra Regol
9 nov. 2022

Après l’alinéa 168, insérer les quatre alinéas suivants :

« 2.5.1 bis Garantir un meilleur accueil des femmes victimes de violence sexistes et sexuelles dans les commissariats

« Pour mettre fin aux féminicides et lutter bien davantage et bien plus efficacement contre les violences sexistes et sexuelles, des crédits à hauteur de 1 milliard d’euros seront débloqués dans le cadre d’un plan de lutte spécifique. Ce plan déploiera des moyens à la hauteur de l’enjeu pour la police, la justice, l’hébergement d’urgence, la prévention éducative. Ce plan permettra également de s’attaquer aux stéréotypes de genre qui maintiennent les femmes victimes dans le silence et la peur. Dans les services de police et de gendarmerie des formations spécifiques seront rendues obligatoires pour éviter la double peine. C’est-à-dire celle d’être victime une première fois, puis de l’être une seconde fois en étant ni prise au sérieux, ni entendue. D’ailleurs, en corrélation un tiers des victimes seulement osent porter plainte, et 80 % de ces plaintes sont classées sans suite.

« En parallèle à la sensibilisation et à la formation des agents de police qui doit se dérouler sur plusieurs jours, il sera donnée pour instruction aux services de police et de gendarmerie ainsi qu’aux parquets d’assurer systématiquement la communication de ses droits à toute victime déclarant des violences conjugales. En outre, ce plan de lutte pourrait abonder les crédits permettant de recruter des intervenants sociaux et des psychologues afin d’assister les agents de police et de gendarmerie notamment dans les dépôts de plainte.

« Tous les outils nécessaires à une prise en charge de qualité à toutes les étapes de l’accueil des femmes victimes de violences conjugales est nécessaire. Ainsi, par exemple, une fiche de procédure qui synthétise l’ensemble des interlocuteurs pertinents dédiés aux violences sexistes et sexuelles sera mise à disposition, accompagnée d’une grille d’évaluation du risque, une fiche-réflexe pour les interventions au domicile, un mémo complet pour les victimes et une boîte à outils dématérialisée pour la police. »

Après l’alinéa 168, insérer les quatre alinéas suivants :

« 2.5.1 bis Garantir un meilleur accueil des femmes victimes de violence sexistes et sexuelles dans les commissariats

« Pour mettre fin aux féminicides et lutter bien davantage et bien plus efficacement contre les violences sexistes et sexuelles, des crédits à hauteur de 1 milliard d’euros seront débloqués dans le cadre d’un plan de lutte spécifique. Ce plan déploiera des moyens à la hauteur de l’enjeu pour la police, la justice, l’hébergement d’urgence, la prévention éducative. Ce plan permettra également de s’attaquer aux stéréotypes de genre qui maintiennent les femmes victimes dans le silence et la peur. Dans les services de police et de gendarmerie des formations spécifiques seront rendues obligatoires pour éviter la double peine. C’est-à-dire celle d’être victime une première fois, puis de l’être une seconde fois en étant ni prise au sérieux, ni entendue. D’ailleurs, en corrélation un tiers des victimes seulement osent porter plainte, et 80 % de ces plaintes sont classées sans suite.

« En parallèle à la sensibilisation et à la formation des agents de police qui doit se dérouler sur plusieurs jours, il sera donnée pour instruction aux services de police et de gendarmerie ainsi qu’aux parquets d’assurer systématiquement la communication de ses droits à toute victime déclarant des violences conjugales. En outre, ce plan de lutte pourrait abonder les crédits permettant de recruter des intervenants sociaux et des psychologues afin d’assister les agents de police et de gendarmerie notamment dans les dépôts de plainte.

« Tous les outils nécessaires à une prise en charge de qualité à toutes les étapes de l’accueil des femmes victimes de violences conjugales est nécessaire. Ainsi, par exemple, une fiche de procédure qui synthétise l’ensemble des interlocuteurs pertinents dédiés aux violences sexistes et sexuelles sera mise à disposition, accompagnée d’une grille d’évaluation du risque, une fiche-réflexe pour les interventions au domicile, un mémo complet pour les victimes et une boîte à outils dématérialisée pour la police. »

Après l’alinéa 168, insérer l’alinéa suivant :

« Le lutte contre les violences sexistes et sexuelles et contre les féminicides doit s’inscrire dans un plan de lutte très large qui mobilisera au moins 1 milliard d’euros. En son sein, nous préconisons un volet « prévention » absolument indispensable au volet répression, seul levier des politiques publiques actuelles et passées en matière de sécurité publique, qui ne fonctionne pas. Aussi, un rapport sera établi sur l’application de la loi n° 2001-588 du 4 juillet 2001 relative à l'interruption volontaire de grossesse et à la contraception qui prévoit qu’une information et une éducation à la sexualité sont dispensées dans les écoles, les collèges et les lycées à raison d’au moins trois séances annuelles et par groupes d’âge homogène. Ce rapport fera le bilan de l’application de cette loi et dressera des recommandations pour pallier les difficultés que cette application aurait pu rencontrer. »

🖋️ • Rejeté
Marie Pochon
9 nov. 2022

Après l’alinéa 171, insérer l’alinéa suivant :

« Les commissariats de polices et les gendarmeries comprennent automatiquement des brigades spécialisées dans la lutte contre les violences conjugales, sexuelles et sexistes. »

Après l’alinéa 171, insérer l’alinéa suivant :

« La lutte contre la sextorsion sera également mise au cœur de la lutte contre les violences sexuelles en France. Ce phénomène ne pourra être combattu efficacement qu’à travers un renforcement des moyens de lutte afin de dissuader le recourt à cette pratique d’une part et d’assurer une protection la plus large possible d’autre part. Dans ce même objectif de protection, il sera nécessaire de réfléchir aussi à l’opportunité d’élargir le champ d’application du délit à la sextorsion entre adultes, l’actualité nous montrant que ces derniers sont de plus en plus souvent visés par ce qui peut être qualifié de sextorsion. »

Après l’alinéa 178, insérer l’alinéa suivant :

« Il sera précisé, par voie de circulaire publique « Manuel des contrôles d’identité » élaborée après concertation avec l’ensemble des acteurs concernés, les conditions de réalisation des contrôles d’identité de façon à veiller à ce qu’ils respectent les principes généraux définis dans le code de déontologie de la police et de la gendarmerie. »

Après l’alinéa 178, insérer l'alinéa suivant :

« Parmi ces enquêteurs dédiés, une cellule sera créée afin de lutter contre la propagation des contenus à caractère terroriste ou faisant l’apologie du terrorisme. »

🖋️ • Rejeté
Sandra Regol
9 nov. 2022

Après l’alinéa 179, insérer l’alinéa suivant :

« Afin de lutter contre les contrôles d’identités discriminatoires pouvant avoir lieu dans les quartiers dits sensibles dans des zones n’étant pas assez attractives comme l’Ile-de-France, des moyens sont mis en place pour fidéliser les personnels de police expérimentés, afin que ceux-ci puissent encadrer les personnels de police plus jeunes. »

Supprimer les alinéas 180 à 192. 

Supprimer les alinéas 181 à 192.

À la fin de l’avant-dernière phrase de l’alinéa 181, substituer aux mots :

« ils ne reflètent pas pour autant la diversité de la population française. »

les mots :

« beaucoup de jeunes passent à côté d’une une éventuelle vocation dans les forces de l’ordre par manque d’information ou parce que ce type de carrière n’est pas évoqué dans leur environnement. »

I. – Supprimer l’alinéa 183.

II. – En conséquence, au début de la première phrase de l’alinéa 184, substituer au mot : 

« complété »

les mots :

 « principalement constitué ».

Supprimer l’alinéa 183.

À l’alinéa 183, substituer aux mots :

« classes de reconquête républicaine » 

les mots :

« stages d’introduction au service public ».

I. – Au début de l’alinéa 183, substituer au mot :

« cent »

le mot :

 « des ».

II. – En conséquence, au même alinéa, après le mot :

« (QPV) »,

insérer les mots :

« et dans les zones de revitalisation rurale (ZRR) ».

Après l’alinéa 183, insérer l’alinéa suivant : 

« Il sera inséré dans les rapports annuels de l’Inspection générale de la police nationale et de l’Inspection générale de la gendarmerie nationale un paragraphe « état des lieux » sur la lutte contre les discriminations. »

Après l’alinéa 184, insérer l’alinéa suivant :

« La reconnaissance et la valorisation de l’engagement des sapeurs-pompiers volontaires sont indispensables et doivent passer par l’instauration d’une bonification sous la forme de l’attribution de trois trimestres au bout de dix ans d’engagement. Cette bonification sera complétée par un trimestre supplémentaire tous les cinq ans au‑delà de 10 ans d’engagement, et de deux trimestres tous les cinq ans au‑delà de vingt ans d’engagement afin de récompenser ceux qui ont fait preuve d’une fidélité remarquable. »

🖋️ • Rejeté
Marie Pochon
9 nov. 2022

Après l’alinéa 184, insérer l’alinéa suivant : 

« Pour améliorer l’attractivité des métiers de la sécurité civile, le Gouvernement engagera aussi une réflexion qui portera notamment sur les conditions dans lesquelles l’engagement en tant que sapeur-pompier volontaire pourra entrainer le bénéficie d’une autorisation d’absence de huit jours par année civile au titre de ses activités au sein d’un service d’incendie et de secours, sous réserve de dispositions plus favorables résultant notamment de conventions conclues entre l’employeur et le service concerné. »

🖋️ • Rejeté
Sandra Regol
9 nov. 2022

Après l’alinéa 184, insérer l’alinéa suivant :

« Pour améliorer l’attractivité des métiers de la sécurité civile, le Gouvernement engagera aussi une réflexion qui portera notamment sur les conditions dans lesquelles l’engagement en tant que jeune sapeur-pompier ou jeune marin-pompier ainsi que le fait d’être titulaire du brevet national de jeune sapeur-pompier ou de jeune marin-pompier ouvrent droit à des points de bonification pour l’obtention des diplômes de l’enseignement secondaire. »

Compléter l’alinéa 186 par les mots :

« et en zones de revitalisation rurale ».

Après l’alinéa 186, insérer l’alinéa suivant : 

« Sur le modèle de « La Fabrique Défense » du ministère des armées, un salon dédié à la sécurité intérieure et intégralement orienté vers la jeunesse sera mis en place afin de renforcer les liens entre les jeunes publics et les fonctionnaires du ministère de l’intérieur. »

 

Rédiger ainsi l’alinéa 188 :

« Il sera prévu de créer au moins un centre éducatif fermé par département afin de lutter contre la hausse de la délinquance des mineurs. La durée de placement possible dans un centre éducatif fermé augmentera de six mois à deux ans. Pour cela, le dispositif légal applicable évoluera afin d’augmenter la durée possible de placement d’un mineur dans un centre éducatif fermé. »

Après l’alinéa 190, insérer l’alinéa suivant : 

« Il conviendra de sensibiliser davantage les chefs de service à l’importance de l’organisation régulière de contacts avec les élus locaux et organiser des visites ponctuelles des élus aux patrouilles sur le terrain. »

🖋️ • Rejeté
Sandra Regol
9 nov. 2022

Supprimer l’alinéa 191. 

Supprimer l'alinéa 192.

Supprimer l'alinéa 192.

À l’alinéa 192, après le mot :

« scolarité : », 

insérer les mots : 

« une distribution annuelle du bleuet de France pour les écoliers ; »

À l’alinéa 192, substituer au nombre :

« 11 »,

le nombre :

« 16 ». 

À l’alinéa 192, substituer au nombre : 

« 11 »

le nombre :

« 15 ».

À l’alinéa 192, après le mot : 

« intérieure »,

insérer les mots :

« en y développant notamment une dominante cybersécurité »

Compléter l’alinéa 193 par la phrase suivante : 

« De la même manière, les passerelles, en entrée et en sortie, avec le monde économique seront également recherchées. »

I. – Rédiger ainsi les alinéas 194 à 196 : 

« 2.7. Pour un contrôle indépendant de la police et de la gendarmerie

« Les missions de contrôle de la déontologie en interne par l’IGPN et par l’IGGN seront supprimées. Cette mission de contrôle sera dévolue à une autorité indépendante rattachée au Défenseur des droits qui en a déjà actuellement la compétence. Son rôle sera modifié afin qu’il puisse directement prononcer des sanctions administratives avec un cadre procédural respectueux des plaignants et des droits de la défense.

« Les enquêtes judiciaires concernant des faits de violence policière seront systématiquement dépaysées dans un autre parquet. Les services du Défenseur des droits seront associés aux enquêtes pénales en plus des services de police judiciaire compétents. »

II. – En conséquence, supprimer les alinéas 199 à 201.

I. – Rédiger ainsi les alinéas 194 à 196 : 

« 2.7. Pour un contrôle indépendant de la police et de la gendarmerie

« Les missions de contrôle de la déontologie en interne par l’IGPN et par l’IGGN seront supprimées. Cette mission de contrôle sera dévolue à une autorité indépendante rattachée au Défenseur des droits qui en a déjà actuellement la compétence. Son rôle sera modifié afin qu’il puisse directement prononcer des sanctions administratives avec un cadre procédural respectueux des plaignants et des droits de la défense.

« Les enquêtes judiciaires concernant des faits de violence policière seront systématiquement dépaysées dans un autre parquet. Les services du Défenseur des droits seront associés aux enquêtes pénales en plus des services de police judiciaire compétents. »

II. – En conséquence, supprimer les alinéas 199 à 201.

🖋️ • Rejeté
Roger Vicot
9 nov. 2022

Après l’alinéa 196, insérer les sept alinéas suivants :

« Afin d’améliorer les relations entre la police et la population, un dispositif de traçabilité des contrôles d’identité sera mis en œuvre. Il s’agirait de prévoir, sous peine de nullité, l’établissement d’un document mentionnant :

« 1° Les motifs justifiant le contrôle ainsi que la vérification d’identité ;

« 2° Le fondement juridique du contrôle (sur réquisition du Procureur de la République, préventif, ou d’initiative ...) ;

« 3° Le lieu du contrôle et l’annonce d’une suite éventuelle ;

« 4° Le jour et l’heure à partir desquels le contrôle a été effectué ; 5° Le matricule de l’agent ayant procédé au contrôle ;

« 6° Les observations de la personne ayant fait l’objet du contrôle.

« Ce document serait signé par l’intéressé ; en cas de refus de signer, mention en serait faite. Un double serait remis à l’intéressé. Un procès-verbal retraçant l’ensemble des contrôles serait également transmis au procureur de la République. »

🖋️ • Rejeté
Roger Vicot
8 nov. 2022

Après l’alinéa 196, insérer les cinq alinéas suivants :

« Afin de garantir la transparence et l’exemplarité de l’action des forces de l’ordre, sera mis en place un récépissé des contrôles d’identité sous une forme dématérialisée. Chaque contrôle donnera lieu à l’établissement d’un document mentionnant :

« 1° Les motifs justifiant le contrôle ainsi que la vérification d’identité ou la fouille ;

« 2° Le jour et l’heure à partir desquels le contrôle ou la fouille a été effectué ;

« 3° Le matricule de l’agent ayant procédé au contrôle ou à la fouille ;

« 4° Les observations de la personne ayant fait l’objet du contrôle ou de la fouille. »

Après l’alinéa 196, insérer les deux alinéas suivants :

« À partir du 1er janvier 2024, les contrôles d’identité réalisés en application de l’article 78‑2 du code de procédure pénale donnent lieu, à peine de nullité, à l’établissement d’un document nommé « récépissé de contrôle d’identité », spécifiant le motif du contrôle, le numéro d’identification individuel du fonctionnaire ou de l’agent, ainsi que les modalités de garantie de l’anonymat des personnes contrôlées. Un décret en Conseil d’État précisera les conditions d’application de ce dispositif.

« Un rapport détaillé est remis par le Gouvernement au Parlement avant le 1er janvier 2025 sur l’usage du contrôle d’identité en France par nos forces de l’ordre. Il documente les usages discriminants ou injustifiés de cet outil et leurs conséquences sur le rapport de confiance entre la police et la population. Le rapport expose les effets de l’établissement du document nommé « récépissé de contrôle d’identité » sur ces usages et en propose un premier bilan. »

Après l’alinéa 196, insérer les trois alinéas suivants :

« Les contrôles d’identité réalisés en application de l’article 78‑2 du code de procédure pénale, donnent lieu, à peine de nullité, à l’établissement d’un document nommé « récépissé de contrôle d’identité », spécifiant le motif du contrôle, le numéro d’identification individuel du fonctionnaire ou de l’agent, ainsi que les modalités de garantie de l’anonymat des personnes contrôlées. Ce dispositif est mis en œuvre dans les conditions prévues à l’alinéa ci‑dessous.

« À titre expérimental, pour une durée maximale d’un an, l’établissement des récépissés de contrôle d’identité mentionnés à l’alinéa précédent peut être mis en œuvre dans les communes qui en formulent la demande auprès de l’autorité administrative compétente. Un décret en Conseil d’État précisera les conditions d’application de ce dispositif.

« Un rapport détaillé est remis par le Gouvernement au Parlement avant le 1er janvier 2024 sur l’usage du contrôle d’identité en France par nos forces de l’ordre. Il documente les usages discriminants ou injustifiés de cet outil et leurs conséquences sur le rapport de confiance entre la police et la population. Le rapport expose les effets de l’expérimentation du document nommé « récépissé de contrôle d’identité » sur ces usages. »

Après l’alinéa 196, insérer l’alinéa suivant :

« Afin de restaurer un lien de confiance entre la police, la gendarmerie et les citoyennes et les citoyens, est instauré un procès-verbal de contrôle d’identité afin de lutter contre les contrôles d’identité discriminatoires. Une telle mesure est à même de répondre à des situations avérées et reconnues depuis de nombreuses années par différentes études qui concluent que de fortes pratiques discriminatoires fondées sur l’origine persistent lors des contrôles d’identité. En outre, un telle mesure sera à même de quantifier précisément l’ampleur des contrôles réalisés, palliant ainsi comme le souligne un rapport sénatorial publié en 2016 à l’absence de donnée statistique. »

Après l’alinéa 196, insérer l’alinéa suivant :

« Un rapport détaillé est remis par le Gouvernement au Parlement avant le 1er septembre 2023 sur l’usage du contrôle d’identité en France par nos forces de l’ordre. Il documente les usages discriminants ou injustifiés de cet outil et leurs conséquences sur le rapport de confiance entre la police et la population. Le rapport expose également les possibilités concrètes d’expérimentation puis de généralisation de dispositifs permettant de mieux encadrer l’usage du contrôle d’identité afin de le rendre plus juste, sélectif et efficace. »

Après l’alinéa 196, insérer l’alinéa suivant :

« Un rapport détaillé est remis par le Gouvernement au Parlement avant le 1er septembre 2023 sur les effets que peut avoir la mise en place d’un récepissé de contrôle d’identité sur l’amélioration des relations entre la police et la population, la diminution des recours injustifiés à ce type de contrôle ainsi que sur une plus grande efficacité et sélectivité de leur usage. Le rapport expose également les possibilités concrètes d’expérimentation puis de généralisation de ce dispositif. »

Après l’alinéa 198, insérer les huit alinéas suivants :

« Dans un souci de rétablir la confiance des citoyens avec les organes de contrôle des forces de l’ordre, le Gouvernement s’engage vers une réforme en profondeur de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) et de l’Inspection générale de la gendarmerie nationale (IGGN). Cette réforme permettrait notamment, en parallèle de l’existence de l’IGPN et de l’IGGN, la création d’un déontologue des forces de l’ordre dans l’exercice de leurs missions et des forces de sécurité privées, bénéficiant d’un pouvoir d’investigation en cas d’infraction pénale commise par un membre des forces de l’ordre.

« Le déontologue des forces de l’ordre dans l’exercice de leurs missions et des forces de sécurité privées est nommé sur proposition du Défenseur des droits par le Premier ministre, après avis conforme des commissions des lois de l’Assemblée nationale et du Sénat, en indiquant qu’il doit s’agir d’un magistrat de l’ordre judiciaire. Il est chargé :

« 1° De superviser le traitement des plaintes contre les forces de police et de gendarmerie nationale ;

« 2° De veiller au respect par les forces de l’ordre des lois et règlements et du code de déontologie de la police nationale et de la gendarmerie nationale ;

« 3° D’enquêter sur le fonctionnement, les activités et les méthodes des services de police et de gendarmerie nationale sur l’ensemble du territoire ;

« 4° D’instruire les affaires disciplinaires concernant les forces de l’ordre ;

« 5° De procéder à des investigations en cas d’infraction pénale commise par un membre des forces de l’ordre.

« Le déontologue des forces de l’ordre dans l’exercice de leurs missions et des forces de sécurité privées est chargé d’évaluer et de mettre à jour la pertinence et l’efficacité des formations initiales et continues des forces de l’ordre et leurs méthodes de recrutement. Il veille à la prévention des risques psychosociaux et à la lutte contre le harcèlement. Il veille à la bonne organisation et au bon fonctionnement des services de police grâce à des études et des évaluations des règles et pratiques professionnelles relatives à la déontologie. En conséquence, il soumet annuellement au ministre de l’intérieur la révision des normes de conduite applicables par les forces de police dans leurs relations avec le public. »

Après l’alinéa 198, insérer les sept alinéas suivants :

« Dans un souci de rétablir la confiance des citoyens avec les organes de contrôle des forces de l’ordre, le Gouvernement s’engage vers une réforme en profondeur de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) et de l’Inspection générale de la gendarmerie nationale (IGGN). Cette réforme permettrait notamment, en parallèle de l’existence de l’IGPN et de l’IGGN, la création d’un déontologue des forces de l’ordre dans l’exercice de leurs missions et des forces de sécurité privées, bénéficiant d’un pouvoir d’investigation en cas d’infraction pénale commise par un membre des forces de l’ordre.

« Le déontologue des forces de l’ordre dans l’exercice de leurs missions et des forces de sécurité privées est nommé sur proposition du Défenseur des droits par le Premier ministre, après avis conforme des commissions des lois de l’Assemblée nationale et du Sénat, en indiquant qu’il doit s’agir d’un magistrat de l’ordre judiciaire. Il est chargé :

« 1° De superviser le traitement des plaintes contre les forces de police et de gendarmerie nationale ;

« 2° De veiller au respect par les forces de l’ordre des lois et règlements et du code de déontologie de la police nationale et de la gendarmerie nationale ;

« 3° D’enquêter sur le fonctionnement, les activités et les méthodes des services de police et de gendarmerie nationale sur l’ensemble du territoire ;

« 4° D’instruire les affaires disciplinaires concernant les forces de l’ordre.

« Le déontologue des forces de l’ordre dans l’exercice de leurs missions et des forces de sécurité privées est chargé d’évaluer et de mettre à jour la pertinence et l’efficacité des formations initiales et continues des forces de l’ordre et leurs méthodes de recrutement. Il veille à la prévention des risques psychosociaux et à la lutte contre le harcèlement. Il veille à la bonne organisation et au bon fonctionnement des services de police grâce à des études et des évaluations des règles et pratiques professionnelles relatives à la déontologie. En conséquence, il soumet annuellement au ministre de l’intérieur la révision des normes de conduite applicables par les forces de police dans leurs relations avec le public. »

Après l’alinéa 200, insérer l’alinéa suivant :

« Une plateforme unique de signalement des manquements à la déontologie, commune au Défenseur des droits, à l’Inspection générale de la police nationale et à l’Inspection générale de la gendarmerie nationale sera mise en place pour faciliter les signalements. »

Après l’alinéa 201, insérer les trois alinéas suivants :

« Un délai maximal de traitement des signalements par l’inspection générale de la police nationale de trois mois sera instauré, avec obligation de suivi.

« Afin de garantir son indépendance, l’inspection générale de la police nationale sera dotée du statut d’autorité administrative indépendante.

« L’IGPN devra obligatoirement avoir à sa tête un magistrat ou une magistrate de profession. »

À l’alinéa 203, après le mot :

« intrafamiliales »,

insérer les mots :

« ou toute autre forme de violence volontaire ».

Après l’alinéa 203, insérer les deux alinéas suivants :

« Un rapport détaillé est remis par le Gouvernement au Parlement avant le 1er septembre 2023 sur les suites données en matière de sanction aux cas de violences et brimades injustifiées commis par les forces de l’ordre sur l’ensemble du territoire national, notamment concernant les personnes âgées de moins de 30 ans.

« Ce rapport indique des mesures concrètes pour améliorer la juste attitude des autorités face à ces écarts de conduite et susceptibles d’éviter la reproduction d’événements de cette nature. »

Après l’alinéa 203, insérer les deux alinéas suivants :

« Défense des libertés de la République

« Une mention sera ajoutée au code de la sécurité intérieure visant à préciser que les agents de la police nationale et les agents de la gendarmerie nationale ont aussi pour mission fondamentale la défense des libertés et de la République. »

Après l’alinéa 205, insérer les cinq alinéas suivants :

« 2.7.1 Garantir le droit de manifester

« « Frapper un manifestant tombé à terre, c’est se frapper soi-même en apparaissant sous un jour qui atteint toute la fonction policière » écrivait le préfet Grimaud en 1968. Face au constat d’usage disproportionné de la force, la doctrine de désescalade est un choix politique fondé sur le discernement et la connaissance des comportements en manifestation. Elle s’inscrit dans la volonté de réhabiliter la doctrine française du maintien de l’ordre fondée sur le triptyque : mise à distance des manifestants, intervention collective et sur ordre, et emploi graduel et réversible de la force. Avocats, observateurs, journalistes, procureurs, toutes et tous auront leur place en manifestation pour s’assurer du respect des libertés fondamentales. Il faut renouer avec les programmes de recherche internationaux sur la gestion des foules et l’emploi de la force publique.

« La désescalade s’obtient en amont et pendant une manifestation avec l’instauration d’un dialogue entre les organisateurs d’une manifestation et la préfecture.

« Le déploiement de la force doit être graduel et proportionnel : certaines techniques comme l’usage de la nasse, les armes mutilantes comme les LBD 40 et diverses grenades seront interdites. L’usage de gaz lacrymogène doit être réduit.

« Les personnes sur le terrain doivent être spécialement formées et entraînées. Les brigades de répression de l’action violente motorisée seront dissoutes. Seuls les agents du renseignement territorial clairement identifiés pourront être en civil dans les cortèges. »

Supprimer les alinéas 206 à 212.

Supprimer les alinéas 208 à 212.

Après l’alinéa 208, insérer l’alinéa suivant :

« Le continuum de sécurité doit également reposer sur une coopération entre les services du ministère de l’intérieur et les polices municipales. Ainsi, le représentant de l’État dans le département pourra communiquer au responsable de la police municipale d’une commune qui en fait la demande, l’identité des personnes résidant dans sa commune et inscrite au fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste. »

Après l’alinéa 208, insérer l’alinéa suivant :

« Dans le cadre du continuum de sécurité, le ministère de l’intérieur donnera un accès direct et sans intermédiaire aux policiers municipaux au fichier des objets et véhicules volés, ainsi qu’au fichier des personnes recherchées. »

Compléter l’alinéa 210 par la phrase suivante :

« Par ailleurs, le rapprochement des polices municipales entre communes et leur intercommunalisation au sein des établissements publics de coopération intercommunaux seront également favorisés. »

Supprimer l’alinéa 211. 

À la première phrase de l’alinéa 211, supprimer les mots : 

« la sécurité privée, ». 

Après l’alinéa 211, insérer l’alinéa suivant :

« Un arrêté du ministre de l’intérieur dote les véhicules de service et d’intervention des gardes champêtres de feux spéciaux et d’avertisseurs spéciaux ».

Supprimer l'alinéa 212.

🖋️ • Rejeté
Sandra Regol
9 nov. 2022

Substituer à l’alinéa 212 les deux alinéas suivants :

« L’encadrement du recours à la vidéosurveillance sera largement revu. En effet, cet outil n’a démontré que peu d’efficacité dans la prévention de et la lutte contre la délinquance et son développement massif pose de nombreuses questions en termes d’atteintes aux droits fondamentaux, en particulier le droit à la vie privée et la liberté d’association. 

« Le financement de l’acquisition, de l’installation, de l’entretien ou du renouvellement des dispositifs de vidéosurveillance via le fonds de prévention interministériel de la délinquance sera ainsi interdit. Le recours aux technologies de reconnaissance faciale ou biométrique à distance sera également interdit dans tous les espaces et bâtiments publics, et leur utilisation pour des usages privés fera l’objet d’un encadrement strict. Enfin, dans un souci de clarté, le mot « vidéoprotection » sera remplacé par le mot « vidéosurveillance » dans les textes juridiques. »

Compléter l’alinéa 212 par la phrase suivante :

« Les financements seront principalement orientés en faveur des projets de vidéoprotection et non pour des projets de vidéo-verbalisation. »

Après l’alinéa 215, insérer l’alinéa suivant : 

« Un arrêté du ministre de l’intérieur impose l’inscription de la double mention « Garde champêtre territorial - Police rurale » sur les nouveaux uniformes des gardes champêtres. »

Après l’alinéa 217, insérer l’alinéa suivant :

« Le pilotage de l’action européenne et internationale du ministère devra prendre en compte, autant que possible, le mandat et les activités du Parquet européen. »

Après l’alinéa 218, insérer les trois alinéas suivants :

« Nous avons besoin que la recherche, indépendante et scientifique, puisse avoir les moyens d’évaluer les politiques publiques de sécurité et de nourrir les perspectives de réforme. Aussi, apparaît-il nécessaire de refonder l’Institut national des hautes études de la sécurité et de la justice supprimé en octobre 2019 par le ministre de l’intérieur.

« Son fonctionnement devrait être modifié afin que le conseil scientifique soit pleinement compétent pour définir les axes de recherche. Le ministère de l’intérieur pourrait passer des commandes mais ne fixerait pas les priorités.

« Il est proposé que l’Institut national des hautes études de la sécurité et de la justice puisse fournir gratuitement aux communes des enquêtes de victimation pour qu’elles puissent définir leur stratégie locale de prévention de la délinquance. Pour relancer la coopération internationale sous l’angle de la recherche universitaire, il s’agirait selon nous de financer massivement des postes de doctorants. »

I. – Après la troisième phrase de l’alinéa 219, insérer la phrase suivante :

« Au sein de cette académie, des heures de cours dispensées par des chercheurs en criminologie, en sociologie et dans toutes les branches des sciences humaines et sociales intéressées par les questions de sécurité seront prévues pour les futurs policiers. »

II. – En conséquence, après l’alinéa 220, insérer l’alinéa suivant :

« Si les travaux de recherche menés peuvent servir à améliorer l’action du ministère, ceux-ci doivent en revanche être menés en toute indépendance, dans le respect des libertés académiques, et pas uniquement au service d’une politique de résultat. Par ailleurs et dans un esprit de réciprocité, c’est également le ministère de l’Intérieur qui doit se mettre au service du monde de la recherche en mettant à sa disposition tous les éléments, documents et données dont les chercheurs auront besoin pour mener à bien les travaux de leur choix. Ce qu’il faut ici bâtir c’est une relation de confiance, basée sur la sincérité et mutuellement profitable. »

I. – Après l’alinéa 221, insérer l’alinéa suivant :

« L’Institut national des hautes études de la sécurité et de la justice (INHESJ) et l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) seront rétablis dans leur forme antérieure à l’arrêté du 3 septembre 2020 portant création du service à compétence nationale dénommé « Institut des hautes études du ministère de l’intérieur » afin de disposer d’un organisme de formation interministériel sur les différentes politiques publiques en matière de justice et de sécurité, notamment de risque cyber, d’intelligence et de sécurité économique, et de gestion des risques et des crises, qui puisse se trouver au carrefour des ministères et qui réunisse à la fois des membres de l’administration, de la sécurité civile, des secteurs publics et privés ou encore des élus. »

II. – En conséquence, à la fin de la première phrase de l’alinéa 222, substituer aux mots :

« l’Institut des hautes études du ministère de l’intérieur (IHEMI) » 

les mots :

« l’Institut national des hautes études de la sécurité et de la justice (INHESJ) ».

Après l’alinéa 198, insérer les sept alinéas suivants :

« Dans un souci de rétablir la confiance des citoyens avec les organes de contrôle des forces de l’ordre, le Gouvernement s’engage vers une réforme en profondeur de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) et de l’Inspection générale de la gendarmerie nationale (IGGN). Cette réforme permettrait notamment, en parallèle de l’existence de l’IGPN et de l’IGGN, la création d’un déontologue des forces de l’ordre dans l’exercice de leurs missions et des forces de sécurité privées, bénéficiant d’un pouvoir d’investigation en cas d’infraction pénale commise par un membre des forces de l’ordre.

« Le déontologue des forces de l’ordre dans l’exercice de leurs missions et des forces de sécurité privées est nommé sur proposition du Défenseur des droits par le Premier ministre, après avis conforme des commissions des lois de l’Assemblée nationale et du Sénat, en indiquant qu’il doit s’agir d’un magistrat de l’ordre judiciaire. Il est chargé :

« 1° De superviser le traitement des plaintes contre les forces de police et de gendarmerie nationale ;

« 2° De veiller au respect par les forces de l’ordre des lois et règlements et du code de déontologie de la police nationale et de la gendarmerie nationale ;

« 3° D’enquêter sur le fonctionnement, les activités et les méthodes des services de police et de gendarmerie nationale sur l’ensemble du territoire ;

« 4° D’instruire les affaires disciplinaires concernant les forces de l’ordre.

« Le Déontologue des forces de l’ordre dans l’exercice de leurs missions et des forces de sécurité privées est chargé d’évaluer et de mettre à jour la pertinence et l’efficacité des formations initiales et continues des forces de l’ordre et leurs méthodes de recrutement. Il veille à la prévention des risques psychosociaux et à la lutte contre le harcèlement. Il veille à la bonne organisation et au bon fonctionnement des services de police grâce à des études et des évaluations des règles et pratiques professionnelles relatives à la déontologie. En conséquence, il soumet annuellement au ministre de l’intérieur la révision des normes de conduite applicables par les forces de police dans leurs relations avec le public. »

Après l’alinéa 198, insérer les huit alinéas suivants :

« Dans un souci de rétablir la confiance des citoyens avec les organes de contrôle des forces de l’ordre, le Gouvernement s’engage vers une réforme en profondeur de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) et de l’Inspection générale de la gendarmerie nationale (IGGN). Cette réforme permettrait notamment, en parallèle de l’existence de l’IGPN et de l’IGGN, la création d’un déontologue des forces de l’ordre dans l’exercice de leurs missions et des forces de sécurité privées, bénéficiant d’un pouvoir d’investigation en cas d’infraction pénale commise par un membre des forces de l’ordre.

« Le déontologue des forces de l’ordre dans l’exercice de leurs missions et des forces de sécurité privées est nommé sur proposition du Défenseur des droits par le Premier ministre, après avis conforme des commissions des lois de l’Assemblée nationale et du Sénat, en indiquant qu’il doit s’agir d’un magistrat de l’ordre judiciaire. Il est chargé :

« 1° De superviser le traitement des plaintes contre les forces de police et de gendarmerie nationale ;

« 2° De veiller au respect par les forces de l’ordre des lois et règlements et du code de déontologie de la police nationale et de la gendarmerie nationale ;

« 3° D’enquêter sur le fonctionnement, les activités et les méthodes des services de police et de gendarmerie nationale sur l’ensemble du territoire ;

« 4° D’instruire les affaires disciplinaires concernant les forces de l’ordre ;

« 5° De procéder à des investigations en cas d’infraction pénale commise par un membre des forces de l’ordre.

« Le déontologue des forces de l’ordre dans l’exercice de leurs missions et des forces de sécurité privées est chargé d’évaluer et de mettre à jour la pertinence et l’efficacité des formations initiales et continues des forces de l’ordre et leurs méthodes de recrutement. Il veille à la prévention des risques psychosociaux et à la lutte contre le harcèlement. Il veille à la bonne organisation et au bon fonctionnement des services de police grâce à des études et des évaluations des règles et pratiques professionnelles relatives à la déontologie. En conséquence, il soumet annuellement au ministre de l’intérieur la révision des normes de conduite applicables par les forces de police dans leurs relations avec le public. »

Après l’alinéa 215, insérer l’alinéa suivant :

« Dans un souci de transparence et d’accessibilité du droit, les décrets pris en Conseil d’État sont soumis à une consultation ouverte sur le site internet du ministère de l’intérieur, dans un temps contraint afin de ne pas retarder la publication desdits actes. Le ministère tire ainsi bénéfice des observations positives pouvant être formulées et participe à l’égalité d’accès des citoyens et acteurs spécialisés aux textes normatifs. »

Après l’alinéa 215, insérer l’alinéa suivant :

« Dans un souci de transparence et d’accessibilité du droit, le ministère de l’intérieur s’efforce de soumettre les décrets pris en Conseil d’État à une consultation ouverte sur son site internet, dans un temps contraint afin de ne pas retarder la publication desdits actes. Le ministère tire ainsi bénéfice des observations positives pouvant être formulées et participe à l’égalité d’accès des citoyens et acteurs spécialisés aux textes normatifs. »

I. – Compléter l’alinéa 226 par les mots :

« à haute protection »

II. – En conséquence, compléter l’alinéa 227 par la phrase suivante :

« Les véhicules supplémentaires seront des véhicules spéciaux à haute protection. »

Compléter l’alinéa 227 par la phrase suivante :

« L’État étudiera également la mise en œuvre d’un soutien financier pour les collectivités territoriales désirant créer ou consolider leur propre brigade fluviale. »

Après l’alinéa 227, insérer l’alinéa suivant :

« Dans un délai de vingt-quatre mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement rend un rapport d’évaluation afin de mesurer l’adéquation entre le verdissement de la flotte automobile et l’installation de bornes de recharge dans l’enceinte du parc immobilier utilisé par les forces de l’ordre. »

Compléter l’alinéa 228 par la phrase suivante :

« Les secrétariats généraux pour l’administration de ministère de l’intérieur (SCGAMI) disposeront d’un stock de carburant d’un mois pour faire face à l’apparition d’une éventuelle pénurie afin de satisfaire aux besoins de leur flotte. »

Après l’alinéa 228, insérer l’alinéa suivant :

« D’ici 2024, les véhicules de contrôle de la vitesse feront l’objet d’une signalisation spécifique de nature à permettre à tout conducteur de les identifier à l’œil nu en toutes circonstances. »

Compléter l’alinéa 230 par la phrase suivante :

« Une vigilance particulière sera portée à la provenance des tissus ainsi qu’à leur confection, afin d’intégrer dans les appels d’offre une politique d’achat responsable et orientée vers les productions françaises dans le strict respect de la commande publique »

Après l’alinéa 230, insérer l’alinéa suivant :

« Une attention particulière sera portée à la distinction entre les tenues d’intervention de type para-militaires pour les unités d’intervention et les tenues de police secours qui seront redéfinies dans l’objectif d’un meilleur contact avec la population, ayant été prouvé que l’incidence psychologique de la tenue des policiers sur ceux qui la perçoivent, ainsi que sur ceux qui la portent est indéniable. »

🖋️ • Rejeté
Sandra Regol
9 nov. 2022

Supprimer les alinéas 233 à 235.

Substituer aux alinéas 234 et 235 l’alinéa suivant :

« La mobilité des drones et aéronefs rend ces derniers infiniment plus liberticides que des caméras fixes : atteinte à la vie privée, atteinte aux données personnelles, surveillance en temps réel de très larges zones dont des jardins privés ou l’intérieur des habitations. Cette ingérence grave et manifestement illégale dans plusieurs libertés fondamentales parmi lesquelles le droit à la vie privée et le droit à la protection des données personnelles imposent la mise en place d’un moratoire dans leur utilisation par la polices et la gendarmeries. »

Substituer aux aliénas 234 et 235 les deux alinéas suivants :

« La mobilité des drones et aéronefs rend ces derniers infiniment plus liberticides que des caméras fixes : atteinte à la vie privée, atteinte aux données personnelles, surveillance en temps réel de très larges zones dont des jardins privés ou l’intérieur des habitations…

« Cette ingérence grave et manifestement illégale dans plusieurs libertés fondamentales parmi lesquelles le droit à la vie privée et le droit à la protection des données personnelles imposent la mise en place d’un moratoire dans leur utilisation par la polices et la gendarmeries. »

Compléter l’alinéa 234 par la phrase suivante : 

« L’utilisation de drones peut ainsi être envisagée lors de missions de maintien de l’ordre, afin notamment de détecter plus rapidement et de prévenir la constitution et le rassemblement de groupes violents. ».

Après l’alinéa 234, insérer l’alinéa suivant :

« Les drones et aéronefs ne peuvent être équipés d’armes. »

🖋️ • Rejeté
Sandra Regol
9 nov. 2022

Après l’alinéa 235, insérer l’alinéa suivant : 

« Afin de garantir les droits et libertés fondamentaux des citoyennes et des citoyens, l’usage des drones par les forces de sécurité et la sécurité civile sera toutefois très encadré juridiquement. Les technologies de reconnaissance faciale ou biométrique à distance seront ainsi strictement interdites lors de l’utilisation des drones, au même titre que dans les autres usages de la vidéosurveillance. Les cas dans lesquels ces aéronefs pourront être utilisés, notamment sans le consentement des personnes visées, seront par ailleurs restreints à ceux dans lesquels leur utilité se révèle réellement pertinente, le droit existant étant actuellement trop permissif. De plus, afin d’améliorer l’information du public quant à leur utilisation, un délai maximum sera instauré entre la publicité réalisée et la date prévue pour l’emploi des drones. »

Après l’alinéa 234, insérer l’alinéa suivant :

« Les dispositifs d’exploitation des drones et aéronefs ne peuvent contenir ou permettre l’installation de la reconnaissance faciale. »

Après l’alinéa 243, insérer l’alinéa suivant :

« Le Gouvernement s’engage à créer 5900 places de rétention administrative à la place des 5900 logements destinés aux demandeurs d’asile, afin de favoriser la lutte contre l’immigration clandestine et l’expulsion des clandestins faisant l’objet d’une obligation de quitter le territoire. »

🖋️ • Rejeté
Éric Pauget
4 nov. 2022

Après l’alinéa 241, insérer l’alinéa suivant :

« Pour répondre aux besoins immobiliers en matière de lutte contre l’immigration clandestine, le Gouvernement s’engage, d’ici 2027, à créer 2000 places de rétention administrative visant à faciliter l’expulsion des clandestins faisant l’objet d’une obligation de quitter le territoire avec le tiers des crédits dédiés aux 5900 logements destinés à accueillir les demandeurs d’asile. Face au manque de places dans les centres de rétention administratif, le Gouvernement favorisera le placement sous bracelet électronique de surveillance administrative des clandestins et leur assignation à résidence. »

🖋️ • Rejeté
Éric Pauget
4 nov. 2022

Après l’alinéa 241, insérer l’alinéa suivant :

« Pour répondre au manque de places dans les centres de rétention administratifs, le Gouvernement s’engage à favoriser la politique de placement sous bracelet électronique de surveillance administrative des clandestins faisant l’objet d’une obligation de quitter le territoire français ou interdit de territoire national. »

Au début de l’alinéa 242, ajouter la phrase suivante :

« Un grand plan de modernisation et de rénovation sera lancé en faveur des casernes et des lieux d’hébergement de la gendarmerie, sans oublier les commissariats. »

I. – À la seconde phrase de l’alinéa 242, substituer au nombre :

« 200 »

le nombre :

« 400 ».

II. – En conséquence, à la même phrase du même alinéa, substituer au nombre :

« 100 »

le nombre :

« 200 ».

 

Compléter l’alinéa 242 par la phrase suivante :

« Pour la police nationale dont un grand nombre de bâtiments sont également vieillissants, un effort similaire annuel de 200 millions d’euros sera dédié à la reconstruction de commissariats et aux réhabilitations et restructurations de grande envergure et un montant annuel de 100 millions d’euros aux travaux de maintenance. »

🖋️ • Rejeté
Éric Pauget
4 nov. 2022

Compléter l’alinéa 242 par les deux phrases suivantes :

« Pour la police nationale en particulier, il est indispensable de fournir aux policiers des conditions de travail décentes et conformes aux normes actuelles. À cette fin, un montant annuel de 100 millions d’euros sera dédié à la rénovation et à la réhabilitation des commissariats, et un montant annuel de 50 millions d’euros aux travaux de maintenance. »

🖋️ • Rejeté
Éric Pauget
4 nov. 2022

Compléter l’alinéa 242 par les deux phrases suivantes :

« Pour la police nationale en particulier, il est indispensable de fournir aux policiers des conditions de travail décentes et conformes aux normes actuelles. À cette fin, un montant annuel de 70 millions d’euros sera dédié à la rénovation et à la réhabilitation des commissariats, et un montant annuel de 30 millions d’euros aux travaux de maintenance. »

🖋️ • Rejeté
Éric Pauget
4 nov. 2022

Compléter l’alinéa 242 par les deux phrases suivantes :

« Pour la police nationale en particulier, il est indispensable de fournir aux policiers des conditions de travail décentes et conformes aux normes actuelles. À cette fin, un montant annuel de 40 millions d’euros sera dédié à la rénovation et à la réhabilitation des commissariats, et un montant annuel de 20 millions d’euros aux travaux de maintenance. »

Après l’alinéa 243, insérer l’alinéa suivant : 

« Le ministère de l’Intérieur renforcera son partenariat avec les élus communaux pour proposer des formations aux maires et adjoints au maire, à la fonction d’officier de police judiciaire. »

Après l’alinéa 253, insérer l’alinéa suivant :

« Le fonds d’aide à l’investissement des services départementaux et territoriaux d’incendie et de secours prévu à l’article L. 1424‑36‑1 du code général des collectivités territoriales est renforcé pour aider les services départementaux d’incendie et de secours à financer les investissements mutualisables. »

Après l’alinéa 253, insérer l’alinéa suivant :

« Le fonds d’aide à l’investissement des services départementaux et territoriaux d’incendie et de secours prévu à l’article L. 1424‑36‑1 du code général des collectivités territoriales est renforcé pour aider les services départementaux d’incendie et de secours à financer les investissements mutualisables. »

Supprimer l'alinéa 256.

À l’alinéa 256, supprimer les quatrième et sixième phrases.



Après la quatrième phrase de l’alinéa 256, insérer la phrase suivante :

« Le Gouvernement s’engage à revaloriser cette prime à 2 400 euros par an d’ici 2027. »

Après l’alinéa 256, insérer l’alinéa suivant :

« La simplification de la procédure pénale et la numérisation du ministère de l’intérieur devant permettre un traitement plus efficient des enquêtes, le classement sans suite des affaires sera réduit au strict minimum, et la dépêche interministérielle justice et intérieur du 31 mai 2021 visant à apurer les stocks de procédures non traitées dans les services de police et de gendarmerie sera abrogée. »

Après l’alinéa 256, insérer l’alinéa suivant :

« En outre, et afin de dégager les officiers de police judiciaire de tâches indues, une réflexion sera engagée afin d’envisager la mise en place de procédures simplifiées en cas d’atteintes aux biens. En effet, un nombre conséquent de plaintes sont déposées uniquement dans le but de permettre aux plaignants de constituer un dossier de remboursement auprès de leurs assurance, contraignant de fait les officiers de police judiciaire à la réalisation d’actes procéduraux. Il pourrait ainsi s’agir d’une simple déclaration d’atteinte aux biens, dont la réalisation serait possible auprès d’un assistant d’enquête. »

🖋️ • Rejeté
Davy Rimane
9 nov. 2022

Supprimer les alinéas 257 à 260.

🖋️ • Rejeté
Sandra Regol
9 nov. 2022

Compléter l’alinéa 258 par les deux phrases suivantes :

« En conséquence, la préparation à l’examen technique de police judiciaire sera renforcée tant pour les élèves gendarmes que les élèves policiers. Afin d’homogénéiser les conditions de sélection et d’élever les niveaux de recrutement et d’employabilité des OPJ dans la gendarmerie nationale et dans la police nationale, les jurys d’examen technique qui sont actuellement distincts seront unifiés. »

Supprimer l'alinéa 260.

🖋️ • Rejeté
Davy Rimane
9 nov. 2022

Supprimer les alinéas 261 à 277.

I. – À la troisième phrase de l’alinéa 265, après le mot :

« mais »,

insérer les mots :

« à la fois ».

II. – En conséquence, à la même phrase du même alinéa, après le mot :

« judiciaire »,

insérer les mots :

« et des agents de police judiciaire adjoints de la police nationale et de la gendarmerie nationale ».

À la fin de la dernière phrase de l’alinéa 265, supprimer le mot :

« , etc. ».

Après l’alinéa 265, insérer l’alinéa suivant :

« En effet, de nombreuses vulnérabilités sont liées à une dépendance de plus en plus grande des systèmes d’informations. Partant de ce constat, et compte tenu des nouvelles menaces auxquelles le monde académique, en lien avec nos forces de sécurité intérieure, peut contribuer à répondre, une formation à la protection des données informatiques et au risque de « hameçonnage » des cerveaux sera rendue obligatoire dans les établissements d’enseignement supérieur. »

Supprimer l'alinéa 266.

🖋️ • Rejeté
Sandra Regol
9 nov. 2022

Supprimer l’alinéa 268. 

Substituer à l’alinéa 268 les deux alinéas suivants : 

« Les amendes forfaitaires délictuelles sont supprimées. L’article 495‑17 du code de procédure pénale est abrogé sans délais.

« Pour désengorger les tribunaux, le Gouvernement établit un rapport qu’il remettra au Parlement sur toutes les opportunités à dépénaliser toute une série de délits mineurs. »

🖋️ • Rejeté
Sandra Regol
9 nov. 2022

Après l’alinéa 277, insérer les deux alinéas suivants :

« 3.2.3. Rétablir un Observatoire de la délinquance et des réponses pénales 

« L’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales sera rétabli et exercera l’entièreté des missions qui lui ont été confiées avant sa dissolution en 2020. Son indépendance et son analyse à caractère multi-sources seront préservées, pour intégrer à la fois des données sur les crimes et délits de la police, mais aussi celles sur les réponses pénales produites par le ministère de la Justice. »

🖋️ • Rejeté
Sandra Regol
9 nov. 2022

Après l’alinéa 277, insérer les deux alinéas suivants :

« 3.2.3. Création d’un lieu de réflexion stratégique sur la police et la gendarmerie

« Une académie de la sécurité intérieure sera créée. Sa vocation première sera de proposer des analyses, des évaluations prospectives et des formations de haut niveau pour la police et la gendarmerie. Rattachée au ministère de l’Intérieur, celle-ci aura pour mission de penser l’avenir des forces de sécurité à horizon 10‑15 ans. »

Compléter l’alinéa 280 par les deux phrases suivantes : 

« Dans cet objectif d’intégration du fonctionnement police-justice, le procureur de la République et le juge d’instruction ont le libre choix, en plus des formations auxquelles appartiennent les officiers de police judiciaire, de leur nombre et leur spécificité. Par ailleurs, le procureur de la République organise une réunion trimestrielle avec les autorités de police et de gendarmerie pour traiter de la question de la police judiciaire et de la mise en œuvre de ses moyens. »

Après l’alinéa 281, insérer l’alinéa suivant :

« En concertation avec les ministères et les pays concernés, le ministère de l’intérieur étudiera les possibilités de création d’antennes de l’Office central anti-stupéfiants dans les pays producteurs, indépendamment des attachés de sécurité intérieure. »

Après l’alinéa 281, insérer l’alinéa suivant :

« Les effectifs de l’Office anti-stupéfiants seront renforcés par l’affectation de 1 000 ETP supplémentaires, policiers, gendarmes, douaniers, informaticiens de haut niveau, personnels technique et scientifique. »

Après l’alinéa 283, insérer l’alinéa suivant :


« Le changement climatique se traduit par une fréquence accrue des événements climatiques extrêmes et par une plus grande intensité de ces derniers. Il est important que le ministère de l’intérieur anticipe et alloue des moyens supplémentaires en faveur de nos forces de sécurité civile. À ce titre, un effort particulier sur la recherche, la prévention et la formation est primordial. Les subventions allouées à des organismes de recherche et à des acteurs de la gestion de crise parmi lesquels figurent Météo-France, le centre de documentation, de recherche et d’expérimentation sur les pollutions accidentelles des eaux (CEDRE) ou le haut comité français pour la résilience nationale doivent être augmentées. Le financement d’actions de prévention en matière de feux de forêt et de végétation doit être renforcé et ces actions doivent être étendues à l’ensemble du territoire. Une réflexion globale doit également être engagée en faveur du renouvellement et de l’accroissement de la flotte aérienne de la sécurité civile pour faire face aux défis à venir. »

🖋️ • Rejeté
Sandra Regol
9 nov. 2022

 

Compléter l’alinéa 285 par la phrase suivante :

« Pour mieux lutter contre les infractions environnementales, les policiers municipaux pourront sanctionner les atteintes faites aux écosystèmes et à la diversité biologique. »

🖋️ • Rejeté
Sandra Regol
9 nov. 2022

Après l’alinéa 285, insérer l’alinéa suivant : 

« Afin de mieux lutter contre les infractions environnementales, les gardes champêtres deviendront des gardes environnementaux. Ils auront dorénavant la qualité d’officier de police judiciaire afin de leur permettre de disposer de moyens équivalents dans la préservation et la condamnation des atteintes à l’environnement et à la biodiversité. »

🖋️ • Rejeté
Lisa Belluco
9 nov. 2022

I. – À l’alinéa 286, substituer aux mots :

« et des transports »

les mots :

« , des transports, de la santé, des communications électroniques et des collectivités territoriales ».

II. – En conséquence, au même alinéa, supprimer le mot :

« majeurs ».

À la première phrase de l’alinéa 286, après le mot :

« faire, »

insérer les mots :

« un véritable crime d’écocide sera créé afin de prévenir les risques en dissuadant les atteintes majeures à l’environnement, en remplacement du délit existant actuellement à l’article L. 231‑3 du code de l’environnement et qui apparaît insuffisamment dissuasif. Ce crime sera imprescriptible et la France se dotera de la compétence universelle afin de pouvoir poursuivre les atteintes commises y compris hors du territoire. Il »

À l’alinéa 287, substituer au mot :

« communes »

le mot :

« collectivités ».

À l’alinéa 287, substituer au mot :

« communes »

le mot :

« collectivités ».

À l’alinéa 287, substituer au mot :

« communes »

le mot :

« collectivités ».

À l’alinéa 287, substituer au mot :

« communes »

le mot :

« collectivités ».

À l’alinéa 287, substituer au mot :

« communes »

le mot :

« collectivités ».

À l’alinéa 287, substituer au mot :

« communes »

le mot :

« collectivités ».

À l’alinéa 287, substituer au mot :

« communes »

le mot :

« collectivités ».

À l’alinéa 287, substituer au mot :

« communes »

le mot :

« collectivités ».

À l’alinéa 287, substituer au mot :

« communes »

le mot :

« collectivités ».

À l’alinéa 287, substituer au mot :

« communes »

le mot :

« collectivités ».

À l’alinéa 287, substituer au mot :

« communes »

le mot :

« collectivités ».

À l’alinéa 287, substituer au mot :

« communes »

le mot :

« collectivités ».

🖋️ • Rejeté
Sandra Regol
9 nov. 2022

Après l’alinéa 301, insérer l’alinéa suivant :

« La gestion du risque nucléaire et radiologique devra prendre une place toute particulière dans cette politique nouvelle de gestion du risque. Les actions de sensibilisation et de formation aux gestes qui sauvent devront prendre en compte ces risques. À ce titre, le ministère s’assurera que les stocks stratégiques de pastille d’iode sont bien au niveau nécessaire et avec un maillage territorial suffisant pour couvrir les besoins de la population en cas de catastrophe nucléaire ou radiologique. »

Après l’alinéa 303, insérer les deux alinéas suivants :

« Les crises contemporaines se caractérisent par leur complexité, leur cinétique rapide, leur apparition soudaine, la multiplicité des domaines pouvant être concernés et leur potentielle simultanéité d’occurrence sur le territoire. La performance des réponses communes apportées dans de telles situations repose sur la capacité collective à se mobiliser. Cette mobilisation de toutes compétences utiles doit se faire dans un délai restreint afin de permettre la prise de décisions appropriées au plus proche du territoire, en lien avec les responsables publics locaux et selon une stratégie définie au sommet de l’État. Il est de la responsabilité des préfets de pouvoir adapter, organiser, coordonner et suivre la mise en oeuvre des décisions dont ils ont la charge ou bien qu’ils ont eux même définis. Les crises récentes ont démontré toute la pertinence de l’échelon local permettant de simplifier, différencier et conduire en proximité les réponses requises des les situations tendues.

« L’administration déconcentrée de l’État ne dispose cependant pas toujours de la capacité technique et humaine requise pour s’organiser dans un tel cadre. Nécessitant des cadres rompus aux situations de tension particulières, disposant de l’expérience d’agrégateurs de compétences, il apparaît que les ressources locales sont constituées par les officiers supérieurs de sapeurs-pompiers. Ces derniers sont actuellement réunis au sein des services départementaux d’incendie et de secours sous un statut de la fonction publique territoriale. Ils présentent les compétences techniques requises correspondant aux enjeux et aux besoins. Dès lors, le statut territorial des encadrements supérieurs des services départementaux d’incendie et de secours nécessiterait d’évoluer vers un statut d’État. De la sorte, les Préfets appuyés par ces encadrements se trouveraient renforcés dans le fait d’assumer pleinement les fonctions régaliennes en situations de crise. Ces encadrements, disposant d’une même culture opérationnelle nationale et de pilotage des crises, pourraient être gérés par la direction générale de la sécurité civile, tout en étant mis à disposition des services départementaux d’incendie et de secours, des préfectures ou bien des collectivités le nécessitant dans des conditions budgétaires proches de l’équilibre actuel. Le préfet disposerait donc en situation de crise de cadres supérieurs formés et préparés par l’État, connaissant les territoires, pouvant l’aider à organiser le pilotage des crises, l’organisation des réponses requises et l’animation des centre opérationnels départementaux et zonaux. »

Après l’alinéa 306, insérer l’alinéa suivant : 

« Les personnes pilotant des aéronefs ultra-légers motorisés et autres engins volants se trouvant dans les nombreux aérodromes qui recouvrent notre territoire, peuvent assurer un guet aérien visant à prévenir les départs ou les reprises des feux de forêt. Ce guet aérien serait complémentaire aux systèmes de surveillance des feux de forêt déjà existants. Il s’agira sur les territoires à « haut risque de feux », ou susceptibles de l’être dans l’avenir, de former des pilotes au risque incendie dans l’optique de constituer des réserves aériennes citoyennes de surveillance des incendies. Ces réserves aériennes citoyennes de surveillance des incendies seront directement en lien avec les services compétents d’intervention. »

🖋️ • Rejeté
Sandra Regol
9 nov. 2022

Après l’alinéa 306, insérer l’alinéa suivant :

« Le préfet veillera à ce que les officiers de police judiciaire ne soient pas réquisitionnés pour les besoins de la gestion de crise, sauf avec l’accord exprès du procureur de la République compétent conformément aux articles 12 et 13 du code de procédure pénale. »

Après l’alinéa 313, insérer l’alinéa suivant : 

« – renforcer les relations avec les élus locaux pour avoir un relais des décisions de la préfecture dans les communications communales. »

Compléter l’alinéa 322 par la phrase suivante :

« Cette journée nationale dédiée aux risques intégrera une formation aux risques environnementaux et à l’impact du dérèglement climatique sur les risques auxquels sont exposées les populations. »

Après l’alinéa 322, insérer l’alinéa suivant : 

« L’opportunité de proposer une formation aux gestes qui sauvent dès l’école primaire sera étudiée. »

Compléter l’alinéa 324 par la phrase suivante :

« À cet effet, des assises de l’engagement et de la résilience citoyenne seront organisées afin d’amorcer la réflexion sur les manières d’améliorer l’adhésion des français aux journées patriotiques. »

Après l’alinéa 324, insérer l’alinéa suivant : 

« Les réserves communales doivent être développées en partenariat étroit avec l’État. Les compétences des réservistes seront améliorées par le concours de spécialistes. Les risques d’inondations, d’effondrements de carrières, d’accidents de la route impliquant un déversement de produits toxiques, de catastrophes naturelles doivent être appréhendés par les communes avec des alertes d’entrainement. »

Après l’alinéa 325, insérer l’alinéa suivant :

« Enfin, afin de développer la culture du risque chez nos concitoyens, Santé publique France mènera une réflexion sur la constitution, l’animation et les modalités d’emploi d’un réseau de professionnels volontaires formés à gérer des situations de crises majeures. Au terme de cette réflexion, Santé publique France remettra au Parlement ses conclusions sur l’opportunité ou non de procéder à la création d’un tel réseau. »

Après l’alinéa 325, insérer l’alinéa suivant :

« Du fait du changement climatique, de nouveaux risques incendies apparaissent et des territoires jusqu’ici épargnés sont désormais confrontés à des feux de forêts et de végétation. En conséquence, il convient que l’État engage en lien avec les collectivités locales, la création d’un établissement public territorial par zone de défense et de sécurité, chargé de la recherche, de la formation et de la prévention en matière de feux de forêt et de végétation, sur le modèle de « l’Entente pour la forêt Méditerranéenne » qui a fait la preuve de son efficacité dans la zone de défense Sud. »

I. – Supprimer la deuxième phrase de l’alinéa 327.

II. – En conséquence, supprimer les deux dernières phrases du même alinéa. 

🖋️ • Rejeté
Éric Pauget
4 nov. 2022

I. – À la deuxième phrase de l’alinéa 328, substituer au nombre :

« 36 »

le nombre :

« 38 ».

II. – En conséquence, à la dernière phrase du même alinéa, substituer au mot :

« dix »

le mot :

« douze ».

III. – En conséquence, compléter ledit alinéa par la phrase suivante :

« Douze postes de personnels navigants devront être créés pour accompagner la mesure. »

Après l’alinéa 328, insérer l’alinéa suivant :

« Au regard des prévisions et des préconisations des scientifiques, des demandes formulées par les sapeurs-pompiers et de l’été 2022 lors duquel nous avons frôlé la rupture capacitaire, il convient d’envisager la relance du fonds d’aide à l’investissement des SDIS. Le retrait de l’État en matière de soutien aux dépenses d’investissement des SDIS, en dehors du projet NexSIS 18‑112, décidé dans le cadre du projet de loi de finances pour l’année 2020, constituait en ce sens une erreur. La relance de la D(SIS)² permettra à l’État d’accompagner les services départementaux d’incendie et de secours dans leurs investissements pour se doter de moyens supplémentaires afin de faire face aux crises qui ne manqueront pas de survenir. »

À l’avant-dernière phrase de l’alinéa 329, substituer au nombre :

« 4 »

le nombre :

« 6 »

Après l’alinéa 329, insérer l’alinéa suivant :

« Au-delà des seuls « Canadair », la flotte d’aéronefs de la sécurité civile doit se diversifier, et cela passe notamment par l’achat de plusieurs hélicoptères lourds bombardiers d’eau. Ces hélicoptères ont fait la preuve de leur efficacité pour lutter contre des départs de feux de forêt et de végétation et pour traiter des points chauds résiduels. Lors de l’été 2022, l’État a loué deux hélicoptères bombardiers d’eau et en a réquisitionné huit, plusieurs SDIS recourent régulièrement à la location de ce type d’aéronef. Il y a ici un besoin à combler. »

🖋️ • Rejeté
Sandra Regol
9 nov. 2022

Après l’alinéa 331, insérer les trois alinéas suivants :

« Est créée dans chaque zone de défense et de sécurité, une direction de la protection de la forêt chargée de mettre en œuvre la politique de l’État en matière de prévention des incendies.

« Chaque département se dote d’un Plan départemental de protection de la forêt contre l’incendie, dans l’objectif d’organiser des aménagements de défense de la forêt contre l’incendie nationalement normalisés et de simplifier les démarches administratives d’aménagement.

« Le Gouvernement s’engage enfin à relancer et accroître significativement le fonds d’aide à l’investissement en matière de lutte contre les feux de forêt et d’espaces naturels. »

Supprimer l'alinéa 337.

À l’alinéa 344, après le mot :

« État »

insérer les mots :

« , en concertation avec les collectivités territoriales, ».

À l’alinéa 344, après le mot :

« État »

insérer les mots :

« , en concertation avec les collectivités territoriales, ».

À l’alinéa 344, après le mot :

« État »

insérer les mots :

« , en concertation avec les collectivités territoriales, ».

À l’alinéa 344, après le mot :

« État »

insérer les mots :

« , en concertation avec les collectivités territoriales, ».

À l’alinéa 344, après le mot :

« État »

insérer les mots :

« , en concertation avec les collectivités territoriales, ».

À l’alinéa 344, après le mot :

« État »

insérer les mots :

« , en concertation avec les collectivités territoriales, ».

À l’alinéa 344, après le mot :

« État »

insérer les mots :

« , en concertation avec les collectivités territoriales, ».

À l’alinéa 344, après le mot :

« État »

insérer les mots :

« , en concertation avec les collectivités territoriales, ».

À l’alinéa 344, après le mot :

« État »

insérer les mots :

« , en concertation avec les collectivités territoriales, ».

À l’alinéa 344, après le mot :

« État »

insérer les mots :

« , en concertation avec les collectivités territoriales, ».

À l’alinéa 344, après le mot :

« État »

insérer les mots :

« , en concertation avec les collectivités territoriales, ».

Compléter l’alinéa 347 par la phrase suivante :

« Il doit être articulé avec une augmentation durable de l’enveloppe d’aide à l’investissement structurant des services départementaux d’incendie et de secours. »

Compléter l’alinéa 347 par la phrase suivante :

« Il doit être articulé avec une augmentation durable de l’enveloppe d’aide à l’investissement structurant des services départementaux d’incendie et de secours. »

Compléter l’alinéa 347 par la phrase suivante :

« Il doit être articulé avec une augmentation durable de l’enveloppe d’aide à l’investissement structurant des services départementaux d’incendie et de secours. »

Compléter l’alinéa 347 par la phrase suivante :

« Il doit être articulé avec une augmentation durable de l’enveloppe d’aide à l’investissement structurant des services départementaux d’incendie et de secours. »

Compléter l’alinéa 347 par la phrase suivante :

« Il doit être articulé avec une augmentation durable de l’enveloppe d’aide à l’investissement structurant des services départementaux d’incendie et de secours. »

Compléter l’alinéa 347 par la phrase suivante :

« Il doit être articulé avec une augmentation durable de l’enveloppe d’aide à l’investissement structurant des services départementaux d’incendie et de secours. »

Compléter l’alinéa 347 par la phrase suivante :

« Il doit être articulé avec une augmentation durable de l’enveloppe d’aide à l’investissement structurant des services départementaux d’incendie et de secours. »

Compléter l’alinéa 347 par la phrase suivante :

« Il doit être articulé avec une augmentation durable de l’enveloppe d’aide à l’investissement structurant des services départementaux d’incendie et de secours. »

Compléter l’alinéa 347 par la phrase suivante :

« Il doit être articulé avec une augmentation durable de l’enveloppe d’aide à l’investissement structurant des services départementaux d’incendie et de secours. »

Compléter l’alinéa 347 par la phrase suivante :

« Il doit être articulé avec une augmentation durable de l’enveloppe d’aide à l’investissement structurant des services départementaux d’incendie et de secours. »

Compléter l’alinéa 347 par la phrase suivante :

« Il doit être articulé avec une augmentation durable de l’enveloppe d’aide à l’investissement structurant des services départementaux d’incendie et de secours. »

Compléter l’alinéa 347 par la phrase suivante :

« Il doit être articulé avec une augmentation durable de l’enveloppe d’aide à l’investissement structurant des services départementaux d’incendie et de secours. »

Compléter l’alinéa 347 par la phrase suivante :

« Il doit être articulé avec une augmentation durable de l’enveloppe d’aide à l’investissement structurant des services départementaux d’incendie et de secours. »

Après l’alinéa 348, insérer l’alinéa suivant :

« La fiscalité écologique très pénalisante applicable aux véhicules de reconnaissance des SDIS et des véhicules des associations agréées de sécurité civile doit être reformée via l’exonération du malus écologique et de taxe sur la masse en ordre de marche. »

Compléter l’alinéa 348 par les trois phrases suivantes :

« Par ailleurs, l’État s’efforcera de réduire la pression fiscale sur les SDIS. D’ici 2025, il exonérera de malus écologique et de taxe sur la masse en ordre de marche tous les véhicules d’incendie et de secours. Le Gouvernement prévoira également la mise en place, au plus tard au 31 décembre 2030, d’une exonération de la taxe sur les produits pétroliers due par les SDIS . »

Compléter l’alinéa 348 par les trois phrases suivantes :

« Par ailleurs, l’État s’efforcera de réduire sa pression fiscale sur les SDIS. D’ici 2027, il proposera de supprimer le malus écologique sur tous les véhicules d’incendie et de secours. Enfin, le Gouvernement étudiera dans quelle mesure, il pourra procéder à une exonération de la taxe sur les produits pétroliers due par les SDIS . »

🖋️ • Rejeté
Ian Boucard
9 nov. 2022

Après l’alinéa 348, insérer l’alinéa suivant :

« Le ministère de l’intérieur, en concertation avec le ministère de l’économie et des finances, envisage d’exonérer les SDIS de la taxe intérieure sur la consommation des produits énergétiques et du malus écologique sur les véhicules d’incendie et de secours. Pour cela, il étudie la possibilité de modifier le code général des impôts. »

Après l’alinéa 348, insérer l’alinéa suivant :

« Enfin, le ministre de l’intérieur lancera, en lien avec le ministre de l’Économie, une modification du code général des impôts afin d’exonérer du malus écologique les véhicules affectés aux services départementaux d’incendie et de secours et aux forces de sécurité intérieure. »

Après l’alinéa 348, insérer l’alinéa suivant :

« Le ministère de l’intérieur entame des négociations avec le ministère de l’économie et des finances afin d’exonérer du malus écologique les véhicules affectés aux services départementaux d’incendie et de secours et aux forces de sécurité intérieure. Il est envisagé de modifier le code général des impôts en ce sens. »

Compléter l’alinéa 348 par la phrase suivante :

« D’ici à 2027, il proposera de supprimer le malus écologique sur les véhicules d’incendie et de secours. »

Compléter l’alinéa 348 par les deux phrases suivantes :

« Par ailleurs, l’État s’efforcera de réduire la pression fiscale sur les services départementaux d’incendie et de secours. D’ici 2024, il les fera bénéficier du fonds de compensation pour la taxe sur la valeur ajoutée pour leurs dépenses de fonctionnement liées à l’achat de carburant pour leurs véhicules d’intervention afin d’atténuer l’impact des hausses du prix des carburants et dégager ainsi des marges de manœuvre sur leur masse salariale. »

🖋️ • Rejeté
Éric Pauget
4 nov. 2022

Compléter l’alinéa 348 par la phrase suivante :

« Par ailleurs, l’État s’efforcera de réduire sa pression fiscale sur les SDIS. »

 

Après l’alinéa 348, insérer l’alinéa suivant : 

« Le ministère de l’intérieur, en concertation avec le ministère de l’économie et des finances, envisage d’exonérer les SDIS de la taxe intérieure sur la consommation des produits énergétiques. Pour cela, il étudie la possibilité de modifier le code général des impôts. »

Compléter l’alinéa 348 par la phrase suivante :

« Enfin, le Gouvernement étudiera dans quelle mesure, il pourra procéder à une exonération de la taxe sur les produits pétroliers due par les SDIS. »

Après l’alinéa 348, insérer l’alinéa suivant :

« Le ministère de l’intérieur entame des négociations avec le ministère de l’économie et des finances afin d’augmenter le produit de la taxe sur les conventions d’assurances afin d’abonder les ressources des SDIS. »

🖋️ • Rejeté
Sandra Regol
9 nov. 2022

Après l’alinéa 348, insérer l’alinéa suivant : 

« Afin d’assurer un meilleur financement de la sécurité civile partout sur le territoire, la part de taxe spéciale sur les conventions d’assurances reversée aux départements pour financer les services départementaux d’incendie et de secours sera doublée. Les départements seront tenus de reverser l’intégralité du produit de cette taxe aux services de secours. »

Supprimer les alinéas 349 et 350.

Après l’alinéa 349, insérer les cinq alinéas suivants :

« Afin de restaurer la relation de confiance entre les forces de l’ordre et la population, il apparaît nécessaire de mener une réflexion sur la stratégie du maintien de l’ordre dans une logique de pacification, d’apaisement des tensions afin de garantir un strict équilibre entre la protection de l’ordre public et le respect des libertés publiques. 

« Le processus de pacification de la gestion des manifestations autour duquel s’est bâtie la doctrine du maintien de l’ordre « à la française » a laissé place, ces dernières années, à un processus de confrontation. L’approche policière du maintien de l’ordre s’est traduite par le développement des logiques d’interpellation qui implique un rapprochement au corps à corps et un abandon de la logique de mise à distance. Elle s’est traduite également par l’intervention croissante d’unités non spécialisées dans le maintien de l’ordre et par une militarisation de l’armement.
Les armes de force intermédiaire sont de plus en plus utilisées, en particulier les lanceurs de balles de défense, les grenades lacrymogènes instantanées et les grenades de désencerclement.

« Or, le lanceur de balles de défense est, par nature, d’une utilisation problématique dans le cadre du maintien de l’ordre, tant au regard de ses caractéristiques que du fait de ses conditions d’utilisation.

« Les risques de mutilations et d’infirmités permanentes que présente l’utilisation des lanceurs de balles de défense confèrent à cette arme un degré de dangerosité disproportionné compte-tenu des objectifs du maintien de l’ordre et s’agissant de personnes qui ne constituent ni un danger ni une menace. »

« Au regard de l’inefficacité du recours au lanceur de balles de défense dans le cadre des opérations de maintien de l’ordre, de sa dangerosité et des risques disproportionnés qu’il fait courir dans le contexte des manifestations, l’usage des lanceurs de balles de défense sera interdit dans les opérations de maintien de l’ordre. »

I. – Au début de la première phrase de l’alinéa 352, substituer au mot :

« onze »

le mot :

« vingt ».

II. – En conséquence, après la même phrase du même alinéa, insérer la phrase suivante :

« Ces unités de forces mobiles supplémentaires permettront la bonne tenue de la saison culturelle des festivals de spectacle vivant en parallèle des Jeux Olympiques 2024 et garantiront ainsi le rayonnement du patrimoine culturel français dans une période de grande visibilité internationale. »

À la première phrase de l’alinéa 352, substituer aux mots : 

« à brève échéance »

les mots :

« au 1er juin 2023 ».

À la première phrase de l’alinéa 352, substituer aux mots : 

« à brève échéance »

les mots :

« au 31 décembre 2023 ».

🖋️ • Rejeté
Sandra Regol
9 nov. 2022

Compléter l’alinéa 352 par la phrase suivante :

« En dehors de ces évènements particuliers, ces nouvelles unités ne pourront pas être déployées pour d’autres opérations de maintien de l’ordre, notamment pour l’encadrement de manifestations. »

🖋️ • Rejeté
Sandra Regol
9 nov. 2022

I. – Au début de l’alinéa 353, substituer aux mots :

« Un investissement massif dans la formation des forces au »

les mots :

« Une refonte totale de la doctrine de ».

II. – En conséquence, après l’alinéa 353, insérer l’alinéa suivant :

« La doctrine de maintien de l’ordre du ministère de l’intérieur sera entièrement refondée en suivant une logique de dialogue, d’apaisement et de désescalade. Pour faire évoluer cette doctrine, le ministère engagera une réflexion exigeante avec le monde universitaire. À ce titre, les lanceurs de balles de défense et les grenades de désencerclement ne seront plus utilisés par les forces de l’ordre, ainsi que les techniques dites de « nassage ». »

Après l’alinéa 354, insérer l’alinéa suivant :

« L’usage des lanceurs de balles de défense (LBD) dans le cadre d’opérations de maintien de l’ordre sera immédiatement interdit. »

🖋️ • Rejeté
Sandra Regol
9 nov. 2022

Après l’alinéa 354, insérer les deux alinéas suivants : 

« Encadrement des événement sportifs et des manifestations 

« La doctrine autour de l’usage des générateurs d’aérosols lacrymogènes ou incapacitants par les forces de l’ordre lors des manifestations et évènements sportifs sera revue. Un rapport dressant un bilan de leur usage sera remis au Gouvernement. »

Après l’alinéa 354, insérer l’alinéa suivant :

« Les forces de police ont pour rôle de maintenir l’ordre public dans les cadres d’attroupements et de manifestations. Elles ne peuvent pas recourir à la technique dite « de l’encerclement » en entourant totalement un groupe de manifestants sans permettre à ceux qui le souhaitent de sortir du dispositif d’encagement. »

Après l’alinéa 354, insérer les deux alinéas suivants :

« À l’occasion du maintien de l’ordre, il ne peut être fait usage par les représentants de la force publique d’armes d’une dangerosité particulière dont le seuil est défini par arrêté conjoint du ministre de l’intérieur, du ministre de la justice et du ministre chargé de la santé.

« Le ministère de l’intérieur conduira une conférence sur l’adéquation des équipements des forces de sécurité au regard des missions qu’elles réalisent, afin de définir les équipements conformes, respectant les règles de proportionnalité, de légitimité et de nécessité. »

Après l’alinéa 354, insérer les deux alinéas suivants :

« Le lendemain de chaque manifestation durant laquelle les forces de l’ordre ont fait usage de leurs armes, le traitement relatif au suivi de l’usage des armes (TSUA) sera rendu accessible au public.

« Le Gouvernement devra en outre remettre au Parlement un rapport détaillé et documenté sur les avantages et les inconvénients de chaque type de doctrine au niveau européen et sur les alternatives à mettre en œuvre dans notre pays pour pacifier le maintien de l’ordre dans le cadre des manifestations. »

Après l’alinéa 354, insérer les deux alinéas suivants :

« Afin de renforcer la confiance essentielle entre la population et sa police, le ministère de l’intérieur rédige des instructions visant à exiger la mise en place d’un matricule visible en toutes circonstances, lisible à plusieurs mètres et plus facilement mémorisable. Il demande que des instructions hiérarchiques soient données aux forces de l’ordre pour en imposer le port, sous peine de sanction disciplinaire effective.

« Cette mesure aura des effets concrets bénéfiques pour toutes et tous : identification systématique et responsabilité en cas de comportements illégaux, amélioration de la confiance par l’identification, baisse de la violation des droits et libertés par les forces de l’ordre rendues comptables, protection des droits et libertés des citoyennes et citoyens, et notamment de la liberté de manifester. »

Après l’alinéa 354 insérer l’alinéa suivant :

« Les forces de l’ordre ont pour rôle de maintenir l’ordre public dans les cadres d’attroupement et de manifestation en respectant les principes démocratiques. En particulier, elles ne peuvent empêcher des journalistes d’exercer librement leur mission d’information ou les contraindre à quitter les lieux tant que ceux-ci ne constituent pas un obstacle volontaire à l’action des forces de l’ordre, même après qu’un ordre de dispersion d’un attroupement ait été donné. »

Après l’alinéa 354, insérer l’alinéa suivant :

« Il s’agira d’élargir le contenu des formations au-delà des seuls aspects métiers pour intégrer la sensibilisation aux enjeux sociaux et sociétaux auxquels les policiers et gendarmes sont directement ou indirectement confrontés dans l’exercice de leurs missions : formations à la gestion des tensions, à la réflexivité sur ses propres préjugés, aux relations entre police et confiance. Ces formations pourraient s’appuyer sur l’état des connaissances disponibles en sciences sociales, elles reposeraient d’abord et avant tout sur des mises en situation et des debriefings collectifs pour favoriser l’auto-évaluation et la réflexivité des agents. Les inspections seront chargées de rendre annuellement des données statistiques relatives aux actions de formation conduites au sein de la police et de la gendarmerie et sur une base régulière (tous les deux ou trois ans) et d’élaborer une analyse qualitative de ces actions. »

Après l’alinéa 354, insérer l’alinéa suivant :

« Il s’agira d’intégrer des formations relatives à la déontologie et à l’éthique, ainsi qu’à la remise en question de ses préjugés personnels à partir de cas pratiques permettant de raisonner sur la déontologie « en actes ». »

Après l’alinéa 354, insérer les deux alinéas suivants :

« Le maintien de l’ordre comprend nécessairement une communication et des échanges effectifs entre les autorités investies du pouvoir de police et les forces de l’ordre, afin de garantir le bon exercice de la liberté de manifester, la prévention et la désescalade de toutes tensions éventuelles.

« À cet effet, le maintien de l’ordre doit notamment garantir que les autorités investies du pouvoir de police et les forces de l’ordre communiquent avec les organisateurs et les manifestants, soient disponibles pour échanger, répondent effectivement, et de manière motivée, en temps utile, aux sollicitations orales ou écrites des organisateurs de la manifestation. »

🖋️ • Rejeté
Vincent Bru
9 nov. 2022

Compléter la première phrase de l’alinéa 358 par les mots :

« , des équipes ou qui sont des centres d’entrainement pour ces équipes ».

Après l’alinéa 360, insérer l’alinéa suivant :

« Aux moyens technologiques exceptionnels déployés, s’ajouteront des moyens législatifs. Ils viendront renforcer la législation déjà en vigueur en prévoyant de bannir des lieux de compétitions, pendant une durée pouvant aller de deux ans ou être illimitée, les individus dangereux et violents. Une amende forfaitaire délictuelle sera également mise en place. »

Après l’alinéa 360 insérer les deux alinéas suivants :

« 3.3.4 Faciliter la lutte contre la délinquance à véhicule

« Le phénomène des rodéos urbains a pris de l’ampleur ces dernières années et met en danger régulièrement nos compatriotes circulant sur la voie publique. Face à ces nouveaux comportements délictuels, les forces de l’ordre doivent pouvoir adapter leur réponse opérationnelle. Pour cela le ministère de l’Intérieur prévoira une doctrine unifiée sur l’ensemble du territoire permettant aux gendarmes et policiers de recourir aux techniques de conduite rapide et de contact tactique pour interpeller les auteurs de rodéos urbains. Les conditions assouplies d’emploi de cette doctrine, qui prévoira une protection juridique complète des forces de l’ordre en cas de dommages causés à des tiers, sera soumise à une obligation de formation certifiante pour les agents amenés à la mettre en oeuvre. »

Supprimer les alinéas 361 à 384.

🖋️ • Rejeté
Sandra Regol
9 nov. 2022

Supprimer les alinéas 361 à 384.

Substituer aux alinéas 361 à 384 les trois alinéas suivants : 

« 3.4. Revoir en profondeur la politique de sécurisation de nos frontières

« L’espace frontalier doit faire l’objet d’une gestion plus humaine et mieux coordonée, qui tire toutes les leçons de l’échec des politiques ultra sécuritaires menées au niveau européen.

« Il s’agira de refonder la politique européenne de contrôle des frontières extérieures, en refusant la militarisation de la politique de contrôle des flux migratoires afin de sortir de l’impasse de Schengen et de Frontex. Il sera donc nécessaire de mettre fin aux opérations de Frontex dont les missions et les actions ne sont pas compatibles avec le respect des droits fondamentaux. »

Au début de l’alinéa 362, ajouter les mots :

« En vue de lutter contre l’immigration irrégulière porteuse d’insécurité, »

Compléter l’alinéa 362 par la phrase suivante : 

« Ces moyens ambitieux doivent être pérennisés sur l’ensemble de la période couverte par la présente loi d’orientation et de programmation, à un niveau suffisant pour garantir l’interception des clandestins dans le cadre du franchissement des frontières métropolitaines et ultramarines ainsi que la neutralisation de l’ensemble des réseaux criminels, indispensables à la sécurisation de nos frontières. ».

Après l’alinéa 362, insérer l’alinéa suivant :

« L’obligation de porter secours à toute personne en détresse, en particulier lorsque celle-ci se trouve en milieu hostile, prévaut sur le contrôle et la surveillance des espaces frontaliers. Le secours est porté par toute personne présente à proximité, qu’elle soit membre des forces de l’ordre, des services de secours, d’association ou simple particulier. »

Supprimer l'alinéa 363.

🖋️ • Rejeté
Sandra Regol
9 nov. 2022

Substituer aux alinéas 363 et 364 les six alinéas suivants :

« Œuvrer à la transformation de Frontex

« La France soutiendra une refonte de l’agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes Frontex. Au lieu de participer à des refoulements aux frontières contraires au droit international de l’asile, d’opérer dans des pays tiers et de rapatrier des personnes migrantes en situation irrégulière, ses activités devront être recentrées sur le sauvetage en mer et les opérations humanitaires. Elles doivent contrôlées par le Parlement européen, en particulier dans le domaine du respect des droits humains, du droit international et de son devoir de vigilance et d’alerte concernant les refoulements illégaux de migrants.

« La France plaidera donc pour le renforcement des actions humanitaires de recherche et d’assistance de Frontex en mer et le soutien des bateaux civils et d’ONG, conformément au droit maritime international.

« La France portera les recommandations du groupe de contrôle de Frontex dans son rapport rendu le 21 juillet 2021 et notamment :

« - la nomination de 40 officiers de protection des droits fondamentaux et la mise en place d’un mécanisme de surveillance des droits fondamentaux ;

« - la création d’un mécanisme efficace de signalement des incidents graves pour la surveillance des droits fondamentaux. »

Supprimer l'alinéa 364.

Après l’alinéa 371, insérer l’alinéa suivant :

« – installation de portiques scanners à ondes millimétriques passives pour analyser les véhicules transitant par la frontière. »

Après l’alinéa 372, insérer les deux alinéas suivants :

« Faciliter les conditions de réalisation des contrôles aux frontières

« Un assouplissement des conditions juridiques permettant de contrôler les personnes et les véhicules dans le cadre de la réintroduction des contrôles aux frontières intérieures en vigueur dans notre pays sera réalisé. »

Après l’alinéa 372, insérer les deux alinéas suivants :

« 3.4.1 Contrôler le coût des centres de rétention administratives

« Une étude sera menée afin de déterminer le coût exact de la rétention administrative par jour et par personne retenue en France, ainsi que le détail de ce coût et les mesures pouvant permettre sa diminution. »

🖋️ • Rejeté
Sandra Regol
9 nov. 2022

Substituer aux alinéas 379 à 384 les quatre alinéas suivants :

« Coopération européenne renforcée en matière d’asile et d’immigration

« La France ambitionne de cesser l’externalisation de la gestion des frontières extérieures de l’Union. Elle plaidera pour mettre un terme aux accords migratoires de sous-traitance avec des pays comme la Turquie et la Libye, maltraitant les personnes réfugiées.

« Elle demandera l’abrogation du règlement dit Dublin III et, avec, la logique délétère de tri aux frontières de l’Union. Elle organisera un mécanisme de relocalisation des demandes d’asile entre États-membres en tenant compte des liens effectifs (liens familiaux élargis et linguistiques) et des aspirations des demandeurs et demandeuses d’asile

« Elle renégociera l’accord migratoire avec le Royaume-Uni. »

Après l’alinéa 381, insérer l’alinéa suivant :

« - la création d’un fichier européen des interdictions de territoire, intégrant les obligations de quitter le territoire prononcés par l’un des pays de l’Union européenne au sein du SIS II. Ce fichier sera alimenté par les décisions de chaque état membre, afin d’éviter la délivrance de titres à ces personnes. »

I. – À l’alinéa 384, supprimer les mots : 

« , piloté par les forces de sécurité intérieure et par la délégation ministérielle aux partenariats, aux stratégies et aux innovations de sécurité (DPSIS), tout en ».

II. – En conséquence, au même alinéa, ajouter les deux phrases suivantes :

« Ce centre de recherche pluridisciplinaire est hébergé au sein de l’Académie de police et s’ajoute à ses autres centres de recherche, notamment en sciences humaines et sociales. Il participe à sa programmation scientifique. »

Après l’alinéa 384, insérer l’alinéa suivant : 

« L’insularité des territoires d’outre-mer représentant autant de défis que d’enjeux internationaux et régionaux, tant en matière de lutte contre les stupéfiants, les armes, les contrefaçons, les protections des espèces, les pollutions maritimes, les immigrations clandestines, les importations illicites et les orpaillages clandestins, que les services de l’État doivent engager en conséquence avec les élus locaux des actions de coopération régionale avec les pays voisins afin de déterminer des actions communes et d’harmoniser leurs politiques régionales en la matière. »

Après l’alinéa 385, insérer les deux alinéas suivants :

« Après une formation initiale trop brève, les fonctionnaires de police sont affectés dans leur service sans réelle obligation de perfectionnement de leurs pratiques professionnelles. Or, les évolutions du droit, des contraintes éthiques et juridiques qui pèsent sur leurs spécialités respectives nécessitent des mises à jour permanentes. Aussi, la direction des ressources et des compétences de la police nationale devra réfléchir à un programme obligatoire et personnalisé de perfectionnement préalable à toute évolution de carrière, sur un rythme régulier (sur la base d’un jour par mois), en faisant appel à des intervenants extérieurs, notamment en sciences humaines et sociales.

« Concernant la formation initiale des policiers et gendarmes, elle sera portée à deux ans. Pour ce faire, seront réouverts des centres de formation harmonieusement répartis sur l’ensemble du territoire. Cela est indispensable pour assurer la qualité du service public de sûreté. »

🖋️ • Rejeté
Sandra Regol
9 nov. 2022

Après la deuxième phrase de l’alinéa 386, insérer la phrase suivante : 

« La formation comprendra des enseignements en science humaines et sociales et communication. »

🖋️ • Rejeté
Sandra Regol
9 nov. 2022

Compléter l’alinéa 386 par la phrase suivante : 

« Les formations continues peuvent être dispensées par différents experts indépendants du ministère de l’intérieur : avocats, magistrats, sociologues, associations, ainsi que professeurs des universités. »

Après l’alinéa 386, insérer l’alinéa suivant :

« Les universités seront associées à la formation : sociologues, psychologues, criminologues, juristes, tous ont leur place pour sortir du vase clos. La lutte contre les discriminations, le sexisme et les stéréotypes sera enseignée. La formation à la procédure judiciaire et au respect du cadre légal sera renforcée. Chaque élève fera une immersion dans un tribunal, en détention, en club de prévention, ainsi qu’auprès d’éducateurs de la protection judiciaire de la jeunesse et de personnels de réinsertion et de probation accompagnant la sortie de la délinquance. »

À la première phrase de l’alinéa 390, substituer au mot :

« douze » 

le mot : 

« dix-huit ».

Après la deuxième phrase de l’alinéa 390, insérer la phrase suivante :

« Les heures consacrées aux techniques de défense et d’interpellation ainsi qu’aux techniques d’intervention seront fortement augmentées. »

Après l’alinéa 390, insérer l’alinéa suivant :

« La formation initiale des policiers et des gendarmes inclut également des enseignements dispensés par des professionnels de santé sur les addictions et l’usage de substances illicites ».

Après l’alinéa 390, insérer l’alinéa suivant :

« Les modules de formation initiale à la procédure pénale et au code pénal seront arrêtés par le bureau de la police judiciaire à la direction des affaires criminelles et des grâces et l’École nationale de la magistrature. »

🖋️ • Rejeté
Sandra Regol
9 nov. 2022

Après l’alinéa 390, insérer l’alinéa suivant :

« Les modules de formation initiale à la procédure pénale et au code pénal seront arrêtés par le bureau de la police judiciaire à la direction des affaires criminelles et des grâces et l’École nationale de la magistrature. »

Après l’alinéa 391, insérer l’alinéa suivant :

« La formation initiale des policiers et des gendarmes inclut une formation aux premiers secours et l’obtention du brevet de secouriste ».

Compléter l’alinéa 394 par la phrase suivante :

« Une large consultation des services de police permettra de déterminer précisément quels seront les enjeux et objectifs poursuivis, les moyens alloués et l’organisation de cette structure. »

Après l’alinéa 394, insérer l’alinéa suivant :

« – une école nationale de formation des policiers municipaux sera également créée, sous l’autorité du ministère de l’intérieur. Le Centre national de la fonction publique territoriale (CNFPT) se chargera du financement. »

Après l’alinéa 397, insérer l’alinéa suivant : 

« – Une gestion nationale des formations des policiers municipaux sera créée, qui inclura au sein de la formation l’aptitude et l’entrainement à l’armement ; »

Après l’alinéa 398, insérer l’alinéa suivant :

« – une spécialisation pour lutter contre les activités des mafias cybercriminelles, la corruption, la criminalité et la délinquance financière, les flux financiers illicites transfrontières, les détournements de fonds publics, les crypto-actifs illicites et le blanchiment sera reconnue comme prioritaire. La direction des affaires criminelles et des grâces et la direction centrale de la police judiciaire se concerteront en vue d’organiser une filière d’enquêteurs hautement spécialisés et formés aux techniques les plus modernes de détection des faits délictueux ou criminels, infractions. Elles présenteront un plan d’action en vue de constituer cette filière. »

I. – À la fin de l’alinéa 400, substituer aux mots : 

« augmentée de 50 % »

le mot :

« doublée ».

II. – En conséquence, à la première phrase de l’alinéa 401, substituer aux mots :

« augmentée de 50 % »

les mots :

 « doublée ».

III. – En conséquence, compléter le même alinéa par la phrase suivante :

« Ces heures de formations ne comprennent pas le tir réglementaire à l’arme de poing et les différents recyclages aux armes qui doivent être effectués lors d’heures dédiées au maintien des acquis professionnels, permettant aux policiers et gendarmes de diversifier leurs prérogatives et de développer leurs compétences. ».

🖋️ • Rejeté
Sandra Regol
9 nov. 2022

Après l’alinéa 401, insérer l’alinéa suivant :

« Ces nouveaux stands de tir permettront d’augmenter progressivement le volume horaires des séances de tir annuelles, avec un objectif de doublement du nombre de tirs effectués par les policiers. Les modules de formation au tir devront inclure l’ensemble des armements à la disposition de chaque unité (pistolets, fusils d’assauts, grenades) en accord avec leur utilisation sur le terrain. Ces exercices devront comprendre impérativement des mises en situation, mobilisant à la fois les capacités de tir des agents, mais également leur maîtrise du contexte et de l’environnement légal dans lesquels ceux-ci peuvent être effectués. L’accent sera mis particulièrement sur les situations de légitime défense. »

🖋️ • Rejeté
Sandra Regol
9 nov. 2022

Après l’alinéa 401, insérer l’alinéa suivant :

« Ces nouveaux stands de tir seront ouverts aux policiers municipaux, avec l’objectif d’augmenter progressivement le volume horaire de leurs séances de tir annuelles pour atteindre celui des policiers nationaux. Ces exercices devront comprendre impérativement des mises en situation, mobilisant à la fois les capacités de tir des agents, mais également leur maîtrise du contexte et de l’environnement légal dans lesquels ceux-ci peuvent être effectués. L’accent sera mis particulièrement sur les situations de légitime défense. »

Après l’alinéa 398, insérer l’alinéa suivant : 

« – Le concours de la police municipale aura lieu chaque année. »

🖋️ • Rejeté
Sandra Regol
9 nov. 2022

Après l’alinéa 401, insérer l’alinéa suivant :

« En complément de cette instruction au tir renforcée, sera également dispensée, tout au long de la carrière, un enseignement pratique aux techniques d’intervention opérationnelles rapprochées, afin que l’utilisation de moyens létaux par les agents reste toujours un moyen de dernier recours. Cette formation devra mettre particulièrement l’accent sur le nécessaire évitement des techniques de combat et d’immobilisation touchant les organes vitaux et les voies respiratoires. »

🖋️ • Rejeté
Marie Pochon
9 nov. 2022

Après l’alinéa 403, insérer l’alinéa suivant :

« Les policiers et gendarmes seront systématiquement et régulièrement formés à la prise en charge des victimes mineures. Ces formations feront intervenir différents experts extérieurs au ministère de l’Intérieur : sociologues, psychologues, médecins, associations. »

🖋️ • Rejeté
Marie Pochon
9 nov. 2022

Après l’alinéa 403, insérer l’alinéa suivant :

« Les commissariats de polices et les gendarmeries notamment dans les territoires ruraux comprennent automatiquement des intervenants sociaux. »

À l’alinéa 405, substituer aux mots :

« la création de treize centres régionaux de formation et de »

les mots :

« l’ouverture de postes supplémentaires et à tous les grades au sein des centres de formation et des ». 

Compléter l’alinéa 405 par la phrase suivante :

« Pour garantir l’aptitude des agents, la formation, les entraînements au tir et aux pratiques professionnelles en intervention, prévus chaque année, sont systématiquement maintenus. »

Après l’alinéa 411, insérer l’alinéa suivant :

« Afin d’assurer un bon appariement entre l’offre et la demande de formateurs au sein des services, une réflexion sera ouverte sur la possibilité d’ouvrir les postes de formateur aux agents qualifiés de tous grades, en ne prenant en considération que leur spécialité. »

Compléter l’alinéa 413 par la phrase suivante :

« Une coopération accrue avec les clubs de tirs est à encourager.

Après l’alinéa 419, insérer l’alinéa suivant :

« Dans le cadre de la gestion de la mobilité géographique des effectifs de la gendarmerie nationale et de la police nationale, les ressources humaines des forces de sécurité intérieure se saisiront de la problématique particulière des gendarmes et policiers ou de leurs familles concernés par le handicap ou les affections de longue durée. Dans ces cas, les directions des ressources humaines ne procèderont à une mobilité qu’avec l’accord du personnel concerné et uniquement dans des affectations géographiques qui permettent le suivi et l’accompagnement de ces handicaps ou affections et après qu’elles aient soutenu les familles concernées dans la prise en charge de ces personnes. »

Après l’alinéa 419, insérer l’alinéa suivant :

« Outre le recrutement de psychologues dédiés et la mise en place de numéro d’appels de soutien aux personnels, le ministère de l’Intérieur élabore un plan visant à prévenir les risques psychosociaux au sein des forces de l’ordre. Il prévoit également l’évaluation des mesures prises permettant de lutter contre le harcèlement, l’absentéisme, la dépression et le suicide au sein de la gendarmerie nationale et de la police nationale. »

Après l’alinéa 419, insérer l’alinéa suivant :

« Le ministère de l’Intérieur élabore un plan de prévention contre le risque de suicide au sein des forces de l’ordre. »

Après l’alinéa 426, insérer l’alinéa suivant :

« Le ministère poursuit son effort d’accompagnement des forces de l’ordre, de leurs conditions de vie et de l’accompagnement des familles. Il explore notamment la possibilité de mettre en place une politique globale en s’inspirant du plan famille décidé en 2017 au profit des militaires. Ce plan a vocation à regrouper l’ensemble des crédits participant à l’intégration des familles dans la communauté de la sécurité et à l’amélioration du logement, de l’hébergement et de la conciliation entre la vie personnelle et la vie professionnelle des forces de l’ordre. »

🖋️ • Rejeté
Marie Pochon
9 nov. 2022

Après l’alinéa 428, insérer l’alinéa suivant :

« Afin d’assurer une meilleure reconnaissance de l’engagement des sapeurs-pompiers, il sera proposé de ne pas augmenter les prestations d’assurance notamment dans le cadre de la contractualisation d’un prêt bancaire. Ainsi, la reconnaissance de la dangerosité de l’engagement pour la Nation ne peut entraîner, pour les intéressés, de différence de traitement en matière de prestations ou de primes d’assurance. »

Après l’alinéa 428, insérer l’alinéa suivant :

« L’engagement volontaire chez les sapeurs-pompiers mérite d’être soutenu et encouragé. Pour ce faire et relancer l’attractivité de cet engagement, il est proposé de lancer une expérimentation permettant aux sapeurs-pompiers volontaires d’accéder de façon prioritaire au parc de logement sociaux via des conventions établies entre les services départementaux d’incendie et de secours et les bailleurs sociaux. »

Après l’alinéa 429, insérer l’alinéa suivant :

« Les policiers et gendarmes occupant un poste de management, d’encadrement et de commandement seront systématiquement et régulièrement formés aux questions de prévention des risques professionnels , risques physiques, risques psycho-sociaux, agissements sexistes ou discriminatoires, et lutte contre le harcèlement, moral et sexuel , afin d’être en mesure de prendre soin de la santé mentale, physique et sociale des personnels placés sous leur commandement, et d’améliorer leurs conditions de travail au quotidien. Ces formations feront intervenir différents experts extérieurs au ministère de l’intérieur : sociologues, psychologues, médecins, associations. »

🖋️ • Rejeté
Sandra Regol
9 nov. 2022

Après l’alinéa 429, insérer l’alinéa suivant : 

« Les policiers et gendarmes occupant un poste de management et de commandement seront systématiquement et régulièrement formés aux questions de mal-être au travail et à la prévention des risques psycho-sociaux, afin d’être en mesure de prendre soin de la santé mentale, physique et sociale des personnels placés sous leur commandement, et d’améliorer leur quotidien au travail. Ces formations feront intervenir différents experts extérieurs au ministère de l’intérieur : sociologues, psychologues, médecins, associations. »

🖋️ • Rejeté
Sandra Regol
9 nov. 2022

Après l’alinéa 431, insérer l’alinéa suivant : 

« Tout policier et tout gendarme doit pouvoir obtenir un entretien avec un psychologue, y compris indépendant, dans un délai raisonnable. »

🖋️ • Rejeté
Sandra Regol
9 nov. 2022

Après l’alinéa 435, insérer les deux alinéas suivants : 

« Le soutien psychologique peut également se faire auprès d’un psychologue extérieur.

« Les proches des forces de l’ordre peuvent également être pris en charge par un soutien psychologique. »

Après l’alinéa 436, insérer l’alinéa suivant :

« La lutte contre le suicide dans la police et la gendarmerie nationales doit être poursuivie et amplifiée, notamment en soutenant les capacités de détection des situations à risque et en s’assurant d’une prise en charge rapide et efficace. »

Compléter l’alinéa 436 par les deux phrases suivantes :

« Par ailleurs, à partir du 1er janvier 2023, le système de notation annuelle, dit niveau note, s’appliquant aux effectifs de la Gendarmerie nationale sera définitivement supprimé. Non seulement il n’est pas utile à l’évaluation de leur compétence réelle, mais il constitue souvent un facteur déclenchant de pensées ou d’actes suicidaires. »

Après l’alinéa 436, insérer l’alinéa suivant :

« Pour concrétiser cette ambition, le programme de mobilisation contre le suicide sera augmenté de 500 000 euros. »

Après l’alinéa 436, insérer l’alinéa suivant :

« Des structures seront habilitées pour accueillir les agents des force de l’ordre souffrant de blessures physiques ou d’un traumatisme psychologique du fait de leur mission. Situées en espace naturel, elles inciteront à la déconnexion, en contraste avec les rendez-vous avec des psychologues qui s’effectuent souvent au sein même du commissariat. Équipées de matériel sportif, aménagées dans l’intérêt de favoriser l’échange, ces structures permettront aux agents une rééducation physique et une meilleure gestion du stress. L’objectif principal de la création de ces structures est de lutter contre les suicides chez les forces de l’ordre. Mais elle permettra également une meilleure cohésion, un regain de vocation, un retour en activité progressif pour les agents en incapacité de travail ».

 

Après l’alinéa 438, insérer l’alinéa suivant :

« En complément des recrutements de psychologues et des évaluations des dispositifs déjà en place, notamment le numéro d’appel unique permettant aux fonctionnaires d’avoir un accès anonyme, confidentiel et gratuit à des psychologues, le ministère de l’intérieur produit un plan de lutte contre les risques psychosociaux dans les forces de gendarmerie et de la police nationales et l’évaluation des dispositifs de lutte contre le harcèlement, la dépression et le suicide au sein des structures de la gendarmerie et de la police nationales. »

Après l’alinéa 438, insérer l’alinéa suivant :

« Un rapport détaillé est remis par le Gouvernement au Parlement avant le 1er septembre 2023 sur la santé psychologique de nos forces de l’ordre et les cas de suicides de leur personnel. Il documente les mesures aujourd’hui mises en place pour prévenir les suicides et préserver la santé psychologique de celles-ci. Le rapport expose également les possibilités concrètes d’expérimentation et de généralisation de dispositifs permettant de réduire le taux de sucide de nos forces de l’ordre. »

Après l’alinéa 441, insérer l’alinéa suivant :

« Dans cette perspective, dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport faisant le point sur la politique de lutte contre l’érosion côtière dans les outre-mer et sur l’utilité et la pertinence du champ d’application du Fonds d’érosion côtière, ainsi que sur les moyens d’assurer la surveillance des risques spécifiques aux territoires insulaires. »

Après l’alinéa 443, insérer l’alinéa suivant :

« Il sera également créé des unités de forces mobiles à résidence pour la gendarmerie en outre-mer. »

Après l’alinéa 443, insérer l’alinéa suivant :

« Il sera également créé des unités de forces mobiles à résidence pour la gendarmerie en Outre-Mer. »

Après l’alinéa 443, insérer les douze alinéas suivants :

« 3.7. A Redéfinir notre stratégie de lutte contre le terrorisme

« Les grands principes de la lutte contre le terrorisme sont :

« • La prévention, en assumant le rôle central de l’éducation, de la sécurité sociale, des services publics de proximité et des mécanismes socio-économiques et psychiques. Elle nécessite de revenir sur l’autonomisation de l’enjeu sécuritaire dans le débat politique. Un travail interministériel de fond sur les actions face aux publics pouvant basculer dans les actes meurtriers est nécessaire. Un partenariat pérenne devra être engagé avec le monde académique, en particulier les sciences humaines et sociales, afin d’orienter de manière plus rationnelle l’action des services ;

« • Une stratégie politique globale pour renforcer les anticorps républicains et supprimer le terreau des communautarismes quels qu’ils soient ;

« • Le développement de peines de substitution à la prison pour les courtes peines. La prison est actuellement un lieu d’embrigadement et de constitution de réseaux et les peines de probation sont trop peu prononcées ;

« • La réflexion sur le rôle de la presse : la liberté d’informer ne doit pas exonérer les médias et journalistes de leur responsabilité dans le jeu médiatique des réseaux terroristes ;

« Cette politique de lutte antiterroriste repose sur des services de renseignement efficaces :

« • Renforcer le renseignement territorial et humain : nous reviendrons sur la fusion de la direction de la surveillance du territoire et des renseignements généraux. Cette réorientation de la spécialisation du renseignement permettra de privilégier le travail de terrain. À rebours de l’illusion du tout technologique, elle permettra de renforcer les moyens d’analyse des renseignements collectés. La diversification du renseignement permet d’assurer des approches complémentaires des informations et de garantir des contre-pouvoirs en recrutant des analystes et des traducteurs en nombre suffisant. Le retour d’une véritable communauté antiterroriste, plus large que l’actuel « premier cercle » des services de renseignement, et composée d’agences de taille et de légitimité égales, permettra d’apporter une réponse plus diversifiée à la menace que ce que permet aujourd’hui la seule culture policière de la DGSI ;

« • Entamer un plan de titularisation et de fidélisation des agents contractuels de la DGSI, notamment avec des formations initiales et continues de haut niveau de qualification en lien avec le monde académique ;

« • Remettre en question les pratiques et dispositifs inefficaces et liberticides de surveillance de masse sur l’Internet et les réseaux téléphoniques. Un contrôle accru des services sera exercé en renforçant les pouvoirs de la délégation parlementaire au renseignement (DPR) - avec la présence a minima d’un membre de chaque groupe politique au Parlement - et de la Commission nationale de contrôle des techniques de renseignement (CNCTR). De même, un circuit interne fonctionnel permettra à un lanceur d’alerte au sein des services de signaler des actions illégales ou attentatoires à notre souveraineté ;

« • Focaliser le renseignement sur les menaces sécuritaires et économiques hexagonales, en particulier la mouvance d’extrême droite et les groupuscules anti-républicains, et non sur la surveillance des mouvements sociaux ;

« • Restaurer l’indépendance nationale en matière de renseignement et remettre à plat nos alliances internationales en réduisant nos relations d’assujetissement. »

Supprimer les alinéas 444 à 446.

Substituer aux alinéas 444 à 446 les onze alinéas suivants :

« 3.7 Crise migratoire

« Notre continent est d’ores et déjà confronté à des flux migratoires importants, qui pèsent sur les capacités d’accueil de notre pays. Ceux-ci ont tendance à s’accroître accentuant également la pression qui s’exerce sur nos structures d’hébergement. Par ailleurs l’immigration clandestine, qui représente déjà environ 700 000 personnes dans notre pays risque de s’aggraver compte tenu de la démographie africaine.

« Il est vital pour affronter ce défi que notre pays dote nos forces de l’ordre des moyens juridiques, humains et matériels suffisants sur le terrain. Il est également nécessaire de se donner des objectifs ambitieux en matière de politique migratoire.

« Pour cela, les moyens prévus par la présente loi d’orientation et de programmation du ministère de l’intérieur seront employés notamment à :

« – porter le nombre de places en centres de rétention administrative à 5 000.

« – porter progressivement à 100 % le taux d’exécution des obligations de quitter le territoire français.

« – abaisser le délai moyen de traitement d’un dossier par l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) à 60 jours.

« – financer la création de centres de traitement des demandes d’asile à proximité de lieux de conflits.

« – mettre en place un comité au sein du ministère de l’intérieur chargé d’étudier les possibilités d’indexer pour chaque pays la délivrance de visas aux réponses obtenues en matière de laissez-passer consulaires (LPC) et de relier le niveau des aides financières (sous toutes les formes) données par la France aux États concernés à leurs efforts en matière de LPC.

« – mettre en place un comité au sein du ministère de l’intérieur chargé d’étudier les besoins de la France en matière d’immigration de travail et estudiantine. Ses études seront fondées sur la situation du marché de l’emploi et l’intérêt pour le système universitaire français de l’accueil d’étudiants étrangers.

« – renforcer les sections « éloignements » au sein des bureaux des étrangers des préfectures ; cette mission pointue nécessitant une réactivité 7/7 jours pourrait être centralisée en région sauf pour les départements frontaliers. »

Substituer aux alinéas 444 à 446 les six alinéas suivants :

« 3.7. La protection de l’intérêt supérieur des enfants dans la politique migratoire française

« Un accueil des mineurs respectueux des traités internationaux de protection de l’enfance et de la dignité de ces jeunes est garanti.

« Il est mis fin à la conditionnalité de la prise en charge des enfants : les mineurs sont hébergés et scolarisés jusqu’à ce qu’il soit fait la preuve, le cas échéant, de leur majorité. 

« Sont supprimés les tests osseux dont la démonstration de leur inefficacité scientifique est faite en vue de déterminer l’âge des jeunes isolés : ces tests sont peu fiables et se fondent sur des critères fortement contestables. 

« Est interdit la mise en rétention de personnes mineures : l’expérience de la privation de liberté, injustifiée de surcroît, est source de traumatismes importants et perturbe durablement le développement sain de l’enfant, peu importe le type de structures de privation de liberté. 

« Sont augmentés les fonds alloués à l’aide sociale à l’enfance dédiée à l’accompagnement des mineurs précaires. »

🖋️ • Rejeté
Sandra Regol
9 nov. 2022

Substituer aux alinéas 445 et 446 l’alinéa suivant : 

« La réponse à la crise migratoire et lutte contre l’immigration illégale ne justifie pas de sanctionner des personnes ayant fait preuve d’humanité et de fraternité envers des personnes migrantes, même si celle-ci se trouve en situation irréguilière. En conséquence, le « »délit de solidarité »défini dans le chapitre II du titre II du livre VI du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile sera abrogé. »

Au début de l’alinéa 445, supprimer les mots :

« Afin de lutter contre l’immigration clandestine alimentée par un dévoiement du droit d’asile et favoriser les reconduites à la frontière ».

Supprimer l'alinéa 446.

🖋️ • Rejeté
Sandra Regol
9 nov. 2022

Supprimer l'alinéa 446.

À la fin de l’alinéa 446, substituer au nombre :

« 3 000 »

le nombre :

« 5 000 ».

🖋️ • Rejeté
Yoann Gillet
9 nov. 2022

À la fin de l’alinéa 446, substituer au nombre :

« 3 000 »

le nombre :

« 5 000 ».

À la fin de l’alinéa 446, substituer au nombre :

« 3 000 »

le nombre :

« 4 000 ».

À la fin de l’alinéa 446, substituer aux mots :

« progressivement porté à 3 000 » 

les mots :

« porté à 3 000 d’ici 2027 ».

Compléter le rapport annexé par l’alinéa suivant :

« Le placement de mineurs en centre de rétention administrative est interdit. »

🖋️ • Rejeté
Yoann Gillet
9 nov. 2022

Compléter le rapport annexé par l’alinéa suivant :

« Afin de lutter contre l’immigration clandestine et favoriser les reconduites à la frontière, le taux d’exécution des obligations de quitter le territoire français sera progressivement porté à 100 % sur la durée de cette loi de programmation. »

🖋️ • Rejeté
Éric Ciotti
9 nov. 2022

Compléter le rapport annexé par l’alinéa suivant :

« Afin de lutter contre l’immigration clandestine et favoriser les reconduites à la frontière, le taux d’exécution des obligations de quitter le territoire français sera progressivement porté à 100 % sur la durée de cette loi de programmation. »

Compléter le rapport annexé par l’alinéa suivant :

« Afin de lutter contre l’immigration clandestine et favoriser les reconduites à la frontière, le taux d’exécution des obligations de quitter le territoire français sera progressivement porté à 90 % sur la durée de cette loi de programmation. »

Compléter le rapport annexé par l’alinéa suivant :

« Afin de lutter contre l’immigration clandestine et favoriser les reconduites à la frontière, le taux d’exécution des obligations de quitter le territoire français sera progressivement porté à 80 % sur la durée de cette loi de programmation. »

Compléter le rapport annexé par l’alinéa suivant :

« Afin de lutter contre l’immigration clandestine et favoriser les reconduites à la frontière, le taux d’exécution des obligations de quitter le territoire français sera progressivement porté à 70 % sur la durée de cette loi de programmation. »

Compléter le rapport annexé par l’alinéa suivant :

« Afin de lutter contre l’immigration clandestine et favoriser les reconduites à la frontière, le taux d’exécution des obligations de quitter le territoire français sera progressivement porté à 60 % sur la durée de cette loi de programmation. »

Compléter le rapport annexé par l’alinéa suivant :

« Afin de lutter contre l’immigration clandestine et favoriser les reconduites à la frontière, le taux d’exécution des obligations de quitter le territoire français sera progressivement porté à 50 % sur la durée de cette loi de programmation. »

🖋️ • Rejeté
Éric Ciotti
9 nov. 2022

Compléter ce rapport annexé par l’alinéa suivant : 

« Afin de lutter contre l’immigration clandestine et favoriser les reconduites à la frontière, les préfectures devront, par redéploiement, renforcer leurs sections « éloignements » au sein des bureaux des étrangers. Cette mission pointue nécessitant une réactivité 7/7 jours pourrait être centralisée en région sauf pour les départements frontaliers. »

🖋️ • Rejeté
Éric Ciotti
9 nov. 2022

Compléter le rapport annexé par l’alinéa suivant :

« Afin d’assurer une protection plus rapide et efficace des réfugiés et permettre un meilleur traitement des demandes d’asiles, les moyens prévus par la présente loi permettront de financer la création de centres de traitement des demandes d’asile à proximité de lieux de conflits. »

Compléter le rapport annexé par l’alinéa suivant :

« Afin de maîtriser les flux migratoires dans notre pays, un comité sera mis en place au sein du ministère de l’intérieur chargé d’étudier les besoins de la France en matière d’immigration de travail et estudiantine. Ses études seront fondées sur la situation du marché de l’emploi et l’intérêt pour le système universitaire français de l’accueil d’étudiants étrangers. »

🖋️ • Rejeté
Éric Ciotti
9 nov. 2022

Compléter ce rapport par l'alinéa suivant :

« Afin de lutter contre l’immigration clandestine et favoriser les reconduites à la frontière, un comité sera mis en place au sein du ministère de l’Intérieur chargé d’étudier les possibilités d’indexer pour chaque pays la délivrance de visas aux réponses obtenues en matière de laissez-passer consulaires et de relier le niveau des aides financières sous toutes les formes données par la France aux États concernés à leurs efforts en matière de laissez-passer consulaires. »

Compléter le rapport annexé par l’alinéa suivant :

« Tous les moyens seront mis en œuvre pour pouvoir condamner les personnes qui apportent une aide directe ou indirecte aux étrangers qui tentent d’entrer illégalement sur le territoire. »

Compléter le rapport annexé par l’alinéa suivant :

« Le Gouvernement remet au Parlement dans un délai de trois  mois un rapport évaluant le parcours d’accès à la communauté nationale, en particulier des règles qui fixent la durée de présence sur le territoire. »

Compléter le rapport annexé par les trois alinéas suivants :

« Les forces de l’ordre subissent une crise de croissance depuis une trentaine d’années sans que jamais on s’interroge sur son influence contre le crime. Si l’on sait empiriquement combien des mesures de santé publique, de prévention ou d’éclairage des rues la nuit trouvent une conséquence immédiate en matière d’insécurité, la hausse des effectifs de police semble n’être que le résultat d’intuitions sécuritaires assez rudimentaires ou de stratégie au doigt mouillé.

« De nombreuses études nord-américaines soulignent au contraire l’absence absolue de lien entre augmentation des effectifs de police et mesure de la délinquance de voie publique. Toutes les enquêtes disponibles soulignent la décorrélation des deux courbes.

« En conséquence, sera lancée juste après la promulgation de la présente loi, une étude indépendante, dotée des ressources académiques nécessaires, relative à cette thématique afin d’y voir plus clair sur les trajectoires budgétaires des forces de l’ordre à moyen terme. »

Compléter le rapport annexé par l’alinéa suivant :

« La prise en charge et le suivi médical des agents de police ayant été blessés pendant l’exercice de leurs fonctions sera simplifié et automatisé, pour que les agents blessés n’aient plus à avancer les soins et multiplier ces démarches, ce qui rend les démarches dissuasives pour un trop grand nombre d’entre eux. »

Compléter le rapport annexé par l’alinéa suivant :

« Pour accompagner le déploiement de nouveaux agents de police et de gendarmerie dédiés à la surveillance de la voie publique, la prime « voie publique » sera revalorisée à hauteur de 100 euros par mois dès 2024. »

Compléter ce rapport annexé par les trois alinéas suivants :

« 3.8. Lutte contre les ingérences étrangères sur le territoire national

« Afin de lutter contre les ingérences, les opérations d’influence et de déstabilisation de la part de puissances étrangères, les forces de sécurité intérieure accentueront leur vigilance autour des entreprises, des institutions et plus particulièrement des établissements d’enseignement supérieur qui sont particulièrement vulnérables, compte tenu de l’importance des effectifs, des technologies et des volumes de données qu’ils traitent.

« Des opérations de sensibilisation et d’anticipation devront être menées annuellement auprès de ces établissements afin d’alerter sur les risques d’ingérences étrangères, impliquant notamment la captation de données et les démarchages des cerveaux. »

Après l’alinéa 446, insérer les deux alinéas suivants :

« 3.8 Sécurité routière

« Dans un délai d’un an à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport dressant un bilan de la politique de sécurité routière menée depuis les dix dernières années, afin d’éclairer les futures orientations notamment en faveur de la réforme du permis à points, l’éducation routière et l’installation de structures et dispositifs de contrôle de la circulation et du stationnement routiers. ».

Compléter ce rapport par les deux alinéas suivants :

« 3.8 Accueil des détenus présentant des troubles psychiques

« Sur l’ensemble du territoire, cinq établissements spécialisés pour l’accueil des détenus présentant des troubles psychiques, à la taille modulée selon la population carcérale de la région pénitentiaire, seront créés. Ces établissements seront destinés aux détenus à la limite de l’hospitalisation d’office, dangereux pour eux-mêmes ou pour autrui, avec une orientation d’affectation de moyen ou long terme. »

Compléter ce rapport par l'alinéa suivant :

« Face à l’ampleur de la situation et à la gravité des faits, une réforme pénale sera engagée afin d‘aggraver les peines du trafic d’êtres humains. »

Compléter l’alinéa 147 par la phrase suivante :

« La gestion des moyens budgétaires, des carrières et des compétences garantit que la police judiciaire puisse pleinement assurer ses missions d’enquête et de lutte contre la criminalité organisée et la délinquance complexe, notamment en matière de lutte contre la délinquance financière, la corruption et les atteintes à la probité. »

Substituer aux alinéas 197 et 198 les trois alinéas suivants :

« Collège de déontologie

« Un collège de déontologie est institué auprès du ministre de l’Intérieur et de l’outre-mer. Il est composé de quatre professionnels et de trois personnalités extérieures qualifiées dont un membre du Conseil d’État, un magistrat de l’ordre judiciaire et un universitaire.

« Il participe à l’adaptation et l’actualisation du code de déontologie et prend en compte l’action des référents déontologues placés auprès du secrétaire général, du chef de l’inspection générale de l’administration, du directeur général de la police nationale, du directeur général de la sécurité intérieure et du directeur général de la gendarmerie nationale. Il conduit des réflexions sur l’éthique et la déontologie dans l’ensemble des domaines de compétences du ministère de l’Intérieur et de l’outre-mer et formule toute proposition de nature à en assurer la promotion. Il rend des avis et des recommandations sur des dossiers complexes. »

🖋️ • Tombé
Sandra Regol
9 nov. 2022

Rédiger ainsi l’alinéa 198 :

« Un comité d’éthique indépendant sera créé pour évaluer l’action du ministère de l’intérieur. Sous la présidence du Défenseur des droits et composé de représentants du monde universitaire - chercheurs en criminologie, en sociologie et dans toutes les branches des sciences humaines et sociales intéressées par les questions de sécurité -, de représentants du monde associatif et de la population, il pourra se saisir de tous les sujets concernant les prérogatives du ministère. Il sera structuré en collèges thématiques (par exemple, maintien de l’ordre, technologies, interventions des forces de l’ordre, rétention, relation police/population). Les recommandations émises par le comité seront immédiatement prises en compte par le ministère qui rendra compte de son action dans ces domaines auprès de lui. Il remettra un rapport annuel sur son activité au Parlement. Sa mise en place sera effective au plus tard un an après la promulgation de la présente loi. »

Après l’alinéa 198, insérer l’alinéa suivant :

« Ce comité d’éthique sera composé et pour chacun de ses collèges pour un tiers de représentants d’associations de défense des droits humains, pour un tiers de chercheurs académiques et pour le dernier tiers de fonctionnaires des forces de l’ordre. »

🖋️ • Tombé
Ian Boucard
9 nov. 2022

Après l’alinéa 348, insérer l’alinéa suivant :

« Le ministère de l’intérieur, en concertation avec le ministère de l’économie et des finances, envisage d’exonérer les SDIS du malus écologique sur les véhicules d’incendie et de secours. Pour cela, il étudie la possibilité de modifier le code général des impôts. »

Compléter l’alinéa 446 par la phrase suivante :

« Une attention particulière sera portée aux outre-mer quant à l’augmentation du nombre de places en centre de rétention administrative notamment à Mayotte où la situation migratoire est très préoccupante. »


Article 1
Avant l'article premier, insérer l'article suivant:

I. – L’article L. 2212‑2 du code général des collectivités territoriales est complété par un 8° ainsi rédigé :

« 8° Le soin de conduire à ses frais, dans le local de police ou de gendarmerie le plus proche ou dans une chambre de sûreté, une personne trouvée en état d’ivresse dans les lieux publics, pour y être retenue jusqu’à ce que son taux d’alcoolémie soit inférieur ou égal à 0,25 mg d’alcool d’air expiré. »

II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

Avant l'article premier, insérer l'article suivant:

 Après l'article 122-6 du code pénal, il est inséré un article 122-6-1 ainsi rédigé :

« Art. 122-6-1. – Est présumé en état de légitime défense tout garde-champêtre, agent de la police municipale ou nationale, ou militaire de la gendarmerie nationale qui, lors d’une attaque à son encontre ou à l’encontre d’un de ses collègues, ou en cas de refus d’obtempérer, fait usage de son arme de service dans l’exercice de ses fonctions, qu’il soit habillé en civil ou revêtu d’un uniforme ou des insignes extérieurs et apparents de leur qualité. » 

 

Avant l'article premier, insérer l'article suivant:

Après l'article 122-6 du code pénal, il est inséré un article 122-6-1 ainsi rédigé :
 
« Art. 122-6-1. – Est présumé en état de légitime défense tout garde-champêtre, agent de la police municipale ou nationale, ou militaire de la gendarmerie nationale qui, lors d’une attaque à son encontre ou à l’encontre d’un de ses collègues, fait usage de son arme de service dans l’exercice de ses fonctions, qu’il soit habillé en civil ou revêtu d’un uniforme ou des insignes extérieurs et apparents de leur qualité. » 

Avant l'article premier, insérer l'article suivant:

I. – L’article 132‑18‑1 du code pénal est ainsi rétabli :

« Pour les crimes commis en état de récidive légale, la peine d’emprisonnement, de réclusion ou de détention ne peut être inférieure aux seuils suivants :

« 1° Cinq ans, si le crime est puni de quinze ans de réclusion ou de détention ;

« 2° Sept ans, si le crime est puni de vingt ans de réclusion ou de détention ;

« 3° Dix ans, si le crime est puni de trente ans de réclusion ou de détention ;

« 4° Quinze ans, si le crime est puni de la réclusion ou de la détention à perpétuité.

« Toutefois, la juridiction peut prononcer une peine inférieure à ces seuils en considération des circonstances de l’infraction, de la personnalité de son auteur ou des garanties d’insertion ou de réinsertion présentées par celui‑ci.

« Lorsqu’un crime est commis une nouvelle fois en état de récidive légale, la juridiction ne peut prononcer une peine inférieure à ces seuils que si l’accusé présente des garanties exceptionnelles d’insertion ou de réinsertion. »

II. – L’article 132‑19‑1 du code pénal est ainsi rétabli :

« Pour les délits commis en état de récidive légale, la peine d’emprisonnement ne peut être inférieure aux seuils suivants :

« 1° Un an, si le délit est puni de trois ans d’emprisonnement ;

« 2° Deux ans, si le délit est puni de cinq ans d’emprisonnement ;

« 3° Trois ans, si le délit est puni de sept ans d’emprisonnement ;

« 4° Quatre ans, si le délit est puni de dix ans d’emprisonnement.

« Toutefois, la juridiction peut prononcer, par une décision spécialement motivée, une peine inférieure à ces seuils ou une peine autre que l’emprisonnement en considération des circonstances de l’infraction, de la personnalité de son auteur ou des garanties d’insertion ou de réinsertion présentées par celui‑ci.

« La juridiction ne peut prononcer une peine autre que l’emprisonnement lorsque est commis une nouvelle fois en état de récidive légale un des délits suivants :

« 1° Violences volontaires ;

« 2° Délit commis avec la circonstance aggravante de violences ;

« 3° Agression ou atteinte sexuelle ;

« 4° Délit puni de dix ans d’emprisonnement.

« Par décision spécialement motivée, la juridiction peut toutefois prononcer une peine d’emprisonnement d’une durée inférieure aux seuils prévus par le présent article si le prévenu présente des garanties exceptionnelles d’insertion ou de réinsertion.

« Les dispositions du présent article ne sont pas exclusives d’une peine d’amende et d’une ou plusieurs peines complémentaires. »

III. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

Avant l'article premier, insérer l'article suivant:

I. – L’article 21 du code de procédure pénale est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Dès lors que l’agent de police municipale est amené, en cas de force majeure et pour les besoins d’une mission de police, à sortir des limites administratives de la commune à laquelle il est rattaché, en vue d’interpeller une personne susceptible d’avoir commis un crime ou un délit puni d’une peine d’emprisonnement, il dispose des mêmes prérogatives que lorsqu’il exerce ses fonctions sur les limites administratives de la commune à laquelle il est rattaché. » 

II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

Avant l'article premier, insérer l'article suivant:

I. – Au premier alinéa de l’article 78‑2 code de procédure pénale les mots : « aux articles 20 et 21‑1 », sont remplacés par les mots : « à l’article 20 et aux 1° ter, 2° et 3° de l’article 21 ».

II. – Au premier alinéa du I de l’article 78‑2‑2 du code de procédure pénale, les mots : « et 1° ter », sont remplacés par les mots : « , 1° ter, 2° et 3° ».

III. – Au premier alinéa du I de l’article 78‑2‑4 du code de procédure pénale les mots : « et 1° ter », sont remplacés par les mots : « , 1° ter, 2° et 3° ».

IV. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

Avant l'article premier, insérer l'article suivant:

À l’avant‑dernière phrase du second alinéa de l’article 78‑6 du code de procédure pénale, le mot : « deux », est remplacé par le mot : « trois ».

Avant l'article premier, insérer l'article suivant:

I. – À la seconde phrase du premier alinéa de l’article L. 234‑3 du code de la route, le mot : « soumettent », est remplacé par les mots : « mentionnés à l’article 21 du code de procédure pénale, sur l’ordre et sous la responsabilité du maire, peuvent soumettre ».

II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

Avant l'article premier, insérer l'article suivant:

I. – Au premier alinéa de l’article L. 241‑2 du code de la sécurité intérieure, après le mot : « municipale », sont insérés les mots : « les agents de surveillance de voie publique et les gardes‑champêtres ».

II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

Avant l'article premier, insérer l'article suivant:

I. – Après la première phrase du premier alinéa de l’article L. 511‑4 du code de la sécurité intérieure, sont insérées deux phrases ainsi rédigées : « Les agents de police municipaux peuvent, en fonction des nécessités de leur activité professionnelle et du but poursuivi, et avec l’accord du maire et du représentant de l’État dans le département, exercer leur mission armée et en tenue civile. Lors d’opérations de police, sont porteurs, de façon visible, de l’un des moyens matériels d’identification dont ils sont dotés sauf instructions expresses de l’autorité commandant l’opération. »

II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

Avant l'article premier, insérer l'article suivant:

Après la première phrase du premier alinéa de l’article L. 511‑4 du code de la sécurité intérieure, sont insérées deux phrases ainsi rédigées : « Les agents de police municipaux peuvent, en fonction des nécessités de leur activité professionnelle et du but poursuivi, et avec l’accord du maire, exercer leur mission armée et en tenue civile. Lors d’opérations de police, sont porteurs, de façon visible, de l’un des moyens matériels d’identification dont ils sont dotés sauf instructions expresses de l’autorité commandant l’opération. »

 

Avant l'article premier, insérer l'article suivant:

I. – Le chapitre Ier du titre Ier du livre V de code de la sécurité intérieure est complété par une section 6 ainsi rédigée :

« Section 6

« Accès aux fichiers

« Art. L. 511‑7. – Les agents de police municipale, individuellement désignés et habilités par le représentant de l’État dans le département, sur proposition du maire de la commune, à raison de leurs attributions légales et dans la limite du besoin d’en connaître, ont directement accès aux données du fichier des objets et des véhicules signalés.

« Art L. 511‑8. – Les agents de police municipale, individuellement désignés et habilités par le représentant de l’État dans le département, sur proposition du maire de la commune, à raison de leurs attributions légales et dans la limite du besoin d’en connaître, ont directement accès aux données du fichier des personnes recherchés. »

« Art. L. 511‑9. – Les agents de police municipale, individuellement désignés et habilités par le représentant de l’État dans le département, sur proposition du maire de la commune, à raison de leurs attributions légales et dans la limite du besoin d’en connaître, ont directement accès aux données du système d’immatriculation des des véhicules.

« Art. L. 511‑10. – Les agents de police municipale, individuellement désignés et habilités par le représentant de l’État dans le département, sur proposition du maire de la commune, à raison de leurs attributions légales et dans la limite du besoin d’en connaître, ont directement accès au fichier des véhicules assurés. »

II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

Avant l'article premier, insérer l'article suivant:

I. – L’article L. 521‑1 du code de la sécurité intérieure est ainsi modifié :

1° Au premier alinéa, les mots : « concourent à », sont remplacés par les mots : « ont spécialement en charge » ;

2° Après le premier alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Les gardes champêtres assurent les missions qui leur sont particulièrement confiées par les lois et les règlements en matière de police rurale. Ils contribuent à la mission de renseignement et d’information des autorités publiques, à la lutte contre les atteintes à l’environnement et au cadre de vie, ainsi qu’à la protection des populations. »

II. – Au 3° de l’article 21 du code de procédure pénale, les mots : « L. 2213‑18 du code général des collectivités territoriales », sont remplacés par les mots : « L. 521‑1 du code de la sécurité intérieure ».

III. – L’article 24 du code de procédure pénale est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Lorsque les gardes champêtres sont autorisés à procéder à des auditions, l’article 61‑1 du présent code est applicable dès lors qu’il existe à l’égard de la personne entendue des raisons plausibles de soupçonner qu’elle a commis ou tenté de commettre une infraction. »

IV. – Après l’article 24 du code de procédure pénale, sont insérés deux articles 24‑1 et 24‑2 ainsi rédigés :

« Art. 24‑1. – Dans l’exercice de leurs fonctions, les gardes champêtres sont habilités à requérir directement la force publique ; ils peuvent se faire donner main‑forte par le maire, l’adjoint ou l’officier de police judiciaire territorialement compétent qui ne pourra s’y refuser. »

« Art. 24‑2. – Lorsqu’un garde champêtre entend dresser un procès‑verbal à l’égard d’une personne qui refuse ou se trouve dans l’impossibilité de justifier de son identité, il est fait application de l’article 78‑3. Pendant le temps nécessaire à l’information et à la décision de l’officier de police judiciaire, l’auteur présumé de l’infraction est tenu de demeurer à la disposition du garde champêtre ».

V. – Après l’article 24 du code de procédure pénale, il est rétabli un article 25 ainsi rédigé :

« Art. 25. – Aux fins de constater les infractions prévues à l’article 24, les gardes champêtres peuvent recourir aux appareils photographiques, mobiles ou fixes. Ces appareils photographiques ne peuvent être disposés que dans des lieux ouverts tels les bois, les forêts ou les propriétés comportant des bâtiments qui ne sont pas à usage de domicile sous réserve d’avoir obtenu l’accord préalable du ou des propriétaires concernés et après en avoir informé le procureur de la République, qui peut s’y opposer. ».

VI. – Au second alinéa de l’article 27 du code de procédure pénale, les mots : « au plus tard, y compris celui où ils ont constaté le fait, objet », sont remplacés par les mots : « qui suivent la clôture ».

VII. – Au premier alinéa de l’article 78‑6 du code de procédure pénale, les mots : « et 2 », est remplacée par les mots : « , 2° et 3° ».

VIII. – L’article L. 235‑2 du code de la route est ainsi modifié :

1° Au premier alinéa, après le mot : « adjoints », sont insérés les mots : « et les gardes champêtres » ;

2° Au deuxième alinéa, après le mot : « adjoints », sont insérés les mots : « et les gardes champêtres » ;

3° À la première phrase du troisième alinéa, après le mot : « adjoints », sont insérés les mots : « et les gardes champêtres » ;

4° Au quatrième alinéa, après le mot : « adjoints », sont insérés les mots : « et les gardes champêtres » ;

5° À l’avant dernier alinéa, après le mot : « pénale », sont insérés les mots : « ou par un garde champêtre ».

IX. – À la première phrase du deuxième alinéa de l’article L. 325‑2 du code de la route, après le mot : « fonctions », sont insérés les mots : « , par le garde champêtre ».

X. – L’article L. 541‑44 du code de l’environnement est complété par un 10° ainsi rédigé :

« 10° Les gardes champêtres. »

XI. – Le chapitre II du titre II du livre V du code de la sécurité intérieure est complété par deux articles L. 522‑6 et L. 522‑7 ainsi rédigés :

« Art. L. 522‑6. – La carte professionnelle, la tenue, la signalisation des véhicules de service et les types d’équipement dont sont dotés les gardes champêtres font l’objet d’une identification commune à tous les services de police rurale et de nature à n’entraîner aucune confusion avec ceux utilisés par la police nationale et la gendarmerie nationale. Les caractéristiques de la carte professionnelle, les caractéristiques ainsi que les catégories et les normes techniques des autres équipements sont fixées par arrêté du ministre de l’intérieur. »

« Art. L. 522‑7. – Outre la formation initiale dont ils bénéficient en application des dispositions de la loi n° 84‑53 du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale et de la loi n° 84‑594 du 12 juillet 1984 relative à la formation des agents de la fonction publique territoriale et complétant la loi n° 84‑53 du 26 janvier 1984 précitée, les fonctionnaires mentionnés à l’article L. 522‑1 reçoivent une formation continue dispensée en cours de carrière et adaptée aux besoins des services, en vue de maintenir ou parfaire leur qualification professionnelle et leur adaptation aux fonctions qu’ils sont amenés à exercer. 

« Cette formation est organisée et assurée par le Centre national de la fonction publique territoriale. Le centre peut à cet effet passer convention avec les administrations et établissements publics de l’État chargés de la formation des fonctionnaires de la police nationale et de la gendarmerie nationale et des inspecteurs de l’environnement de l’Office français de la biodiversité. Il perçoit une redevance due pour prestations de services, versée par les communes bénéficiant des actions de formation et dont le montant est lié aux dépenses réellement engagées à ce titre. 

« Un décret en Conseil d’État fixe les conditions d’application du présent article. »

XII. – Le chapitre unique du titre IV du livre II du code de la sécurité intérieure est complété par un article L. 241‑2-1 ainsi rédigé :

« Art. L. 241‑2-1. – Dans l’exercice de leurs missions de prévention des atteintes à l’ordre public et de protection de la sécurité des personnes et des biens ainsi que de leurs missions de police judiciaire, les gardes champêtres peuvent être autorisés, par le représentant de l’État dans le département, à procéder en tous lieux, au moyen de caméras individuelles, à un enregistrement audiovisuel de leurs interventions lorsque se produit ou est susceptible de se produire un incident, eu égard aux circonstances de l’intervention ou au comportement des personnes concernées.

« L’enregistrement n’est pas permanent.

« Les enregistrements ont pour finalités la prévention des incidents au cours des interventions des gardes champêtres, le constat des infractions et la poursuite de leurs auteurs par la collecte de preuves ainsi que la formation et la pédagogie des agents.

« Les caméras sont portées de façon apparente par les agents. Un signal visuel spécifique indique si la caméra enregistre. Le déclenchement de l’enregistrement fait l’objet d’une information des personnes filmées, sauf si les circonstances l’interdisent. Une information générale du public sur l’emploi de ces caméras est organisée par le ministre de l’intérieur. Les personnels auxquels les caméras individuelles sont fournies ne peuvent avoir accès directement aux enregistrements auxquels ils procèdent.

« Les enregistrements audiovisuels, hors le cas où ils sont utilisés dans le cadre d’une procédure judiciaire, administrative ou disciplinaire, sont effacés au bout de six mois.

« L’autorisation mentionnée au premier alinéa est subordonnée à la demande préalable du maire.

Les projets d’équipements des gardes champêtres en caméras individuelles sont éligibles au fonds interministériel pour la prévention de la délinquance défini à l’article 5 de la loi n° 2007‑297 du 5 mars 2007 relative à la prévention de la délinquance.

« Les modalités d’application du présent article et d’utilisation des données collectées sont précisées par un décret en Conseil d’État, pris après avis publié et motivé de la Commission nationale de l’informatique et des libertés. »

XIII. – Le titre II du livre V du code de la sécurité intérieure est complété par un chapitre IV ainsi rédigé :

« Chapitre IV 

« La réserve civile de la ruralité 

« Section 1 

« Missions

« Art. L. 524‑1. – I. – La réserve civile de la ruralité est destinée à des missions de soutien aux gardes champêtres, des missions de solidarité et de maintien du lien social dans les territoires ruraux. Cette réserve civile a également pour objectif d’assurer une continuité des services publics en préservant les relations entre les usagers et l’administration décentralisée.

« II. – La réserve civile de la ruralité a pour objet de renforcer les gardes champêtres, définis à l’article L. 521‑1, et affectés au sein de communes, régions,  départements, établissements publics chargés de la gestion d’un parc naturel régional ou d’un établissement public de coopération intercommunale. Elle est constituée :  

« a) Des gardes champêtres à la retraite ayant souscrit un engagement à servir dans la réserve civile de la ruralité. Les gardes champêtres ainsi engagés conservent, pour l’exercice de leurs fonctions au sein de la réserve civile, les attributions ainsi que le bénéfice de l’autorisation de port d’arme qui étaient les leurs avant leur départ à la retraite ;

« b) Des volontaires qui ont souscrit un engagement à servir dans la réserve civile de la ruralité auprès du maire, du président du conseil régional, du président du conseil départemental, du président de l’établissement public chargé de la gestion d’un parc naturel régional ou du président de l’établissement public de coopération intercommunale. »

« Art. L. 524‑2. – Pour être admis dans la réserve civile de la ruralité, il faut :

« 1° Être de nationalité française ;

« 2° Être âgé de dix‑huit à soixante‑six ans ;

« 3° Être titulaire du permis de conduire les véhicules automobiles (catégorie B) ;

« 4° Ne pas avoir été condamné soit à la perte des droits civiques ou à l’interdiction d’exercer un emploi public, soit à une peine criminelle ou correctionnelle inscrite au bulletin n° 2 du casier judiciaire ;

« 5° Être en règle au regard des obligations du service national ;

« 6° Posséder l’aptitude physique requise pour exercer une activité dans la réserve, dont les conditions sont prévues par arrêté du ministre de l’intérieur.

« Nul ne peut être admis dans la réserve s’il résulte d’une enquête administrative, ayant donné lieu le cas échéant à la consultation des traitements de données à caractère personnel mentionnés aux articles 230‑6 et 230‑19 du code de procédure pénale, que le comportement ou les agissements du candidat sont contraires à l’honneur, à la probité, aux bonnes mœurs ou de nature à porter atteinte à la sécurité des personnes ou des biens, à la sécurité publique ou à la sûreté de l’État.

« En outre, les gardes champêtres à la retraite ne doivent pas avoir fait l’objet d’une sanction disciplinaire pour des motifs incompatibles avec l’exercice des missions dans la réserve civile de la ruralité. »

« Art. L. 524‑3. – À l’exception de ceux mentionnés b du II de l’article L. 524‑1, les gardes champêtres réservistes peuvent assurer des missions de police judiciaire dans les conditions prévues aux articles 15, 22 à 27 du code de procédure pénale, des missions de soutien à la demande des fonctionnaires sous l’autorité desquels ils sont placés ou des missions de spécialiste correspondant à leur qualification professionnelle. »

« Section 2

« Emploi

« Art. L. 524‑4. – Les réservistes souscrivent un contrat d’engagement d’une durée de six mois à deux ans renouvelable qui définit leurs obligations. Il leur permet notamment :

« 1° D’apporter un renfort temporaire aux collectivités et aux gardes champêtres en activité ; 

« 2° De dispenser un enseignement de prévention et d’éducation à la ruralité et de protection de l’environnement ;

« 3° De mener des actions en faveur de la préservation du lien social ;

« 4° D’assurer une mission de service public de proximité en milieu rural. 

L’administration peut prononcer la radiation de la réserve civile en cas de manquement aux obligations prévues par le contrat d’engagement. Ce contrat peut également être résilié ou suspendu en cas de manquement lorsque le réserviste volontaire cesse de remplir une des conditions prévues au présent chapitre ou en cas de nécessité tenant à l’ordre public. » 

« Art. L. 524‑5. – Aucun établissement ou organisme de formation public ou privé ne peut prendre de mesure préjudiciable à l’accomplissement normal du cursus de formation entrepris par un étudiant ou un stagiaire en raison des absences qui résultent d’une activité au titre d’un engagement à servir dans la réserve civile de la ruralité. » 

« Art. L. 524‑6. – Le réserviste salarié qui effectue une période d’emploi ou de formation au titre de la réserve civile de la ruralité pendant son temps de travail doit obtenir, lorsque sa durée dépasse dix jours ouvrés par année civile, l’accord de son employeur, sous réserve de dispositions plus favorables résultant du contrat de travail, de conventions ou accords collectifs de travail.

« Le contrat de travail du réserviste salarié est suspendu pendant les périodes d’emploi et de formation dans la réserve civile de la ruralité. Toutefois, cette période est considérée comme une période de travail effectif pour les avantages légaux et conventionnels en matière d’ancienneté, d’avancement, de congés payés et de droits aux prestations sociales.

« Lorsqu’un fonctionnaire accomplit, sur son temps de travail, une activité dans la réserve civile de la ruralité, il est placé en position d’accomplissement des activités dans la réserve civile de la ruralité lorsque la durée de sa période de réserve est inférieure ou égale à quarante‑cinq jours.

« La situation des agents publics non titulaires est définie par décret en Conseil d’État.

« Aucun licenciement ou déclassement professionnel, aucune sanction disciplinaire ne peut être prononcé à l’encontre du réserviste de la ruralité en raison des absences résultant des présentes dispositions. »

« Art. L. 524‑7. – Les périodes d’emploi et de formation des réservistes de la ruralité sont indemnisées. » 

« Section 3

« Dispositions finales

« Art. L. 524‑8. – Un décret en Conseil d’État détermine les conditions d’application du présent chapitre. »

XIV. – La charge pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à la contribution mentionnée à l’article 1613 ter du code général des impôts

La perte de recettes pour les collectivités territoriales est compensée à due concurrence par la majoration de la dotation globale de fonctionnement et, corrélativement pour l’État, par la création d’une taxe additionnelle à la contribution mentionnée à l’article 1613 ter du code général des impôts

Avant l'article premier, insérer l'article suivant:

I. – À la première phrase de l’article L. 613‑3 du code de la sécurité intérieure, les mots : « rassemblant plus de 300 spectateurs » sont supprimés.

II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

Avant l'article premier, insérer l'article suivant:

L’article L. 332‑16 du code du sport  est ainsi modifié :
 
I. – Au premier alinéa, après le mot « interdiction » sont insérés les mots : « temporaire ou définitive » ; 
 
II. – La seconde phrase de du deuxième alinéa est supprimée. ;
 
III. – Au quatrième alinéa, les mots « un an » sont remplacés par les mots :  « deux ans » et le nombre : « 3 750 » est remplacé par le nombre : « 7 500 ».

Avant l'article premier, insérer l'article suivant:

I. – Pour appeler la police municipale, et sur le modèle du numéro 115 pour le Samu social, il est créé un numéro d’urgence unique : le 120.

II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

 

Avant l'article premier, insérer l'article suivant:

I. – Le mineur non accompagné en situation irrégulière ayant commis une infraction fait l’objet d’une comparution immédiate. Lorsque sa nationalité est établie, il est expulsé du territoire national et confié à l’autorité administrative pour l’enfance compétente de son pays d’origine.

II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

Avant l'article premier, insérer l'article suivant:

Les agents de police municipale peuvent constater par procès-verbal, dès lors qu’ils sont commis sur le territoire communal et qu’ils ne nécessitent pas de leur part d’actes d’enquête, les délits prévus à l'article 433‑5 du code pénal.

Après l'article premier, insérer l'article suivant:

"Dans les conditions prévues à l'article 38 de la Constitution, le Gouvernement est autorisé à prendre par ordonnance les dispositions relevant du domaine de la loi, pour :

1° Modifier l’article 60 du code des douanes afin de préciser le cadre applicable à la conduite des opérations de visite des marchandises, des moyens de transport et des personnes, sur l'ensemble du territoire douanier ;

2° Actualiser et modifier toutes les dispositions du code des douanes permettant d'assurer la mise en œuvre des modifications mentionnées au 1° et d'en tirer les conséquences sur les contrôles et les enquêtes douaniers ;

3° D'une part, rendre applicables, le cas échéant avec les adaptations nécessaires, les dispositions mentionnées aux 1° et 2° dans les îles Wallis-et-Futuna et, d'autre part, procéder, le cas échéant, aux adaptations nécessaires en ce qui concerne la Nouvelle-Calédonie et les collectivités de Polynésie française, de Saint-Barthélemy, de Saint-Martin et de Saint-Pierre-et-Miquelon ;

4° Prendre toutes les mesures de cohérence résultant de la mise en œuvre des 1° à 3°.

L'ordonnance est prise dans un délai de huit mois à compter de la promulgation de la présente loi. Un projet de loi de ratification est déposé devant le Parlement dans un délai de quatre mois à compter de la publication de l'ordonnance."

Supprimer cet article.


Article 2

Supprimer cet article.

À l’alinéa 1, substituer au mot :

« évoluent »

le mot : 

« augmentent ».

Rédiger ainsi les cinq dernières colonnes de la seconde ligne du tableau de l’alinéa 2 :

« 

22 93423 81424 91425 56426 194

 »

Rédiger ainsi les cinq dernières colonnes de la seconde ligne du tableau de l’alinéa 2 :

« 

22 93423 81424 91425 56426 194

 »

Rédiger ainsi les cinq dernières colonnes de la seconde ligne du tableau de l’alinéa 2 :

« 

22 93423 81424 91425 56425 564

 »

 

🖋️ • Rejeté
Éric Pauget
7 nov. 2022

Rédiger ainsi les cinq dernières colonnes de la seconde ligne du tableau de l’alinéa 2 :

« 

2271424056250362578526547

 »

 

🖋️ • Rejeté
Éric Pauget
4 nov. 2022

Rédiger ainsi les cinq dernières colonnes de la seconde ligne du tableau de l’alinéa 2 :

« 

22 24423 12424 22424 87425 504

 »

🖋️ • Rejeté
Éric Pauget
4 nov. 2022

Rédiger ainsi les cinq dernières colonnes de la seconde ligne du tableau de l’alinéa 2 :

« 

22 19423 07424 17424 82425 454

 »

🖋️ • Rejeté
Éric Ciotti
9 nov. 2022

Rédiger ainsi les cinq dernières colonnes de la seconde ligne du tableau de l’alinéa 2 :

« 

22 15423 109 24 30925 10926 039

 »

 

Rédiger ainsi les cinq dernières colonnes de la seconde ligne du tableau de l’alinéa 2 :

« 

22 15423 109 24 30925 10926 039

 »

 

🖋️ • Rejeté
Éric Pauget
4 nov. 2022

Rédiger ainsi les cinq dernières colonnes de la seconde ligne du tableau de l’alinéa 2 :

« 

22 15423 03424 13424 78425 414

 »

Rédiger ainsi les cinq dernières colonnes de la seconde ligne du tableau de l’alinéa 2 :

« 

 22 134  23 014  24 114  24 764  25 394 

 »

🖋️ • Rejeté
Éric Pauget
4 nov. 2022

Rédiger ainsi les cinq dernières colonnes de la seconde ligne du tableau de l’alinéa 2 :

« 

22 11422 99424 09424 74425 374

 »

Rédiger ainsi les cinq dernières colonnes de la seconde ligne du tableau de l’alinéa 2 :

« 

22 11422 99424 09424 74425 374

 »

🖋️ • Rejeté
Éric Pauget
4 nov. 2022

Rédiger ainsi les cinq dernières colonnes de la seconde ligne du tableau de l’alinéa 2 :

« 

22 10422 98424 08424 73425 364

 »

🖋️ • Rejeté
Éric Pauget
4 nov. 2022

Rédiger ainsi les cinq dernières colonnes de la seconde ligne du tableau de l’alinéa 2 :

« 

22 09922 97924 07924 72925 359

 »

Rédiger ainsi les six dernières colonnes de la seconde ligne du tableau de l’alinéa 2 :

« 

20 784,522 094,522 974,524 074,524 724,525 354,5

 »

 

Rédiger ainsi les cinq dernières colonnes de la seconde ligne du tableau à l’alinéa 2 :

« 

2203422914240142466425294

 »

I. – Rédiger ainsi les cinq dernières colonnes de la seconde ligne du tableau de l’alinéa 2 :

« 

22 93423 81424 91425 56426 194

 »

II. – Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services. »

I. – Rédiger ainsi les cinq dernières colonnes de la seconde ligne du tableau de l’alinéa 2 :

« 

22 93423 81424 91425 564 26 194

 »

II. – Compléter cet article par l’alinéa suivant : 

« II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services. »

I. – Rédiger ainsi le tableau de l’alinéa 2 :

 2022 (pour mémoire)20232024202520262027
Budget du ministère de l’intérieur (hors programme 232)20 784
22 934
23 81424 91425 56426 194

II. – Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services. »

I. – Rédiger ainsi les cinq dernières colonnes de la seconde ligne du tableau de l’alinéa 2 :

22 93423 81424 91425 56426 194

II. – Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services. »

I. – Rédiger ainsi les cinq dernières colonnes de la seconde ligne du tableau de l’alinéa 2 :

22 93423 81424 91425 56426 194


II. – Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services. »

A l'alinéa 2, la deuxième ligne du tableau est ainsi rédigée :

Budget du ministère de l’intérieur (hors programme 232)20 78422 15423 10924 30925 10926 039

I. – À l’alinéa 7, substituer aux mots :

« les programmes « Structures et dispositifs de sécurité routière » et »

les mots :

« le programme ».

Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« À chaque exercice, lorsqu’il est constaté par le Haut Conseil des finances publiques des écarts importants, dans les conditions définies à l’article 62 de loi organique n° 2001‑692 du 1er août 2001 relative aux lois de finances, entre les résultats de l’exécution et les orientations budgétaires pluriannuelles prévues au tableau du deuxième alinéa du présent article, le Gouvernement justifie des écarts constatés et prévoit l’ampleur et le calendrier des mesures de correction qu’il entend apporter afin d’atteindre les objectifs qu’il s’est initialement fixé. »

Après l'article 2, insérer l'article suivant:

I. – La sous-section 3 de la section 2 du chapitre Ier du titre II du livre IV du code des impositions sur les biens et services est ainsi modifiée :

1° L’article L. 421‑65 est complété par les mots : « et tout véhicule affecté aux besoins de la protection civile et aux services de lutte contre les incendies » ;

2° L’article L. 421‑76 est complété par les mots : « et tout véhicule affecté aux besoins de la protection civile et aux services de lutte contre les incendies ».

II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’ une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et les services » 
 


Article 3

I. –  Compléter l’alinéa 3 par les mots : 

« ou de jetons non-fongibles » ; 

II. – En conséquence, à l’alinéa 6, après le mot :

« numérique »

insérer les mots : 

« ou du jeton non-fongible »

III. – En conséquence, compléter le même alinéa 6 par le mot :

« ou jeton ».

IV. – En conséquence, à l’alinéa 8, après le mot : 

« financier », 

insérer  les mots :

« ou sur des jetons non-fongibles » ;

V. – En conséquence, au même alinéa 8, après la seconde occurrence du mot :

« numériques ,

insérer les mots :

« ou jetons non-fongibles ».

À l’alinéa 4, substituer aux mots :

« dans le cadre de la procédure d’enregistrement préalable définie à »,

les mots :

« en application de ».

Après l'article 3, insérer l'article suivant:

I. – Après l’article 323‑3‑1 du code pénal, est inséré un article 323‑3‑2 ainsi rédigé :

« Art. 323‑3‑2.- I. – Le fait, pour un opérateur de plateforme en ligne mentionné à l’article L. 111‑7 du code de la consommation, qui restreint l’accès à cette dernière aux personnes utilisant des techniques d’anonymisation des connexions ou qui ne respecte pas les obligations mentionnées au VI de l’article 6 de la loi  n° 2004‑575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans l’économie numérique, de permettre sciemment la cession de produits, contenus ou services dont la cession, l’offre, l’acquisition ou la détention sont manifestement illicites est puni de cinq d’emprisonnement et de 150 000 euros d’amende. 

« II. – Est puni des peines prévues au I le fait de proposer, par l’intermédiaire de ces plateformes ou au soutien de transactions qu’elles permettent, des prestations de séquestre ou d’intermédiation qui ont pour objet unique ou principal de mettre en œuvre, de dissimuler ou de faciliter les opérations mentionnées au I.

« III. – Les infractions prévues aux I et II sont punies de dix ans d’emprisonnement et de 500 000 euros d’amende lorsqu’elles sont commises en bande organisée. 

« IV. – La tentative des infractions prévus aux I, II et III est punie des mêmes peines. »

II. – L’article 706‑73‑1 du code de procédure pénale est complété par un 12° ainsi rédigé :

« 12° Délits d’administration d’une plateforme en ligne pour permettre la cession de produits, contenus ou services dont la cession, l’offre, l’acquisition ou la détention sont manifestement illicites et délits d’intermédiation ou de séquestre ayant pour objet unique ou principal de mettre en œuvre, de dissimuler ou de faciliter ces opérations, prévus par l’article 323‑3‑2 du code pénal ; »

Compléter l’alinéa 3 par les mots :

« , sous réserve des droits de propriété et du principe de proportionnalité ».

Compléter l’alinéa 4 par la phrase suivante :

« Cette saisie est proportionnée à la finalité poursuivie et aux motifs invoqués. »

Après l'article 3, insérer l'article suivant:

Au premier alinéa de l’article 313‑6‑2 du code pénal, après le mot : « accès » sont insérés les mots : « à un établissement culturel, ».


Article 4

À l’alinéa 4, substituer au mot :

« assurantielle »,

les mots :

« d’un contrat d’assurance ».

À l’alinéa 4, substituer aux mots :

« l’indemniser »

les mots :

« indemniser un assuré ».

 

À l’alinéa 4, substituer aux mots :

« l’indemniser »

les mots :

« indemniser un assuré ».

 

 

À l’alinéa 4, substituer aux mots :

« de tout dommage causé »

les mots :

« des pertes et dommages causés ».

 

 

À l’alinéa 4, substituer aux mots :

« de tout dommage causé »

les mots :

« des pertes et dommages causés ».

 

À l’alinéa 4, substituer aux mots :

« à la justification du »,

les mots :

« au ».

À l’alinéa 4, substituer au mot : 

« quarante-huit », 

le mot :

« soixante-douze ».

À l’alinéa 4, substituer au mot : 

« quarante-huit », 

le mot :

« soixante-douze ».

À l’alinéa 4, substituer au mot : 

« quarante-huit », 

le mot :

« soixante-douze ».

À l’alinéa 4, substituer au mot : 

« quarante-huit », 

le mot :

« soixante-douze ».

À l’alinéa 4, substituer au mot : 

« quarante-huit », 

le mot :

« soixante-douze ».

À l’alinéa 4, substituer au mot : 

« quarante-huit », 

le mot :

« soixante-douze ».

À l’alinéa 4, substituer au mot : 

« quarante-huit », 

le mot :

« soixante-douze ».

À l’alinéa 4, substituer au mot : 

« quarante-huit », 

le mot :

« soixante-douze ».

À l'alinéa 4, substituer aux mots :

« constatation de l’infraction »

les mots :

« connaissance de l’atteinte par la victime ».

À l'alinéa 4, substituer aux mots :

« constatation de l’infraction »

les mots :

« connaissance de l’atteinte par la victime ».

Compléter cet article par la phrase suivante :

« Cet article s’applique uniquement aux personnes morales et aux personnes physiques dans le cadre de leur activité professionnelle. ».

Compléter cet article par la phrase suivante :

« Cet article s’applique uniquement aux personnes morales et aux personnes physiques dans le cadre de leur activité professionnelle. ».

Supprimer cet article

🖋️ • Rejeté
Lisa Belluco
9 nov. 2022

Supprimer cet article

À l’alinéa 4, supprimer les mots :

« en application d’une clause assurantielle ».

À l’alinéa 4, substituer aux mots :

« tout dommage causé »

les mots :

« toute perte ou dommage, à l’exclusion des prestations et des frais de remédiation d’urgence et de gestion de crise, causée ».

I. – À l’alinéa 4, après le mot :

« victime »,

insérer les mots :

« , personne physique ou personne morale ayant recours aux services d’un prestataire labellisé en sécurité numérique, ».

II. – En conséquence, compléter cet article par l’alinéa suivant :

« Un décret détermine les qualités et caractéristiques spécifiques préalablement fixées dans un cahier des charges pour se prévaloir du label de sécurité numérique. »

 

À  l’alinéa 4, après le mot :

«victime», 

insérer les mots :

 « , de son représentant légal ou de ses ayants droits». 

À la fin de l’alinéa 4, supprimer les mots :

« au plus tard quarante-huit heures après la constatation de l’infraction ». 

🖋️ • Rejeté
Sandra Regol
9 nov. 2022

À la fin de l’alinéa 4, supprimer les mots :

« au plus tard quarante-huit heures après la constatation de l’infraction ». 

🖋️ • Rejeté
Davy Rimane
9 nov. 2022

À l’alinéa 4, substituer aux mots :

« quarante-huit heures »

les mots :

« quinze jours ».

À l’alinéa 4, substituer aux mots :

 « quarante huit heures », 

les mots :

« une semaine ».

🖋️ • Rejeté
Sandra Regol
9 nov. 2022

À l’alinéa 4, substituer aux mots :

 « quarante huit heures », 

les mots :

« une semaine ».

À l’alinéa 4, substituer au mot : 

« quarante-huit », 

le mot :

« soixante-douze ».

À l’alinéa 4, substituer au mot : 

« quarante-huit », 

le mot :

« soixante-douze ».

À l’alinéa 4, substituer au mot : 

« quarante-huit », 

le mot :

« soixante-douze ».

À l’alinéa 4, substituer au mot : 

« quarante-huit », 

le mot :

« soixante-douze ».

À l’alinéa 4, substituer au mot : 

« quarante-huit », 

le mot :

« soixante-douze ».

À l’alinéa 4, substituer au mot : 

« quarante-huit », 

le mot :

« soixante-douze ».

Compléter cet article par l’alinéa suivant : 

« L’ensemble des dispositions du présent article est adopté à titre expérimental pour une durée de deux ans. »

🖋️ • Rejeté
Paul Molac
7 nov. 2022

Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« À partir du 1er janvier 2024, pour les entreprises de taille intermédiaire et les grandes entreprises mentionnées à l’article 51 de la loi n° 2008‑776 du 4 août 2008 de modernisation de l’économie, le versement d’une somme en application d’une clause assurantielle prévu au présent article ne peut intervenir que si l’entreprise concernée a mis en œuvre des moyens de lutte appropriés contre les cyberattaques, notamment des investissements dans du matériel et des logiciels informatiques adéquats, dans des conditions définies par décret. »

Compléter l’alinéa 4 par la phrase suivante :

« Par dérogation, aucune clause assurantielle ne peut couvrir le paiement d’une telle rançon lorsque l’assuré est une administration de l’État, une collectivité territoriale ou un établissement public local, une juridiction, une autorité administrative indépendante, une autorité publique indépendante, une entreprise concédée ou contrôlée par l’État ou tout autre organisme soumis au contrôle d’une autorité administrative. »

Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« II. – Le présent article entre en vigueur le 1er janvier 2024. »

Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« II. – Le présent article entre en vigueur le 1er janvier 2024. »

I. – Après le mot :

 « assurantielle »,

 insérer les mots suivants :

 « par les établissements publics d’État, définis à l’article L. 710‑1 du code de commerce ».

II. – En conséquence compléter cet article par l’alinéa suivant : 

« Les normes de sécurité informatiques ouvrant droit à l’indemnisation sont fixées par les chambres consulaires, établissements publics d’Étatn définis à l’article L. 710‑1 du code de commerce, en lien avec l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information. »

III. – Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs, prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services. »

Après l'article 4, insérer l'article suivant:

Après l’alinéa 2 de l’article 706‑161 du code de procédure pénale, est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Plus particulièrement, elle mène des actions de formation régulière à destination des magistrats et notamment des juges des libertés et de la détention, ainsi qu’à destination des services de police judiciaire. »

Après l'article 4, insérer l'article suivant:

L’article L. 321‑1 du code de la sécurité intérieure est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« 6° Sans préjudice de l’application de l’article 82 de la loi du 31 juillet 1920, des communes comportant à la date de la publication de la présente loi un établissement de l’Institut français du cheval et de l’équitation, garant du patrimoine matériel et immatériel équestre de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture et ayant une attractivité particulière liée à l’organisation de courses ou concours hippiques au rayonnement national ou international. »

Après l'article 4, insérer l'article suivant:

L’article L. 321‑1 du code de la sécurité intérieure est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« 6° Sans préjudice de l’application de l’article 82 de la loi du 31 juillet 1920, des communes comportant à la date de la publication de la présente loi un établissement de l’Institut français du cheval et de l’équitation, garant du patrimoine matériel et immatériel équestre de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture et ayant une attractivité particulière liée à l’organisation de courses ou concours hippiques au rayonnement national ou international. »

Après l'article 4, insérer l'article suivant:

La section 1 du chapitre Ier du titre IV du livre VII du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est ainsi modifiée :

1° L’article L. 741‑1 est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« L’étranger se déclarant mineur et l’étranger accompagné d’un mineur ne peuvent faire l’objet d’un placement en rétention » ;

2° Le second alinéa de l’article L. 741‑4 est complété par une phrase ainsi rédigée : « Les femmes enceintes ne peuvent faire l’objet d’une décision de placement en rétention. » ;

3° L’article L. 741‑5 est ainsi modifié :

a) La seconde phrase du premier alinéa est supprimée ;

b) Après le premier alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« L’étranger accompagné d’un mineur ne peut faire l’objet d’un placement en rétention. » ;

c) Les sept derniers alinéas sont supprimés. »


Article 4 bis

I. - À l’alinéa 5, supprimer le mot :

« mêmes ».

II. - En conséquence, au même alinéa, supprimer les mots :

« que celles ».

Supprimer cet article.

Supprimer cet article.

🖋️ • Rejeté
Sandra Regol
9 nov. 2022

Supprimer cet article.

🖋️ • Rejeté
Sandra Regol
9 nov. 2022

À l’alinéa 5, supprimer les mots :

« des moyens juridiques ou financiers ainsi que ».

🖋️ • Rejeté
Sandra Regol
9 nov. 2022

À l’alinéa 5, supprimer les mots : 

« juridiques ou financiers ainsi que des moyens de transport, de dépôt, d’hébergement, de conservation et ». 

🖋️ • Rejeté
Sandra Regol
9 nov. 2022

À l’alinéa 5, supprimer les mots :

« ainsi que des moyens de transport, de dépôt, d’hébergement, de conservation et de télécommunication ».

Après l'article 4 bis, insérer l'article suivant:

Le chapitre IV du code des douanes est complété par une section 12 ainsi rédigée :

« Section 12

« Constatations sur internet

« Art. 66 sexies – Dans le but de constater les délits mentionnés aux articles 414 et 414‑2, lorsque ceux-ci sont commis par un moyen de communication électronique, d’en rassembler les preuves et d’en rechercher les auteurs, les complices ainsi que ceux qui y ont participé comme intéressés au sens de l’article 399, les agents des douanes peuvent procéder à des constatations sur les réseaux de communications au public en ligne de toute nature relatifs aux opérations intéressant leur service.

« Au cours des contrôles et des enquêtes sur un réseau de communication au public en ligne, les agents des douanes peuvent notamment procéder à des copies d’écran faisant foi propres à faciliter l’accomplissement de leur mission. »


Article 4 bis A

Supprimer cet article.

Compléter cet article par les deux alinéas suivants :

« 4° Est ajouté un alinéa ainsi rédigé :

« Ne peut donner lieu à des poursuites pénales le délit prévu au premier alinéa, commis par une personne de bonne foi qui transmet, à la seule autorité nationale de sécurité des systèmes d’information, une information sur l’existence d’une vulnérabilité concernant la sécurité d’un système de traitement automatisé de données. »


Article 4 bis B

Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« II. – Au 1° de l’article 706‑73‑1 du code de procédure pénale, les mots : « à caractère personnel mis en œuvre par l’État » sont supprimés. »

🖋️ • Adopté15 nov. 2022
Après l'article 4 bis b, insérer l'article suivant:

Après l’article 323‑4‑1 du code pénal, il est inséré un article 323‑4‑2 ainsi rédigé :

« Art. 323‑4‑2. – Lorsque les infractions prévues aux articles 323‑1 à 323‑3-1 ont pour effet d’exposer autrui à un risque immédiat de mort ou de blessures de nature à entraîner une mutilation ou une infirmité permanente, ou de faire obstacle aux secours destinés à faire échapper une personne à un péril imminent ou à combattre un sinistre présentant un danger pour la sécurité des personnes, la peine est portée à dix ans d’emprisonnement et à 300 000 € d’amende. »

Supprimer cet article.


Article 4 bis C

Supprimer cet article.


Article 5
🖋️ • Adopté11 nov. 2022

I. – Après l’alinéa 22, insérer l’alinéa suivant :

« V. – Le I, à l’exception du dernier alinéa, et le III du présent article ainsi que les définitions utiles à leur application prévues à l’article L. 32 sont applicables en Polynésie française, dans les îles Wallis et Futuna et en Nouvelle-Calédonie dans leur rédaction résultant de la loi n° du   d’orientation et de programmation du ministère de l’intérieur. »

II – En conséquence, compléter cet article par l’alinéa suivant :

« F. – Les A à E sont applicables en Polynésie française, dans les îles Wallis et Futuna et en Nouvelle-Calédonie. »

Avant l'article 5, insérer l'article suivant:

À l’alinéa 5 de l’article 21 bis de la loi n°2021-646 du 25 mai 2021 pour une sécurité globale préservant les libertés, les mots :
“six mois”

sont remplacés par les mots :

“un mois”.

Avant l'article 5, insérer l'article suivant:

L’article 230‑47 du code de procédure pénale est abrogé. 

Avant l'article 5, insérer l'article suivant:

Le deuxième alinéa de l’article 230‑47 du code de procédure pénale est supprimé.

Avant l'article 5, insérer l'article suivant:

Avant le chapitre Ier du titre IV du livre II du code de la sécurité intérieure, il est inséré un article L. 235‑2 ainsi rédigé :

« Art. L. 235‑2. – Les caméras mobiles régies par les dispositions du présent titre ne peuvent pas comporter de traitements automatisés de reconnaissance faciale ni procéder à aucun rapprochement, interconnexion ou mise en relation automatisé avec d’autres traitements de données à caractère personnel. »

Avant l'article 5, insérer l'article suivant:

La première phrase du sixième alinéa de l’article L. 241‑1 du code de la sécurité intérieure est supprimée.

Avant l'article 5, insérer l'article suivant:

L’article L. 251‑1 du code de la sécurité intérieure est complété par une phrase ainsi rédigée :

« Ces enregistrements ne peuvent pas être utilisés à des fins de reconnaissance faciale ou biométrique à distance dans les espaces et établissements publics. »

Avant l'article 5, insérer l'article suivant:

Après le premier alinéa de l’article 5 de la loi n° 2007‑297 du 5 mars 2007 relative à la prévention de la délinquance, est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Il ne peut être utilisé pour financer l’acquisition, l’installation, l’entretien ou le renouvellement de dispositifs de vidéosurveillance. »

Avant l'article 5, insérer l'article suivant:

I. – À l’alinéa 6, après le mot :

 « catastrophes »,

insérer les mots : 

« ou de gestion des bois et forêts ».

II. – En conséquence, compléter la première phrase de l’alinéa 9 par les mots :

« ou de gestion des bois et forêts ».

 

Dans un délai de douze mois, le Gouvernement peut remettre au Parlement un rapport dressant l'état des réseaux de télécommunication en outre-mer et identifiant les zones de ces territoires au sein desquelles les communications mobiles critiques à très haut débit ne peuvent, en l'état des installations, garantir aux populations une protection continue par les services de sécurité et de secours.

À la première phrase de l’alinéa 17, après le mot :

« demandes »,

insérer le mot :

« raisonnables ».

Après l'article 5, insérer l'article suivant:

Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport étudiant la possibilité d’offrir un droit à l’assistance d’un avocat dès le dépôt de plainte. 

Après l'article 5, insérer l'article suivant:

À compter de six mois après la mise en application de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur la vidéo-protection, en vue d’éclairer ses coûts, son utilité et ses conséquences pour les libertés publiques.


Article 6

À l’alinéa 3, supprimer les mots :

« , dans les cas d’atteinte aux biens ou d’atteinte aux personnes et selon des modalités prévus par un décret, ».

Compléter l’alinéa 3 par la phrase suivante :

« En cas de refus de la victime, sa plainte est reçue dans les formes prévues à l’article 15‑3. »

Après le mot :

"à",

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 7 :

« une nouvelle audition sans recourir à un moyen de télécommunication ».

Après l'article 6, insérer l'article suivant:

Le code de procédure pénale est ainsi modifié :

1° L’article 10‑2 est ainsi modifié :

a) Au premier alinéa, après le mot : « droit », sont insérés les mots : « , avant toute audition » ;

b) Au 3° , après le mot : « être », sont insérés les mots : « dès le dépôt de plainte et à tous les stades de la procédure, notamment » ;

2° L’article 10‑4 est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Lorsque la victime est assistée par un avocat, celui-ci peut à l’issue de chacune de ses auditions poser des questions. Il peut également présenter des observations écrites. Celles-ci sont jointes à la procédure. »

 

Après l'article 6, insérer l'article suivant:

Le code de procédure pénale est ainsi modifié :

1° L’article 10‑2 est ainsi modifié :

a) Au premier alinéa, après le mot : « droit », sont insérés les mots : « , avant toute audition » ;

b) Au 3° , après le mot : « être », sont insérés les mots : « dès le dépôt de plainte et à tous les stades de la procédure, notamment » ;

2° L’article 10‑4 est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Lorsque la victime est assistée par un avocat, celui-ci peut à l’issue de chacune de ses auditions poser des questions. Il peut également présenter des observations écrites. Celles-ci sont jointes à la procédure. »

 

🖋️ • Adopté
Roger Vicot
8 nov. 2022
Après l'article 6, insérer l'article suivant:

À titre expérimental, toute victime d’infraction pénale peut, si une difficulté manifeste ou un motif impérieux le justifie, demander à déposer plainte et être entendue dans sa déposition par les services ou unités de police judiciaire au sein de son domicile ou d’une association spécialisée d’aide aux victimes. 

Le recours à la procédure prévue au premier alinéa ne fait pas obstacle à l’organisation, à sa suite, d’une audition de la victime dans les locaux des services ou unités de police judiciaire si les circonstances le rendent nécessaire. 

Cette expérimentation est menée dans des départements cibles définis par décret pour une durée de vingt-quatre mois à compter de la promulgation de la présente loi. Dans les six mois qui précèdent la fin de l’expérimentation, le ministre de l’intérieur adresse au Parlement une évaluation de ce dispositif.

Si le dispositif est fructueux, ce dernier est généralisé dans les six mois après la remise des conclusions de l’évaluation.

🖋️ • Adopté
Marie Pochon
9 nov. 2022
Après l'article 6, insérer l'article suivant:

L’État peut, à titre expérimental, et pour une durée de cinq ans, mettre en place des brigades de gendarmes et des brigades de policiers mobiles ayant pour objectif de recueillir les plaintes des victimes de violences conjugales en territoire rural, dans des zones déterminées par décret.

Les conditions de mise en œuvre de l’alinéa précédent sont définies par voie réglementaire. Elles précisent notamment les conditions d’évaluation des expérimentations en vue d’une éventuelle généralisation.

Au cours de la cinquième année de l’expérimentation, les ministres chargés de l’intérieur et de la santé présentent au Parlement un rapport d’évaluation des expérimentations menées au titre du présent article.

Supprimer cet article.

Supprimer cet article.

Après l’alinéa 1, insérer l’alinéa suivant :

« 1° A Après la première phrase du premier alinéa de l’article 15‑3, est insérée une phrase ainsi rédigée : « Quand bien même les victimes d’infractions à la loi pénale ne justifieraient pas de preuve de leurs allégations au moment où elles déposent plainte, les officiers et agents de police judiciaire ne peuvent refuser de recevoir la plainte ni inciter la personne à déposer une main courante en lieu et place d’une plainte. »

I. – Rédiger ainsi l’alinéa 3 :

« Art. 15‑3-1‑1. – Toute victime d’infraction pénale, à l’exception des crimes, peut, selon des modalités prévues par décret pris après avis de la Commission nationale de l’informatique et des libertés, se voir proposer de déposer plainte et d’être entendue dans sa déposition par les services ou unités de police judiciaire par un moyen de télécommunication audiovisuelle, garantissant la confidentialité de la transmission. En cas de refus de sa part, sa plainte est reçue dans les formes prévues à l’article 15‑3. »

II. – En conséquence, supprimer les alinéas 6 et 7.

III. – En conséquence, compléter la première phrase de l’alinéa 8 par les mots : 

« , notamment les conditions d’accompagnement de la victime dont la plainte est reçue dans ces formes ».

IV. – En conséquence, supprimer la seconde phrase de l’alinéa 8. 

À l’alinéa 3, après le mot :

« victime »,

insérer les mots :

« ou ses ayants droits ».

I. – À l’alinéa 3, après le mot :

« pénale »,

insérer les mots :

« à l’exception des faits qualifiables de délit ou de crime, pour lesquels l’usager sera dirigé vers une prise de déposition physique, ».

II. – En conséquence, au même alinéa, supprimer les mots :

« , dans les cas d’atteinte aux biens ou d’atteinte aux personnes et »

Compléter l’alinéa 3 par la phrase suivante : 

« Le recours à la télécommunication audiovisuelle est également privilégié pour les auditions par le juge de la liberté et de la détention des étrangers placés en centre de rétention administrative. » 

Compléter l’alinéa 3 par la phrase suivante :

« L’enregistrement audiovisuel du dépôt de plainte, lorsqu’il est nécessaire, ne peut se faire sans le consentement du dépositaire. »

🖋️ • Rejeté
Paul Molac
8 nov. 2022

Après l’alinéa 3, insérer les deux alinéas suivants :

« Avant le début de la déposition, les agents s’assurent, par tout moyen, que la victime s’exprime dans un lieu sûr, notamment son domicile, les locaux d’une association d’aide aux victimes ou un bâtiment public siège d’un service public.

« Ils veillent à ce que les conditions soient réunies pour que la victime puisse s’exprimer de manière libre et éclairée sans qu’un autre individu puisse, par ses agissements ou par ses paroles, exercer une influence ou une pression de nature à priver la victime de son droit à être entendue librement par les services ou unités de police judiciaire. »

🖋️ • Rejeté
Paul Molac
8 nov. 2022

Après l’alinéa 3, insérer l’alinéa suivant : 

« Avant le début de la déposition, les agents s’assurent que la victime s’exprime dans un lieu sûr sans qu’un autre individu puisse exercer une influence ou une pression de nature à priver la victime de son droit à être entendue librement par les services ou unités de police judiciaire. »

 

🖋️ • Rejeté
Roger Vicot
8 nov. 2022

Après l’alinéa 3, insérer l’alinéa suivant :

« Dans les cas d’atteinte aux personnes, le dépôt de plainte par un moyen de télécommunication audiovisuelle donne lieu à une visite au domicile de la victime par les policiers ou les gendarmes dans les meilleurs délais. »

À la fin de l’alinéa 6, substituer aux mots :

« ne peut être imposée à la victime »

les mots :

« est une option à laquelle la victime doit consentir expressément ».

Compléter l’alinéa 7 par la phrase suivante : 

« La date de celle-ci peut alors être fixée au moment du dépôt de la plainte. »

 

Après l’alinéa 7, insérer l’alinéa suivant :

« De même, toute victime d’infraction pénale qui le souhaite peut, dans les cas et selon les modalités prévues par décret pris après l’avis de la Commission nationale de l’informatique et des libertés, se voir proposer de déposer plainte en ligne, depuis un commissariat ou une gendarmerie, ou depuis son domicile sur un site sécurisé de dépôt de plainte en ligne mis en place par le Gouvernement. La plainte en ligne peut porter sur tous les types d’infractions. Elle vaut plainte et est validée par une signature électronique sécurisée de la personne ayant déposé plainte. »

À l’alinéa 8, après le mot :

« libertés »,

insérer les mots :

« , émis dans un délai de trois mois à compter de la promulgation de la présente loi ».

Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« II. – L’ensemble des dispositions du présent article est adopté à titre expérimental pour une durée de deux ans. »

Compléter l’alinéa 8 par la phrase suivante :

« Le projet de décret est soumis à une consultation ouverte sur le site internet du ministère de l’intérieur. »

Après l'article 6, insérer l'article suivant:

I. – Après l’article 222‑13 du code pénal, il est inséré un article 222‑13‑1 ainsi rédigé :

« Art. 222‑13‑1. – Toute victime de violences conjugales peut déposer plainte dans un hôpital. »

II. – Un décret en Conseil d’État définit les conditions d’application de cet article. 

 

Après l'article 6, insérer l'article suivant:

Au 8° de l’article 10‑2 du code de procédure pénale, après le mot : « procédure, », sont insérés les mots : « y compris au stade du dépôt de plainte ou de l’audition libre ».

Après l'article 6, insérer l'article suivant:

Au 8° de l’article 10‑2 du code de procédure pénale, après le mot : « procédure, », sont insérés les mots : « y compris au stade du dépôt de plainte ou de l’audition libre ».

Après l'article 6, insérer l'article suivant:

L’article 10‑2 du code de procédure pénale est complété par deux alinéas ainsi rédigés :

« Les victimes reçoivent contre signature un récépissé des officiers de police judiciaire, notifiant la communication des informations mentionnées au présent article.

« Un décret détermine les modalités d’application du présent article. »

Après l'article 6, insérer l'article suivant:

L’article 375-1 du code civil est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Lorsque le juge des enfants estime que les droits du mineur ne sont pas suffisamment garantis dans le cadre de la procédure en assistance éducative, il demande au bâtonnier à ce qu’un avocat formé et spécialisé dans la défense des mineurs lui soit désigné d’office. »

Après l'article 6, insérer l'article suivant:

Après l’article L. 511‑1 du code de la justice pénale des mineurs, il est inséré un article L. 511‑1-1 ainsi rédigé :

« Art. L. 511‑1-1. – L’enfant victime a droit d’être assisté d’un avocat. »

Après l'article 6, insérer l'article suivant:

La première phrase du second alinéa du II de l’article L. 561‑24 du code monétaire et financier est ainsi modifié :

1° Après le mot : « où », est inséré le mot : « soit » ;

2° Après le mot : « engagée », sont insérés les mots : « soit une plainte pénale pour des faits de menaces de mort, de crime ou de délit contre leur personne ou des faits de violences volontaires est déposée, ».

Après l'article 6, insérer l'article suivant:

L’article 78‑2 du code de procédure pénale est ainsi modifié :

1° Au premier alinéa, le mot : « plausibles » est remplacé par les mots : « objectives et individualisées » ;

2° Sont ajoutés deux alinéas ainsi rédigés :

« Les contrôles d’identité réalisés en application de cet article donnent lieu, à peine de nullité, à l’établissement d’un document nommé « récépissé de contrôle d’identité », spécifiant le motif du contrôle, le numéro d’identification individuel du fonctionnaire ou de l’agent, ainsi que les modalités de garantie de l’anonymat des personnes contrôlées. Ce dispositif est mis en œuvre dans les conditions prévues à l’alinéa suivant.

« À titre expérimental, pour une durée maximale d’un an, l’établissement des récépissés de contrôle d’identité mentionnés au précédent alinéa peut être mis en œuvre dans les communes qui en formulent la demande auprès de l’autorité administrative compétente dans un champ territorial d’au maximum six départements et deux régions. Un décret en Conseil d’État précise les conditions d’application du présent article. Cette expérimentation fait l’objet d’un bilan transmis au Parlement évaluant l’opportunité d’une généralisation de ce dispositif. »

Après l'article 6, insérer l'article suivant:

Le chapitre Ier du titre Ier du livre Ier du code de la sécurité intérieure est complété par un article L. 111‑3 ainsi rédigé :

« Art. L. 111‑3. – La formation initiale des agents chargés de l’exercice de missions de sécurité publique comprend nécessairement un volet relatif à l’éthique et à la relation avec les concitoyens. »

Après l'article 6, insérer l'article suivant:

Après l’article L. 723‑12 du code de la sécurité intérieure, il est inséré un article L. 723‑12‑A A ainsi rédigé :

« Art. L. 723‑12‑1 A. – Un fonctionnaire ou un salarié peut, sur sa demande et en accord avec son employeur, renoncer anonymement et sans contrepartie à tout ou partie de ses jours de repos non pris, qu’ils aient été affectés ou non sur un compte épargne temps, au bénéfice d’un autre fonctionnaire ou salarié relevant du même employeur public ou privé ayant souscrit un engagement de sapeur-pompier volontaire pour lui permettre de participer aux missions ou activités du service d’incendie et de secours.

« Le salarié ne peut céder plus de cinq jours de congés payés dans l’année.

« Le fonctionnaire ou salarié bénéficiaire d’un ou plusieurs jours cédés en application du premier alinéa bénéficie du maintien de sa rémunération pendant sa période d’absence. Cette période d’absence est assimilée à une période de travail effectif pour la détermination des droits que le salarié tient de son ancienneté. Le salarié conserve le bénéfice de tous les avantages qu’il avait acquis avant le début de sa période d’absence. »

Après l'article 6, insérer l'article suivant:

Après l’article L. 723‑12 du code de la sécurité intérieure, il est inséré un article L. 723‑12‑1 A ainsi rédigé :

« Art. L. 723‑12‑1 A. – Tout personne ayant souscrit un engagement de sapeur-pompier volontaire bénéficie d’une autorisation d’absence de huit jours par année civile au titre de ses activités au sein d’un service d’incendie et de secours, sous réserve de dispositions plus favorables résultant notamment de conventions conclues entre l’employeur et le service concerné.

« Cependant, pour les entreprises de moins de deux cent cinquante salariés, l’employeur peut décider, afin de conserver le bon fonctionnement de l’entreprise, de limiter ce temps à cinq jours.

« Cette autorisation d’absence est accordée sur présentation d’une demande par écrit à l’employeur un mois au moins à l’avance, en indiquant la date et la durée de l’absence envisagée.

« Pour les circonstances d’urgence, les modalités de l’accord de l’employeur sont définies au préalable avec le service d’incendie et de secours.

« Pour la mise en œuvre du présent article, les dispositions prévues à la présente section sont applicables. »

🖋️ • Tombé
Roger Vicot
8 nov. 2022

I. – À l’alinéa 3, supprimer les mots :

« ou d’atteinte aux personnes ».

II. – En conséquence, compléter le même alinéa par la phrase suivante : 

« Dans les cas d’atteinte aux personnes, les plaintes sont déposées dans un commissariat ou une gendarmerie, sauf demande expresse d’un dépôt de plainte en ligne formulée par la victime. » 

À l’alinéa 3, substituer au mot :

« prévus »

le mot :

« prévues ».

Compléter l’alinéa 7 par les mots : 

« dans les locaux des services compétents ou au domicile de la victime ».

 


Article 6 bis
🖋️ • Adopté
Sandra Regol
9 nov. 2022

À l’alinéa 2, substituer aux mots :

« officier de liaison »

les mots :

« agent référent spécifiquement ».

🖋️ • Adopté
Sandra Regol
9 nov. 2022

À l’alinéa 2, après le mot :

« discriminations »

insérer les mots :

« ou de violences ».

À l’alinéa 2, après le mot :

« personnes »

insérer les mots :

« victimes de violences commises au sein d’un couple de même sexe ou ».

À la fin de l’alinéa 2, substituer aux mots :

« ou à leur orientation sexuelle »

les mots :

« , à leur orientation sexuelle ou à leur origine ».

🖋️ • Rejeté
Sandra Regol
9 nov. 2022

Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« 12° D’être reçues, entendues et prises en charge par un agent référent spécifiquement formé à la prise en charge, au traitement et à l’accompagnement des personnes victimes de violences sexistes, sexuelles ou conjugales. »

Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« 12° D’être reçues, entendues et prises en charge par un officier de liaison formé à la prise en charge, au traitement et à l’accompagnement de la parole des mineurs à l’aide du protocole du National Institute of Child Health and Human Development. »

🖋️ • Rejeté
Sandra Regol
9 nov. 2022
Après l'article 6 bis, insérer l'article suivant:

L’article 15‑3 du code de procédure pénale est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« L’accueil, la prise en charge et le dépôt de plainte pour fait de violences sexistes, sexuelles ou conjugales sont réalisés dans une unité dédiée par un personnel formé à ces questions. »

🖋️ • Rejeté
Sandra Regol
9 nov. 2022
Après l'article 6 bis, insérer l'article suivant:

L’article 15‑3 du code de procédure pénale est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« L’accueil, la prise en charge et le dépôt de plainte pour fait de violences sexistes, sexuelles ou conjugales sont réalisés par des agents référents spécifiquement formés à ces questions. »

Après l'article 6 bis, insérer l'article suivant:

Au premier alinéa de l’article 78‑2 du code de procédure pénale, après la référence : « 21‑1° », sont insérés les mots : « ainsi que les chefs de service et directeurs de police municipale et les agents de police municipale ayant le grade de brigadier ».

 

Après l'article 6 bis, insérer l'article suivant:

Après le sixième alinéa de l’article 78‑2 du code de procédure pénale, il est inséré un alinéa ainsi rédigé : 

« Les agents de police municipale, lorsqu’ils sont mis à la disposition d’officiers de police judiciaire ou de personnes présentant des garanties équivalentes, peuvent procéder à un contrôle d’identité dans les conditions définies au premier alinéa ».

 


Article 7

À l’alinéa 5, substituer aux mots :

« et 222‑33‑2‑2 », 

les mots :

« 222‑33‑2‑2 et 222‑33‑2‑3 ».

🖋️ • Adopté
Roger Vicot
8 nov. 2022

À la fin de l’alinéa 7, supprimer les mots :

« de quinze ans ».

🖋️ • Adopté
Ian Boucard
9 nov. 2022

À la fin de l’alinéa 7, supprimer les mots :

« de quinze ans ».

À la fin de l’alinéa 7, supprimer les mots :

« de quinze ans ».

À l’alinéa 24, substituer à la seconde occurrence du mot : 

« vingt », 

le mot : 

« cinquante ».

 

I. – À l’alinéa 26, après le mot :

« sexiste »,

insérer les mots :

« et sexuel ».

II. – En conséquence, procéder à la même insertion à l’alinéa 27.

Supprimer cet article.

À l’alinéa 5, substituer au montant :

« 3 750 euros »

le montant :

« 7 500 euros »

🖋️ • Rejeté
Éric Pauget
4 nov. 2022

À l’alinéa 5, substituer aux mots :

« ou comportement »

les mots :

« , comportement ou message ».

I. – À la fin de l’alinéa 5, supprimer les mots :

 « , lorsque ce fait est commis : » ; 

II. – En conséquence, supprimer les alinéas 6 à 13.

À la fin de l’alinéa 7, substituer aux mots :

« de quinze ans »

les mots :

« , au sens de l’article 388 du code civil ».

Après l’alinéa 13, insérer l’alinéa suivant : 

« 9° Via des outils numériques, réseaux et services de communication électroniques. »

Après l’alinéa 13, insérer l’alinéa suivant :

« 9° Par la voie d’utilisation d’outils numériques »

Après l’alinéa 13, insérer l’alinéa suivant :

« 9° Lorsque les faits ont été commis de nuit. »

Supprimer les alinéas 14 à 28.

🖋️ • Rejeté
Roger Vicot
8 nov. 2022

Supprimer l’alinéa 14.

Supprimer l’alinéa 14.

🖋️ • Rejeté
Éric Pauget
4 nov. 2022

I. – À la première phrase de l’alinéa 14, supprimer les mots :

« , y compris en cas de récidive, ».

II. – En conséquence, compléter le même alinéa par la phrase suivante :

« En cas de récidive, le montant de l’amende encourue est doublé. »

Après la première occurrence du mot :

 « euros »,

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 14 :

« porté à 500 euros en cas de récidive. Le montant de l’amende forfaitaire minorée est de 250 euros et est porté à 450 euros en cas de récidive. Le montant de l’amende forfaitaire majorée est de 600 euros et est porté à 800 euros en cas de récidive. » 

 

À la première phrase de l’alinéa 14, supprimer les mots :

 « y compris en cas de récidive, ».

I. – À la première phrase de l’alinéa 14, substituer au montant :

« 300 »

le montant : 

« 1 000 ».

II. – En conséquence, à la seconde phrase du même alinéa, substituer au montant :

« 250 »

le montant :

« 850 ».

III. – En conséquence, à la même phrase dudit alinéa, substituer au montant :

« 600 »

le montant :

« 2 000 ».

I. – À la première phrase de l’alinéa 14, substituer au montant :

« 300 » 

le montant :

« 500 ».

II. – En conséquence, à la seconde phrase du même alinéa, substituer au montant :

« 250 »

le montant : 

« 400 » . 

III. – En conséquence, à la même phrase du même alinéa, substituer au montant :

« 600 »

le montant : 

« 700 » . 

À l’alinéa 28, substituer au mot :

« troisième »

le mot :

« deuxième ».

Après l’alinéa 27, insérer l’alinéa suivant : 

« IV bis. – Les agents de police municipale peuvent constater par procès-verbal, dès lors qu’ils sont commis sur le territoire communal et qu’ils ne nécessitent pas de leur part d’actes d’enquête, les délits prévus à l’article 222‑32 du code pénal. »

Après l'article 7, insérer l'article suivant:

Le titre XIV du livre Ier du code civil est complété par un article 515‑13‑1 ainsi rédigé :

« Art. 515‑13‑1. – Une ordonnance de protection peut également être délivrée en urgence par le juge à la personne mineure menacée de mutilations sexuelles.

« Il peut également ordonner l’interdiction temporaire de sortie du territoire de la personne menacée. Cette interdiction de sortie du territoire est inscrite au fichier des personnes recherchées par le procureur de la République. »

Après l'article 7, insérer l'article suivant:

L’article 621‑1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est ainsi rétabli :

« Art. 621‑1. – L’étranger en situation irrégulière qui séjourne en France est puni d’un emprisonnement d’un an et d’une amende de 3 750 euros.

« La juridiction peut, en outre, interdire à l’étranger condamné, pendant une durée qui ne peut excéder trois ans, de pénétrer ou de séjourner en France. L’interdiction du territoire emporte de plein droit reconduite du condamné à la frontière, le cas échéant à l’expiration de la peine d’emprisonnement. »

Après l'article 7, insérer l'article suivant:

Après le premier alinéa de l’article 222‑23 du code pénal, est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Constitue également une agression sexuelle tout acte de pénétration ou tout acte bucco-génital commis sur la personne d’autrui ou sur la personne de l’auteur, lorsque cette personne retire le préservatif sans le consentement explicite de l’autre partie. »

Après l'article 7, insérer l'article suivant:

À la fin de l’article 222‑23‑2 du code pénal, les mots : « un ascendant ou toute autre personne mentionnée à l’article 222‑22‑3 ayant sur le mineur une autorité de droit ou de fait » sont remplacés par les mots :« l’une des personnes mentionnées à l’article 222‑22‑3 ».

Après l'article 7, insérer l'article suivant:

Le paragraphe 2 de la section 3 du chapitre II du titre II du livre II du code pénal est ainsi modifié :

1° À l’article 222‑29‑1, les mots : « dix ans d’emprisonnement et de 150 000 € » sont remplacés par les mots : « vingt ans d’emprisonnement et de 250 000 € »

2° Au premier alinéa de l’article 222‑29‑2, les mots : « dix ans d’emprisonnement et de 150 000 € » sont remplacés par les mots : « vingt ans d’emprisonnement et de 250 000 € ».

Après l'article 7, insérer l'article suivant:

À la fin de l’article 222‑29‑3 du code pénal, les mots : « un ascendant ou toute autre personne mentionnée à l’article 222‑22‑3 ayant sur le mineur une autorité de droit ou de fait. » sont remplacés par les mots : « l’une des personnes mentionnées à l’article 222‑22‑3. »

Après l'article 7, insérer l'article suivant:

Le III de l’article 222‑33 du code pénal est complété par un 9° ainsi rédigé :

« « 9° En raison de l’orientation sexuelle ou l’identité de genre, vraie ou supposée, de la victime. » »

Après l'article 7, insérer l'article suivant:

Au premier alinéa de l’article 322-3-1 du code pénal, le mot : « sept » est remplacé par le mot : « dix ».

Après l'article 7, insérer l'article suivant:

À la seconde phrase de l’article 706‑53‑1 et au premier alinéa de l’article 706‑53‑2 du code de procédure pénale, après la référence : « 706‑47 », sont insérés les mots : « du présent code et à l’article 222‑33‑1‑1 du code pénal ».

Après l'article 7, insérer l'article suivant:

À l’article 222‑23‑3 du code pénal, le mot : « vingt » est remplacé par le mot : « trente ».

Après l'article 7, insérer l'article suivant:

À l’article 222‑29‑3 du code pénal, les mots : « dix ans d’emprisonnement et de 150 000 € » sont remplacés par les mots : « vingt ans d’emprisonnement et de 250 000 € ».

Après l'article 7, insérer l'article suivant:

À l’avant-dernier alinéa de l’article 7 du code de procédure pénale, les mots : « , avant l’expiration de ce délai, » sont supprimés.

Après l'article 7, insérer l'article suivant:

Après l’article 222‑23‑3 du code pénal, il est inséré un article 222‑23‑4 ainsi rédigé :

« Art. 222‑23‑4. – Les crimes prévus aux articles 222‑23‑1 et 222‑23‑2 sont punis de trente ans de réclusion criminelle :

« 1° Lorsqu’ils ont entraîné une mutilation ou une infirmité permanente ;

« 2° Lorsqu’ils sont commis sur une personne dont la particulière vulnérabilité, due à son âge, à une maladie, à une infirmité, à une déficience physique ou psychique ou à un état de grossesse, est apparente ou connue de l’auteur ;

« 3° Lorsqu’ils sont commis sur une personne dont la particulière vulnérabilité ou dépendance résultant de la précarité de sa situation économique ou sociale est apparente ou connue de l’auteur ;

« 4° Lorsqu’ils sont commis par toute personne ayant sur la victime une autorité de droit ou de fait ;

« 5° Lorsqu’ils sont commis par une personne qui abuse de l’autorité que lui confèrent ses fonctions ;

« 6° Lorsqu’ils sont commis par plusieurs personnes agissant en qualité d’auteur ou de complice ; »

« 7° Lorsqu’ils sont commis avec usage ou menace d’une arme ;

« 8° Lorsque la victime a été mise en contact avec l’auteur des faits grâce à l’utilisation, pour la diffusion de messages à destination d’un public non déterminé, d’un réseau de communication électronique ;

« 9° Lorsqu’ils sont commis en concours avec un ou plusieurs autres viols commis sur d’autres victimes ;

« 10° Lorsqu’ils sont commis par une personne agissant en état d’ivresse manifeste ou sous l’emprise manifeste de produits stupéfiants ;

« 11° Lorsqu’ils sont commis, dans l’exercice de cette activité, sur une personne qui se livre à la prostitution, y compris de façon occasionnelle ;

« 12° Lorsqu’un mineur était présent au moment des faits et y a assisté ;

« 13° Lorsqu’une substance a été administrée à la victime, à son insu, afin d’altérer son discernement ou le contrôle de ses actes. »

Après l'article 7, insérer l'article suivant:

À l’article 227‑25 du code pénal, les mots : « sept ans d’emprisonnement et de 100 000 € » sont remplacés par les mots : « dix ans d’emprisonnement et de 150 000 € ».

Après l'article 7, insérer l'article suivant:

Au quatrième alinéa de l’article 8 du code de procédure pénale, les mots : « , avant l’expiration des délais prévus aux deuxième et troisième alinéas du présent article, » sont supprimés.

Après l'article 7, insérer l'article suivant:

Après le deuxième alinéa de l’article 171‑4 du code civil, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Le juge peut ordonner l’interdiction de sortie du territoire d’un ou des futurs époux au cas où ce ou ces derniers sont mineurs. »

Après l'article 7, insérer l'article suivant:

À la fin du 2° du III de l’article 222‑33 du code pénal, les mots : « de quinze ans » sont supprimés.


Article 7 bis

Compléter cet article par deux alinéas suivants :

« 3° Après le 1° de l’article L. 236‑3, il est inséré un 1° bis ainsi rédigé : 

« « 1° bis La confiscation d’un ou de plusieurs véhicules appartenant au condamné ; » »

Compléter cet article par deux alinéas suivants :

« 3° Après le 1° de l’article L. 236‑3, il est inséré un 1° bis ainsi rédigé : 

« « 1° bis La confiscation d’un ou de plusieurs véhicules appartenant au condamné ; » »

Supprimer cet article.

À l’alinéa 4, après le mot : 

« pénitentiaire »

insérer les mots : 

« , un personnel de l’Éducation nationale, un personnel d’un établissement de santé, d’un établissement social ou d’un établissement médico-social »

À l’alinéa 4, après la seconde occurrence du mot :

« pénitentiaire », 

 insérer les mots :

« , un personnel d’un établissement de santé, d’un établissement social ou d’un établissement médico-social »

I. – À l’alinéa 7, après la référence :

« 222‑48, »,

insérer les mots :

« la référence : « 222‑12 » est remplacée par la référence : « 222‑11 » et ».

II. – En conséquence, après l’alinéa 7, insérer les deux alinéas suivants :

« c) Le même article 222‑48 est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« « L’interdiction du territoire français peut également être prononcée dans les conditions prévues à l’article 131‑30, à titre définitif, à l’encontre de tout étranger coupable de l’une des infractions définies aux articles 222‑12, 222‑13 et 222‑14‑5 » ».

Après l’alinéa 7, insérer les sept alinéas suivants :

« I bis. – Il est institué, auprès du Premier ministre, un Observatoire de la sécurité des élus locaux.

L’ Observatoire de la sécurité des élus locaux assiste le Gouvernement dans son action visant à la préservation des bonnes conditions d’exercice des mandats politiques locaux. À ce titre, il réunit les données, produit ou fait produire les analyses, études et recherches permettant d’éclairer les pouvoirs publics sur la situation de la sécurité des élus locaux.

Il peut proposer au Premier ministre toute mesure qui lui paraît permettre une amélioration de cette situation. Il peut être consulté, à cette fin, par le Premier ministre.

L’ Observatoire remet chaque année au Premier ministre un rapport qui est rendu public. Ce rapport est transmis au Parlement.

Ses membres, dont la liste est établie par décret en Conseil d’État, sont nommés pour une durée de 4 ans, et exercent leur fonction à titre bénévole. Aucune indemnisation ni compensation financière, sous une forme ou une autre, ne peuvent leur être accordées.

Le fonctionnement de l’Observatoire ne peut générer aucune charge publique.

Un décret en Conseil d’État fixe les modalités d’organisation et d’administration des travaux de l’Observatoire. »

 

Supprimer les alinéas 8 à 11.

Supprimer les alinéas 9 à 11.

Supprimer les alinéas 9 à 11.

🖋️ • Rejeté
Julien Odoul
9 nov. 2022

À l’alinéa 10, substituer au montant :

 « 30 000 euros »

le montant :

« 45 000 euros ». 

Substituer à l’alinéa 11 les huit alinéas suivants : 

« 2° L’article L. 236‑1 est ainsi modifié :

« a) Au I, les mots : « d'un an » sont remplacés par les mots : « de trois ans » et le montant : « 15 000 € » est remplacé par le montant : « 30 000 € » ;

« b) Au II, le mot : « deux » est remplacé par le mot : « quatre » et le montant : « 30 000 € » est remplacé par le montant : « 45 000 € » ;

« c) Au III, le mot : « trois » est remplacé par le mot : « cinq » et le montant : « 45 000 € » est remplacé par le montant de : « 75 000 € » ;

« d) Au IV, le mot : « cinq » est remplacé par le mot : « six » et le montant :« 75 000 € » est remplacé par le montant : « 100 000 € » ;

« e) Le IV est complété par les mots : « ou lorsque les faits ont été commis dans des circonstances exposant directement autrui à un risque de mort ou de blessures de nature à entraîner une mutilation ou une infirmité permanente » ;

« 3° Au premier alinéa de l’article L. 236‑2, le mot : « deux » est remplacé par le mot : « trois » et le montant : « 30 000 € » est remplacé par le montant : « 45 000 € » ;

« 4° La troisième phrase du deuxième alinéa de l’article L. 325‑1-1 est ainsi rédigé : « Les frais d’enlèvement, de garde en fourrière et de destruction sont à la charge de l’auteur de l’infraction ». »

I. – Après l’alinéa 11, insérer les quatre alinéas suivants :

« 1° bis L’article L. 236‑1 est ainsi modifié :

« a) Au I, les mots : « d'un an » sont remplacés par les mots : « de deux ans » et le montant : « 15 000 € » est remplacé par le montant : « 30 000 € » ;

« b) Au II, le mot : « deux » est remplacé par le mot : « trois » et le montant « 30 000 € » est remplacé par le montant : « 45 000 € » ;

« c) Au premier alinéa du III, le mot : « trois » est remplacé par le mot : « cinq » et le montant : « 45 000 € » est remplacé par le montant : « 60 000 € » ;

II. – En conséquence, rédiger ainsi  l'alinéa 11 : 

« d) Après le mot : « à », la fin du IV est ainsi rédigée : « sept ans d’emprisonnement et 100 000 € d’amende en cas de cumul d’au moins deux des circonstances prévues au 1° , 2° et 3° du III ou lorsque les faits ont été commis dans des circonstances exposant directement autrui à un risque de mort ou de blessures de nature à entrainer une mutilation ou une infirmité permanente. » »

I. – Après l’alinéa 10, insérer les douze alinéas suivants :

« 1° bis Le II de L. 236‑1 est ainsi rédigé :

« II. – Les peines sont portées à deux ans d’emprisonnement et à 30 000 euros d’amende :

« 1° Lorsque les faits sont commis en réunion ;

« 2° Lorsque l’individu roule sans casque ;

« 3° Lorsque l’individu dissimule son visage à l’aide de tous vêtements ne permettant pas une identification de la personne par les forces de l’ordre ;

« 4° Lorsque les engins motorisés sur lesquels les individus pratiquent les rodéos ne sont pas immatriculés. » ;

« 1° ter Le III est complété par cinq alinéas ainsi rédigés :

« 4° Lorsque la personne réalise des manœuvres dans l’enceinte d’établissements d’enseignement, d’éducation ou d’une administration ou aux abords de ces derniers et en période d’affluence ;

« 5° Lorsque la personne réalise des manœuvres dans des lieux susceptibles d’accueillir des piétons tels que les aires de jeux pour enfants, les lieux réservés aux piétons et les espaces privés commerciaux ouverts au public ;

« 6° Lorsque la personne effectue des manœuvres sur des voies ou des lieux ouverts à la circulation publique ou aux lieux qui font l’objet d’un arrêté municipal ou préfectoral interdisant la circulation à l’occasion d’une manifestation. 

« Les peines sont portées à sept ans d’emprisonnement et 100 000 euros d’amende en cas de cumul de trois circonstances prévues au présent article. 

« Les peines sont portées à six ans d’emprisonnement et 90 000 euros d’amende lorsque la personne est coupable de récidive au titre de l’article 132‑16‑7 du présent code. Elles s’accompagnent d’une annulation de permis de conduire si la récidive est réalisée dans les cinq ans après la condamnation définitive. »

II. – En conséquence, compléter cet article par l’alinéa suivant :

« 3° Au deuxième alinéa de l’article L. 325‑1, après le mot : « indispensables », sont insérés les mots : « à leur identification via une plaque d’immatriculation conforme ou ».

Après l’alinéa 10, insérer les deux alinéas suivants :

« 1° bis Le III de l’article L. 236‐1 est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« « 4° Lorsque le véhicule à l’origine de l’infraction n’est pas couvert par une assurance conforme à l’article L. 211‑1 du code des assurances. »

Compléter cet article par les deux alinéas suivants :

« 3° Après l’article L. 236‑1 du code de la route, il est inséré un article L. 236‑1‑1 rédigé ainsi :

« Art. L. 236‑1‑1. – Tout conducteur d’un véhicule ou engin terrestre, fluvial ou maritime, qui se dérobe à un représentant des forces de l’ordre, qu’il s’agisse de la police municipale, de la police nationale ou de la gendarmerie, s’expose à être pris en chasse. Le représentant des forces de l’ordre est habilité à réaliser un contact tactique en vue d’arrêter la personne qui cherche à fuir. »

🖋️ • Rejeté
Ian Boucard
9 nov. 2022

Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« 3° Avant la dernière phrase du 1° de l’article L. 236‑3, est insérée une phrase ainsi rédigée : « Lorsque le véhicule à l’origine de l’infraction n’est pas couvert par une assurance conforme aux dispositions de l’article L. 211‑1 du code des assurances, la confiscation est prononcée. ». »

Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« 3° Avant la dernière phrase du 1° de l’article L. 236‑3, est insérée une phrase ainsi rédigée : « Lorsque le véhicule à l’origine de l’infraction n’est pas couvert par une assurance conforme aux dispositions de l’article L. 211‑1 du code des assurances, la confiscation est prononcée. ». »

Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« 3° Avant la dernière phrase du 1° de l’article L. 236‑3, est insérée une phrase ainsi rédigée : « Lorsque le véhicule à l’origine de l’infraction n’est pas couvert par une assurance conforme aux dispositions de l’article L. 211‑1 du code des assurances, la confiscation est prononcée. ». »

Compléter cet article par les deux alinéas suivants :

« 3° Après le 7° de l’article 236‑3, il est inséré un 8° ainsi rédigé :

« « 8° Lorsque le véhicule à l’origine de l’infraction n’est pas couvert par une assurance conforme aux dispositions de l’article L. 211‑1 du code des assurances, la destruction du véhicule est prononcée. ». »

Compléter cet article par les deux alinéas suivants :

« 3° Après la première phrase du 1° de l’article 236‑3, est insérée une phrase ainsi rédigée : « Lorsque le véhicule à l’origine de l’infraction n’est pas déclaré volé avant l’infraction ou dans un délai d’un mois après l’infraction par son propriétaire, et que son propriétaire est un particulier, la confiscation est prononcée. »

Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« 3° La dernière phrase du 1° de l’article L. 236‑3 est supprimée. »


🖋️ • Rejeté
Julien Odoul
9 nov. 2022

Compléter cet article par les deux aliénas suivants :

« 3° Après l’article L. 236‑3,il  est inséré un article L. 236‑4 ainsi rédigé :

« « Art. L. 236‑4. – En cas de commission du délit mentionné à l’article L. 236‑1, l’auteur des faits habitant un logement social peut faire l’objet d’une procédure d’expulsion de son logement au sens de l’article L. 411‑1 du code des procédures civiles d’exécution. ». »

Compléter cet article par les deux alinéas suivants :

« IV. – Après le 6° du I de l’article L. 242‑5 du code de la sécurité intérieure, il est inséré un 7° ainsi rédigé :

« « 7° La surveillance des comportements visés à l’article L. 236-1 du code de la route et, le cas échéant, la localisation du ou des véhicules concernés. » »

Compléter cet article par l’alinéa suivant :

«3° Après le mot :« fourrière» , la fin de la troisième phrase du deuxième alinéa de l’article L. 325‑1‑1 est ainsi rédigée : « et de destruction sont à la charge de l’auteur de l’infraction. » »

Après l'alinéa 11, insérer l’alinéa suivant :

« 3° Au dernier alinéa du II de l’article L325‑1-2, le mot : « sept » est remplacé par le mot « quatorze ». » 

Compléter cet article par l’alinéa suivant :

«3° Après le mot :« fourrière» , la fin de la troisième phrase du deuxième alinéa de l’article L. 325‑1‑1 est ainsi rédigée : « et de destruction sont à la charge de l’auteur de l’infraction. » »

Après l'article 7 bis, insérer l'article suivant:

I. – La section II du chapitre II du titre II bis de la deuxième partie du livre premier du code général des impôts est ainsi rétablie :

« Section II : Droits perçus à l’occasion de la délivrance de documents

« I

« Taxe sur les certificats kilométriques des véhicules

« Art. 1599 novodecies B. – Il est institué au profit de l’État une taxe sur les certificats kilométriques des véhicules.

« Cette taxe est fixe, son montant est de 3 €.

« La taxe est contrôlée et les réclamations sont instruites et jugées comme en matière de droits d’enregistrement. Elle est recouvrée comme en matière de créances étrangères à l’impôt et au domaine. »

II. – Après le chapitre 7 du titre 2 du livre 3 du code de la route, il est inséré un chapitre 7 bis ainsi rédigé :

« Chapitre 7 bis

« Registre national de validation des compteurs kilométriques

« Art. L. 327‑7. – Un registre national de validation des compteurs kilométriques est chargé de collecter les relevés des compteurs kilométriques des véhicules.

« Il est créé sous la forme d’un établissement public de l’État.

« Art. L. 327‑8. – Tout professionnel habilité à effectuer un rapport d’expertise de véhicule ou qui commercialise des prestations d’entretien ou de réparation de véhicules automobiles, relève à l’occasion des opérations susmentionnées le kilométrage indiqué par le compteur du véhicule. Il le transmet avec le numéro d’identification du véhicule au registre national de validation des compteurs kilométriques qui le répertorie.

« Les conditions d’application du présent article sont fixées par décret en Conseil d’État.

« Art. L. 327‑9. – L’organisme technique central renseigne le registre national de validation des compteurs kilométriques avec les relevés effectués dans le cadre des contrôles techniques.

« Art. L. 327‑10. – Préalablement à la vente d’un véhicule d’occasion, le propriétaire est tenu de remettre à l’acquéreur un certificat établi auprès du registre national de validation des compteurs kilométriques depuis moins de quinze jours et attestant de la fiabilité du relevé kilométrique.

« Ce certificat comporte les données suivantes :

« 1° La marque et le modèle du véhicule ;

« 2° L’année de la première immatriculation ;

« 3° Le numéro d’identification du véhicule ;

« 4° L’ensemble des relevés du compteur kilométrique enregistrés auprès du registre national de validation des compteurs kilométriques.

« Les conditions d’application du présent article sont fixées par décret en Conseil d’État. »

Après l'article 7 bis, insérer l'article suivant:

 

I. – L’article 226‑4 du code pénal est ainsi modifié :

1° Le premier alinéa est ainsi modifié :

a) Après le mot : « introduction », sont insérés les mots : « non autorisée » ;

b) Les mots : « à l’aide de manœuvres, menaces, voies de fait ou contrainte, » sont supprimés ;

c) Les mots : « d’un an » sont remplacés par les mots : « de deux ans » ;

d) Le montant : « 15 000 euros » est remplacé par le montant : « 50 000 euros » ;

2° Au deuxième alinéa, après le mot : « maintien », sont insérés les mots : « non autorisé ».

II. – L’article 38 de la loi n° 2007‑290 du 5 mars 2007 instituant le droit au logement opposable et portant diverses mesures en faveur de la cohésion sociale est ainsi modifié :

1° Le premier alinéa est ainsi modifié :

a) Après le mot : « maintien », sont insérés les mots : « non autorisés » ;

b) Les mots : « ,à l’aide de manœuvres, menaces, voies de fait ou de contrainte » sont supprimés ;

c) Après le mot : « peut », sont insérés les mots : « , à tout moment et sans qu’il ne lui soit opposé de délai, » ;

d) Après la dernière occurrence du mot : « domicile », sont insérés les mots : « ou sa propriété » ;

2° La première phrase du second alinéa est complétée par les mots : « ni supérieur à soixante‑douze heures ».

Après l'article 7 bis, insérer l'article suivant:

Après le premier alinéa de l’article 227‑22‑2 du code pénal, est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Les peines sont de 5 ans d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende lorsque les faits ont été commis entre majeurs. »

Après l'article 7 bis, insérer l'article suivant:

Après l’article 227‑33 du code pénal, il est inséré un article 227‑33‑1‑1 ainsi rédigé :

« Art. 227‑33‑1‑1. – Hors les cas de viol ou d’agression sexuelle, le fait pour une personne d’inciter une autre personne, par un moyen de communication électronique, à commettre tout acte de nature sexuelle, soit sur lui-même, soit sur ou avec un tiers, y compris si cette incitation n’est pas suivie d’effet, est puni de 5 ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende.

« Les peines sont portées à 7 ans d’emprisonnement et à 100 000 euros d’amende lorsque les fait ont été commis à l’encontre d’un mineur et à 10 ans d’emprisonnement et à 150 000 euros d’amende lorsque les fait ont été commis à l’encontre d’un mineur de 15 ans. Elles sont portées à 10 ans d’emprisonnement et à un million d’euros d’amende si les faits ont été commis en bande organisée ».

Après l'article 7 bis, insérer l'article suivant:

La section 2 du chapitre II du titre II du livre III du code pénal est ainsi modifiée : 

1° Au second alinéa de l’article 322‑6, le montant : « 150 000 euros » est remplacé par le montant : « 200 000 euros » ;

2° L’article 322‑7 est ainsi modifié : 

a) Au premier alinéa, le mot : « quinze », est remplacé par le mot : « vingt » ; 

b) Au second alinéa, le mot : « vingt », est remplacé par le mot : « trente » ; 

3° L’article 322‑8 est ainsi modifié : 

a) Au premier alinéa, le mot : « vingt », est remplacé par le mot : « trente » ; 

b) À l’avant-dernier alinéa, les mots : « trente ans de réclusion criminelle » sont remplacés par les mots : « la réclusion criminelle à perpétuité » ; 

4° Au premier alinéa de l’article 322‑9, les mots : « trente ans de réclusion criminelle » sont remplacés par les mots : « la réclusion criminelle à perpétuité » ; 

5° L’article 322‑10 est ainsi modifié : 

a) Au premier alinéa, le montant : « 150 000 euros » est remplacé par le montant : « 300 000 euros » ; 

b) Après le premier alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé : 

« Lorsqu’il s’agit de l’incendie de bois, forêts, landes, maquis, plantations ou reboisements d’autrui, l’amende prévue au premier alinéa est portée à 500 000 euros. » 

c) Est ajouté un article 322‑10‑1 ainsi rédigé : 

« Art. 322‑10‑1. – Pour les crimes prévus aux articles 322‑6 et 322‑7 à 322‑11, la juridiction ne peut prononcer une peine de réclusion criminelle ou d’emprisonnement qui soit inférieure à deux ans. 

« Toutefois, la juridiction peut, par une décision spécialement motivée, exceptionnellement prononcer une peine autre que l’emprisonnement ou la réclusion criminelle, en considération des circonstances de l’infraction, de la personnalité de son auteur ou des garanties d’insertion ou de réinsertion présentées par celui-ci. 

« Les dispositions du présent article ne sont pas exclusives d’une peine d’amende telle que prévue aux articles 322‑6 et 322‑7 à 322‑11 et d’une ou plusieurs peines complémentaires. »

Après l'article 7 bis, insérer l'article suivant:

Après l’article 322‑10 du code pénal, il est inséré un article 322‑10‑1 ainsi rédigé :

« Art. 322‑10‑1. – Pour les crimes et délits prévus aux articles 322‑6 et 322‑7 à 322‑11, la peine d’emprisonnement, de réclusion ou de détention ne peut être inférieure aux seuils suivants :

« 1° Cinq ans, si le délit est puni de dix ans d’emprisonnement ;

« 2° Huit ans, si le crime est puni de quinze ans de réclusion ou de détention ;

« 3° Dix ans, si le crime est puni de vingt ans de réclusion ou de détention ;

« 4° Quinze ans, si le crime est puni de trente ans de réclusion ou de détention ;

« 5° Vingt ans, si le crime est puni de la réclusion ou de la détention à perpétuité.

« Par décision spécialement motivée, la juridiction peut toutefois prononcer une peine d’emprisonnement d’une durée inférieure aux seuils prévus par le présent article si le prévenu présente des garanties exceptionnelles d’insertion ou de réinsertion » »

Après l'article 7 bis, insérer l'article suivant:

Le livre VI du code pénal est complété par un titre III ainsi rédigé : 

« Titre III

« Contraventions nautiques

« Art. 621‑2. – I. – Est puni d’un an d’emprisonnement, de 15 000 euros d’amende et de la confiscation immédiate du véhicule le fait d’adopter, au moyen d’un yacht, jet-ski ou hors-bord, dans des conditions qui compromettent la sécurité des usagers de la mer ou qui troublent la tranquillité publique, notamment des usagers de la mer et des riverains :

« 1° Une conduite consistant à accélérer de manière répétée, au démarrage ou en circulation ;

« 2° Ou une conduite constituant des violations d’obligations particulières de sécurité ou de prudence prévues par les dispositions législatives et réglementaires du code des transports relatives à la circulation maritime, notamment celles prévues à l’article 15 du décret n° 2007‑1167 du 2 août 2007 relatif au permis de conduire et à la formation à la conduite des bateaux de plaisance à moteur.

« II. – La peine est portée à dix-huit mois d’emprisonnement, 30 000 euros d’amende et de la confiscation immédiate du véhicule lorsque les faits sont commis en réunion.

« III. – Elles sont portées à deux ans d’emprisonnement, 45 000 euros d’amende et de la confiscation immédiate du véhicule :

« 1° Lorsqu’il résulte d’une analyse sanguine ou salivaire que la personne a fait usage de substances ou plantes classées comme stupéfiants ;

« 2° Lorsque la personne se trouvait sous l’empire d’un état alcoolique caractérisé par une concentration d’alcool dans le sang ou dans l’air expiré égale ou supérieure aux taux fixés par les dispositions législatives ou réglementaires du présent code.

« IV. – Elles sont portées à trois ans d’emprisonnement, 75 000 euros d’amende et de la confiscation immédiate du véhicule en cas de cumul des circonstances prévues aux 1° et 2° du III du présent article. »

Après l'article 7 bis, insérer l'article suivant:

Après l’article 2‑25 du code de procédure pénale, il est inséré un article 2‑26 ainsi rédigé :

« Art. 2‑26. – En cas de crimes ou délits prévus par les livres II ou III du code pénal ou par le chapitre III du titre III du livre IV de ce code commis à l’encontre d’une personne investie d’un mandat électoral public dans l’exercice ou du fait de ses fonctions et alors que la qualité de la victime est apparente ou connue de l’auteur, le Sénat, l’Assemblée nationale, le Parlement européen ou la collectivité territoriale dont est membre cet élu peut exercer les droits reconnus à la partie civile en ce qui concerne ces infractions si l’action publique a été mise en mouvement par le ministère public ou la partie lésée.

« Il en est de même en ce qui concerne ces mêmes infractions commises sur le conjoint ou le concubin de l’élu ou le partenaire lié à celui-ci par un pacte civil de solidarité, les ascendants ou les descendants en ligne directe de celui-ci ou sur toute autre personne vivant habituellement à son domicile, en raison des fonctions par exercées par l’élu. »

Après l'article 7 bis, insérer l'article suivant:

Après l’article 2‑25 du code de procédure pénale, il est inséré un article 2‑26 ainsi rédigé :

« Art. 2‑26. – En cas de crimes ou délits prévus par les livres II ou III du code pénal ou par le chapitre III du titre III du livre IV de ce code commis à l’encontre d’une personne investie d’un mandat électoral public dans l’exercice ou du fait de ses fonctions et alors que la qualité de la victime est apparente ou connue de l’auteur, le Sénat, l’Assemblée nationale, le Parlement européen ou la collectivité territoriale dont est membre cet élu peut exercer les droits reconnus à la partie civile en ce qui concerne ces infractions si l’action publique a été mise en mouvement par le ministère public ou la partie lésée.

« Il en est de même en ce qui concerne ces mêmes infractions commises sur le conjoint ou le concubin de l’élu ou le partenaire lié à celui‑ci par un pacte civil de solidarité, les ascendants ou les descendants en ligne directe de celui‑ci ou sur toute autre personne vivant habituellement à son domicile, en raison des fonctions par exercées par l’élu. »

Après l'article 7 bis, insérer l'article suivant:

I. – Le titre III du livre IV du code de la sécurité intérieure est complété par un chapitre VI ainsi rédigé :

« Chapitre VI

« Règles relatives à la lutte contre les refus d’obtempérer et les comportements portant atteinte à la sécurité des usagers de la route

« Art. L. 436‑1 – I. – Dans l’exercice de leurs fonctions et revêtus de leur uniforme ou des insignes extérieurs et apparents de leur qualité, les agents de la police nationale, des polices municipales, de la direction générale des douanes et droits indirects et les militaires de la gendarmerie nationale constatant la commission d’un délit mentionné soit à l’article L. 233‑1 du code de la route, soit à l’article L. 236‑1 du même code peuvent mettre en œuvre tous moyens proportionnés et nécessaires, notamment par un dispositif mécanique d’interception de véhicule, par véhicule à moteur ou par contact matériel, permettant l’interpellation de l’auteur de l’infraction : 

« 1° Lorsque des atteintes à la vie ou à l’intégrité physique sont portées contre eux ou contre autrui ou lorsque des personnes faisant usage d’un véhicule motorisé menacent leur vie ou leur intégrité physique ou celles d’autrui ; 

« 2° Lorsqu’ils ne peuvent contraindre à s’arrêter le conducteur du véhicule qui cherche à échapper à leur garde ou à leurs investigations et qui est susceptible de perpétrer, dans sa fuite, des atteintes à leur vie ou à leur intégrité physique ou à celle d’autrui ; 

« 3° Lorsqu’ils ne peuvent immobiliser par un autre moyen le véhicule, dont le conducteur n’obtempère pas à l’ordre d’arrêt. 

« II. – Les dégâts occasionnés lors d’une intervention relevant des cas prévus au présent article ne peuvent être imputés à l’agent de la police nationale, d’une police municipale, de la direction générale des douanes et droits indirects ou au militaire de la gendarmerie nationale auteur de ladite intervention. »

II. – Dans un délai de six mois suivant la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet un rapport au Parlement sur l’évolution de la formation proposée aux policiers et des gendarmes en vue de la mise en application de la présente loi.

🖋️ • Rejeté
Julien Odoul
9 nov. 2022
Après l'article 7 bis, insérer l'article suivant:

Le titre III du livre IV du code de la sécurité intérieure est complété par un chapitre VI ainsi rédigé :

« Chapitre VI

« Contact tactique en cas de comportements portant atteinte à la sécurité ou la tranquillité des usagers de la route

« Art. L. 436‑1 – Dans l’exercice de leurs fonctions et revêtus de leur uniforme ou des insignes extérieurs et apparents de leur qualité, les agents de la police nationale, des polices municipales, de la direction générale des douanes et droits indirects et les militaires de la gendarmerie nationale constatant la commission du délit mentionné à l’article L. 236‑1 du code de la route peuvent mettre en œuvre tous moyens proportionnés et nécessaires, notamment par dispositif mécanique d’interception de véhicule, par véhicule à moteur ou par contact matériel, permettant l’interpellation de l’auteur de l’infraction :

« 1° Lorsque des atteintes à la vie ou à l’intégrité physique sont portées contre eux ou contre autrui ou lorsque des personnes motorisées menacent leur vie ou leur intégrité physique ou celles d’autrui ;

« 2° Lorsque, immédiatement après deux sommations adressées à haute voix, ils ne peuvent contraindre à s’arrêter le conducteur du véhicule qui cherche à échapper à leur garde ou à leurs investigations et qui est susceptible de perpétrer, dans sa fuite, des atteintes à leur vie ou à leur intégrité physique ou à celles d’autrui ;

« 3° Lorsqu’ils ne peuvent immobiliser par un autre moyen le véhicule, dont le conducteur n’obtempère pas à l’ordre d’arrêt et dont les occupants sont susceptibles de perpétrer, dans leur fuite, des atteintes à leur vie ou à leur intégrité physique ou à celles d’autrui. »

Après l'article 7 bis, insérer l'article suivant:

L’article L. 5271‑1 du code des transports est complété par huit alinéas ainsi rédigés :

« I. – Est puni d’un an d’emprisonnement, de 15 000 euros d’amende et de la confiscation immédiate du véhicule le fait d’adopter, au moyen d’un yacht, jet-ski ou hors-bord, dans des conditions qui compromettent la sécurité des usagers de la mer ou qui troublent la tranquillité publique, notamment des usagers de la mer et des riverains :

« 1° Une conduite consistant à accélérer de manière répétée, au démarrage ou en circulation ;

« 2° Ou une conduite constituant des violations d’obligations particulières de sécurité ou de prudence prévues par les dispositions législatives et réglementaires du code des transports relatives à la circulation maritime, notamment celles prévues à l’article 15 du décret n° 2007‑1167 du 2 août 2007 relatif au permis de conduire et à la formation à la conduite des bateaux de plaisance à moteur ;

« II. – La peine est portée à dix-huit mois d’emprisonnement, 30 000 euros d’amende et de la confiscation immédiate du véhicule lorsque les faits sont commis en réunion.

« III. – Elles sont portées à deux ans d’emprisonnement, 45 000 euros d’amende et de la confiscation immédiate du véhicule :

« 1° Lorsqu’il résulte d’une analyse sanguine ou salivaire que la personne a fait usage de substances ou plantes classées comme stupéfiants ;

« 2° Lorsque la personne se trouvait sous l’empire d’un état alcoolique caractérisé par une concentration d’alcool dans le sang ou dans l’air expiré égale ou supérieure aux taux fixés par les dispositions législatives ou réglementaires du présent code.

« IV. – Elles sont portées à trois ans d’emprisonnement, 75 000 euros d’amende et de la confiscation immédiate du véhicule en cas de cumul des circonstances prévues aux 1° et 2° du III du présent article. »

Après l'article 7 bis, insérer l'article suivant:

I. – L’article 9 de la loi n° 2000‑614 du 5 juillet 2000 relative à l’accueil et à l’habitat des gens du voyage est ainsi modifié : 

1° Le II est ainsi modifié :

a) Le quatrième alinéa est ainsi modifié :

– Au début, les mots : « Cette mise en demeure » sont remplacés par les mots : « La mise en demeure prévue au premier alinéa du présent II » ; 

– Le mot : « sept » est remplacé par le mot : « quatorze » ; 

b) Au cinquième alinéa, les mots : « peut procéder » sont remplacés par le mot : « procède » ; 

2° À la première phrase du IV, les mots : « de grande instance » sont remplacés par le mot : « judiciaire ». 

II. – Le chapitre II du titre II du livre III du code pénal est modifié : 

1° Après le 5° de l’article 322‑3, il est inséré un 5° bis ainsi rédigé :

« 5° bis Lorsqu’elle est commise au cours d’une installation sans titre sur un terrain constitutive de l’infraction prévue à l’article 322‑4-1 ; ».

2° L’article 322‑4-1 est ainsi modifié :

a) Le dernier alinéa est ainsi modifié :

– Les mots : « , à l’exception des véhicules destinés à l’habitation, » sont supprimés ;

– Est ajoutée une phrase ainsi rédigée : « Les véhicules peuvent être déplacés d’office sur une aire ou un terrain mentionnés aux 1° à 3° du II de l’article 1er de la loi n° 2000‑614 du 5 juillet 2000 relative à l’accueil et à l’habitat des gens du voyage et situés sur le territoire du département. »

b) Est ajouté un article 322‑4-2 ainsi rédigé : 

« Art. 322‑4-2. – Est puni de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 € d’amende le fait de commettre, de manière habituelle, le délit prévu à l’article 322‑4-1. 

« L’habitude est caractérisée dès lors que la personne concernée a fait l’objet, sur une période inférieure ou égale à vingt-quatre mois, de plus de quatre amendes forfaitaires en application du même article 322‑4-1. » 

3° Au 4° du I de l’article 322‑15 du code pénal, après le mot : « articles » sont insérés les mots : « 322‑4-1 et ».

Après l'article 7 bis, insérer l'article suivant:

Le Gouvernement remet au Parlement, dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, un rapport sur le bilan des dispositifs mis en place par les collectivités pour lutter contre les incivilités dans le cadre des mariages et des cortèges qui précèdent ou suivent les mariages. Le rapport s’attarde également à la réponse pénale et aux dispositifs développés par les mairies qui peuvent être renforcés ou généralisés face aux entraves à la circulation et aux rodéos urbains, réalisés tout particulièrement par des véhicules immatriculés à l’étranger ou loués, lors de ces évènements.

Après l'article 7 bis, insérer l'article suivant:

Après l’article 2‑25 du code de procédure pénale, il est inséré un article 2‑26 ainsi rédigé :

« Art. 2‑26. – En cas de crimes ou délits prévus par les livres II ou III du code pénal ou par le chapitre III du titre III du livre IV de ce code commis à l’encontre d’une personne investie d’un mandat électoral public dans l’exercice ou du fait de ses fonctions et alors que la qualité de la victime est apparente ou connue de l’auteur, le Sénat, l’Assemblée nationale, le Parlement européen ou la collectivité territoriale dont est membre cet élu peut exercer les droits reconnus à la partie civile en ce qui concerne ces infractions si l’action publique a été mise en mouvement par le ministère public ou la partie lésée.

« Il en est de même en ce qui concerne ces mêmes infractions commises sur le conjoint ou le concubin de l’élu ou le partenaire lié à celui ci par un pacte civil de solidarité, les ascendants ou les descendants en ligne directe de celui ci ou sur toute autre personne vivant habituellement à son domicile, en raison des fonctions par exercées par l’élu. »


Article 7 ter
Après l'article 7 ter, insérer la division et l'intitulé suivants:

« Chapitre V

« Lutter contre les outrages et les violences commis contre les personnes dépositaire de l’autorité publique

« Article 7 quater 

Le code pénal est ainsi modifié :

1° Le paragraphe 2 de la section 1 du chapitre II du titre II du livre II est ainsi modifié :

a) Au premier alinéa de l’article 222‑8, le mot : « vingt » est remplacé par le mot : « vingt-cinq » ;

b) Au premier alinéa de l’article 222‑9, le mot : « quinze » est remplacé par le mot : « vingt » ;

c) Au premier alinéa de l’article 222‑12, le mot : « cinq » est remplacé par le mot : « sept » ;

d) Au premier alinéa de l’article 222‑13, le mot : « trois » est remplacé par le mot : « cinq » ;

e) L’article 222‑14‑1 est ainsi modifié :

– au troisième alinéa, le mot : « vingt » est remplacé par le mot : « vingt-cinq » ;

– au quatrième alinéa, le mot : « quinze » est remplacé par le mot : « vingt » ;

– au cinquième alinéa, le mot : « dix » est remplacé par le mot : « quinze » ;

f) Le I de l’article 222‑14‑5 est ainsi modifié :

– au premier alinéa, la deuxième occurrence du mot : « ou » est supprimée et, après le mot : « pénitentiaire », sont insérés les mots : « ou toute autre personne dépositaire de l’autorité publique » ;

–au deuxième alinéa, le mot : « sept » est remplacé par le mot : « dix » ;

– au troisième alinéa, le mot : « cinq » est remplacé par le mot « sept » ;

– au quatrième alinéa, le mot :« dix » est remplacé par le mot : « quinze » et le mot : « sept » est remplacé par le mot : « dix » ;

g) L’article 222‑15‑1 du code pénal est ainsi modifié :

– au troisième alinéa, le mot : « cinq » est remplacé par le mot : « sept » ;

– au dernier alinéa, le mot : « sept » est remplacé par le mot : « dix » ;

h) L’article 222‑16 est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Lorsqu’ils sont commis sur une personne dépositaire de l’autorité publique ou chargée d’une mission de service public dans l’exercice ou à l’occasion de l’exercice de ses fonctions ou de sa mission, ces faits sont punis de cinq ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende. » ;

2° L’article L. 433‑5 est ainsi modifié :

a) Au deuxième alinéa, les mots : « d’un an » sont remplacés par les mots : « de deux ans » ;

b) Au troisième alinéa, les mots : « six mois » sont remplacés par les mots : « deux ans » ;

c) Au quatrième alinéa, les mots : « six mois » sont remplacés par les mots : « deux ans » et le mot : « deux » est remplacé par le mot : « trois ».

 


Article 8

Supprimer cet article.

Supprimer l’alinéa 3.

Après l'article 8, insérer l'article suivant:

Le code pénal est ainsi modifié :

I. – L’article 122‑6 est complété par un alinéa ainsi rédigé : 

« Est également présumé avoir agi en état de légitime défense le fonctionnaire de la police nationale, le militaire de la gendarmerie nationale, le militaire déployé sur le territoire national dans le cadre des réquisitions prévues à l’article L. 1321- du code de la défense ou l’agent de la police municipale qui a dû se défendre ou défendre autrui contre une atteinte injustifiée. »

II. – L’article 122‑4‑1 est ainsi rétabli :

« Art. 122‑4‑1. – N’est pas pénalement responsable le fonctionnaire de la police nationale ou le militaire de la gendarmerie nationale, qui, pour se défendre ou défendre autrui contre une atteinte injustifiée, s’est trouvé dans l’obligation d’utiliser son arme, dès lors que l’usage de cette arme est intervenue dans les conditions prévues par l’article L 435‑1 du code de la sécurité intérieure. »

Après l'article 8, insérer l'article suivant:

Le code pénal est ainsi modifié :

I. – L’article 132‑18‑1 est ainsi rétabli :

« Art. 132‑18‑1. – Pour les crimes commis en état de récidive légale, la peine d’emprisonnement, de réclusion ou de détention ne peut être inférieure aux seuils suivants :

« 1° Cinq ans, si le crime est puni de quinze ans de réclusion ou de détention ;

« 2° Sept ans, si le crime est puni de vingt ans de réclusion ou de détention ;

« 3° Dix ans, si le crime est puni de trente ans de réclusion ou de détention ;

« 4° Quinze ans, si le crime est puni de la réclusion ou de la détention à perpétuité.

« Toutefois, la juridiction peut prononcer une peine inférieure à ces seuils en considération des circonstances de l’infraction, de la personnalité de son auteur ou des garanties d’insertion ou de réinsertion présentées par celui‑ci.

« Lorsqu’un crime est commis une nouvelle fois en état de récidive légale, la juridiction ne peut prononcer une peine inférieure à ces seuils que si l’accusé présente des garanties exceptionnelles d’insertion ou de réinsertion. ».

II. – L’article 132‑19‑1 est ainsi rétabli :

« Pour les délits commis en état de récidive légale, la peine d’emprisonnement ne peut être inférieure aux seuils suivants :

« 1° Un an, si le délit est puni de trois ans d’emprisonnement ;

« 2° Deux ans, si le délit est puni de cinq ans d’emprisonnement ;

« 3° Trois ans, si le délit est puni de sept ans d’emprisonnement ;

« 4° Quatre ans, si le délit est puni de dix ans d’emprisonnement.

« Toutefois, la juridiction peut prononcer, par une décision spécialement motivée, une peine inférieure à ces seuils ou une peine autre que l’emprisonnement en considération des circonstances de l’infraction, de la personnalité de son auteur ou des garanties d’insertion ou de réinsertion présentées par celui‑ci.

« La juridiction ne peut prononcer une peine autre que l’emprisonnement lorsqu’est commis une nouvelle fois en état de récidive légale un des délits suivants :

« 1° Violences volontaires ;

« 2° Délit commis avec la circonstance aggravante de violences ;

« 3° Agression ou atteinte sexuelle ;

« 4° Délit puni de dix ans d’emprisonnement.

« Par décision spécialement motivée, la juridiction peut toutefois prononcer une peine d’emprisonnement d’une durée inférieure aux seuils prévus par le présent article si le prévenu présente des garanties exceptionnelles d’insertion ou de réinsertion.

« Les dispositions du présent article ne sont pas exclusives d’une peine d’amende et d’une ou plusieurs peines complémentaires. »

Après l'article 8, insérer l'article suivant:

I. – Le code pénal est ainsi modifié :

1° L’article 132‑19 est ainsi modifié :

a) La seconde phrase du premier alinéa est supprimée ;

b) Dans la première et la seconde phrase de l’avant-dernier alinéa, le mot : « doit » est remplacé par le mot : « peut » ;

2° Au premier et au second alinéa de l’article 132‑25, le mot : « doit » est remplacé par le mot : « peut ».

II. – L’article 464‑2 du code de procédure pénale est ainsi modifié :

1° Au 3° du I, les mots : « , si l’emprisonnement est d’au moins six mois, » sont supprimés ;

2° Au second alinéa du 4° , les mots : « et celles pour lesquelles il considère que cette peine ne peut être aménagée » sont supprimés.

Après l'article 8, insérer l'article suivant:

Le code pénal est ainsi modifié :

I. – Le deuxième alinéa de l’article 132‑23 du code pénal est remplacé par deux alinéas ainsi rédigés :

« La durée de la période de sûreté est de la moitié de la peine. La cour d’assises ou le tribunal peut toutefois, par décision spéciale, porter ces durées jusqu’aux deux tiers de la peine.

« L’alinéa précédent ne s’applique pas en cas de condamnation à la réclusion criminelle à perpétuité. Cependant, la cour d’assises ou le tribunal peut, par décision spéciale, décider d’accorder une période de sureté de 22 ans. »

II. – Au dernier alinéa des articles 211‑1 et 212‑1, au second alinéa des articles 212‑2, 212‑3, 214‑3 et 214‑4, au dernier alinéa des articles 221‑2, 221‑5 et 221‑12, le mot : « deux » est remplacé par le mot : « trois ».

III. – Le second alinéa de l’article 221‑3 et le dernier alinéa de l’article 221‑4 sont ainsi rédigés :

« Les trois premiers alinéas de l’article 132‑23 relatif à la période de sureté sont applicables aux infractions prévues au présent article. »

Après l'article 8, insérer l'article suivant:

L’article 132‑36 du code pénal est ainsi rédigé :

« Art. 132‑36. – Toute nouvelle condamnation à une peine d’emprisonnement ou de réclusion révoque le sursis antérieurement accordé quelle que soit la peine qu’il accompagne.

« Toute nouvelle condamnation d’une personne physique ou morale à une peine autre que l’emprisonnement ou la réclusion révoque le sursis antérieurement accordé qui accompagne une peine quelconque autre que l’emprisonnement ou la réclusion. »

Après l'article 8, insérer l'article suivant:

Le deuxième alinéa de l’article 222‑30‑1 du code pénal est complété par une phrase ainsi rédigée : « Lorsque les faits sont commis au sein d’un établissement recevant du public ou lors de tous rassemblement public ou privé de plus de quatre personnes, les faits sont punis de sept ans d’emprisonnement et de 100 000 € d’amendes. »

Après l'article 8, insérer l'article suivant:

I. – L’article 225-4-1 du code pénal est ainsi modifié :

1° Au dernier alinéa du I, le mot : « sept », est remplacé par le mot : « vingt » ;

2° Au second alinéa du II, le mot : « dix », est remplacé par le mot : « vingt-cinq ».

Après l'article 8, insérer l'article suivant:

Le code de procédure pénale est ainsi modifié :

I. – L’article 230‑32 est complété par deux alinéas ainsi rédigés :

« L’accès à un appareil électronique et l’utilisation de ses fonctionnalités de géolocalisation à l’insu ou sans le consentement de son utilisateur peut être autorisé dans les mêmes conditions, aux seules fins de procéder à la captation des données de localisation mentionnées au premier alinéa.

« En vue d’effectuer les opérations techniques mentionnées à l’alinéa précédent, le procureur de la République ou le juge d’instruction peut désigner toute personne physique ou morale habilitée et inscrite sur l’une des listes prévues à l’article 157. Il peut également prescrire le recours aux moyens de l’État soumis au secret de la défense nationale selon les formes prévues au chapitre Ier du titre IV du livre Ier. »

II. – Après l’article 706‑96‑1, il est inséré un article 706‑96‑2 ainsi rédigé :

« Art. 706‑96‑2. – Au cours de l’enquête ou de l’information, lorsque la mise en œuvre des dispositions des articles 100 et 706‑96 n’est pas réalisable au regard de l’impossibilité de préalablement identifier les lieux de mise en œuvre de ces techniques, du risque de compromettre la poursuite des investigations, des risques d’atteinte à la vie et à l’intégrité physique des personnes chargées de cette mise en œuvre ou lorsque le recours à ces techniques n’a pas permis de contribuer à la manifestation de la vérité, le juge des libertés et de la détention ou le juge d’instruction peut autoriser, sous son contrôle, l’accès à un appareil électronique et l’utilisation de ses fonctionnalités, à l’insu ou sans le consentement de son utilisateur, aux seules fins de procéder à la la captation, la fixation, la transmission et l’enregistrement des données d’image ou de son mentionnées à l’article 706‑96.

« La mise en place du dispositif technique mentionné au présent article ne peut concerner les appareils électroniques utilisés par les personnes mentionnées à l’article 100‑7.

« Le procureur de la République ou le juge d’instruction peut désigner toute personne physique ou morale habilitée et inscrite sur l’une des listes prévues à l’article 157, en vue d’effectuer les opérations techniques permettant la réalisation du dispositif technique mentionné aux premier et deuxième alinéa du présent article. Il peut également prescrire le recours aux moyens de l’État soumis au secret de la défense nationale selon les formes prévues au chapitre Ier du titre IV du livre Ier.

« À peine de nullité, ne peuvent être conservées, transcrites ou décrites les données captées concernant les personnes mentionnées à l’article 100‑7 et aux troisième et quatrième alinéas de l’article 100‑5. »

III. – L’article 706‑97 est complété par deux alinéas ainsi rédigés :

« Lorsqu’il est fait application des dispositions de l’article 706‑96‑2, la décision  décrit précisément l’appareil visé par le dispositif .

« Les dispositions relatives à l’autorisation et à la désignation de la personne ou du service habilité à la mise en place du dispositif technique mentionnées aux articles 706‑102‑1 et 706‑102‑5 sont applicables. »

Après l'article 8, insérer l'article suivant:

Le code de procédure pénale est ainsi modifié :

I. – L’article 706‑73‑1 est complété par un 12° ainsi rédigé :

« 12° Délit de contrebande ainsi que tout fait d’importation ou d’exportation sans déclaration se rapportant aux produits du tabac manufacturé prévus aux articles 414 et 414‑2 du code des douanes. »

II. – À l’article 706‑88, après la référence : « 706‑733 », sont insérés les mots : « ou de l’article 706‑73‑1 12° ».

🖋️ • Rejeté
Ian Boucard
9 nov. 2022
Après l'article 8, insérer l'article suivant:

L’article 706‑73‑1 du code de procédure pénale est complété par un 12° ainsi rédigé :

« 12° Délit de contrebande, ainsi que tout fait d’importation ou d’exportation sans déclaration se rapportant aux produits du tabac manufacturé prévus aux articles 414 et 414‑2 du code des douanes. »

Après l'article 8, insérer l'article suivant:

L’article 706‑73‑1 du code de procédure pénale est complété par un 12° ainsi rédigé :

« 12° Délit de contrebande, ainsi que tout fait d’importation ou d’exportation sans déclaration se rapportant aux produits du tabac manufacturé prévus aux articles 414 et 414‑2 du code des douanes. »

Après l'article 8, insérer l'article suivant:

I. – La commission d’un délit défini aux livres II à V du code pénal entraine la suspension des aides au logement définies au livre VIII du code de la construction et de l’habitation. La durée de suspension est fixée par l’autorité administrative compétente pour une durée comprise entre un an et trois ans, excepté en cas de récidive ou celle-ci est porté à une période comprise entre trois ans et cinq ans.

II. – Lorsque l’auteur des faits est mineur, la commission d’un délit défini aux livres II à V du code pénal entraine la suspension s’applique aux aides définies par l’article R. 43‑1 du code de la sécurité sociale et par celles mentionnées aux articles L 521‑1 à L521‑5 du même code. Dans ce dernier cas, la suspension est calculée au prorata du nombres d’enfants du foyer fiscal concerné.

III. – Les modalités d’application du présent article sont fixées par décret pris en conseil d’État et définis notamment l’obligation faite au juge de notifier à l’autorité administrative compétente les condamnations qu’il prononce.

Après l'article 8, insérer l'article suivant:

 

Au début de l’article 77‑2 du code de procédure pénale, il est inséré un I A ainsi rédigé : 

« I A. – Dans le cadre d’une convocation en vue d’une audition libre ou d’une garde à vue, le dossier, expurgé des éléments risquant de porter atteinte à l’efficacité des investigations, est mis à la disposition du suspect et de son avocat. » 

Après l'article 8, insérer l'article suivant:

Article 8 bis :

I. – Le septième alinéa de l'article 24 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse est ainsi modifié :

1° Après les mots : « provoqué à », sont ajoutés les mots : « l’idéologie de l’islamisme radical, aux actes à caractère terroriste, » ;

2° Les mots : « un an », sont remplacés par les mots : « deux ans ».

3° À la fin, les mots : « ou de l’une de ces deux peines seulement » sont supprimés.

II. – Le code pénal est ainsi modifié :

A. Après l’article 131‑11 du code pénal, il est inséré un article 131‑11‑1 ainsi rédigé :

« Art. 131‑11‑1. – Toute personne physique condamnée pour un crime ou un délit avec la circonstance aggravante prévue à l’article 132‑81, peut se voir en outre sanctionnée, pour une durée au maximum de cinq ans, par la peine complémentaire d’indignité nationale.

« Cette peine emporte, selon la décision qui la prononce :

« 1° La privation du droit de vote et d’éligibilité ;

« 2° L’interdiction d’adhérer à une association ;

« 3° L’interdiction d’assister à une réunion publique ou de s’exprimer publiquement par quelque moyen que ce soit ;

« Cette peine peut se cumuler avec d’autres peines complémentaires qui seraient encourues du chef de la même condamnation. ».

B. Après l’article 132‑80 du code pénal, il est inséré un article 132‑81 ainsi rédigé :

« Art. 132‑81. – Lorsqu’un crime ou un délit est précédé, accompagné ou suivi de propos, écrits, images, objets ou actes de toute nature qui manifestent des idéologies visées aux articles 451‑1 et 451‑1‑1 du code pénal, ou, lorsqu’il apparaît que les faits ont été commis pour un motif en lien avec lesdites idéologies, le maximum de la peine privative de liberté encourue est relevé ainsi qu’il suit :

« 1° Il est porté à la réclusion criminelle à perpétuité lorsque l’infraction est punie de trente ans de réclusion criminelle ;

« 2° Il est porté à trente ans de réclusion criminelle lorsque l’infraction est punie de vingt ans de réclusion criminelle ;

« 3° Il est porté à vingt ans de réclusion criminelle lorsque l’infraction est punie de quinze ans de réclusion criminelle ;

« 4° Il est porté à quinze ans de réclusion criminelle lorsque l’infraction est punie de dix ans d’emprisonnement ;

« 5° Il est porté à dix ans d’emprisonnement lorsque l’infraction est punie de sept ans d’emprisonnement ;

« 6° Il est porté à sept ans d’emprisonnement lorsque l’infraction est punie de cinq ans d’emprisonnement ;

« 7° Il est porté au double dans les autres cas, dans la limite de six ans d’emprisonnement.

« La peine prononcée, dans le cas visé au premier alinéa, ne peut faire l’objet d’une dispense, ni être assortie du sursis simple ou du sursis probatoire.

« La peine prononcée, dans le cas visé au premier alinéa, peut faire l’objet d’un ajournement ou d’un fractionnement, quand la loi en prévoit la possibilité de l’octroi.

« Le juge peut toutefois, par décision spécialement motivée en considération des éléments de l’espèce, à titre exceptionnel et à condition que la personne n’ait pas antérieurement fait l’objet d’une condamnation supérieure à un an d’emprisonnement, et, qu’elle présente des gages sérieux de réinsertion sociale, relever le condamné de cette prohibition et prononcer de telles mesures si les conditions en sont réunies.

« Dans tous les cas, les dispositions de l’article 132‑23 du présent code relatives à la période de sûreté sont applicables de plein droit quelle que soit le quantum de la peine encourue ou prononcée.

« Si l’infraction a été commise par une personne morale, le maximum de l’amende encourue en application des dispositions de l’article 131‑38 du même code est porté au double. ».

C. L’article 421‑2‑5 est ainsi modifié :

1° Au premier alinéa le mot : « directement » est supprimé ;

2° Au même alinéa, le mot : « cinq », est remplacé par le mot : « sept » ;

3° Au deuxième alinéa le mot « sept » est remplacé par le mot : « dix ».

D. Après l’article 421‑2‑5‑1, il est inséré un article 421‑2‑5‑2 ainsi rédigé :

« Art. 421‑2‑5‑2 – La provocation non publique aux actes de terroriste ou l’apologie non publique de ces actes, est punie de cinq ans d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende. »

E. Le dernier alinéa de l'article 431‑1 du code pénal est complété par les mots : 

« Le fait d’entraver, au nom de l’idéologie islamiste radical, l’exercice d’une des libertés visées aux alinéas précédents est puni de cinq ans d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende. ».

F. Le livre IV du code pénal est complété par un titre ainsi rédigé :

« Titre VI : De l’idéologie islamiste radial

« Chapitre Ier : Des actes de l’idéologie islamiste radical

« Art. 451‑1. Constitue des infractions la pratique, la manifestation et la diffusion publique de l’idéologie islamiste radical, sous toute forme et par quelque moyen que ce soit, de nature à troubler l’ordre et la paix publics en ayant pour objet ou pour effet de provoquer des tensions et divisons au sein de la communauté nationale, ou d’inciter des personnes ou des groupes à s’en séparer, ou à s’affranchir des règles communes édictées par la loi.

« Art. 451‑1‑1. L’idéologie de l’islamisme radical au sens du présent titre s’entend au moins par l’un des traits suivants :

« 1° L’incompatibilité radicale qui peut exister entre ces idéologies et les droits, libertés et principes reconnus ou consacrés par la Constitution et notamment la dignité de la personne humaine ou la liberté de conscience et d’expression ;

« 2° Le refus de respecter la laïcité de l’État, les procédures démocratiques et les institutions et de respecter la primauté de la loi commune ;

« 3° Les facteurs de scission majeurs qu’elles induisent ou les menaces graves qu’elles portent pour l’unité de la Nation, le maintien de sa souveraineté et de son indépendance, comme pour l’intégrité de son territoire ;

« 4° Les liens qu’elles révèlent avec des autorités, organisations ou puissances étrangères, dès lors que ces liens sont de nature à faire naître les doutes les plus sérieux sur la loyauté envers la France et la soumission à ses lois de ceux qui les professent ;

« 5° Le soutien, la minoration ou la banalisation qu’elles expriment à l’égard des crimes contre l’humanité, de l’asservissement, des assassinats, des actes de tortures ou de barbarie, des crimes de masse commis au nom d’une de ces idéologies, des viols ou des agressions sexuelles ou encore, des crimes ou délits commis contre les intérêts de la France ou ses ressortissants, ou de leurs auteurs et complices, ou qu’elles expriment à l’égard de ceux qui appellent à la haine, à la violence et la discrimination envers la France et ses ressortissants, comme pour ceux qui font l’apologie de ces actes ou les diffusent dans un but de propagande ;

« 6° Toute manifestation tendant à contraindre physiquement ou psychologiquement une personne à adhérer ou à renoncer à une religion.

« Art. 451‑2. - La provocation non publique à l’idéologie islamiste radical ou l’apologie non publique de cette idéologie, est punie de cinq ans d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende. »


Article 9
Avant l'article 9, insérer l'article suivant:

Au titre II du livre V du code de la sécurité intérieure, le mot : « champêtres » est remplacé par le mot : « environnementaux ».

 

🖋️ • Rejeté
Roger Vicot
8 nov. 2022

Supprimer cet article. 

Supprimer cet article. 

Supprimer cet article. 

Supprimer cet article. 

Substituer aux alinéas 2 et 3 les six alinéas suivants : 

« 1° Le 2° est ainsi modifié : 

« a) Les mots : « trois ans » sont remplacés par les mots : « d’une année » ;

« b) Après le mot : « gendarmerie » sont insérés les mots : « ou pouvant faire état de l’obtention d’un diplôme égal ou supérieur au grade de licence en droit pénal » ;

« 2° Le 4° est ainsi modifié : 

« a) Les mots : « trois ans » sont remplacés par les mots : « d’une année » ;

« b) Après le mot : « corps » sont insérés les mots : « ou pouvant faire état de l’obtention d’un diplôme égal ou supérieur au grade de licence en droit pénal » ; »

🖋️ • Rejeté
Sandra Regol
9 nov. 2022

Après l’alinéa 3, insérer l’alinéa suivant :

« 2° bis Après le huitième alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Pour les fonctionnaires mentionnés aux 2° à 4° ci-dessus, à compter du 1er juillet 2024, l’octroi de la qualité d’officier de police judiciaire est conditionné à la réalisation d’une formation sur l’accueil, la prise en charge et l’accompagnement des victimes de violences sexistes et sexuelles ainsi que des victimes de discriminations et violences liées à l’identité de genre ou à l’orientation sexuelle. Cette formation est renouvelée au moins tous les deux ans. La non-participation à cette formation entraîne la perte de la qualité d’officier de police judiciaire. »

I. – Après l’alinéa 3, insérer les deux alinéas suivants : 

« 2° bis Après le 4° , il est inséré un 5° ainsi rédigé : 

« « 5° Les chefs de service de police municipale et les directeurs de police municipale. » »

II. – Compléter cet article par les deux alinéas suivants :

« II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

« III. – La perte de recettes pour les collectivités territoriales est compensée à due concurrence par la majoration de la dotation globale de fonctionnement et, corrélativement pour l’État, par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services. »

I. – À l’alinéa 4, substituer aux mots :

« trente mois »

les mots :

« trois ans ».

II. – En conséquence, au même alinéa, substituer aux mots :

« six mois effectués »

les mots :

« un an effectué ».

I. – À l’alinéa 4, substituer aux mots :

« trente mois »

les mots :

« trois ans ».

II. – En conséquence, au même alinéa, substituer aux mots :

« six mois effectués »

les mots :

« un an effectué ».

À l’alinéa 4, supprimer les mots : 

« dont au moins six mois effectués dans un emploi comportant l’exercice des attributions attachées à la qualité d’agent de police judiciaire, ».

🖋️ • Rejeté
Éric Pauget
7 nov. 2022

Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« 4° L’avant-dernier alinéa est complété par une phrase ainsi rédigée : « Pour les fonctionnaires mentionnés aux 2° à 4° du présent article, et par dérogation aux dispositions du dernier alinéa, cette habilitation et la compétence d’officier de police judiciaire qui en émane, sont valables sur l’ensemble du territoire national. » »

🖋️ • Rejeté
Éric Pauget
7 nov. 2022

Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« 4° L’avant-dernier alinéa est complété par une phrase ainsi rédigée : « Pour les fonctionnaires mentionnés aux 2° à 4° du présent article, et par dérogation aux dispositions du dernier alinéa, cette habilitation est valable sur l’ensemble du territoire national. » »

Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« 4° L’avant-dernier alinéa est complété par une phrase ainsi rédigée : « Pour les fonctionnaires mentionnés aux 2° à 4° du présent article, et par dérogation aux dispositions du dernier alinéa, cette habilitation est valable sur l’ensemble du territoire national. » »

Compléter cet article par les deux alinéas suivants :

« 4° Il est ajouté un 5° ainsi rédigé :

« « 5° Les inspecteurs de l’environnement tels que définis à l’article L172‑1 du code de l’environnement, aux seules fins de la prévention et de la répression des atteintes à l’environnement. » »

🖋️ • Rejeté
Sandra Regol
9 nov. 2022
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

I. – Au huitième alinéa de l’article 20 du code de procédure pénale, après les mots : « police judiciaire » sont insérés les mots : « doivent avoir réalisé deux ans de formation initiale. Ils »

II. – Le présent I entre en vigueur le 31 août 2024.


Article 10

À l’alinéa 9, après la troisième occurrence du mot :

« nationale »,

insérer les mots :

« ainsi que les agents de police judiciaire adjoints de la police nationale et de la gendarmerie nationale ».

🖋️ • Adopté17 nov. 2022

A la première phrase de l’alinéa 41, substituer aux mots :

« le 1er janvier 2026 » 

les mots :

 « l’expiration d’un délai de deux ans à compter de la publication du décret mentionné au dernier alinéa de l’article 21‑3 du code de procédure pénale ».

Supprimer cet article.

Supprimer cet article.

Après l’alinéa 5, insérer l'alinéa suivant : 

« c) Les agents de police municipale, lorsqu’ils sont mis à la disposition des officiers de police judiciaire mentionnés au 1° du présent article ou de personnes présentant des garanties équivalentes, peuvent procéder au contrôle d’identité défini au premier alinéa de l’article 78‑2 ».

I. – À l’alinéa 8, substituer aux mots :

« assistants d’enquête »

les mots :

« greffiers de police ».

II. – En conséquence, procéder à la même substitution à l’alinéa 9.

III. – En conséquence, après le même alinéa, insérer l’alinéa suivant :

« Les greffiers de police ont le statut de personnels actifs au sens de l’article L. 411‑2 du code de la sécurité intérieure ».

IV. – En conséquence, à l’alinéa 10, substituer aux mots :

« assistants d’enquête »

les mots :

« greffiers de police ».

V. – En conséquence, au même alinéa, supprimer les mots :

« , aux seules fins d’effectuer, à la demande expresse et sous contrôles de l’officier de police judiciaire ou, lorsqu’il est compétent, de l’agent de police judiciaire, les actes suivants et d’en établir les procès-verbaux : ».

VI. – En conséquence, après ledit alinéa, insérer les trois alinéas suivants :

« Le greffier de police assiste à toute formalité et tout acte d’enquête.

« Par sa présence ou sa signature, il témoigne de l’authenticité des actes et décisions prises.

« Le greffier de police retranscrit les débats et les conclusions des officiers de police judiciaire, garantit la notification des droits aux particuliers, encadre les procès-verbaux réalisés sous le contrôle de l’officier de police judiciaire et met en forme tous les actes de police judiciaire. » »

VII. – En conséquence, supprimer les alinéas 11 à 40.

VIII. – En conséquence, à la seconde phrase de l’alinéa 41, substituer aux mots :

« assistants d’enquête »

les mots :

« greffiers de police ».

I. – À l’alinéa 9, après le mot :

« recrutés »,

insérer le mot :

« respectivement ».

II. – En conséquence, au même alinéa, substituer aux mots :

« de la gendarmerie nationale et »

les mots :

« pour la gendarmerie nationale et parmi ».

III. – En conséquence, audit alinéa, substituer aux mots :

« et de la gendarmerie nationale, ayant satisfait à »

les mots :

« pour la police nationale, à condition d’avoir réussi ».

Compléter l’alinéa 9 par la phrase suivante :

« Cette formation comprend au moins un module dispensé par un officier de police judiciaire. »

I. – Supprimer l'alinéa 17. 

II. – En conséquence, supprimer l'alinéa 38.

I. – Supprimer l'alinéa 17. 

II. – En conséquence, supprimer l'alinéa 38.

🖋️ • Rejeté
Roger Vicot
8 nov. 2022

I. – Supprimer l’alinéa 18.

II. – En conséquence, après la seconde occurrence du mot :

« affectation »,

supprimer la fin de l’alinéa 20.

III. – En conséquence, supprimer les alinéas 36 et 39.

I. – Supprimer l’alinéa 18.

II. – En conséquence, après la seconde occurrence du mot :

« affectation »,

supprimer la fin de l’alinéa 20.

III. – En conséquence, à l’alinéa 36, supprimer les mots : 

« ou l’assistant d’enquête agissant sous le contrôle de cet officier ».

IV. – En conséquence, supprimer l’alinéa 39.

I. – Supprimer l’alinéa 36.

II. – En conséquence, supprimer l’alinéa 39.

Rédiger ainsi l’alinéa 20 :

« « Un décret en Conseil d’État précise les conditions du recrutement et d’affectation de ces assistants d’enquêtes afin de garantir le respect par eux, des règles qui régissent l’enquête pénale ainsi que celles selon lesquelles ils prêtent serment et procèdent aux transcriptions des enregistrements prévus à l’article 100‑5 et au troisième alinéa de l’article 706‑95‑18. » ; »

À l’alinéa 20, après les mots :

« État »,

insérer les mots :

« , dont le projet est soumis à une consultation ouverte sur le site internet du ministère de l’intérieur, ».

Compléter l’alinéa 20 par la phrase suivante :

« Ce décret précise aussi expressément les modalités particulières d’application du présent article pour les collectivités d’Outre-mer régies par les articles 73 et 74 de la Constitution ».

Après l’alinéa 40, insérer l’alinéa suivant :

« I ter. – Le recours par les assistants d’enquête aux actes de transcription des enregistrements prévus aux articles 100‑5 et 706‑95‑18 du code de procédure pénale est applicable à titre expérimental pour une durée de deux ans à compter de la promulgation de la présente loi dans huit départements.  La liste des départements concernés et les modalités d’application du présent article sont fixées par décret en Conseil d’État. Au plus tard, un mois avant le terme de l’expérimentation, le Gouvernement remet au Parlement un rapport d’évaluation de l’expérimentation afin de déterminer les conditions d’une éventuelle généralisation. »

À la première phrase de l’alinéa 41, après le mot :

 « évaluation »,

insérer les mots :

« de la pertinence du statut d’assistants d’enquête et »

Compléter l’alinéa 41 par la phrase suivante :

« Ce rapport intègre une évaluation spécifique pour les outre-mer. »


Article 10 bis

Supprimer cet article.

🖋️ • Rejeté
Roger Vicot
8 nov. 2022

Rédiger ainsi cet article :

« Au 2° de l’article 20 du code de procédure pénale, les mots : « et stagiaires » sont supprimés. »

I. – À l’alinéa 1, substituer au mot :

« deux »

le mot :

« quatre ».

II. – En conséquence, compléter cet article par les cinq alinéas suivants :

« 2° Les fonctionnaires des services actifs de la police nationale, titulaires et stagiaires, n’ayant pas la qualité d’officier de police judiciaire ;

« 3° Les directeurs de police municipale pouvant justifier de cinq années d’exercice de cette qualité ; »

« II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

« III. – La perte de recettes pour les collectivités territoriales est compensée à due concurrence par la majoration de la dotation globale de fonctionnement et, corrélativement pour l’État, par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

« IV. – La perte de recettes pour les organismes de sécurité sociale est compensée à due concurrence par la majoration de l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services. »

I. – À l’alinéa 1, substituer au mot :

« deux »

le mot :

« quatre ».

II. – En conséquence, compléter cet article par les cinq alinéas suivants :

« « 2° Les fonctionnaires des services actifs de la police nationale, titulaires et stagiaires, n’ayant pas la qualité d’officier de police judiciaire ;

« « 3° Les directeurs de police municipale pouvant justifier de cinq années d’exercice de cette qualité au sein d’une collectivité de plus de 25 000 habitants ; »

« II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

« III. – La perte de recettes pour les collectivités territoriales est compensée à due concurrence par la majoration de la dotation globale de fonctionnement et, corrélativement pour l’État, par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

« IV. – La perte de recettes pour les organismes de sécurité sociale est compensée à due concurrence par la majoration de l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services. »

I. – À l’alinéa 1, substituer au mot :

« deux »

le mot :

« quatre ».

II. – En conséquence, compléter cet article par les cinq alinéas suivants :

« « 2° Les fonctionnaires des services actifs de la police nationale, titulaires et stagiaires, n’ayant pas la qualité d’officier de police judiciaire ;

« « 3° Les directeurs de police municipale pouvant justifier de cinq années d’exercice de cette qualité au sein d’une collectivité de plus de 50 000 habitants ; »

« II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

« III. – La perte de recettes pour les collectivités territoriales est compensée à due concurrence par la majoration de la dotation globale de fonctionnement et, corrélativement pour l’État, par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

« IV. – La perte de recettes pour les organismes de sécurité sociale est compensée à due concurrence par la majoration de l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services. »

I. – À l’alinéa 1, substituer au mot :

« deux »

le mot :

« cinq ».

II. – En conséquence, à l’alinéa 3, substituer au mot :

« militaires »

les mots :

« sous-officiers et officiers ».

III. – En conséquence, compléter cet article par les quatre alinéas suivants :

« « 2° Les fonctionnaires des services actifs de la police nationale, titulaires et stagiaires, n’ayant pas la qualité d’officier de police judiciaire ;

« « 3° Les directeurs de police municipale ;

« « 4° Les agents de police municipale selon des conditions d’ancienneté et de grade fixées par décrets ; »

« II. – La perte de recettes pour l’État, les collectivités territoriales et les organismes de sécurité sociales est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services. »

À l’alinéa 3, après le mot :

« nationale », 

insérer les mots :

« , les chefs de services et directeurs de police municipale ».

Compléter cet article par les deux alinéas suivants :

« II. – Après le 2° du même article 20 du code de procédure pénale, il est inséré un 2° bis ainsi rédigé :

« 2° bis Les agents de la fonction publique territoriale relavant des cadres d’emplois des directeurs et des chefs de service de police municipale, justifiant de cinq années d’exercice ; »

I. – Compléter cet article par l'alinéa suivant :

« 1° bis Les agents de police municipale ayant le grade de brigadier ; »

II. – Compléter cet article par les deux alinéas suivants :

« II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

« III. – La perte de recettes pour les collectivités territoriales est compensée à due concurrence par la majoration de la dotation globale de fonctionnement et, corrélativement pour l’État, par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services. »

Après l'article 10 bis, insérer l'article suivant:

L’article L. 3142‑89 du code du travail est ainsi modifié :

1° Au premier alinéa, le mot : « huit » est remplacé par le mot : « dix » ;

2° Au second alinéa, le mot : « cinq » est remplacé par le mot : « huit ».

Après l'article 10 bis, insérer l'article suivant:

Dans un délai de trois mois suivant la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur l'utilisation du fonds d'aide à l'investissement des services départementaux et territoriaux d'incendie et de secours prévu à l'article L. 1424-36-1 du code général des collectivités territoriales.

 


Article 11

Supprimer cet article.

Supprimer les alinéas 2 à 5.

I. – Compléter l’alinéa 4 par la phrase suivante :

« La consultation des fichiers du présent alinéa est également ouverte aux agents de police judiciaire adjoints mentionnés au 2° de l’article 21 du présent code. »

II. – Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« III. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services. »

Après l'article 11, insérer l'article suivant:

L’article 469 du code de procédure pénale est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« La première phrase du quatrième alinéa n’est pas applicable si l’accusé est poursuivi au titre des articles 222-23 à 222-26 du code pénal ».

Après l'article 11, insérer l'article suivant:

Après le deuxième alinéa de l’article L. 511‑1 du code de la sécurité intérieure, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Par dérogation, sur demande du maire et après autorisation du représentant de l’État, les agents de la police municipale peuvent, après avoir reçu une formation spécifiquement dédiée aux infractions environnementales, être compétents pour prévenir et réprimer les atteintes à l’environnement et à la biodiversité. »

Après l'article 11, insérer l'article suivant:

Est passible de trois ans de prison et 45 000 euros d’amende, le fait pour une personne physique ou morale de mettre en œuvre dans l’espace public un traitement automatique des images au moyen d’un algorithme permettant l’identification d’un individu au moyen de ses caractéristiques biométriques. Est interdit d’effectuer sur des images tirées de la vidéosurveillance un traitement similaire à posteriori visant la réidentification des individus par le même moyen.


Article 12
🖋️ • Rejeté
Roger Vicot
8 nov. 2022

Supprimer cet article.

Supprimer cet article.

Supprimer cet article.

I. – À l’alinéa 2, substituer aux mots : 

« Seuls les personnels spécialement et individuellement habilités à cet effet peuvent procéder à la consultation de traitements »

les mots : 

« Les officiers de police judiciaire et les agents de police judiciaire sont habilités à procéder à la consultation de traitements de données ».

II. – En conséquence, supprimer l’alinéa 3.

III. – En conséquence, à l’alinéa 5, substituer aux mots : 

« Seuls les agents des douanes, spécialement et individuellement habilités à cet effet, peuvent procéder à la consultation de traitements »

les mots : 

« Les agents des douanes relevant des services nationaux de la douane judiciaire sont habilités à procéder à la consultation de traitements de données ».

IV. – En conséquence, supprimer l’alinéa 6.

🖋️ • Rejeté
Sandra Regol
9 nov. 2022

À la seconde phrase de l’alinéa 3, substituer aux mots :

« n’emporte pas, par elle-même, »

les mots :

« emporte ». 

🖋️ • Rejeté
Sandra Regol
9 nov. 2022

À la seconde phrase de l’alinéa 6, substituer aux mots :

« n’emporte pas, par elle-même, »

les mots :

« emporte ». 


Article 12 bis

Supprimer cet article.

Après l’alinéa 1, insérer l’alinéa suivant :

« I bis. – À la fin du premier alinéa de l’article 312‑2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, les mots : « un an » sont remplacés par les mots : « deux ans ».

Après l'article 12 bis, insérer l'article suivant:

Au 1° de l’article L. 731‑1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, les mots : « prise moins d’un an auparavant » sont supprimés.

Après l'article 12 bis, insérer l'article suivant:

Au premier alinéa de l’article L. 741‑1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, les mots : « peut placer » sont remplacés par le mot : « place ».

Après l'article 12 bis, insérer l'article suivant:

La section 1 du chapitre I du titre IV du livre VII du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est ainsi modifiée :

1° L’article L. 741‑1 est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« L’étranger se déclarant mineur et l’étranger accompagné d’un mineur ne peuvent faire l’objet d’un placement en rétention » ;

2° Le deuxième alinéa de l’article L. 741‑4 est complété par une phrase ainsi rédigée : 

« Les femmes enceintes ne peuvent faire l’objet d’une décision de placement en rétention. » ;

3° L’article L. 741‑5 est ainsi modifié :

a) La seconde phrase du premier alinéa est supprimée ;

b) Après le premier alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« L’étranger accompagné d’un mineur ne peut faire l’objet d’un placement en rétention. » ;

c) Les deuxième à dernier alinéas sont supprimés.

Après l'article 12 bis, insérer l'article suivant:

À la première phrase de l’article L. 741‑7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, le mot : « sept » est remplacé par le mot : « quatre ».

Après l'article 12 bis, insérer l'article suivant:

Le chapitre II du titre IV du livre VII du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est ainsi modifié :

1° À la première phrase de l’article L. 742‑3, le mot : « vingt-huit » est remplacé par le mot : « quarante-trois » ;

2° Le dernier alinéa de l’article L. 742‑4 est ainsi modifié :

a) À l’avant-dernière phrase, le mot : « trente » est remplacé par le mot : « quarante-cinq » ;

b) À la dernière phrase, le mot : « soixante » est remplacé par le mot : « quatre-vingt-dix ».

 


Article 13

À l’alinéa 9, substituer au mot :

« du »,

les mots :

« délivrées par le ».

Supprimer cet article.

Supprimer cet article.

🖋️ • Rejeté
Sandra Regol
9 nov. 2022

Supprimer cet article.

Supprimer cet article.

I. – Après l’alinéa 1, insérer l’alinéa suivant :

« À titre expérimental, dans huit départements et pour une durée de deux ans à compter de la promulgation de la présente loi, les réquisitions prévues au présent article peuvent faire l’objet d’autorisations générales, dans les conditions suivantes. ».

II. – En conséquence, après l’alinéa 8, insérer l’alinéa suivant :

« La liste des départements concernés et les modalités d’application du présent article sont fixés par décret en Conseil d’État. Au plus tard, un mois avant le terme de l’expérimentation, le Gouvernement remet au Parlement un rapport d’évaluation de l’expérimentation afin de déterminer les conditions d’une éventuelle généralisation ».

À l’alinéa 3, après chacune des deux occurrences du mot :

« lieux »,

insérer par deux fois les mots :

« publics ou privés ».

Après l’alinéa 7, insérer l’alinéa suivant : 

« 6° La remise de données relatives au versement des prestations et des aides sociales concernant la personne contre laquelle il existe une ou plusieurs raisons plausibles de soupçonner qu’elle a commis ou tenté de commettre l’infraction. »

Après l’alinéa 7, insérer l’alinéa suivant : 

« 6° La remise de données relatives au versement des prestations et des aides sociales concernant la personne contre laquelle il existe une ou plusieurs raisons plausibles de soupçonner qu’elle a commis ou tenté de commettre l’infraction. »


Article 13 bis

Après l’alinéa 7, insérer l’alinéa suivant :

« Au premier alinéa de l’article 78‑2, les mots : « aux articles 20 et 21‑1° » sont remplacées par les mots : « à l’article 20 et aux 1° et 2° de l’article 21 ».

 

Supprimer cet article.

Supprimer cet article.

🖋️ • Rejeté
Sandra Regol
9 nov. 2022

Supprimer cet article.

Supprimer cet article.

Après l'article 13 bis, insérer l'article suivant:

La section 7 du chapitre IV du titre II du code des douanes est complétée par un article 67 bis-5 ainsi rédigé :

« Art. 67 bis-5. – Afin de constater les délits de contrebande de produits du tabac manufacturés, les agents des douanes habilités par le ministre chargé des douanes dans des conditions fixées par décret peuvent, sur l’ensemble du territoire national, et après en avoir informé le procureur de la République près le tribunal judiciaire dans le ressort duquel les opérations sont susceptibles de débuter, procéder sur l’ensemble du territoire national à l’acquisition de produits du tabac manufacturés de contrebande sans être pénalement responsables de ces actes.

« À peine de nullité, ces actes ne peuvent constituer une incitation à commettre des infractions.

« L’identité réelle des agents des douanes ayant effectué une des opérations décrites ci-dessus sous une identité d’emprunt ne doit apparaître à aucun stade de la procédure.

« La révélation de l’identité de ces agents est punie de cinq ans d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende.

« Lorsque cette révélation a causé des violences, coups et blessures à l’encontre de ces personnes ou de leurs conjoints, enfants et ascendants directs, les peines sont portées à sept ans d’emprisonnement et à 100 000 euros d’amende.

« Lorsque cette révélation a causé la mort de ces personnes ou de leurs conjoints, enfants et ascendants directs, les peines sont portées à dix ans d’emprisonnement et à 150 000 euros d’amende, sans préjudice, le cas échéant, de l’application des dispositions du chapitre Ier du titre II du livre II du code pénal. »

Après l'article 13 bis, insérer l'article suivant:

Le premier alinéa de l’article 63 du code de procédure pénale est complété par deux phrases ainsi rédigées : « Cette durée est toutefois portée à quarante-huit heures si l’infraction que la personne est soupçonnée d’avoir commise ou tenté de commettre est un crime ou un délit puni d’une peine d’emprisonnement supérieure ou égale à trois ans. Elle est portée à quatre-vingt-seize heures si l’infraction que la personne est soupçonnée d’avoir commise ou tenté de commettre est un élèvement ou une séquestration de mineur. »

Après l'article 13 bis, insérer l'article suivant:

Les II, III et V de l’article 77‑2 du code de procédure pénale sont abrogés.

Après l'article 13 bis, insérer l'article suivant:

I. – Le code de procédure pénale est ainsi modifié :

1° L’article 706‑73‑1 est complété par un 12° ainsi rédigé :

« 12° Délit de contrebande ainsi que tout fait d’importation ou d’exportation sans déclaration se rapportant aux produits du tabac manufacturé prévus aux articles 414 et 414‑2 du code des douanes. »

2° Après l’article 706‑107, il est inséré un article 706‑107‑1 ainsi rédigé :

« Art. 706‑107‑1. – Sans préjudice des articles 706‑81 à 706‑87 et aux seules fins de constater les infractions mentionnées au 12° de l’article 706‑73‑1, d’en identifier les auteurs et les complices et d’effectuer les saisies prévues au présent code, les officiers de police judiciaire et les agents de police judiciaire placés sous leur autorité peuvent, après en avoir avisé le procureur de la République ou le juge d’instruction saisi des faits qui en avise préalablement le parquet, peuvent, sans être pénalement responsables de ces actes, acquérir des produits du tabac manufacturés de contrebande ».


Article 14

I. – Après l’alinéa 3, insérer l’alinéa suivant :

« Les dispositions des articles 495‑20 et 495‑21 relatifs à l’exigence de consignation préalable à la contestation de l’amende forfaitaire ne sont pas applicables. »

II. – En conséquence, procéder à la même insertion après les alinéas 6, 11, 20, 26, 49, 51, 58 et 60.

III. – En conséquence, supprimer les alinéas 63 à 69.

Après l’alinéa 4, insérer les cinq alinéas suivants : 

« 1° A Après la section 3 bis du chapitre II du titre II du livre II du code pénal, est insérée une section 3 ter A ainsi rédigée : 

« « Section 3 ter A : 

« « Bruits ou tapages injurieux ou nocturnes

« « Art. 222‑33‑2‑3 bis. – Est puni de 3 750 euros d’amende le fait de susciter des bruits ou tapages injurieux ou nocturne troublant la tranquillité d’autrui.

« « Les personnes coupables encourent également la peine complémentaire de confiscation de la chose qui a servi ou était destinée à commettre l’infraction.

« « L’action publique peut-être éteinte, y compris en cas de récidive, dans les conditions prévues aux articles 495‑17 à 495‑25 du code de procédure pénale, par le versement d’une amende forfaitaire d’un montant de 500 €. Le montant de l’amende forfaitaire minorée est de 400 € et le montant de l’amende forfaitaire majorée est de 1 000 €. » »

 

🖋️ • Adopté
Ian Boucard
9 nov. 2022

Après l’alinéa 20, insérer les deux alinéas suivants : 

4° L’article L. 446‑2 est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« L’action publique peut être éteinte, dans les conditions prévues aux articles 495‑17 à 495‑25 du code de procédure pénale, par le versement d’une amende forfaitaire d’un montant de 500 euros. Le montant de l’amende forfaitaire minorée est de 400 euros et le montant de l’amende forfaitaire majorée est de 1000 euros. »

Après l’alinéa 46, insérer les trois alinéas suivants :

« 4° La sous-section 1 de la section 1 du chapitre II du titre IV du livre II de la cinquième partie est complétée par un article L. 5242‑6‑7 ainsi rédigé :

« « Art. L. 5242‑6‑7. – I. – Le fait d’adopter, au moyen d’un engin nautique à moteur immatriculé, une conduite répétant de façon intentionnelle des manœuvres constituant des violations d’obligations particulières de sécurité ou de prudence prévues par les dispositions législatives et réglementaires de la cinquième partie du présent code dans des conditions qui compromettent la sécurité des usagers de la mer ou qui troublent la tranquillité publique est puni d’un an d’emprisonnement et de 15 000 € d’amende. 

« II. – L’action publique peut être éteinte, dans les conditions prévues aux articles 495‑17 à 495‑25 du code de procédure pénale, par le versement d’une amende forfaitaire d’un montant de 500 €. Le montant de l’amende forfaitaire minorée est de 400 € et le montant de l’amende forfaitaire majorée est de 1000 €. »

🖋️ • Adopté
Ian Boucard
9 nov. 2022

Après l’alinéa 51, insérer les deux alinéas suivants :

« 3° L’article L. 215‑3 est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Pour les délits mentionnés aux 1° et 2° du I, l’action publique peut être éteinte, dans les conditions prévues aux articles 495‑17 à 495‑25 du code de procédure pénale, par le versement d’une amende forfaitaire d’un montant de 300 euros. Le montant de l’amende forfaitaire minorée est de 250 euros et le montant de l’amende forfaitaire majorée est de 600 euros. »

Après l’alinéa 54, insérer les trois alinéas suivants :

« 1° bis L’article L. 236‑1 est complété par un V ainsi rédigé :

« « V. – À titre expérimental, pour l’infraction mentionnée au I, l’action publique peut être éteinte, dans les conditions prévues aux articles 495‑17 à 495‑25 du code de procédure pénale, par le versement d’une amende forfaitaire d’un montant de 500 €. Le montant de l’amende forfaitaire minorée est de 400 € et le montant de l’amende forfaitaire majorée est de 1000 €.

« « L’expérimentation est mise en œuvre pour une durée de trois ans à compter de la publication de la loi n° du d’orientation et de programmation du ministère de l’intérieur. Elle fait l’objet d’une évaluation dont les résultats sont présentés au Parlement. » »

Après l’alinéa 54, insérer les trois alinéas suivants :

« 1° bis L’article L. 236‑1 est complété par un V ainsi rédigé :

« « V. – À titre expérimental, pour l’infraction mentionnée au I, l’action publique peut être éteinte, dans les conditions prévues aux articles 495‑17 à 495‑25 du code de procédure pénale, par le versement d’une amende forfaitaire d’un montant de 500 €. Le montant de l’amende forfaitaire minorée est de 400 € et le montant de l’amende forfaitaire majorée est de 1000 €.

« « L’expérimentation est mise en œuvre pour une durée de trois ans à compter de la publication de la loi n° du d’orientation et de programmation du ministère de l’intérieur. Elle fait l’objet d’une évaluation dont les résultats sont présentés au Parlement. » »

🖋️ • Adopté
Ian Boucard
9 nov. 2022

Après l’alinéa 58, insérer les deux alinéas suivants :

« V bis. – L’article L. 317‑8 du code de la sécurité intérieure est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« « Pour le délit mentionné au 3°, à l’exception des armes à feu, l’action publique peut être éteinte, dans les conditions prévues aux articles 495‑17 à 495‑25 du code de procédure pénale, par le versement d’une amende forfaitaire d’un montant de 500 euros et par la remise volontaire de l’arme à l’agent verbalisateur. Le montant de l’amende forfaitaire minorée est de 400 euros et le montant de l’amende forfaitaire majorée est de 1000 euros. » »

🖋️ • Adopté
Ian Boucard
9 nov. 2022

Après l’alinéa 58, insérer les deux alinéas suivants :

« V bis. – L’article L. 332‑3 du code du sport est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Pour le délit mentionné au premier alinéa, l’action publique peut être éteinte, dans les conditions prévues aux articles 495‑17 à 495‑25 du code de procédure pénale, par le versement d’une amende forfaitaire d’un montant de 500 euros. Le montant de l’amende forfaitaire minorée est de 400 euros et le montant de l’amende forfaitaire majorée est de 1000 euros. »

🖋️ • Adopté
Ian Boucard
9 nov. 2022

Après l’alinéa 60, insérer les deux alinéas suivants :

« VI bis. – L’article L. 428‑5 du code de l’environnement est complété par un IV ainsi rédigé :

« IV. – L’action publique peut être éteinte, dans les conditions prévues aux articles 495‑17 à 495‑25 du code de procédure pénale, par le versement d’une amende forfaitaire d’un montant de 500 euros. Le montant de l’amende forfaitaire minorée est de 400 euros et le montant de l’amende forfaitaire majorée est de 1000 euros. »

🖋️ • Adopté
Ian Boucard
9 nov. 2022

Après l’alinéa 60, sont insérés des alinéas ainsi rédigés : 

« VI bis. – L’article L. 332‑10 du code du sport est complété par un alinéa ainsi rédigé : 

« Pour le délit mentionné au premier alinéa, l’action publique peut être éteinte, dans les conditions prévues aux articles 495‑17 à 495‑25 du code de procédure pénale, par le versement d’une amende forfaitaire d’un montant de 500 euros. Le montant de l’amende forfaitaire minorée est de 400 euros et le montant de l’amende forfaitaire majorée est de 1000 euros. »

🖋️ • Adopté
Sandra Regol
9 nov. 2022

Après l’alinéa 62, insérer les deux alinéas suivants :

« 1° A Au début de l’article 495‑18, il est ajouté un alinéa ainsi rédigé : 

« Lorsque la procédure de l’amende forfaitaire lui est appliquée, l’auteur de l’infraction est informé des droits de recours qu’il peut exercer contre elle. »

Compléter la première phrase de l’alinéa 72 par les mots :

« , ainsi que les possibilités d’inclure dans ce même champ d’application les infractions liées à l’achat et à la détention de produits du tabac contrefaits acquis dans les réseaux de distribution illicites, et particulièrement, auprès de vendeurs à la sauvette. »

Compléter la première phrase de l’alinéa 72 par les mots :

« , ainsi que les possibilités d’inclure dans ce même champ d’application les infractions liées à l’achat et à la détention de produits du tabac contrefaits acquis dans les réseaux de distribution illicites, et particulièrement, auprès de vendeurs à la sauvette. »

🖋️ • Adopté
Ian Boucard
9 nov. 2022

Compléter la dernière phrase de l’alinéa 72 par les mots :

« , notamment par la mise en place d’une saisie sur salaire en concertation avec l’employeur de la personne mise en cause ». 

Compléter l’alinéa 72 par la phrase suivante :

« Elle dresse un état des actions mises en œuvre dans la prévention et la lutte contre le délit d’usage de stupéfiants chez les mineurs, aujourd’hui exclus du dispositif d’amende forfaitaire délictuelle prévu au troisième alinéa de l’article L. 3421‑1 du code de la santé publique. »

Avant l'article 14, insérer l'article suivant:

L’article L231-3 du code de l’environnement est supprimé et remplacé par un article ainsi rédigé :

“I. Le fait de causer, intentionnellement, par négligence ou par manquement grave à une obligation établie par la loi ou le règlement, en temps de guerre ou en temps de paix, un dommage substantiel, durable ou étendu à tout ou partie des éléments ou fonctions d’un écosystème ou aux conditions d’existence d’une population dépendante de ses services constitue un écocide.

Cette infraction est punie de trente ans de réclusion criminelle et d’une peine d’amende dont le montant est fixé de manière proportionnelle à la gravité des atteintes constatées. S'agissant du cas où une personne morale est responsable, l'amende ne peut être inférieure à 10% du chiffre d’affaires mondial réalisé l’année précédant l’infraction par la personne morale responsable.

En complément et si les circonstances le justifient, un crime d’écocide peut être sanctionné par l’une des peines prévues à l’article 131-39 du code pénal.

II. Sont considérés comme éléments d’un système écologique au sens du présent article :

1° L’air ;

2° L’atmosphère ;


3° Les eaux ;


4° Les milieux aquatiques ; 

 

5° La faune ou la flore ;


6° Les sols.

III. Sont considérés comme fonctions d’un écosystème au sens du présent article :

1° L’alimentation ;


2° La fourniture de ressources en eau ;


3° La contribution significative à la qualité de l’air ou à la stabilité du climat”

II. L’article 689-1 du code de procédure pénale est complété par une phrase ainsi rédigée :

“Les dispositions du présent article sont également applicables aux infractions prévues à l’article L231-3 du code de l’environnement.”

III. À l’alinéa 2 de l’article 133-2 du code pénal, après les mots :

“du présent code”

sont insérés les mots :

“et à l’article L231-3 du code de l’environnement”

Avant l'article 14, insérer l'article suivant:

Compléter l’article 40‑1 du code de procédure pénale par un alinéa ainsi rédigé :

« Sous réserve des conditions prévues au premier alinéa du présent article, lorsque les faits portés à sa connaissance en application des dispositions de l’article 40 ont été commis par l’une des personnes visées à l’article 132‑80 du Code pénal, le procureur de la République prend sa décision dans un délai de 15 jours. »

Avant l'article 14, insérer l'article suivant:

L’article 40‑1 du code de procédure pénale est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Sous réserve des conditions prévues au premier alinéa du présent article, lorsque les faits portés à sa connaissance en application des dispositions de l’article 40 ont été commis par l’une des personnes mentionnées à l’article 132‑80 du code pénal, le procureur de la République prend sa décision dans un délai de 15 jours. »

Supprimer cet article.

Supprimer cet article.

🖋️ • Rejeté
Sandra Regol
9 nov. 2022

Supprimer cet article.

Supprimer cet article.

Rédiger ainsi cet article :

« L’article 495‑17 du code de procédure pénale est abrogé. »

I. – Avant l’alinéa 1, insérer les trois alinéas suivants :

« I A. – Le second alinéa du 4° du I de l’article 14 de la loi n° 2021‑1729 du 22 décembre 2021 pour la confiance dans l’institution judiciaire est ainsi modifié : 

« a) À la première phrase, après le mot : « probatoire », sont insérés les mots : « payant d’un montant de 750 euros » ;

« b) Est ajoutée une phrase ainsi rédigée : « L’absence de paiement de l’avertissement pénal probatoire dans un délai de six mois suivant l’exécution de cette sanction est passible d’une peine de six mois de prison et de 7500 euros d’amende. » 

II. – Compléter cet article par les trois alinéas suivants :« X. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.« XI. – La perte de recettes pour les collectivités territoriales est compensée à due concurrence par la majoration de la dotation globale de fonctionnement et, corrélativement pour l’État, par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.« XII. – La perte de recettes pour les organismes de sécurité sociale est compensée à due concurrence par la majoration de l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services. »

I. – Avant l’alinéa 1, insérer les trois alinéas suivants : 

« I A. – Le second alinéa du 4° du I de l’article 14 de la loi n° 2021‑1729 du 22 décembre 2021 pour la confiance dans l’institution judiciaire est ainsi modifié : 

a) À la première phrase, après le mot : « probatoire », sont insérés les mots : « payant d’un montant de 300 euros » ;

b) Est ajoutée une phrase ainsi rédigée : « L’absence de paiement de l’avertissement pénal probatoire dans un délai de six mois suivant l’exécution de cette sanction est passible d’une peine de six mois de prison et de 7500 euros d’amende. » 

II. – Compléter cet article par les trois alinéas suivants :« X. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.« XI. – La perte de recettes pour les collectivités territoriales est compensée à due concurrence par la majoration de la dotation globale de fonctionnement et, corrélativement pour l’État, par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.« XII. – La perte de recettes pour les organismes de sécurité sociale est compensée à due concurrence par la majoration de l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services. »

I. – Avant l’alinéa 1, insérer l’alinéa suivant :

« I A. – À la première phrase du second alinéa du 4° du I de l’article 14 de la loi n° 2021‑1729 du 22 décembre 2021 pour la confiance dans l’institution judiciaire, après le mot : « probatoire » , sont insérés les mots : « payant d’un montant de 300 euros ».

II. – Compléter cet article par les trois alinéas suivants :« II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.« III. – La perte de recettes pour les collectivités territoriales est compensée à due concurrence par la majoration de la dotation globale de fonctionnement et, corrélativement pour l’État, par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.« IV. – La perte de recettes pour les organismes de sécurité sociale est compensée à due concurrence par la majoration de l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services. »

I. – Avant l’alinéa 1, insérer l’alinéa suivant : 

« I. – À la première phrase du second alinéa du 4° du I de l’article 14 de la loi n° 2021‑1729 du 22 décembre 2021 pour la confiance dans l’institution judiciaire, après le mot : « probatoire », est inséré le mot : « payant ».

II. – Compléter cet article par les trois alinéas suivants :« X. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.« XI. – La perte de recettes pour les collectivités territoriales est compensée à due concurrence par la majoration de la dotation globale de fonctionnement et, corrélativement pour l’État, par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.« XII. – La perte de recettes pour les organismes de sécurité sociale est compensée à due concurrence par la majoration de l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services. »

Supprimer les alinéas 2 et 3. 

🖋️ • Rejeté
Sandra Regol
9 nov. 2022

Supprimer les alinéas 2 et 3. 

I. – À la première phrase de l’alinéa 3, supprimer les mots :

« , y compris en cas de récidive, ».

II. – En conséquence, après l’alinéa 4, insérer l’alinéa suivant :

« 1° A À l’article 311‑3‑1, les mots : « , y compris en cas de récidive, » sont supprimés. »

III. – En conséquence, à l’alinéa 6, supprimer les mots :

« , y compris en cas de récidive, ».

IV. – En conséquence, procéder à la même suppression aux alinéas 11, 20, 26, 28, 30, 32 et 34.

V. – En conséquence, après l’alinéa 34, insérer l’alinéa suivant :

« 2° bis Au troisième alinéa de l’article L. 3315‑5, les mots « :, y compris en cas de récidive, » sont supprimés.

VI. – En conséquence, à l’alinéa 36, supprimer les mots :

« , y compris en cas de récidive, ».

VII. – En conséquence, procéder à la même suppression aux alinéas 43, 49, 51, 54, 56, 58 et 60.

VIII. – En conséquence, après l’alinéa 62, insérer l’alinéa suivant :

« 1° A À la fin de la seconde phrase du second alinéa de l’article 495‑17, les mots : « , sauf lorsque la loi en dispose autrement » sont supprimés. »

IX. – En conséquence, après l’alinéa 71, insérer l’alinéa suivant :

« VIII bis. – Au troisième alinéa de l’article L. 3421‑1 du code de la santé publique, les mots : « , y compris en cas de récidive, » sont supprimés.

I. – À la première phrase de l’alinéa 3 supprimer les mots :

 « , y compris en cas de récidive, ».

II. – En conséquence, procéder à la même suppression aux alinéas 6, 11, 20, 26, 28, 30, 32, 34, 36, 43, 49, 51, 54, 56, 58 et 60.

III. – En conséquence, après l’alinéa 61, insérer l’alinéa suivant :

« VII bis. – Après le mot : « légale », la fin de la seconde phrase du second alinéa de l’article 495‑17 du code de procédure pénale est supprimée. »

🖋️ • Rejeté
Roger Vicot
8 nov. 2022

I. – À la première phrase de l’alinéa 3, supprimer les mots :

« y compris en cas de récidive ».

II. – En conséquence, procéder à la même suppression aux alinéas 6, 11, 20, 26, 28, 30, 32, 34, 36, 43, 49, 51, 54, 56, 58 et 60.

I. – À la première phrase de l’alinéa 3, supprimer les mots :

« y compris en cas de récidive ».

II. – En conséquence, procéder à la même suppression aux alinéas 6, 11, 20, 26, 28, 30, 32, 34, 36, 43, 49, 51, 54, 56, 58 et 60.

I. – À la première phrase de l’alinéa 3, supprimer les mots :

« y compris en cas de récidive ».

II. – En conséquence, procéder à la même suppression aux alinéas 6, 11, 20, 26, 28, 30, 32, 34, 36, 43, 49, 51, 54, 56, 58 et 60.

L’article L. 442‑3-3 du code de la construction et de l’habitation est complété par un IV ainsi rédigé :

« IV. – Les organismes d’habitation à loyer modéré intègrent dans leur contrat de bail une clause résolutoire pour non-respect de l’obligation d’user paisiblement des locaux loués.
Tout trouble de voisinage est signalé par l’organisme d’habitation à loyer modéré à la police et à la gendarmerie nationales ou, le cas échéant, à la police municipale, et fait l’objet d’un rappel au règlement intérieur.

« En cas de manquement grave et répété par le locataire aux obligations qui lui incombent au titre des articles 1728 du code civil et 7 de la loi n° 89‑462 du 6 juillet 1989 tendant à améliorer les rapports locatifs et portant modification de la loi n° 86‑1290 du 23 décembre 1986, le bailleur entame une procédure devant le tribunal du ressort dans lequel est situé l’immeuble. Si le juge conclut à un manquement grave et persistant, le droit au maintien dans les lieux du locataire s’éteint. L’extinction du droit au maintien dans les lieux entraîne résiliation du bail dans un délai de deux mois et s’impose au bailleur comme au locataire. »

🖋️ • Rejeté
Éric Pauget
7 nov. 2022

Après l’alinéa 3, insérer les deux alinéas suivants :

« I ter. – L’article L. 3421‑1 du code de la santé publique est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Lorsque le délit prévu au premier alinéa est commis par un mineur âgé de treize ans au moins, y compris en cas de récidive, l’action publique peut être éteinte par le versement d’une amende forfaitaire de quatrième classe prévue au 4° de l’article 131‑13 du code pénal. »

 

🖋️ • Rejeté
Éric Pauget
7 nov. 2022

I. – Après l’alinéa 3, insérer les trois alinéas suivants :

« I ter. – L’article L. 3421‑1 du code de la santé publique est complété par deux alinéas ainsi rédigés :

« Lorsque le délit prévu au premier alinéa est commis par un mineur âgé de seize ans au moins, y compris en cas de récidive, l’action publique peut être éteinte par le versement d’une amende forfaitaire de quatrième classe prévue au 4° de l’article 131‑13 du code pénal.

« La complaisance ou la banalisation de l’usage de drogues par un mineur, résultant de la réitération de l’infraction prévue par le présent article, peut engager la responsabilité pénale de ses représentants légaux pour mise en péril de ce mineur en application de l’article L. 227‑7 du même code. »

II. – En conséquence, après l’alinéa 4, insérer l’alinéa suivant :

« 1° A Au premier alinéa de l’article 227‑17, après le mot : « mineur », sont insérés les mots : « ou de faire preuve de complaisance à l’égard des délits ou des crimes qu’il aurait commis ». »

🖋️ • Rejeté
Éric Pauget
7 nov. 2022

Après l’alinéa 3, insérer les deux alinéas suivants :

« I ter. – L’article L. 3421‑1 du code de la santé publique est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Lorsque le délit prévu au premier alinéa est commis par un mineur âgé de seize ans au moins, y compris en cas de récidive, l’action publique peut être éteinte par le versement d’une amende forfaitaire de quatrième classe prévue au 4° de l’article 131‑13 du code pénal. »

 

🖋️ • Rejeté
Ian Boucard
9 nov. 2022

Après l’alinéa 4, insérer les deux alinéas suivants : 

« 1° A L’article 225‑12‑1 du code pénal est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« « Pour le délit mentionné au premier alinéa, l’action publique peut être éteinte, dans les conditions prévues aux articles 495‑17 à 495‑25 du code de procédure pénale, par le versement d’une amende forfaitaire d’un montant de 200 euros. Le montant de l’amende forfaitaire minorée est de 150 euros et le montant de l’amende forfaitaire majorée est de 450 euros. ». »

 

I. – Après l’alinéa 3, insérer les deux alinéas suivants :

« I ter. – Après l’article L. 441 du code de la construction et de l’habitation, il est inséré un article article 441-1 A ainsi rédigé : 

« Art. 441-1 A. – Toute personne ayant été reconnue coupable de trafic de substances ou plantes classées comme stupéfiants,  ne peut prétendre à l’attribution des logements locatifs sociaux. »

II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.III. – La perte de recettes pour les collectivités territoriales est compensée à due concurrence par la majoration de la dotation globale de fonctionnement et, corrélativement pour l’État, par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services. » 

I. – Après l’alinéa 3, insérer les deux alinéas suivants :

« I ter. – Après l’article L. 441 du code de la construction et de l’habitation, il est inséré un article L. 441‑1 A ainsi rédigé : 

« « Art. L. 441‑1 A. – Toute personne ayant été reconnue coupable de trafic de substances ou plantes classées comme stupéfiants,  ne peut prétendre à l’attribution des logements locatifs sociaux ou continuer de bénéficier d’un logement locatif social. » »

II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.III. – La perte de recettes pour les collectivités territoriales est compensée à due concurrence par la majoration de la dotation globale de fonctionnement et, corrélativement pour l’État, par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services. »

 

Après l’alinéa 3, insérer les deux alinéas suivants :

« I ter. – Après l’article L. 441 du code de la construction et de l’habitation, il est inséré un article L. 441‑1A ainsi rédigé : 

« Art. L. 441‑1A. – Toute personne locataire d’un logement locatif social ayant été reconnue coupable de trafic de substances ou plantes classées comme stupéfiants voit le bail qui le lie au bailleur du logement locatif occupé rompu. »

Après l’alinéa 4, insérer les deux alinéas suivants :

« 1°A L’article 226‑15 est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« « L’action publique peut être éteinte, y compris en cas de récidive, dans les conditions prévues aux articles 495‑17 à 495‑25 du code de procédure pénale, par le versement d’une amende forfaitaire d’un montant de 800 €. Le montant de l’amende forfaitaire minorée est de 640 € et le montant de l’amende forfaitaire majorée est de 1 600 €. » »

Après l’alinéa 4, insérer l’alinéa suivant :

« 1° A Au premier alinéa de l’article 227‑17, après le mot : « mineur », sont insérés les mots : « ou de faire preuve de complaisance à l’égard des délits ou des crimes qu’il aurait commis ».

 

I. – Après l’alinéa 4, insérer l’alinéa suivant :

« 1° A Au premier alinéa de l’article 227‑17, après le mot : « mineur », sont insérés les mots : « ou de faire preuve de complaisance à l’égard des délits ou des crimes qu’il aurait commis ».

II.  – Compléter cet article par les trois alinéas suivants :« II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.« III. – La perte de recettes pour les collectivités territoriales est compensée à due concurrence par la majoration de la dotation globale de fonctionnement et, corrélativement pour l’État, par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.« IV. – La perte de recettes pour les organismes de sécurité sociale est compensée à due concurrence par la majoration de l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services. »

🖋️ • Rejeté
Ian Boucard
9 nov. 2022

Après l’alinéa 4, insérer les deux alinéas suivants : 

« 1°A L’article 312‑12-1 du code pénal est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« « L’action publique peut être éteinte, dans les conditions prévues aux articles 495‑17 à 495‑25 du code de procédure pénale, par le versement d’une amende forfaitaire d’un montant de 300 euros. Le montant de l’amende forfaitaire minorée est de 250 euros et le montant de l’amende forfaitaire majorée est de 600 euros. » »

À la première phrase de l’alinéa 6, supprimer les mots :

 « , y compris en cas de récidive, » .

Après l’alinéa 6, insérer les deux alinéas suivants :

« 1°bis L’article 313‑6‑2 est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« « L’action publique peut être éteinte, y compris en cas de récidive, dans les conditions prévues aux articles 495‑17 à 495‑25 du code de procédure pénale, par le versement d’une amende forfaitaire d’un montant de 500 €. Le montant de l’amende forfaitaire minorée est de 400 € et le montant de l’amende forfaitaire majorée est de 1 000 €. » »

 

🖋️ • Rejeté
Ian Boucard
9 nov. 2022

Après l’alinéa 6, insérer deux alinéas ainsi rédigés : 

« 1° bis L’article 313‑6‑2 est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« « L’action publique peut être éteinte, dans les conditions prévues aux articles 495‑17 à 495‑25 du code de procédure pénale, par le versement d’une amende forfaitaire d’un montant de 300 euros. Le montant de l’amende forfaitaire minorée est de 250 euros et le montant de l’amende forfaitaire majorée est de 600 euros. » »

🖋️ • Rejeté
Ian Boucard
9 nov. 2022

I. – À la première phrase de l’alinéa 11, substituer au montant :

« 200 »

le montant :

« 400 ».

II. – En conséquence, à la seconde phrase du même alinéa, substituer au montant :

« 150 »

le montant :

« 300 ».

III. – En conséquence, à la même phrase du même alinéa, substituer au montant :

« 450 »

le montant :

« 900 ».

🖋️ • Rejeté
Roger Vicot
8 nov. 2022

Supprimer les alinéas 12 à 17.

Après l’alinéa 17, insérer les deux alinéas suivants :

« c) Après le 10°, il est inséré un 11° ainsi rédigé :

« 11° Lorsque le bien détruit, dégradé ou détérioré est un élément constitutif d’un réseau de communications électroniques au sens de l’article L. 32 du code des postes et communications électroniques. »

I. – À la fin de la première phrase de l’alinéa 20, substituer au montant : 

« 500 »,

le montant :

« 0,3 ».

II. – En conséquence, à la même seconde phrase dudit alinéa, substituer au montant : 

« 400 »,

le montant :

« 0,15 ».

III. – En conséquence, à la fin de la seconde phrase du même alinéa, substituer au montant : 

« 1000 »,

le montant :

« 0,5 ».

I. – À la fin de la première phrase de l’alinéa 20, substituer au montant : 

« 500 »,

le montant :

« 0,5 ».

II. – En conséquence, à la même seconde phrase dudit alinéa, substituer au montant : 

« 400 »,

le montant :

« 0,25 ».

III. – En conséquence, à la fin de la seconde phrase du même alinéa, substituer au montant : 

« 1000 »,

le montant :

« 1 ».

I. – À la fin de la première phrase de l’alinéa 20, substituer au montant : 

« 500 »,

le montant :

« 0,6 ».

II. – En conséquence, à la même seconde phrase dudit alinéa, substituer au montant : 

« 400 »,

le montant :

« 0,3 ».

III. – En conséquence, à la fin de la seconde phrase du même alinéa, substituer au montant : 

« 1000 »,

le montant :

« 0,9 ».

I. – À la fin de la première phrase de l’alinéa 20, substituer au montant : 

« 500 »,

le montant :

« 1 ».

II. – En conséquence, à la même seconde phrase dudit alinéa, substituer au montant : 

« 400 »,

le montant :

« 0,5 ».

III. – En conséquence, à la fin de la seconde phrase du même alinéa, substituer au montant : 

« 1000 »,

le montant :

« 2 ».

I. – À la fin de la première phrase de l’alinéa 20, substituer au montant : 

« 500 »,

le montant :

« 1 ».

II. – En conséquence, à la même seconde phrase dudit alinéa, substituer au montant : 

« 400 »,

le montant :

« 0,75 ».

III. – En conséquence, à la fin de la seconde phrase du même alinéa, substituer au montant : 

« 1000 »,

le montant :

« 1,25 ».

I. – À la fin de la première phrase de l’alinéa 20, substituer au montant : 

« 500 »,

le montant :

« 1 ».

II. – En conséquence, à la même seconde phrase dudit alinéa, substituer au montant : 

« 400 »,

le montant :

« 0,8 ».

III. – En conséquence, à la fin de la seconde phrase du même alinéa, substituer au montant : 

« 1000 »,

le montant :

« 1,2 ».

I. – À la fin de la première phrase de l’alinéa 20, substituer au montant : 

« 500 »,

le montant :

« 2 ».

II. – En conséquence, à la même seconde phrase dudit alinéa, substituer au montant : 

« 400 »,

le montant :

« 1 ».

III. – En conséquence, à la fin de la seconde phrase du même alinéa, substituer au montant : 

« 1000 »,

le montant :

« 3 ».

 

🖋️ • Rejeté
Sandra Regol
9 nov. 2022

Supprimer les alinéas 21 à 23.

🖋️ • Rejeté
Ian Boucard
9 nov. 2022

Après l’alinéa 23, insérer les deux alinéas suivants :

« II ter. – Après le premier alinéa de l’article 495‑17 du code de procédure pénale, il est inséré un alinéa ainsi rédigé : 

« Dans les cas de flagrance, la personne mise en cause par l’agent verbalisateur doit s’acquitter du paiement de l’amende forfaitaire délictuelle. L’amende forfaitaire délictuelle peut être contestée dans les cas prévus aux articles 495‑18 et suivants du code de procédure pénale. »

À la première phrase de l’alinéa 26, supprimer les mots :

« , y compris en cas de récidive, ».

Compléter la première phrase  de l’alinéa 26 par les mots :

« et de 450 € en cas de récidive. »

🖋️ • Rejeté
Sandra Regol
9 nov. 2022

Supprimer les alinéas 27 à 46.

Supprimer les alinéas 33 et 34.

Supprimer les alinéas 47 à 51.

I. – À la fin de la première phrase de l’alinéa 58, substituer au montant : 

« 800 »,

le montant :

« 0,30 ».

II. – En conséquence, à la seconde phrase du même alinéa, substituer au montant : 

« 640 »,

le montant :

« 0,15 ».

III. – En conséquence, à la fin de la même phrase dudit alinéa, substituer au montant : 

« 1600 »,

le montant :

« 0,50 ».

I. – À la fin de la première phrase de l’alinéa 58, substituer au montant : 

« 800 »,

le montant :

« 0,5 ».

II. – En conséquence, à la seconde phrase du même alinéa, substituer au montant : 

« 640 »,

le montant :

« 0,25 ».

III. – En conséquence, à la fin de la même phrase dudit alinéa, substituer au montant : 

« 1600 »,

le montant :

« 1 ».

I. – À la fin de la première phrase de l’alinéa 58, substituer au montant : 

« 800 »,

le montant :

« 0,60 ».

II. – En conséquence, à la seconde phrase du même alinéa, substituer au montant : 

« 640 »,

le montant :

« 0,30 ».

III. – En conséquence, à la fin de la même phrase dudit alinéa, substituer au montant : 

« 1600 »,

le montant :

« 0,90 ».

I. – À la fin de la première phrase de l’alinéa 58, substituer au montant : 

« 800 »,

le montant :

« 1 ».

II. – En conséquence, à la seconde phrase du même alinéa, substituer au montant : 

« 640 »,

le montant :

« 0,5 ».

III. – En conséquence, à la fin de la même phrase dudit alinéa, substituer au montant : 

« 1600 »,

le montant :

« 2 ».

I. – À la fin de la première phrase de l’alinéa 58, substituer au montant : 

« 800 »,

le montant :

« 1 ».

II. – En conséquence, à la seconde phrase du même alinéa, substituer au montant : 

« 640 »,

le montant :

« 0,75 ».

III. – En conséquence, à la fin de la même phrase dudit alinéa, substituer au montant : 

« 1600 »,

le montant :

« 1,25 ».

I. – À la fin de la première phrase de l’alinéa 58, substituer au montant : 

« 800 »,

le montant :

« 1 ».

II. – En conséquence, à la seconde phrase du même alinéa, substituer au montant : 

« 640 »,

le montant :

« 0,80 ».

III. – En conséquence, à la fin de la même phrase dudit alinéa, substituer au montant : 

« 1600 »,

le montant :

« 1,20 ».

I. – À la fin de la première phrase de l’alinéa 58, substituer au montant : 

« 800 »,

le montant :

« 2 ».

II. – En conséquence, à la seconde phrase du même alinéa, substituer au montant : 

« 640 »,

le montant :

« 1 ».

III. – En conséquence, à la fin de la même phrase dudit alinéa, substituer au montant : 

« 1600 »,

le montant :

« 3 ».

Compléter la première phrase de l’alinéa 58 par les mots :

« et de 1200 euros en cas de récidive ».

🖋️ • Rejeté
Karl Olive
9 nov. 2022

Après l’alinéa 58, insérer l’alinéa suivant :

« Dans le cadre d’un cortège ou d’un rassemblement pour un mariage, l’action publique peut être éteinte, y compris en cas de récidive, dans les conditions prévues aux articles 495‑17 à 495‑25 du code de procédure pénale, par le versement d’une amende forfaitaire d’un montant de 1500 euros. Le montant de l’amende forfaitaire minorée est de 1000 euros et le montant de l’amende forfaitaire majorée est de 3000 euros. »

🖋️ • Rejeté
Sandra Regol
9 nov. 2022

Après l’alinéa 58, insérer les deux alinéas suivants :

« V bis. – L’article L. 3421‑1 du code de la santé publique est ainsi rédigé :

« Art. L. 3421‑1. – L’usage illicite de l’une des substances ou plantes classées comme stupéfiants est puni par le versement d’une amende forfaitaire d’un montant de 200 €. Le montant de l’amende forfaitaire minorée est de 150 € et le montant de l’amende forfaitaire majorée est de 450 €. »

🖋️ • Rejeté
Sandra Regol
9 nov. 2022

Après l’alinéa 58, insérer les trois alinéas suivants : 

« V bis. – Le dernier alinéa de l’article L. 3421‑1 du code de la santé publique est ainsi modifié :

« 1° À la fin de la première phrase, le montant : « 200 € » est remplacé par le montant : « 2 € ». 

« 2° À la seconde phrase, le montant : « 150 € » est remplacé par le montant : « 1 € »  et le montant : « 450 € » est remplacé par le montant : « 3 € ».

Après l’alinéa 58, insérer les deux alinéas suivants :

« V bis. – L’article L. 511‑1 du code de la sécurité intérieure est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« « Les agents de police municipale peuvent constater par procès-verbaux, lorsqu’elles sont commises sur le territoire communal, les infractions donnant lieu à une amende forfaitaire délictuelle prévue par l’article 495‑17 du code de procédure pénale. » »

Après l’alinéa 58, insérer les douze alinéas suivants : 

« 4° Après l’article L. 413‑1, il est inséré un article L. 413‑1‑1  ainsi rédigé : 

« Art. L. 413‑1‑1. – I – Le fait, pour tout conducteur d’un véhicule à moteur, de dépasser de moins de 50 km/h la vitesse maximale autorisée fixée par le présent code ou édictée par l’autorité investie du pouvoir de police est puni de l’amende prévue pour les contraventions de la quatrième classe.

« Toutefois, lorsque le dépassement est inférieur à 20 km/h et que la vitesse maximale autorisée est supérieure à 50 km/h, l’amende encourue est celle prévue pour les contraventions de la troisième classe. »

« II. – Toute personne coupable de l’infraction de dépassement de la vitesse maximale autorisée de 30 km/h ou plus encourt également les peines complémentaires suivantes :

« 1° La suspension, pour une durée de trois ans au plus, du permis de conduire, cette suspension pouvant être limitée à la conduite en dehors de l’activité professionnelle ;

« 2° L’interdiction de conduire certains véhicules terrestres à moteur, y compris ceux pour la conduite desquels le permis de conduire n’est pas exigé, pour une durée de trois ans au plus ;

« 3° L’obligation d’accomplir, à ses frais, un stage de sensibilisation à la sécurité routière.

« III. – Toute contravention prévue au présent article donne lieu, de plein droit à une réduction du nombre de points du permis de conduire dans les conditions suivantes :

« 1° En cas de dépassement de la vitesse maximale autorisée compris entre 40 km/h et moins de 50 km/h, réduction de quatre points ;

« 2° En cas de dépassement de la vitesse maximale autorisée compris entre 30 km/h et moins de 40 km/h, réduction de trois points ;

« 3° En cas de dépassement de la vitesse maximale autorisée compris entre 20 km/h et moins de 30 km/h, réduction de deux points ;

« 4° En cas de dépassement de la vitesse maximale autorisée compris entre 5 km/h et 20 km/h, réduction d’un point. »

Après l’alinéa 60, insérer les quatre alinéas suivants :

« VI bis. – Le premier alinéa du I de l’article L. 541‑3 du code de l’environnement est ainsi modifié :

« 1° La deuxième occurrence du mot « et » est supprimée ;

« 2° À la fin, les mots : « peut lui ordonner le paiement d’une amende au plus égale à 15 000 € et le mettre en demeure d’effectuer les opérations nécessaires au respect de cette réglementation dans un délai déterminé. » sont supprimés ;

« 3° Est ajoutée une phrase ainsi rédigée : 

« « Pour l’infraction mentionnée au présent I, l’action publique peut être éteinte, y compris en cas de récidive, dans les conditions prévues aux articles 495‑17 à 495‑25 du code de procédure pénale, par le versement d’une amende forfaitaire d’un montant de 750 euros. » »

Après l’alinéa 60, insérer les deux alinéas suivants : 

« VI bis. – L’article L. 332‑16 du code du sport est complété par un alinéa ainsi rédigé : 

« L’action publique peut être éteinte, y compris en cas de récidive, dans les conditions prévues aux articles 495‑17 à 495‑25 du code de procédure pénale, par le versement d’une amende forfaitaire d’un montant de 1000 €. Le montant de l’amende forfaitaire minorée est de 800 € et le montant de l’amende forfaitaire majorée est de 1200 euros. »

Après l’alinéa 62, insérer l’alinéa suivant :

« 1° A À la première phrase du deuxième alinéa de l’article 495‑17, après le mot : « mineur », sont insérés les mots : « de moins de 16 ans ».

Après l’alinéa 62, insérer l’alinéa suivant :

« 1° A À la seconde phrase du second alinéa de l’article 495‑17, après le mot : « légale », sont insérés les mots : « , ni dans le cas d’une atteinte aux personnes ou d’une atteinte aux biens »

Après l’alinéa 62, insérer l’alinéa suivant :

« 1° A À la seconde phrase du second alinéa de l’article 495‑17, après le mot : « légale », sont insérés les mots : « , ni dans le cas d’une atteinte aux personnes ».

🖋️ • Rejeté
Roger Vicot
8 nov. 2022

Après l’alinéa 62, insérer l’alinéa suivant :

« 1° A Le second alinéa de l’article 495‑17 est complété par une phrase ainsi rédigée : « Elle n’est pas non plus applicable si la commission du délit implique une victime. » »

🖋️ • Rejeté
Roger Vicot
8 nov. 2022

Après l’alinéa 62, insérer l’alinéa suivant :

« 1° A. – À la fin de la seconde phrase du second alinéa de l’article 495‑17, les mots : «, sauf lorsque la loi en dispose autrement » sont supprimés. »

🖋️ • Rejeté
Roger Vicot
8 nov. 2022

Supprimer les alinéas 70 et 71.

À la première phrase de l’alinéa 72, substituer à la date :

« 1er janvier 2026 », 

la date :

« 1er juin 2024 ».

Compléter la première phrase de l’alinéa 72 par les mots :

« , ainsi que les possibilités d’inclure dans ce même champ d’application les infractions liées à l’achat et à la détention de produits du tabac contrefaits acquis dans les réseaux de distribution illicites, et particulièrement, auprès de vendeurs à la sauvette. »

I. – Supprimer la dernière phrase de l’alinéa 72. 

II. – En conséquence, compléter cet article par l’alinéa suivant : 

« X. – Chaque année, un rapport distinct est remis par le Gouvernement au Parlement faisant état, pour les amendes forfaitaires délictuelles, du taux de recouvrement et des éventuelles difficultés de mise en œuvre et, le cas échéant, identifiant des pistes de résolution de ces difficultés. »

Après l'article 14, insérer l'article suivant:

La sous-section 1 de la section 1 du chapitre III du titre II du livre VIII du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est ainsi modifiée :

1° L’article L. 823‑1 est complété par l’alinéa suivant :

« L’action publique peut être éteinte dans les conditions prévues aux articles 495‑17 à 495‑25 du code de procédure pénale, par le versement d’une amende forfaitaire d’un montant de 1 450 euros. Le montant de l’amende forfaitaire minorée est de 1 400 euros et le montant de l’amende forfaitaire majorée est de 1 500 euros. » ;

2° L’article L. 823‑2 est complété par l’alinéa suivant :

« L’action publique peut être éteinte dans les conditions prévues aux articles 495‑17 à 495‑25 du code de procédure pénale, par le versement d’une amende forfaitaire d’un montant de 1 450 euros. Le montant de l’amende forfaitaire minorée est de 1 400 euros et le montant de l’amende forfaitaire majorée est de 1 500 euros. »

Après l'article 14, insérer l'article suivant:

À l’article L. 263 B du livre des procédures fiscales, après le mot : « amendes », sont insérés les mots :« et les amendes forfaitaires délictuelles prévues aux articles 495‑17 à 495‑25 du code de procédure pénale ».

Après l'article 14, insérer l'article suivant:

Après l’article 495‑24‑1 du code de procédure pénale, il est inséré un article 495‑24‑1‑1 ainsi rédigé : 

« Art. 495‑24‑1‑1. – Pour l’application de la présente section, lorsque le contrevenant a communiqué, volontairement ou involontairement, une adresse erronée à l’agent verbalisateur au moment de la constatation de l’infraction, cet agent peut demander la communication à l’administration fiscale des informations ou données strictement nécessaires à l’identification de sa véritable adresse. 

« Les informations et les données ainsi recueillies par l’agent et les traitements qui en résultent ne peuvent être ultérieurement utilisées à d’autres fins.

« Les conditions de mise en œuvre des échanges respectent des critères de sécurité, de traçabilité et de confidentialité afin de garantir leur fiabilité.

« L’agent verbalisateur ne peut se voir opposer par l’administration un secret professionnel ou fiscal dès lors qu’il se limite à demander la communication des informations liées à l’identité et à l’adresse du contrevenant dans le cadre de l’exercice de ses missions légales pour lesquelles il est habilité à avoir connaissance des données ainsi échangées.

« Un décret en Conseil d’État, pris après un avis motivé de la Commission nationale de l’informatique et des libertés rendu public, détermine les conditions d’application du présent article notamment s’agissant du périmètre des données communiquées et de la durée et des modalités de leur conservation. »

 

Après l'article 14, insérer l'article suivant:

Les agents de police municipale peuvent constater par procès-verbal, dès lors qu’ils sont commis sur le territoire communal et qu’ils ne nécessitent pas de leur part d’actes d’enquête, les délits prévus à l’article L. 236‑1 du code de la route.

Après l'article 14, insérer l'article suivant:

Après l’article L. 253‑3 du code de l’action sociale et des familles, il est inséré un article L. 253‑3-1 ainsi rédigé :

« Art. L. 253‑3‑1.  – Le ministre chargé de la santé est autorisé à mettre en œuvre un traitement automatisé de données à caractère personnel dénommé « Suivi sanitaire et financier de l’aide médicale de l’État » ayant pour finalités le suivi des conditions d’accès, les soins dispensés, la lutte contre les tentatives de fraude et la lutte contre la fraude à l’aide médicale de l’État.

« La nationalité des demandeurs et des bénéficiaires de l’aide médicale de l’État et les pathologies prises en charge au titre de ce dispositif figurent parmi les données recueillies. Les données ainsi collectées sont rendues anonymes sauf lorsque leur usage vise à lutter contre une fraude, suspectée ou avérée, à l’aide médicale de l’État. Lorsque ces données sont collectées par l’intermédiaire d’un professionnel de santé, le secret médical n’est pas opposable.

« Chaque année, avant le 1er octobre, le ministre chargé de la santé remet au Parlement un rapport exposant les données ainsi recueillies, les mesures mises en œuvre sur ce fondement, le résultat des actions engagées et leur incidence sur les finances publiques.

« Les modalités d’application du présent article sont fixées par décret en Conseil d’État pris après avis de la Commission nationale de l’informatique et des libertés. Ce décret précise, notamment, la durée de conservation et les conditions de mise à jour des données à caractère personnel et des informations enregistrées, les catégories de personnes pouvant y accéder et les modalités d’habilitation de celles-ci ainsi que, les conditions dans lesquelles les personnes intéressées peuvent exercer leurs droits. »

Après l'article 14, insérer l'article suivant:

L’article 432 bis du code des douanes est complété par un 3° ainsi rédigé :

« 3° L’interdiction, suivant les modalités des articles 131‑30 et suivants du code pénal, du territoire français à titre définitif ou pour une durée de dix ans au plus. »

Après l'article 14, insérer l'article suivant:

Après l’article L. 2212‑2 du code général des collectivités territoriales, il est inséré un article L. 2212‑2-1 A ainsi rédigé :

« Art. L. 2212‑2-1 A. – Le représentant de l’État dans le département communique systématiquement au maire l’identité des personnes inscrites au fichier des personnes recherchées résidant dans sa commune. Le maire utilise les informations transmises dans le cadre de ses attributions légales pour les besoins exclusifs des missions qui lui sont confiées. Aux fins de sécurité, le maire peut délivrer les informations au responsable de la police municipale de sa commune. »

Après l'article 14, insérer l'article suivant:

Le I de l’article 222‑44 du code pénal est ainsi modifié :

1° Au 3° , les mots : « pour une durée de cinq ans au plus, du permis de conduire » sont remplacés par les mots : « du permis de conduire, pour une durée de cinq ans au plus en cas d’atteinte involontaire, pour une durée de dix ans au plus en cas d’atteinte volontaire » ;

2° Le 4° est complété par les mots : « en cas d’atteinte involontaire, pendant dix ans au plus en cas d’atteinte volontaire »

Après l'article 14, insérer l'article suivant:

La section 1 du chapitre V du titre II du livre II du code pénal est ainsi modifiée :

1° Au deuxième alinéa de l’article 225‑1, après le mot : « syndicales » sont insérés les mots : « de l’activité professionnelle exercée » ;

2° Après le 6° de l’article 225‑3, il est inséré un 7° ainsi rédigé :

« 7° Aux discriminations fondées sur l’activité professionnelle exercée. »

Après l'article 14, insérer l'article suivant:

I. – Le code pénal est ainsi modifié :

1° Au deuxième alinéa de l’article 225‑1, après le mot : « syndicale », sont insérés les mots : « de l’activité professionnelle exercée » ;

2° Après le 6° de l’article 225‑3, il est inséré un 7° ainsi rédigé : 

7° « Aux discriminations fondées sur l’activité professionnelle exercée. »II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.III. – La perte de recettes pour les collectivités territoriales est compensée à due concurrence par la majoration de la dotation globale de fonctionnement et, corrélativement pour l’État, par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

Après l'article 14, insérer l'article suivant:

La section 1 du titre II du livre II du code pénal est complétée par un article 225‑4‑1 A ainsi rédigé :

« Art. 225‑4‑1 A. – Est punie d’un an d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende ou de l’une de ces deux peines seulement, la diffamation publique commise à l’encontre d’une personne ou d’un groupe de personnes en raison de l’activité professionnelle ou des loisirs des personnes diffamées ».

Après l'article 14, insérer l'article suivant:

I. – La section 1 du chapitre V du titre II du Livre II du code pénal est complétée par un article ainsi rédigé :

« Art. 225‑4-1 A. – Seront punis d’un an d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende ou de l’une de ces deux peines seulement ceux qui, par l’un des moyens énoncés à l’article 23 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse, auront provoqué à la discrimination, à la haine ou à la violence à l’égard d’une personne ou d’un groupe de personnes sur le fondement de son activité professionnelle ou de ses loisirs. »

II. – Au septième alinéa de l’article 24 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse, après le mot : « déterminée » sont insérés les mots : « , de l’activité professionnelle ou des loisirs, ».

Après l'article 14, insérer l'article suivant:

I. – Après le 12° de l’article 311‑4 du code pénal, il est inséré un 13° ainsi rédigé : 

« 13° Lorsqu’il porte sur les produits du tabac au sens de l’article L. 3512‑1 du Code de la santé publique. »

II. – Après le premier alinéa de l’article 311‑9, il est inséré un alinéa ainsi rédigé : « Il est puni de dix ans de réclusion criminelle et d’une amende équivalant à dix fois le montant de l’objet du vol lorsqu’il concerne des produits du tabac au sens de l’article L3512‑1 du Code de la santé publique. »

Après l'article 14, insérer l'article suivant:

L’article 431‑1 du code pénal est ainsi modifié :

1° Au premier alinéa, les mots : « d’une manière concertée et à l’aide de menaces » sont remplacés par les mots : « par des actes d’intrusion ou d’obstruction » ;

2° Après le troisième alinéa, est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Les actes de menaces, d’obstruction et d’intrusion ayant pour effet ou pour objet d’empêcher le déroulement d’activités sportives ou de loisir autorisées et exercées conformément à la loi ou au règlement sont punis d’une peine de six mois d’emprisonnement et de 5000 euros d’amende. »

 

Après l'article 14, insérer l'article suivant:

La section 1 du chapitre Ier du titre III du livre IV du code pénal est complétée par un article 431‑2 ainsi rédigé :

« Art. 431‑2‑1. – Le fait de s’introduire sans droit dans un lieu où sont exercées, de façon licite, des activités commerciales, industrielles, artisanales, agricoles ou de loisir, dans le but de troubler la tranquillité ou le déroulement normal de l’activité qui y est exercée est puni d’un an d’emprisonnement et de 7 500 euros d’amende.

« Des circonstances aggravantes seront prévues :

« Lorsque les activités concernées sont soumises au respect de prescriptions sanitaires prévues par le droit de l’Union européenne, la loi ou le règlement et que l’introduction dans le lieu présente un risque sanitaire pour l’homme, les animaux ou l’environnement ;

« Lorsque le but de l’introduction est de filmer ou capter les paroles prononcées dans ces lieux aux fins d’espionner autrui ou l’activité d’autrui ou de rendre publiques les images ou paroles captées. »

Après l'article 14, insérer l'article suivant:

I. – À la première phrase de l’article L. 412‑1 du code des procédures civiles d’exécution, les mots : « de deux » sont remplacés par les mots : « d’un ».

II. – L’article 24 de la loi n° 89‑462 du 6 juillet 1989 tendant à améliorer les rapports locatifs et portant modification de la loi n° 86‑1290 du 23 décembre 1986 est ainsi modifié :

1° Au premier alinéa du I, les mots : « que deux » sont remplacés par les mots : « qu’un » ;

2° Au III, le mot : « deux » est remplacé par le mot : « un ».

 

Après l'article 14, insérer l'article suivant:

Le Gouvernement remet au Parlement, avant le 1er avril 2023, un rapport présentant les effets de la modification de l’article L. 3421‑1 du code de santé publique par l’article 71 de la loi n° 2019‑222 du 23 mars 2019 de programmation 2018‑2022 et de réforme pour la justice. Le rapport porte sur les effets de cette modification sur la consommation de drogue et dresse un tableau comparant le nombre de verbalisations au nombre d’arrestations avant la modification. Il éclaire également le Parlement sur la mise en œuvre de cette amende par les forces de l’ordre.

Il met à même toute organisation du secteur concerné de lui adresser, pour la préparation de ce rapport, ses observations. Il mobilise notamment à cette fin l’Observatoire national des drogues et des tendances addictives. 

Ce rapport étudie en particulier les effets de la mise en place de l’amende forfaitaire sur la lutte contre la consommation de drogue, ainsi que sur la répression de cette consommation. Il identifie si cette mesure est efficace dans la lutte contre la consommation de drogue sur la voie publique.

🖋️ • Tombé
Roger Vicot
8 nov. 2022

Supprimer les alinéas 5 et 6.

Supprimer les alinéas 5 et 6.

🖋️ • Tombé
Sandra Regol
9 nov. 2022

Supprimer les alinéas 5 et 6.

Supprimer les alinéas 5 et 6.

Supprimer les alinéas 7 à 18 et 21 à 23.

Supprimer les alinéas 7 à 18. 

🖋️ • Tombé
Roger Vicot
8 nov. 2022

Supprimer les alinéas 7 à 11.

🖋️ • Tombé
Sandra Regol
9 nov. 2022

Supprimer les alinéas 7 à 11.

Supprimer les alinéas 19 et 20.

Supprimer les alinéas 19 et 20.

🖋️ • Tombé
Roger Vicot
8 nov. 2022

Supprimer les alinéas 25 et 26.

Supprimer les alinéas 25 et 26.

Supprimer les alinéas 25 et 26.

Supprimer les alinéas 25 et 26.

Supprimer les alinéas 47 à 51.

🖋️ • Tombé
Sandra Regol
9 nov. 2022

Supprimer les alinéas 47 à 51.

Supprimer les alinéas 57 et 58.

🖋️ • Tombé
Sandra Regol
9 nov. 2022

Supprimer les alinéas 59 et 60.

Compléter l’alinéa 69 par les mots :

« et, à la fin, les mots : « aux mêmes alinéas » sont remplacés par les mots : « au même alinéa ».


Article 14 bis

Rétablir cet article dans la rédaction suivante :

« Le premier alinéa de l’article 222‑17 du code pénal est ainsi modifié :

« « 1° Après le mot : « délit », sont insérés les mots : « par quelque moyen que ce soit »;

« « 2° Les mots : « lorsqu’elle est, soit réitérée, soit matérialisée par un écrit, une image ou tout autre objet » sont supprimés. »

Rétablir cet article dans la rédaction suivante : 

« Le premier alinéa de l’article 222‑17 du code pénal est ainsi modifié :

« « 1° Après le mot : « délit », sont insérés les mots : « par quelque moyen que ce soit » ;

« « 2° Les mots : « lorsqu’elle est, soit réitérée, soit matérialisée par un écrit, une image ou tout autre objet » sont supprimés. »

Après l'article 14 bis, insérer l'article suivant:

La première phrase du second alinéa de l’article 428‑14 du code de l’environnement est ainsi modifiée :

1° Au début, sont ajoutés les mots : « Sauf décision motivée des tribunaux, » ;

2° Le mot : « Lorsque » est supprimé ;

3° Le mot : « sont » est supprimé ;

4° Les mots : « , les tribunaux peuvent ordonner le retrait définitif » sont remplacés par les mots : « entraînent le retrait définitif ».

Après l'article 14 bis, insérer l'article suivant:

CHAPITRE III bis Dispositions améliorant le régime des nullités de procédure


La section 10 du chapitre Ier du Titre III du Livre Ier du code de procédure pénale est modifiée ainsi qu’il suit :


I.- Les articles 170 à 173 sont ainsi rédigés :

Article 170 : En toute matière, la nullité d’un acte accompli au cours de l’instruction, lors de la procédure qui a précédé l’ouverture de cette dernière, ou, lors de cette ouverture elle-même, ainsi que de toute pièce figurant au dossier de l’information, peut être soulevée dans les conditions suivantes :
- Soit, d’office, par le juge d’instruction ;
- Soit, par des réquisitions du procureur de la République au juge d’instruction ;
- Soit, par une requête au juge d’instruction formulée par les parties ou par le témoin assisté, sous réserve qu’une telle requête ne soit pas irrecevable en vertu des dispositions de l’article 173-1, du premier alinéa de l’article 174 et du IV de l’article 175.
Les dispositions qui précèdent ne sont pas applicables aux actes pouvant faire l’objet d’un appel ou d’un recours spécial prévu par la loi, à l'exception des actes pris en application du chapitre IX du titre II du livre II du code de la sécurité intérieure. Les actes  d’administration judiciaire, ou, les pièces produites au dossier dont le juge judiciaire n’aurait pas compétence pour apprécier la validité, ne peuvent également être contestés par ce moyen.
            

Article 171 : Le juge d’instruction, dans tous les cas, informe sans délai le procureur de la République, les parties et le témoin assisté de son initiative ou de la réception par lui des réquisitions ou requête évoquées à l’article précédent, et, leur impartit un délai pour formuler leurs observations à cet égard, lequel ne peut être inférieur à dix jours.

Après expiration de ce délai, il statue par une ordonnance motivée notifiée au procureur de la République, aux parties et au témoin assisté, dans laquelle après avoir apprécié, s’il y a lieu, la recevabilité de la requête formulée, il se prononce sur l’existence ou non d’une cause de nullité de l’acte ou de la pièce en débat. S’il constate une cause de nullité, il statue sur les conséquences à en tirer.
           

Article 172 : L’ordonnance visée à l’article précédent peut être déférée par la voie de l’appel à la chambre de l’instruction par le procureur de la République, les parties ou le témoin assisté dans le délai de cinq jours à compter de sa notification. En l’absence d’appel, elle devient définitive et emporte tous ses effets. La nullité, si elle n’a pas été constatée par l’ordonnance, ne peut plus être soulevée pour la même cause.

L’appel doit, à peine d'irrecevabilité, faire l'objet d'une déclaration au greffe de la chambre de l'instruction. Cette déclaration est constatée et datée par le greffier qui la signe ainsi que le demandeur ou son avocat. Si le demandeur ne peut signer, il en est fait mention par le greffier. Lorsque le demandeur ou son avocat ne réside pas dans le ressort de la juridiction compétente, la déclaration au greffe peut être faite au moyen d'une lettre recommandée avec demande d'avis de réception. Lorsque la personne mise en examen est détenue, la requête peut également être faite au moyen d'une déclaration auprès du chef de l'établissement pénitentiaire. Cette déclaration est constatée et datée par le chef de l'établissement pénitentiaire qui la signe, ainsi que le demandeur. Si celui-ci ne peut signer, il en est fait mention par le chef de l'établissement. Ce document est adressé sans délai, en original ou en copie et par tout moyen, au greffe de la chambre de l'instruction.

Dans les huit jours de la réception du dossier par le greffe de la chambre de l'instruction, le président peut, par ordonnance non susceptible de recours, constater que l’appel est irrecevable en application des dispositions de l’article 170, du précédent alinéa du présent article, de l'article 173-1, du premier alinéa de l'article 174 ou du IV de l'article 175 ; il peut également constater l'irrecevabilité de l’appel si celui-ci n'est pas motivé. S'il constate l'irrecevabilité de l’appel, le président de la chambre de l'instruction ordonne que le dossier de  l'information soit renvoyé au juge d'instruction ; dans les autres cas, il le transmet au procureur général qui procède ainsi qu'il est dit aux articles 194 et suivants.

Lorsque la solution lui paraît s'imposer de façon manifeste, le  président de la chambre de l'instruction statue sur ce recours, conformément aux dispositions de l'article 199, sans la présence des deux conseillers de la chambre.

Si la décision qui s'impose consiste dans l'annulation des actes ou pièces de la procédure, elle peut, en cas d'accord du ministère public, être prise par ordonnance sans qu'il soit procédé à l'audience prévue au même article 199.

L'auteur du recours peut cependant demander que ce dernier soit examiné par la chambre de l'instruction.
            

Article 173: Pour l’application des articles 170 à 172, l’appréciation d’une cause de nullité, des conséquences à en tirer, et, de la possibilité de la couvrir, obéit aux règles fixées à l’article 802.


II.- L’article 174 est ainsi modifié :

1° Au premier alinéa la référence à l’article « 173 » est remplacée par celle à l’article « 172 ».
2° Les deuxième et troisième alinéas sont remplacés par un second alinéa ainsi rédigé : « La chambre de l’instruction se prononce conformément aux dispositions de l’article 802 et procède comme il est dit au troisième alinéa de l’article 206. ».


III.- L’article 174-1 est ainsi modifié :
Les mots « la chambre de l’instruction annule » sont remplacés par les mots « est annulée ».


IV.- Le deuxième alinéa de l’article 206 du code de procédure pénale est ainsi rédigé : « Quel que soit le motif de sa saisine, si elle découvre une cause de nullité, elle se prononce conformément aux dispositions de l’article 802.»


V.- A l’article 595 du code de procédure pénale, tout ce qui suit après « n’auraient pu les connaître » est supprimé.

VI.- L’article 802 du code de procédure pénale est ainsi rédigé :

I.- Sans préjudice des sanctions disciplinaires ou pénales qui peuvent frapper les magistrats ou fonctionnaires qui n’auraient pas respecté scrupuleusement toutes les formes imposées par le présent code, la nullité d’un acte accompli en application des dispositions de ce dernier ne peut être prononcée que si les deux conditions suivantes sont réunies :
1° La méconnaissance des conditions essentielles à la validité de cet acte au regard des exigences imposées par la loi en ce qui concerne :
- Soit, l’organisation et la compétence des juridictions ainsi que les principales modalités  de leur saisine, du déroulement de leurs débats et de la prise de leurs décisions ;
- Soit, les principales garanties dont bénéficient les personnes pour la protection de leur liberté, de leur sûreté ou de leur présomption d’innocence lors de leur comparution devant un agent ou un officier de police judiciaire, ou encore, une autre autorité chargé de fonctions de police judiciaire ou disposant de pouvoirs de police judiciaire ainsi que devant un magistrat, pour le recueil de leurs déclarations, ou, le recours à une mesure de contrainte, de privation ou restriction de leurs droits et libertés, d’atteinte à leur vie privée, leur domicile ou résidence, comme à leur propriété ;
- Soit, les principales garanties visant à assurer la sincérité et la qualité du recueil des éléments de preuve ainsi que celles encadrant le recours à la compétence d’un tiers ;
- Soit, les principales garanties d’un plein et libre exercice des droits de la défense, et, celles du respect du contradictoire ;
- Soit, les principales garanties de la protection du secret professionnel, de celui des communications, ou, de la confidentialité d’informations prévue par la loi ;
- Soit, les principales garanties particulières dont bénéficient en vertu de la loi certaines personnes en raison de leurs fonctions.                 
2° Des conséquences effectives suffisamment graves, dès lors que cette méconnaissance aura eu pour effet direct et certain :
- Soit, d’altérer sensiblement le cours de la procédure, en faisant obstacle à la manifestation de la vérité ou en la retardant à l’excès, ou encore, en compromettant de manière définitive et irréparable le recueil ou la discussion d’éléments de preuve ;
- Soit, de léser substantiellement la personne qui invoque la nullité, en ayant été, pour elle, la cause directe, nécessaire et exclusive d’une perte de chance définitive et irréparable de pouvoir faire valoir utilement ses moyens, ou, en ayant fait subir à ses droits, libertés ou propriété une atteinte anormale, injustifiée ou excessive.
La nullité de toute pièce figurant au dossier d’une procédure conduite en application du présent code peut être prononcée pour les motifs mentionnés au 1° qui précède ainsi que pour tout motif tiré d’une disposition d’ordre public résultant de la loi et du règlement prescrite en dehors du présent code, si, dans tous les cas, la condition prévue au 2° qui précède est également satisfaite.
Dans tous les cas, la juridiction qui prononce la nullité doit expressément énoncer les motifs de droit et de fait, en considération des éléments de l’espèce, qui fondent sa décision.

II.- Avant prononcé d’une annulation, l’irrégularité potentielle d’un acte peut être couverte dans les conditions suivantes :
1° Au cours de l’instruction, un acte du juge d’instruction ou d’une autorité commise par lui ou le substituant dans l’exercice de ses compétences dont la nullité est de nature à être soulevée peut être recommencé dans des conditions régulières et similaires à l’acte initial, quand cela est encore possible, en se donnant expressément pour objet de couvrir la cause de nullité potentielle ; dans ce cas, l’action en nullité est éteinte, sans préjudice de la possibilité, pour ce nouvel acte, de faire lui-même l’objet d’une telle action pour des motifs qui lui soient propres.
2° En toute matière, si un acte ou une pièce, par suite d’une erreur matérielle ou pour toute autre raison exclusive de toute volonté délibérée d’altération de la vérité de la part de son auteur, comporte des énonciations inexactes, équivoques ou incertaines, ou encore, des lacunes, ou, est manquant au dossier de la procédure, exposant ainsi cette dernière au risque d’une annulation, il est possible à toute personne bien fondée à apporter son témoignage sur la réalité des faits, y compris l’auteur de l’acte ou de la pièce, de déposer au dossier de la procédure une attestation sous serment, accompagnée, le cas échéant, de toutes justifications utiles, pour rétablir la vérité des faits, en engageant expressément sa responsabilité pénale ou disciplinaire en cas de fausse déclaration. L’autorité chargée, le cas échéant, de se prononcer sur la cause de nullité peut aussi, dans le même cas, entendre sous serment toute personne pouvant apporter un témoignage utile à cet égard. Ces déclarations, si elles établissent sans équivoque que la cause de nullité n’est pas fondée, régularisent l’acte ou la pièce en question, auxquels elles sont, dès lors, rattachées dans le dossier de la procédure, avec, s’il y a lieu, la décision de l’autorité qui aura statué en la matière.
3° A tout moment d’une procédure, une partie ou un témoin assisté peut expressément renoncer à se prévaloir d’une cause de nullité, en présence de son conseil ou celui-ci dûment appelé. Ils ne sont, dès lors, plus recevables à invoquer la même cause, et, si cette cause n’a été soulevée que par eux, il n’y a plus lieu de statuer en la matière et la procédure reprend son cours. 
Ne peuvent être couvertes les causes de nullité suivantes :
- L’incompétence matérielle de l’auteur de l’acte contesté, en dépit de toute régularisation formelle de l’instrument qui la constaterait ou la mentionnerait ;
- La méconnaissance des règles de fond relatives à toute cause d’extinction de l’action publique ;
- Toute cause résultant d’une fraude, d’un abus ou détournement de pouvoir commis à dessein par l’auteur de l’acte.    

III.- L’autorité qui se prononce sur la nullité d’un acte ou d’une pièce règle les effets de sa décision ; elle peut ainsi :
1° Limiter l’annulation à l’acte ou la pièce en question, ou, l’étendre à d’autres actes ou pièces au dossier de la procédure si l’acte ou la pièce ayant fait l’objet de cette annulation apparaît comme le support direct, nécessaire et exclusif de ces autres actes ou pièces.
2° Dire que l’acte ou la pièce en question seront retirés du dossier de la procédure et classés au greffe de la juridiction, sauf dans les cas suivants :
- Si l’annulation n’affecte qu’une partie de l’acte ou de la pièce, cette partie sera cancellée, après établissement d’une copie certifiée conforme à l’original, laquelle sera classée au greffe de la juridiction.
- Si, à titre exceptionnel, il apparaît utile, pour l’intelligence des faits et la manifestation de la vérité, de conserver tout ou partie de l’acte ou de la pièce. Dans ce cas, après, le cas échéant, cancellation partielle opérée dans les conditions qui précèdent, l’acte ou la pièce seront maintenus au dossier de la procédure, en étant rattachés à une copie  conforme de la décision d’annulation.
Les informations tirées d’actes ou pièces ou parties d’actes ou de pièces ayant été ainsi  écartés du dossier de la procédure, ne peuvent être évoquées contre une partie, sous peine de poursuites disciplinaires contre celui qui violerait cette interdiction. Les actes ou pièces faisant état de ces informations peuvent être frappés d’annulation.


VII.- Les articles suivants du code de procédure pénale sont ainsi modifiés :
- Au premier alinéa de l’article 80-1-1, la référence à l’article « 173 » est remplacée par celle à l’article « 170 » ;
- Au premier alinéa de l’article 89-1, les mots « et 173, troisième alinéa, » sont remplacés par les mots « et 170, » ;
- Au dernier alinéa de l’article 113-3, la référence à l’article « 173 » est remplacée par celle à l’article « 170 » ;
- Au huitième alinéa de l’article 116, la référence à l’article « 173 » est remplacée par celle à l’article « 170 » ;
- Au sixième alinéa de l’article 175, la référence au « troisième alinéa de l’article 173 » est remplacé par celle au « quatrième alinéa de l’article 170 »
- Au second alinéa de l’article 187, la référence à l’article « 173 » est remplacée par celle à l’article « 172 » ;
- Au second alinéa de l’article 194, la référence à l’article « 173 » est remplacée par celle à l’article « 172 » ;
- Au premier alinéa de l’article 218, la référence à l’article « 171, » est supprimée ;
- Dans la première phrase du premier alinéa de l’article 221-2, tout ce qui suit « la chambre de l’instruction » est remplacé par « par requête motivée, dont elles adressent copie au juge d'instruction qui transmet le dossier de la procédure au président de la chambre de l'instruction. La requête doit, à peine d'irrecevabilité, faire l'objet d'une déclaration au greffe de la chambre de l'instruction. Elle est constatée et datée par le greffier qui la signe ainsi que le demandeur ou son avocat. Si le demandeur ne peut signer, il en est fait mention par le greffier. Lorsque le demandeur ou son avocat ne réside pas dans le ressort de la juridiction compétente, la déclaration au greffe peut être faite au moyen d'une lettre recommandée avec demande d'avis de réception. Lorsque la personne mise en examen est détenue, la requête peut également être faite au moyen d'une déclaration auprès du chef de l'établissement pénitentiaire. Cette déclaration est constatée et datée par le chef de l'établissement pénitentiaire qui la signe, ainsi que le demandeur. Si celui-ci ne peut signer, il en est fait mention par le chef de l'établissement. Ce document est adressé sans délai, en original ou en copie et par tout moyen, au greffe de la chambre de l'instruction » ;

- Au dernier alinéa de l’article 308, tout ce qui suit les mots « deuxième alinéa  » est remplacé par « peut être sanctionné par la nullité si les conditions prévues à l’article 802 en sont réunies. » ;

- A l’article 565 du code de procédure pénale, les mots « lorsqu’elle a eu pour effet de porter atteinte aux intérêts de la personne qu’il concerne, » sont remplacés par les mots « si les conditions prévues à l’article 802 en sont réunies, » ;

- Au dernier alinéa de l’article 571, la référence à l’article « 173 » est remplacée par celle à l’article « 172 » ;

- A l’article 625, le mot « substantielles » est supprimé ; 

- Dans la dernière phrase du premier alinéa de l’article 695-9-22, les mots « de l’article 173 » sont remplacés par les mots « du troisième alinéa de l’article 172 et du premier alinéa de l’article 221-2 ».  

Après l'article 14 bis, insérer l'article suivant:

L’avant-dernier alinéa de l’article L. 512‑1 du code de la sécurité intérieure est supprimé.

Après l'article 14 bis, insérer l'article suivant:

Après le sixième alinéa de l’article L. 512‑1 du code de la sécurité intérieure, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Toutefois, par dérogation au sixième alinéa, le fait pour un groupement de collectivités compétent en matière de collecte des déchets ménagers en application du deuxième alinéa de l’article L. 5211‑9‑2 du code général des collectivités territoriales, de lutte contre la pollution de l’air, par la mise en œuvre de zone à faibles émissions notamment, et, plus largement, de protection et de mise en valeur de l’environnement et du cadre de vie, de recruter des agents de police municipale et de les mettre à disposition des communes pour contrôler ces activités ne fait pas obstacle à ce qu’une commune membre de celui-ci puisse mettre en commun des agents de police municipale avec une autre commune. »

Après l'article 14 bis, insérer l'article suivant:

Il est institué, dans les territoires concernés par des problématiques d’occupations illicites de terrains privés et publics par des logements mobiles de personnes issues de la communauté des gens du voyage, un ou des agents de police et de gendarmerie référents spécialement formés à cette problématique.

La liste des commissariats de police et des brigades de gendarmerie concernés par cette mesure est fixée par un arrêté du ministre de l’intérieur.

Les modalités de formation de ces agents référents sont fixées par décret.

Après l'article 14 bis, insérer l'article suivant:

Dans un délai de douze mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport d’information annuel sur les conséquences sécuritaires de l'immigration en France. 


Article 15

À la dernière phrase de l’alinéa 6, substituer aux mots :

« y est mis fin »,

les mots :

« est mis fin à la mesure ».

Supprimer cet article.

Supprimer cet article.

Compléter la seconde phrase de l’alinéa 5 par les mots :

« , et dans les collectivités régies par les articles 73 et 74 de la Constitution du maire ou des maires des communes concernées ».

🖋️ • Rejeté
Paul Molac
7 nov. 2022

Compléter la seconde phrase de l’alinéa 5 par les mots :

« et information des parlementaires et des élus locaux du territoire concernés ».

Compléter cet article par la phrase suivante :

« Cette décision est transmise sans délais aux présidents des collectivités régies par les dispositions de l’article 72 de la Constitution ».

Après l'article 15, insérer l'article suivant:

L’article L. 111‑2 du code de l’action sociale et des familles est ainsi rédigé :

« Art. L. 111‑2. – Les étrangers séjournant en France ne peuvent bénéficier des prestations définies par le présent code s’ils ne résident pas sur le territoire national, dans des conditions légales, depuis au moins cinq ans, hors périodes autorisées pour visa touristique.

« Le premier alinéa n’est pas applicable à l’aide sociale en cas d’admission dans un centre d’hébergement et de réinsertion sociale ou dans un centre d’accueil pour demandeurs d’asile. »

Après l'article 15, insérer la division et l'intitulé suivants:

« Chapitre V

« Renforcer la sécurité dans les établissements pénitentiaires

« Article 15 bis :

« La section 2 du chapitre III du titre II du livre II du code pénitentiaire est ainsi modifiée :

« 1° L’article L. 223‑17 est ainsi modifié :

« À la fin, les mots : « , à l’égard desquelles existe une ou plusieurs raisons sérieuses de penser qu’elles se préparent à commettre une infraction portant atteinte à la sécurité de l’établissement pénitentiaire » sont supprimés.

« 2° L’article L. 223‑18 est ainsi modifié :

« a)  La première phrase est complétée par les mots suivants :

« prévue aux articles L. 223‑18‑1 à L. 223‑18‑3 » ;

« b) La seconde phrase est supprimée.

« 3° Après l’article L. 223‑18 insérer cinq articles ainsi rédigés :

« a) « Art. L. 223‑18‑1. – Constitue une fouille discrète, l’examen du corps vêtu effectuée, en la forme réglementaire, par des moyens techniques, et complétée de l’inspection, faite, le cas échéant, de la veste ou du manteau que l’on a demandé à l’intéressé d’enlever et des autres effets qu’il a en sa possession. 

« « Dans les cas justifiés par des raisons de sécurité, les personnels de surveillance peuvent, sans soupçon précis, procéder à la fouille discrète les personnes mentionnées à l’article L. 223‑17. »

« b) « Art. L. 223‑18‑2. – Constitue une fouille par palpation, l’examen du corps vêtu effectuée, en la forme réglementaire, soit à la main, soit par des moyens techniques, et complétée de l’inspection, faite, le cas échéant, de la veste ou du manteau que l’on a demandé à l’intéressé d’enlever et des autres effets qu’il a en sa possession.

« « Dans les cas justifiés par des raisons de sécurité, les personnels de surveillance peuvent, procéder à une fouille par palpation sur les personnes mentionnées à l’article L223‑17, dont il a des motifs raisonnables de soupçonner qu’ils ont en leur possession un objet interdit ou un élément de preuve relatif à la perpétration d’une infraction. »

« c) « Art. L. 223‑18‑3. – Constitue une fouille à nu, l’examen visuel du corps nu en la forme réglementaire, complété par l’inspection, faite, le cas échéant, des vêtements, des objets qui s’y trouvent et des autres effets que la personne a en sa possession. 

« « Les personnels de surveillance peuvent soumettre toute personne du même sexe mentionnée à l’article L223‑17, à une fouille à nu lorsqu’il existe des raisons sérieuses de soupçonner la détention d’objets ou de substances interdits qui constituant une menace pour la sécurité des personnes ou des biens o un élément de preuve relatif à la perpétration d’un délit ou d’un crime. »

« d) « Art. L. 223‑18‑4. – Les fouilles, peuvent être réalisées au moyen d’un dispositif d’imagerie utilisant des ondes millimétriques.

« « L’analyse des images visualisées est effectuée par les personnels de surveillance.

« « Aucun stockage ou enregistrement des images n’est autorisé. »

« e) « Art. L. 223‑18‑5. – La réalisation des fouilles doit être nécessaire et proportionnée à l’objectif poursuivie. Elle est spécialement motivée et fait l’objet d’un rapport circonstancié transmis au procureur de la République territorialement compétent et à la direction de l’administration pénitentiaire. ».

« 4° Après l’article L. 223‑19 insérer un article ainsi rédigé :

« « Art. L. 223‑20. – Les modalités d’application de la présente section sont fixées par décret en Conseil d’État. ». »

Après l'article 15, insérer la division et l'intitulé suivants:

« Chapitre V

« Rétention de sûreté

Article 15 bis

« I. – Le premier alinéa de l’article 706‑53‑13 du code de la procédure pénale est ainsi rédigé :

« Les personnes dont il est établi, à l’issue d’un réexamen de leur situation intervenant à la fin de l’exécution de leur peine, qu’elles présentent une particulière dangerosité caractérisée par une probabilité élevée de récidive parce qu’elles souffrent d’un trouble de la personnalité, peuvent faire l’objet à l’issue de cette peine d’une rétention de sûreté selon les modalités prévues par le présent chapitre, à la condition qu’elles aient été condamnées à une peine de réclusion criminelle d’une durée égale ou supérieure à quinze ans. ».

Après l'article 15, insérer l'article suivant:

Le chapitre 3 du titre Ier du livre 4 du code la route est complété par un article L. 413‑6 ainsi rédigé :

« Art. L. 413‑6. – Les véhicules de contrôle de la vitesse font l’objet d’une signalisation spécifique de nature à permettre à tout conducteur de les identifier à l’œil nu en toutes circonstances.

« Un décret en Conseil d’État fixe les modalités d’application du présent article. »

Après l'article 15, insérer la division et l'intitulé suivants:

« Chapitre XX

« Faciliter la mutualisation des agents de police municipale

« Le premier alinéa de l’article L. 512‑1 du code de la sécurité intérieure est ainsi rédigé :

« Des communes membres d’un établissement public de coopération intercommunale à fiscalité propre ou membres d’établissements de coopération intercommunale à fiscalité propre limitrophes peuvent avoir un ou plusieurs agents de police municipale en commun, compétents sur le territoire de chacune d’entre elles. »

 

 

Après l'article 15, insérer l'article suivant:

À la deuxième phrase du II bis de l’article 9 de la loi n° 2000‑614 du 5 juillet 2000 relative à l’accueil et à l’habitat des gens du voyage, le mot : « suspend » est remplacé par les mots : « ne suspend pas ». 

 

Après l'article 15, insérer l'article suivant:

Dans un délai de six mois à compter de la publication de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport permettant de faire un état des lieux de la formation aux premiers secours des agents du ministère de l'intérieur et de faire des propositions afin que tous ces agents puissent suivre une telle formation.

Après l'article 15, insérer l'article suivant:

I. – Après l’article L. 731‑1 du code de la sécurité intérieure, il est inséré un article L. 731‑1-1 ainsi rédigé :

« Art. L. 731‑1-1. – Tous les responsables d’établissement et employeurs, publics comme privés, organisent au moins une fois par an une information relative aux conduites à tenir, incluant les gestes qui sauvent, en cas d’évènement mettant en danger la vie des personnes et résultant de la survenance d’un risque majeur mentionné à l’article L. 125 2 du code de l’environnement.

« Un décret en Conseil d’État fixe les modalités d’application du présent article. » 

II. – Le code du travail est ainsi modifié :

1° L’article L. 4141‑1 est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Il organise l’information des travailleurs prévue à l’article L. 731‑1-1 du code de la sécurité intérieure. » ;

2° L’article L. 4644‑1 est ainsi modifié :

a) Le II est ainsi rédigé :

« II. – L’employeur désigne parmi les salariés mentionnés au I au moins un référent chargé de l’information des travailleurs en matière de prévention des risques majeurs prévue à l’article L. 731‑1-1 du code de la sécurité intérieure.

« Ce référent bénéficie d’une formation en matière de prévention des risques mentionnés à l’alinéa précédent et assure l’information des travailleurs. L’employeur peut faire une demande de financement de cette formation aux opérateurs de compétences définis à l’article L. 6332‑1 du présent code, selon les modalités de prise en charge des actions de formation qui leur sont applicables.

« Si l’employeur a recours aux dispositifs prévus aux troisième et quatrième alinéas du I, il peut faire appel aux organismes mentionnés à ces mêmes alinéas dans les conditions prévues pour organiser l’information des travailleurs prévue à l’article L. 731‑1-1 du code de la sécurité intérieure. »

b) Est ajouté un III ainsi rédigé :

« III. – Les modalités d’application du présent article sont déterminées par décret. » ; 

3° Le chapitre III du titre II du livre VIII de la quatrième partie est abrogé.

III. – Le dernier alinéa de l’article L. 312‑13‑1 du code de l’éducation est supprimé.

IV. – L’article 5 de la loi n° 2020‑840 du 3 juillet 2020 visant à créer le statut de citoyen sauveteur, lutter contre l’arrêt cardiaque et sensibiliser aux gestes qui sauvent est abrogé.

V. – Les V et VI de l’article 241 de la loi n° 2022‑217 du 21 février 2022 relative à la différenciation, la décentralisation, la déconcentration et portant diverses mesures de simplification de l’action publique locale sont abrogés.

VI. – Les dispositions du 3° du II, du III et du V entrent en vigueur à une date fixée par décret, et au plus tard le 1er novembre 2023.


Article 16
🖋️ • Adopté11 nov. 2022

I. – Après l’alinéa 3, insérer les deux alinéas suivants : 

« 1° A Au premier alinéa des articles L. 285‑1, L. 286‑1 et L. 287‑1, les mots : « la loi n° 2022‑52 du 24 janvier 2022 relative à la responsabilité pénale et à la sécurité intérieure » sont remplacés par les mots : « la loi n° du   d’orientation et de programmation du ministère de l’intérieur » ;

« 1° B Au premier alinéa de l’article L. 545‑1, les mots : « loi n° 2021‑646 du 25 mai 2021 pour une sécurité globale préservant les libertés » sont remplacés par les mots : « loi n° du   d’orientation et de programmation du ministère de l’intérieur » ».

II. – En conséquence, à l’alinéa 23, substituer à la référence : 

« L. 129‑2 »

la référence : 

« L. 12‑10‑1 ».

III. – En conséquence, rétablir le VI de l’alinéa 25 dans la rédaction suivante :

« VI. – Le titre 4 du livre 2 du code de la route est ainsi modifié :

« 1° L’article L. 243‑2 est ainsi modifié :

« a) Au premier alinéa, les mots : « et les 2° et 3° du II » sont remplacés par les mots : « , les 2° et 3° du II et le IV » ; 

« b) Au second alinéa, les références : « L. 233‑1, L. 233‑2 » sont supprimées ;

« c) Est ajouté un alinéa ainsi rédigé :

« Les articles L. 233‑1 et L. 233‑2 sont applicables en Nouvelle-Calédonie dans leur rédaction résultant de la loi n° du   d’orientation et de programmation du ministère de l’intérieur. »

« 2° Après le premier alinéa de l’article L. 243‑3, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« L’article L. 236‑1 est applicable en Nouvelle-Calédonie dans sa rédaction résultant de la loi n° du  d’orientation et de programmation du ministère de l’intérieur. »

« 3° L’article L. 244‑2 est ainsi modifié :

« a) Les mots : « et les 2° et 3° du II » sont remplacés par les mots : « , les 2° et 3° du II et le IV » ; 

« b) Au second alinéa, les références : « L. 233‑1, L. 233‑2 » sont supprimées ;

« c) Est ajouté un alinéa ainsi rédigé :

« Les articles L. 233‑1 et L. 233‑2 sont applicables en Polynésie française dans leur rédaction résultant de la loi n° du  d’orientation et de programmation du ministère de l’intérieur. »

« 4° Après le premier alinéa de l’article L. 244‑3, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« L’article L. 236‑1 est applicable en Polynésie française dans sa rédaction résultant de la loi n° du   d’orientation et de programmation du ministère de l’intérieur. »

« 5° L’article L. 245‑2 est ainsi modifié :

« a) Les mots : « et les 2° et 3° du II » sont remplacés par les mots : « , les 2° et 3° du II et le IV » ; 

« b) Au second alinéa, les références : « L. 233‑1, L. 233‑2 » sont supprimées ;

« c) Est ajouté un alinéa ainsi rédigé :

« Les articles L. 233‑1 et L. 233‑2 sont applicables dans les îles Wallis et Futuna dans leur rédaction résultant de la loi n° du  d’orientation et de programmation du ministère de l’intérieur. »

« 6° Après le premier alinéa de l’article L. 245‑3, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« L’article L. 236‑1 est applicable dans les îles Wallis et Futuna dans sa rédaction résultant de la loi n° du   d’orientation et de programmation du ministère de l’intérieur. »

IV. – En conséquence, compléter cet article par les seize alinéas suivants :

« VII. – La quatrième ligne du second alinéa des articles L. 832‑1, L. 833‑1, L. 834‑1, L. 835‑1 et L. 836‑1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est remplacée par trois lignes ainsi rédigées :

« 

L. 813‑1 à L. 813‑4 
L. 813‑5La loi n° du   d'orientation et de programmation du ministère de l'intérieur
L. 813‑6 à L. 814‑1 

 ».

« VIII. – Aux articles L. 721‑1, L. 722‑1 et L. 723‑1 du code de justice pénale des mineurs, les mots : « l’ordonnance n° 2022‑478 du 30 mars 2022 portant partie législative du code pénitentiaire » sont remplacés par les mots : « la loi n° du   d’orientation et de programmation du ministère de l’intérieur.

« IX. – Le code rural et de la pêche maritime est ainsi modifié :

« 1° La douzième ligne du tableau du second alinéa de l’article L. 275‑2 est remplacée par trois lignes ainsi rédigées : 

« 

L. 215-1 Résultant de la loi n° 2007‑297 du 5 mars 2007 relative à la prévention de la délinquance 
L. 215-2 à L. 215-2-1Résultant de la loi n° XX du XX d’orientation et de programmation du ministère de l’intérieur
L. 215‑3Résultant de la loi n° 2007‑297 du 5 mars 2007 relative à la prévention de la délinquance

 » ;

2° La quinzième ligne du tableau du second alinéa de l’article L. 275‑5 est remplacée par trois lignes ainsi rédigées :

« 

L. 215-1 Résultant de la loi n° 2007‑297 du 5 mars 2007 relative à la prévention de la délinquance 
L. 215-2 à L. 215-2-1Résultant de la loi n° XX du XX d’orientation et de programmation du ministère de l’intérieur
L. 215‑3Résultant de la loi n° 2007‑297 du 5 mars 2007 relative à la prévention de la délinquance

 » ;

« 3° La douzième ligne du tableau du second alinéa de l’article L. 275‑10 est remplacée par trois lignes ainsi rédigées :

« 

L. 215-1Résultant de la loi n° 2007‑297 du 5 mars 2007 relative à la prévention de la délinquance 
L. 215-2 à L. 215-2-1Résultant de la loi n° du     d’orientation et de programmation du ministère de l’intérieur
L. 215‑3Résultant de la loi n° 2007‑297 du 5 mars 2007 relative à la prévention de la délinquance

 » ;

« X. – L’article 31 de de la loi n° 95‑73 du 21 janvier 1995 d’orientation et de programmation relative à la sécurité est ainsi modifié :

« 1° Les 2° et 3° sont ainsi rétablis :

« 2° Le II de l’article 36 est applicable en Polynésie française, en Nouvelle-Calédonie et dans les îles Wallis et Futuna, dans sa rédaction résultant de la loi n° 2021‑646 du 25 mai 2021 pour une sécurité globale préservant les libertés ;

« 3° L’article 17‑1 est applicable dans les îles Wallis et Futuna, en Polynésie française et en Nouvelle-Calédonie, dans sa rédaction résultant de la loi n° du   d’orientation et de programmation du ministère de l’intérieur.

« Pour son application à Saint-Barthélemy, à Saint-Martin, dans les îles Wallis et Futuna, en Polynésie française et en Nouvelle-Calédonie, les références à l’article L. 312‑7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile sont supprimées. ».

« 2° Le dernier alinéa est supprimé.

« XI. – Le 3° du I de l’article L. 950‑1 du code de commerce est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« L’article L. 310‑5 est applicable dans sa rédaction résultant de la loi n° du  d’orientation et de programmation du ministère de l’intérieur. ».

🖋️ • Adopté17 nov. 2022
Après l'article 16, insérer l'article suivant:

Le Gouvernement remet au Parlement, avant le 1er juillet 2024, deux rapports d’évaluation des politiques publiques en matière de cyber sécurité.

Un premier rapport apprécie la protection des collectivités territoriales et leur vulnérabilité aux intrusions numériques. Des recommandations pour mieux les protéger sont proposées.

Un second rapport évalue la protection des entreprises, en examinant la possibilité de conditionner le remboursement d’une assurance cyber au recours par la victime à un prestataire informatique labellisé.

🖋️ • Adopté
Roger Vicot
8 nov. 2022
Après l'article 16, insérer l'article suivant:

Dans un délai de trois mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport évaluant les techniques d’interpellation permettant de mieux lutter contre les refus d’obtempérer. Ce rapport analyse l’augmentation importante du nombre de tirs notamment sur des véhicules en mouvement depuis ces dernières années. Il apporte des réponses en termes de moyens matériels et de formation professionnelle des personnels de sécurité intérieure. Il examine les évolutions législatives éventuelles.

🖋️ • Adopté
Roger Vicot
8 nov. 2022
Après l'article 16, insérer l'article suivant:

Dans un délai de trois mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport présentant les raisons de constituer des brigades spécialement dédiées à la lutte contre les outrages sexistes et sexuels et chargées d’assurer des patrouilles dans les transports en commun ou tout autre lieu public où ces actes sont le plus souvent commis.

Après la deuxième phrase de l’alinéa 10, insérer la phrase suivante :

« Cette décision est transmise sans délai au Président de la Polynésie française. »

Après la deuxième phrase de l’alinéa 10, insérer la phrase suivante :

« Cette décision est transmise sans délai au Président du Gouvernement de la Nouvelle-Calédonie ».

Après l'article 16, insérer l'article suivant:

Dans un délai de douze mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport évaluant l’application de l’amende forfaitaire délictuelle élargie aux délits cités dans la présente loi ainsi que les possibilités d’inclure dans ce même champ d’application les infractions liées à l’achat et à la détention de produits du tabac contrefaits acquis dans les réseaux de distribution illicites, et particulièrement, auprès de vendeurs à la sauvette.

Après l'article 16, insérer l'article suivant:

Le Gouvernement remet au Parlement, dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, un rapport sur les risques psychosociaux dans les forces de gendarmerie et de la police nationales et l’évaluation des dispositifs de lutte contre le harcèlement, la dépression et le suicide au sein des structures de la gendarmerie et de la police nationales.

Ce rapport permet notamment de :

1° D’évaluer les dispositifs existant de lutte contre les risques psychosociaux en prenant en compte notamment les paramètres liés au management et les conditions réelles d’exercice des fonctions des agents ;

2° D’évaluer les besoins humains, notamment sous l’angle social, pour assurer la mission de soutien aux forces de sécurité intérieure ;

3° De développer une approche globale sur la prévention des risques psychosociaux visant à améliorer la prévention et, en particulier, la prévention de proximité, faciliter la prise en charge individuelle, développer l’accompagnement et améliorer les connaissances spécifiques de nos forces de sécurité.

Après l'article 16, insérer l'article suivant:

Avant le 1er juillet 2023, le Gouvernement remet au Parlement un rapport portant sur la prise en charge des risques psychosociaux auxquels sont exposées les forces de l’ordre et l’efficacité des dispositifs de prévention de ces risques.

🖋️ • Rejeté
Marie Pochon
9 nov. 2022
Après l'article 16, insérer l'article suivant:

Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur la formation des forces de l'ordre, en éclairant notamment les besoins, les volumes horaires accordés et les éventuelles lacunes quant à la prise en charge et l’écoute de la parole du mineur. 

 

Après l'article 16, insérer l'article suivant:

Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur la formation des forces de l’ordre, en éclairant notamment les besoins, les volumes horaires accordés et les éventuelles lacunes quant à la médiation sans violence et la prise en charge des usagers victimes de violence sexistes et sexuelles.

Après l'article 16, insérer l'article suivant:

Dans un délai de douze mois suivant la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur les enquêtes sous pseudonymes, les méthodes utilisées ainsi que les résultats obtenus.

Après l'article 16, insérer l'article suivant:

Le Gouvernement remet au Parlement, avant le 1er janvier 2026, un rapport procédant à l’évaluation de la mise en œuvre de l’article 4 bis de la présente loi.

🖋️ • Rejeté
Roger Vicot
8 nov. 2022
Après l'article 16, insérer l'article suivant:

Dans un délai de trois mois suivant la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport présentant les documents de mises en concurrence des entreprises ainsi que celles qui ont été retenues pour la mise en place du « réseau radio du futur ».

Après l'article 16, insérer l'article suivant:

Dans les trois mois qui suivent la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport en vue de proposer des solutions concrètes et efficaces pour lutter efficacement contre les cyberattaques et plus particulièrement contre les tentatives croissantes de compromission de cibles de haute valeur.

Après l'article 16, insérer l'article suivant:

Avant le 1er septembre 2024, le Gouvernement remet un rapport au Parlement sur l’assurance des risques de cyberattaques définie à l’article 4 de la présente loi. Ce rapport présente un bilan du nombre de plaintes déposées et propose des pistes d’amélioration pour renforcer la prévention et la protection contre le risque cyber.

Après l'article 16, insérer l'article suivant:

Dans les trois mois qui suivent la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport visant à proposer des solutions concrètes pour sensibiliser les entreprises à recourir à une cyber-assurance.

Après l'article 16, insérer l'article suivant:


Dans un délai de six mois après la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur les coûts et les recettes envisageables pour les chambres consulaires afin de leur octroyer une nouvelle prérogative en matière d'indemnisation des dommages causés par les atteintes aux systèmes de traitement automatisé de données. 

Après l'article 16, insérer l'article suivant:

Dans les six mois suivant la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur le nombre de morts et de blessés par tirs policiers suite à un contrôle routier. Ce rapport précisera la méthodologie et les indicateurs utilisés pour l’établissement de ces chiffres.

Après l'article 16, insérer l'article suivant:

I. – Un rapport détaillé est remis par le Gouvernement au Parlement avant le 1er septembre 2023 sur les suites données en matière de sanction aux cas de violences et brimades injustifiées commis par les forces de l’ordre sur l’ensemble du territoire national, notamment concernant les personnes âgées de moins de 30 ans.

II. – Ce rapport indique des mesures concrètes pour améliorer la juste attitude des autorités face à ces écarts de conduite et susceptibles d’éviter la reproduction d’événements de cette nature.

🖋️ • Rejeté
Roger Vicot
8 nov. 2022
Après l'article 16, insérer l'article suivant:

Dans un délai de trois mois suivant la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport portant évaluation de la répression des outrages sexistes.

🖋️ • Rejeté
Marie Pochon
9 nov. 2022
Après l'article 16, insérer l'article suivant:

Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur les possibilités de recueillir plus facilement les plaintes des femmes victimes de violences conjugales en territoire rural. 

 

Après l'article 16, insérer l'article suivant:

Dans les trois mois suivant la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur l’état des réseaux des systèmes d’alerte et d’informations aux populations.

Après l'article 16, insérer l'article suivant:

Le Gouvernement remet au Parlement, dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, un rapport dressant un état des actions mises en oeuvre dans la lutte contre les groupuscules violents, des moyens accordés pour faire face aux reconstitutions de ligue dissoute et sur l'efficacité de la réponse pénale contre les membres de ces groupuscules. 

Après l'article 16, insérer l'article suivant:

Le Gouvernement remet au Parlement, dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, un rapport dressant un état des actions de formation destinée à l’ensemble des acteurs judiciaires sur les conséquences des cyber-violences. Ces dernières peuvent être comprises comme toutes les violences exercées via les outils numériques : insultes, humiliations, intimidations, cyber-harcèlement, cyber-sexisme, pornodivulgation

Après l'article 16, insérer l'article suivant:

Le Gouvernement remet au Parlement, dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, un rapport dressant un état des études statistiques effectuées par le ministère de l’intérieur sur le sujet des cyber-violences, en insistant sur la nécessité d’ajouter les différentes catégories recouvrant les réalités de cyber-violences dans toutes les études statistiques. 

Après l'article 16, insérer l'article suivant:

Le Gouvernement remet au Parlement, dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, un rapport dressant un état des actions mises en œuvre dans la prévention et la lutte contre le délit d’usage de stupéfiants chez les mineurs, aujourd’hui exclus du dispositif d’amende forfaitaire délictuelle prévu à l’alinéa 3 de l’article L. 3421‑1 du code de la santé publique.

Après l'article 16, insérer l'article suivant:

Le Gouvernement remet au Parlement, dans les trois mois suivant la promulgation de la présente loi, un rapport sur la possibilité de revaloriser le régime de retraite des sapeurs-pompiers volontaires afin de revaloriser leur pension lorsque ceux-ci ont accompli un engagement d’une durée minimale d’un an.

Après l'article 16, insérer l'article suivant:

Dans un délai de six mois après l’entrée en vigueur de la présente loi, le Gouvernement remet un rapport au Parlement sur le droit à l’assistance d’un avocat dès le dépôt de plainte.

Après l'article 16, insérer l'article suivant:

Dans un délai de six mois après la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport dressant le bilan de l’ensemble des mesures prises lors du dernier quinquennat. Ce rapport dresse une mesure précise de l’insécurité, ne se limitant aux phénomènes de voie publique, mais à l’ensemble des atteintes à la loi.

Après l'article 16, insérer l'article suivant:

Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur l’accès au cours de français aux adultes primo-arrivants, en éclairant notamment les besoins, les volumes horaires, les éventuelles lacunes sur l’accompagnement des adultes primo-arrivants, lecteurs et non lecteurs, dans leur apprentissage de la langue française.

 

Après l'article 16, insérer l'article suivant:

La présente programmation fera l’objet d’une actualisation présentée devant le Parlement avant la fin de l’année 2024. Cette dernière aura notamment pour objet de consolider la trajectoire financière et l’évolution des équipements et des effectifs jusqu’en 2027. Cette actualisation permettra de vérifier la bonne adéquation entre les objectifs fixés dans la présente loi, les réalisations et les moyens consacrés.

Après l'article 16, insérer l'article suivant:

Dans un délai d’un an à compter de la date de promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport évaluant la faisabilité de mise en œuvre de techniques renforcées d’interception lors du refus d’obtempérer du conducteur d’un engin motorisé à une sommation de s’arrêter émanant d’un fonctionnaire ou d’un agent chargé de constater l’infraction d’une conduite répétant de façon intentionnelle des manœuvres constituant des violations d’obligations particulières de sécurité ou de prudence. 


Chapitre : TITRE II

Compléter l’intitulé du titre II par les mots :

« de l’intérieur ».

TITRE Ier

OBJECTIFS ET MOYENS DU MINISTÈRE DE L’INTÉRIEUR

Article 1

Le rapport sur la modernisation du ministère de l’intérieur annexé à la présente loi est approuvé.

Article 2

Les crédits de paiement du ministère de l’intérieur et les plafonds des taxes affectées à ce ministère, hors charges de pensions, évoluent sur la période 2023‑2027 conformément au tableau suivant :

Crédits de paiement et plafonds des taxes affectées

hors compte d’affectation spéciale « Pensions »

(En millions d’euros)

2022 (pour mémoire)

2023

2024

2025

2026

2027

Budget du ministère de l’intérieur (hors programme 232)

20 784

22 094

22 974

24 074

24 724

25 354

Le périmètre budgétaire concerné intègre :

 La mission « Sécurités » : les programmes « Gendarmerie nationale », « Sécurité civile », « Police nationale » et « Sécurité et éducation routières » ;

2° Dans la mission « Administration générale et territoriale de l’État » : les programmes « Conduite et pilotage des politiques de l’intérieur » et « Administration territoriale de l’État » ;

3° La mission « Immigration, asile et intégration » : les programmes « Intégration et accès à la nationalité française » et « Immigration et asile » ;

4° Dans le compte d’affectation spéciale « Contrôle de la circulation et du stationnement routiers » : les programmes « Structures et dispositifs de sécurité routière » et « Contrôle et modernisation de la politique de la circulation et du stationnement routiers » ;

5° Les taxes affectées à l’Agence nationale des titres sécurisés.

TITRE II

DISPOSITIONS RELATIVES À LA RÉVOLUTION NUMÉRIQUE DU MINISTÈRE

Chapitre Ier

Lutte contre la cybercriminalité

Article 3

L’article 706‑154 du code de procédure pénale est ainsi modifié :

1° Le premier alinéa est ainsi modifié :

a) La première phrase est ainsi rédigée : « Par dérogation à l’article 706‑153, l’officier de police judiciaire peut être autorisé, par tout moyen, par le procureur de la République ou le juge d’instruction à procéder, aux frais avancés du Trésor, à la saisie d’une somme d’argent versée sur un compte ouvert auprès d’un établissement habilité par la loi à tenir des comptes de dépôts ou d’actifs numériques mentionnés à l’article L. 54‑10‑1 du code monétaire et financier. » ;

b) (nouveau) Après la même première phrase, est insérée une phrase ainsi rédigée : « Cette saisie s’applique également aux actifs numériques mis à disposition par des prestataires de services non enregistrés auprès de l’Autorité des marchés financiers dans le cadre de la procédure d’enregistrement préalable définie à l’article L. 54‑10‑4 du même code. » ;

2° Le deuxième alinéa est ainsi modifié :

a) À la première phrase, après les mots : « du compte », sont insérés les mots : « ou au propriétaire de l’actif numérique » et, après les mots : « ce compte », sont insérés les mots : « ou cet actif » ;

b) À la dernière phrase, après le mot : « compte », sont insérés les mots : « , le propriétaire de l’actif numérique » ;

3° Au dernier alinéa, après le mot : « dépôts », sont insérés les mots : « ou sur des actifs numériques mentionnés à l’article L. 54‑10‑1 du code monétaire et financier » et, après les mots : « ce compte », sont insérés les mots : « ou à l’ensemble des actifs numériques détenus ».

Article 4

Le titre II du livre Ier du code des assurances est complété par un chapitre X ainsi rédigé :

« Chapitre X

« L’assurance des risques de cyberattaques

« Art. L. 12101. – Le versement d’une somme en application d’une clause assurantielle visant à l’indemniser de tout dommage causé par une atteinte à un système de traitement automatisé de données mentionnée aux articles 323‑1 à 323‑3‑1 du code pénal est subordonné à la justification du dépôt d’une plainte de la victime auprès des autorités compétentes au plus tard quarante-huit heures après la constatation de l’infraction. »

Article 4 bis a

L’article 323‑1 du code pénal est ainsi modifié :

1° Au premier alinéa, le mot : « deux » est remplacé par le mot : « trois » et le montant : « 60 000 € » est remplacé par le montant : « 100 000 € » ;

2° Au deuxième alinéa, le mot : « trois » est remplacé par le mot : « cinq » et le montant : « 100 000 € » est remplacé par le montant : « 150 000 € » ;

3° Au dernier alinéa, le mot : « cinq » est remplacé par le mot : « sept » et le montant : « 150 000 € » est remplacé par le montant : « 300 000 € ».

Article 4 bis b

À l’article 323‑4-1 du code pénal, les mots : « et à l’encontre d’un système de traitement automatisé de données à caractère personnel mis en œuvre par l’État » sont supprimés.

Article 4 bis c

Après le seizième alinéa du 1° de l’article 398‑1 du code de procédure pénale, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« – les délits d’accès et de maintien frauduleux dans un système de traitement automatisé de données prévus au premier alinéa de l’article 323‑1 du code pénal ; ».

Article 4 bis

L’article 230‑46 du code de procédure pénale est ainsi modifié :

1° A (nouveau) Le 3° est ainsi rédigé :

« 3° Acquérir tout contenu, produit, substance, prélèvement ou service ou transmettre tout contenu en réponse à une demande expresse. Lorsque l’objet de l’acquisition ou de la transmission est illicite, l’opération est autorisée par le procureur de la République ou par le juge d’instruction saisi des faits ; »

1° Après le 3°, il est inséré un 4° ainsi rédigé :

« 4° Dans les mêmes conditions d’autorisation que celles prévues au 3°, en vue de l’acquisition par les personnes susceptibles d’être les auteurs de ces infractions de tout contenu, produit, substance, prélèvement ou service, y compris illicite, mettre à la disposition de ces personnes des moyens juridiques ou financiers ainsi que des moyens de transport, de dépôt, d’hébergement, de conservation et de télécommunication. » ;

2° À l’avant‑dernier alinéa, les mots : « au 3° » sont remplacés par les mots : « aux 3° et 4° ».

Chapitre II

Un équipement à la pointe du numérique

Article 5

I. – (Supprimé)

II. – Le titre Ier du livre II du code des postes et des communications électroniques est ainsi modifié :

1° L’article L. 32 est ainsi modifié :

a) Après le 1°, il est inséré un 1° bis ainsi rédigé :

« 1° bis Communications mobiles critiques à très haut débit.

« On entend par communications mobiles critiques à très haut débit les communications électroniques émises, transmises ou reçues par les services de sécurité et de secours, de protection des populations, de gestion des crises et des catastrophes et présentant les garanties nécessaires à l’exercice de leurs missions en termes de sécurité, d’interopérabilité, de continuité et de résilience. » ;

b) Après le 2° bis, il est inséré un 2° ter ainsi rédigé :

« 2° ter Réseau de communications électroniques des services de secours et de sécurité.

« On entend par réseau de communications électroniques des services de secours et de sécurité un réseau dédié aux services publics mutualisés de communication mobile critique à très haut débit pour les seuls besoins de sécurité et de secours, de protection des populations et de gestion des crises et des catastrophes. Ce réseau est mis à la disposition de ces services dans le cadre des missions relevant de l’État, des collectivités territoriales et de leurs groupements, des services d’incendie et de secours, des services d’aide médicale urgente et de tout organisme public ou privé chargé d’une mission de service public dans le domaine du secours. Il est exploité par l’opérateur défini au 15° ter. » ;

c) Après le 15° bis, il est inséré un 15° ter ainsi rédigé :

« 15° ter Opérateur de réseau de communications électroniques des services de secours et de sécurité.

« On entend par opérateur de réseau de communications électroniques des services de secours et de sécurité l’établissement public chargé d’assurer le service public d’exploitation du réseau de communications électroniques des services de secours et de sécurité et de fourniture à ses utilisateurs d’un service de communications mobiles critiques à très haut débit sécurisé destiné à des missions de sécurité et de secours et reposant sur les principes de continuité de service, de disponibilité, d’interopérabilité et de résilience. » ;

2° Le chapitre II est complété par une section 9 ainsi rédigée :

« Section 9

« Dispositions particulières au réseau de communications électroniques des services de secours et de sécurité

« Art. L. 3416. – I. – Les opérateurs titulaires d’autorisations d’utilisation de fréquences pour établir et exploiter un réseau radioélectrique ouvert au public garantissent la continuité et la permanence des communications mobiles critiques à très haut débit entre les services de l’État et les autres personnes publiques et privées intervenant en matière de sécurité et de secours.

« Les opérateurs titulaires d’autorisations d’utilisation de fréquences pour établir et exploiter un réseau radioélectrique ouvert au public font droit aux demandes d’itinérance, sur leurs réseaux, de l’opérateur du réseau de communications électroniques des services de secours et de sécurité. Cette prestation fait l’objet d’une convention communiquée à l’Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse.

« La convention mentionnée au deuxième alinéa du présent I détermine les conditions techniques et tarifaires de fourniture de la prestation d’itinérance.

« Les différends relatifs aux conditions techniques et tarifaires de la convention mentionnée au présent I sont soumis à l’Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse, dans les conditions prévues à l’article L. 36‑8.

« II. – En cas de congestion, afin de garantir l’acheminement des communications mobiles critiques à très haut débit, les opérateurs retenus dans le cadre du marché public visant à répondre aux besoins de l’opérateur de réseau de communications électroniques des services de secours et de sécurité font droit aux demandes d’accès prioritaires de celui‑ci aux réseaux ouverts au public interconnectés, fondées sur des impératifs de sécurité publique, conformément au règlement (UE) 2015/2120 du Parlement européen et du Conseil du 25 novembre 2015 établissant des mesures relatives à l’accès à un internet ouvert et aux prix de détail pour les communications à l’intérieur de l’Union européenne réglementées et modifiant la directive 2002/22/CE et le règlement (UE) n° 531/2012.

« III. – Un décret en Conseil d’État détermine les modalités de compensation des investissements identifiables et spécifiques mis en œuvre en application du I, à la demande de l’État, par les opérateurs titulaires d’autorisations d’utilisation de fréquences pour établir et exploiter un réseau radioélectrique ouvert au public, sauf dans les cas où ces prestations ont fait l’objet d’un marché public.

« IV. – L’opérateur mentionné au 15° ter de l’article L. 32 et le réseau de communications électroniques des services de secours et de sécurité mentionné au 2° ter du même article L. 32 sont soumis au respect des règles applicables à l’établissement et à l’exploitation des réseaux ouverts au public et à la fourniture au public de services de communications électroniques, à l’exception des règles prévues aux f, f bis, f ter, ghjkn, n bis, n ter et p du I et aux II, V et VI de l’article L. 33‑1 et aux articles L. 33‑7, L. 33‑9, L. 33‑12, L. 33‑12‑1, L. 34 et L. 35 à L. 35‑7. »

III (nouveau). – A. – Un établissement public de l’État a pour objet d’assurer :

1° La mise en œuvre et l’exploitation du réseau de communications électroniques des services mutualisés de secours et de sécurité ;

2° La fourniture aux utilisateurs de ce réseau d’un service de communications mobiles critiques à très haut débit sécurisé destiné à des missions de sécurité et de secours, de protection des populations et de gestion des crises et des catastrophes, à la demande de l’État, des collectivités territoriales ou de leurs groupements, des services d’incendie et de secours, des services d’aide médicale urgente ou de tout organisme public ou privé chargé d’une mission de service public dans les domaines de la sécurité et du secours.

B. – L’établissement est administré par un conseil d’administration et dirigé par un directeur. Le président du conseil d’administration et le directeur de l’établissement sont nommés par décret pour une durée de trois ans, renouvelable une fois.

Le conseil d’administration comprend, outre son président, des représentants de l’État, qui disposent de la majorité des sièges, un représentant des communes, un représentant des départements, des représentants des services d’incendie et de secours et des opérateurs d’importance vitale, une personnalité qualifiée dans les domaines de compétences de l’établissement et un représentant élu du personnel de l’établissement.

C. – Les ressources de l’établissement sont constituées :

1° Des subventions de l’État, des collectivités publiques ou de toute personne publique ou privée ;

2° Des rémunérations des prestations et des produits des ventes effectuées dans le cadre de ses missions ;

3° Des subventions d’investissement et de fonctionnement versées par les personnes ayant décidé d’utiliser les services fournis par l’établissement ;

4° Les emprunts autorisés ;

5° Des dons et legs ;

6° Toutes les recettes autorisées par les lois et règlements.

Les conventions conclues entre l’établissement et les services utilisateurs concernés précisent les modalités financières et comptables des rémunérations et subventions mentionnées aux 2° et 3° du présent C.

L’établissement public est soumis au contrôle économique et financier de l’État.

D. – Un décret en Conseil d’État définit les conditions d’application du B du présent III. Il précise notamment la composition du conseil d’administration, les conditions et les modalités de désignation de ses membres, les modalités de fonctionnement du conseil d’administration ainsi que ses attributions et celles du directeur.

E. – Les biens, droits et obligations transférés à l’établissement le sont à titre gratuit et ne donnent lieu au paiement d’aucune indemnité, ni d’aucun droit, taxe ou contribution prévue à l’article 879 du code général des impôts.

TITRE III

DISPOSITIONS RELATIVES À L’ACCUEIL DES VICTIMES ET À LA RÉPRESSION DES INFRACTIONS

Chapitre Ier

Améliorer l’accueil des victimes

Article 6

Le code de procédure pénale est ainsi modifié :

1° Après l’article 15‑3‑1, il est inséré un article 15‑3‑1‑1 ainsi rédigé :

« Art. 15311. – Toute victime d’une infraction pénale peut, dans les cas d’atteinte aux biens ou d’atteinte aux personnes et selon des modalités prévus par décret, déposer plainte et voir recueillir sa déposition par les services ou unités de police judiciaire par un moyen de télécommunication audiovisuelle garantissant la confidentialité de la transmission.

« La victime est avisée de ses droits énumérés à l’article 10‑2.

« Le procès-verbal de réception de plainte et le récépissé sont établis et adressés selon les modalités prévues à l’article 15‑3‑1.

« La plainte par un moyen de télécommunication audiovisuelle ne peut être imposée à la victime.

« Si la nature ou la gravité des faits le justifie, le dépôt d’une plainte par la victime selon les modalités prévues au présent article ne dispense pas les enquêteurs de procéder à son audition.

« Un décret en Conseil d’État, pris après avis de la Commission nationale de l’informatique et des libertés, définit les modalités d’application du présent article. Il précise notamment les infractions auxquelles la procédure prévue au présent article est applicable et les modalités d’accompagnement de la victime qui y a recours. » ;

2° La troisième phrase du deuxième alinéa de l’article 706‑71 est ainsi rédigée : « Il est dressé un procèsverbal des opérations qui ont été effectuées. »

Article 6 bis

L’article 10‑2 du code de procédure pénale est complété par un 11° ainsi rédigé :

« 11° D’être reçues, entendues et prises en charge par un officier de liaison formé à la prise en charge, au traitement et à l’accompagnement des personnes victimes de discriminations liées à leur identité de genre ou à leur orientation sexuelle. »

Chapitre II

Mieux lutter contre les violences intrafamiliales et sexistes et protéger les personnes

Article 7

I. – Le chapitre II du titre II du livre II du code pénal est ainsi modifié :

1° La section 4 devient la section 7 et la section 4 est ainsi rétablie :

« Section 4

« De l’outrage sexiste et sexuel

« Art. 2223311. – I. – Est puni de 3 750 euros d’amende le fait, hors les cas prévus aux articles 222‑13, 222‑32, 222‑33 et 222‑33‑2‑2, d’imposer à une personne tout propos ou comportement à connotation sexuelle ou sexiste qui soit porte atteinte à sa dignité en raison de son caractère dégradant ou humiliant, soit crée à son encontre une situation intimidante, hostile ou offensante, lorsque ce fait est commis :

« 1° Par une personne qui abuse de l’autorité que lui confèrent ses fonctions ;

« 2° Sur un mineur de quinze ans ;

« 3° Sur une personne dont la particulière vulnérabilité, due à son âge, à une maladie, à une infirmité, à une déficience physique ou psychique ou à un état de grossesse, est apparente ou connue de son auteur ;

« 4° Sur une personne dont la particulière vulnérabilité ou dépendance résultant de la précarité de sa situation économique ou sociale est apparente ou connue de son auteur ;

«  Par plusieurs personnes agissant en qualité d’auteur ou de complice ;

« 6° Dans un véhicule affecté au transport collectif de voyageurs ou au transport public particulier ou dans un lieu destiné à l’accès à un moyen de transport collectif de voyageurs ;

« 7° En raison de l’orientation sexuelle ou de l’identité de genre, vraie ou supposée, de la victime ;

« 8° Par une personne déjà condamnée pour la contravention d’outrage sexiste et qui commet la même infraction en étant en état de récidive dans les conditions prévues au second alinéa de l’article 132‑11.

« II. – Pour le délit prévu au I du présent article, y compris en cas de récidive, l’action publique peut être éteinte, dans les conditions prévues aux articles 495‑17 à 495‑25 du code de procédure pénale, par le versement d’une amende forfaitaire d’un montant de 300 euros. Le montant de l’amende forfaitaire minorée est de 250 euros et le montant de l’amende forfaitaire majorée est de 600 euros. » ;

2° Les sections 3 bis, 3 ter, 5, 6 et 7 deviennent respectivement les sections 5, 6, 8, 9 et 10 ;

3° L’article 222‑44 est ainsi modifié :

a) Au premier alinéa du I, la référence : « 4 » est remplacée par les mots : « 7, à l’exception de la section 4 » ;

b) Au premier alinéa du II, les mots : « 3 ter et 4 » sont remplacés par les mots : « 6 et 7 » ;

4° Au premier alinéa de l’article 222‑45, la référence : « 4 » est remplacée par la référence : « 7 » ;

5° À l’article 222‑48‑2, la référence : « 3 bis » est remplacée par la référence : « 5 » ;

6° La section 5 est complétée par un article 222‑48‑5 ainsi rédigé :

« Art. 222485.  Les personnes coupables du délit prévu à l’article 2223311 encourent également les peines complémentaires suivantes :

« 1° La peine de stage prévue aux 1°, 4°, 5° ou 7° de l’article 131‑5‑1 ;

« 2° La peine de travail d’intérêt général pour une durée de vingt à cent vingt heures. »

II. – (Non modifié) Le titre II du livre VI du code pénal est abrogé.

III. – (Non modifié) À l’avant‑dernier alinéa de l’article 21 du code de procédure pénale, les mots : « les contraventions prévues à l’article 621‑1 » sont remplacés par les mots : « la contravention d’outrage sexiste et le délit prévu à l’article 222‑33‑1‑1 ».

IV. – (Non modifié) Au premier alinéa du I de l’article L. 2241‑1 du code des transports, les mots : « les contraventions prévues à l’article 621‑1 » sont remplacés par les mots : « la contravention d’outrage sexiste, le délit prévu à l’article 222‑33‑1‑1 ».

V. – Le présent article entre en vigueur le premier jour du troisième mois suivant la promulgation de la présente loi.

Article 7 bis

I. – Le chapitre II du titre II du livre II du code pénal est ainsi modifié :

1° Le paragraphe 2 de la section 1 est ainsi modifié :

a) (nouveau) Au 4° bis des articles 222‑12 et 222‑13 : les mots : « toute personne chargée d’une mission de service public » sont remplacés par les mots : « une personne chargée d’une mission de service public autre que celles mentionnées à l’article 222‑14‑5 du présent code » ;

b) Au premier alinéa du I de l’article 222‑14‑5, les mots : « ou un agent de l’administration pénitentiaire » sont remplacés par les mots : « , un agent de l’administration pénitentiaire ou le titulaire d’un mandat électif public » ;

2° (nouveau) La section 5 est ainsi modifiée :

a) Au deuxième alinéa de l’article 222‑47, les mots : « et 222‑14‑2 » sont remplacés par les mots : « , 222‑14‑2 et 222‑14‑5 » ;

b) À l’article 222‑48, après la référence : « 222‑14‑4 », est insérée la référence : « , 222‑14‑5 ».

II. – (Non modifié) À l’article 721‑1‑2 du code de procédure pénale, après le mot : « publique », sont insérés les mots : « ainsi que les personnes condamnées à une peine privative de liberté pour une ou plusieurs infractions mentionnées aux articles L. 233‑1 et L. 233‑1‑1 du code de la route ».

III. – (Non modifié) Le code de la route est ainsi modifié :

1° Au I de l’article L. 233‑1, le mot : « deux » est remplacé par le mot : « trois » et le montant : « 15 000 euros » est remplacé par le montant : « 30 000 euros » ;

2° Le IV de l’article L. 236‑1 est complété par les mots : « ou lorsque les faits ont été commis dans des circonstances exposant directement autrui à un risque de mort ou de blessures de nature à entraîner une mutilation ou une infirmité permanente ».

Article 8

I. – Le second alinéa de l’article 223‑15‑2 du code pénal est ainsi modifié :

1° Après le mot : « droit », sont insérés les mots : « ou en bande organisée par les membres » ;

2° Le mot : « cinq » est remplacé par le mot : « sept » ;

3° Le montant : « 750 000 euros » est remplacé par le montant : « un million d’euros ».

II. – Le code de procédure pénale est ainsi modifié :

1° L’article 74‑2 est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Si les nécessités de l’enquête pour rechercher la personne en fuite l’exigent, les sections 1, 2 et 4 à 6 du chapitre II du titre XXV du livre IV sont applicables lorsque la personne concernée a fait l’objet de l’une des décisions mentionnées aux 1° à 3° et 6° du présent article pour l’une des infractions mentionnées aux articles 706‑73 et 706‑73‑1. » ;

2° L’article 706‑73 est ainsi modifié :

a) Après le 1°, il est inséré un 1° bis ainsi rédigé :

« 1° bis Crime de meurtre commis en concours, au sens de l’article 132‑2 du code pénal, avec un ou plusieurs autres meurtres ; »

b) Après le 2°, il est inséré un 2° bis ainsi rédigé :

«  bis Crime de viol commis en concours, au sens de l’article 1322 du code pénal, avec un ou plusieurs autres viols commis sur d’autres victimes ; »

c) Le 20° est ainsi rétabli :

« 20° Délit d’abus frauduleux de l’état d’ignorance ou de faiblesse commis en bande organisée prévu au second alinéa de l’article 223‑15‑2 du code pénal. »

TITRE IV

DISPOSITIONS VISANT À ANTICIPER LES MENACES ET CRISES

Chapitre Ier

Renforcer la filière investigation

Article 9

L’article 16 du code de procédure pénale est ainsi modifié :

1° Au 2°, les mots : « comptant au moins trois ans de service dans la gendarmerie, » sont supprimés ;

2° Au 4°, les mots : « comptant au moins trois ans de services dans ce corps, » sont supprimés ;

 Au neuvième alinéa, les mots : « fonctionnaires visés au 4° ne peuvent recevoir l’habilitation prévue à l’alinéa précédent que » sont remplacés par les mots : « gendarmes mentionnés au 2° et les fonctionnaires mentionnés au 4° ne peuvent recevoir l’habilitation prévue au huitième alinéa que s’ils comptent au moins trente mois de services à compter de leur entrée en formation initiale, dont au moins six mois effectués dans un emploi comportant l’exercice des attributions attachées à la qualité d’agent de police judiciaire, et ».

Article 10

I. – Le code de procédure pénale est ainsi modifié :

1° L’article 15 est ainsi modifié :

a) Le 3° devient le 4° ;

b) Le 3° est ainsi rétabli :

« 3° Les assistants d’enquête de la police nationale et de la gendarmerie nationale ; »

2° La section 4 du chapitre Ier du titre Ier du livre Ier devient une section 5 et la section 4 est ainsi rétablie :

« Section 4

« Des assistants d’enquête

« Art. 213. – Les assistants d’enquête sont recrutés parmi les militaires du corps de soutien technique et administratif de la gendarmerie nationale et les personnels administratifs de catégorie B de la police nationale et de la gendarmerie nationale, ayant satisfait à une formation sanctionnée par un examen certifiant leur aptitude à assurer les missions que la loi leur confie.

« Les assistants d’enquête ont pour mission de seconder, dans l’exercice de leurs fonctions, les officiers et agents de police judiciaire de la police nationale et de la gendarmerie nationale, aux seules fins d’effectuer, à la demande expresse et sous le contrôle de l’officier de police judiciaire ou, lorsqu’il est compétent, de l’agent de police judiciaire, les actes suivants et d’en établir les procès‑verbaux :

« 1° Procéder à la convocation de toute personne devant être entendue par un officier ou agent de police judiciaire et contacter, le cas échéant, l’interprète nécessaire à cette audition ;

« 2° Procéder à la notification de leurs droits aux victimes en application de l’article 10‑2 ;

«  Procéder, avec l’autorisation préalable du procureur de la République ou du juge des libertés et de la détention lorsque celle‑ci est prévue, aux réquisitions prévues aux articles 60, 60‑3, 77‑1 et 99‑5 ainsi qu’à celles prévues aux articles 601 et 7711 lorsqu’elles concernent des enregistrements issus de système de vidéoprotection ;

« 4° Informer par téléphone de la garde à vue les personnes mentionnées à l’article 63‑2 ;

« 5° Procéder aux diligences prévues à l’article 63‑3 ;

« 6° Informer l’avocat désigné ou commis d’office de la nature et de la date présumée de l’infraction sur laquelle porte l’enquête en application de l’article 63‑3‑1 ;

« 7° Procéder aux convocations prévues à l’article 390‑1 ;

« 8° Procéder aux transcriptions des enregistrements prévus à l’article 100‑5 et au troisième alinéa de l’article 706‑95‑18 préalablement identifiés comme nécessaires à la manifestation de la vérité par les officiers de police judiciaire ou les agents de police judiciaire.

« En cas de difficulté rencontrée dans l’exécution de ces missions et notamment d’impossibilité de prévenir ou de contacter les personnes mentionnées aux 1° et 4° à 6° du présent article, l’officier ou l’agent de police judiciaire en est immédiatement avisé.

« Un décret en Conseil d’État précise les modalités d’application du présent article, notamment les modalités de l’affectation des assistants d’enquête, celles selon lesquelles ils prêtent serment à l’occasion de cette affectation et celles selon lesquelles ils procèdent aux transcriptions des enregistrements prévus à l’article 100‑5 et au troisième alinéa de l’article 706‑95‑18. » ;

3° Au premier alinéa de l’article 10‑2, après le mot : « judiciaire », sont insérés les mots : « ou, sous leur contrôle, les assistants d’enquête » ;

4° Le chapitre Ier du titre II du livre Ier est ainsi modifié :

a) Aux premier et dernier alinéas de l’article 60, après la seconde occurrence du mot : « judiciaire », sont insérés les mots : « ou l’assistant d’enquête » ;

b) À la première phrase du premier alinéa de l’article 60‑1, après la seconde occurrence du mot : « judiciaire », sont insérés les mots : « ou, dans le cas prévu au 3° de l’article 21‑3, l’assistant d’enquête » ;

c) À la première phrase de l’article 60‑3, après la seconde occurrence du mot : « judiciaire », sont insérés les mots : « ou l’assistant d’enquête » ;

d) Au deuxième alinéa du I de l’article 632, après le mot : « enquêteurs », sont insérés les mots : « ou, sous leur contrôle, aux assistants d’enquête » ;

e) À l’avant‑dernière phrase du premier alinéa de l’article 63‑3, après le mot : « enquêteurs », sont insérés les mots : « ou, sous leur contrôle, aux assistants d’enquête » ;

f) Au quatrième alinéa de l’article 63‑3‑1, après la seconde occurrence du mot : « judiciaire », sont insérés les mots : « ou un assistant d’enquête » ;

5° Le chapitre II du même titre II est ainsi modifié :

a) L’article 77‑1 est ainsi modifié :

– au premier alinéa, après le mot : « judiciaire », sont insérés les mots : « ou, sous le contrôle de ces derniers, l’assistant d’enquête » ;

– à la première phrase du troisième alinéa, après le mot : « judiciaire », sont insérés les mots : « ou, sous leur contrôle, les assistants d’enquête » ;

b) À la première phrase du premier alinéa de l’article 77‑1‑1, après le mot : « judiciaire », sont insérés les mots : « ou, dans le cas prévu au 3° de l’article 21‑3 et sous le contrôle de ces derniers, l’assistant d’enquête » ;

6° La section 3 du chapitre Ier du titre III du même livre Ier est ainsi modifiée :

a) À l’article 99‑5, après le mot : « judiciaire », sont insérés les mots : « ou, sous le contrôle de ce dernier, l’agent de police judiciaire ou l’assistant d’enquête » ;

b) La première phrase du premier alinéa de l’article 100‑5 est ainsi rédigée : « Le juge d’instruction, l’officier de police judiciaire commis par lui ou l’agent de police judiciaire ou l’assistant d’enquête agissant sous le contrôle de cet officier transcrit la correspondance utile à la manifestation de la vérité. » ;

7° À l’article 230, après le mot : « adjoints », sont insérés les mots : « , aux assistants d’enquête de la police nationale et de la gendarmerie nationale » ;

8° Au premier alinéa de l’article 390‑1, après le mot : « judiciaire, », sont insérés les mots : « un assistant d’enquête agissant sous le contrôle de l’officier ou de l’agent de police judiciaire, » ;

9° À la première phrase du troisième alinéa de l’article 706‑95‑18, après le mot : « responsabilité », sont insérés les mots : « ou l’assistant d’enquête agissant sous le contrôle de l’officier de police judiciaire ».

I bis.  (Non modifié) Au premier alinéa de l’article L. 5223 du code de la sécurité intérieure, la référence : «  » est remplacée par la référence : «  ».

II. – Le Gouvernement remet au Parlement, avant le 1er janvier 2026, un rapport procédant à l’évaluation de la mise en œuvre du présent article. Cette évaluation porte notamment sur le recrutement et la formation des assistants d’enquête et l’adéquation des missions qui leur sont confiées aux besoins des services d’enquête et au respect des droits de la défense.

Article 10 bis

Les deux premiers alinéas de l’article 20 du code de procédure pénale sont ainsi rédigés :

« Sous réserve des dispositions de l’article 20‑1, sont agents de police judiciaire :

«  Les militaires de la gendarmerie nationale, autres que les volontaires, n’ayant pas la qualité d’officier de police judiciaire ; ».

Chapitre II

Renforcer la fonction investigation

Article 11

I. – Le code de procédure pénale est ainsi modifié :

1° A L’article 55‑1 est ainsi modifié :

a) Après le deuxième alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« L’officier de police judiciaire peut également procéder, ou faire procéder sous son contrôle, aux opérations permettant l’enregistrement, la comparaison et l’identification des résultats des opérations de relevés signalétiques dans les fichiers mentionnés au deuxième alinéa, selon les règles propres à chacun de ces fichiers. » ;

b) À la première phrase du dernier alinéa, les mots : « du troisième » sont remplacés par les mots : « de l’avant‑dernier » ;

1° L’article 60 est ainsi modifié :

a) Après le premier alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Lorsqu’ils sont sollicités à cet effet par l’officier de police judiciaire ou, sous le contrôle de ce dernier, par l’agent de police judiciaire, les services ou organismes de police technique et scientifique de la police nationale et de la gendarmerie nationale peuvent directement procéder à des constatations et à des examens techniques ou scientifiques relevant de leur compétence sans qu’il soit nécessaire d’établir une réquisition à cette fin. » ;

b) Au deuxième alinéa, les mots : « ainsi appelées » sont remplacés par les mots : « mentionnées au premier alinéa » ;

1° bis L’article 60‑3 est ainsi modifié :

a) (Supprimé)

b) Il est ajouté un alinéa ainsi rédigé :

« Les opérations mentionnées au premier alinéa du présent article peuvent être réalisées par les services ou organismes de police technique et scientifique de la police nationale et de la gendarmerie nationale dans les conditions prévues au deuxième alinéa de l’article 60. » ;

1° ter L’article 76‑2 est ainsi modifié :

a) Au premier alinéa, les mots : « de prélèvements externes » sont supprimés ;

b) Au second alinéa, les mots : « , deuxième, troisième et dernier » sont remplacés par les mots : « quatre derniers » ;

2° Le deuxième alinéa de l’article 77‑1 est ainsi rédigé :

« Les quatre derniers alinéas de l’article 60 sont applicables. » ;

2° bis L’article 77‑1‑3 est ainsi modifié :

a) (Supprimé)

b) (nouveau) Il est ajouté un alinéa ainsi rédigé :

« Le second alinéa du même article 60‑3 est applicable. » ;

3° L’article 99‑5 est ainsi modifié :

a) (Supprimé)

b) (nouveau) Il est ajouté un alinéa ainsi rédigé :

« Le second alinéa du même article 60‑3 est applicable. » ;

4° Au premier alinéa de l’article 154‑1, les mots : « de prélèvements externes » sont supprimés ;

4° bis À la deuxième phrase du premier alinéa de l’article 167, le mot : « quatrième » est remplacé par le mot : « dernier » ;

4° ter À la seconde phrase du deuxième alinéa de l’article 230‑1, le mot : « deuxième » est remplacé par le mot : « troisième » ;

5° Le I de l’article 706‑56 est ainsi modifié :

a) Le deuxième alinéa est ainsi modifié :

 au début, est ajoutée une phrase ainsi rédigée : « L’analyse mentionnée au premier alinéa du présent I est réalisée par les services ou organismes de police technique et scientifique mentionnés à l’article 157‑2 à la demande de l’officier de police judiciaire ou, sous son contrôle, de l’agent de police judiciaire. » ;

 le début de la première phrase est ainsi rédigée : « Ces derniers peuvent également requérir pour y procéder toute… (le reste sans changement). » ;

– à la même première phrase, le mot : « deuxième » est remplacé par le mot : « troisième » ;

 à la seconde phrase, le mot : « réquisitions » est remplacé par les mots : « demandes d’analyse » ;

b) Au troisième alinéa, les mots : « personnes requises » sont remplacés par les mots : « services, organismes ou personnes appelés à réaliser les analyses ».

II. – (Non modifié) À la première phrase du b du 2° de l’article L. 423‑4 du code de la justice pénale des mineurs, les mots : « par le troisième » sont remplacés par les mots : « à l’avant‑dernier ».

Article 12

I. – La section 1 du chapitre Ier du titre Ier du livre Ier du code de procédure pénale est complétée par un article 15‑5 ainsi rédigé :

« Art. 155. – Seuls les personnels spécialement et individuellement habilités à cet effet peuvent procéder à la consultation de traitements au cours d’une enquête ou d’une instruction.

« La réalité de cette habilitation spéciale et individuelle peut être contrôlée à tout moment par un magistrat, à son initiative ou à la demande d’une personne intéressée. L’absence de la mention de cette habilitation sur les différentes pièces de procédure résultant de la consultation de ces traitements n’emporte pas, par elle‑même, nullité de la procédure. »

II. – Après l’article 55 bis du code des douanes, il est inséré un article 55 ter ainsi rédigé :

« Art. 55 ter. – Seuls les agents des douanes, spécialement et individuellement habilités à cet effet, peuvent procéder à la consultation de traitements au cours d’une enquête ou d’un contrôle.

« La réalité de cette habilitation spéciale et individuelle peut être contrôlée à tout moment par un magistrat, à son initiative ou à la demande d’une personne intéressée. L’absence de la mention de cette habilitation sur les différentes pièces de procédure résultant de la consultation de ces traitements n’emporte pas, par elle‑même, nullité de la procédure. »

Article 12 bis

I. – À l’article 17‑1 de la loi n° 95‑73 du 21 janvier 1995 d’orientation et de programmation relative à la sécurité, après le mot : « étrangers », sont insérés les mots : « et des demandes de visa ou d’autorisation de voyage prévus aux articles L. 312‑1, L. 312‑2 et L. 312‑7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ».

II. – Le chapitre IV du titre III du livre II du code de la sécurité intérieure est ainsi modifié :

1° À la seconde phrase de l’article L. 234‑3, après le mot : « nationales », sont insérés les mots : « , par des agents des douanes individuellement désignés et spécialement habilités, pour le seul exercice des missions et interventions qui le justifient, dans le cadre des pouvoirs qui leur sont conférés en application des sections 2, 7 et 7 bis du chapitre IV du titre II du code des douanes, » ;

2° Au premier alinéa de l’article L. 234‑4, les références : « , 4° et 5° » sont remplacés par la référence : « à 6° ».

Article 13

I. – Le dernier alinéa de l’article 77‑1‑1 du code de procédure pénale est remplacé par sept alinéas ainsi rédigés :

« Sans préjudice des instructions et autorisations particulières pouvant être données pour une procédure déterminée, les réquisitions prévues au présent article peuvent faire l’objet d’autorisations du procureur de la République résultant d’instructions générales prises en application de l’article 39‑3 et concernant des crimes ou délits punis d’une peine d’emprisonnement, limitativement énumérés par ce magistrat, lorsqu’elles sont nécessaires à la manifestation de la vérité et ont pour objet :

« 1° La remise d’enregistrements issus d’un système de vidéoprotection concernant les lieux dans lesquels l’infraction a été commise ou les lieux dans lesquels seraient susceptibles de se trouver ou de s’être trouvées les personnes contre lesquelles il existe une ou plusieurs raisons plausibles de soupçonner qu’elles ont commis ou tenté de commettre ladite infraction ;

« 2° La recherche des comptes bancaires dont est titulaire une personne contre laquelle il existe une ou plusieurs raisons plausibles de soupçonner qu’elle a commis ou tenté de commettre l’infraction, ainsi que le solde de ces comptes ;

« 3° La fourniture de listes de salariés, de collaborateurs, de personnels et de prestataires de service de sociétés de droit privé ou public, lorsque l’enquête porte sur les délits prévus aux articles L. 8224‑1 et L. 8224‑2 du code du travail ;

« 4° La remise de données relatives à l’état‑civil, aux documents d’identité et aux titres de séjour concernant la personne contre laquelle il existe une ou plusieurs raisons plausibles de soupçonner qu’elle a commis ou tenté de commettre l’infraction ;

« 5° La remise de données relatives à la lecture automatisée de plaques d’immatriculation, lorsque l’infraction a été commise en utilisant un véhicule et que ces données sont susceptibles de permettre de localiser une personne contre laquelle il existe une ou plusieurs raisons plausibles de soupçonner qu’elle a commis ou tenté de commettre l’infraction.

« Ces instructions générales précisent les réquisitions autorisées selon les infractions retenues, au regard de leur nature ou de leur gravité. Leur durée ne peut excéder six mois. Le procureur de la République peut les renouveler pour une même durée, les modifier ou y mettre fin avant leur terme. Il est immédiatement avisé de la délivrance des réquisitions réalisées en application de ses instructions générales. Cet avis précise les infractions pour lesquelles la réquisition a été établie. Le procureur de la République peut ordonner que cette réquisition soit rapportée. »

II (nouveau). – Dans un délai de deux ans à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport d’évaluation de l’extension des autorisations générales de réquisition du procureur de la République.

Article 13 bis

I. – Le code de procédure pénale est ainsi modifié :

1° Au cinquième alinéa de l’article 57‑1, après le mot : « judiciaire », sont insérés les mots : « ou, sous leur contrôle, les agents de police judiciaire » ;

2° L’article 74 est ainsi modifié :

a) Au premier alinéa, après le mot : « avisé », sont insérés les mots : « ou, sous son contrôle, l’agent de police judiciaire » ;

b) La seconde phrase du deuxième alinéa est complétée par les mots : « ou, sous le contrôle de ce dernier, un agent de police judiciaire de son choix » ;

3° À la première phrase du premier alinéa de l’article 74‑1, les mots : « , assistés le cas échéant des agents de police judiciaire, » sont remplacés par les mots : « ou, sous leur contrôle, les agents de police judiciaire » ;

3° bis (nouveau) À l’article 76‑3, après le mot : « police », sont insérés les mots : « judiciaire ou, sous son contrôle, l’agent de police judiciaire » ;

4° Le premier alinéa de l’article 78‑3 est ainsi modifié :

a) À la troisième phrase, le mot : « celui‑ci » est remplacé par les mots : « l’officier de police judiciaire ou, sous le contrôle de celui‑ci, par un agent de police judiciaire » ;

b) À la dernière phrase, après le mot : « judiciaire », sont insérés les mots : « ou, sous le contrôle de celui‑ci, l’agent de police judiciaire » ;

5° À l’article 97‑1, après le mot : « judiciaire », sont insérés les mots : « ou, sous le contrôle de celui‑ci, l’agent de police judiciaire » ;

6° Au deuxième alinéa de l’article 99‑4, après le mot : « police », sont insérés les mots : « judiciaire ou, sous le contrôle de celui‑ci, l’agent de police judiciaire » ;

7° (Supprimé) 

8° À l’article 100‑3 et à la première phrase du premier alinéa de l’article 100‑4, après le mot : « lui », sont insérés les mots : « ou, sous le contrôle de ce dernier, l’agent de police judiciaire » ;

9° Au troisième alinéa du I de l’article 706‑56, les mots : « ou du juge d’instruction » sont remplacés par les mots : « , du juge d’instruction ou, sous le contrôle de l’officier de police judiciaire, de l’agent de police judiciaire ».

II. – (Non modifié) Au premier alinéa de l’article L. 813‑5 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, après le mot : « informé », sont insérés les mots : « par l’officier de police judiciaire ou, sous le contrôle de celui‑ci, par l’agent de police judiciaire ».

Chapitre III

Améliorer la réponse pénale

Article 14

I. – (Supprimé)

bis (nouveau). – L’article L. 310‑5 du code de commerce est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Pour l’infraction mentionnée au 2° du présent article, l’action publique peut être éteinte, y compris en cas de récidive, dans les conditions prévues aux articles 495‑17 à 495‑25 du code de procédure pénale, par le versement d’une amende forfaitaire d’un montant de 300 euros. Le montant de l’amende forfaitaire minorée est de 250 euros et le montant de l’amende forfaitaire majorée est de 600 euros. »

II. – Le code pénal est ainsi modifié :

1° L’article 313‑5 est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« L’action publique peut être éteinte, y compris en cas de récidive, dans les conditions prévues aux articles 495‑17 à 495‑25 du code de procédure pénale, par le versement d’une amende forfaitaire d’un montant de 300 euros. Le montant de l’amende forfaitaire minorée est de 250 euros et le montant de l’amende forfaitaire majorée est de 600 euros. » ;

2° L’article 322‑1 est ainsi modifié :

a) Au début du premier alinéa, est ajoutée la mention : « I. –  » ;

a bis) Au début du second alinéa, est ajoutée la mention : « II. –  » ;

b) Il est ajouté un alinéa ainsi rédigé :

« L’action publique peut être éteinte, y compris en cas de récidive, dans les conditions prévues aux articles 495‑17 à 495‑25 du code de procédure pénale, par le versement d’une amende forfaitaire d’un montant de 200 euros. Le montant de l’amende forfaitaire minorée est de 150 euros et le montant de l’amende forfaitaire majorée est de 450 euros. » ;

2° bis Le premier alinéa de l’article 322‑2 est ainsi modifié :

a) Les mots : « premier alinéa » sont remplacés par la référence : « I » ;

b) Les mots : « deuxième alinéa » sont remplacés par les mots : « premier alinéa du II » ;

2° ter A L’article 322‑3 est ainsi modifié :

a) Aux premier et deux derniers alinéas, les mots : « premier alinéa » sont remplacés par la référence : « I » ;

b) Au même premier alinéa, les mots : « deuxième alinéa » sont remplacés par la référence : « II » ;

2° ter Au 7° du I de l’article 322‑15, les mots : « premier alinéa » sont remplacés par la référence : « I » ;

3° L’article 431‑22 est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« L’action publique peut être éteinte, y compris en cas de récidive, dans les conditions prévues aux articles 495‑17 à 495‑25 du code de procédure pénale, par le versement d’une amende forfaitaire d’un montant de 500 €. Le montant de l’amende forfaitaire minorée est de 400 € et le montant de l’amende forfaitaire majorée est de 1 000 €. »

II bis (nouveau). – L’article L. 114‑2 du code du patrimoine est ainsi modifié :

1° Après le mot : « pénal », la fin du premier alinéa est supprimée ;

2° Les deuxième à dernier alinéas sont supprimés.

III. – Le code des transports est ainsi modifié :

1° L’article L. 2242‑4 est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« L’action publique peut être éteinte, y compris en cas de récidive, dans les conditions prévues aux articles 495‑17 à 495‑25 du code de procédure pénale, par le versement d’une amende forfaitaire d’un montant de 300 €. Le montant de l’amende forfaitaire minorée est de 250 € et le montant de l’amende forfaitaire majorée est de 600 €. » ;

1° bis Le II de l’article L. 3124‑4 est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« L’action publique peut être éteinte, y compris en cas de récidive, dans les conditions prévues aux articles 495‑17 à 495‑25 du code de procédure pénale, par le versement d’une amende forfaitaire d’un montant de 500 euros. Le montant de l’amende forfaitaire minorée est de 400 euros et le montant de l’amende forfaitaire majorée est de 1 000 euros. » ;

1° ter Le III de l’article L. 3124‑7 est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« L’action publique peut être éteinte, y compris en cas de récidive, dans les conditions prévues aux articles 495‑17 à 495‑25 du code de procédure pénale, par le versement d’une amende forfaitaire d’un montant de 500 euros. Le montant de l’amende forfaitaire minorée est de 400 euros et le montant de l’amende forfaitaire majorée est de 1 000 euros. » ;

1° quater Le III de l’article L. 3124‑12 est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« L’action publique peut être éteinte, y compris en cas de récidive, dans les conditions prévues aux articles 495‑17 à 495‑25 du code de procédure pénale, par le versement d’une amende forfaitaire d’un montant de 500 euros. Le montant de l’amende forfaitaire minorée est de 400 euros et le montant de l’amende forfaitaire majorée est de 1 000 euros. » ;

2° L’article L. 3315‑4 est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« L’action publique peut être éteinte, y compris en cas de récidive, dans les conditions prévues aux articles 495‑17 à 495‑25 du code de procédure pénale, par le versement d’une amende forfaitaire d’un montant de 500 €. Le montant de l’amende forfaitaire minorée est de 400 € et le montant de l’amende forfaitaire majorée est de 1 000 €. » ;

3° (nouveau) La section 2 du chapitre II du titre V du livre IV de la troisième partie est complétée par un article L. 3452‑11 ainsi rédigé :

« Art. L. 345211. – Pour les infractions prévues à la présente section, à l’exception de celle prévue à l’article L. 3452‑9, l’action publique peut être éteinte, y compris en cas de récidive, dans les conditions prévues aux articles 495‑17 à 495‑25 du code de procédure pénale, par le versement d’une amende forfaitaire d’un montant de :

« 1° 200 € pour les infractions prévues aux articles L. 3452‑7 à L. 3452‑8 du présent code ; le montant de l’amende forfaitaire minorée est de 150 € et le montant de l’amende forfaitaire majorée est de 450 € ;

« 2° 300 € pour l’infraction prévue à l’article L. 3452‑10 ; le montant de l’amende forfaitaire minorée est de 250 € et le montant de l’amende forfaitaire majorée est de 600 € ;

« 3° 500 € pour les infractions prévues à l’article L. 3452‑6 ; le montant de l’amende forfaitaire minorée est de 400 € et le montant de l’amende forfaitaire majorée est de 1 000 €. » ;

4° (nouveau) Le chapitre IV du titre VII du livre II de la quatrième partie est complété par une section 5 ainsi rédigée :

« Section 5

« Amendes forfaitaires

« Art. L. 427419. – Pour les infractions prévues aux sections 1, 2 et 4 du présent chapitre, l’action publique peut être éteinte, y compris en cas de récidive, dans les conditions prévues aux articles 495‑17 à 495‑25 du code de procédure pénale, par le versement d’une amende forfaitaire d’un montant de :

« 1° 200 € pour les infractions prévues aux articles L. 4274‑2 et L. 4274‑15 du présent code ; le montant de l’amende forfaitaire minorée est de 150 € et le montant de l’amende forfaitaire majorée est de 450 € ;

« 2° 300 € pour les infractions prévues au premier alinéa de l’article L. 4274‑3, aux articles L. 4274‑4 et L. 4274‑5, aux premier à quatrième alinéas de l’article L. 4274‑8, aux articles L. 4274‑10 à L. 4274‑11‑1 et aux articles L. 4274‑12‑1 et L. 4274‑13 ; le montant de l’amende forfaitaire minorée est de 250 € et le montant de l’amende forfaitaire majorée est de 600 € ;

« 3° 500 € pour les infractions prévues au deuxième alinéa de l’article L. 4274‑3, aux articles L. 4274‑6 et L. 4274‑7, au cinquième alinéa de l’article L. 4274‑8 et aux articles L. 4274‑9, L. 4274‑12, L. 4274‑17 et L. 4274‑18 ; le montant de l’amende forfaitaire minorée est de 400 € et le montant de l’amende forfaitaire majorée est de 1 000 €. »

IV. – Le code rural et de la pêche maritime est ainsi modifié :

1° Le I de l’article L. 215‑2 est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« L’action publique peut être éteinte, y compris en cas de récidive, dans les conditions prévues aux articles 495‑17 à 495‑25 du code de procédure pénale, par le versement d’une amende forfaitaire d’un montant de 200 euros. Le montant de l’amende forfaitaire minorée est de 150 euros et le montant de l’amende forfaitaire majorée est de 450 euros. » ;

2° L’article L. 215‑2‑1 est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« L’action publique peut être éteinte, y compris en cas de récidive, dans les conditions prévues aux articles 495‑17 à 495‑25 du code de procédure pénale, par le versement d’une amende forfaitaire d’un montant de 300 euros. Le montant de l’amende forfaitaire minorée est de 250 euros et le montant de l’amende forfaitaire majorée est de 600 euros. »

V. – Le code de la route est ainsi modifié :

1° L’article L. 233‑2 est complété par un IV ainsi rédigé :

« IV. – Pour l’infraction mentionnée au I, l’action publique peut être éteinte, y compris en cas de récidive, dans les conditions prévues aux articles 495‑17 à 495‑25 du code de procédure pénale, par le versement d’une amende forfaitaire d’un montant de 300 euros. Le montant de l’amende forfaitaire minorée est de 250 euros et le montant de l’amende forfaitaire majorée est de 600 euros. » ;

2° L’article L. 318‑3 est complété par un IV ainsi rédigé :

« IV. – Pour l’infraction mentionnée au I, l’action publique peut être éteinte, y compris en cas de récidive, dans les conditions prévues aux articles 495‑17 à 495‑25 du code de procédure pénale, par le versement d’une amende forfaitaire d’un montant de 200 euros. Le montant de l’amende forfaitaire minorée est de 150 euros et le montant de l’amende forfaitaire majorée est de 450 euros. » ;

3° (nouveau) L’article L. 412‑1 est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« L’action publique peut être éteinte, y compris en cas de récidive, dans les conditions prévues aux articles 495‑17 à 495‑25 du code de procédure pénale, par le versement d’une amende forfaitaire d’un montant de 800 euros. Le montant de l’amende forfaitaire minorée est de 640 euros et le montant de l’amende forfaitaire majorée est de 1 600 euros. »

VI. – L’article L. 332‑5 du code du sport est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« L’action publique peut être éteinte, y compris en cas de récidive, dans les conditions prévues aux articles 495‑17 à 495‑25 du code de procédure pénale, par le versement d’une amende forfaitaire d’un montant de 500 euros. Le montant de l’amende forfaitaire minorée est de 400 euros et le montant de l’amende forfaitaire majorée est de 1 000 euros. »

VII. – (Non modifié) À l’article L. 554‑12 du code de l’environnement, les mots : « premier alinéa » sont remplacés par la référence : « I ».

VIII. – La section 9 du chapitre Ier du titre II du livre II du code de procédure pénale est ainsi modifiée :

1° (nouveau) L’article 495‑20 est ainsi modifié :

a) Le premier alinéa est complétée par deux phrases ainsi rédigées : « L’auteur de la requête ou de la réclamation est dispensé de consignation s’il joint à sa requête ou à sa réclamation des éléments justifiant d’un niveau de ressources insuffisant. L’absence du document démontrant qu’il a été acquitté la consignation, mentionné à la première phrase du présent alinéa, n’est pas, par elle-même, une cause d’irrecevabilité de la requête ou de la réclamation. » ;

b) Le deuxième alinéa est complété par les mots : « et, le cas échéant, apprécie si le niveau des ressources de l’auteur de la requête ou de la réclamation, en l’absence de consignation, justifie la dispense de cette dernière. » ;

2° (nouveau) L’article 495‑21 est ainsi modifié :

a) Le deuxième alinéa est supprimé ;

b) À la dernière phrase du troisième alinéa, les mots : « prévu au deuxième alinéa du présent article » sont remplacés par les mots : « de l’amende forfaitaire dans le cas prévu à l’article 495‑18, ni être inférieur au montant de l’amende forfaitaire majorée dans le cas prévu à l’article 495‑19 » ;

c) Au dernier alinéa, les références : « aux deuxième et troisième alinéas » sont remplacées par la référence : « au deuxième alinéa » ;

3° Après l’article 495‑24‑1, il est inséré un article 495‑24‑2 ainsi rédigé :

« Art. 495242. – Lorsque l’action publique concernant un délit ayant causé un préjudice à une victime est éteinte par le paiement d’une amende forfaitaire délictuelle, la victime peut toutefois demander au procureur de la République de citer l’auteur des faits à une audience devant le tribunal pour lui permettre de se constituer partie civile. Le tribunal, composé d’un seul magistrat exerçant les pouvoirs conférés au président, ne statue alors que sur les seuls intérêts civils, au vu du dossier de la procédure qui est versé au débat. Le procureur de la République informe la victime de ses droits ainsi que, lorsqu’il cite l’auteur des faits devant le tribunal correctionnel, de la date de l’audience. »

IX (nouveau). – Le Gouvernement remet au Parlement, avant le 1er janvier 2026, un rapport portant évaluation exhaustive de la mise en œuvre de la procédure de l’amende forfaitaire délictuelle pour chacune des infractions auxquelles cette procédure est applicable. Cette évaluation précise notamment le nombre d’amendes forfaitaires prononcées et, parmi elles, celui des amendes minorées et majorées, ainsi que le nombre de contestations et les suites qui leur ont été données. Elle fait également état du taux de recouvrement et des éventuelles difficultés de mise en œuvre et, le cas échéant, identifie des pistes de résolution de ces difficultés.

Article 14 bis

Chapitre IV

Faire face aux crises hybrides et interministérielles

Article 15

Le code de la sécurité intérieure est ainsi modifié :

1° Le chapitre V du titre Ier du livre Ier est abrogé ;

2° À la première phrase du dernier alinéa de l’article L. 742‑1, après le mot : « actions », sont insérés les mots : « ou de décisions » ;

 Après l’article L. 7422, il est inséré un article L. 74221 ainsi rédigé :

« Art. L. 74221. – Lorsque surviennent des événements de nature à entraîner un danger grave et imminent pour la sécurité, l’ordre ou la santé publics, la préservation de l’environnement, l’approvisionnement en biens de première nécessité ou la satisfaction des besoins prioritaires de la population définis à l’article L. 732‑1, le représentant de l’État dans le département du siège de la zone de défense et de sécurité peut, si le représentant de l’État dans le département l’estime nécessaire pour assurer le rétablissement de l’ordre public et mettre en œuvre les actions mentionnées au dernier alinéa de l’article L. 742‑1, autoriser le représentant de l’État dans le département, à ces seules fins, à diriger l’action de l’ensemble des services et établissements publics de l’État ayant un champ d’action territorial, qui sont alors placés pour emploi sous son autorité. Le représentant de l’État dans le département prend les décisions visant à prévenir et à limiter les conséquences de ces événements, après avis de l’autorité compétente de l’établissement public placé sous son autorité en application du présent article.

« La décision du représentant de l’État dans le département du siège de la zone de défense et de sécurité est prise pour une durée maximale d’un mois. Elle détermine les circonscriptions territoriales à l’intérieur desquelles elle s’applique. Elle peut être renouvelée, dans les mêmes formes, par période d’un mois au plus, si les conditions l’ayant motivée continuent d’être réunies. Il y est mis fin sans délai dès que les circonstances qui l’ont justifiée ont cessé. »

TITRE V

DISPOSITIONS RELATIVES À L’OUTRE‑MER

Article 16

I. – (Non modifié) Au premier alinéa de l’article 804 du code de procédure pénale, les mots : « l’ordonnance n° 2022‑478 du 30 mars 2022 portant partie législative du code pénitentiaire » sont remplacés par les mots : « la loi n°     du      d’orientation et de programmation du ministère de l’intérieur ».

II. – (Non modifié) À l’article 711‑1 du code pénal, les mots : « l’ordonnance n° 2022‑478 du 30 mars 2022 portant partie législative du code pénitentiaire » sont remplacés par les mots : « la loi n°     du      d’orientation et de programmation du ministère de l’intérieur ».

III. – Le code de la sécurité intérieure est ainsi modifié :

1° L’article L. 765‑1 est ainsi modifié :

a) Au premier alinéa, la référence : «  20211520 du 25 novembre 2021 visant à consolider notre modèle de sécurité civile et valoriser le volontariat des sapeurs‑pompiers et les sapeurs‑pompiers professionnels » est remplacée par la référence : « n°     du      d’orientation et de programmation du ministère de l’intérieur » ;

b) Au 4°, après le mot : « publique », est insérée la référence : « , L. 742‑2‑1, » ;

2° Après le 23° de l’article L. 765‑2, il est inséré un 23° bis ainsi rédigé :

« 23° bis L’article L. 742‑2‑1 est ainsi rédigé :

« “Art. L. 74221. – Lorsque surviennent des événements de nature à entraîner un danger grave et imminent pour la sécurité, l’ordre ou la santé publics, la préservation de l’environnement, l’approvisionnement en biens de première nécessité ou la satisfaction des besoins prioritaires de la population définis à l’article L. 732‑1, le haut‑commissaire de la République en Polynésie française peut, pour assurer le rétablissement de l’ordre public et mettre en œuvre les actions mentionnées au dernier alinéa de l’article L. 742‑1, diriger l’action de l’ensemble des services et établissements publics de l’État ayant un champ d’action territorial, alors placés pour emploi sous son autorité. Le haut‑commissaire de la République en Polynésie française prend les décisions visant à prévenir et à limiter les conséquences de ces événements, après avis de l’autorité compétente de l’établissement public.

« “La décision du haut‑commissaire de la République en Polynésie française est prise pour une durée maximale d’un mois. Elle détermine les circonscriptions territoriales à l’intérieur desquelles elle s’applique. Elle peut être renouvelée, dans les mêmes formes, par période d’un mois au plus, si les conditions l’ayant motivée continuent d’être réunies. Il est mis fin à la mesure sans délai dès que les circonstances qui l’ont justifiée ont cessé.” » ;

3° Au premier alinéa de l’article L. 766‑1, la référence : « n° 2021‑1520 du 25 novembre 2021 visant à consolider notre modèle de sécurité civile et valoriser le volontariat des sapeurs‑pompiers et les sapeurs‑pompiers professionnels » est remplacée par la référence : « n°     du      d’orientation et de programmation du ministère de l’intérieur » ;

 Après le 24° de l’article L. 7662, il est inséré un 24° bis ainsi rédigé :

« 24° bis L’article L. 742‑2‑1 est ainsi rédigé :

« “Art. L. 74221. – Lorsque surviennent des événements de nature à entraîner un danger grave et imminent pour la sécurité, l’ordre ou la santé publics, la préservation de l’environnement, l’approvisionnement en biens de première nécessité ou la satisfaction des besoins prioritaires de la population définis à l’article L. 732‑1, le haut‑commissaire chargé de la zone de défense et de sécurité Nouvelle‑Calédonie peut, pour assurer le rétablissement de l’ordre public et mettre en œuvre les actions mentionnées au dernier alinéa de l’article L. 742‑1, diriger l’action de l’ensemble des services et établissements publics de l’État ayant un champ d’action territorial, alors placés pour emploi sous son autorité. Le haut‑commissaire prend les décisions visant à prévenir et à limiter les conséquences de ces événements, après avis de l’autorité compétente de l’établissement public.

« “La décision du haut‑commissaire chargé de la zone de défense et de sécurité Nouvelle‑Calédonie est prise pour une durée maximale d’un mois. Elle détermine la ou les circonscriptions territoriales à l’intérieur desquelles elle s’applique. Elle peut être renouvelée, dans les mêmes formes, par période d’un mois au plus, si les conditions l’ayant motivée continuent d’être réunies. Il est mis fin à la mesure sans délai dès que les circonstances qui l’ont justifiée ont cessé.” » ;

5° L’article L. 767‑1 est ainsi modifié :

a) Au premier alinéa, la référence : «  20211520 du 25 novembre 2021 visant à consolider notre modèle de sécurité civile et valoriser le volontariat des sapeurs‑pompiers et les sapeurs‑pompiers professionnels » est remplacée par la référence : « n°     du      d’orientation et de programmation du ministère de l’intérieur » ;

b) Au 3°, après la référence : « L. 742‑1, », est insérée la référence : « L. 742‑2‑1, » ;

6° L’article L. 768‑1 est ainsi modifié :

a) Au premier alinéa, la référence : «  20211520 du 25 novembre 2021 visant à consolider notre modèle de sécurité civile et valoriser le volontariat des sapeurs‑pompiers et les sapeurs‑pompiers professionnels » est remplacée par la référence : « n°     du      d’orientation et de programmation du ministère de l’intérieur » ;

b) Au 3°, après la référence : « L. 742‑1 », est insérée la référence : « L. 742‑2‑1, ».

IV. – (Non modifié) Avant le dernier alinéa de l’article L. 194‑1 du code des assurances, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« L’article L. 129‑2 est applicable dans les îles Wallis et Futuna dans sa rédaction résultant de la loi n°     du      d’orientation et de programmation du ministère de l’intérieur. »

V. – (Non modifié) L’article 55 ter du code des douanes est applicable dans les îles Wallis et Futuna.

VI. – (Supprimé)

RAPPORT ANNEXÉ

INTRODUCTION

Transformer l’institution pour être à la hauteur des attentes des citoyens : telle est l’ambition qui fédère l’ensemble des agents et forces du ministère de l’intérieur pour les cinq prochaines années. La loi d’orientation et de programmation du ministère de l’intérieur (LOPMI) fixe une trajectoire à cette ambition jusqu’en 2027 grâce à des moyens humains, juridiques, budgétaires et matériels inédits.

Ce texte est d’abord une loi de transformation numérique, qui saisit toutes les opportunités offertes par les nouvelles technologies pour améliorer le service rendu au citoyen, grâce à des démarches simples, pratiques et accessibles à tous, quel que soit leur lieu de vie. Cette modernisation ne sera possible qu’en offrant aux agents du ministère de l’intérieur les outils numériques et la formation pour en tirer pleinement profit. Travailler en mobilité, accéder depuis le terrain aux ressources utiles, aller vers les citoyens – notamment les plus fragiles –, mener à bien les grands projets numériques qui simplifieront la vie de tous les agents du ministère et des citoyens ne sera plus l’exception, mais le quotidien.

Le cyber constitue en outre un nouvel espace à investir : non seulement les menaces de la « vie réelle » trouvent, pour la plupart, leur prolongement dans le cyberespace, mais le numérique est de surcroît le théâtre de l’émergence de risques nouveaux. Au sein d’un ministère de l’intérieur chef de file en matière de lutte contre la cybercriminalité, les forces de sécurité intérieure seront ainsi davantage présentes dans l’espace cyber, pour protéger les Français et les institutions des menaces nouvelles. Ces actions contribueront à répondre à la première des attentes des citoyens, à savoir des résultats à la fois rapides et visibles de l’action de l’État.

Efficacité et proximité seront au cœur de la mission de sécurité pour ces cinq prochaines années. Pour affirmer cette présence, de nouvelles implantations du ministère mailleront le territoire, relais de ces forces présentes au plus près des citoyens et relais de l’État au cœur des départements. Préfets et sous‑préfets à la tête des services de l’État local devront continuer à travailler avec les forces vives des territoires, au premier rang desquels les élus et les collectivités, les entreprises, les associations et les services publics afin de construire des projets de développement au plus près du terrain et d’affermir le continuum de sécurité. Articulation approfondie avec le réseau France services, fonds d’ingénierie locale et moyens renforcés pour affronter plus facilement les crises graves renforceront l’action du réseau préfectoral au service des Français.

Policiers et gendarmes seront davantage sur le terrain et verront leur présence doublée sur la voie publique d’ici 2030. Face à la délinquance et aux menaces persistantes – violences liées au trafic de drogue, violences intrafamiliales et sexuelles, atteintes aux biens, etc. – l’insécurité ne peut reculer que grâce à des policiers et des gendarmes présents là où il faut et quand il le faut, dotés de nouveaux outils juridiques et numériques (utilisation de logiciels de retranscription, de nouveaux outils numériques pendant l’enquête, etc.) pour prévenir, enquêter et confondre les délinquants. Le travail en mobilité permettra aux policiers et aux gendarmes de passer moins de temps au commissariat ou à la caserne et davantage sur la voie publique.

Cette action résolue va de pair avec un effort sans précédent pour mieux accueillir et accompagner les victimes. Mais cette ambition de proximité serait incomplète si nos policiers et gendarmes n’étaient pas demain davantage à l’image de la population française qu’ils ne le sont aujourd’hui. Mieux formés, exemplaires, ils donneront envie aux jeunes de rejoindre le ministère de l’intérieur de demain, qui s’ouvrira davantage sur la société.

Transformation numérique, efficacité et proximité permettront au ministère de l’intérieur de mieux faire face aux crises et menaces d’aujourd’hui et de demain, au cœur d’une société rendue plus résiliente. Les défis sont nombreux tandis que les crises s’enchaînent : les crises sanitaires, climatiques, d’ordre public pourraient être suivies demain, sans pour autant disparaître, de crises cyber, nucléaires, radiobiologiques, biologiques et chimiques (NRBC) ou mélangeant l’ensemble de ces dimensions. Si notre modèle de gestion de crise a fait ses preuves, il sera renforcé à tous les échelons par des moyens humains et technologiques pour faire de la France une référence européenne, et structuré par des responsabilités mieux définies pour lui donner une véritable capacité d’anticipation. Cette mutation est d’autant plus nécessaire dans la perspective des grands événements (coupe du monde de rugby, jeux olympiques et paralympiques) qu’accueille la France et qui vont concentrer sur notre pays l’attention du monde entier.

Au delà des crises, notre société devra également être plus robuste dans sa réponse à toutes les formes de délinquance et de criminalité, du terrorisme et de la criminalité organisée jusqu’aux actes de « petite délinquance ». La présence renforcée sur la voie publique des policiers et des gendarmes va de pair avec des moyens d’investigation renforcés et une procédure pénale drastiquement simplifiée, afin de mettre hors d’état de nuire les délinquants. La hauteur des attentes envers nos policiers et gendarmes se traduira, pour eux, par une formation et un accompagnement au quotidien renforcés ainsi que par une revalorisation ciblée sur les missions les plus difficiles ou exposées. Les citoyens ont eux aussi envie de s’engager et de contribuer à la protection de notre Nation, notamment par l’intermédiaire des réserves ou du volontariat. Cette loi saisit pleinement cette chance pour fédérer autour de causes qui réunissent nos concitoyens.

La loi prévoit des moyens sans précédent pour concrétiser cette ambition : le budget du ministère de l’intérieur sera augmenté de 15 milliards d’euros sur la période 20232027 pour la mise en œuvre de ces mesures nouvelles.

Une réforme de la gouvernance des investissements sera mise en œuvre. Un comité ministériel des investissements, présidé par le ministre de l’intérieur, sera institué pour examiner, pour chaque projet d’investissement majeur, la satisfaction du besoin opérationnel, la stratégie de maîtrise des risques, le coût global de l’investissement, intégrant en particulier les coûts d’exploitation et de maintenance, ainsi que la faisabilité financière d’ensemble. Le comité ministériel pourra s’appuyer, s’agissant des principaux projets d’investissement, sur l’avis d’un comité financier interministériel associant le ministère chargé du budget qui procédera à un examen contradictoire de la soutenabilité financière desdits projets de même que, chaque année, de la programmation pluriannuelle. Le renforcement du pilotage des investissements doit notamment permettre, sous la responsabilité du ministre de l’intérieur, d’assurer la cohérence d’ensemble des décisions ministérielles en matière d’investissement, de maîtriser les coûts, les délais et les spécifications des projets d’investissement majeurs mais aussi de favoriser la recherche de mutualisations et de partenariats.

L’élan numérique à l’horizon 2030 doit permettre de remettre le numérique au cœur de l’activité du ministère de l’intérieur.

Cette impulsion vise d’abord à répondre aux menaces cyber, nouveau territoire de délinquance de masse, où les victimes ne savent pas vers qui se tourner ni comment se protéger. Les investissements permettront d’améliorer significativement la qualité du service rendu par l’administration aux citoyens dans ce domaine, mais aussi de transformer le service public rendu par l’ensemble du ministère pour une plus grande efficacité dans la lutte contre la cyberdélinquance.

Il s’agit par ailleurs de créer les conditions favorables à une plus grande ouverture des données au profit des citoyens et acteurs économiques afin de stimuler la création, par la société civile ou le tissu industriel, de nouveaux services et d’activités créatrices de valeur, tout en veillant au strict respect de la réglementation en matière de traitement des données personnelles et en rendant compte de ces traitements de la manière la plus transparente qui soit.

Dans son organisation, le ministère devra rendre plus lisible la production de services numériques pour les forces de l’ordre, avec une agence du numérique des forces de sécurité intérieure. Le policier et le gendarme de demain seront « augmentés » grâce à des outils numériques mobiles tant pour la procédure pénale que pour leurs missions de sécurité.

L’utilisation des nouvelles technologies dans les domaines de la sécurité ne peut faire l’économie d’une acceptation de la société civile. La loi d’orientation et de programmation du ministère de l’intérieur est donc l’occasion de poser les bases de la nouvelle relation que le ministère souhaite construire avec la société civile sur ces sujets et de mettre en place les instances de gouvernance, de contrôle et de discussion adéquates.

La transformation numérique irrigue également tous les champs de la relation aux citoyens ; chaque procédure administrative devra être accessible en ligne tout en conservant un contact humain personnalisé pour ceux qui n’ont pas accès aux nouvelles technologies.

1.1.  Un ministère chef de file de la lutte contre la cybercriminalité

La cyberdélinquance est en constante augmentation depuis plusieurs années, avec des taux de progression des faits constatés allant de 10 % à 20 % d’une année sur l’autre selon le type d’infraction.

Par ailleurs, aujourd’hui, plus de deux tiers des escroqueries trouvent leur origine ou sont facilitées par internet. En 2019, la moitié des individus de 15 ans ou plus déclaraient avoir connu des problèmes de cybercriminalité au cours de l’année précédente (notamment un renvoi vers un site frauduleux). En 2020, une entreprise sur cinq déclare avoir subi au moins une attaque par rançongiciel au cours de l’année et 58 % des cyberattaques ont eu des conséquences avérées sur l’activité économique, avec des perturbations sur la production dans 27 % des cas (données Opinion Way pour le Club des experts de la sécurité de l’information et du numérique [décembre 2020 – janvier 2021]).

Le ministère de l’intérieur a un rôle clé à jouer sur le sujet de la cybercriminalité. Les volets anticipation/prévention et réponse opérationnelle doivent constituer le cœur de l’action du ministère. De fait, le risque d’une crise systémique existe : après la crise sanitaire, la prochaine crise de grande ampleur pourrait être d’origine numérique. Le niveau de dépendance à la technologie en laisse deviner l’impact (la réponse à ce constat sera traitée dans le troisième axe, consacré à la gestion de crise). Parallèlement, se révèle une opportunité pour le développement et la consolidation d’un nouveau marché aux leviers de croissance très importants. Il s’agit avant tout de développer une autonomie stratégique française afin de ne pas dépendre des seules technologies étrangères.

1.1.1.     Sensibiliser et prévenir

Afin d’apporter une réponse à la hauteur de l’enjeu, l’objectif doit être de sensibiliser 100 % des entreprises et des institutions aux risques que représente la cybercriminalité. Sur l’ensemble des actions de sensibilisation ou de prévention cyber réalisées auprès des entreprises et institutions, le ministère de l’intérieur proposera de mettre à disposition son maillage pour venir en appui de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI). La présence du ministère de l’intérieur dans l’ensemble des territoires permettra ainsi la diffusion des messages de sensibilisation et des bonnes pratiques. Les équipes préfectorales seront également formées au cyber dans cette perspective.

Parallèlement, et aux fins de casser le modèle économique des cyberdélinquants, les clauses de remboursement des rançons par les assurances cyber seront mieux encadrées et les paiements de rançons devront être déclarés aux forces de sécurité ou à l’autorité judiciaire, afin que les services compétents disposent des informations nécessaires pour poursuivre les auteurs de l’infraction. Ainsi, une clause assurantielle visant à couvrir un tel risque ne pourrait être mise en œuvre que dans la mesure où les forces de sécurité ou l’autorité judiciaire ont été informées par un dépôt de plainte. Cette stratégie consiste à attaquer le modèle de rentabilité de l’écosystème cybercriminel afin de décourager les cyberattaquants. En effet, si la position des services compétents a toujours été de recommander le non‑paiement des rançons, la dégradation rapide de la situation appelle une action publique plus déterminée afin de s’assurer que, dans les cas où une rançon a été payée, les autorités compétentes disposent des informations nécessaires pour poursuivre les auteurs de l’infraction. La régulation de la couverture assurantielle du paiement de rançons apparaît ainsi comme nécessaire.

1.1.2.     Adapter la réponse opérationnelle

Le cyber constitue désormais un nouveau territoire de délinquance de masse qui impose au ministère de l’intérieur d’opérer une « révolution copernicienne » sur le sujet.

Dans ce contexte, se développent également de véritables mafias cybercriminelles qui se structurent en sous‑groupes spécialisés et s’articulent de manière très agile pour organiser des cyberattaques contre des grandes entreprises ou des institutions ainsi que de la grande délinquance financière sur internet.

Si des succès opérationnels récents ont mis fin à une longue période d’impunité, il est nécessaire de renforcer la réponse opérationnelle face à la cybercriminalité. Le travail de renseignement devra être accru sur ces organisations qui peuvent toucher les intérêts fondamentaux de la Nation ou entraîner des dégâts systémiques sur son fonctionnement, en lien avec le travail interministériel réalisé en format « C4 », entité présidée au nom du Premier ministre par le secrétaire général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN), au sein de laquelle la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) siège pour le compte du ministère de l’intérieur, aux côtés de l’ANSSI, qui en assure le secrétariat, de la direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) et du commandement de la cyberdéfense (COMCYBER). De nouveaux pans du renseignement criminel seront développés au sein des services spécialisés du ministère de l’intérieur pour mener une politique d’entrave systématique des cyberattaquants sur le territoire national, en lien étroit avec l’ensemble des services partenaires, notamment européens.

Pour concrétiser cette ambition, un plan d’investissement technologique mais également de formation et de recrutement ambitieux au sein des forces de sécurité intérieure sera mis en place, pour aller chercher les meilleurs profils issus de la société civile, notamment les cyberréservistes. Pour renforcer l’efficience du ministère dans la lutte contre la menace cyber, une coopération plus étroite entre les services concernés sera structurée. Celle‑ci se traduira notamment par une mutualisation plus importante des investissements techniques et humains à venir, ainsi que par le développement de capacités et d’outils en propre, de nature à garantir la souveraineté des opérations techniques effectuées par les services.

Parallèlement, un regroupement des capacités techniques et d’analyse du ministère de l’intérieur en matière cyber auprès du pôle régalien de cyberdéfense implanté à Rennes sera étudié, afin d’améliorer les synergies au sein de l’écosystème interministériel cyber.

Une école de formation cyber interne au ministère de l’intérieur sera mise en place afin de garantir un haut niveau de compétences des policiers et gendarmes dans la durée. La très rapide évolution des chemins d’attaque utilisés et des objets technologiques en jeu (comme les cryptomonnaies) nécessite une formation continue pour l’ensemble des services d’enquête. Cette école de formation du ministère de l’intérieur dédiée à la lutte contre la cybercriminalité et faisant intervenir enquêteurs et formateurs extérieurs permettra à la fois d’augmenter significativement le nombre d’enquêteurs formés et de garantir le niveau de connaissance dans le temps.

Par ailleurs, les mêmes conditions de saisie seront appliquées aux avoirs cryptoactifs (cryptomonnaies par exemple) que pour les comptes bancaires : trop souvent, les criminels convertissent le fruit de leurs malversations en cryptoactifs, qui peuvent être plus facilement dispersés et donc dissimulés.

1.1.3.     Créer un équivalent numérique de « l’appel 17 » et recruter 1 500 cyberpatrouilleurs supplémentaires

Les victimes de cette nouvelle délinquance ne sont pas préparées à ce risque et ne savent pas vers qui se tourner, du fait notamment du caractère inédit de cette menace et de la multiplicité des acteurs.

Un équivalent numérique de « l’appel 17 » sera donc mis en place afin que chaque citoyen puisse signaler en direct une attaque cyber et être mis immédiatement en relation avec un opérateur spécialisé. Ce « 17 cyber » sera construit en s’appuyant sur les outils existants, qu’il s’agisse de la plateforme numérique d’assistance aux victimes (cybermalveillance.gouv.fr), qui permet notamment la mise en relation des victimes avec des prestataires d’accompagnement, des centres de réponse aux incidents régionaux, en cours de création, des dispositifs PHAROS et Perceval ainsi que de l’ANSSI. Le « 17 cyber » permettra ainsi d’éviter aux citoyens d’avoir à s’orienter dans ce dispositif de réponse à incidents : au contraire, ils seront pris en charge et bénéficieront de conseils immédiats et rassurants.

En outre, 1 500 nouveaux cyberpatrouilleurs seront formés et déployés pour mieux lutter contre la cybercriminalité. Ils pourront notamment être recrutés parmi les réservistes.

Enfin, afin de renforcer la lutte contre les contenus répréhensibles en ligne, les signalements sur la plateforme PHAROS seront encouragés. Un bilan semestriel de l’activité issue des signalements sera mis en place pour sensibiliser et entretenir la démarche citoyenne de signalement. Chaque bilan rendra compte du nombre de signalements, regroupés par catégories, transmis au cours du semestre par la communauté de contributeurs à PHAROS et fera état du nombre de demandes de retrait de contenus illicites transmis par PHAROS aux opérateurs de plateforme en ligne pendant la même période. Le bilan sera partagé par courrier électronique avec la communauté de contributeurs de PHAROS et publié sur le site internet‑signalement.gouv.fr.

1.2.  Enrichir « l’identité numérique » des citoyens

L’identité numérique du citoyen, développée depuis 2017, constitue désormais le pivot de nouvelles perspectives au sein du ministère de l’intérieur, et plus largement pour le développement de services à l’usager qui réclament un haut niveau de confiance.

1.2.1.     Le numérique au service des citoyens

L’effort de dématérialisation et d’accessibilité des démarches dématérialisées sera poursuivi avec, comme illustration, la dématérialisation de la procuration de vote, qui permettra de supprimer le nécessaire passage devant une autorité habilitée (officier de police judiciaire ou adjoint de police judiciaire). L’usager n’aura plus à se déplacer en commissariat de police, en brigade de gendarmerie ou dans un tiers lieu autorisé par arrêté du préfet pour établir sa procuration. La demande en ligne, possible depuis le 6 avril 2021, date de la mise en service de la téléprocédure Maprocuration suffira.

Cette mesure s’appuie sur le déploiement d’une identité numérique régalienne de niveau élevé, portée par le programme « France identité numérique », qui s’appuie sur l’outil France Connect.

Le développement de ces nouveaux outils et services numériques au sein du ministère de l’intérieur va de pair avec le renforcement de la politique de cyberdéfense du ministère afin de garantir un haut niveau de sécurité.

1.2.2.     Un contact humain pour chaque procédure dématérialisée

Afin d’améliorer l’accompagnement des usagers lors de leurs démarches en ligne et de réduire la fracture numérique, chaque téléprocédure devra être dotée d’un moyen d’accompagnement effectif et adapté à tous les usagers.

Le recours croissant aux téléprocédures et la suppression des démarches en présentiel à un guichet ne suppriment pas le besoin d’accompagnement des usagers. L’accompagnement physique, par exemple dans les espaces France services au sein desquels le ministère de l’intérieur est engagé, restera donc la solution privilégiée pour les populations les plus fragiles en difficulté avec les outils numériques ou avec la langue française ou les moins bien renseignées sur les possibilités de contact à distance. Le présentiel constitue pour de nombreuses personnes le mode de contact le plus sûr, qui leur garantit que l’agent en face d’elles pourra les aider et prendre en compte leur demande. Le réseau des points d’accueil numérique (PAN) des préfectures et sous‑préfectures sera ainsi consolidé, par le déploiement de PAN+ qui accompagneront l’usager pour l’ensemble des démarches des préfectures. L’accompagnement par téléphone ou par « chatbot » directement sur les sites des téléprocédures permettra de rassurer immédiatement l’usager et d’échanger avec lui en temps réel, à la différence d’un échange par courriel avec des réponses souvent différées. Les agents mobilisés dans ces services seront formés à l’accueil et à l’accompagnement des personnes en situation de handicap, quelle que soit leur situation de handicap.

1.3.  Doter nos forces de sécurité d’un équipement à la pointe du numérique

L’équipement numérique offre de réelles opportunités aux policiers et gendarmes pour gagner en efficacité et donc mieux réaliser leurs missions au service des Français. La mise à disposition de ces nouvelles technologies a déjà largement été initiée depuis 2017, avec notamment le déploiement des caméras‑piétons. Celle‑ci doit s’accélérer, tout en tenant compte du risque que l’addition de l’ensemble des matériels et systèmes se fasse sans cohérence, multipliant à la fois le poids et les interactions homme‑machine. Le défi consiste donc à bâtir un véritable modèle cohérent de policier, gendarme ou pompier « augmenté » par le recours à des technologies de pointe.

Par ailleurs, comme pour la technologie cyber, un écosystème français « souverain » est prêt à produire ces matériels et doit être soutenu.

1.3.1.     Une agence du numérique pour les forces de sécurité intérieure

Afin de porter cette orientation stratégique de forces de sécurité « augmentées », l’agence du numérique des forces de sécurité intérieure, constituée des divers services existants et mise en place pour porter l’ensemble de ces projets, nouera des partenariats avec le secteur industriel pour permettre l’émergence d’un écosystème français.

L’agence sera placée sous contrôle du directeur général de la police nationale et du directeur général de la gendarmerie nationale – qui seront donc responsables de chaque euro investi – et budgétairement alimentée par leurs programmes. En lien avec le nouveau secrétaire général adjoint du ministère de l’intérieur chargé de la transformation numérique (cf. partie 1.4), elle sera chargée de faire converger les visions du numérique entre les deux directions générales et d’étudier systématiquement, pour chaque nouveau projet mené par l’une ou l’autre des directions générales, la possibilité d’en faire un projet commun.

Irriguée par des ingénieurs et des représentants des deux forces, formés à haut niveau sur le numérique et la conduite de projets, l’agence développera des outils numériques au service du terrain et de l’opérationnel. Cette agence devra particulièrement réfléchir à l’exosquelette du policier et du gendarme de demain, ainsi qu’à la parfaite interconnexion de l’ensemble des systèmes d’information mobilisés. Une démarche capacitaire commune sera consolidée entre cette agence et la direction générale de la sécurité intérieure et chargée de développer les capacités opérationnelles de très haut niveau dans l’espace numérique et les capacités classifiées de défense, afin de rationaliser et de mutualiser les travaux conduits de part et d’autre.

Au sein de l’agence, une cellule d’innovation et un laboratoire de recherche et développement sur l’utilisation des nouvelles technologies dans les domaines de la sécurité permettront de dédier une partie de ses ressources à l’innovation.

1.3.2.     Policier, gendarme, pompier et agent « augmentés »

Engagé sur des interventions du quotidien, le policier ou le gendarme agit dans un environnement marqué par une menace physique variée qui nécessite une interconnexion avec de nombreux systèmes d’information et de communication. Il doit, tout à la fois, faire face à la menace, exploiter ses systèmes d’information et de communication et réaliser ses missions de sécurité au contact de la population. Aujourd’hui, « l’augmentation » du gendarme ou du policier consiste en l’adjonction de systèmes et d’équipements autour de son corps, multipliant le poids et les interactions homme‑machine, ce qui n’est pas satisfaisant.

À l’horizon 2030, l’objectif est d’intégrer les moyens de protection, d’action et d’interaction dans un ensemble cohérent, adapté à la morphologie du policier ou du gendarme et facilitant son engagement. La protection pourra être optimisée et assurée grâce à de nouvelles technologies (textiles intelligents capables de mieux résister et de thermoréguler, casque allégé, biocapteurs sur l’état physiologique). De même, les capacités pourront être « augmentées » grâce à un exosquelette ou répartiteur de charge, interconnecté avec les moyens numériques présents et à venir (moyens radio, NEO, PC Storm, caméra‑piéton, etc.) et grâce à l’emport d’une capacité d’énergie. Enfin, les développements auront pour objectif l’amélioration de l’ergonomie et la simplification d’emploi des outils (commande vocale, alerte automatique via des capteurs).

Les principales acquisitions à venir dans ce domaine portent sur la généralisation annoncée des nouvelles caméraspiétons et l’équipement dès 2023 des véhicules des forces de sécurité intérieure en caméras embarquées, ainsi que sur les postes mobiles (par exemple pour la prise de plainte à domicile actuellement expérimentée), les terminaux numériques type Néo et le réseau radio de pointe (RRF). L’équipement en caméras‑piétons et en caméras embarquées répond à l’impératif de transparence dans l’action des forces de sécurité, de pacification des interventions sur la voie publique, de dissuasion et d’amélioration de l’efficacité des missions de police, notamment par le recueil d’informations utiles aux procédures.

Cette réflexion ne concerne pas uniquement les forces de sécurité intérieure mais aussi l’ensemble des autres agents du ministère de l’intérieur. Autrefois cantonné à l’ordinateur fixe et aux logiciels bureautiques, l’environnement numérique de travail doit aujourd’hui s’entendre comme un écosystème faisant l’interface entre l’agent et les systèmes d’information. Les nouvelles capacités de mobilité, les nouveaux outils collaboratifs, le traitement automatisé du langage permettent une transformation forte de cet environnement et une augmentation tout aussi forte de l’efficience de l’agent, y compris en mobilité sur le terrain. Les nouveaux moyens numériques devront aussi permettre une meilleure interaction avec l’usager, et surtout transformer nos relations vers les usagers en offrant un service proactif. Dans le même esprit, l’analyse des données permise par l’intelligence artificielle permet un usage renforcé et plus intelligent des données.

Avec le pacte capacitaire entre l’État et les services départementaux d’incendie et de secours (SDIS), l’État accompagnera également les investissements innovants visant l’utilisation de nouvelles technologies au bénéfice opérationnel des sapeurs‑pompiers, permettant de mieux anticiper et agir sur les situations de crise. La collaboration du ministère avec les SDIS sera également renforcée et structurée en matière d’innovations technologiques, pour développer les réflexions stratégiques et prospectives, grâce notamment à la mise en réseau de référents sur les territoires. Le Gouvernement étudie l’opportunité de la création d’une seconde base pour les Canadair et autres aéronefs de la sécurité civile ainsi que d’une coopération transfrontalière entre la Corse et la Sardaigne afin de créer une force méditerranéenne de lutte contre les incendies.

Ces efforts supposent aussi de développer une politique d’achat davantage orientée vers l’innovation en favorisant l’acculturation des services du ministère aux enjeux de l’innovation et en favorisant l’émergence d’un réseau de partenaires extérieurs, dans le respect des règles de la commande publique. Cet élan est donc l’occasion de définir la feuille de route ministérielle pour la mise en œuvre des actions visant à transformer la fonction achat du ministère de l’intérieur afin qu’elle devienne un vecteur d’innovation autour de plusieurs axes stratégiques, dont la mesure de la performance opérationnelle et économique de l’innovation au sein du ministère ou encore la mise à disposition d’ingénieurs de l’armement au sein de la direction de l’évaluation de la performance, de l’achat, des finances et de l’immobilier (DEPAFI).

1.3.3.     Réseau radio du futur

Le programme Réseau radio du futur (RRF) répond au triple objectif d’assurer la sécurité de nos concitoyens, d’offrir un système commun à l’ensemble des forces et de moderniser les équipements radio en dotant les forces d’un unique équipement individuel de communication, multifonctions. Ce programme vise à doter l’ensemble des services chargés de la protection de nos concitoyens d’un système de communication mobile à très haut‑débit (4G puis 5G), multimédia, interopérable, prioritaire, résilient et sécurisé. Il constituera le continuum de sécurité et de secours.

Le réseau radio du futur devra remplacer les réseaux radio bas débit (INPT et RUBIS) vieillissants n’offrant plus des fonctionnalités alignées avec les outils numériques actuels. À terme, le RRF prévoit d’équiper 300 000 abonnés chargés des missions de protection des populations et de gestion des crises et catastrophes issus de plus de trente entités utilisatrices différentes réparties entre plusieurs ministères et instances publiques et privées (opérateurs d’importance vitale [OIV] et associations agréées de sécurité civile). La loi modifie le code des postes et des communications électroniques pour la mise en œuvre de ce réseau.

Le réseau radio du futur concerne notamment les acteurs de la sécurité et des secours suivants : les services préfectoraux, la police nationale, la gendarmerie nationale, les services d’aide médicale urgente, les services départementaux d’incendie et de secours, les services du ministère des armées concourant à la protection du territoire national, les services du ministère de la justice, les douanes, les polices municipales, certains opérateurs d’importance vitale des secteurs de l’énergie et du transport ainsi que les associations nationales de sécurité civile.

1.3.4.     Assurer le déploiement de l’outil mutualisé de gestion des alertes des services d’incendie et de secours

Le projet en cours de développement par l’agence du numérique de la sécurité civile (ANSC) permettra la mutualisation et l’interopérabilité de la gestion des alertes et des opérations de l’ensemble des services d’incendie et de secours.

Le projet est cofinancé par les services d’incendie et de secours et par le ministère de l’intérieur. Il permettra en effet un pilotage plus efficace des secours par les préfets de départements et une coordination plus rapide par les préfets de zone et par la direction générale de la sécurité civile et de la gestion des crises (DGSCGC). Il permettra le développement d’un système de collecte et de routage intelligent des communications (SECOURIR) d’urgence (18 et 112), par décloisonnement des plaques de communication (communication en réseau plus agile et réactive), et limitera les risques de congestion et de panne, exportable des SDIS vers l’ensemble des acteurs de la sécurité et du secours.

La construction d’un centre de service à l’ANSC permettra aux utilisateurs des services de bénéficier d’un support utilisateur réactif et d’une supervision dédiée cohérente avec les contraintes opérationnelles.

1.4.  Ériger la fonction numérique au rang de priorité stratégique au sein du ministère de l’intérieur

Toutes les opportunités offertes par le numérique ne sont pas pleinement exploitées au ministère de l’intérieur, alors que celles‑ci pourraient faciliter considérablement l’exercice de ses missions : analyse de données, open data, intelligence artificielle ou encore blockchains.

La conduite de grands projets numériques constitue l’un des principaux défis pour le ministère de l’intérieur. Il n’est plus envisageable d’engager des projets numériques d’ampleur qui ne seraient pas conduits à leur terme, du fait de problèmes de gouvernance, de conception du projet ou de manque de ressources humaines. Par ailleurs, les directions générales métiers sont trop peu responsabilisées sur les sujets numériques, alors même que de leur implication dépend le succès des projets.

Cette ambition de livrer plus rapidement les projets numériques et de transformer les métiers pour une plus grande efficacité d’action dans l’application des missions va de pair avec l’objectif d’ouverture des données du ministère de l’intérieur.

1.4.1.     Faire du numérique une fonction stratégique en repensant son organisation

Le numérique sera désormais confié à un secrétaire général adjoint du ministère de l’intérieur, afin que cet enjeu soit incarné au plus haut niveau et bénéficie de tous les leviers permettant une réelle transformation des métiers. Il s’agit de repenser le modèle pour améliorer la capacité à créer, innover et opérer dans la durée.

En lien avec l’agence du numérique des forces de sécurité intérieure, ce nouvel acteur aura pour mission de mettre en place une organisation moderne, agile et intégrée tournée vers l’innovation. Cette démarche nécessite d’impliquer très fortement les métiers, de développer des pôles de compétences (data, intelligence artificielle) pour des projets modernes et de faire prendre en compte les phases « projet » et « exploitation » par une même équipe maîtrisant parfaitement les applications d’une sphère métier.

Les équipes du secrétaire général adjoint chargé du numérique auront aussi une activité d’appui et de conseil pour venir en soutien des projets structurels du ministère et favoriser la transformation numérique. Elles inciteront au passage à une approche par service ou par produit afin de garantir l’évolution et la modernisation des services plutôt que leur changement au fil des cycles, ce qui nécessite de mettre en place l’organisation permettant le passage du « mode projet » au « mode produit ».

Par ailleurs, une activité d’audit des grands projets numériques sera créée afin de contrôler dans la durée la bonne exécution des projets structurants du ministère et d’anticiper les risques projets.

1.4.2.     Attirer, recruter et former

Afin de faire émerger de véritables filières numériques professionnalisées au ministère de l’intérieur, des fonctionnaires et contractuels de haut niveau seront recrutés pour réinternaliser les compétences techniques nécessaires à la conduite de projets. Cela permettra de moins dépendre des prestataires extérieurs et de travailler de concert avec les directions métier sur les projets les plus importants du ministère.

Cet effort est estimé à 300 équivalents temps plein (ETP) – plus 100 ETP pour l’agence du numérique – et requiert un plan de formation et de mentorat ainsi que l’assouplissement de règles permettant d’assurer une plus grande attractivité des métiers du numérique au ministère de l’intérieur pour les contractuels.

Attirer les talents du numérique nécessite de proposer des conditions de travail attractives (matériel, télétravail) et des mécanismes managériaux adaptés à ces profils (libération des énergies, capacité à créer, à proposer, à développer), tout en proposant des parcours interministériels de carrière attractifs en vue d’une fidélisation des meilleurs. La diversification des filières de recrutement (écoles, alternance, éditeurs de logiciels) gagne à être renforcée par des partenariats avec les écoles d’ingénieurs.

La formation au numérique devra concerner à la fois ces nouveaux recrutements, les experts numériques du ministère de l’intérieur, les directeurs et l’ensemble des autres agents du ministère. Devront être mis en place des plans de formation et de mentorat ambitieux et leur suivi : plan de formation continue pour les profils en tension, mentorats dédiés aux cadres supérieurs et directeurs généraux, opérations d’acculturation au numérique des managers des directions métiers et parcours de formation pour permettre des passerelles vers le numérique. Au sein de la sphère de la sécurité intérieure, il s’agira de mutualiser les parcours de formation au numérique afin de créer une culture commune et de diversifier les filières de recrutement de la police nationale en augmentant la proportion d’ingénieurs pour irriguer l’agence du numérique sur les sujets techniques et liés à l’exploitation des données.

1.4.3.     De nouvelles interfaces avec la société civile, le tissu industriel et le monde académique

Le ministère de l’intérieur et la société civile doivent entretenir une relation apaisée sur l’utilisation de la technologie au sein du ministère. À cette fin, la société civile joue un rôle dans le suivi et le contrôle des technologies employées, grâce notamment à l’ouverture des codes sources et algorithmes utilisés. L’agence du numérique pilotera ainsi une politique d’ouverture des données et des sources par défaut, qui favorise la création de nouveaux services et d’activités créatrices de valeur au profit des citoyens et des entreprises.

De surcroît, une attention particulière sera portée sur les solutions de protection de la vie privée dès la conception (privacy by design), qui consistent à proposer des outils numériques nativement protecteurs des libertés individuelles. L’agence du numérique a donc vocation à intégrer des compétences juridiques et des compétences spécialisées dans le privacy by design, potentiellement alimentées par des chercheurs, afin de développer des solutions répondant parfaitement aux besoins opérationnels tout en préservant les libertés individuelles et en le prouvant.

En matière de partenariats industriels, le ministère devra s’investir dans la construction de relations étroites avec les industriels français de confiance et tirer profit de leurs centres de formation spécialisée sur les sujets technologiques de pointe. Cela peut se traduire par des mobilités croisées, voire par la mise en place d’un mécanisme de réserve inversée, consistant dans le cadre de la formation continue à envoyer les équipes techniques du ministère de l’intérieur rejoindre les grands industriels français pendant une période donnée pour s’inspirer de leurs méthodes et de leurs outils de travail et pour monter en compétences sur des sujets techniques. Sont également envisageables des laboratoires communs de recherche et développement avec des industriels, des académiques et des juristes, sur des projets technologiques de pointe. L’approche sous forme de laboratoire permettra en outre de s’assurer de la parfaite adaptation de ces technologies aux besoins opérationnels des forces. En cohérence avec les efforts internes au ministère de l’intérieur, il s’agit en outre d’inciter les industriels français à avancer sur le privacy by design et à en faire un élément différenciant dans leur stratégie commerciale.

Le ministère devra aussi nouer des partenariats privilégiés avec le monde académique en s’investissant notamment dans des travaux de thèses, de post‑doctorat ou en s’associant à des chaires. L’effort portera en matière de recherche et développement sur l’utilisation des nouvelles technologies dans le domaine de la sécurité, notamment en matière de cybersécurité, mais aussi dans le champ des sciences sociales.

Focus : tirer pleinement parti des opportunités offertes par le numérique outremer

Le numérique est un enjeu essentiel pour les territoires ultramarins, par les opportunités offertes en matière de rapprochement entre les services de l’État et la population ou encore de besoins opérationnels des services du ministère dans ces territoires particulièrement exposés. En même temps, la mise en place d’outils numériques performants et adaptés est un défi majeur, dans des régions parfois difficiles d’accès du fait de l’insularité, de l’immensité du territoire ou du caractère enclavé de certaines régions.

Un effort de remise à niveau de l’architecture des réseaux outremer sera engagé avec, comme objectif, la numérisation des réseaux tactiques communs aux forces visant à renforcer leur capacité opérationnelle, en substitution des réseaux anciens devenus obsolètes. Le déploiement du projet « Réseau radio du futur » s’inscrit dans cet effort. Sont plus particulièrement concernées la Nouvelle‑Calédonie, la Polynésie française et la Guyane, qui n’ont pas pu bénéficier du passage à l’état de l’art technologique comme l’ont fait ces dernières années les Antilles, La Réunion et Mayotte.

D’autre part, les chantiers numériques de proximité, visant à rapprocher l’administration du citoyen et à doter les agents du ministère de l’intérieur d’outils performants, seront déployés de manière adaptée et rapide outremer. Les possibilités offertes sont particulièrement adaptées à ces territoires ultramarins, où les enjeux d’accès aux services publics sont prégnants : téléprocédures permettant de mener ses démarches depuis chez soi ou en mobilité ; application unique « Ma sécurité » permettant la prise de plainte en ligne, le suivi de celle‑ci et l’échange direct avec des policiers ou gendarmes ; audition ou prise de plainte en visioconférence ou à domicile ; équipement des policiers et gendarmes en matériels de pointe (caméras‑piétons, caméras embarquées, tablettes Néo, ordinateurs portables, etc.).

Le déploiement des projets numériques du ministère outre‑mer fera l’objet d’une feuille de route et d’un suivi spécifique. Cette feuille de route sera élaborée après concertation avec les parlementaires et les élus locaux de l’ensemble des territoires ultramarins concernés.

En 2030, la présence des policiers et gendarmes sur le terrain sera doublée grâce à un recrutement massif de policiers et de gendarmes, à la transformation numérique, à une meilleure gestion des effectifs et du temps de travail, à la suppression des tâches périphériques et à la simplification des procédures.

Cet effort de proximité portera d’abord sur les zones éloignées des services publics. De nouvelles brigades de gendarmerie seront créées dans les territoires ruraux et périurbains ; les sous‑préfectures seront, en articulation avec le réseau France services, les lieux des démarches du quotidien pour les citoyens. La présence renforcée des policiers et gendarmes sur la voie publique donnera de nouvelles marges de manœuvre opérationnelles, qui seront mises à profit grâce à un commandement présent de manière continue sur le terrain et à une réorganisation de la police nationale par filières.

La répartition territoriale entre police et gendarmerie sera adaptée selon des critères qualitatifs, afin de mieux correspondre à la réalité des territoires et à la nécessité d’améliorer le service rendu à la population. Cette adaptation sera réalisée après un processus de concertation avec les représentants des acteurs de chaque territoire, en particulier les parlementaires, les associations départementales de maires et les conseils départementaux.

Dans chaque département est signé par les responsables locaux de la police nationale et de la gendarmerie nationale, sous l’égide des préfets et après consultation des élus locaux, un protocole de coopération opérationnelle entre les deux forces visant à améliorer leur coordination dans une logique de continuité territoriale de zones contiguës, à réagir aux situations urgentes et exceptionnelles, à identifier et combattre des phénomènes de délinquance communs et à optimiser l’emploi de services ou de capacités spécifiques.

La proximité passe aussi par une amélioration qualitative du contact avec les forces de sécurité. Le parcours des victimes sera amélioré, avec un traitement plus efficace et transparent des plaintes. L’accueil des usagers sera modernisé : rénovation immobilière, mais surtout adaptation aux besoins des usagers, simplification et numérisation des démarches, tout en gardant systématiquement un accompagnement physique. Cette attention portera en particulier sur les plus fragiles, notamment les victimes des violences intrafamiliales et sexuelles : fichier de prévention des violences intrafamiliales, doublement des effectifs dédiés (4 000 contre 2 000 en 2022), densification du maillage territorial en accueils spécialisés, création de postes d’intervenants sociaux en police et gendarmerie, triplement de l’amende pour outrage sexiste.

Les citoyens pourront ainsi compter sur des forces de l’ordre plus présentes et plus accessibles, mais qui doivent aussi leur ressembler : si les agents du ministère de l’intérieur sont représentatifs de tous les milieux sociaux, il n’en est pas de même de la diversité de la population. Des dispositifs de recrutement seront mieux ciblés sur les quartiers populaires, les concours du ministère de l’intérieur seront refondus pour élargir le recrutement. De meilleures possibilités de promotion interne seront ouvertes aux agents les plus méritants.

La transparence et l’exemplarité de l’action des policiers et gendarmes seront mieux garanties. Le travail des inspections sera conforté, notamment en utilisant les nouvelles possibilités permises par l’intelligence artificielle, et rendu plus lisible pour les citoyens. Lorsque des agents du ministère se seront rendus coupables de comportements inacceptables, les sanctions seront alourdies.

Suivant les conclusions du rapport de la Cour des comptes de février 2022 sur la formation des policiers, la transparence et l’exemplarité de l’action de la police nationale et de la gendarmerie nationale seront garanties par une formation initiale et continue de haut niveau.

Le ministère de l’intérieur contribuera à la redynamisation des territoires ruraux et des villes moyennes en y installant certains services relevant de l’administration centrale.

Le ministère de l’intérieur s’ouvrira à de nouveaux partenariats de sécurité animés par la nouvelle direction unique du continuum de sécurité. Ces partenariats s’appuient sur des moyens renforcés, avec le triplement des crédits dédiés au cofinancement des projets de vidéoprotection des collectivités. Le ministère de l’intérieur s’ouvrira également au monde de la recherche et de l’innovation (think tanks, universités) tout en renforçant sa capacité propre de prospective, pour anticiper les enjeux et menaces de demain.

Enfin, des moyens nouveaux seront dévolus aux forces de sécurité intérieure, qu’il s’agisse de nouveaux matériels plus performants (véhicules, tenues, armements, équipements de protection) mais aussi innovants (caméras‑piétons, caméras embarquées, drones, robots d’intervention de déminage) ou encore d’un immobilier à même de leur permettre d’accomplir leurs missions dans de bonnes conditions, de répondre aux besoins de formations et de mieux accueillir les usagers.

2.1.  Faire du renforcement de la présence dans la ruralité une nouvelle politique à part entière

2.1.1.     Le maillage territorial des forces de sécurité sera renforcé en priorité dans les territoires ruraux et périurbains

Jusqu’en 2017, les quinquennats précédents ont été marqués par le recul de l’État dans les territoires, avec la disparition de nombre d’implantations de services publics : 500 brigades de gendarmerie fermées en 15 ans, 20 commissariats fermés depuis 2008, 10 arrondissements supprimés et 9 jumelés depuis 2014. Ce recul s’est également traduit par la fermeture de guichets (préfectures et sous‑préfectures), alors qu’en parallèle les procédures de délivrance de titres ont été largement dématérialisées. Si cette dématérialisation des procédures a constitué un progrès pour nombre de citoyens, qui peuvent désormais réaliser nombre de démarches sans se déplacer, les personnes éloignées du numérique conservent le besoin d’un accompagnement humain.

Les dernières années démontrent aussi que le besoin de sécurité n’est pas l’apanage des métropoles : les territoires périurbains et ruraux connaissent une augmentation des violences aux personnes – principalement des violences non crapuleuses, des violences sexuelles et des violences intrafamiliales.

Partant de ce constat, l’État a inversé cette dynamique de recul des services publics et renforcé sa présence. Plus de 2 000 espaces France services ont été créés depuis 2018, dans tous les départements, pour permettre aux citoyens de réaliser leurs démarches de proximité et de bénéficier d’un accompagnement physique personnalisé. La diminution des effectifs des services locaux de l’État a été stoppée et le niveau départemental, celui de la proximité, a été revalorisé. Enfin, les effectifs des forces de sécurité ont été augmentés : chaque département compte aujourd’hui davantage de policiers et de gendarmes qu’il y a cinq ans. Les services de l’État vont continuer de renforcer leur présence et leur efficacité dans les cinq années à venir, en particulier dans les zones périurbaines et rurales, notamment celles connaissant une importante dynamique démographique.

S’agissant d’un service public essentiel, le ministère de l’intérieur pose ici un principe clair qu’il s’engage à respecter : aucun commissariat ou brigade de gendarmerie ne pourra être fermé sans que le maire de la commune siège et le président de l’intercommunalité siège soient préalablement consultés.

Deux cents brigades de gendarmerie nouvelles seront créées, sous la forme d’implantations nouvelles ou de brigades mobiles. Les brigades mobiles consistent, pour les gendarmes, à « aller vers » les citoyens, notamment ceux qui sont les moins enclins à se déplacer dans une brigade de gendarmerie (jeunes, victimes de violences intrafamiliales, personnes âgées, isolées, etc.). Ces unités seront équipées de postes mobiles avancés – par exemple des véhicules de grande capacité – qui permettront grâce aux outils numériques de mobilité (tablettes NEO, ordinateurs portables) d’apporter des réponses aux citoyens. Les départements ayant expérimenté ces nouvelles brigades ont plébiscité ce dispositif, qui rapproche les gendarmes de la population dans des territoires où l’empreinte des services publics est faible ou insuffisante.

Le choix des territoires d’implantation de ces nouvelles brigades sera effectué selon des critères objectifs liés à la population, aux flux, aux risques locaux, à la délinquance et aux délais d’intervention, à l’issue d’un diagnostic partagé avec les autorités administratives et judiciaires ainsi qu’avec les élus.

La concertation avec les élus locaux pour l’implantation des brigades donne lieu à un échange. Les services du ministère communiquent aux élus un état des lieux de la situation sécuritaire sur le territoire concerné. Après communication de ces informations, un délai raisonnable est accordé aux élus locaux pour transmettre leurs observations et propositions sur les constats effectués ainsi que pour communiquer leurs propositions, notamment sur les lieux d’implantation des brigades.

Afin de garantir la soutenabilité des dépenses des collectivités territoriales liées à la construction de bâtiments destinés à accueillir des brigades, leurs modalités de financement seront adaptées, le cas échéant par l’adoption de dérogations aux règles comptables et budgétaires des collectivités territoriales. Le dispositif de soutien financier sera par ailleurs renforcé.

Au regard des spécificités des problèmes de sécurité rencontrés par ces territoires, une attention particulière sera apportée dans le choix d’implantation de ces nouvelles brigades en outre‑mer.

Dans un délai de deux ans à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport dressant un bilan d’étape de la création de ces nouvelles brigades.

Dans la police nationale, un effort particulier sera fait pour renforcer les unités généralistes de police secours : les effectifs supplémentaires seront dirigés en priorité vers ces fonctions de terrain, notamment les effectifs de « police secours » et les personnels travaillant de nuit, qui verront leur rémunération revalorisée.

Chaque année, le Gouvernement publiera les chiffres des évolutions nettes des effectifs de police et de gendarmerie dans chaque département.

2.1.2.     Le pilotage des services de l’État sera renforcé au plus près des territoires et de leurs besoins

En plus des 2 055 espaces France services existants en février 2022, de nouvelles sous‑préfectures seront labellisées France services.

Le pilotage unifié et cohérent de ces moyens renforcés est confié aux préfets. Afin que ce pilotage se fasse au plus près des territoires et en tenant compte de leurs enjeux spécifiques, le réseau préfectoral sera affermi, pour mieux prendre en charge le besoin de proximité et d’appui territorial des communes périurbaines ou rurales de l’arrondissement chef‑lieu. Préfectures et sous‑préfectures seront plus ouvertes qu’avant à nos concitoyens et aux entreprises, avec des points d’accueil numérique (PAN) « augmentés », les « PAN+ », pour aider les citoyens à réaliser leurs démarches, des guichets uniques pour les acteurs économiques permettant de réunir plusieurs services, d’expliquer les réformes prioritaires du Gouvernement et de veiller à ce qu’elles bénéficient à chacun. Les préfets et sous‑préfets verront rappeler les spécificités de leur métier dans le cadre de la réforme de la haute fonction publique.

Parallèlement, dans le cadre de la poursuite de la dématérialisation des démarches et des titres, le ministère de l’intérieur veillera à maintenir un contact physique de proximité pour chaque procédure numérique, afin d’accompagner les usagers qui ne sont pas à l’aise avec le numérique, mais aussi de celles dont le cas particulier ne peut être résolu par la voie numérique.

2.2.  Relocaliser certains services de l’administration centrale du ministère de l’intérieur au bénéfice des territoires ruraux et des villes moyennes

L’ancrage territorial du ministère de l’intérieur sera aussi renforcé à travers la relocalisation de certains services de l’administration centrale dans des villes moyennes et des territoires ruraux.

Ce mouvement concernera plus de 1 400 fonctionnaires issus de l’ensemble des grandes directions du ministère de l’intérieur. Il a deux objectifs principaux : d’une part, renforcer la présence de services publics au plus près des usagers et, d’autre part, améliorer les conditions de vie au travail des agents.

Le choix de ces nouvelles implantations est le fruit d’un appel à candidatures ouvert à l’ensemble des territoires, hors Île‑de‑France et grandes métropoles régionales, intéressées à accueillir ces services.

Ces relocalisations permettront de nouvelles synergies entre les différents services du réseau territorial du ministère de l’intérieur (préfectures et sous‑préfectures, directions départementales interministérielles, services de la police nationale et de la gendarmerie nationale).

L’installation de services à vocation nationale sur l’ensemble du territoire exploitera pleinement les opportunités offertes par le travail à distance au bénéfice des services centraux et territoriaux du ministère.

Elle permettra également de dynamiser la politique immobilière de l’État dans les villes concernées, au bénéfice du développement et de l’attractivité des territoires concernés.

2.3.  Doubler la présence de nos forces de l’ordre sur le terrain d’ici 2030

Les citoyens attendent des forces de sécurité qu’elles soient plus présentes et visibles sur le terrain, avec un effet rassurant pour la population et un effet dissuasif pour les délinquants. Mais si le quinquennat écoulé a permis la création de 10 000 postes supplémentaires de policiers et de gendarmes, leur présence sur la voie publique demeure insuffisante : policiers et de gendarmes ne passent que 37 % de leur temps sur la voie publique, du fait de la lourdeur de la procédure pénale, d’outils numériques insuffisamment performants et de tâches administratives chronophages.

Le doublement de la présence des forces de sécurité sur la voie publique en dix ans annoncé par le Président de la République implique donc une transformation profonde : faire de la présence sur la voie publique la règle et la présence en commissariat ou en brigade l’exception.

2.3.1.     L’objectif de doublement de la présence des forces de l’ordre sur la voie publique impose d’activer un ensemble de leviers complémentaires

Deux réformes importantes ont d’ores et déjà été actées : la suppression des cycles horaires chronophages des unités de voie publique, effective au 1er février 2022, ainsi que la réforme des modalités d’affectation des effectifs de police au 1er janvier 2023, pour pouvoir positionner plus facilement les effectifs là où sont les besoins.

Les policiers et gendarmes seront de plus en plus « nomades », grâce à l’équipement numérique mobile qui leur permettra de réaliser le maximum de tâches en extérieur lors des patrouilles. Les tablettes « Néo » ont déjà permis d’importants gains de temps et d’efficacité, qui seront amplifiés avec le déploiement en cours de la deuxième génération de tablettes, ainsi qu’avec une dotation massive en ordinateurs portables. Ces outils permettent l’accès à l’ensemble des ressources utiles en mobilité, que ce soit pour mieux renseigner les usagers, appréhender les situations d’intervention avec un maximum d’informations (profil des parties prenantes, position des autres patrouilles grâce à un outil de cartographie), recueillir de l’information (consultation de fichiers, prélèvements biométriques) ou encore gagner du temps (outil de retranscription écrite de la parole, procédure pénale numérique – cf. ci‑après) et réduire les déplacements sans plus‑value opérationnelle par la rédaction des procédures en mobilité ou la réalisation de prélèvements directement sur le terrain. D’importants investissements seront consentis pour mettre à niveau les réseaux de télécommunications afin de supporter ces nouveaux outils technologiques et de permettre une disponibilité optimale des applications, ainsi que pour la maintenance de ces nouveaux outils.

Le recours aux réserves opérationnelles de la gendarmerie et de la police sera accru, puisqu’elles passeront en cinq ans de 30 000 aujourd’hui à 50 000 réservistes pour la gendarmerie nationale et de 6 000 à 30 000 réservistes pour la police nationale. Afin de maintenir l’engagement et la motivation des réservistes, une cible minimale d’emploi de 25 jours par an et par réserviste est fixée. Ce renforcement de la réserve opérationnelle permettra à des jeunes de se former et de s’ancrer dans la vie professionnelle par un service – rémunéré – au profit de la Nation. Des passerelles avec les autres réserves de la garde nationale, les réserves communales de sécurité civile, l’éducation nationale, l’enseignement supérieur, la recherche et le service national universel, pendant lequel les réserves de la gendarmerie nationale et de la police nationale seront pleinement investies, seront créées.

La compensation financière des heures supplémentaires sera privilégiée plutôt que le retour sous forme de récupérations, qui affaiblit la présence des policiers sur la voie publique. Le Président de la République a par ailleurs demandé l’ouverture d’une discussion sociale sur l’augmentation du temps de travail au sein des forces de sécurité intérieure.

Les forces de sécurité seront recentrées sur le cœur de leur mission de sécurité, par la substitution aux personnels actifs de personnels administratifs, par la mise en place de la fonction d’« assistant d’enquête de police et de gendarmerie » et par l’abandon des tâches périphériques. Le mouvement de substitution aux personnels actifs de personnels administratifs sera relancé, notamment pour les missions de contrôle aux frontières (couplé à l’automatisation) ou pour certaines missions relatives au fonctionnement des centres de rétention administrative (CRA). Les futurs assistants d’enquête de police et de gendarmerie se verront ainsi confier des tâches actuellement exercées par les personnels actifs, afin de permettre à ces derniers de se concentrer sur leur cœur de mission, notamment les enquêteurs.

Les policiers et les gendarmes n’assureront plus de missions périphériques : les extractions judiciaires devront finir d’être transférées au ministère de la justice, les policiers et gendarmes devront être libérés de la police des audiences ou encore de la garde des détenus hospitalisés. Les missions d’escorte ou de garde de bâtiments officiels seront réétudiées et externalisées lorsque leur exercice peut être assuré par d’autres que les policiers ou les gendarmes. La télécommunication audiovisuelle sera privilégiée pour certains actes d’enquête (exemple : prise de plainte) ou pour les auditions (exemple : pour les auditions par le juge de la liberté et de la détention des étrangers placés en CRA afin d’éviter les transferts et gardes chronophages).

La procédure pénale sera simplifiée (cf. infra).

Pour mesurer l’effectivité de l’ensemble de ces mesures, un suivi statistique de l’effort sera réalisé, avec un rendu compte annuel. Afin d’atteindre l’objectif de doublement de la présence sur la voie publique en dix ans, l’effort sur 2023‑2027 devra représenter une hausse de 50 % du nombre d’heures de présence sur la voie publique des policiers et des gendarmes, par rapport à l’année de référence 2021. Ces gains quantitatifs de présence sur la voie publique donneront de nouvelles marges de manœuvre opérationnelle, au service de priorités fixées au plus près du terrain.

2.3.2.     La police nationale réformera son organisation pour un pilotage de proximité plus efficace

La mise en place d’un commandement opérationnel des forces 24h/24 et 7j/7 permettra un meilleur pilotage des effectifs présents sur le terrain, en fonction des priorités définies, et visera à pallier les difficultés pouvant être observées sur certaines interventions délicates.

Au niveau départemental, le pilotage en fonction des priorités sera affirmé par la généralisation des directions uniques de la police nationale, appelées directions départementales de la police nationale (DDPN), sous réserve des spécificités de la police judiciaire. Le directeur unique de la police pourra allouer les forces en fonction des priorités opérationnelles : sécurité du quotidien, démantèlement des trafics, lutte contre l’immigration clandestine. L’état‑major mutualisé qui en découle facilitera les rationalisations d’organisation et le renforcement de la présence sur la voie publique. Une organisation en filières au niveau local concentrera ainsi sous l’autorité du préfet et du procureur de la République des fonctions jusqu’ici trop éclatées et sera plus lisible pour les partenaires de la police nationale participant du continuum de sécurité.

Cette réforme garantira une filière judiciaire plus efficace afin de répondre tant aux enjeux de la délinquance de proximité qu’aux graves menaces liées à la criminalité organisée. Elle contribuera à renforcer le partage d’expériences et de compétences entre les différents services de la police nationale permettant d’améliorer le taux d’élucidation et donc le service rendu à nos concitoyens. Cette réforme s’effectuera sans modifier la cartographie des services de l’actuelle direction centrale de la police judiciaire (DCPJ). Aucune antenne de police judiciaire ni aucun service ne sera supprimé. Les offices centraux seront conservés et confortés par des antennes locales. L’échelon zonal sera le territoire privilégié pour le traitement de la criminalité organisée, notamment les grands trafics, ou des affaires liées à la probité des élus et des chefs d’entreprise. L’article 12 du code de procédure pénale n’est pas modifié. Il est la garantie que le libre choix du service enquêteur par le magistrat restera la règle.

Cette réforme de l’échelon territorial s’accompagne d’une réforme de l’administration centrale, qui décloisonnera son fonctionnement en passant d’une organisation en « tuyaux d’orgue » à une direction générale fondée sur des filières par métiers (sécurité et ordre public ; police judiciaire ; renseignement territorial ; frontières et immigration irrégulière) et une fonction soutien consolidée. Cette intégration se traduira par un site unique de la direction générale de la police nationale à l’horizon des cinq prochaines années.

2.4.  Mettre la victime au centre de l’attention

Le parcours pour les victimes sera refondu, depuis l’accueil jusqu’au suivi de la plainte. L’application mobile commune à la police et à la gendarmerie « Ma sécurité », qui est déployée depuis le premier trimestre de l’année 2022, donne accès à de nombreux télé‑services : au delà de la pré‑plainte en ligne déjà disponible, l’application permettra à partir de 2023 de déposer une plainte en ligne mais également, à terme, d’effectuer le suivi de cette plainte. Aujourd’hui, plaignants et victimes ne sont pas suffisamment bien informés de l’évolution du traitement de leur plainte et se rendent dans les commissariats ou les brigades pour demander où en est leur affaire. Avec « Ma sécurité », le citoyen pourra déposer une plainte en ligne, puis suivre le traitement de cette plainte en temps réel, en étant informé de certains « moments‑clés » des suites données. L’application « Ma sécurité » permettra aussi d’effectuer des actes de signalement ou d’interagir par chat avec des policiers ou des gendarmes formés au numérique. Cet outil numérique, vecteur de rapprochement entre la population et les forces de l’ordre de proximité, permettra la diffusion d’informations et de notifications et sera accessible pour toutes les personnes en situation de handicap.

Afin de déterminer les conséquences réelles de la mise en œuvre de modalités numériques de dépôt des plaintes, un rapport d’évaluation portant sur le dépôt de plainte en ligne et le dépôt de plainte par un moyen de télécommunication audiovisuelle sera effectué afin d’établir, notamment, l’implication en termes de temps de travail que représentera pour les professionnels de la police et de la gendarmerie cet accroissement des plaintes dématérialisées.

Par ailleurs, les spécificités des situations des victimes seront mieux prises en compte. Grâce aux postes informatiques mobiles, dont le nombre sera doublé dès 2022, de plus en plus de démarches seront possibles hors les murs des services de police et de gendarmerie (auditions, plaintes). La prise de plainte hors les murs, déjà expérimentée dans plusieurs territoires, sera généralisée. Elle sera notamment proposée aux femmes victimes de violence et aux élus victimes de violences ou de menaces ainsi qu’aux autres victimes d’infractions pénales, après appréciation par les forces de l’ordre de la difficulté de la victime à se déplacer dans un commissariat ou une unité de gendarmerie.

Dans un souci de meilleure prise en charge des spécificités des victimes, il convient également de développer la présence des officiers LGBT+, qui existent déjà à Bordeaux ou à Paris, chargés d’accueillir les plaintes et les déclarations des victimes comportant une circonstance anti-LGBT+.

Les officiers de liaison LGBT+ sont en lien permanent avec les victimes et les associations LGBT. Ils assurent le lien avec les référents LGBT dans les commissariats et gendarmeries et peuvent animer des sensibilisations à destination des agents chargés de recevoir les plaintes.

Cette logique d’« aller vers » va de pair avec un effort particulier en faveur de dispositifs plus adaptés au sein des unités : la création de 19 nouvelles maisons de confiance et de protection de la famille d’ici la fin de l’année 2023 permettra de généraliser ce dispositif à l’ensemble du territoire (cf. infra). À compter de cette date, il sera maintenu au minimum une maison de confiance et de protection de la famille dans chaque département.

Le traitement rapide de la plainte est ainsi indissociable de l’amélioration de l’accueil de la victime, qu’il s’agisse de la priorisation du traitement des plaintes pour les faits les plus graves, par exemple les violences intrafamiliales et sexuelles, ou, à l’inverse, d’une orientation de la plainte vers une médiation pour les incivilités du quotidien qui minent la vie de nos concitoyens.

Les accueils physiques des brigades et des commissariats seront modernisés : la brigade et le commissariat de 2030 ne ressembleront en rien à ceux d’aujourd’hui, ce qui vaut en particulier pour les espaces d’accueil. Un effort conséquent en termes de confidentialité, d’ergonomie et d’accessibilité dans les accueils des brigades et casernes sera réalisé. Mais, au delà des efforts nécessaires en termes immobiliers, il s’agira de généraliser la prise de rendez‑vous en ligne et d’accentuer le déploiement de bornes d’accueil et la diffusion vidéo de contenus pour optimiser les temps d’attente. L’utilisation d’un robot d’accueil va même être expérimentée dans certains territoires. Plus systématiquement qu’aujourd’hui, la pratique dite de l’« usager mystère » (« mystery shopping ») sera développée afin de s’inscrire dans une démarche d’amélioration continue.

Il faut également que les victimes bénéficient d’un suivi de leur affaire : un ensemble de propositions émises par le ministère de la justice permettra d’améliorer l’information de la victime tout au long de sa procédure.

Dans la prise en charge des victimes, une attention particulière sera portée aux enfants, dans le cadre des procédures les impliquant directement, en tant que victimes (violences, notamment sexuelles) ou indirectement (violences intrafamiliales par exemple). Le maillage des salles Mélanie, implantées dans les services de police et de gendarmerie et permettant de faciliter le recueil de la parole de l’enfant dans le respect des obligations légales et réglementaires (enregistrement audiovisuel), doit continuer à se développer sur l’ensemble du territoire, en métropole comme en outre‑mer. Ce dispositif de proximité est complémentaire des unités d’accueil pédiatrique des enfants en danger qui permettent une prise en charge globale judiciaire, médicale et médico‑légale des enfants pour les situations les plus graves et complexes et dont le développement doit être également soutenu.

Par ailleurs, les brigades de protection des familles de la police nationale et les maisons de protection des familles de la gendarmerie (créées en 2021) doivent poursuivre leur montée en puissance (à la fois en nombre et en effectif) pour une meilleure prise en charge de ce contentieux de masse. Les policiers et gendarmes de ces services spécialisés, mais également les enquêteurs à l’accueil des commissariats et des brigades doivent bénéficier de formations adaptées à ces publics vulnérables. Enfin, des policiers et gendarmes spécialement formés interviendront également en milieu scolaire pour des actions de prévention contre les violences sexuelles et sexistes, le harcèlement (notamment en ligne), les usages numériques à risque, etc.

2.5.  Mieux lutter contre les violences intrafamiliales et sexuelles

2.5.1.     Les moyens de lutte contre les violences intrafamiliales seront encore renforcés

Grande cause du quinquennat, la lutte contre les violences faites aux femmes demeure un enjeu majeur : sous l’effet notamment de la libération de la parole, les violences intrafamiliales sont devenues un contentieux de masse, qui représente 45 interventions par heure pour les services de police ou de gendarmerie.

La lutte contre ces violences demeure une priorité constante du ministère de l’intérieur : 298 unités spécialisées et maisons de confiance et de protection des familles ont été mises en place et continuent de se déployer (cf. supra) ; les services de police et de gendarmerie comptent 1 973 enquêteurs dédiés et 2 562 référents violences intrafamiliales, désignés à l’été 2021, au sein des commissariats et brigades ; 90 000 policiers et gendarmes, ainsi que la totalité des élèves policiers et gendarmes, ont été formés depuis le Grenelle des violences conjugales.

Les victimes de violences sexuelles et intrafamiliales sont au cœur de la refonte du « parcours victime » et la montée en puissance des moyens se prolongera dans la présente loi d’orientation et de programmation. Le nombre d’enquêteurs dédiés à la lutte contre les violences intrafamiliales au sein des unités spécialisées sera doublé au cours des cinq prochaines années, passant de 2 000 à 4 000 enquêteurs. Un financement pérenne sera prévu pour 200 postes d’intervenants sociaux supplémentaires en police et gendarmerie, dispositif qui dépend aujourd’hui de financements croisés de l’État et des collectivités territoriales, avec des niveaux d’effort malheureusement disparates selon les territoires. Passant de 400 à 600, ces intervenants apporteront un meilleur accompagnement des victimes partout sur le territoire. Une attention particulière sera portée aux femmes en situation de handicap, notamment dans la formation des agents et l’accompagnement des victimes.

Un fichier de prévention des violences intrafamiliales sera créé, afin d’empêcher la réitération de faits de violence, de prendre en compte les signaux de dangerosité et de sécuriser les interventions des policiers et gendarmes.

Les associations pourront accompagner plus efficacement les femmes victimes de violences, en organisant le dépôt de plainte dans leurs locaux et en signalant les faits dont elles ont connaissance aux forces de l’ordre.

La plateforme arrêtonslesviolences.gouv.fr doit être une référence en matière de lutte contre les violences sexistes et sexuelles, et plus particulièrement la plateforme nationale d’aide aux victimes (PNAV). Une campagne de communication à destination du grand public sera lancée pour développer la visibilité de cet outil et sensibiliser chaque citoyenne et citoyen.

2.5.2.     Les violences sexuelles et sexistes seront mieux détectées et plus sévèrement réprimées

Notamment en matière de violences sexuelles, le cadre d’enquête sera modifié afin de doter les enquêteurs d’outils procéduraux plus adaptés à des infractions présentant par nature un caractère de particulière complexité : les techniques spéciales d’enquête et le recours à la garde à vue dérogatoire seront ainsi étendus aux homicides et viols sériels. Cela permettra de doter les enquêteurs d’outils adaptés à la poursuite d’infractions.

En matière d’outrage sexiste, la France a été pionnière en pénalisant cette infraction. Mais la persistance de tels faits, notamment dans l’espace public, incite à aggraver cette pénalisation, en qualifiant l’outrage sexiste de délit et en prévoyant que l’amende forfaitaire délictuelle lui sera applicable. Il est toutefois nécessaire de poursuivre la lutte contre l’outrage sexiste simple. C’est la raison pour laquelle, malgré sa suppression dans cette loi, la contravention de 5e classe d’outrage sexiste sera créée par décret. La circulaire d’application du 3 septembre 2018 de la loi n° 2018-703 du 3 août 2018 renforçant la lutte contre les violences sexuelles et sexistes était venue préciser que le champ d’application de l’outrage sexiste comprenait aussi l’espace privé tel un espace de travail. Il nous faut désormais nous interroger sur l’extension de ce champ d’application à l’espace numérique, tout en laissant le temps au ministère de l’intérieur d’appréhender cette extension et les moyens qui seront nécessaires à la prise en charge par ses services de l’outrage sexiste dans l’espace numérique.

Par ailleurs, les effectifs des forces de sécurité intérieure dans les transports en commun seront doublés, en particulier aux horaires où ces agressions sont le plus souvent constatées. En effet les femmes y sont encore trop souvent victimes d’agressions, notamment pendant leurs trajets domicile‑travail.

2.5.3.     (nouveau) Renforcer la lutte contre les discriminations

La lutte contre le racisme, l’antisémitisme, la haine anti-LGBT et tout type de discrimination demeure une priorité constante du ministère de l’intérieur.

Depuis 2021, la plateforme d’assistance aux victimes de violences sexistes et sexuelles est étendue aux signalements d’actes discriminatoires et de cyberharcèlement. Des policiers spécialement formés traitent par le biais de chats les signalements des internautes et orientent les victimes vers un dépôt de plainte.

Au sein des commissariats et des brigades, une attention particulière est portée à l’accueil des victimes avec la poursuite du déploiement d’un réseau de référents spécialisés sur l’ensemble du territoire national. Les associations sont encouragées à se saisir de la possibilité d’organiser des permanences en vue de faciliter les dépôts de plaintes.

Le ministère poursuit son effort de formation des forces de l’ordre, notamment dans le cadre de la formation initiale des élèves policiers et gendarmes et des plans de formation continue, en partenariat avec les associations de lutte contre les discriminations et la délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT. Des ressources sont mises à la disposition des agents pour améliorer la caractérisation et la répression des actes discriminatoires et pour garantir l’exercice des droits des victimes.

Des enquêteurs dédiés sont aussi mobilisés dans la lutte contre la haine sur internet et traitent notamment les signalements de contenus à caractère haineux ou discriminatoire sur la plateforme « PHAROS ». Des policiers et des gendarmes spécialement formés interviennent en milieu scolaire pour des actions de prévention des actes discriminatoires et de la haine en ligne, en particulier dans le cadre du « permis internet ».

En matière de prévention interne, un réseau de référents de promotion de l’égalité et de la diversité assure des actions de sensibilisation à destination des agents, dans le cadre des labellisations « égalité professionnelle entre les femmes et les hommes » et « diversité ». Une cellule d’écoute est ouverte à l’ensemble des agents de la police nationale et de la gendarmerie témoins et victimes de discriminations pour orienter, conseiller et faciliter la prise en charge des victimes.

2.6.  S’assurer que le ministère de l’intérieur ressemble davantage aux Français, notamment à la jeunesse

L’image de nos forces de sécurité est aujourd’hui dégradée auprès des jeunes (La confiance police-population en 2021 : le décrochage des 18-24 ans, Cevipof), quand elles disposent parallèlement d’un très fort soutien parmi les autres classes d’âge. La ressemblance fait partie des leviers qui peuvent permettre de créer la confiance : or, si les agents du ministère de l’intérieur sont relativement jeunes et représentatifs de tous les milieux sociaux, ils ne reflètent pas pour autant la diversité de la population française. Il existe pourtant un chemin pour offrir aux jeunes des quartiers des perspectives de réussite républicaine, via l’incorporation parmi les personnels du ministère de l’intérieur, et expérimenter ainsi une approche inédite afin de le rapprocher de la population.

Il est donc nécessaire de renforcer le lien de confiance entre la police et la population, en particulier dans les quartiers populaires ou qui ont une population jeune. Le ministère doit être lui‑même un exemple « d’ascenseur social ».

Cent « classes de reconquête républicaine », destinées prioritairement aux élèves décrocheurs, seront créées dans les quartiers de reconquête républicaine (QRR) et dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV) pour préparer aux concours de la fonction publique et du ministère de l’intérieur en particulier (policier, gendarme, pompier, administratif) ou pour inciter les jeunes à s’engager dans les réserves opérationnelles.

Cet effort sera complété par la mise en place d’actions ciblées de recrutement dans les territoires prioritaires, relayées par les préfets à l’égalité des chances, afin d’encourager les recrutements de policiers adjoints, de gendarmes adjoints volontaires ou de sapeurspompiers professionnels ou volontaires. Les partenariats avec les établissements pour l’insertion dans l’emploi (EPIDE) et les écoles de la deuxième chance seront renforcés. Les partenariats avec les plates‑formes d’insertion des conseils départementaux seront développés.

En complément, pour donner toute sa place à la méritocratie, les concours du ministère de l’intérieur seront réformés pour neutraliser les biais de recrutement.

Par ailleurs, le ministère de l’intérieur amplifiera le plan « 10 000 jeunes » mis en place en 2021, qui a permis de proposer 10 000 stages, apprentissages et alternances à de jeunes actifs. Le fort succès enregistré (95 % de l’objectif sur deux ans atteint en moins d’un an) incite à reconduire et à amplifier le dispositif pour les années à venir. Des modules d’immersion dans les services seront proposés aux élèves de troisième scolarisés dans des établissements en QRR.

Le ministère prendra également toute sa place dans la réinsertion des jeunes délinquants, en fléchant prioritairement ses dispositifs vers des jeunes ayant pu commettre des actes de petite délinquance.

La focalisation trop importante sur les centres éducatifs fermés nuit aux autres solutions plus limitées mais parfois plus efficaces et territorialisées. Les centres éducatifs fermés peuvent être efficaces pour permettre une prise en charge renforcée hors cadre pénitentiaire mais nécessitent une conjonction de facteurs de réussite qui s’avèrent difficiles à réunir. En partenariat avec le ministère de la justice, le ministère de l’intérieur travaillera à la mise en place d’une méthodologie d’évaluation des résultats des mesures mises en œuvre et à la réorientation des moyens prévus pour la création de nouveaux centres éducatifs fermés vers les dispositifs existants plus adaptés aux besoins de terrain.

Au delà de l’intégration dans les effectifs du ministère de l’intérieur, il s’agit enfin de proposer aux agents du ministère de l’intérieur des perspectives d’évolution en interne ; des cours du soir (« classes Beauvau ») destinés aux agents volontaires seront proposés pour faciliter l’ascension sociale des personnels.

Enfin, l’extension des réserves du ministère de l’intérieur (gendarmerie et police), la consolidation du modèle du volontariat chez les sapeurs‑pompiers et la création de la réserve préfectorale devront s’accompagner de la possibilité de servir des « causes » au sein même du ministère (environnement, violences intrafamiliales, etc.), car celles‑ci constituent aujourd’hui les principales sources d’engagement de la population française, et singulièrement de sa jeunesse.

Afin d’améliorer l’attractivité des métiers de la police et de la gendarmerie, une grande campagne conjointe de recrutement sera lancée sur les cinq années à venir et particulièrement ciblée sur les plus jeunes.

La volonté d’attractivité du ministère se matérialise à différents niveaux d’âge et de scolarité : parcours d’engagement citoyen au sein de la gendarmerie nationale dès 11 ans ; jeunes réservistes citoyens pour les 18‑25 ans ; amélioration du statut des cadets de la République, renommés « apprentis policiers » puisque les candidats pourront bénéficier dès 18 ans de la formation pour préparer le concours de gardien de la paix et verront leur rémunération alignée sur celle des policiers adjoints ; développement de la filière professionnelle « métiers de la sécurité intérieure » dans les lycées, en lien avec l’éducation nationale ; possibilité d’effectuer des missions de soutien, et non uniquement opérationnelles, en tant que réservistes.

Le recrutement initial sera élargi pour rechercher les compétences dont manquent les forces de l’ordre : profils scientifiques (ingénieurs) et non exclusivement juridiques, titulaires de doctorats ou contractuels aux ressources rares. Dans le cadre de la réforme actuelle de la haute fonction publique, la venue d’autres fonctionnaires par la voie du détachement sur les postes d’encadrement sera facilitée. Des voies d’accès basées sur les acquis de l’expérience seront créées et les concours seront réformés pour intégrer de nouvelles options permettant d’élargir le vivier de recrutement.

2.7.  Garantir la transparence et l’exemplarité de l’action des forces de l’ordre

Les modes d’action des forces de l’ordre font régulièrement l’actualité, avec la montée des enjeux autour des questions de maintien de l’ordre et l’intérêt pour les interventions de police qui « tournent mal ». Parallèlement, la demande sociale d’exemplarité dans le comportement des forces de sécurité s’accroît et s’exprime à travers une revendication d’indépendance et de transparence de la manière dont celles‑ci sont contrôlées. Des mesures fortes prises lors du Beauvau de la sécurité sont déjà en cours de mise en œuvre, comme la publication des rapports des inspections, le renforcement de la formation en matière de déontologie des policiers et gendarmes ou encore l’instauration au sein de l’inspection générale de la police nationale (IGPN) d’un comité d’évaluation de la déontologie de la police nationale, incluant des représentants de la société civile.

Afin de garantir la transparence et l’exemplarité de l’action des forces de l’ordre, il s’agira de dissiper tout doute sur la légitimité du travail des inspections, de mieux contrôler l’action des forces de l’ordre en sanctionnant fermement les dérives éventuelles et d’ouvrir davantage le ministère sur l’extérieur pour agir en transparence et combler son déficit d’image.

Comité d’éthique

Un comité d’éthique sera créé auprès du ministre de l’intérieur, composé de personnalités qualifiées indiscutables, et pourra être saisi – et se saisir – de sujets sensibles. Il sera structuré en collèges thématiques (ex. technologies, interventions des forces de l’ordre, rétention, etc.).

Suivi des signalements effectués auprès des inspections générales

Les plateformes de signalements gérées par l’IGPN et l’inspection générale de la gendarmerie nationale (IGGN) seront modernisées afin de favoriser les signalements, notamment en temps réel, et de permettre leur usage en mobilité (sur téléphone portable et tablette). Pour l’IGPN, ces investissements devraient également permettre de disposer d’un outil offrant un meilleur suivi des dossiers soumis. La direction générale de la police nationale (DGPN) et la direction générale de la gendarmerie nationale (DGGN) vont par ailleurs se doter d’un outil de suivi des sanctions.

L’inspection générale de l’administration sera cosaisie plus fréquemment dans le cadre des missions d’inspection des forces (IGGN et IGPN) afin d’apporter une expertise complémentaire.

Sanctionner sévèrement les fonctionnaires de police et gendarmes condamnés pour certains faits

Les fonctionnaires de police et gendarmes condamnés définitivement à une peine d’emprisonnement pour des faits de violences intrafamiliales, des infractions à la législation sur les stupéfiants ou des faits de racisme ou de discrimination feront l’objet d’une exclusion définitive.

Évaluation des cadres

L’évaluation des cadres de la police nationale sera renforcée par des évaluations dites « à 360° » comme elles se pratiquent pour les emplois préfectoraux via le Conseil supérieur de l’appui territorial et de l’évaluation (CSATE).

2.8.  Mieux piloter le continuum de sécurité

Les forces de sécurité intérieure ne peuvent couvrir seules efficacement l’intégralité du spectre de la délinquance, qui va de l’incivilité aux crimes les plus graves. Il existe donc un besoin de partenariats plus poussés aux niveaux local et central, avec l’ensemble des acteurs publics et privés du continuum, tout comme la nécessité de rendre plus lisibles les instances et les outils correspondants, notamment les contrats de sécurité intégrés qui constituent un cadre de pilotage important des politiques de sécurité pour les maires, les préfets et les procureurs de la République.

De nombreuses compétences ont été récemment ouvertes aux polices municipales dans de précédentes lois (loi du 25 mai 2021 pour une sécurité globale préservant les libertés, loi du 24 janvier 2022 relative à la responsabilité pénale et à la sécurité intérieure). Les polices municipales jouent un rôle essentiel, aux côtés des forces de sécurité intérieure, pour la sécurité des citoyens.

Toutefois, une expansion supplémentaire des pouvoirs des polices municipales connaît désormais une limite de nature constitutionnelle.

Pour mieux couvrir l’ensemble du spectre de l’insécurité, en s’appuyant sur des partenaires renforcés et plus mobilisés, l’animation des partenariats se structurera davantage.

Une direction unique des partenariats chargée de l’animation du continuum de sécurité et du pilotage des partenariats avec les polices municipales, la sécurité privée, les professions exposées à des menaces particulières de délinquance, les industriels fournisseurs de moyens et l’ensemble des acteurs qui concourent à la coproduction de sécurité sera créée au ministère de l’intérieur. Elle unifiera, sous l’autorité du ministre de l’intérieur, la politique de l’État en direction de ces acteurs et coordonnera leur action dans le cadre de conventions nationales, dont elle assurera le suivi et l’évaluation en lien avec les échelons locaux, notamment les communes.

Les crédits dédiés au financement d’équipements de sécurité présentent un puissant effet de levier pour accélérer les projets des collectivités en la matière. Ainsi, les crédits du fonds interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation (FIPDR) consacrés à la vidéoprotection seront triplés au cours des cinq années à venir et viendront cofinancer les projets portés par les collectivités territoriales, notamment des audits des éventuelles failles de sécurité présentes dans les caméras déjà installées.

2.9.  Ouvrir davantage le ministère de l’intérieur sur la société

Malgré les rationalisations engagées récemment, la fonction de prospective et d’anticipation est insuffisamment structurée au sein du ministère de l’intérieur, alors que l’anticipation des crises et des enjeux de sécurité et la connaissance de notre environnement donnent pourtant à ces réflexions une importance vitale. En outre, la fonction internationale demeure scindée en deux au sein du ministère de l’intérieur, ne permettant pas de tirer suffisamment parti du réseau des attachés de sécurité intérieure (ASI), alors même que les politiques de sécurité ne peuvent se mener aujourd’hui sans considérer le cadre européen et mondial.

Le ministère de l’intérieur s’ouvre encore trop peu au monde extérieur, notamment à celui de la recherche, alors que ses ressources pourraient permettre de mieux mesurer le sentiment de sécurité sur le temps long, d’analyser les ressorts de la relation police‑population, d’outiller les décideurs publics sur les politiques de sécurité et de mieux tirer toutes les conséquences de ce que peuvent nous apprendre les sciences comportementales. Avoir un temps d’avance sur les criminels, mieux anticiper les crises, donner une dimension plus stratégique à la coopération européenne et internationale sont des objectifs prioritaires des prochaines années.

2.9.1.     Unifier le pilotage de l’action européenne et internationale au sein du ministère

La présente loi d’orientation et de programmation sera l’occasion d’unifier le pilotage de l’action européenne et internationale du ministère au sein d’une direction, la direction des affaires européennes et internationales, notamment pour ce qui concerne la promotion et l’influence françaises, la coordination des activités de coopération non opérationnelles (les activités opérationnelles restant du ressort de la direction de la coopération internationale de sécurité – DCIS – et de la direction générale de la sécurité civile et de la gestion des crises s’agissant de la sécurité civile), la défense des intérêts industriels français et la recherche de financements européens et internationaux. L’importance toujours croissante des enjeux européens et internationaux pour les politiques exercées par le ministère de l’intérieur commande en effet ce pilotage unifié, qui permettra de mobiliser dans une vision plus stratégique les réseaux du ministère, qu’il s’agisse des experts nationaux détachés ou des attachés de sécurité intérieure.

2.9.2.     Ouvrir le ministère sur le monde de la recherche

Les partenariats avec le monde de la recherche sont plus ou moins actifs au sein du ministère. S’ils sont très nourris au sein de la gendarmerie nationale, ils sont conçus d’une manière plus limitée au sein de la police nationale, où ils sont portés par l’École nationale supérieure de police (ENSP), qui dispose de deux structures de recherche. De nouveaux partenariats seront donc développés entre la police nationale et la recherche, sous l’égide de la future Académie de police. Afin de mieux organiser la demande de recherche, l’académie disposera d’un conseil scientifique, qui validera les appels à projets, et son numéro 2 sera un chercheur. Le ministère fidélisera un certain nombre de chercheurs autour des thématiques de sécurité, en finançant des travaux de court terme ou de plus long terme et en les cadençant de sorte à pouvoir nourrir la politique publique de leurs résultats. Une politique d’ouverture des données (cf. supra), facteur clé de succès pour multiplier les travaux, sera menée. Les financements du ministère permettront de lancer des projets de recherche et de financer des thèses et des post‑doctorants (jusqu’à cinquante).

Le collège des experts de la sécurité civile, largement ouvert au monde universitaire, complétera la capacité d’analyse et de projection dans le temps long du ministère, notamment pour adapter les outils de la résilience collective face aux conséquences des évolutions climatiques.

2.9.3.     Structurer la fonction prospective et anticipation

Il s’agit enfin de structurer de manière explicite une véritable fonction prospective et anticipation, qui sera portée par l’Institut des hautes études du ministère de l’intérieur (IHEMI). Pour cela, la priorité sera mise sur les champs de sécurité, la gestion de crise et la résilience, d’une part, sur la société, les institutions et territoires, d’autre part. L’offre de service sera étoffée pour être plus rapidement mobilisable par l’autorité ministérielle. De nouveaux partenariats autour de la prospective seront développés, dans le domaine de la recherche (avec une communauté d’experts de la prospective), mais aussi avec des partenaires privés et la société civile.

2.10.     Matériel du quotidien

Pour assurer leurs missions sur le terrain, policiers et gendarmes seront dotés sur la durée de la loi de programmation de matériels performants et modernisés.

Premier acheteur civil de l’État avec près de 4 milliards d’euros de dépenses par an, faisant travailler près de 70 000 fournisseurs, le ministère de l’intérieur se doit d’être exemplaire dans son utilisation de la commande publique. Tous les leviers en sa possession seront ainsi mobilisés afin de mettre en œuvre une politique d’achat responsable et orientée vers les productions françaises, dans le strict respect des règles de la commande publique, afin de conjuguer satisfaction des besoins des services et accessibilité des entreprises françaises : meilleure information des entreprises du tissu local, utilisation des marchés réservés aux structures de l’économie sociale et solidaire, application de clauses sociales et environnementales, allotissement, etc. L’ensemble des matériels seront acquis dans une démarche d’achat responsable à travers la labellisation « relations fournisseurs & achats responsables » (conforme à la norme ISO 20400) qui doit aboutir à l’été 2022. Les matériels acquis seront ensuite mieux contrôlés, grâce à la mobilisation du centre de recherche et d’expertise de la logistique (CREL) du ministère de l’intérieur, dont les moyens seront renforcés pour en faire un laboratoire de pointe pour le ministère.

2.10.1.      Des véhicules « augmentés »

La modernisation des moyens mobiles des forces de sécurité intérieure a été largement engagée : entre 2017 et 2022, la moitié des véhicules ont été renouvelés. Cet effort se poursuivra durant toute la durée de la présente loi d’orientation et de programmation, avec un objectif cible de renouvellement annuel de 10 % de la flotte, dans une logique de verdissement de la flotte. Des véhicules supplémentaires seront acquis pour remettre à niveau les services spécialisés en maintien de l’ordre, en intervention et nautiques (renforcement des moyens nautiques et réaménagement de la brigade fluviale de la préfecture de police de Paris).

Les structures de maintenance seront remises à niveau et la maintenance préventive sera développée, grâce à l’analyse des données recueillies dans les véhicules et par des missions mobiles sous forme de « camions‑ateliers » qui se rendront directement auprès des forces.

2.10.2.      Des tenues modernisées

Donnant suite à une demande des policiers et de leurs représentants, la modification de l’habillement des policiers a été actée dans le cadre du « Beauvau de la sécurité ». Plusieurs écoles de mode et de design ont travaillé sur une nouvelle tenue pour la police nationale, composée d’un calot, d’un nouveau polo et d’un nouvel uniforme. Les premières tenues seront déployées dès le début de l’année 2022 dans les unités. L’habillement et l’équipement de certains effectifs spécialisés de la police feront également l’objet d’un effort budgétaire. Des tenues plus adaptées et protectrices seront attribuées en dotation initiale à certaines unités de la gendarmerie – gendarmes mobiles, peloton de surveillance et d’intervention, brigades territoriales, unités de sécurité routière.

2.10.3.      Des matériels renouvelés

Pour le renouvellement des armements et matériels de la police et de la gendarmerie, l’accent sera mis sur certaines catégories de matériel. Les gendarmes seront notamment dotés sur cinq ans de nouvelles armes lourdes, de packs de vision nocturne, de moyens en intervention spécialisée ainsi que d’équipements de protection balistique. Les policiers seront dotés en nouveaux armements (exemple : pistolets à impulsion électriques ou PIE) et en équipements de protection modernisés, en housses tactiques modulaires, en nouveaux matériels d’analyse et de détection (kits pour stupéfiants) et en équipements lourds de police technique et scientifique.

2.10.4.      Drones

L’espace aérien est un domaine très réglementé et qui nécessite une grande technicité pour le couvrir efficacement. Les moyens aériens du ministère de l’intérieur (hélicoptères, avions) demeurent incontournables dans les missions de secours à personne, de lutte contre les feux de forêt, de sécurité publique, de lutte contre l’immigration irrégulière et de transport de personnes ou de matériels (cf. 3). Si l’émergence de nouveaux matériels, tels que les drones, fait naître des menaces nouvelles qui nécessitent d’adapter la réponse opérationnelle (lutte anti‑drones, cf. 3.), leur utilisation par les forces de sécurité ouvre également de nouvelles opportunités, notamment dans l’appui opérationnel aux missions de sécurité publique et de sécurité civile, ainsi que dans le recueil de renseignements (ordre public, surveillance des frontières, etc.).

Un programme d’acquisition de drones sera lancé afin d’équiper les forces de sécurité et de secours. Ces matériels seront adaptés aux missions différentes qu’ils seront amenés à remplir mais feront l’objet d’un achat puis d’une maintenance et d’une formation des pilotes mutualisés entre les différentes forces du ministère – police, gendarmerie, sapeurs‑pompiers.

2.11.     Une politique immobilière à la hauteur des projets et des besoins quotidiens du réseau 

L’immobilier du ministère de l’intérieur représente des millions de mètres carrés de bâti et plus de 20 000 implantations dans toute la France, ce qui en fait un acteur foncier incontournable.

La création d’une structure dédiée à la gestion et à l’entretien de ce patrimoine constituera une réforme d’ampleur qui répond à un triple objectif de mise à niveau de l’immobilier du ministère, de professionnalisation de la gestion et de qualité dans la durée de l’entretien courant et de la maintenance. Il s’agit également de rendre possible la recherche de recettes nouvelles et innovantes à consacrer à l’immobilier, en déléguant la gestion à un organisme dédié.

Cette structure permettra en outre d’organiser l’atteinte d’objectifs ambitieux de réduction de la consommation d’énergie au sein du ministère de l’intérieur à l’horizon 2030, grâce à une rénovation énergétique d’ampleur.

Cette réforme implique également, et sans attendre, de professionnaliser la fonction immobilière au sein du ministère de l’intérieur grâce des outils de gouvernance et à un suivi des ressources humaines (RH) renforcé des agents chargés de ces missions. La professionnalisation implique également de fixer des objectifs de performance aux services de ce ministère en ce qui concerne l’exhaustivité des informations permettant de connaître le parc immobilier.

Il sera nécessaire de déterminer et présenter un tendanciel de dépenses d’investissement sur les projets immobiliers structurants du ministère de l’intérieur. Cette mesure permettra l’établissement d’une vision d’ensemble des projets majeurs à venir et en assurera le financement à court et moyen termes. Elle favorisera la prévision des dépenses immobilières d’investissement du ministère au profit d’une meilleure programmation et conduite des opérations. Elle intègrera une estimation des dépenses de fonctionnement et des économies induites par ces investissements. Elle permettra de donner un cadre pluriannuel partagé pour les principales opérations immobilières du ministère, favorisant la lisibilité des autorisations annuelles de crédits décidées en lois de finances.

Pour la gendarmerie nationale en particulier, il est indispensable de fournir aux gendarmes et à leurs familles des conditions de logement décentes et conformes aux normes actuelles. À cette fin, un montant annuel de 200 millions d’euros sera dédié à la reconstruction de casernes et aux réhabilitations et restructurations de grande envergure et un montant annuel de 100 millions d’euros aux travaux de maintenance.

Par ailleurs, le ministère continue de programmer la restructuration des ensembles immobiliers de son administration centrale afin de rationaliser les surfaces occupées. L’installation des services « support » du ministère de l’intérieur dans une implantation domaniale dédiée, à l’horizon de la fin de l’année 2026, permettra de mettre fin à un bail coûteux (33 millions d’euros par an actuellement). Il convient également de préparer, d’accompagner et de tirer les conséquences sur le parc central des relocalisations de services hors de l’Île‑de‑France et des grandes métropoles régionales (1 500 postes concernés). La combinaison de ces deux projets doit permettre d’optimiser les occupations de sites centraux et de concentrer les moyens sur l’entretien du patrimoine, qui restera occupé et densifié.

Le regroupement de l’ensemble des services centraux de la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) sur un site unique constitue également une transformation majeure à l’appui des missions de ce service en matière de lutte contre le terrorisme et de défense des intérêts fondamentaux de la Nation. En dehors d’un gain immédiat d’espace et du renforcement des conditions de sécurité pour les agents, le nouveau site permettra de satisfaire de manière durable les besoins immobiliers de la DGSI, en intégrant les évolutions humaines et techniques à venir.

Focus : des moyens innovants pour protéger les territoires d’outremer

Les territoires d’outre‑mer sont confrontés à des menaces, extérieures et intérieures, à des degrés divers : immigration clandestine, notamment à Mayotte ou en Guyane ; trafics divers, notamment de stupéfiants, à Mayotte, aux Antilles, à La Réunion ou en Guyane ; orpaillage illégal en Guyane ; pêche illicite non déclarée et non réglementée (INN) en Guyane ; enjeux de criminalité et de délinquance dans tous les territoires ultramarins. La présente loi devra permettre d’investir dans des moyens, tant matériels qu’humains, pour faire face à ces menaces.

Pour faire face aux menaces extérieures, l’émergence de « frontières intelligentes » est un enjeu majeur.

Seront ainsi déployés aux frontières des outre‑mer de nouveaux outils technologiques pour lutter contre les trafics ou encore l’immigration irrégulière : des bagages X pour mieux lutter contre le trafic de stupéfiants et les flux financiers illégaux ; du matériel d’observation et de surveillance (jumelles à visée nocturne, caméras longue distance) ; des moyens nautiques supplémentaires ; des scanners à conteneurs dans les grands ports maritimes ou des scanners portatifs dans les gares maritimes ; des radars de surveillance, des scanners corporels (adaptés au phénomène des « mules » et des équipes cynotechniques) contribueront à une lutte plus efficace contre le trafic de stupéfiants. Le recours aux drones de surveillance sera développé.

En matière de lutte contre la délinquance, les territoires d’outre‑mer bénéficieront de l’augmentation des effectifs de réservistes, des cadets de la police nationale et de la gendarmerie nationale dans les outre‑mer, qui correspond à l’objectif de doublement de la présence des policiers et gendarmes sur la voie publique d’ici 2030. En matière de moyens financiers, le triplement des crédits du fonds interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation (FIPDR) permettra de soutenir plus massivement l’effort d’équipement des communes pour leur police municipale et en dispositifs de vidéo‑protection.

En matière d’ordre public, la création de onze nouvelles unités de forces mobiles renforcera la capacité à projeter des forces localement, mais aussi des matériels adaptés (blindés) pour faire face à des événements d’importance, notamment en matière d’ordre public.

La loi d’orientation et de programmation dote les forces d’un cadre juridique et des outils numériques qui leur permettent de se concentrer sur l’essentiel de leurs missions, avec une fonction investigation revalorisée pour apporter des réponses plus rapides à nos concitoyens victimes et pour sanctionner plus efficacement les délinquants, grâce à la création d’assistants d’enquête de police et gendarmerie, à des moyens mis sur l’aboutissement d’une procédure numérique et à la remise à niveau des équipements de la police technique et scientifique.

Affronter les crises à venir oblige à informer nos concitoyens sur les risques et les moyens d’y faire face et à développer leur culture du risque. Il s’agit aussi de replacer le ministère de l’intérieur comme l’organisateur incontournable de la gestion de crise au sein d’une cellule interministérielle de crise (CIC) « augmentée ». S’agissant des moyens, l’ambition consiste à remettre à niveau les capacités (« plan COD », pacte capacitaire des services d’incendie et de secours prenant en compte une meilleure répartition des moyens proportionnés aux risques par un maillage territorial et des capacités équilibrés, communication de proximité par les préfectures, logistique de crise), renforcer les moyens nationaux (flotte aérienne, réseau radio du futur, formations militaires de la sécurité civile, service du déminage) et revaloriser le volontariat via la nouvelle prestation de fidélisation et de reconnaissance (NPFR) des sapeurs‑pompiers volontaires, se doter des cadres juridiques et technologiques permettant de faire face aux grands événements à venir (coupe du monde de rugby et jeux olympiques) et renforcer notre réponse opérationnelle aux subversions violentes par la création d’unités très mobiles rapidement projetables en tout point du territoire.

Pour atteindre ces objectifs, les outils de formation des forces, comme annoncé dans le cadre du « Beauvau de la sécurité », seront remis à niveau : augmenter la formation initiale, la renforcer sur le volet judiciaire, augmenter le temps de formation continue, créer une véritable Académie de police. Mais également accompagner les policiers et gendarmes, pour mieux tenir compte de la difficulté des conditions d’exercice du métier, et renforcer l’attractivité et les réseaux de soutien. Tirant le constat du nouveau contrat opérationnel auquel sont confrontés les sapeurs‑pompiers comme principaux acteurs de la sécurité civile, la modernisation nécessaire de l’École nationale supérieure des officiers de sapeurs‑pompiers sera engagée.

3.1.  Pour faire face à la délinquance du quotidien, renforcer la fonction investigation

La réponse pénale constitue une attente forte des Français. Or la qualité des enquêtes incombe aux agents du ministère de l’intérieur. La filière investigation connaît par ailleurs une forte désaffection malgré un besoin croissant, en particulier dans la police : le nombre d’officiers de police judiciaire (OPJ) en police en poste aujourd’hui est de 17 000 contre un besoin estimé à 22 000 exerçants. Cette désaffectation s’explique notamment par la complexification de la procédure pénale, la crainte d’une mise en cause personnelle en cas de défaillance sur une procédure médiatique, etc. Des premières réponses ont été apportées pour rendre la filière plus attractive : les OPJ bénéficieront d’une accélération de carrière, la prime qui leur est versée a été revalorisée de 20 % (de 1 080 euros à 1 296 euros par an) et elle sera réservée à compter de décembre 2022 à ceux qui sont sur un poste d’OPJ exerçant pour en renforcer l’incitation. La simplification de la procédure pénale reste un enjeu majeur pour l’attractivité et la performance de la filière investigation judiciaire. Alors que tous les acteurs de la chaîne pénale font le constat commun d’une crise de la filière judiciaire qui doit faire face non seulement à une judiciarisation et à des contentieux de masse croissants, mais aussi à une attente légitime de célérité et de qualité, et dans l’objectif de démultiplier le nombre d’OPJ sur le terrain, pour traiter mieux et plus rapidement les procédures, il nous faut mieux former, simplifier la procédure pénale et concentrer le temps des policiers et des gendarmes sur le cœur du métier d’investigation.

3.1.1.     Former plus d’officiers de police judiciaire (OPJ)

L’ensemble des nouveaux policiers et gendarmes seront formés aux fonctions d’OPJ, en intégrant un socle commun à la formation initiale et en prévoyant le passage de l’examen à l’issue de la scolarité et de la période de stage (et non plus après trois ans). L’objectif est de disposer de 2 800 OPJ en 2023 – année de mise en place du nouveau dispositif – contre 1 200 en 2021. Cette formation élèvera le niveau juridique de l’ensemble des nouveaux policiers et gendarmes et valorisera ces fonctions qui souffrent aujourd’hui d’un déficit d’image.

Pour cela, l’article 16 du code de procédure pénale évoluera de sorte à permettre aux jeunes policiers et gendarmes sortant d’école et ayant achevé leurs stages de passer immédiatement l’examen d’OPJ, sans attendre les trois années d’exercice prévues actuellement.

Enfin, le recours à la réserve opérationnelle sera également utilisé pour les services d’enquête avec les OPJ retraités.

3.1.2.     Alléger le formalisme procédural et simplifier la procédure pénale

Le développement des logiciels de retranscription (de type speech to text) permettra d’alléger le formalisme écrit de la procédure pénale et ainsi opérer un gain de temps sur la retranscription d’actes tels que constatations, perquisitions, exploitations vidéo.

Le recours à la télécommunication audiovisuelle mérite d’être développé pour certains actes d’enquête, dont les auditions des victimes dans des dossiers ciblés (atteintes aux personnes exclues), avec pour double objectif d’offrir un accueil numérique personnalisé rapide à la victime et de permettre un gain de temps au profit des actes d’investigation. Plusieurs articles du code de procédure pénale doivent donc être modifiés.

Par parallélisme avec ce qui se pratique pour les élèves officiers de la police et les élèves commissaires, la qualité d’agent de police judiciaire sera attribuée aux élèves officiers de la gendarmerie nationale durant leur scolarité en formation initiale afin qu’ils puissent être en posture active durant leurs stages en unité territoriale. Les prérogatives des agents de police judiciaire seront par ailleurs renforcées afin qu’ils puissent mieux concourir aux investigations conduites par les officiers de police judiciaire, sous le contrôle de ces derniers.

Des assistants d’enquête de police et de gendarmerie seront créés afin de recentrer les OPJ sur leur cœur de métier. Au total, sur dix ans, 3 273 assistants d’enquête pour la gendarmerie et 4 387 pour la police, avec pour objectif d’absorber 50 % du temps d’OPJ consacré à la procédure. Ces assistants d’enquête (qui ne seront pas un corps nouveau mais des agents de catégorie B habilités devant l’autorité judiciaire) assureront les tâches administratives liées aux investigations : ils pourront consulter les fichiers de police, réaliser les « avis » (avis avocat, avis famille, avis consulat, etc.), effectuer des convocations, rédiger certains actes comme des réquisitions auprès des opérateurs téléphoniques, sous le contrôle des OPJ et APJ. Pour ces missions, des articles du code de procédure pénale seront modifiés. D’autres missions leur seront confiées sans habilitation judiciaire particulière : gestion administrative et orientation des dossiers, gestion administrative du déroulé des gardes à vue, gestion des scellés, traitement des procédures « étrangers » avec les préfectures, etc.

Afin d’en simplifier la consultation et de faciliter les recherches simultanées dans les différents systèmes d'information, le ministère de l’intérieur engagera une réflexion sur la faisabilité technique et juridique de l’interconnexion des fichiers mis à la disposition des forces de sécurité, en particulier le fichier de traitement des antécédents judiciaires (TAJ), le fichier national des empreintes génétiques (FNAEG) et le fichier automatisé des empreintes digitales (FAED).

En complément, les moyens de la police technique et scientifique (PTS) sont renforcés : développer les outils permettant d’intégrer immédiatement des éléments de procédure en mobilité, moderniser les laboratoires (industrialisation des process analytiques simples, renouvellement permanent du parc analytique « industriel » à hauteur de 10 % par an, sanctuarisation du projet SMARTLAB 2022), adopter une démarche de système de management de la qualité et créer un nouveau laboratoire de police scientifique.

Les amendes forfaitaires délictuelles (AFD) sont étendues. Des travaux sont en cours pour qu’en cas de non‑paiement de l’amende, en sus des méthodes de recouvrement aujourd’hui mises en œuvre, le ministère des comptes publics puisse saisir les sommes dues sur les revenus des personnes concernées.

Pour accompagner ces dispositions législatives, des moyens nouveaux pour l’Agence nationale de traitement automatisé des infractions (ANTAI) sont nécessaires afin de déployer sur les cinq années ces nouvelles amendes.

D’autres mesures de simplification, plus techniques, sont nécessaires pour rendre plus efficace le travail des OPJ au quotidien :

– supprimer la réquisition des services de police technique et scientifique par les services de la police nationale ;

– créer une disposition légale prévoyant la présomption d’habilitation des agents à accéder aux fichiers de police ;

– appliquer les techniques spéciales d’enquête au délit d’abus de faiblesse en bande organisée, afin de faciliter le travail des enquêteurs dans la lutte contre les dérives sectaires ;

– recourir aux techniques spéciales d’enquête pour les fugitifs recherchés pour des faits de criminalité organisée ;

– étendre les autorisations générales de réquisitions ;

– étendre la liste des actes que les enquêteurs sont autorisés à accomplir, avec l’autorisation du procureur de la République ou du juge d’instruction, lors des enquêtes sous pseudonyme.

Enfin, pour simplifier le travail des enquêteurs, les cadres d’enquête seront repensés, en lien avec le ministère de la justice.

3.1.3.     Mieux intégrer le fonctionnement policejustice

Alors que la suppression du rappel à la loi par OPJ a été votée dans la loi n° 2021‑1729 du 22 décembre 2021 pour la confiance dans l’institution judiciaire et que nous devons relever le défi de son efficace remplacement par des mesures alternatives, en particulier par l’avertissement pénal probatoire par le procureur ou son délégué créé par cette même loi, il nous apparaîtrait particulièrement cohérent et efficace de positionner des délégués du procureur dans les commissariats et les gendarmeries, gage de célérité et de crédibilité de la réponse pénale aux incivilités du quotidien.

Il s’agit également de permettre de rapprocher le travail concret des magistrats et des forces de sécurité intérieure. Grâce à une expérimentation en cours en 2022, des délégués du procureur ont commencé à se rendre dans plusieurs commissariats. Ce travail conjoint de délégués du procureur mais aussi de magistrats en commissariat permettra d’apporter des réponses pénales plus rapides et de construire un partenariat plus étroit sur certains types de faits et délits.

Enfin, la modernisation et la transformation de l’organisation de la police judiciaire sont engagées avec notamment la création de l’Office anti‑stupéfiants (OFAST) le 1er janvier 2020, adossé à un plan national de lutte contre les stupéfiants. Afin de continuer à conforter la plus‑value apportée par les offices, il s’agit désormais de renforcer leur coordination ainsi que leur dimensionnement.

3.2.  Nous armer face aux crises de demain, hybrides et interministérielles

Les crises auxquelles nous ferons face dans les prochaines années seront de plus en plus inattendues (cyberattaques, perte d’alimentation électrique, crises majeures simultanées) et hybrides ; elles n’entreront plus dans les « cases » de la sécurité civile, de l’ordre public, etc. En particulier, la dépendance aux réseaux et aux nouvelles technologies renforce notre vulnérabilité collective. D’autre part, le réchauffement climatique va multiplier les risques pour nos concitoyens ; les attentes de nos concitoyens concernant la prévision et la gestion de ces risques vont donc légitimement croître. Demain, nous devrons mieux anticiper les menaces et les crises ; mieux informer et préparer nos concitoyens, pour renforcer la culture du risque ; mieux protéger les Français des risques naturels, technologiques ou encore des attaques malveillantes.

3.2.1.     Anticiper et prévenir les risques

Afin de permettre au ministère de l’intérieur chargé de la gestion des crises de mieux piloter le « continuum de la sécurité » (civile ou publique) et d’influer sur les moyens d’agir en amont, pour réduire les risques à la source, l’anticipation des crises doit être étendue à l’ensemble des politiques de prévention face aux risques majeurs. Des mesures concrètes seront prises pour faire face à la crise climatique, face à laquelle les forces de l’ordre ont un rôle à jouer, notamment en renforçant leurs actions de prévention, contrôle et répression des atteintes à l’environnement, en augmentant leurs moyens financiers et effectifs dédiés et en assurant une formation et sensibilisation transversale de toutes les forces de police sur ce sujet et ses enjeux.

Pour ce faire, sera institutionnalisé un collège technique coprésidé par le ministère chargé de la gestion des crises et par le ministère chargé de la prévention des risques, sous l’égide du SGDSN et composé des ministères chargés de l’agriculture, de l’alimentation, de l’urbanisme, de l’environnement, de l’énergie et des transports, pour conduire les travaux d’étude d’impact en matière de gestion des crises sur les risques majeurs : réduction de la vulnérabilité, définition des dispositifs collectifs de protection, analyse de l’après‑crise permettant d’identifier les conditions de la diminution du risque pour l’avenir dont le retour d’expérience permet de tirer les leçons d’une action et d’affiner la connaissance des phénomènes.

Une coopération plus structurée entre le ministère de l’intérieur, les opérateurs de l’État ayant un rôle dans la prévision des événements majeurs et les communes constitue également un axe de modernisation de la politique publique de la gestion des crises.

3.2.2.     Bâtir un centre interministériel de crise 2.0

Le ministre de l’intérieur est le ministre de la gestion des crises sur le territoire national. Conformément à la circulaire du Premier ministre n° 6095/SG du 1er juillet 2019 relative à l’organisation gouvernementale pour la gestion des crises majeures, le Premier ministre s’appuie sur un dispositif gouvernemental dénommé « cellule interministérielle de crise » (CIC) et confie en principe la conduite opérationnelle de la crise au ministre de l’intérieur lorsque la crise a lieu sur le territoire national.

Pour appuyer la gestion de crise, un nouveau centre interministériel de crise devra être créé, plus grand, mieux équipé, avec une salle de situation intégrant l’ensemble des forces, armée en continu, et doté d’un directeur permanent du centre de crise. Le directeur du centre de crise aura pour mission, lorsque la CIC n’est pas activée, de planifier, de recruter et de former les volontaires des ministères qui armeront les salles, de développer un outil intégré de gestion de crise des préfectures jusqu’à la CIC, d’organiser un pilotage des crises par la donnée. En appui, le développement d’outils et de réseaux à la pointe de la technologie, permettant des communications fluides entre ministères ainsi qu’avec les préfectures, nécessite des investissements continus et le développement d’applicatifs intégrés de gestion de crise, permettant d’associer tous les décideurs et de fournir une vision agglomérée des différents outils existants. Placé dans un bâtiment ad hoc, il doit comprendre les services qui y concourent dans leur diversité et pouvoir basculer en mode de gestion de crise à tout moment.

La CIC doit en conséquence être dotée d’un état‑major permanent auquel s’adossent les états‑majors de toutes les forces de sécurité intérieure. Cette nouvelle posture nécessite la construction de la CIC de demain, plus grande, plus connectée, plus résiliente, conçue avec le SGDSN à la suite d’un travail interministériel et dotée d’un outil intégré de gestion des crises allant du poste communal de sauvegarde (PCS) des communes jusqu’à la CIC en passant par les centres opérationnels départementaux (COD) et de zone (COZ). Ce service de la direction des crises devra rassembler tous les états‑majors de toutes les directions générales du ministère de l’intérieur et être localisé sur l’îlot Beauvau.

La gestion des crises de demain implique le recours accru à l’intelligence artificielle et aux outils numériques d’aide à la décision pour exploiter la multitude de données numériques collectées auprès de toutes les forces de sécurité intérieure (FSI), des périmètres ministériels, des opérateurs privés et des réseaux sociaux. Cette approche intégrée de la gestion des données reste compatible avec le maintien d’une organisation en métiers des forces de sécurité intérieure, opérateurs et périmètres ministériels.

3.2.3.     Professionnaliser et consolider la chaîne de la gestion des crises

La complexité des interactions, l’augmentation des menaces sur les systèmes d’information, les nouveaux risques liés au dérèglement climatique font craindre l’apparition de nouvelles crises plus graves, plus fréquentes, plus multiples et donc plus incertaines. Notre incapacité à y répondre de façon suffisamment efficace serait également facteur d’aggravation par l’enchaînement des phénomènes, la survenue de « crises dans la crise », menaçant l’ordre public et sapant l’autorité des pouvoirs publics. Cette situation serait alors susceptible de créer une crise de confiance du citoyen envers l’autorité chargée de le protéger, entraînant le pays dans une crise démocratique aux conséquences incontrôlables.

Est ainsi à redouter la conjonction de phénomènes pouvant engendrer des crises plus graves, plus soudaines, plus complexes et plus systémiques nécessitant d’adapter la réponse des pouvoirs publics.

Cette aggravation des crises, dans leur intensité comme dans leur fréquence, nécessite l’adaptation de nos organisations existantes, en lien avec le SGDSN, autour de plusieurs principes d’action :

– clarifier et renforcer les pouvoirs du préfet en cas de crise :

Acte positif du préfet de zone, décidé en anticipation ou en réaction à un phénomène d’une particulière gravité et affectant la sécurité des populations, l’autorisation donnée au représentant de l’État dans le département lui permet d’affirmer immédiatement l’unité de commandement sur l’ensemble des services et établissements publics de l’État, et d’éviter la gestion de crises en silo, pour les affaires directement liées à la crise.

– piloter les crises par la donnée :

Le pilotage de la crise par la donnée pourra également impliquer l’interopérabilité des données issues du maintien de l’ordre public, de la prévention des risques, des canaux d’alertes des différents ministères et opérateurs publics et privés et des informations provenant des réseaux sociaux.

– mettre à disposition de la CIC une plateforme de services assurés par le ministère de l’intérieur :

Ces services reposeraient sur une logistique de crise (chaîne interministérielle cohérente de logistique de crise avec stockage stratégique, manœuvre de ventilation sur le territoire national, distribution « au dernier kilomètre » permettant d’atteindre tous les citoyens) ; la communication de crise, en lien étroit avec le service d’information du gouvernement (SIG) ; les outils numériques de la gestion des crises pilotés par la direction générale de la sécurité civile et de la gestion des crises (DGSCGC) ainsi que la direction du numérique ; la formation des cadres dirigeants à la gestion des crises ; l’information du public en situation de phénomène majeur à travers la cellule interministérielle d’information du public et d’aide aux victimes (INFOPUBLIC) installée pour le compte du Premier ministre place Beauvau et qui relève de la DGSCGC pour sa gestion et son animation, avec l’appui du secrétariat général du ministère de l’intérieur pour les fonctions support.

3.2.4.     Renforcer les préfets dans la gestion des crises

À la lumière des crises récentes, où l’autorité préfectorale a été en première ligne du fait de son expertise des situations exceptionnelles rencontrées, de sa capacité à incarner l’unité de l’action de l’État et du lien opérationnel avec les collectivités territoriales, il importe de renforcer le pilotage de la gestion des crises autour des préfets dans les territoires pour assurer une coordination pleine et entière de la gestion de crise : mise en sécurité des biens et des personnes, organisation des moyens de secours, fonctionnement des institutions et continuité des services publics, préservation de l’environnement.

Pouvoirs des préfets

En l’état, les dispositions relatives aux pouvoirs des préfets en période de crise dans l’ordonnancement juridique actuel sont peu mobilisées ou diversement interprétées. Une disposition générale au sein du code de la sécurité intérieure prévoit une autorité élargie du préfet sur l’ensemble des services déconcentrés des administrations civiles de l’État et établissements publics de l’État ayant un champ d’action territorial.

Rénovation des centres opérationnels départementaux (COD) des préfectures

Le centre opérationnel départemental (COD) constitue l’équipement immobilier support de référence pour la gestion locale de crise. Compte tenu de la vétusté de nombreux centres de crise départementaux et de leur inadaptation physique et technologique, une rénovation complète de l’ensemble des centres opérationnels départementaux de préfecture permettra de disposer de tous les atouts pour faire face à des situations de crise de toute nature. Cette mise à niveau implique des travaux de rénovation de grande ampleur (avec le cas échéant des relocalisations) ou des travaux d’équipement. D’après une enquête réalisée au second trimestre de l’année 2021, plus d’une cinquantaine de départements sont concernés, à des degrés divers. Les départements accueillant des épreuves des jeux olympiques seront traités en priorité. Le coût moyen de rénovation d’un COD est estimé à 400 000 euros. La DGSCGC assurera une prestation de conseil sur les équipements et les outils.

Renforcer les services communication des préfets

La diffusion d’informations, fondées ou non, est devenue instantanée avec le développement des réseaux sociaux. Les analyses développées par les décideurs, les décisions prises, voire les moyens déployés sont immédiatement discutés et critiqués. Il convient donc d’être en mesure d’apporter une parole à la fois rapide et d’un haut niveau de technicité et pour cela :

– renforcer les services de communication des préfectures ;

– attirer des experts de la communication à même d’assurer le porte‑parolat du préfet, doter les services d’un budget propre et d’un bon niveau d’équipement technique ;

– renforcer drastiquement le plan de formation et le rendre obligatoire (y compris le recyclage) pour les préfets, les sous‑préfets, les chargés de communication et les cadres du cabinet ou d’astreinte : prise en main et veille des réseaux sociaux, réflexes durant les astreintes, attitude à tenir en situation de crise.

Colonnes de renfort préfectorales

Pour bénéficier d’un appui immédiat dans la gestion de crises, des colonnes de renfort pourront être envoyées en préfecture, composées de différentes compétences en fonction des besoins : veille et communication, logistique, réserve préfectorale. Composée d’agents expérimentés (préfets et sous‑préfets en retraite) et de cadres de l’administration territoriale de l’État volontaires, cette réserve préfectorale permet de préserver la réactivité d’équipes préfectorales par un renfort temporaire et de progresser de front sur plusieurs thématiques distinctes ou complémentaires dans une phase sensible.

3.2.5.     Penser la gestion de l’aprèscrise

Au delà de la protection des personnes et des biens, le ministère de l’intérieur se doit d’être présent sur l’ensemble du continuum de la crise et de gérer les suites immédiates de l’événement pour accélérer le retour à la normale. La prise en charge des situations immédiatement « post crise » a pour objectif le rétablissement des fonctions fondamentales pour les territoires (circulation, réseaux, etc.) et l’acheminement de moyens de première nécessité pour rétablir la situation (moyens zonaux et nationaux, chaîne logistique). À ce stade de la gestion de crise, le ministère de l’intérieur devra toujours disposer de la capacité d’agréger l’ensemble des compétences et des expertises. Il doit, au niveau des moyens nationaux, étendre la panoplie des outils et réponses à disposition pouvant être projetés (gestion des plans de secours, tentes, groupes électrogènes, moyens aériens renforcés, bâches, hôpital de campagne, engins de travaux publics, etc.).

Dans le droit fil de la loi n° 2021‑1520 du 25 novembre 2021 visant à consolider notre modèle de sécurité civile et valoriser le volontariat des sapeurs‑pompiers et les sapeurs‑pompiers professionnels, dite loi Matras (qui conçoit le préfet comme directeur des opérations et non uniquement directeur des opérations de secours), les préfets disposeront de moyens opérationnels et pourront recourir aux personnels d’administrations (y compris agences, opérateurs et services qui ne sont pas en temps normal sous l’autorité du préfet, hors armée) et d’entreprises privées grâce au pouvoir de réquisition à leur disposition.

Des modalités de préfinancement par des fonds ad hoc de l’État, plus souples en première instance, seront proposées. La création d’un fonds de concours permanent, doté de fonds de l’État ou d’opérateurs d’assurances, pourrait être étudiée à cet effet pour assurer le paiement des prestations aux entreprises réquisitionnées, les premiers secours aux sinistrés ou le financement exceptionnel des moyens de l’État.

3.2.6.     Développer la culture du risque chez nos concitoyens

Trop souvent le citoyen n’a pas connaissance du champ et de la nature des mesures de prévention et d’anticipation ou le rôle des autorités intervenantes. Or, « toute personne concourt par son comportement à la sécurité civile » (article L. 721‑1 du code de la sécurité intérieure). Pour donner corps à ce principe, l’information sur les risques sera renforcée par une politique d’exercices réguliers, associant non seulement les élus locaux mais aussi, au maximum, la population. Le développement d’un citoyen acteur de sa mise en sécurité et de la protection d’autrui se comprend dans la complémentarité d’un volet de formation à la prévention des risques et aux comportements en cas d’événement et d’un de volet d’une journée nationale de sensibilisation et de prise de conscience collective des enjeux. Ces deux volets doivent à terme permettre une gestion plus efficace de la crise par des comportements adaptés de la population.

Afin de renforcer cette culture de la prévention, conformément à la stratégie nationale de résilience, une « journée nationale » dédiée aux risques majeurs et aux gestes qui sauvent, sur le modèle déjà pratiqué au Japon, sera instaurée chaque année. L’ensemble de la population participera ainsi à un exercice grandeur nature de prévention d’une catastrophe naturelle ou technologique d’ampleur. Cette démarche va de pair avec une information sur les postures à adopter en cas de crise et les gestes qui sauvent, pour toute la population sans exception et dans tous les milieux (scolaire, professionnel, médico‑social). Tous les jeunes et tous les actifs devront être formés aux gestes de premier secours en dix ans, avec une formation continue tout au long de la vie pour conserver les bons réflexes.

Les actions d’information prévues dans les administrations publiques, les établissements et entreprises privés ou les établissements d’enseignement intégreront notamment des exercices et seront organisées, dans toute la mesure du possible, à la date de la journée annuelle de la résilience prévue le 13 octobre.

Au delà de cette information, il s’agira de renforcer le volontariat dans les associations agréées de sécurité civile, chez les sapeurs‑pompiers et au travers des réserves communales de sécurité civile en multipliant les initiatives et les appels aux volontaires, grâce notamment au « brevet de secourisme » destiné aux jeunes et aux actifs.

Le déploiement du réseau FR‑Alert, totalement opérationnel fin 2022, permet aussi de doter le ministère de l’intérieur d’un outil puissant de gestion de crise, qui viendra porter à haut niveau les moyens dont disposent les préfets pour alerter, informer et protéger les populations. FR‑Alert représente une des ruptures technologiques majeures en matière de gestion et de communication de crise. Désormais, sans intermédiaire, la puissance publique peut s’adresser immédiatement et directement aux citoyens.

3.2.7.     Renouveler la flotte d’hélicoptères, compléter la flotte aérienne pour plus de polyvalence

Le ministère de l’intérieur dispose de moyens aériens indispensables à la conduite de ses missions du quotidien et de l’exceptionnel. Il renforcera la cohérence de ces flottes ministérielles et le niveau de mutualisation. Elle sera permise par une plus grande cohérence des gammes des machines achetées s’agissant des hélicoptères et devra viser une maintenance complètement mutualisée, des formations communes et une meilleure prise en compte des enjeux de sécurité aérienne. Un comité stratégique des moyens aériens permettra de traiter de manière transverse ces sujets et de s’assurer de la polyvalence des nouveaux achats envisagés. L’efficacité de ce comité sera évaluée à mi‑LOPMI pour évaluer la nécessité de pousser plus loin la mutualisation des dispositifs.

S’agissant des moyens héliportés, le renouvellement des flottes sera conduit dans le respect des missions de sécurité civile, d’une part, et de sécurité publique, d’autre part, mais avec l’objectif d’une convergence des nouvelles machines, socle de l’interopérabilité et de la maintenance commune des flottes du ministère. Ainsi, les hélicoptères vieillissants des flottes du ministère seront remplacés dans les cinq prochaines années et au delà, ce qui représente un effort d’investissement considérable (36 machines en cinq ans). Ils seront complétés par les dix hélicoptères de transports lourds (H 160), dont la livraison s’échelonnera jusqu’en 2026, destinés au transport des unités d’intervention spécialisées des forces de sécurité intérieure.

S’agissant des avions, la cible de la flotte d’avions bombardiers d’eau de type CL515 « Canadair » se situe à 16 appareils. Ainsi, l’achat et le renouvellement de la flotte des 12 avions CL415 « Canadair » par 16 avions bombardiers d’eau amphibie (ABE) du même type doivent être programmés pour faire face à ces enjeux. Parmi ces 16 ABE, 2 seront financés à 100 % dans le cadre du programme RescUE pour la création d’une flotte européenne. L’augmentation de la flotte par l’acquisition de 4 aéronefs supplémentaires devra s’accompagner de la création de postes de pilotes et copilotes constituant les équipages et d’un travail de fond sur les conditions d’exercice de ce métier et sur l’attractivité des postes au sein de la sécurité civile. Ainsi douze postes de personnels navigants devront être créés pour accompagner la mesure.

3.2.8.     Bâtir le hub européen de sécurité civile à Nîmes

Parallèlement, alors que le réchauffement climatique accroît l’intensité du risque de feu de forêt et l’élargit à de nombreux territoires européens, il convient désormais d’envisager la flotte d’avions comme un outil à vocation nationale et le fer de lance d’une réponse européenne. L’Europe de la sécurité civile est une réalité opérationnelle. La France a montré son volontarisme et sa compétence en la matière. Ainsi, dans le cadre du mécanisme européen de protection civile, la France arme 18 des 118 modules européens. Être à la fois capable d’aller porter assistance et de recevoir, le cas échéant, une assistance de nos voisins européens constituait un défi désormais relevé. Mais l’approfondissement de ce mécanisme, auquel la DGSCGC continuera d’apporter toute son énergie, est un impératif face à l’intensification des crises, à leur multiplication et à leur caractère transfrontalier.

Ainsi, la base aérienne de Nîmes‑Garons doit changer de dimension et devenir un pôle européen de sécurité civile. Dans ce cadre, elle peut devenir un véritable hub de sécurité civile permettant de rassembler, en un seul lieu, une partie des moyens existants et d’ériger un pôle de référence agrégeant les différentes fonctions aériennes et logistiques. À terme, Nîmes‑Garons pourrait ainsi :

– accueillir les avions et le groupement hélicoptères de la DGSCGC ;

– héberger une part des réserves nationales ;

 regrouper l’ESCRIM (élément de sécurité civile rapide d’intervention médicalisée) actuellement basé au sein de l’unité d’instruction et d’intervention de la sécurité civile de Brignoles (UIISC 7) et du SDIS du Gard, en lien avec la métropole de Nîmes ;

– accueillir, à terme, une unité militaire de la sécurité civile ;

– agréger, dans une logique de cluster économique, des entreprises et des start‑ups innovantes dans le domaine de la sécurité civile.

Cette « centralité nîmoise » viendra consolider un réseau territorial adossé à la fois à des bases hélicoptères permanentes rénovées et des pélicandromes capables, sur tout le territoire national et en tant que de besoin, de soutenir la projection des moyens de lutte contre les feux d’espaces naturels sur l’ensemble du territoire. Le volet européen, prioritairement orienté sur la lutte contre les feux de forêt, doit déboucher sur l’obtention d’importants crédits européens dans cette perspective. Des études de faisabilité devront être réalisées en ce sens.

3.2.9.     Prépositionner des moyens outremer

Ce souci de cohérence territoriale, pour que chaque Français puisse être effectivement protégé, impose de positionner l’État comme le garant de la protection civile des territoires ultramarins. Les outre‑mer constituent en effet un point de focalisation opérationnelle particulier en raison de leur exposition à des risques spécifiques (cyclones), à des risques extrêmes (sismique) et à d’importants défis logistiques. La question du pré‑positionnement des moyens de la réserve nationale, sur la plaque Antilles‑Guyane comme dans l’océan Indien, doit permettre aux autorités locales, en cas de crise majeure, de disposer des moyens de première réponse avant l’arrivée de secours nationaux ou internationaux (cf. focus ci‑après).

Préparer cette réponse en identifiant les risques et en planifiant les procédures, prépositionner du matériel et des hommes, anticiper la projection de moyens de secours massifs en cas de catastrophes sont parmi les priorités de la DGSCGC pour les territoires ultramarins.

Les moyens zonaux, rattachés à d’autres ministères, pourraient aussi être formés et mobilisés en cas d’événement extrême, tels que les effectifs du ministère des armées. Dans le cas d’aléas qui affecteraient les sites de positionnement de moyens nationaux (de la sécurité civile ou d’autres acteurs français de la sécurité‑défense), le stationnement temporaire de ces contingents sur des territoires localisés dans la région, français ou sous souveraineté d’autres États, pourrait apparaître comme une solution. Cette disposition entraînerait la signature d’accords bilatéraux ou multilatéraux et impliquerait des dynamiques interministérielles (ministère de l’intérieur, ministère de l’Europe et des affaires étrangères et ministère des armées).

3.2.10. Cofinancer les pactes capacitaires des SDIS

La qualité de la couverture territoriale de la sécurité civile passe par l’affirmation du pacte capacitaire et l’enracinement des états‑majors interministériels de zone qui permettront à l’État d’impulser une stratégie de rationalisation, de mutualisation et d’interopérabilité efficiente entre services nationaux et services d’incendie et de secours, dotés de moyens homogènes adaptés aux risques des territoires.

Dans cet objectif, il conviendra, à la lumière du retour d’expérience des événements climatiques extrêmes de l’année 2022, d’encourager la réouverture, si nécessaire, de centres de secours là où le risque a évolué et de créer des centres de première intervention dotés d’une réponse de proximité spécifique dans les massifs exposés au risque de feux de forêts et d’espaces naturels.

De même, s’agissant d’un service public essentiel, l’inscription dans la loi de la subordination de toute fermeture d’un centre d’incendie et de secours à la consultation préalable du maire de la commune siège sera envisagée.

Le pacte capacitaire sera l’outil pour couvrir l’ensemble des départements, quelle que soit la surface de leur SDIS, avec des moyens technologiques optimisés, armés par des personnels formés et entraînés. Articulée autour des états‑majors interministériels de zone consolidés, coordonnée par des systèmes d’information performants, la réponse de sécurité civile se fera ainsi plus souple et plus réactive. Le pacte capacitaire constitue ainsi un outil majeur de modernisation de la réponse opérationnelle de la sécurité civile ainsi que la garantie d’une couverture territoriale plus complète et plus efficiente.

Dans ce but, l’impulsion financière de l’État est cruciale et doit être ciblée sur des projets d’investissements stratégiques au sein des zones de défense et de sécurité. Des financements dédiés sont ainsi prévus pour créer un effet de levier et participer à l’effort de mutualisation des moyens exceptionnels entre SDIS, effort porteur d’économies collectives.

3.3.  Renforcer notre réponse opérationnelle face à la subversion violente

La mise en œuvre, à partir de 2007, de la révision générale des politiques publiques (RGPP) a conduit la DGPN et la DGGN à faire porter sur les unités de force mobile (UFM) l’effort des réductions d’effectifs demandé : pour la police nationale, en a résulté la réduction de l’effectif de chaque unité de compagnies républicaines de sécurité (CRS) (- 1 500 ETP entre 2007 et 2014) sans diminuer le nombre des unités (60) ; pour la gendarmerie nationale, la diminution du nombre des escadrons de gendarmerie mobile (de 123 à 108 entre 2007 et 2015) et la réduction de l’effectif de chaque unité (- 2 300 ETP entre 2007 et 2015), avec en parallèle une diminution des missions extérieures. Or, depuis quelques années, le maintien de l’ordre évolue face aux nouvelles subversions violentes : il ne s’agit plus seulement d’encadrer des manifestations revendicatives mais d’être capable de stopper des casseurs, d’intervenir pour mettre fin à des affrontements violents entre bandes ou communautés, dans des temps très brefs et sous le regard des médias et des smartphones. À compter de 2017, le potentiel des deux forces a été progressivement renforcé (+ 600 ETP), mais les forces disponibles ne sont pas toujours suffisantes pour intervenir très rapidement en tout point du territoire.

3.3.1.     Création de onze nouvelles unités de forces mobiles

Onze nouvelles unités de forces mobiles (UFM) seront créées à brève échéance, pour venir renforcer les dispositifs liés aux grands événements des années à venir (coupe du monde de rugby de 2023, jeux olympiques de 2024). Rapidement projetables, sur le modèle de la CRS 8 pour la police nationale et du dispositif d’intervention augmenté de la gendarmerie nationale (DIAG), y compris outre‑mer, elles pourront faire face à des affrontements violents dans un temps très court, avec des moyens spécifiques. Ces nouvelles UFM permettront d’assurer les besoins en formation et une meilleure disponibilité opérationnelle pour couvrir l’ensemble des besoins sur le territoire.

3.3.2.     Un investissement massif dans la formation des forces au maintien de l’ordre

Les effectifs chargés du maintien de l’ordre seront mieux formés : un centre de formation spécialisé en maintien de l’ordre en milieu urbain sera créé en région parisienne et, parallèlement, le centre d’entraînement des forces de Saint‑Astier (Dordogne) sera rénové, en créant de nouveaux espaces d’entraînement et en se mettant en capacité d’accueillir davantage de stagiaires.

3.3.3.     Des moyens exceptionnels pour organiser la sécurité des jeux olympiques

Vingt‑cinq millions d’euros ont d’ores et déjà été prévus dans le cadre du plan de relance afin de financer des expérimentations technologiques de sécurité en vue des jeux olympiques et paralympiques de 2024 et de la coupe du monde de rugby de 2023. Plus largement, quatre types d’investissements doivent être réalisés dans la perspective des jeux olympiques :

– un plan cybersécurité, pour augmenter la résilience des services du ministère ;

– des moyens de lutte anti‑drones pour Paris (cérémonie d’ouverture et épreuves) et les villes accueillant des épreuves. Il s’agit d’acquérir des équipements permettant la détection, le brouillage et la neutralisation des drones malveillants et de bâtir la capacité de mise en œuvre tout en s’assurant de leur parfaite intégration dans les dispositifs de protection et de sécurité aériennes mis en œuvre par les armées ;

– des moyens pour les centres de commandement de la préfecture de police et de la coordination nationale pour la sécurité des jeux olympiques (CNSJ) ;

– d’autres équipements, de nature diverse, permettant aux forces d’être parées à tous les risques dans la perspective de cet événement majeur.

3.4.  Mieux sécuriser nos frontières

L’espace frontalier doit faire l’objet d’une gestion plus intégrée et mieux coordonnée, qui tire tous les bénéfices des moyens innovants de contrôle et de surveillance.

Permettre l’intervention des gardefrontières de FRONTEX

Une véritable intégration du corps des garde‑frontières de FRONTEX à la gestion des frontières extérieures de la France nécessite de les doter de prérogatives alignées sur celles de la police aux frontières. L’article 82 du règlement UE 2019/1896 (Frontex) prévoit explicitement la possibilité pour un État membre « hôte » d’accueillir le déploiement de garde‑frontières européens à ses frontières extérieures et de les faire bénéficier d’un port d’arme, de recourir à la force conformément au droit national et de leur laisser consulter ses bases de données nationales aux fins de surveillance des frontières.

Moyens innovants pour la surveillance des frontières

Les policiers seront dotés de moyens innovants pour opérer la surveillance des frontières :

– généralisation des drones de surveillance, dotés de matériels spécifiques (vision nocturne, dispositifs de détection thermique) ;

– caméras infra‑rouges et thermiques ;

– mise en place de systèmes de lecture automatisée des plaques d’immatriculation (LAPI) sur les points de passage frontaliers afin de lutter contre les filières organisées ;

– moyens mobiles adaptés à l’environnement (motoneiges, buggys) ;

– généralisation des postes mobiles sous forme de véhicules équipés d’aubettes (moyens de contrôle documentaires et de détection de fraudes, actuellement expérimentés à la frontière belge).

La mission de contrôle aux frontières et certaines missions des CRA seront confiées à d’autres agents publics que des policiers. Les policiers ainsi libérés seraient redéployés dans des compagnies interdépartementales projetables aux frontières pour assurer les missions de surveillance humaines et éviter le recours aux forces mobiles non spécialisées.

Frontières fluides

Afin de rendre les contrôles aux frontières plus fluides, des outils modernes sont financés :

– recours systématique au sas PARAFE (système de passage automatisé aux frontières extérieures) ;

– généralisation des titres de voyage biométriques, avec reconnaissance mutuelle dans toute l’UE et capacité de contrôle des données biométriques associées ;

– mise en œuvre du règlement européen instaurant le système entrée‑sortie (contrôle des ressortissants de pays‑tiers en court séjour), avec prise systématique de biométrie et enregistrement du franchissement de frontière alimentant le fichier européen entrées / sorties (EES) ;

– utilisation de lunettes ou casques de réalité « augmentée » pour l’interrogation des fichiers.

Coopération européenne

Enfin, l’engagement dans la coopération européenne aux frontières sera concrétisé par :

– la création de nouvelles brigades mixtes de lutte contre l’immigration irrégulière (qui existent avec l’Allemagne et l’Italie) avec les policiers d’États frontaliers, appuyées par les technologiques innovantes ;

– la mise à niveau de l’architecture des systèmes d’information français, afin de les rendre interopérables sur le modèle européen pour mettre en œuvre les règlements européens, tout en assurant la confidentialité des données et en veillant à leur ergonomie pour les forces (mission de la direction du numérique) ;

– la formation des agents de police étrangers en France dans la future Académie de police ;

– la création d’un centre technique pluridisciplinaire chargé de la recherche & développement, piloté par les forces de sécurité intérieure et par la délégation ministérielle aux partenariats, aux stratégies et aux innovations de sécurité (DPSIS), tout en s’appuyant sur les directions du ministère.

3.5.  Mieux former nos forces

Le système de formation des forces doit évoluer avec la complexité des enjeux, le développement de nouveaux outils et le regard que la société porte sur elles. En effet le temps de formation initiale est aujourd’hui trop bref pour former complètement les policiers et gendarmes à ce qui les attend sur le terrain. Les outils de formation sont datés et peu mutualisés entre forces ; or aujourd’hui rien ne s’oppose à ce que des modules de formation continue soient ouverts à l’ensemble des forces. Le renforcement de la formation initiale et continue des policiers et des gendarmes nécessite de repenser les parcours des formations, de les rendre plus accessibles et de remettre à niveau les capacités de formation, en mutualisant les outils de la police et de la gendarmerie. La création d’un délit d’outrage sexiste aggravé nécessite un accompagnement des forces de l’ordre et des magistrats. Les situations relevant du délit peuvent être difficiles à déterminer et le risque de requalification n’est pas à ignorer. Un renforcement de la formation sur cette infraction et les infractions concurrentes est donc indispensable afin de minimiser les risques de requalification.

S’agissant des sapeurs‑pompiers professionnels, la cohérence et le maillage du dispositif de formation coproduit entre l’État et les collectivités territoriales seront renforcés, d’une part, par le développement d’une plateforme numérique permettant de dématérialiser et fluidifier les processus administratifs, de mutualiser l’ingénierie pédagogique et de faire converger les outils de simulation et, d’autre part, par des investissements structurants et mutualisés au niveau supra‑départemental. Au plan national, est prévue la mise en place d’un pôle d’excellence agrégeant les différentes forces de sécurité civile, intégré au réseau européen et délivrant des formations de haut niveau au sein du réseau des écoles de service public (RESP) ou de l’Institut national du service public (INSP).

3.5.1.     Renforcer la formation initiale

Doublement du temps de formation initiale

La formation initiale des élèves policiers et gendarmes augmente de quatre mois, passant de huit à douze mois. Certaines thématiques seront approfondies au cours de la formation : déontologie, relation police/population, aspect rédactionnel des missions. Dans les deux forces, cela permettra de s’assurer que les compétences nécessaires soient acquises, soit par construction de nouveaux modules de formation, soit en densifiant ceux qui existent (maintien de l’ordre, déontologie par exemple).

Par ailleurs, l’incorporation des élèves titulaires du concours d’entrée dans la police ou dans la gendarmerie se fera dans les six mois suivant le résultat du concours, afin d’éviter des délais d’incorporation trop longs qui entraînent la perte de certains titulaires du concours qui se réorientent.

Création de nouvelles écoles

– école de formation cyber, présentée dans la première partie du présent rapport ;

– pour tirer la formation vers le haut, une Académie de police sera installée, pour coordonner la formation des policiers, renforcer les outils de formation des nouvelles filières. Elle comprendra un pôle d’excellence pour l’investigation ;

– un centre de formation au maintien de l’ordre en conditions urbaines sera créé en Île‑de‑France, pour former les forces mobiles ;

– une école de la police scientifique, dans le cadre de la consolidation d’une filière commune à la police nationale et à la gendarmerie nationale, avec une capacité d’accueil d’une centaine de stagiaires. La structure ad hoc remettra à plat la scolarité – formation initiale et continue – pour correspondre aux besoins en matière de PTS ;

– une école de police sera créée en Île‑de‑France pour tenir compte des besoins liés aux campagnes de recrutement ;

– une nouvelle offre de formation interservices spécialisée en matière de renseignement est proposée à ses partenaires par la DGSI, ayant vocation à bénéficier aux personnels affectés à la DGSI, au service central du renseignement territorial (SCRT) de la DGPN, à la direction du renseignement de la préfecture de police (DRPP) et à la sous‑direction de l’anticipation opérationnelle de la DGGN. Elle permettra de partager les compétences et d’harmoniser les pratiques professionnelles entre tous les agents, quels que soient leurs statuts (policiers, agents contractuels, gendarmes, agents administratifs), concourant à la mission de renseignement. Cette offre de formation sera construite par la DGSI et les services bénéficiaires concernés pour répondre à leurs besoins opérationnels. Elle fera l’objet d’échanges avec la coordination nationale du renseignement et de la lutte contre le terrorisme (CNRLT) et l’Académie du renseignement. Elle pourra en outre bénéficier au service national du renseignement pénitentiaire (SNRP).

3.5.2.     Mieux former tout au long de la carrière

Formation continue augmentée de 50 %

La formation continue sera augmentée de 50 % pour préserver l’adéquation entre les compétences et les missions tout au long de la carrière ; elle pourra avoir lieu dans des centres régionaux, mutualisés entre policiers et gendarmes pour ce qui concerne les formations techniques ou juridiques. La montée en puissance de la formation continue suppose de mettre à niveau la capacité de formation du ministère, qu’il s’agisse des formateurs, de l’immobilier, des équipements spécifiques (stands de tir) ou encore des outils de formation numérique, permettant de proposer aussi des modules en « distanciel ».

Les personnels administratifs, techniques et scientifiques bénéficieront pleinement de cet effort de formation, notamment sur le volet des formations techniques obligatoires. Les officiers supérieurs de la gendarmerie ayant vocation à occuper des responsabilités départementales suivront une scolarité de type « cycle d’études supérieures », destinée à tous ceux ayant réussi le concours de l’École de guerre.

Dans une optique de rapprochement des forces et de rationalisation, les outils de formation continue seront mutualisés. Cette mutualisation ne saurait se faire ni au détriment des besoins spécifiques des unités en fonction de leur finalité opérationnelle, ni au détriment du volume horaire de ces formations.

Création de centres régionaux de formation

L’effort de rehaussement de la formation se traduira par la création de treize centres régionaux de formation et de centres spécialisés pour les gendarmes et les policiers, afin de faire face à la montée en puissance de la formation initiale et aux besoins augmentés de formation continue.

Les compagnies‑écoles existantes seront rénovées et monteront en puissance : deux compagnies supplémentaires à l’école de Fontainebleau, restructuration du camp de FrileuseBeynes et densification des compagnies de Dijon, Rochefort, Tulle et Châteaulin.

Recrutement de formateurs

Au total, 1 500 formateurs seront recrutés sur cinq ans :

– la gendarmerie nationale créera quinze compagnies d’instruction, armées par 255 ETP pour l’encadrement pédagogique et le soutien ;

– 266 formateurs seront recrutés dans les centres régionaux de formation de la gendarmerie nationale ;

– la police nationale recrutera 182 formateurs pour les écoles et 708 formateurs, ainsi que 77 moniteurs de tir et 21 psychologues.

Plan stands de tir

Pour répondre au besoin de formation accru des policiers et gendarmes en matière de tir, ainsi que des futurs réservistes, de nouveaux stands de tir seront adossés aux centres régionaux d’instruction. Des simulateurs de tir eux aussi partagés avec les policiers viendront compléter cette capacité accrue.

S’ouvrir vers l’international

L’excellence des policiers et gendarmes passe aussi par une meilleure capacité à communiquer en langue étrangère et à s’insérer dans les dispositifs de coopération européenne.

Le programme POLARIS (Gendarmerie – avec l’Espagne depuis 2018 – à ouvrir : Portugal, Allemagne) sera poursuivi et l’école nationale supérieure de police (ENSP) développera des stages à l’étranger pour les élèves, ainsi que le développement du réseau de formation dispensée aux cadres de police étrangers intégrés dans les promotions.

L’enseignement des langues sera également renforcé en formation initiale et continue, avec des outils de traduction instantanée, le développement de l’offre de formation à vocation régionale et le développement des plateformes de e‑formation en vue des grands événements internationaux à venir. L’offre de formation en anglais sera densifiée, visant notamment une excellente capacité d’expression orale professionnelle à destination des cadres supérieurs, et plus généralement des cadres susceptibles d’être retenus pour des affectations à l’international, et assortie d’une sélection dans le cadre de la gestion prévisionnelle des compétences parmi un vivier identifié.

3.6.  Des policiers et des gendarmes mieux accompagnés

L’action sociale constitue un levier majeur dans l’accompagnement des forces de sécurité intérieure dans l’exercice de leurs missions et dans leur fidélisation. Elle doit être une contrepartie à la modération salariale. La difficulté des conditions d’exercice du métier nécessite de disposer d’un accompagnement renforcé au quotidien et pas seulement en circonstances de crise. Les forces de l’ordre se voient assigner des objectifs ambitieux de présence sur la voie publique, de développement du contact avec leur environnement et de traitement des menaces et crises. Outre des conditions matérielles améliorées et une formation renforcée, l’accompagnement et la protection des fonctionnaires et militaires sont au cœur de la mission du ministère de l’intérieur. Mieux soutenir nos policiers et gendarmes dans leur santé physique et psychologique, notamment pour certaines catégories de personnels exposés, et mieux accompagner les familles, suppose un effort important pour la garde des enfants, la gestion des horaires atypiques ou encore la gestion des contraintes liées aux mobilités géographiques.

Enfin, ce soutien et cet accompagnement doivent également se faire dans les démarches de rapprochement des policiers et des gendarmes, quand ceux-ci demandent à être affectés plus près de leur famille.

3.6.1.     Une refonte profonde de la fonction RH dans la police nationale

La rénovation de la politique des ressources humaines des policiers se fera autour de trois grands principes : la valorisation des compétences professionnelles au service des déroulements de carrière, l’affirmation de l’exigence managériale pour l’ensemble des niveaux de l’encadrement, la recherche d’une meilleure articulation entre gestion individualisée des personnels et besoins des services. Elle doit avoir pour ligne de conduite de tourner la fonction RH vers l’agent, alors que les rôles d’explication, de conseil ou d’accompagnement sont aujourd’hui insuffisamment investis par l’administration. L’organisation de la fonction RH de la police nationale, aux niveaux central et déconcentré, sera refondue.

La gestion des ressources humaines sera davantage déconcentrée, en positionnant un échelon de ressources humaines accessible pour tous les agents au niveau zonal, avec des fonctions d’accompagnement et de conseil, ainsi qu’en déléguant au niveau zonal les décisions administratives (actes de gestion).

Les carrières seront plus variées : approche de la carrière par le développement des compétences et de filières professionnelles attractives (exemple de l’investigation), mobilité externe exigée pour l’accès à certaines fonctions (commissaires et officiers), ouverture du corps des commissaires à des profils scientifiques, etc.

Un système d’information ressources humaines (SIRH) rénové, de même que l’instauration d’une politique de maîtrise des risques RH et de contrôle de qualité, améliorera le pilotage des effectifs et des schémas d’emploi, tout en donnant davantage de transparence sur les besoins, les postes disponibles et les compétences attendues. Un nouveau portail agent donnera à chaque agent, où qu’il soit, un accès aux ressources utiles à son déroulement de carrière.

3.6.2.     Action sociale

Pour faciliter l’installation et le logement des fonctionnaires du ministère, un effort financier pour la réservation de logements auprès des bailleurs sociaux sera consenti : développement du stock de logements accessibles, utilisation accrue du parc de logement à la disposition de l’État (qui sera prévue dans les contrats de sécurité intégrée passés entre l’État et les collectivités territoriales), création d’une offre de colocation. Cet effort porte tout particulièrement sur les zones les plus tendues, notamment l’ÎledeFrance, les grandes métropoles et les départements frontaliers.

L’augmentation de l’offre de garde d’enfants concourt également à l’objectif de mieux concilier vie privée et professionnelle : 200 nouvelles places en crèche seront réservées. L’offre de garde d’enfants en horaires atypiques sera développée dans de nouveaux territoires et bénéficiera notamment aux fonctionnaires travaillant de nuit.

3.6.3.     Agir sur la qualité de vie au travail

Une action résolue doit également se déployer en faveur de la qualité de vie au travail, du soutien et du soin aux policiers et gendarmes.

Un réseau de nouveaux psychologues du travail, positionnés au niveau zonal, sera mis en place sur cinq ans. Formés à intervenir sur le fonctionnement des collectifs de travail, assistés de vingt réservistes expérimentés pour former des binômes, ils pourront effectuer des audits dans des services aux conditions de travail dégradées.

L’amélioration des conditions de restauration pour les policiers passera par l’harmonisation à la hausse des subventions ministérielles à la restauration administrative, par le développement d’une offre de restauration plus accessible pour les fonctionnaires en horaires atypiques et par la création, la rénovation ou l’équipement d’espaces sociaux de restauration.

Des budgets dédiés seront dégagés pour organiser des actions de cohésion et de prévention (séminaires de service, action de santé et bien‑être, équipements sportifs, rencontres entre familles, etc.). Pour la gendarmerie, dans cette même logique de cohésion, les subventions aux cercles mixtes et à la dotation de fonctionnement des unités élémentaires augmenteront.

Les réservistes blessés en service seront indemnisés plus rapidement par les secrétariats généraux pour l’administration du ministère de l’intérieur (SGAMI), afin d’éviter des délais pouvant induire des situations sociales difficiles.

Le service de soutien psychologique opérationnel chargé du soutien individuel et d’actions de debriefing collectives sera renforcé, avec 29 postes supplémentaires dans tout le territoire aux niveaux central et zonal. Il en ira de même avec la médecine statutaire, qui sera renforcée de 10 postes pour assumer la montée en charge de la réserve opérationnelle, ainsi qu’avec la médecine du travail (13 postes supplémentaires). Pour améliorer le suivi des fonctionnaires travaillant de nuit, un complément de traitement sera instauré pour les personnels médicaux intervenant en horaires atypiques.

Le ministère de l’intérieur prendra les mesures qui s’imposent pour prévenir le risque de suicide au sein des forces de sécurité. Cet effort passera notamment par la détection précoce des situations de souffrance, par la communication et l’accès aux dispositifs d’accompagnement psychologique des agents fragilisés et par un travail commun avec les associations mobilisées sur la question du suicide au sein des forces de sécurité.

Un budget consacré à des actions de prévention des addictions sera programmé.

Les moyens dédiés à l’accompagnement à l’emploi des conjoints soumis à une obligation de mobilité seront renforcés à hauteur de 1 million d’euros.

Focus : améliorer la résilience des outremer exposés à des risques naturels spécifiques

Les territoires ultramarins sont exposés à l’ensemble des risques naturels majeurs, à l’exception du risque d’avalanche.

La surveillance des risques spécifiques aux territoires, ainsi que la prévention en direction des populations, sont primordiales. Ainsi, la conduite de démarches interministérielles similaires à celles du plan séisme Antilles dans d’autres territoires d’outre‑mer sera étudiée. Une telle démarche, qui devra être adaptée au contexte de risque local, aura pour objectif notamment le renforcement de la résilience des bâtiments de l’État et la qualité du suivi des points d’importance vitaux. La mise en œuvre d’une journée obligatoire de prévention des risques (« journée japonaise ») sera en outre particulièrement pertinente en outre‑mer, sur des territoires surexposés aux risques naturels. Enfin, la création d’un partenariat entre service militaire adapté (SMA) et sécurité civile sera actée, pour renforcer la résilience des populations ultramarines confrontées à des événements extrêmes.

La capacité locale de gestion de crise dans les territoires ultramarins sera renforcée. Des moyens nationaux de sécurité civile, notamment aérotransportables, seront prépositionnés outre‑mer, afin de fournir aux autorités locales des moyens de première réponse à la crise, avant l’arrivée de secours nationaux ou internationaux. Seront ainsi prépositionnés des détachements des formations militaires de la sécurité civile (FORMISC) en zone Antilles et dans l’océan Indien. De nouveaux sites de la réserve nationale seront créés à Mayotte, à La Réunion et en Guyane. Enfin, de nouveaux moyens en matière de planification, de formation et d’équipement des services d’incendie et de secours (SIS) seront alloués.

En matière d’ordre public, la création de onze nouvelles unités de forces mobiles renforcera la capacité à projeter des forces localement, mais aussi des matériels adaptés (blindés) pour faire face à des événements d’importance, notamment en matière d’ordre public.

3.7.  (nouveau) Crise migratoire

Afin de lutter contre l’immigration clandestine alimentée par un dévoiement du droit d’asile et favoriser les reconduites à la frontière, le délai moyen de traitement d’un dossier par l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) sera abaissé à 60 jours sur la durée de la présente loi de programmation.

Afin de lutter contre l’immigration clandestine et de favoriser les reconduites à la frontière, le nombre de places en centres de rétention administrative sera progressivement porté à 3 000.

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